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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 11:16
Human Rights Watch pointe des zones d’ombre dans le dossier Ngaïkosset
Human Rights Watch pointe des zones d’ombre dans le dossier Ngaïkosset

 

Centrafrique: Human Rights Watch pointe des zones d’ombre dans le dossier Ngaïkosset

 

https://www.rfi.fr/ 14/09/2021 - 22:46 Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

L’ancien chef rebelle Eugene Baret Ngaïkosset a été inculpé vendredi 10 septembre de crimes contre l'Humanité par la Cour pénale spéciale (CPS) à Bangui. « Une étape importante pour la justice » et dans la lutte contre l’impunité, selon l’ONG de défense des droits de l’homme. HRW a longuement enquêté à la fin des années 2000 sur les crimes dont est accusé celui qui était alors capitaine de la garde présidentielle de François Bozizé, et pour lesquelles il a hérité du triste surnom de « boucher de Paoua ».

L’histoire d’Eugène Ngaïkosset est une histoire de violence. D’abord en tant qu’intouchable lieutenant de François Bozizé chargé de mater la rébellion dans le nord du pays, au début des années 2000, au prix d’un très lourd bilan parmi les civils, alors documenté par Human Rights Watch, dont Lewis Mudge est le directeur pour l’Afrique centrale.

« Ses troupes, ainsi que Ngaïkosset lui-même, ont commis des meurtres de civils, ont brûlé des maisons, ils ont poussé les civils à aller dans la brousse. Ils ont puni des civils soupçonnés d’être proches des rebelles. »

À la chute de Bozizé, Ngaïkosset, placé sous sanctions des Nations unies puis du Trésor américain, prend la fuite avant d’être arrêté en 2015 au Congo voisin. Transféré à Bangui, il parvient à s’évader dans des circonstances non encore élucidées. « Les portes ont été ouvertes par quelqu’un. On veut savoir comment est-ce qu’il s’est échappé et qui lui a donné un coup de main pour s’évader. »

Ngaïkosset reprend les armes à la tête d’un groupe anti-balaka, il continue de semer terreur et désolation cette fois en tant que rebelle, mais peut-être pas sans aide. « Il était bien protégé par les leaders et peut-être par les leaders actuels ici en RCA. Comment quelqu’un qui a un mandat d’arrêt contre lui lancé en 2014 peut continuer de bénéficier de son salaire comme Faca jusqu’à 2018 au moins ? »

Les premiers procès de la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique devraient s’ouvrir avant la fin de l’année. Il faudra encore éclaircir de nombreuses zones d’ombres.

 

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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 11:12
Le courage d’un imam et d’un cardinal face au chaos en RCA
Le courage d’un imam et d’un cardinal face au chaos en RCA

Lu pour vous

 

Le courage d’un imam et d’un cardinal face au chaos en Centrafrique

https://www.letemps.ch/ mardi 14 septembre 2021 à 11:59 par Simon Petite

Un film suisse raconte l'engagement de deux leaders religieux contre les violences qui minent leur pays. Rencontre

Le 1er mai 2018, des hommes armés attaquent en plein office l’église de Fatima, à Bangui, capitale de la Centrafrique. Le bilan est lourd: 16 morts, dont le curé, et près de 100 blessés. En représailles, une mosquée est incendiée et deux personnes sont brûlées vives. Pour que leur pays ne replonge pas dans les violences interconfessionnelles, les leaders des communautés musulmane et catholique prennent la parole ensemble pour dire que ces actes sont contraires à la foi.

Ces événements tragiques fournissent les premières images de Siriri (« Il dit la vérité» en Sango, la langue officielle de la Centrafrique), sur les écrans dès le 15 septembre. Dans son film, le réalisateur suisse Manuel von Stürler a suivi deux personnalités extraordinaires: l’imam Omar Kobine Layama, alors président du Conseil islamique de Centrafrique décédé en 2020, et Dieudonné Nzapalainga, nommé cardinal en 2016, un an après la visite du pape François à Bangui.

« Ventre mou de l’Afrique »

Ces jours-ci, le cardinal est en Suisse avec l'imam Abdoulaye Ouasselegue, qui a succédé à Omar Kobine Layama, pour participer aux avant-premières, mais aussi pour des réunions à l’ONU afin qu’on n’oublie pas la Centrafrique. Depuis le tournage, ce pays grand comme la France et la Belgique – « le ventre mou de l’Afrique contre lequel on vient taper», selon les mots du cardinal – est loin de s’être apaisé. Les multiples groupes armés qui menaçaient la capitale après l’élection présidentielle de décembre dernier ont abandonné les villes, mais continuent de terroriser les campagnes. « Leur mode opératoire a changé. Ils minent les routes et attaquent les convois dans l’espoir d’asphyxier les villes », dénonce le cardinal.

