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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 23:57
Le virage sécuritaire de la politique franco-africaine de Hollande

 

Lu pour vous

 

https://www.guineenews.org/ Par Libre Opinion - 15 septembre 2020 Par Youssouf Sylla, analyste à Conakry.

 

Il hérite du fiasco de la politique africaine de Sarkozy, notamment en Libye et en côte d’Ivoire. Connaissant peu l’Afrique, il n’échappe pas, lui aussi, au début de son quinquennat (2012-2017), à la règle qui consiste pour chaque nouveau président français, à promettre la fin des réseaux parallèles qui dominent depuis les années « 60 », en toute opacité, les relations franco africaines. 

Les déclencheurs de l’engagement français

Il s’agit principalement des risques de partition du Mali et du génocide en Centrafrique, deux anciennes colonies françaises. En 2012, le président de Centrafrique, François Bozizé demande urgemment à Hollande d’agir pour contrer la rébellion Seleka, composée essentiellement de musulmans, et qui est sur le point de s’emparer de Bangui, la capitale. Bozizé est ensuite renversé et Michel Djotodia, musulman, est installé comme président. Situation qui fait révolter les milices d’autodéfense chrétiennes, les anti-balakas, qui engagent un combat meurtrier avec la rébellion Seleka. Le combat est d’ordre politique et confessionnel, avec un risque accru de génocide dans le pays. Avec le feu vert de l’ONU, la France lance l’opération Sangaris de 2013 à 2016 pour pacifier et stabiliser le pays.

Au Mali et dans toute la bande Sahélo saharienne, le contexte sécuritaire s’emballe avec la forte pression militaire des djihadistes islamistes qui ne reculent devant rien. La présence du terrorisme islamique dans cette partie de l’Afrique menace les intérêts français, au sens large du terme. Le laisser faire est donc exclu et la France sous Hollande se voit dans l’obligation d’agir pour endiguer le mal.

Entre 2013, Hollande lance l’opération Serval pour sauver le Mali d’une partition. Les djihadistes avaient déjà réussi un exploit, en mettant sous leur contrôle, le nord du pays. La crainte d‘extension de ce contrôle sur tout le pays était donc redoutée, sans compter le risque de contamination des voisins. En 2014, l’opération Berkhane est, lancée toujours par Hollande, et remplace Serval dans la bande Sahélo saharienne. Elle vise à y lutter contre le terrorisme avec l’appui de cinq Etats de la zone : le Mali, le Burkina Faso, le Tchad, la Mauritanie, et le Niger, tous membres du G5 du sahel.

Selon le site web du ministère des Armées françaises,  » La stratégie sahélienne de la France vise à ce que les États partenaires acquièrent la capacité, d’assurer leur sécurité de façon autonome. Elle repose sur une approche globale (politique, sécuritaire et de développement) dont le volet militaire est porté par l’opération Barkhane, conduite par les armées françaises ».

Le G5 Sahel est institué sur la base d’un accord interétatique conclu en décembre 2014 entre ses cinq Etats membres. C’est une organisation qui dans ses objectifs fait le lien entre la sécurité (lutte contre le terrorisme et le crime organisé) et le développement, le tout soutenu par la démocratie. Le G5 Sahel semble pleinement prendre conscience que sans l’élévation du niveau de vie des populations, et le respect des principes démocratique, il sera aléatoire de vaincre durablement le terrorisme et le crime organisé.

Poussant vers la constitution du G5 Sahel, F. Hollande a réussi, à aider à la mise en place d’un mécanisme institutionnel africain de règlement des conflits dans la bande sahélo saharienne. C’est la concrétisation d’une vieille idée qui a émergé dans les esprits, lors du sommet franco-africain de Biarritz en 1994, après le génocide rwandais.

Les raisons de l’engagement de F. Hollande

En Centrafrique, les raisons de cette intervention sont plus humanitaires qu’économiques. A ce propos, Vincent Jauvert, journaliste de l’Obs, dit ceci : «Bien que Paris y soit le premier investisseur, les intérêts économiques français en Centrafrique sont désormais peu importants. Les échanges commerciaux s’élèvent à peine 50 millions d’euros. A part France Télécom qui s’est installé à Bangui en 2007 et l’inévitable Bolloré (qui gère le terminal porte-containeurs du port de Bangui), les grands groupes français ne s’intéressent plus guère à ce pays. Aréva, qui avait signé en 2008 un accord pour l’exploitation d’une mine d’uranium dans l’Est du pays, y a renoncé, après la catastrophe de Fukushima ».

