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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 00:46

 

 

 

 

PAR NOURA OUALOT LE 26 JUILLET 2017

 

 

BANGUI, 26 juillet 2017(RJDH) —Le personnel syndical de la Socatel invite le gouvernement à s’acquitter de son ardoise de consommation et condamné les mouvements de grève persistant au sein de leurs entreprises. Position exprimée dans un communiqué de presse publié ce 25 juillet à Bangui.

 

La grogne du personnel de la société parapublique dure trois semaines. Ils revendiquent le paiement de leurs arriérés de salaire. Ces derniers exigent par ailleurs le départ du directeur général de la Socatel et du directeur marketing et commercial ainsi que celui de la Technique. C’est dans ce contexte de front social que les leaders syndicaux ont rendu public une déclaration pour exiger de l’Etat le paiement des factures gouvernementales.

 

Dans la déclaration dont RJDH a eu copie, les responsables syndicaux ont dénoncé une pratique qui selon eux est « ancrée sur un fond politique et tribal au moment où notre pays aspire à la paix ».

 

Ceux-ci regrettent aussi des cas de dérapage. « Bloquer toutes les entrées de l’immeuble, organiser des actes de sabotage et de vandalisme sur les véhicules de la société, empêcher tous les travailleurs d’accéder à leurs postes de travail » peut-on souligner dans le document.

 

Ce document présente néanmoins des pistes de sortie de crise par la reprise de travail. « Nous demandons au gouvernement de pratiquer réellement la rupture et de bannir la culture de l’impunité, de payer régulièrement les factures de consommations téléphoniques de la Socatel et réaliser des investissements afin de juguler les crises artificielles récurrentes», a dit le communiqué avant de demander à leur camarade de reprendre le travail.

 

La Socatel, société parapublique numéro 1 des téléphonies, est entrée dans un cycle de difficulté financière depuis le pillage de ces installations par les groupes armés et un problème de gouvernance.

Centrafrique : Les partenaires sociaux de la Socatel invitent le gouvernement à l’action
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Centrafrique-Presse.com
26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 23:54

 

 

 

PARIS, 26 juil 2017 (AFP) - L'ancienne patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, a été placée sous le statut de témoin assisté dans l'un des volets de l'enquête sur le rachat controversé de la société minière canadienne Uramin en 2007, a appris l'AFP mercredi de sources concordantes.

 

Areva avait déboursé 1,8 milliard d'euros pour acquérir Uramin, mais l'exploitation de ses trois gisements africains s'était révélée beaucoup plus difficile que prévu et l'opération s'était transformée en gouffre financier. Fin 2011, six mois après le départ d'Anne Lauvergeon, le groupe avait inscrit dans ses comptes une provision de 1,5 milliard d'euros sur la valeur de la société minière.

 

L'affaire est au coeur de deux informations judiciaires.

 

Dans le volet comptable, "Atomic Anne", à la tête d'Areva de 2001 à 2011, a été mise en examen, en mai 2016, ainsi que deux ex-responsables, soupçonnés d'avoir présenté des comptes inexacts pour masquer l'effondrement de la valeur d'Uramin.

 

L'autre enquête porte sur des soupçons d'escroquerie et de corruption lors de l'acquisition de la compagnie minière. Entendue le 29 mars dans ce volet, l'ex-conseillère de François Mitterrand a été placée sous le statut de témoin assisté, les juges d'instruction considérant qu'il n'existait pas à ce stade d'"indices graves ou concordants" justifiant sa mise en examen.

"Uramin était la seule "+junior+ accessible financièrement" à l'époque, a relevé Anne Lauvergeon, d'après une source proche du dossier, ajoutant que son groupe devait élargir ses sources d'approvisionnement "pour satisfaire les besoins de ses clients", et que la société canadienne "permettait de diversifier les risques politiques" d'Areva en Afrique.

 

Elle a aussi justifié l'intérêt de l'opération par rapport aux engagements pris avec la Chine, Pékin ayant posé à l'époque comme condition à l'achat de réacteurs EPR l'entrée au capital de mines gérées par des entreprises françaises.

