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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 14:45
Des rebelles centrafricains, spécialisés dans les kidnappings, appréhendés par la gendarmerie

Lu pour vous

 

Ngaoundéré: Des rebelles centrafricains, spécialisés dans les kidnappings, appréhendés par la gendarmerie

 

https://www.lebledparle.com/ CLAUDE PAUL TJEG 10 SEPTEMBRE 2021

 

D’autres membres du groupe ont été interpellés après l’exploitation de leurs complices.

L’instabilité politique qui règne en République centrafricaine depuis des années, a contraint plusieurs citoyens de ce pays a trouvé refuge au Cameroun. Ces déplacements difficilement contrôlables, en raison de la porosité des frontières, profitent également à certains acteurs impliqués dans la détérioration du climat sécuritaire en Centrafrique. Certains d’entre eux ont également jeté leur dévolu sur le Cameroun, où ils n’hésitent pas à commettre des actes répréhensibles. C’est notamment le cas de plusieurs membres du groupe rebelle 3R,  qui se sont installés dans la ville de Ngaoundéré, capitale régionale de l’Adamaoua.

Ces seigneurs de guerre, habitués à la violence, ont choisi comme moyen de subsistance, les rapts et les kidnappings contre rançons. Ils ont mené leurs activités illégales dans toute la région de l’Adamaoua pendant plusieurs mois, jusqu’à ce que la Gendarmerie Nationale décide de s’en mêler. Ce corps de l’armée a annoncé jeudi 9 septembre 2021 sur Facebook, avoir mis la main sur plusieurs  membres de ce groupe rebelle.

«Afin de commettre aisément leurs forfaits, ils se sont établis de fausses Cartes Nationales d'Identité à la fois camerounaises et centrafricaines. C'est ainsi que sur renseignements, les éléments de la Légion de Gendarmerie de l'Adamaoua ont interpellé, au cours de la préparation d'une énième opération d'enlèvement, le capitaine du groupe rebelle et ses complices, le 1er septembre 2021.Par la suite, les pandores ont mené une opération coup de poings qui a permis d'interpeller d'autres membres du groupe. Lors des opérations de fouille et perquisition, plusieurs objets frauduleux (Cachets, diplômes, CNI...) ont été découverts et saisis», a révélé la gendarmerie

Lesdits rebelles qui sont accusés de diverses infractions parmi lesquelles, «faux en écriture, immigration clandestine avec complicité, enlèvements», ont été mises à la disposition de la Justice Militaire.

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 14:41
REVUE DE PRESSE AFRIQUE COUP D'ETAT EN GUINEE
REVUE DE PRESSE AFRIQUE COUP D'ETAT EN GUINEE

 

 

Jeune Afrique nous révèle comment le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya a pu s’emparer du pouvoir aussi facilement en Guinée. Choyé par le président Alpha Condé à qui il doit son ascension fulgurante, Doumbouya devient très vite « populaire au sein de l’armée » et se permet de critiquer le régime. « Pendant des mois, relate Jeune Afrique, le président préfère ignorer les "notes blanches" de ses services de renseignement, lesquels lui rapportent les propos présumés de l’officier (…). Il se refuse à écarter Doumbouya, incapable d’imaginer que ce dernier puisse tenter quoi que ce soit contre lui, auquel l’ancien caporal-chef de la Légion doit ses cinq galons de lieutenant-colonel. »

« L'affrontement est bref mais meurtrier »

À la veille du putsch, Alpha Condé avait affirmé son intention de « desserrer le budget de l’armée », pour répondre ainsi à la grogne de certains haut gradés qui réclamaient notamment de nouvelles voitures de fonction.

En tout cas, dimanche, poursuit Jeune Afrique, « à la tête d’une colonne d’une cinquantaine de camions et de pick-up armés de mitrailleuses, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya fonce droit sur Kaloum, où il fait son entrée aux alentours de 8h du matin. Il a engagé dans l’aventure la quasi-totalité du Groupement des forces spéciales, soit 500 hommes environ, dont une partie, lourdement armée, prend position devant le camp Makambo pour bloquer toute sortie des renforts de la garde présidentielle, tandis que l’autre, dont l’unité spéciale 8602 entraînée par les Français et les Israéliens, se dirige sur Sékhoutouréya avec l’appui-feu d’un blindé et de plusieurs mortiers. (…) À l’extérieur, l’affrontement est bref mais meurtrier. Selon JA, une vingtaine de gardes présidentiels sont tués (…). Les putschistes s’emparent du président, à qui ils passent des menottes après l’avoir menacé ("Si vous bougez, on tire !"), puis le font descendre dans un salon du rez-de-chaussée où ils le filment et le photographient, à la fois sonné, désemparé et tout de colère contenue. Ces images, qui rappellent celles du couple Gbagbo hagard lors de sa capture en avril 2011, feront le tour du monde ».

