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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 16:34
RCA/Elections 2020: les États-Unis expriment leur inquiétude

 

RCA/Elections 2020: les États-Unis expriment leur inquiétude face aux agitations de certains groupes armés

 

Radio Ndeke Luka jeudi 27 août 2020 16:23

 

La République centrafricaine se prépare à la tenue du premier tour des élections générales de décembre 2020. A quatre (4) mois de la tenue de ces échéances, les Etats-Unis d’Amérique se disent inquiets des agitations de certains groupes armés et des incidents qui entravent la bonne marche de l’enrôlement sur la liste électorale.  

 

Cette inquiétude a été exprimée ce 27 août 2020 par Lucy Tamlyn, ambassadrice des Etats-Unis en République Centrafrique. Selon la diplomate, Washington est engagé à soutenir l'organisation des élections libres, transparentes et démocratiques dans le pays. Mme Tamlyn s'est montrée large sur le processus électoral en cours et rappelle le soutien financier de son pays aux medias centrafricains. Le coût de cet appui s'élève à plus de 600 millions de FCFA.

 

A l'approche des élections présidentielle et législatives, le pays s'agite ces derniers temps et vit au rythme de la précampagne électorale en violation de la loi qui encadre ce processus. Une situation qui crée la confusion. Le climat s'annonce lourd pour le processus électoral car l'enjeu est de taille et l'inquiétude monte du côté de la représentation américaine. Cette dernière réitère l'engagement de son pays en faveur des élections libres, crédibles et transparentes.

 

"Nous avons clairement exprimé dans la déclaration du G5, notre inquiétude du fait que les groupes armés n'ont pas encore soutenu publiquement la tenue des élections. Il y avait aussi des incidents où ils ont bloqué l'enregistrement. Nous avons aussi clairement exprimé notre inquiétude face aux allégations de fraudes et demandé que ceci fasse l'objet d'une enquête" a fait savoir Lucy Tamlyn.    

 

La semaine dernière, le groupe des pays partenaires de la République centrafricaine, réunis dans le G5, a publié une déclaration conforme aux prochaines élections. Déclaration reprise par Lucy Tamlyn qui appelle les groupes armés à se ressaisir.

 

"Le G5 a réitéré son soutien à des élections inclusives, libres, transparentes, pacifiques et crédibles conformément au calendrier électoral et aux dispositions constitutionnelles qui s'appliquent à tous les acteurs" a ajouté la diplomate américaine.

 

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 00:25
Covid-19 RCA  – Mankeur Ndiaye : “Ce qu’il faut aujourd’hui c’est l’unité et la solidarité…”

Lu pour vous

 

Gestion Covid-19 – Mankeur Ndiaye : “Ce qu’il faut aujourd’hui c’est l’unité et la solidarité…”

Selon le représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, ce qu’il faut aujourd’hui pour lutter contre la pandémie, c’est l’unité et la solidarité. Ce, au moment où la pandémie vient de franchir la barre des 500 000 morts dans le monde.

 

Appui aux autorités…

D’après Mankeur Ndiaye, en République Centrafricaine (RCA), la MINUSCA et toute la famille des Nations Unies travaillent sous la coordination de l’OMS en ce qui concerne la réponse à la COVID-19 en appui aux autorités centrafricaines.

Coordination…

C’est un appui extrêmement important mis en place bien avant le 14 mars 2020, date de l’apparition du premier cas de COVID-19 en RCA, et apprécié à sa juste valeur par les autorités centrafricaines. Il porte aussi bien sur la coordination avec le Ministère de la Santé, la mise à disposition de ressources pour la réponse sanitaire telles que la construction de centre de triage et d’isolement des malades, la sensibilisation et la distribution de matériels divers, y compris des kits d’hygiène et de l’eau“, déclare Mankeur Ndiaye dans un entretien accordé à Sud Quotidien.

Fonds…

Selon l’ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal sous Macky Sall, la MINUSCA a décidé d’orienter près de 3 millions de dollars de ses fonds programmatiques et des projets de lutte contre la COVID-19. Et plus de 15 millions de dollars US ont été dépensés rien que pour le mois de juin pour faire face à l’impératif de réajustement de leurs stratégies et de prise en charge de leur plan de contingence aussi bien pour la survie de leurs opérations et programmes que de leur personne.

 

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 00:17
«La COVID-19 a rendu encore plus difficile la mise en œuvre de notre mandat» Mankeur Ndiaye

 

Lu pour vous

 

MANKEUR NDIAYE, REPRESENTANT SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES ET CHEF DE LA MINUSCA

 
«La COVID-19 a rendu encore plus difficile la mise en œuvre de notre mandat»
 
 

http://www.sudonline.sn/  Dame BABOU | 11/07/2020 | 09H08 GMT

Mankeur Ndiaye, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal sous Macky Sall, ambassadeur du Sénégal à Bamako au Mali sous le Président Abdoulaye Wade et à Paris sous le magistère de Président Sall, actuellement Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies en Centrafrique, a répondu aux questions de Sud Quotidien. L’ancien chef de la diplomatie sénégalaise parle, tour à tour, de la gestion de la pandémie de la Covid-19 par le système des Nations-Unies, notamment du rôle de l’Oms, l’impact de cette pandémie en Centrafrique, l’exécution du mandat que lui a confié le Conseil de sécurité, mais également sur la situation politico-militaire dans ce pays où il est à la tête de la Mission de l’ONU (la Minusca). L’ancien ministre de Macky Sall n’a pas non plus manqué de jeter un regard sur la situation au Sénégal et son éventuel retour aux affaires.

