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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:40
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Un comité de trois organes pour absorber les fonds promis à Bruxelles

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 8 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, le 8 Novembre 2016(RJDH)—Trois semaines après la table ronde de Bruxelles, le Ministre du Plan Félix Moloua a présenté la structure d’absorption de fonds à savoir : Un organe politique dirigé par Touadera, un organe de décision où siègent les partenaires et un secrétariat technique permanent pour faire le rapport et mesurer le niveau de décaissement des fonds. Précision apportée dans une interview que le Ministre du Plan a accordée au RJDH hier, 07 décembre à Bangui.

 

RJDH : Monsieur Félix Moloua Bonjour !

 

Felix Moloua : Bonjour monsieur le journaliste.

 

RJDH : Vous venez de présenter devant la représentation nationale les grands axes du projet de Loi de finances 2017. Pouvez-vous nous dire quels sont les grands axes de document ?

 

FM : Le projet de Loi que je viens de présenter en lieu et place de mon collègue des Finances présente en termes de besoins et de dépenses, je crois que pour la Loi de finance, le montant qui a été estimé par le Ministère des finances prend en compte toutes les préoccupations et s’élève autour de 191 milliards et c’est un montant qui a été revu à la hausse compte tenu de tous les défis que nous avons. Maintenant les dépenses, vous savez que nous sommes en période de crise et les défis sont énormes et je sais que par rapport à 2016, ce niveau est élevé et passe de 174 milliards à 191 milliards de Francs CFA.

 

Ce projet de Loi de finances présente toutes les opportunités pour mobiliser les ressources du point interne et externe, notamment en termes de don sur les projets, ainsi que de l’aide budgétaire avec l’appui de nos partenaires traditionnels aussi tous les efforts qui doivent être consentis pour mobiliser les ressources domestiques, c’est-à-dire internes.

 

Voilà donc la grande structuration de la Loi de finances de 2017. Mais ce qu’il faut donc avouer, c’est que le ministère des Finances a fait un travail exceptionnel pour qu’à ce jour, le projet de Loi soit sur la table de l’Assemblée Nationale. C’est un effort par rapport aux nouvelles dispositions au niveau de la communauté économique régionale, c’est-à-dire au niveau de la CEMAC. Il y a des réformes et le Ministère des Finances a tenu compte pour respecter cela  et respecter les engagements du Fonds Monétaire International (FMI). Ce document est donc soumis à examen et j’espère que mon collègue sera là, pour rentrer dans les détails afin de répondre aux préoccupations que pourraient soulever les Députés.

 

RJDH : Monsieur le Ministre, vous avez évoqué la mobilisation interne qui nous fait penser à la fiscalité et à l’impôt. Pouvez-vous nous dire si l’impôt de capitation est aussi consigné dans le budget ?

 

FM : A ma connaissance pour le moment, il n’en est pas question. Il y a d’autres opportunités pour agrandir l’assiette fiscale, il faut d’abord commencer à couvrir toutes les zones. Vous savez que nous pouvons faire plus si la sécurité revient sur toute l’étendue du territoire. Je crois que cela permettra au Ministère des Finances et aux régis financières de pouvoir mobiliser assez de ressources domestiques. En tout cas, si on arrive à augmenter le niveau de ces ressources domestiques, je crois que nous pourrions réduire le gap. C’est vrai que nous comptons sur l’appui extérieur, mais il faudrait, pour des efforts durables, compter sur nos ressources propres. Nous avons des possibilités pourvu que nous fassions tous des efforts en faveur de la paix et de la sécurité sur tout le territoire.

 

RJDH : le Président Faustin Archange Touadera a annoncé la mise en place d’un comité d’absorption de fonds sans proposer un contenu réel de ce comité. Comment allez-vous faire pour mobiliser les ressources annoncées par les partenaires au développement de la RCA ?

 

FM : le Président de la République a répondu aux préoccupations de la communauté internationale qui n’a sans cesse manqué de lui poser la question sur notre capacité d’absorption de ces ressources. Effectivement, ce n’était pas au lendemain, mais c’est une première réponse. Donc un signal fort qui prouve toute la volonté du Chef de l’Etat pour être à la hauteur de l’utilisation des ressources qui pourraient provenir des annonces de Bruxelles.

 

Le problème n’est pas au niveau du contenu, c’est un dispositif qui est structuré qui a donc trois organes. Premier organe sera piloté par le Chef de l’Etat et qui va traiter les questions purement politiques.

 

Le second panier, c’est un organe de décision, donc un comité directoire conjoint qui réunira tous les partenaires qui ont fait des annonces et le troisième organe c’est le secrétariat politique permanent. C’est ce secrétariat qui aura le devoir de donner la visibilité sur ces ressources et comment rendre compte et se passer des annonces au décaissement pour nous permettre d’avoir des rapports sur l’exécution des actions contenues dans le plan.