Reste à connaître la suite…

Et Jeune Afrique de s’interroger : « le lieutenant-colonel Doumbouya a-t-il agi parce qu’il sentait l’étau se resserrer autour de lui ? Et surtout, a-t-il agi seul ou sous influence ? Dans un pays encore très fortement marqué par les appartenances communautaires, le fait qu’il soit Malinké, comme 90% de ses hommes, explique en partie l’absence de réaction des partisans d’Alpha Condé et de son parti. C’est le troisième coup d’État réussi dans l’histoire de la Guinée après ceux de Lansana Conté et de Moussa Dadis Camara. Comme à chaque fois, les prisons s’ouvrent et la foule applaudit. Reste à connaître la suite, pointe Jeune Afrique, qui, comme on le sait, a souvent tendance à se solder par un désastre politique et économique tant il est évident que les militaires guinéens au pouvoir se sont toujours servis au lieu de servir ».

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Pour l’instant, les putschistes ont le vent en poupe auprès de l’opinion guinéenne et des médias. Les médias guinéens qui, dans leur grande majorité, ont pris fait et cause pour les militaires et certains même conspuent l’ancien régime et la personne même d’Alpha Condé. En témoigne cette tribune publiée par le site Aminata, intitulée : « Alpha doit payer ! »

La Cédéao sous le feu des critiques

Sur le plan international, la Cédéao a suspendu la Guinée de ses organes de décision, sans évoquer dans l’immédiat de sanctions économiques. Une décision qui suscite l’ironie de la presse burkinabé : « que peut bien faire la pauvre Cédéao ? », s’interroge ainsi L’Observateur Paalga. « On n’a jamais vu des putschistes restituer le pouvoir sous la pression de ce qui est considéré à tort ou à raison comme un syndicat de chefs d’État. La dernière preuve en date, c’est le cas malien, où la Cédéao a payé au prix fort ses errements et son manque de fermeté. »

« L’organisation panafricaine a, une fois encore, raté le coche, dénonce pour sa part WakatSéra, oubliant son protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance. Une démocratie violée par Alpha Condé qui a constamment muselé son peuple et son opposition, verrouillant toutes les voies possibles à l’alternance par les urnes, réprimant, sans autre forme de procès, et dans le sang, toute manifestation contre son pouvoir. »

 

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 21:10
Paris veut rester maître du jeu dans le pré-carré, cas RCA
Paris veut rester maître du jeu dans le pré-carré, cas RCA
Paris veut rester maître du jeu dans le pré-carré, cas RCA

Lu pour vous

 

Françafrique: Paris veut rester maître du jeu dans le pré-carré, cas de la Centrafrique

https://www.financialafrik.com/ Par Achille Mbog Pibasso 8 septembre, 2021

Les années passent, les méthodes changent, mais les objectifs restent les mêmes. Tel peut-être sommairement résumé les relations entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique de l’Ouest et du Centre plus connues sous le nom de la françafrique. Du Cameroun au Sénégal en passant par la Côte d’Ivoire, le Gabon, et les toutes les anciennes colonies d’Afrique francophone, la France fait feux de tout bois pour maintenir son influence qui s’effrite avec le temps. Les libertés prises par certains dirigeants et l’esprit de liberté qui anime les peuples ne sont pas de nature à conforter le leadership de « la mère patrie ».

Toujours est-il que poussée dans ses derniers retranchements en Centrafrique avec la montée en puissance de la Russie, la France entend revenir en force pour reconquérir « son empire de diamant » en proposant « un dialogue constructif » à la République centrafricaine. Pour ce cas d’espèce, le président français Emmanuel Macron a instruit le ministère des Affaires étrangères de mener une « offensive » diplomatique en Centrafrique. Afin de remettre Paris au centre du dispositif, la France y a dépêché une délégation conduite par Sylvain Itté, ambassadeur pour la diplomatie publique en Afrique qui effectue depuis le 7 septembre 2021 une visite de cinq jours en République centrafricaine avec au programme, des rencontres avec les plus hautes autorités du pays au rang desquelles le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

Au cours ce séjour, il sera question de « dresser un bilan » des relations entre les deux pays en vue de reprendre « un dialogue constructif ». Cette visite intervient dans un contexte de relations tendues entre les deux pays, la France ayant décidé en début d’année de geler son aide budgétaire et de suspendre une partie de sa coopération militaire avec la Centrafrique. Des mesures de « rétorsions » qui apparaissent comme un chantage à cause de la distance prise par Bangui vis-à-vis de la France et concomitamment le rapprochement confirmé avec la Russie.

Visiblement, Paris aurait opté pour la désescalade dans un contexte de multiplication des fausses informations et de propos hostiles à la France. Toutefois, l’Hexagone pense qu’il faut recréer des conditions de confiance, d’autant que « les manipulations multiples, multiformes, se situent en RCA, en France, dans des pays limitrophes de la RCA. Nous les connaissons, nous savons absolument qui en sont les auteurs et parfois les commanditaires», a confié le sherpa de la diplomatie française.