M. le Représentant Spécial, depuis le début de la pandémie de la Covid-19, la Communauté internationale est particulièrement interpellée. Il est notamment reproché à l’Organisation mondiale de la santé, de n’avoir pas exercé son rôle de leadership dans cette crise. Partagez vous une telle opinion ? 
 
Comme l’a toujours souligné le Secrétaire général, ce qu’il faut aujourd’hui c’est l’unité et la solidarité, au moment où la pandémie vient de franchir la barre des 500.000 morts dans le monde. Ici, en République Centrafricaine (RCA), la MINUSCA et toute la famille des Nations Unies travaillent sous la coordination de l’OMS en ce qui concerne notre réponse à la COVID-19 en appui aux autorités centrafricaines. C’est un appui extrêmement important mis en place bien avant le 14 mars 2020, date de l’apparition du premier cas de COVID-19 en RCA, et apprécié à sa juste valeur par les autorités centrafricaines. Il porte aussi bien sur la coordination avec le Ministère de la Santé, la mise à disposition de ressources pour la réponse sanitaire telles que la construction de centre de triage et d’isolement des malades, la sensibilisation et la distribution de matériels divers, y compris des kits d’hygiène et de l’eau. La MINUSCA a décidé d’orienter près de 3 millions de dollars de ses fonds programmatiques et des projets de lutte contre le COVID-19. Au moment où je vous parle plus de 15 millions de dollars US ont été dépensés rien que pour le mois de juin pour faire face à l’impératif de réajustement de nos stratégies et de prise en charge de notre plan de contingence aussi bien pour la survie de nos opérations et programmes que de notre personne.
 
Comment les opérations de maintien de paix se déroulent-elles en cette période de pandémie ?
 
La pandémie de la COVID-19 a rendu encore plus difficile la mise en œuvre de notre mandat. D’abord au plan militaire, les rotations des différents contingents de la Force ont dû ralentir puis être stoppées avant de reprendre ces dernières semaines mais en respectant toutes les consignes de l’OMS et du ministère de la Santé. Ce qui se traduit par une mise en quarantaine des relèves de différents contingents arrivés récemment sur le sol centrafricain. Concrètement au lieu que ces contingents soient immédiatement disponibles pour être déployés sur le terrain, ils passaient 21 jours de quarantaine selon les textes en vigueur dans le pays. Les activités programmatiques prévues de longs mois ont été mises en veilleuse et les fonds redirigés pour la lutte contre le COVID-19. Mais sous la direction stratégique du leadership de la Mission et en consultation avec le Quartier Général avec les orientations du Secrétaire Général des Nations Unies, nous avons maintenu le cap sur la mise en œuvre du mandat malgré le contexte sanitaire difficile de l’heure. Ainsi, j’ai instruit la section électorale de la MINUSCA à appuyer fortement l’Autorité Nationale des Elections (ANE) pour que les échéances du calendrier électoral soient respectées. Et pour minimiser l’impact de la pandémie sur notre personnel, nous avons organisé le télétravail pour tous dans les limites des contraintes techniques, afin de diminuer l’empreinte physique des employés dans les bureaux. Et avec les fermetures de frontières et la suspension des vols commerciaux plusieurs de nos staffs restent toujours bloqués à l’extérieur. Tout cela a rendu beaucoup plus complexe la mise en œuvre de notre mandat.
 
Comment, dans un contexte de pandémie de Covid 19, de fragilité institutionnelle et de multiplicité des acteurs, la Minusca gère-t-elle le mandat qui lui est confié par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies ?

La mise en œuvre du mandat de la MINUSCA exige une concertation permanente avec les différents partenaires, le premier d’entre eux étant le gouvernement centrafricain. En tant que Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, j’ai une rencontre hebdomadaire avec le Chef de l’Etat pour discuter du mandat et des défis de la RCA. Mes Représentantes spéciales adjointes, le Commandant de la Force et le Chef de la composante Police de la MINUSCA sont également en contact permanent avec d’autres membres du gouvernement. Cette interaction est également menée dans les préfectures, avec les hommes et les partis politiques, la société civile, les entités religieuses, les femmes, les jeunes, etc. Tous les sujets sont évoqués et bien évidemment la situation politique et les prochaines élections.

Où en êtes-vous dans la mise en œuvre de l’Accord de paix signé à Bangui le 6 février 2019 ?

