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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 13:35

 

 

Mercredi au stade 20 000 places

 

De 9 h à 12 h  

 

Conférence débat avec la participation de la Mairie de Bangui thème porte sur:

 

 

- la présentation du draft du Guide des affaires et opportunités d'investissements en Centrafrique

 

- la Création des Centres de Gestion Agréés en Centrafrique et les apports de la diaspora à la relance de l'économie centrafricaine.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 16:09
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La ville de Bossangoa en chantier pour accueillir Touadera

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 23 JANVIER 2017

 

BOSSANGOA, 23 Janvier 2017 (RJDH) – Faustin Archange Touadera et son gouvernement sont attendus dans deux semaines à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham. Les autorités administratives et locales se mobilisent à cet effet. L’information confirmée au RJDH par le secrétaire général de la préfecture, Ferdinand Moussa Kongaté, ce 23 janvier au sortir de la 6e réunion y relative.

 

Le déplacement du chef de l’Etat et de son gouvernement dans la préfecture de l’Ouham productrice de coton s’inscrit dans le cadre de relance des activités agricoles après la crise qui a affecté ce secteur. Cette visite est perçue comme une marque de reconnaissance à cette population qui a massivement voté pour le président Touadera lors du second tour des élections.

 

Le secrétaire général de la préfecture de l’Ouham, Moussa Ferdinand Kongaté présente les avancées dans les préparatifs de réception « pendant les réunions organisées par la préfète de l’Ouham, neuf commissions sont mises en place. Nous avons la commission sécurité, santé, hébergement, restauration, finance, pavoisement, pour ne mentionner que ceux-ci », a-t-il énuméré avant d’ajouter que la SODECA et l’Enerca sont à pied d’œuvre aussi faire réussir cette visite.

 

La visite de Touadéra et sa suite à Bossangoa est prévue pour le début du mois de février, où le gouvernement projette relancer la campagne cotonnière en payant les arriérés des producteurs de coton.

 

Elle permettra aussi de lancer les activités de la reprise de la société cotonnière dans la ville. Plusieurs autres activités seront aussi menées durant ce séjour, qui fera de Bossangoa la brève capitale de la République.

 

Le 15 octobre 2016, le chef de l’Etat avait fait un déplacement à Mbaïki lors de la journée mondiale de l’alimentation pour encourager la relance des activités agricoles.

 

 

Centrafrique : Des leaders d’ONG nationales appelés à sensibiliser davantage sur le respect des droits de l’Homme

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 23 JANVIER 2017

 

BANGUI, 23 Janvier 2017(RJDH)— Le réseau des ONG de Promotion et de Défense des Droits de l’Homme en partenariat avec l’Institut Républicain International (IRI) a organisé du 21 au 22 Janvier la deuxième vague de formation des formateurs sur la notion de l’Education civique. Une manière selon Me Mathias Mourouba de vulgariser la question des droits de l’Homme sur l’ensemble du territoire national.

 

L’organisation de cette formation à l’endroit des leaders de défense et de promotion des droits de l’homme se présente dans un contexte de la montée des sentences extrajudiciaires à l’intérieur du pays. Ces leaders des organisations nationales des Droits de l’Homme venus de l’arrière-pays de la RCA ont pour rôle de sensibiliser les victimes sur les droits et les devoir du citoyen vis-à-vis de son pays, son gouvernement, et de ses représentants à l’Assemblée Nationale.

 

Me Mathias Mourouba, Président de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) a mis en exergue qu’en dépit des activités de pacification dans certaines localités du pays, des efforts restent à faire. « Dans certaines zones, des centrafricains vivent dans la nature et nous déplorons ces cas. Parce que quand nous avons des personnes massivement déplacées, il y a la question qui touche aux droits humains. Il y a beaucoup de victimes qui vivent dans ce pays, notre travail permet aux victimes de connaitre leurs droits et d’attirer l’attention de tous ceux qui continuent de commettre de crimes, que nous devons respecter les droits de l’Homme » a-t-il ajouté.

 

Le but selon l’Institut Républicain International (IRI), c’est de former les formateurs dans les 16 préfectures. Pour atteindre ces objectifs, 14 préfectures sont déjà couvertes par ces formations organisées en deux vagues le 6 Janvier et 22 janvier par le consortium.

 

Centrafrique : L’Apôtre Charles Kétafio toujours aux arrêts, le délai de sa garde à vue expiré

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 23 JANVIER 2017

 

BANGUI, 23 Janvier 2017(RJDH) — L’autoproclamé, Apôtre Charles Ketafio de l’église Jehova Sabaoth est toujours aux arrêts à la brigade criminelle de Bangui. L’homme de Dieu est soupçonné de complicité d’avortement sur une fille de 16 ans adepte de son église.

 

Arrêté le 17 janvier dans une affaire d’avortement, Charles Kétafio est toujours maintenu à la direction des services de police judiciaire (DSPJ) à Bangui. Selon les procédures judiciaires, le délai de garde à vue est déjà expiré. L’enquêteur qui s’en charge du dossier dit avoir accusé un peu de retard à cause des passations de service au niveau du tribunal de grande instance de Bangui, a indiqué qu’une source policière. Charles Kétafio compte plaider non coupable dans cette affaire.

 

Interrogé, certains centrafricains souhaitent que la justice soit faite pour faire la lumière sur cette affaire. D’autres déplorent la lenteur dans le traitement des affaires au niveau de la justice. La fille victime d’avortement selon les sources sanitaires est toujours sous traitement à Bangui.

 

Charles Kétafio a été condamné en 2012 par le tribunal de grande instance de Bangui dans une affaire de faux et usage de faux et a bénéficié de la liberté suite au coup d’Etat de 24 mars 2013.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 03:46

 

 

 

REGARDS D'AFRICAINS DE FRANCE

 

Informer sans travestir ni déformer , c'est notre combat !

 

 Centrafrique : "Le poids d'un parti politique se mesure par ses résultats électoraux sur une longue période", Martin Ziguélé, homme politique centrafricain de premier plan.

 

20 Janvier 2017

 

Homme politique centrafricain de premier plan et par ailleurs Président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé a accepté de se confier à cœur ouvert, à la rédaction du journal d’actualité en ligne, Regards d’Africains de France afin d’évoquer ensemble des sujets concernant à la fois son parcours personnel, les activités de son parti, les préoccupations d’ordre politique, économique et social de son pays, la république centrafricaine.

 

1- Parler de soi n’est pas souvent un exercice très apprécié. Malgré tout, voudriez-vous brièvement vous présenter pour nos lecteurs ?

 

Martin Ziguélé-Je suis citoyen centrafricain, âgé de 59 ans, marié et père de six enfants: trois garçons et trois filles, tous majeurs. Sur le plan professionnel, je suis assureur de formation et de métier, et je continue activement dans ce secteur par le biais du conseil aux dirigeants des compagnies d’assurances, mais aussi en assumant des missions d’administrateur dans trois compagnies d’assurances au Burkina, au Cameroun et au Tchad. Sur le plan politique, je suis Président du Parti MLPC (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain), et actuellement Député de la circonscription de Bocaranga 3 dans le nord-ouest de la RCA et Président de la Commission Finance, Economie et Plan à l'Assemblée Nationale. Comme vous le savez, je fus Premier Ministre et ancien Ministre des finances. Je fus aussi pendant quelques mois Ministre intérimaire de la Défense.

