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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 00:05
RCA : offices religieux en prélude à la commémoration de la fête de l'indépendance
RCA : offices religieux en prélude à la commémoration de la fête de l'indépendance

 

Centrafrique : offices religieux en prélude à la commémoration de la fête de l'indépendance

Par : Yann | 
French.china.org.cn | Mis à jour le 09-08-2021

Plusieurs délégations gouvernementales se sont disséminées dimanche dans les différentes dénominations religieuses préalablement à la commémoration, le 13 août prochain, du 61e anniversaire de l'indépendance de la Centrafrique, a appris Xinhua dimanche de source gouvernementale.

Les délégations, composées de quatre personnes chacune, ont pour but d'une part de participer à des offices religieux et d'autre part d'exhorter les fidèles à la culture de la paix, du vivre-ensemble et de la cohésion sociale avant l'événement national, selon la même source.

De l'avis du ministre d'Etat centrafricain chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement (DDRR) et du Suivi de l'Accord politique de paix et de réconciliation (APPR), Jean Willybiro Sacko, au sortir d'un culte dimanche dans le 2e arrondissement de la capitale centrafricaine Bangui, les mosquées n'ont pas été omises, car vendredi dernier, d'autres membres du gouvernement se sont rendus dans ces lieux de culte.

Source: Agence de presse Xinhua

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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 00:01
« Le singe est une viande très appréciée »

Lu pour vous

 

« Le singe est une viande très appréciée »

 

https://www.ouest-france.fr/ https://www.ouest-france.fr/09/08/2021 à 05h00 Patrick David (Hauts-de-Seine) 

 

International. « En Centrafrique, la viande de singe est sur les étals des marchés de province et des quartiers nord de la capitale. Sa consommation n’est cependant pas sans risques pour la santé. »

Parmi les viandes d’animaux sauvages (appelées également viandes de brousse ou viandes boucanées), le singe est une viande très appréciée des Centrafricains, à l’exception des musulmans qui s’interdisent d’en consommer pour des motifs religieux. Certains n’hésitent pas à braver les services des douanes pour en apporter à des proches installés en France ou en Belgique. C’est un cadeau de choix.

En Centrafrique, la viande de singe est sur les étals des marchés de province et des quartiers nord de la capitale. Elle se présente sous la forme de morceaux boucanés. La tête, la cervelevée, les pattes, le bassin sont très recherchés des connaisseurs. Si la viande de singe est un plus un peu chère à Bangui, elle est accessible en province aux plus pauvres.

Pour ces derniers, le bœuf, le cabri ou les volailles sont des viandes trop coûteuses. Les milices ont détruit les élevages familiaux. La viande de brousse (antilope, pangolin, crocodile, serpents, porcs-épics, petits rongeurs, singe…) est une alternative pour ces populations.

La consommation de la viande de singe n’est, cependant, pas sans risques pour la santé.

Le singe peut être responsable de zoonoses, de la monkeypox (variole du singe). Les jeunes enfants sont les plus exposés.

Cette zoonose est moins grave que la variole humaine. Elle est néanmoins mortelle dans 1 à 10 % des cas. Depuis 2013, date du début des affrontements entre les groupes armés, plusieurs foyers ont été identifiés en plusieurs endroits du territoire. Entre 2018 et 2019, une trentaine de cas dont deux ayant conduit à des décès ont été décelés.

Il n’est pas envisagé d’en interdire la consommation dans le contexte d’insécurité que connaît le pays et s’agissant d’habitudes alimentaires bien ancrées. Aussi, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Institut Pasteur restent très vigilants sur les risques concernant la consommation de viande de brousse et de singe en particulier.

Il est conseillé de manipuler ces animaux avec une grande prudence et de cuire leur viande.

Il faut savoir que la viande de brousse représente 80 % de l’apport en protéines des populations en Afrique centrale. La Centrafrique est d’autant plus concernée qu’elle connaît une grave crise alimentaire du fait des violences.

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10 août 2021 2 10 /08 /août /2021 23:48
Soldats au Mozambique et en Centrafrique, le Rwanda sur tous les fronts
Soldats au Mozambique et en Centrafrique, le Rwanda sur tous les fronts

Lu pour vous

 

Soldats au Mozambique et en Centrafrique, soutien possible à la RDC, le Rwanda sur tous les fronts


https://www.francetvinfo.fr/   09/08/2021 16:38 Jacques Deveaux France Télévisions  

 

Un nouveau contingent de casques bleus rwandais s’installe en Centrafrique. Au Mozambique, Kigali appuie l’armée nationale dans la sécurisation du Cabo Delgado. Paul Kagame n’exclut pas non plus de soutenir la RDC au Kivu et en Ituri.

300 casques bleus rwandais sont arrivés en renfort en Centrafrique, notamment pour sécuriser l’axe routier reliant Bangui au Cameroun. Un axe, vital pour le ravitaillement de la capitale, qui avait été coupé au plus fort de l’offensive des rebelles en décembre 2020. Des centaines de camions s’étaient retrouvés bloqués.

"Le reste du bataillon qui compte 450 soldats arrivera d'ici à la fin de l'année", a déclaré à l'AFP Abdoulaziz Fall, porte-parole de la force de la Minusca. Le Rwanda est ainsi le premier pays contributeur à la force de paix des Nations unies en Centrafrique.

"Main dans la main avec la Centrafrique"

Le Rwanda s’implique ainsi un peu plus dans le devenir de la République centrafricaine, et de son actuel président Faustin-Archange Touadéra. Kigali était déjà aux côtés de ce président dans sa lutte contre les rebelles. Des soldats rwandais sont intervenus début 2021 pour officiellement soutenir les casques bleus menacés par les rebelles. Faustin-Archange Touadéra a d’ailleurs été reçu en grandes pompes le 5 août à Kigali, et les deux pays ont signé quatre protocoles d’accords bilatéraux. Paul Kagame rappelait à cette occasion que "le Rwanda est très heureux de marcher main dans la main avec la Centrafrique, dans un objectif de paix, de réconciliation et de prospérité".

Dans ce contexte, Kigali n’a pas d’états d’âmes à participer à une force internationale pourtant très critiquée localement. "On nous a demandé de fournir plus de troupes sous la bannière des Nations unies. Nous sommes toujours prêts à le faire parce que nous en avons les moyens et parce qu’on nous l’a demandé" a précisé Paul Kagame.

