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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 13:03
Maintien de la paix : l’ONU et Sant’Egidio signent un accord pour travailler aux efforts de médiation

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com  12-06-2017 13:25

 

Les deux parties ont paraphé cet accord le 2 juin pour travailler ensemble aux efforts de médiation pour la paix à travers le monde, et notamment en Centrafrique où la communauté catholique Sant’Egidio est très impliquée, a-t-on appris de sources concordantes.

 

Le texte met en place un canal de communication régulier entre l’organisation, basée à Rome, et les Nations unies. Cette collaboration rendra les deux institutions « plus fortes », selon le président de Sant’Egidio Marco Impagliazzo.

 

« Ces efforts pourraient payer dans les semaines à venir », a dit le président de Sant’Egidio, qui s’est adressé au Conseil de sécurité lundi à propos des efforts en cours pour persuader certains des 14 groupes armés en Centrafrique d’abandonner le conflit armé pour se joindre à des négociations.

 

La communauté Sant’Egidio ne ménage aucun effort pour tenter de résoudre la crise centrafricaine. Acteur discret mais efficace dans les négociations de paix dans de nombreux pays depuis sa création il y a cinq décennies, elle est capable « de parvenir à l’accord le plus difficile à atteindre », a estimé Jeffrey Feltman, sous-secrétaire général aux affaires politiques de l’ONU.

 

Outre la Centrafrique, la communauté de Sant’Egidio a joué un rôle clé pour négocier un accord de paix au Mozambique. Elle est aussi impliquée dans des médiations au Soudan du Sud, en Libye, et en Casamance, dans le sud du Sénégal.

 

Nestor N'Gampoula

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 00:53

 

 

Chronique

 

Notre chroniqueur replace dans leur contexte les chiffres de croissance flatteurs pour le continent qu’il estime en trompe-l’œil et ne profiter qu’à une minorité.

 

Par Laurent Bigot (chroniqueur Le Monde Afrique)  LE MONDE

 

La Banque africaine de développement (BAD), l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont publié leur rapport sur « Les perspectives de l’économie en Afrique en 2017 ». Le communiqué de presse, largement repris par les médias, compilait quelques chiffres dont une prévision de croissance pour l’ensemble du continent africain de 3,4 % en 2017 et 4,3 % en 2018, une classe moyenne qui atteindrait 350 millions de personnes (sur un total de 1,2 milliard d’habitants), ou encore des investissements directs étrangers pour 2017 de l’ordre de 57 milliards de dollars (50 milliards d’euros). Ce rapport contient de nombreuses données intéressantes qu’il est utile de replacer dans leur contexte.

 

Une croissance démographique spectaculaire

 

Revenons sur la croissance. Tout d’abord, les disparités régionales sont grandes puisque la croissance en 2016 n’a été que de 0,4 % en Afrique de l’Ouest et 0,8 % en Afrique centrale, quand elle dépasse les 5 % en Afrique de l’Est. Examinons également la croissance nécessaire à un développement structurel et durable étant donné, notamment, la croissance démographique spectaculaire du continent.

 

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) a publié un rapport en 2014 intitulé « Le développement économique en Afrique » qui pose comme hypothèse pour un développement structurel une croissance économique de 7 % sur le moyen voire le long terme. Sur les dix dernières années, seuls dix pays en Afrique avaient atteint ce chiffre (rapport économique sur l’Afrique pour l’année 2013, Commission économique pour l’Afrique, ONU). La Cnuced précise que, pour obtenir une telle croissance sur le moyen terme, le taux d’investissement moyen (ratio de la formation brute de capital fixe sur le PIB) doit atteindre au moins 25 % (la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies l’estime, elle, à 33 % !). Or, sur les vingt dernières années, ce taux d’investissement moyen n’a été que de 18 % en Afrique (Cnuced, 2014).

 

Le taux de pauvreté en Afrique recule depuis plusieurs années, mais la croissance démographique est telle que le nombre de pauvres augmente ! Le rapport sur les perspectives de l’économie en Afrique établit qu’il y aurait plus de 500 millions d’Africains sous le seuil de pauvreté, soit vivant avec moins de 2 dollars par jour. Dans le même temps, il y aurait, toujours selon ce même rapport, une classe moyenne de 350 millions de personnes. La Banque africaine de développement définit une personne appartenant à la classe moyenne par un revenu compris entre 2,2 dollars et 20 dollars par jour. Rappelons que le seuil de pauvreté est à 2 dollars par jour, ce qui signifie que 20 cents feraient la différence entre la pauvreté et l’appartenance à la classe moyenne.

