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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:55
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

 

RCA : lancement de la construction de 70 forages

 

APA-Bangui (Centrafrique) - fév 11, 2017 à 13:27 Le gouvernement centrafricain a lancé, samedi à Bangui, les travaux de construction de 70 forages d’eau potable dans la capitale ainsi qu’à Bouar et Paoua, deux villes de l’intérieur du pays.

 

Estimé à plus d’un milliard de FCFA, le coût de ces forages est financé entièrement par l’Union Européenne. Ces ouvrages seront construits dans un délai d’un an

 

Bien que la Centrafrique dispose d’un important réseau d’eau souterraine et de surface, l’accès à l’eau potable y est très limité. Ainsi, 68 pour cent de la population est privé d’eau potable.

 

Les gouvernements qui se sont succédé en Centrafrique se sont toujours préoccupés de fournir de l’eau potable à suffisance à la population mais n’y sont jamais parvenu.

 

Pendant la saison sèche comme c’est le cas actuellement, les habitants parcourent journellement des kilomètres pour se procurer de l’eau potable.

 

 

La campagne caféière 2016-2017 lancée en RCA

 

APA-Bangui (Centrafrique) - fév 11, 2017 à 13:43 Le ministère du Développement rural a lancé, samedi à Bimbo, une banlieue de Bangui, la campagne caféière 2016-2017, caractérisée par la hausse des prix en faveur des planteurs de café.

 

Ainsi le kilo de café cerise est vendu à 375 FCFA tandis que les cafés marchands se vendent pour la première qualité à 800 le kilo et le second à 900 FCFA.

 

Les exportateurs ont demandé au gouvernement d’intervenir pour éviter le désordre noté dans le circuit.

 

Pendant ces dernières années, les groupes armés qui sévissent dans certaines zones caféières ont empêché les exportateurs de s’adonner librement au commerce du café.

 

Les groupes confisquent les sacs de café ou se permettent de fixer eux-mêmes les prix aux paysans.

 

Cette année, le gouvernement a recommandé aux négociants de n’acheter le café que dans les zones où il y a la sécurité, histoire d’éviter les désagréments des campagnes antérieures.

 

Le café est produit en RCA dans au moins 4 préfectures et constitue une devise pour les habitants, même s’il est en perte de vitesse à cause de l’insécurité et des maladies qui affectent les plantes.

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Centrafrique-Presse.com
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:49
Le prochain sommet de la CEMAC aura lieu le 17 février 2017 en Guinée Equatoriale

 

 

 

11/02/17 (Gabon Actu)

 

Le prochain sommet de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) se tiendra le vendredi 17 février 2017 à Oyala, en République de Guinée Equatoriale, annonce l’institution communautaire dans son site internet.

 

Le sommet a été convoqué par le président de la Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo en sa qualité de président en exercice de la CEMAC ;

 

Selon le communiqué, plusieurs dossiers liés à l’intégration économique et destinés à accélérer la sortie de crise en zone CEMAC figureront à l’ordre du jour.

 

Dans cette perspective, la 31ème Session Ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC) se tient du 07 au 15 février 2017 au Grand Hôtel de DJIBLOHO, indique la CEMAC.

 

Les 6 pays membres de la CEMAC sont le Cameroun, la Centrafrique, le Congo (Brazzaville), le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Tous ces pays partagent une monnaie commune (le FCFA). Seule la Centrafrique n’exploite pas le pétrole d’où la grave crise économique qui frappe les pays de la région à cause de la mévente de l’or noir.

 

Carl Nsitou

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:37
Oxfam demande plus d’efforts pour assurer la protection et sécurité des quartiers de retour

 

 

 

L'ONG appelle le gouvernement et la MINUSCA à prendre des mesures

 


L’ONG Oxfam a manifesté ses préoccupations pour la situation fragile des personnes retournées dans les quartiers voisins du PK5 après les derniers événements violents du 7 février.


« Dans les quartiers comme Fondo, Yambassa, Ramandji les centaines de personnes qui étaient retournées dans des conditions très vulnérables, se déplacent à nouveaux vers l’aéroport et dans autres sites où il n’existe plus d’abris et de services pour les accueillir.», a signalé Ferran Puig, Directeur d’Oxfam en République Centrafricaine.

 

« La situation reste préoccupante malgré les efforts dans le processus de retour. Le gouvernement doit répondre aux besoins des personnes affectées par cette nouvelle vague de violence et doit prioriser le réinstallation des déplacés dans des zones sécurisées dans une politique de solutions durables », dit-il.

 

Pour cela, l’ONG recommande des mesures de suivi et d’accompagnement pour les personnes ayant récemment quitté les sites de déplacés et la garantie de l’accès aux services de bases aux populations dans les quartiers de retour. « L’accès à l’eau, à la santé, à l’alimentation et à l’éducation est encore un défi pour ces populations » a déclaré Puig.


Persistance de l’insécurité dans les quartiers de retour

 

L’ONG signale que bien que certains déplacés aient entrepris de retourner dans leurs quartiers les conditions de sécurité et de dignité ne sont pas suffisantes.