« Au moins, l’alliance des rebelles musulmans et chrétiens contre le gouvernement a montré que ce conflit n’est pas religieux », positive Manuel von Stürler, qui recherchait des personnalités luttant contre les « cloisonnements de la société». Il dit que cela a été un hasard de les avoir trouvées en Centrafrique. « Quand j’ai découvert leur engagement, j’étais stupéfait. Il fallait que je le raconte.»

De sa voix douce, l’imam Abdoulaye Ouasselegue estime pour sa part que l’instrumentalisation de la religion « a laissé des stigmates ». Quand leur pays était à nouveau au bord de l’abîme, les deux religieux ont donc repris leur bâton de pèlerin. Il faut voir le cardinal Nzapalainga au volant de sa jeep sillonner le pays sur des pistes défoncées pour le croire.

Les religieux, un réseau fiable

En début d’année, les deux compères sont partis à la rencontre des groupes armés pour tenter de les raisonner. « Car ils n’avaient rien à gagner à malmener la population sous leur contrôle. Quand on se rend dans la brousse pour rencontrer ces hommes, il faut laisser ses titres à Bangui et donner du général à ses interlocuteurs », raconte le cardinal, un colosse qui en impose par sa stature physique.

Lors d’une de ces entrevues, les deux religieux manquent d’être kidnappés. « Le cardinal ne pouvait le comprendre, mais les hommes en armes évoquaient en arabe la possibilité de ne pas nous laisser repartir. Finalement, leur chef a passé un coup de fil et la situation s’est détendue », relate l’imam.

Son engagement aux côtés du cardinal suscite l’hostilité d’une partie de la communauté musulmane, minoritaire dans un pays majoritairement chrétien. Lors de leurs déplacements, le cardinal et l’imam n’ont pas de garde du corps. Mais ils savent renoncer quand la situation est trop dangereuse.

Les communautés religieuses restent le réseau d’information le plus étendu et le plus fiable, alors que l’Etat s’est effondré. Le gouvernement a pu résister grâce au soutien des mercenaires russes et des soldats rwandais, venus à la rescousse de Casques bleus dépassés et régulièrement accusés de collusion avec les rebelles.

Ressorts miniers

L’imam et le cardinal ne sont pas dupes. Les Russes ont mis la main sur les mines d’or et de diamants qui, au lieu de faire la richesse de la Centrafrique, causent son malheur. « Pour l’instant, les Russes et les Rwandais sont bien accueillis, car les gens sont épuisés de la guerre », soutient Dieudonné Nzapalainga. Mais les groupes armés n’ont pas dit leur dernier mot. Ils sont bien armés et équipés. « C’est comme si on leur avait fait crédit en espérant qu’ils reprennent les richesses du pays », poursuit le cardinal. Il évoque les frontières poreuses du pays – notamment celle, immense, avec le Tchad, qui ferme les yeux sur les flux d’armes et de combattants. Les soupçons sont renforcés par le fait que le grand pays voisin est un allié clé de la France, laquelle voit d’un très mauvais œil la présence russe dans son ancienne colonie.

Correction: L'article a été corrigé le 15 septembre 2021. L'imam Omar Kobine Layama est décédé en décembre 2020. C'est son successeur, l'imam Abdoulaye Ouasselegue, qui fait la promotion du film.

 

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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 11:11
Le président congolais est parti de Suisse à bord d'un luxueux avion

Lu pour vous 

 

Le président congolais est parti de Suisse à bord d'un luxueux avion

 

https://www.letemps.ch/ vendredi 10 septembre 2021 à 16:08 par Simon Petite

 

Soigné en Suisse, le président congolais Denis Sassou-Nguesso est rentré vendredi. Son absence alimentait les spéculations sur sa succession

 

Après trois semaines de séjour médical en Suisse, le président Denis Sassou-Nguesso, 77 ans, est rentré vendredi à Brazzaville. Un luxueux avion loué pour l'occasion est venu chercher le chef d'Etat à Genève, d'où il s'est envolé en début de matinée.