L’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation en RCA, signé il y a 14 mois, a d’abord entrainé une baisse de la violence dans le pays et a permis la poursuite du programme de DDR (Désarmement, démobilisation, réintégration) dans l’ouest de la RCA. Un gouvernement inclusif a été formé et des représentants des groupes armés signataires ont rejoint l’administration publique. Malheureusement, les violations n’ont pas tardé, provoquées notamment par le FDPC (dont le leader Abdoulaye Miskine est désormais sous sanction des Nations Unies), le 3R, l’UPC, le FPRC et le MNLC. Il s’agit de violences contre les populations, les forces de défense et de sécurité et des casques bleus ainsi que l’implantation dans de Nouvelles zones, ce qui est contraire à l’APPR-RCA. La MINUSCA, en tant que facilitateur, les garants que sont l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ainsi que le Gouvernement poursuivent leurs efforts en engageant les groupes armés auteurs des violations afin de respecter leurs engagements. L’APPR-RCA reste la seule voie pouvant permettre au pays de tourner la page de la crise mais il faut que les signataires, notamment certains groupes armés respectent leurs engagements. Il faudra aussi que la classe politique, la société civile, la presse et l’opinion publique en général s’approprient et soutiennent cet accord de paix. Je me réjouis que l’appel du Secrétaire General pour un cessez-le-feu mondial lancé le 23 mars 2020 que j’ai relayé par un communiqué en date du 25 mars ait été suivi d’effet avec l’adhésion expresse de groupes armés signataires et pas des moindres. Quant à la MINUSCA, tout en jouant pleinement son rôle de facilitateur, elle continue à exécuter son mandat de protection des civils et des institutions, y compris en utilisant la force. C’est dans ce cadre que la Force de la MINUSCA mène depuis le 17 juin 2020, une opération militaire coordonnée avec les Forces Armées Centrafricaines contre le 3R dans le nord-ouest.

Parlons maintenant du Sénégal. Quelle est votre lecture de la situation politique, économique et sociale dans le pays ?

En tant que fonctionnaire international j’ai un devoir de réserve. Ce sont là effectivement des questions que je suis de loin et qui m’intéresse en tant que citoyen sénégalais et aussi comme vous le dites en tant qu’ancien ministre des affaires étrangères de mon pays. Je reste bien entendu en contact permanent avec le Président de la République, des amis politiques et des amis tout court pour échanger avec eux sur la situation du pays, de la région et du continent et sur la contribution que je pourrais être appelé à faire à la fin de ma mission onusienne.

Mankeur Ndiaye ambitionne-t-il de revenir aux affaires au Sénégal ou préfère-t-il se consacrer à sa carrière internationale aux Nations Unies ?

Je suis le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSCA depuis février 2019 afin de mettre en œuvre le mandat du Conseil de sécurité, à travers la résolution 2499. Toutefois, le Sénégal reste le pays qui m’a tout donné. Je lui dois donc tout en retour. En servant les Nations Unies, je sers également le Sénégal qui en est un membre éminent. Et qui, depuis 1960, déploie des contingents dans les opérations de L’ONU à travers le monde. Bien sûr que je reste à la disposition de l’Etat en ma qualité de haut fonctionnaire, tout en continuant à assumer des responsabilités importantes pour le Secrétaire Général des Nations Unies qui a bien voulu me confier la direction de la MINUSCA.

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 00:10
Centrafrique: l'enrôlement des électeurs pourra-t-il se tenir dans les délais?
Centrafrique: l'enrôlement des électeurs pourra-t-il se tenir dans les délais?

 

 

L’Autorité nationale électorale chargée d’organiser les élections générales de la fin 2020 peine à convaincre sur sa capacité à organiser les élections dans les délais. Et les premiers chiffres que vient de communiquer l’ANE sur l’enrôlement des électeurs, qui a débuté le 30 juin par la capitale Bangui après plusieurs reports, ne sont pas faits pour rassurer l’opposition et la société civile. Mais l’ANE assure que les délais seront tenus.

Opposition et société civile dénoncent la lenteur des équipes de recensement, des problèmes avec les tablettes utilisées pour l’enrôlement, ou encore que ce recensement n’a pas encore débuté dans le reste du pays, alors que les listes électorales doivent être fin prêtes pour le 15 septembre au plus tard.

Pour le parti d’opposition Kwa na Kwa (KNK) de l’ancien président François Bozizé, « rien ne vaut la vérité des chiffres », explique son porte-parole. Seulement près de 54 000 électeurs inscrits à Bangui durant la première semaine, « c’est clair que le calendrier communiqué par l’ANE n’est pas tenable », assure Christian Guenebem Dedizoum.

« Lorsque nous partons sur les chiffres de la dernière élection, qui comptait un corps électoral de 350 000 électeurs pour la capitale, une moyenne de 50-60 000 électeurs enrôlés par semaine pour les trois semaines que va durer la période d’enrôlement, ça nous fera moins de 200 000 électeurs. Nous serons donc bien loin du compte. Lorsqu’en plus nous savons que la population à Bangui a augmenté et le corps électoral de Bangui aurait dû lui-même augmenté. »

Sans oublier que l’enrôlement n’a pas encore débuté dans le reste du pays, pointe le porte-parole du KNK, qui appelle l’Autorité nationale électorale de « dire la vérité » au pays afin, dit-il, que les acteurs impliqués dans ce processus puissent trouver des « solutions appropriées tant qu’il est encore temps ».

