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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 16:48
RCA : MMЕ MARIE TERESE KEITA BOCOUM A CRITIQUE LA MINUSCA

 

CENTRAFRIQUE: MMЕ MARIE TERESE KEITA BOCOUM A CRITIQUE LA MINUSCA POUR SON INEFFICACITE ET SA CHERTE 

 

Bangui, 17 juin 2021

Selon l'Expert indépendant, depuis plusieurs années de leur présence en République centrafricaine, les Casques Bleus n'ont pas été en mesure de faire face aux rebelles, ce qui prouve leur inefficacité. La crise qui a éclaté il y a 6 mois en raison des rebelles de la CPC a exposé les problèmes de la MINUSCA.

Marie-Thérèse Keita-Bocoum a également attiré l'attention sur le fait que les habitants eux-mêmes sont très insatisfaits de la mission de maintien de la paix. Les rebelles volent, tuent et violent des civils juste devant les soldats de la paix qui restent indifférents. 

L'inactivité de la MINUSCA a provoqué une grande indignation de la population, et ces derniers temps, les manifestations contre la MINUSCA se sont particulièrement répandues dans tout le pays. Les gens signent également de nombreuses pétitions exigeant que les soldats de la paix quittent le pays.

L'expert indépendant a également noté que sans les actions coordonnées et décisives des instructeurs russes et des alliés du Rwanda, à qui le président Tuadera a demandé de l'aide après que les rebelles ont annoncé leur intention de faire un coup d'État le 12 décembre, le génocide aurait été inévitable. Ainsi, les alliés de la RCA ont montré ce qu'est une lutte efficace contre les criminels.

Enfin, Marie-Thérèse Keita-Bocoum a souligné que, compte tenu de l'inefficacité de la mission, le coût énorme de son entretien n'était pas réalisable. Le budget pour la période de juillet 2020 à juin 2021 s'élève à 1 006 428 200 dollars. Il est nécessaire de réviser la présence de la MINUSCA sur le territoire du pays, car cet argent peut être dépensé pour la modernisation des forces armées, ce qui apportera des résultats beaucoup plus importants.

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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 16:46
RCA : Le Drian s'inquiète d'une campagne antifrançaise téléguidée par la Russie

 

Centrafrique : Le Drian s'inquiète d'une campagne antifrançaise téléguidée par la Russie

https://www.boursorama.com/ •18/06/2021 à 11:06

Le chef de la diplomatie française accuse en outre les milices russes de se servir dans les richesses d'un pays où la France a réduit ses activités.

Un changement sur l'échiquier géopolitique? Selon Jean-Yves Le Drian, la Russie a procédé à une "captation de pouvoir" en Centrafrique via les mercenaires de la force Wagner. Le ministre des Affaires étrangères estime toutefois improbable une menace similaire au Sahel, ou la France va restructurer sa présence armée, avec la fin prochaine de l'opération Barkhane sous sa forme actuelle. "En République centrafricaine, par les mercenaires russes, il y a une forme de captation de pouvoir, et en particulier de pouvoir militaire, ce que nous combattons et ce qui nous amené à prendre des mesures de retrait d'un certain nombre de nos personnels militaires", a lancé Jean-Yves Le Drian sur BFMTV , vendredi 18 juin. La France a gelé son aide budgétaire à la Centrafrique et suspendu sa coopération militaire avec cet Etat d'Afrique centrale, qu'elle juge "complice" d'une campagne antifrançaise téléguidée par la Russie.

"En République centrafricaine, les milices sont là, elles encadrent le président (Faustin Archange) Touadéra et elles se servent sur la bête dans les richesses du pays", a accusé le ministre français des Affaires étrangères. Pour autant, le même phénomène n'est pas perceptible au Sahel, selon Paris. "Je ne crois pas que ce soit un danger", a relevé Jean-Yves Le Drian, ajoutant ne pas déceler, "pour l'instant", une "grande pénétration" russe.

Ressources moindres au Sahel

Les inquiétudes concernent notamment le colonel Assimi Goïta, chef de file de la junte à l'origine d'un double putsch ces derniers mois au Mali et formé en Russie. "C'est pas parce qu'il a été formé, que certains ont été formés à Moscou qu'ils sont aujourd'hui alignés sur Moscou", a répliqué le chef de la diplomatie française.

La France dénonce en revanche une campagne antifrançaise au Sahel, notamment sur les réseaux sociaux, alimentée en partie selon elle par des groupes se réclamant de la Russie. "Ce qui est certain (..) c'est que les pays membres du G5 Sahel en particulier, ce qu'on appelle aussi la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), sont extrêmement vigilants sur leur volonté de souveraineté et sur les précautions qu'ils prennent à l'égard de tiers", a poursuivi le ministre.

Au Sahel, à la différence de la Centrafrique, "il n'y a pas de diamants, pas de ressources naturelles sur lesquelles on peut financer l'effort de guerre", relève également une source diplomatique.

La France est intervenue de 2013 à 2016 (opération Sangaris) en Centrafrique pour y faire cesser les violences intercommununautaires. La Russie a opéré depuis une entrée remarquée dans cet ancien "pré carré" français en livrant des armes aux Forces armées centrafricaines (Faca) et en dépêchant des centaines de paramilitaires. La Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres du monde, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé par la rébellion de la Séléka. Dans ce pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire, les groupes armés s'affrontent pour le contrôle des ressources (diamant, or, bétail...).

 

 

La France dénonce la “prise de pouvoir” de la Russie en République centrafricaine

 

https://laminute.info/ Le 18 juin 2021 14h17


La France a critiqué vendredi la Russie pour ce qu’elle a qualifié de “prise de pouvoir” en République centrafricaine.

Paris a également reconnu que la coopération du pays africain avec les “mercenaires” russes avait incité la France à réduire son soutien militaire.

L’armée française a suspendu au début du mois l’aide budgétaire et la coopération militaire avec la République centrafricaine, accusant son gouvernement d’être « complice » d’une campagne de désinformation anti-française soutenue par la Russie.

La République centrafricaine est devenue une zone clé dans la controverse sur le rôle en Afrique du groupe de mercenaires Wagner qui serait dirigé par le sombre homme d’affaires Yevgeny Prigozhin, un proche du président Vladimir Poutine.

“En République centrafricaine, il y a une forme de prise du pouvoir, et notamment du pouvoir militaire, par des mercenaires russes”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian sur BFM TV.