 

Interrogée sur d'éventuelles commissions versées au clan de l'ex-président sud-africain Thabo Mbeki, Anne Lauvergeon a assuré que l'opération n'était "en aucune façon" liée à de tels versements.

 

La Cour des comptes, à l'origine d'un signalement en 2014 qui avait déclenché l'enquête, avait mis en avant le coût de l'acquisition -" à un prix environ cinq fois supérieur" à celui demandé un an plus tôt, lors d'une précédente négociation- et fustigé des "investissements hâtifs" par rapport à la connaissance des gisements.

 

Des géologues avaient ensuite relevé devant les enquêteurs que l'opération suscitait de nombreuses réserves à l'époque, notamment en raison des difficultés à exploiter les sites. "Ils ne sont pas des spécialistes de la commercialisation ni des acquisitions (...) On s'est entouré de tous les conseils", a assuré l'ex-patronne.

 

Les magistrats s'interrogent aussi sur le rôle central joué par un financier belge, Daniel Wouters, recruté en 2006 par Areva, dans le rachat d'Uramin. L'enquête a révélé que ce dernier entretenait dès 2008 des liens à travers l'une de ses sociétés, Swala, avec les actionnaires de la société canadienne.

 

Les liens entre Daniel Wouters et Olivier Fric, le mari d'Anne Lauvergeon, sont au coeur des investigations.

 

Ce dernier est mis en examen dans cette affaire, soupçonné d'avoir spéculé sur le titre Uramin au moment de son rachat, en profitant d'informations privilégiées, et d'en avoir tiré près de 300.000 euros de bénéfice.

 

Interrogée sur ce point, Anne Lauvergeon a indiqué n'avoir "jamais ramené de travail à la maison", ajoutant qu'elle avait certes sollicité son mari pour le recrutement de M. Wouters mais que les deux hommes ne s'étaient jamais rencontrés avant l'embauche de ce dernier.

Rachat d'Uramin: Anne Lauvergeon placée sous le statut de témoin assisté dans l'un des volets de l'enquête
Rachat d'Uramin: Anne Lauvergeon placée sous le statut de témoin assisté dans l'un des volets de l'enquête
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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 23:51

 

 

 


Source : Palais Renaissance 25 juillet

 

 

Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange Touadera a reçu en audience en fin de matinée une délégation du groupe Rougier SA. Conduite par l’honorable Jean Symphorien Mapenzi Député de Bimbo 2 et administrateur du dit groupe, la délégation qui est composée entre autres de la Directrice générale de cette société, Mme Marie Yvonne Charlemagne est venue s’entretenir avec le Président Touadera sur le lancement imminent de leurs activités en RCA.

 


Interrogée par la presse la Directrice générale Mme Marie Yvonne Charlemagne a exprimé sa joie pour l’accueil chaleureux que le Président leur a réservé et se dit prête pour le démarrage des activités de la société Rougier en Centrafrique.

 


Mme Charlemagne a annoncé que le groupe Rougier a obtenu une concession forestière dans la préfecture de la Sangha Mbaéré suite à un appel d'offre que son entreprise a remporté vers la fin de l’année 2015. «Nous attendions des financements pour démarrer cette activité qui va créer à terme 200 à 300 emplois sur une durée de 5 ans dans la région de Nola et ses environs. Nous allons implanter une société forestière et nous lancerons une transformation industrielle après 3 ou 4 ans d’exploitation ».

 

 
Notons que la société Rougier est implantée dans plusieurs pays d’Afrique centrale notamment au Gabon, au Cameroun et au Congo Brazzaville. Elle produit environ 600000m3 de grumes dans ses différentes exploitations et quasiment 80% de ces transformations sont effectuées dans ses usines ici en Afrique. Ce qui fait de ce groupe un géant forestier au niveau africain.

 


« Nous sommes la première société d’exploitation forestière en Afrique au-delà des chiffres qui sont conséquents, parce-que nous sommes à la tête d'un patrimoine forestier de deux millions trois cent mille hectares (230.000.000 hectares) qui est engagé dans une demande durable de forêts obtenues dans de meilleurs climats environnementaux, et ces mêmes démarches seront déployées ici en RCA » a conclu la DG de l’entreprise française Rougier SA.