 

Augmentation du nombre d’agents déployés dans la capitale et couverture du reste du pays, « Nous sommes en train de monter en puissance », assure son porte son porte-parole Julius Rufin Ngouadé.

« Au début des opérations, nous avons constaté des difficultés. Nous avons pris des mesures pour les corriger. Et observant l’évolution de ces mesures-là, ça ne va pas prendre plusieurs mois, comme cela est dit. L’inscription des électeurs est limitée dans le temps. Nous apprécierons l’évolution, s’il y a des mesures à prendre, nous les prendrons. » Il appelle donc les Centrafricains à faire confiance à l’ANE : « Nous allons tenir les délais », insiste-t-il
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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 00:06
Vols commerciaux de nouveau autorisés à l'aéroport Bangui Mpoko

 

RCA/Covid-19: les vols commerciaux de nouveau autorisés à l'aéroport Bangui Mpoko

Après plus de trois mois de fermeture, suite à la crise sanitaire liée au Covid-19, l’aéroport international Bangui-Mpoko s’ouvre progressivement aux vols commerciaux. Dorénavant, ces vols sont autorisés de se poser sur le sol centrafricain mais à fréquence réduite. La décision est rendue publique ce vendredi 10 juillet 2020, dans un arrêté interministériel.

La République Centrafricaine se désenclave progressivement après les premières mesures prises pour limiter la progression de la pandémie de Covid-19. L'Aéroport international Bangui-Mpoko, fermé temporairement aux vols commerciaux depuis le 26 mars 2020, s'ouvre progressivement. Dans un arrêté interministériel publié ce vendredi 10 juillet 2020, le gouvernement centrafricain autorise à nouveau la desserte des vols commerciaux de passagers. Cependant, les compagnies aériennes sont autorisées à raison d’un vol par semaine et par compagnie, au départ et à l’arrivée.

Quant aux passagers au départ et à l’arrivée à l’aéroport international Bangui-M’poko, ils sont soumis au respect des mesures barrières édictées par le gouvernement. Notamment, le port de masque, la distanciation physique, le lavage ou la désinfection des mains avec du gel hydro alcoolique, la prise de température corporelle, le remplissage des fiches individuelles de santé voire la désinfection des bagages à main. Ces dispositions concernent également le transport routier, suspendu depuis près de trois (3) mois.

Dans un second arrêté conjoint, signé du ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité publique et celui des Transports et de l’Aviation civile, le transport des passagers est rétabli sur tous les axes routiers de la République centrafricaine.  Les passagers au nombre limité doivent être également soumis aux mêmes conditions de prévention du Covid-19, que pour le transport aérien. Les autorités appellent les différents responsables, concernés par ces dispositions à veiller sur l'application stricte des mesures prescrites.

Cette décision intervient au moment où le pays vient de passer la barre de quatre (4) mille cas de contamination au nouveau coronavirus.

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 00:06
Vols commerciaux de nouveau autorisés à l'aéroport Bangui Mpoko

 

RCA/Covid-19: les vols commerciaux de nouveau autorisés à l'aéroport Bangui Mpoko

Après plus de trois mois de fermeture, suite à la crise sanitaire liée au Covid-19, l’aéroport international Bangui-Mpoko s’ouvre progressivement aux vols commerciaux. Dorénavant, ces vols sont autorisés de se poser sur le sol centrafricain mais à fréquence réduite. La décision est rendue publique ce vendredi 10 juillet 2020, dans un arrêté interministériel.

La République Centrafricaine se désenclave progressivement après les premières mesures prises pour limiter la progression de la pandémie de Covid-19. L'Aéroport international Bangui-Mpoko, fermé temporairement aux vols commerciaux depuis le 26 mars 2020, s'ouvre progressivement. Dans un arrêté interministériel publié ce vendredi 10 juillet 2020, le gouvernement centrafricain autorise à nouveau la desserte des vols commerciaux de passagers. Cependant, les compagnies aériennes sont autorisées à raison d’un vol par semaine et par compagnie, au départ et à l’arrivée.

Quant aux passagers au départ et à l’arrivée à l’aéroport international Bangui-M’poko, ils sont soumis au respect des mesures barrières édictées par le gouvernement. Notamment, le port de masque, la distanciation physique, le lavage ou la désinfection des mains avec du gel hydro alcoolique, la prise de température corporelle, le remplissage des fiches individuelles de santé voire la désinfection des bagages à main. Ces dispositions concernent également le transport routier, suspendu depuis près de trois (3) mois.

Dans un second arrêté conjoint, signé du ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité publique et celui des Transports et de l’Aviation civile, le transport des passagers est rétabli sur tous les axes routiers de la République centrafricaine.  Les passagers au nombre limité doivent être également soumis aux mêmes conditions de prévention du Covid-19, que pour le transport aérien. Les autorités appellent les différents responsables, concernés par ces dispositions à veiller sur l'application stricte des mesures prescrites.