Dans ce sens, Oxfam dénonce qu’avant les violences perpétrées ces derniers jours, plusieurs cas de protection avaient déjà été reportés y compris des braquages, des vols et des violences sexuelles. Pour le seul mois de Janvier, Oxfam a identifié 147 cas de protection, soit une augmentation de 47% par rapport au mois d’octobre dernier. Dans ces 147 cas, plus d´un quart (27,21%) représentent les cas d’entraves aux services sociaux de base, un cinquième (19,05%) des cas sont des agressions physiques, et 14,29% des cas enregistrés sont des cas de viols et violences sexuelles.

 

Puig rappelle que : « selon son mandat, la MINUSCA à l’obligation de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité dans ces quartiers. Une possibilité serait d’augmenter sa présence et augmenter son engagement avec les communautés, en particulier les comités de retour, pour répondre rapidement aux alertes communautaires en cas de risques ou de violences ».

 

Oxfam appelle aussi les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts d’amélioration des conditions de sécurité et de dignité dans les zones de retour et à rétablir un environnement de cohésion sociale dans la zone du PK 5.

 

Depuis janvier 2014, Oxfam intervient dans les sites des déplacés de Bangui à travers les projets d’accès à l’eau, à l’assainissement et de protection ainsi que dans les quartiers afin d’accompagner les mouvements de retour des déplacées en leur offrant des services sur leur lieu de réinstallation, dans les 3ème, 5ème et 8ème arrondissements et dans la commune voisine de Bimbo.

 

Júlia Serramitjana | Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667,

 

Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR), Phone: (+236) 72 85 09 55 email:medocf@oxfamintermon.org, Rejoignez sur Twitter @oxfamenrca webmail: www.oxfam.org

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 18:37
Sécurisation au KM5 de Bangui : 4 morts et 26 blessés (MINUSCA)

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 10/02/17 - L’opération de sécurisation menée au KM5, dans le 3ème arrondissement de Bangui, par les Forces de sécurité intérieures (FSI), appuyées par la Force et la Police de la MINUSCA, s’est soldée par 4 morts et 26 blessés, a annoncé la Force onusienne.

 

On compte parmi les victimes, des hommes armés et des civils. Les blessés ont été transférés vers une structure sanitaire, gérée par une organisation humanitaire internationale. À la suite de l'incident, des éléments armés avaient fait incursion dans ce centre de santé dans l’intention de tuer certains blessés.

 

Plusieurs maisons, une école et une église ont été détruites en représailles à cette opération. Le site des déplacés de l’aéroport Bangui Mpoko délaissé depuis un mois a été pris d’assaut par les habitants qui ne supportent pas cette nouvelle situation d’insécurité créée par l’opération menée par le gouvernement et la MINUSCA.

 

Tout en appelant les populations à garder le calme et à éviter tout acte susceptible d’exacerber les tensions inter-communautaires, la MINUSCA souligne qu’elle continuera à appuyer les forces de sécurité intérieure pour protéger les populations civiles et maintenir l’ordre.

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 18:25
Soudan du Sud: de nouvelles milices ont vu le jour, déplore le médiateur

 

 

Nairobi - AFP / 10 février 2017 15h28 - De nouvelles milices armées ont vu le jour dans les provinces méridionales d'Equatoria au Soudan du Sud, depuis la flambée de violences de juillet 2016 dans la capitale Juba, a déploré vendredi le médiateur régional Festus Mogae devant la presse à Nairobi.



"De nouveaux groupes ont vu le jour qui n'existaient pas avant. De nouvelles milices. Ce sont de nouveaux développements depuis juillet, des développements indésirables", a déclaré l'ancien président du Botswana et président de la Commission de surveillance et d'évaluation de l'accord de paix (JMEC) d'août 2015.



"Il y a des allégations selon lesquelles certains de ces groupes ciblent des Dinka", l'ethnie du président sud-soudanais Salva Kiir, dont les troupes ont été à leur tour accusées d'avoir perpétré des assassinats à caractère ethnique, notamment à Yei (Equatoria du centre).



Les provinces d'Equatoria (Ouest, Est et Centre) avaient été globalement épargnées par les combats de la guerre civile déclenchée à partir de décembre 2013 et opposant les troupes de Salva Kiir aux hommes de l'ancien vice-président Riek Machar.



Mais ces six derniers mois, elles ont été le théâtre de violences parmi les pires du pays, notamment à Yei, à une centaine de km au sud-ouest de Juba, poussant des dizaines de milliers de personnes à se réfugier en Ouganda voisin.



Ces atrocités ont suscité l'émoi de la communauté internationale. Des experts de l'ONU rapportaient début décembre qu'un "nettoyage ethnique" était en cours dans plusieurs régions du Soudan du sud, pointant du doigt les exactions des soldats gouvernementaux.