Dans ce positionnement du politiquement correct, les autorités centrafricaines semblent sur la même longueur d’ordre que leurs homologues françaises  car « nous voulons dire à l’ensemble de la population centrafricaine et de la population française que nous n’avons aucun souci avec la France » a affirmé Serge Ghislain Djorie, ministre de la Communication et des médias et porte-parole du gouvernement. En d’autres termes, « par rapport à ce qui se trame en termes de campagne de désinformation, nous allons travailler là-dessus. Ceux qui sont en charge de cela, nous commençons à les identifier. Je pense que dans un bref délai, nous allons répondre à leurs préoccupations ».

Selon nos informations, Paris qui envisage de revenir sur ces décisions notamment sur le gel de son aide budgétaire et la suspension d’une partie de sa coopération militaire voudrait des « garanties » de la part des autorités centrafricaines, alors qu’on a annonce une offensive diplomatique française en Afrique, ce qui lui permettrait de maintenir son influence dans le pré-carré.  C’est dire les enjeux du prochain sommet Afrique-France du 7 au 9 octobre 2021 à Montpellier qui, officiellement se définit comme un « nouveau format, avec de nouveaux acteurs, de nouvelles thématiques et de nouveaux enjeux » et dont l’objectif est de « porter un regard neuf sur la relation entre l’Afrique et la France pour offrir un nouveau cadre de réflexion et d’action aux nouvelles générations ».

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 20:56
Les premiers procès de la Cour pénale spéciale pour la RCA prévus pour fin 2021

 

Les premiers procès de la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique prévus pour fin 2021

 

https://www.rfi.fr/ 08/09/2021 - 14:31

Les premiers procès de la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique s'ouvriront avant la fin de l'année. C'est ce qu'a affirmé mardi 8 septembre, Alain Tolmo, substitut du procureur près la CPS. Cette juridiction mixte, composée de juges centrafricains et internationaux, a été créée en 2015. La CPS a pour mandat de poursuivre les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et génocides perpétrés en RCA depuis le 1er janvier 2003.

Cette Cour pénale spéciale n'a réellement pu commencer ses travaux qu'à partir de 2018. Mais actuellement, cette juridiction est prête pour rendre justice, selon Alain Tolmo :

« Il y a douze dossiers qui sont sous instruction préparatoire, donc des dossiers qui sont en enquête préliminaire au niveau de la phase policière de la recherche de la vérité. Il y a une vingtaine de mandats qui sont lancés pour justement appréhender les auteurs, complices ou commanditaires de crimes contre l’humanitaire. C’est un message que nous sommes en train de lancer aux bourreaux et aux futurs prisonniers qui font l’objet de nos mandats d’arrêt. La Cour est en train de travailler. Je ne peux pas à partir de ce micro vous donner des noms quelconques. Il existe la protection des victimes et des témoins. »

Selon le substitut du procureur, leur travail va permettre d'amener la Centrafrique vers la paix : « Il faut que nous assimilions calmement, fermement et sereinement vers les procès emblématiques. Voilà le travail de la Cour pénale spéciale et cela contribue à amener la paix dans ce pays qui est meurtri ».

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 20:01
Le dictateur Alpha Condé encensé, le « putschiste » Mamady Doumbouya condamné
Le dictateur Alpha Condé encensé, le « putschiste » Mamady Doumbouya condamné

Lu pour vous

 

Le dictateur Alpha Condé encensé, le « putschiste » Mamady Doumbouya condamné

https://mondafrique.com/ By Francis Sahel 8 septembre 2021

Alors qu’elle n’a rien fait face à la dérive autoritaire du président Alpha Condé, auteur d’un coup d’Etat constitutionnel en 2020, la communauté internationale condamne unanimement la prise du pouvoir salutaire des militaires guinéens. Une duplicité totale. 

Depuis plusieurs mois, nombre d’observateurs de la vie politique guinéenne faisaient l’hypothèse que la descente aux enfers dans laquelle le président Alpha Condé, 83 ans, a entraîné son pays s’achève par une guerre civile ou un coup d’Etat militaire. C’est donc finalement l’option la moins mauvaise qui s’est produite, dimanche, avec le putsch perpétré par le Groupe des forces spéciales dirigé par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya.

Au prétexte de la « non-ingérence » dans les affaires intérieures de la Guinée, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, l’Union africaine, les Nations unies et les partenaires bilatéraux de la Guinée ont regardé avec indifférence et même encouragé dans le cas de la Russie la folle ambition du président Alpha Condé de se maintenir à tout prix au pouvoir, au terme de ses deux mandats de cinq ans autorisés par la Constitution. En Guinée, personne n’a le souvenir d’avoir entendu les voix qui s’égosillent aujourd’hui pour condamner le coup d’Etat lorsque Alpha Condé a ouvert le chantier de la rédaction d’une nouvelle Constitution. 

La nouvelle Constitution d’Alpha Condé était une autre forme de coup d’Etat  

 En réalité, cette nouvelle Constitution était une autre forme de coup d’Etat puisque le seul but de l’exercice était de lui permettre de briguer un troisième mandat. Là-bas, personne ne se souvient d’avoir entendu des protestations vigoureuses lorsque le président renversé s’est octroyé la victoire à la présidentielle de 2020 au prix de la mort des dizaines de ses compatriotes. Les Guinéennes disent ne pas avoir entendu les mêmes qui défendent aujourd’hui l’ordre « constitutionnel », version Alpha Condé, lorsque des centaines d’opposants ont été jetés en prison, au lendemain de la présidentielle de 2020.