Cette décision intervient au moment où le pays vient de passer la barre de quatre (4) mille cas de contamination au nouveau coronavirus.

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 00:06
Vols commerciaux de nouveau autorisés à l'aéroport Bangui Mpoko

 

RCA/Covid-19: les vols commerciaux de nouveau autorisés à l'aéroport Bangui Mpoko

Après plus de trois mois de fermeture, suite à la crise sanitaire liée au Covid-19, l’aéroport international Bangui-Mpoko s’ouvre progressivement aux vols commerciaux. Dorénavant, ces vols sont autorisés de se poser sur le sol centrafricain mais à fréquence réduite. La décision est rendue publique ce vendredi 10 juillet 2020, dans un arrêté interministériel.

La République Centrafricaine se désenclave progressivement après les premières mesures prises pour limiter la progression de la pandémie de Covid-19. L'Aéroport international Bangui-Mpoko, fermé temporairement aux vols commerciaux depuis le 26 mars 2020, s'ouvre progressivement. Dans un arrêté interministériel publié ce vendredi 10 juillet 2020, le gouvernement centrafricain autorise à nouveau la desserte des vols commerciaux de passagers. Cependant, les compagnies aériennes sont autorisées à raison d’un vol par semaine et par compagnie, au départ et à l’arrivée.

Quant aux passagers au départ et à l’arrivée à l’aéroport international Bangui-M’poko, ils sont soumis au respect des mesures barrières édictées par le gouvernement. Notamment, le port de masque, la distanciation physique, le lavage ou la désinfection des mains avec du gel hydro alcoolique, la prise de température corporelle, le remplissage des fiches individuelles de santé voire la désinfection des bagages à main. Ces dispositions concernent également le transport routier, suspendu depuis près de trois (3) mois.

Dans un second arrêté conjoint, signé du ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité publique et celui des Transports et de l’Aviation civile, le transport des passagers est rétabli sur tous les axes routiers de la République centrafricaine.  Les passagers au nombre limité doivent être également soumis aux mêmes conditions de prévention du Covid-19, que pour le transport aérien. Les autorités appellent les différents responsables, concernés par ces dispositions à veiller sur l'application stricte des mesures prescrites.

Cette décision intervient au moment où le pays vient de passer la barre de quatre (4) mille cas de contamination au nouveau coronavirus.

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 00:03
L’ASSEMBLEE NATIONALE ADOPTE A 99,99% DES VOIX LE PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE

 

L’ASSEMBLEE NATIONALE ADOPTE A 99,99% DES VOIX LE PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR L’ANNEE 2020  
 
Jeudi 09 juillet 2020, les députés ont adopté à 99,99% des voix le projet de loi de finances rectificative 2020, présenté et soutenu au nom du gouvernement par le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra. L’adoption de ce projet de loi de finances rectificative intervient dans un contexte de crise sanitaire due à la pandémie de la covid-19, ayant des répercussions sur l’activité économique. 
 
Selon le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra, le projet du budget rectifié a été élaboré dans un contexte national caractérisé par une situation sanitaire mondiale difficile, impactant directement la reprise de l’activité économique amorcée depuis 2017. En sus, du nouveau coronavirus, le projet du collectif budgétaire 2020 a été également élaboré dans un contexte marqué par la chute drastique de la demande internationale des produits d’exportation de base de la RCA, à savoir le bois, le café, le coton et le diamant ainsi que la détérioration de la situation sécuritaire dans certaines régions avec son corolaire, l’absence  de l’activité économique dans ces régions affectées par la crise sécuritaire. Les nouvelles donnes indiquent que le taux de croissance du PIB réel est  à 1,0% contre 5,0% comme initialement prévu. 
 
La volonté du gouvernement d’aller vers un collectif budgétaire  est motivée par la nécessité de prendre en compte dans le budget de l’Etat, certaines données et dispositions relatives à la stratégie de riposte de l’exécutif contre la covid-19. « Dans cette optique, près de 10 milliards de francs CFA ont été alloués au ministère de la santé et de la population dont 4 milliards pour la construction d’un hôpital pour la lutte contre la covid-19, 4 milliards pour diverses dépenses liées à la lutte contre le nouveau coronavirus , 1 milliard de primes au personnel de santé impliqué dans la lutte contre la pandémie, 500 millions de fonds de concours et 450 millions pour démarrer la construction d’un bâtiment R+2 dédié au dépistage et à la prise en charge des personnes atteintes de covid-19 » a concédé le ministre Dondra. 
 
Le budget rectifié 2020 plébiscité avec amendement au scrutin secret comporte des ressources totales évaluées à 363 993 251 000 FCFA dont 118 004 998 000 F CFA de ressources propres et 245 998 253 000 FCFA de ressources extérieures. Les dépenses globales s’élèvent à 321 667 465 000 FCFA.  A la lumière de ces chiffres, l’on comprend que le déficit primaire passe de 35,7 milliards de FCFA à 77,2 milliards de FCFA. 
 
