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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 21:59
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le dialogue politique de plus en plus réclamé

 

Par Sylvestre Sokambi le 13 juin 2017

 

BANGUI, 13 juin 2017 (RJDH)—Le dialogue politique est de plus en plus recommandé en Centrafrique. Plusieurs entités exigent cette rencontre pour tenter de désamorcer la crise qui mine ce pays depuis quatre ans.

 

Le dialogue politique devient une exigence nationale en Centrafrique. Il est réclamé par tous les acteurs ou observateurs. L’ancien président François Bozizé est considéré par ses proches comme celui qui a propulsé l’idée de dialogue politique. En novembre 2016, alors que le pays quelques huit mois après les élections, renouait avec les violences, l’ancien président François Bozizé en exil en Ouganda, proposait la tenue d’un dialogue politique qu’il a souhaité inclusif entre les Centrafricains. Le chef de l’Etat chassé du pouvoir par la Séléka, avait exclu les étrangers dans son modèle de dialogue.

 

Cette idée avait déjà été portée par plusieurs leaders politiques dont Joseph Bendounga, président du Mouvement Démocratique pour la Révolution et l’Evolution de Centrafrique (MDREC) qui, un mois après les élections remportées par Faustin Archange Touadéra avait souhaité que tous les acteurs de la crise soient réunis pour discuter d’une méthodologie de sortie de crise.

 

Depuis un mois, cette idée a refait surface avec la reprise des hostilités dans plusieurs villes de l’arrière-pays, hostilités parties des affrontements opposant depuis sept mois la coalition FPRC-MPC-Anti-Balaka à l’UPC de Ali Daras.

 

Dans un document dit « plan de paix », adopté lors de la dernière session ordinaire, l’Assemblée Nationale a souhaité la tenue d’un dialogue politique qui devrait être organisé par le gouvernement à Bangui. Le parlement centrafricain n’a pas pris position sur la problématique du statut des participants, sujet qui oppose la vision de François Bozizé a celle de Joseph Bendounga.

 

Les leaders politiques sont entrés dans le jeu avec le mémorandum qu’ils ont rédigé et remis au chef de l’Etat, la semaine dernière. Dans ce document, les politiques centrafricains ont appelé à la tenue rapide d’une concertation pour discuter des problèmes réels qui bloquent le retour de la paix en République Centrafricaine.

 

Cette idée de dialogue est aussi défendue par la société civile qui estime que sans les échanges, la République Centrafricaine, ne saurait sortir de la crise actuelle. Ce dialogue, les leaders de la société civile interrogés par le RJDH, le posent comme un « passage obligé » pour décompter la situation, « il n’y a plus d’autres issues aujourd’hui que le dialogue. Le gouvernement doit parler avec tout le monde » explique un leader de la société civile centrafricaine.

 

Les yeux sont alors tournés vers le gouvernement qui, selon tous les défenseurs de cette idée, doit organiser ce dialogue. Il n’y a pas encore une position officielle sur la question même si des membres du gouvernement, des ministres conseillers à la présidence tentent de rassurer sur la volonté du chef de l’Etat de convoquer les forces vives de la nation, « il n’y a aucun blocage à ma connaissance sur la tenue de ce dialogue. Le président de la République est pour cette initiative » confie un proche de Touadéra qui n’a pas souhaité donner des dates. Le RJDH a tenté d’entrer en contact avec le porte-parole de la président Albert Mokpem qui s’est réservé de tout commentaire.

 

Depuis un mois, les groupes armés ont reconquis plusieurs positions perdues depuis les consultations populaires à la base d’avril 2015. 12 des 16 préfectures que compte le pays, sont à nouveau occupées par divers mouvements armés malgré le processus DDRR enclenché par le chef de l’Etat depuis son entrée en fonction. Anicet Georges Dologuelé, leader de l’opposition pense que cette situation est due au manque d’autorité du nouveau président de la République.

 

 

Centrafrique : La ville de Nzacko se vide de sa population après la prise de la localité par le FPRC

 

Par Jean-Marie Andibikounda le 13 juin 2017

 

NZAKO, 13 Juin 2017(RJDH) —-La ville de Nzacko dans le Mbomou est depuis 11 juin sous le contrôle des éléments du FPRC de Noureddine Adam après avoir chassé les Anti-Balaka de la région. Des affrontements selon des sources locales ont opposé les 6, 10 et 11 juin le FPRC et le groupe d’autodéfense Anti-Balaka de Nzacko.

 

Le regain persistant de violence dans la partie sud a poussé la Minusca à changer de stratégie militaire pour faire face au défi sécuritaire. C’est dans ce contexte que le représentant spécial du secrétaire des Nations Unies Parfait Onanga demande un sursaut national alors que les forces vives y compris l’Assemblée nationale proposent au gouvernement un plan de paix et d’autres un dialogue politique inclusif.

 

Des violents combats entre le FPRC et le groupe d’autodéfense à Nzacko font fuir les habitants de la localité située à 60 kilomètres de Bangassou dans le Mbomou depuis le début du mois de juin. Plusieurs personnes ont trouvé refuge dans les villes environnantes de Nzacko notamment Rafaï, Kembé d’autres dans la brousse. Des sources religieuses qualifient l’axe Bangassou-Nzako de couloir de la mort et exigent la libération d’un couloir humanitaire.

 

La situation sécuritaire et humanitaire reste toujours précaire. Une autorité de Nzacko qui a regagné Bangassou pour être à l’abri se plaint de la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire de la localité. « Les éléments du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique ont promis marcher sur Bangassou après la prise de Nzacko. Nous sommes vraiment inquiètes par rapport à l’avancée de ces troupes alors que la situation humanitaire se dégrade de jour en jour », s’est plaint notable de Nzacko qui a rejoint Bangassou.

 

La région sud du pays continue de connaitre la montée de violence alors que la Minusca projette le renforcement du plafond de ses troupes dans la localité.

 

 

Centrafrique : Conduit d’eau potable réhabilité à Bangui par le CICR

 

Par Pamela Dounian-Doté le 13 juin 2017

 

BANGUI, 13 juin 2017(RJDH)—Environ 3,8 km de conduit d’eau de la Sodeca d’une partie de Bangui réhabilité par le Comité International de la Croix Rouge a été remis à la SEDECA. Lancé en janvier 2016 la remise officielle de ces conduits est faite ce 12 juin à Bangui.

 

La remise officielle de ces conduits à la Sodeca intervient dans un contexte où les consommateurs de la ville de Bangui se plaignent de la qualité et de l’odeur d’eau fournie par la société de distribution d’eau en Centrafrique. Un appui qui vient renforcer les dispositions de cette société dans le traitement et la distribution d’eau de qualité à la population.