Mission au Mozambique

Des soldats rwandais sont également présents au Mozambique pour aider l’armée à combattre les jihadistes dans le nord du pays. L’attaque contre Palma dans la province de Cabo Delgado le 24 mars 2021, a provoqué un traumatisme et révélé au grand jour l’incapacité de l’armée nationale à assurer la sécurité des habitants de la région. Jusqu'à présent, le président mozambicain Filipe Nyusi se montrait réticent à toute aide étrangère, insistant sur la souveraineté du pays, indépendant depuis 1975. Mais il a fini par céder face à la pression internationale.

Ainsi, la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) regroupant 16 pays a annoncé fin juin l’envoi de troupes pour soutenir le Mozambique. Mais le Rwanda, qui ne fait pas partie de la communauté est lui déjà présent. 1000 hommes ont été déployés dès le 9 juillet.

Selon le porte-parole de l’armée rwandaise, l’opération de soutien aux soldats mozambicains se déroule bien, les succès se multiplient aux dires des militaires rwandais. "Nous progressons bien dans la province de Cabo Degaldo", a-t-il précisé à l’AFP. L’objectif est de reprendre le contrôle du port de Mocimboa da Praia, devenu un fief jihadiste. En chemin, ils ont sécurisé la localité d’Awasse, abandonnée par les jihadistes, tout comme celle de Palma.

Main tendue à Kinshasa

Dans son offensive diplomatique tous azimuts, après la normalisation des relations avec la France, Paul Kagame s’est également rapproché de son homologue congolais Félix Tshisekedi. Les deux hommes se sont rencontrés le 25 juin 2021 à Rubavu, au Rwanda. Les relations avec les deux pays ont toujours été difficiles. La République démocratique du Congo a connu deux guerres qui ont déstabilisé la région frontalière du Kivu. Le Rwanda en a largement pris sa part, et depuis, la RDC accuse régulièrement Kigali d’interventionnisme en armant les groupes armés dans le Kivu.

Désormais entre les deux pays on parle de coopération bilatérale, notamment sur l’exploitation de l’or. Et, dans le contexte de l’Etat de siège imposé en Ituri et au Nord-Kivu, Kigali se dit prêt"Le Rwanda s'engage à consentir d’efforts et cela en collaboration avec la République démocratique du Congo dans le respect de sa souveraineté nationale (...) le Rwanda est prêt à prêter mains fortes à la RDC dans la mesure de nos moyens", a déclaré Kagame.

Bref, Paul Kagame impose son leadership dans cette région d’Afrique centrale, et fait ainsi oublier les choses qui fâchent. Comme cette enquête de l’ONU qui met en lumière le rôle du Rwanda dans les réseaux de contrebande de minéraux congolais. Le pays, quasiment sans mines, est devenu l’un des plus gros exportateurs de coltan au monde.

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10 août 2021 2 10 /08 /août /2021 23:26
COMMUNICATION AU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL par MARTIN ZIGUELE

 

COMMUNICATION AU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

LUNDI 09 AOUT 2021

Par  MARTIN ZIGUELE 

THEME «  LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE FACE AUX ENJEUX GEOSTRATEGIQUES, SECURITAIRES ET ECONOMIQUES EN TEMPS DE CRISE » 

 

C’est la 4ème fois que je suis invité par votre auguste institution pour échanger avec vous sur des sujets relatifs à notre nation, et je voudrais vous en remercier. Autant les sujets précédemment évoqués étaient assez « classiques », autant la thématique d’aujourd’hui qui s’inscrit dans une actualité qui se déroule sous nos yeux, exige beaucoup de lucidité et de courage dans son analyse, afin de contribuer positivement à la réflexion générale sur les voies et moyens d’aller de l’avant dans la stabilisation de la situation de notre pays, aussi bien sur le plan sécuritaire qu’économique. Dans ma démarche, je présenterai dans ses grandes lignes l’ordre géostratégique actuel, avant de partager avec vous mes réflexions, forcément subjectives, sur les domaines du possible pour notre pays face à ce tableau. Le débat et les échanges nous permettront certainement de nous nourrir réciproquement de nos différentes visions, car la nation étant d’abord et avant tout une communauté de destin, les échanges sont plus que nécessaires.

Quelles sont, dans leurs grandes lignes, les stratifications géopolitiques d’aujourd’hui ?  

Le monde tel qu’il existe aujourd’hui avec ses lignes de forces, a été dessiné trois mois avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, par les premiers responsables des puissances alliées contre l’Allemagne (Union soviétique, Royaume-Uni, Etats-Unis) lorsque leur victoire devenait imminente , lors de la Conférence de YALTA, en Crimée, tenue du 4 au 11 février 1945.

Cette conférence avait pour objectifs, outre l’adoption d’une stratégie commune afin de hâter  la fin de la Seconde Guerre mondiale et le règlement du sort de l’Europe après la défaite allemande, mais surtout pour ce qui nous concerne, la garantie de la stabilité d’un nouvel ordre mondial après la victoire des Alliés.  En termes non diplomatiques, et plus prosaïques, il s’est donc agi de répartir le monde selon des zones d’influence pour chaque puissance alliée.

Ensuite, lorsque la guerre fut terminée, ces mêmes puissances décidèrent de transformer la Société des Nations (SDN) en Organisation des Nations Unies (ONU), c’est tout naturellement que les vainqueurs de la guerre de 1939- 1945 se sont retrouvés au Conseil de Sécurité et s’octroient un droit de veto (Etats-Unis, Royaume-Uni, Union soviétique, France et initialement la Chine de Taïwan, remplacée plus tard par la République Populaire de Chine avec le soutien unanime des Etats africains). A noter que les vaincus de la Puissance de l’Axe (Allemagne, Japon, Italie, Espagne, etc.) n’ont pas été cooptés dans le Conseil de sécurité.

Dans la foulée de la victoire des alliés, les Etats-Unis poseront deux actes fondateurs de la carte géostratégique et géoéconomique actuelle :

-         Ils mettront en place une Organisation militaire intégrée sous leur commandement, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) regroupant les pays ouest – européens, et qui bénéficient de leur parapluie atomique.

-         Ils  lanceront le fameux Plan Marshall pour reconstruire la partie de l’Europe relevant de sa zone d’influence. C’est que les Etats-Unis réuniront à Bretton-Woods leurs alliés pour bâtir, autour de la toute-puissance du dollar américain et de l’idéologie hégémonique du libéralisme économique,  le Consensus de Washington qui a donné naissance aux institutions dits de Bretton Woods :

1-     La Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) ou Banque Mondiale pour financer comme son nom l’indique la reconstruction des pays détruits et amorcer leur développement économique. La Banque Mondiale a son guichet IDA (International Developement Agency pour les dons et prêts concessionnels aux pays très pauvres) et plus tard sa filiale SFI (Société Financière Internationale) pour le financement du secteur privé.