M. Mogae a décrit une mosaïque de groupes aux agendas variés, témoignant de la complexité du conflit sud-soudanais.



Certains sont des miliciens animés par un désir de vengeance sur des lignes ethniques. D'autres incarnent un sentiment de marginalisation et d'exclusion au regard de l'accord de paix d'août 2015, entre principalement les Dinka de Salva Kiir et les Nuer de Riek Machar. D'autres encore, a poursuivi M. Mogae, sont tout simplement des criminels, qui se sont fait une spécialité de piller l'aide humanitaire.



"C'est pourquoi nous disons au gouvernement: faites quelque chose. Les Équatoriens sont des citoyens à part entière", a poursuivi M. Mogae.



Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile ayant fait des dizaines de milliers de morts et plus de 3 millions de déplacés. Un accord de paix signé en août 2015 avait fait naître de timides espoirs de pacification, mais il est moribond depuis les combats de juillet 2016 à Juba.



M. Mogae, qui s'exprimait devant l'association des correspondants de la presse étrangère au Kenya, a également jugé que l'actuel gouvernement d'unité nationale n'était pas assez représentatif.



"Le gouvernement doit être plus inclusif. Il doit inclure des gens du camp de Riek Machar. Il doit inclure des Equatoriens", a estimé le médiateur.



A la suite des combats de juillet, Riek Machar avait dû fuir la capitale et il vit depuis en exil en Afrique du Sud. L'opposition s'était alors scindée en deux factions: l'une loyale à M. Machar, qui n'est plus représentée dans les institutions de transition, l'autre favorable à Taban Deng Gaï, nommé vice-président du pays à la place de M. Machar.



"Il est clair que la majorité de l'opposition est toujours derrière Riek Machar", a déclaré M. Mogae, estimant que l'ex-chef rebelle avait l'ascendant sur environ 75% des troupes rebelles dans le pays, contre 25% pour Taban Deng Gaï.



(©)

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 17:59
RCA : le ministre des Finances demande l’effacement de la dette contractée auprès de la Chine
RCA : le ministre des Finances demande l’effacement de la dette contractée auprès de la Chine

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) – fév 10, 2017 à 12:28 Le ministre centrafricain des Finances et du Budget, Marie Henri Dondra, lors d’un échange avec l’ambassadeur de Chine, Ma Fulin, a demandé à ce dernier de plaider auprès des autorités de son pays pour l’effacement de la dette contractée auprès de Pékin.

 

Selon le ministre qui s'entretenait jeudi à Bangui avec le diplomate, son pays pourrait en cas de réponse positive de la Chine se consacrer à la mobilisation des ressources promises par les partenaires financiers lors de la table ronde de Bruxelles tenue en novembre dernier.

 

A l’issue de cette rencontre, les bailleurs de fonds avaient promis une enveloppe de 2,5 milliards de FCFA.

 

Le montant de cette dette n’a pas été rendu public, mais il faut noter que la Chine investit pour le moment beaucoup en Centrafrique, notamment dans le domaine des infrastructures et des mines.

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 17:42
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : « La ligne rouge de la Minusca à Bambari, n’est pas le mur de Berlin », menace le général Joseph Zoundéko du FPRC

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 10 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 10 Février 2017(RJDH) — Dans une interview accordée mercredi 08 Février au RJDH, l’un des responsables militaires du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique, Joseph Zoundéko a souligné que la ligne rouge tracée par la Minusca à Bambari ne constitue pas un obstacle. Ce dernier accuse par ailleurs le président de l’Assemblée Nationale d’être le principal soutien de l’UPC.

 

RJDH : Général Zoundéko bonjour !

 

GZ : Bonjour madame la journaliste !

 

RJDH : Depuis trois mois des combats opposent la coalition FPRC-RPRC-MPC à ceux de l’UPC. Qu’est ce qui justifie cette guerre fratricide des Séléka ?

 

GZ : Oui il y a de cela trois mois que les éléments de l’UPC envoyés par Ali Darassa ont attaqué notre camp à Bria situé de PK 45 de Bambari. Nous pensons que c’est une provocation de leur part c’est pourquoi nous avons répliqué. C’est un programme bien préparé par Ali Darassa. Ce n’est pas une affaire de FPRC et de l’UPC mais c’est une affaire du gouvernement.

 

Comme nous constituons une force de résistance face à leur attaque, ils pensaient nous affaiblir avant de passer à leur opération. Dans leur plan, ils ont prévu attaquer en premier lieu la ville de Sam-Ouadja et son aérodrome pour faciliter la prise de Ouada Djalé et celle de Birao. Dans leur stratégie, la prise de la ville de Birao est stratégique, car ils se serviront de l’aérodrome de la ville Birao pour se ravitailler en armes afin de marcher sur Bangui en connivence avec le président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Mekassoua et des rebelles Tchadiens. Dès que Bangui sera entre leurs mains, ils repartiront au Tchad pour renverser le régime en place. Nous, en tant que fils du pays, voyons la souffrance de la population de la Ouaka et de la Haute-Kotto, il est de notre devoir de protéger la vie des Centrafricains et nous ne permettrons pas aux éléments de l’UPC de marcher sur Bangui, c’est par notre biais qu’Ali Darassa est venu faire la rébellion en RCA.