Il convient de noter que ce vote du projet de loi de finances rectificative s’est déroulé sur fond  de félicitations formulées par les députés de la nation à l’endroit du ministre Henri-Marie Dondra qui, en dépit du fait qu’il a contracté la covid-19, a fait preuve de courage et de sacrifices  pour sensibiliser les populations et à travailler sans relâche pour que ce projet de loi soit adopté en loi de finances , instrument financier à la disposition du gouvernement, sous le très haut patronage du président de la République, le Pr. Faustin Archange Touadera qui depuis son élection ne lésine sur aucun effort pour le mieux être de la nation centrafricaine.

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 02:59
Le futur ambassadeur en Centrafrique piégé par un fils raciste

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/, By La rédaction de Mondafrique 8 juillet 2020

 

Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur à Conakry, est pressenti pour être nommé à Bangui. Seul souci, son fils policier vient de tenir des propos racistes. Ce qui fragilise son éventuelle nomination en Afrique où les liens familiaux comptent tant

Une enquête de Michael Pauron

C’est une histoire peu banale qui secoue la Police nationale et, par ricochet, le Quai d’Orsay. Le 2 juillet, le journal d’information en ligne actu.fr (groupe Ouest-France), a révélé que des sanctions seraient prises, à Rouen contre deux adjoints à la sécurité (ADS, contractuels de la police nationale). Dont le fils de Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur de France en Guinée Conakry. Lequel, contacté par Mondafrique et par actu.fr, n’a pas répondu.

La raison? Le fiston appartiendrait à un groupe whatsapp dans lequel plusieurs policiers et ADS ont échangé des dizaines de messages racistes, antisémites, sexistes et homophobes.

Un père n’est naturellement pas responsable des agissements d’un fils majeur. Mais en Afrique où les liens familiaux et claniques sont très forts, la nomination de Jean Marc Grosgurin poserait quelques sérieux problèmes d’image.

« Procès de nègre »

Ce groupe, baptisé Althing, découvert fin 2019, a déjà valu à trois gardiens de la paix de passer devant le conseil de discipline, suite à la plainte d’un de leur collègue visé par certains propos racistes. Une affaire racontée en détail par Médiapart en juin

Selon actu.fr, le fils Grosgurin, une vingtaine d’années, aurait notamment commenté un procès d’assise en ces termes : « Une famille de nègre (sic) font (sic) une soirée alcoolisée devant du foot. Fin de soirée bagarre entre 2 nègres du senegal cousins. Un meurt sous les coups. Voilà super on paye pour ce genre de procès de nègres (sic). » Son excellence a dû apprécier.

Sur les rangs pour la Centrafrique

Cette affaire intervient en plein mercato diplomatique, et au terme de la mission à Conakry de Jean-Marc Grosgurin. Dans le cadre de ce grand mouvement dans les chancelleries, son nom circule déjà, à Bangui comme à Paris, pour remplacer Eric Gérard dans la capitale centrafricaine.


Ce dernier, 57 ans, revient en « Centrale » à partir du 1er août, moins de deux ans après sa nomination dans la capitale centrafricaine. Saint-cyrien passé par le GIGN, ex consul général à Marrakech en 2013, puis à Alger en 2017, Gérard obtient une belle promotion, dans un service qu’il avait déjà côtoyé en 2007.

Des rejetons un peu cancres

L’affaire de Rouen ne devrait pas affecter outre mesure la carrière de Jean-Marc Grosgurin. D’autres rejetons de personnalités ont fait des siennes sans entraver la carrière de leurs parents. Comme le fils de Laurent Fabius, Thomas, condamné pour abus de confiance alors que son père était ministre des Affaires étrangères.

Ou encore Gabriel Reveyrand de Menthon, fils du diplomate Michel Reveyrand de Menthon et de l’ex ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine, condamné à de la prison ferme pour extorsion de fonds.

Un habitué des crises


Grosgurin est par ailleurs un habitué des crises – certes plus diplomatiques que familiales… Arrivé à Conakry en 2016, ce cadre Orient arabisant, diplômé de l’institut national des langues et des civilisations orientales, est passé par Beyrouth et Doha, où il a été conseiller.

Il rejoint finalement Dakar, où il a été nommé consul général en 2008, véritable marche-pied pour devenir ambassadeur. Avant de rejoindre le Yémen, où il est propulsé ambassadeur en 2014 au début de la guerre civile, Jean-Marc Grosgurin a fait un crochet à Bangui, en mission de renfort durant la crise de 2013.

Bangui n’a plus la cote

A 52 ans, si sa nomination se confirmait, le diplomate rejoindrait donc une ville qu’il connaît déjà un peu. Et un pays longtemps considéré par Paris comme sa chasse gardée, mais où la chancellerie française vit, depuis huit ans, un turnover inédit dans l’histoire de la françafrique.

Après le départ précipité de Serge Mucetti, en 2013, se sont succédé Charles Malinas (de 2013 à juillet 2016), Christian Bader (2016-2018), et Eric Gérard. Le prochain ambassadeur nommé à Bangui sera ainsi le quatrième à serrer la main du président centrafricain Faustin Archange Touadéra, depuis son élection en mars 2016. Bangui la Coquette n’a décidément plus la cote au Quai d’Orsay.