En ce qui concerne le Mali en revanche, les raisons peuvent être trouvées dans l’analyse de la nature territoriale de certains conflits. En effet, dans la Revue stratégique de défense et de sécurité nationale (2017), avec la préface de Macron, il est écrit que la France est exposée à ce type de conflit à raison du fait que  » la contraction de l’espace géopolitique, résultat de l’accroissement des interdépendances, facilite la propagation rapide des effets des crises, mêmes lointaines, jusque sur le continent européen ». En ce qui concerne plus précisément l’espace sahélo saharienne, la Revue poursuit, en disant que, cet espace est « porteur d’enjeux prioritaires pour la France en matière de lutte contre le terrorisme ». Car cette zone « connaît un risque d’enracinement durable des mouvances djihadistes ». Ce qui se passe dans cette zone constitue donc une menace réelle pour la sécurité de l’Europe et de la France.

Hollande, homme de rupture ?

Il avait promis dans sa campagne de rompre avec la Françafrique. La promesse finalement est non tenue, car par réalisme, il a reçu à l’Elysée les autocrates africains. Il avait besoin d’eux pour le succès de sa politique sécuritaire dans le continent.

Malgré les critiques suscitées par l’action militaire française pour empêcher, d’une part, l’extension du contrôle des djihadistes sur tout le Mali, et possiblement sur ses voisins, et d’autre part, la répétition de la tragédie rwandaise en Centrafrique, cette fois-ci, entre musulmans et chrétiens, on se demande qu’allait être la situation sécuritaire dans ces pays sans cette intervention ?

Ceci dans un contexte d’indifférence des pays les plus puissants du monde, et d’impuissance des organisations régionales africaines à relever les défis sécuritaires. Même si l’intervention française ne peut être exempte d’intérêts géostratégiques et économiques, elle a eu le mérite de protéger l’intégrité territoriale du Mali, ce qui est loin d’être une mince affaire, et d’éviter au Centrafrique un génocide.

De ce point de vue, Hollande en s’engageant dans le conflit de Centrafrique se distingue de Mitterrand, socialiste comme lui. Ce dernier avait plutôt cherché à protéger les génocidaires hutus. Il se distingue aussi de certains de ses prédécesseurs, de la droite, qui agissaient lançaient des opérations militaires en Afrique pour rétablir au pouvoir des chefs d’Etats amis.

 

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 23:29
 RCA : un projet de loi électorale fait monter la société civile au créneau

 

Centrafrique: un projet de loi électorale fait monter la société civile au créneau

 

https://www.rfi.fr/ 16/09/2020 - 12:46

 

Un projet de loi modifiant le code électoral, issu du conseil des ministres extraordinaire de ce mardi 15 septembre, a fait monter les tensions entre le gouvernement et le groupe de travail de la société civile, à trois mois de l’élection présidentielle.

Un conseil des ministres extraordinaires a eu lieu ce mardi 15 septembre en Centrafrique. De cette réunion a accouché un projet de loi portant modification du code électoral, qui répond à la demande de l’ANE (Autorité nationale des élections), de prolonger la période d’enrôlement des électeurs tout en restant dans les clous constitutionnels.

Ce projet prévoit, entre autres, de renvoyer la publication des listes électorales au 8 octobre et la convocation des électeurs au 25 octobre. Des dates qui ont fait monté la société civile au créneau. « Le glissement est un faitexplique à RFI le porte-parole du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine, Paul Crescent Beninga. Lors de la dernière réunion du cadre de concertation, vous avez constaté que se dégageait un consensus en faveur de nouvelles discussions pour aborder les modalités de ce glissement. Mais aujourd’hui, le gouvernement prend une initiative qui surprend, alors que ce glissement est un fait. »

Paul Crescent Beninga dénonce un choix qui viole ce qui a été convenu sur le dialogue : « La nouvelle date du 8 octobre annoncée par l’ANE n’est pas possible du tout du point de vue légal. Il faut nécessairement modifier la loi et cela nécessite toute une démarche. Aujourd’hui, je ne vois pas comment on peut convoquer une session extraordinaire du Parlement pour modifier la loi en deux ou trois jours. »

Il est question de réviser le code électoral en vue de permettre à l’ANE de continuer l’enrôlement et d’organiser les élections dans les délais constitutionnels.

