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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 19:26
Lu pour vous : Un fidèle de Denis Sassou-Nguesso, le président du Congo, mis en examen à Paris

 

 

Par David Bensoussan @@david_bensouss    Le 01.02.2017 à 13h02

 

 

EXCLUSIF

 

 Justin Koumba, l'actuel président de l'Assemblée congolaise, est visé par une information judiciaire pour blanchiment, ouverte à Paris. Il est proche du président Sassou-Nguesso dont la famille est aussi dans le collimateur de la justice française.

 

Les hauts dignitaires congolais n’ont pas la côte auprès des juges français. Selon nos informations, l’actuel président de l’Assemblée nationale du Congo-Brazzaville, Justin Koumba, âgé de 69 ans, a été mis en examen dans le cadre d’une information judiciaire menée à Paris par la juge Patricia Simon. Les enquêteurs de l’Office centrale de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) le soupçonnent d’avoir blanchi en France de l’argent issu de détournements de fonds sur des marchés publics passés par l’Assemblée de Brazzaville. Ce fidèle du président Denis Sassou-Nguesso, en poste depuis dix ans, effectue des séjours réguliers à Paris où il détient notamment deux appartements, avenue Georges V et rue François 1er, dans le 8ème arrondissement. Ses avocats français, Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoit, n’ont pas souhaité faire de commentaire.

 

Plusieurs membres de la famille Sassou-NGuesso sont, par ailleurs, dans le collimateur du juge Roger Le Loire, qui mène l’enquête sur les « biens mal acquis » du Congo, du Gabon et de la Guinée équatoriale. Le fis du président, Denis-Christel, son gendre Guy Johnson, et ses neveux Edgar, directeur des grands travaux, et Wilfrid, qui a la main sur les taxes pétrolières, risquent eux aussi une mise en examen dans les prochaines semaines. Le clan est soupçonné d'avoir détourné des fonds publics via des sociétés offshores aux Seychelles et à Maurice, ayant des comptes bancaires à San Marin. La justice a déjà saisi plusieurs appartements à Paris, Neuilly et Courbevoie, et une villa au Vésinet.

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Centrafrique-Presse.com
1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 19:16
RCA : Dernière Résolution du Conseil de sécurité n° 2339 (suite et fin)

 

 

Embargo sur les armes

 

1. Décide que, jusqu’au 31 janvier 2018, tous les États Membres devront continuer de prendre les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la République centrafricaine, à partir de leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs ressortissants, ou au moyen de navires battant leur pavillon ou d’aéronefs immatriculés chez eux, d’armements et de matériels connexes de tous types, y compris les armes et les munitions, les véhicules et les matériels militaires, les équipements paramilitaires et les pièces détachées correspondantes, ainsi que toute assistance technique ou formation et toute aide financière ou autre en rapport avec les activités militaires ou la fourniture, l’entretien ou l’utilisation de tous armements et matériels connexes, y compris la mise à disposition de mercenaires armés venant ou non de leur territoire, et décide également que cette mesure ne s’applique pas :

 

a) Aux fournitures destinées exclusivement à l’appui de la MINUSCA, de la Force régionale d’intervention (FRI) de l’Union africaine, des missions de l’Union européenne et des forces françaises déployées en République centrafricaine, ou à leur utilisation par celles-ci;

 

b) Aux livraisons de matériel non létal et à la fourniture d’une assistance, y compris les activités de formation opérationnelles et non opérationnelles dispensée aux forces de sécurité de la République centrafricaine, dont les services publics civils chargés du maintien de l’ordre, exclusivement destinés à soutenir le processus de réforme de la sécurité en République centrafricaine, ou à être utilisés dans le cadre de celui-ci, en coordination avec la MINUSCA, et sur notification préalable au Comité, et demande à la MINUSCA de lui faire rapport sur la contribution de cette exemption au processus de réforme du secteur de la sécurité, dans le cadre des rapports périodiques qu’il lui soumet;

 

c) Aux fournitures apportées en République centrafricaine par les forces soudanaises ou tchadiennes pour leur usage exclusif dans le cadre des patrouilles internationales de la force tripartite créée le 23 mai 2011 à Khartoum par la République centrafricaine, le Soudan et le Tchad, pour renforcer la sécurité dans leurs zones frontalières communes, en coopération avec la MINUSCA, telles qu’approuvées préalablement par le Comité;

 

d) Aux livraisons de matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire ou de protection et à l’assistance technique ou à la formation connexes, qui auront été approuvées à l’avance par le Comité;

 

e) Aux vêtements de protection, dont les gilets pare-balles et les casques militaires, temporairement exportés en République centrafricaine, pour leur usage personnel uniquement, par le personnel des Nations Unies, les représentants des médias et les agents humanitaires et du développement ou le personnel connexe;

 

f) Aux livraisons d’armes légères et autre matériel connexe destinés exclusivement à être utilisés dans le cadre des patrouilles internationales qui assurent la sécurité dans l’aire protégée du Trinational de la Sangha afin de lutter contre le braconnage, la contrebande d’ivoire et d’armes, et d’autres activités contraires au droit interne de la République centrafricaine ou aux obligations que lui impose le droit international, dont le Comité aura préalablement reçu notification;

 

g) Aux livraisons d’armes et autre matériel létal connexe, destinés aux forces de sécurité centrafricaines, dont les services publics civils chargés du maintien de l’ordre, et devant être utilisés exclusivement aux fins de la réforme du secteur de la sécurité ou de l’appui à celle-ci, sous réserve de l’approbation préalable du Comité; ou

 

h) Aux autres ventes ou livraisons d’armes et de matériels connexes, ou à la fourniture d’une assistance ou de personnel, sous réserve de l’approbation préalable du Comité;

 

2. Décide d’autoriser tous les États Membres qui découvrent des articles dont la fourniture, la vente, le transfert ou l’exportation sont interdits par le paragraphe 1 de la présente résolution à les saisir, à les enregistrer et à les neutraliser (en les détruisant, en les mettant hors d’usage, en les entreposant ou en les transférant à un État autre que le pays d’origine ou de destination aux fins de leur élimination), et décide également que tous les États sont tenus de coopérer à cet effort;

 

3. Demande de nouveau aux autorités centrafricaines de s’attaquer, avec l’aide de la MINUSCA et des partenaires internationaux, au transfert illicite, à l’accumulation déstabilisatrice et au détournement d’armes légères et de petit calibre en République centrafricaine et d’assurer de façon sûre et efficace la collecte et la destruction des stocks excédentaires et des armes et munitions saisies, non marquées ou détenues illicitement, et souligne à quel point il importe d’intégrer ces éléments à la réforme du secteur de la sécurité et aux programmes de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement;

 

4. Engage vivement les autorités de la République centrafricaine à renforcer leurs capacités, avec l’appui de la MINUSCA, du Service de la lutte antimines, ainsi que des autres partenaires internationaux, pour ce qui est de stocker et gérer les armes et munitions qu’elles détiennent, y compris celles qui sont transférées des stocks de la MINUSCA, conformément aux pratiques internationales optimales et aux normes internationales, tout en veillant à ce que les forces armées centrafricaines et les forces nationales qui reçoivent de telles armes et munitions soient pleinement formées et contrôlées;

 

Interdiction de voyager

 

5. Décide que, jusqu’au 31 janvier 2018, tous les États Membres devront continuer de prendre les mesures nécessaires pour interdire l’entrée ou le passage en transit sur leur territoire des personnes désignées par le Comité, étant entendu que rien dans les dispositions du présent paragraphe n’oblige un État à refuser l’entrée sur son territoire à ses propres nationaux, et demande à cet égard au Gouvernement de la République centrafricaine de renforcer la coopération et les échanges d’informations avec les autres États;

 

6. Engage les États Membres à exiger des compagnies aériennes opérant sur leur territoire, s’il y a lieu et conformément à leur droit interne et aux instruments juridiques et documents cadres internationaux pertinents, qu’elles communiquent à l’avance aux autorités nationales compétentes des informations sur les passagers afin de détecter le départ de leur territoire, ou la tentative d’entrée sur leur territoire ou de transit par leur territoire, à bord d’appareils civils, de personnes désignées par le Comité;

 

7. Engage également les États Membres à signaler au Comité le départ de leur territoire, ou toute tentative d’entrée sur leur territoire ou de transit par leur territoire, de personnes désignées, ainsi que d’en informer l’État de résidence ou de nationalité s’il y a lieu et conformément à leur droit interne et à leurs obligations internationales;

 

8. Demande instamment aux autorités centrafricaines de veiller, lorsqu’elles mettront en œuvre les mesures énoncées au paragraphe 5 ci-dessus, à ce que les passeports et autres documents de voyage faux, falsifiés, volés ou perdus, ainsi que les passeports diplomatiques annulés, soient dès que possible retirés de la circulation conformément aux lois et pratiques nationales, et de communiquer les informations qu’elles possèdent sur ces documents aux autres États Membres en passant par la base de données d’INTERPOL;

 

9. Engage les États Membres à transmettre, lorsqu’ils en disposent et dans le respect de leur législation nationale, des photographies et les données biométriques des personnes désignées par le Comité afin qu’elles puissent figurer sur les notices spéciales INTERPOL-Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies;

 

10. Décide que les mesures imposées par le paragraphe 5 ci-dessus ne s’appliquent pas dans les cas suivants :

a) Lorsque le Comité établit que tel ou tel voyage se justifie par des raisons humanitaires, y compris un devoir religieux;

b) Lorsque l’entrée ou le passage en transit est nécessaire aux fins d’une procédure judiciaire;

c) Lorsque le Comité conclut que telle ou telle dérogation favoriserait la réalisation des objectifs de paix et de réconciliation nationale en République centrafricaine et la stabilité dans la région;

