Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 19:21
Les ONG annoncent la suspension temporaire de leurs activités à Batangafo 

 

Les ONG annoncent la suspension temporaire de leurs activités à Batangafo 


Suite aux incidents enregistrés ciblant directement ou indirectement les acteurs humanitaires dans la sous-préfecture de Batangafo depuis le début du mois de novembre les ONG DRC, Mentor Initiative, Oxfam et INTERSOS ont communiqué la suspension temporaire des activités non essentielles à Batangafo jusqu'à le 21 novembre jusqu’à ce qu’un environnement respectueux des droits humanitaires soit rétabli. Les cas de braquages et de violences récents qui continuent de mettre en danger la vie et le travail des humanitaires et qui se déroulent en toute impunité motivent cette suspension. Les attaques contre les populations civiles y compris les humanitaires sont inadmissibles et des mesures d’urgence devront être prises avant la reprise des activités.


Les ONG demandent à la MINUSCA d’adopter une posture plus robuste et de renforcer sa présence à travers des patrouilles nocturnes dans les quartiers et les sites de Batangafo. Elles demandent une réponse rapide en cas d’incident pour garantir la sécurité des bénéficiaires, des humanitaires et du bon déroulement des programmes. Les organisations appellent aussi les leaders communautaires à s’engager davantage pour faciliter et assurer que le travail et la sécurité des humanitaires soient respectés. 



Les organisations condamnent avec la dernière énergie les attaques contre le personnel humanitaire en République centrafricaine. Elles constituent un frein aux activités vitales à une population en besoin d’aide humanitaire. Le non-respect de l’espace et de l’accès humanitaire pourrait à terme mener vers un arrêt total des activités en cas de mise en danger des vies des équipes.

 

Les ONG réaffirment leur engagement à venir en aide aux populations affectées et appellent à respecter et à garantir la sécurité du personnel humanitaire, du matériel et des activités afin que les communautés puissent accéder à une assistance humanitaire de qualités et en toute sécurité.

 

Virginie Bero 


Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) 


République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR) 
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22   
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:32
Centrafrique : Le G23 exige la libération de Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi
Centrafrique : Le G23 exige la libération de Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi

 

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 14 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 14 Novembre 2016 (RJDH) – La plate-forme pour la participation politique de la femme centrafricaine à la consolidation de la paix (G23), appelle les autres membres de la société civile à l’apaisement et demande au gouvernement de libérer sans condition Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi. Ce vœu  a été formulé ce lundi 14 novembre au palais de sport lors d’un point de presse.

 

Le mercredi 9 novembre, le groupe de travail de la société civile a lancé un mouvement afin d’organiser un concert de casserole, qui devait être suivi d’une nouvelle ville morte. Constatant que ce mouvement peut encore engendrer de nouveaux dégâts et des pertes en vies humaines, le G23 invite les autres organisations au calme.

 

Bernice Ouango-Ndackalla, présidente du G23, s’est indignée de l’arrestation de Gervais Lakosso et de Marcel Mokwapi, qui ont agi pour la cause citoyenne et qui croupissent au Camp de Roux, « nous demandons à nos compatriotes d’observer le calme ».

 

En confirmant la grève de faim observée par Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi, le dimanche 13 novembre à la prison du Camp de Roux, la présidente du G23 a déclaré que leur état de santé se détériore davantage. « Gervais Lakosso est sous traitement médical. Nous nous inquiétons de son état de santé », s’indigne-t-elle.

 

Joint par le RJDH, une source médicale proche de Gervais Lakosso, a souligné qu’il ne dispose pas d’autorisation, ni de ses parents, « nous ne pouvons prétendre aller visiter ces deux personnes, parce que nous n’avons aucun document nous permettant l’accès à ceux-ci. Cette grève de faim, aura des effets négatifs sur la santé de ces grévistes. Dépassé 72 heures, ils seront alimentés sous perfusion», a déploré cette source médicale.

 

Depuis leur arrestation le 08 novembre, le collectif de la défense des deux leaders, les membres du GTSC et le G23, ont plaidé successivement auprès des autorités de la justice pour la libération de ces deux prisonniers. Ces derniers observent depuis dimanche 13 novembre une grève de faim afin de réclamer leur libération.