Ange-Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement et ministre en charge de la Communication

Esdras Ndikumana

Une erreur d'interprétation, plaide le gouvernement

Du côté du gouvernement, on estime qu’il s’agit d’une erreur d’interprétation des textes et de la décision de la Cour constitutionnelle. Le gouvernement n’est pas contre la concertation, mais la Cour constitutionnelle a parlé d’une concertation obligée au cas où ces modifications sur le calendrier électoral auraient impacté les délais constitutionnels, c’est-à-dire le 27 décembre, date de la présidentielle. « Ça n’est pas le cas ici », explique Ange-Maxime Kazagui, le porte-parole du gouvernement.

Pour lui, « la Cour constitutionnelle a été claire. La Cour constitutionnelle a évoqué la nécessité d’une concertation que le gouvernement, bien entendu, admet dans son principe. Encore faut-il qu’il y ait un sujet. Il y aura un sujet - c’est ce que dit la Cour constitutionnelle - lorsque l’ANE dira que son impossibilité éventuelle à organiser les élections amènerait à dépasser les délais constitutionnels. Pour l’instant, le gouvernement, suite aux requêtes de l’ANE, suite, me semble-t-il aussi, aux discussions qui ont eu lieu dans les instances que j’ai évoquées tout à l’heure, travaille à ce que ces élections se déroulent encore dans le délai constitutionnel, c’est-à-dire avec un premier tour au 27 décembre. »

 

 

 

RCA: l'ANE reconnait des difficultés d'organisation mais veut éviter un report du scrutin

 

https://www.rfi.fr/ 15/09/2020 - 14:41

 

L’Autorité nationale des élections (ANE) a reconnu lundi 14 septembre des difficultés dans l’organisation des élections présidentielle et législatives prévues le 27 décembre prochain; et a fait quelques propositions au Comité stratégique d’appui au processus électoral, pour essayer de rattraper son retard, en particulier dans l’enrôlement des électeurs. Un conseil des ministres extraordinaire doit se réunir ce mardi après-midi à Bangui pour discuter ces propositions. L’objectif des autorités : éviter un report des élections. Mais l’opposition reste sceptique.

Devant le Comité stratégique d'appui au processus électoral, ce lundi, l’ANE a fait un état des lieux de l'avancement des opérations. Ainsi le weekend dernier, 1,667 million de personnes étaient inscrites sur les listes électorales. L’enrôlement est terminé dans le pays sauf dans quelques localités en raison de l'insécurité.

Reste la diaspora et les réfugiés. L'ANE explique qu'elle n'a pas pu mener à bien leur enrôlement à cause de la pandémie de coronavirus et la fermeture des frontières.

Mesure principale demandée par l’ANE : le report de 15 jours la date butoir pour la publication des listes électorales. Initialement prévu le 27 septembre, l'ANE propose le 8 octobre prochain. Autre demande : doubler le nombre des agents pour l’enrôlement ainsi qu'un raccourcissement du délai de réclamation et de contentieux.

Marcel Djimassé qui représente la majorité au Comité stratégique d’appui au processus électoral, estime que les délais pourraient ainsi être tenus. « Si l’arrangement que propose l’ANE, est accepté par la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale, peut-être que oui, on pourrait tenir le premier tour dans les délais. »

Mais pour cela il faudrait modifier le code électoral. À trois mois de la présidentielle, cela paraît trop court à Sosthène Guetel Dilamkoro, représentant de l’opposition au sein du comité. « Ce sont des propositions irréalistes, le temps pour l’Assemblée nationale de recevoir le code électoral, de l’examiner, de le renvoyer au chef de l’Etat, au chef de l’Etat de l’envoyer à la Cour constitutionnelle. Vraisemblablement, on ne pourra pas tenir ce délai. Pour ne pas perdre de temps, il faut aller à l’essentiel. Il faut ouvrir une consultation des forces vives pour débloquer la situation dans un cadre de consensus. »

Il faut faire vite. En cas de retard trop important, le mandat du chef de l’État pourrait arriver à son terme. Tous insistent pour éviter une vacance du pouvoir et une nouvelle transition politique.