 

Maintenant c’est de rendre opérationnel ce secrétariat politique permanent et c’est dans ce sens-là qu’automatiquement après Bruxelles, il faut relever que la communauté internationale a décidé de nous accompagner et continue de faire preuve de cet accompagnement. Car aussitôt après Bruxelles la Banque Mondiale a accepté de mobiliser les ressources pour recruter un consultant international devant nous aider à mettre en place ce secrétariat technique permanent.

 

Une fois que le travail en train d’être fait, une fois que les termes de références sont clairement définis pour le suivi des annonces de Bruxelles et la mise en œuvre du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix, pour la coordination il faut communiquer autour de ces actions. Nous pourrons avoir le profil des compétences devant travailler dans ce secrétariat politique permanent. Et c’est ce travail que nous sommes en train de faire parce que ce secrétariat technique va pouvoir nous alerter et nous mettre à dispositions des éléments de décision ou s’il y a des blocus quelque part, nous seront avec tous les partenaires au niveau du comité directoire technique pour nous pencher sur les obstacles et pour les lever d’une manière rapide les ressources. Donc ce n’est pas question de contenu. Nous savons ce qu’il faut faire, il faudrait donner la forme et recruter les compétences dans ce secrétariat technique permanent et c’est ce travail qui a déjà commencé. D’ici peu, le consultant international sera en place, nous allons travailler et il y aura un premier draft d’ici la fin de la semaine.

 

RJDH : Lors de la table ronde de Bruxelles, certains partenaires n’ont pas répondu à l’appel ou fait des annonces. Nous voulons citer la CEEAC, l’Union Africaine qui comptent organiser sa table ronde en faveur de la RCA, alors quel est le niveau d’engagement et de collaboration entre vous et ces institutions ?

 

Il ne faut pas dire cela. Dès le début de l’élaboration de ce Plan de Consolidation et de Relèvement de la Paix, toutes ces institutions étaient impliquées. Elles font bien partie du comité directeur conjoint dont j’avais la présidence et c’est avec tous ces représentants que nous avons travaillé. Et à Bruxelles, l’Union Africaine et la CEEAC ont pris la parole. Au niveau africain, la CEEAC fait partie de notre communauté économique régionale avec qui nous sentons la solidarité africaine déjà. Donc on ne va pas dire qu’ils vont faire leur chose à part. Maintenant, pour démontrer cette solidarité, l’Union Africaine a souhaité et envisagé organiser son prochain Sommet, une réunion avec tous les pays africains, pour apporter un appui à la République Centrafricaine et cela est un plus qui témoigne à suffisance que nous ne sommes pas seuls. Car, non seulement les pays africains sont derrière nous mais toute la communauté internationale est avec nous.

 

RJDH :Joseph Bendounga, président du MDREC dans une interview accordée au RJDH a affirmé que vous avez balbutié devant les partenaires lors de cette table ronde Bruxelles. Qu’en dites-vous ?

 

FM :Ah je l’ai pas vu à Bruxelles, je ne sais pas de qui il tire cette information, cela n’engage que lui. Je ne crois pas qu’on est au niveau de ce genre d’analyse. Je crois qu’il a lui-même lu ce document et ce qu’il contient. Ce n’est pas qu’à Bruxelles que j’ai présenté ce document, je l’ai présenté à New-York, à Washington, à Yaoundé et un peu partout. Depuis les présentations que j’ai faites, c’est la première fois que et cela ne vient pas de l’extérieur mais c’est des gens qui parfois ne sont pas au niveau de l’information qui racontent cela. Aujourd’hui, nous savons qu’il y a eu des annonces et la communauté internationale est mobilisée pour nous appuyer autant qu’on se mette ensemble. Moi je voudrai bien le rencontrer pour qu’on en discute, j’ai besoin des idées.

 

RJDH : Il a demandé un large consensus autour des retombés de Bruxelles que répondez-vous ?

 

FM :Quelle rencontre consensuelle ? Pour parler de quoi exactement ? Il faut qu’on se le dise, on a toutes les informations qui sont là. Après Bruxelles nous avons tenu une conférence de presse avec tous les partenaires, il faut écouter ce qu’ils disent. La population a besoin des réponses urgentes et d’abord nous avons commencé à travailler avant même d’aller à Bruxelles. Je crois qu’après l’investiture du Président, à mon premier déplacement à Bruxelles au mois d’avril, la communauté internationale a commencé à se mobiliser pour dire que la population centrafricaine doit bénéficier de la dividende de démocratie. Et c’est ainsi qu’avant Bruxelles, des actions sont déjà menées sur le terrain. J’ai été sur le terrain et lancé plusieurs projets de réhabilitation des infrastructures scolaires et routières. Et on a bien d’autres choses à faire et nous nous sommes  convenus avec les partenaires pour aller de l’avant. L’heure n’est pas à la théorie pour se lancer des flèches et si ce monsieur veut contribuer, qu’il apporte des éléments. La preuve : si cela ne n’était pas bien perçu, on n’allait pas avoir ce niveau d’engagement et de promesses.