2-     Le Fonds Monétaire International (FMI) qui deviendra la banque centrale des banques centrales pour le contrôle des politiques budgétaires et monétaires. 

L’Union soviétique de son côté organisera sa zone d’influence dans les démocraties populaires de l’Est européen et l’Allemagne de l’Est, autour du « Pacte de Varsovie », qui est à la fois une union politique, économique, militaire et sécuritaire. C’est le «  Bloc de l’Est » ou « Bloc soviétique », auquel s’adjoindra la Chine Populaire en 1949, mais celle-ci s’émancipera de la tutelle soviétique dans les années soixante.  Les pays du Bloc de l’Est étaient sous la tutelle militaire et atomique de la puissance centrale, l’Union soviétique, et leur socle idéologique était le communisme.

Si l’Union soviétique elle-même est aujourd’hui démembrée en plusieurs républiques indépendantes suite à la perestroïka, il n’en demeure pas moins que le noyau central représenté par la Fédération de Russie, demeure toujours une superpuissance militaire face au bloc américano-européen. L’idéologie communiste n’est plus de mise, mais toute la superstructure politique, organisationnelle et fonctionnelle de la Fédération de Russie et de certaines anciennes républiques soviétiques fonctionne selon ce schéma idéologique.

Enfin, la République Populaire de Chine, ancienne alliée de l’Union soviétique,  se démarquera très rapidement du bloc soviétique, et prônera une politique d’indépendance face aux deux blocs. C’est ainsi qu’elle contribuera à la naissance du Mouvement des « non alignés » à la Conférence de Bandoeng avec Sukarno en Indonésie. Réunie du 18 au 24 avril 1955, cette Conférence est la première tentative des pays d’Asie et d’Afrique, d’affirmer leur volonté d'indépendance et leur non-alignement sur les puissances mondiales. 29 pays dont 23 d’Asie et 6 d’Afrique y participeront et parmi ses invités, on peut citer Gamal Abdel Nasser pour l’Égypte, le Premier ministre indien Nehru et Zhou En lai, Premier ministre de la Chine populaire afin de chercher à se démarquer de ces deux blocs évoqués ci-dessus.

La République Populaire de Chine, se considérant toujours comme un pays en voie de développement « frère et « ami » des pays en développement face aux deux blocs ne met pas en avant dans ses relations avec le reste du monde ses options idéologiques, mais travaille sur une politique de grande coopération économique et financière, en usant du soft power pour se construire des alliés « économiques » dans son positionnement parmi les deux blocs et dans sa lutte contre Taïwan.

Nous constatons par conséquent que les blocs géopolitiques et géostratégiques ont été créés par ces superpuissances mondiales pour perpétuer leurs influences sur les pays membres qui font partie des espaces qu’ils considèrent comme leur espace vital. Les instruments de leurs influences sont nombreux et variés, et s’inscrivent aussi dans ce cadre les actions militaires pures, les actions sécuritaires globales, les dispositifs de coopération économiques et financières préférentiels qu’elles déploient pour consolider et renforcer leur imperium.

Par conséquent, chaque bloc fait du prosélytisme politique, sécuritaire et économique, et réagit contre toute action venant d’un autre bloc ou considéré comme hostile dans sa zone d’influence.  Par conséquent elles veillent à ce qu’ils considèrent comme l’ordre mondial ne soit pas déstabilisé par le concurrent, ce qui entraîne des ripostes diplomatiques , sécuritaires et militaires, ainsi que politiques. Nous avons tous en mémoire la crise des missiles à Cuba et dans une certaine mesure aujourd’hui le cas de la Birmanie et de l’Ukraine.

Voici dans ses grandes lignes le tableau géostratégique et géopolitique actuel, qui ressemble à un champ de mines, et auquel notre pays fait face dans sa situation de crise.  

Que doit faire la RCA, pays en crise, face à ce tableau ?

La préoccupation majeure de la RCA, me semble-t-il, dans ce monde tel qu’il est aujourd’hui, consiste à réunir les conditions nécessaires pour garantir la paix et la sécurité du pays et d’œuvrer au bien-être de sa population. Dans cette quête légitime de la paix à l’intérieur de nos frontières et des leviers de notre développement, nous devons d’abord compter sur nous-mêmes, sur notre génie propre, sur la mobilisation de nos ressources propres et sur une allocation optimale de nos ressources par rapport à nos objectifs nationaux. C’est la voie suivie par toutes les nations aujourd’hui « debout » : la recherche constante d’une autonomie sécuritaire, politique et économique dans un monde interdépendant et globalisé. Il est évident que c’est un exercice difficile mais c’est à ce prix que se créent les Etats. C’est un prérequis qui demande beaucoup de sacrifices et qui nécessite une vision holistique des objectifs que nous avons ensemble définis, partagés et acceptés.

En d’autres termes, dans la configuration géopolitique actuelle, aggravée par le phénomène d’une mondialisation à sens unique, notre salut résidera dans notre lucidité et notre aptitude à comprendre que réellement seuls les intérêts des Etats guident leurs actions avouées et inavouées-ou inavouables-. Pour être plus concret par rapport à notre pays, nous devons nous poser les questions suivantes :

1-     Comment faire pour arriver à la paix tout en reconstruisant une armée à même d’assurer en toutes circonstances la paix et la sécurité de notre pays, dans le contexte géopolitique et géostratégique actuel ?

2-     Comment faire pour assurer à notre pays une viabilité financière à long-terme dans ce contexte de crise et de dépendance accrue à l’aide extérieure ?

3-     Comment faire pour reconstruire les bases d’une vraie économie nationale, robuste et endogène dans le contexte géopolitique et géostratégique actuel ?  

1-     Comment faire pour arriver à la paix tout en reconstruisant une armée à même d’assurer en toutes circonstances la paix et la sécurité de notre pays, dans le contexte géopolitique et géostratégique actuel ?

L’armée centrafricaine a commencé à être fragilisée par ses propres fondateurs, avec la purge des officiers que nous avons connue entre 1966 et 1979, et qui a ralenti considérablement sa montée en puissance pendant les années de plomb. Ensuite depuis près de 30 ans aujourd’hui, des crises récurrentes ont profondément déstabilisé notre armée. Par conséquent la reconstruction de notre armée peut être assimilée aux  travaux d’Hercule, si on met en face des besoins immenses, les ressources mobilisables à court et moyen-terme, d’abord sur le plan domestique puis au titre de la coopération. La loi de programmation existe mais il faut en assurer la pérennité du financement. Tant qu’une part critique du financement de la reconstruction de notre armée sera tributaire des appuis extérieurs, nous devons clarifier nos choix stratégiques pour en garantir la durabilité.