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 23:25
Ferdinand Alexandre NGUENDET investi candidat à la présidentielle par le Rassemblement pour la République

 

RCA/Elections 2020: Ferdinand Alexandre NGUENDET investi candidat à la présidentielle par le Rassemblement pour la République

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 15 septembre 2020 16:17

A quelques jours de la convocation du corps électoral et de l’ouverture du dépôt des candidatures, les partis politiques s’activent à travers des congrès. Le Rassemblement pour la République (RPR) qui a organisé son 2e congrès ordinaire du 11 au 12 septembre 2020 à Bangui, a investi son président Ferdinand Alexandre Nguendet, candidat à la présidentielle de décembre 2020.

Ce 2è congrès ordinaire marque les sept années d'existence du Rassemblement pour la République (RPR), en même temps, le coup d’envoi des préparatifs pour les prochaines élections.

Après avoir fait le tour de la situation sociopolitique et sécuritaire du pays, revu les textes organiques dudit parti, les partisans du RPR ont officiellement investi Ferdinand Alexandre Nguendet, candidat à la présidentielle dont le 1er tour est fixé au 27 décembre 2020.

"Aujourd'hui, notre président fondateur sort de sa vacance politique pour s'affirmer entant que leader et président de notre entité politique. C'est bel et bien lui qui va nous représenter pendant les échéances à venir. Il s'est positionné comme leader d'un parti politique. En créant le RPR en 2013, il a eu à gérer les affaires de l'Etat entant que président du Conseil national de Transition" a fait savoir Abdon Nadin Liango, porte-parole de la jeunesse du RPR.

M. Nguendet qui a dirigé durant deux semaines la transition politique en janvier 2014 dit répondre à l’appel du peuple.

"Ce qui justifie aujourd’hui mon retour, c’est l’appel pressant des militants et militantes de mon parti, l’appel pressant de la population centrafricaine qui me réclame tout le temps en estimant que, pendant qu’il était aux affaires, nous avons aspiré à une sécurité et à une paix" a martelé Alexandre Ferdinand Nguendet, estimant être le candidat idéal.

Presque tous les leaders des partis politiques de l'opposition, membres de la COD-2020 ont pris part à la cérémonie d'ouverture du congrès. Une occasion pour les opposants au président Touadera d'étaler, ce qu'ils qualifient de failles dans la gestion de la chose publique.

"Du haut de cette tribune, je demande incessamment au président de la République d'écouter son peuple. De suivre la lecture du contexte. Que l'ANE offre très rapidement son rapport de carence et que les centrafricains se parlent pour se frayer leur voie à la course" a lancé Charles Armel Doubane, ancien ministre des Affaires étrangères, devenu opposant au président Touadera.

Fondé le 28 janvier 2013 à Bangui par Ferdinand Alexandre Nguendet, le Rassemblement pour la République n'avait pas présenté de candidat à la présidentielle de 2015-2016.

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 23:23
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

NOTE D’INFORMATION  

506 PROJETS À IMPACT RAPIDE FINANCÉS EN SIX ANS PAR LA MINUSCA POUR 16 MILLIONS DE DOLLARS  

Bangui, 16 septembre 2020 – Depuis le transfert de responsabilités de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) à la MINUSCA, le 15 septembre 2014, la Mission a financé un total de 506 projets à impact rapide en République centrafricaine (RCA) pour un montant de 16 millions de dollars (8.8 milliards FCFA). « Les projets à impact rapide sont un outil d’appui à la mise en oeuvre du mandat de la MINUSCA au bénéfice de la population. Ils sont identifiés avec les autorités et les communautés locales dans les domaines de protection des civils, cohésion sociale et restauration de l’autorité de l’Etat », a annoncé le chef de la section des affaires civiles de la Mission, Laurent Guepin, mercredi à Bangui.  