 

RJDH : M le ministre je vous remercie !

 

FM : c’est à moi de vous remercier

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

 

 

Centrafrique : Le Bambou de Chine très prisé par la population de Birao

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 8 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI 8 décembre 2016 (RJDH) : le bambou de Chine est vital pour la ville de Birao. Il est utilisé pour la clôture des maisons d’habitation, dans l’alimentation,… cet arbre est aussi sources des récurrentes incursions soudanaises qui le déciment.

 

A l’instar d’autres communautés qui utilisent le Bambou dans leur quotidien comme matière première pour construire leurs maisons et produit alimentaire, Birao ne fait pas exception. Dans cette partie de la Centrafrique, le Bambou compense le bois et il est aussi sujet de braconnage de la part des voisins soudanais car, son utilisation dépasse le simple cadre de sa transformation en meubles.

 

A Birao, un petit tour dans la ville et vous saurez les bienfaits faits du Bambou de Chine dans cette partie de la RCA cernée par le Tchad et le Soudan. Au coin de certaines rues, l’on aperçoit des ateliers sous lesquels, le Bambou de Chine est utilisé  dans la fabrication de meubles. Ce que nous confirme Idriss, ce menuisier qui déclare que « nous fabriquons des lits, des escarbots ou des chaises avec cet arbre».

 

Outre les tiges de Bambou utilisées dans la menuiserie, ses racines constituent un aliment très apprécié par certains habitants. Selon Oumar Fotor« c’est le bambou de Chine qui  nous a sauvé la vie durant cette période crise, on prépare ses racines pour les manger. Il a le même gout que le mil ».

 

Du coupeur de Bambou aux fabricants de chaises, de fauteuils, …. Toute la chaine tire les bienfaits de cette graminacée. La coupe de Bambou et sa vente sont une activité lucrative a encore témoigné Oumar Fotor qui souligne que « nous les vendons par bottes, on gagne jusqu’à 50.000 frs ». Ce chef a aussi précisé que « c’est une grâce divine, car le Bambou de Chine pousse à l’état sauvage ».

 

Vu son utilité, le Bambou qui est la plus grande graminacée est menacé de disparition pour son abattage et braconnage.

 

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:37

 

RÉCIT

 

L’ex-enfant soldat ougandais devenu chef dans l’Armée de résistance du Seigneur est jugé à la Cour pénale internationale. Dix ans ont été nécessaires à sa capture.

 

Par Cyril Bensimon  LE MONDE Le 06.12.2016 à 18h01

 

Le procès de Dominic Ongwen qui s’est ouvert, mardi 6 décembre, devant la Cour pénale internationale (CPI) devrait permettre de mieux cerner la personnalité et l’histoire de cette figure de l’Armée de résistance du Seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA). Victime ou bourreau ? Victime devenue bourreau ? A des milliers de kilomètres de La Haye, le commandant Amat Mounir se fiche pas mal des interrogations qui entourent le parcours du chef de guerre ougandais, de sa cavale meurtrière commencée par un rapt alors qu’il n’était encore qu’un enfant.

 

Cet officier de l’ex-Séléka, le groupe rebelle centrafricain qui avait pris le pouvoir à Bangui en 2013, n’a pas fini de ruminer son aigreur, près de deux ans après la capture de Dominic Ongwen en janvier 2015. A l’époque, le commandant Amat Mounir avait revendiqué l’arrestation de cet homme recherché depuis dix ans par la justice internationale et pour la capture duquel les Etats-Unis avaient promis une prime de 5 millions de dollars.

 

« Quand un chasseur nous a prévenus qu’il avait repéré un groupe de la LRA au niveau du village de Koto 3, nous sommes partis de Sam Ouandja [une localité du nord-est de la Centrafrique] avec 60 hommes pour les intercepter. Moi en tête ! », clame aujourd’hui encore le commandant Amat Mounir. « Après quinze à vingt minutes d’accrochages, nous avons arrêté leur chef. Nous l’avons reconnu tout de suite après, grâce aux photos des chefs de la LRA distribuées par les Américains », poursuit l’officier de l’ex-rébellion.