 

Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi sont arrêtés suite à l’organisation de la ville-morte le 24 octobre pour réclamer le départ des casques bleus.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:20
Lu pour vous : Conférences des bailleurs : des perfusions à fonds perdus pour la Centrafrique

 

 

(Jeune Afrique) 14 novembre 2016 à 11h26  par Brad Brooks-Rubin

 

Brad Brooks-Rubin est directeur des politiques à l’Enough Project. Par le passé, il a servi au Département d’État et au Trésor américains, respectivement sur des questions de commerce de diamants issus de conflits et de sanctions économiques.

 

Alors que Bruxelles s’apprête à recevoir jeudi 17 novembre une nouvelle conférence des bailleurs de fonds sur la République centrafricaine, de profondes incertitudes demeurent quant aux garanties offertes par le président Faustin-Archange Touadéra pour restaurer la paix.

 

Les bandes armées continuent de semer chaos et désolation dans un pays meurtri par une longue tradition de gestion prédatrice du patrimoine national.

 

Pour sortir de l’impasse, la communauté internationale se doit d’aller aux causes des violences et prioriser la lutte contre l’impunité et la lutte contre les flux de financement illicites.

 

Bilan négatif

 

Si la conférence de Bruxelles paraît être l’espoir de la dernière chance, il n’en est rien. Il s’agit en fait de la cinquième conférence de ce genre organisée ces dix dernières années. À chaque fois, un catalogue de projets a été présenté par les autorités centrafricaines, qui ont pu repartir avec plusieurs dizaines de millions d’euros en poche et des projets à financer.

 

Ces perfusions n’ont pas résolu les crises.

 

Aujourd’hui le bilan est pourtant alarmant. La Centrafrique figure parmi les pays les plus pauvres au monde. Les crises humanitaires sont devenues la norme. À Bangui, les élites se disputent le pouvoir et peuplent un État de façade. Depuis 2013, des bandes armées criminelles continuent de dicter leurs lois et menacent d’opérer une scission du pays. Le conflit intercommunautaire fait peser un risque réel de guerre civile. En 2016, l’UNHCR enregistre toujours plus de 453 271 réfugiés centrafricains et 430 901 déplacés internes.

 

Non sans mal, on conclura que ces perfusions n’ont pas résolu les crises. Et la situation ne semble guère changer si l’on se fie aux déclarations officieuses d’un représentant de l’ONU évoquant les intentions du régime actuel : « Ils sont obsédés par la conférence des donateurs et par l’argent qu’ils pensent obtenir. Ils ne veulent surtout rien réformer, juste voir les Forces armées centrafricaines équipées et éventuellement entraînées. »

 

 « Kleptocratie violente »

 

Souvent négligé par les politiques de gestion des crises, le système de kleptocratie violente joue un rôle essentiel dans les instabilités politico-militaires. En Centrafrique, certains défis ont systématiquement mis en échec les mécanismes traditionnels de résolution des conflits, et notamment :

 

Une confiscation des richesses nationales par la classe dirigeante

 

Ce système, dominé par un groupuscule d’individus, est restreint à la famille et au clan ethnique du Président Faustin-Archange Touadéra. Au menu : gestion patrimoniale et familiale des biens et finances publics, clientélisme, corruption, imposition du parti unique, oppression et répression des opposants, manipulation de la jeunesse, recrutement et armement de milices, impunité et absence d’investissements sociaux… Ce cocktail explosif a constitué l’ossature des régimes successifs et favorisé l’émergence de bandes armées tout aussi prédatrices que les régimes eux-mêmes.

 

Une violence armée érigée en fonds de commerce

 

Pour les groupes armés, la violence ou la menace de faire appel à la violence est un moyen de pression exercé sur le régime en vue d’intégrer le système, souvent en réclamant des postes ministériels ou militaires. Au-delà du rebelle traditionnel, ce sont surtout des mercenaires aguerris au métier des armes qui commettent des actes de violence ou attisent la haine en échange de promesses d’avantages et de paiements. Kleptocrates, investisseurs privés ou encore puissances étrangères n’hésitent pas non plus à recruter ces mercenaires dans le seul but de créer les conditions favorables à la négociation ou la sécurisation d’intérêts particuliers.

