Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 20:41
L’ACCES HUMANITAIRE EN PERIL EN CENTRAFRIQUE

 

 

 

Bangui, le 4 mai 2017 – La flambée de violence qui a caractérisé le premier trimestre de l’année 2017 en République centrafricaine affecte désormais directement les acteurs humanitaires. Depuis mars 2017, dans la seule préfecture de l’Ouham, au Nord de la RCA, 16 attaques les ont ciblés. A l’échelle du pays, depuis le début de l’année, 33 incidents ont été enregistrés. Ce chiffre place la Centrafrique parmi les pays à haut risque pour les humanitaires.

 

Devant cette violence ciblée, quatre organisations humanitaires majeures ont pris la décision de suspendre temporairement leurs activités dans les régions où les menaces à leur égard ont atteint leur paroxysme. Leurs employés seront redéployés à Bangui en attendant que leur sécurité soit de nouveau assurée. Dans le même temps, d’autres organisations ont décidé de réduire leur présence aux activités strictement destinées à sauver des vies. Elles n’excluent cependant pas de se retirer complétement si les attaques dont elles sont la cible venaient à persister.



La violence à l’égard des humanitaires est inquiétante à plusieurs égards. La suspension même temporaire des activités humanitaires aura, à n’en point douter, un impact négatif sur les conditions de vie des personnes qui comptent sur cette aide. De même, un retrait permanent accroitrait la vulnérabilité des personnes dont la survie dépend exclusivement de l’aide humanitaire. «Ce retrait constituent un recul dans l’accès humanitaire pour la Centrafrique dans la mesure où elle met dans le désarroi des personnes qui ont déjà subi plusieurs violences et ont vécu plusieurs déplacements successifs » s’est indigné le Coordonnateur humanitaire, a.i, Michel Yao. «Je condamne ces actes avec la dernière énergie et rappelle qu‘en RCA la moitié de la population est dépendante de l’aide humanitaire eu égard à la difficulté de restaurer les services vitaux de base. La suspension de cette aide mettrait en péril la stabilité sociale et hypothéquerait la résilience encore si fragile des communautés » a-t-il martelé.

 

Michel Yao a d’autre part rappelé que la Centrafrique traverse toujours une crise humanitaire. Les activités des groupes armés ne devraient en aucun cas empêcher les partenaires humanitaires d’accéder aux populations vulnérables et vice versa.



Ces attaques interviennent dans un contexte marqué par un sous-financement aigue de l’action humanitaire. La communauté humanitaire aux côtés des autorités centrafricaines a entrepris un plaidoyer intense visant à alerter les bailleurs sur l’augmentation des besoins alors que les ressources restent maigres. A ce jour, le Plan de réponse humanitaire d’un montant de 399,5 millions de dollars n’est financé qu’à hauteur de 11%.



-----------------------------------------
 

Ms. Yaye Nabo SENE
 

Head, Public Information |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
Central African Republic (CAR)

 

Email: seney@un.org | Mob: +236 70087565 | Skype: yayenabosene
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 16:26
Centrafrique : L’ONG Internews se félicite de la maturité du RJDH

 

 

 

 

Par Nina Verdiane Niabode le 4 mai 2017

 

BANGUI, 04 Mai 2017 (RJDH)…Le Directeur-pays de l’Internews en Centrafrique, Pascal Chiralwirwa, ONG partenaire du RJDH a salué la maturité du RJDH qui tend vers son autonomisation. Position exprimée lors de la cérémonie de la journée mondiale de la liberté de presse ce 3 mai à Bangui.

 

Les journalistes du RJDH ont célébré dans leur nouveau siège au quartier Bruxelles Rue Akötô, la journée de 3 mai, un mois après la séparation de siège avec le partenaire Internews. Occasion pour le directeur de cette institution de saluer l’élan du RJDH qui tend vers son autonomisation. « Par le passé, le RJDH quittait la même maison qu’Internews pour aller célébrer cette journée, mais cette année, il a célébré la journée dans ses locaux ce qui signifie qu’il n’est plus un enfant », a indiqué le directeur de l’Internews.

 

Une position encouragée par le Haut Conseil de Communication (HCC) qui appelle au professionnalisme des médias, « nous devons respecter le code d’éthique et de la déontologie de notre métier étant du 4e pouvoir, car grâce à nous les citoyens qui se trouvent à des km obtiennent des informations », a insisté Isabelle Vackat, vice-présidente du HCC.

 

Le RJDH et l’ONG d’appui aux médias Internews développement actuellement le « projet Connect », qui consiste à connecter les citoyens et réfugiés aux reformes nationales, après la période électorale.

 

Le réseau des journalistes pour les droits de l’homme est engagé à promouvoir la liberté de la presse en Centrafrique mais aussi à l’extérieur. Il s’est engagé pour militer en faveur de la libération de notre confrère Ahmed Abba, un journaliste camerounais en prison et se dit solidaire de sa cause jusqu’à sa libération.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 16:24
RCA : le ministre de l’Economie satisfait d'un projet à haute intensité de main d’œuvre

 

 

RCA : le ministre de l’Economie satisfait d'un projet à haute intensité de main d’œuvre

 

APA-Bangui (Centrafrique) 04/05/17 - Le ministre centrafricain de l’Economie, Félix Moloua, a exprimé mercredi à Bangui sa satisfaction au sujet de l’évaluation à mi-parcours du projet « Londo », qui est un programme d’urgence financé par la Banque mondiale et ayant pour objectif d’amener les populations à changer leur environnement immédiat grâce à des travaux à haute intensité de main d’oeuvre.

