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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 18:12

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

 

 

Bangui, 26 février 2017 – Une quarantaine d’éléments de la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), lourdement armés avec des AK47 et des RPG, a été localisée dimanche matin à quelques kilomètres au nord de la ville de Bambari, préfecture de la Ouaka (centre de la République centrafricaine).

 

Conformément aux mesures annoncées depuis le début des affrontements pour empêcher une guerre à Bambari entre la coalition du FPRC et le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC), la MINUSCA est intervenue entre 8h00 et 10h00 du matin pour stopper la progression offensive de la coalition. Le bilan de cette opération aérienne n’est pas encore connu.

 

La MINUSCA met à nouveau en garde la coalition contre toute tentative de porter la guerre à Bambari et rappelle qu’elle utilisera tous les moyens à sa disposition pour éviter une escalade de la violence qui mettrait en péril la vie des populations civiles. La Mission tend à rappeler que Bambari a été déclarée “ville sans groupes armés” suite départ du chef de l’UPC et d’autres chefs de groupes armés tels que Gaétan et Tarzan. La MINUSCA souligne à cet égard qu’un déploiement conjoint décidé par les autorités légitimes centrafricaines est en cours afin d’établir l’autorité de l’Etat à Bambari. Il ne saurait donc y être toléré toute autre force que celle voulue par l’Etat centrafricain. En conséquence, la présence des éléments de la coalition du FPRC à Bambari constituerait une violation flagrante du droit national et international.

 

La MINUSCA demande à nouveau une cessation immédiate des hostilités, conformément aux appels lancés par le gouvernement centrafricain et par la communauté internationale - CEEAC, Union africaine, OIF, Union européenne et Nations Unies. La Mission demande aux groupes armés de prendre part au dialogue sur le programme de DDRR initié par le Président de la République ainsi qu’à l’initiative de l’Union africaine pour un accord de paix et de réconciliation.

 

La MINUSCA rappelle par ailleurs sa détermination à œuvrer aux côtés des autorités légitimes centrafricaines pour restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national et de faire de faire régner la paix et la sécurité pour tous les habitants de Bambari. La MINUSCA rassure également les communautés locales et souligne que seules les autorités légitimes centrafricaines, à qui elle apporte tout son appui, sont à même de protéger en toute impartialité les populations civiles contre les violences et les exactions des groupes armés.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

LA MINUSCA INTERVIENT CONTRE DES ELEMENTS LOURDEMENT ARMES AU NORD DE BAMBARI
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 18:08
PROPOS LIMINAIRE DU PRESIDENT DU MLPC A SON POINT DE PRESSE

 

PROPOS LIMINAIRE

 

Né dans les conditions résultant des soulèvements et troubles sociaux contre la dictature de l’Empire de Jean Bedel BOKASSA, le MLPC tire sa substance idéologique dans la social-démocratie dont la justice sociale fonde l’objectif principal.

 

Depuis lors, le MLPC s’est méthodiquement employé, autour de leaders téméraires et éclairés, mais surtout avec des militants déterminés à conquérir le pouvoir de l’Etat par les voix démocratiques pour libérer effectivement le peuple Centrafricain.

 

Les prémisses de la victoire de cette lutte politique étaient perceptibles dès 1981, lors des premières élections démocratiques que la RCA a organisées.

 

Mais ce sera enfin en 1993 que la victoire aux élections présidentielles couronnera la lutte du MLPC.

 

L’exercice du pouvoir suite à cette victoire durera 10 ans avec des péripéties telles qu’en terme de bilan, il sera plus raisonnable de tout relativiser.

 

Le coup de force du 15 mars 2003 mettra un terme à l’expérience démocratique, entrainant notre pays dans un cycle de violences dont nous payons le prix fort encore aujourd’hui.

 

Où est  le MLPC aujourd’hui ?

 

Suite aux dernières élections, il fallait remettre le Parti au travail en remontant le moral des militants affecté par les résultats.

 

A cet effet, un conclave a été convoqué les 17 et 18 décembre 2016 à Bangui où les hauts responsables du Parti, tant au niveau central que régional, se sont  retrouvés pour faire l’état des lieux du Parti et tracer les nouvelles perspectives.

 

Ce jour même, une importante Assemblée Générale a été tenue et  les résultats du conclave y ont été restitués aux militants.

 

Désormais, les militants du MLPC sont imprégnés des nouvelles recommandations et orientations à mettre en œuvre aux niveaux de toutes les instances du Parti.