LE GROUPE FRANÇAIS ROUGIER S.A VA DÉMARRER SES ACTIVITÉS A NOLA DANS LA SANGHA MBAERE
LE GROUPE FRANÇAIS ROUGIER S.A VA DÉMARRER SES ACTIVITÉS A NOLA DANS LA SANGHA MBAERE
LE GROUPE FRANÇAIS ROUGIER S.A VA DÉMARRER SES ACTIVITÉS A NOLA DANS LA SANGHA MBAERE
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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 23:49
Lu pour vous : Idriss Déby revient à la charge et demande à l'UE un plan Marshall pour le Tchad

 

 

 

 

http://afrique.latribune.fr  Par Khadim Mbaye  |  26/07/2017, 15:55

 

Le président Tchadien qui, à la fin du mois de juin avait menacé la communauté internationale de se retirer de la guerre contre le terrorisme en Afrique « si rien n’est fait », revient à la charge. Il veut un plan Marshall pour le Tchad et son appel semble être entendu. Il a été reçu ce mercredi à Rome par le président du Parlement européen, Antonio Tajani. Détails.

 

Idriss Déby Itno n'aura pas donc prêché seul dans le grand désert du Sahara. Son appel n'est apparemment pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Les menaces du président tchadien de se retirer de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel font aujourd'hui l'objet d'une rencontre entre le président du parlement de l'Union européenne et le chef de l'Etat du Tchad.

 

Le président Tchadien qui avait menacé le 25 juin dernier de retirer une bonne partie de ses troupes engagées dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel s'il ne recevait pas un soutien financier de la communauté internationale, est en visite en Italie depuis hier. Il s'est rendu ce matin 26 juillet au Bureau de l'UE à Rome pour rencontrer le Président du Parlement européen, Antonio Tajani.

 

Antonio Tajani amadoue Déby

 

L'homme fort de N'Djamena et le haut dignitaire européen ont eu aujourd'hui un « long » tête à tête dans la capitale italienne. Au menu des échanges entre les deux personnalités, le financement de la lutte contre le terrorisme, la fragilité sécuritaire dans la zone du Sahel et la contribution du Tchad dans la lutte contre Boko Haram et Al Qaeda en particulier,« fondamentale pour la stabilité de la région ».

 

« La contribution du Tchad dans la lutte contre le terrorisme (Boko Haram et Al Qaeda en particulier) est fondamentale pour la stabilité de la région, ainsi que la contribution de tous les pays d'Afrique subsaharienne », a reconnu le Président du Parlement de l'UE qui promet dans ce contexte, d'apporter tout son soutien à la force G5 Sahel récemment fondée.

 

Selon le président Tajani, l'Union européenne et la communauté internationale doivent être plus proches du Tchad, et le Fonds européen de développement durable pour l'Afrique (EFSD) adopté récemment par le Parlement européen doit être revu à la hausse. Les États membres de l'Union européenne ne font pas suffisamment d'efforts en ce qui concerne les promesses. Leurs contributions au Fonds fiduciaire pour l'Afrique sont actuellement arrêtées à « seulement » 1,8 milliards d'euro. Or, l'UE doit faire plus si elle « veut réussir » à relever les défis liés à la situation en Libye et à la persistante instabilité dans la région du Sahel, insiste le président du parlement européen qui salue le « rôle clé du Tchad » pour la stabilité de la Libye.

 

Un plan Marshall pour le Tchad

 

« L'Europe et l'Afrique sont confrontés au même défi en ce qui concerne la gestion des flux migratoires. Il faut aller à la racine du problème et investir mieux et plus en Afrique dans le cadre d'une diplomatie économique robuste, pour créer des emplois et la croissance», a encore ajouté Tajani.

 

Pour sa part, le président Tchadien propose un plan Marshall financé par l'UE pour répondre aux « préoccupations de la jeunesse africaine » et du Tchad notamment qui s'est « coûteusement » engagé dans les opérations de la Minusma et du G5 Sahel.

 

C'est peut-être une manière pour Idriss Déby Itno, qui n'est apparemment pas convaincu par le discours d'Antonio Tajani, de rappeler à l'UE que ces menaces sont toujours d'actualité et que le Tchad qui traverse depuis plusieurs années une crise économique sévère à cause de la baisse des cours du pétrole. En d'autres termes, le Tchad besoin a d'un appui financier immédiat.