 

La BAD estime que sur les 350 millions de personnes vivant avec un revenu journalier compris entre 2,2 dollars et 20 dollars, près de 60 % vivent avec 2,2 à 4 dollars par jour, soit environ 200 millions de personnes. La BAD appelle pudiquement cette catégorie « la classe moyenne flottante ». « Flottante » car elle est si précaire et proche du seuil de pauvreté qu’on ne peut décemment la qualifier de classe moyenne.

 

Une classe moyenne embryonnaire

 

CFAO, qui a fait une grande étude avec Ipsos sur la classe moyenne en Afrique, la définit avec un revenu journalier compris entre 4 et 20 dollars par jour. Ce qui représente 150 millions de personnes, à peine plus de 10 % de la population africaine totale. Replacer les chiffres dans leur contexte est utile pour la compréhension des dynamiques. La classe moyenne en Afrique est encore embryonnaire, même si la tendance est à la croissance. Les opportunités en termes de marchés sont réelles et ne vont cesser de croître, mais il s’agit de ne pas confondre celles-ci avec les indicateurs d’un développement structurel et durable.

 

La Cnuced rappelle dans son rapport de 2014 que l’enjeu pour le développement, au-delà des objectifs quantitatifs du taux d’investissement moyen et de la croissance, c’est la politique d’investissement. La croissance d’un pays ne peut être tirée par la seule consommation intérieure, sinon le pays risque d’accroître sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur à travers les importations. L’investissement doit être un relais fort de cette croissance. L’investissement doit, par sa qualité et son ciblage, jouer un rôle majeur dans l’accélération de l’investissement en Afrique.

 

Pour cela, la Cnuced recommande trois secteurs de concentration que sont les infrastructures, les agro-industries et le secteur manufacturier. La qualité de l’investissement a trait à la pertinence, à la qualité de la réalisation et à la gouvernance des investissements. Malheureusement, l’investissement en Afrique demeure une occasion pour les officiels de s’enrichir. Nombreux sont les ministres et présidents qui prélèvent leur dîme sur chaque investissement ou acceptent des projets non adaptés ou de piètre qualité moyennant de larges commissions.

 

Le coût de la corruption

 

Comme le déclarait l’homme d’affaires mauritanien Mohamed Ould Bouamatou lors d’une conférence organisée par la Fondation Mo Ibrahim en avril à Marrakech, « le pouvoir ne doit pas servir de raccourci vers l’enrichissement personnel ». D’ailleurs, la Fondation Mo Ibrahim n’a décerné son prix qu’à quatre reprises depuis 2007, faute de pouvoir désigner un dirigeant politique africain ayant fait preuve d’un leadership d’excellence. Cette mauvaise gouvernance a un coût pour les économies africaines. Elle constitue un handicap supplémentaire en matière de compétitivité, car le coût de la corruption est toujours répercuté dans les coûts de l’investissement.

 

La Cnuced souligne également le nécessaire équilibre entre l’investissement public et l’investissement privé pour créer une dynamique d’accélération. L’investissement public en Afrique, toujours selon la Cnuced, a atteint un niveau record de 11,5 % du PIB en 1982 et n’a cessé de chuter depuis lors pour atteindre son niveau le plus bas en 2012, 5 % (7 % en moyenne sur la dernière décennie). Or les experts estiment que l’investissement public devrait se situer entre 8 % et 11 % du PIB pour contribuer réellement et durablement à la croissance.

 

S’agissant de l’investissement privé, il demeure faible en Afrique. Les investissements étrangers directs devraient atteindre 57 milliards de dollars en 2017, soit l’équivalent de ce qu’ont reçu les Pays-Bas en 2014 pour une population de 17 millions d’habitants… Les transferts de migrants dépasseront en 2017 le montant des investissements directs étrangers, soit 66 milliards de dollars, et l’aide publique au développement devrait se situer autour de 50 milliards (Perspectives économiques en Afrique, 2017).