Par ailleurs la levée de l’embargo qui est une attente légitime de tous les Centrafricains est une bataille de longue haleine, dont l’issue est aussi bien tributaire de la satisfaction de certains critères techniques et administratifs, que des nécessaires approches diplomatiques et politiques, dans un climat dépassionné.   

2-     Comment faire pour assurer à notre pays une viabilité financière à long-terme dans ce contexte de crise et de dépendance accrue à l’aide extérieure ? 

La question que je me pose souvent est de savoir si les Centrafricains sont, dans leur majorité, conscients de la situation financière exacte de notre pays. A entendre certains discours, à voir certaines prises de position, et à lire certaines interventions sur les réseaux sociaux, j’ai des doutes quant à une réponse positive.

  • D’abord, au sein de la CEMAC où existent des critères de convergence, le seuil minimal de mobilisation des ressources internes est de 17% de la richesse nationale, nous en sont à 9% environ pendant que nos pairs de la CEMAC sont à 23% en moyenne et les pays de l’UEMOA à près de 30%.
  • En prenant en exemple le budget de l’exercice 2021, nous avons les agrégats suivants :

- Sur des ressources totales prévues en 2021 de  287,3 milliards de francs CFA, les ressources propres sont de 135,3 milliards de francs CFA soit 47,09% et les ressources extérieures de  151,9  milliards de francs CFA soit  52, 91%

- Sur ces ressources extérieures, les appuis  budgétaires   étaient prévues à 28,5  milliards de francs CFA  soit  18,76%, les dons projets   de 116,7 milliards de francs CFA   soit 76,82% et les emprunts de  6,7 milliards de francs CFA    soit 4,42%

- S’agissant des charges totales en 2021, elles sont prévues à 330,5 milliards de francs CFA, les dépenses primaires  sont de 168,8 milliards de francs CFA  soit  51,07%, le Remboursement Dettes de 15,9  milliards de francs CFA soit  4,81%, et le Budget Equipement est de  155,3 milliards de francs CFA  dont 28,9 milliards de francs CFA en financement national.      

 L’analyse sommaire de ce tableau nous indique clairement tous les défis qui se posent à notre pays et à notre intelligence commune :

  1. Nous avons un défi structurel de mobilisation de nos ressources  internes
  2. Notre fonctionnement en tant qu’Etat majoritairement financé par     des ressources externes
  3. L’équipement de notre pays est financé en très écrasante partie par les concours extérieurs

L’ensemble de ces défis doivent être et peuvent être relevés. Des solutions bien documentées existent et il faut les appliquer dans la dans la durée. Pour notre pays à court et à moyen terme, il s’agit de poursuivre le programme de réformes économiques avec les institutions de Bretton-Woods, afin d’espérer sortir un jour de cette situation de déséquilibre structurel entre nos ressources mobilisables et disponibles et nos attentes en matière de financement de développement.  

3-     Comment faire pour reconstruire les bases d’une vraie économie nationale, robuste et endogène dans le contexte géopolitique et géostratégique actuel ?  

La publication des données des Cahiers économiques de la Banque mondiale sur la RCA met en lumière de manière crue la situation économique et financière globale de notre pays. Elle conclut que la pauvreté y augmente de manière considérable puisqu’elle atteint désormais 75% de la population contre 60% précédemment. Cela signifie que 3 de nos compatriotes sur 4, quel que soit leur âge, vivent dans la pauvreté. De même, notre économie est en voie de récession par rapport à 2020, c’est-à-dire que la richesse nationale se contracte sous les effets conjugués de l’insécurité, d’une activité économique globale perturbée par des chocs internes et externes et également des effets du COVID 19. Elle nous apprend enfin ce que nous savions déjà, à savoir que les recettes propres de l’Etat, même si elles ont résisté aux divers chocs, demeurent structurellement en deçà du potentiel.

Les économistes de développement s’accordent à dire que pour qu’un pays sorte de la pauvreté et devienne émergent, il lui faut s’assurer des investissements de l’ordre de 25% du PIB de façon discontinue pendant 25 ans.  Pour la RCA si on retient un montant de PIB de 1500 milliards de francs CFA environ, il nous faut donc réaliser  375 milliards de francs CFA  d’investissements dans notre économie pendant 25 ans pour sortir des trappes de la pauvreté. Chacun peut apprécier la profondeur du gap.

 Alors comment faire dans la situation actuelle ?

La première démarche relève à la fois de la politique, de la diplomatie et de la recherche de l’efficacité économique :

- il faut prendre les taureaux par les cornes en engageant les réformes économiques structurelles indispensables à l’assainissement de notre environnement économique. Cela ne dépend que de nous.

- Il faut garder et resserrer nos relations avec la communauté financière internationale pour avoir accès à des financements concessionnels et aux dons plutôt qu’aux emprunts dans la phase actuelle de fragilité extrême ;

-   Il faut renforcer l’économie réelle en relançant enfin les filières agricoles vivrières et d’exportation. Nous avons plusieurs décennies de retard dans le domaine agro-pastoral et sylvicole, si on tient compte de notre potentiel

-  Et enfin, mais pas le moindre, l’amélioration du climat des affaires doit aller de pair avec le patriotisme économique, afin que nous produisions plus de richesses, d’emplois et de ressources budgétaires.

Voilà la substance de ce que m’inspire ce thème et je vous remercie pour votre attention et pour votre intérêt.

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8 août 2021 7 08 /08 /août /2021 22:39
RCA : l'ONU se dit «alarmée» par la situation des droits de l’Homme
RCA : l'ONU se dit «alarmée» par la situation des droits de l’Homme

 

Centrafrique: l'ONU se dit «alarmée» par la situation des droits de l’Homme

https://www.rfi.fr/ 08/08/2021 - 06:13

Dans un rapport publié cette semaine, l'organisation internationale estime que « toutes les parties au conflit continuent de commettre des atrocités, alors que la situation sécuritaire se détériore, en particulier dans les provinces ». Depuis décembre 2020, le pays est en proie à l'action de groupes armés coalisés qui ont tentés d'empêcher la dernière élection présidentielle.

526 cas de violations et d’abus des droits de l’homme et du droit international, pour au moins 1.221 victimes, dont des civils. Voilà le bilan tiré par l'ONU sur une période allant de juillet 2020 à juin 2021. 

Exécutions sommaires et extrajudiciaires, actes de torture, arrestations et détentions arbitraires, ou encore violences sexuelles, ces infractions au droit international ont été commises, selon les auteurs du rapport, par toutes les parties du conflit, groupes armés comme forces de soutien au gouvernement central. 