 

RJDH : Vous semblez accuser l’actuel président de l’Assemblée Nationale de soutenir les éléments de l’UPC ?

 

GZ : On ne l’accuse pas puisque nous avons des preuves. Lors de l’attaque de Bakala, nous avons réussi à mettre la main sur un des généraux de Ali Darassa qui nous a fourni ces précisions sur leurs actions et leur soutien qui est Meckassoua.

 

RJDH : Mon général qui contrôle aujourd’hui la ville de Bakala.

 

GZ : Notre groupe n’a pas seulement le contrôle de la Ville de Bakala mais aussi celle de Ndassima actuellement où je me trouve pour répondre à vos questions.

 

RJDH : Aux dernières nouvelles, l’UPC prend le dessus. Comment expliquez-vous cela ?

 

GZ : C’est purement du mensonge puisque cela fait déjà quelques jours que nous sommes à Bria et que certains de nos éléments se trouvent à Ndassima.

 

RJDH : Quel est votre objectif final ?

 

GZ : Mon objectif final, c’est de marcher sur la ville de Bambari pour déloger Ali Darassa et ses éléments de Centrafrique. Les dégâts causés par les éléments de Ali Darassa sont énormes. En 2014, plus de 63.000 déplacés internes sont enregistrés dans la Ouaka, 400 villages incendiés, plus de 20.000 personnes assassinées. En 2016, le village Ngolo-Manga situé à 15 km d’IPPY est incendié. Là, des hommes, des femmes et des enfants ont été brulés vifs dans les maisons.

 

RJDH : Votre objectif final c’est de marcher sur Bambari alors que la Minusca a tracé une ligne rouge. Comptez-vous franchir cette ligne rouge ?

 

GZ : La ligne rouge de la Minusca à Bambari, n’est pas le mur de Berlin. Même si s’en était un, oui nous allons la franchir, cette ligne rouge. En réalité, c’est la Minusca qui soutient Ali Darassa en lui donnant des munitions, mais nous sommes des Centrafricains et nous allons libérer la ville de Bambari.

 

RJDH : Est-ce que vous êtes en contact actuellement avec l’ancien président Michel Dotodja ?

 

GZ : Non. Ce n’est pas l’affaire de Djotodja ni une question politique mais notre souci principal c’est de libérer le peuple centrafricain et de plus c’est la provocation de Ali Darassa qui nous choque en ce moment. Les Centrafricains pensent aujourd’hui que les combats qui nous opposent est une affaire de partition mais moi en tant que leader, je ne pense pas que la RCA soit divisible.

 

RJDH : Est-ce que votre groupe est en contact avec le gouvernement ?

 

GZ : Oui notre groupe est en contact permanent avec le gouvernement puisque moi présentement je me trouve dans la brousse et c’est le général Damane qui s’en charge.

 

RJDH : Mon général, je vous remercie !

 

GZ : C’est moi qui vous remercie Mme la journaliste.

 

Propos recueillis par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho.

 

 

Centrafrique : Taux élevé de déscolarisation et de chômage en milieu jeune

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 10 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 10 février 2017 (RJDH)… le projet Partenariat Interreligieux d’Edification de la Paix en République Centrafricaine (CIPP), a présentée l’étude faite sur l’emploi et l’insertion des jeunes vulnérables ce vendredi 10 février à la Faculté de Théologie de Bangui. Cette enquête a révélé un taux élevé de déscolarisation et de vulnérabilité de la jeunesse.

 

Selon les résultats de cette enquête, « un nombre très élevé des jeunes estimé à 67% sont déscolarisés, 56% des jeunes sont vulnérables à Bangui à cela s’ajoute l’indisponibilité du marché de l’emploi» a rapporté Samuel Bodo, consultant au projet CIPP.

 

D’après Valérie Blandine Tanga, directrice pays du projet, cette étude avait pour objectif, « l’identification des problèmes d’emploi des jeunes banguissois, la cartographie des acteurs publics et privés liés à l’insertion des jeunes ainsi que l’identification des filières porteuses d’emploi. Elle a été lancée en fin de l’année 2016 par le projet CIPP qui a pour but de poser les bases d’une cohésion sociale durable en RCA ».

 

Marjot Durin, chargée d’appui opérationnel au projet CIPP a expliqué que ce travail réalisé permettra de « voir dans quelle mesure nous pouvons mettre en lien les acteurs de formation professionnelle et d’emploi ».

 

La récente crise militaro-politique a détruit le tissu économique centrafricain. L’occupation des infrastructures scolaires et l’enrôlement des enfants par les groupes armés ont rendu vulnérables la jeunesse centrafricaine.

 

 

Centrafrique : L’OMCA présente les résultats du monitoring des médias

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 10 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 10 Février 2017 (RJDH) – Le service du monitoring de l’Observatoire des Médias Centrafricains (OMCA) a présenté les résultats du monitoring des médias, ce vendredi 10 février à Bangui. En conclusion, l’OMCA a constaté plusieurs dérapages dans l’écriture journalistique de certains organes de presse.