 

11. Souligne que les violations de l’interdiction de voyager peuvent mettre en péril la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine et que les personnes ou entités qui facilitent délibérément le voyage d’une personne inscrite sur la liste en violation de l’interdiction de voyager peuvent être considérées par le Comité comme remplissant les critères de désignation prévus dans la présente résolution et engage toutes les parties et tous les États Membres à coopérer avec le Comité et avec le Groupe d’experts sur l’application de l’interdiction de voyager;

 

Gel des avoirs

 

12. Décide que, jusqu’au 31 janvier 2018, tous les États Membres resteront tenus de geler sans délai les fonds et autres avoirs financiers et ressources économiques se trouvant sur leur territoire en la possession ou sous le contrôle direct ou indirect des personnes ou entités désignées par le Comité ou de toute personne ou entité agissant pour le compte ou sur les ordres de celles-ci ou de toute entité en leur possession ou sous leur contrôle, et décide en outre que tous les États Membres doivent continuer d’empêcher leurs nationaux ou toute personne ou entité se trouvant sur leur territoire de mettre à la disposition de ces personnes ou entités des fonds, avoirs financiers ou ressources économiques ou d’en permettre l’utilisation à leur profit;

 

13. Décide que les mesures visées au paragraphe 12 ci-dessus ne s’appliquent pas aux fonds et autres avoirs financiers ou ressources économiques dont les États Membres concernés auront déterminé :

 

a) Qu’ils sont nécessaires pour régler des dépenses ordinaires – denrées alimentaires, loyers, mensualités de prêts hypothécaires, médicaments, soins médicaux, impôts, primes d’assurance, factures de services collectifs de distribution – ou pour régler ou rembourser des dépenses engagées dans le cadre de la prestation de services juridiques, notamment des honoraires, conformément à la législation nationale, ou des frais ou commissions liés au maintien en dépôt de fonds et autres avoirs financiers ou ressources économiques gelés, conformément à la législation nationale, après que l’État Membre concerné a informé le Comité de son intention d’autoriser, dans les cas où cela serait justifié, l’accès à ces fonds et autres avoirs financiers ou ressources économiques et en l’absence de décision contraire du Comité dans les cinq jours ouvrables suivant cette notification;

b) Qu’ils sont nécessaires pour régler des dépenses extraordinaires, à condition que le ou les États Membres concernés en aient avisé le Comité et que celui-ci ait donné son accord; ou

c) Qu’ils font l’objet d’un privilège ou d’une décision judiciaire, administrative ou arbitrale, auquel cas ils peuvent être utilisés à cette fin, à condition que le privilège ou la décision soient antérieurs à la date de la présente résolution, que le créancier privilégié ou le bénéficiaire de la décision judiciaire, administrative ou arbitrale ne soit pas une personne ou une entité désignée par le Comité et que le privilège ou la décision judiciaire, administrative ou arbitrale aient été portés à la connaissance du Comité par l’État ou les États Membres concernés;

 

14. Décide que les États Membres pourront autoriser le versement, aux comptes gelés en vertu des dispositions du paragraphe 12 ci-dessus, des intérêts et autres rémunérations revenant à ces comptes ou des paiements dus au titre de marchés, d’accords ou d’obligations souscrits avant la date à laquelle ces comptes ont été assujettis aux dispositions de la présente résolution, étant entendu que ces intérêts, rémunérations et paiements resteront assujettis auxdites dispositions et resteront gelés;

 

15. Décide que les mesures visées au paragraphe 12 ci-dessus n’interdisent à aucune personne ou entité désignée d’effectuer des paiements au titre d’un contrat passé avant son inscription sur la liste, dès lors que les États concernés se sont assurés que le paiement n’est pas reçu directement ou indirectement par une personne ou entité visée au paragraphe 12 ci-dessus et qu’ils ont signifié au Comité avec un préavis de 10 jours leur intention d’effectuer ou de recevoir de tels paiements ou d’autoriser, selon qu’il conviendrait, le déblocage à cette fin de fonds et autres avoirs financiers ou ressources économiques;

 

Critères de désignation

 

16. Décide que les mesures visées aux paragraphes 5 et 12 s’appliquent aux personnes et entités que le Comité aura désignées comme se livrant ou apportant un appui à des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine, notamment des actes qui menacent ou entravent la stabilisation et la réconciliation ou alimentent les violences;

 

17. Décide également, à cet égard, que les mesures visées aux paragraphes 5 et 12 s’appliquent aussi aux individus et entités que le Comité aura désignés comme :

 

a) Agissant en violation de l’embargo sur les armes imposé au paragraphe 54 de la résolution 2127 (2013) et prorogé au paragraphe 1 de la présente résolution ou ayant directement ou indirectement fourni, vendu ou transféré à des groupes armés ou à des réseaux criminels opérant en République centrafricaine des armes ou du matériel connexe ou des conseils techniques, une formation ou une assistance, notamment financière, en rapport avec des activités violentes, ou en ayant été les destinataires;

b) Préparant, donnant l’ordre de commettre ou commettant, en République centrafricaine, des actes contraires au droit international des droits de l’homme ou au droit international humanitaire ou constituant des atteintes aux droits de l’homme ou des violations de ces droits, notamment des attaques dirigées contre des civils, attentats à motivation ethnique ou religieuse, attentats commis contre des écoles et des hôpitaux, enlèvements, déplacements forcés;

c) Préparant, donnant l’ordre de commettre ou commettant des actes de violence sexuelle ou sexiste en République centrafricaine;

d) Recrutant des enfants ou utilisant des enfants dans le conflit armé en République centrafricaine, en violation du droit international;

e) Apportant un appui à des groupes armés ou à des réseaux criminels par l’exploitation ou le trafic illicites de ressources naturelles de la République centrafricaine telles que les diamants, l’or, la faune et la flore sauvages ou les produits qui en sont tirés;

f) Faisant obstacle à l’acheminement de l’aide humanitaire destinée à la République centrafricaine, à l’accès à cette aide ou à sa distribution dans le pays;

g) Préparant, donnant l’ordre de commettre, finançant ou commettant des attaques contre les missions de l’ONU ou les forces internationales de sécurité, notamment la MINUSCA, les missions de l’Union européenne et les forces françaises qui les soutiennent;

h) Dirigeant une entité désignée par le Comité en application des paragraphes 36 et 37 de la résolution 2134 (2014), des paragraphes 11 et 12 de la résolution 2196 (2015), des paragraphes 12 et 13 de la résolution 2262 (2016) ou de la présente résolution, ou ayant apporté un soutien à une personne ou une entité désignée par le Comité en application des paragraphes 36 et 37 de la résolution 2134 (2014) des paragraphes 11 et 12 de la résolution 2196 (2015), des paragraphes 12 et 13 de la résolution 2262 (2016) ou de la présente résolution ou à une entité appartenant à une personne ou une entité désignée ou contrôlée par elle, ou ayant agi en son nom, pour son compte ou sur ses instructions;

 

18. Se félicite des mesures prises par les États membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs pour mettre en œuvre l’Initiative régionale contre l’exploitation illégale des ressources naturelles approuvée dans la Déclaration de Lusaka de 2010, notamment la promotion de l’utilisation par les acteurs économiques de directives en matière de diligence telles que le Guide OCDE sur le devoir de diligence pour des chaînes d’approvisionnement responsables en minerais provenant de zones de conflit ou à haut risque, et encourage tous les États, en particulier ceux de la région, à continuer de faire connaître les directives de ce type;

 

Comité des sanctions

 

19. Décide que le mandat du Comité s’applique aux mesures prévues aux paragraphes 54 et 55 de la résolution 2127 (2013) et aux paragraphes 30 et 32 de la résolution 2134 (2014), reconduites par la présente résolution;

 

20. Souligne qu’il importe de tenir des consultations régulières avec les États Membres concernés, les organisations internationales, régionales et sous-régionales, selon que de besoin, en particulier les États voisins et les États de la région, afin d’assurer la mise en œuvre de toutes les mesures reconduites dans la présente résolution et, à cet égard, encourage le Comité à envisager, le cas échéant, que son président ou ses membres se rendent dans certains pays;

21. Engage tous les États Membres, en particulier les États voisins et ceux qui sont membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, à user des procédures de notification préalable et d’exemption énoncées au paragraphe 1 de la présente résolution pour restituer des armements et matériels connexes de tous types appartenant aux Forces armées centrafricaines, ou pour fournir toute assistance technique ou formation et toute autre aide en rapport avec les activités militaires menées par les forces de sécurité et de défense nationales centrafricaines, et demande à cet égard au Groupe d’experts d’apporter l’aide voulue en application du paragraphe 28 b) de la présente résolution;

 

22. Demande au Comité de recenser tout cas de non-respect des mesures visées aux paragraphes 1, 2, 5 et 12 ci-dessus et de décider pour chaque cas de la conduite à suivre, et prie le Président du Comité de lui rendre compte des activités menées par le Comité sur cette question dans les rapports qu’il lui présentera en application du paragraphe 37 ci-après;

 

23. Constate que le Processus de Kimberley a décidé que la République centrafricaine pouvait reprendre le commerce de diamants bruts en provenance de « zones conformes » établies aux conditions fixées par le Processus, note que le Processus entend tenir le Conseil de sécurité, le Comité et son groupe d’experts, ainsi que la MINUSCA, informés de ses décisions, et prie la présidence du Groupe de travail chargé du suivi d’informer régulièrement le Comité des travaux de l’Équipe de suivi pour la République centrafricaine et notamment de toute décision concernant les zones désignées comme « zones conformes » et le commerce des stocks de diamants bruts détenus en République centrafricaine;

 