 

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 01:59
Nouvelles nationales sur RNL
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Centrafrique: face aux critiques, l'ANE dresse un bilan positif du recensement électoral

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 10 juillet 2020 16:41

 

Après une semaine d'enrôlement sur la liste électorale, l'Autorité Nationale des Elections (ANE) se félicite du perfectionnement de ses agents sur le terrain. C'est ce qu'a rapporté Marie Madeleine N'Kouet Hoornaërt, présidente de cet organe lors d'un point de presse ce jeudi 09 juillet à Bangui.

Cette mise au point de l'ANE intervient peu après des dysfonctionnements enregistrés dans les centres d'enrôlement de Bangui. Les tablettes numériques qui ne fonctionnent pas ainsi que le nombre des bureaux de recensement au deçà des attentes selon certains électeurs.

Pour la présidente de l'ANE, il y a des efforts louables même si des efforts restent à faire.

"Des agents se sont perfectionnés et sont plus à l'aise avec les formulaires et les tablettes. L'ANE et le PAPEC prennent des mesures pour fluidifier l'enrôlement et nous observons une amélioration de la situation" a fait savoir Marie Madeleine N'Kouet Hoornaërt

Plusieurs candidats déclarés aux élections présidentielle et législatives ont pointé du doigt les dysfonctionnements dans le processus d'enrôlement des électeurs et appellent l'ANE à prendre en compte des observations pertinentes.

Parmi ces leaders, Anicet Georges Dologuélé de l'URCA, Martin Ziguélé du MLPC et François Bozizé du KNK qui plaident pour une amélioration de la qualité de service de l'ANE. Le dénominateur commun de leurs messages, c'est aussi l'appel de pied aux électeurs à s'inscrire massivement sur la liste électorale.

Entre-temps, l'ANE répond aux inquiétudes liées à l'absence de ses démembrements dans certaines parties du pays. Selon Mme N'Kouet Hoornaërt, cela est lié à la tension sécuritaire et se fera une fois que l'accalmie est enregistrée dans les zones concernées.

Ce bilan à mi-parcours fourni par l'ANE intervient 48H après le vote de la loi organique modifiant sa composition et mettant en place une nouvelle institution sur fond de critique de l'actuel organe.

 

 

Centrafrique: le 3R demande un cessez-le-feu pour dialoguer

 

https://www.radiondekeluka.org/   jeudi 9 juillet 2020 15:02

 

Près d'un mois après le lancement de l'opération militaire conjointe Minusca-Faca contre les positions de 3R, le groupe armé demande un cessez-le-feu. Demande formulée dans un communiqué publié le 8 juillet. Le 3R annonce par la même occasion, la cessation des hostilités.

Dans le communiqué signé de son chef, Sidiki Abbas, le 3R en conflit depuis plusieurs semaines avec Bangui, annonce son intention de cesser toutes violences contre les populations civiles. Pour se dédouaner de certains faits dont ils se serait rendu coupable, le groupe armé parle de machination et rejette la responsabilité de certaines attaques contre des civils et des forces armées sur des coupeurs de route.

Face à l'assaut d'un contingent de la Minusca sur les positions de 3R à Besson dans la Nana Mambéré, Sidiki Abbas et son mouvement demandent un cessez-le-feu.

"Le mouvement 3R exhorte la Minusca de demander à son contingent Rwandais de stopper l'offensive sur la ville de Besson en attendant la normalisation de la situation" écrit le 3R dans son communiqué.

"Le mouvement 3R par la voix de son président annonce la cessation des hostilités et invite les garants et facilitateurs à faciliter le dialogue avec le gouvernement pour des solutions idoines dans l'intérêt général", ajoute le groupe armé, montrant sa disponibilité à revenir dans l'accord de paix du 6 février 2019 qu'il a dénoncé début juin 2020.

Ce retour en arrière intervient dans un contexte de pression militaire sur le mouvement 3R, accusé d'attaques contre la base des USMS à Bouar le 09 juin dernier et contre une patrouille des Faca, le 21 juin à Besson

 

 

Centrafrique: l'opposition accuse le pouvoir de corruption de certains députés

 

https://www.radiondekeluka.org/   jeudi 9 juillet 2020 15:54

 

Peu après le vote de loi portant organisation et fonctionnement de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) ce 7 juillet 2020 à Bangui, le chef de file de l’opposition, Anicet Georges Dologuélé accuse le pouvoir de corruption de certains députés. Il dénonce un gaspillage de fonds qui aurait servi au renforcement de la lutte contre le Covid-19.

Dans ses griefs contre le pouvoir de Bangui, le chef de file de l’opposition, Anicet Georges Dologuélé avance des chiffres dans l’ordre de 86 millions de FCFA pour acheter la conscience des élus à voter en faveur du texte de loi proposé par le gouvernement.

Le numéro 1 de l’opposition en Centrafrique et député de Bocaranga se réjouit de la maturité de ses collègues qui ont voté contre malgré qu'ils aient reçu de l'argent du gouvernement.

