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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 20:57
RCA : "succès" de Sangaris même si la "stabilité n'est pas totalement revenue" (Le Drian)
RCA : "succès" de Sangaris même si la "stabilité n'est pas totalement revenue" (Le Drian)

 

RCA : "succès" de Sangaris même si la "stabilité n'est pas totalement revenue" (Le Drian)

19/10/16 (AFP)

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a estimé mercredi que l'opération française en Centrafrique avait été un "succès" et qu'il importait maintenant de passer le relais à l'ONU "même si la stabilité n'est pas totalement revenue" dans ce pays.

"Nous fermons une opération parce que cette opération a été un succès", a déclaré devant l'Assemblée nationale M. Le Drian, qui doit la clore officiellement le 31 octobre à Bangui.

"Nous avons évité des massacre de masse (..) permis un processus de réconciliation intercommunautaire, la reconstitution de l'Etat centrafricain, une élection présidentielle, des élections législatives", a-t-il cité lors d'un débat sur les opérations extérieures de la France.

"Nous avons aussi permis la mise en œuvre d'un outil de formation de la nouvelle armée centrafricaine (EUTM RCA) et le déploiement de la mission des Nations Unies pour garantir la sécurité sur le moyen terme de ce pays", a-t-il poursuivi.

"Même si la stabilité n'est pas totalement revenue, il importe maintenant que (..) le relais soit pris et par les forces centrafricaines et par la mission des Nations unies", a relevé M. Le Drian.

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement du président François Bozizé par des rebelles séléka majoritairement musulmans, entraînant une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

Des groupes armés sont toujours actifs dans le pays. Onze personnes ont encore été tuées samedi au cours de violences dans un camp de déplacés dans le centre de la RCA.

"Nous n'abandonnons pas pour autant la Centrafrique. Nous continuerons à accompagner et à soutenir les forces internationales", a martelé Jean-Yves Le Drian.

Environ 350 militaires français, équipés de drones d'observation, resteront présents en RCA, dont une centaine au sein de la force de l'ONU (Minusca -12.000 hommes), notamment au niveau de l'état-major. Déployés en décembre 2013, ils ont été plus de 2.000 au plus fort de la crise.

"Après la fermeture de Sangaris, la France gardera une capacité propre d'intervention sur court préavis grâce à un dispositif en RCA, aux troupes de Barkhane (opération française contre les jihadistes dans cinq pays du Sahel, dont le QG est à N'Djamena) et aux troupes positionnées en Afrique", a résumé mi-octobre la porte-parole du ministère, Valérie Lecasble.

 

En Centrafrique, la France satisfaite de Sangaris

http://www.la-croix.com/ Laurent Larcher, le 20/10/2016 à 16h49

L’opération française en Centrafrique a été un « succès », selon le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian.

Mais le contexte sécuritaire centrafricain se dégrade à nouveau.

« Nous fermons une opération parce que cette opération a été un succès », a jugé mercredi 19 octobre, sans sourciller, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian, à propos de Sangaris, l’opération française lancée en décembre 2013 en Centrafrique (RCA) alors qu’elle était le théâtre de violences intercommunautaires.

« Nous avons évité des massacres (…) ; permis un processus de réconciliation intercommunautaire, la reconstitution de l’État centrafricain, une élection présidentielle, des élections législatives », a-t-il poursuivi. « Même si, a-t-il concédé, la stabilité n’est pas totalement revenue, il importe maintenant que (…)le relais soit pris et par les forces africaines et par la mission des Nations unies ».

L’auto-satisfecit de Jean-Yves Le Drian

À quelques jours de son voyage en Centrafrique, où il doit proclamer la fin de l’opération Sangaris, les 30 et 31 octobre, l’auto-satisfecit de Jean-Yves Le Drian laisse un peu songeur. Loin d’être sécurisée et réconciliée, le pays est aujourd’hui balkanisé par une myriade de groupes armés dont les ex-Séléka (à majorité musulmane), les anti-Balakas (issus de milices d’autodéfenses) et la LRA (groupe d’origine ougandais).

Depuis la mi-septembre, les violences intercommunautaires ont repris de plus belle. Pour le seul mois d’octobre, les combats entre les ex-Séléka et les anti-Balaka ont affecté les régions occidentale, orientale, centrale de la RCA, tuant une soixantaine de personnes.

Une situation alarmante dans le pays

Le jour même de l’intervention de Jean-Yves Le Drian à l’Assemblée nationale, Anton Katz, du Groupe de travail des Nations unies sur les mercenaires, lançait un signal d’alarme : « Nous avons reçu des informations selon lesquelles des mercenaires et des combattants étrangers en provenance de pays voisins, notamment du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Soudan, ont rejoint des groupes armés, principalement les Séléka, provoquant chaos et destruction. »

Et de préciser : « Plus de 500 mercenaires et combattants étrangers demeurent en RCA aujourd’hui et ont profité de la fragilité actuelle du pays pour s’enrichir à travers des activités criminelles. »

 « Un signal d’encouragement donné aux fauteurs de troubles »

Sur le plan politique, la restauration de l’ordre constitutionnel qui s’est traduite par les élections présidentielles et législatives cette année, s’est soldée par la reconduction de la classe politique centrafricaine : à commencer par le président actuel, Faustin-Archange Touadéra, qui avait été premier ministre de 2008 à 2013.

« Dans le climat actuel, annoncer la fin de Sangaris est un signal d’encouragement donné aux fauteurs de troubles », confie un acteur de premier plan engagé dans la reconstruction de la Centrafrique. Et en premier lieu à ceux tentés de prendre le pouvoir par un coup d’État : le moyen habituel à Bangui d’y parvenir depuis l’indépendance.