Ce Boeing 767, baptisé la dame du ciel (Sky Lady), est un palace volant, chambre à coucher avec salle de bains en marbre, salon privé et cinéma. Le premier avion où il n'y a pas besoin de porter un masque, grâce « à une technologie stérilisant l'air et neutralisant les pathogènes ».

C'est en tout cas ce qu'a vanté l'équipage à un blogueur spécialisé dans l'aviation qui a effectué un vol d'essai depuis la Suisse en octobre 2020. L'appareil appartient à la compagnie Comlux, basée à Zurich. La porte-parole de la compagnie n'a pas répondu à notre demande sur le coût de ces vols et sur l'importance de la clientèle des chefs d'Etat africains. Pour son séjour privé à Genève cet été, le président Biya avait aussi utilisé le même avion.

Le séjour médical helvétique du président Denis Sassou-Nguesso, 37 ans cumulés aux commandes de cet Etat pétrolier lourdement endetté, a relancé les spéculations sur sa succession, alors qu'il a réélu en mars dernier avec 88,4% des voix au terme d'un scrutin verrouillé.

Nommé ministre en mars dernier, le fils du président, Denis Christel Sassou-Nguesso est considéré comme le probable dauphin. Fin août, il s'est rendu avec d'autres membres du gouvernement à Paris, partenaire clef du pays.

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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 11:07
RCA :15 milliards de FCFA de la BDEAC pour lutter contre l’impact du COVID-19

 

Centrafrique : 15 milliards de FCFA de la BDEAC pour lutter contre l’impact du COVID-19

 

https://www.financialafrik.com/ Par Achille Mbog Pibasso 14 septembre, 2021

 

La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) a ouvert une ligne de crédit de 15 milliards de FCFA (26 millions de dollars) à la Centrafrique pour contenir les effets négatifs de la pandémie de coronavirus et renforcer le système sanitaire à travers l’amélioration de l’accès de la population aux services de santé de qualité en garantissant la sécurité sanitaire en situation d’épidémie et post-épidémie.

Au-delà des actions spécifiques, notamment la lutte contre la propagation de la pandémie et la réduction des importations, la mise en œuvre de ce programme permettra la réhabilitation et la construction des infrastructures sanitaires afin d’améliorer l’offre sanitaire du pays. Il est également question d’atténuer les effets socio-économiques de l’épidémie à travers un accompagnement du tissu économique en mettant un accent sur la viabilité des investissements. Cette opération qui s’inscrit en droite ligne du projet national d’urgence dans le secteur de la santé et du Plan national de développement de la Centrafrique (PNDC) est en adéquation avec le Plan stratégique de la Banque qui donne la priorité à la réalisation des projets cohérents avec les Plans nationaux de développement.

Autrement dit, ce financement a pour objectif de renforcer l’outil de production et la pérennité des activités économiques. Après la chute de taux de croissance à 0,4 % en 2020 contre 4,5% en 2019 du fait de la pandémie, la Centrafrique envisage une croissance du PIB (Produit intérieur brut) réel e de 3,3 % en 2021 et de 5,1 % en 2022.

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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 20:52
Le sort du président déchu Alpha Condé toujours en discussion
Le sort du président déchu Alpha Condé toujours en discussion

 

Guinée: le sort du président déchu Alpha Condé toujours en discussion

https://www.rfi.fr/ 14/09/2021 - 15:09

En marge des discussions politiques sur l'avenir de la Guinée, d'autres tractations sont en cours, dans l'ombre, à propos du sort d'Alpha Condé. Le président déchu est toujours détenu par la junte. Il a pu recevoir la visite de la délégation de la Cédéao en fin de semaine dernière, mais pour l'instant, Alpha Condé refuse de passer la main.

La junte militaire a soumis à Alpha Condé une lettre de démission qu’il refuse obstinément de parapher. « Je ne le vois pas signer ce papier-là », confie un diplomate de la région qui ajoute, un brin désarçonné : « Il pense qu’il est toujours président ». Le jusqu’auboutisme d’Alpha Condé est tel qu’il aurait, selon une autre source, demandé vendredi 10 septembre à la mission de la Cédéao que l’organisation sous-régionale le rétablisse dans sa fonction de chef d’État.

« Il y a un premier mouvement psychologique à faire de son côté », explique-t-on dans l’entourage d’un président. Comment parvenir à le convaincre de renoncer ? La question sera sans doute discutée ce jeudi 16 septembre lors d’un nouveau sommet de la Cédéao consacré à la Guinée. Les chefs d’État ouest-africains étudieront ce jour-là à Accra le rapport de la mission qui s’est rendu sur place vendredi dernier. La délégation avait à cette occasion appelé une nouvelle fois à la libération d’Alpha Condé.