 

Je salue la présence parmi nous de mes frères et sœurs des formations politiques avec qui nous menons ce combat si difficile pour l’épanouissement de notre démocratie et pour le bien-être de nos compatriotes sans distinction aucune.

 

A nos militants, militantes et sympathisants, bon et joyeux 38ème anniversaire.

 

C’est l’objet principal du point de presse que je souhaite que la presse en soit également le relais

 

Merci à tous et à toutes

 

 

Martin ZIGUELE

Président du MLPC

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 17:52
En Centrafrique, un conflit entre milices pour le contrôle de Bambari

 

 

 

http://www.la-croix.com Laurent Larcher, le 26/02/2017 à 11h33

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Depuis novembre, des groupes armés rivaux s’affrontent dans la région de Bambari. Les casques bleus multiplient les interventions pour éviter l’embrasement général.

 

Un tournant ? Peut-être. Depuis le début du mois, les casques bleus mobilisés en Centrafrique (Minusca) semblent plus déterminés à lutter contre les groupes armés qui refusent de déposer les armes à Bambari et sa région, la Ouaka, dans le centre du pays. La semaine dernière, ils ont réussi à convaincre Ali Darrass, un chef de guerre issus de la Séléka (à majorité musulmane) de se retirer de la préfecture de la Ouaka.

 

Une victoire pour la Minusca, qui peine à rétablir la sécurité dans cette région convoitée par tous, en raison de sa position stratégique, de sa composante multiconfessionnelle (chrétiens et musulmans s’y mêlent) et surtout de ses richesses. Qui contrôle Bambari assure la sécurité de sa communauté, verrouille le centre du pays, et surtout exploite à son profit le commerce du café, du bois et des mines d’or et de diamants nombreuses sur ce territoire.

 

CHRONOLOGIE : Retour sur les trois ans de l’opération Sangaris

 

Expéditions punitives, assassinats, affrontements ouverts, villages attaqués, camps de déplacés visés, la comptabilité des épisodes tragiques secouant la Ouaka depuis qu’elle est tombée entre les mains de la Séléka, fin 2012, est quasiment impossible.

 

Un double conflit

 

Bambari, nœud gordien de la crise centrafricaine, est le théâtre d’une double guerre civile depuis avril 2014 : au conflit entre les milices d’autodéfenses liées aux anti-balaka (à majorité chrétienne) de Gaëtan Boade et les groupes liés à la Séléka se superpose la rivalité entre deux branches de la Séléka. D’une part l’Union pour la paix en Centrafrique, l’UPC, d’Ali Darass, à majorité peuhle, de l’autre une alliance entre le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam, à majorité goulas, et le Mouvement patriotique centrafricain (MPC) d’Al Katim.

 

Le premier dirige la partie musulmane de Bambari. Les seconds espèrent la conquérir pour y établir la capitale de leur futur État du nord-est de la RCA : un projet regardé avec une certaine bienveillance par les parrains de Noureddine Adam – le Tchad, le Soudan et des pays du Golfe.

 

Depuis novembre 2016, la rivalité entre les deux groupes de la Séléka a pris une tournure plus violente. La coalition FPRC-MPC, regroupée dans le nord-est de la région, écume les villages qui lui sont hostiles, monte des guets-apens sur les routes, se mobilise en vue de l’assaut sur Bambari. L’UPC lui dispute le terrain hors de son QG. Une bataille sans pitié pour les civils. L’exécution d’au moins 32 d’entre eux par l’UPC dans la localité de Bakala, le 11 décembre 2016, en témoigne. Un massacre documenté par l’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch, le 15 février.

 

Un dispositif d’interposition renforcé

 

Face à ce nouvel embrasement, les casques bleus ont renforcé leur dispositif dans la région, se sont équipés d’hélicoptères, de chars de combats, ont tracé une ligne rouge à Ippy, entre la ville de Bria où est regroupé l’état-major des FPRC, et Bambari. Le 11 février, ils n’ont pas hésité à frapper un convoi de 300 hommes lourdement armés en route pour Bambari. Parmi les victimes, le général Joseph Zoundeko, chef d’état-major de la coalition FPRC. Selon plusieurs sources, les rebelles auraient poursuivi leur progression, de manière plus discrète.

 

À Bambari, le départ d’Ali Darass soulève un nouveau problème pour la Minusca : l’obligation de protéger la communauté musulmane contre les anti-balaka de Gaëtan Boade. Avec le départ de l’UPC, elle a en effet perdu son encombrant protecteur.

