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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 18:12
Le nouveau cardinal Nzapalainga visite la mosquée de Rome

 

Le nouveau cardinal Nzapalainga visite la mosquée de Rome

 

http://fr.radiovaticana.va/

 

22/11/2016 15:49 (Radio Vatican) Le nouveau cardinal Dieudonné Nzapalainga s’est rendu ce mardi 22 novembre à la Mosquée de Rome pour promouvoir le dialogue interreligieux entre chrétiens et musulmans. L’archevêque de Bangui, en Centrafrique, a été accueilli par Abdellah Redouane, le directeur du Centre islamique culturel d'Italie. Accompagné de l’imam de la capitale centrafricaine, Kobine Layama et du pasteur centrafricain Philippe Sing-Na, le cardinal s’est recueilli en prière avant d’entrer dans la mosquée.

 

À travers cette visite, le prélat entend promouvoir la « plateforme interreligieuse » de la Centrafrique. Cette plateforme a été présentée la veille lors d’une rencontre dans les locaux de Sant’Egidio à Rome, une communauté qui leur a apporté son soutien ces dernières années. Dans un pays fragilisé par des conflits civils, le nouveau cardinal souhaite ainsi relancer le dialogue et offrir un modèle de paix et de réconciliation. La délégation centrafricaine a rappelé que les violences en République centrafricaine n’étaient pas d’ordre religieux. Pour arriver à la paix, a expliqué le néo cardinal, « notre force est la parole, et non les armes. Nous devons l’utiliser pour responsabiliser les consciences et créer un climat de confiance qui seul peut faire déposer les armes aux groupes armés en lutte. »

 

L’archevêque de Bangui a été créé cardinal par le Pape François avec 16 autres prélats le samedi 19 novembre au Vatican. Fin novembre 2015, il avait accueilli le Saint-Père pour l’ouverture de la première porte sainte de l’Année de la miséricorde, dans la capitale centrafricaine.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 17:54
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Bria toujours sous tension après les combats de la veille

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 22 NOVEMBRE 2016

 

BRIA, 22 Novembre 2016(RJDH) — La ville de Bria cheffe lieu de la préfecture de la Haute-Kotto est sous tension depuis lundi 21 novembre à cause d’un combat opposant les éléments de l’Union pour la Paix en Centrafrique de Ali Darass et ceux du Front Populaire pour la Renaissance de  Centrafrique (FPRC). Le bilan de l’affrontement d’hier serait lourd mais il est difficile d’avoir une idée exacte sur la situation.

 

Les activités administratives, scolaires, et commerciales n’ont pas encore repris dans la ville après l’affrontement d’hier.  Les habitants sont restés terrés chez eux et le bilan du combat d’hier n’est pas encore officiellement connu.

 

Des sources humanitaires, au moins 48 personnes sont morts, une cinquantaine de blessé et près de 5.000 déplacés proche du camp de la Minusca de la ville.

 

Certaines autorités locales contactées par le RJDH, ont déploré le comportement du contingent Marocain de la Minusca qui aurait ouvert le feu sur la population civile.  Elles ont regretté la « passivité des forces onusiennes depuis le début de l’évènement ».

 

Une source locale a souligné l’arrivée de renfort des éléments de l’UPC de Bambari afin d’appuyer ceux de Bria. Mais ils ont été neutralisés par ceux du FPRC. Une information rejetée par l’UPC contacté depuis la ville de Bambari.

 

De sources bien informées la ville de Bria serait sous contrôle des éléments du FPRC qui projettent de descendre sur Bambari fief des éléments de l’UPC.

 

La Minusca a tenu hier responsables les groupes armés suite à ce regain de violences et a annoncé des mesures de sécurité pour que les combats entre FPRC et UPC ne s’étendent à d’autres localités dans la région.

 

 

Centrafrique : Situation actuelle des réfugiés et déplacés centrafricains

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 22 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 22 novembre 2016 (RJDH)—La Centrafrique compte encore plusieurs déplacés internes, des réfugiés sur son sols et ses populations réfugiés dans les pays limitrophes. Selon les statistiques du UNHCR, plus de 400.000 réfugiés centrafricains vivent hors du pays et presque le même nombre vie dans les sites des déplacés selon les données du HCR.

 

La situation sécuritaire, moins brulante que les années précédentes ne favorise pas encore le retour des réfugiés et des déplacés dans leur lieu d’habitation habituelle.

 

Selon les dernières données de l’UNHCR, les Personnes déplacées internes sont aujourd’hui estimées à  420.681. Cependant, dans les pays limitrophes, 474.848 centrafricains y résident, notamment 276.224 au Cameroun, 96.472 en RDC,  69.388 au Tchad,  29.304 au Congo Brazzaville, 1.878 au Soudan du Sud et 1.582 au Soudan.

 

Depuis le début de l’année,  au moins 199.599 déplacés sont  retournés dans leur lieu de résidence  habituelle. 12 rapatriements volontaires des réfugiés vers la Centrafrique et 26.792 réfugiés centrafricains sont rentrés d’une manière spontanée. Peut-on noter dans cette donnée statique du septembre 2016.

 

La Centrafrique accueille aussi 12.473 réfugiés et 424 demandeurs d’asiles en dépit de son instabilité. Le pays a enregistré depuis 2016 au moins 5.125 réfugiés principalement du Soudan du Sud, parmi lesquels 86 nouveaux réfugiés en octobre. 8 réfugiés ont été rapatriés volontairement depuis le début de l’année.

 

Statistiques au 30 septembre : 12,363 Réfugiés en RCA, 384,884 déplacés internes, 467.960 réfugiés centrafricains dans les pays limitrophes. Une situation de légère augmentation suite aux violences de ces derniers temps. L’effectif des réfugiés dans les pays limitrophes pourrait se stabiliser soit augmenter d’ici janvier 2017 suite aux conflits liés à la transhumance dans le pays.