 

Souffrance et misère

 

On comprend aisément qu’il y a un déficit de financement en Afrique, dont la solution passe par la mobilisation des ressources africaines, à la fois par la fiscalité, mais surtout par le réinvestissement en Afrique des revenus générés par l’exploitation des ressources naturelles (pétrole, gaz, mines, etc.). La mobilisation des recettes intérieures en Afrique a beaucoup progressé passant de 142 milliards de dollars en 2002 à 580 milliards en 2012 (Cnuced, 2014), mais cela reste inférieur aux recettes fiscales annuelles de l’Allemagne… Sans parler de la fuite de capitaux dont les experts estiment le montant à 50 milliards de dollars par an.

 

Bref, les chiffres restent des chiffres à qui on peut faire dire tout et son contraire. Si l’Afrique est un continent d’opportunités commerciales comme l’écrivaient Jean-Michel Sévérino et Olivier Ray en 2010 dans leur ouvrage Le Temps de l’Afrique, il n’en demeure pas moins que le potentiel économique de l’Afrique reste largement inexploité et, pour ce qui concerne la partie exploitée, elle ne profite qu’à une minorité, dont les classes dirigeantes qui s’enrichissent dans des proportions choquantes. Vu sous l’angle commercial, l’Afrique est donc déjà un eldorado pour de nombreuses entreprises et le restera. Vu sous l’angle humain, l’Afrique est un continent où la souffrance et la misère continuent de croître. Combien de temps encore les peuples africains accepteront toutes ces inégalités ?

 

Laurent Bigot est un ancien diplomate français devenu consultant indépendant.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/08/oui-le-taux-de-pauvrete-en-afrique-recule-mais-le-nombre-de-pauvres-augmente_5140890_3212.html#BcOVmRii3oKs5EsS.99

Lu pour vous : « Oui le taux de pauvreté en Afrique recule, mais le nombre de pauvres augmente » par Laurent Bigot
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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 00:41
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Le Substitut international nommé pour siéger à la Cour Pénale Spéciale

 

Par Judicael Yongo le 10 juin 2017

 

BANGUI, le 10 Juin 2017(RJDH) —Le Président de la République Faustin Archange Touadera a signé le 06 juin dernier le décret portant nomination du Substitut international de la Cour Pénale Spéciale. Il s’agit d’un Canadien d’origine camerounaise, Dieudonné Detchou.

 

La nomination de Dieudonné Detchou d’origine Canadienne et camerounaise intervient après quelques mois de celles du Procureur près la Cour Pénale Spéciale et les deux Juges d’instructions.

 

Dieudonné Detchou a exercé, entre 2007 et 2016, les fonctions d’Avocat à la section des crimes contre l’humanité et crimes de guerre du Ministère de la Justice du Canada, fonctions où il a une vaste expérience en matière d’enquête, d’instruction et de poursuite de crimes complexes tels que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les crimes de génocide.

 

Il a participé aux poursuites de nombreux dossiers portant sur le génocide au Rwanda, les crimes du régime d’apartheid en Afrique du Sud, les crimes commis pendant la guerre dans les Balkans ou dans le cadre des nombreuses crises au Liberia. Dieudonné Detchou a intégré cette section depuis 2004 comme gestionnaire de dossiers juridiques jusqu’en 2007. Par ailleurs, entre 2001 et 2004, il a travaillé comme agent principal de litiges au Secrétariat aux litiges du ministère de la Santé du Canada.

 

M. Detchou est titulaire d’un doctorat en droit international et comparé de l’université Laval, d’un DESS en droit notarial et d’une maîtrise en droit privé de l’université de Rouen. Il est également titulaire d’une licence en « Common Law », d’une licence en droit civil de l’université d’Ottawa et d’une licence en droit privé de l’université de Yaoundé.

 

En 2008, il a reçu un prix d’excellence du sous ministre de la Justice Canadien suite au « service exemplaire et de l’excellence professionnelle démontrés dans le cadre du premier procès sous la loi canadienne sur les crimes contre l’humanité et des crimes de guerre » et, en 2010, un prix du Portefeuille de la sécurité publique, de la défense et de l’Immigration pour sa « contribution exceptionnelle dans la clôture des dossiers de la seconde guerre mondiale ».