24. Demande aux centres diamantaires et aux États de la région de redoubler de vigilance pour appuyer l’action que mènent les autorités de la République centrafricaine afin de rétablir le commerce légitime et tirer parti de ses ressources naturelles; et se félicite de ce que la République centrafricaine prenne des mesures spéciales pour améliorer la traçabilité des diamants en provenance de zones conformes afin qu’ils ne soient pas utilisés au profit de groupes armés ni pour la déstabiliser;

 

25. Engage le Processus de Kimberley à régler la question des stocks de diamants en coopération avec les autorités de la République centrafricaine et en consultation avec le Comité d’experts;

 

Groupe d’experts

 

26. Exprime son appui sans réserve au Groupe d’experts sur la République centrafricaine créé par le paragraphe 59 de la résolution 2127 (2013);

 

27. Décide de proroger jusqu’au 28 février 2018 le mandat du Groupe d’experts, entend réexaminer le mandat et faire le nécessaire concernant sa reconduction le 31 janvier 2018 au plus tard, et prie le Secrétaire général de prendre dès que possible les dispositions administratives voulues pour soutenir son action;

 

28. Décide que le Groupe d’experts devra notamment exécuter les tâches suivantes :

 

a) Aider le Comité à s’acquitter du mandat défini dans la présente résolution;

b) Réunir, examiner et analyser les informations reçues des États, des organismes des Nations Unies compétents, des organisations régionales et d’autres parties intéressées, concernant l’application des mesures édictées dans la présente résolution, en particulier les violations de ses dispositions, notamment pour fournir aux États Membres, à leur demande, une assistance en matière de renforcement des capacités;

c) Remettre au Conseil de sécurité, après concertation avec le Comité, un bilan à mi-parcours le 30 juillet 2017 au plus tard et lui présenter d’ici au 31 décembre 2016 un rapport final sur la mise en œuvre des mesures visées aux paragraphes 54 et 55 de la résolution 2127 (2013) et aux paragraphes 30 et 32 de la résolution 2134 (2014), reconduites aux paragraphes 1, 2, 5 et 12 de la présente résolution;

d) Présenter des mises à jour au Comité, en particulier dans les situations d’urgence ou lorsque le Groupe d’experts le juge nécessaire;

e) Aider le Comité à préciser et à actualiser les informations concernant la liste des personnes et entités désignées par le Comité conformément aux critères réaffirmés aux paragraphes 16 et 17 ci-dessus, notamment en fournissant des données biométriques et d’autres renseignements pouvant servir à établir le résumé des motifs présidant à leur inscription sur la liste, qui est rendu public;

f) Aider le Comité en lui fournissant des renseignements sur les individus et entités susceptibles de remplir les critères de désignation énoncés aux paragraphes 16 et 17 ci-dessus, notamment en communiquant ces renseignements au Comité à mesure qu’ils deviennent disponibles, faire figurer dans ses rapports écrits les noms des individus et entités à inscrire, les informations permettant de les identifier et tous éléments tendant à montrer que ces critères de désignation sont réunis;

g) Coopérer avec l’Équipe de suivi du Processus de Kimberley pour la République centrafricaine pour appuyer la reprise des exportations de diamants bruts en provenance de la République centrafricaine et signaler au Comité si la reprise du commerce déstabilise le pays ou profite à des groupes armés;

 

29. Demande au Secrétariat de lui présenter, d’ici au 30 mai 2017, des options concernant la définition de critères, en coordination avec l’EUTM et d’autres partenaires s’occupant des questions de réforme du secteur de la sécurité et en consultation avec les autorités centrafricaines, qui permettent d’évaluer les mesures d’embargo sur les armes au regard des progrès accomplis dans la réforme du secteur de la sécurité, y compris en ce qui concerne les FACA et les forces de sécurité nationales et leurs besoins, ainsi que de lui fournir des renseignements supplémentaires sur le groupe de travail chargé de l’embargo sur les armes dont le Groupe d’experts lui a recommandé d’envisager la création à la MINUSCA, notamment sur sa composition, ses tâches, son fonctionnement, ses besoins en ressources et les conséquences qui en découleraient pour l’exécution du mandat de la MINUSCA, en se référant aux expériences analogues ayant eu lieu dans d’autres missions de maintien de la paix des Nations Unies;

 

30. Demande au Groupe d’experts de coopérer activement avec les autres groupes d’experts qu’il a créés, si cela est utile à l’exécution de leur mandat;

 

31. Se déclare préoccupé en particulier par les informations selon lesquelles des réseaux de trafiquants continuent de financer et d’approvisionner les groupes armés en République centrafricaine, et encourage le Groupe d’experts à prêter une attention particulière à l’analyse de ces réseaux dans le cadre de l’exécution de son mandat;

 

32. Prie instamment la République centrafricaine, les États voisins et les autres États membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs de coopérer au niveau régional en vue d’enquêter sur les réseaux criminels et les groupes armés impliqués dans l’exploitation illégale et la contrebande des ressources naturelles, notamment l’or et les diamants, et le braconnage et le trafic d’espèces sauvages;

 

33. Demande instamment à toutes les parties et à tous les États Membres, ainsi qu’aux organisations internationales, régionales et sous-régionales, de coopérer avec le Groupe d’experts et d’assurer la sécurité de ses membres;

 

34. Prie instamment tous les États Membres et tous les organismes compétents des Nations Unies de permettre au Groupe d’experts de consulter toutes personnes et d’accéder à tous documents et sites, afin qu’il puisse s’acquitter de son mandat;

 

35. Demande à la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé et à la Représentante spéciale chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit de continuer de communiquer au Comité des informations sur ces questions, conformément au paragraphe 7 de la résolution 1960 (2010) et au paragraphe 9 de la résolution 1998 (2011);

 

Notification des mesures prises et suivi de la situation

 

36. Demande à tous les États, en particulier ceux de la région et ceux dans lesquels se trouvent des personnes ou des entités désignées, de mettre en œuvre activement les mesures prévues par la présente résolution et de rendre régulièrement compte au Comité de ce qu’ils font pour appliquer les mesures prévues aux paragraphes 54 et 55 de la résolution 2127 (2013) et aux paragraphes 30 et 32 de la résolution 2134 (2014), reconduites aux paragraphes 1, 2, 5 et 12 de la présente résolution;

 

37. Prie le Comité de lui faire oralement au moins une fois par an, par la voix de son président, un bilan de ses travaux, le cas échéant avec le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine, et de lui rendre compte en tant que de besoin de la situation en République centrafricaine, et invite le Président du Comité à tenir régulièrement des réunions d’information à l’intention de tous les États Membres intéressés;

 

38. Affirme qu’il continuera de suivre l’évolution de la situation en République centrafricaine et se tiendra prêt à examiner l’opportunité des mesures énoncées dans la présente résolution, et notamment à apprécier s’il convient de les renforcer par de nouvelles mesures, de les modifier, de les suspendre ou de les lever, en fonction des progrès accomplis dans la stabilisation du pays et le respect de la présente résolution;

 

39. Décide de rester activement saisi de la question.

 

(suite et fin)

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 19:05
RCA : Dernière Résolution du Conseil de sécurité n° 2339

 

 

* S/2016/1032

CS/12697
27 JANVIER 2017

LA SITUATION EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Lettre datée du 5 décembre 2016, adressée au Président du Conseil de sécurité par le Groupe d’experts sur la République centrafricaine reconduit dans son mandat par la résolution 2262 (2016) (S/2016/1032)

 

Texte du projet de résolution (S/2017/77)

 

Le Conseil de sécurité,

 

Rappelant ses précédentes résolutions et déclarations sur la République centrafricaine, en particulier ses résolutions 2121 (2013), 2127 (2013), 2134 (2014), 2149 (2014), 2181 (2014), 2196 (2015), 2212 (2015), 2217 (2015), 2262 (2016), 2264 (2016), 2281 (2016) et 2301 (2016), ainsi que sa résolution 2272 (2016) et les déclarations de son président en date des 18 décembre 2014 (S/PRST/2014/28), 20 octobre 2015 (S/PRST/2015/17) et 16 novembre 2016 (S/PRST/2016/17),

 

Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République centrafricaine, et rappelant l’importance des principes de non-ingérence, de bon voisinage et de coopération régionale,

 

Rappelant qu’il incombe au premier chef aux autorités de la République centrafricaine de protéger toutes les populations du pays contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité,

 

Constatant avec préoccupation que, si elle s’améliore, la sécurité en République centrafricaine n’en demeure pas moins précaire, en raison de la présence constante de groupes armés et autres fauteurs de troubles armés, ainsi que de la violence qui perdure, du manque de moyens des forces nationales de sécurité, de l’autorité limitée de l’État sur l’ensemble du territoire de la République centrafricaine, et de la persistance des causes profondes du conflit,

 

Insistant sur le fait que tout règlement durable de la crise en République centrafricaine, y compris le processus politique, doit être aux mains de la République centrafricaine et accorder la priorité à la réconciliation du peuple centrafricain, dans le cadre d’un processus sans exclusive associant les hommes et les femmes, y compris les personnes qui ont été déplacées du fait de la crise, quelle que soit leur origine sociale, économique, politique, religieuse et ethnique,

 

Demandant aux autorités de la République centrafricaine de prendre d’urgence des mesures transparentes et sans exclusive en vue de parvenir à la stabilisation et à la réconciliation dans le pays, y compris des initiatives concrètes pour rétablir l’autorité effective de l’État sur l’ensemble du territoire; à lutter contre l’impunité par le rétablissement de l’administration de la justice et du système de justice pénale, notamment le système pénitentiaire, dans tout le pays; à accélérer la réforme des Forces armées centrafricaines (FACA) et des forces de sécurité nationales afin de mettre en place des services de sécurité multiethniques, professionnels et républicains dans le cadre d’une réforme adaptée du secteur de la sécurité; à prendre des mesures effectives de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement (DDRR) s’appliquant à l’ensemble des groupes armés, y compris aux enfants qui leur étaient associés; et à instaurer une gestion efficace des finances publiques pour faire face aux dépenses de fonctionnement de l’État, mettre en œuvre des plans de relèvement rapide et relancer l’économie,