Selon la Minusca qui a participé à la rédaction de ce rapport, un peu plus de la moitié de ces exactions portent la marque de la CPC, la coalition rebelle, notamment pendant la période électorale.

Pour autant l'ONU pointe aussi du doigt, les Faca, les Forces armées centrafricaines et leurs alliés russes. Les instructeurs envoyés par Moscou auraient ainsi participé à des opérations de terrains en arrêtant des suspects et en commettant des traitements inhumains et des actes de torture sur certains d’entre eux.

Enfin, le rapport évoque aussi les groupes de sécurité privée affiliés à la Russie ; ceux ci auraient, de concert avec les FACA, participé aux graves violations du droit international en Centrafrique. En mars dernier, le Groupe de travail des Nations unies sur les mercenaires alertait sur une longue série de violations graves des droits de l’homme qui leur sont attribuées. Des informations « non vérifiées », a ensuite dénoncé Moscou

 

 

Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 4 août 2021

 

République centrafricaine

Un rapport publié aujourd’hui par les Nations Unies détaille une situation critique, qui continue de se dégrader, en ce qui concerne les droits humains cette année en République centrafricaine, pays qui a essuyé les tentatives de groupes armés visant à interrompre les élections par la violence.  Les Forces de défense et de sécurité du pays ont riposté en lançant des opérations militaires afin de reprendre les territoires qu’ils occupaient.  Le rapport conjoint du Bureau de défenseurs des droits de l’homme des Nations Unies et de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) couvre la période allant de juillet 2020 à juin de cette année, dans un contexte d’élections présidentielle et législatives.  Sur le terrain, la division des droits de l’homme de la Mission a documenté 526 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans tout le pays au cours de la période.  Des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture, des arrestations et détentions arbitraires, des violences sexuelles liées au conflit et des violations graves contre les enfants, y compris leur recrutement par les parties au conflit, figurent au nombre de ces violations.  Selon le rapport, une coalition de groupes armés, connue sous le nom de CPC, est responsable de 54% des incidents recensés, le reste étant le fait des Forces armées centrafricaines, du personnel bilatéral des forces de sécurité intérieure et des contractants militaires privés.

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8 août 2021 7 08 /08 /août /2021 22:26
La République Centrafricaine et le Rwanda renforcent leur coopération

 

Coopération : la République Centrafricaine et le Rwanda renforcent leur coopération à travers 4 nouveaux accords

 

(Agence Ecofin) -  07 août 2021 11:15 - Lors de la première visite d'État du chef d'État rwandais Paul Kagamé en RCA en 2019, les deux pays avaient signé cinq accords de coopération. Cette année, le Président Centrafricain est en visite officielle au Rwanda et c'est l'occasion de la signature de nouveaux accords.

La République Centrafricaine et le Rwanda renforcent leur coopération. Les deux États ont signé quatre accords ce jeudi 5 août 2021 à l’occasion de la visite d'État du Président de la République Centrafricaine, Faustin-Archange Touadera, au Rwanda.

Faustin-Archange Touadera a été reçu à Urugwiro Village, le bureau du président rwandais Paul Kagamé en vue de discussions bilatérales avant la signature de 4 accords entre les deux pays. Il s’agit d’un accord d’exploration en vue de l'exploitation minière ; d’un protocole sur le développement du transport ; d’un protocole d'entente relatif à l'appui à la mise en œuvre de la stratégie nationale de la réforme du secteur de sécurité dans le domaine de la défense en République Centrafricaine et d’un protocole d'entente pour une coopération dans le domaine de la planification économique.

Les deux Chefs d'État ont ensuite animé une conférence de presse. Le Président Touadera a, d'entrée, remercié son hôte pour « les appuis multiformes » apportés à son pays dans leurs « efforts de recherche de la paix, de la sécurité et du relèvement économique ».

« Le peuple centrafricain veut s'inspirer du modèle économique réussi au Rwanda mais aussi de l'exemple réussi de résilience de la réconciliation nationale et du vivre ensemble » a-t-il rajouté avant d'inviter les investisseurs rwandais à aller investir massivement dans son pays.

Le président Kagamé, dans son intervention, a affirmé que le Rwanda était dans son rôle et se devait d'apporter sa contribution à la résolution du problème.

« Bien qu'il s'agisse d'un problème que nous nous sommes tous réunis pour résoudre, le Rwanda et la République centrafricaine ont également la possibilité de travailler ensemble dans différents autres domaines, en soutenant davantage la paix et la sécurité, ainsi que le développement » a déclaré Paul Kagamé.

Les deux pays ont à cœur de renforcer leurs liens. Il y a moins de quatre mois Rwandair, la compagnie aérienne rwandaise, annonçait une nouvelle desserte de Bangui sur la ligne Bangui - Kinshasa - Bangui qui pouvait être élargie à une ligne Bangui - Brazzaville - Kigali.

Jean-Marc Gogbeu (stagiaire)

 

 

Centrafrique: le président Touadéra en visite d'État au Rwanda

 

https://www.rfi.fr/   05/08/2021 - 18:07

Le président centrafricain est arrivé ce jeudi 5 août à Kigali pour une visite officielle. Arrivé en milieu de journée, Faustin Archange Touadéra a immédiatement rejoint son homologue rwandais Paul Kagame. Les deux hommes se sont entretenus en privé pendant un peu moins d'une heure, avant d'assister à la signature de quatre protocoles d'accords bilatéraux. Ils ont ensuite tenus une conférence de presse.

Le président centrafricain a été accueilli dans le village Urugwiro par un défilé militaire, où il a passé en revue les troupes rwandaises, avant de rejoindre le président Paul Kagame dans son bureau, pour un entretien privé.

Exploitation minière et transport aérien

L'objectif de la visite est de resserrer les liens qui existent déjà entre les deux pays, notamment en matière de coopération sécuritaire et minière. Dans ces deux domaines, plusieurs accords ont déjà été signés, et selon le porte-parole de la présidence rwandaise, d'autres accords vont être annoncés à l'issue de la rencontre du jour.

Dans les deux premiers accords de la journée, sur l'exploitation minière et pour le développement des transports aériens, c'est un acteur privé qui a apposé sa signature aux côtés de celle des ministres centrafricains présents cet après-midi. Les liens économiques existent déjà entre les deux pays dans ces secteurs, puisqu'en 2019, un accord de coopération dans le secteur minier avait été signé, et une ligne aérienne de la RwandAir relie depuis peu Bangui et Kigali.