 

Avec la Ouaka, une autre région est toujours frappée par la guerre civile : la préfecture de l’Ouham-Pendé (nord-ouest), à la frontière du Cameroun. Le groupe rebelle 3R (Retour, Réclamation et Réparation) y commet des exactions et affronte les milices anti-balaka.

Laurent Larcher

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 17:43
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

 

Centrafrique : le ministère de la Défense dénonce les menaces de mutinerie de certains soldats

 

APA- fév 25, 2017 à 16:30 - Bangui (Centrafrique) - Le ministre de la Défense, Joseph Yaketé, a dénoncé, samedi dans un communiqué lu à la radio nationale, les menaces de mutinerie d’une partie des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA), appelés à faire valoir leurs droits à la retraite mais qui refusent d’obtempérer en formulant des revendications.

 

Pour le ministre de la Défense, le départ à la retraite de certains éléments des FACA est une des conditionnalités de la communauté internationale pour restructurer les forces de défense nationale.

 

Ainsi, il appelle ces soldats à abandonner leur projet de mutinerie, estimant qu’un telle démarche ne fera que replonger le pays dans la crise.

 

Près de mille soldats ont été mis à la retraite par l’Etat major. Mais, ils exigent pour partir la revalorisation de leur solde, l’avancement en grade et le règlement de leurs arriérés de salaire.

 

De sources sécuritaires, ces militaires projettent de manifester violemment pour obtenir gain de cause.

 

L’armée centrafricaine est actuellement inopérationnelle du fait qu’elle a été privée d’armes par les Nations Unies.

 

Ainsi, certains de ses éléments se sont déployés dans les groupes armés qui règnent en maître sur une bonne partie du territoire national.

 

Le reste des soldats attend avec beaucoup d’appréhension la réforme du secteur des forces de défense nationale qui pourrait les laisser sur la touche car il se susurre qu’il y aura un nouveau recrutement pour constituer une armée véritablement républicaine.

 

 

Gréve des vacataires en RCA : les élèves donnent 48h au gouvernement pour ouvrir des négociations

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - fév 25, 2017 à 14:11 L’Union des scolaires de Centrafrique (USCA), réunie en assemblée générale samedi à Bangui, a donné 48h au gouvernement pour ouvrir des négociations avec les professeurs en grève depuis plus de deux semaines.

 

Qualifiant de légitimes les revendications des enseignants, l’USCA donne 48 heures au gouvernement pour négocier avec ces derniers avant de souligner qu’en cas de refus elle va soutenir les enseignants en organisant des manifestations dans les rues de Bangui.

 

La grève commence à avoir un impact sur les cours et cela pourrait provoquer un aménagement du calendrier des examens déjà rendu public, estiment l’USCA pour qui il faut agir vite en ouvrant des négociations avec les professeurs qui demandent leur intégration dans la fonction publique centrafricaine.

 

Devant cette menace de l’USCA, la Fédération nationale des parents d’élèves de Centrafrique a réagi en appelant les élèves au calme avant de leur promettre qu’elle va se rapprocher du gouvernement pour faire la médiation avec les enseignants grévistes.

 

Les professeurs vacataires des lycées publics sont en grève depuis me 14 février pour exiger leur intégration dans la fonction publique.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 17:13

 

 

 

À l'orée du premier anniversaire d'accession à la magistrature suprême de l'Etat, cette célèbre phrase prononcée solennellement par le Président de la République lors de la prestation de serment du 30 mars 2016 retentit encore dans la tête des centrafricains. Tout le monde avait cru et c'était la liesse et la réjouissance populaire...enfin la délivrance. Cet espoir sécuritaire s'amenuise progressivement faisant droit de cité aux groupes armés. On assiste à la dégradation galopante de la situation sécuritaire. Alors que s'est-il passé ? Pourquoi la courbe sécuritaire ne cesse de croître ? La paix est-elle encore possible ? Selon les termes de la constitution en vigueur, le Président de la République est le garant de la sécurité du peuple et du territoire national. Ainsi, le citoyen lambda se pose légitimement les questions suivantes : avant de prêter serment, le Président de la République avait-il bien perçu, apprécié l'enjeu et la portée de cette phrase ? L'a t-il ?