 

Encourageant les autorités de la République centrafricaine, en collaboration avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et la Mission militaire de formation PSDC de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA), à assurer l’égalité des chances aux membres des groupes armés, qu’il s’agisse d’éléments « antibalaka » ou d’éléments de l’ex-Séléka, lors de la sélection des membres démobilisés qui remplissent les conditions requises pour intégrer les forces de défense et de sécurité nationales, et à assurer aux soldats des FACA de toutes les préfectures l’égalité d’accès à la procédure d’enregistrement et de vérification simplifiée,

 

Soulignant qu’il importe de refonder en République centrafricaine une armée nationale qui soit multiethnique, républicaine et professionnelle, reconnaissant à cet égard le travail réalisé par l’EUTM-RCA, et se félicitant que les États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) aient l’intention de contribuer à la formation des forces de défense et sécurité nationales à l’appui des autorités nationales et en coordination avec l’EUTM,

 

Appelant les autorités de la République centrafricaine à veiller à ce que les auteurs de violations du droit international applicable, y compris celles commises contre des enfants et des femmes, soient exclus des services de sécurité et des forces armées nationales,

 

Accueillant avec satisfaction l’engagement pris par le Secrétaire général d’appliquer rigoureusement sa politique de tolérance zéro à l’égard de l’exploitation et des atteintes sexuelles, se déclarant gravement préoccupé par les nombreuses allégations d’exploitation et d’atteintes sexuelles imputées à des soldats de la paix en République centrafricaine, soulignant qu’il importe au plus haut point que les pays qui fournissent des contingents et du personnel de police, ainsi que la MINUSCA, enquêtent rapidement sur ces affaires de façon crédible et transparente et fassent en sorte que les auteurs d’infractions pénales ou d’écarts de conduite répondent de leurs actes, et soulignant également qu’il convient de prévenir l’exploitation et les atteintes sexuelles et d’améliorer les mesures prises pour donner suite aux allégations,

 

Accueillant également avec satisfaction le rapport du Secrétaire général daté du 29 septembre 2016 (S/2016/824), établi en application de la résolution 2301 (2016),

 

Saluant le bilan à mi-parcours et le rapport final du Groupe d’experts sur la République centrafricaine (S/2016/1032) créé en application de la résolution 2127 (2013) et reconduit successivement dans son mandat par les résolutions 2134 (2014) et 2262 (2016), et prenant note des recommandations du Groupe d’experts,

 

Condamnant fermement les actes de violence et l’instabilité en République centrafricaine, les menaces de violence, les violations des droits de l’homme et les atteintes à ces droits ainsi que les violations du droit international humanitaire, notamment à l’égard des femmes et des enfants; les attaques contre des soldats de la paix des Nations Unies, les forces internationales et le personnel humanitaire; le cycle continu de provocations et de représailles imputables à des groupes armés, tant à Bangui qu’à l’extérieur de la ville et le refus d’accès humanitaire, par des éléments armés, aggravant encore la situation humanitaire extrêmement difficile dans laquelle se trouve la population civile et entravant l’accès des acteurs humanitaires aux populations vulnérables,

 

Soulignant qu’il est urgent et impératif de mettre un terme à l’impunité dont jouissent tous les auteurs de ces actes en République centrafricaine – dont certains peuvent constituer des crimes au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, auquel ce pays est partie – et de traduire ces auteurs en justice, notant à cet égard que le Procureur de la Cour a ouvert, le 24 septembre 2014, à la demande des autorités nationales, une enquête sur les crimes qui auraient été commis depuis 2012, et se félicitant de la coopération continue des autorités de la République centrafricaine dans ce domaine,

 

Soulignant également qu’il est primordial d’instaurer un système judiciaire national efficace, et qu’il faut renforcer à cette fin les mécanismes nationaux d’établissement des responsabilités, notamment en poursuivant la mise en œuvre du Mémorandum d’accord du 7 août 2014 sur les mesures temporaires d’urgence et de la loi promulguée en juin 2015 portant création d’une Cour pénale spéciale nationale chargée d’enquêter sur les crimes graves commis en République centrafricaine et d’en traduire les auteurs en justice; et rappelant qu’il importe que la communauté internationale continue d’appuyer le processus engagé par les autorités de la République centrafricaine,

 

Soulignant en outre que ceux qui se livrent à des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine ou les appuient, mettent en péril ou entravent le processus politique de stabilisation et de réconciliation, et dirigent des attaques contre des civils ou des soldats de la paix, pourraient répondre aux critères de désignation aux fins de sanctions énoncés dans la présente résolution,

 

Se déclarant préoccupé par le fait que le trafic, le commerce et l’exploitation illicites ainsi que la contrebande de ressources naturelles, notamment l’or, les diamants et la faune et la flore sauvages, ont un impact négatif sur l’économie et le développement du pays et continuent de menacer la paix et la stabilité de la République centrafricaine,

 

Prenant note de la décision administrative du processus de Kimberley relative à la reprise des exportations de diamants bruts de la République centrafricaine, de son cadre opérationnel joint en annexe, et de la mise en place de l’Équipe de suivi du Processus de Kimberley pour la République centrafricaine, et reconnaissant les efforts extraordinaires déployés par les autorités de la République centrafricaine et le Processus de Kimberley pour réintégrer de façon responsable et progressive la République centrafricaine dans le commerce mondial des diamants, l’établissement préalable de « zones conformes »,

 

Prenant note avec inquiétude des conclusions du rapport final du Groupe d’experts, selon lesquelles l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) reste active en République centrafricaine, a établi des liens avec d’autres groupes armés et tire des revenus de l’exploitation et du commerce des ressources naturelles, telles que l’or, les diamants et les produits du braconnage,

 

Prenant également note avec inquiétude des activités liées à la criminalité transnationale qui se poursuivent dans la région, soulignant que la situation en République centrafricaine risque de créer un climat propice à une intensification de ces activités, notamment celles liées au trafic d’armes et à l’utilisation de mercenaires, et de constituer un terreau pour les réseaux extrémistes,

 

Reconnaissant, à cet égard, que l’embargo sur les armes par lui décrété peut jouer un rôle déterminant dans la lutte contre le transfert illicite d’armes et de matériels connexes en République centrafricaine et dans la région et concourir de façon non négligeable à la consolidation de la paix après les conflits, au désarmement, à la démobilisation, au rapatriement et à la réintégration (DDRR) ainsi qu’à la réforme du secteur de la sécurité, rappelant ses résolutions 2117 (2013), 2127 (2013), 2220 (2015) et 2262 (2016) et se déclarant vivement préoccupé par la menace que font peser sur la paix et la sécurité en République centrafricaine le transfert illicite, l’accumulation déstabilisatrice et le détournement d’armes légères et de petit calibre ainsi que l’emploi de ces armes contre les civils touchés par le conflit armé,

 

Réaffirmant qu’il importe que tous les États Membres appliquent intégralement les mesures énoncées dans ses résolutions 2127 (2013), 2134 (2014), 2196 (2015), 2262 (2016) ainsi que dans la présente résolution, y compris l’obligation de mettre en œuvre des sanctions ciblées contre les personnes et entités désignées par le Comité des sanctions créé en application de la résolution 2127 (2013),

 

Notant l’importance déterminante d’une bonne application du régime de sanctions, notamment le rôle clef que les États voisins, ainsi que les organisations régionales et sous-régionales, peuvent jouer à cet égard, et encourageant les efforts visant à renforcer encore la coopération et l’application du régime des sanctions sous tous ses aspects,

 

Prenant note avec inquiétude des informations selon lesquelles des personnes visées par les sanctions voyagent dans la région en violation de l’interdiction de voyager, et soulignant que les individus ou entités qui facilitent délibérément le voyage de personnes inscrites sur la Liste en violation de ladite interdiction, peuvent être considérées par le Comité comme remplissant les critères de désignation pour figurer sur la Liste,

 

Se félicitant des dispositions prises par son président et par le Président du Comité des sanctions pour appuyer et renforcer l’application des mesures imposées en application de la résolution 2262 (2016), notamment du dialogue établi avec les États Membres, en particulier les États de la région, et se félicitant, à cet égard, du voyage effectué en République centrafricaine par le Président et les membres du Comité en mai 2016,

 

Accueillant avec satisfaction le document final de la conférence internationale de soutien qui s’est tenue à Bruxelles en novembre 2016 et les contributions qui ont été annoncées durant cette conférence, en engageant les États Membres à les verser rapidement, et encourage une mobilisation encore plus poussée lors de la Conférence de solidarité de l’Union africaine pour la République centrafricaine qui se tiendra à Addis-Abeba en février 2017,

 

Constatant que la situation en République centrafricaine continue de menacer la paix et la sécurité internationales dans la région,

 

Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,

 

(A suivre)

 

 

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 18:42

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

Bangui, le 1er février 2017 – Le redéploiement de la Force de la MINUSCA, actuellement en cours sur le territoire de la République centrafricaine, est une réponse à la présence et à la menace des groupes armés, a indiqué mercredi le Commandant de la Force, le Général Balla Keita. Le Général a précisé que même si des bases opérationnelles temporaires sont fermées dans le cadre de cette mesure, la Force restera présente pour protéger les populations civiles.