« Ces projets servent d’abord aux jeunes, aux communautés, aux populations de tout bord. Ce sont des projets fédérateurs de l’ensemble des communautés », a-t-il dit, soulignant qu’ils ont été exécutés dans 12 bureaux de terrain de la MINUSCA, à Bangui et autour de bases où les casques bleus sont déployés. Selon ce responsable, les projets ont largement « permis d’établir des relations de confiance entre la MINUSCA et les populations, mais aussi et surtout à participer à la protection des civils, à la cohésion sociale ainsi qu’à la restauration de l’autorité de l’Etat ».  

Lors de la conférence de presse hebdomadaire, ce responsable a fait le bilan de cette activité entre 2014 et 2020 et dont le budget annuel est de trois millions de dollars (1.6 milliard FCFA). Parmi les réalisations, il a cité 202 bâtiments administratifs et 48 ponts construits, la réhabilitation de 66 écoles, 12 radios communautaires, des marchés, des maisons des jeunes et des femmes, l’appui aux activités génératrices des revenus, touchant également des femmes, etc. Ces projets exécutables dans un délai maximum de trois mois « ont permis de créer quelques 7500 emplois d’urgence, parmi lesquels 2.000 pour les femmes », a précisé le chef de la section des affaires civiles, ajoutant qu’avec l’apparition du COVID-19 la MINUSCA a réaffecté un tiers des trois millions de dollars du budget 2019-2020 des projets à impact rapide pour soutenir les efforts des autorités contre la propagation de la pandémie.  

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a rappelé que depuis six ans, la Mission œuvre « pour la paix, la sécurité, la réconciliation et la lutte contre l’impunité » en RCA, en coordination avec les autorités centrafricaines, les partenaires et l’équipe-pays des Nations Unies ». « Dans l’exécution de ces tâches, beaucoup de casques bleus de la Mission ont consenti le sacrifice ultime. Nous leur rendons hommage », a a-t-il renchéri.  

Concernant l’opération militaire conjointe MINUSCA-FACA dans le nord-ouest, le porte-parole de la Mission ainsi que son homologue de la Force ont rejeté certains commentaires sur un échec. « Devant la nouvelle forme d’action de 3R, il y aura en face la position de la Force et des FACA. Nous travaillons dans ce sens », a dit le porte-parole. Pour sa part, le porte-parole de la Force, le Commandant Issoufou Aboubacar Tawaye a rappelé que les éléments des 3R « sont partis en débandade de leurs principales bases, ils sont divisés et scindés en de petits groupes, c’est ce qui rend la troisième phase de l’opération, celle de la neutralisation de ces éléments, un peu complexe. Mais on reste toujours déterminé, il y aura très prochainement une réunion, pour revoir cette stratégie et apporter quelques modifications opératoires afin d’y faire face ».  

Pour sa part, la nouvelle porte-parole de la Police de la MINUSCA, la Capitaine Mazalo Ipo Agba, a souligné que plusieurs activités ont été menées et continuent d’être menées par UNPOL, pour la sécurisation du processus électoral. « Il y a la sécurisation des agents de l’ANE sur le terrain, la sécurisation des sites d’enrôlement, la sécurisation des populations et leur sensibilisation à se faire enrôler massivement. Il y a également une formation des formateurs des Forces de sécurité intérieure en cours sur la sécurisation des élections, qui a démarré depuis le 14 septembre », a-t-elle signalé.  

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 23:20
Centrafrique : la faim plus dangereuse que le coronavirus

Lu pour vous

 

https://www.ouest-france.fr/ Arnaud MEUNIER, à Bangui.Publié le 15/09/2020 à 18h02

 

Les conséquences de la pandémie sont avant tout sociales. Pour une cinquantaine de décès officiels dus au virus, des milliers de personnes ont vu leur situation alimentaire se dégrader.

La pluie tombe ce jeudi matin sur le centre de re-nutrition de Begoua, en Centrafrique. Une mauvaise nouvelle pour Esther Godo, sage-femme major :  Certaines mères ne pourront pas venir.  Ce centre de la périphérie nord de Bangui soigne les enfants atteints de malnutrition, qui ralentit leur développement physique et mental.

En quatorze ans, Esther a vu de plus en plus de patients défiler au fil des ans et des crises locales, économiques ou sécuritaires. Cette année, le choc est venu de l’étranger.  Les prix ont augmenté avec le coronavirus. Les mamans ne peuvent plus acheter des légumes. D’autres ne viennent pas aux rendez-vous, à cause du prix du transport. 