“Nous luttons contre cela et cela nous a conduit à prendre des mesures pour retirer un certain nombre de nos militaires.”

Il a déclaré que le personnel russe encerclait le président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadera et exploitait les richesses du pays.

L’un des pays les plus pauvres du monde, la République centrafricaine est chroniquement instable depuis son indépendance de la France en 1960.

En 2013, la France a lancé une opération militaire de trois ans pour mettre fin aux violences sectaires après que le président de l’époque, François Bozizé, a été évincé par des groupes rebelles.

Les relations plus étroites de la République centrafricaine avec Moscou remontent à 2018, lorsque la Russie a envoyé des “instructeurs” pour aider à former ses forces armées assiégées et a fourni des armes légères, obtenant une exemption d’un embargo sur les armes de l’ONU.

En décembre dernier, dans le cadre d’un accord de coopération bilatérale, le Kremlin a envoyé plusieurs centaines de personnes pour renforcer Touadera, menacé par une offensive rebelle.

Les Russes assurent également la protection personnelle du président et son puissant conseiller à la sécurité nationale, Valery Zakharov, est russe.

Le 30 mai, dans une interview accordée au journal français Journal du Dimanche, le président français Emmanuel Macron a déclaré que “les propos anti-français ont conféré une légitimité aux mercenaires russes prédateurs au sommet de l’État. Touadera (…) est aujourd’hui l’otage du Wagner grouper.”

En juillet 2018, trois journalistes russes enquêtant sur les opérations de Wagner en République centrafricaine pour un média d’investigation – Orkhan Dzhemal, Alexander Rastorguyev et Kirill Radchenko – ont été tués dans une embuscade.

Mikhaïl Khodorkovski, l’ancien oligarque en exil et critique du Kremlin, finançait leur projet et une enquête qu’il soutenait reliait leur assassinat à Prigozhin.

Mais les enquêteurs russes ont rejeté ce rapport, insistant sur le fait que le trio est mort dans un vol.

Prigozhin, qui a été sanctionné à la fois par l’UE et les États-Unis, a rejeté les accusations de lien avec Wagner et a nié tout rôle dans les conflits en Afrique.

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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 16:43
Interview de l'ambassadeur de France en RCA

 

Jean-Marc Grosgurin: « La France est là pour proposer à la Centrafrique un partenariat moderne»

Publié par Oubangui Médias | 18 Juin 2021 |

Ces derniers jours, la tension entre Paris et Bangui inquiète. La question de la gestion de la crise sécuritaire, la suspension de l’aide budgétaire de la France, le dialogue politique en cours de préparation et l’avenir diplomatique entre la France et la Centrafrique sont scrutés dans cette interview exclusive de Oubangui Médias avec l’Ambassadeur de France à Bangui, Jean-Marc Grosgurin.

Oubangui Médias : Bonjour Monsieur l’ambassadeur, la Centrafrique et le Tchad tentent de faire chuter la tension après l’attaque survenue dimanche 30 mai 2021 à la frontière. La France a soutenu le Tchad et de nombreux centrafricains pensent que votre pays n’est pas loin de ces incidents car, la France a fait survoler les avions de chasses dans la zone frontalière. Que répondez-vous à ceux qui pensent que la France voulait une guerre par procuration à cause du soutien russe à la Centrafrique ?

Jean Marc Grosgurin : Bonjour L’affrontement intervenu entre les forces centrafricaines et tchadiennes est un épisode préoccupant. Tous les acteurs régionaux et les partenaires internationaux de la Centrafrique ont souligné que cette situation devait être résolue par le dialogue. Le déplacement d’une délégation ministérielle centrafricaine à Ndjamena et le communiqué conjoint publié à l’issue  sont des signaux positifs de la volonté des deux pays d’apaiser les tensions. Pour que cela perdure, il semble important que les FACA aient la pleine maîtrise de leurs opérations pour rétablir la confiance sur le terrain.

Les commentaires que vous évoquez sur un éventuel rôle de la France, illustrent une fois de plus la désinformation qui utilise systématiquement le thème de l’ingérence française pour détourner l’attention des vrais problèmes. J’ai été choqué de lire certains commentaires à ce sujet dans les médias centrafricains ces derniers jours  Un mensonge, fut-il répété mille fois, ne devient pas une vérité.

La position de la France est claire : elle a condamné l’attaque, parce que des soldats tchadiens ont été tués et que cet évènement aurait pu avoir des conséquences bien plus graves. Je vous rappelle que la délégation centrafricaine l’a elle-même condamnée dans le communiqué conjoint publié à Ndjamena. Et si nous nous sommes préoccupés de cet incident, c’est bien parce que la France souhaite avant tout la sécurité et la stabilité de la Centrafrique et de la région, ce qui passe aussi nécessairement par de bonnes relations avec ses voisins.

Oubangui Médias : Il y’a quelques jours, le président Emmanuel Macron a dans une interview au JDD, qualifié son homologue Centrafrique « d’otage du groupe Wagner » tout en annonçant la suspension d’aide budgétaire à la Centrafrique. Quelles sont les motivations de ces prises de position ?

Jean Marc Grosgurin : Les actions de la CPC constituent un crime contre la population et les institutions centrafricaines. Si les rebelles sont chassés des villes qu’ils occupaient, c’est évidemment très positif. Mais il faut que cette reprise de contrôle par les FACA soit durable et ne s’exerce pas au détriment de la population ou de certaines communautés. Nous sommes actuellement inquiets face aux informations qui nous remontent du terrain : le risque est que les méthodes utilisées dans ces opérations militaires créent de nouvelles divisions, et donc perpétuent le conflit.

Depuis 2016, avec les autres partenaires internationaux, il y a eu la volonté de mettre en place une nouvelle coopération qui donne aux Centrafricains les moyens d’assurer par eux-mêmes leur sécurité et leur développement, dans le plein respect de leur souveraineté : la France a formé des milliers de militaires, gendarmes, policiers et pompiers, 200 fonctionnaires, des magistrats, des dizaines de professeurs, des médecins, des journalistes, des artistes, pour qu’ils soient les acteurs du relèvement de leur pays. Cette coopération structurante a eu des effets positifs et concrets, même si la route peut paraître longue.

Cependant, des réformes de fond doivent être entreprises et les partenaires internationaux de la Centrafrique comptent beaucoup sur la nouvelle équipe gouvernementale pour les mettre en œuvre. L’aide budgétaire française pour 2020,  a été annulée et est suspendue pour  2021 mais pourra être mise en œuvre si des signaux encourageants sont adressés. La présence des 5 coopérants militaires a également été suspendue compte-tenu de nos préoccupations sur l’évolution de la situation.