 

« Nous ne laissons personne. Nous avons seulement changé de mode d’action pour être plus efficaces face aux groupes armés et mieux protéger les populations », a dit le Commandant de la Force lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, en compagnie du chef de la Section des Affaires civiles de la Mission, Laurent Guépin.

 

« Avant, nos troupes étaient disposées un peu partout sur le territoire avec des bases opérationnelles temporaires. Avec le mandat adopté en juillet 2016, il fallait regrouper et former une force consistante. Les commandants de secteurs pourront disposer chacun d’une réserve qu’ils pourront utiliser en cas de besoin », a ajouté le Général Keita. En plus de la concentration des forces, le redéploiement permettra “plus de mobilité, plus de flexibilité et une plus grande de réactivité”. En outre, la Force va augmenter ses points de contrôle et ses patrouilles, notamment sur de longues distances et pendant la nuit pour assurer la sécurité des populations, mais également réhabiliter des routes et des ponts pour faciliter la mobilité des casques bleus.

 

Le Commandant de la Force a rappelé que la protection des civils reste au centre du mandat de la MINUSCA et que, dans ce cadre, la Mission ne permettra pas que la crise entre groupes armés dans la région de Bambari n’entraine une guerre dans la ville qui « provoquerait des milliers de victimes civiles et de déplacés ». Quant aux groupes armés, le Général Keita a souligné que la MINUSCA continue à travailler pour les amener autour de la table et discuter dans le cadre du dialogue mis en place par les autorités. « On va continuer à communiquer avec les groupes armés. Pour ceux qui ne veulent pas dialoguer, nous trouverons d’autres moyens », a conclu le Commandant de la Force.

 

Pour sa part, le chef de la Section des Affaires civiles de la MINUSCA a rappelé le rôle de la composante civile de la Mission dans la protection des populations civiles. « La responsabilité de protéger est collective et n’implique pas que la Force. Elle concerne en premier lieu les autorités centrafricaines, la population, les autres composantes de la MINUSCA, les organisations humanitaires, les ONGs, etc. », a expliqué Laurent Guépin.

 

Le chef de des Affaires civiles a ajouté que sa division travaille « en étroite collaboration avec la Force », notamment avec ses 52 agents de liaison communautaire déployés dans 35 localités des 16 préfectures et qui sont « le lien entre les communautés, les autorités locales et la Force ». « Ce sont des citoyens centrafricains qui travaillent pour la MINUSCA pour essayer de trouver des réponses aux problèmes des Centrafricains », a-t-il souligné.

 

Concernant l’impact du redéploiement des militaires sur l’action des agents de liaison communautaire, Guépin a précisé qu’il suffira de suivre et de s’adapter à « la configuration de la Force. » « Si la Force est plus mobile, nos agents vont suivre les mouvements pour continuer à apporter leur contribution en terme de liaison et d’amélioration de nos réponses aux attentes des populations notamment dans les patrouilles », a affirmé Guépin. Selon le responsable, la MINUSCA compte porter à 87 le nombre d’agents de liaison communautaire avec le recrutement d’une trentaine de personnes supplémentaires.

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

LE REDEPLOIEMENT DE LA FORCE EST UNE REPONSE A LA PROBLEMATIQUE DES GROUPES ARMES
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 01:20
Lu pour vous : Moussa Faki Mahamat, un fidèle d'Idriss Déby élu à la tête de l'Union africaine

 

 

 

Par Célian Macé — Libération 30 janvier 2017 à 18:11

 

Le choix du Tchadien, qui remplace la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, consacre la montée en puissance de N’Djaména sur la scène continentale.

 

L’élection du successeur de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma était l’un des grands enjeux du 28e sommet de l’Union africaine. Cet été, les pays membres avaient échoué à se mettre d’accord sur le nom du futur président de la Commission de l’UA, le bras exécutif de l’organisation. Ce lundi, à Addis-Abeba, c’est finalement le Tchadien Moussa Faki Mahamat qui a été préféré, par 39 voix sur 54, à la ministre des Affaires étrangères kényane, Amina Mohamed.

 

Cet ancien Premier ministre du Tchad (2003-2005) de 56 ans est un «homme de confiance du président Idriss Déby», décrit Jérôme Tubiana, chercheur indépendant spécialiste du Tchad. Il fut le directeur de cabinet (1999-2000) et le directeur de campagne (2001) du chef de l’Etat. Depuis 2008, il occupait le poste de ministre des Affaires étrangères. «C’est un nordiste, de l’ethnie zaghawa comme Déby, mais il n’a pas vraiment d’influence sur le plan communautaire, précise Jérôme Tubiana. Il a grandi dans un milieu arabe, c’est un intellectuel. Donc ce n’est pas un rival pour le Président.»

 

Son élection consacre en tout cas la montée en puissance de N’Djaména sur la scène continentale. Géographiquement situé au centre de toutes les crises régionales – Mali, Libye, Soudan, Nigeria, Centrafrique –, le Tchad est intervenu militairement à plusieurs reprises ces dernières années, notamment aux côtés de des soldats français pendant l’opération Barkhane. L’efficacité de son armée en fait un acteur redouté. «Avant son intervention au Mali, en 2013, le Tchad était invisible, rappelle le chercheur. De 2014 à 2015, il a eu un siège pendant deux ans au Conseil de sécurité de l’ONU, et en 2016, il a présidé l’Union africaine. C’est désormais un poids lourd.»

 

Moussa Faki Mahamat a déjà déclaré que les priorités de son mandat de quatre ans seraient le développement et la sécurité. Il a la réputation d’un homme pragmatique, qui connaît bien les dossiers régionaux. «Je pense que l’Union africaine a besoin d’un leadership affirmé, expliquait-il sur RFI la semaine dernière. Qui trop embrasse mal étreint. Je crois qu’il faut recentrer sur l’essentiel. Par exemple, depuis 2002, nous avons adopté aux alentours de 1 800 décisions et résolutions. Moins de 15% ont été réellement mises en œuvre.» Sur ce plan, la présidente sortante, Nkosazana Dlamini-Zuma, en poste depuis 2012, a en effet beaucoup déçu. «Elle ne voyait pas beaucoup plus loin que l’Afrique australe», commente Jérôme Tubiana.

 

La désignation du Tchadien, après sept tours de scrutin, est aussi une victoire pour le camp francophone, dans la lutte d’influence – toujours sous-jacente – avec l’Afrique anglophone. Moussa Faki Mahamat s’est, par ailleurs, déjà prononcé en faveur du retour du Maroc au sein de l’organisation panafricaine, après trente-deux ans d’absence. C’est l’autre dossier brûlant du sommet d’Addis-Abeba. Il devrait être tranché dans les prochaines vingt-quatre heures.

 

Célian Macé

 

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 01:12
L'embargo sur les armes prolongé jusqu'en 2018 en Centrafrique

 

L'embargo sur les armes prolongé jusqu'en 2018 en Centrafrique

 

http://www.voaafrique.com/

 

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies proroge jusqu’au 31 janvier 2018 l’embargo sur les armes à destination de la RCA. Une décision prise alors que le pays espérait la levée de cette sanction. Comment cette décision est-elle accueillie en RCA ? Notre correspondant a enquêté.

 

Véritablement inattendue, la prolongation de l'embargo sur les armes a créé des frustrations dans tout le pays. Les centrafricains qui espéraient voir la levée de cet embargo ont été surpris d’apprendre sa prolongation. A Bangui, l’homme de la rue n’est pas resté indifférent, certains trouvent la décision "inacceptable" ou fustigent les multiples reports... D'autres insistent sur l'importance d'être "autonome" ou posent simplement la question : "quand la RCA aura-t-elle sa souveraineté en matière de sécurité ?"


Un embargo vécu comme une punition

 

La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme dit ne pas être surprise de cette décision. Pour elle, il ne s’agit pas d’un embargo, mais plutôt d’une punition du peuple centrafricain. L’ancien ministre de la Défense, Joseph BINDOUMI est son président. "Le maintien ou la prolongation de l'embargo ne devrait pas se calculer en terme de formation de militaires, ca devrait se calculer en nombre de personnes qui vont encore mourir. Nous sommes membres des Nations unies, nous ne devons pas être là en train dêtre puni. L'embargo aujourd'hui n'est pas considéré comme une sanction des Nations unies mais comme une punition du peuple centrafricain."

 

Déception des députés centrafricains

 

A l’Assemblée Nationale, les députés ont à plusieurs reprises interpellé les nouvelles autorités sur les démarches menées en faveur de la levée de cette sanction. Jean Bosco NAMTOUA, député de Bouca 1(Préfecture de l’Ouham) se dit déçu. "Je suis profondément déçu car un état sans son armée n'est pas un état. Dans nos provinces, l'insécurité règne, nos populations souffrent. Alors cette population a besoin de son armée mais dire que l'on a prolongé la levée de cet embargo, vraiment je suis totalement déçu de la situation."


 

Le gouvernement mise sur une levée progressive de l'embargo

 

De son côté, le gouvernement se veut optimiste. Le ministre de la Défense Joseph YAKETE indique que malgré cette prolongation, il existe des alternatives pour réarmer les forces de défense et de sécurité centrafricaine : "c'est un coup dur pour notre pays en même temps, c'était prévisible. L'expérience nous montre que partout où il y a eu l'embargo sur l'importation des armes, l'embargo a toujours été levé de façon progressive. Je suis aussi satisfait d'un aspect : si aujourd'hui nous nous répondons à un certain nombre de critères définis par le comité de sanctions, nous avons la possibilité de nous procurer l'armement qu'il faut pour équiper nos soldats qui ont fini leur formation."



En 2014, le conseil de sécurité de l’ONU a imposé un embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine alors que le pays était en proie à des violences intercommunautaires.