 

Précieux prisonnier

 

Prévenues par ses soins, les forces spéciales américaines, qui disposent depuis 2011 d’une base à Obo, dans le sud-est de la Centrafrique, afin d’appuyer les armées de la région dans la traque de la LRA, viendront récupérer le précieux prisonnier. « Ils sont arrivés avec deux hélicoptères, l’un s’est posé au sol et l’autre est resté dans le ciel. Ils nous ont dit qu’ils allaient amener ce qu’ils avaient promis pour la capture d’Ongwen. »

 

« Après, quand ils sont revenus, ils nous ont dit qu’ils ne pouvaient pas nous donner d’argent liquide, car la Séléka est un groupe rebelle et que nous pourrions acheter des armes avec. On leur a dit d’accord, mais alors vous pouvez construire des écoles, un hôpital, une maison des jeunes, refaire la route, car il n’y rien ici ! Ils ont accepté mais n’ont rien fait. Ils ont seulement amené des tables et des bancs pour l’école et quelques médicaments », râle le milicien, avec la sérieuse impression de s’être fait avoir en n’obtenant pour seule récompense de la part des forces spéciales américaines « un tableau de remerciement que nous avons mis dans notre base de Sam Ouandja ».

 

En janvier 2015, l’apprenti chasseur de prime exprimait sa frustration avec des mots plus crus. « Si j’avais su, je l’aurais tué sur place », disait-il à l’endroit de Dominic Ongwen. Ce dernier, après son transfert à Obo où les armées américaines et ougandaises ont chacune installé leur base, avait affirmé dans un message diffusé par la télévision ougandaise s’être rendu volontairement aux forces américaines après que Joseph Kony, le chef de la LRA, eut voulu le tuer. Une version certifiée par Washington qui a toujours évoqué une reddition.

 

Une chose est certaine, en revanche, le transfert de Dominic Ongwen d’Obo à La Haye ne s’est pas fait sans difficulté. « Il y a eu beaucoup de mensonges, raconte une bonne source. Les Américains ont fait comme s’ils n’étaient mêlés à rien et les Ougandais ont fait croire à Ongwen qu’ils allaient le ramener au pays et l’amnistier, avant de l’envoyer finalement devant la CPI sur pressions de la Maison Blanche. Ce fut un jeu de dupes à tous les niveaux. » A ce sujet, dans son film documentaire Wrong Elements, dont la sortie en France est prévue le 22 mars 2017, Jonathan Littell montre une scène étonnante où, quelques minutes avant d’être embarqué dans un avion, Dominic Ongwen découvre que son avenir se jouera devant la justice internationale et non dans son pays natal. Pas sûr que le commandant Amat Mounir se console de ne pas être le seul à avoir été berné dans cette histoire.

 

Cyril Bensimon

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/06/l-homme-qui-a-arrete-dominic-ongwen-attend-toujours-la-prime-promise-par-les-etats-unis_5044456_3212.html#SL5oT1kTmt5cYaSs.99

 

Lu pour vous : L’homme qui a arrêté Dominic Ongwen attend toujours la prime promise par les Etats-Unis
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:34
Soldats de la Minusca en RCA: l’ONU met la pression sur Libreville et Bujumbura
Soldats de la Minusca en RCA: l’ONU met la pression sur Libreville et Bujumbura

 

 

 

Par RFI Publié le 08-12-2016 Modifié le 08-12-2016 à 01:23

 

Le Burundi et le Gabon promettent de faire la lumière sur les soupçons de crimes sexuels qui auraient été commis par leurs soldats en Centrafrique. L'ONU a dévoilé un rapport dans lequel 16  militaires gabonais et 25 Burundais sont accusés d'agressions sexuelles, parfois contre des mineurs. Les faits datent de 2014-2015, dans la préfecture de Kemo. Les Nations unies ont recensé 140 victimes et elles ont demandé aux deux gouvernements de prendre des sanctions pénales.

 

L'ONU a donné six mois à Libreville et Bujumbura pour rendre compte des mesures prises suite à ce rapport accablant. Les deux gouvernements mettent en avant leur bonne volonté.

 

Le porte-parole adjoint du ministère burundais de la Défense explique qu'une commission a été créée pour mener des investigations complémentaires. Ce que les Nations unies avaient d’ailleurs demandé.

 

Le major Côme Ndayiragije affirme qu'il n'y aura aucune impunité si les faits sont avérés. « La justice est là si les enquêtes trouvent qu’il y a des déficiences de ces délégations. La justice doit les sanctionner. Pour un militaire qui est déployé dans la mission de maintien de la paix, il y a un code de conduite qu’il doit suivre, c’est pourquoi le gouvernement prend cela au sérieux. C’est grave, cela ternit l’image du pays et l’image de la mission. »

 

Côté gabonais, le ministre de la Défense Etienne Massard explique que les autorités suivent ce dossier et que si des mesures disciplinaires doivent être prises, elles le seront. Le porte-parole du gouvernement précise que le Gabon n'encourage pas ces pratiques et que les militaires engagés ont un devoir d'exemplarité.