Mais la France demeure présente dans de nombreux secteurs : humanitaire, éducation, santé, justice, infrastructures, économie… Nous réorientons simplement notre aide et nous continuerons  à aider la population centrafricaine pour lui permettre de sortir de la crise et favoriser le développement du pay

Oubangui Médias : La Centrafrique est en phase de dialogue politique pour désamorcer la crise politique et sécuritaire. Soutenez-vous cette initiative ? Surtout que ce dialogue se fera sans les groupes armés nuisibles sur le terrain ?

Jean Marc Grosgurin : La France soutient pleinement toute initiative de dialogue politique inclusif avec l’opposition républicaine et l’ensemble des forces vives de la société centrafricaine visant à  des propositions de solutions concrètes de sortie de crise, de réconciliation nationale, d’apaisement et de stabilité. 

S’agissant des groupes armés ayant tenté de déstabiliser le pays, les responsables de crimes répondront de leurs actes. Il ne peut plus y avoir d’impunité. Mais une solution destinée à réintégrer dans la société les membres des groupes armés paraît souhaitable, c’est d’ailleurs le principe même des processus de démobilisation, désarmement, réinsertion. Il faut donc rouvrir un dialogue qui permette leur dissolution et une paix durable. La seule voie militaire ne peut pas être la solution.

Oubangui Médias : Plusieurs programmes de la France sont aux arrêts, nous voulons évoquer par exemple la formation des journalistes. Est-ce parce que vous dénoncer régulièrement des campagnes de dénigrement de la France dans les médias nationaux ?

Jean Marc Grosgurin : Nous voyons bien les difficultés qu’ont les journalistes centrafricains à exercer leur travail : manque de moyens matériels et de formation, pressions, forte visibilité des réseaux de désinformation qui ne manquent pas de moyens financiers… Je tiens à saluer l’intégrité et le professionnalisme de ceux qui continuent de faire leur travail d’information dans ces conditions. Leur mission est cruciale, parce qu’une information accessible et fiable est nécessaire à la sortie de la crise, alors que la désinformation divise, attise les haines et empêche de voir les véritables difficultés.

C’est pourquoi la France s’engage pour soutenir la professionnalisation des médias centrafricains et la lutte contre la désinformation. Ces dernières années, nous avons financé la formation d’étudiants centrafricains en journalisme en France et renforcé les compétences d’une vingtaine de professionnels par des séminaires à Bangui. Nous poursuivons ces efforts : CFI, l’agence française de développement des médias à l’international, vient de lancer un nouveau programme. 10 fact-checkeurs centrafricains vont bientôt être sélectionnés pour effectuer une formation d’ici 2022. Ils seront intégrés dans un réseau africain de 60 journalistes avec leurs collègues du Sénégal, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et du Burkina Faso. J’invite tous les journalistes intéressés à présenter leur candidature !

Oubangui Médias : Un ressortissant français a été arrêté avec des armes et effets militaires. Plusieurs autres seraient dans le viseur à cause de leur supposé proximité avec les rebelles qui ont tenté de renverser le pouvoir de Bangui. Est-ce parce que la politique de la France vers la Centrafrique n’a plus l’odeur de sainteté ou c’est juste une stigmatisation et un acharnement ?

Jean Marc Grosgurin : Si M. Quignolot a enfreint la loi, il est normal qu’il y ait une enquête et que la justice centrafricaine fasse son travail, en toute impartialité.  Contrairement à ce qui a été dit sur les réseaux sociaux, la France n’a jamais fait pression sur les institutions judiciaires. Nous ne sommes en lien avec ce compatriote que pour s’assurer de sa santé et du respect de ses droits, comme nous le ferions pour tout citoyen français arrêté. Cela s’appelle la protection consulaire

Cependant, il faut bien constater que cette affaire a été instrumentalisée à des fins politiques par des réseaux de désinformation qui ont accusé notre ressortissant de liens avec la CPC, de mercenariat, de projet d’assassinat, de liens avec les services secrets français… dans les heures qui ont suivi son arrestation, alors que personne ne connaissait et ne connaît encore le fond de l’affaire. La méthode utilisée par ces réseaux de désinformation est toujours la même : faire diversion pour éluder les vraies questions.

Oubangui Médias : Quelle est l’avenir de la relation diplomatique entre la France et la Centrafrique au moment où la Russie monte en puissance dans les cœurs des Centrafricains et qu’elle est à couteau tiré avec votre pays ?

Jean Marc Grosgurin : Dans le cœur de nombreux Centrafricains, la France demeure très proche. C’est un constat que je fais quotidiennement quand je me rends sur le terrain. S’agissant des relations diplomatiques,  le problème n’est pas que la Centrafrique développe ses relations avec la Russie, nous l’avons toujours dit. Elle a évidemment le droit, en tant que pays souverain, d’avoir une diplomatie ouverte à tous les partenaires qui peuvent aider à apporter la sécurité et le développement. Et nous avons toujours affirmé que l’intérêt de  la Centrafrique est de s’ouvrir sur le monde et ne pas rester enclavée.

La France est là pour proposer à la Centrafrique un partenariat moderne, tourné vers l’avenir, respectueux de sa souveraineté, pas pour assurer à sa place sa sécurité et s’ingérer dans le jeu politique intérieure

Avec la nouvelle équipe gouvernementale, j’espère que des décisions seront prises pour que la Centrafrique aille de l’avant et prenne son destin en mains. Pour sa part, la France accompagnera la RCA pour le retour à la Paix, la stabilité, la souveraineté, la démocratie et le développement. Nous continuerons d’appuyer l’essor de la jeunesse par l’éducation, la formation professionnelle, la culture, le sport, en l’aidant à s’ouvrir sur l’Afrique et le monde. Parce que c’est cette jeunesse qui trouvera les clés pour l’avenir de son pays.

Oubangui Médias : Merci monsieur l’ambassadeur

Jean Marc Grosgurin : Merci aussi à vous

Interview réalisée par Fridolin Ngoulou

 

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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 16:37
Tchad : la plainte des ONGs pour ” crimes contre l’humanité”

 

Tchad : la plainte des ONGs pour ” crimes contre l’humanité” contre le gouvernement tchadien remise sur la table de la CPI

JUSTICE – A peine désigné procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan se saisit de la plainte déposée contre le gouvernement tchadien pour “crimes contre l’humanité”.