 

Une économie de guerre, moteur de la perpétuation des crises

 

Dans ce climat délétère, l’économie de guerre, dominée par les trafics en tous genres, enrichit des réseaux mafieux tout en asservissant l’écrasante majorité des Centrafricains. Les chefs de guerre accumulent des millions de dollars à titre privé. Une aubaine pour ces individus qui n’ont pas l’intention de perdre leurs privilèges, encore moins de négocier un désarmement. À Bangui, les kleptocrates spéculent, en partenariat avec des investisseurs étrangers, autour de l’attribution de permis et de contrats miniers ou pétroliers.

 

Rôle de la communauté internationale

 

Devant un tel désarroi, les Centrafricains dénoncent une passivité incompréhensible des Casques bleus face aux violences et une complicité avec le système de kleptocratie.

 

Pour sortir de cette impasse, il est urgent que la communauté internationale, réunie à Bruxelles, lance un signal fort en priorisant deux stratégies majeures : le lancement effectif des mécanismes judiciaires pour mettre fin au climat d’impunité et l’application d’instruments de lutte contre les flux de financement illicites, incluant des sanctions financières envers ceux qui alimentent violence et corruption.

 

Ensemble, ces instruments permettront de faire des perfusions d’hier les investissements de demain.

 

Brad Brooks-Rubin

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:12
Désarmer et juger, deux écueils sur le chemin de la paix en Centrafrique

 

 

14/11/16 (AFP)

 

Le désarmement des groupes armés et le procès des auteurs de crimes de guerre devant une Cour pénale spéciale (CPS) représentent deux écueils sur le chemin de la paix en Centrafrique, pays exsangue au centre d'une conférence de donateurs internationaux cette semaine à Bruxelles.

 

"La paix", "la réconciliation", "la cohésion sociale", ces mots reviennent comme autant de voeux pieux dans les propos des Centrafricains, épuisés par quatre ans de massacres entre rebelles de la Séléka disant défendre la minorité musulmane et miliciens anti-balaka s'affirmant protecteurs des chrétiens.

 

Les tueries massives ont fait place aux affrontements ponctuels après l'intervention française Sangaris achevée fin octobre et relayée par la Mission des Nations unies (Minusca, 12.000 Casques bleus). La Centrafrique a même pu élire dans la paix en début d'année son président, l'universitaire Faustin-Archange Touadéra.

 

Mais les armes circulent et servent encore, alors que le gouvernement et la Minusca affirment avoir rallié 11 groupes armés sur 14 identifiés à un programme de pré-désarmement.

 

"Nous continuons de discuter avec les trois autres", déclare à l'AFP le président Touadéra. "Ce sont des Centrafricains, je pense qu'ils aiment leur pays et ce n'est pas avec les armes que l'on va construire le pays".

 

A Kaga Bandoro (centre), Idriss Al Bachar est le jeune chef politique d'une faction d'ex-Sélékas qui refuse ce programme.

 

"Nous, musulmans, nous détenons les armes parce que notre sécurité n'est pas encore garantie. Si nous avions cette garantie et celle de notre inclusion dans le champ politique et de non-discrimination dans la promotion sociale, les armes seraient inutiles", énumère le chef politique du groupe MPC d'Al Khatim.

 

"Nous avons demandé un accord politique au gouvernement actuel", ajoute Lambert, "chef de cabinet" d'une autre faction, le FPRC dirigé par Nourredine Adam, sous le coup de sanctions internationales. "Le président Touadéra vient de tendre la main. Mais dans son entourage, il y a des +virus+...".

 

- 'Grand banditisme' -

 

"Leurs revendications sont légitimes mais ils n'ont aucune légitimité", réplique le représentant spécial des Nations unies en Centrafrique, Parfait Onanga.

 

A côté de ces groupes identifiés, au discours structuré, existe une nébuleuse d'hommes armés surtout intéressés par le contrôle des ressources (bétail, or, diamant....) de ce pays de près de cinq millions d'habitants grand comme la France et la Belgique réunis.

 

"On a compris qu'il fallait intégrer les 15 à 20% de musulmans. Le reste, c'est du grand banditisme", résume le chef de l'opposition Anicet Dologuélé, candidat battu par M. Touadéra à la présidentielle de 2016.

 

"La moitié du pays est occupée. Toute la partie Est n'est pas sous contrôle de l'Etat, avec des zones riches en or et en diamants. Qui contrôle la frontière avec le Soudan?", ajoute M. Dologuélé, qui avait publiquement estimé fin octobre que la France repliait trop tôt le parapluie de Sangaris.