 

2- Vous êtes un homme politique d’envergure nationale, ayant occupé de très hautes fonctions ? Que signifie pour vous faire de la politique ?

 

Martin Ziguélé-C'est sur les bancs de l'Université que j'ai commencé à m'éveiller à la politique. On était sous Bokassa et, le climat politique était glacial et dangereux. Avec les évènements de janvier 1979 qui étaient d'abord un mouvement de jeunes contre la dictature, j'ai décidé de franchir le rubicond et de m'impliquer ouvertement en politique. En résumé, je me suis engagé en politique pour demander la restauration de la République et pour la défense des valeurs républicaines.

 

3-Vous présidez actuellement aux destinées du MLPC, parti créée par l’ancien Président Ange-Félix Patassé en février 1979 à Paris avec qui, vous étiez resté proche jusqu’à sa mort en avril 2011 à Douala au Cameroun. Quel est votre parcours au sein de ce parti où vous avez apparemment gravi tous les échelons pour en devenir Président aujourd’hui ?

 

Martin Ziguélé-C'est en septembre 1979 que j'ai adhéré au MLPC quand je venais juste de finir mes études, et que je commençais à peine à travailler. J'étais d'abord au niveau de la cellule du quartier de SICA 3 à Bangui, puis en 1988 j'étais en poste à Lomé où j'ai retrouvé le Président Patassé qui y était en exil depuis 1982. J'étais pratiquement tous les jours avec lui, et j'étais à la fois son "secrétaire" et son confident. Il m'a beaucoup appris sur la RCA, sur la politique centrafricaine, les hommes, etc. Au premier Congrès du Parti en 1995, après la victoire du Parti aux élections présidentielles de 1993, j'étais proposé au Conseil Politique National - organe suprême du Parti entre deux Congrès - mais j'ai décliné à cause de mes obligations de réserve liées à mon statut de fonctionnaire international. Mais malgré cela j'ai toujours milité et aidé le Parti. C'est après le coup d'Etat de François Bozizé le 15 mars 2003 que je suis entré au Conseil Politique National, puis j'ai été élu à la Présidence du Parti en juin 2006, et confirmé en juin 2007.

 

4- La République centrafricaine compte près de 70 partis politiques légalement reconnus par le ministère de l’intérieur. Que représente concrètement votre parti en termes de poids politique par rapport à d’autres ?

 

Martin Ziguélé-Le poids d'un parti politique se mesure par ses résultats électoraux sur une longue période. Le MLPC a été créé en 1979, et il a gagné les élections pluralistes en 1993, et c'était la première fois dans l'histoire de la RCA qu'un parti politique issu du peuple ait gagné des élections pluralistes. Depuis 1993 jusqu'à ce jour, nous avons toujours eu des représentants à l'Assemblée nationale sauf en 2011 où nous avons refusé de cautionner la mascarade électorale de janvier 2011.

 

5-Vous avez perdu lors des dernières élections présidentielles qui ont porté l’actuel Président, Faustin-Archange Touadéra à la tête du pays. Avec le recul, êtes-vous capable de dire aujourd’hui ce qui n’a pas vraiment marché ? Comprenez-vous pourquoi les électeurs ont choisi de vous éliminer dès le premier tour ?

 

Martin Ziguélé-Les élections ne sont pas une science exacte, et des élections de sortie de crise encore moins, dans un pays où l'administration n'avait pas la maîtrise du territoire et où les groupes armés étaient partout présents. Nous étions 30 candidats, dont plusieurs de la grande famille MLPC divisée, donc nos chances étaient déjà doublement réduites. Il faut ajouter à cela la campagne médiatique hystérique menée contre moi, le "Tout Sauf Ziguélé", sous le prétexte que j'étais complice sinon l'auteur de l'arrivée des Sélékas au pouvoir et qu'en plus je serais le candidat de la France. Bien sûr en interne au MLPC nous avons sous-estimé cette campagne médiatique haineuse menée par les mêmes cercles qui, depuis 2005 inventent cycliquement des accusations contre moi.

 

6-Au second tour, vous avez appelé à voter pour l’actuel Chef de l’Etat. Etait-ce un choix judicieux au cas où vous envisageriez de vous présenter aux présidentielles de 2021 ? Pourquoi ce choix ?

 

Martin Ziguélé-C'est sur décision unanime du Bureau Politique du MLPC que nous avons choisi de soutenir le candidat Touadéra qui a été ensuite élu. Ce soutien a été renouvelé lors de notre Conclave les 17 et 18 décembre 2016 à Bangui. Pour le reste, les élections sont terminées et maintenant ce qui est important c'est de travailler pour le redressement de notre pays.

 

7- Soutenez-vous sans réserve les mesures prises par le gouvernement actuel du nouveau président élu ou bien vous êtes un allié loyal qui jouit également de sa liberté de parole ?

 

Martin Ziguélé-Nous sommes le seul parti politique à avoir signé entre les deux tours un Accord politique avec le candidat Faustin Archange Touadéra. Nous sommes naturellement loyaux puisque nous soutenons les actions du gouvernement quand elles vont dans le sens du relèvement de notre pays et de la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. En même temps, nous sommes libres de nos paroles et de nos actions.

 

8- Quels sont les défis à relever qui nécessitent du gouvernement des efforts considérables et le soutien des partenaires étrangers ?

 

Martin Ziguélé-Notre pays a connu entre 2012 et 2015 la crise la plus grave et la plus destructrice de son histoire. Par conséquent le premier défi est le retour de la paix et de la sécurité, ainsi que de l'administration de l'Etat sur toute l'étendue du territoire national. C'est le premier défi et, il structure l'ensemble de la vie du pays. Cela passe par le lancement effectif du Programme DDRR (Désarmement- Démobilisation-Réinsertion et Rapatriement) et celui de la réforme du Système de Sécurité. Le second défi est celui de la reconstruction et du relèvement du pays. Le PIB avait plongé de plus de 30% en 2013, et des efforts importants sont nécessaires pour impulser une croissance robuste, dans un contexte quasi-récessif en Afrique centrale. Le troisième défi est celui de la réconciliation national et la cohésion sociale avec le retour dans leur pays des déplacés et des réfugiés.

 

9-La RCA traverse une situation d’instabilité chronique depuis quelques années. Que faut-il faire pour favoriser le retour définitif de la paix ?

 

Martin Ziguélé-Je l'ai déjà souligné, le retour à la paix passe d'abord par le succès du processus du DDRR et de la réforme du secteur de la Sécurité, afin que le monopole de la violence revienne à l'Etat. Ensuite l'Etat dans toutes ses composantes régaliennes doit se rapprocher physiquement du citoyen. Enfin la paix qui dure est celle des cœurs, d'où la nécessité de promouvoir la réconciliation nationale sans sauter la case "justice". Une réconciliation nationale sans justice est une cation éphémère comme l’histoire de notre pays le démontre amplement.

 

10- Au-delà du rôle positif de l’opération Sangaris dans votre pays, des graves accusations d’agressions sexuelles commises par quelques militaires ont terni l’image des militaires français. Quel regard portez-vous sur cette affaire ? Faites-vous confiance à la justice française pour faire toute la lumière, en toute impartialité sur cette affaire ?

 

Martin Ziguélé-Lorsque la justice d’un pays, quel qu’il soit, est saisie d’une affaire, le principe républicain commande de laisser la justice continuer à investiguer puis à faire son travail. C’est lorsqu’une décision sera rendue, que nous donnerons notre impression au vu des faits constatés, des réalités et des évidences actées par la justice.