 

Cet apport du CICR touche la qualité d’eau pour environ 400 000 personnes selon Jean François Sangsue représentant du CICR « la majeur partie de la population est approvisionnée en eau potable. Nous sommes actifs auprès de la SODECA depuis 2003 et le CICR est arrivé à la conclusion en 2014 d’appuyer financièrement et matériellement SODECA face aux conséquences du débute en 2013 de la crise qui constituait autant d’obstacle pour la SODECA de faire face au besoin de la population en matière d’accès à l’eau potable. Le CICR a décidé d’apporter un appui technique ayant permis à la réalisation des travaux de réhabilitation du réseau et de la station de pompage PS3 », a-t-il souligné.

 

Le CICR est présent en Centrafrique depuis 10 ans et intervient dans plusieurs domaines notamment la santé, l’accès à l’eau potable, et des visites des personnes détenues et bien d’autres domaines. Le CICR appui la Sodeca à améliorer sa prestation et sa qualité d’eau en mettant à sa disposition des équipements.

 

 

Centrafrique : Touadera inaugure le centre de formation militaire à l’Ouest du pays

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 13 juin 2017

 

BANGUI, 13 JUIN 2017 (RJDH) – Cinq dortoirs militaires du camp Leclerc à Bouar ont été réhabilités par la Minusca. La cérémonie de la remise a eu lieu ce lundi 12 juin à Bouar en présence des autorités militaires et locales.

 

Le Camp Leclerc est un grand centre d’instruction militaire tombé en ruine après le passage de la Séléka en 2013. Il est remis en l’état grâce à l’appui de la Minusca dans un contexte de restructuration de l’armée par la force européenne EUTM et l’état-major des armées.

 

L’enveloppe allouée pour les travaux s’élève à 1 450 000 dollars « la Minusca a déboursé cette somme importante pour la remise en l’état du camp qui servira désormais de centre de référence pour la formation des FACA», a confirmé Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca. Ce centre va accueillir pour un début un effectif de 250 hommes.

 

Un point important pour la reconstruction de l’armée nationale selon Faustin Archange Touadera « cette reconstruction entre dans le cadre de la restauration des Forces armées centrafricaines. C’est ici que cette armée appelée à passer de la projection à l’armée de garnison prendra sa source comme par le passé », a-t-il souhaité.

 

Le Camp Leclerc est le centre d’instruction par excellence des forces armées centrafricaines depuis l’époque coloniale.

 

 

 

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 11:52
RCA: vers un redéploiement de la Minusca pour prévenir les flambées de violences
RCA: vers un redéploiement de la Minusca pour prévenir les flambées de violences

 

 

 

 

Par RFI Publié le 13-06-2017 Modifié le 13-06-2017 à 12:01

 

La crise en République centrafricaine était, ce lundi, au menu du Conseil de sécurité des Nations unies. La récente vague de violence dans le pays inquiète les diplomates qui craignent un retour aux heures les plus noires. L'ONU a appelé les Centrafricains à un sursaut national pour mettre un terme à cette crise politique. Côté opérationnel, les diplomates veulent adapter la posture et la configuration des troupes déployées sur le terrain pour tenter d'endiguer les violences.

 

L'objectif est de rendre la Minusca plus mobile et plus réactive pour mieux répondre aux éruptions de violence qui secouent le pays. Pour cela, les diplomates envisageraient un possible redéploiement de contingents depuis l'Ouest relativement préservé des violences vers l'Est et le centre. L'ONU travaillerait aussi à la création d'une deuxième force de réaction rapide, en plus de celle déjà formée de bataillons portugais sans modifier le plafond de troupes déployées sur le terrain. Cette reconfiguration de la mission prendrait effet dans les deux mois qui viennent et son efficacité serait rediscutée au moment du renouvellement de la Minusca en novembre prochain.

 

Les diplomates espèrent que cette adaptation de la mission mettra fin aux violences ciblées contre les minorités ethniques et religieuses qui font craindre un retour à la situation de 2013 quand le pays avait sombré dans des crimes de masse entre ex-Seleka et anti-balaka. « L'heure est grave et, si nous ratons ce rendez-vous, le jugement de l'histoire sera sans concession », a estimé Parfait Onanga-anyanga, le représentant spécial des Nations unies en Centrafrique. « Un sursaut national est plus que jamais indispensable », a-t-il plaidé dans un message évident aux autorités de Bangui pour accélérer la mise en œuvre du processus de réconciliation politique.

 

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 22:39
Violences en RCA: «Le président a manqué d'autorité» selon Dologuélé
Violences en RCA: «Le président a manqué d'autorité» selon Dologuélé

 

 

Invité Afrique

 

 

Six casques bleus et une centaine de civils tués: depuis le 8 mai dernier, une nouvelle vague de violences frappe la Centrafrique, notamment à Bangassou, dans le sud-est du pays. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, se déclare «préoccupé par l'instabilité généralisée» dans le pays. En février 2016, Anicet-Georges Dologuélé est arrivé deuxième à l'élection présidentielle. Aujourd'hui, le député Dologuélé réagit aux derniers événements. En ligne de Bangui, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : Après un an de pouvoir, le président Faustin-Archange Touadéra a déclaré que son bilan était positif. Certes, il reste beaucoup à faire, mais beaucoup a déjà été fait.

 

Anicet-Georges Dologuélé : Je pense que mes compatriotes et moi, nous avons du mal à repérer ce qui a déjà été fait. Quand j’ai donné mon avis sur ce bilan il y a quelques mois, j’avais indiqué que l’accord de la table ronde de Bruxelles [novembre 2016] était une grande avancée. Tout le monde y a mis du sien, en particulier la communauté internationale. En revanche, en dehors de cette table ronde, je ne vois pas de bilan à mettre en avant, sauf le bilan sécuritaire extrêmement négatif. Quand le président Touadéra a été élu, aussitôt après son élection, les bandes armées étaient plus ou moins tranquilles. Ils attendaient que des propositions leur soient faites. Depuis, de manière progressive, elles ont envahi tout le pays comme si précisément il n’y avait pas un pouvoir central en République centrafricaine.

 

Si vous aviez été élu, qu’aurez-vous fait de mieux ?

 

Déjà, je n’ai pas été élu. Donc avec des si, on peut faire beaucoup de choses. Mais j’aurais fait de manière complètement différente. L’approche des groupes armés, certains de nous ont pu échanger entre des chefs de guerre entre les deux tours. Donc j’avais bien senti que ces gens attendaient un traitement, un peu d’autorité. Ils avaient envie de sentir que leur pays était dirigé et que des propositions concrètes leur étaient faites pour pouvoir enfin démobiliser les jeunes qui finalement leur coûtaient cher à l’époque. Mais en constatant que l’Etat était très faible, cette peur est tombée progressivement. Des groupes armés ont commencé à envahir ville par ville. Ils ont vu qu’en face, il n’y avait aucune résistance, aucune organisation. Et finalement, ce sont les trois quarts du pays qui sont aujourd’hui envahis.