 

 

Centrafrique : Daniel Nditifeï Boyssembé reproche Touadera de faire trop de fixation sur la table ronde de Bruxelles

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 22 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 22 Novembre 2016(RJDH)—Daniel Nditifeï Boyssembé, Secrétaire Général du MDI-PS reproche Faustin Archange Touadera et son gouvernement de faire trop de fixation autour de la table ronde de Bruxelles. Il exhorte à cet effet le régime de Bangui à changer de discours. Position exprimée dans une interview accordée au RJDH ce 22 novembre à Bangui.

 

RJDH : Daniel Nditifeï Boyssembé bonjour : Vous êtes Secrétaire Général du MDIPS, alors la communauté internationale vient d’appuyer la République Centrafricaine à travers la table ronde de Bruxelles. Comment réagissez-vous au geste des partenaires techniques et financiers de la RCA ?

 

DNB : Bonjour monsieur le journaliste. Comme vous le savez aussi bien que moi, notre pays a vécu et malheureusement continue de vivre des moments très difficiles. Une crise particulièrement grave et aigue, je crois que c’est la crise la plus grave que ce pays ait jamais traversée. Les conséquences sur le plan économique et financier, c’est ce que nous savons tous. C’est que l’Etat est sans moyens, sans ressources financières, pour financer sa politique de sécurité, de relance des activités économiques et ainsi de suite.

 

Donc, il n’a pas de choix que de compter sur ses partenaires traditionnels et c’est ce qu’il a fait en souhaitant se retrouver avec ses partenaires à Bruxelles autour de cette table ronde là. Le résultat finalement est encourageant dans la mesure où l’Etat a demandé trois milliards de dollars, il est revenu avec 2,200 milliards donc ce n’est pas négligeable. C’est une somme importante ! Mais ce que je voudrais dire c’est le reproche que je fais aussi bien au chef de l’Etat qu’à son gouvernement c’est qu’ils ont fait une fixation sur cette table ronde de Bruxelles à tel point que les centrafricains à tort ou à raison, mais je crois à tort se sont dits, bon mais la fin de la table ronde va coïncider avec la fin de nos difficultés.  Ce n’est pas vrai, moi je crois qu’il faut qu’on change de discours, que le gouvernement change de discours. Il doit appeler les centrafricains à se mettre au travail. Nous ne travaillons pas dans ce pays-là.

 

RJDH : Donc selon vous le gouvernement est en train d’ouvrir un front social à travers son discours sur l’issue de la table ronde de Bruxelles ?

 

DNB : Il n’ouvre forcement pas un front social, mais je dis qu’effectivement des problèmes pourraient se poser demain si d’aventure tous les pays qui ont des engagements ne les ont pas concrétisé. Parce que vous savez ce qui s’est passé à Bruxelles c’est quoi ?

 

C’est des annonces qui ont été faites, mais il faut du temps pour que ces annonces-là se transformes en espèce sonnantes et trébuchantes pour que finalement le centrafricain puisse effectivement ressentir l’impact dans sa vie quotidienne. Mais quelque fois et malheureusement cela prend du temps. Lorsque les projets sont des projets bien ficelés et pour lesquels nos partenaires se sont engagés à financer, là cela peut aller vite. Mais, je crois savoir que tous les projets qu’on a amenés là-bas n’étaient pas des projets entièrement ficelés.  Donc, il va falloir une fois de retour ici à Bangui que les techniciens se mettent à ficeler le projet avant que ceux qui ont fait des annonces puissent envisager la procédure de financement. Et malheureusement quelque fois cette procédure-là est longue et cela dépend des pays. Des pays où quelque fois, il faut passer par le parlement, d’autres non, tout cela vous voyez ce n’est pas aussi simple que cela, et je dis que même à supposer que d’ici dans les deux ou trois mois qui viennent, le gouvernement centrafricain arrive à recevoir tout cela, soit à la Banque Centrale soit au Trésor, mais cela ne va pas résoudre tous nos problèmes comme vous le savez, nos problèmes sont immenses. Et nous arriverons à résoudre nos problèmes que lorsque les centrafricains vont se mettre une fois dans la tête que c’est par leur travail qu’ils vont arriver à sortir leur pays de la situation dans laquelle nous nous trouvons depuis de longues années.

 

Parce que nous les pays africains, c’est comme cela, nous croyons que ce sont les autres qui vont nous développer. Non ! Prenons l’exemple des pays asiatiques, ils se sont développés par eux même. C’est vrai que certains d’entre eux ont bénéficié de l’accompagnement des pays développés et des institutions telles que le FMI et la Banque Mondiale. Mais nous en Afrique ici, nous pensons que c’est le FMI, la Banque Mondiale, la BAD qui doivent tout faire à notre place. Non ce n’est pas vrai, il faut qu’on change de discours.

 

RJDH : L’un des aspects après la table ronde c’est la gestion et la bonne gouvernance et le président de la République a demandé à Bruxelles l’implication de la société civile. Comment analysez-vous l’appel de main du président de la République ?

 

DNB : Oui c’est une bonne chose si le chef de l’Etat entend associer la société civile à la gestion des fonds qui vont être progressivement décaissés. De toutes les façons, le partenaire au développement aurait imposé cette participation de la société civile.

 

RJDH : Mais il y a une disposition de la Constitution qui demande la mise en place de la Haute Autorité à la Bonne Gouvernance ce qui n’est pas encore fait. Est-ce que la société civile fera mieux en lieu et place de cette institution ?