 

Selon le ministre gabonais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie Bi Nzé, des sanctions sont prévues si les enquêtes démontrent que des crimes ont été commis. Il y aura un principe de fermeté, dit-il.

 

Depuis les faits, les 41 casques bleus accusés dans le rapport ont tous quitté la Centrafrique. L'ONU a fourni leurs identités aux deux pays concernés.

 

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 19:42
L'Afrique dans le viseur des services de renseignement
L'Afrique dans le viseur des services de renseignement

 

L'Afrique dans le viseur des services de renseignement

 

Par RFI Publié le 08-12-2016 Modifié le 08-12-2016 à 18:14

 

Ces dernières années, Edward Snowden - l'ex-consultant de la NSA - a publié plusieurs dizaines de documents confidentiels sur les pratiques des agences de renseignement britannique et américaine. Au coeur de nouvelles révélations, l'Afrique. Des extraits de ces documents couvrant la période 2009 - 2011 sont publiés par le quotidien Le Monde. Présidents, anciens présidents, Premiers ministres, chefs militaires, hommes d'affaires influents, ambassades, institutions, mouvements rebelles, tous ont été placés, à divers degrés, sous surveillance.

 

Pas moins de vingt pays sont concernés par cet espionnage, et pas seulement la partie anglophone du continent. Citons le Kenya, le Zimbabwe, la Somalie, mais aussi le Togo, le Niger, le Mali, le Burkina Faso, l'Algérie.

 

Au premier rang des cibles, les présidents et leurs Premiers ministres. En 2009, le palais présidentiel angolais est sur écoute. C'est cette année-là qu'Hillary Clinton se rend à Luanda, avec en poche de précieuses informations fournies par Londres, qui avec Washington, souhaite faire main basse sur la région.

 

Principale partenaire économique du Kenya, la Grande-Bretagne suit particulièrement les échanges d'un Kibaki, d'un Odinga. Au Nigéria ce sont les président Umarau Yar'Adua puis Goodluck Jonathan.

 

A Conakry, c'est Kabiné Komara, le Premier ministre de Dadis Camara, qui est écouté. Puis Cellou Dalein Diallo et Lansana Kouyaté. A Lomé, les télécommunications de Faure Gnassingbé sont interceptées. En RDC, le secteur sensible des mines est visé, des hommes d'affaires proches de Kabila ont été dans le radar des grandes oreilles.

 

Des mouvements rebelles aussi : au Darfour, au Tchad, en Libye, le Mend au Nigéria... Et des opposants en exil également. L'Afrique est donc loin d'avoir été épargnée par une surveillance massive.

 

Réponse de la NASA et des services britanniques : « nous ne faisons jamais aucun commentaire sur des sujets liés au renseignement (...) c'est un travail mené conformément au strict cadre juridique et politique qui veille à ce que nos activités soient autorisées ».

 

 

 

La RDC, étroitement scrutée par les espions britanniques et américains

 

Les appels et les emails du président congolais Joseph Kabila et de tout son entourage étaient soumis à une surveillance intensive.

 

Par Simon Piel et Joan Tilouine  LE MONDE Le 08.12.2016 à 11h52 • Mis à jour le 08.12.2016 à 13h07


 

Goma, 23 mars 2009. Dans la capitale de la province du Nord-Kivu ébranlée par la guerre civile, le gouvernement congolais et la rébellion politico-militaire du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) signent un accord de paix. Les tractations ont été longues et suivies de près dans les capitales des pays des Grands Lacs, comme au Rwanda, où le président, Paul Kagamé, est accusé de soutenir ce groupe armé. Mais aussi à plus de 6 500 km de là, à Londres. Nul ne le savait, mais les belligérants étaient espionnés par le puissant système de surveillance satellitaire déployé par les services de renseignements électroniques britanniques (GCHQ).

 

Selon des relevés d’interceptions des 13 et 22 janvier, des 12 et 23 février, et du 12 décembre 2009, extraits par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives de l’ex-consultant de la NSA Edward Snowden confiées à Glenn Greenwald et Laura Poitras, la plupart des négociateurs ont été écoutés. A commencer par le président congolais, Joseph Kabila, dont le numéro de mobile figure sur les listes, de même que son adresse e-mail. On retrouve aussi les courriels, lignes fixes et mobiles de son conseiller spécial et confident, Augustin Katumba Mwanke, de son conseiller politique, Marcellin Cishambo, de son conseiller militaire, le général Denis Kalume Numbi. Toutes les communications de la présidence sont espionnés, tout comme ceux du gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya.