 

Ce que vous dites, c’est qu’à vos yeux le président a manqué d’autorité ?

 

Il a manqué d’organisation, d’autorité et de décisions au bon moment.

 

Mais franchement, avec des Forces armées centrafricaines, Faca, très désorganisées, qu’est-ce que le président pouvait faire de mieux ?

 

La présidente de transition avait le même type de forces centrafricaines et les mêmes forces des Nations unies. Et pendant les deux ans de transition, on n’a pas connu ce qu’on connaît aujourd’hui, si vous voulez une comparaison.

 

Sauf depuis déjà huit mois, les soldats français de Sangaris sont partis. Cela est peut-être une sacrée différence ?

 

Oui. Leur départ me paraissait prématuré, je l’ai dit d’ailleurs quand le ministre de la Défense de la France [Jean-Yves Le Drian en juin 2016] est venu et qu’il a parlé à l’Assemblée nationale. Je lui ai dit que ce départ était précoce. Mais on ne peut pas tout mettre sur les autres. C’était une mission limitée dans le temps. Donc on ne peut pas tout mettre sur la force.

 

Vous semblez dire que la responsabilité est partagée entre Faustin-Archange Touadéra et François Hollande ?

 

Non. La responsabilité est partagée entre la Minusca [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine] qui n’utilise pas à fond le mandat robuste qui lui a été conféré par le Conseil de sécurité des Nations unies, et notre gouvernement qui ne fait montre d’aucune vision et d’aucun esprit de décision.

 

Pourquoi dîtes-vous que les 12 000 casques bleus des Nations unies n’utilisent pas ce fameux mandat robuste ?

 

Mais parce que ces bandes armées n’étaient pas aussi lourdement armées il y a un an. Donc c’était encore possible de les étouffer. Aujourd’hui, on leur a laissé le temps de se surarmer, de recruter beaucoup de mercenaires et aujourd’hui cela devient difficile. Vous voyez qu’à Bangassou, ils s’en sont pris directement aux forces des Nations unies et de manière volontaire et organisée. Donc ils n’en ont plus peur. C’est un tournant dangereux auquel il ne fallait pas arriver.

 

Le mal est fait. Que faut-il faire aujourd’hui ?

 

La Minusma est toujours là. Il y a moyen de mieux les organiser, de faire appliquer de manière rigoureuse ces résolutions du Conseil de sécurité, de montrer qui est le plus fort parce que c’est de ça qu’il s’agit. Et si la Minusca ne bouge pas, vous voyez ce qui se passe : 75% du territoire aujourd’hui ; demain, je ne sais pas combien il restera du territoire centrafricain.

 

Vous êtes député et le Parlement vient de recommander à l’Exécutif de « futures négociations de paix », mais dans un cadre précis.

 

Pas seulement le Parlement. J’ai conduit une délégation de tous les leaders politiques pour rencontrer le président Touadéra en début de semaine avec un mémorandum dans lequel nous disions ce que nous pensions de ce dialogue national, qui est envisagé d’être organisé à l’extérieur. Nous souhaitons qu’il soit organisé en Centrafrique et qu’il connaisse la participation de tout le monde.

 

Votre initiative, c’est un contre-feu à l’initiative africaine de paix que porte l’Union africaine ?

 

Ce n’est pas un contre-feu. C’est une opinion de parti politique et d’association politique centrafricaine. Nous allons faire une équipe nationale autour de cette question-là pour accompagner le gouvernement.

 

Alors vous demandez à ce gouvernement de déposer un projet de loi en ce sens. Est-ce que ça veut dire qu’entre le Parlement et le gouvernement, vous enterrez la hache de guerre ?

 

Cette hache de guerre qui a été créée à mon avis artificiellement par le gouvernement qui a refusé de lire la Constitution, je pense que c’est une hache de guerre qui peut être enterrée très vite. Il suffit que chacun de nous respecte notre Constitution. Nous ne devons pas empiéter sur-le-champ du gouvernement et le gouvernement doit comprendre que l’une des actions de l’Assemblée nationale, c’est le contrôle de l’action gouvernementale. Une fois que cela est compris par les uns et les autres, je pense qu’il n’y a plus de problème.

 

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 21:59
Lu pour vous : Les liens troubles de Glencore au Tchad

 

 

 

https://www.letemps.ch  lundi 12 juin 2017 à 19:47.

 

La multinationale zougoise est devenue le client exclusif du gouvernement d’Idriss Déby. Depuis la découverte de pétrole sur son sol, la population s’est appauvrie, dénonce un rapport de Swissaid

 

Dix ans. C’est le temps qui s’est écoulé entre le premier flux de pétrole tchadien et l’obtention par Glencore d’un quasi-monopole sur les droits d’exportation du pétrole d’Etat. Dans l’intervalle, ce pays d’Afrique centrale, qui dépend désormais de l’or noir pour deux tiers de son budget, a renoncé à son «fonds pour les générations futures», chuté dans l’indice de développement humain et creusé sa dette extérieure au bénéfice de… Glencore, qui lui a octroyé des prêts, contre du pétrole, pour 2 milliards de dollars.

 

Un cas classique de «malédiction des matières premières», dénoncé par l’organisation d’aide au développement Swissaid, qui a publié mardi matin son rapport* «Tchad SA» sur les activités du géant zougois dans ce pays d’Afrique centrale gouverné par le clan Idriss Déby depuis 1990.

 

La Banque mondiale se retire

 

Au tournant du millénaire, le président tchadien inaugure en grande pompe un oléoduc d’exportation qui relie le pays d’Afrique centrale à la côte camerounaise. Les travaux ont été soutenus par un consortium de groupes pétroliers (ExxonMobil, Petronas et Chevron) et la Banque mondiale. L’extraction pétrolière doit aider le pays à sortir de la pauvreté grâce à une clé de répartition des bénéfices. Celle-ci est annulée en 2006, après trois ans d’exploitation, et la Banque mondiale finit par se retirer du Tchad.

 

Le gouvernement de N’Djamena crée alors une société pétrolière – Société des hydrocarbures du Tchad (SHT) – pour superviser la production et la commercialisation du brut de l’Etat. En 2007 puis 2011, elle accorde des concessions au consortium chinois CNPCI et à l’entreprise canadienne Griffiths. Glencore entre en scène l’année suivante, en rachetant les parts de Griffiths (rebaptisée entre-temps Caracal Energy), aux prises avec la justice canadienne, qui reconnaîtra la société coupable d’avoir versé des pots-de-vin pour obtenir les concessions tchadiennes.