Laurent Larcher

 

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 20:56
Lu pour vous : République centrafricaine : la problématique de la dette publique

 

République centrafricaine : la problématique de la dette publique

JEUDI 8 SEPTEMBRE 2016 / PAR SEDAR FRED POUGAZA, ÉCONOMISTE


Lea más en http://www.afrik.com/republique-centrafricaine-la-problematique-de-la-dette-publique#LIcgVWLH1dQEHwug.99

Bien qu’étant une nécessité au lendemain de leur accession à l’indépendance, la dette publique des pays les moins développés socio-économiquement de la planète, en général, et de la République Centrafricaine en particulier, se présente aujourd’hui comme la contrainte majeure pesant sur leur développement. Le constat est qu’après avoir été un instrument au service de la croissance, la dette publique est aujourd’hui et surtout un frein majeur au développement économique. Sedar Fred Pougaza, économiste, enseignant et chercheur indépendant aux Etats-Unis d’Amérique, a accepté de livrer son analyse à AFRIK.COM.

 

L’approche keynésienne est que la dette publique ne peut pas être considérée et traitée comme si elle était la même que la dette privée. En particulier, il n’est pas vrai que la dette publique doit être nécessairement éteinte mais cela est possible. Quel est le bilan de la gestion de la dette en République CentrafrIcaine et comment envisager les perspectives d’avenir ?

De facon simplifiée, la dette signifie ce qu’on doit à quelqu’un ou la somme d’argent qu’on doit. La dette publique est la dette de l’Etat. En matière de finance, la dette publique désigne l’ensemble des sommes dues par l’Etat. La dette extérieure ; quant à elle ; est l’ensemble des dettes d’un pays à l’égard de l’étranger.

En fonction des sources de crédits, la dette publique est subdivisée en une dette commerciale et une aide publique au développement. La dette commerciale est composée des crédits fournisseurs, des emprunts obligataires et des crédits accordés par les établissements financiers privés. L’aide publique au développement est constituée par les crédits accordés par les organismes internationaux et les gouvernements ou les institutions publiques. Il faudrait aussi noter qu’il y a une distinction entre l’engagement et l’encours. Les engagements sont des crédits non mobilisés. Ils correspondent aux sommes des contrats et des conventions signés durant une période donnée. Les encours sont le résultat de la somme des tirages de la période c’est-à-dire des emprunts financièrement realisés diminués de la somme des remboursements de capital effectués.

Le service de la dette correspond à l’ensemble des montants qu’un emprunteur doit payer chaque année pour honorer sa dette, qu’il s’agisse des intérêts ou du remboursement du capital emprunté. Elle est différente de la charge de la dette qui, elle, ne tient compte que des intérêts annuels déboursés.

A partir de 1980, l’endettement extérieur considéré jadis comme le recours indispensable pour le financement adéquat de leur développement, apparait comme le principal obstacle au décollage économique des pays les moins avancés (PMA) dans leur ensemble et plus particulièrement des pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) comme la République Centrafricaine. Dans le cas de la République Centrafricaine, l’encours de la dette publique du pays s’élève à 450 milliards de francs CFA (soit 765 millions de dollar Américain) au 15 juillet 2016. Cet encours est de 173,07% du produit intérieur brut (PIB).

En l’an 2016, le service de la dette représente environ 60% des recettes fiscales. En 2014 la dette publique qui était de 1,179 millions de dollar Américain, représentait 68.34% du PIB. Il est bien de s’adresser aux défis post conflit en Centrafrique. Il est bien de donner priorité à la cohésion sociale et à la paix pour remettre le pays sur les rails. Mais il faudrait aussi combiner à ces actions avec la question épineuse de l’endettement car la forte pression sur le budget de l’état centrafricain (le montant du budget est estime 260 milliards de francs CFA soit 442 millions de dollar Americain) réduit considérablement le taux d’investissement et donc les possibilités de création de richesse et de mobilisation de l’épargne locale.

Cette spirale d’endettement est due à des causes tant internes qu’externes ayant aggravées le niveau d’endettement de la République Centrafricaine. Au plan interne, on note les raisons comme l’absence de stratégie optimale d’endettement , ou d’insuffisance de gouvernance (le manque de volonté politique clairement exprimée par les régimes qui se sont succedés en République Centrafricaine sur la question de la dette).

Au plan externe, elle est due à des chocs exogènes comme la détérioration des termes de l’échange ou l’instabilité (les fluctuations) des taux d’intérêts. Par ailleurs, il faudrait relever l’échec des différentes tentatives de réechelonnement et des initiatives pour l’allègement du poids de la dette ; l’échec des programmes d’ajustements structurels (PAS), et l’absence d’engagement véritable de l’Union Européenne dans la gestion de la dette de la République Centrafricaine.

L’annulation pure et simple de la dette centrafricaine s’impose

Sur la base de ce constat, j’estime qu’une annulation pure et simple de la dette contractée auprès de Banque Européenne d’Investissement (BEI) s’impose.

Cette option est soutenue par les arguments suivants : en raison du fardeau de la dette, le taux d’investissement baisse. Ce qui compromet la croissance et aménuise les opportunités de création de richesses et donc de génération d’épargne ; La forte pression de la dette sur le budget oblige également l’état centrafricain à renoncer à certains investissements de base. Ce qui entraine l’instabilité sociale et politique.

Les statistiques et les ratios relatifs à l’encours et au service de la dette par rapport aux possibilités de remboursement témoignent également de l’intensité de la contrainte. La seconde option qui est une sorte de solution alternative est que je propose un moratoire de remboursement long pour permettre à l’économie Centrafricaine de reconstituer son potentiel de production en vue de créer de nouvelles richesses.

Aussi, il convient d’indexer le service de la dette aux performances de l’économie centrafricaine (Termes de l’échange, capacité de mobilisation des ressources internes). Un autre moyen qui pourrait être le plus sûr est de renégocier les termes de la dette. Beaucoup de pays le font chaque fois.