Si la crise sanitaire a relativement épargné la Centrafrique, elle a engendré une crise sociale.

Le premier effet, presque immédiat, fut la hausse des prix. Le riz et la viande ont augmenté de 30 %, le haricot de 25 %. Les contrôles sanitaires à la frontière camerounaise ont ralenti l’approvisionnement de ce pays enclavé, bloquant les camions parfois plus de deux semaines, créant une tension sur les stocks. L’inflation touche même les produits non importés, comme le manioc (50 %).

S’y est ajouté un ralentissement de l’activité économique. Selon une enquête menée par le Programme alimentaire mondial (PAM) et le gouvernement, 52,2 % des ménages exerçaient un travail rémunéré fin juin, contre 77,7 % avant la crise sanitaire.

La note s’est payée dans les assiettes. En juin, 2,4 millions de personnes, soit la moitié de la population, étaient en  insécurité alimentaire sévère ou aiguë  , contre 1,9 million en septembre 2019.  Le nombre de nos bénéficiaires a augmenté de 34 %, s’inquiète Aline Rumonge, directrice adjointe du bureau du PAM, qui distribue de la nourriture. Cette fois, la zone la plus touchée est Bangui et ses alentours. 

Moins de soins à cause des mesures sanitaires

La crise sociale ne peut qu’alimenter la malnutrition, même s’il est encore trop tôt pour le mesurer précisément.

Mais l’impact du Covid est déjà pleinement ressenti dans la prise en charge, selon Théophile Basimba, spécialiste de la nutrition à l’Unicef.  Le travail des ONG a été bousculé par les restrictions. On a ralenti le rythme des soins. Environ 40 % des enfants mal nourris ont été soignés, contre 60 % habituellement à cette période. 

Les organisations ont fini par s’adapter et tentent de rattraper le retard. Quant aux prix, s’ils se sont stabilisés, ils n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant-crise.

 

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 23:14
Besançon :“Un motif religieux et des troubles psychiatriques peuvent expliquer son passage à l’acte”

Lu pour vous

 

Besançon : Motif religieux, troubles psychiatriques, ce que l’on sait sur l’homme qui a foncé sur la terrasse d’un café

https://france3-regions.francetvinfo.fr/ Publié le 15/09/2020 à 08h46

Un homme de 46 ans est toujours en garde à vue ce mardi 15 septembre. Il sera poursuivi pour violences aggravées. La veille, sa voiture a foncé volontairement sur la terrasse de l’Iguane Café, un bar du centre-ville, sans faire de blessés.

Il était 23h30, lundi 14 septembre quand une voiture Picasso est arrivée lentement sur un recoin de la place du 8 septembre où les consommateurs profitaient en terrasse du beau temps de ce début septembre. L’homme a heurté des tables et chaises qui étaient vides heureusement. Le gérant du bar situé à côté de l'église Saint-Pierre a eu le temps de le voir arriver et a prévenu les clients.

Trois policiers du Raid de Nancy qui se trouvaient en terrasse à titre privé ont réussi à maîtriser l’individu descendu spontanément de son véhicule. “L’homme explique qu’une voix lui parlait. Il se déclare chrétien fervent. Il dit que c’est impossible de boire comme ça à proximité d’un édifice religieux” explique Etienne Manteaux, procureur de la République. 

“Un motif religieux et des troubles psychiatriques peuvent expliquer son passage à l’acte” précise-t-il.


Une heure d’errance en voiture dans la ville


Les images des caméras de surveillance ont permis d’établir que ’homme est arrivé en voiture à bord de son véhicule Picasso, il a descendu la grande rue en sens inverse, manoeuvrant à 90 degrés entre des plots métalliques pour s’approcher du bar. L’homme roulait depuis une heure dans le centre-ville quand il s’est dirigé vers ce bar bien connu en plein coeur de Besançon. Il n'était ni armé, ni alcoolisé, ni sous l'emprise de stupéfiants.
 

Le café pris pour cible par l'homme et sa voiture est située à proximité d'une église catholique de Besançon. 