 

Prononcé pour le besoin de la circonstance ? S'inscrivant dans le fil de l'actualité, peut-on parler de violation des dispositions constitutionnelles pour non respect du serment ? Visiblement les groupes armés sont mieux outillés, équipés au point de reléguer l'autorité de l'Etat au second rang. Face à ce genre de situation, que peut faire le Président de la République qui ne dispose pas d'armée ? En dépit de son laxisme, a t-il les mains liées ? Le risque de dislocation du pays est très élevé que la question sécurité devient un enjeu d'intérêt général et ne concerne pas seulement le chef de l'Etat. Il appartient à tous ceux qui se réclament centrafricains de trouver une réponse collective à cette crise. Pour ce faire, il importe de déterminer les responsabilités. En dehors du politiquement correcte, qui est responsable de la persistance de la crise ? À qui profite la pérennité du désordre ?

 

Nous sommes tous conscients que le Président de la République a hérité la crise mais la responsabilité de la pérennisation lui incombe si nous faisons référence aux dispositions constitutionnelles. Une erreur d'approche et de méthode a accentué la crise. Pourquoi opté pour le dialogue et la négociation avec des criminels ? Pourquoi les entretenir en leurs accordant des droits ? L'Algérie nous donne une illustration patente de traitement de criminels lors de la prise d'otage de près de huit cent personnes d'In Amenas. Le pouvoir algérien a réagi avec fermeté en ordonnant une opération militaire malgré le veto de la France qui comptait ses ressortissants parmi les otages.

 

C'est le laxisme, la nonchalance du pouvoir dans la prise des décisions qui a octroyé des droits et privilèges aux groupes armés. L'Etat n'a pas d'emprise dans les zones occupées et la population se sent délaisser, abandonner. Comment le pouvoir légitime peut-il réduire la solution de la crise au DDRR et à la levée de l'embargo ? S'agissant du désarmement, le chef de l'Etat a connu déjà cette expérience en tant que Premier ministre et ce programme était un fiasco. Par contre, la levée de l'embargo ne peut résoudre que partiellement la crise car sous le règne de Bozize, la rébellion occupait déjà une bonne partie du territoire national alors qu'on avait une armée bien équipées et formées.

 

Nous estimons par ailleurs qu'il urge de connaître et de combattre les causes de la crise. Les régimes qui se sont succédé en Centrafrique ont tous le même mode opératoire, le même mode de gouvernance. Ainsi il faut se poser la question de savoir pourquoi la Centrafrique connaît-il de succession de coups d'Etat et de rébellion ? La réponse à cette interrogation serait le début d'une solution durable. La Minusca de son côté est aussi responsable de la crise car elle n'applique pas correctement les résolutions du conseil de sécurité de l'ONU.

 

Son l'hypocrisie la pousse à indexé sans cesse le gouvernement comme facteur de la crise en lui reprochant de ne pas délivrer de mandats pour faciliter l'arrestation des chefs Rebels. Paradoxalement, elle annonce qu'elle prendra toutes ses responsabilités en cas d'attaque de la ville de Bambari. Alors pourquoi avec ses douze mille hommes, cette menace n'est pas valable pour l'ensemble du territoire national ? Les partis politiques ont aussi leur part de responsabilité. À peine réveillé du long sommeil, une dizaine de partis politiques ont lancé une pétition pour réclamer la réaction du pouvoir, ont-ils besoin d'une pétition pour faire réagir le gouvernement ?

 

C'est alors leur rôle dans la vie politique centrafricaine ? Nul doute que notre premier partenaire dont nous faisons l'économie du nom est aussi responsable. Nous devrons apprendre à dire non à ce dernier à l'instar du Président Béninois qui a opposé son veto à Bolloré dans la gestion du port de Cotonou. Qu'a fait l'union africaine ? Et l'organisation sous régionale comme la CEMAC ? Nous avons malheureusement vu le Senegal sous mandat rétablir l'autorité de l'Etat en Gambie. Mais pour nous...mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 25 février 2017.

"JE JURE SOLENNELLEMENT D'ASSURER LA SÉCURITÉ DU PEUPLE ET DU TERRITOIRE NATIONAL..".par Bernard Selemby Doudou
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 17:11
Centrafrique : Environ 10000 déplacés internes quittent le site du Mont Carmel à Bimbo

 

Centrafrique : Environ 10000 déplacés internes quittent le site du Mont Carmel à Bimbo

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 25 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 25 févriers 2017 (RJDH) … Les personnes déplacées se trouvant sur le site du Mont Carmel à Bimbo, quittent progressivement le camp ce jour 24 février 2017 suite à l’opération Noël à la maison lancée en décembre dernier par le gouvernement centrafricain.