Cela permet de refinancer la dette avec des taux d’interets plus favorables pour réduire la dette. Des mesures d’accompagnement comme la mise en place des mécanismes d’information en matiere de gestion de la dette entre l’Etat et la société civile ; la mise en place d’une véritable stratégie de gestion de la dette avec l’implication de la société dans toutes ses composantes et à toutes les étapes du processus de négociation et de gestion de la dette ; le renforcement des capacités en matière de gestion de la dette ; la mise en place d’une structure au niveau national de gestion et de suivi de la dette ; et l’assainissement du cadre macro-économique ne sont pas aussi à négliger.

Je recommande en outre l’implication de la societe civile dans toutes ses composantes à la gestion de la dette publique, une volonte politique clairement exprimée au niveau de la République Centrafricaine, une implication effective de l’Union Européenne à la gestion de la dette multilatérale, et une offensive concentrée de la République Centrafricaine sur la question de la dette à l’horizon 2020.

En conclusion, j’estime que la dette publique constitue aujourd’hui l’obstacle majeur au développement économique et social de la République Centrafricaine. Par conséquent, si une solution radicale n’est pas trouvée au problème de la dette, la République Centrafricaine sera encore plus affaiblie et plus marginalisée à l’horizon 2020.

La prise en compte de ces réflexions contribuera de facon significative à la résolution de la crise de la dette publique dans cette partie du monde. Il est possible de stabiliser le ratio de la dette publique au PIB, même si le gouvernement gère les déficits primaires.

Ce résultat est obtenu en choisissant une composition des dépenses publiques associées à un taux de croissance plus supérieur au taux d’intérêt sur la dette publique. Cette analyse est essentiellement basée sur l’idée que les dépenses publiques peuvent être décomposées en deux composantes : les dépenses « productives », qui affectent positivement et directement le taux de croissance de l’économie ; et les dépenses « improductives », qui ne touchent pas le taux de croissance directement. La situation en matière de la dette publique en République Centrafrique est impérieuse voire pressante et doit être sérieusement prise en compte avant qu’il ne soit trop tard.

Face aux orientations en matière d’appui à l’allègement de la dette des Etats membres du Groupe des Etats d´Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), quelle est réellement la réaction de la partie centrafricaine ? Si les tendances actuelles au niveau des ratios de la dette se poursuivent, quel va être le sort des générations futures ? Comment améliorer les ratios dette/exportations, dette/Produit Intérieur Brut (PIB) ?

Références :

1- Central African Republic National Debt, http://countryeconomy.com/national-...

2- Claudio Sardoni. How to deal with the public debt. Ideas from Keynes, Lerner, Domar and Hicks. Sapienza University of Rome. May 13, 2013. Provisional Draft. PP.1

3- Edward J. Nell. Transformational growth and effective demand. Economics after the capital critique. New York University Press. 1992. PP. 477-91.

4- http://takaparlenews.over-blog.com/...

5- Karl Polanyi. The great transformation : The political and economic origins of our Time ; foreword by Joseph E. Stiglitz ; with a new introduction by Fred Block." 2nd Beacon paperback ed. 2001. PP. 14-15


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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 22:33
Uramin Anne Lauvergeon conteste avoir caché les difficultés d'Areva
Uramin Anne Lauvergeon conteste avoir caché les difficultés d'Areva

 

Uramin Anne Lauvergeon conteste avoir caché les difficultés d'Areva


Paris AFP / 19 octobre 2016 21h21 - L'ex-patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, s'est défendue mercredi d'avoir dissimulé les difficultés financières du groupe nucléaire français pour conserver sa place, dans une interview télévisée.

Je n'ai jamais dissimulé aucune perte, a affirmé Mme Lauvergeon dans l'émission Pièces à conviction visionnée par l'AFP et diffusée mercredi soir sur France 3.

Elle a qualifié d'absurde l'idée selon laquelle elle aurait agi pour conserver son siège. 

Si j'avais voulu garder ma place à la tête d'Areva, certainement aurais-je agi un tout petit peu différemment par rapport à certaines demandes qui m'étaient faites par le pouvoir politique, a-t-elle assuré, évoquant la volonté de vendre des centrales nucléaires à la Libye de l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi ou de céder l'activité mines du groupe à des intérêts qataris.

Je n'ai pas cherché à plaire, a ajouté celle qui avait finalement été évincée en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy

Anne Lauvergeon a été mise en examen en mai pour présentation et publication de comptes inexacts et diffusion de fausses informations dans le cadre d'une information judiciaire portant sur les provisions inscrites par Areva en 2010 et 2011 pour couvrir les pertes découlant du rachat d'Uramin en 2007 pour 1,8 milliard d'euros. 

L'exploitation des gisements d'uranium de cette société canadienne en Namibie, en Afrique du Sud et en Centrafrique, s'est avérée beaucoup plus difficile que prévu et l'opération s'est transformée en gouffre financier. 

C'est une expérience assez traumatisante, a dit Mme Lauvergeon à propos de sa mise en examen. 

Plusieurs courriels internes, dont l'AFP a eu connaissance, montrent qu'elle avait été alertée par la division des mines dès 2008 sur les difficultés d'exploitation des sites. 

La thèse selon laquelle les demandes faites par la Business Unit (division, ndlr) Mines étaient valides, ça j'ai un gros doute, parce qu'elles ne sont pas étayées, elles ne sont pas cohérentes les unes avec les autres dans le temps, a expliqué Mme Lauvergeon. 

Les dépréciations supplémentaires demandées par ses collaborateurs ont varié de 0 fin 2009 à 1,5 milliard six mois plus tard, a-t-elle précisé.

Entre les pertes liées à Uramin, la catastrophe de Fukushima et les retards dans la construction d'un EPR en Finlande, Areva a accusé cinq années de suite dans le rouge et est aujourd'hui en pleine restructuration.



AREVA


(©)  

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 22:24
Jean-Yves Le Drian : l'opération Sangaris en Centrafrique est un "succès"

 

 

 

Quelques jours avant la clôture officielle de l'opération militaire française en Centrafrique, le ministre de la Défense a fait le bilan et passe le relais à l'ONU.