Il est ici question d’une plainte des Ong de défense des droits humains et de justice sociale nationales et internationales. C’est une plainte qui accuse le gouvernement tchadien des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité présumés commis depuis un an par l’armée nationale tchadienne contre la rébellion, mais aussi contre la population civile depuis la prise du pouvoir par le Conseil militaire de transition (CMT).

Ces quatre organisations de défense des droits de l’homme sont constituées de : Justice en Action, la Ligue tchadienne des Droits de l’Homme, la Convention tchadienne de défense des Droits de l’Homme et l’ Association Utopie Nord-Sud. Me Philippe Larochelle, est l’avocat de ces quatre organisations.

Dans cette plainte déposée, l’avocat français Phillipe Larochelle estime qu’elle permettra de protéger les témoins dans cette affaire.

“La situation préoccupante concernant les droits de l’homme qui règne dans ce pays s’est aggravée au cours de la dernière année, et nous estimons, pour les raisons qui suivent, que le procureur de la CPI devrait ouvrir une enquête dans ce pays”, a écrit l’avocat. D’après lui, ces quatre (4) organisations actives en matière de droits de l’homme au Tchad ont fait parvenir, non sans risques pour elles-mêmes et les victimes qu’elles représentent, une quantité importante de preuves et d’informations démontrant sans l’ombre d’un doute que de nombreux crimes contre l’humanité et crimes de guerre ont été commis au Tchad depuis le mois d’avril 2020, et continue d’être commis au moment de la rédaction des présents. “Sans qu’il soit nécessaire de reprendre ici la nomenclature de ces crimes dans le détail, nous tenons tout de même à faire un bref rappel de la chronologie de ces crimes, qui dégradent la situation au Tchad”, a fait savoir l’avocat. Selon son argumentation, les crimes de guerre ont été commis dans le cadre des affrontements armés avec Boko Haram en avril 2020 et le groupe rebelle Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT ) en avril 2021. “De nombreux prisonniers du groupe terroriste Boko haram sont portés disparus ou ont été torturés, tués ou jugés sommairement par les autorités. Des plaintes de violations ont également été rapportées, tel que confirmé par un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Tchad, qui semble davantage préoccupant par les conséquences que ces violations sont susceptibles d’avoir sur l’image du Tchad auprès de la communauté internationale”, fait mention le document.

L’avocat de poursuivre dans ce document que ” La LTDH a d’ailleurs un rapport en juillet 2020 publié de nombreux cas d’exécution sommaires et extra-judiciaires commis dans le cadre de cette attaque. Vous trouverez aux pages 100-104 de la communication de mai le détail de ces crimes, pour aucune mesure, poursuite ou sanction n’ont été prises jusqu’à présent par les autorités tchadiennes contre leurs auteurs, démontrant une absence totale de volonté de punir ces crimes, et favorisant le maintien de l’impunité qui caractérise depuis trop longtemps la commission de tels crimes au Tchad. Entre octobre 2020 et avril 2021, la situation politique du Tchad s’est rapports dégradés, et de nombreux documentent les intimidations et tortures subies par les hommes politiques de l’opposition et les dirigeants de la société civile. Les partis politiques et leurs militants ont vu la promulgation des règles interdisant les réunions politiques et les marches, les sièges des partis politiques et les domiciles de leurs chefs ont été encerclés, bref, les arrestations de militants pacifiques entre janvier et avril 2021 se sont multipliés et se chiffrent à plusieurs centaines, avec de nombreux blessés graves et des morts par arme à feu. Encore une fois, rien n’a été fait pour punir ou sanctionner les auteurs de ces crimes“, détaille la plainte.

Aussi, ” Les crimes de guerre commis dans le cadre du conflit armé opposant l’ANT au FACT commis depuis avril 2021. Le groupe rebelle FACT mène une offensive contre l’ANT depuis le 11 avril 2021. L’ancien président du Tchad est mort dans le cadre de ces combats entre le 18 et le 20 avril 2021, au lendemain de l’élection présidentielle du 11 avril 2021. Les combats ont été d’une très forte intensité, en particulier dans la province de Kanem, au nord de Mao, à un peu plus de 300 kilomètres de la capitale Ndjamena. Le chef d’état-major de l’ANT Abakar Abdelkérim Daoud a déclaré le 9 mai dernier que l’ANT avait nettoyé les lieux et il n’y a plus rien maintenant. Environ 156 prisonniers du FACT ont été présentés à la presse et au public. Le FACT a démenti le 10 mai ces propos” a-t-il évoqué dans la plainte.

Les répressions lors des manifestations des 27 avril et 8 mai dernier ne sont pas perdues de vue dans ce document. La plainte de Me Philippe Larochelle les rappelle au procureur de la CPI ” C’est dans ce climat délétère où l’impunité règne déjà en maître que les soldats du CMT ont pris le 20 avril 2021 le pouvoir. La société civile, déjà ulcérée par des années de violence systématiques et d’impunité depuis la prise du pouvoir par Idriss Déby Itno et le Mouvement Patriotique du Salut en 1990, a contesté immédiatement la prise du pouvoir par Mahmat Idriss Deby, le chef du CMT. Des manifestations ont été organisées à partir du 27 avril 2021, et la junte a réprimé dans le sang les manifestations qui se sont tenues en particulier le 27 avril et le 8 mai”. Pour lui, la répression de ces manifestations est contraire aux textes nationaux et internationaux. “La répression sanglante et systématique de ces manifestations par les forces de l’ordre et l’armée s’élève au rang de crime contre l’humanité et justifie l’intervention sans délai du Procureur de la CPI, afin qu’une enquête se tienne sur les crimes commis depuis avril 2020 sur le territoire du Tchad“, interpelle l’avocat.

 

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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 16:11
KARIM KHAN REPREND LE POSTE DE PROCUREUR DE LA CPI

 

https://www.justiceinfo.net/ 15 JUIN 2021 PAR JANET H. ANDERSON, NOTRE CORRESPONDANTE À LA HAYE

Ce mercredi 16 juin, Fatou Bensouda quitte ses fonctions, après avoir occupé pendant 17 ans les deux positions les plus élevées du bureau du procureur de la Cour pénale internationale. Karim Khan, son successeur, arrive après avoir mis en place une équipe d'enquête sur les crimes de l'État islamique, et avec son bagage d'ex-avocat de la défense auprès des tribunaux internationaux. Quel héritage Bensouda lui laisse-t-elle ? De quelle marge de manœuvre dispose Khan pour agir au cours des neuf prochaines années ?