Pas moins de quatre opposants guinéens sont morts en prison, faute de soins, entre décembre 2020 et juillet 2021 alors des centaines d’autres attendent d’être jugés dans les cellules exiguës et insalubres. Leur sort n’a trouvé aucun écho auprès de la CEDEAO, de l’Union africaine ou des Nations unies. Seules les ONG de défense des droits de l’homme s’en sont émues.

Connu pour son tempérament volcanique, Alpha Condé ne cachait même pas les pratiques autoritaires de son régime  

 Convaincu de l’impuissance de cette communauté internationale, qui retrouve soudain sa vivacité après le coup d’Etat, Alpha Condé s’était lancé dans une dérive autoritaire dès le début de son troisième mandat. A Conakry, le siège de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UDFG), principale force d’opposition, est occupé depuis des mois par les forces de sécurité, sans aucun mandat légal. Le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, s’était vu interdire de sortir du territoire national, par la seule volonté du président renversé. Dans la Guinée d’Alpha Condé, ni l’UFDG, ni M. Diallo n’ont pu solliciter une intervention de la justice, celle-ci étant aux ordres. Le président renversé était à la fois l’enquêteur, le procureur et le juge.

Connu pour son tempérament volcanique, Alpha Condé ne cachait même pas les pratiques autoritaires de son régime. Les organisations panafricaines, les Nations unies et les partenaires bilatéraux de la Guinée le savaient très largement. Tous ont donc laissé faire sans bouger le petit doigt. Les Guinéens estiment qu’ils ne sont donc pas légitimes aujourd’hui pour condamner une situation qui aurait pu être évitée à leur pays, si cette même communauté internationale n’avait pas été sourde et aveugle. 

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 19:38
Arrestation au Cameroun de Hamadou Bouba des 3R

Lu pour vous

 

Arrestation au Cameroun de Hamadou Bouba, capitaine du groupe rebelle centrafricain 3R

 

https://www.stopblablacam.com/ Paru le mercredi, 08 septembre 2021 10:47

Hamadou Bouba, capitaine du groupe rebelle centrafricain Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), vient d’être arrêté au Cameroun, rapporte le quotidien à capitaux publics Cameroon tribune. Il a été interpellé le 1er septembre à Ngaoundéré, capitale régionale de l’Adamaoua, avec trois autres membres du 3R. Selon le média public, les quatre hommes sont accusés d’« infraction internationale, tentative de trouble à l’ordre public, faux en écriture publique et authentique, immigration clandestine avec complicité». Ils doivent comparaître devant le tribunal militaire pour répondre de ces accusations.

Hamadou Bouba a été arrêté suite à un renseignement fiable, alors qu’il projetait d’organiser des kidnappings dans la ville. Une descente menée par le bureau de la lutte contre la grande criminalité de la légion de gendarmerie de l’Adamaoua dans un domicile au quartier Bali, dans le centre-ville, a permis de mettre la main sur ce chef rebelle centrafricain, ainsi que sur son complice, Mamadou Abdoul Aziz, de nationalité camerounaise. L’enquête ouverte suite à cette opération et l’exploitation des suspects a abouti à l’interpellation de trois autres membres du groupe rebelle et d’un complice camerounais.

Lors de la perquisition, les gendarmes sont tombés sur de faux documents, de registres d’actes de naissance vierges, des cachets de plusieurs autorités camerounaises et de faux diplômes. Les éléments des forces de l’ordre ont également mis la main sur des photos des suspects posant en tenue de combat avec leurs camarades. Le mouvement rebelle 3R est l’un des plus puissants groupes armés en République centrafricaine (RCA), accusé de multiples exactions. Son leader, Sidiki Abass, est décédé le 25 mars dernier suite à des blessures par balles. Ce groupe a signé l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA le 6 février 2019 « mais a commis des actes contraires à l’Accord et reste une menace pour la paix, la stabilité et la sécurité » dans le pays, selon le Comité du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

P.N.N

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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 22:03
Moussa Faki Mahamat serait hospitalisé à Paris
Moussa Faki Mahamat serait hospitalisé à Paris

Lu pour vous

 

Où est Moussa Faki Mahamat, Président de la commission de l’Union africaine?

https://www.makaila.fr/ 6 Septembre 2021

Au moment où la Guinée traverse une crise politique majeure suite à un coup d’Etat, le Président de la Commission de l’institution continentale, Union africaine, Moussa Faki Mahamat se trouve dans une situation de santé préoccupante.

Évacué en France depuis deux semaines, le Président de la Commission de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat serait souffrant. Son pacemaker aurait lâché. Il est interné dans un hôpital parisien pour recevoir des soins appropriés.