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a estimé mercredi que l'opération française Sangaris en République centrafricaine (RCA) avait été un "succès" et qu'il importait maintenant de passer le relais à l'ONU "même si la stabilité n'est pas totalement revenue" dans ce pays. 

La Centrafrique se relève. "Nous fermons une opération parce que cette opération a été un succès", a déclaré devant l'Assemblée nationale Jean-Yves Le Drian, qui doit la clore officiellement le 31 octobre à Bangui. "Nous avons évité des massacre de masse (..) permis un processus de réconciliation intercommunautaire, la reconstitution de l'Etat centrafricain, une élection présidentielle, des élections législatives", a-t-il énuméré lors d'un débat sur les opérations extérieures de la France.

A l'ONU de prendre le relais. "Nous avons aussi permis la mise en oeuvre d'un outil de formation de la nouvelle armée centrafricaine et le déploiement de la mission des Nations Unies pour garantir la sécurité sur le moyen terme de ce pays", a-t-il poursuivi. "Même si la stabilité n'est pas totalement revenue, il importe maintenant que (..) le relais soit pris et par les forces centrafricaines et par la mission des Nations unies", a relevé Jean-Yves Le Drian.

Encore des violences. La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement du président François Bozizé par des rebelles séléka majoritairement musulmans, entraînant une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes. Des groupes armés sont toujours actifs dans le pays. Onze personnes ont encore été tuées samedi au cours de violences dans un camp de déplacés dans le centre de la RCA.

350 militaires français restent. "Nous n'abandonnons pas pour autant la Centrafrique. Nous continuerons à accompagner et à soutenir les forces internationales", a martelé Jean-Yves Le Drian. Environ 350 militaires français, équipés de drones d'observation, resteront présents en RCA, dont une centaine au sein de la force de l'ONU (Minusca, 12.000 hommes), notamment au niveau de l'état-major. Déployés en décembre 2013, ils ont été plus de 2.000 au plus fort de la crise.

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 18:59
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

« C’est une tragédie énorme la situation à Kaga-Bandoro », selon le Coordonnateur Humanitaire en Centrafrique

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 19 OCTOBRE 2016

 BANGUI, 19 octobre 2016(RJDH)–La situation de Kaga-Bandoro continue d’indigner l’opinion. Fabrizio Hochschild  Coordonnateur Humanitaire en Centrafrique a dans l’interview qu’il a accordée au RJDH, qualifié la situation humanitaire à Kaga-Bandoro d’énorme tragédie.

Dans cet entretien, Fabrizio Hochschild Coordonnateur Humanitaire en Centrafrique a souligné que la dernière montée des violences dans cette localité a rendu la situation beaucoup plus grave : «C’est beaucoup pire que préoccupante, c’est une énorme tragédie la situation à Kaga-Bandoro ». Il a déploré que « les opérations humanitaires ont été réduites avec les derniers  évènements de Kaga-Bandoro au mois de septembre mais  cette situation s’est aggravée depuis le 12 octobre où la population déplacée à été attaquée ».

Sur le bilan du drame, « trente trois personnes (33) ont été massacrées, 95% des  personnels humanitaires locaux a souffert d’un acte de pillages, agression et l’assassinat d’un collègue  du CICR dans ces violences, ce qui laisse aucune espace humanitaire avec de grave conséquence pour les victimes d’avant et les nouveaux victimes parce que suite au massacre entre 10.000 et 15.000 personnes se sont déplacées vers la Minusca à la recherche de la protection », a indiqué le Coordonnateur.

Selon Fabrizio Hochschild, «les ONG présentent à Kaga-Bandoro ne se sont complètement retirées, la plupart ont réduit le nombre de leur personnel. Ils vont revenir avec  le rétablissement de la sécurité ».

Poursuivant, il a annoncé  que des dispositifs d’urgence ont été pris, notamment «  les distributions des vivres aux victimes et autres matériels ont recommencé y compris les victimes des inondations car en plus de ces conflits 3.200 personnes avaient perdu leurs maisons suite aux pluies».

Sur la prise en charge médicale des déplacés, Fabrizio Hochschild a aussi annoncé que « les services de santé vont reprendre avec deux sites de santé pour la population, car l’hôpital a dû être  fermé suite aux pillages et c’est triste ». Il a condamné le vandalisme du matériel sanitaire en déclarant que « cela montre que les groupes armées n’ont aucun respect pour l’humanité ».

Par ailleurs, l’assainissement de la ville et son approvisionnement en eau potable sont la troisième priorité de l’action humanitaire à Kaga-Bandoro « avec une aide en abris surtout le nouveau site de ces déplacés », a précisé Fabrizio Hochschild, Coordonnateur humanitaire.

Le Coordonnateur humanitaire a interpellé les acteurs du conflit au  respect du droit international humanitaire.

 

Centrafrique : L’afflux continudes déplacés de Kaga-Bandoro  vers Bangui

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 19 OCTOBRE 2016

BANGUI, 19 Octobre 2016(RJDH) — Le nombre des déplacés de Kaga-Bandoro s’accroit de jour en jour dans la capitale centrafricaine. Le notable de Gobongo2 qui a offert l’hospitalité à ses rescapés de la violence déplore le manque de prise en charge de ceux-ci par le gouvernement et les ONG.

Ce sont des hommes, des femmes et des enfants exténués démunis de tout et bouleversés qui sont arrivés à Bangui en provenance de Kaga-Bandoro depuis le début de la semaine. Ces déplacés qui n’ont pas de parents à Bangui sont logés au domicile du Chef du quartier Gobongo2, Etienne Oumba.

Devant son incapacité à prendre en charge ces personnes déplacées, le notable a lancé un appel d’aide au gouvernement qui jusque-là reste insensible. « Depuis hier, nous n’avons reçu aucune aide de la part des membres du gouvernement. Seulement des visites de la Croix-Rouge Centrafricaine, des ONG comme OXFAM, Caritas, Plan International et autres ainsi que des députés de Kaga-Bandoro. Mais ces ONG n’ont donné aucune aide, elles ont juste enregistré les déplacés», a confié ce dernier.