L'hypothèse d'un départ vers le Congo-Brazzaville

Si les militaires n’ont toujours pas répondu favorablement à cette demande, ces derniers semblent craindre de plus en plus le pouvoir de nuisance de l’ancien président. Or, plusieurs chefs d’État de la région militent pour sa sortie du territoire guinéen, histoire de préserver sa sécurité.

Alpha Condé pourrait donc quitter le pays à court ou moyen de terme, mais sa destination est toujours en discussion. Parmi les hypothèses évoquées, celle de Brazzaville semble prendre de l’ampleur. Rien d’étonnant à cela : Alpha Condé est resté très proche de Denis Sassou-Nguesso. Côté congolais, on se dit d’ailleurs prêt à l’accueillir « à bras ouverts ».

Avant cela, Alpha Condé pourrait avant cela passer par la France. Paris a en effet donné son feu vert pour l’accueillir pendant un temps. « Pour des soins médicaux ou pour quoi que ce soit d’autre », précise une source diplomatique. Les autorités françaises ont même fait une offre de service dans ce dossier : elles se disent en effet prêtes à aider à trouver une solution.

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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 20:40
Nouvelles nationales sur RFI

 

Les officiels centrafricains peinent à obtenir des visas vers la France

 

https://www.rfi.fr/ 14/09/2021 - 03:56  Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

Il n’est plus aussi simple de voyager vers la France pour les officiels centrafricains qui se plaignent de délais plus longs pour l’obtention des visas et les formalités bien plus complexes. Officiellement, la procédure est rallongée en raison de la crise sanitaire et les congés d’été, mais pour certains officiels centrafricains il s’agirait plutôt d’une nouvelle étape de la détérioration des relations diplomatiques entre les deux pays.

En juin dernier, cinq députés dont le premier vice-président de l’Assemblée nationale doivent se rendre en mission parlementaire à Bruxelles. Malgré une note de l’ambassade Belge, leurs demandes de visa sont refusées par l’ambassade de France à Bangui. Motif : dépôt tardif du dossier, trois jours seulement avant leur départ. 

Invitée officiellement en Italie, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères préfère utiliser son passeport français plutôt que son passeport diplomatique, ses collaborateurs s’ayant vu refuser le sésame pour le même motif.

« Les usages protocolaires sont foulés au pied », s’insurge un officiel. Le visa ne s’obtient plus en 24h pour les hautes personnalités, les sollicitations directes auprès de l’ambassade restent sans réponse, des voyages médicaux auraient été refusées, les visas accordés sont plus courts.

A l’ambassade, si l’option d’une restriction pour les personnalités jugées « hostiles à la France » est régulièrement évoquée, on assure que c’est le « contexte sanitaire qui rallonge les délais ». Même si l’on concède une « vigilance accrue sur certains cas particuliers ».

Paris se plaint de campagnes de désinformation à son égard, de difficultés faites à ses entreprises mais surtout de l’influence croissante en RCA de paramilitaires russes qualifiés de « mercenaires » par les experts des Nations unies.

 

 

En Centrafrique, les premières audiences de la Cour martiale attendues d'ici la fin du mois

https://www.rfi.fr/ 14/09/2021 - 15:46

La Cour martiale est en charge de juger les personnels militaires ou assimilés. C'est une première pour cette nouvelle juridiction, alors que la justice et la lutte contre l'impunité faisaient partie des promesses de campagne du président Touadéra.

Ce seront effectivement les premières audiences pour cette Cour qui a été créée dans le cadre de la réforme judiciaire du 24 mars 2017. Elle est composée d’un magistrat de l'ordre judiciaire professionnel, assisté par quatre assesseurs issus des rangs de l'armée ou de la gendarmerie. Selon le Code pénal, le corpus de peine va jusqu'à la peine capitale, en passant par la prison ou encore les travaux forcés.