 

Invisible surveillance

 

Les Britanniques ont également espionné plusieurs ministres sans omettre l’armée qui, en 2009, est en pleine reconstitution avec l’intégration de 5 800 miliciens du CNDP. Les documents du GCHQ témoignent d’ailleurs d’une connaissance fine de l’organisation des forces congolaises. Avec une certaine capacité à identifier les gradés promis à un bel avenir, comme le colonel Kahimbi Delphin, alors chargé des opérations contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé hutu formé d’anciens éléments des forces armées rwandaises et de miliciens génocidaires interahamwé. Delphin est aujourd’hui général et chef des services de renseignements militaires. La plupart des responsables opérationnels, du chef du renseignement au chef d’état-major en passant par les hauts gradés en poste à l’est du pays, figurent dans les rapports d’interceptions consultés par Le Monde.

 

Le numéro de portable de l’ambassadeur de France, Pierre Jacquemot, apparaît aussi dans les relevés d’interceptions, avec un « niveau de priorité 3 », le même que la Mission des Nations unies. Le président Kabila est lui « priorité 4 ». « Le chef de l’Etat a changé de numéro de portable récemment », confie l’un de ses proches conseillers. Contacté, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, qualifie ces actes d’« hostilités inacceptables ». Et d’ajouter : « La RDC a été victime de ces ingérences dès son indépendance avec l’assassinat de Patrice Lumumba [le 17 janvier 1961] par des agents étrangers. Voilà ce que cela me rappelle. »

 

Les territoires du Nord-Kivu où évoluent les rebelles sont également sous l’invisible surveillance des Britanniques, quadrillés par leurs satellites qui écoutent leurs chefs. Les alliances se font et se défont au gré des rivalités entre le Rwanda et la RDC, mais aussi de l’Ouganda, où Aronda Nyakairima, chef d’état-major de l’armée ougandaise, impliqué dans les négociations de paix, était aussi espionné par le GCHQ.

 

Importance du secteur minier

 

Et si les Britanniques, qui ont accordé un soutien total à Paul Kagamé, doutaient de sa responsabilité dans les massacres et l’exploitation minière dont il est accusé, à l’est de la RDC ? Laurent Nkunda, le charismatique chef de la rébellion du CNDP dont le commandement est principalement tutsi, a bénéficié à ses débuts du soutien du Rwanda de Paul Kagamé – et a été soigneusement écouté par les services anglais. « En 2009, les Britanniques sont alors sous pression de la communauté internationale et des ONG, qui soupçonnent le Rwanda de crimes à l’est de la RDC, confie un diplomate occidental en poste à Kinshasa à l’époque des faits. Par ces écoutes, ils ont peut-être voulu s’assurer de la nature des liens de Kigali avec certains groupes armés. »

 

Les télécommunications des principaux lieutenants de Laurent Nkunda ont aussi été surveillées. Comme celles de Bosco Ntaganda, qui lui succédera, avant d’être transféré à la Cour pénale internationale en mars 2013. Surnommé « Terminator » pour son extrême violence, ce mercenaire qui a servi dans les rangs de nombreux groupes armés à l’est de la RDC boycotte actuellement son procès, où il est accusé de « crimes contre l’humanité » et de « crimes de guerre ».

 

Les Britanniques attachent aussi une importance particulière au secteur minier. L’exploitation du sous-sol alimente le conflit armé, motive l’ingérence de pays voisins, et profite à certains membres du pouvoir congolais. Leurs interceptions visent donc aussi les télécommunications du vice-ministre des mines, Victor Kasongo, du riche gouverneur de la province minière du Katanga, Moïse Katumbi, et surtout à plusieurs reprises celles d’Augustin Katumba Mwanke. Ce conseiller spécial du président Kabila régnait sur le secteur, son bureau étant le passage obligé de tout minier désireux de négocier des contrats. Soupçonné par l’ONU d’être le chef d’orchestre du « pillage » des richesses de la RDC, il est mort dans un accident d’avion le 12 février 2012. Contacté, le GCHQ n’a pas souhaité réagir.

 

 

Simon Piel

 


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/08/la-rdc-etroitement-scrutee-par-les-espions-britanniques-et-americains_5045622_3212.html#h1slDxrA86TsyH4s.99

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 23:20
Tchad: onze opposants libérés, des femmes interdites de rassemblement

 

 

N'Djamena - AFP / 07 décembre 2016 21h21 - Onze opposants arrêtés en novembre pour avoir tenté de défier une interdiction de manifester ont été relâchés au Tchad, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.


Les onze opposants ont été libérés pour infraction non constituée sur décision du Tribunal de première instance de N'Djamena, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. 



Ils avaient été arrêtés le 17 novembre lors d'une mobilisation à N'Djamena à l'appel du Front d'opposition nationale pour l'alternance et le changement (Fonac) qui tente de secouer le régime autoritaire du président Idriss Déby Itno.