 

Si le désarmement n'est pas encore à l'ordre du jour, la lutte contre l'impunité risque de prendre encore plus de temps.

 

La Centrafrique a voté une loi instituant une Cour pénale spéciale (CPS) hybride avec 12 juges centrafricains et 11 magistrats étrangers. Leur recrutement devrait intervenir en décembre-janvier, de même que ceux du procureur spécial et des juges d'instruction.

 

La CPS aura pour mandat de juger les auteurs de crimes de guerre et contre l'humanité commis en Centrafrique depuis le 1er janvier 2003.

 

Les enquêtes porteront donc aussi sur le régime de l'ex-président François Bozizé, renversé plus tard en 2013 par les Sélékas, et dont l'actuel président Touadéra a été le Premier ministre.

 

En exil, l'ex-président Bozizé fait d'ailleurs l'objet d'un mandat d'arrêt international, tout comme son fils et ex-ministre Jean-Francis, en liberté provisoire depuis son retour à Bangui et son arrestation en août dernier.

 

Quand vont commencer les instructions et les procès? "Bientôt", répond-on à Bangui.

 

Le bâtiment de la future CPS est encore en travaux. L'Etat dépend de la bonne volonté des Casques bleus de la Minusca pour mettre à exécution les mandats d'arrêts. "C'est lent mais nous espérons que cela se fera", selon M. Touadéra.

 

Prévue jeudi à Bruxelles, la conférence des donateurs de la Centrafrique (ONU, UE, Banque mondiale, Etats...) doit se pencher sur le financement de la CPS estimé à 37 millions sur cinq ans.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:09
Centrafrique: au "PK5" musulman de Bangui, entre les armes et le commerce

 

 

13/11/16 (AFP)

 

"On n'est pas jihadistes, on n'est pas des bandits, on défend notre communauté", proclame un chef milicien entouré d'hommes en armes dans le quartier musulman de Bangui, l'une des poudrières de la Centrafrique et sa plaque-tournante commerciale.

 

A quelques encablures des mosquées et des commerces, un jeune homme surveille l'accès au QG du "groupe d'auto-défense +50/50+", la crosse d'un fusil d'assaut M-16 en évidence. Un homme cache discrètement une autre arme sous une couverture rouge.

 

Dans la cour d'une maison, l'"état-major" d'une demi-douzaine d'hommes est assis sur un tapis. Il a dû se réorganiser après la mort de leur chef dans un règlement de compte qui a fait une dizaine de morts au total fin octobre.

 

Cette épisode représente un énième regain de violences dans un pays qui peine à sortir du chaos de la guerre civile entre rebelles de la Séléka majoritairement musulmans et milices anti-balaka pro-chrétiennes - même si les massacres de masse appartiennent à la période 2013-2014.

 

Les exactions à grande échelle perpétrées par les Séléka après leur prise du pouvoir début 2013 suite au renversement du président François Bozizé avaient entraîné la formation de milices d'"auto-défense" anti-balaka, plongeant le pays dans une spirale de tueries intercommunautaires.

 

Comme son nom l'indique, "50/50" revendique la parité des droits pour la minorité musulmane (15 à 20% des Centrafricains) avant d'accepter le programme de désarmement voulu par le gouvernement et les Nations unies.

 

"On n'est pas les jihadistes. On n'est pas Boko Haram. Nous ne sommes pas des bandits. Nous demandons la liberté de circulation pour tous les musulmans dans toute la Centrafrique", proclame Abdoulaye Mabo Koudoukou, qui se présente comme le "sous-chef d'état-major".

 

Au mur, à côté du drapeau de la Centrafrique, la devise du "groupe d'auto-défense": "Egalité, justice, liberté" et..."Non à la violence".

 

Ces factions armées héritières de la Séléka, qui affirment agir en "légitime défense" contre les anti-balaka, représentent un "mal nécessaire", estime le secrétaire général de l'Association des commerçants du PK5, Hassan Ben Seid.

 

"Nous (les musulmans), nous sommes abandonnés à nous-mêmes. L'Etat n'existe pas. Vous ne voyez pas la police, ni la gendarmerie", expose d'une voix posée le propriétaire d'une quincaillerie située à la sortie du quartier, sur l'axe qui mène vers les autres arrondissements de la capitale.