 

Cette nomination fait suite à la sélection dub comité présidé par la Minusca et la proposition du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique le 05 mai 2017 conformément à l’article 24 de la loi n°15.003 du 03 juin 2015.

 

Pour cette cour, quatre membres internationaux sur les 12 que compte la CPS sont désignés.

 

 

Centrafrique : Des leaders de groupes armés attendus à Rome

 

Par Sylvestre Sokambi le 10 juin 2017

 

BANGUI, 10 juin 2017 (RJDH)—Les représentants de deux groupes armés centrafricains sont attendus dimanche prochain à Rome. Ces derniers, selon nos informations font le déplacement sur invitation de la communauté Saint Edigio impliquée depuis quelques années dans la recherche de solution à la crise centrafricaine.

 

3R et MPC, ce sont les deux groupes armés dont les leaders sont attendus à Rome ce dimanche. Selon nos sources, ces groupes armés ont été invités par les religieux de Saint Edigio pour échanger sur le processus de sortie de crise, « ces deux groupes armés se rendront bel et bien à Rome pour discuter avec Saint Edigio qui nous aide à rapprocher les positions », confie un membre du comité consultatif.

 

Un représentant du gouvernement devrait faire partie de la délégation, « il y aura un représentant du gouvernement pour suivre les débats et en faire le compte rendu », a confié la même source qui dit n’avoir aucune idée sur la personnalité désignée.

 

Le porte-parole du mouvement armé 3R joint par le RJDH a confirmé l’information sans donner de précision sur les points qui seront débattus. Le RJDH a tenté cependant en vain d’entrer en contact avec le responsable de MPC pour avoir sa réaction.

 

La communauté Saint Edigio a déjà initié plusieurs rencontres sur la crise centrafricaine pour rapprocher la position des leaders. Sous la transition, elle a fait signer aux leaders politiques des engagements pour faciliter la tenue des élections de sortie de crise.

 

 

Centrafrique : Deux des quatorze groupes armés remettent les noms pour le DDR pilote

 

Par Sylvestre Sokambi le 10 juin 2017

 

BANGUI, 10 juin 2017 (RJDH)—Le comité consultatif du processus DDRR a reçu 80 noms d’ex-combattants pour le DDR pilote envisagé dans les prochains mois, apprend t-on de sources proches de la présidence.

 

Ces noms ont été remis en marge de la 5ème réunion du comité consultatif qui attendait au moins 500 noms pour le projet pilote DDR. Aux dernières nouvelles, seulement deux groupes armés ont déposé leurs listes soit 80 combattants, « je peux vous confirmer ce que vous me donnez comme information. Il y a deux groupes armés qui ont déjà remis leurs listes » a confié un cadre du processus qui a requis l’anonymat.

 

Le comité consultatif se dit optimiste quant à la suite du processus, « tous les quatorze groupes armés ont donné leurs paroles. Je pense qu’ils vont nous remettre les listes attendues pour que le DDR pilote soit lancé. Ce n’est que question de temps mais nous sommes sereins », précise la même source.

 

L’UPC et le MLCJ, selon nos informations sont les deux groupes armés qui ont remis les noms de leurs combattants censés participé au DDR pilote. Plusieurs leaders de groupes armés contactés ont confié attendre la liste de la base, « nous avons donné parole et nous respecterons notre engagement. Le problème c’est que nous avons beaucoup de combattants et choisir 40 est un exercice difficile. C’est pourquoi nous avons pris le temps d’expliquer le projet afin d’éviter toute confusion », nous a confié un leader 3R.

 

Le DDR pilote, selon le programme national du DDRR doit permettre aux organes exécutifs du processus d’expérimenter le projet avant de l’étendre à tous les combattants éligibles. Ce projet pilote concerne au moins 500 ex-combattants.

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 00:09
Crise en RCA: Sant'Egidio revient dans le jeu

 

 

Crise en RCA: Sant'Egidio revient dans le jeu

 

Par RFI Publié le 10-06-2017 Modifié le 10-06-2017 à 22:25

 

Alors que l'initiative de paix portée par l'Union africaine en Centrafrique semble au point mort, celle lancée par la communauté Sant'Egidio, qui œuvre à la médiation dans les conflits, démarre réellement. Après quelques prises de contact fin 2016 et début 2017, l'organisation catholique reçoit la semaine prochaine plusieurs groupes armés centrafricains impliqués dans les affrontements qui embrasent le pays depuis 6 mois.