 

Les opposants, dont les chefs de partis Mahamat Bahr Bechir et Gapili Godebne, étaient poursuivis pour participation à un attroupement non autorisé.

 

Le juge a accédé à la demande d'une dizaine d'avocats qui ont fait valoir que l'accusation +d'attroupement non armé+ ne peut pas leur être imputée, car tous ont été appréhendés soit dans une voiture, soit sur une moto. Tous ont plaidé non coupables et n'ont pas reconnu les faits qu'on leur reprochait, a commenté le leader de l'opposition, Saleh Kebzabo, dans un courriel envoyé à la presse. 



Mardi, des femmes syndicalistes ont en outre été empêchées de se réunir dans la capitale.



Les policiers à bord de quatre véhicules lourdement armés ont pris d'assaut dès le petit matin la Bourse du travail, avec l'ordre de ne laisser entrer personne.
 

 

Au Tchad, aucune marche pacifique n'est autorisée sauf si c'est pour applaudir le président Deby, a déploré une manifestante citée par le site d'information TchadInfos.
 

 

Une centaine de femmes avait pu se réunir lundi au siège de l'UST.

 


Syndicats, opposition et société civile dénoncent la gestion de la crise sociale économique et budgétaire par le régime d'Idriss Déby.

 

Pays pauvre de 12 millions d'habitants, le Tchad vit à l'heure des 16 mesures d'austérité imposées par le gouvernement de M. Déby, nommé peu après son investiture le 8 août dernier pour un cinquième mandat.

 

Ces mesures d'austérité portent principalement sur une restructuration des services de l'Etat pour faire des économies, mais certaines touchent directement les Tchadiens, comme la révision des critères d'attribution des bourses des étudiants, la baisse des indemnités des chefs traditionnels, ou la réduction de 80% des indemnités de toutes les personnes nommées par décret.



(©)

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 19:41
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Des enquêtes internationales ouvertes sur les crimes de Dominique Ongwen en Centrafrique

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 7 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 06 Décembre 2016 (RJDH)—Des enquêtes internationales sont ouvertes sur les crimes commis par Dominique Ongwen, numéro 2 de la LRA dont le procès les crimes commis en Ouganda, a commencé le mardi dernier. L’information a été confirmée par Gervais Bodangaye, chargé d’information publique de la Cour Pénale Internationale en Centrafrique.  

 

Ces enquêtes, selon  Gervais Bodangaye, sont en cours dans le sud-est de la République Centrafricaine où la LRA sévit depuis plusieurs années « l’objectif aujourd’hui est d’arriver à documenter les crimes que Dominique Ongwen a commis sur le sol centrafricain. Les autorités sont sur le point de rassembler des preuves sur les accusations de crimes graves qui relèvent de la CPI et qui auraient été commis dans le pays afin de saisir le tribunal de Haye » confie le chargé de l’information publique de la Cour Pénale Internationale en Centrafrique.

 

Les organisations de défense des droits de l’Homme en Centrafrique ont appelé à la collaboration des victimes de la LRA « à l’étape actuelle, il faut une collaboration franche des victimes pour que les enquêtes aboutissent et que les crimes commis en Centrafrique par Dominique Ongwen soient associés à ceux pour lesquels il est en train de comparaitre. C’est cet appel que toutes les organisations de droits de l’homme lancent en ce moment » a exprimé, Me Célestin Nzala, vice coordonnateur du réseau des ONG pour la défense des droits de l’Homme.

 

Dominique Ongwen, capturé en Centrafrique en janvier 2015, est l’un des principaux lieutenants de Joseph Kony, chef de la LRA, une rébellion ougandaise opérationnelle en Centrafrique depuis 2008. Le procès de ce chef militaire est ouvert depuis le mardi 06 décembre à la Haye. 70 chefs d’accusation ont été retenus contre Dominique Ongwen  qui a plaidé non coupable au premier jour du procès devant la CPI. Ce dernier s’est considéré comme l’une des victimes de la LRA car enrôlé de force par le mouvement à l’âge de 14 ans.

 

 

Centrafrique : Les Nations-Unies projettent la réévaluation des besoins humanitaires

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 7 DÉCEMBRE 2016

 

Bangui, le 07 décembre 2016 (RJDH)— La Coordination des Affaires Humanitaires, l’Unicef et le HCR penchent pour la réévaluation des besoins humanitaires en Centrafrique. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse conjointe tenue le 06 décembre au siège de l’OCHA.

 

Ces organisations ont émis cette idée après une mission conjointe effectuée à Kaga-Bandoro et Bambari, deux villes secouées ces derniers temps par des combats fratricides entre des tendances ex-Séléka.