 

11-Quelle est votre opinion sur la politique africaine de la France, en général et vis-à-vis de la Centrafrique, en particulier ?

 

Martin Ziguélé-Pendant des décennies, les intellectuels africains ont perdu beaucoup d'encre et de salive pour analyser, jauger, juger et critiquer la politique africaine de la France, et bien sûr c'est le cas aussi en RCA. C'est un exercice sans doute intellectuellement séduisant et sans doute nécessaire, mais je préfère de loin le pragmatisme des pays anglophones en matière de relations internationales qui ont compris que pour exister il faut peser. Pour peser et compter, il faut avoir une économie à base diversifiée et une gestion transparente de la vie publique. Si nous ne travaillons pas dans ce sens, toutes nos complaintes ne changeront rien à la realpolitik et au rapport de forces qui sont les lois d'airain des relations internationales.

 

12-Le contrôle de la monnaie constitue l’un des attributs de la souveraineté d’un Etat. Quatorze pays de la zone Cemac et Umoa ont le FCFA en partage. Des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer la dépendance de cette monnaie au Trésor français, pendant d’autres n’y voient que du bien. Qu’en pensez-vous ?

 

Martin Ziguélé-En tant que démocrate et citoyen africain engagé, j'estime naturellement que le débat sur le franc CFA est légitime mais je pense par ailleurs que nous devons toujours être lucides par rapport à nos propres réalités. En effet, les regroupements sous régionaux en matière d’intégration n’ont pas les mêmes performances dans les deux parties concernées de l’Afrique, et cela ne milite pas en faveur du décrochage du franc CFA de l’euro, afin de permettre son flottement. Je suis un partisan de l’ajustement réel, c’est-à-dire une diversification de notre base économique, entre autres par une multiplication des partenariats, y compris sud-sud. Les réflexions doivent se poursuivre et des étapes intermédiaires ou alternatives doivent être explorées.

 

13-Les africains sont nombreux à immigrer en Europe pour fuir la misère et la dictature qui sévissent dans certains pays. Quelles sont vos préconisations en matière de lutte contre les départs massifs des africains vers le vieux continent ?

 

Martin Ziguélé-Vous soulevez là un problème douloureux, qui est en même temps un thermomètre de la santé économique et sociale de nos pays. Personne ne peut aller volontairement à la mort ou devant un grave danger. Si des jeunes africains continuent à braver toutes les barrières pour immigrer en Europe ou ailleurs dans le monde, c’est parce que nos modèles économiques ne leur laissent pas, à l’heure actuelle, des opportunités. La jeunesse constitue une vraie bombe à retardement pour nos pays car, de leur véritable insertion économique et sociale dépendra la stabilité de l’Afrique et même des continents voisins.

 

14-De plus en plus, la contestation des élections se généralise en Afrique, faute des scrutins équitables et transparents. Les Présidents sortants ne s’inscrivent jamais dans le sens de l’alternance. Comment peut-on sortir de ces pratiques contraires à l’exercice démocratique dans un pays ?

 

Martin Ziguélé-Le mal que vous citez est réel mais il n’est heureusement pas étendu à toute l’Afrique, et il n’est pas systématique non plus, puisque dans plusieurs pays d’Afrique australe, orientale et occidentale, nous en sommes à la troisième ou quatrième alternance au sommet de l’Etat après des élections propres. Il est donc incontestable qu’aujourd’hui en Afrique il y a plus d’élections réussies et débouchant sur une alternance au pouvoir que dans la décennie précédente. Votre crainte est fondée pour certains pays mais je suis un afro-optimiste il ne faut pas désespérer, la démocratie et l’alternance ne peuvent que progresser, car c’est l’histoire qui nous l’enseigne. Comparez l’Amérique latine il y a juste une trentaine d’années et celle d’aujourd’hui, et faites le même exercice pour l’Asie du sud-est. Les réalités socio-historiques qui sont aujourd’hui des facteurs de blocage se lèveront car rien ne résiste au temps.

 

15-Les institutions internationales comme l’Union Africaine et l’ONU sont minées par des contradictions internes qui les empêchent de jouer convenablement leurs rôles. Que préconiseriez-vous comme ajustements ?

 

Martin Ziguélé-Très vaste sujet, et en citoyen africain, je pense que l’Union Africaine a fait une mue organisationnelle importante il y a quelques années. De même, elle est plus proactive que dans les décennies passées. Nous ne pouvons qu’encourager ce mouvement car les défis restent nombreux en Afrique sur tous les fronts : sécurité, intégration économique, emploi des jeunes, etc. Je pense qu’il faut adopter les propositions de l’ancien Président de la Banque Africaine de Développement sur un système de financement autonome de l’UA pour lui donner les moyens de son action, car nous le savons tous l’argent est le nerf de la guerre. S’agissant de l’ONU, un nouveau Secrétaire général vient d’être nommé. Il faut attendre ses premières décisions pour aviser par rapport aux nombreuses attentes des pays en crise comme la RCA.

 

16-Le Président Hissein Habré était de nouveau devant la barre, le 09 janvier 2017 à Dakar. En quoi ce procès sert d’exemple aux dictateurs du continent ?

 

Martin Ziguélé-La tenue de ce procès sur le sol africain est en soi une grande victoire, et un événement majeur. Je pense d’abord aux victimes de ce régime sanguinaire, dont plusieurs sont mortes de manière cruelle et pire encore, seules et déshumanisées dans le secret anonymat des cachots. Aujourd’hui la justice a rappelé leurs noms au monde entier et leurs familles peuvent enfin faire leurs deuils. Ce procès est aussi un appel au respect absolu des droits humains et de la dignité humaine, et servira d’exemple parce qu’il est la preuve que l’impunité est rejetée partout dans le monde y compris en Afrique.

 

17-La sous-région Afrique centrale traverse une zone de turbulence liée aux multiples problèmes sécuritaires, économiques, financiers et sociaux. Quelles sont les causes endogènes et exogènes responsables de cette situation ?

 

Martin Ziguélé-Les causes des problèmes que vous citez sont connues : elles tiennent pour partie à notre histoire politique et sociale depuis l’indépendance, à notre environnement géographique, et aussi dans la manière de gérer nos affaires publiques. Les peuples ont également leurs responsabilités, que chacun peut diversement apprécier. L’Afrique centrale est plutôt une région généreusement dotée par la nature sur le plan du potentiel économique, et des marges de progression sont réelles sur tous les plans pour que ces atouts contribuent à l’amélioration de la situation économique, sociale et politique de nos pays. C’est le rôle du politique de transformer cette vision en réalité, et inversement celui des peuples d’être citoyens.

 

18-Comment voyez-vous l’avenir de votre pays et du continent africain en général ?

 

Martin Ziguélé-Je vous l’ai déjà dit, je suis optimiste sans être naïf. L’Afrique en général et la RCA en particulier est une terre d’opportunité, mais l’histoire, une fois encore, nous apprend que les richesses potentielles ou exploitées ne suffisent pas. Il faut intégrer définitivement dans nos gênes la bonne gouvernance, et le sens de l’intérêt général.

 

19-Avez-vous un dernier message à délivrer aux centrafricains et aux africains pour terminer ?