Benoît Narcisse Fokpio est commissaire du gouvernement auprès des juridictions militaires de Bangui et il représentera le ministère public lors de ces audiences. Il explique que le parquet général se prépare pour cette première échéance : « Nous allons juger en matière criminelle certains membres des forces armées, de la gendarmerie ou de la police nationale qui ont commis des crimes de sang. Déjà, nous avons une dizaine de dossiers bien ficelés par les juges d’instruction et qui attendent seulement d’être enrôlés très prochainement. »

Pour le commissaire du gouvernement, cette nouvelle juridiction doit permettre de contribuer à la lutte contre l'impunité dans le pays : « La justice est un outil que nous devons utiliser dans le cadre de la discipline, dans le cadre de la pédagogie, dans le cadre aussi de la dissuasion, dans cette catégorie de profession qui est appelée à manipuler les armes sur le terrain, dans des opérations un peu difficiles. Nous sommes dans un État de droit, alors il faudrait que chacun puisse répondre de ses actes dans le cadre des différentes activités, en termes de redevabilité. Quand une infraction est commise, il faut poursuivre les auteurs présumés. »

Par ailleurs, début mai, une commission d'enquête a été mise en place par les autorités pour « faire la lumière sur les présumés crimes graves » et violations des droits de l’homme qu’auraient commis les forces armées centrafricaines et leur allié russe. La Cour martiale attend les conclusions des travaux de la commission pour décider de s'emparer ou non de certains dossiers.

 

Nouvelles nationales sur RFI
Nouvelles nationales sur RFI
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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 20:39
RCA : la vie reprend peu à peu à Birao

 

 

Publié le 14.09.2021 à 14h18 par APA

 Dans cette ville meurtrie de l’extrême Nord-Est de la Centrafrique, à environ 1067 kilomètres de la capitale Bangui, les activités génératrices de revenus ont redémarré grâce au concours de la FAO et de la Minusca.Région frontalière du Tchad, du Soudan et du Soudan du Sud, Birao est tristement connue pour « les pillages, les incendies de maisons, de greniers et de parcelles, l’abattage anarchique de troupeaux et la destruction des habitats du bétail ».

Ces actes répréhensibles ont, depuis septembre 2019, « significativement aggravé la vulnérabilité et les moyens d’existence des populations », a déploré le Bureau régional de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, sigle en anglais) pour l’Afrique.

Une vie précaire qui a contraint les populations de Birao à fuir et abandonner « leurs terres et intrants agricoles » selon un communiqué de l’institution spécialisée des Nations Unies reçu mardi à APA.

Pour leur permettre de recommencer les « activités de production », la FAO a lancé un projet intitulé « Appui à la résilience de la population affectée par les crises de Birao ». Il est financé par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) pour un montant de 50.000 dollars américains.

Ce programme, visant à renforcer la résilience des ménages touchés par les crises, à améliorer leur sécurité alimentaire et à rétablir leurs moyens d’existence, a permis d’assister « 540 ménages, soit 2700 personnes dont 59 % de femmes pendant sept mois », renseigne la source.

Concrètement, une assistance d’urgence en kits d’élevage du petit bétail (poules locales et caprins) a été fournie aux familles. La FAO a organisé, en outre, une foire aux intrants. A cette occasion, des coupons d’une valeur comprise entre 188 et 554 dollars américains ont été distribués « aux bénéficiaires organisés en 54 groupements de 10 ménages ».

Avec cette aide financière, les familles ciblées ont acheté sur la foire aux intrants « des géniteurs de caprins ou de poule locale, ainsi que des aliments pour bétail ». L’assistance de la FAO ne s’est pas arrêtée là.

En effet, les groupements de bénéficiaires en élevage de caprins ont reçu des kits de matériaux de construction d’abris pour animaux (tôles, chevrons, fers, ciment, pointes et pax alu) et ceux bénéficiaires des kits d’élevage de la poule locale ont reçu six mangeoires et six abreuvoirs. Les animaux fournis aux bénéficiaires ont tous été vaccinés et déparasités.

De plus, indique le document, le partenaire de mise en œuvre et 108 délégués techniques ont été formés sur les bonnes pratiques agricoles et d’élevage et sur les procédures d’organisation d’une foire aux intrants.

La reprise des activités économiques dans cette zone a rapproché différentes ethnies (Goula, Kara, Rounga et Haoussa) qui avaient rompu tout lien à cause des problèmes de sécurité. Mais la sensibilisation et l’identification des ménages bénéficiaires, la formation de ceux-ci et la vente des intrants agricoles par les fournisseurs composés de plusieurs ethnies ont contribué à renforcer de manière significative la cohésion sociale et le dialogue intercommunautaire, se félicite la FAO.

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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 20:38
Réfugiés centrafricains: le Cameroun réaffirme son hospitalité

 

Lu pour vous

 

https://camerounactuel.com/  septembre 14, 2021 12:33

 

En visitant les sites de Borgop et Ngam dans la région de l’Adamaoua hier, le ministre de l’Administration territoriale a évalué les besoins de ces victimes du conflit centrafricain tout en leur rappelant l’obligation de respecter les lois et règlements du Cameroun.