Un individu déjà connu de la justice et des services psychiatriques


Des perquisitions à son domicile ont permis de retrouver de nombreuses bibles. L’homme, né en Centrafrique travaille à Thise. Il est connu de la justice. En 2012, il avait fait l’objet d’une plainte pour viol dans la sphère conjugale, a indiqué le parquet. L’homme qui souffrait d’une psychose paranoïde avait alors un discernement aboli. Il avait été déclaré irresponsable pénalement.

En 2018, son nom apparaît dans une affaire de violences dans un petit supermarché. L’homme agité au moment des faits a fait l’objet dans la foulée d’un internement psychiatrique à l’hôpital de Novillars près de Besançon.


L’enquête d’abord ouverte pour tentative d’homicide a été requalifiée en violences aggravées. Il n’y a personne de blessé, même le mobilier du bar n’a pas souffert, indique le parquet. La voiture s’est arrêtée à temps, le véhicule roulait doucement entre 10 et 30 km/h selon les premiers éléments de l’enquête.


Pas un acte à caractère terroriste


“Il n’y a pas eu de résistance particulièrement lors de l’interpellation de l’individu. On a à faire à quelqu’un qui a fait un passage à l’acte spontané” a expliqué Michel Klein, directeur départemental de la sécurité publique du Doubs.

L’émotion était vive hier soir au moment des faits. Tous avaient en tête les attentats du 13 novembre 2015 sur les terrasses des cafés à Paris, juste avant le terrible attentat de la salle du Bataclan. Ces attaques terroristes avaient fait 137 morts.

La garde à vue de l’homme interpellé à Besançon devrait se poursuivre. Son appartenance religieuse va être précisée. L’homme fréquentait en Centrafrique une église évangélique. Le parquet va demander son placement en détention en attendant les résultats d’une expertise psychiatrique.

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 00:36
Centrafrique: les ex-présidents ennemis Bozizé et Djotodia se rencontrent
Centrafrique: les ex-présidents ennemis Bozizé et Djotodia se rencontrent
Centrafrique: les ex-présidents ennemis Bozizé et Djotodia se rencontrent

 

Centrafrique: les ex-présidents ennemis Bozizé et Djotodia se rencontrent

 

Par Le Figaro avec AFP 11 septembre 2020

 

L'ex-président centrafricain François Bozizé et celui qui l'a renversé en 2013, Michel Djotodia -un putsch qui déclencha une sanglante guerre civile perdurant aujourd'hui-, se sont brièvement rencontrés vendredi à Bangui, rapporte un journaliste de l'AFP. Cette entrevue d'une demi-heure survient alors que la rumeur d'un report de l'élection présidentielle prévue dans moins de quatre mois se fait insistante.

François Bozizé a déjà annoncé sa candidature à ce scrutin du 27 décembre, tandis que Michel Djotodia ne s'est pas encore prononcé. L'actuel président, Faustin Archange Touadéra, devrait annoncer prochainement qu'il brigue un second mandat, selon les observateurs qui considèrent que François Bozizé serait alors son plus sérieux challenger. Il s'agissait vendredi de l'une des très rares rencontres entre les deux ex-ennemis, plus de sept ans après que la coalition de milices à majorité musulmane Séléka, dirigée notamment par Michel Djotodia, a chassé François Bozizé du pouvoir. Ce dernier, en exil, avait été placé sous sanctions de l'ONU, soupçonné d'avoir soutenu des groupes d'auto-défense anti-balakas, dominés par les chrétiens et animistes.

Les combats entre anti-balakas et Séléka avaient entraîné la Centrafrique dans une spirale meurtrière d'affrontements communautaires. Les nombreux massacres perpétrés par les deux camps ont plongé ce pays parmi les plus pauvres d'Afrique dans la troisième guerre civile de son histoire. Selon l'ONU, qui a accusé les deux coalitions de crimes de guerre, entre 3000 et 6000 personnes ont péri, essentiellement des civils, entre 2013 et 2015. Au sortir de la rencontre, Michel Djotodia a affirmé qu'il était venu discuter d'un «plan de paix» pour le pays avec François Bozizé. «Je vous assure que nous nous entendons bien», a-t-il insisté devant la presse. François Bozizé n'a fait aucun commentaire.