 

Le ministre a en outre souhaité que ce projet soit pérennisé par la Banque mondiale pour aider au développement de la RCA.

 

Exécuté déjà dans 45 villes sur les 71 prévues, le projet ‘’Londo’’ a permis aux populations bénéficiaires de gagner plus d’un milliard dix-huit millions cent onze mille FCFA.

 

En matière de réalisation, 1098 kilomètres des pistes rurales et 12 aérodromes ont été reconstruits grâce au financement de la Banque mondiale.

 

Ce projet qui a commencé à être mis en œuvre en juillet 2015 a permis le recrutement de 17500 jeunes qui ont, en plus de leurs gains, bénéficié de 18000 vélos pour faciliter leur déplacement.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 16:22

 

 

 

Maintien de la paix et de la sécurité : la Police déploie 284 hommes au Darfour et en Centrafrique

 

http://www.senxibar.com  Jeudi 4 Mai 2017

 

La Police sénégalaise a déployé deux contingents de 142 hommes chacun, pour une mission de sécurisation et de maintien de la paix en République Centrafricaine et au Darfour. La cérémonie de remise de drapeaux a eu lieu hier, dans les locaux de leur école, en présence du Directeur général de la Police Oumar Maal.

 

Le 7ème contingent de la SENFPU/2 de la mission hybride des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD) et le 3ème SENFPU/1 de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) ont reçu hier leurs drapeaux. La Police déploie pour chaque contingent 142 hommes. ‘’Les drapeaux qui viennent de vous être remis symbolisent l’engagement moral de notre pays à accompagner le processus devant aboutir à une paix durable au Darfour et en Centrafrique. Il représente l’emblème le plus sacré de notre nation. En tout lieu et en toute circonstance, il doit flotter fièrement, comme dans tous les théâtres d’opérations où notre pays est engagé.’’ Selon le Directeur général de la Police nationale (DGPN), Oumar Maal, ‘’sous aucune forme’’, ce drapeau ‘’ne devra être terni’’. A cet effet, le comportement de ces hommes devra être ‘’exemplaire’’ à tous points de vue. ‘’L’estime et la confiance que les Nations unies portent à notre pays résultent du comportement des troupes sénégalaises qui ont toujours fait montre d’une très grande discipline et d’un professionnalisme avéré. Pour vous permettre de persévérer dans cette dynamique, vous avez suivi, pendant près de trois mois, une préparation axée principalement sur les techniques et compétences nécessaires au maintien de la paix’’, ajoute le boss de la police.



En effet, le Sénégal est aujourd’hui classé 7ème parmi les pays contributeurs de troupes pour des opérations de maintien de la paix des Nations unies. Pour la composante police de ces mêmes opérations, il est premier en Afrique. Cela, pour être présent en Haïti, au Mali, en Côte d’Ivoire, en République Démocratique du Congo, en République Centrafricaine, au Soudan du Sud et au Darfour. ‘’Vous devrez fonder toutes vos actions dans le respect scrupuleux du mandat conféré par le Conseil de Sécurité des Nations unies, dont les axes majeurs demeurent, entre autres, la protection des civils, la sécurisation du personnel et des installations des Nations unies, ainsi que le contrôle du respect et la promotion des droits de l’Homme’’, recommande le DGPN. Dans ce cadre, Oumar Maal exhorte les casques bleu sénégalais à rester au ‘’service exclusif’’ de la paix, dans les formes et les limites prescrites par ce mandat. ‘’Vous devez également faire preuve d’impartialité, de vigilance, de sang-froid et de discernement dans l’application des règles d’engagement qui légalisent vos actions’’, ordonne-t-il.



S’abstenir de tomber dans les travers

 
Ces dernières années, des cas de viol commis par des forces des Nations unies ont été notés, notamment en Centrafrique. Ainsi, le Dg de la Police nationale a appelé ses hommes à la prudence. ‘’A travers les terres d’opération, notamment au Darfour et en Centrafrique, il a été demandé, recommandé et exigé de nos hommes de s’abstenir de tomber dans les travers qui, aujourd’hui, gangrènent le système des Nations unies, notamment en ce qui concerne les abus sexuels. On leur a demandé d’avoir un comportement irréprochable’’, a-t-il fait savoir. Etant donné que ces hommes sont quadruplement ambassadeurs, (de la Police, du Sénégal, de l’Afrique et des Nations unies), ils ne doivent pas décevoir, selon l’Inspecteur Maal.



Il faut noter que le 7ème contingent de la SENFPU/2 de la (MINUAD) et le 3ème SENFPU/1 de la (MINUSCA) conduits respectivement par les Colonels Ousseynou Basse et Amidou Ba vont faire une mission d’un an.