En cette période de grandes pluies, le tronçon Meiganga-Borgop se présente comme un véritable parcours du combattant. Le ministre de l’Administration territoriale a parcouru ce trajet de 130 km en plus de six heures hier pour rallier le camp des réfugiés Centrafricains de Borgop situé à environ 30km de Djohong et à 75 km de la frontière centrafricaine. Ici, ce sont 12 221 personnes victimes des exactions des bandes armées dans leur pays et qui ont trouvé refuge au Cameroun.

Dans ce.camp aménagé depuis mars 2014 par le gouvernement camerounais et par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) et qui s’étend sur 36 hectares, 95% sont d’obédience musulmane contre 5% de chrétiens. Les femmes représentent 55% alors que les jeunes de moins de moins de 18 ans sont estimés à 60% de la population des réfugiés.

C’est pour évaluer la situation in situ que Paul Atanga Nji a effectué ce déplacement de Borgop. L’administrateur principal des urgences en charge du bureau HCR de Meiganga a exprimé la reconnaissance des Nations unies à l’endroit de l’Etat camerounais pour son hospitalité, son accompagnement et son encadrement pour la gestion des 313 941 réfugiés centrafricains qui vivent au Cameroun et installés dans les localités des régions du Nord, de l’Adamaoua et de l’Est.

Seybatou Aziz Diop se réjouit surtout de la bonne collaboration des autorités administratives locales, de la désignation d’un administrateur de site, représentant de l’État et de la création d’un poste de sécurité à l’entrée du camp.

Mais l’encadrement de ces milliers de personnes qui ont tout abandonné avant de se retrouver ici reste un défi permanent Le responsable du HCR et le représentant des réfugiés ont évoqué l’enclavement du site et le sous-emploi qui poussent les jeunes à migrer vers les centres urbains ou vers les zones minières, les tracasseries que subissent les réfugiés lors de leurs déplacements, la sous-scolarisation, les mariages précoces et forcés des jeunes filles.

Le défi sécuritaire n’est pas en reste. Le site fait face aux velléités d’infiltration par des combattants armés compromettant ainsi le caractère civil et humanitaire de l’asile.

Sur les deux sites, le ministre de l’administration territoriale a exprimé au nom du gouvernement sa satisfaction pour les efforts accomplis par le HCR et les autres partenaires pour faciliter et améliorer la vie à ces frères et sœurs de la Centrafrique. Paul Atanga Nji a souligné que sa venue ici est instruite par le président de la République, Paul Biya qui souhaite avoir une mise à jour de la situation générale des réfugiés au Cameroun afin de donner de nouvelles orientations quant à leur gestion.

« Le Cameroun, terre d’hostilité est une référence en matière de gestion des réfugiés », dira le Minât. Il a invité les populations des deux sites à respecter les lois et règlements de leur pays d’accueil en évitant de s’impliquer ou de s’associer à des activités criminelles ou terroristes. Le Minât était accompagné dans cette tournée du gouverneur de l’Adamaoua Kildadi Taguieke Boukar et du préfet du département du Mbere, Louis Florent Ribouem à Moungam.

Cameroon Tribune

 

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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 20:09
RCA : Rapport de la Minusca sur des exactions de mercenaires russes

Lu pour vous

 

Centrafrique: Une photographie du Rapport de la Minusca sur des exactions de mercenaires russes

 Posté le 13 septembre 2021

Bangui (© 2021 Afriquinfos) – Un de plus. Ces dernières années, nombre de rapports ont relevé et dénoncé des exactions commises par des mercenaires russes recrutés par Bangui pour épauler les FACA (Forces Armées Centrafricaines) dans leur combat contre les rebelles réunis au sein de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Un récent rapport de la Minusca a recensé des centaines d’exactions et a jugé la situation en Centrafrique alarmante.

Présents depuis 2017 en Centrafrique à l’« invitation » du Président Faustin Archange Touadéra, des «instructeurs militaires russes» pour ne pas nommer des mercenaires russes de Wagner et de Sewa Security Services et autres, ont depuis, une mainmise totale sur les rouages sécuritaires du pays. Leur intervention en décembre 2020 aux côtés des FACA, qui a littéralement sauvé le régime de Touadéra d’une chute face aux rebelles du CPC, leur a définitivement donné les clés de Bangui. Les multiples dénonciations sur leurs exactions n’y changent rien.