Les dix-huit derniers mois du mandat de Fatou Bensouda en tant que procureure de la Cour pénale internationale (CPI) ont été marqués par une activité intense. L’enquête sur la Palestine est finalement ouverte, après le contrecoup diplomatique auquel on pouvait s’attendre suite à sa demande faite aux juges de se prononcer sur la compétence de la Cour, donnant aux États la possibilité de s’exprimer sur les raisons pour lesquelles cette enquête était mal fondée. Elle a été malmenée par les États-Unis à propos de son enquête sur l’Afghanistan, qui pourrait s’étendre aux victimes de détentions secrètes de la CIA. Elle a conclu des affaires majeures contre Bosco Ntaganda et Dominic Ongwen. Avec le soutien des juges, elle a ajouté à sa liste d’enquêtes les événements survenus au Myanmar, un État non-partie. Elle a donné le coup d’envoi à de nouvelles affaires concernant la République centrafricaine et le Mali et, preuve remarquable de persévérance, elle a entamé une affaire concernant le Darfour, plus de 15 ans après que le Conseil de sécurité des Nations unies ait saisi la CPI de cette situation.

Dans l’ensemble, elle termine son mandat avec le dos plus droit et la tête plus haute que ce qui semblait possible au début de son mandat, après avoir hérité (et avoir été en partie responsable en tant que procureur adjoint de 2004 à 2012) d’enquêtes médiocres et de relations désastreuses avec de nombreux États africains.

Mais cette même expansion a également laissé au nouveau venu Karim Khan ce que l’universitaire Kevin Jon Heller a décrit comme une « pagaille » lors d’une récente discussion en ligne, avec ses décisions d’ajouter la Géorgie, le Burundi et avec ses demandes d’ouverture d’enquête en Ukraine et au Nigeria — et, au tout dernier moment, aux Philippines –  sans aucun financement. Sans compter l’incapacité à conclure les enquêtes en Colombie et en Guinée, les poursuites unilatérales en Côte d’Ivoire, en Ouganda et en République démocratique du Congo. Dans ces pays, la responsabilité des gouvernements pour les violences de masse n’a pas été traitée. Pour Anni Pues, maître de conférences à la faculté de droit de Glasgow, le problème n’est pas seulement qu’il s’agit d’un « travail inachevé », mais que la Cour a « peu de chances de laisser un héritage positif en matière de justice », notamment en Ouganda, dit-elle, où « la CPI a perdu une partie de sa crédibilité depuis longtemps ».

« LA CPI A FAIT TELLEMENT DE COMPROMIS »

Bensouda a également décidé de ne pas poursuivre les forces britanniques pour leur rôle en Irak de 2003 à 2009. Avec la débâcle des procès kenyans, où personne n’a été tenu responsable des violences post-électorales de 2007-2008, certaines ONG de défense des droits humains sont désabusées. « Je ne sais pas s’il reste une raison de croire que la CPI représente encore ce pour quoi elle a été créée. Elle a fait tellement de compromis », déclare George Kegoro, directeur exécutif de l’Open Society Initiative pour l’Afrique de l’Est. Il sera ainsi particulièrement difficile pour Khan de naviguer dans les méandres diplomatiques de l’enquête Palestine « d’une manière qui soit convaincante pour le grand public et les différentes personnes concernées, et qui, en même temps, ne lui fasse pas perdre le soutien d’États clés », explique Pues.

Que peut donc faire le nouveau procureur pour redresser la barre ? Le tribunal est soumis à une pression extrême à la suite d’un examen accablant réalisé par des experts indépendants en septembre dernier, qui a suggéré de nombreuses réformes, notamment au niveau du bureau du procureur. Khan va être confronté à des défis internes et externes, et il doit encore gagner la confiance de certains, notamment en Afrique de l’Est, après une élection longue et chaotique. La façon dont il répondra aux attentes, sans se laisser submerger par les multiples demandes qui pèsent sur les ressources limitées de la CPI, sera déterminante. 

Certains commentateurs semblent penser que Bensouda devrait être félicitée pour avoir tenu aussi longtemps à la Cour, car, comme l’a dit un ancien employé, « c’est un endroit extraordinairement difficile où travailler ». Le rapport des experts y a noté un environnement toxique et une culture de l’intimidation et de la peur. Ce sera l’un des nombreux éléments auxquels Khan devra s’attaquer. Mais il existe d’autres défis internes. Si Khan veut imprimer des changements, « il devra être en mesure de faire appel à des personnes qui ont la même volonté de changement que lui », estime Heller, alors que « les chefs des différentes divisions du bureau du procureur sont simplement là depuis trop longtemps ».

Les experts indépendant ont souligné qu’un pourcentage élevé de hauts fonctionnaires de la Cour sont dans l’institution depuis plus de dix ans. Selon Alex Whiting, qui a travaillé à la CPI, la structure organisationnelle y « est trop compliquée », créant des « goulots d’étranglement et empêchant une prise de décision rapide ». Khan, dans une récente interview pour le podcast Asymmetrical Haircuts, déclare qu’il « s’efforcera toujours… d’écouter mais aussi [de] ne pas fuir les décisions ». Le choix de son procureur adjoint – qui devra être approuvé par les États membres – sera crucial. Il s’est engagé à choisir une femme, ce qui apportera un équilibre nécessaire – là où les chefs et conseillers les plus proches de Bensouda étaient tous des hommes.

PRIORISER LES ENQUÊTES VIABLES

L’un des points forts du mandat de Bensouda a été sa tentative de sortir d’Afrique pour s’intéresser à des situations dans d’autres parties du monde. Mais les enquêtes en Afghanistan, en Palestine et au Myanmar impliquent toutes des États non-membres, dont le puissant duo formé par les États-Unis et Israël. Et avec l’ouverture de l’enquête en Ukraine, la Cour est sur la voie d’un conflit permanent avec un autre puissant non-membre, la Russie, qui ne coopère déjà pas au sujet de la Géorgie – une situation où cinq ans après l’ouverture d’une enquête, Bensouda n’a pu lancer aucun mandat d’arrêt. D’après Whiting, si Khan est quelque peu coincé par les décisions de Bensouda, il dispose néanmoins d’une « grande marge de manœuvre » pour « voir lesquelles sont viables et leur donner la priorité ». Il « hérite d’un portefeuille de situations intéressantes », déclare Pues, mais « transformer ces enquêtes en procès sera incroyablement difficile et constituera un défi de taille ». Selon elle, l’avocat britannique devra expliquer pourquoi il a donné la priorité à une situation et en a donc négligé une autre, « même si elle est aussi extrêmement importante », et conserver sa crédibilité. Pour cela, il lui faudra trouver le moyen de bien mettre en regard ses priorités avec les ressources limitées de la Cour, de sorte que « la balle soit renvoyée dans le camp de la communauté internationale », qui devra « trouver des ressources supplémentaires ou d’autres formes de mécanismes [de justice] qui pourraient soutenir la CPI », explique Pues.