 

AKB Senxibar


 

Envoi de 2 contingents au Darfour et en Centrafrique: Omar Maal met en garde les policiers contre les abus sexuels

 

https://www.senenews.com  le - Mis à jour le

 

284 éléments de la police sénégalaise ont reçu, hier, le drapeau national des mains du directeur national de la police. Ils partent en missions au Darfour et en Centrafrique. Omar Maal les a exhortés à œuvrer au service exclusif de la paix et de ne pas verser dans des abus sexuels.

 

Dans le cadre des opérations des missions de défenses et de sécurité des Nations Unies, les populations civiles, les femmes particulièrement sont souvent victimes d’abus sexuels de la part des hommes de tenue.

 

Concernant les missionnaires sénégalais, aucun cas n’a été encore décelé. Le directeur national de la police a invité les 284 éléments qui doivent se rendre au Darfour et en Centrafrique d’avoir un bon comportement durant leur mission.

 

«On leur a demandé d’avoir un comportement irréprochable qu’il ont toujours eu au Sénégal. Or, la mission qui les projette dans théâtres d’opération ne doit être à l’antipode de ce qu’ils ont toujours fait ici Sénégal. A quatre titre, ils sont ambassadeurs (de leur pays, de l’Afrique, des Nations Unies, de la Police), ils ne doivent décevoir. Ne pas décevoir, c’est ne pas tomber dans le travers que sont les abus sexuels », a laissé entendre Oumar Maal dans les colonnes de L’Observateur.

 

Envoi de 2 contingents au Darfour et en Centrafrique: Omar Maal met en garde les policiers contre les abus sexuels
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 23:04

 

 

 

Abdoulaye Ngamende·mercredi 3 mai 2017

 

La grande réunion de la coalition FPRC-RPRC-MPC qui a eu lieu à N’Délé avait été voulue par Nourredine Adam pour essayer de remettre de l’ordre dans son groupe armé, à cause des écarts de certains de ses généraux et des luttes de pouvoir internes. Sentant son autorité chancelante, Nourredine Adam a décidé de faire table rase de ses généraux centrafricains et a préféré s’entourer de mercenaires étrangers comme Al Khatim, un tchadien, nommé au poste prestigieux de Chef d’Etat-major du CNDS, et de Idriss Bachir, un soudanais, pour l’approvisionnement en armes et en munitions. Mais cette apparente reprise en main ne cache-t-elle pas un aveu de faiblesse et une incapacité pour Nouredine Adam, de remettre de l’ordre chez ses partisans et de restaurer son autorité déjà bien entamée ?

 

Bien sûr, par voie de presse, Nourredine Adam accuse d’allégations comme quoi le FPRC serait en crise. Pourtant, si on regarde de plus près, qu’est-ce qu’on voit ?

 

Abdoulaye Issène, qui prenait trop de place, trop d’initiatives, qui menait sa propre tactique militaire pour conquérir les zones minières qui lui permettaient de préserver son pouvoir, cet Abdoulaye Issène, chef d’état-major du CNDS a été limogé par Nourredine. C’est Al Khatim le tchadien qui a pris sa place. Ce changement au profit d’un étranger, criminel de guerre, dont le fief est dans la zone de Kabo où il mate chaque opposition par le meurtre, ce changement signe donc la volonté de Nourredine, chef du FPRC et de la coalition, de prendre un virage encore plus marqué en faveur du radicalisme dans lequel il souhaite engager l’avenir. Une telle nomination démontre qu’il entend reprendre le combat prochainement, avec l’appui de mercenaires étrangers qu’il juge plus fiable que ses troupes centrafricaines. Un pas de plus vers la partition du pays.

 

Il est vrai que l’individualisme de certains généraux du FPRC ne va pas dans le sens des intérêts de Nourredine Adam. Déjà, le poste de chef d’état-major du CNDS avait été enlevé à AdoumKanton à cause de ses nombreuses erreurs qui ont mené, à plusieurs reprises, le FPRC à l’échec militaire. Piètre chef militaire, Kanton avait donc été destitué et remplacé, à l’époque, par Abdoulaye Issène. Il apparait aujourd’hui que ce choix n’était pas meilleur, car, si Abdoulaye Issène a été meilleur chef militaire que Kanton, son ambition à prendre la place de Nourredine Adam l’aura mené à sa perte.

 

Ainsi, si on analyse les évolutions du FPRC, il apparait nettement deux choses. Tout d’abord, il existe une grande défiance de la part de Nourredine Adam envers ses généraux centrafricains. C’est pourquoi il préfère les mettre sous les ordres de chefs mercenaires étrangers. Le deuxième point, qui n’a pas encore été abordé, c’est que Nourredine Adam fait des alliances avec d’autres groupes armés, parce qu’il n’a plus la capacité, seul, d’atteindre ses objectifs personnels. Il n’a pas confiance dans la qualité combattive de ses troupes et préfère s’allier avec des mercenaires tchadiens et soudanais. C’est pourquoi il a nommé Al Khatim.