 

Martin Ziguélé-Je vous remercie de m’avoir donné cette opportunité de m’adresser à vos lecteurs, à qui je souhaite, comme à vous-même, mes vœux les meilleurs pour cette nouvelle année. Le message que j’adresse aux Centrafricains est une citation de Karl Marx « L’humanité ne se pose que des problèmes qu’elle peut résoudre ». Nos problèmes en Afrique et plus particulièrement en RCA ne sont pas insolubles : il nous faut nous accepter les uns les autres sur cette terre de Barthélémy Boganda dont le slogan est « Zo kwé Zo » c’est-à-dire en notre langue nationale Sango « Tout être humain est une personne humaine ». La réconciliation, la justice et l'union nous permettront de soulever des montagnes.

 

Propos recueillis par Moussa T.Yowanga/Toulouse(France) 20/01/2017.

 

 

 Centrafrique : "Le poids d'un parti politique se mesure par ses résultats électoraux sur une longue période", Martin Ziguélé, homme politique centrafricain de premier plan.
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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 03:29

 

 

 

Il est évident que pour comprendre la problématique actuelle de la CEMAC, nécessairement une approche comparative s’impose (CEDEAO). Il sera donc éludé ici le récit institutionnel qui n’intéresse que les seules « souris de bibliothèque ». De l’union douanière (UDEAC) à la communauté économique, l’institution (CEMAC) a certes évolué mais timidement ou faiblement et au final pas du tout ; une inertie la rendant le maillon faible des entités sous-régionales de l’UA : Union Africaine. Tiens, par exemple la BDEAC, filiale de l’institution. Elle finance très difficilement les projets de développement des Etats membres. Et pour cause, la BDEAC va de scandale en scandale notamment par des irrégularités entachant le processus d’emprunt obligataire. On se souvient du « big scandale » en 2014 : plus de 35 milliards de F CFA soit environ un peu plus de 53 € millions qui éclaboussa l’ancien président gabonais. Bon bref, on ne va pas réveiller ici les vieux sorciers du continent devant un tel échec.

 

CEMAC : L’ECHEC DU COMMERCE COMMUNAUTAIRE En fait la conférence des chefs d’Etat qui se tient en ce moment ce vendredi 23 décembre 2016, à Yaoundé doit amener l’organe suprême à circonscrire plusieurs manquements de l’institution. La vocation initiale de la CEMAC est ou était d’asseoir une politique intégrative poussée. Or le rêve de l’intégration se réalise d’avantage dans la zone CEDEAO : la politique résolue et concertée en matière économique est menée avec l’objectif de l’autosuffisance alimentaire ; une période que la Centrafrique a connue du temps des fêtes de la moisson ; il faut sortir de la nostalgie ! A Bangui, les denrées alimentaires en provenance du Cameroun (Douala) reviennent excessivement onéreuses. Une preuve tangible des difficultés de l’élimination des entraves douanières au commerce intercommunautaire. L’échec de la mise en place de la compagnie aérienne AIR CEMAC montre le réflexe caractériel nationaliste et égoïste dominant de la zone qui ne pourtant que 6 pays membres.

 

CEMAC : SEULEMENT 6 ETATS MEMBRES CONTRE 15 CEDEAO

 

La zone CEMAC regroupe à peine de 6 Etats membres contre 15 dans la zone CEDEAO. On pourrait donc supposer que les tracasseries administratives et l’absence du volontarisme seraient logiquement Ouestafricaines. Bizarrement la CEDEAC connaît une intégration sous-régionale beaucoup plus efficace que la CEMAC. Alors que se passe-t-il en Afrique centrale ? Où est donc ce marché commun africain-central : le marché intérieur de la CEMAC. Au fil des années, on s’aperçoit de plusieurs choses et précisément du comportement des dirigeants qui déterminent les grandes orientations de l’institution : les caprices du président tchadien : un type n’en faisant qu’à sa tête ; l’arrogance financière de l’équato-guinéen ; le manque de leadership du camerounais ; le nouvel arrivant dans la cour des grands du centrafricain ; et le « je m’accroche à mon pouvoir » du congolais et du gabonais. Autant d’éléments qui manquent à l’institution CEMAC a contrario de la CEDEAO.

CEMAC : LES ELEMENTS MANQUANTS Dans la zone CEDEAO, l’harmonisation des lois, règlements et directives est bien plus que structurée. Une tentative de « droit codifié et unifié » apporte un début affirmé de la sécurité juridique. Une telle avancée a permis de dégager « la charte africaine des droits de l’homme et des peuples ». A contrario les éléments susvisés sont manquants dans la zone CEMAC. Et pourtant, l’institution dispose d’une Cour de justice communautaire et d’un Parlement communautaire. On peut vite comprendre la portée folklorique des 2 dernières institutions. Un folklore qui affecte la libre circulation des biens, des services, des marchandises et des personnes. Alors que la libre-circulation signifie aussi garantir la sécurité des personnes et ces biens. Dans le monde d’aujourd’hui, la plupart des problèmes sont « transnationaux » çàd qu’ils dépassent les seules frontières étatiques : pollution, environnement, désertification, évasion fiscale, terrorisme (Boko haram). En définitive, il faut donc une synergie des Etats membres pour lutter avec efficience contre ces maux. Ce qui permet, d’une part, à la CEMAC de se réaffirmer dans une dynamique du multilatéralisme sous-régional, et d’autre part, de sortir de la marginalisation dont elle fait l’objet comparativement à la CEDEAO. L’esprit de la CEMAC ne doit pas mourir car la zone compte environ 50 millions de quidams pour le développement de la solidarité des Etats membres et de l’harmonisation des projets industriels. Volens nolens, il faut donc réinventer le projet CEMAC « vitae habilis » viable.

 

 Yves Schamird Baliakado - 23 déc 2016

 

MOTS DES MOTS : L’ESPRIT CEMAC EST-IL MORT ? PAS DE DEVALUATION DU FRANC CFA – F CFA VERSUS EURO : L’ECONOMIE ET LA DEMOCRATIE

 

PAR YSB © 2016-2017 2 ACTE II : CEMAC MEME INFRA PETITA, PAS DE DEVALUATION DU FRANC CFA

 

Les discussions de vendredi 23 décembre des chefs d’Etat de la CEMAC avaient également pour but de signifier à leurs « augustes invités » Madame Christiane Lagarde du FMI et Monsieur Michel Sapin de Bercy, qu’il faut dissiper l’ombre d’une quelconque et future dévaluation de franc CFA. Le contexte du 11 janvier 1994 à Dakar ne s’y prête plus. La « tyrannie économique » du FMI et même son « despotisme économique » sont à proscrire. Le PAS : programme d’ajustement structurel ne relevait que son bon-vouloir. Un totalitarisme qui se traduisait par la privatisation de plusieurs services publics et des EPIC : établissement public à caractère industriel et commercial. Dans les faits et à Bangui, plusieurs agents publics avaient bénéficié du DVA : départ volontaire assisté avec un effet pervers social familial irréversible voire difficilement réparable : alcoolisme, chômage, sans ressource financière, divorces, parents démissionnaires etc. Or ces EPIC étaient un amortisseur social en termes d’emploi et un pourvoyeur de pouvoir d’achat sur le plan économique. Ensuite si la zone CFA de la CEMAC connaît globalement un ralentissement économique aujourd’hui 1.2% PIB, le cas de la Centrafrique est singulier puisque ses prévisions de croissance se situent à environ 4.5% PIB. Sans doute la dynamique de la reconstruction de l’économie nationale et celle du relèvement du pays sont à mettre en perspective. Cette exception de l’embellie centrafricaine contraste aux difficultés de ses pays frères qui sont tous producteurs du pétrole et qui subissent sa baisse du cours. Dans ces conditions de récession économique, il n’est pas envisageable de dévaluer le franc CFA. D’un point de vue social cela conduirait à une situation explosive dans un contexte de maintien de l’ordre public d’une part, et de combattre le terrorisme (Boko Haram) d’autre part. En effet la dévaluation du franc CFA signifie très clairement : doublement des prix de consommation du jour au lendemain. D’autant que les produits de 1ère nécessité sont souvent le fait de l’importation ; ce qui est foncièrement le cas de la Centrafrique dont le tissu industriel reste très fragile pour couvrir les besoins de la population et in fine vendre aux voisins. Enfin, il y a des raisons économiques globalement solides avalisant (accréditant) la dévaluation imposée le 11 janvier 1994 à Dakar. Primo plusieurs pays de la zone avaient de moins en moins de réserve en banque obligeant ipso facto la banque de France à geler les échanges de billets de franc CFA en dehors de la zone concernée.