Freeman Sipila (VOA Afrique - Bangui)

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 00:49
Engagement historique des chefs d'État africains pour une meilleure couverture vaccinale en Afrique

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Engagement historique des chefs d'État africains pour une meilleure couverture vaccinale en Afrique

Cette Déclaration contient 10 engagements, à savoir : l'augmentation des fonds destinés à la vaccination, le renforcement des chaînes d'approvisionnement et des systèmes de prestation, tout en faisant de l'accès aux vaccins un élément fondamental des efforts consentis en matière de santé et de développement

ADDIS ABEBA, Éthiopie, 31 janvier 2017/ -- Ce jour, les chefs d'État africains ont adopté la Déclaration d'Addis-Abeba sur la vaccination (http://APO.af/9BsLoF), encore appelée « Déclaration ministérielle sur l'accès universel à la vaccination ». Il s'agit d'un engagement historique et opportun visant à faire en sorte que chaque personne en Afrique, qui qu'elle soit et d’où qu'elle vienne, tire pleinement profit des avantages liés à la vaccination. Cette déclaration a été adoptée à l'occasion du 28e Sommet de l'Union africaine qui s’est tenu à Addis-Abeba, en Éthiopie.



Si l'Afrique a enregistré d’énormes progrès en matière d'accès à la vaccination au cours des 15 dernières années, ces avancées ont commencé à stagner et le continent africain reste aujourd’hui à la traîne en ce qui concerne la réalisation des cibles mondiales de vaccination. À titre d'exemple, un enfant sur cinq en Afrique n'a toujours pas accès aux vaccins salvateurs de base. Par conséquent, les maladies évitables par la vaccination continuent de causer de nombreux décès. La rougeole à elle seule cause chaque année près de 61 000 décès évitables en Afrique.


« Nous savons que l'accès de tous à la vaccination en Afrique est un objectif que nous pouvons atteindre », a déclaré la présidente sortante de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma. « La Déclaration d'Addis-Abeba sur la vaccination est un engagement sans précédent ; avec le soutien politique au plus haut niveau des États, nous sommes plus que jamais près de faire en sorte que tous nos enfants bénéficient de chances égales pour une vie saine et productive », a-t-elle ajouté.



La Déclaration d'Addis-Abeba sur la vaccination invite les États à investir davantage sur le plan politique et financier dans leurs programmes de vaccination. Cette Déclaration contient 10 engagements, à savoir : l'augmentation des fonds destinés à la vaccination, le renforcement des chaînes d'approvisionnement et des systèmes de prestation, tout en faisant de l'accès aux vaccins un élément fondamental des efforts consentis en matière de santé et de développement. Voir l'intégralité de la Déclaration ci-dessous.



D'après le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, « La vaccination compte parmi les mesures les plus efficaces disponibles au service de la santé publique. En donnant à chaque enfant un début de vie sain, nos communautés prospèrent et nos économies connaissent une croissance plus forte. Un tel soutien de la part des chefs d'État est une avancée significative dans nos efforts pour la réalisation d'un accès universel à la vaccination et, partant, pour l’amélioration de la santé infantile et pour l’impulsion donnée au développement durable partout en Afrique. »


Moins de 15 pays africains financent plus de 50 % de leurs programmes nationaux de vaccination. Alors que l'Afrique tend vers l'éradication de la poliomyélite, on s'attend à une baisse des fonds essentiels alloués à la vaccination à travers le programme d'éradication de cette maladie. En outre, dans les années à venir, les pays qui aspirent au statut de pays à revenu intermédiaire cesseront de bénéficier du soutien de l’Alliance du vaccin (Gavi) en matière de vaccination. Par conséquent, les États doivent redoubler d’efforts pour faire de la couverture vaccinale nationale une priorité.



« Notre travail ne sera pas achevé tant qu'un seul enfant africain n'aura pas accès à la vaccination », a déclaré le Dr Ala Alwan, Directeur du Bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale. « Par un savant dosage entre volonté politique, ressources financières et prouesses techniques, l'Afrique peut, et endiguera certainement la vague de maladies évitables par la vaccination », a-t-il précisé.

 
Grâce à un leadership fort et un investissement accru, l'amélioration de l'accès à la vaccination est à portée de main. Par exemple, en 2010, l'Éthiopie a construit 16 000 nouveaux centres de santé, acheté des réfrigérateurs solaires sans batterie pour la conservation des vaccins et bâti un réseau d'agents de santé et de volontaires communautaires pour accroître l'accès à la vaccination dans tout le pays. Depuis que ces investissements ont été réalisés, l'Éthiopie a fait des progrès remarquables et le taux de couverture vaccinale y est passé de 61 % en 2010 à 86 % en 2015.



« La vaccination est l'un des meilleurs moyens pour un État d'investir pour son avenir », a affirmé S.E., le Professeur Yifru Berhan Mitke, ministre éthiopien de la Santé. « Nous devons faire davantage pour protéger tous nos enfants des maladies évitables, non seulement parce que c'est ce qu'il est bon de faire, mais aussi parce que cela est important du point de vue économique. Lorsque nos enfants sont en bonne santé, nos familles, nos communautés et nos pays sont prospères. »



La Déclaration d'Addis-Abeba sur la vaccination a été rédigée et signée par les ministres de la Santé, ainsi que d'autres ministres concernés lors de la Conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique (MCIA) qui s’est tenue en février 2016 à Addis-Abeba. La MCIA était la première rencontre jamais organisée au niveau ministériel consacrée à l’accès des enfants de tout le continent à des vaccins salvateurs. Pour orienter la mise en œuvre de la Déclaration d'Addis-Abeba, une feuille de route est en cours d'élaboration en étroite collaboration avec les Bureaux régionaux de l'OMS pour l'Afrique et pour la Méditerranée orientale, la Commission de l'Union africaine et les partenaires en matière de vaccination.


« En adoptant cet engagement historique qui permettra à un plus grand nombre d'enfants africains d'accéder à des vaccins salvateurs où qu'ils se trouvent, les dirigeants africains font preuve d'un sens élevé de leadership », a déclaré le Dr Ngozi Okonjo-Iweala, présidente du conseil de Gavi. « Il ne nous reste plus qu'à traduire cet engagement dans les faits sous la forme de financements durables en faveur de la vaccination. L'Alliance, quant à elle, est prête à soutenir la couverture vaccinale afin qu'ensemble, nous puissions créer un avenir meilleur pour nos communautés à travers le continent », a-t-elle conclu.

 

Distribué par APO pour WHO Regional Office for Africa.

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  1. plus d'informations, bien vouloir contacter :
    Wynne Musabayana
    Chef de la Division de la Communication
    MusabayanaW@Africa-Union.org
    Commission de l'Union africaine

    Collins Boakye-Agyemang
    Conseiller régional à la communication
    BoakyeAgyemangC@WHO.int
    Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique (WHO/AFRO)

    Rana Sidani
    Fonctionnaire principal chargé de la communication
    SidaniR@WHO.int
    Bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale (WHO/EMRO)
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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 00:45

 

  

Lundi 30 Janvier 2017  

 

 

Monsieur le Président du Haut Conseil de la Communication de Transition,

 

Mesdames et Messieurs les représentants des médias publics,

 

Mesdames et Messieurs les représentants des journaux membres du Groupement des Editeurs de la Presse Privée et Indépendante de Centrafrique (GEPPIC),

 

Mesdames et Messieurs les représentants des Radios Privées,

 

Messieurs les représentants des médias internationaux,

 

Mesdames et Messieurs les journalistes en vos rangs, titres et grades, tout protocole respecté.

 

Je voudrais tout d’abord, au nom du Gouvernement que dirige Son Excellence Simplice Mathieu SARANDJI, Premier Ministre, sous la Très haute impulsion et le leadership éclairé de Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, vous remercier d’avoir répondu aussi spontanément et massivement à notre invitation.

 

Votre présence nombreuse dans cette salle nous honore et nous permet de regarder l’avenir avec confiance. Confiance dans le partenariat que nous voulons construire le plus solide avec les médias, partenaires du Ministre porte-parole du Gouvernement que je suis. 

 

Je voudrais profiter de cette occasion, puisque c’est l’objet de notre rencontre, pour vous présenter mes vœux les plus sincères de bonne et heureuse année 2017 pour chacune et chacun d’entre vous, pour tous ceux qui vous sont chers, pour les médias dans lesquels vous travaillez et qui sont nos partenaires dont nous avons grandement besoins dans ce contexte particulier marqué par la recherche et la construction de la paix dans notre pays. 

 

J’adresse également les vœux du Gouvernement à tous les organismes internationaux et aux institutions partenaires qui ne ménagent aucun effort pour aider les médias centrafricains à améliorer leurs conditions de travail.

 

Mesdames et Messieurs, distingués invités,

 

C’est avec joie et espoir que je m’adresse à vous dans le cadre de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux du nouvel an à la presse.

 

Bien que cette cérémonie soit devenue une coutume, elle est également l’occasion de présenter le bilan de l’année écoulée et, évidemment, d’envisager les perspectives pour celle qui vient de commencer.

 

Comme vous le savez, l’année 2016 a été une année marquée malheureusement par une série d’événements tragiques qui ont endeuillé lourdement de milliers de familles tant à Bangui que dans nos provinces.

 

Beaucoup de concitoyens continuent de fuir les exactions pour chercher protection sur les sites de déplacés appelés communément Ledger s’ils ne se sont pas simplement recroquevillés dans la brousse à la merci des animaux féroces.

 

Le Gouvernement, par ma voix, exprime sa vive compassion aux victimes des différentes exactions perpétrées ces derniers temps et les assure de sa détermination à traduire devant les juridictions compétentes les auteurs et co-auteurs de ces actes graves et répréhensibles.  