 

Lâcher par ses anciens soutiens officiels à l’étranger, mis en cause par ses généraux, Nourredine Adam doit alors compter sur le tchadien Al Khatim et le soudanais Idriss Bachir qui lui donnent troupes, munitions et armement, mais qui, le moment venu, pourront lui dicter leurs conditions, car Nourredine Adam est faible. En effet, lorsque les troupes de mercenaires tiendront les zones minières, ils pourront dicter leur volonté à Nourredine Adam, ou l’éliminer, pour garder tout le butin pour eux.

 

Actuellement, Nourredine Adam se réorganise et, pour avoir du calme, assure la MINUSCA qu’il souhaite s’engager dans le DDRR. Comme ça, personne ne l’ennuie ou lui demande des comptes. Il gagne du temps, il ment, comme d’autres fois auparavant.

 

Sinon, comment expliquer que son organisation militaire se durcit avec Al Khatim et Idriss Bachir ? Comment expliquer que des armes et des munitions antichar arrivent dans le nord ? Comment expliquer que les mercenaires s’entraînent dans la brousse pour préparer leurs prochaines actions ? Lorsqu’on accepte le DDRR, on ne réarme pas, on n’entraîne pas les troupes.

 

Les populations sont fatiguées dans le nord. De nombreuses personnes courageuses réussissent à transmettre des informations, à leurs risques et périls, par téléphone ou par porteur.

 

Alors pour répondre à la question du titre de cet article, oui, les agitations du FPRC et de Nourredine Adam sont un aveu de faiblesse. Il ne veut plus compter sur ses troupes et ses généraux. Alors il décide de les remplacer par des mercenaires qui prendront tout le butin, puisqu’il n’y a que ça qui les intéresse. Les goulas et les roungas n’auront rien, ou des miettes pour les calmer et faire illusion. Mais en réalité, ils ne contrôlent déjà plus rien.

Lu pour vous : Centrafrique : FPRC, un aveu de faiblesse ou une reprise en main?
Lu pour vous : Centrafrique : FPRC, un aveu de faiblesse ou une reprise en main?
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 21:23

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA MINUSCA INVITE LES CENTRAFRICAINS À RESTER MOBILISÉS AUTOUR DU CONSENSUS DE MAI 2015

 

Bangui, le 3 mai 2017 - A la veille du deuxième anniversaire du Forum de Bangui, la MINUSCA appelle les Centrafricaines à rester mobilisés autour du consensus de mai 2015 afin de bâtir la stabilité, la paix et la sécurité en République centrafricaine (RCA). La MINUSCA réitère son appui aux autorités et au peuple centrafricain en vue de « la pleine mise en œuvre des recommandations du Forum de Bangui » qui s’est déroulé du 4 au 11 mai 2015.

 

Lors du point de presse hebdomadaire de la Mission, mercredi à Bangui, le porte-parole Vladimir Monteiro a rappelé l'adoption du Pacte républicain pour la paix, la réconciliation nationale et la reconstruction en République centrafricaine ainsi que l’Accord d’engagement entre le Gouvernement et les groupes politico-militaires lors de ces consultations ainsi que la mise en oeuvre de recommandations, comme la fin de la période de transition et la tenue d’élections. “L’actuelle mise en place des institutions chargées de la lutte contre l’impunité prouve également que le Forum de Bangui est plus que jamais vivant”, a ajouté Monteiro.

 

Le porte-parole a par ailleurs annoncé quelques projets mis en place par la MINUSCA en étroite collaboration avec les autorités centrafricaines, notamment le lancement, jeudi à l’Assemblée nationale, de la première des trois sessions de sensibilisation des parlementaires axée sur le contrôle démocratique du secteur de la sécurité destiné à sensibiliser et à familiariser les parlementaires sur la question. Par ailleurs, la Mission a appuyé les femmes de Bambari dans la création d’un forum de femmes artisans de paix, pour aider ce groupe à guérir les blessures causées par les violences qu’ont connu la ville et la région et rapprocher les femmes des différentes ethnies et communautés.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Force, Major Rahhali Khalid, a annoncé le renforcement des patrouilles pour mieux protéger et prévenir toute menace contre la population civile, surtout dans le nord-ouest du pays où il y a des vives tensions entre peulhs et villageois suite aux vols de bétail. « La Force maintient sa présence à Koui, Ndim, Markounda, Ngaoundaye, Abba et Bondiba et des patrouilles se font quotidiennement sur les axes reliant ces localités dans le but de rassurer la population et de collecter le maximum de renseignement sur la présence des groupes armés » a-t-il indiqué.

 

De son côté, le porte-parole de la composante Police de la MINUSCA, Lieutenant Salifou Konsiega, a annoncé l’arrivée à Bangui, le 29 avril, d’une unité de Police de la Jordanie, spécialisée dans les opérations à haut risque. Par ailleurs, la composante Police de la MINUSCA a poursuivi sa collaboration avec les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) pour protéger les populations civiles, notamment à Bangui et à Bambari.