 

En janvier 2017, l’OMCA a organisé une descente auprès de 10 organes de presse écrites et 5 d’audio-visuels. Les résultats de ce monitorage selon l’OMCA s’avèrent déplorables, parce que certains organes n’appliquent pas totalement les règles d’éthique et de déontologie journalistique.

 

Le consultant en monitoring des médias, le magistrat Gervais Francis Voyémacoa, a rappelé pendant la présentation des résultats devant une trentaine de représentants des organes de presse, que « plusieurs organes consacrent des espaces dans les colonnes des journaux à des thèmes axés sur la politique, des annonces, sans pour autant songer à la population qui attend avoir des informations ».

 

Selon lui, il existe en Centrafrique, un code d’éthique et de la déontologie qui n’est pas respecté par certains organes de presse, « malheureusement certains journalistes ne respectent pas les dispositions de ce texte. Il existe aussi l’ordonnance de la liberté de la communication et le code pénal qui limite l’exercice du journalisme », a-t-il ajouté.

 

L’observatoire des Médias en Centrafrique (OMCA), a présenté le jeudi 19 janvier dans un atelier, le rapport du monitoring réalisé de janvier à décembre 2016. Il est ressorti que certains organes de presse ont été sanctionnés pour non application des textes du code d’éthique et de la déontologie du journalisme en Centrafrique.

 

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 14:02
LE SYNDROME MATALAKI par David KOULAYOM-MASSEYO .

 

 

    C’est une question posée par un religieux, le père Aurélio Gazzera, suite à l’attaque de la ville de Bocaranga qui a inspiré cet article . la question est : « comment est-il possible que soixante personnes terrorisent la ville de quinze mille habitants ( sans compter les déplacés ) ? »

 

      1 . Un rapport implacable

 

   Les messages du père et des sœurs de la mission de Bocaranga sont un concentré de vérité, de douleurs, d’ouverture d’esprit, de piété . Ils sont accablants pour la Minusca . Il faut les transférer dare-dare au Secrétaire Général de l’ONU car ils remplacent TOUS les rapports fallacieux, tendancieux et spécieux reçus jusque là par cette institution de la part de ses représentants en RCA . Alors que la Minusca et son scribe en chef Monteiro nous  endorment à longueur de journée avec des communiqués insipides, redondants et finalement lassants (la Minusca déplore, la Minusca regrette, la Minusca dénonce, la Minusca met en garde…), que son représentant à Bocaranga s’excuse de ne pas connaître qui est qui, qui est rebelle, qui est civil…les religieux osent parler de « peuple martyrisé » par des malfrats . Mieux, ils nomment les fauteurs de troubles à Bocaranga : « les Bororos » dit une religieuse, témoin oculaire, celle à qui l’un des assaillants a intimé l’ordre de rentrer . De la fenêtre, elle a assisté aux quatre heures de calvaire des habitants de  Bocaranga . « Les soldats de la Minusca n’ont pas bougé le petit doigt pour venir au secours de la population » conclue-t-elle amèrement . Pour ces courageux religieux, le représentant de la Minisca à Bocaranga profère des « paroles vides ». C’est tout dire …La méconnaissance des réalités sociologiques et anthropologiques centrafricaines, ajoutée à la couardise légendaire de la Minusca ont causé la désolation à Bocaranga . Pourquoi envoyer un contingent inapte à Bocaranga, une petite ville que l’on peut traverser en voiture en moins de quinze minutes ? Où se sont terrées ces troupes pour ne pas entendre les détonations pendant quatre heures ? Que dit le Représentant Spécial devant l’inaction et/ou la connivence de ses hommes ? Va-t-il continuer à les maintenir hypocritement et inutilement à Bocaranga ? Les députés de Bocaranga ( Ziguélé et Dologuélé ) savent ce qui leur reste à faire pour sauver leurs électeurs ! L’heure n’est plus aux négociations, aux conciliabules et à la diplomatie des petits pas . Qu’ils répondent à la question du prélat !

 

      2 . Quelles solutions ?

 

    L’interpellation des deux députés les plus en vue de Bocaranga ne doit pas exonérer les autres députés à travers tout le pays et par extension tous les Centrafricains . L’arbre ne doit pas cacher la forêt . Qu’une bande de soixante malfaiteurs sèment tranquillement la terreur pendant quatre heures, tuant, blessant, pillant, incendiant…avant de repartir tout aussi tranquillement avec son butin interroge chaque Centrafricaine, chaque Centrafricain sur notre centrafricanité . Quel peuple sommes-nous pour laisser des bandits apatrides, des mercenaires rentrer régulièrement dans nos foyers pour égorger nos femmes, nos enfants, nos voisins, parfois avec notre complicité ?