 

En dépit de tous ces agissements macabres, le Gouvernement est toujours à pied d’œuvre pour reconstruire notre pays par la recherche de solutions idoines à la crise sociopolitique de l’heure et surtout à la relance de l’économie centrafricaine.  

 

Des efforts inlassables menés ont débouché sur des avancées tangibles dans tous les domaines. Ce sont ces résultats qui nous rassurent et montrent que malgré les difficultés, notre pays, la République Centrafricaine, s’engage résolument vers la sortie de la crise et vers son relèvement effectif.

 

En effet, sur le plan économique et social, le Plan National de Relèvement et de la Consolidation de la Paix (RCPCA) élaboré par le Gouvernement avec l’appui de nos partenaires techniques et financier qui vient d’être présenté par la Délégation centrafricaine conduite par le Président de la République lui-même à la Table de ronde Bruxelles en novembre dernier a forcé l’admiration de nos partenaires qui ont promis de mettre à la disposition de notre pays la somme de 2,268 milliards de dollars américains afin d’engager notre pays vers son relèvement économique.   

 

De même, l’application des principes de la bonne gouvernance par le Gouvernement a fait de notre pays un des meilleurs élèves du Fonds Monétaire International (FMI) dans le cadre des réformes macro-économiques et de la maîtrise de nos finances publiques.   

 

C’est d’ailleurs au vu de ces progrès significatifs accomplis par le Gouvernement que le Fonds Monétaire International s’est engagé à soutenir le Gouvernement dans ses efforts de reconstruction de notre pays.  

 

Nous avons été particulièrement sensible par les déclarations faites par Mme la Directrice Générale du Fonds Monétaire International lors de son récent  séjour à Bangui le 25 janvier 2017 et je cite : «Je suis venue à Bangui pour prendre un engagement envers votre pays, à un moment où celui-ci aspire à se développer davantage. Je viens vous offrir le soutien total du FMI, sous la forme d’aide financière, de conseils, d’assistance technique et de renforcement de vos capacités ».

 

Il n’y pas une marque de solidarité et d’amitié aussi éclatante que cette déclaration de Mme Christine Lagarde lors de son dernier séjour à Bangui.

 

Le satisfecit que vient d’adresser la Directrice Générale du Fonds Monétaire aux Autorités centrafricaines nous réconforte et prouve, à suffisance, que notre pays est désormais sur la bonne voie et qu’il peut espérer en retour de cette Institution internationale pour amorcer un nouveau décollage.  

 

Sur le plan sécuritaire, je puis vous dire, chers amis journalistes, que la construction d’une nouvelle force de défense nationale est véritablement en marche grâce à nos partenaires de l’Union Européenne, des Etats-Unis, de la France.

 

En effet, grâce à la Mission Européenne d’Entrainement et de Formation Opérationnelle (EUTM), les éléments des FACA en formation depuis juillet 2016 seront bientôt opérationnels pour assurer la sécurité de tous nos concitoyens sur l’ensemble du territoire. 

 

Bientôt également, le Gouvernement procédera au recrutement massif des  policiers et gendarmes qui seront formés par la MINUSCA afin de renforcer l’effectif de nos forces de sécurité intérieure et ainsi contribuer à assurer la protection de nos vaillantes populations.  

 

S’agissant de la question du retour de la paix et de la consolidation de la cohésion nationale, le Gouvernement et la Coordination du DDRR/RSS ont réussi à boucler le budget des opérations de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des groupes armés dont beaucoup ont accepté d’adhérer à ce  processus salvateur pour l’avenir de notre pays.

 

Comme l’a si bien souligné le Chef de l’Etat lors de sa présentation des vœux à la Nation le 31 décembre dernier je cite : « il n’y a pas une alternative au DDRR ». Autrement dit, seule la mise en œuvre courageuse et déterminée du DDRR permettra de rassurer nos concitoyens et de réinstaurer la quiétude au sein de nos communautés nationales.   

 

Mesdames et Messieurs, chers amis des médias et partenaire,

 

La République Centrafricaine va connaitre de nouveaux rendez-vous importants au cours de l’année qui vient de commencer. Des nouvelles Lois votées par le Parlement national et qui seront promulguées par le Président de la République visent à mettre en place des Institutions prévues par la Loi fondamentale de notre pays. Ces Institutions représentent un gage de consolidation de la démocratie dans notre pays. 

 

Parallèlement, nous devons nous rendre compte que les défis qui nous interpellent sont nombreux. Ils vont de la montée des exactions dans le pays, du refus manifeste de certains groupes armés d’adhérer au processus DDR, de l’occupation du territoire national par des groupes armés étrangers et de la dégradation de plus en plus avancée de nos infrastructures, pour n’en citer que ceux-là.    

 

Mesdames et Messieurs les journalistes,

 

Comme vous venez de le constater, la République Centrafricaine entre de plein pied dans une année pleine de défis mais aussi pleine d’espoirs. Espoir en vue de réconcilier les cœurs ; espoir en vue de relèvement économique de notre pays.

 

La marche de notre pays, marche irréversible vers le développement tant souhaité est un processus participatif qui engage chacun d’entre nous, qui engage chaque citoyen, qui engage collectivement toutes les forces vives de la Nation dont vous en êtes les principaux acteurs.

 

C’est pourquoi, je vous invite à faire montre du patriotisme  en mettant votre plume au service de la recherche de la paix et du développement harmonieux de notre cher et beau pays. C’est à ce prix que vous contribuerez de manière concrète à l’avènement d’un Centrafrique nouveau et prospère auquel nous aspirons tous.

 

Aussi, je compte sur l’engagement de chacun d’entre vous pour éclairer nos concitoyens et porter, de manière saine, le sens des différents projets qu’entend mettre en œuvre le Gouvernement au cours de cette année 2017.

 

Enfin, pour terminer mon propos, je voudrais vous faire part de mon optimisme quant à l’avenir de notre pays, quant à la volonté de chacun de nos concitoyens à vivre ensemble, à vivre dans la paix, à vivre dans la cohésion sociale, quant à la capacité du Gouvernement  à être présent aux cotés de nos citoyens et à répondre toujours présent aux nombreuses attentes de nos populations.  

 

C’est sur ces mots que je voudrais clore mon propos, en vous renouvelant à vous et à vos médias respectifs, tous mes vœux de bonnes et heureuses années 2017.   

 

Bonne et heureuse année à toutes et à tous.

 

Je vous remercie.

MESSAGE DES VOEUX DU MINISTRE PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT SON EXCELLENCE THEODORE JOUSSO A LA PRESSE
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 17:54
Inquiétudes autour des mesures d'austérité en zone CEMAC

 

 

YAOUNDE, (Xinhua) 31/01/17-- Une vague d'inquiétudes agite la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), obligée de s'imposer une ligne de mesures d'austérité pour pouvoir atténuer les effets d'une crise économique durement ressentie dans la région, à cause du choc pétrolier persistant depuis 2014 avec la chute des cours d'autres matières premières.

 

Fin 2016 à Yaoundé, les chefs d'Etat du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine (RCA) et du Tchad, les six pays membres de la CEMAC, s'étaient mis d'accord lors d'un sommet extraordinaire pour mettre en œuvre des politiques d'ajustement structurel en vue de sortir de la crise.

 

Un mois après, aucune information ne filtre encore sur la nature et les modalités d'application de cette décision contenue dans une liste de vingt et une résolutions, et pour laquelle ces dirigeants ont sollicité l'aide du Fonds monétaire international (FMI) représenté à ce rendez-vous par sa directrice générale, Christine Lagarde, en personne.

 

"Tout programme d'ajustement structurel a un coût social et ça touche les populations moyennes et les populations faibles, ça touche les jeunes au niveau de l'emploi. Ce qui fait le terreau au niveau de l'extrémisme", a pourtant exposé dans un entretien à Xinhua le gouverneur de Bank Al-Maghrib, la banque centrale marocaine, Abdellatif Jouahri, en visite à Yaoundé la semaine dernière.

 

Confrontés à une grave crise économique, les pays de la CEMAC avaient déjà connu avec d'autres d'Afrique entre la fin des années 1980 et la décennie 1990 l'expérience des ajustements structurels, sous la contrainte du FMI et de la Banque mondiale.

 

Avec sa cohorte de privatisations d'entreprises publiques touchant jusqu'à des fleurons des économies nationales, de licenciements massifs et de gel des recrutements dans les administrations publiques, cette cure d'austérité qui continue aujourd'hui de hanter les esprits dans l'opinion publique avait entraîné des effets plus dévastateurs que réparateurs sur l'évolution de ces pays.

 

A l'exception de la RCA, qui tente de sortir de plus de trois ans de conflit, cette région est composée de pays producteurs et exportateurs nets de pétrole. "Nous avons des réserves [de change], encore des réserves. Mais, dans tous les pays exportateurs d'hydrocarbures, les réserves baissent", souligne Lucas Abaga Nchama, le gouverneur sortant de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC).

 

Dans son rôle de garant de la stabilité financière et monétaire puis de surveillance macroéconomique, cette banque centrale régionale a organisé le 25 janvier à Yaoundé, dans la perspective de la mise en œuvre des résolutions du sommet des chefs d'Etat du 23 décembre, une conférence de haut niveau sur le thème "les banques centrales face aux chocs exogènes : stratégies de sortie de crise".

 

C'était avec la participation des dirigeants de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) et d'autres banques centrales du Maroc, d'Algérie, du Nigeria, des Comores, d'Ouganda, de la Zambie, du Zimbabwe, de la Guinée, du Burundi, du Cambodge, de la République démocratique du Congo (RDC), de la Mauritanie, de Sao Tomé et Principe, du Malawi et du Swaziland.