 

Alors que les combats et exactions se poursuivent dans le centre et l'est de la Centrafrique, des délégués des groupes armés sont attendus à Rome la semaine prochaine pour participer à des discussions sous l'égide de la communauté catholique Sant’Egidio. Des discussions prévues du 14 au 20 juin et qui réuniront au moins l'UPC, le FPRC, les anti-balaka mouvance Mokome, 3R ou encore le MPC.

 

Selon les informations de RFI, le chef de la Minusca Parfait Onanga fera aussi le déplacement. Le gouvernement pourrait également envoyer un émissaire. La coordination anti-balaka d'Edouard Ngaissona déplore, elle, de ne pas avoir reçu d'invitation.

 

Sant'Egidio, qui s'implique depuis plusieurs années dans une médiation en Centrafrique, a amorcé en début d'année un dialogue avec plusieurs groupes armés qui se battent sur le terrain. Mais cette nouvelle rencontre intervient quelques jours après la signature d'un accord entre Sant’Egidio et les Nations unies. Le bureau des affaires politiques de l'ONU et l'organisation catholique, parfois surnommée la petite ONU de Trastevere, s'engagent à coopérer activement sur certaines crises. « Le fait d'être un acteur qui n'a pas d'intérêts politiques ou économiques, mais seulement humanitaires, nous donne une plus grande force pour avoir un impact plus opérationnel », a déclaré le président de Sant'Egidio Marco Impagliazzo à la signature de l'accord. « Il est évident que l'ONU ne peut prévenir ou résoudre les conflits toute seule », a de son côté commenté le sous-secrétaire général Jeffrey Feltman.

 

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 00:11
RCA : polémique autour du processus DDR
RCA : polémique autour du processus DDR

 

 

 

http://www.dw.com 9 juin 2017

 

En dépit des violences, les autorités et leurs partenaires multiplient les réunions du comité consultatif relatif au processus de démobilisation de désarmement et de réinsertion. Mais la démarche est critiquée.

 

La 5eme réunion de ce comité consultatif s'est tenue ce vendredi à Bangui en présence des représentants du gouvernement, des délégués des 14 groupes armés actifs dans le pays et des partenaires extérieurs du pays. Réticents jusque-là, les groupes anti-balaka et le FPRC, le Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique de Noureddine Adam, ont finalement eux-aussi rejoint le processus.

 

Par ailleurs, les autorités centrafricaines poursuivent leurs efforts de réconciliation. Elles ont signé le 1er juin dernier, à Brazzaville, un avenant à l’accord de paix de Bangui avec le leader du groupe armé du Front démocratique du peuple centrafricain Abdoulaye Miskine. Les éléments du FDPC qui occupe une partie de l’ouest de la RCA prennent également part aux concertations devant aboutir au DDR.

 

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 23:12

 

 

 

Lors de l'interpellation du premier ministre et de son gouvernement à la tribune de l'assemblée nationale, le chef de file de l'opposition a choisi un moment fort pour faire une fracassante révélation d'espionnage relative à un pseudo enregistrement audio en vue d'un complot pour déstabiliser le pouvoir actuel. Cette annonce qui n'était qu'un fait divers eu égard aux thèmes inscrits à l'ordre du jour inquiète et divise la classe politique centrafricaine. Dans les faits non contradictoires, le Président de l'URCA aurait rencontré à sa demande et à son domicile un ancien officier de l'armée centrafricaine pour discuter d'un projet de coup d'Etat contre le régime.

 

L'entretien intégral entre les deux protagonistes a été enregistré soigneusement et clandestinement par le fantassin. Il faut noter que la question de l'authenticité de l'enregistrement ne se pas car ce dernier déclare être victime d'un enregistrement. Pour éclairer nos lecteurs, un coup d'Etat par définition est une prise de pouvoir dans un État par une minorité avec des moyens non conventionnels c'est à dire par la force. Dans cette rupture de processus conventionnel par la force, les auteurs sont généralement soutenus par une partie de l'armée, de la classe politique ainsi que de la société civile. Certains coups d'Etat sont applaudis quand ils visent la réhabilitation de l'autorité de l'Etat, pour écarter une dictature sans partage ou pour une nécessité de paix sociale, condition sine qua none du développement économique et social.