 

    La chanson éponyme Matalaki du grand auteur compositeur s’est imposée à moi comme une première esquisse possible de réponse .  Soit Matalaki, père de six enfants qui passe sa vie en revue et qui constate qu’il est allé de déboires en désillusions . Il pense au suicide . Oui mais qui va s’occuper de ses six enfants ? Alors il renonce au suicide et s’en remet à Dieu . L’espoir doit être le dernier à mourir . Voila ce que nous sommes . Ou croyons être et le poète nous a bien percés à jour .

 

    Puisque nous ne savons pas où nous allons, arrêtons-nous un instant et retournons-nous pour considérer le chemin parcouru . Faisons un bilan d’étape . Sollicitons l’histoire récente de notre pays . Elle nous apprendra que nos ancêtres Bangassou, Mopoï, Krikri, Yandzéké, Zaorollim, Tétimbou et Karinou pour le plus connu d’entre eux ont également affronté d’autres dangers dont l’impérialisme français . Karinou et ses alliés de l’ouest centrafricain ( Pana, Talé, Gongué, Gbaya, Lakka, Mboum…) ont tenu en échec pendant plus de trois ans l’armée française et ses supplétifs . Les grottes de Bouar, Bocaranga et Bozoum s’en souviennent encore : elles faisaient partie intégrante des différentes stratégies élaborées par les résistants paysans .  Comme le dit l’historien centrafricain Yarisse Zoctizoum, la guerre de Kongo-Wara a permis « un bond qualitatif » à l’histoire de la RCA . Elle a transcendé les frontières coloniales pour embraser une partie du Congo, du Cameroun, et du Tchad . La base militaire de Bouar est créée dans le dessein d’anticiper un autre éventuel soulèvement de ces populations turbulentes de l’Ouest centrafricain .

 

    Il faut aussi que les Centrafricains musulmans mêlent leurs voix à celle des autres pour démasquer, dénoncer et finalement combattre tous ces gangsters qui hypothèquent l’avenir de tous les fils et filles de la RCA . Que les fonctionnaires à la retraite, les jeunes diplômés, les anciens soldats de Bocaranga et d’ailleurs rejoignent leurs villages pour aider à la résistance . Les ligues d’antan contre le colonialisme, les sociétés Labi naguère très vivaces ne demandent qu’à se réveiller pour sauver un peuple en danger de mort . Cette tâche incombe à chaque individu centrafricain, où qu’il se trouve .

 

     Pour finir, chapeau bas aux religieux de Bocaranga qui se montrent plus courageux que toutes les troupes de la Minusca réunies mais royalement payées pour faire du tourisme dans cette belle région centrafricaine au doux climat . Leurs propos sont plus véridiques et leurs larmes plus sincères . L’hypocrisie onusienne en RCA doit cesser puisqu’elle est incapable de remplir la seule mission qui justifie sa présence sur le sol national : protéger les populations civiles . L’alternative est toujours simple : désarmer ou partir …

 

     En vérité, c’est aux Centrafricains de libérer leur pays, même sans les FACA .

 

                                                                Le 7 Février 2017

 

                                                                David KOULAYOM-MASSEYO .   

   

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 17:11
Centrafrique: 20 tués en six jours d'affrontements entre groupes armés dans le centre (témoins)
Centrafrique: 20 tués en six jours d'affrontements entre groupes armés dans le centre (témoins)
Centrafrique: 20 tués en six jours d'affrontements entre groupes armés dans le centre (témoins)

 

Centrafrique: 20 tués en six jours d'affrontements entre groupes armés dans le centre (témoins)

Bangui AFP / 09 février 2017 15h25 - Au moins 20 combattants ont été tués dans des affrontements qui ont éclaté samedi dans une localité minière du centre de la Centrafrique entre deux factions rivales de l'ex-rébellion séléka, ont indiqué à l'AFP jeudi des témoins fuyant les combats.


Selon ces témoins, "ces combats violents ont éclaté samedi et se poursuivaient encore (jeudi) dans la localité aurifère de Ndassima à une quarantaine de kilomètres de Bambari", ville du centre du pays.


"Les affrontements qui opposent les éléments de l'Unité du peuple centrafricain (UPC) de Ali Ndarass et du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam, ont déjà fait au moins 20 morts parmi les groupes armés", a déclaré Pierre Endjingbago, habitant de Ndassima qui s'est réfugié à Bambari, joint depuis la capitale Bangui.


Selon Albert-René Katcha, un autre habitant ayant fui la localité, "Ndassima s'est vidée de ses habitants face à la violence des affrontements. Je suis ici sans mes enfants ni mon épouse. La plupart des habitants ont fui en brousse".


Mercredi, la force de l'ONU en Centrafrique (Minusca) avait fait état de violences à Ndassima, sans fournir de bilan.


"Les affrontements à Ndassima ont fait plusieurs victimes", avait simplement indiqué le lieutenant-colonel Clément Cimana lors d'une conférence de presse de la Minusca, qui a dépêché des renforts dans la zone.


La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka, majoritairement chrétiens, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.


L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays.


L'UPC et le FRPC sont deux des factions issues de l'éclatement de la coalition séléka. Selon les circonstances et leurs intérêts locaux (contrôle de mines, racket routier, vol de bétail,...), ces factions peuvent s'allier, se combattre, voire nouer des alliances provisoires avec des groupes anti-balaka.