 

Pendant longtemps, la BEAC a alerté à l'intention de ses leaders politiques sur la nécessité de mettre en œuvre des réformes structurelles et économiques pertinentes, et la diversification de leurs économies fragiles afin de remédier à leur dépendance quasi-générale, hormis le Cameroun, des exportations de pétrole comme principale source de recettes budgétaires.

 

Dans son constat lors de la conférence, M. Abaga Nchama a déploré que la prévention des crises économiques et financières continue d'être "l'un des maillons les plus faibles de nos systèmes décisionnels alors que, comme nous le savons tous, elle est indispensable à la définition de toute stratégie crédible visant à limiter le risque systémique".

 

RENFORCER LA CAPACITE DE RESISTANCE

 

C'est aussi une stratégie efficace pour aider "à renforcer la capacité de résistance du système financier, à contenir les effets de contagion, notamment au sein des unions monétaires, et à accroître plus globalement la résilience des économies", a en outre précisé le dirigeant bancaire.

 

"Qu'on soit exportateur ou importateur de pétrole, nous en tant que banques centrales, ce que nous demandons à nos gouvernements, c'est une bonne gouvernance, c'est une définition de stratégies de long terme, c'est une définition de priorisations, c'est une optimisation de l'utilisation ressources et évidemment la meilleure rationalisation des dépenses", a pour sa part Abdellatif Jouahri.

 

"J'ai été ministre des Finances et j'ai conduit un programme d'ajustement structurel au Maroc. Maintenant ce que je dis au gouvernement, c'est d'éviter de retomber dans une situation d'ajustement structurel. On n'est jamais à l'abri. Nous avons maintenant une marge de manœuvre assez large", a insisté le haut responsable marocain dans l'entretien accordé à Xinhua.

 

Au sein de la zone CEMAC, les crises mettent souvent long à être résolues, à cause de la lenteur de la réactivité des dirigeants. Pour conduire avec efficacité les nouvelles politiques d'ajustement structurel annoncées, la BEAC les invite à poursuivre "avec courage et détermination" la réforme des institutions nationales et la modernisation des processus décisionnels engagées dans plusieurs pays.

 

Y compris la Guinée équatoriale, ex-colonie espagnole membre de cette organisation, les six pays de la région sont liés à la France, l'ancienne puissance coloniale, par un vieil accord de partenariat datant des années 1970 et qui les oblige à déposer la moitié de leurs réserves internationales dans les comptes du Trésor français à Paris.

 

Ils forment une union monétaire utilisant comme monnaie le franc CFA, lié par un taux de parité fixe à l'euro, plus de dix ans après la disparition du franc français par lequel cette parité avait été instituée, et non convertible avec l'autre franc CFA utilisé au sein de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

 

Contrairement à la CEMAC, certains pays de cette région possèdent leurs propres banques centrales nationales. C'est le cas de la Guinée-Conakry, où il est fait état d'un regain d'activité grâce à une série de mesures favorables au retour de l'investissement, après la crise d'Ebola ayant sérieusement mis à mal l'économie nationale.

 

L'une de ces mesures a consisté à une baisse de 22 à 16% puis une légère hausse à 18% du taux de des réserves obligataires, pour permettre aux banques de mieux soutenir le financement de l'économie nationale, selon Nianga Komata Goumou, second vice-gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG).

 

"Nous avons doublé le capital, qui était de 50 milliards (de francs guinéens, 5,3 millions de dollars). Nous avons demandé aux banques d'aller à 100 milliards. Bien sûr, les banques les plus solides sont à 300 milliards", a détaillé M. Goumou.

 

"Nous sommes en train de préparer en ce moment, annonce-t-il, des levées de fonds pour 500 milliards en emprunt obligataire, pour permettre au ministre des Travaux publics de travailler sur des routes". Un premier montant de 400 milliards avait déjà été levé en 2015, pour financer un projet d'énergie.

 

Pour maintenir la stabilité financière face à la chute des prix du pétrole et la croissance continuellement en baisse, de l'ordre d'environ 1% au quatrième trimestre de 2016, la BEAC a adopté des mesures similaires.

 

Suite à une baisse de 50% des coefficients des réserves obligataires applicables des pays membres, l'institut d'émission a alloué au cours de cette année près de 600 milliards de francs CFA (environ 1 milliard de dollars) pour soutenir le renforcement de la trésorerie des banques.

 

Il a aussi signé une convention avec la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) pour une dotation de 400 milliards de francs (666,6 millions de dollars) pour le financement des projets de développement.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 17:37
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des responsables de groupes armés visés par un rapport d’Amnesty International

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 31 JANVIER 2017

 

BANGUI, 31 janvier 2017—Des leaders de groupes armés centrafricains ont été visés par un rapport de l’ONG Amnesty International. Cette organisation regrette que ces responsables de groupes armés continuent de profiter de l’impunité en Centrafrique.

 

Le rapport d’Amnesty international parle de personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes de guerre, notamment des homicides et des viols. Mais dans un entretien accordé à nos confrères de justiceinfo, Balkissa Ide Siddo, chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty International a cité Patrice Edouard Ngaissona, coordonateur général des Antibalaka, Eugène Barret Ngaïkosset, un chef anti-balaka surnommé le « boucher de Paoua », Thierry Lébéné, alias le « Colonel Douze puissances » ; les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia et les chefs ex-Séléka Abdoulaye Hissene et Haroun Gaye.

 

Ces responsables de groupes armés, selon Amnesty International, « échappent aux enquêtes et aux arrestations et, dans certains cas, côtoient leurs victimes au quotidien » peut-on lire dans ce rapport.

 

Soulevant le cas de Alfred Yekatom, un des responsables Antibalaka, surnommé Rambo, élu député de Mbaiki 5, Amnesty International dénonce le positionnement de certains présumés criminels dans la sphère du pouvoir.

 

Cette ONG internationale de défense de droit de l’homme, recommande la « refonte totale du système judiciaire de la République centrafricaine, notamment en remettant sur pied ses tribunaux, ses prisons et ses forces de police » indique l’ONG qui table aussi sur l’opérationnalisation rapide de la Cour Pénale Spéciale.

 

Plusieurs leaders de groupes armés visés par le rapport d’Amnesty International et cités par son chercheur sur l’Afrique centrale, sont sous mandat d’arrêt national délivré par la justice centrafricaine, mandat dont l’exécution continue de poser problème aux autorités centrafricaines et à la Minusca.

 

Dans un rapport publié en juillet 2014, Amnesty International avait soupçonné 21 personnes d’avoir commis des crimes relevant de droit international. Rodrigue Ngaïbona, un chef anti-balaka surnommé Andilo, et Mahmat Abdelkader, un des responsable de l’ex-Séléka, connu sous le nom de Baba Ladé, sont les deux des 21 responsables cités dans ce rapport, à être arrêtés.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement lance le recrutement de 500 gendarmes et policiers

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 31 JANVIER 2017

 

BANGUI, le 31 Janvier 2017(RJDH)—Le dépôt de candidature pour le recrutement de nouveaux gendarmes et policiers sera effectif mercredi 1er février 2017. L’annonce a été faite ce 31 janvier par Jean Serge Bokassa, ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du territoire.

 

Le lancement de ce recrutement est fait dans un contexte sécuritaire marqué par des affrontements entre différents groupes armés. Le dépôt de candidat, selon le ministre Jean Serge Bokassa est gratuit et étendu sur tout le territoire centrafricain.

 

Le ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire a rassuré quant au caractère inclusif et transparent de ce recrutement « qu’il ne faudrait pas non plus que les administrateurs au plan local refusent de prendre les dossiers sous quelconque prétexte ; il faudrait que cela nous soit signalé. Il faut que la répartition de quota soit juste et j’encourage nos concitoyennes et que le comité doit tenir compte de la législation pour qu’il y ait un peu d’équilibre », explique t-il.

 

Un comité mixte composé de représentant de l’Etat et de la Minusca sera chargé de gérer les opérations. Ce recrutement est, selon le gouvernement ouvert à tous les Centrafricains y compris les groupes armés « la candidature est ouverte à tout le monde, y compris les groupes armés mais après une enquête de moralité sera faite pour déterminer qui doit être soumis au test », précise le ministre.

 

Le dépôt de candidature courre du 1er au 28 février 2017. Les candidats retenus après traitement de dossiers, seront soumis à un test avant une formation de sept mois et demi.

 

En Centrafrique, selon les données d département de la sécurité publique, il y a un policier et gendarme pour mille. La pyramide de grade indique qu’il y a plus d’officiers que d’hommes de rang au sein de la police et de la gendarmerie

 

 

Centrafrique : Evasion de masse dans une prison à l’Ouest du pays

 

PAR JEAN CLAUDE GNAPOUNGO LE 31 JANVIER 2017

 

Bangui, 31 janvier 17 (RJDH)—Plusieurs prisonniers se sont évadés de la prison centrale de Berberati, une ville située à l’Ouest de la République Centrafricaine. Cette évasion de masse a été enregistrée dans la nuit du 30 au 31 Janvier 2017.

 

Ce sont au total neuf prisonniers qui ont réussi à partir, selon des sources proches de la prison. Selon les mêmes sources, cette évasion est due à l’état de la prison « ces prisonniers ont réussi leur coup grâce à la mauvaise construction de la maison pénitentiaire malgré les 27millions donnés par la Minusca, l’année dernière pour la réhabilitation » a confié une de ces sources sans donner plus de précision.

 

L’acte s’est produit en l’absence du régisseur de la maison d’arrêt qui se trouve en mission à Bangui. Les évadés sont recherchés par la gendarmerie, la police

 

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