Depuis 2016, la guerre civile est entrée dans une phase de basse intensité mais plus des deux tiers de la Centrafrique sont aux mains de milices rebelles et leurs exactions contre les civils sont encore fréquentes malgré un accord de paix en février 2019 à Khartoum entre 14 groupes armés et le gouvernement. À ce contexte s'ajoutent d'importants retard dans le calendrier électoral, notamment dans l'enrôlement des électeurs. Nombre de médias centrafricains, partis de l'opposition et membres de la société civile sont convaincus que l'on s'achemine vers un report des élections présidentielles et législatives du 27 décembre.

Jeudi, Touadéra, Bozizé, Djotodia, ainsi qu'Alexandre-Ferdinand N'Guendet, actuel et anciens chefs de l'État, se sont rencontrés à Bangui, hors de la présence des journalistes, et ont évoqué notamment les retards du calendrier électoral, selon les médias gouvernementaux. La veille, la Cour constitutionnelle s'en était vivement inquiétée elle aussi avait «recommandé» à l'instance chargée d'organiser le vote de «tenir les délais ou, dans le cas contraire, d'en informer» le gouvernement. La date-butoir du 27 septembre pour la fin de l'enrôlement semble impossible à tenir, selon les experts.

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 00:29
RCA : Le nouvel ambassadeur de France présente ses lettres de créances
RCA : Le nouvel ambassadeur de France présente ses lettres de créances
RCA : Le nouvel ambassadeur de France présente ses lettres de créances
RCA : Le nouvel ambassadeur de France présente ses lettres de créances
RCA : Le nouvel ambassadeur de France présente ses lettres de créances

 

L’ambassadeur de France Jean-Marc Grosgurin présente ses lettres de créances au président Touadéra

 

Le nouvel ambassadeur de France en Centrafrique, Jean-Marc Grosgurin, a été reçu le 11 septembre au Palais de la Renaissance pour présenter ses lettres de créance au président de la République Faustin Archange Touadéra. Il s’est ensuite entretenu avec le chef de l’Etat, occasion de le remercier pour son accueil et de lui transmettre un message de confiance et d’amitié.

L’ambassadeur a rappelé le caractère historique du partenariat franco-centrafricain et s’est réjoui de travailler dans tous les domaines avec l’ensemble des acteurs institutionnels, économiques et associatifs centrafricains, au service de la population et de sa jeunesse. Le précédent poste de M. Grosgurin est la Guinée Conakry

 

La Renaissance

France Diplomatie

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 00:24
Nouveau matériel au bloc opératoire de traumatologie de l'Hôpital communautaire
Nouveau matériel au bloc opératoire de traumatologie de l'Hôpital communautaire

 

Acquisition et installation d'un "amplificateur de brillance" sur le Budget de l'Etat au Bloc Opératoire du CHU Communautaire après des dizaines d'années, obligeant nos traumatologues à évacuer tous les cas à l'étranger. 

Nos remerciements au Prof TEKPA qui a formulé la demande dans le cadre du développement de Service dont il en est le Chef.

Les besoins sont énormes mais on est optimiste sur l'optimisation des Ressources disponibles pour plus d'impact.

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 00:15
RCA : les jeunes sensibilisés sur les réalisations du chef de l’Etat

 

 

Publié le 11.09.2020 à 19h09 avec ndjonisango.com

C’est une initiative du mouvement « Touadera Notre solution », lors d’une rencontre d’échange entre anciens étudiants ressortissants de l’Université de Bangui, des 16 préfectures et les membres du mouvement.

Sensibiliser et Informer sur les actions du Président de la République a été au centre d’une rencontre d’échange mardi 08 septembre, au Centre Saint Jean 23 entre les anciens étudiants ressortissants de l’Université de Bangui, des 16 préfectures et le mouvement Touadéra Notre Solution (TNS).

L’objectif de cet échange pour se mouvement composé de jeunes,  est d’informer leurs pairs sur  les grandes réalisations du Président de la République. Une initiative du mouvement Touadéra Notre Solution «  TNS » en collaboration avec le Réseau National pour la sauvegarde des acquis de la paix « RNSAP », accès sur l’éducation, développement des  infrastructures, défense et sécurité puis citoyenneté et patriotisme. Si l’on croit à son Rapporteur Général

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