 

«Boîte noire» au service du clan présidentiel

 

Pour Lorenz Kummer, spécialiste des matières premières chez Swissaid, il s’agit d’un «cas classique illustrant la corruption qui règne dans le secteur pétrolier». S’il reconnaît que rien dans son rapport ne permet de conclure à l’existence de pratiques délictuelles de la part de Glencore, il souligne «l’opacité de SHT, une structure qui ne publie pas ses comptes et n’est soumise à aucun audit externe». L’entreprise d’Etat a aussi été associée, par la presse locale, à plusieurs affaires de corruption.

 

Concrètement, Swissaid reproche à Glencore de ne pas en faire assez en matière de transparence. Le géant zougois, coté à la bourse de Londres, est légalement tenu de publier les sommes versées à d’autres Etats en matière d’extraction pétrolière. Cette somme atteignait en 2015 79,9 millions de dollars pour le Tchad. Glencore n’est, par contre, pas obligé de chiffrer le volume de négoce. Et, depuis 2013, Glencore détient selon ses propres dires «90% des droits d’exportation du pétrole de l’Etat tchadien».

 

Où s’arrête la responsabilité?

 

Dans une lettre de sept pages, le groupe zougois répond aux interrogations de Swissaid. Il souligne «prendre la gouvernance d’entreprise au sérieux», mais affirme qu’on ne peut pas attendre de lui qu’il «rende public des contrats confidentiels de cette nature». Concernant le prêt accordé au groupe pétrolier, Glencore estime avoir pris ses responsabilités en «s’assurant que SHT avait, selon la loi tchadienne, les compétences de passer ces accords de prépaiement pétrolier. Et obtenu la confirmation du ministre des Finances et de l’énergie que la transaction n’allait pas compromettre les discussions [du Tchad] avec la Banque mondiale et le FMI.»

 

Le timing de la publication de ce rapport ne tient pas du hasard. La semaine prochaine, la Commission des affaires juridiques du Conseil national se penchera sur la révision du droit des sociétés anonymes, prévoyant que les entreprises publient leurs transactions avec des organismes publics. Swissaid et Public Eye souhaiteraient que cette réglementation soit étendue aux activités de négoce.

 

* Les conclusions de ce rapport seront notamment discutées lors d’une table ronde: «Glencore au Tchad. Quelle transparence dans le secteur des matières premières? Quelles conséquences pour les populations?» Mercredi 14 juin, de 18h30 à 20h30, à l’Université de Genève, Uni Mail, 40, bd du Pont-d’Arve, salle MS160. Entrée libre.


 

Glencore met 2,5 milliards de dollars sur la table

 

Le géant zougois est sur les rangs pour acquérir la filiale australienne de charbon de Rio Tinto, au nez et à la barbe d’un concurrent chinois

 

Coal & Allied passera-t-il bientôt en mains zougoises? La balle est dans le camp du groupe chinois Yanzhou Coal Mining, qui doit décider s’il veut surenchérir sur l’offre de 2,55 milliards de dollars de Glencore pour la filiale houillère de Rio Tinto. Si le géant énergétique convoite tant Coal & Allied, c’est en raison de sa proximité avec ses propres infrastructures dans la Hunter Valley (160 kilomètres au nord de Sydney).

 

L’acquisition permettrait de réaliser des économies d’échelle sur l’extraction ou le transport et de mieux contrôler les prix. Si la transaction se concrétisait, Glencore devrait également reprendre les parts de Mitsubishi dans deux coentreprises avec Coal & Allied pour 920 millions de dollars. Le groupe pourrait se séparer d’autres activités afin de financer et de se concentrer sur ses opérations minières.

 

Adrià Budry Carbó

 

@AdriaBudry

Journaliste Éco & Finance, spécialisé dans les PME et l'économie lémanique. Passionné par les nouvelles technologies et les mondes hispanophones

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Centrafrique-Presse.com
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 21:25
Centrafrique: l'ONU réclame un «sursaut national»

 

 

 

 

Par Le Figaro.fr avec AFP  Mis à jour le 12/06/2017 à 18:07

 

L'ONU a appelé aujourd'hui Les Centrafricains à un "sursaut national" pour trouver une solution politique et les bailleurs de fonds internationaux à "tenir leurs promesses" d'aide.

 

S'exprimant devant le Conseil de sécurité, le représentant spécial de l'ONU en Centrafrique Parfait Onanga-Anyanga s'est déclaré "très inquiet de la situation humanitaire déjà critique du pays" et a estimé qu'elle "pourrait empirer si les autorités centrafricaines ne facilitaient pas le retour dans leurs foyers des réfugiés et des personnes déplacées".

 

Plus de la moitié des Centrafricains, soit 2,2 millions de personnes, ont besoin d'aide ou sont dans une situation d'insécurité alimentaire, a-t-il rappelé.

 

"Il est essentiel, a-t-il souligné, que tous les partenaires internationaux tiennent leurs promesses envers la RCA (...) afin de consolider les dividendes de la paix et maintenir une Minusca (mission de l'ONU en RCA), forte et dotée des ressources suffisantes pour remplir son mandat".

 

"L'heure est grave et, si nous ratons ce rendez-vous, le jugement de l'histoire sera sans concession", a-t-il estimé, affirmant qu'"un sursaut national est plus que jamais indispensable".

 

Le plan de réponse humanitaire de l'ONU pour 2017, qui s'élève à 399,5 millions de dollars, n'a jusqu'à présent été couvert qu'à hauteur de 25%.

 

La Centrafrique a basculé dans les massacres de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par l'ex-Séléka, entraînant une contre-offensive des anti-Balakas.

 

Les interventions de la France (2013-2016) et de la Minusca (12.500 hommes) ont ramené le calme dans Bangui mais 50 à 60% du pays reste sous le contrôle des groupes armés.

 

La Minusca a subi au mois de mai ses plus lourdes pertes depuis son déploiement en 2014. Six Casques bleus ont été tués en mai à Bangassou et sa région, théâtre avec d'autres localités (Alindao, Bria) d'un regain de violences.

 

Dans son dernier rapport sur la situation en RCA, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s'est déclaré "préoccupé par l'instabilité généralisée" et s'inquiète d'un possible "embrasement" en raison d'un regain d'affrontements "à connotation religieuse et ethnique".

 

 

Centrafrique : l'envoyé de l'ONU appelle à un sursaut national pour résoudre la crise

 

http://www.un.org 12 juin 2017 – Intervenant lundi devant le Conseil de sécurité, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine (RCA), Parfait Onanga-Anyanga, a estimé que l'heure était grave et a appelé les acteurs centrafricains à un sursaut national pour résoudre la crise.

 

La recherche d'une solution politique a été compromise par la dernière flambée de violence qui, le mois dernier, a embrasé certaines villes de l'est et du centre de la RCA et aggravé les souffrances de la population civile, a déploré M. Onanga-Anyanga, qui est également le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

« Un sursaut national est plus que jamais indispensable », a-t-il estimé en appelant à l'unité des Centrafricains.