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR |

LA MINUSCA INVITE LES CENTRAFRICAINS À RESTER MOBILISÉS AUTOUR DU CONSENSUS DE MAI 2015
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 21:15
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Environ 40% d’enfants souffrent du retard de croissance, selon PAM

 

Par Nina Verdiane Niabode le 3 mai 2017

 

BANGUI, 03 Mai 2017 (RJDH)… Plus de 40% d’enfants âgés de 6 mois à 5 ans souffrent du retard de croissance qui s’ajoute à la mortalité maternelle et infantile. Un bilan rendu public par le revue « chiffre de planification 2017 » du programme alimentaire mondial (PAM).

 

L’insécurité alimentaire et l’absence des infrastructures sanitaires dans certaines régions sont les facteurs de l’augmentation du taux de malnutrition infantile, selon le PAM. Ce bilan intervient alors que le plan de réponse humanitaire 2017 requiert seulement 10% du financement.

 

En Centrafrique, 40% d’enfants âgés de 6 mois à 5 ans sont modérément touchés par la malnutrition ; 9.600 enfants souffrent de la malnutrition aiguë et sévère avec des complications médicales ; 36.000 enfants de 6 à 23 mois, sont issus des familles en état d’insécurité alimentaire et extrêmement vulnérables. Environ 5000 personnes malnutries vivent avec le VIH et sont sous antirétroviraux. Peut-on lire dans ce document.

 

En réponse à cette situation, le Programme Alimentaire Mondial en collaboration avec le ministère de la santé publique, les agences onusiennes ainsi que des organisations non gouvernementales ont secouru environ 94.000 personnes et distribué 1.017 tonnes de nourritures. Plus de 160 centres de santé ont reçu de l’assistance pour prévenir et traiter la malnutrition.

 

Le pays est extrêmement fragilisé après la crise avec une économie exsangue. L’absence de service sociaux de base impacte de façon désastreuse sur la situation humanitaire de la population.

 

 

Centrafrique : Liberté de la presse, une amélioration fragile selon RSF

 

Par Fridolin Ngoulou le 3 mai 2017

 

BANGUI, 3 Mai 2017(RJDH)—La République Centrafricaine est classée 113e sur 180e, selon Reporter Sans Frontière. Ce classement fait régresser le pays de trois rangs, contrairement à l’année 2016.

 

La Centrafrique, plongée dans des violences depuis 2013, peine à se relever. Des radios et autres structures médiatiques ont connu le pillage, des journalistes menacés, mis en prison et d’autres ont perdu la vie dans les moments forts de la crise. C’est dans ce contexte que pour 2017, Reporter Sans Frontière RSF observe une « amélioration fragile » de la situation des journalistes en Centrafrique.

 

Depuis le 23 décembre 2016, les journalistes centrafricains n’ont plus de Maison de la presse, « cette dernière ayant été fermée et son matériel confisqué à Bangui, après un long conflit foncier opposant les journalistes à la famille de l’ancien président Patassé », a relevé RSF. Face à cette situation les professionnels des médias, ont exprimé leur mécontentement autour du thème : « Les médias Centrafricains dans la rue ».

 

Selon les données de RSF, en Centrafrique, aucun journaliste n’a été tué, aucun net-citoyen aussi tué ni un collaborateur tué en 2017.

 

Le tableau de bord de la liberté de presse en Centrafrique n’est pas que rose pour autant. En fin mars dernier, un journaliste directeur de publication a été mis en prison sans le respect de la procédure. Bienvenu Doumta, directeur de publication du journal « la Fraternité » a été maintenu pendant 4 jours à l’office de répression de banditisme (OCRB) à Bangui après son audition par la police de répression du banditisme. La publication d’un article dénonçant un contrat de gré à gré signé entre le gouvernement et une société ivoirienne serait à l’origine de sa convocation par la police selon la rédaction du journal la Fraternité.

 

Des menaces des groupes armés et de certains proches du pouvoir rythment aussi le travail des journalistes en Centrafrique. L’esprit critique pour des temps critiques thème de cette journée demeure un défi majeur à relever pour la presse en Centrafrique.

 

 

Centrafrique : Les journalistes du RJDH appellent à la libération de Ahmed Abba

 

Par Jean Fernand Koena le 3 mai 2017

 

BANGUI, 3 Mai 2017(RJDH)—Les journalistes du Réseau des Journalistes pour le Droit de l’Homme (RJDH) exigent la libération de leur confrère Ahmed Abba condamné à 10 ans de prison pour blanchiment de produit terroriste par le tribunal militaire camerounais sans en apporter la moindre preuve d’accusation. Appel lancé ce 3 mai à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.

 

La condamnation de notre confrère par ce tribunal n’est autre que la volonté politique de contrôler et mettre les professionnels des médias dans l’angoisse ; pousser les journalistes à choisir la partialité et la dépendance. Journaliste des faits et non d’opinion, notre confrère Ahmed Abba correspondant de RFI en Haoussa, a payé le prix de sa conviction et son engagement à informer. Le pouvoir politique loin de venir au bout du terrorisme préfère s’en prendre au pauvre qui n’a que son micro et sa plume pour informer l’opinion. Ce qui est devenu pour lui un crime de l’aise majesté.

 

Sylvestre Sokambi, rédacteur en chef du RJDH justifie cette prise de position par la solidarité et la protection de la liberté de la presse « nous sommes solidaires de notre confrère Ahmed Abba pour exiger sa libération et nous le faisons pour défendre l’élan de la protection des médias dans l’exercice de leur profession », a-t-il insisté.