 

DNB : La mission dévolue à cette autorité de la bonne gouvernance qui est l’une de conquête du forum de Bangui, je crois que sa mission est plus large que cela. On ne peut pas réduire la mission de ce forum-là à son aspect financier et économique. Donc je ne pense pas que la société civile puisse se substituer à cette haute autorité prévue par le forum national. Mais de toute façon, le chef de l’Etat sauf erreur de ma part a indiqué que des structures vont être mises en place pour le suivi de Bruxelles. Il a dit effectivement si j’ai bien compris que la société civile aura sa place dans cette structure-là donc je pense de mon point de vue, c’est une question qui est plus ou moins réglée, puisque tout le monde s’accorde à ce que la société civile participe au suivi de cette table ronde de Bruxelles.

 

RJDH : Toujours dans ce registre au lendemain de la table ronde de Bruxelles des voix s’élèvent pour demander un consensus le plus large autour de la gestion de ce fonds. Comment réagissez-vous à cette demande d’inclusivité ?   

 

DNB : Le chef de l’Etat a prévu deux ou trois structures pour le suivi, cela me parait quand même suffisant. On ne peut pas demander à ce qu’on mette en place une super structure en place  qui va regrouper tous les partis politiques et les ONG, parce que plus la machine est lourde, plus elle est inefficace. Moi je pense qu’une structure à la dimension de ce que le chef de l’Etat a évoqué l’autre jour, me parait suffisant pour en assurer le suivi. Il ne faut pas non plus oublier que l’Assemblée nationale est là dont c’est aussi sa responsabilité. Ce n’est pas un fait du hasard si le président de l’Assemblée lui-même a fait le déplacement assisté de quelque député, et le parlement peut interpeller le gouvernement sur le suivi de cette table ronde de Bruxelles.

 

Connaissons les habitudes de nos compatriotes, quand ils vont être là-bas, ils vont dire, on a besoin de ceci ou cela et cela va être non seulement une machine lourde, mais elle risque de se révéler couteuse et inutilement.

 

RJDH : Actualité oblige. Les Séléka de l’UPC et du FPRC se sont affrontés à Bria, conséquence il y a la psychose à Bambari. Comment analysez-vous la situation sécuritaire dans le pays ?

 

DNB : Je condamne ce qui s’est passé à Bria de la même manière que nous avons condamné au niveau de notre comité central ce qui s’est passé à Kaga-Bandoro, Ngakobo et ainsi de suite. C’est le résultat de ce que ceux qui ont réussi le mandat du conseil de sécurité de désarmer les groupes armés n’ont pas rempli cette mission. Les armes circulent dans le pays et aujourd’hui les groupes armés sont plus armés qu’il y a trois ans. Tant que ces groupes ne seront pas désarmés, nos paisibles populations vont continuer à subir les exactions et les agressions de la part de ces groupes armés.

 

Ce sont les conséquences directes du non désarmement de ces milices. Aujourd’hui, la Minusca est là et je crois savoir que la Minusca ait un contingent à Bria. Nous savons malheureusement que le contingent de la Minusca c’est le médecin après la mort. A défaut d’avoir  désarmé ces groupes armés qui sont là, il y a trois ans de cela, mais au moins que les contingents de la Minusca qui sont là soient efficace en matière de la protection de la population civile, car c’est la mission numéro 1 qui leur est dévolue par la dernière résolution du Conseil de Sécurité.

 

RJDH : Monsieur Daniel Nditifeï Boyssembé après les dernières élections présidentielle et législatives quel est l’état de santé de votre formation politique ?

 

DNB : Vous faites bien de remonter aux dernières élections, effectivement nous avons  présenté un seul candidat à Mobaye et malheureusement pour nous cela n’a pas marché pour ce candidat alors qu’en 2011 on a présenté 19 candidats. En 2005 on en a présenté plus et que le résultat nous ait été  favorable on s’est retrouvé avec trois députés.

 

Mais à l’issue des législatives de cette année, le MDI n’est pas du tout  représenté à l’Assemblée nationale, ce que nous déplorons énormément et en plus, le parti est affecté par une profonde démobilisation. Je crois que je ne me trompe peut être pas que cette démobilisation est liée à la situation du pays. Puisque les partis politiques n’ont plus les mêmes mobilités qu’avant.  Ce qui fait que les partis politiques n’ont pas les mêmes  mobilités et la démobilisation est là. C’est la raison pour laquelle nous avons convoqué la 6e session de notre comité central qui s’est réuni du 11 au 12 novembre et nous avons mis en place un certain nombre de mesure pour essayer de mobiliser à nouveau nos militants de manière à réoccuper le terrain en dépit de la crise qui sévit, il faut apprendre à vivre avec cette crise et essayer de travailler comme par le passé et nous préparer pour les prochaines échéances.

 

RJDH : Daniel Nditifeï Boyssembé je vous remercie

 

DNB : c’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 17:34
Lu pour vous : Centrafrique : Le Président Touadéra en danger !

 

 

Centrafrique : Le Président Touadéra en danger !

 

http://www.afrik.com/ MARDI 22 NOVEMBRE 2016 / PAR OLIVER SANTHO

 

Alors qu’il vient de réussir l’une de plus importantes levées de fonds que la Centrafrique ait jamais connue de son histoire, plus de 2,2 milliards de dollars de promesses de dons, le Président Touadéra se retrouve paradoxalement dans une situation plus qu’inquiétante : les événements successifs de ces derniers mois dégradent le climat centrafricain et des nuages se forment de nouveau sur l’avenir.

 

Depuis l’élection du Président Touadéra, on avait observé une accalmie voire le retour de la paix et de la sécurité dans la majeure partie du pays. La population reprenait le cours de sa vie et les activités économiques retrouvaient leur élan un peu partout. Mais depuis septembre 2016, des épisodes violents se succèdent et se ressemblent, un peu partout dans le pays, particulièrement dans les zones sous contrôle des fractions rebelles, Bangui n’étant pas pour autant épargnée. Ce qui pourrait, aux dires des experts militaires, maquiller un plan de déstabilisation du Président Touadéra.