 

Deuxio le taux d’épargne était trop infime – à Bangui par exemple, très peu d’agents économiques disposaient d’un compte bancaire qui favorisaient des mouvements. Aujourd’hui la bancarisation a fait son chemin à Bangui comme ailleurs en Afrique centrale ou occidentale. Tertio, d’un point de vue strictement politique, on peut observer que le rapport de force a changé de camp. Les chefs d’Etat « central africains » ont reçu à Yaoundé les 2 colons en mission extraordinaire : Christiane Lagarde et Michel Sapin pour leur clarifier les choses. En vérité, cette attitude colonialiste qui consistait à imaginer des solutions théoriques à Paris ou à Washington et de les imposer doit s’amenuiser. Soit nous sommes dans une communauté de destin, auquel cas nous naviguons ensemble, soit vous arrêtez l’hypocrisie du colon séculaire par son diktat puisque le terrorisme nous frappe tous et que nous subissons ensemble, les effets négatifs de la mondialisation (interdépendance).

 

De toutes les manières, les choses ne peuvent plus se passer comme il y’a 20 ans en arrière. Le niveau d’intégration est ascendant. Par ailleurs les approches économiques in abstracto ne satisfont que les seuls puristes forclos dans leurs bureaux parisiens : compétitivité externe, réduction du déficit budgétaire, croissance à tout prix. Oui on le sait un des éléments du carré magique de Nikolaï Kaldor vise la stabilité extérieure. Dès lors les économies des pays de la CEMAC étant en déficit, elles ne peuvent connaître qu’une dépréciation çàd la valeur de la monnaie en l’occurrence la devise F CFA se déprécie (s’abaisse) sur le marché d’échange. Inéluctablement les théoriciens libéraux de breton woods ou de Bercy vont marteler la DEVALUATION. Mais les chefs d’Etat de la CEMAC ont fait de la résistance. Ils ont peut être lu ou compris

 

Emile Auguste Chartier dit Alain, très libéral qui prônait un Etat limité dans PROPOS SUR LE POUVOIR. Pour les chefs d’Etat de la CEMAC, l’heure d’une « colonisation limitée » ou encadrée est arrivée en raison de ses dérives potentielles. Et le même Alain disait qu’il faut « obéir en résistant » çàd il faut obéir au pouvoir (colon) car il maintient l’ordre public et les libertés mais il faut savoir aussi lui résister lorsqu’il porte atteinte aux libertés. En clair, même infra petita la dévaluation du Franc CFA n’était pas recevable au nom des populations concernées.

 

Yves Schamird Baliakado - 26 déc 2016

 

MOTS DES MOTS : L’ESPRIT CEMAC EST-IL MORT ? PAS DE DEVALUATION DU FRANC CFA – F CFA VERSUS EURO : L’ECONOMIE ET LA DEMOCRATIE PAR YSB © 2016-2017 3 ACTE III : LE FRANC CFA VERSUS L’EURO : L’ECONOMIE ET LA DEMOCRATIE

 

Lorsqu’on analyse les différents pays de la zone €uro et plus largement ceux de l’OCDE, immédiatement 2 situations marquantes se précisent : d’une part, le DEFICIT STRUCTUREL relevant du vieillissement de la population et de la demande sociale croissante qui appellent aux dépenses sociales très fortes et une croissance durablement « molle » exemple la France ; d’autre part, on a le DEFICIT CONJONCTUREL certes temporaire dû exceptionnellement à une activité économique en « berne » amenuisant les principales recettes fiscales de l’Etat (TVA + accise), sans compter l’effet éviction (emprunter pour financer les intérêts de la dette) et celui de boule de neige (la spirale de l’endettement) exemple : le Japon, les USA voire l’Italie. Dans le cas des 2 zones CFA : BCEAO ou BEAC, la situation est quasi-similaire. Les pays sont confrontés à 2 phénomènes budgétaires classiques : d’un côté, le DEFICIT PUBLIC çàd le solde négatif des administrations publiques lorsque les dépenses publiques sont supérieures aux recettes publiques sur une période donnée : un an, c’est le cas de la Centrafrique ; et de l’autre, la DETTE PUBLIQUE çàd le montant total des emprunts contractés par les administrations publiques pour financer leurs déficits antérieurs qui courent encore auxquels on rajoute le montant des intérêts liés exemple : le Congo-Brazzaville.

 

On peut aussi ajouter brièvement que les politiques économiques de la zone CFA visent exclusivement la stabilité : ZERO INFLATION (2% PIB) ; ce qui ne correspond au 21e s à aucune réalité économique moderne ; il faut sortir des politiques des années 1960-1980. De façon ostensible, la zone €uro comme la zone CFA sont soumises à l’endettement et les dépenses publiques explosent. En d’autres mots, on voit les limites financières de l’intervention publique avec des politiques de relance qui augmentent massivement les charges publiques. Rien de surprenant jusqu’ici puisque tous les pays modernes (émergents) se financent à crédits exemple : le Sénégal. Mais à la différence de la zone €uro, la zone CFA n’a pas de marge de manœuvre monétaire. Car la BCEAO et la BEAC sont inféodées à la Banque de France elle-même inféodée à la BCE (Francfort). Et pourtant il s’agit des banques centrales africaines supposées garantir « l’indépendance » monétaire de leurs Etats respectifs dans une dynamique de devise (CFA) FLEXIBLE pour financer la création d’emplois dans les zones UEMOA ou CEMAC et absorber la démographie exponentielle africaine (la main d’œuvre disponible) et freiner l’émigration. L’économiste togolais Kako Nubukpo (Monsieur économie de l’OIF : Francophonie) souligne dans ses nombreuses déclarations : « le volume des échanges commerciaux dans les 2 zones CFA se situe globalement entre 14 et 15% PIB, alors que dans la zone €uro l’activité s’échange à 60% PIB ». Cela sous-entend que l’activité économique est durablement « faible » dans la zone CFA : CEMAC ou UEMOA. Mais la question du F CFA ne peut pas être abordée que par les rigueurs économique et budgétaire. Elle est intimement liée à la démocratie. Si la création de la zone €uro a été viable assez rapidement 1999-2002, c’est parce que cette zone se trouve dans un espace plutôt démocratique et propice à l’alternance politique. L’Afrique francophone connaît également la démocratie mais il convient de distinguer deux schémas constitutionnels. D’abord la démocratie représentative existe puisque des Parlements sont élus au SUD. En revanche la démocratie présidentielle reste étriquée. Des chefs d’Etat sont réélus indéfiniment (Tchad, Cameroun) faisant entorse à la limitation de mandats ; d’autres contournent la limitation par des referendums bidons (Congo-Brazzaville) ; une 3e catégorie est résolument dans la dynastie (monarchie) présidentielle : le Togo ou le Gabon, la Guinée Equatoriale et son vice-président fils de...