 

 

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 22:31
TANGER: ALI BONGO ET SON ÉPOUSE EN TOURISTES DANS L'ANCIENNE MÉDINA

 

 

 

http://fr.le360.ma  Par Said Kadry le 24/07/2017 à 20h12 (mise à jour le 24/07/2017 à 20h50)

 

Le président gabonais Ali Bongo poursuit sa visite privée à Tanger. Il a été aperçu ce lundi 24 juillet en balade à l'ancienne médina en compagnie de membres de sa famille.

 

Le président gabonais Ali Bongo a été aperçu ce lundi 24 juillet après midi dans la médina de Tanger où il était en balade en compagnie de membres de sa famille et de proches.

 

Ali Bongo s'est ainsi rendu sur plusieurs sites historiques de la médina, à l’instar des «Pierres Ghannam». Il a aussi visité le musée de la Kasbah et il était attendu, à l’heure où nous mettions en ligne, qu’il découvre le célèbre café El Hafa.

 

Le président gabonais se trouve à Tanger depuis la semaine dernière dans le cadre d'une visite privée. Il loge dans une résidence privée au centre-ville de la capitale du Détroit.

 

Par Said Kadry

 

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 22:28
RCA : les habitants de Bangassou pris au piège

 

 

 

 

http://www.dw.com

 

Entre des miliciens Seleka qui sèment la terreur et des anti-Balaka devenus de "cruels criminels", la ville du sud de la Centrafrique vit l'horreur au quotidien. Témoignage de l'évêque de Bangassou, Mgr Juan Aguire.

 

"On retrouve des morts tous les jours dans le fleuve"

 

La ville de Bangassou a été le théâtre de violents conflits communautaires en mai dernier, des conflits qui ont opposé les milices chrétiennes anti-balaka aux Seleka musulmans. Aujourd'hui, la situation n'est toujours pas véritablement stabilisée, en dépit de la présence des soldats marocains de la Minusca, la mission conjointe de l'Onu et de l'Union africaine en Centrafrique. Deux soldats marocains ont d'ailleurs été tués mardi (25 juillet) lors d'une embuscade attribuée aux anti-Balaka.

 

Dans la cathédrale de Bangassou, l'église catholique accueille près de 2.000 réfugiés musulmans, pris au piège dans la ville. Notre correspondant Jeff Murphy Barrès a rencontré l'évêque de la ville, Monseigneur Juan Aguire. 

 

 

 

En Centrafrique, l’évêque de Bangassou s’alarme du regain de violence

 

http://www.la-croix.com  25/07/2017 à 16h35

 

À Bangassou, depuis l’enlèvement le 21 juillet d’une femme enceinte, les casques bleus sont débordés par les attaques des troupes antibalakas d’une part, et d’un groupe d’extrémistes musulmans d’autre part.

 

À Bangassou, à l’Est de Bangui en Centrafrique, les attaques des milices antibalakas ont fait fuir la moitié de la population. « Les antibalakas sévissent à Bangassou, en frappant les musulmans de toutes les manières, en cherchant à les tuer, à les empêcher de s’approvisionner en nourriture, en eau et en bois de chauffage pour cuisiner. Les affrontements se sont poursuivis et provoquent des morts de part et d’autre », s’inquiète l’évêque de Bangassou, Mgr Juan José Aguirre Muños, dans un entretien publié lundi 24 juillet par l’agence missionnaire Fides.

 

Depuis le 13 mai, Bangassou est entre les mains des troupes antibalakas, composées majoritairement de chrétiens ou d’animistes. Les antibalakas, initialement peu nombreux, se comptent désormais par centaines et même s’ils ne disposent que d’armes rudimentaires, sont extrêmement violents.

 

Ces dernières semaines, pour échapper à ces milices, 2 000 musulmans se sont réfugiés dans l’enceinte de la cathédrale encerclée par les casques bleus marocains chargés de protéger les lieux.