"Je pense que ces élus là ont eu un sursaut patriotique et citoyen. Peu importe qu'ils aient pris de l'argent. C'est de l'argent volé ! Mais moi, c'est ce que je dis toujours, lorsqu'on paye des impôts et lorsqu'on prend votre propre argent pour vous donner, vous prenez, et faites votre devoir de citoyen. Les députés ont fait leur devoir de citoyen" se félicite M. Dologuélé

Anicet Georges Dologuélé fustige l'approche visant à acheter 86 députés.

"On m'a parlé de 86 députés en raison de 1 million chacun. Mais, 86 millions c'est beaucoup, alors qu'un respirateur est dans l'ordre de 15 millions. Avec cette somme, on peut en acheter combien ?" S'interroge-t-il.

Outre cette situation, le député de Bocaranga tacle le pouvoir de Bangui qui n'utilise pas selon lui, l'argent de l'Etat en faveur des choses prioritaires pour le pays.

"Le pouvoir peut utiliser cet argent pour sauver des millions de vie, mais on l'utilise pour des châteaux qui poussent un peu partout, les jeunes filles qui viennent je ne sais d'où, avec des belles voitures et à moindre vote, on sort de l'argent et on cite des noms" ironise-t-il.

Plusieurs fois, les élus sont cités dans les affaires d'achats de conscience avant, pendant et après un vote. Ce prétendu scandale de corruption entame davantage l'image de cette législature, même si le vote de la loi organique a été un tournant majeur dans la pratique.

Ces accusations surviennent après plusieurs cas de scandales de corruption ayant terni le visage de la 6e législature. La dernière en date est le trucage du vote de la loi des Finances pour l’exercice 2020.

 

 

Centrafrique: le pays se dote d’une nouvelle Autorité Nationale des Elections

 

https://www.radiondekeluka.org/   mercredi 8 juillet 2020 15:31

 

C’est fait! La République centrafricaine se dote d’une nouvelle Autorité nationale des élections (ANE). Ceci intervient après l’adoption le 07 juillet 2020 par l’Assemblée nationale, de la loi portant fonctionnement, organisation de l’ANE. Ce vote constitue une victoire pour le camp de la commission élargie face au camp du maintien de l’actuel organe, porté par le gouvernement.

C’est après plus de 9 heures de débats houleux que les élus de la Nation sont parvenus à voter la loi organique de l’Autorité nationale des élections. En effet, l’article 6 de cette loi modifie la composition de l'institution chargée de l’organisation des élections en Centrafrique. Initialement composée de neuf (9) membres, l’effectif est passé à onze (11) à l’issue du vote. Ensuite, l'article 74 très controversé, précise finalement que les nouveaux membres de l'ANE entrent automatiquement en fonction après adoption de cette loi.

Par ailleurs, le mandat des membres actuels de l'ANE prendra fin, le 24 décembre 2020, soit 3 jours avant le premier tour des élections présidentielle et législatives. Une équipe des anciens commissaires de l’ANE, composée de quatre (4) personnes accompagnera la nouvelle équipe dans sa mission. Avec cette nouvelle adoption, le gouvernement se retrouve assoupi, car il tenait au maintien de l’ancienne équipe.

"Nous ne savons pas s’il faut parler d’échec. L’idée est d’éviter que les élections se tiennent en dehors du délai constitutionnel. C’est ce que le gouvernement a voulu éviter. Maintenant, si l’Assemblée nationale a pris la décision d’adopter le projet avec ses propres amendements, notamment, remplacer l’équipe actuelle, le gouvernement ne peut qu’en aviser" regrette Augustin Yangana Yahoté, ministre de l’Administration du territoire.

L’échec du gouvernement fait le bonheur du camp de consensus, singulièrement la commission élargie. Cette dernière soutient que l’équipe sortante n’est pas compétente pour organiser une élection crédible, transparente et apaisée.

"Je crois que les députés ont fait preuve de maturité, parce que les erreurs accumulées continuent. Et cette ANE reconduite, aurait empiré et créé beaucoup de problèmes pour les élections à venir" a fait savoir Jean Pierre Mara, député de Mala membre du groupe parlementaire la Renaissance.

"Une triomphe de la démocratie"

Guy Roger Moskit, député de Mbaïki 3 qui, en désapprouvant le vote de ses collègues, reconnait la valeur de la décision et affirme "C’est la proposition faite par la commission élargie qui est retenue, au détriment de celle du gouvernement. Nous devons réfléchir sur le choix des personnalités centrafricaines qui veilleront sur la transparence des élections afin d’éviter une éventuelle crise électorale".

Si cette loi est une douche froide pour le camp du président Faustin Archange Touadéra et son parti le Mouvement Cœurs Unis (MCU), elle intervient un mois seulement, après le rejet par la Cour Constitutionnelle du projet de modification partielle de la Constitution du 30 mars 2020 ;  déboutant les élus de la majorité. Toutefois, cette même Cour est appelée à se prononcer sur la constitutionnalité de la loi organique de l’ANE.

 

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