 

Dans cette perspective, nous obtenons des chefs d’Etat « INAMOVIBLES » qui ne connaissent pas la REALITE juridique de l’alternance politique. Même une « fiction juridique » s’appuie parfois sur des sources législative ou jurisprudentielle pour exercer une emprise sur la « réalité ». La problématique du F CFA est donc ARRIMEE à celle de la démocratie pour former un ensemble cohérent de modèle de développement économique et social. Les 2 problématiques sont consubstantielles dans une approche de FEDERATION des Etats africains. Car en réalité, l’€uro ou le dollar US sont des zones de « fédération » mais démocratiques. Si le niveau de démocratie reste très faible dans les zones CFA, il sera par conséquent très difficile de mener à bien tous les projets INTEGRATIFS. Le nombrilisme triomphant de certains pays africains par leurs aventures individualistes conduisent au lancement du e-CFA, calqué sur le modèle du Bitcoin (devise pionnière numérique). C’est une œuvre financière de la banque centrale régionale avalisée par la BCEAO. Une « mini-révolution » marginale dont la résilience ne peut soutenir efficacement le tissu productif de la zone UEMOA :

 

Les transactions monétaires arrivent faiblement dans les zones rurales : problème de couverture réseau (3G ou fibre) ; et cette technologie financière ne concerne que les utilisateurs des terminaux (mobiles). Un modèle de développement moderne mais peu adapté aux réalités économiques de la zone CFA. De toute évidence, c’est une « mini-solution » est élitiste face aux enjeux massifs du F CFA qui frappent toutes les catégories sociales : Jeunes, vieillards, cultivateurs, artisans, éleveurs, salariés, agents publics, sans-emploi, analphabètes (ni lire ni écrire), débrouillards et qui dépassent les simples appétits capitalistes de certains avides de parts de marché à conquérir dès qu’un espace économique se libère : les sans-scrupules (vautours). On peut donc laisser dire que 2 générations se côtoient en Afrique francophone mais celles-ci se méconnaissent totalement : la 1ère s’arc-boute au pouvoir alors que la 2 e veut renoncer à la SERVITUDE VOLONTAIRE et viser l’épanouissement ou l’auto-détermination : la récente mobilisation de la société civile le 7 janvier dernier à Dakar et dans d’autres capitales africaines. On peut enfin s’autoriser à constater que les chefs d’Etat africains auxquels l’immuabilité est traditionnelle et non juridique, sont résignés à abriter tranquillement les sommets formels comme celui de Bamako 2017 : France-AFRIQUE pour s’en contenter et oublier le développement par les mesures conjoncturelles et notamment l’outil : la politique monétaire. Pro toto la question du franc CFA n’est ni légitime (pour les générations futures) ni fatale (on peut trouver la solution).

 

Yves Schamird Baliakado - 14 01 2017

LES MOTS DES MOTS : ACTE I : L’ESPRIT DE LA CEMAC EST-IL MORT ? CEMAC : Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale par Yves Schamird Baliakado
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 19:19
Centrafrique : 60 nouveaux médecins ont prêté leur serment

 

Centrafrique : 60 nouveaux médecins ont prêté leur serment

 

http://www.africatopsuccess.com/ Rédigé par Nicolas Louyah

 

Une soixantaine d’étudiants centrafricains en année de doctorat en médecine à l’Université de Bangui, viennent de recevoir leurs diplômes de fin d’études.

 

Après plus de huit années de dure labeur, ces étudiants tous issus des 30e et 31e promotions de la faculté des sciences médicales de l’université de Bangui, se sont prêtés à l’exercice de prestation de serment.

 

C’était le 19 janvier dernier à l’hémicycle de l’Assemblée nationale en présence du premier ministre centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji et du doyen de la faculté de Médecine de l’Université de Bangui Gilbert Grezenguet.

 

« Le métier de Docteur en médecine est certes passionnant mais très contraignant puisqu’ils seront très souvent confrontés à des difficultés de toute sorte. Au rang de ces difficultés, figurent les problèmes matériels », a déclaré Gilbert Grezenguet, Il les a par ailleurs exhorter à braver toutes sortes difficultés.

 

Selon nos confrères de Radio ndekeluka, après la publication des résultats suivie de la pause des épitoges, les heureux récipiendaires ont solennellement prêté le « serment d’Hippocrate », devant un jury présidé par François Bonnaud, Doyen honoraire de la Faculté de Médecine de Limoge en France.

 

Ce dernier a renvoyé les nouveaux médecins à « l’exercice de leur profession ».

 

A noter que la faculté de médecine a formé depuis 1946, année de création de l’Université de Bangui près de 600 médecins.

 

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 18:58

 

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Après un séisme militaro-politique qui a secoué notre chère patrie, la majorité des centrafricains, lassés par cette guerre fratricide ont décidé dans la dignité de se prêter au jeu électoral organisé dans des conditions sécuritaires incertaines. Un Président de la République a été élu sur une trentaine de candidats et l'ordre constitutionnel a été rétabli nonobstant qu'une portion du territoire national échappe encore au contrôle du pouvoir central.

 

Pour respecter l'expression de la démocratie, la classe politique centrafricaine a unanimement pris acte de la volonté populaire et chacun a accepté de jouer sa partition pour contribuer de près ou de loin à la reconstruction nationale. Force est de constater qu'à l'approche de la première année du mandat, la stratégie politique du Président de la République a du mal à avoir une assise au sein de la population, de la classe politique etc...aucune lisibilité dans la communication de la présidence.

 

Ainsi, le citoyen lambda se pose la question de comprendre ce manquement. Existe t-il un service de communication à la présidence de la République ? Dans l'affirmative, pourquoi la communication de la présidence souffre d'un déficit chronique ? Comment expliquer ce déficit quand c'est notoire que le pays regorge des chevronnés en matière de communication ? A titre de rappel, la communication du Président de la République communément appelée "presse présidentielle" est un outil de communication, une machine de guerre pour mettre en valeur, soigner les actions et l'image du Président de la République.

 

C'est un moyen de transmission de l'information au profit du Président, elle fait partie intégrante et indissociable des médias. Sans être prétentieux, Ia mission de la presse présidentielle est de rendre compte de façon compréhensible des actions du chef de l'Etat. Entre autres, ce service doit promouvoir l'image du guide et son rayonnement, mettre en place une stratégie de communication, trier des informations qui mettent en valeur le Président de la République, gérer le site de la présidence, superviser, centraliser et coordonner les actions de communication en faveur du chef de l'Etat.

 

En résumé, ce service doit être en symbiose, en cohérence, dans un rapport étroit avec la politique définie par le Président de la République. Les membres de ce service doivent rester et œuvrer dans l'ombre mais nous constatons malheureusement qu'ils sont plus médiatiques que le Président lui-même. En Centrafrique, la communication du Président de la République sur différents supports se présente de façon très archaïque et anarchique car toutes personnes même non habilitées voire des ministres ou conseillers à la présidence se permettent de participer à la communication de la présidence.