 

Ces dernières semaines, selon l’évêque, les antibalakas « se sont transformés en criminels, semblables voire pires que leurs adversaires ». Le 24 juillet, deux antibalakas ont tenté de s’introduire dans un camp de réfugiés mais ont été repoussés par les casques bleus marocains qui ont tué l’un d’entre eux. La veille, un casque bleu marocain avait été tué, et trois autres blessés lors d’affrontements.

 

Cette escalade de violence a été provoquée par l’enlèvement le 21 juillet d’une femme enceinte par les milices antibalakas. La riposte ne s’est pas fait attendre : « En réponse à cet enlèvement, une quinzaine de jeunes musulmans extrémistes ont enlevé deux opérateurs humanitaires de la Caritas et leurs familles soit une trentaine de personnes environ », explique Mgr Aguirre.

 

La Minusca (Mission de l’ONU pour la Centrafrique) a réussi à faire libérer ces prisonniers. En guise de représailles, les extrémistes musulmans ont attaqué la cathédrale tentant même de l’incendier. Dans un récent communiqué, la Minusca, s’est engagée à capturer ce groupe d’assaillants qui, selon elle, constitue un danger pour les autres musulmans.

 

Lucie Sarr (avec Fides)

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 21:58
La Centrafrique risque un nouveau conflit (Guterres)
La Centrafrique risque un nouveau conflit (Guterres)

 

 

 

La Centrafrique risque un nouveau conflit (Guterres)

 

26/07/17 (AFP)

 

Un regain de violences en République centrafricaine, marqué notamment par la mort de neuf Casques bleus cette année, risque d'effacer des années d'efforts pour restaurer une fragile stabilité, a prévenu mercredi le secrétaire général des Nations unies.

 

Antonio Guterres a condamné la mort mardi de deux Casques bleus marocains à Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique, deux jours après le décès d'un autre soldat de la paix également marocain.

 

L'ONU a attribué cette nouvelle attaque aux anti-Balaka, des miliciens majoritairement chrétiens.

 

M. Guterres s'est dit "extrêmement inquiet au sujet des combats dans le sud-est de la République centrafricaine, des tensions inter-ethniques exacerbées et des efforts de détracteurs pour essayer de faire dérailler le processus de stabilisation du pays".

 

"Si on la laisse perdurer, la situation actuelle risque de saper les résultats durement acquis pour parvenir à une paix durable", a-t-il indiqué dans un communiqué, appelant toutes les parties à "cesser la violence" et à "prendre des actions pour éviter une plus grande détérioration de la fragile situation en matière de sécurité".

 

La République centrafricaine, l'un des pays les plus pauvres d'Afrique, peine à mettre derrière elle les affrontements sanglants ayant suivi le renversement en 2013 du président François Bozizé par les rebelles à majorité musulmane de la Séléka, suscitant une contre-offensive de milices chrétiennes, les anti-Balaka.

 

Plus d'un million de personnes ont été déplacées dans le pays et la survie de plus de 2,3 millions d'habitants - la moitié de la population - dépend de l'aide humanitaire, selon l'ONU, qui a déployé 12.350 soldats et policiers pour protéger les civils et soutenir le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra, élu l'an dernier.

 

 

 

Paris condamne l’attaque ayant coûté la vie à deux soldats marocains en Centrafrique

 

http://www.mapexpress.ma  mercredi, 26 juillet, 2017 à 12:18

 

Paris – La France a condamné l’attaque mardi contre la MINUSCA à Bangassou en Centrafrique qui a causé la mort de deux soldats marocains et fait un blessé.

 

“Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes ainsi qu’aux autorités marocaines”, a indiqué le Quai d’Orsay dans une déclaration rendue publique par sa parole Agnès Romatet-Espagne, soulignant que “deux jours après la mort d’un autre de ses casques bleus, le Maroc paie à nouveau un lourd tribut dans son engagement au sein des opérations de maintien de la paix”.

 

“La France est préoccupée par la multiplication des attaques contre les forces de l’ONU et appelle à ce que les responsables soient traduits devant la justice”, a ajouté la même source, notant qu'”il est urgent de progresser dans la mise en œuvre effective du désarmement des groupes armés”.