Ces derniers mois, révèle le rapport de la Minusca, «526 cas de violations et d’abus des droits de l’Homme et du droit international humanitaire à travers le pays» ont été enregistrés.  Ces exactions ont «fait au moins 1.221 victimes» dont 144 civils, selon la mission onusienne. Parmi ces violations, l’ONU a recensé « des exécutions sommaires et extrajudiciaires, des actes de torture et de mauvais traitements, des arrestations et détentions arbitraires (…) des violences sexuelles liées au conflit et des violations graves aux droits de l’enfant ».

A en croire le document, les « instructeurs militaires russes » et leurs alliés des FACA sont «responsables de 46% des incidents confirmés». D’après des « preuves crédibles », ces derniers « ont participé activement à des opérations militaires », notamment à travers des « arrestations », des « actes de torture » ainsi que des « exécutions extrajudiciaires ».  Ces mêmes faits ont été dénoncés dans de précédents rapports.

Malgré tout, au fil des ans, les mercenaires russes assoient un peu plus leur influence qui s’entend du Palais présidentiel aux mines, en passant par les milieux économiques et politiques. « La mainmise russe est quasi totale. Depuis le camp de Berengo, où il est installé depuis avril 2018, l’état-major de Wagner prend les décisions avant de les communiquer à Bangui à la Présidence et au ministère de la Défense, où – pure façade – Moscou a officiellement dépêché un conseiller en la personne du général Oleg Polguev. Dans l’ancienne enceinte du Palais de l’empereur Bokassa, les hommes de Wagner et de Sewa Security Services sont comme chez eux. Une partie des lieux est aménagée pour la formation des soldats centrafricains, et la piste de l’aérodrome, longue de deux kilomètres, a été réhabilitée. Mais le cœur du camp, qui abrite le bunker de l’état-major, est interdit aux locaux. Quant aux abords du périmètre, officiellement sous le contrôle du ministère de la Défense, il est gardé jour et nuit par des Blancs encagoulés », révèle une enquête menée par le confrère ‘Jeune Afrique’.

De la politique à l’économique

Un pan de l’économie centrafricaine passe également sous coupole russe. Les douanes notamment à la faveur d’un protocole d’accord signé en mai dernier entre Bangui et une Mission économique russe. Officiellement, il s’agit d’un accord de coopération technique par lequel la Mission économique russe aide à lutter contre la fraude en matière de transit et donc améliorer le niveau des recettes perçues par l’État centrafricain. En réalité, il s’agit surtout pour les partenaires russes de s’assurer du recouvrement et de la mainmise des sommes dues à l’administration centrafricaine au titre des droits de douanes. L’objectif final pour les Russes serait d’amortir un peu les sommes colossales engagées par la société de mercenariat PMC WAGNER pour aider à combattre les groupes rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).

Les « experts russes » dépêchés pour cette mission se comportent évidemment en terrain conquis, faisant fi de toutes procédures en vigueur. Une situation qui a le don de créer des frustrations dans les rangs des fonctionnaires centrafricains qui sont relégués à de simples observateurs. La grogne monte aussi chez les commerçants qui voient de nouvelles taxes apparaître, et doivent payer plus pour voir leurs produits rentrer dans le pays. Conséquence, les prix des produits de première nécessité connaissent une hausse sur les marchés au grand dam des populations.

Sécurité, mines, douanes, la reconnaissance de Faustin Archange Touadéra pour ses amis russes n’a visiblement pas de limite. C’est à désormais se demander si les Russes ne se concentrent pas un peu plus sur le business que sur l’aspect sécuritaire. Après des opérations qui ont permis de repousser les rebelles et leur reprendre une bonne partie des territoires qu’ils occupaient, place au temps de la compensation. Avec le CPC qui n’a pas dit son dernier mot et continue de mener des incursions meurtrières à divers endroits du pays, l’idylle entre le dirigeant Touadera et ses « instructeurs russes » est partie pour durer encore longtemps. Avec à l’appui, de fréquentes dénégations de Bangui et de Moscou autour des accusations onusiennes citées dans les lignes antérieures.