Cette demande d’assistance est aussi réitérée par le coordonnateur des victimes du 8ème arrondissement qui déplore les conditions de séjour et d’alimentation de ces personnes déplacées. Il faut aussi relever que parmi ces sinistrés se trouvent des femmes enceintes, des malades dont un atteint de la tuberculose. D’après lui, ils ont reçu des vêtements, des nourritures de la part de la population environnante et de quelques personnes de bonne foi, qui leur ont offert des sacs du riz, de maniocs, des sachets de café, des bidons d’huile, des cartons de savon. C’est le cas de l’association des femmes évangéliques de Bossangoa. Mais tout cela semble insuffisant vu leur nombre.

Interrogés par le RJDH sur les événements de Kaga-Bandoro, ces rescapés ont déclaré quitter leur village à cause de l’insécurité car le contingent pakistanais manque à sa mission et serait de mèche avec les Ex-Séléka. « Si les Burundais ne seraient pas déployés, nous serons tous morts. J’ai même vu de mes yeux, les pakistanais donner des minutions aux Ex-Séléka. Qu’ils rentrent car nous n’avons pas le moral en pensant à ceux qui sont encore à Kaga-Bandoro », exigent-t-ils. L’accusation constante contre les casques bleus pakistanais est encore difficile à confirmer.

Selon ces rescapés de la tragédie de Kaga-Bandoro, le nombre des morts est difficile à préciser. Le bilan dépasserait plus de 300 morts car beaucoup de personnes sont mortes par noyade. C’est depuis le 17 octobre 2016 que ces personnes sont arrivées à Bangui. En dehors de la résidence du chef, certains sont à l’ONAF et d’autres chez leurs parents.

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 18:45
RCA: à Kaga-Bandoro, situation humanitaire alarmante après les violences
RCA: à Kaga-Bandoro, situation humanitaire alarmante après les violences
RCA: à Kaga-Bandoro, situation humanitaire alarmante après les violences

 

RCA: à Kaga-Bandoro, situation humanitaire alarmante après les violences

Par RFI Publié le 19-10-2016 Modifié le 19-10-2016 à 15:04

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra s'est rendu à Kaga-Bandoro accompagné de Parfait Onanga Anyanga, le chef de la Minusca, et d'un certain nombre de responsables politiques et humanitaires. Les violences du 12 octobre, qui ont fait 45 morts selon le dernier bilan, ont laissé une ville exsangue. La moitié du site de déplacés de l'évêché est parti en fumée et une grande partie de la ville a été pillée. Sur le plan humanitaire la situation est catastrophique.

Les populations manquent de tout. Les humanitaires ont considérablement réduit leurs activités. C'est d'autant plus problématique que Kaga-Bandoro servait jusqu'à maintenant de centre régional, d'où partait l'aide pour 200 000 personnes dans la zone.

Au-delà de ça, la ville est plus que jamais coupée en deux. Au nord, les quartiers musulmans. Et au sud, de l'autre côté d'un pont, des quartiers chrétiens, où se trouvent également les locaux des Nations unies autour desquels se sont massés des milliers de déplacés depuis la semaine dernière.

Les communautés ne se parlent plus et la réconciliation vient de faire un grand bond en arrière explique Fabrizio Hoschild, le coordinateur humanitaire des Nations unies.

« On a eu des tentatives de réconciliation. Il y avait certaines parties de la ville qui étaient mixtes. Mais ça maintenant c’est de l’histoire, ça paraît loin dans le passé. Parler aujourd’hui de réconciliation paraît difficile. Ça va prendre des mois, sinon des années. Maintenant c’est divisé. La partie de la ville qui était chrétienne est presque totalement désertée. Quelques personnes reviennent la journée prendre des choses dans les maisons et reviennent la nuit dormir tout près de la Minusca », raconte-t-il.

Le coordinateur humanitaire des Nations unies explique qu’il faut désormais se concentrer sur le retour à la vie normale et renouer le lien social. Mais cela s’annonce compliqué. « Le plan maintenant c’est d’essayer de rétablir la sécurité dans le secteur chrétien, dans le camp de déplacés, pour rétablir la confiance et amener les gens à revenir chez eux. Mais pour vraiment reconstruire la cohésion sociale, on fait des efforts. On parle avec les leaders religieux et les leaders de la communauté. Mais ça va être très très difficile et ça va prendre beaucoup de temps. »

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 18:11
Exploration pétrolière du Nord RCA : Un citoyen saisit le PAN Karim MECKASSOUA

 

A


L’HONORABLE KARIM MEKASSOUA, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE


AVENUE DE L’INDEPENDANCE


BANGUI


REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.


Objet : Eclaircissements sur les raisons constitutionnelles de la poursuite des travaux d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures par les sociétés PTI-AS et PTI-AL dans le Nord de la RCA .

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,


Les crises à répétition en République Centrafricaine tirant, en partie, leur essence de la mauvaise gouvernance érigée en mode de gestion politique d’une part et, d’autre part de l’opacité dans l’attribution de différents permis d’exploration et d’exploitation du sol et du sous-sol  Centrafricain depuis le 13 Aout 1960, date de l'accession de ce pays à la souveraineté politique.


Après le retour chaotique à l’ordre constitutionnel, retour symbolisé par l’accession de Monsieur Faustin Archange TOUADERA au pouvoir suprême de l’Etat, la nomination d’un gouvernement post-électoral et l’investiture d’un parlement démocratiquement élu, le peuple centrafricain a eu la faiblesse de croire que la mal gouvernance, la corruption de tout genre au sommet de l’Etat ainsi que toutes opacités dans la gestion de la chose publique meubleraient désormais la poubelle de l’histoire politique de ce pays.

En dépit de la volonté exprimée par le peuple, aidé par la communauté internationale, de voir la page de l’épisode sombre de l’histoire de la RCA, histoire jalonnée de grincements de dents, de guerres civiles à répétition, de l’opacité dans la gestion de la chose publique ainsi que de corruption d’agent public soit purement et simplement révolue.