 

La France soutient l’action menée par la MINUSCA et ses contingents pour la stabilisation de la République centrafricaine et la protection des populations civiles, a poursuivi le Quai d’Orsay, faisant savoir qu’elle appuie les efforts des autorités centrafricaines, de l’Union africaine et des pays et organisations régionales dans le cadre de la feuille de route conjointe pour la paix et la réconciliation adoptée le 17 juillet à Libreville.

 

A rappeler que deux militaires du contingent des Forces Armées Royales (FAR) de la Mission Multidimensionnelle de Stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), ont été mortellement blessés mardi aux alentours de Bangassou, suite à une attaque par un groupe armé anti-Balaka d’un camion-citerne des FAR, de retour, sous escorte, d’une mission de ravitaillement en eau au profit de la population au titre de l’action humanitaire du contingent marocain. Un autre militaire a été légèrement blessé lors de cette attaque.

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 23:39

 

 

 

 

http://afrique.le360.ma   Publié le 25/07/2017 à 22h44 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

 

 

Deux soldats marocains de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), ont été tués mardi après-midi, dans la localité de Bangassou (700 kilomètres au Sud de Bangui) à la suite d’une embuscade attribuée à des éléments anti Balakas, selon une annonce faite par le contingent onusien.


Un autre soldat de la paix a été légèrement blessé au cours de la même attaque.

«L’attaque a eu lieu alors que les casques bleus se ravitaillaient en eau pour les besoins humanitaires de la ville. Cet incident porte à trois le nombre de casques bleus marocains ayant perdu la vie et à quatre celui des blessés à Bangassou au cours de cette semaine», rappelle le communiqué de la mission des Nations Unies (ONU).


Deux soldats marocains en mission à Bangassou avaient été tués dimanche dernier par le même groupuscule et suivant le même mode opératoire.


Réagissant à cette attaque, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République Centrafricaine (RCA), Parfait Onyanga –Anyanga, a déclaré «je suis choqué par ces nouvelles pertes en vie humaines et je condamne fermement cette violation flagrante du droit à la vie et du droit international. La MINUSCA exprime toute sa solidarité et son soutien au contingent marocain déployé à Bangassou et félicite ses soldats de la paix pour leur courage et leurs immenses sacrifices qu’ils continuent de consentir dans l’adversité, pour la protection de toutes les populations civiles à Bangassou et dans d’autres parties du pays, quel que soit leur identité».



Ce nouvel acte de barbarie contre le contingent marocain de Bangassou vient alourdir le bilan des morts dans les rangs du contingent de maintien de la paix de la MINUSCA, qui continue ainsi à payer au prix fort du sang,  une situation inextricable dans laquelle se mêlent haine confessionnelle et ethnique, créant les conditions d’une violence aveugle et sans fin.

 

CENTRAFRIQUE: 2 NOUVEAUX SOLDATS DU CONTINGENT MAROCAIN DE LA MINUSCA TUÉS
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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 23:19
RCA: face aux rumeurs sur une saisie de diamants, le gouvernement fait le point
RCA: face aux rumeurs sur une saisie de diamants, le gouvernement fait le point

 

 

 

 

Par RFI Publié le 25-07-2017 Modifié le 25-07-2017 à 03:03

 

Après plusieurs allégations, le ministre des Mines centrafricain a décidé de mettre les choses au clair lors d'une conférence de presse concernant la saisie d'une quantité importante de diamants auprès d'un trafiquant.

 

L'affaire date du 30 juin dernier. A l'aéroport de Bangui, un homme se fait arrêter avec des diamants bruts venant de Bria. Valeur estimée de ces 234 carats : 32,5 millions de francs CFA, l'équivalent de 50 000 euros.

 

Depuis mai 2013, la Centrafrique est soumise à un embargo sur les diamants. L'an dernier, cinq zones diamantifères, à l'ouest du pays, ont été réintégrées dans le processus de Kimberley, permettant la commercialisation de ces pierres précieuses. Seulement, la zone où ont été ramassés ces diamants est située à l'est du pays, sous le contrôle de la coalition Séléka. Et donc frappée d'interdiction de vente.