Khan lui-même semble vouloir faire preuve de pragmatisme. « La recherche de la responsabilité, nous ne devrions pas faire preuve d’esprit de clocher à ce sujet. Je ne pense pas qu’il soit très important pour la plupart des victimes de 

de savoir où la justice est rendue, du moment qu’elle l’est », déclare-t-il, en faisant référence aux enquêtes qu’il vient de mener sur les crimes commis par l’État islamique.

Le nouveau procureur pourra certes s’appuyer sur certains développements initiés par Bensouda – concernant le traitement des enfants et sur les violences sexuelles et basées sur le genre. Son équipe travaille également sur un système d’« étalonnage » afin d’encadrer l’évaluation et la clôture des examens préliminaires. Khan s’est lui aussi révélé être un amateur de documents d’orientation, avec deux publications sous son mandat de chef de l’équipe d’enquête de l’Onu sur les crimes commis par l’État islamique (Unitad) – formalisant des méthodologies tenant compte des traumatismes et utilisant la technologie. « La technologie ne peut pas remplacer l’humain », dit-il, mais elle fait partie de la vie « au XXIe siècle » et constitue « une ressource importante pour faciliter et accélérer notre travail ».  Cette créativité dans les méthodes d’investigation pourrait être l’un des « domaines dans lesquels il peut laisser son empreinte », déclare Pues. 

« CE GARS A COMPRIS L’ART DE PACTISER AVEC LES ÉTATS »

Alors que la Cour subit un processus de réforme, elle espère – comme toujours – obtenir un peu plus d’argent. Les deux prédécesseurs de Khan ont plaidé en faveur d’une augmentation des ressources. « Peut-être qu’il va les charmer », dit Whiting, « peut-être qu’il va les persuader avec son énergie et ses idées. Mais je pense qu’il doit s’attendre à ce que les États n’augmentent pas le budget de manière significative et qu’il doit réfléchir à la manière de réussir avec ce qu’il a. » Selon Heller, la revue des experts contient de nombreuses et très bonnes suggestions sur la manière d’augmenter le nombre et la qualité du personnel « sans avoir réellement besoin d’un budget plus important », en encourageant les États membres à prêter des procureurs, des enquêteurs et des analystes, en empruntant du personnel aux agences des Nations unies, en encourageant les ONG et les universités à prêter des experts à la Cour. « Khan va devoir faire preuve de créativité pour obtenir les personnes dont il a besoin pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés », déclare Heller.

L’identité africaine de Bensouda a contribué à apaiser les relations très tendues de la Cour avec les États africains. Mais cela « reste très fragile », selon Pues, qui estime aussi que l’identité musulmane de Khan « pourrait lui permettre de davantage être identifié comme appartenant à une communauté plus diverse ».

Depuis que Khan a été élu au terme d’un processus controversé, il a suscité un enthousiasme remarqué au sein de la communauté des praticiens de la justice internationale et un relatif espoir quant à sa capacité d’apporter des changements. Mais sa victoire n’a pas convaincu tout le monde. « Il est très difficile de faire confiance à Karim Khan », estime Kegoro, en se référant à la période où il défendait les leaders kenyans accusés de crimes contre l’humanité. « Il était condescendant, dominateur, il intimidait les gens tout en jouant les victimes », dit-il.

Cependant, le rôle joué par Khan non seulement en tant qu’avocat de la défense, mais également en tant que confident des cercles du pouvoir kényan a été sa force. « Ce gars a compris l’art de pactiser avec les États », dit Kegoro. « Il a pactisé avec le Kenya. On peut avoir confiance dans sa capacité à passer des accords avec un plus grand nombre d’États. Il est sous le regard d’un grand nombre de gens, dans la continuité de cette relation privilégiée avec les gouvernements qui l’a conduit au poste de procureur. Son parcours est très, très improbable, mais il a réussi. Il a rendu possible l’impossible, alors qu’il avait été exclu de la liste des candidats présélectionnés. Ce sera très difficile pour lui. [Mais] il n’y a rien qu’il ne puisse faire ».

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 17:45
RCA : lancement officiel des travaux de construction du champ solaire de Danzi

 

Centrafrique: lancement officiel des travaux de construction du champ solaire de Danzi

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 15 juin 2021 16:01

Trois ans après la pose de la première pierre, le 18 mars 2018, les travaux de construction de la centrale solaire photovoltaïque de Danzi ont officiellement été lancés. La cérémonie de remise du site et du lancement des travaux a eu lieu ce 14 juin 2021 au village Danzi à 20 kilomètres de Bangui, sur la route de Boali.

Ce champ solaire devra augmenter la capacité de l'énergie en fournissant 25 mégawatts supplémentaires. Le site est un vaste terrain déblayé de plus de 10 hectares. Sa surface est totalement libre, exposée aux rayons du soleil. Selon les autorités centrafricaines, la centrale solaire de Danzi améliorera l'accès à l'électricité en République centrafricaine. Pour la Banque mondiale, principal contributeur, ce projet est le début de la croissance électrique du pays. Laquelle est indispensable pour tout développement.  

"C'est un projet extrêmement complexe mais aussi très important pour le pays. Ca va pouvoir doubler le niveau de l'électricité à Bangui, par exemple. C'est le début d'une accélération de l'électrification du pays qui est essentiel pour le développement", a fait savoir Hans Fraeters, représentant de la Banque mondiale en Centrafrique.  

Ce champ solaire disposera de panneaux solaires et de batteries de stockage d'énergie. Ce genre de projet, en pleine émergence sur le continent africain, est une première pour la République centrafricaine. Un privilège voire un intérêt particulier pour les habitants de la localité qui abrite ce chantier. Une occasion pour les autorités locales de demander aux populations de s'abstenir des actes de vandalisme.