 

M. Onanga-Anyanga a évoqué l'intensité des attaques, leur caractère prémédité ainsi que le ciblage des minorités ethniques qui rappellent les plus sombres moments de la crise en RCA. « Le fait nouveau, aussi troublant que révoltant, c'est l'agression systématique et acharnée contre les soldats de la paix », s'est-il alarmé.

 

Alors qu'un calme relatif règne à Bangui, les affrontements entre groupes armés ont continué de faire rage dans l'ensemble du pays, particulièrement dans les préfectures de la Haute-Kotto, du Mbomou, de la Ouaka, de l'Ouham et de l'Ouham-Pendé, alimentés par la transhumance saisonnière et les opérations visant à prendre le contrôle de territoires riches en ressources.

 

A ce stade critique du processus en vue de l'instauration d'un état de droit dans une RCA paisible et réconciliée avec elle-même et vivant en harmonie avec ses voisins, il est indispensable que tous les acteurs nationaux et internationaux œuvrant à cet objectif parlent d'une seule et même voix, a déclaré le Représentant spécial. « Si nous ratons ce rendez-vous, le jugement de l'histoire sera sans concession », a-t-il mis en garde.

 

La longue liste des abus et violations du passé est malheureusement en train de s'allonger, a enchainé le Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux droits de l'homme, Andrew Gilmour, pour qui le moment est venu de lancer un message sans équivoque à leurs auteurs, pour les avertir que leurs méfaits sont documentés et qu'ils devront rendre des comptes.

 

M. Gilmour a présenté au Conseil une version actualisée de son rapport sur la situation des droits de l'homme en RCA. Ce rapport concerne les violations des droits de l'homme commises entre 2003 et 2015. Il vient d'être publié conjointement par les représentants des Nations Unies à Bangui et les autorités centrafricaines, le 31 mai.

 

Il s'agit, a précisé M. Gilmour, d'appuyer l'engagement de la communauté internationale à lutter contre l'impunité en RCA et contribuer aux efforts qui tendent à empêcher la reprise du conflit.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 20:46
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des combats signalés autour de Bambari au centre du pays

 

Par Sylvestre Sokambi le 12 juin 2017

 

BANGUI, 12 juin 2017 (RJDH)—Plusieurs villages autour de Bambari, ont été ces derniers jours, le théâtre des affrontements entre groupes armés rivaux, apprend-t-on de sources humanitaires bien informées. Cette situation fait craindre le regain de violence à Bambari, relativement calme depuis le retrait de Ali Daras, chef militaire de l’UPC.

 

Les informations du RJDH font état de combats dans les environs de Bambari, entre un groupe de peulhs armés et des hommes armés considérés comme Anti-Balaka. Plusieurs villages proches du chef-lieu de Ouaka seraient touchés par ces violences, selon les sources contactées par le RJDH, « les combats sont ces derniers jours fréquents proche de Bambari. Entre jeudi er vendredi par exemple, il y a eu affrontement au village Greyanda entre les peulhs armés fidèles à l’UPC et les Anti-Balaka », a confié une source humanitaire jointe depuis Bambari.

 

Des informations sur une éventuelle attaque du village Bokorobo ont fait fuir la population qui a rejoint Bambari, « le village Bokorobo se vide parce qu’il est indiqué que des hommes armés vont l’attaquer », expliqué une autre source indépendante qui a requis l’anonymat.

 

L’atmosphère est morose à Bambari, ville du centre de la RCA, en proie aux violences depuis trois ans mais calme depuis le retrait de Ali Daras, « la ville de Bambari n’est pas secouée par les violences depuis que Ali Daras est parti mais, les attaques signalées ça et là ces derniers jours, perturbent et font craindre un regain de violence dans la ville », confie une autorité municipale qui a requis l’anonymat.

 

Bambari, deuxième ville de la République Centrafricaine a été au cœur des violences depuis que la Séléka contrainte de se retirer de Bangui s’y a installé son état-major après la démission Michel Djotodia comme président de la transition en janvier 2014. Les divisions internes au mouvement ont conduit à l’éclatement de cette rébellion qui, une année plutôt prenait le pouvoir de l’Etat en chassant le général François Bozizé.

 

Depuis la naissance de l’UPC à dominance peulhs, une guerre fratricide a rongé la Séléka, guerre qui s’est soldée par la domination dudit mouvement sur les autres tendances d’où les combats depuis sept mois opposant les autres ails de l’ex-Séléka (FPRC, PRC, MPC) à l’UPC qui a été contraint par la Minusca de se retirer de Bambari en février 2017./

 

 

CEMAC : Société civile et les journalistes s’organisent pour la bonne gouvernance des matières premières

 

Par Fridolin Ngoulou le 12 juin 2017

 

MALABO, 12 juin 2017 (RJDH)—La société civile du Gabon et de la Guinée Equatoriale, membres des comités de l’Initiative pour la Transparence dans les industries extractives (ITIE) et les journalistes de la CEMAC se sont organisés à Malabo en Guinée-Equatoriale du 6 au 9 juin pour la bonne gouvernance des matières premières dans la zone CEMAC.

 

Les organisations de la société civile membres de l’ITIE en zone CEMAC, ainsi que les journalistes suivent depuis 2014 une série de formation, un programme de la CEMAC appuyé par la coopération allemande (GIZ) dans le cadre du projet « Renforcement de la bonne gouvernance des matières premières en Afrique Centrale, (REMAP-CEMAC). La société civile se constitue en réseau ainsi que les journalistes de leur côté, dans un contexte où le projet REMAP-CEMAC projette le développement économique durable et harmonieux de la sous-région, à travers l’exploitation rationnelle des matières premières.

 

La société civile est considérée comme une composante importante, selon Dr Gilbert Maoundonodji, facilitateur « une participation effective et libre de la société civile va contribuer à assurer la redevabilité. Leur participation va aussi contribuer à une bonne gouvernance et gestion des ressources premières pour assurer la croissance », a-t-il soutenu.

 

Pour lui, les pays de la sous-région, immensément riches connaissent le paradoxe de l’abondance, « les ressources donnent une forte potentialité du développement et lorsqu’on regarde les indicateurs du développement humain, c’est le contraire parmi les plus faibles. S’il y a une bonne gestion, cela va contribuer à améliorer l’environnement économique », a-t-il dit.

 

Le directeur de la communication à la commission CEMAC David Yingra, soutient la mise en place du réseau des journalistes dont les textes ont été amendés lors de cette session, « nous comprenons très bien que ce réseau est un outil indispensable pour promouvoir les idéaux de l’intégration dans notre sous-région », a-t-il projeté.

 

Pour combattre la pauvreté et assurer la croissance dans la sous-région, l’implication des journalistes est de taille, comme l’a souligné Uwe Michael Neumann, coordonnateur technique principal du projet REMAP-CEMAC.