 

D'autres coups d'Etat sont systématiquement condamnés. Les coups de force comportent traditionnellement quatre étapes basiques : d'abord il faut entretenir le secret de préparation qui est l'une des conditions de réussite sans lequel le projet va s'effondre, puis vint la neutralisation des organes vitaux de l'Etat, des lieux symboliques du pouvoir sans oublié la neutralisation des moyens de communication pour éviter des messages de propagande et de riposte, ensuite on procède à l'arrestation ou l'exécution des autorités détentrices du pouvoir pour décourager les forces qui lui sont fidèles, enfin on cherche à légitimer le coup de force par des justifications même tordues en passant par le vote d'une nouvelle constitution pour combler le vide institutionnel. Ceci dit, la présidence de la République par la voix de son porte-parole se désolidarise de l'action de cet officier et n'entend pas porter plainte contre le leader de l'opposition alors que logiquement la charge de la preuve appartient à la partie qui accuse.

 

Ainsi des questions sans réponses taraudent dans la tête du citoyen lambda qui par curiosité coutumière ne cesse de s'interroger : Pourquoi la présidence de la République a renoncé à porterai plainte ? Pourquoi les conspirateurs ou comploteurs ne sont-ils pas aux arrêts ? Sous d'autres cieux, leur liberté serait restreinte avec retrait de passeport et interdiction de quitter le territoire national. De tous les officiers de l'armée centrafricaine en activité, celui qui a été invité par le leader de l'opposition est-il un spécialiste de coup d'Etat ? En a t-il combien de réussi à son actif ? S'agit-il d'une manoeuvre délibérée du pouvoir pour ébranler le chef de l'opposition ? Ce traquenard est-il la nouvelle approche du pouvoir pour museler les opposants ? Dans l'affirmative, le pouvoir est encore loin d'épeler le concept de démocratie avant de commencer à le définir.

 

Comment expliquer que quelqu'un qui a accepté les résultats des urnes malgré lui pour épargner son pays d'une crise aiguë puisse se retrouver victime d'une horrible accusation de ce genre une année après ? La définition étymologique du complot suppose la présence d'au moins deux conspirateurs. Compte tenu du fait que l'un des conspirateurs appartient à la partie présidentielle et n'est inquiété depuis la révélation au point même d'effectuer un voyage en France, ce complot n'est-il pas vidé de son contenu ? Naturellement, l'ombre de coup d'Etat plane partout sur le pays. À ce rythme et jusqu'à la fin du mandat, le pays capitalisera combien de coup d'Etat ? Partant du principe que la preuve est libre, l'enregistrement audio "clandestin" est-il constitutif de preuve devant la justice ?

 

En d'autres termes, l'enregistrement effectué à l'insu d'une personne ou sans son accord est-il recevable en justice ? Dans ce dernier cas, la chambre criminelle de la Cour de cassation du 06 avril 1993 confirmée par la chambre criminelle du 27 janvier 2010 ont posé le principe au pénal "qu'aucune disposition légale ne permet au juge pénal d'écarter les moyens de preuve produits par les parties au motif qu'ils auraient été obtenues de façon illégale ou déloyale". Ces arrêts sont donc dangereux pour les libertés fondamentales car ils valident l'obtention d'une preuve déloyale. Tandis qu'en matière civile, un arrêt de la deuxième chambre civile de la Cour de cassation du 07 octobre 2004 a déclaré qu'une telle preuve est irrecevable car déloyale.

 

Cette jurisprudence est protectrice de la vie privée d'autrui. À ce propos, la loi n°91-6646 du 10 juillet 1991 dispose en son article premier "le secret des correspondances émises par la voix des télécommunications est garanti par la loi. Il ne peut être porté atteinte à ce secret que par l'autorité publique, dans les seuls cas de nécessité d'intérêt publique prévu par la loi et dans les limites fixées par celles-ci. La violation de ce secret constitue une incrimination pénale sanctionnée par l'article 226-1 du code pénal qui punit d'un emprisonnement d'un an et de 300000 francs d'amendes, le fait, au moyen d'un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui en captant, enregistrant ou transmettant sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentielle".