 

Les récentes crises militaro-politiques qu’a connues la RCA, ont occasionné le déplacement d’environ 10.000 personnes sur le site des prêtres carmes Déchaux à Bimbo, depuis le 5 décembre 2013. Ce retour est rendu possible par l’amélioration de la situation sécuritaire dans certains quartiers de la capitale et s’inscrit dans le cadre de l’opération noël à la maison autorisant des déplacés à regagner leurs familles d’origine deux mois après le lancement de cette opération.

 

Robert Biya, coordonnateur du site Carmel considère cette sortie comme la volonté des déplacés de regagner leur famille après la crise « nous avions vu les gens se précipiter pour sortir du site car ils attendaient depuis cette occasion, puisque la vie sur le site ne leur plaisait plus à un moment », a-t-il dit avant d’ajouter que les déplacés ne restent pas insensés aux gestes du gouvernement pour leur appui qui va leurs aider à reconstruire leur vie. Ils se disent aussi reconnaissants envers les prêtres qui ont accepté de les accueillir pendant la crise.

 

Cette sortie progressive ne rassure pas les prêtres qui exigent du gouvernement la sécurité des anciens déplacés « le gouvernement centrafricain et les forces étrangères doivent garantir la sécurité afin de faciliter la réinsertion des personnes qui ont été victimes de la crise », a indiqué Mesmin Dingbédi père supérieur du Mont Carmel de Bimbo avant de féliciter le courage de ces déplacés qui ont accepté de libérer le site malgré quelques conditions défavorables.

 

La gestion de sortie des déplacés dudit site se fait sans difficulté majeure contrairement aux problèmes enregistrés sur d’autres sites.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 17:09
RCA: des chefs militaires quittent Bambari, la Minusca se mobilise
RCA: des chefs militaires quittent Bambari, la Minusca se mobilise

 

 

 

Par RFI Publié le 25-02-2017 Modifié le 25-02-2017 à 23:13

 

En Centrafrique, la situation est confuse après le départ des principaux chefs de groupes armés de la ville de Bambari au centre du pays alors qu'une branche de l'ex-Seleka tente de la conquérir par les armes. L'ONU y a déployé d'importants moyens.

 

La semaine a été mouvementée à Bambari alors que depuis un mois, le FPRC de Nourredine Adam, une branche de l'ex-Seleka, menace d'attaquer la ville.

 

En une semaine donc, ce ne sont pas moins de trois chefs de groupes armés qui ont quitté la sous-préfecture de la Ouaka. Après Ali Darass de l'UPC en début de semaine, ce sont les généraux Gaëtan et Tarzan, appartenant respectivement aux groupes anti-balaka et RPRC, qui partent de Bambari.

 

La Minusca qui craint un bain de sang parmi les civils, a fini par avoir gain de cause avec ces départs consentis par ces chefs de groupes armés. Mais ces derniers ont laissé de nombreux combattants sur place.

 

A Bambari, la situation est confuse. Et l'incompréhension demeure sur les réelles motivations de ces départs. Les chefs de groupes armés disent œuvrer pour la paix et accepter le désarmement voulu par le gouvernement et la Minusca, mais les contreparties sont encore inconnues.

 

De son côté, l'ONU affirme « qu'avec les moyens exceptionnels mis en œuvre en termes de force militaire, la Minusca est en train d'empêcher une guerre et que dans les prochains jours des gendarmes et des policiers centrafricains seront déployés à Bambari ».

 

Bien qu'en dehors de la ville, les chefs de groupes armés disent rester vigilants sur la situation et assurent être prêts à revenir en cas d'attaque venant de l'extérieur.

 

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 19:47
JEUNESSE FRANCAISE ET IMMIGRATION  par David KOULAYOM-MASSEYO

 

 

 

    J’ai déjà suggéré à ceux qui continuent de parler de « jeunes français issus de la deuxième génération » d’appliquer la même appellation à l’ancien président Nicolas Sarkozy, également issu de la deuxième génération de l’immigration hongroise . Aussi, il suffit de rappeler ici l’illégalité de cette appellation et conséquemment, l’abus, la non maîtrise du droit et  l’ingratitude qu’elle sous-tend en ce qui concerne les Africains en particulier et tous les peuples colonisés par la France en général .