 

- 'On est bloqués' -

 

De son nom usuel, le quartier s'appelle le "Kilomètre 5" ou encore "PK5" parce qu'il se trouve à cinq kilomètre du centre-ville. Une petite distance que les musulmans ne parcourent plus par peur d'être la cible d'attaques s'ils sortent de leur enclave - sans parler de ceux qui se sont réfugiés au PK5 après avoir fui d'autres quartiers.

 

"On est bloqués. La Minusca (Mission des Nations unie) nous encercle mais ne nous protège pas. Depuis un mois, nous n'avons plus accès au cimetière musulman de l'autre côté de l'aéroport. Les étudiants ne vont plus à l'université", détaille M. Ben Seid.

 

En revanche, ses clients chrétiens peuvent venir au PK5, assure-t-il. C'est aussi vrai pour le plus connu des chrétiens à Bangui, l'archevêque et futur cardinal Dieudonné Nzapalainga, qui organise régulièrement des marches pour la paix avec l'imam vers le PK5.

 

A part les patrouilles des Casques bleus, et des rues qui se vident à la tombée de la nuit, le PK5 ressemble à un quartier ordinaire avec ses boutiques qui débordent sur le trottoir (matelas, prêt-à-porter, pièces mécaniques...) ses vastes avenues où se mêlent voitures, camions de marchandises, motos-taxis et piétons, ses petits étals de légumes sur le trottoir à même la terre battue.

 

Une agitation qui cesse quand la violence revient par intermittence.

 

"Auparavant, il suffisait d'un coup de feu pour que le marché se vide en une seule seconde. Il fallait attendre des semaines pour que cela reprenne. Quand il y a eu des morts (fin octobre), 48 heures après le marché a rouvert", avance Lazare Ndjadder.

 

"Honorable! Honorable!" chrétien du PK5, Lazare Ndjadder est interpellé avec respect partout et par tous... Au besoin, cet officier des douanes stoppe sa voiture de fonction pour se faire agent de la circulation contre les taxis jaunes qui roulent à contre-sens, pestant lui aussi contre l'absence des forces de police d'un Etat fantôme.

 

"Le kilomètre 5 est une petite République centrafricaine, avec des musulmans, des chrétiens, des athées", analyse l'ancien candidat malheureux aux élections législatives.

 

"Ce n'est pas difficile d'être un chrétien au PK5", assure-t-il. "Quand on a rien à se reprocher, comme moi".

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:08
RCA: la «porte sainte» de la cathédrale de Bangui a été refermée

 

 

 

Par RFI Publié le 14-11-2016 Modifié le 14-11-2016 à 00:35

 

En Centrafrique, dimanche 13 novembre, on célébrait la messe de clôture de la « porte sainte » de la cathédrale de Bangui. Un moment important pour les catholiques du pays, car c’est la première « porte sainte » que le pape François avait ouverte, une semaine avant le début du Jubilé lors de son voyage dans le pays il y a un an. Et un moment doublement important, car Dieudonné Nzapalainga, l'archevêque de Bangui sera créé cardinal la semaine prochaine à Rome.

 

L'ouverture de la « porte sainte » est une entrée vers la marche, vers la paix. Maintenant nous sommes invités à désarmer nos cœurs, nos esprits. Et aujourd'hui nous sommes venus pour cette clôture, pour dire que ce qu'il a semé comme désir de nous retrouver en Centrafricains, en fraternité solidaire, ce n'est pas des graines perdues.

 

cathédrale de Bangui

 

13-11-2016 - Par RFI

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:04
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Le groupe parlementaire URCA accuse le pouvoir de créer un climat délétère

 

http://rjdh.org/  PAR JEAN FERNAND KOENA LE 12 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 12 Novembre 2016 (RJDH) —- Le groupe parlementaire du premier parti d’opposition, l’URCA a accusé le gouvernement qui soupçonne leur président, Anicet Georges Dologuelé d’intelligence avec le Chef d’Etat d’un pays voisin dans le but de renverser le régime de Bangui. Position exprimée par André Nalké Dorogo, vice-président de l’URCA ce 11 novembre.

 

Dans sa mission de contrôle de l’exécutif, le Parlement a interpellé ce 11 novembre, le Ministre de la Sécurité publique et celui de la Justice suite à la ville morte qui a endeuillé des familles et paralysé la capitale centrafricaine le 24 octobre dernier.