 

Ces deux réseaux comptent dans les prochains mois structurer leurs organisations. C’est depuis 2008 qu’un Accord-Cadre entre la commission de la CEMAC et la Coopération allemande pour la mise en marche du projet REMAP-CEMAC est lancé.

 

 

Centrafrique : 2è édition africaine sur le « manioc » attendue à Bangui en 2018

 

Par Judicael Yongo le 12 juin 2017

 

BANGUI, 12 juin 2017(RJDH)—Bangui abritera le forum sur le manioc édition 2018 avec la participation des pays africains. L’annonce est faite lors de la table ronde le samedi 10 juin, organisée par le Réseau des Journalistes pour le Développement Rural avec le soutien de l’ONG Internews.

 

La première édition regroupant les pays producteurs de manioc était lancée à Yaoundé au Cameroun. Le choix de la République Centrafricaine intervient dans un contexte de baisse de la production de manioc, premier aliment de base en Centrafrique. L’enjeu de cette rencontre est d’abord commercial et la valorisation des recherches dans une filière considérées comme matière première dans les industries textiles et la boisson alcoolisée.

 

Plusieurs organisations nationales et internationales en Centrafrique se mettent en branle pour le succès du forum continental, « l’objectif de cette rencontre est de définir les stratégies et la mise en place du comité d’organisation et les membres du RJDR et Internews sont à pied d’œuvre» a indiqué un membre du RJDR.

 

Pascal Chirawilwa, Directeur-Pays de l’ONG Internews à travers le projet « Connect » salue le choix de la République Centrafricaine d’abriter le forum. « Le manioc est un secteur pourvoyeur d’emplois dans le pays. Il touche à la foi le citoyen, les politiques et les partenaires au développement. Donc c’est un sujet rassembleur » a-t-il souligné.

 

Le pays met en valeur 700 mille hectares annuellement cultivables sur les 15 millions où une faible production est enregistrée après la crise. L’absence de matériels techniques pour la production est évoquée par les experts pour expliquer cette baisse.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 13:03
Maintien de la paix : l’ONU et Sant’Egidio signent un accord pour travailler aux efforts de médiation

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com  12-06-2017 13:25

 

Les deux parties ont paraphé cet accord le 2 juin pour travailler ensemble aux efforts de médiation pour la paix à travers le monde, et notamment en Centrafrique où la communauté catholique Sant’Egidio est très impliquée, a-t-on appris de sources concordantes.

 

Le texte met en place un canal de communication régulier entre l’organisation, basée à Rome, et les Nations unies. Cette collaboration rendra les deux institutions « plus fortes », selon le président de Sant’Egidio Marco Impagliazzo.

 

« Ces efforts pourraient payer dans les semaines à venir », a dit le président de Sant’Egidio, qui s’est adressé au Conseil de sécurité lundi à propos des efforts en cours pour persuader certains des 14 groupes armés en Centrafrique d’abandonner le conflit armé pour se joindre à des négociations.

 

La communauté Sant’Egidio ne ménage aucun effort pour tenter de résoudre la crise centrafricaine. Acteur discret mais efficace dans les négociations de paix dans de nombreux pays depuis sa création il y a cinq décennies, elle est capable « de parvenir à l’accord le plus difficile à atteindre », a estimé Jeffrey Feltman, sous-secrétaire général aux affaires politiques de l’ONU.

 

Outre la Centrafrique, la communauté de Sant’Egidio a joué un rôle clé pour négocier un accord de paix au Mozambique. Elle est aussi impliquée dans des médiations au Soudan du Sud, en Libye, et en Casamance, dans le sud du Sénégal.

 

Nestor N'Gampoula

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 00:53

 

 

Chronique

 

Notre chroniqueur replace dans leur contexte les chiffres de croissance flatteurs pour le continent qu’il estime en trompe-l’œil et ne profiter qu’à une minorité.

 

Par Laurent Bigot (chroniqueur Le Monde Afrique)  LE MONDE

 

La Banque africaine de développement (BAD), l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont publié leur rapport sur « Les perspectives de l’économie en Afrique en 2017 ». Le communiqué de presse, largement repris par les médias, compilait quelques chiffres dont une prévision de croissance pour l’ensemble du continent africain de 3,4 % en 2017 et 4,3 % en 2018, une classe moyenne qui atteindrait 350 millions de personnes (sur un total de 1,2 milliard d’habitants), ou encore des investissements directs étrangers pour 2017 de l’ordre de 57 milliards de dollars (50 milliards d’euros). Ce rapport contient de nombreuses données intéressantes qu’il est utile de replacer dans leur contexte.

 

Une croissance démographique spectaculaire

 

Revenons sur la croissance. Tout d’abord, les disparités régionales sont grandes puisque la croissance en 2016 n’a été que de 0,4 % en Afrique de l’Ouest et 0,8 % en Afrique centrale, quand elle dépasse les 5 % en Afrique de l’Est. Examinons également la croissance nécessaire à un développement structurel et durable étant donné, notamment, la croissance démographique spectaculaire du continent.

 

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) a publié un rapport en 2014 intitulé « Le développement économique en Afrique » qui pose comme hypothèse pour un développement structurel une croissance économique de 7 % sur le moyen voire le long terme. Sur les dix dernières années, seuls dix pays en Afrique avaient atteint ce chiffre (rapport économique sur l’Afrique pour l’année 2013, Commission économique pour l’Afrique, ONU). La Cnuced précise que, pour obtenir une telle croissance sur le moyen terme, le taux d’investissement moyen (ratio de la formation brute de capital fixe sur le PIB) doit atteindre au moins 25 % (la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies l’estime, elle, à 33 % !). Or, sur les vingt dernières années, ce taux d’investissement moyen n’a été que de 18 % en Afrique (Cnuced, 2014).

 

Le taux de pauvreté en Afrique recule depuis plusieurs années, mais la croissance démographique est telle que le nombre de pauvres augmente ! Le rapport sur les perspectives de l’économie en Afrique établit qu’il y aurait plus de 500 millions d’Africains sous le seuil de pauvreté, soit vivant avec moins de 2 dollars par jour. Dans le même temps, il y aurait, toujours selon ce même rapport, une classe moyenne de 350 millions de personnes. La Banque africaine de développement définit une personne appartenant à la classe moyenne par un revenu compris entre 2,2 dollars et 20 dollars par jour. Rappelons que le seuil de pauvreté est à 2 dollars par jour, ce qui signifie que 20 cents feraient la différence entre la pauvreté et l’appartenance à la classe moyenne.

 

La BAD estime que sur les 350 millions de personnes vivant avec un revenu journalier compris entre 2,2 dollars et 20 dollars, près de 60 % vivent avec 2,2 à 4 dollars par jour, soit environ 200 millions de personnes. La BAD appelle pudiquement cette catégorie « la classe moyenne flottante ». « Flottante » car elle est si précaire et proche du seuil de pauvreté qu’on ne peut décemment la qualifier de classe moyenne.