C’est donc depuis son lit d’hôpital que le Président de la Commission de l’Union africaine a condamné le Coup d’Etat en cours en Guinée de commun accord avec le Président en exercice de l’Union africaine S.E. Félix Tshisekedi.

Selon une source confidentielle, la dégradation de l’état de santé du Président de la Commission de l’Union africaine, serait liée à la situation intérieure du Tchad où plusieurs membres de sa famille, ont été virés de leurs postes à responsabilité par le Conseil Militaire de la Transition (CMT).

Cette accumulation des ennuis, à la fois d'ordre familial et politique,  ont provoqué chez l’ancien ministre des affaires étrangères du Tchad, des soucis de santé. Il ambitionne lui aussi de diriger le Tchad.

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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 21:50
Le rôle des forces spéciales dans les armées ouest-africaines interroge

 

Coup d'État en Guinée: le rôle des forces spéciales dans les armées ouest-africaines interroge

https://www.rfi.fr/ 07/09/2021 - 20:02

Le coup d'État en Guinée remet sur le devant de la scène le débat autour du statut des forces spéciales dans les armées ouest-africaines. Depuis 2008, l'Afrique de l'Ouest a connu neuf putschs militaires : en Mauritanie, en Guinée, au Niger, au Mali ou encore au Burkina Faso. La plupart ont été perpétrés par des unités d'élite. Malgré cela, ces forces spéciales restent aujourd'hui au cœur du dispositif de lutte contre le terrorisme dans la sous-région.

Les soldats des forces spéciales sont des « des soldats qui appartiennent à des unités très bien dotées, ils disposent d'une formation de qualité et jouissent généralement d'une certaine autonomie », explique un spécialiste des questions de Défense. 

Des qualités aussi utiles dans la lutte contre le terrorisme qu'inquiétantes pour les pouvoirs en place qui ont longtemps adopté deux attitudes : dissoudre ces unités d'élite comme l'a fait le Burkina à la chute de Blaise Compaoré, ou les transformer en garde prétorienne comme l'a fait Idriss Déby au Tchad avec la Direction générale de service de sécurité des institutions de l'État.

Menace terroriste au Sahel

Aujourd'hui, la progression des groupes terroristes dans le Sahel et la menace qu'ils représentent pour toute la sous-région poussent les gouvernements à revoir leur position. D'autant que la France a aussi fait le choix de remplacer progressivement son opération Barkhane par Takuba, un groupement de forces spéciales européennes.

« Le problème c'est que les partenaires ouest-africains se concentrent sur les capacités opérationnelles de leurs unités d'élite, sans leur donner une doctrine claire », explique un ancien officier français, autrefois en poste dans la région. « Pour éviter les débordements, il faut savoir pourquoi l'on se dote de ces unités et dans quel but » conclut-il.

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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 17:37
Après le coup d'État, la Guinée commence à tourner la page Alpha Condé
Après le coup d'État, la Guinée commence à tourner la page Alpha Condé
Après le coup d'État, la Guinée commence à tourner la page Alpha Condé

 

Après le coup d'État, la Guinée commence à tourner la page Alpha Condé

 

https://www.rfi.fr/ 07/09/2021 - 16:08  Avec notre envoyé spécial à Conakry, Sidy Yansané

Deux jours après le coup d'État, les putschistes souhaitent donner des gages à la population avec des symboles forts. Mardi 7 septembre, le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) a commencé à démanteler les très contestés postes avancés qui avaient été mis en place au plus fort de la contestation contre le troisième mandat d’Alpha Condé. Un geste très politique de la part des militaires. Des négociations sont aussi en cours pour la libération de prisonniers politiques.

C’est lundi soir que l’annonce a été faite par le CNRD à la télévision nationale. Les fameux postes avancés (PA), basés dans plusieurs quartiers de Conakry, sont en phase de démantèlement depuis tôt ce mardi. Une annonce qui intervient deux jours après le coup d'État des soldats des forces spéciales qui a renversé le président Alpha Condé.

Ces énormes tentes aux couleurs militaires vertes abritaient des éléments de la gendarmerie, de la police et de l’armée. Elles avaient été installées en 2018 pour faciliter des interventions rapides des forces de l’ordre et de sécurité. Ces PA étaient très visibles au niveau de la capitale. Il suffisait d’arpenter la ville pour les voir en bord de route, notamment dans la grande commune de Ratoma, et sur la route Le Prince, « l’axe» comme on l’appelle ici, sur lequel défilaient les opposants depuis 2011.

Conakry reprend vie

Cette route traverse notamment les quartiers de Bambéto et Cosa où de nombreux manifestants sont tombés dans des affrontements répétés avec les forces de l’ordre. C’est donc un symbole du régime d’Alpha Condé qui disparaît et cette mesure est bien accueillie par les habitants de Conakry, qui reprend peu à peu vie ce mardi.

Depuis ce mardi matin, les boulevards retrouvent les embouteillages interminables. Les commerces sont ouverts, les habitants sont dans la rue et renouent doucement avec leur quotidien, ce qui montre que la vie continue malgré tout dans le pays.