 

En cause, le refus d’amnistier les criminels

 

Tout aurait commencé en septembre dernier lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Selon certaines indiscrétions, le Président Touadéra aurait reçu un accueil froid de la part de certains de ses pairs mais également de certains représentants d’organisations internationales œuvrant en Centrafrique. En cause, son refus d’amnistier les criminels notoires recherchés ayant causé la mort de plusieurs milliers de centrafricains. En effet, certains criminels recherchés, pour certains d’entre eux bénéficiant de la bienveillance de certaines autorités sous régionales, mais également des têtes couronnées dans les pays du Golfe, tentent tant bien que mal d’échapper à la justice par tous les moyens y compris par les armes, quitte à semer le chaos partout dans le pays si cette amnistie ne leur était pas accordée.

 

Pour rappel, les forums de Brazzaville et de Bangui en 2015, avaient, dans leur conclusion, souligné que désormais il n’était plus question de prime à l’impunité, c’était clair et net. "Tous les criminels devront répondre de leurs crimes devant la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique qui verra le jour dans quelques mois". Dans le projet d’amnistie, que certains pensaient imposer, on retrouve un activisme inquiétant de la part de certains hommes politiques y compris dans les organes de décision eux-mêmes.

 

Sinon comment comprendre que certains hommes politiques et non des moindres, dont certains ont participé aux forums de Brazzaville et de Bangui, puissent revenir à la charge et chercher à tout prix à imposer voire forcer le nouveau Président élu à revenir sur ce que toute la population ne veut plus entendre, « l’impunité ». Par un lobbying intense dans la sous-région, mais également à l’international, ils ont induit en erreur certains dirigeants, en parlant d’un projet d’amnistie qui serait sur le point d’aboutir alors qu’au même moment, le pouvoir en place, faisait tout son possible pour mettre en place la Cour pénale spéciale, dont le financement est presque bouclé.

 

Selon une source onusienne, la fermeté et le refus du Président Touadéra face aux pressions en vue d’une amnistie générale pour les criminels, en a surpris plus d’un et surtout refroidi les ardeurs de ceux qui pensaient pouvoir lui forcer la main. Pour ces derniers, la paix était à ce prix, et malheureusement les événements observés ces derniers mois dans le pays ne font que confirmer cette thèse.

 

Bien que le Président Touadéra ait pu s’expliquer avec ses pairs afin d’apporter les éclaircissements sur la situation et dissiper le malentendu entretenu par certaines autorités, la menace n’est pas pour autant écartée. Pour preuve, curieusement, la situation a commencé à s’envenimer juste après New York. Les hostilités ont commencé dans certaines zones à l’intérieur du pays, notamment à Kaga Bandoro en octobre dernier, où les violences ont fait plusieurs morts et blessés, causant un déplacement massif de population vers d’autres zones.

 

Ensuite, on a observé une journée ville morte à Bangui. Un événement qui était censé se dérouler selon ses organisateurs de façon pacifique, mais qui s’est soldé par quatre morts et quelques blessés. Les manifestants auront été tout sauf pacifistes, selon les sources policières. Certains individus ont été appréhendés munis de fusils d’assaut et de lance-roquettes, selon une source policière ayant participé à leur arrestation. Devant les policiers, les individus appréhendés n’ont pas hésité à indiquer la provenance de leurs fusils.

 

Selon une source policière ayant requis l’anonymat, cette ville morte serait une tentative orchestrée par une frange des radicaux Selaka et Anti-balaka, en complicité avec certaines personnalités politiques y compris au sein du gouvernement, dans le but de replonger Bangui dans ses vieux démons. La question que l’on est en droit de se poser est de savoir si le Président Touadéra connait véritablement les hommes et les femmes avec qui il travaille. Cela rappelle cette phrase d’un diplomate européen à Bruxelles lors de la table ronde, « quel lendemain attend-on pour la Centrafrique si même en aparté, certains dirigeants ne jouent pas collectifs, même pour les enjeux nationaux ? »

 

Manque de patriotisme

 

Malheureusement, dans le pays de Barthélemy Boganda, considéré comme le père fondateur du Centrafrique, la classe politique est souvent critiquée pour son appât du gain, souvent privilégié sur l’intérêt national. Ainsi, le commentaire de ce diplomate est d’autant plus vrai qu’à Bruxelles, les agissements de certains laissaient penser que chacun était venu défendre son petit territoire au lieu d’un projet commun pour l’avenir de tout un peuple. Il est temps que l’intérêt national soit remis au cœur de l’action politique toute catégories confondues, mais plus particulièrement au gouvernement, où l’affairisme de certains responsables n’est pas compatible avec l’exercice du pouvoir.

 

Les Centrafricains ont payé un très lourd tribut depuis bientôt quatre ans. Ce peuple mérite la paix et la sécurité, condition sine qua non pour un développement harmonieux. Que certains criminels veuillent prendre tout un peuple en otage est inacceptable. Le temps de l’amnistie générale, suivi d’un maroquin ministériel est révolu. C’est l’impunité qui a amené ce pays dans la situation dans laquelle il se trouve actuellement. Ne pas en tenir compte et répéter la même erreur serait fatal.