 

Profitant de la présence des deux ministres, le groupe parlementaire de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) a dénoncé l’attitude du gouvernement qui l’accuse d’intelligence avec les groupes armés.

 

En réponse à ces accusations de complicité formulé par le pouvoir, André Nalké Dorogo, vice-président de l’URCA a déclaré que « les ennemis de la Nation sont connus, ils ne se cachent pas et se réunissent au vu et au su du gouvernement. Ils annoncent ce qu’ils vont faire, ils font ce qu’ils ont annoncé. Certains sont en relation avec le Chef de l’Etat qui les reçoit et dit-on qui leur remettra de l’argent » avant de qualifier l’arrestation de Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi d’ « inopportune ». Il s’est interrogé « si l’arrestation des leaders de la société civile permettra au gouvernement d’identifier ceux qui ont tiré sur la population ?»

 

Face aux critiques, le ministre de la Sécurité publique a encouragé le Parlement à l’action efficace « à procéder à des investigations au-delà d’une interpellation, pourquoi  pas la mise en place d’une commission parlementaire » a-t-il suggéré.

 

La prise de position du groupe parlementaire URCA intervient après l’annonce d’une tentative du coup d’Etat par le Chef de l’Etat lors de sa rencontre avec les forces vives de la nation au lendemain de la ville morte du 24 Octobre 2016. Rencontre à l’issue de laquelle Faustin Archange Touadera a sollicité l’union sacrée. C’est la deuxième en l’espace de 7 mois d’exercice.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement encourage la création d’entreprises

 

http://rjdh.org/  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 12 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 12 Novembre 2016 (RJDH) —  Le ministère de la justice en partenariat avec l’organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont procédé du 9 au 11 novembre à Bangui, à l’évaluation de la promotion du droit à l’organisation pour l’harmonisation en Afrique des droits des affaires (OHADA) et la relance de la création d’entreprise.

 

La création d’entreprises en Centrafrique s’est  confrontée à des difficultés d’ordre financier. Entre temps, le coût minimum pour la mise en œuvre d’une entreprise s’élève à environ un million de FCFA. Ce montant est revu en baisse avec l’appui de l’OIF. A cent mille francs CFA, une entreprise pourrait se créer désormais en Centrafrique.

 

Arsène Sendé, inspecteur général des services judiciaires au ministère de la justice et droits de l’homme, a énuméré des recommandations proposées par les participants au gouvernement, « la création d’un succursale de banque au sein du guichet afin de faciliter les mouvements des Fonds, l’exonération des chiffres d’affaires, la réduction du montant de la création d’une entreprise à 100.000 FCFA, entre autres, sont autant de suggestions formulées», a fait savoir cette autorité judiciaire.

 

Il déplore que sur 190 pays membres de l’OHADA, la Centrafrique occupe le 185ème rang et sur 53 pays africains, « notre pays est classé à la 49ème place. Nous avons des efforts à déployer afin de relever le défi des affaires, et c’est pourquoi le gouvernement et les partenaires de l’OIF ont pensé qu’il est important de regrouper les acteurs pour proposer des solutions »,a –t-il justifié.

 

Arsène Sendé précise que les textes vont accompagner les acteurs du frein au développement, « des auteurs des fraudes, de la corruption et ceux qui organisent les lenteurs dans le processus des documents, seront traduits à la justice, quel que soit la personnalité de l’individu », a-t-il soutenu.

 

Le développement économique de Centrafrique dépend du relèvement des entreprises, la redynamisation du secteur agricole et de l’élevage.

 

 

Centrafrique : Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga au chevet des enfants du km5

 

http://rjdh.org/  PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 12 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 12 novembre 2016(RJDH) : Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga était ce jeudi 10 novembre au Km5 pour faire un don de kits scolaires aux enfants déscolarisés. Le Prélat leur a remis un lot de matériels didactiques et des vivres. Par ce geste, il entend redonner l’espoir à ces enfants victimes de la crise centrafricaine.

 

Depuis la crise militaro-politique, les échanges de tirs d’armes à feu perturbent la scolarité des élèves du Km5. Aussi, la précarité empêche certains de fréquenter l’école. A cela, faut ajouter que des enseignements affectés dans les établissements publics refusent de se rendre à leur lieu de travail, craignant pour leur sécurité.