 

De part cette manifeste, la rédaction du RJDH exige des autorités politiques camerounaises la diligence en libérant sans condition notre confrère. « Les terroristes se sont toujours revendiqués comme tels. Ils sont connus à travers leurs actes, ce qui est loin d’être la profession et le rêve de notre confrère. Lorsqu’on condamne un journaliste de blanchiment de preuve de terrorisme, il faut que la raison d’Etat dans cette affaire soit prouvée et motivée. Où sont les preuves des faits ? » S’interroge Fridolin Ngoulou, journaliste et Webmaster au RJDH.

 

Plusieurs facteurs expliquent la tentative de museler la presse au Cameroun « la pratique est à la mode, lorsqu’on voit la coupure du réseau internet dans les régions hostiles au pouvoir, l’arrestation et la condamnation devant un tribunal militaire sont des signes extérieurs qui ne trompent pas et expliquent que la presse est sur la sellette et appelle à l’unité des médias » selon Jean Fernand Koena.

 

Ahmed Abba a été condamné le 24 avril 2017 de 10 ans d’emprisonnement assortie d’une amande de 55 millions de FCFA. Il avait passé 2 ans en prison sans jugement. Le Cameroun est classé 126e dans le classement de RSF sur la liberté de la presse.

 

La situation dans laquelle se trouve Ahmed Abba prouve à suffisance que le journalisme est incompatible aux régimes lorsque les journalistes épousent l’esprit critique pour de temps critique, et Ahmed Abba a tout le soutien pour son combat pour une presse plurielle à travers le monde.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 21:13
RCA : accès difficile à l'eau potable

 

 

 

http://www.bbc.com  3 mai 2017

 

A Bangui la capitale centrafricaine, la SODECA, société de distribution d'eau n'arrive pas à desservir l'ensemble des quartiers en eau potable.

 

En cause, la vétusté de ses équipements et installations qui font qu'une grande partie de la population n'a plus facilement accès à l'eau courante.

 

Des centaines de familles sont obligées de passer toute une nuit devant des bornes fontaines pour attendre l'arrivée de l'eau. D'autres parcourent trois ou quatre kilomètres avec des charrettes à la recherche de l'eau potable devenue une denrée rare.

 

A certains endroits, plus aucune goutte d'eau ne tombe des robinets, surtout pendant la saison sèche.

 

Au quartier Damala par exemple, dans la commune de Bimbo à la périphérie ouest de Bangui, l'eau de la SODECA n'a pas coulé des robinets depuis plusieurs mois.

 

Les hôpitaux affectés

 

Ce problème d'eau va jusqu'à perturber le bon déroulement de certains services essentiels dans les zones concernées. C'est le cas de l'Hôpital de l'Amitié sis au quartier Foûh dans le 4e arrondissement. Les parents des malades hospitalisés dans ce grand centre de référence éprouvent d'énormes difficultés pour s'approvisionner en eau potable.

 

La situation est préoccupante dans d'autres provinces où la société nationale de distribution d'eau n'existe que de nom.

 

Devant l'incapacité de l'Etat à résoudre ce problème, le CICR, OXFAM et la Plateforme religieuse, ont financé des projets d'installation des kiosques fontaines dans les quartiers pour offrir de l'eau potable à la population.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 17:32
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Deux morts et des blessées lors de l’incursion d’hommes armés à l’Est du pays

 

Par Victor Komas le 2 mai 2017

 

BANGASSOU, 2 Mai 2017 (RJDH)—Le village Fodé, situé à 125 Km de Bangassou a été attaqué le 29 avril dernier par des hommes armés. La situation dans ce village est restée tendue malgré le calme signalé.

 

Deux personnes tuées, plusieurs blessés des habitations incendiées et des personnes enlevées, c’est le bilan de l’incursion de ce groupe armé au village Fodé. Cette attaque est attribuée, selon nos informations à la LRA de Joseph Kony très active dans cette partie de la République Centrafricaine.

 

Le village Fodé à deux heures de voyage de Bangassou, est attaqué après de folles rumeurs qui font état de menaces d’attaque contre le chef lieu du Mbomou. Cette attaque est aussi signalée alors que les forces américaines et ougandaises engagées dans la lutte contre la LRA, amorcent déjà leur retrait.

 

Plusieurs habitants du village Fodé se sont réfugiés à Bangassou. Un d’eux a indiqué que l’attaque a eu lieu à 4 heures du matin, « c’est vers 4 heures du matin nous avions été réveillés par des crépitements d’armes. Dans la foulée, deux personnes ont été tuées, une cinquantaine d’habitations incendiées, de nombreux blessés dont 4 évacués à l’hôpital de Bangassou. Je sais qu’il ya des personnes portées disparues ou enlevées », confie un d’eux contacté par le RJDH.

 

Le mode opératoire ressemble à celle de la LRA sur qui pèsent de soupçons, « ces éléments sont arrivés dans notre village avec des matériels de guerre tout neufs. Ils sont des éléments de la LRA », accuse la même source.