Le nouveau pouvoir, lui, commence à dessiner les contours des prochains jours. Les militaires disent vouloir ouvrir une concertation nationale dont le but serait de définir les modalités de la transition et un gouvernement d’union nationale. En revanche, ils ne donnent pas plus de détails ni sur les participants à cette concertation, ni sur le calendrier.

Libération de prisonniers politiques

 

De son côté, l'opposition attend maintenant la libération de ses militants arrêtés pendant les manifestations contre le troisième mandat d'Alpha Condé. Les putschistes se sont engagés, ce mardi, à « accélérer » les libérations réclamées depuis lundi par le FNDC.

Parmi ces prisonniers, on peut compter plusieurs opposants et membres du Front national pour la défense de la Constitution, notamment l’activiste Oumar Sylla, alias Foniké Mengué. Il y a aussi des présidents de partis d’opposition et de mouvements d’opposition au régime d’Alpha Condé.

Des discussions sont en cours entre les avocats du FNDC et le ministère de la Justice sur les modalités de ces libérations. Le FNDC est impatient. Il s’était d'ailleurs un peu avancé en annonçant une libération dès lundi et il avait même appelé les populations à se mobiliser dans la rue pour accueillir les détenus.

À la suite de cette annonce, des centaines de personnes ont convergé vers la Maison centrale, la grande prison située à Kaloum. Les esprits ont commencé à s’échauffer, à tel point que les policiers ont dû utiliser du gaz lacrymogène pour disperser la foule et ont ensuite barricadé l’accès à la Maison centrale pour des raisons de sécurité.

 

Coup d’État en Guinée: les pays voisins restent silencieux, un sommet de la Cédéao mercredi

 

https://www.rfi.fr/ 07/09/2021 - 14:47

Si la communauté internationale a vite réagi, le dimanche 5 septembre, en condamnant le coup d’État en Guinée, les pays de la région et les institutions africaines apparaissent assez silencieuses depuis que Mamady Doumbouya a précisé ses intentions lundi, lors d’un discours.

Le Conseil paix et sécurité de l’Union africaine a pourtant tenu une réunion d’urgence lundi après-midi, mais il n’a diffusé aucun communiqué à l’issue et personne au sein de l’organisation ne souhaite communiquer.

Même silence de la part de plusieurs pays voisins. Il faut dire qu’Alpha Condé s’était mis beaucoup de ses homologues à dos ces derniers mois, notamment en décidant de se présenter à un troisième mandat et en refusant tout compromis sur le sujet. Certains des pays frontaliers de la Guinée ne semblent donc pas très affectés par sa mise à l’écart.

Sommet de la Cédéao mercredi

Si en public ils sont peu bavards, de nombreuses tractations se déroulent en ce moment en coulisse. Selon La lettre du continent, Alassane Ouattara est le premier chef d’État de la Cédéao à s’être entretenu lundi avec le nouvel homme fort de Conakry. Il aurait demandé à Mamady Doumbouya la libération rapide de l’ex-président Alpha Condé.

De son côté, la Cédéao a prévu de se réunir lors d’un sommet virtuel extraordinaire, mercredi, mis sur pied par Nana Akufo Ado, le président en exercice de l’organisation sous-régionale. La question du maintien de la Guinée au sein des institutions de la Cédéao sera au cœur des discussions.

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Cellou Dalein Diallo: un coup de force «pertinent, mais les militaires n'ont pas décliné de calendrier électoral»

 

https://www.rfi.fr/ 07/09/2021 - 07:11

Voilà onze ans qu’il perd tous ses duels face à Alpha Condé et qu’il crie à la fraude électorale. Aujourd’hui, tout à coup, la route semble se dégager devant Cellou Dalein Diallo. Mais le chef de l’opposition guinéenne peut-il vraiment faire confiance aux militaires qui viennent de renverser Alpha Condé ? Pour la première fois depuis le putsch, le leader de l’UFDG, l’Union des forces démocratiques de Guinée, s’exprime. En ligne de Conakry, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Après le coup de force de ce 5 septembre, est-ce que vous êtes soulagé ou est-ce que vous êtes inquiet ?

Cellou Dalein Diallo : Je suis soulagé et un peu inquiet. Soulagé parce que, vraiment, l’armée nous a débarrassés d’une dictature. Alpha Condé s’est emparé du pouvoir en modifiant la Constitution et en violant donc son serment. Ensuite, c’est un hold-up électoral qu’il a opéré le 18 octobre 2020. Si bien qu’il n’y avait plus d’issue.

Vous dites que vous êtes soulagé et en même temps, inquiet…

Ensuite, je suis inquiet parce que, d’habitude, lorsque les militaires viennent au pouvoir, souvent ils restent plus longtemps que prévu. C’est vrai que l’exposé des motifs du coup de force était pertinent. Ils ont touché tous les griefs qu’on a souvent dénoncés contre la gouvernance d’Alpha Condé. Mais, pour l’instant, ils n’ont pas décliné d’agenda, en termes de calendrier, en termes de temps pour la mise en place d’institutions légitimes par l’organisation d’élections transparentes et crédibles. Mais, je pense qu’ils ne tarderont pas à le faire. Et je l’espère.