Force est malheureusement de constater que les vieux démons ressurgissent aujourd’hui au sommet de l’état apportant avec eux les mauvaises pratiques tant décriées.

Placidement, je me donnerai la liberté d’énumérer des faits, insusceptibles d’exhaustivité, faisant partie intégrante des causes profondes des crises dont est victime l’économie, par ricochet, le peuple centrafricain.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Qu’il vous souvienne que les sociétés PTI-AS et PTI-AL,  deux filiales du groupe POLY-TECHNOLOGIE géant de l’équipement militaire et civile, société d’Etat chinois, sont titulaires depuis 2007 d’une convention d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures dans le nord de la République Centrafricaine ceci pour 4 ans.
Ladite convention, renouvelée en 2011 pour 4 ans concernant la société PTI-AL ainsi que par un décret présidentiel du mois de Juin 2012 pour 4 années également pour la société PTI-AS.

Il va sans dire que les conventions entre l’Etat centrafricain et les sociétés ci-haut citées sont entachées, manifestement, d’opacités criardes aux détriments du trésor public centrafricain dont le préjudice s’évalue par des sommes vertigineuses.


Pour preuve, s’il en est une, à ce jour un bonus de signature de 2 millions et demi de dollars américain, soit 1 milliards 250 millions de Francs CFA qui devrait être versé à l’Etat centrafricain en Février 2013, un crédit de 3 millions 400 Mille dollars américain, soit 1 milliard 700 millions de francs CFA en équipement demeurent sans trace et non justifiés.

S’agissant de la société PTI-AL, titulaire d’un permis d’exploration daté de 2011 pour un bloc de 2500 KM carrés, au nord de NDELE, frontalier avec le Tchad, le bonus de signature s’élèverait à 10 Millions de dollars américain, soit 5 Milliards de francs CFA ainsi que de versement d’aide financière de 45 Millions de dollars américain, soit 22 Milliards 500 Millions de francs CFA dont les traces demeurent, encore une fois, maladivement, introuvables dans la comptabilité du trésor public centrafricain.


Sachant que le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Faustin Archange TOUADERA et la majorité des personnalités politiques des périodes concernées sont aujourd’hui au sommet de l’Etat, le peuple centrafricain et la communauté internationale sont fondés d’attendre d’eux d’éclairages plausibles sur la destination de bonus et autres aides cumulées qui se chiffrent, en bas mot, à 30 Milliards 450 Millions de francs CFA dont les traces sont introuvables au niveau du trésor public.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

En vertu de l’article 91 et de ses alinéas 1ér, 2ème et 5ème de la Constitution du 30 Mars 2016 qui stipulent clairement ceci :

«Art 91 : Premier alinéa : Le Président de la République négocie, signe, ratifie et dénonce les Accords et Traités Internationaux.

Alinéa 2ème : La ratification ou la dénonciation ne peut intervenir qu’après l’autorisation du Parlement, notamment en ce qui concerne les traités de paix, les traités de défense, les traités de commerce, les accords et traités relatifs à l’environnement et aux ressources naturelles ou accords relatifs à l’organisation internationale, ceux qui engagent les finances de l’Etat, ceux qui modifient les dispositions de nature législative, ceux qui sont relatifs à l’état des personnes et aux droits de l’homme, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire.
Alinéa 5ème :  Le Président de la République et le Parlement sont informés de toute négociation tendant à la conclusion d’un accord international non soumis à ratification » Fin des citations.

En vertu de l’éclairage légal apporté par ledit article et ses alinéas, le centrafricain est abasourdi de constater que lesdites sociétés, n’ayant pas encore l’onction formelle, sinon officielle  de la représentation populaire relative au renouvellement des conventions les liant à l’Etat centrafricain, se serraient fait renouveler lesdites conventions de manière, honteusement, clandestine en totale violation de la Constitution en vigueur en Centrafrique.

Plus ahurissant est le fait que, profitant de l’inexistence de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, particulièrement dans les régions de permis d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures, aux préjudices du trésor public centrafricain, lesdites sociétés organisent de convois réguliers de cargo transportant matériels et véhicules Pick-Up directement sur l’aéroport se situant à plus de 80 km de la ville de NDELE en plein parc national d’AWAKABA.

 Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Le peuple centrafricain et la communauté internationale, à la veille des assises des bailleurs de fonds du 17 Novembre 2016 qui se tiendra à Bruxelles en Belgique, attendent de la représentation populaire un geste significatif en jouant pleinement son rôle afin d’éviter que la rencontre de Bruxelles ne se transforme, une fois de plus, en foire de roublards ce qui constituerait un grain de sable supplémentaire dans la relation entre la République Centrafricaine et la communauté des bailleurs de fonds, relation qui, somme toute, ne fait nullement économie de toute forme de présomption de suspicion.

Ainsi, le peuple centrafricain pris globalement dans son ensemble et la communauté internationale, disposant de grandes oreilles et des yeux globuleux, mettent en garde les autorités politiques centrafricaines qui seraient tentées par un penchant à la manipulation de la vérité source potentielle de résurgence inéluctable de crises multiforme dans le pays.

Pour cela, l’Assemblée Nationale a le devoir d’informer le peuple centrafricain et la communauté internationale sur les points suivants :

•  La base légale de la poursuite des activités de prospection et de production d’hydrocarbures dans le nord de la RCA par les sociétés PTI-AS et PTI-AL ;


•    La traçabilité des bonus de signature dans la comptabilité du Trésor public centrafricain ;
•    Les cahiers des charges liant l’Etat centrafricain auxdites sociétés.


Dans l’attente, Honorable, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, je vous prie d’agréer mes profondes gratitudes.