La semaine dernière, la Minusca avait adressé une mise en garde aux groupes armés implantés dans la région de Bambari contre toute reprise des violences dont la population serait la première victime.


En septembre-octobre 2016, des affrontements entre groupes armés y avaient fait plus d'une centaine de morts et des milliers de déplacés. Ces affrontements concernaient des Peuls armés - groupes d'auto-défense créés par ces éleveurs nomades contre les voleurs de bétail - et des factions rivales de l'ex-Séléka.


"Les conflits qui, auparavant, semblaient opposer les communautés chrétiennes et musulmanes ont évolué vers des oppositions armées entre des groupes se disant nationalistes et d'autres considérés comme étrangers, avec parfois une connotation ethnique qui pourrait devenir dangereuse", a relevé mercredi l'experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l'homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, dans un communiqué.


Selon elle, "les groupes armés règnent en maître sur plus de 60% du territoire, bénéficiant d'une totale impunité. Ils se substituent à l'appareil judiciaire, et terrifient la population".




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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 15:08
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le président du TGI de Bossangoa déplore l’absence de maison carcérale

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 9 FÉVRIER 2017

 

BOSSANGOA, 09 Février 2017 (RJDH) – Thierry- Hilaire Ouédémona, président du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bossangoa a regretté dans un entretien avec le RJDH la semaine dernière, que la chaine pénale se confronte à un problème, celui du manque de maison carcérale pour corriger les coupables des délits. Ceux-ci sont incarcérés à la chambre de sûreté de la gendarmerie par manque de maison pénitentiaire.

 

Pendant la crise, les infrastructures de la justice dans la Sous-préfecture de Bossangoa ont été saccagées. Les deux maisons carcérales (femmes et hommes) ont été détruites. Les biens mobiliers, les matériels de bureau, ont été emportés. Avec l’appui des partenaires, entre autres, la Minusca a réhabilité les infrastructures de la TGI et l’a doté en mobiliers de bureau qui a permis de reprendre les activités.

 

Selon Thierry- Hilaire Ouédémona, président du TGI de Bossangoa, des efforts restent à faire. « Quand on parle de la chaine pénale, on fait allusion à la police et à la gendarmerie qui sont les maillons de cette chaine. L’effectif des agents de la police judiciaire pose problème, ils ne peuvent pas étendre leurs investigations au-delà de Bossangoa, parce que certaines régions restent sous contrôle des groupes armés », a-t-il déploré, en rappelant que la crise a affecté le système judiciaire, la maison carcérale reste endommagée.

 

A défaut d’une maison pénitentiaire, la chambre de sûreté de la gendarmerie est utilisée comme maison carcérale. Les cas les plus graves sont transférés à Bangui. « Il faut savoir que lorsqu’une personne rendue coupable des faits est jugée et condamnée, c’est un facteur de sécurité, afin d’éviter les représailles, des violences de l’autre partie », a-t-il ajouté.

 

Le président du TGI de Bossangoa souhaite la réhabilitation des infrastructures détruites « pour que nous retrouvons la paix. Une population massacrée, violée doit faire recourt à la justice », a-t-il insisté.

 

La situation de Bossangoa est similaire à plusieurs autres villes de provinces.

 

 

Centrafrique : Les en-dessus du séjour de Touadera à Bossangoa

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 9 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 09 Février 2017(RJDH) — La visite du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera à Bossangoa, fief de l’ancien Président François Bozizé a été interprétée différemment par la population de la ville, par certains leaders politiques et autres classes sociales. Pour la majorité, c’est une manière pour le Président actuel de faire un clin d’œil à François Bozizé.

 

L’ancien Premier Ministre de F.Bozizé de 2005 à 2011, devenu Président de la RCA en 2016 a choisi le Chef-lieu de la Préfecture de l’Ouham pour relancer les activités de la cotonculture. Pour beaucoup d’observateurs centrafricains, même si Bossangoa abrite l’unique société d’égrenage de coton dont dispose la RCA après les événements de 2013, le choix de cette ville dont est originaire François Bozizé, relève d’un signe de gratitude de l’actuel locataire du Palais de la Renaissance à l’égard de Bozizé.

 

Pendant son séjour à Bossangoa, dans les rues de la ville, la majorité des habitants ont déclaré que ce déplacement « est une manière pour le Président Faustin Archange Touadera de faire un clin d’œil à F.Bozizé. C’est aussi pour lui dire qu’il ne s’est pas détourné de la ville de Bossangoa qu’il aime tant ». Aussi, étayer cela « les agents municipaux sont habillés en Lacoste de la couleur orange qui est de KNK», ont souligné des personnes interrogées.

 

Même argument de certains hommes politiques avec qui nous avons échangé sur les enjeux de cette visite de Bossangoa. « Touadera ne pourra jamais se passer de Bozizé », a déclaré un acteur politique qui a requis l’anonymat. Celui-ci a soutenu que « c’est François Bozizé qui avait tendu la perche à Touadéra pour qu’il soit ce qu’il est aujourd’hui. Donc Touadera a une dette morale envers son faiseur de roi et il a l’obligation de lui rendre la monnaie».