 

Pour encourager les élèves démunis à parfaire dans de meilleures conditions l’année académique 2016-2017, le plus jeune des Cardinaux nouvellement nommés par le Pape François, l’Archevêque de Bangui, Cardinal Dieudonné Nzapalainga a remis des kits scolaires et des vivres aux élèves du Km5. Ce don est composé de quarante paquets de cahiers de 100 pages, quarante paquets de cahiers de 50 pages, cinquante boites de craie, 25 paquets de cahiers de 32 pages, des douzaines d’ardoises, de crayons ; des sacs de riz, d’huile ou des cartons de sardines.

 

Sur son geste, Cardinal Dieudonné Nzapalainga a justifié qu’«il n’y a des parents qui n’ont pas les moyens pour envoyer leurs enfants à l’école, je viens là pour faire ce geste à ces enfants orphelins, abandonnés, pour qu’ils puissent étudier, demain être infirmiers, des ministres, des députés, c’est mon souhait ».

 

Ce geste est bien accueilli par le conseiller de la Mairie du 3e arrondissement, Abdoulaye Aroufaye, qui a demandé aux parents des élèves de son arrondissement d’envoyer massivement leurs enfants à l’école.

 

Cet appui intervient un mois après celui qui visait les enfants peuls de Yaloké.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 11:43
Centrafrique: la justice ouvre une enquête visant entre autres la force de l'ONU

 

 

12/11/16 (AFP)

 

Le ministre centrafricain de la Justice a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête visant entre autres la force des Nations unies dans le pays après la mort de quatre civils à Bangui lors d'une manifestation le 24 octobre dernier.

 

"Nous allons établir la vérité en ouvrant une enquête contre les éléments de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique) car ces forces étaient sur place au moment des tirs", a déclaré à l'AFP le le ministre, Flavien Mbata.

 

"Il y a des procédures qui ont prévues (pour) engager la responsabilité pénale des auteurs de ces tirs, s'il est établi que ce sont les forces onusiennes", a-t-il dit.

 

Les deux autres volets de l'enquête visent les organisateurs de la manifestations et "les éléments centrafricains qui ont été vus sur les lieux", a précisé le ministre.

 

Le coordonnateur de la Société civile, Gervais Lakosso, organisateur de la journée "ville morte", est en garde à vue depuis plusieurs jours.

 

Quatre civils avaient été tués et 14 personnes blessées le 24 octobre à Bangui lors de cette journée "ville morte" pendant laquelle un collectif de la société civile avait demandé le retrait de la Minusca, accusée de "passivité" face aux groupes armés.

 

A la mi-journée, des Casques bleus avaient bloqué des manifestants qui se dirigeaient vers le quartier général de la Minusca pour faire un sit-in devant le bâtiment, selon des témoins. Les Casques bleus avaient effectué des tirs de sommation pour disperser les manifestants.

 

La Minusca, qui compte plus de 12.000 soldats et policiers, se trouve en première ligne dans ce pays sans Etat ni armée, face aux attaques de groupes armés qui ont fait plusieurs dizaines de morts en octobre.

 

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka ("coalition" en langue sango) majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka majoritairement chrétiennes.

 

L'intervention de la force française Sangaris et de la Minusca a certes réduit l'intensité des massacres mais n'a pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 11:41
Centrafrique: la haine ne désarme pas à Kaga Bandoro

 

 

11/11/16 (AFP)

 

"C'est là que j'ai vécu pendant trois ans". Sylvie montre les ruines d'une toute petite maison qu'elle avait construite dans l'ex-camp des déplacés de Kaga Bandoro, au coeur d'une Centrafrique où la moindre étincelle rallume les feux du conflit intercommunautaire.

 

Derrière le bâtiment de l'évêché catholique, au milieu d'un champ de terre brûlée, entre les murets d'un mètre de haut désormais à ciel ouvert, la jeune femme retrouve un peigne sur la terre battue à côté d'un panier en osier éventré.

 

C'est la première fois qu'elle revient sur les lieux. Le 12 octobre, au moins 37 personnes ont été massacrées dans ce camp majoritairement chrétien, qui abritait plusieurs milliers de déplacés.