 

Ainsi si l'enregistrement audio clandestin est l'initiative de son seul auteur, ce dernier s'exposera à des poursuites judiciaires pour atteinte à la vie privée d'autrui. Il faut noter que des conseillers à la présidence de la République appartiennent pour la plupart au passé. En manque d'imagination, ils nous ramènent les pratiques du passé où le complot et la tentative de coup de force sont les accusations par excellence pour mettre les opposants au régime hors d'état de nuire. Un énième coup de force classera notre pays parmi les plus instables et découragera les investisseurs. Il est important d'instituer une loi régissant le statut et le traitement des partis politiques pour faciliter l'équilibre politique et le jeu démocratique. Pour se faire, nous invitons le pouvoir d'éviter de considérer les partis d'oppositions comme des ennemis près à endosser leurs échecs. Pour finir et compte tenu de la pollution de l'environnement politique, nous invitons le parquet général à se saisir du dossier pour restituer la vérité. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 10 juin 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

CENTRAFRIQUE : DE L'ENREGISTREMENT AUDIO CLANDESTIN À L'ACCUSATION DE DÉSTABILISATION DU POUVOIR, PEUT-ON JUSTIFIER UN COMPLOT PAR DE BANDES SONORES ?  par Bernard SELEMBY DOUDOU
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 22:38
L’ONU se félicite de la mise en place du Comité national de lutte contre le génocide en Centrafrique

 

 

 

09.06.2017 à 18h18 par APA News

 

L’experte indépendante sur la situation des droits de l’Homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Kéita Bokoum, a réaffirmé, ce vendredi à Bangui, sa disponibilité à soutenir le Comité national de lutte contre le génocide, le crime de guerre et le crime contre l’humanité. L’experte indépendante de l’ONU, en mission de travail dans le pays depuis le 7 juin, s’est réjouie de la mise en place du Comité national de lutte contre le génocide, dont la mission est ‘’capitale » dans la prévention du génocide et autres crimes.

 

Elle a émis le vœu que le Comité national ait des antennes partout dans le pays afin d’associer les Centrafricains à l’action de prévention contre les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et autres formes de violence.

 

La mission de Marie-Thérèse Kéita Bokoum en Centrafrique qui s’achève ce 16 juin vise surtout à évaluer la situation des droits l’Homme afin de formuler des recommandations susceptibles de renforcer la coopération technique dans le domaine de la protection et de la promotion des droits de l’Homme dans le pays.

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 22:27
Centrafrique : des représentants des groupes armés à Rome auprès de la communauté Sant’Egidio
Centrafrique : des représentants des groupes armés à Rome auprès de la communauté Sant’Egidio

 

 

 

 

Tout juste la cinquième rencontre du plan DDRR se terminait-elle ce vendredi que deux groupes armés annonçaient leur volonté de se rendre à Rome, auprès de la communauté catholique Sant’Egidio.

 

« Des représentants des combattants du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et du 3R (deux groupes armés centrafricains, NDLR) se rendront à Rome ce dimanche », explique à Jeune Afrique Joachim Kokaté, ex-anti-Balaka vendredi 9 juin. Une des personnes ressources du Comité consultatif de suivi du processus de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) confirme, ajoutant « qu’il se chuchote que le gouvernement pourrait aussi y envoyer un représentant ». Ces représentants doivent y rencontrer des membres de la communauté catholique Sant’Egidio.

 

Il y a quelques jours déjà, alors que le cinquième round des discussions pour le désarmement devait s’ouvrir à Bangui, un ancien Séléka nous confiait : « La communauté catholique Sant’Egidio (sise à Rome, NDLR) a beaucoup de prestige parmi la population et les combattants. Elle est réputée efficace et à l’écoute. » Depuis plusieurs années, les religieux de Sant’Egidio sont impliqués dans la résolution de la crise centrafricaine.

 

Le processus mené par l’exécutif est « en panne »

 

Le processus DDRR, piloté par l’exécutif, lui, semble « en panne aux yeux de nombreux acteurs », selon les mots de l’ancien Séléka. Preuve de l’agacement de la société civile devant la recrudescence de violences depuis la mi-mai : alors que la 5e réunion pour le désarmement était en cours au secrétariat général du gouvernement, à Bangui, ce vendredi, des dizaines de femmes ont manifesté pour demander la fin des hostilités.