Les deux accords suivants, sur les plans économiques et de la défense, ont été paraphés par les ministres des deux parties, preuve de l'engagement de l'État rwandais dans le redressement de la Centrafrique. Engament que Faustin-Archange Touadéra n'a pas manqué de souligner : « Merci au peuple frère rwandais et à mon frère le président Kagame pour les appuis multiformes apportés à la République centrafricaine dans nos efforts de recherche et de consolidation de la paix et de la sécurité et du relèvement économique ».

De nouveaux casques bleus rwandais

De son côté, Paul Kagame a souligné l'importance des liens qui unissent désormais les deux pays : « Le Rwanda est très heureux de marcher main dans la main avec la république centrafricaine, dans un objectif de paix, de réconciliation et de prospérité. La signature de ces accords va renforcer nos liens et l’immense potentiel de la transformation socioéconomique de nos pays ».

Quelques jours avant la visite du président Touadéra, les Nations unies annonçaient l'arrivée de quelque 750 casques bleus rwandais supplémentaires en Centrafrique. Un apport militaire conséquent, que le président rwandais Paul Kagamé semble avoir fait de bon cœur, il s'est exprimé sur le sujet mercredi, tout en justifiant le maintien de ses forces présentent suite aux accords bilatéraux entre les deux pays.

« On nous a demandé de fournir plus de troupes sous la bannière des Nations unies. Nous sommes toujours prêts à le faire parce que nous en avons les moyens et parce qu’on nous l’a demandé. D’un autre côté, les troupes déployées sur le plan bilatéral sont là en renforcement, car l’une peut intervenir plus vite que l’autre », a déclaré le président Kagame. 

Mercredi 4 août, les Nations unies et la Minusca se sont alarmées des exactions commises par les forces armées centrafricaines et leurs alliés russes. Mais le rapport de l'ONU ne mentionne pas le contingent rwandais, et si l'on écoute Faustin-Archange Touadéra sur l'efficacité des militaires de Kigali, cela n'a rien de surprenant.

 « Nous sommes très satisfaits de la contribution, de la manière dont le contingent rwandais travaille dans le cadre de la Minusca, une force qui est très sollicitée, très demandée par le peuple centrafricain, au regard de leur prestation, des résultats obtenus sur le terrain », a déclaré le président centrafricain.

Ce soir après une visite du musée historique de la lutte contre le génocide, le président Touadéra est reçu à la table par son homologue pour le dîner. La visite du président centrafricain se poursuit ce vendredi avec la visite du village modèle de Kinigi, dans le nord du pays.

La République Centrafricaine et le Rwanda renforcent leur coopération
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5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 16:11
RCA: le gouvernement annonce l’amélioration de la distribution de l’électricité début 2022

 

RCA: le gouvernement annonce l’amélioration de la distribution de l’électricité début 2022

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 4 août 2021 15:27

 

Face à la difficulté que connaît l'Energie centrafricaine (Enerca), le gouvernement annonce que, les centrales photovoltaïques de Danzi et de Sakai dans la commune de Bimbo, seront opérationnelles d’ici 2022. Les travaux d’installation de ces champs solaires avancent à grand pas selon une délégation conjointe du ministère de l’Hydraulique et de l’Enerca. Elle a visité les deux chantiers ce mardi 03 août 2021.

A l'entrée du site de la localité de Sakai, une imposante pancarte blanche, avec des écritures en rouge et bleu, indique la centrale photovoltaïque. Autrefois couvert de forêt dense, cet endroit de 65 hectares est bien aménagé et clôturé pour abriter le chantier. Les ouvriers travaillent d’arrache-pied et les travaux avancent à merveilles. "Il n'y a pas de souci. Tout se passe bien. On essaie de vérifier ce qu’ils font; si cela est conforme aux schémas et plans techniques qu'ils nous ont soumis" a soutenu Brice Batoumas, ingénieur à l’Enerca.

Après un tête-tête avec le personnel de l’entreprise chinoise Shanxi en charge des travaux, les autorités centrafricaines rassurent en annonçant la date de l’opérationnalisation du site.

"D'ici mars-avril 2022, on aura terminé les travaux et le problème de l'électricité sera réglé définitivement" a rassuré Arthur Bertrand Piri, ministre de l'Energie et de l’Hydraulique.

Loin de là au village Danzi, à 20 kilomètres de Bangui sur la route de Boali, se trouve le second champ solaire. Sur ce chantier, les ouvriers travaillent également sans relâche. Selon les autorités, ce champ solaire fournira, d'ici la fin de l'année 2022, 25 kilowatts d’énergie solaire. Par ailleurs, les habitants de Zongo, ville congolaise située en face de Bangui, bénéficieront aussi de l’électricité venue de ces installations. Trois pylônes sont construits pour interconnecter les deux villes.

"On va leur vendre de l'électricité. De Bangui à Zongo, nous avons prévu trois pylônes pour conduire cette énergie en passant au dessus du fleuve Oubangui" a fait savoir Thierry Patient Bendima, directeur général de l’Enerca. Le projet de construction de ces champs solaires est financé par la banque mondiale à hauteur de 45 millions de dollars, soit près de 25 milliards de francs CFA. Les travaux sont exécutés par l’entreprise chinoise Shanxi.

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5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 15:45
RCA Economie : Investir dans le capital humain pour préserver l’avenir

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Perspectives économiques en République centrafricaine : Investir dans le capital humain pour préserver l’avenir

BANGUI, 04 août 2021 — La quatrième édition des cahiers économiques de la République centrafricaine (RCA), publiée aujourd’hui par la Banque mondiale, a confirmé un ralentissement de l’activité économique en 2020. La combinaison du Covid-19 et d’une insécurité renouvelée au milieu des conflits post-électoraux devrait plonger l’économie dans la récession en 2021. Le rapport est revenu sur les défis du capital humain et présente les opportunités pour renforcer l’investissement dans les personnes afin de préserver l’avenir.

I ntitulé « Investir dans le capital humain pour préserver l’avenir », le rapport note que l’activité économique a ralenti en 2020 pour la cinquième année consécutive. Frappée par la pandémie du Covid-19, la croissance du PIB réel a ralenti à 0,8 %, son plus bas niveau au cours des cinq dernières années. Du côté de la demande, la consommation privée s’est contractée en 2020, reflétant une baisse des revenus des ménages. Pour ce qui est de l’offre, la dynamique positive du secteur agricole a empêché l’économie d’entrer en récession, et les secteurs de la foresterie et des télécommunications ont mieux résisté que prévu.