 

Cette situation contribue maladroitement à détruire la stature présidentielle et finit par nourrir le sentiment d'amateurisme. Ces derniers temps, nous avons assisté scandaleusement sur les réseaux sociaux à une invitation d'un membre maladroit de la presse présidentielle. Ce dernier invitait les internautes à décrypter et interpréter les faits et gestes du Président de la République lors du sommet France-Afrique au Mali. Quelle maladresse ? Sont-ils sérieux ? La presse présidentielle est-elle muette ? Est-elle muselée ? Est-elle soumise à la censure ? Si non, pourquoi jeté l'élu de la nation en pâture à la merci des opposants et des détracteurs ? Ont-ils oublié que leur posture est liée au statut de celui qu'ils exposent au danger ?

 

Outre la multiplication des incidents, dérapages, des erreurs de casting, des ratés de la presse présidentielle, nous tenons à leur rappeler que leur mission consiste à vendre, à soigner l'image du Président de la République et non de l'isoler. Fort de toutes les polémiques, la rupture n'est pas loin d'atteindre son apogée et cela contribuera largement à l'impopularité du chef de l'Etat. Ainsi, pour éviter l'agonie de la communication présidentielle nous appelons les responsables à un diagnostic afin de recarder et de réajuster leur stratégie.

 

En réalité, ce service doit s'évertuer à expliquer à travers tous les supports médiatiques les actions présidentielles, à cultiver ses relations avec les journalistes sans exception de tendance. Ce service doit être l'interface de la présidence. En conséquence, ses membres doivent être des professionnels compétents, disponibles et joignables. En guise de contribution, nous estimons que les membres de la presse présidentielle sont certes volontaires, courageux mais ils sont peu expérimentés avec des connaissances approximatives des enjeux et stratégies de communication.

 

Ils manquent cruellement de culture sur la communication. Il vaut mieux s'entourer de professionnels qui maîtrisent la relation avec la presse et qui maîtrisent des supports médiatiques liés à la nouvelle technologie car il a été prouvé que ce sont les réseaux sociaux qui ont augmenté la côte de popularité du couple Obama aux États-Unis. En outre, l'équipe de la presse présidentielle doit maîtriser les grandes lignes de la politique du Président de la République.

 

Elle doit apprendre à ce dernier la manière de s'adresser au public, contrôler son habillement, ses gestes, sa posture, son comportement face aux événements d'envergure nationale. Nous tenons à souligner à travers cette analyse que vos choix ne sont pas mis en cause, ni contestés car vous disposez d'un pouvoir discrétionnaire confié par la constitution pour choisir vos collaborateurs mais il faudrait qu'ils soient des professionnels ou formés.

 

Nous appelons par ailleurs, à une vigilance accrue sur la gestion du site de la présidence et proposons par la même occasion à l'élu de la nation d'ouvrir un compte sur les réseaux sociaux, ce qui a réussi sous d'autres cieux à des célébrités politiques. Pour finir et afin d'éviter le déficit de popularité, nous invitons l'équipe de la presse présidentielle de coordonner la communication de la présidence afin d'éviter les maladresses, les couacs et surtout d'opter pour une communication explicative des mesures et actions de la présidence. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 21 janvier 2017.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Administrateur des Elections.

CENTRAFRIQUE : LA COMMUNICATION DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE EST EN PANNE par Bernard Selemby Doudou
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 18:41
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les signataires du pacte de non-agression au Km 5 saluent les avancées de l’accord

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 21 JANVIER 2017

 

BANGUI, 20 Janvier 2017(RJDH) — Des habitants de Boeing et Km 5 signataires de pacte de non-agression entre les deux communautés le 11 Février 2016 ont salué le respect de pacte par les deux parties. Ils l’ont dit dans un entretien avec le RJDH ce vendredi 20 Janvier 2017.

 

La cohésion se consolide de plus en plus entre les communautés de Boeing et de Km5 après la signature de pacte de non-agression le 11 Février 2016. Cette volonté de briser les lignes qui existaient entre ces communautés déchirées par la crise qui a frappé Bangui en 2013. La signature du pacte de non-agression du 11 Février 2016 entre les deux communautés visait à mettre un terme aux exactions et permettre les musulmans d’accéder aux cimetières de Boeing.

 

Jean Eudes Yandia, habitant de Boeing et l’un de signataire se félicite du respect de pacte de non-agression par les parties signataires, « après cette signature nous n’avons pas enregistré un cas de violation car nos frères musulmans continuent d’inhumer les corps à leur cimetière à Boeing sans aucune difficulté », a-t-il expliqué.

 

Pour lui, les travaux THIMO et autres ont contribué énormément à la consolidation de ce pacte, « nous sommes devenus de plus en plus proche après cette signature à cause des travaux qui nous réunissent. Les gens de Boeing et ceux de Km5, la dotation d’une nouvelle mairie où les travaux nous ont réuni et aussi du marché », a-t-il témoigné.

 

Moussa Ibrahim, habitant de Km5, a témoigné les avancées concrètes de ce pacte de non-agression, « malgré l’assassinat lâche du commandant Marcel Mombeka au Km5, cela n’a pas fragilisé ce pacte. S’il y’a des soucis, les représentants se rapprochent et discutent pour garder le calme. Nous enterrons librement nos morts à Boing après la signature de ce pacte de non-agression. C’est vraiment un succès », a-t-il souligné.

Cette signature est un pas qui a préparé le terrain à l’accueille des déplacés de retour.

 

 

Centrafrique : Le non déguerpissement des habitants empêche les travaux du pont Sapeke

 

PAR NOURA OUALOT LE 21 JANVIER 2017

 

BANGUI, 20 janvier 2016(RJDH)— Les travaux du pont Sapeke lancé par le chef de l’Etat le 16 décembre 2016 éprouvent des difficultés liées au non déguerpissement des habitants. Cette préoccupation est exprimée au RJDH ce 20 Janvier par les chinois qui désirent voir libérer le chantier pour bien avancer.

Avant le lancement des travaux du pont Sapeke, les habitants proches du pont sont sommés par l’Etat de quitter. Ce qui n’est pas totalement fait pour certains qui exigent encore du gouvernement les frais de délocalisation.

 

Les travaux de reconstruction de ce pont avaient été lancés à temps par le président de la République Centrafricaine afin de soulager les problèmes de transport que connaissent les habitants du secteur. Un mois après, la société s’inquiète de l’avancement des travaux par rapport à l’approche de la saison pluvieuse. A cela les difficultés d’énergie pour les constructeurs chinois d’avancer dans les travaux.

 

Interrogés, quelques habitants aux alentours du canal, apprécient les travaux du pont et se disent prêts à libérer les lieux à condition que le gouvernement honore ses engagements. « Certains d’entre nous ont déjà reçu de l’argent, d’autres non. Donc, nous attendons le ministère des travaux publics et le Trésor public pour pouvoir libérer l’espace. Mais tout le monde est prêt pour quitter les lieux », a livré Florence Tchimanda.

 

Les travaux de reconstruction du pont Sapeke ont été lancés après 6 ans d’écroulement.