 

Durant les réunions de ces deux jours, les différents groupes armés représentés auraient essayé de comprendre les raisons des récentes flambées de violence.

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 19:36

 

 

 

Le Directeur des opérations du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA), John Ging, se rendra en République centrafricaine (RCA) du 11 au 13 juin 2017. Cette visite intervient à un moment où on assiste à une résurgence des foyers de tension et à la recrudescence de la violence, notamment les attaques ciblées à caractère religieux et ethnique.

 

Les conséquences humanitaires des affrontements entre groupes armés augmentent alors que le financement de l’action humanitaire évolue beaucoup trop lentement. Pour la première fois depuis août 2014, le nombre des déplacés internes a atteint 500 000 personnes. Il est passé de 440 400 personnes en avril à 503 600 en mai, soit une augmentation de 14%. Dans le même temps, au premier semestre 2017, le Plan de réponse humanitaire, d’un montant de 399,5 millions de dollars n’est financé qu’à hauteur de de 27,8%, soit 111,006,865 millions.

 

Ainsi, avec le Coordonnateur humanitaire en Centrafrique, Najat Rochdi, John Ging se rendra à Bria, dans la préfecture de Haute Kotto, qui a été le théâtre d’affrontements d’une extrême violence au cours des trois dernières semaines. Au cours de son séjour, M. Ging rencontrera les plus hautes autorités nationales, la MINUSCA et les partenaires. Les questions de la protection des civils, les défis liés à l’accès ainsi que le financement de l’action humanitaire figureront au menu de leurs échanges.

 

John Ging partagera les conclusions de sa visite lors d’une conférence de presse le mardi 13 juin à 11h00 au siège d’OCHA. Une navette sera à la disposition des journalistes qui couvriront cette activité. Dans l’ordre, les points de ramassage sont : Kiosque, Radio RCA, Télé Centrafrique.

 

Virginie Bero

 

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)

République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)

Email: berov@un.org| Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22

John Ging, Directeur des Opérations du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) visite la RCA
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 19:03

 

 

 

 

http://fr.le360.ma  Par Ziad Alami le 09/06/2017 à 15h01 (mise à jour le 09/06/2017 à 15h14)

 

Les Casques bleus marocains en mission de paix en République centrafricaine ont effectué une vague d'arrestations dans les rangs des miliciens anti-Balaka, à l'origine de deux attaques qui ont coûté la vie en mai dernier à deux soldats des FAR.

 

Le crime commis par la milice anti-Balakas et qui a coûté la vie à deux Casques bleus marocains qui étaient en mission en République centrafricaine ne restera pas impuni. C'est ce qui ressort de ce vaste coup de filet mené dernièrement par le contingent des FAR de la Mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca). Ce coup de filet s'est soldé par l'arrestation de plusieurs soldats de la milice anti-Balakas, qui vise particulièrement les soldats marocains chargés de protéger la communauté musulmane contre leurs attaques.

 

"Les membres de cette milice arrêtés pourraient être impliqués dans l'embuscade qui a coûté la vie à deux militaires marocains de la force onusienne de la paix en RCA", indique en effet FAR-Maroc, site spécialisé dans les questions d'armement et de défense.

 

Pour rappel, une patrouille du contingent des FAR a été la cible d'une attaque le 8 mai dernier sur l'axe Rafai-Bangassou à 220 km au sud-est de la ville de Bria, lieu d’implantation du contingent des FAR, et qui a causé un mort et neuf blessés. La patrouille du contingent des FAR était en mission d'escorte et de sécurisation d'une équipe cambodgienne de génie militaire.


Cette attaque contre le convoi de la Minusca avait également coûté la vie à quatre Casques bleus cambodgiens. L'ONU avait exprimé sa ferme condamnation et appelé à une enquête.

 

Moins d'une semaine plus tard, un autre militaire du contingent des FAR, avait été mortellement blessé lors d'un échange de tirs avec un groupe armé non identifié ayant attaqué un check-point au sud-est de la RCA.

Lu pour vous : Casques bleus marocains tués en Centrafrique: les tueurs arrêtés par le contingent des FAR - MINUSCA
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