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 23:49
POURQUOI LE PRÉSIDENT DE L’UNION AFRICAINE A QUITTÉ PRÉCIPITAMMENT MARRAKECH

 

COP22: POURQUOI LE PRÉSIDENT DE L’UNION AFRICAINE A QUITTÉ PRÉCIPITAMMENT MARRAKECH

 

http://afrique.le360.ma/ Mise à jour le 21/11/2016 à 13h29 Publié le 21/11/2016 à 12h46 Par Mar Bassine

 

Idriss Déby Itno, président du Tchad et à la tête de l'Union africaine (UA) a quitté les travaux de la COP22 pour retourner à Ndjaména. Il n'a même pas pris part à l'African action summit, en marge de la Conférence. La situation au Tchad exigeait sa présence. Détails...

 

Alors qu’il devait être aux côtés de ses pairs, le président tchadien a quitté précipitamment la COP22 et n'a même pas pu assister à l’African action summit. La raison de ce départ hâtif n’est autre que la crise dans son pays.


Roland Marchal, chercheur à Sciences-Po Paris perçoit un "signe de faiblesse" dans le retour précipité il y a quelques jours d’Idriss Déby à N'Djamena en provenance de Marrakech où se tenait un sommet africain en marge de la COP22, parce que son gouvernement faisait l'objet d'une motion de censure. Les députés du parti présidentiel ont été invités à boycotter le vote à bulletin secret. "Par peur que certains ne votent la motion de censure et que le gouvernement ne soit renversé", explique Roland Marchal. Dès qu’il est rentré, il s’est mis au travail. Il a ainsi reçu les magistrats vendredi dernier afin de désamorcer leur grève.


Depuis quelque temps, Idriss Deby Itno, le président tchadien est confronté à une crise profonde qui fait tanguer son régime. Pourtant, en Afrique, le Tchad est devenu incontournable dans la lutte contre les djihadistes. Le rôle joué par l’armée tchadienne au Mali contre les combattants d’Aqmi et du Mujao, mais également au Nigeria contre Boko Haram est inestimable.


"On redoute le pire"


Sauf que ces interventions ont un coût relativement élevé. D’autant que, l'économie tchadienne qui dépend des recettes pétrolières a subi de plein fouet la chute des cours des hydrocarbures. Du coup, le pays slalome entre déficits jumeaux, mesures d'austérité et grèves des fonctionnaires depuis des mois. "Le Tchad est à l'arrêt. On redoute le pire", déclare Maoundoé Decladore, porte-parole du collectif de la société civile "Ça doit changer!".


La crise et le mécontentement frappent le grand marché de N'Djamena. "Je passe toute une journée pour à peine 1.000 francs (1,50 Euro) de recette. Il n'y a pas d'argent. Les gens ne viennent pas", se plaint Fatime Zara, vendeuse de légumes d'une quarantaine d'années.

 

Depuis septembre, les enseignants désertent les salles de classe à cause des arriérés de salaires de plusieurs mois. Beaucoup dans la société civile et l’opposition accusent la famille d’Idriss Déby et son ethnie, les Zaghawas, de s’être accaparé des richesses du pays et de l’argent du pétrole.


Jusqu’à présent, il n’y a toujours pas de rentrée scolaire, alors qu’elle était censée avoir lieu il y a plus de trois mois. Certains craignent une année banche à tous les niveaux: primaire, secondaire et supérieur. La santé et la justice sont également touchées. Les malades de Ndjamena et du Sud du pays partent se soigner au Cameroun. Ceux du Nord n’ont pas cette chance et rester souvent à domicile en attendant que la situation s’améliore. Au Tchad, plus d’un tiers des enfants de moins de 5 ans souffre d’un retard de croissance.


Cette situation sociale explosive est du pain béni pour l’opposition. Elle demande "un dialogue inclusif". Son objectif n’est pas un dialogue qui lui permettrait de partager le pouvoir. L'opposition ne souhaite pas rejoindre un gouvernement d’union nationale, comme c’est la mode un peu partout sur le continent. Elle exige de nouvelles élections. Elle a convoqué mardi 22 novembre, une nouvelle "journée ville morte".



C’est l’occasion de remettre sur le tapis la réélection contestée d’Idriss Déby du mois d'avril dernier. Le président Tchadien avait obtenu près de 60% des voix, dès le premier tour, devant l'opposant Saleh Kebzabo (12%).


L'exemple burkinabè


Pour ce dernier, "Idriss Déby Itno est un président illégitime". Ambitieux, Kebzabo veut de nouvelles élections, d’où le fait de mettre la pression avec cette troisième journée ville morte en moins de 100 jours.


Quoi qu’il en soit, l’opposition tchadienne rêve d’une révolution comparable à celle du Burkina Faso qui a fait chuter Blaise Compaoré en novembre 2014. Roland Marchal estime que les Tchadiens veulent bien s’inspirer de l’exemple Burkinabè.


Néanmoins, Idriss Déby a le soutien de Paris et de Washington. La France et les Etats-Unis voient en lui un partenaire fidèle dans la lutte contre le terrorisme, notamment avec l’armée la plus fiable de la région. Il convient de rappeler que le QG de l'opération militaire française Barkhane contre les jihadistes au Sahel est installé à N'Djamena. Du coup, Déby a un accès privilégié à des informations stratégiques. Néanmoins, cette armée que l’on adule tant à l’extérieur du pays, souffre de son caractère ethnique. Il faut être zaghawa pour occuper un poste de responsabilité. 

 

Le 21/11/2016 Par Mar Bassine

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 23:31
RCA: LES CHEFS RELIGIEUX MUSULMANS ET CHRÉTIENS EN COMMUNION CHEZ LE PAPE

 

 

 

21/11/2016 à 18h46  (AFP)

 

Le Pape François a créé le Cardinal de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga. Des centrafricains de toute confession ont communié ensemble à Rome, donnant un exemple aux citoyens d'un pays déchiré qui a du mal à panser les plaies de la guerre. A leur tête se trouvent les trois chefs religieux.