 

Alors que certains habitants de Fodé ont rejoint Bangassou d’autres se sont réfugiés dans la brousse par craindre de nouvelles attaques.

 

 

Centrafrique : L’effectif des policiers réduit par le gouvernement malgré le prochain recrutement

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 2 mai 2017

 

BANGUI, 02 Mai 2017(RJDH)—L’effectif des policiers centrafricains va être réduit de 23 malgré le recrutement de 250 éléments que compte faire le pouvoir en place.

 

Le gouvernement centrafricain a admis à la retraire plus de 283 policiers. Contre ce chiffre, il compte recruter 250 policiers ce qui indique que l’effectif des policiers va baiser de 23 d’ici trois mois.

 

La liste des admis à la retraite est affichée à la Direction Générale de la police. Selon des informations du RJDH, environs 20% de ces agents n’ont pas encore atteint l’âge de la retraite. Un cadre au ministère de la sécurité publique infirme cette information et estime que tout a été fait dans « la règle de l’art », explique t-il.

 

Plusieurs cadres de la police contacté par contre ont rejeté cette affirmation et parlent d’une précipitation, « je suis admis à la retraite dans la liste actuelle alors qu’il me reste, selon les textes deux années de service. Là je suis obligé de descendre à Bangui, laissant mon poste pour préparer mon dossier de retraite » confie au RJDH un agent en service dans l’arrière-pays qui est obligé de rejoindre Bangui depuis la publication de la liste.

 

Malgré que le processus du recrutement ne soit pas encore achevé, le gouvernement vient d’admettre 283 policiers à la retraite. D’après les informations RJDH certains concernés n’ont pas encore atteint l’âge de 60 ans pour être admis à la retraite, à cela s’ajoute l’expérience que détiennent ces anciens policiers. Certains ont estimé être à la retraite en 2018, le temps de former encore les jeunes qui arrivent fraichement dans le métier.

 

De sources autorisées, les policiers admis à la retraite ont trois mois avant de cesser le travail. Mais tout calcul fait, le gouvernement a réduit de 23 l’effectif des policiers alors que le pays en proie encore à l’insécurité a besoin de force de l’ordre pour maitriser le banditisme qui prend de l’ampleur tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays.

 

Depuis le 1er février, le gouvernement a lancé les opérations de recrutement de 500 gendarmes et policiers. La semaine dernière, la Minusca à l’origine de ces opérations, a annoncé avoir retenu 9.500 dossiers pour le test.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement plaide pour la pérennisation du projet Londo

 

Par Judicael Yongo le 2 mai 2017

 

BANGUI, 02 Mai 2017(RJDH)—Le ministre du Plan Félix Moloua s’est engagé à pérenniser le projet Londo. Il a fait l’annonce ce matin lors du bilan à mi-parcours de ce projet qui privilégie les Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre (THIMO).

 

Selon le ministre du Plan, le projet Londo a déjà touché 45 des 71 sous-préfectures de la République Centrafricaine soit 63%. Selon les données en notre possession, 17.500 jeunes ont été recrutés dans le cadre des Travaux à Haute Intensité des Mains d’œuvres, travaux exécutés entre juillet 2015 et avril 2017. Un milliard dix-huit millions six cent onze francs CFA ont été déboursés pour reconstruire 1098 kilomètres de routes, aménager 12 aérodromes.

 

Le ministre centrafricain du Plan, Félix Moloua s’est dit satisfait du bilan actuel du projet et s’est engagé à plaider pour sa pérennisation, « nous sommes satisfaits des résultat du projet Londo qui est un projet d’urgence. Maintenant, nous sommes en train de travailler davantage pour d’autres appuis afin d’entretenir les efforts fournis dans le cadre du projet qui mérite d’être pérennisé », a annoncé le membre du gouvernement sans plus de détails.

 

Le projet « Londo » est un programme du gouvernement centrafricain financé par la Banque Mondiale depuis juillet 2015. L’objectif visé est de fournir de l’emploi aux populations vulnérables sur l’ensemble du pays afin de relancer les jeunes désœuvrés dans des activités génératrices de revenu ».

 

La phase 4 du projet Londo est en cours depuis mars 2017 dans 16 sous-préfectures situées dans le Nord-est, le sud-est, le centre, le sud-ouest et le Nord-ouest de la RCA.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 16:58
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

 

Plaidoyer des agences onusiennes en faveur de la RCA

 

APA-Bangui (Centrafrique) 02/05/17 - Les chefs des agences humanitaires des Nations Unies ont lancé un appel urgent à la communauté internationale à ne pas négliger la République centrafricaine (RCA) où les violences ont contraint 884 276 personnes à des déplacements forcés.

 

Ces victimes qui représentent le cinquième de la population centrafricaine connaissent également la faim et la malnutrition, soulignent les chefs d’agence des Nations Unies dont l’appel a été lancé samedi à Bangui, au terme d’une visite de quatre jours en RCA.

 

Au cours de cette visite, la délégation a pu s’entretenir avec les communautés affectées, la société civile, les bailleurs, les acteurs humanitaires et les autorités politiques. Elle a également visité la préfecture de l'Ouham Pendé au Nord-Ouest du pays. Cette région a été récemment touchée par des actes de violence.