 

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses rumeurs couraient dans Bangui sur le volume réel de cette saisie. Certains  allant jusqu'à accuser Léopold Mboli-Fatrane, le ministre des Mines, de détournement. Celui-ci a décidé de remettre les points sur les « i » lors d'une conférence de presse.

 

« Je réaffirme que les diamants saisis sont bien là et qu'il n'y a aucune implication du gouvernement dans cette affaire, a-t-il déclaré. Toutes ces manœuvres de désinformation visant à saper le travail de reconstruction menée par le gouvernement c'est surtout pour amener le comité des sanctions des Nations unies à établir des mesures de rétorsion à l'encontre de la République centrafricaine. »

 

Avant la crise, la production de diamants était évaluée à 840 000 carats par an. Les 234 carats saisis seront mis en vente aux enchères et le fruit de cette vente ira directement dans les caisses du Trésor public a assuré le ministre des Mines.

 

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 23:17
RCA: l’évêque de Bangassou s‘inquiète de la dégradation de la situation

 

 

 

 

Par RFI Publié le 25-07-2017 Modifié le 25-07-2017 à 11:37

 

En RCA, Bangassou, dans le Sud, est toujours sous tension. La ville est sous la coupe réglée de milices anti-balaka, décidées à tuer tout civil musulman qui pourrait tomber entre leurs mains. Une situation qui exacerbe la haine de certains extrémistes musulmans qui s'en sont pris, il y a quelques jours, aux bâtiments de l'Eglise catholique.

 

C'est dans ce contexte qu'un casque bleu marocain a été tué dimanche dans l'attaque d'un convoi de camions-citernes. La Mission de l’ONU en Centrafrique fournit, en effet, des vivres et de l'eau aux déplacés musulmans rassemblés sur le site de la cathédrale.

 

« Il y a 2 000 musulmans à la cathédrale. Beaucoup d’entre eux sont des femmes et des enfants. Et donc là, ils sont en train d’être étranglés par les anti-balaka qui rôdent tout autour de la ville de Bangassou, détaille Mgr Juan José Aguirre Muños, évêque de Bangassou. Il y a un problème énorme. La Minusca marocaine essaie de faire de son mieux pour qu’ils aient de l’eau à boire, qu’ils aient de la nourriture, que les humanitaires puissent aussi faire leur travail. Et c’est difficile parce que les humanitaires sont attaqués. Alors tout le monde craint maintenant de travailler à Bangassou. Il y a beaucoup d’intimidations ».

 

Pour Mgr Muñoz, il faut un préfet et des soldats d'autres nationalités

 

Pour l’évêque, la situation risque de se dégrader si les déplacés restent sur le site de la cathédrale : « Nous pensons que ce site doit être délocalisé. Donc nous avons parlé avec le sous-préfet et avec le maire et ils pensent que le lieu le plus sûr est à côté du campement des militaires de la Minusca. Mais la Minusca n’est pas de cet avis-là. Ils pensent que c’est mieux qu’ils rentrent dans leur quartier, le quartier où ils étaient auparavant. Je vois que la situation sera très, très compliquée si les choses se passent ainsi ».

 

Le contingent marocain de la Minusca a déjà perdu deux éléments à Bangassou au mois de mai. En effet, les Marocains, musulmans de confession sont perçus par les miliciens anti-balaka, comme des partisans des musulmans dans le pays. Et Mgr Juan José Aguirré Muños craint aussi que la situation se détériore davantage si rien n'est fait par les autorités centrafricaines et la Minusca. « Aujourd’hui, si les musulmans sortent du périmètre ils risquent d’être égorgés. Alors les choses ne sont pas les meilleures. Je pense qu’il faut beaucoup plus de calme et beaucoup plus de tranquillité de part et d’autre. Nous prêchons constamment, avec la paix on gagne tout, avec la guerre on perd tout. Mais il y a beaucoup d’extrémistes d’un côté et d’autres qui ne pensent pas comme ça. Donc la première chose, à mon avis, c’est d’avoir un préfet. Que le gouvernement envoie les autorités gouvernementales pour faire le travail. Deuxièmement, nous avons besoin des Forces armées centrafricaines. Nous osons aussi espérer qu’il y aura des soldats d’autres nationalités ».

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