Le rapport souligne également que malgré les pressions inflationnistes dues aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement, l’inflation est tombée à 2,3 % en 2021 (d’une année sur l’autre) – en deçà du critère de convergence régionale. La situation budgétaire s’est détériorée et la dette publique a encore diminué pour s’établir à 44,1 % du PIB en 2020 – grâce à l’annulation et au rééchelonnement de la dette.

« Avec le Covid-19 et le regain d’insécurité, on estime que la RCA pourrait perdre 4 ans de croissance du revenu par habitant, avec des estimations montrant que le PIB par habitant devrait rester au même niveau en 2023 qu’en 2019 » a déclaré Wilfried A. Kouamé, économiste à la Banque mondiale et auteur principal du rapport. Parlant des inquiétudes, ce dernier a ajouté que « la croissance économique pourrait se redresser à moyen terme, soutenue par des niveaux de production agricole et industrielle, mais seulement à condition que la situation sécuritaire s’améliore. De toute façon, plus de 3,5 millions d’habitants devraient continuer à vivre dans l’extrême pauvreté entre 2022 et 2024, et l’insécurité alimentaire et l’accès limité aux services publics de base, en particulier dans les zones reculées, resteront des préoccupations majeures ».

Par rapport aux perspectives, la RCA reste exposée à un risque élevé de surendettement en raison principalement de sa faible mobilisation des ressources intérieures et de ses revenus d’exportation. Le déficit du compte courant s’est creusé de 4,8% du PIB en 2019 à 8,7% du PIB en 2020, en raison de la faiblesse de la demande extérieure et des transferts privés ainsi que d’un déficit accru de la balance des biens alors que les bonnes exportations ont diminué et que les importations non pétrolières ont augmenté par des investissements financés par des donateurs avec la pandémie du Covid-19.

En ce qui concerne le capital humain, la RCA fait face à de nombreux défis et des besoins énormes bien que le capital humain soit un moteur essentiel d’une croissance économique soutenable et de la réduction de la pauvreté. « La RCA dispose d’environ 35 ans pour tirer pleinement parti de sa jeune population en âge de travailler et tirer le meilleur parti de son dividende démographique » a indiqué Han Fraeters, Représentant resident de la Banque mondiale pour la RCA. Afin d’inverser cette tendance, « La RCA doit veiller à ce que les adultes de demain soient en bonne santé, bien éduqués et productifs. Mais cela nécessite des investissements dès aujourd’hui. L’investissement dans le capital humain doit devenir une priorité pour le gouvernement. Sinon, le dividende démographique se transformera en malédiction démographique ».

Le rapport formule plusieurs recommandations qui permettront de renforcer ce capital humain et protéger l’avenir tout en stimulant la croissance économique et en améliorant le niveau de vie des populations. Parmi lesquelles :

  1. Relever les défis du développement de la petite enfance pour jeter des bases solides à la fois pour la prospérité et la résilience des adultes ainsi que pour la croissance économique et la compétitivité du pays ;
  2. Autonomiser les femmes et les filles pour accélérer la transition démographique, réduire le mariage des enfants, accroître l’accès à la planification familiale, retarder la grossesse à l’âge adulte et réduire la mortalité infantile ;
  • Renforcer la gouvernance et les Institutions dans les secteurs du capital humain tout en renforçant la coordination entre les partenaires techniques et financiers sous le leadership du gouvernement ;

Contacts:

À Bangui : Boris Ngouagouni, (236) 7513 5080, pngouagouni@worldbank.org

Pour plus d’informations, visiter le site: http://www.banquemondiale.org/afrique
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Communiqué No. 2022/006/AFW

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5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 15:26
Un ultimatum lancé aux Russes de quitter le camp Kassaï à Bangui

Lu pour vous 

 

Centrafrique : un ultimatum lancé aux Russes de quitter le camp Kassaï à Bangui

 

28 juillet 2021 Nicolas Gros-Verheyde

(B2) La présence des mercenaires de la société russe de Wagner pèse pour les Européens. D’une manière très franche, l’amiral Hervé Bléjean, directeur de l’état-major de l’UE, avoue toute l’amplitude du problème et les efforts pour desserrer l’étau des Wagner sur l’État centrafricain. L’amiral s’exprimait devant la sous-commission défense (SEDE) du Parlement européen le 12 juillet

La concurrence réelle des Russes de Wagner

Cette présence de Wagner a un « impact réel » sur la mission de formation des troupes centrafricaines (EUTM RCA auprès des FACA) puisque ses membres « imposent leur propre entraînement comme un préalable au don de matériel pour [les] équiper ». Les formations des Wagner entrent donc « en concurrence avec celles réalisées » par les Européens. Ce d’autant plus que « la mission EUTM ne prévoit pas d’accompagnement opérationnel sur le terrain ».

Une guerre d’influence

Une influence particulièrement « mise en scène à grand renfort de communication » avec le film Le touriste, film à la gloire des Russes de Wagner, dont la première diffusion s’est faite « en présence de nombreux membres du gouvernement ». EUTM RCA « fait face comme d’autres acteurs en RCA à des actions de désinformation ».

Un ultimatum posé à Wagner du camp Kassaï

La question de l’engagement de la société privée russe Wagner a été « abordée de manière très claire avec le président Touadéra ». « J’ai demandé à ce que les acteurs de Wagner présents sur le camp Kasaï à Bangui », utilisé par les Européens pour l’entraînement, « quittent ce camp d’ici la fin de l’été ». Ce afin « d’éviter un mélange des genres préjudiciable à la visibilité de ce que nous faisons », a-t-il justifié. La date limite correspond au « premier cours de formation des officiers puisque l’école des officiers a été implantée par décret présidentiel à Bangui au camp Kassaï. »

Remplacer les sociétés privées par des Africains

Les Européens ont donc proposé au président de la République de « l’aider à conduire une feuille de route visant à réunir les conditions d’une solution alternative à la présence de sociétés privées ». Ces solutions alternatives pourraient « s’appuyer sur la présence d’acteurs africains en particulier ». Les FACA ont « toujours besoin d’un accompagnement sur le terrain », juge-t-il. Il serait donc possible, par exemple de « demander au Rwanda, à l’Angola, à d’autres pays africains avec lesquels [les Européens savons] travailler, de venir en aide à la République centrafricaine et de remplacer ces acteurs non étatiques qui nous préoccupent beaucoup », a proposé l’Amiral. Le président Touadéra a été « attentif à cette proposition », a-t-il rapporté. Maintenant « il faut regarder comment nous pouvons concrètement la mettre en oeuvre ».