 

«Il est encourageant de voir comment les communautés peuvent se relever si elles ont les outils et le soutien adéquats», a déclaré Abdou Dieng, Directeur régional du Programme alimentaire mondial pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre.

 

M. Dieng qui faisait partie de la délégation a ajouté : «J'ai vu comment les gens sont prêts à transformer une page très sombre dans leur vie et à avancer ».

 

«Répondre aux causes profondes de la violence intercommunautaire est essentiel pour promouvoir la sécurité et permettre aux communautés et aux services gouvernementaux de se redéployer. Cela est d’autant plus réussi lorsque le gouvernement, la société civile et les agences d'aide au développement travaillent ensemble», a, pour sa part, Richard Danziger, Directeur pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre de l’OIM.

 

Outre ces deux responsables, la délégation comprenait notamment Allegra Maria Baiocchi, Représentante régionale pour l'Afrique de l'Ouest et Centrale (OCHA), Yves Habumugisha, Directeur régional des affaires humanitaires et d'urgence de l’Afrique de l'Ouest pour l’ONG World vision et Anne Marie Deutschlander, Directrice régionale du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

 

Près de la moitié de la population centrafricaine - soit 2,2 millions de personnes - dépend de l'aide humanitaire pour survivre.

 

En raison de l’absence de l’autorité et des services de l’Etat dans la plupart des régions, les acteurs humanitaires fournissent aux populations environ 50% des services sociaux de base.

 

Le sous-financement chronique est tout aussi inquiétant dans la mesure où il menace l’existence d’une aide vitale. Le Plan de réponse humanitaire de 399,5 millions de dollars pour la RCA en 2017 – pour venir en aide à 1,6 million de personnes – n’est financé qu’à 10% seulement.

 

Le plan de réponse de 2016, d’un montant de 531,5 millions de dollars, avait été financé à moins de 40%.

 

Dans plusieurs régions de la Centrafrique, le départ de partenaires humanitaires, faute d’un financement suffisant, a augmenté la vulnérabilité des populations. Dans ces zones, ils étaient souvent les seuls à procurer des services sociaux de base à la population.

 

 

RCA : la FAO qualifie de « succès » la campagne agricole

 

APA-Bangui (Centrafrique) 02/05/17 - La campagne agricole 2017, financée par la FAO à hauteur de 10 millions de dollars, est « un succès » par rapport à la précédente grâce surtout au retour de la sécurité dans certaines régions du pays, a déclaré Jean Alexandre Scaglia, représentant de l’organisme onusien en Centrafrique.

 

« C’est un indicateur d’une véritable stabilisation du monde rural. Les rendements étant essentiellement soutenus par l’augmentation de surface. C’est dire que les paysans se sont sentis sécurisés et ont augmenté le nombre d’hectares de terres cultivées, se sont éloignés des villes et villages », a dit M. Scaglia, samedi à Bangui.

 

Il a ajouté : « C’est un paramètre qui montre un retour d’un certain niveau de confiance ; aussi vrai pour les céréales qui étaient des cultures beaucoup pillées, aujourd’hui les paysans ont la possibilité de les stocker et de les vendre ».

 

Cette embellie de l’agriculture est également valable dans le secteur d’élevage à cause de la confiance qui revient petit à petit, a soutenu M. Scaglia.

 

Pour ce premier cycle de l’année 2017, la FAO qui a bénéficié du soutien du Royaume-Uni, de l’UE et des USA s’est fixé pour but d’octroyer des semences vivrières et maraîchères à plus de 133 000 ménages en situation de grande précarité à travers toute la Centrafrique.

 

Dans le même temps, 69 400 ménages recevront des outillages.

 

Ce genre d’assistance permet de rétablir durablement la sécurité alimentaire des ménages et d’accélérer le processus de reconquête des terres rurales, a souligné le représentant de la FAO en RCA.

 

 

Cameroun: vers une interconnexion avec le Congo, la RCA et le Nigeria (ministère)

 

APA-Yaoundé (Cameroun) 02/05/17 - Le gouvernement camerounais a engagé des actions visant à interconnecter le Cameroun avec le Congo, le Nigeria et la République centrafricaine (RCA), dans le cadre du projet dorsale à fibre optique de l'Afrique centrale (Central African Backbone Project, CAB), a appris APA auprès des services compétents du ministère des Postes et Télécommunications.

 

Les interconnexions, financées à hauteur de 30 milliards FCFA par la Banque africaine de développement (BAD) pour la période 2016-2019, seront sous-tendues par la signature, à brève échéance, de mémorandums d’entente avec les autorités des pays concernés.

 

Le projet d’infrastructure intégrateur CAB, selon le gouvernement, permettra d’une part aux pays d’Afrique centrale d’avoir accès aux câbles sous-marins à partir des points d’atterrissement longeant la côte camerounaise, et d’autre part d’interconnecter les capitales de ces pays entre elles.

 

Le Cameroun, qui ambitionne de devenir un hub technologique sous régional, dispose déjà d’une interconnexion par fibre optique avec la Guinée Équatoriale et le Tchad.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com