 

    Quand la France engageait massivement les Africains pour la première et surtout la seconde guerre mondiale ( Goumiers marocains, Tirailleurs sénégalais, …), elle ne regardait pas beaucoup leurs couleurs ! Brazzaville était même devenue la capitale de la France . Mais les Hongrois et les Polonais « apportaient un peu de blondeur aux Français » dixit un instituteur du Nord-Est de la France dans un accès de franchise raciste . Il y a aussi des blancs blonds et bêtes suis-je tenté de lui rétorquer .

 

    Dans la bouche ou sous la plume de certains Français ( hommes politiques, journalistes, militants…), le mot « jeune » est fortement connoté : il désigne toujours les jeunes issus de l’immigration, ceux dont la présomption d’innocence est souvent bafouée, les Mamadou et les Mohamed …comme s’il n’y a pas de jeunes à Neuilly, dans le 16ème ou le 8ème arrondissement de Paris ! Ces « jeunes », grands, costauds et beaux obsèdent littéralement certains  hommes politiques, on peut même dire qu’ils leur « fichent » un complexe tel qu’il est à nouveau question de durcir l’arsenal répressif à leur égard dès seize ans .   Il ne faut pas se tromper de  combat . L’idéal n’est-il pas de donner des moyens égaux à tous pour réussir ? La France, ce pays qui a légué au monde sa Révolution, sa Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, qui a inventé la Sorbonne et l’ENA (anagramme de ANE ), dont la moitié de la population se déclare intellectuelle, que dis-je, ce pays que le monde entier envie …serait-elle devenue intolérante ? Montesquieu, Rousseau et surtout Voltaire vont se retourner dans leurs tombes !

 

Il est vrai aussi que les Révolutionnaires français, dans leurs petits calculs bourgeois ont « oublié » les femmes et les esclaves …

 

    Un futur Obama en France est une pure vue de l’esprit, une utopie ; néanmoins, « nous devons apprendre à nous connaître, sinon nous mourrons comme des idiots » conseillait le Révérend Martin Luther King .

 

    La police française n’est pas condamnée à singer son homologue américaine : la trajectoire des deux pays est différente . Pourquoi humilier systématiquement les « jeunes » en transformant un banal contrôle d’identité en viol, donc en crime ?

 

Ces « jeunes », nés français, ne demandent qu’à vivre tranquillement dans leur pays, malgré l’épaisseur du plafond de verre, les regards en biais, la marginalisation ( ghetto de banlieues ) . Quel gâchis de discriminer autant de talents !

 

    Il y a une profonde hypocrisie de la part des hommes politiques français  à affirmer péremptoirement qu’ils présentent volontiers leurs pièces d’identité aux caissières des hypermarchés . Ces éléments de langage ne trompent personne . D’abord, ils ne font pas leurs courses eux-mêmes ou rarement, ensuite, on n’a jamais vu une caissière plaquer un client au sol et encore moins lui introduire une matraque télescopique dans le corps . Le jeune Théo et sa famille peuvent appeler au calme : la cause dépasse leurs personnes et leur cellule familiale . La forte réaction populaire traduit une forte tension dans la société française à deux mois de l’élection présidentielle .  

 

    La visite du Président François Hollande à Théo est louable . Seulement, l’aurait-il fait s’il était candidat ? C’est le moment de rappeler que s’il avait réalisé une de ses propositions –phares de candidat, à savoir, obliger les policiers à délivrer un récépissé à chaque contrôle policier,  peut-être que Théo ne serait pas violé !

   

     Aux descendants d’immigrés, ceux qu’on continue d’appeler invariablement « les immigrés de la deuxième, troisième, voire de la quatrième génération » de se lever pour investir les différentes sphères françaises et plus particulièrement la sphère politique pour peser sur le destin de ce pays et se faire enfin respecter . Pour commencer, ils doivent s’inscrire massivement sur les listes électorales pour voter . Ensuite, ils doivent se présenter eux-mêmes aux élections , histoire de ne plus laisser toutes les places aux hommes blancs en costumes-cravates qui décident de tout à la place des femmes, des Noirs et des Arabes . La res publica est affaire de tous .

 

                                         Le 24 Février 2017

 

                                         David KOULAYOM-MASSEYO .  