Le président doit se passer des Wagner

L’officier général européen reconnait que la « situation est difficile » sur le terrain. Le président Touadéra, « même si l’on peut dire qu’il a été élu par voie de scrutin s’est retrouvé dans une situation très difficile lors de l’élection présidentielle ». Il était sous la menace des groupes armés qui avaient « l’intention claire de prendre le contrôle de la République centrafricaine et du gouvernement ». Cela constituait une « menace considérable pour lui et ses capacités à gouverner ». Il est aujourd’hui dans une « meilleure position qu’il ne l’était avant les élections », en partie grâce aux Russes de Wagner qui « ont fait le combat pour lui et avec les FACA ». Le président « sait certainement que son salut a été vraiment dépendant de l’implication de ces acteurs non étatiques ». La question est donc hautement politique et délicate. « Nous devons le convaincre que le moment est venu de changer de modèle », qu’il y a le temps de l’urgence et du « long terme ».

Des soldats sans règle

« Oui il y a des soldats professionnels » parmi les Wagner, reconnaît le militaire européen. « Mais ils ne respectent absolument aucune règle de droit de la guerre. Et c’est ma principale préoccupation. C’est très facile d’être un bon professionnel quand on n’a pas de restrictions pour tuer tous les personnes que vous voulez. » « Leur efficacité est aussi le paradoxe de leur manque de règles et d’obéissance à toute forme de règle. »

Des allégations d’exactions réelles

Le président centrafricain « ne peut pas rester longtemps avec une telle réputation en danger, de plus en plus d’exactions, s’il veut être la solution en tant qu’interlocuteur sur la scène internationale ». « Beaucoup d’allégations d’exactions aujourd’hui sont réelles » sur le terrain, affirme l’amiral (1). Un sujet sur lequel il a pu échanger avec le nouveau premier ministre Henri-Marie Dondra qui a été très à l’écoute aussi sur « le respect des droits de l’Homme et la lutte contre les exactions et impunités », assure-t-il.

 

(Nicolas Gros-Verheyde, avec Agnès Faure, st. au Parlement européen)

 

1. Un propos qu’il avait tenu fin juin lors du dialogue UE – Afrique « J’ai vu Wagner sur le terrain. Ils sont partout. Ils n’apportent rien au pays sauf une réponse sécuritaire immédiate peut-être au prix de commettre beaucoup de… violations des droits de l’homme et d’atrocités. »

Pas de présence de la Chine

L’implication chinoise n’est pas très forte, du moins « pas visible » estime l’Amiral interrogé sur ce sujet par un eurodéputé. « Ils sont là. Je pense qu’ils attendent leur moment. Ils investissent un peu, mais rien de visible, mis à part la construction du bâtiment de la banque de la République centrafricaine. Il n’y a, je pense, absolument aucun appétit pour eux de s’impliquer en toute matière de défense et de sécurité. Ils sont plutôt en attente d’opportunités économiques. »

Source : B2

 

Les Nations Unies tirent la sonnette d’alarme sur la situation des droits de l’Homme en Centrafrique. Entre juillet 2020 et juin 2021, la MINUSCA a comptabilisé 536 cas de violations et d’abus ayant fait plus de 1200 victimes, selon un rapport de l’ONU qui accuse les rebelles, les forces gouvernementales et leurs alliés russes.

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5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 14:49
Les casques bleus rwandais renforcent la coopération entre Bangui et Kigali
Les casques bleus rwandais renforcent la coopération entre Bangui et Kigali
Les casques bleus rwandais renforcent la coopération entre Bangui et Kigali
Les casques bleus rwandais renforcent la coopération entre Bangui et Kigali
Les casques bleus rwandais renforcent la coopération entre Bangui et Kigali

 

RCA: comment les casques bleus rwandais renforcent la coopération entre Bangui et Kigali

 

https://www.rfi.fr/  

 

Près de 750 casques bleus rwandais seront présents en Centrafrique pour renforcer la mission des Nations unies. Mardi, 300 d'entre eux étaient déjà arrivés à Bangui. Avec ce contingent supplémentaire, demandé par les Nations unies, le Rwanda s'impose encore comme l'un des principaux acteurs de la Minusca, mais aussi comme un partenaire privilégié de la Centrafrique sur les questions de défense. Le Rwanda souhaite étendre ce partenariat à d'autres domaines et ce jeudi, c'est le président centrafricain qui est attendu à Kigali.

Le Rwanda a déployé des casques bleus en Centrafrique pour la première fois en 2014, et depuis, la relation entre les deux pays s'est renforcée. La présence militaire de Kigali aussi puisque le Rwanda aura maintenant trois bataillons d'infanterie, un hôpital et des policiers au sein de la Minusca.

À Bangui, les militaires rwandais sont réputés pour leur efficacité, ils ont même longtemps été chargés de la protection de la présidence. « Lorsqu'une opération est appréciée dans un pays, cela noue forcément des liens particuliers et cela ouvre la voie à la coopération dans d'autres secteurs », souffle une source proche du gouvernement rwandais qui évoque à terme un projet d'ouverture d'une ambassade du Rwanda en Centrafrique.

Sur le plan économique, les échanges semblent en tout cas s'être approfondis depuis l'envoi, en décembre dernier, de troupes rwandaises pour sécuriser les élections centrafricaines. Deux mois plus tard, Rwandair, la compagnie aérienne nationale, atterrissait pour la première fois à Bangui, ville qu'elle dessert maintenant deux fois par semaine. À bord du vol inaugural se trouvait la ministre rwandaise du Commerce. Elle a été suivie par plusieurs délégations hommes d'affaires rwandais qui se sont vus promettre par les autorités centrafricaines un soutien à leurs projets d'investissement.

C'est dans ce contexte que le président Faustin Archange Touadéra est attendu ce jeudi à Kigali pour une visite d'État (qui ne sera pas la première). Il devrait s'y entretenir avec son homologue Paul Kagame et assister à la signature de différents accords de coopération entre les deux pays. Car, au-delà de la coopération militaire, des débouchés économiques et commerciaux sont visés des deux côtés.

Une importante délégation ministérielle a précédé l'arrivée de Faustin Archange Touadéra à Kigali. Et en avril, une délégation d'une cinquantaine d'investisseurs rwandais avait visité la capitale centrafricaine. Les Rwandais sont intéressés par des projets dans la construction, l'agriculture, mais aussi les mines. Lors de la première visite de Paul Kagame à Bangui en 2019, un accord de coopération dans le secteur minier avait ainsi déjà été signé. « La Centrafrique a des ressources minières et donc la capacité de faire des échanges économiques intéressants », renchérit une source proche du gouvernement rwandais, ajoutant que l'important soutient militaire rwandais a ouvert la voie à la relation économique et commerciale entre les deux pays.   

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