Bangui le 17 Octobre 2016


Léopold-Narcisse BARA


Personnalité Politique


Ancien Ministre

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 17:51
LA MINUSCA APPELLE A LA CESSATION IMMEDIATE DES HOSTILITES

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, 19 octobre 2016 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) appelle à la cessation immédiate des hostilités dans le pays, pour mettre fin à l’engrenage de la vengeance. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA de ce mercredi 19 octobre, le Porte-parole par intérim de la Mission, Uwolowulakana Ikavi-Gbetanou a passé le message du Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, appelant les Centrafricains à l’Unité et à bannir l’esprit de vengeance.

 

L’appel du chef de la MINUSCA fait suite aux dernières violences dans le pays, qui ont coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes et occasionné le déplacement de plusieurs milliers d’autres, dans les villes de Kaga-Bandoro et de Ngakobo. «Dans ces moments d’indicibles souffrances pour les victimes de ces violences, j’exhorte à la cessation immédiate de toutes les hostilités pour mettre fin à l’engrenage de la vengeance», a souligné Parfait Onanga-Anyanga, qui a rappelé qu’«il n’y a plus aucune légitimité pour justifier une quelconque revendication politique en utilisant les armes ». Le Porte-parole de la MINUSCA exhorte, à cette occasion, tous les Centrafricains à s’engager dans la voie du dialogue, du pardon et de la réconciliation nationale, comme le prône le chef de l’Etat.

 

Lors de la conférence de presse, la Porte-parole de la MINUSCA a aussi souligné que la Mission a pu surveiller, vérifier et documenter cette semaine dans le pays 34 incidents de violations et abus de droits de l’homme ayant fait au moins 34 victimes. Elle a aussi rappelé que des enquêtes sont en cours pour déterminer les auteurs des violences du 12 au 13 octobre dans la ville de Kaga Bandoro. En ce qui concerne le programme DDR, les activités de sensibilisation et de formation ont été réalisées dans certaines villes et se poursuivent.

 

De son côté, le Porte-Parole de la Police, le Lieutenant Salifou Konseiga, a fait savoir que pour parer à toute éventualité, la Police de la MINUSCA renforce son dispositif dans les points les plus sensibles du pays. Il a également souligné que le 15 octobre 2016, la Police et les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) de la RCA ont lancé une campagne de sensibilisation pour la promotion de la réconciliation et de la cohésion sociale. Cette sensibilisation a pour but de restaurer la confiance entre les FSI et les  membres de la communauté.

 

Pour sa part, le Porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Ibrahim Almoustapha, a souligné les tensions dans le pays ont poussé la Force à adopter une posture musclée afin de ramener l’ordre et la quiétude à plusieurs endroits dans  le pays. Ainsi, 1292 opérations de Protection civile ont été menée dont 628 au Secteur Ouest, 510 au Secteur Centre et 159 au Secteur Est. La Force à également conduit 466 patrouilles pour lutter contre les abus sexuels, protéger la population civile, la rassurer et instaurer la confiance. La Force a par ailleurs poursuivi ses actions d’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat en escortant au total 553 véhicules commerciaux sur tous les axes du pays.

 

Il faut souligner que cette conférence de presse a aussi permis au Groupe de travail des Nations Unies sur l’utilisation des mercenaires, en fin de mission en Centrafrique, de présenter les conclusions de leur mission. « Nous avons reçu des informations selon lesquelles des mercenaires et des combattants étrangers en provenance de pays voisins, notamment du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Soudan, ont rejoint des groupes armés, principalement les Seleka, provoquant chaos et destruction », a déclaré le Groupe. Les experts de l’ONU ont également exhorté le Gouvernement à assurer la protection des témoins et des victimes qui souhaitent participer aux procédures judiciaires contre les auteurs de violations des droits de l’homme. Autre recommandation du Groupe, le Gouvernement devra trouver des mécanismes pour garantir la sécurisation et une exploitation transparente des ressources minières du pays.

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 17:44

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

BANGUI / GENÈVE (19 octobre 2016) - Le Groupe de travail des Nations Unies sur les mercenaires a appelé le Gouvernement de la République centrafricaine (RCA) à contrer de toute urgence la menace des mercenaires et des combattants étrangers qui ont rejoint des groupes armés locaux afin d’éviter une nouvelle escalade de la violence dans le pays.

 « Nous avons reçu des informations selon lesquelles des mercenaires et des combattants étrangers en provenance de pays voisins, notamment du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Soudan, ont rejoint des groupes armés, principalement les Seleka, provoquant chaos et destruction », a déclaré l’expert en droits de l’homme Anton Katz à la fin de la visite du Groupe de travail en RCA.

 « Plus de 500 mercenaires et combattants étrangers demeurent en RCA aujourd’hui et ont profité de la fragilité actuelle du pays pour s’enrichir à travers des activités criminelles», a noté M. Katz. « La présence continue de ces acteurs compromet gravement le droit des Centrafricains à l’autodétermination et menace la stabilité du pays. »

 Le conflit de 2013 a eu pour conséquences plus de 5.000 morts, 380.000 personnes déplacées, 450.000 réfugiés dans les pays voisins, environ 6.000 femmes victimes de violence sexuelle et près de 10.000 enfants recrutés de force comme enfants soldats. Aujourd’hui, plus de la moitié de la population du pays a un besoin urgent d’aide humanitaire.

 Les frontières poreuses ont rendu facile l’entrée dans le pays des groupes armés étrangers. Les richesses naturelles telles que le diamant, l’or, l’uranium et le pétrole représentent une motivation pour ces combattants. La perception des taxes illégales prélevées à la population, ainsi que le vol, le pillage, le trafic et la contrebande de marchandises sont devenus une source de revenus pour ces acteurs.

 Le Groupe de travail a également exprimé des inquiétudes au sujet de la présence de la « Lord Resistance Army » (LRA) qui a provoqué une recrudescence de la violence dans le sud-est du pays ces derniers mois. La LRA, principalement composée d’Ougandais, comprend également des membres provenant du Soudan, de la RDC et du Niger. À ce jour, la LRA a enlevé des centaines personnes, en particulier des enfants pour les utiliser comme soldats et soumis de nombreuses femmes à la violence sexuelle et à l’esclavage, entre autres atrocités. Leur présence a aggravé la situation sécuritaire dans le pays.