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 19:31
Nouvelle mise en examen dans l'affaire Uramin
Nouvelle mise en examen dans l'affaire Uramin

 

 

 

PARIS (Reuters) 24 fév 2017 - Gérald Arbola, ex-directeur général délégué d'Areva, a été mis en examen pour diffusion d'informations trompeuses et présentation de comptes infidèles dans l'enquête sur la valorisation, par le groupe, des actifs de la société minière Uramin, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

 

Il a été mis en examen jeudi, a-t-on précisé, confirmant une information du Parisien.

 

Mercredi, l'ancien co-président du comité d'Audit d'Areva, René Ricol, a quant à lui été placé sous le statut de témoin assisté dans ce dossier, un statut intermédiaire entre celui de simple témoin et celui de mis en examen.

 

Deux enquêtes distinctes ont été ouvertes sur le rachat, par Areva, d'Uramin en 2007, qui a tourné au fiasco financier.

 

L'une porte sur la valorisation des actifs.

 

Ouverte en mai 2015, elle vise des possibles faits de présentation de comptes inexacts, diffusion d'informations fausses ou trompeuses, abus de pouvoir, faux et usage de faux sur l'exercice 2010-2011.

 

Dans ce volet, l'ancienne présidente du directoire d'Areva, Anne Lauvergeon, a été mise en examen pour présentation et publication de comptes inexacts et diffusion de fausses informations.

 

L'autre volet de l'affaire vise les conditions du rachat de la société minière canadienne, et porte sur des chefs d'escroquerie, d'abus de bien social, de corruption d'agent public étranger et de délit d'initié.

 

Olivier Fric, époux de l'ancienne présidente d'Areva, a été mis en examen pour délit d'initié et blanchiment dans ce dossier. Il est soupçonné d'avoir réalisé une plus-value grâce à des informations dont il aurait bénéficié au sujet de cette opération.

 

L'acquisition d'Uramin en 2007 pour 2,5 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros) a contraint Areva à inscrire dans ses comptes en 2010 et 2011 des provisions d'un montant total proche de 1,9 milliard d'euros pour tenir compte de la dévalorisation des actifs de la société, consécutive à une baisse des cours de l'uranium et de ses réserves estimées.

 

(Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 18:54
RCA: la tension persiste à Bambari, seconde ville du pays
RCA: la tension persiste à Bambari, seconde ville du pays
RCA: la tension persiste à Bambari, seconde ville du pays

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 24-02-2017

 

Le Front populaire pour la renaissance en Centrafrique (FPRC), une coalition formée d'ex-rebelles de la Séléka au pouvoir à Bangui entre mars 2013 et janvier 2014, a annoncé jeudi sa détermination à écraser son rival Ali Darassa et son groupe, l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), retirés de la ville de Bambari (Centre) mardi sous pression des Nations Unies.

 

"Notre objectif reste maintenu. Il s'agit de le [Ali Darassa] faire disparaître. C'est notre ennemi numéro un aujourd'hui. On ne peut pas rester dans la même préfecture avec un ennemi", a déclaré le colonel Djouma Narkoyo, un des dirigeants du FPRC joint par Xinhua jeudi soir à Samoandja, à environ 900 km au Nord-Est de Bangui à la frontière soudanaise.

 

Chef rebelle d'origine nigérienne présumée, Ali Darassa évoluait avec son groupe, l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), à Bambari où ils étaient apparus en 2014, au même moment que le Front populaire pour la renaissance en Centrafrique (FPRC), une faction des ex-rebelles de la Séléka, après l'éviction du pouvoir de Michel Djotodia, leur leader et éphémère chef de l'Etat par intérim.

 

Tombeurs de François Bozizé au terme de trois mois d'offensive le 24 mars 2013, ce diplomate de carrière et son alliance-rebelle hétéroclite appuyée par des renforts de mercenaires tchadiens et soudanais avaient été écartés moins d'un an plus tard par la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et la France, après une aggravation des violences dans la capitale.

 

Deuxième grande ville de la République centrafricaine (RCA), Bambari, environ 400 kilomètres au Nord de Bangui, était vite devenue le théâtre d'une rivalité féroce caractérisée par de violents affrontements réguliers entre l'ex-rébellion à dominante musulmane et le groupe de combattants peuls, séparés par la suite par une zone tampon par les Nations Unies.

 

Au centre de la rivalité, le contrôle de l'exploitation illégale des ressources naturelles de la région, en l'occurrence l'or, les diamants, les saphirs et le bois, puis la collecte des taxes et impôts en lieu et place de l'administration, absente.