"Je leur dit simplement de s'approprier de ce site. De faire comme si c'était une propriété privée. Car la construction de ce champ solaire, va amener beaucoup de transformation, notamment, au niveau du village Danzi", a imploré Clément Bodam, adjoint au maire de Bégoua.

Le projet de construction du champ solaire de Danzi est financé par la Banque mondiale à hauteur de 45 millions de dollars, soit plus de 26 milliards de francs CFA. Les travaux, exécutés par l’entreprise chinoise Shanxi, vont durer 14 mois. L'initiative de booster la production électrique nationale intervient pendant que l'Energie centrafricaine (Enerca) éprouve depuis plusieurs années, d'énormes difficultés dans la fourniture d’électricité.

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 16:56
RCA: confusion autour du décès du Sultan-maire de Koui

 

RCA: confusion autour du décès du Sultan-maire de Koui

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 15 juin 2021 16:19

 

Trois jours après la mort du sultan maire de Koui, Aladji Yaya Adamou Daouda, plusieurs questions tournent autour des circonstances dans lesquelles il a trouvé la mort. Plusieurs personnes évoquent sur les réseaux sociaux, un assassinat. Cependant selon des sources officielles, le sultan-maire aurait été tué dans l’explosion d’une mine au passage de sa motocyclette, à 5 kilomètres de Degaulle dans la préfecture de l’Ouham-Pendé.

Ecartant toute hypothèse d’assassinat, plusieurs sources contactées par Radio Ndeke Luka affirment que le sultan-maire de Koui, Aladji Yaya Adamou Daouda est mort le samedi 12 juin 2021, suite à l’explosion d’une mine au passage de l’engin qui le transportait. En effet selon cette source, le sultan-maire, son adjoint et leur conducteur se rendraient à une rencontre avec le mouvement armé 3R qui souhaiterait discuter avec les autorités sur les conditions de leur éventuel désarmement. Ce n’est que sur le chemin que leur motocyclette aurait sauté sur une mine. L’explosion lui coûtera la vie ainsi qu’aux deux autres passagers. Cependant, un soldat russe qui faisant partie du cortège et qui aurait été grièvement blessé dans l’explosion, a succombé à ses blessures quelques temps après. Version soutenue par les autorités locales.

"Selon les nouvelles qui nous sont parvenues, la moto qui transportait le maire et son adjoint qui l’accompagnait, a sauté sur une mine. D’après les mêmes sources, un soldat russe qui les précédait a également été tué dans l’explosion. Cependant, il nous est difficile de nous prononcer avec authenticité sur les circonstances de cet accident", a précisé Esaïe Gbanin, sous-préfet de Bocaranga.

En l’intervalle d’un mois et demi, plus d’une dizaine de personnes ont été tuées par des mines enfouies dans le sol dans les préfectures de l’Ouham-Pendé et de la Nana-Mambéré. Des engins explosifs qui représentent un réel danger pour les populations du Nord-ouest centrafricain.

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 11:05
GUTERRES EXIGE LA FIN DES ACTIONS HOSTILES À L'ONU

 

AFRIQUE: GUTERRES EXIGE LA FIN DES ACTIONS HOSTILES À L'ONU DES PARAMILITAIRES RUSSES

 

Mise à jour le 16/06/2021 à 09h08 Publié le 16/06/2021 à 09h08 Par Le360 Afrique - Afp

 

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, réclame l'arrêt immédiat des "actions hostiles" visant les Casques bleus de la Minusca en Centrafrique commises "par les forces de sécurité nationales et celles déployées bilatéralement", dans un rapport remis mardi au Conseil de sécurité.

Antonio Guterres n'identifie pas ces dernières forces. Il évoque aussi "d'autres personnels de sécurité", semblant désigner ainsi à la fois les "instructeurs" russes et les paramilitaires du groupe privé russe Wagner déployés par centaines en Centrafrique.

"Je suis profondément troublé par l'augmentation inacceptable et sans précédent des menaces et des incidents hostiles par les forces nationales, le personnel de sécurité déployé bilatéralement et les autres personnels de sécurité, ciblant la Minusca", affirme le chef de l'ONU dans son rapport obtenu par l'AFP.

Ces menaces et incidents "entravent l'exécution du mandat" des Casques bleus "et posent de graves risques pour la sûreté et la sécurité des soldats de la paix", ajoute Antonio Guterres. "De telles actions contreviennent aux engagements du gouvernement" dans le cadre de l'accord sur le statut de la Minusca.

J'invite le président (Faustin Archange) Touadéra à donner suite à son engagement de veiller à ce que de telles actions hostiles cessent immédiatement, et de demander des comptes à leurs auteurs", précise-t-il.

Son document qui porte sur les quatre derniers mois détaille une multitude d'incidents ayant mis aux prises les Casques bleus avec les forces incriminées, comme la destruction le 23 mai d'un drone de la Minusca à Bacouma (sud-est), des tentatives de fouilles de leurs véhicules et domiciles, et des blocages de leurs mouvements.

En matière de violations des droits humains, la Minusca "a documenté 140 incidents perpétrés par du personnel de sécurité, déployé au niveau national et de manière bilatérale, concernant 249 victimes, soit une augmentation respectivement de 278,4% et 289% par rapport à la période précédente", indique-t-il.

"Les affrontements entre les groupes armés et les forces de défense nationale assistées par des membres du personnel déployés bilatéralement et d'autres membres de personnel de sécurité ont entraîné une augmentation du nombre de civils tués", souligne aussi Antonio Guterres.Il y en a eu "82 contre 41 au cours de la période précédente, soit une augmentation de 100%", note-t-il.

"Les enquêtes de la Minusca ont révélé que la plupart des décès de civils résultaient d'un usage aveugle, disproportionné et excessif de la force par les militaires centrafricains et le personnel de sécurité déployé de manière bilatérale", ajoute-t-il.

Le chef de l'ONU dénonce aussi une vaste campagne de désinformation menée depuis mars à l'égard de la Minusca et de ses dirigeants, incluant des accusations de collusion avec des groupes armés et appelant à des manifestations en faveur d'un retrait de la Minusca, venant entre autres d'acteurs proches du parti politique du président.

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 10:33
Nouvelles nationales par AFP avec Le Figaro

 

Centrafrique: le Premier ministre souhaite «relancer l'économie» avec la France comme «partenaire stratégique»

Par Le Figaro avec AFP Publié le 15/06/2021 à 20:37

Le nouveau Premier ministre centrafricain Henri-Marie Dondra a déclaré mardi vouloir «relancer l'économie» avec comme «partenaire stratégique» la France, qui a récemment gelé son aide budgétaire sur fond de campagne antifrançaise.