 

Une classe moyenne embryonnaire

 

CFAO, qui a fait une grande étude avec Ipsos sur la classe moyenne en Afrique, la définit avec un revenu journalier compris entre 4 et 20 dollars par jour. Ce qui représente 150 millions de personnes, à peine plus de 10 % de la population africaine totale. Replacer les chiffres dans leur contexte est utile pour la compréhension des dynamiques. La classe moyenne en Afrique est encore embryonnaire, même si la tendance est à la croissance. Les opportunités en termes de marchés sont réelles et ne vont cesser de croître, mais il s’agit de ne pas confondre celles-ci avec les indicateurs d’un développement structurel et durable.

 

La Cnuced rappelle dans son rapport de 2014 que l’enjeu pour le développement, au-delà des objectifs quantitatifs du taux d’investissement moyen et de la croissance, c’est la politique d’investissement. La croissance d’un pays ne peut être tirée par la seule consommation intérieure, sinon le pays risque d’accroître sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur à travers les importations. L’investissement doit être un relais fort de cette croissance. L’investissement doit, par sa qualité et son ciblage, jouer un rôle majeur dans l’accélération de l’investissement en Afrique.

 

Pour cela, la Cnuced recommande trois secteurs de concentration que sont les infrastructures, les agro-industries et le secteur manufacturier. La qualité de l’investissement a trait à la pertinence, à la qualité de la réalisation et à la gouvernance des investissements. Malheureusement, l’investissement en Afrique demeure une occasion pour les officiels de s’enrichir. Nombreux sont les ministres et présidents qui prélèvent leur dîme sur chaque investissement ou acceptent des projets non adaptés ou de piètre qualité moyennant de larges commissions.

 

Le coût de la corruption

 

Comme le déclarait l’homme d’affaires mauritanien Mohamed Ould Bouamatou lors d’une conférence organisée par la Fondation Mo Ibrahim en avril à Marrakech, « le pouvoir ne doit pas servir de raccourci vers l’enrichissement personnel ». D’ailleurs, la Fondation Mo Ibrahim n’a décerné son prix qu’à quatre reprises depuis 2007, faute de pouvoir désigner un dirigeant politique africain ayant fait preuve d’un leadership d’excellence. Cette mauvaise gouvernance a un coût pour les économies africaines. Elle constitue un handicap supplémentaire en matière de compétitivité, car le coût de la corruption est toujours répercuté dans les coûts de l’investissement.

 

La Cnuced souligne également le nécessaire équilibre entre l’investissement public et l’investissement privé pour créer une dynamique d’accélération. L’investissement public en Afrique, toujours selon la Cnuced, a atteint un niveau record de 11,5 % du PIB en 1982 et n’a cessé de chuter depuis lors pour atteindre son niveau le plus bas en 2012, 5 % (7 % en moyenne sur la dernière décennie). Or les experts estiment que l’investissement public devrait se situer entre 8 % et 11 % du PIB pour contribuer réellement et durablement à la croissance.

 

S’agissant de l’investissement privé, il demeure faible en Afrique. Les investissements étrangers directs devraient atteindre 57 milliards de dollars en 2017, soit l’équivalent de ce qu’ont reçu les Pays-Bas en 2014 pour une population de 17 millions d’habitants… Les transferts de migrants dépasseront en 2017 le montant des investissements directs étrangers, soit 66 milliards de dollars, et l’aide publique au développement devrait se situer autour de 50 milliards (Perspectives économiques en Afrique, 2017).

 

Souffrance et misère

 

On comprend aisément qu’il y a un déficit de financement en Afrique, dont la solution passe par la mobilisation des ressources africaines, à la fois par la fiscalité, mais surtout par le réinvestissement en Afrique des revenus générés par l’exploitation des ressources naturelles (pétrole, gaz, mines, etc.). La mobilisation des recettes intérieures en Afrique a beaucoup progressé passant de 142 milliards de dollars en 2002 à 580 milliards en 2012 (Cnuced, 2014), mais cela reste inférieur aux recettes fiscales annuelles de l’Allemagne… Sans parler de la fuite de capitaux dont les experts estiment le montant à 50 milliards de dollars par an.

 

Bref, les chiffres restent des chiffres à qui on peut faire dire tout et son contraire. Si l’Afrique est un continent d’opportunités commerciales comme l’écrivaient Jean-Michel Sévérino et Olivier Ray en 2010 dans leur ouvrage Le Temps de l’Afrique, il n’en demeure pas moins que le potentiel économique de l’Afrique reste largement inexploité et, pour ce qui concerne la partie exploitée, elle ne profite qu’à une minorité, dont les classes dirigeantes qui s’enrichissent dans des proportions choquantes. Vu sous l’angle commercial, l’Afrique est donc déjà un eldorado pour de nombreuses entreprises et le restera. Vu sous l’angle humain, l’Afrique est un continent où la souffrance et la misère continuent de croître. Combien de temps encore les peuples africains accepteront toutes ces inégalités ?

 

Laurent Bigot est un ancien diplomate français devenu consultant indépendant.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/08/oui-le-taux-de-pauvrete-en-afrique-recule-mais-le-nombre-de-pauvres-augmente_5140890_3212.html#BcOVmRii3oKs5EsS.99

Lu pour vous : « Oui le taux de pauvreté en Afrique recule, mais le nombre de pauvres augmente » par Laurent Bigot
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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 00:41
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le Substitut international nommé pour siéger à la Cour Pénale Spéciale

 

Par Judicael Yongo le 10 juin 2017

 

BANGUI, le 10 Juin 2017(RJDH) —Le Président de la République Faustin Archange Touadera a signé le 06 juin dernier le décret portant nomination du Substitut international de la Cour Pénale Spéciale. Il s’agit d’un Canadien d’origine camerounaise, Dieudonné Detchou.

 

La nomination de Dieudonné Detchou d’origine Canadienne et camerounaise intervient après quelques mois de celles du Procureur près la Cour Pénale Spéciale et les deux Juges d’instructions.

 

Dieudonné Detchou a exercé, entre 2007 et 2016, les fonctions d’Avocat à la section des crimes contre l’humanité et crimes de guerre du Ministère de la Justice du Canada, fonctions où il a une vaste expérience en matière d’enquête, d’instruction et de poursuite de crimes complexes tels que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les crimes de génocide.

 

Il a participé aux poursuites de nombreux dossiers portant sur le génocide au Rwanda, les crimes du régime d’apartheid en Afrique du Sud, les crimes commis pendant la guerre dans les Balkans ou dans le cadre des nombreuses crises au Liberia. Dieudonné Detchou a intégré cette section depuis 2004 comme gestionnaire de dossiers juridiques jusqu’en 2007. Par ailleurs, entre 2001 et 2004, il a travaillé comme agent principal de litiges au Secrétariat aux litiges du ministère de la Santé du Canada.