Les responsables religieux catholique, musulman et protestant de la République centrafricaine (RCA) ont célébré lundi à Rome les vertus de leur dialogue qui, assurent-ils, commence à porter ses fruits surtout chez les jeunes.


"Plus on parle, plus les masques tombent", a souligné à Rome l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, devenu cardinal samedi, au siège à Rome de la communauté Sant Egidio, très impliquée dans le dialogue interreligieux et qui a souvent joué un rôle de médiateur dans des conflits, en particulier en Afrique, du Mozambique à la Centrafrique.


Ce dialogue a permis "de soustraire tant de jeunes à la propagande manipulatrice visant seulement à l'affrontement", s'est encore félicité Mgr Nzapalainga. Intervenant aux côtés de l'imam Layama, président de la communauté musulmane de Centrafrique, et du pasteur protestant Philippe Sing-Na, le cardinal a rappelé l'importance de la visite du pape François l'an dernier à Bangui, où il est allé à la rencontre tant des catholiques que des musulmans.


"Le pape a touché les coeurs" lorsqu'il s'est rendu au PK5, quartier commercial de Bangui habité par de nombreux musulmans, devenu leur refuge au plus fort des affrontements entre rébellion Seleka, à majorité musulmane, et milices chrétiennes anti-balaka, a assuré Mgr Nzapalainga.


Les trois responsables religieux sont à l'origine d'une plate-forme interreligieuse qui tente de réconcilier les communautés en Centrafrique. La flambée de violences n'est "pas une crise religieuse", a assuré le pasteur Sing-Na, pour qui "des gens sont venus pour nous pousser à la violence".


"La mal-gouvernance a joué un grand rôle", a estimé le cardinal. "Le problème du développement reste crucial", a renchéri l'imam Layama.


La Républicaine centrafricaine, classée parmi les pays les plus pauvres du monde, peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka, majoritairement musulmans. Cela avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes.


L'intervention de la force française Sangaris - dont la mission a pris fin en octobre - et de la force de l'ONU (Minusca, environ 12.000 hommes toujours déployés) a mis fin aux grands massacres mais n'a pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire.

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 23:09
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Tension à Bria, le FPRC à Bambari demande la protection des Anti-Balaka

 

http://rjdh.org/ PAR CELESTIN YENTOMAN LE 21 NOVEMBRE 2016

 

BAMBARI, 21 Novembre 2016 (RJDH)–L’affrontement entre FPRC et UPC à Bria, a créé une tension entre les éléments de RPRC et ceux de l’UPC à Bambari. Ceux du FPRC demandent la protection des Anti-Balaka de cette préfecture. La nouvelle de l’affrontement entre ces deux factions à Bria a créé une panique au sein de la population ce matin à Bambari. 

 

L’affrontement entre les factions UPC et FPRC a créé une alliance de fait entre le FRPC et les Anti-Balaka, pour combattre l’UPC de Ali Daras à Bambari. Cette scission entre deux tendances alliées de la Séléka se radicalise depuis la signature de l’accord sur le principe du DDRR le 10 mai 2O15 lors du forum de Bangui.

 

Les éléments du FPRC constitués des Goulas et des Roungas sont en désaccord avec ceux de l’UPC constitués des peulhs. De sources proches des Anti-Balaka ont confirmé la présence des éléments FPRC  « 75 éléments FPRC ont traversé le pont avec armes et bagages pour demander la protection des Anti-Balaka » a rapporté Bertrand Goudé, commandant des Anti-Balaka de Bambari qui a indiqué que ces armes sont enregistrées et gardées.

 

Cette coalition a créé la psychose et paralysée les activités scolaires dans la ville de Bambari.

 

 

Centrafrique : Un combat signalé entre l’UPC et le FPRC à Bria

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 21 NOVEMBRE 2016

 

BRIA, 21 Novembre 2016(RJDH) —  Un affrontement  est signalé depuis le matin du lundi 21 Novembre 2016, à Bria entre les combattants du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et les autres fractions de l’ex-Séléka contre les éléments de l’Union du Paix en Centrafrique (UPC). La base Marocaine de la Minusca a été aussi prise à partie. Les raisons de cet affrontement ne sont pas encore connues.

 

Les deux parties en présence à savoir le  Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique et l’Union de la  Paix en Centrafrique ont signé un accord dit de « Fin de crise dans la Haute-Kotto» le 29 Juin 2016. Ce combat intervient trois jours après la table ronde de Bruxelles où le gouvernement a mobilisé des fonds pour financer le DDRR, deuxième pilier du document présenté à Bruxelles.  De sources bien informées, la tension a commencé depuis hier soir entre les deux fractions et la situation s’est dégénérée ce matin à 7 heures.

 

Le maire de la ville de Bria contacté sur la question a confirmé les faits sans pour autant donner plus d’éclaircissement sur l’affrontement et son bilan, « la situation sécuritaire actuelle de la ville de Bria est inquiétante. Tous les humanitaires ont trouvé refuge à la base de la Minusca. Les gens n’ont pas un autre endroit pour se réfugier donc tout le monde se dirige actuellement vers la base onusienne de la localité », explique-t-il.

 

Le contingent marocain a été pris à partie par le FPRC qui l’accuse de complicité, l’une des raisons qui aurait occasionné l’attaque de la base marocaine de la Minusca, « les Marocains favorisent l’entrée des peulhs venus de Bambari et Ippy et les ravitaillent même en armes, on ne peut pas rester les bras croisés pour les laisser faire leur loi », a indiqué une source proche du FPRC.

 

Accusation qu’une source proche de la Minusca à Bria a rejeté tout en confirmant que la base des forces onusiennes a essuyé des tirs.