 

Les rescapés parlent d'un bilan plus lourd que celui de la Mission des Nations unies (Minusca). "Des gens ont été brûlés sur place, comme là bas, deux petits et une grand-mère", raconte le gardien du site, Michel Kenzé, autour d'une pompe où des enfants tirent de l'eau. Des cadavres ont été abandonnés aux porcs et aux sangliers, d'après Sylvie et Michel.

 

Les responsables ? Des miliciens séléka musulmans, qui ont lancé une opération de représailles après la mort d'un des leurs.

 

Comme Sylvie, les 8.000 déplacés ont fui pour improviser un autre camp entre la base de la Minusca et la piste de l'aéroport, un kilomètre plus loin.

 

Face à la Minusca, Sylvie vend des fritures et des arachides sous plastique sur deux petites tables, au milieu d'un marché reconstitué depuis un mois autour d'une pure économie de subsistance.

 

Des fillettes improvisent des rondes et des chants au bord de la piste d'atterrissage. Elles ne vont plus à l'école. "On venait de lancer la rentrée scolaire le 19 septembre. Le 12 octobre, un inspecteur de l'éducation a été tué. Du coup l'inspection a fermé", se désole un responsable humanitaire de la Minusca.

 

"Il y avait eu un retour des fonctionnaires mais ils sont rentrés sur Bangui après ce qui s'est passé", ajoute le sous-préfet Paul Fradjala, qui ne s'aventure lui-même plus guère hors la base de la Minusca. Au-delà de la capitale, l'Etat (armée, police, administration) est quasi-absent sur tout le territoire d'un pays grand comme la France et la Belgique.

 

-L'enjeu du bétail-

 

"On veut la paix, on veut le désarmement des groupes armés", s'énerve Sylvie sous sa nouvelle cabane en plastique où elle a rangé le peu d'affaires qu'il lui reste, un cahier, un bidon, une vieille moustiquaire.

 

Ce n'est pas gagné. Sylvie elle-même n'ose pas s'aventurer chez les commerçants du quartier musulman, de l'autre côté de la ville et d'un pont gardé par quelques Casques bleus pakistanais - ce même contingent accusé de passivité lors des événements du 12 octobre.

 

Commerces de vivres et de vêtements, motel "Nuit blanche", garage de réparation pour moto-taxi, la vie bat son plein dans ce quartier musulman. Des "séléka", voire des combattants soudanais ou tchadiens se glissent tranquillement parmi les civils, de l'avis général.

 

"Dans le camps de déplacés, il y a aussi des hommes en armes parmi les civils, au su et au vu de la Minusca", rétorque Idriss Al Bachar. Ce jeune chef politique d'une faction séléka (MPC) condamne les tueries du 12 mais refuse encore le désarmement, estimant que les droits et la sécurité de la minorité musulmane (15 à 20% des 4,5 millions de Centrafricains) ne sont pas encore garantis.

 

Derrière ce discours se cache aussi l'enjeu du contrôle du bétail. "Je verse une taxe à la séléka, 11.000 francs CFA par bête" (16,50 euros), reconnaît Azrak Mahmat, le délégué du marché au bétail. Et il ajoute : "Quand je charge mon véhicule pour aller à Bangui, les anti-balaka (ndr: milices anti-séléka majoritairement chrétiennes) me menacent" aussi.

 

Au quartier musulman, le soir venu, deux voisins, Abdelkarim musulman de 56 ans, et Isakho Ndenga, chrétien de 71 ans, célèbrent des décennies d'une amitié qui a résisté à quatre ans de guerre civile. Un exemple pour la Centrafrique? "Inch allah", répond le musulman. Le chrétien: "Il y a un proverbe français qui dit: +patience et longueur de temps+".

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 11:27
MANŒUVRE DE LA MINUSCA A BANGUI

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Bangui, le 11 novembre 2016 – Dans le cadre de ses exercices réguliers, la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) mène ce samedi une manœuvre dans la ville de Bangui.

 

L’objectif de l’exercice est de rassurer sur la capacité de la MINUSCA de répondre et de neutraliser toute forme violence ou d’agression contre les institutions et la population, conformément à son mandat.

 

L’exercice de samedi est mené par l’état-major intégré de Bangui, structure composée de militaires et de policiers de la MINUSCA et implique l’usage moyens humains et matériels. Des patrouilles terrestres seront menées dans les principaux axes de Bangui ainsi que le survol de la capitale par hélicoptère. 

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail:monteiro6@un.org

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com