 

M. Detchou est titulaire d’un doctorat en droit international et comparé de l’université Laval, d’un DESS en droit notarial et d’une maîtrise en droit privé de l’université de Rouen. Il est également titulaire d’une licence en « Common Law », d’une licence en droit civil de l’université d’Ottawa et d’une licence en droit privé de l’université de Yaoundé.

 

En 2008, il a reçu un prix d’excellence du sous ministre de la Justice Canadien suite au « service exemplaire et de l’excellence professionnelle démontrés dans le cadre du premier procès sous la loi canadienne sur les crimes contre l’humanité et des crimes de guerre » et, en 2010, un prix du Portefeuille de la sécurité publique, de la défense et de l’Immigration pour sa « contribution exceptionnelle dans la clôture des dossiers de la seconde guerre mondiale ».

 

Cette nomination fait suite à la sélection dub comité présidé par la Minusca et la proposition du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique le 05 mai 2017 conformément à l’article 24 de la loi n°15.003 du 03 juin 2015.

 

Pour cette cour, quatre membres internationaux sur les 12 que compte la CPS sont désignés.

 

 

Centrafrique : Des leaders de groupes armés attendus à Rome

 

Par Sylvestre Sokambi le 10 juin 2017

 

BANGUI, 10 juin 2017 (RJDH)—Les représentants de deux groupes armés centrafricains sont attendus dimanche prochain à Rome. Ces derniers, selon nos informations font le déplacement sur invitation de la communauté Saint Edigio impliquée depuis quelques années dans la recherche de solution à la crise centrafricaine.

 

3R et MPC, ce sont les deux groupes armés dont les leaders sont attendus à Rome ce dimanche. Selon nos sources, ces groupes armés ont été invités par les religieux de Saint Edigio pour échanger sur le processus de sortie de crise, « ces deux groupes armés se rendront bel et bien à Rome pour discuter avec Saint Edigio qui nous aide à rapprocher les positions », confie un membre du comité consultatif.

 

Un représentant du gouvernement devrait faire partie de la délégation, « il y aura un représentant du gouvernement pour suivre les débats et en faire le compte rendu », a confié la même source qui dit n’avoir aucune idée sur la personnalité désignée.

 

Le porte-parole du mouvement armé 3R joint par le RJDH a confirmé l’information sans donner de précision sur les points qui seront débattus. Le RJDH a tenté cependant en vain d’entrer en contact avec le responsable de MPC pour avoir sa réaction.

 

La communauté Saint Edigio a déjà initié plusieurs rencontres sur la crise centrafricaine pour rapprocher la position des leaders. Sous la transition, elle a fait signer aux leaders politiques des engagements pour faciliter la tenue des élections de sortie de crise.

 

 

Centrafrique : Deux des quatorze groupes armés remettent les noms pour le DDR pilote

 

Par Sylvestre Sokambi le 10 juin 2017

 

BANGUI, 10 juin 2017 (RJDH)—Le comité consultatif du processus DDRR a reçu 80 noms d’ex-combattants pour le DDR pilote envisagé dans les prochains mois, apprend t-on de sources proches de la présidence.

 

Ces noms ont été remis en marge de la 5ème réunion du comité consultatif qui attendait au moins 500 noms pour le projet pilote DDR. Aux dernières nouvelles, seulement deux groupes armés ont déposé leurs listes soit 80 combattants, « je peux vous confirmer ce que vous me donnez comme information. Il y a deux groupes armés qui ont déjà remis leurs listes » a confié un cadre du processus qui a requis l’anonymat.

 

Le comité consultatif se dit optimiste quant à la suite du processus, « tous les quatorze groupes armés ont donné leurs paroles. Je pense qu’ils vont nous remettre les listes attendues pour que le DDR pilote soit lancé. Ce n’est que question de temps mais nous sommes sereins », précise la même source.

 

L’UPC et le MLCJ, selon nos informations sont les deux groupes armés qui ont remis les noms de leurs combattants censés participé au DDR pilote. Plusieurs leaders de groupes armés contactés ont confié attendre la liste de la base, « nous avons donné parole et nous respecterons notre engagement. Le problème c’est que nous avons beaucoup de combattants et choisir 40 est un exercice difficile. C’est pourquoi nous avons pris le temps d’expliquer le projet afin d’éviter toute confusion », nous a confié un leader 3R.

 

Le DDR pilote, selon le programme national du DDRR doit permettre aux organes exécutifs du processus d’expérimenter le projet avant de l’étendre à tous les combattants éligibles. Ce projet pilote concerne au moins 500 ex-combattants.

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 00:09
Crise en RCA: Sant'Egidio revient dans le jeu

 

 

Crise en RCA: Sant'Egidio revient dans le jeu

 

Par RFI Publié le 10-06-2017 Modifié le 10-06-2017 à 22:25

 

Alors que l'initiative de paix portée par l'Union africaine en Centrafrique semble au point mort, celle lancée par la communauté Sant'Egidio, qui œuvre à la médiation dans les conflits, démarre réellement. Après quelques prises de contact fin 2016 et début 2017, l'organisation catholique reçoit la semaine prochaine plusieurs groupes armés centrafricains impliqués dans les affrontements qui embrasent le pays depuis 6 mois.

 

Alors que les combats et exactions se poursuivent dans le centre et l'est de la Centrafrique, des délégués des groupes armés sont attendus à Rome la semaine prochaine pour participer à des discussions sous l'égide de la communauté catholique Sant’Egidio. Des discussions prévues du 14 au 20 juin et qui réuniront au moins l'UPC, le FPRC, les anti-balaka mouvance Mokome, 3R ou encore le MPC.

 

Selon les informations de RFI, le chef de la Minusca Parfait Onanga fera aussi le déplacement. Le gouvernement pourrait également envoyer un émissaire. La coordination anti-balaka d'Edouard Ngaissona déplore, elle, de ne pas avoir reçu d'invitation.

 

Sant'Egidio, qui s'implique depuis plusieurs années dans une médiation en Centrafrique, a amorcé en début d'année un dialogue avec plusieurs groupes armés qui se battent sur le terrain. Mais cette nouvelle rencontre intervient quelques jours après la signature d'un accord entre Sant’Egidio et les Nations unies. Le bureau des affaires politiques de l'ONU et l'organisation catholique, parfois surnommée la petite ONU de Trastevere, s'engagent à coopérer activement sur certaines crises. « Le fait d'être un acteur qui n'a pas d'intérêts politiques ou économiques, mais seulement humanitaires, nous donne une plus grande force pour avoir un impact plus opérationnel », a déclaré le président de Sant'Egidio Marco Impagliazzo à la signature de l'accord. « Il est évident que l'ONU ne peut prévenir ou résoudre les conflits toute seule », a de son côté commenté le sous-secrétaire général Jeffrey Feltman.

 

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