 

Les allégations de certains centrafricains sur la visite de Touadera à Bossangoa restent à vérifier. Mais il est à noter que lors du dépôt de candidature à l’élection présidentielle de 2015, F.A Touadera avait déclaré qu’il retirerait sa candidature si l’ancien Président F.Bozizé est aussi candidat. « Ne dit-on pas que tu dois gratter le dos de celui qui a fait autant pour toi ? », a rétorqué un membre du KNK.

 

Le président Touadera dans son discours à Bossangoa a justifié le but de son séjour dans la préfecture de l’Ouham à cause de fort taux de suffrage obtenu lors des élections dans cette région, « Ce n’est pas seulement pour lancer la campagne cotonnière que je suis là aujourd’hui, mais c’est aussi pour vous remercier d’avoir voté massivement pour moi pour me porter aujourd’hui à la magistrature suprême », a justifié le chef de l’Etat.

 

Bossangoa est la sixième ville visitée par Touadera depuis son investiture le 30 mars 2016.

 

 

Centrafrique : Les prestations de MSF suspendues aux centres de Santé du KM5

 

PAR BIENVENUE MATONGO LE 9 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 09 Février 2017(RJDH)… Suite aux derniers événements au Km5, les activités aux Centres de Santé de Mamadou Mbaïki sont suspendues pour 7 jours, tandis que celle de Gbaya Dombia sont arrêtées jusqu’à nouvel ordre, a décidé Médecins Sans Frontières. Les incursions d’hommes armés dans cette formation sanitaire et les menaces proliférées sur le personnel de santé sont à l’origine de cette suspension.

 

MSF suspend ses activités médicales dans l’ensemble du quartier du Km5 à partir du mercredi 8 février pour protester contre l’intrusion des hommes en arme dans ces services. Cette suspension concerne l’appui aux soins pédiatriques au centre de santé de Mamadou Mbaiki, où les activités MSF reprendront le 15 février, et les services de la maternité de Gbaya Ndombia, qui seront suspendus jusqu’à nouvel ordre

 

Résumé des faits selon MSF

 

Le vendredi 3 février, à 22h, trois blessés arrivent successivement à la maternité de Gbaya Ndombia suite à l’explosion d’une grenade. Un attroupement se forme rapidement devant la maternité. Les hommes menacent les gardiens et entrent de force dans la structure avec des armes afin de récupérer l’un des blessés et d’attaquer un autre patient. Ce dernier parvient à s’enfermer et reste sain et sauf.

 

Les hommes en armes empêchent ensuite la circulation des ambulances devant la maternité pendant plus d’une heure. Aucun dégât humain ou matériel n’est à déplorer.

 

Ensuite, l’après-midi du mardi 7 février vers 16h, une deuxième intrusion armée est survenue dans la maternité alors que l’équipe médicale gérait un afflux de 21 blessés, dont 3 morts. Au cours de cette dernière intrusion, les envahisseurs ont terrorisé les staffs MSF et ont tenté de tuer l’un des blessés alors à leur charge.

 

« Nous ne pouvons pas accepter que des hommes armés entrent de force dans une maternité et terrorisent le personnel, et dans l’intention d’agresser un patient qui est sous notre responsabilité sur le plan médicale, de tels agissements compromettent le fonctionnement de cette structure de santé », a déploré Sandra Lamarque, Coordonnatrice des activités de santé maternelle pour MSF Bangui dans le communiqué de presse.

 

Les centres de santé appuyés par MSF viennent de célébrer une année de leur existence. Ils ont donné les possibilités à 566 naissances et 7200 consultations.

 

 

Centrafricaine : La gouvernance démocratique préoccupe les ONG de Droits de l’Homme

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 9 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 09 février 2017(RJDH) —Le consortium des organisations nationales de la société civile après évaluation du processus électoral de 2015 et 2016, projettent de promouvoir la gouvernance démocratique et citoyenne en République Centrafricaine. Une rencontre y relative a été organisée ce jour à Bangui en vue d’améliorer les prochaines échéances électorales.

 

Dans une thématique intitulée «Election », ces ONG ont demandé aux institutions chargées d’organiser les élections de tenir compte des suggestions faites par les observateurs nationaux et internationaux après les scrutins présidentiels et législatifs de 2015 et 2016 en RCA.

 

Ainsi, pour promouvoir la bonne gouvernance, Angeline Kaïgama Kel, Coordonnatrice à l’ONG Women Act for Living Together (WALT) a indiqué que des activités seront menées « auprès de la population centrafricaine et des recommandations seront formulées à l’endroit des autorités afin d’améliorer les prochaines élections ».

 

Les dernières élections centrafricaines ont été saluées par les observateurs électoraux qui ont relevé des défaillances dans l’organisation du scrutin dans certains bureaux de vote à Bangui et à l’intérieur du pays.

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