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Ce dimanche, quand vous avez vu le président Alpha Condé prostré, muet au milieu des militaires qui venaient de le capturer, à quoi avez-vous pensé ?

A l’entêtement des dictateurs, parce que je pense qu’il a reçu beaucoup de conseils pour essayer d’instaurer le dialogue, pour éviter ces affrontements qui nous ont coûté très chers, parce que je dois dire que plus de 250 jeunes ont été abattus à bout portant. Mais, néanmoins, j’ai vu un homme réellement en difficulté et je n’étais pas à l’aise de voir un homme dans cette situation. Mais s’il avait fait preuve de sérénité, s’il avait cherché à consolider l’unité nationale, à instaurer la démocratie, à respecter les droits, je pense qu’il aurait pu conduire le pays à de meilleurs jours.

Que souhaitez-vous aujourd’hui pour Alpha Condé ?

Je me suis réjoui de constater qu’ils ont préservé sa vie, qu’il continue de jouir de ses droits, de voir ses médecins. C’est comme ça qu’il faut faire, même si lui, parfois, il a refusé cela à ses prisonniers. Il a détruit ses opposants. Je pense qu’il ne faut pas lui infliger la même chose qu’il a infligée aux autres. Il faut respecter ses droits et l’amener à répondre de ses actes.

Ce lundi midi, le chef des putschistes, le colonel Mamady Doumbouya, a annoncé l’installation d’un gouvernement d’union nationale qui sera chargé de conduire une transition politique. Comment réagissez-vous ?

J’accueille favorablement cette intention. Je pense qu’elle va se traduire par des consultations qui permettront de mettre en place justement un gouvernement d’union nationale pour conduire la transition.

Mais l’an dernier, est-ce que ce ne sont pas les forces spéciales du colonel Mamady Doumbouya qui ont réprimé très brutalement vos partisans dans les rues de Conakry ?

Je ne sais pas lequel des corps. Ce qui est vrai, c’est que l’armée a été réquisitionnée, même pendant les violences postélectorales, pour permettre à Alpha Condé d’avoir son troisième mandat. L’armée a été requestionnée, mais aussi la police, la gendarmerie. Toutes les forces de défense et de sécurité étaient sur le terrain. Mais, je ne peux pas dire que les hommes du colonel [Mamady] Doumbouya ont fait ceci ou cela ? puisqu’Alpha Condé n’a jamais voulu qu’il y ait des enquêtes sur ces crimes.

Ne craignez-vous pas que le colonel Mamady Doumbouya soit un nouveau capitaine Moussa Dadis Camara [qui avait pris le pouvoir il y a 13 ans et avait suscité de l’espoir, avant le massacre commis par l’armée guinéenne le 28 septembre 2009] ?

Je ne connais pas le colonel [Mamady] Doumbouya. Je ne sais pas. Les gens disent qu’il a une bonne formation militaire tout au moins. Je pense que, s’il a pris le risque de faire un coup d’Etat contre Alpha Condé, c’est qu’il est animé de bonnes intentions.

Est-ce que vous lui avez parlé depuis ce dimanche midi ? Non.

Est-ce que vous avez des échanges avec lui par l’intermédiaire de quelques amis communs ?

Je connais quelqu’un qui le connait. On a parlé, mais on n’a pas eu vraiment d’échanges.

Et vous en aurez bientôt ?

Sans doute. Cela dépendra, c’est à son initiative. Moi, je suis là. Je suis prêt à contribuer à mettre en place une transition crédible, capable justement d’organiser des élections libres et transparentes, des élections équitables pour que le peuple guinéen puisse choisir ses dirigeants, aussi bien au niveau législatif que présidentiel, et même au niveau local, puisque pendant le règne d’Alpha Condé, il n’y a pas eu d’élections. Il n’y a eu que des mascarades et parfois des hold-up flagrants.

Comment expliquez-vous les divisions qui se sont accrues ces derniers mois dans le camp Alpha Condé ?

N’oubliez pas qu’il y a la guerre de succession. Il y a beaucoup de gens qui agissaient pour être le dauphin officiel, pour être le vice-président ou qui se sont dits ‘Alpha Condé est âgé, il faut que je me positionne, il faut que j’élimine tel adversaire ou tel autre’. Cet adversaire peut aussi bien être dans la mouvance que dans l’opposition. Ce n’est pas pour rien aussi qu’on a sévi contre l’UFDG [Union des forces démocratiques de Guinée]. N’oubliez pas qu’on a plus de 100 prisonniers dans les geôles d’Alpha Condé et que moi-même, mon épouse, et mes collaborateurs en liberté, nous sommes privés de nos droits et libertés de voyager à l’étranger. Nos passeports sont saisis.

Le colonel Mamady Doumbouya est originaire de Kankan comme Alpha Condé. Est-ce que vous ne craignez pas que, comme Alpha Condé, il fasse tout pour vous écarter du pouvoir ?