 

Centrafrique : La CPI accuse Dominique Ogwen de 70 chefs d’accusation

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PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 21 JANVIER 2017

 

BANGUI, 20 Janvier 2017 (RJDH)— Poursuivi pour des crimes commis en tant que l’un chef de guerre de la LRA, la Cour Pénale internationale charge Dominique Ogwen de 70 chefs d’accusation lors de l’audience de confirmation de charges le 6 décembre 2016 selon Cuno Tarfusser l’un des juges de la Cour Pénale Internationale.

 

Arrêté sur le sol centrafricain, Dominique Ogwen poursuivi est cité dans un rapport de l’ONU d’avoir tué environ 100.000 personnes et enlevé environ 60.000 enfants. L’ex otage de la LRA devenu seigneur de guerre à lui aussi commis des crimes contre l’humanité, meurtre, crime de guerre et esclavage sexuel pour lesquels il doit répondre selon le juge Cuno Tarfusser de la Cour Pénale Internationale.

 

L’action de la CPI est saluée en Centrafrique par les magistrats. Narcisse Fokpio, avocat général près la Cour d’Appel de Bangui confirme l’enlèvement des enfants « des enfants ont été enlevés, des villages ont été incendiés, plusieurs femmes ont été violées, des enfants qui sont nés d’exploitation sexuelle vivent sur le sol centrafricain », a-t-il énuméré.

 

Optimiste de l’action judiciaire, il appelle les victimes de se constituer en partie civile et travailler avec les structures appropriées pour obtenir justice et réparation « les dossiers des victimes de la LRA sont en train d’être examinés actuellement par la Cour Pénale Internationale », révèle Narcisse Fokpio, avant d’interpeller l’association des victimes de « se rapprocher des structures de la société civile afin de bénéficier du statut des victimes ».

 

LRA s’est installée dans la partie Est de la République Centrafricaine depuis 2009 et s’est livrée à la prise d’otage, mutilation des enfants, attaques et destruction des villages. Des soldats de l’ONU et de l’UPDS sont tombés sous le coup de la LRA ce mois de janvier 2017.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 12:35
La Bourse des valeurs mobilières d’Afrique Centrale cherche un directeur

 

 

21/01/17 (Financial Afrik)

 

Pour développer de nouveaux produits financiers, la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC), spécialisée dans l’organisation, la gestion et l’animation du marché financier sous-régional, vient de lancer un appel à candidature en zone CEMAC, pour le recrutement d’un nouveau directeur général, annonce un communiqué de l’institution boursière.

 

Le président conseil d’administration Henri Claude Oyima, souligne dans le communiqué que pour faire acte de cette candidature, le postulant devra jouir d’une expérience de 10 ans à un poste de décision.

 

En dehors de ce critère, il faudra qu’il ait fait ses classes dans un établissement boursier ou bancaire, dans un organe de gestion, de contrôle ou d’animation de marché financier à l’international.

 

Selon un expert du secteur financier, «Le marché financier est un domaine très technique ; il faut que le nouveau directeur général connaisse bien le marché. S’il n’est pas un féru de la finance, ça pourra être un problème pour cette institution».

 

Le futur patron devra contribuer à l’essor du marché boursier sous-régional en développant de nouveaux produits financiers. Une parfaite maîtrise des mécanismes d’appel public à l’épargne sera nécessaire pour briguer ce poste très convoité en zone CEMAC.

 

Pour rappel, depuis l’entrée au gouvernement de Pascal Houangni Ambouroue le 2 octobre 2016, la BVMAC est sans directeur général. Placée sous l’autorité de régulation de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), la BVMAC tarde à faire courir les entreprises de la CEMAC dans ses salles de marchés.

 

Par conséquent, une seule entreprise est cotée dans cette bourse à ce jour. Une situation préoccupante qui, pour le futur directeur général, va constituer le principal défi.

 

Alors, le directeur général devra comme ses prédécesseurs, mettre en œuvre une politique de dynamisation du marché en y introduisant de nouveaux produits financiers, question de le rendre plus attractif et compétitif.

 

A noter également que, depuis sa création en 2003, la BVMAC a connu cinq directeurs généraux dont Yvon Psimhis, Marlyn Mouliom-Roosalem, Willy Ontsia, Claude Ayo Igueda et Pascal Houangni Ambouroue. Soit deux Centrafricains et trois Gabonais.

 

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 12:19
Centrafrique : Reprise des classes à l’école Yakité après 3 ans d’inactivité

 

 

PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 20 JANVIER 2017

 

BANGUI, 20 janvier 2017(RJDH)–Les activités scolaires ont repris pour le compte de l’année académique 2016-2017 à l’école Yakité dans le 3e arrondissement de Bangui, fermée du fait des violences dans le secteur. Cette réouverture est rendue possible grâce à l’action du gouvernement et de la Minusca

 

Environs quatre cent élèves (400) garçons et filles ont répondu à l’appel pour la reprise des classes de cette école touchée par la crise qui a affecté le pays et la capitale Bangui en 2013. L’ouverture de cette école est l’aboutissement des discussions avec les groupes armés de la localité, selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

 

Cette école ouvre ses portes 3 mois après l’assassinat des chefs milices Issa Kapi dit 50/50 et Abdou Danda qui disposaient leur base non loin de cette école.

 

Une reprise qui met le directeur de cette école dans la dynamique d’animation pédagogique pour jauger le niveau des enfants et les mettre dans l’environnement d’étude « nous venons de commencer les cours, d’ici quelques temps, nous allons organiser les premières évaluations pour s’enquérir du niveau des élèves » a indiqué Jean Didier Mandaba.

 

Certaines écoles du 3e arrondissement et des localités environnantes éprouvent des difficultés pour fonctionner, malgré la reprise au calme observée dans la localité.

 

La rentrée des classes 2016-2017 a été officielle le 19 septembre 2016.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 10:08
Centrafrique : Christine Lagarde attendue à Bangui les 24 et 25 janvier

 

 

http://www.adiac-congo.com/  Vendredi 20 Janvier 2017 - 18:58

 

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde sera à Bangui les 24 et 25 janvier pour s’entretenir avec les autorités centrafricaines, a annoncé le ministre centrafricain des Finances et du budget, Henri Marie Dondra.

 

La Centrafrique connaît un taux de croissance de 5% après la crise et une maîtrise de l’inflation, selon les dernières analyses. La venue à Bangui de Christine Lagarde fait suite au choc pétrolier qui a affecté l’économie de l’Afrique et de la sous-région d’Afrique centrale. Ce qui a conduit le FMI à envisager à un moment la dévaluation du FCFA après celle de 1994. La restructuration monétaire a été évitée, mais l’on redoute un plan d’ajustement structurel du FMI.

 

A en croire Henri Marie Dondra, la visite à Bangui de Christine Lagarde est le couronnement des efforts budgétaires et des réformes engagées par le gouvernement centrafricain. « C’est pour voir l’état d’avancement des reformes que nous avons déjà menées depuis notre arrivée à la tête de ce département des Finances en matière de gestion des finances publiques. La zone Cémac [Cameroun, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale, Congo et Tchad] traverse aujourd’hui une crise économique et toutes les prévisions en matière de croissance ont été revues à la baisse. Nous sommes passés d’une prévision à 2,5% à 1,07% dans la zone. Tout simplement parce qu’il y a la chute du prix du pétrole », a-t-il déclaré.

 

C’est la première visite de Christine Lagarde en Centrafrique après la facilité élargie de crédit accordée à ce pays suite aux élections et à la table ronde de Bruxelles.

 

Noël Ndong

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