 

Les efforts de médiation et les multiples ultimatums de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), opérationnelle depuis fin 2014 dans cette ville et Kaga-Bandoro (Nord-Ouest) en dehors de Bangui, pour apaiser les tensions entre les deux mouvements rivaux, n'y ont rien fait.

 

Finalement à la demande de la mission de maintien de la paix onusienne, Ali Darassa a été amené à se retirer de son fief mardi, après avoir signé une déclaration, avec une partie de ses éléments à bord de "trois pick-up 4x4. Si on considère un pick-up avec à peu près 20 personnes, il est parti avec environ 60 éléments. Certains parmi ceux qui sont restés ont été désarmés, tandis que d'autres ont fondu dans des quartiers", rapporte le colonel Narkoyo.

 

Au lieu de le laisser partir, les Nations Unies auraient dû arrêter Ali Darassa. "Sa sortie nous inquiète. Selon les informations, il devait se replier à 10 kilomètres de la ville de Bambari, sur l'axe menant à Bangassou", précise-t-il.

 

Le départ du chef rebelle peul a été confirmé par un communiqué de presse publié à la suite d'une conférence de presse donnée par Vladimir Monteiro, le porte-parole de la MINUSCA mercredi à Bangui.

 

"Nous sommes en discussions depuis le début avec les belligérants pour une solution pacifique. Concernant l'UPC, la MINUSCA avait demandé le départ de son leader de la ville. Ali Darassa a signé une déclaration et vient de quitter Bambari. C'est une mesure pour protéger la population civile, pour éviter une guerre dans la seconde ville de la République centrafricaine", a déclaré le responsable onusien.

 

L'objectif, a-t-il précisé sans donner de détails sur les circonstances de ce départ, est de faire de Bambari une zone sans groupes armés et d'y rétablir la présence de l'Etat.

 

Un an après son élection le 14 février 2016, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra et son gouvernement peinent en effet à restaurer l'autorité de l'Etat et l'Etat de droit sur le territoire national, y compris à Bangui où l'insécurité continue de régner à PK5, une enclave musulmane du 3e arrondissement connue pour avoir été l'épicentre des violences dans cette ville au fort de la crise provoquée par la prise du pouvoir des ex-rebelles de la Séléka.

 

Selon le colonel Narkoyo, un de leurs porte-parole, ceux-ci contrôlent encore aujourd'hui 6 des 16 préfectures du pays, parmi lesquelles celles de la Ouaka et de la Haute Kotto, où les Nations Unies les accusent d'être "en grande partie" responsables de la poursuite du conflit avec l'UPC et d'"attaques lâches contre les forces internationales, lundi et mardi à Ndassima et Ippy".

 

"Lundi, ils s'en sont directement pris aux forces internationales qui ont immédiatement riposté, avec un bilan d'un mort et d'un blessé dans leurs rangs. Mardi à Ippy, des éléments de la coalition du FPRC ont attaqué les Casques bleus et causé quatre blessés dans nos rangs", dénoncé le communiqué de presse de la MINUSCA.

 

Sous l'autorité militaire d'Abdoulaye Hissène, chef rebelle d'origine tchadienne, le FPRC est une coalition créée à Kaga-Bandoro en juillet 2014 par d'ex-dirigeants de la Séléka et rejointe depuis octobre 2016 par le Rassemblement patriotique pour la renaissance en Centrafrique (RPRC), autre faction de l'ex-alliance rebelle formée après être entrée en dissidence quelques mois plus tard.

 

Le RPRC avait pour sa part fait de Bambari sa base. Son chef d'état-major, le général Joseph Zoundéko, a été tué avec deux de ses éléments après avoir été blessé par balles lors d'une frappe aérienne de la MINUSCA le 11 février, à Ippy, localité distante de 113 kilomètres de Bambari, a témoigné à Xinhua le colonel Djouma Narkoyo.

 

Le FPRC accuse de son côté la force onusienne de "complaisance envers l'UPC d'Ali Darassa", à qui il promet la poursuite de la lutte armée, en dépit de son retrait de la deuxième ville centrafricaine.

 

"Nous nous interrogeons sur le rôle joué par les Nations Unies, alors qu'Ali Darass tue des gens devant eux", poursuit l'ancien gendarme de deuxième classe centrafricain, sans évoquer les propres crimes de son groupe rebelle qu'il dit vouloir adhérer pleinement au processus de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de réinsertion (DDRR) d'ex-combattants mis en œuvre lentement par le pouvoir avec l'appui de l'ONU.

 

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