 

Pour le moment, le bilan de l’affrontement n’est pas encore connu. Des sources humanitaires jointes par le RJDH ont mentionné le transfert du personnel soignant de l’ONG International Médical Corps (IMC) à l’hôpital préfectoral de Bria par la Minusca afin d’apporter des soins d’urgence aux blessés.

 

Les éléments de l’UPC et du FPRC se sont affrontés à Bria un mois après l’assemblée générale des Ex Séléka dans la même localité. Ce combat crée actuellement un climat de psychose au sein de la population de Bambari fief des éléments de l’UPC là où la débandade de la population a été enregistrée ce matin dans la ville.

 

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 23:06
LES GROUPES ARMÉS SERONT TENUS POUR RESPONSABLES DES VIOLENCES À BRIA

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Bangui, 21 novembre 2016 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) appelle à la fin immédiate des affrontements  qui ont éclaté lundi à Bria, entre les éléments armés du FPRC et de l’UPC,  soulignant que les deux groupes seront tenus pour responsables des violences, en particulier sur les populations civiles.

 

La MINUSCA met également en garde ces groupes armés contre toute attaque visant son personnel, ses installations et celles qu’elle protège, précisant que tout acte hostile aura une réponse appropriée. Ce lundi, la base de la MINUSCA a été la cible de tirs de la part d’éléments du FPRC avant que les casques bleus ne ripostent et ne les expulsent de la zone. Par ailleurs, un casque bleu a été légèrement blessé sur un autre terrain.

 

La MINUSCA a pris des mesures robustes pour protéger les civils sur place et les casques bleus patrouillent dans la ville de Bria afin de rassurer la population  et pour protéger les sites déplacés. Le bureau régional de la Mission est également en contact avec les responsables locaux et traditionnels afin d’amener les belligérants à mettre fin aux affrontements. Les agences des Nations Unies planifient une réponse humanitaire.

 

Par ailleurs, la MINUSCA  a pris des mesures de sécurité pour que les combats entre FPRC et UPC ne s’étendent à d’autres localités dans la région.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

 

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 11:44
Lu pour vous : Côte d’Ivoire: l’ONG CAR dénonce un réseau de trafic d’armes vers la Centrafrique

 

 

 

http://m.le360.ma/  18/11/2016 à 19h08 Publié le 18/11/2016 à 18h34 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet

 

La Côte d’Ivoire fait partie des principaux fournisseurs en armes de guerre dans la région sahélienne et en République Centrafricaine, rapporte un rapport de l'ONG anglaise Conflict Armement Research (CAR)

 

20% des fusils d’assaut «de type AK» et plus de 35% de ceux «de type 56-2» utilisés durant la crise centrafricaine proviennent de la Côte d’Ivoire, selon le rapport de l’organisation CAR publié en début de semaine.



L’ONG qui a enquêté dans une dizaine de pays africains à nommément cité le pays. «On a estimé qu’en 2012, par exemple, le gouvernement centrafricain a passé commande auprès de quelques intermédiaires en Côte d’Ivoire pour obtenir des fusils. Dans la totalité des cas, il s’agit bien de flux d’armes que je dirais illicites ou clandestins», a confié Claudine Gramizi, l’un des auteurs du rapport, à RFI.



Le rapport indique en outre qu’en 2015, des armes provenant du stock de l’armée ivoirienne ont été interceptées à Gao, au Mali, sur des individus en provenance du Burkina Faso.



Une partie de ces armes de fabrication chinoise notamment ont pu être «tracées» grâce à leur numéro de série note le rapport.

 

Ces informations laissent donc croire à l’existence d’un réseau de trafiquants d’armes qui écument la Côte d’Ivoire afin d’alimenter les conflits dans la région.  D'autant que ce n’est pas la première fois que le pays fait face à de pareilles accusations.



Au premier trimestre, des experts de l’ONU avaient, dans un autre rapport, souligné que Guillaume Soro, patron de l’ex rébellion et actuel président de l’assemblée nationale, et ses proches, détenaient un important stock d’armes dans le nord du pays, des armes échappant au contrôle de l’armée régulière.



Suite à près de 10 ans de crise militaro-politique, le pays avait vu circuler un nombre important d’équipements, tant au niveau de la rébellion et des milices que de l’armée régulière. Et les spécialistes conviennent qu’une part non négligeable de ce matériel reste encore introuvable.



Il est à noter qu’outre la Côte d’Ivoire, le rapport d’une cinquantaine de pages, cite également la Libye et le Soudan comme sources d’approvisionnement des réseaux illégaux d’armes à feu. Les auteurs ont en outre indiqué qu’ils poursuivaient leurs investigations afin de fournir plus de détails sur les circuits empruntés par les trafiquants.

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 21:02
L'archevêque de Bangui devient le premier cardinal de l'histoire de la RCA
L'archevêque de Bangui devient le premier cardinal de l'histoire de la RCA
L'archevêque de Bangui devient le premier cardinal de l'histoire de la RCA

 

 

 

Avec notre correspondant au Vatican, Olivier Bonnel

 

Par RFI Publié le 19-11-2016 Modifié le 19-11-2016 à 20:13

 

Dix-sept nouveaux cardinaux rejoignent le collège des hommes en pourpre. Ils sont 228 au total, mais la moitié d'entre eux âgés de moins de 80 ans ont le droit d'élire un nouveau pape. Parmi ces nouveaux cardinaux, deux Africains et à 49 ans le plus jeune d'entre eux est l'archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga.

 

Reportage.

 

C’est en latin, comme le veut la tradition que le pape a énuméré le nom de ces 17 nouveaux membres qui ont rejoint le Sacré collège, parmi lesquels 13 électeurs en cas de conclave.