 Malgré les énormes défis sécuritaires, le Groupe de travail a salué les mesures positives initiées par les autorités. «  Nous félicitons le Gouvernement et le peuple de la RCA pour l’élection pacifique organisée plus tôt cette année, les efforts déployés pour la réconciliation nationale et la lutte contre l’impunité concernant les violations des droits de l’homme commises pendant ces dernières années de conflit », a déclaré Patricia Arias, membre du groupe d’experts.

 D’autres initiatives positives ont été l’adoption d’une nouvelle Constitution qui reconnaît la menace des mercenaires; le suivi des recommandations du Forum Bangui, qui comprend le désarmement, la démobilisation, la réinsertion et le rapatriement des anciens combattants (DDRR); ainsi que les efforts visant à établir une cour pénale spéciale pour enquêter sur les violations graves des droits de l’homme et poursuivre les auteurs des crimes commis depuis 2003.

 « Nous demandons au Gouvernement de donner la priorité à la protection des civils contre les groupes armés», a déclaré Mme Arias. « Nous l’exhortons à poursuivre le renforcement des forces de sécurité nationales et le renforcement des mécanismes judiciaires pour lutter contre les menaces des groupes armés ainsi que contre le problème de l’impunité qui prévaut. »

 

Les experts de l’ONU ont également exhorté le Gouvernement à assurer la protection des témoins et des victimes qui souhaitent participer aux procédures judiciaires contre les auteurs de violations des droits de l’homme et à faire en sorte qu’ils bénéficient d’une protection totale et de garanties contre des représailles.

 « Les victimes de violations des droits de l’homme doivent également avoir accès à une réparation effective. Sans ces garanties, une réconciliation durable ne peut avoir lieu »  a déclaré l’expert. « Le renforcement et la participation de la société civile, y compris les plateformes religieuses dans toutes les étapes du processus de réconciliation est également critique. »

 En ce qui concerne les activités des sociétés militaires et de sécurité privées (SMSP) et leur impact sur les droits de l’homme, le Groupe de travail a recommandé l’adoption d’une législation solide   pour réglementer l’industrie des SMSP et permettre aux victimes d’avoir accès à des voies de recours en cas de violations des droits de l’homme.

 « Etant donné que l’exploitation des ressources naturelles attirent souvent des acteurs armés étrangers, il est essentiel que le Gouvernement  mette en place un système pour sécuriser ces sites et un mécanisme transparent pour gérer ces ressources », a dit M. Katz notant qu’ils avaient reçu des informations d’une entreprise qui a embauché d’anciens membres Séléka pour un salaire élevé afin de protéger un site pétrolier dans le nord du pays.

 La délégation a visité Bangui et Bria et a rencontré des représentants du Gouvernement, des membres du pouvoir judiciaire et de la société civile, des membres des groupes armés, des victimes de violations des droits de l’homme et le personnel MINUSCA. Elle a également visité le camp M’Poko pour les personnes déplacées intérieurement et le centre de détention pour femmes de Bimbo.

 Le Groupe de travail présentera son rapport de visite au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en septembre 2017.

 

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DES MESURES URGENTES SONT NECESSAIRES POUR DISSUADER LES MERCENAIRES ET LES COMBATTANTS ETRANGERS ET PREVENIR DE NOUVELLES VIOLENCES EN RCA
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 16:07
Le Congolais Jean-Pierre Bemba coupable de subornation de témoins

 

Le Congolais Jean-Pierre Bemba coupable de subornation de témoins


La Cour pénale internationale a déclaré mercredi l'ex-vice-président congolais Jean-Pierre Bemba et ses quatre co-accusés coupables de subornation de témoins lors de son procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. La peine sera prononcée ultérieurement.


"Jean-Pierre Bemba Gombo, la chambre vous juge coupable" d'avoir influencé "de manière corrompue" quatorze témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages, a déclaré le juge Bertram Schmitt. Le magistrat a dénoncé les "sérieuses offenses contre l'administration de la justice".


Il s'agissait du premier procès pour subornation de témoins de l'histoire de la CPI. La procédure avait été lancée après que le bureau de la procureure a reçu une information de la part d'une source anonyme.



M. Bemba, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, Fidèle Babala, un député du Mouvement de Libération du Congo (MLC), et un témoin de la défense, Narcisse Arido, avaient versé de l'argent et donné des cadeaux à des témoins ou leur avaient promis une réinstallation et une sécurité en échange d'un faux témoignage devant la CPI.


"Mobutu miniature"

 

"Aucun système légal au monde ne peut accepter que des témoins soient soudoyés, incités à mentir ou briefés. Le jugement d'aujourd'hui envoie un message clair: la Cour refuse que ses procédures soient freinées ou détruites", a martelé M. Schmitt à la lecture du verdict.


L'ancien riche homme d'affaires de 53 ans a été condamné en juin à 18 ans de prison pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le MLC, en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. Celui qui est surnommé le "Mobutu miniature" a interjeté appel fin septembre, dénonçant les "vices de forme" de son procès et évoquant notamment l'arrestation de son avocat durant le procès.


Selon le juge, l'ancien chef de guerre et ses deux avocats "ont mis sur pied un plan commun pour duper la chambre". Ils utilisaient un langage codé, "faire la couleur" signifiant soudoyer ou briefer des témoins.



Juges trompés

 

Aimé Kilolo était chargé de leur donner les instructions: "Voici ce que tu diras", "Dis que tu ne sais rien à ce sujet", "Personne de la défense ne t'a appelé". L'avocat a également effectué ou facilité le transfert d'argent, de téléphones et d'ordinateurs portables auprès des témoins.


Les juges de la chambre chargée du procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité "ont pu ne pas avoir suivi les dépositions de ces témoins mais bien la conception de déposition de M. Kilolo", a constaté M. Schmitt.



(ats / 19.10.2016 16h46)  

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