«Il y a des réformes que nous devons poursuivre avec nos partenaires français», a déclaré à la presse à Bangui Henri-Marie Dondra, nommé le 11 juin. «Je pense aussi à l'Union européenne (...) à la communauté internationale et bien évidemment à notre partenaire stratégique qu'est la France, et les autres partenaires vont nous permettre de relancer l'économie», a-t-il poursuivi.

Le ministère français des Armées a annoncé début juin avoir suspendu sa coopération militaire avec Bangui, jugé «complice» d'une «campagne de désinformation massive» contre Paris, téléguidée par la Russie.

« Un premier pas dans le rétablissement de la confiance»

Dès 2018, la Russie avait opéré une entrée remarquée dans cette ancienne colonie française en livrant des armes aux forces armées centrafricaines et en y installant un important contingent d'«instructeurs». En décembre 2020, la Russie a dépêché d'urgence des centaines de paramilitaires au secours de l'armée démunie du président Faustin Archange Touadéra, menacé par une rébellion, lui permettant depuis de repousser l'offensive rebelle, avec également l'aide notamment de centaines de militaires rwandais. De nombreux témoins et des ONG assurent que ces paramilitaires sont des combattants du groupe de sécurité privé russe Wagner, ce que Moscou dément.

Certains observateurs estiment que la nomination de Henri-Marie Dondra, en remplacement de Firmin Ngrebada, est un signe d'apaisement du président Touadéra envers Paris. «Firmin Ngrebada était l'homme des Russes, le cerveau, l'acteur politique de la connexion», a déclaré à l'AFP Roland Marchal chercheur au Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences Po Paris. Henri-Marie Dondra «arrive avec une image plus consensuelle que Firmin Ngrebada, et Faustin Archange Touadéra pourra montrer cela comme un premier pas dans le rétablissement de la confiance», selon lui.

Le nouveau Premier ministre a également fait part de sa volonté de «relancer des échanges avec les groupes armés», dans le cadre de l'accord de paix signé en février 2019 entre le gouvernement et 14 d'entre eux. En décembre, les plus puissants de ces groupes s'étaient unis au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) pour renverser le régime de Faustin Archange Touadéra.

 

Centrafrique: 14 morts dans des affrontements entre éleveurs et cultivateurs

Par Le Figaro avec AFP le 14/06/2021

Au moins 14 personnes ont été tuées dans des affrontements entre éleveurs et cultivateurs dans le Nord-Est de la Centrafrique, près de la frontière avec le Tchad, en proie à des conflits meurtriers entre ces communautés, a déclaré mardi à l'AFP le préfet de la région.

«Tout est parti d'un malentendu entre un agriculteur et un éleveur qui a amené son bétail dans un champ» à Tiri, a déclaré à l'AFP Ibrahim Senoussi, maire de cette commune située à plus de 700 km de Bangui, la capitale du pays. «Les troupeaux ont dévasté le champ et les récoltes» et l'éleveur a été tué après une violente dispute, a-t-il poursuivi.

«En représailles, les éleveurs, venus du Tchad, ont tué 14 personnes dont des femmes et des enfants. Ils ont incendié plus de 66 maisons et des greniers. Près de 3.000 personnes ont fui leur village», a indiqué à l'AFP François Dieudonné Bata Wapi Yepi, préfet de la région de Bamingui-Bangoran, précisant que l'attaque avait eu lieu le 10 juin. Deux blessés graves ont été transportés à l'hôpital de Ndélé, à environ 80 kilomètres de Tiri, selon une source médicale sur place. Les conflits entre cultivateurs et éleveurs sont récurrents dans la région, surtout en période de transhumance. Les cultivateurs accusent les éleveurs de saccager leurs champs en faisant paître leurs animaux.

Affrontements entre militaires

«On ne peut continuer à laisser des étrangers venir tuer des Centrafricains sur leurs terres», a déclaré le préfet de la région, précisant que des militaires des forces armées centrafricaines (Faca) allaient être déployés pour sécuriser la frontière entre la Centrafrique et le Tchad, fermée depuis 2014. Les relations se sont tendues récemment entre le Tchad et la Centrafrique. Fin mai, selon N'Djamena, des militaires centrafricains ont «attaqué» un poste militaire en territoire tchadien, tué un soldat sur place et enlevé cinq autres qu'ils ont «exécutés» en Centrafrique.

Des sources onusiennes en Centrafrique et sécuritaires au Tchad ont affirmé que des militaires centrafricains et des paramilitaires russes d'un côté, des rebelles centrafricains et des soldats tchadiens de l'autre s'étaient affrontés dans un village côté tchadien. Bangui accuse régulièrement le Tchad de soutenir des groupes armés et rebelles centrafricains.

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 10:30
RCA : Un convoi de chrétiens attaqué au retour d’un congrès

Lu pour vous

 

République centrafricaine : Un convoi de chrétiens attaqué au retour d’un congrès

Evangéliques.info15 Juin 2021

300 chrétiens de retour vers Bangui après avoir assisté à un congrès d’Eglises ont été attaqués par des milices armées. Il y a eu des dégâts matériels mais aucune victime.

Le pasteur évangélique Nicolas Guerekoyama-Gbangou et 300 fidèles de son Eglise ont été attaqués le 8 juin par des milices armées, tandis qu’ils revenaient d’un congrès d’Eglises, rapporte Evangelical Focus. Les miliciens ont incendié sept véhicules et détruit les objets de valeur, mais n’ont fait aucune victime.

Nicolas Guerekoyama-Gbangou a remercié Dieu que «toute l’équipe de l’Église soit arrivée en toute sécurité à Bangui», relaye l’Association des évangéliques en Afrique (AEA). L’AEA invite aussi à prier pour l’extinction des milices et pour «une paix durable en République centrafricaine».

«Un inlassable défenseur de la paix en Centrafrique»

Le journal La Croix avait désigné, en 2015, Nicolas Guerekoyame-Gbangou comme un «un inlassable défenseur de la paix en Centrafrique». Ce dernier a fondé, avec l’Imam Omar Kobine Layama et le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique, en 2016, qui œuvre, selon son propre slogan, «pour la paix et la cohésion sociale par une approche interreligieuse».

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