 

En remettant la pourpre à l’archevêque de Bangui, François en fait le plus jeune des « princes de l’Eglise » à seulement 49 ans. Le pape a voulu remercier cet évêque de terrain, inlassable artisan de paix dans son pays. Un honneur que le nouveau cardinal prend avec humilité :

 

« Moi, je ne prends pas ça comme du mérite ou autre chose. Je prends ça comme un appel, un don que le Seigneur fait, pas pour moi, mais au peuple centrafricain qui depuis souffre, qui depuis aspire à la paix. Le pape est venu visiter ce pays pauvre et il appelle maintenant un fils pauvre d’un pays pauvre pour l’aider dans sa mission que le Christ a laissée à Pierre. A travers lui, c’est un signal fort pour les pauvres aussi de par le monde. »

 

Dans son homélie, le pape a déploré que « la polarisation et l’exclusion » soient souvent conçues comme l’unique façon possible de résoudre les conflits. Les différences, a-t-il souligné, sont transformées alors en « symptômes d’hostilité, de menace, et de violence. »

 

Des mots qui pourraient s’appliquer parfaitement à la Centrafrique. Ce consistoire a provoqué une grande joie chez les 200 Centrafricains qui avaient fait le déplacement au Vatican.

 

 

Le cardinal Nzapalainga, témoin de miséricorde pour la Centrafrique

 

http://fr.radiovaticana.va/

 

(RV) Entretien - Parmi les 17 nouveaux cardinaux créés ce 19 novembre par le Pape François se détache la figure du cardinal Dieudonné Nzapalainga. L’archevêque de Bangui, en République centrafricaine, un religieux spiritain de 49 ans, est devenu en quelques années une figure de rassemblement dans un pays fracturé par une guerre civile et une instabilité politique chronique.

 

En lien avec l'imam Oumar Kobine Layama, président du Conseil Islamique, et le pasteur Guerekoyame-Gbangou, président de l’Alliance évangélique, l’archevêque de Bangui a fondé la Plateforme de Paix interreligieuse de Centrafrique, qui a permis de mettre fin aux massacres perpétrés par des milices, alors qu'en 2013 et 2014, le risque d'un conflit interethnique et interreligieux semblait se profiler. Autre évolution dans laquelle les chefs religieux ont joué un rôle décisif : le retour à une stabilité institutionnelle, avec l'organisation d'élections en 2015 et 2016.

 

Encouragé dans ses efforts par la visite du Pape François en novembre 2015 dans son pays, où le Pape avait symboliquement ouvert la première Porte Sainte du Jubilé de la Miséricorde à la cathédrale de Bangui, le cardinal Nzapalainga entre maintenant dans le Sacré Collège, et dans l’histoire, devenant le premier cardinal de ce pays considéré comme l’un des plus pauvres et les plus isolés du monde.

 

Au micro de Cyprien Viet, il évoque la joie de son peuple, dont de nombreux membres, catholiques mais aussi protestants et musulmans, sont venus l’entourer à Rome à l’occasion de ce consistoire.

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 16:32
Centrafrique : Dieudonné Nzapalainga intronisé Cardinal par le Pape François
Centrafrique : Dieudonné Nzapalainga intronisé Cardinal par le Pape François
Centrafrique : Dieudonné Nzapalainga intronisé Cardinal par le Pape François
Centrafrique : Dieudonné Nzapalainga intronisé Cardinal par le Pape François
Centrafrique : Dieudonné Nzapalainga intronisé Cardinal par le Pape François

 

 

http://www.radiondekeluka.org/ samedi 19 novembre 2016 13:38

 

C'est désormais fait. L'archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, en compagnie de 16 autres nominés, a officiellement fait son entrée ce 19 novembre dans le collège des Cardinaux de l’Église Catholique. 



Une cérémonie qui s'est déroulée à la Basilique St-Pierre de Rome en présence du Président centrafricain, Faustin Archange Touadera, des deux autres leaders de la plateforme religieuse, l’imam Kobine Layama, le pasteur Nicolas Guere-Koyamet Gbangou et une forte délégation  centrafricaine. 



C'est aux environs de 10 TU qu'a démarré le consistoire au cours duquel, les 17 nouveaux cardinaux ont été créés par le Pape François. S'en est suivi une réception offerte par les nouveaux cardinaux aux délégations respectives de leurs pays.    

 

Tournant décisif



Cette nomination historique pour la République Centrafricaine qui voit un de ses fils être créé cardinal est salué par tout le pays. « Mgr Dieudonné Nzapalainga a beaucoup œuvré pendant les moments difficiles pour la paix et la cohésion sociale dans le pays, sa nomination nous donne de la joie et du courage », déclare un compatriote musulman du PK 5. 



Un autre de renchérir « qu'il n'a cessé durant la crise d'effectuer des visites dans les sites pour personnes déplacées afin de consolider la paix dans le pays ».



A l'intérieur du pays notamment à Berberati, Sibut, Boali ou encore Beloko et Mobaye, les centrafricains de ces régions joints par RNL se réjouissent de cette nomination. Ils estiment que « c'est un tournant décisif dans l'histoire de la RCA, un moment de fierté », qui, selon eux, peut contribuer « au retour de la paix dans le pays ». 



Si beaucoup de compatriotes estiment que « Dieudonné Nzapalainga a été appelé par Dieu », l'intéressé, cité par le site urbi-orbi-africa. lacroix.com, estime que cette nomination est pour lui, « un appel à continuer le travail en vue de la réconciliation en Centrafrique ». Et le cardinal centrafricain d'ajouter que « nous devrons travailler ensemble pour la réconciliation et montrer que les religions ne doivent pas nous diviser mais plutôt nous unir ».



C'est le 9 Octobre dernier que le Pape François a annoncé lors de l’angélus, la création de 17 nouveaux cardinaux parmi lesquels le Centrafricain Dieudonné Nzapalainga.

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