Afriquinfos

 

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 18:13
 Une campagne de désinformation menée contre les instructeurs russes en RCA

Lu pour vous

 

 Une campagne de désinformation menée contre les instructeurs russes en RCA

 

13 Sep 2021     Afrique Media

Les avancées des instructeurs russes dans la formation des forces armées de la RCA ont donné lieu au lancement d'une campagne visant à dénigrer les éléments de la Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale (COSI). Le plus souvent c’est édition en ligne dénommée Corbeau News bloqué en république centrafricaine, médias qui publie toujours les fakes sur les russes. C'est sur le site de cette édition en ligne qu’on peut trouver des titres des articles tels que : « la triste réalité de la présence russe en Centrafrique », « Paoua, un mercenaire russe fait usage de son arme pour braquer des civils au niveau du marché central », « Un bombardement russe fait trois morts dans une localité de la Mambéré-Kadéï », « RCA : pillage des boutiques par les mercenaires russes au village Létélé », etc.

Cette fois-ci, la fausse nouvelle sur l'assassinat de plus de 40 personnes par des instructeurs russes dans la préfecture de Nana-Mambéré semble avoir franchi toutes les limites. Le chef du COSI s'est exprimé sur les fausses informations diffusées :

« Une autre intox est apparue contre les instructeurs russes de la Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale. L'édition française Corbeau News a décidé d'inventer un nouveau crime monstrueux, dans lequel les instructeurs pourraient être impliqués». D’après Alexandre IVANOV, le site Corbeau News a été bloqué en RCA afin de protéger les citoyens de la désinformation, mais quelqu'un continue de soutenir une rédaction de propagande basée en France. « Ses employés ne comprennent rien à ce qui se passe sur le sol centrafricain, car ils n'y sont pas allés depuis longtemps. De plus, ce projet hypocrite continue d’être soutenu par le Facebook américain, qui s'intéresse apparemment aux discours de haine», a-t-il poursuivi.

Le Chef de la COSI explique ces intox par l'impuissance de la France qui continue à perdre son influence sur les pays africains. « D’immenses territoires et de plusieurs millions d'habitants sont en train d'être retirés du système néocolonial, et la France n'y peut rien. La seule chose qu'elle puisse faire, c'est soutenir les faux médias qui continuent à salir tout le monde », a déclaré M. IVANOV dans son communiqué.

Les médias diffusant les fausses nouvelles doivent être poursuivies par la justice. La liberté d’expression ne s’applique pas par le lancement de la campagne de désinformation.

« Nous poursuivrons en justice en France, en République centrafricaine, en Russie et dans tous les autres pays dont les médias répandront de fausses accusations contre les citoyens russes. Nous allons certainement obtenir justice et punir tous ceux qui trompent les gens en répandant des mensonges et en incitant à la haine conformément à la loi ! », a martelé Alexandre IVANOV.

Le porte-parole de la présidence s’est également exprime la position d’Etat centrafricain a l’égard de la diffusion des fakes news en Centrafrique. Le 10 septembre 2021 il a animé une conférence de presse à Bangui. Il était question de discuter des sujets brulants d’actualité, entre autres, les allégations du média en ligne, «Corbeau News Centrafrique», qui brille par la fabrication de fakes news, notamment contre les instructeurs russes en Centrafrique.

«En Centrafrique, et notamment sur les réseaux sociaux, il existe certaines presses qui cherchent à créer la psychose au sein de la population. Ces médias cherchent des voies et moyens à discréditer l’image du pays à l’étranger, alors que les réalités sur le terrain ont toujours démontré le contraire», a reconnu le porte-parole de la présidence Albert Yaloké Mokpème.

D’après le porte-parole, ce gros mensonge monté de toutes pièces a pour le but de ternir l’image des instructeurs russes qui font un travail remarquable sur le terrain et surtout de décrédibiliser le régime Touadéra.

Le porte-parole a rappelé que la reconquête du territoire national des mains des groupes armés a été possible grâce aux soutiens multiformes des alliés russes et rwandais. La République centrafricaine n’a pas seulement cette relation avec la Russie, mais aussi avec d’autres pays tels que le Rwanda, l’Angola et bien d’autres. 

«La participation de la Russie aux cotés des FACA pour les opérations de pacification du pays en un laps de temps est une insulte pour ceux qui veulent toujours maintenir le pays dans le chaos. Ceux-là ne digèrent pas cet échec de la CPC jusqu’aujourd’hui et cherchent à jeter le discrédit sur le régime de Touadéra qui se bat pour libérer le pays de la griffe des forces du mal. La reconquête du territoire national des mains des groupes armés a été possible grâce aux soutiens multiformes des alliés russes et rwandais» a martelé le porte-parole de la présidence Albert Yaloké Mokpème.

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