J’espère qu’il ne fera pas cela, parce qu’il a parlé de consolidation de l’unité nationale, de rassemblement et de la réconciliation des Guinéens. Ce serait contraire en tout cas à son discours. Je souhaite qu’il traite tous les Guinéens sur le même pied pour qu’on puisse organiser des élections libres et transparentes, pour que les Guinéens choisissent librement leurs dirigeants. Quelle que soit l’origine de ce Guinéen, celui qui va l’emporter, il faut qu’il soit proclamé président de la République.

Est-ce que même divisés, les gens du camp Alpha Condé ne se retrouvent pas tous contre votre personne, contre Cellou Dalein Diallo ?

Alpha [Condé] a mis en œuvre beaucoup de manœuvres pour justement isoler Cellou parce que, évidemment, je suis resté avec mon parti une force politique redoutable qui gagne les élections. Et il a toujours utilisé la stigmatisation ethnique pour essayer de rassembler aussi large que possible contre le principal opposant qu’il n’a jamais pu battre en réalité dans les élections. Mais ceci dit, je pense que, tout comme le colonel [Mamady] Doumbouya a été animé par un sursaut patriotique et a pensé à la nation, a pensé au pays, il faut que les autres renoncent au tribalisme et à l’ethnocentrisme primaire, qui justement causent d’énormes préjudices à notre pays actuellement.

Vous faites confiance au colonel Mamady Doumbouya ?

Jusqu’à preuve du contraire, je fais confiance au général Doumbouya et à son équipe. Je pense que la Guinée a besoin de patriotes pour sortir le pays de cette situation, aller à la réconciliation nationale, aller vers l’instauration d’une démocratie apaisée.

A condition que la transition militaire ne dure pas trop longtemps ?

Oui. Il serait souhaitable qu’elle ne dure pas longtemps dans la mesure où, pour mener les réformes devant conduire à la réconciliation nationale, la première mission d’un gouvernement de transition, ce sera de réunir les conditions d’une élection libre et transparente et de l’organiser le plus tôt possible.

Voulez-vous prendre votre revanche sur Alpha Condé ?

Non, je ne dirige pas mon combat contre un individu ou contre un groupe particulier. Moi, j’ai envie de répondre à l’attente de la population. J’ai l’ambition d’être celui qui va instaurer une véritable démocratie dans notre pays, garantir la sécurité de tous les citoyens et l’exercice par chacun d’eux de tous les droits qui leur sont reconnus par la Constitution.

Que pensez-vous de la réaction de la communauté internationale qui est très hostile à ce coup de force ?

Je pense que ce sont des réactions pour la forme, dans la mesure où, au niveau de la Cédéao [Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest] et de l’Union africaine, lorsqu’on abattait comme des lapins des manifestants contre le troisième mandat, on ne les a pas entendus. On ne les a pas vus.

 

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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 13:08
La diplomatie française veut reprendre «un dialogue constructif» avec Bangui
La diplomatie française veut reprendre «un dialogue constructif» avec Bangui

 

Centrafrique : la diplomatie française veut reprendre «un dialogue constructif» avec Bangui

https://www.rfi.fr/ 07/09/2021 - 03:24 

Sylvain Itté, ambassadeur français pour la diplomatie publique en Afrique effectue actuellement une visite de 5 jours en République centrafricaine. Le diplomate fraîchement nommé à ce poste rencontre notamment le Premier ministre, le directeur de cabinet de la présidence, la ministre des Affaires étrangères, celui de la Communication, la société civile et les journalistes dans un contexte où l’axe Paris-Bangui traverse une zone de turbulence.

Objectif annoncé : « dresser un bilan » des relations franco-centrafricaine pour reprendre « un dialogue constructif ». La France a gelé son aide budgétaire et suspendu une partie de sa coopération militaire au printemps.

En cause selon Paris, l’influence grandissante des paramilitaires russes en RCA et la multiplication des fausses informations et propos hostiles à la France. Des « manipulations » selon Sylvain Itté. « Elles sont multiples, multiformes, elles se situent ici en RCA, en France, dans des pays limitrophes de la RCA. Nous les connaissons, nous savons absolument qui en sont les auteurs et parfois les commanditaires. »

Serge Ghislain Djorie, ministre de la Communication et des médias et porte-parole du gouvernement : « Nous voulons dire à l’ensemble de la population centrafricaine et de la population française que nous n’avons aucun souci avec la France. Par rapport à ce qui se trame en termes de campagne de désinformation, nous allons travailler là-dessus. Ceux qui sont en charge de cela, nous commençons à les identifier. Je pense que dans un bref délai, nous allons répondre à leurs préoccupations. »

En coulisses on apprend qu’il s’agit de passer un message ferme aux autorités centrafricaines pour obtenir, dit-on, des « actes concrets » suite aux promesses de normalisation du nouveau gouvernement Dondra. Tandis que le président Touadéra vient d’installer le comité d'organisation du dialogue républicain, longtemps réclamé par les partenaires internationaux.

 

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