 

La mission conjointe, a permis à ces organisations de faire un état des lieux. Fabrizio Holschild, Coordonnateur des Affaires Humanitaires en Centrafrique souhaite un engagement humanitaire à la hauteur des promesses de Bruxelles, « c’est important pour que la communauté des Nations-Unies se positionne de la meilleure manière pour aider la RCA avec les mêmes intentions prononcées à Bruxelles avec une stratégie de relèvement et de stabilisation  » souhaite-il.

 

Il  a engagé les organisations humanitaires à s’impliquer dans la dynamique de mobilisation en ces termes « pour mieux répondre aux besoins des personnes en situation difficile en Centrafrique, il nous faut nous engager parce que les besoins sont énormes. C’est pourquoi les organisations humanitaires doivent s’engagent toutes ».

 

John Ging, directeur Pays de la Coordination des Affaires  Humanitaires (OCHA)  souhaite que les actions humanitaires soient pérennisées par des stratégies de développement en faveur de la population.

 

C’est la première Mission que les Système des Nations Unies effectuent pour évaluer les besoins réels des personnes déplacées en Centrafrique après la table ronde de Bruxelles tenue le 17 novembre dernier.

 

 

Centrafrique : Joseph Bendouga salue l’idée de dialogue émise par François Bozizé

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 7 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 07 Décembre 2016—Joseph Bendouga, président du Mouvement Démocratique pour la Révolution et l’Evolution de Centrafrique (MDREC), s’est félicité de l’idée de dialogue proposée par l’ancien chef d’Etat François Bozizé. Pour lui, l’ancien président doit passer devant la justice après le dialogue inclusif qu’il souhaite aujourd’hui.

 

Le dialogue inclusif, selon Bendounga est la voie qu’il faut aujourd’hui aux Centrafricains pour mettre un terme à la crise qui secoue le pays. Le leader du MDREC dit l’avoir déjà proposée au chef de l’Etat « toutes les forces vives de la nation sont aujourd’hui conscientes du fait que seul le dialogue entre Centrafricains pourra faciliter le retour à la normale. Je me félicite du fait que François Bozizé se soit inscrit dans la dynamique que le MDREC a proposée depuis plusieurs semaines au président de la République » avance - t-il.

 

Joseph Bendounga souhaite que l’ancien président de la République comparaisse malgré la tenue de ce dialogue « nous voulons tous de ce dialogue mais, François Bozizé doit savoir que cela ne saurait se solder par une amnistie sur laquelle il compte aujourd’hui. L’ancien président doit passer devant le tribunal, il doit être jugé avec ou sans dialogue », exige le président du MDREC.

 

Joint au téléphone, Bertin Bea Secrétaire Général par intérim du KNK, parti de l’ancien président de la République, dit n’avoir pas la possibilité de se prononcer sur ce dossier. L’ancien président François Bozizé, a dans un mémorandum appelé à l’organisation d’un dialogue politique inclusif entre les vrais Centrafricains pour apporter des solutions idéales à la crise qu’il qualifie de multidimensionnelle.

 

François Bozizé en exil à Nairobi depuis a chuté en 2013, est sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par l’Etat centrafricain et sous sanction des Nations-Unies. Depuis que son ancien premier ministre Faustin Archange Touadéra a remporté la présidentielle, son parti le KNK qui avait soutenu, Anicet Georges Dologuelé au second tour de la présidentielle contre Touadéra, multiplie les avances pour rentrer dans les grâces du président.

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Centrafrique-Presse.com
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 18:31
LA MINUSCA ECHANGE AVEC LES INTERLOCUTEURS CENTRAFRICAINS POUR REPONDRE AUX DEFIS SECURITAIRES ET HUMANITAIRES

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 07 décembre 2016 – Le dialogue entre Centrafricains, la sécurité et la réponse aux besoins humanitaires sont au centre des rencontres et missions que mènent depuis lundi, à Bangui et dans certaines régions de la RCA, les responsables de la MINUSCA, a annoncé mercredi le porte-parole de la Mission. « Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies s’est entretenu mardi avec le Cardinal Dieudonné Nzapalainga. La Représentante spéciale adjointe ainsi que les ministres de l’Elevage et de la Réconciliation nationale ont visité le village de Koui (nord-ouest). Le Représentant spécial adjoint et Coordonnateur humanitaire était à Kaga Bandoro (centre) pour s’enquérir de la situation humanitaire », a dit Vladimir Monteiro.

 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire, Monteiro a également affirmé que la situation dans la Haute-Kotto et la Ouaka est au centre des démarches de la Mission, avec comme principal objectif d’éviter des combats à Bambari. « La MINUSCA utilisera tous les moyens à sa disposition contre toute force qui chercherait à provoquer une guerre mais aussi pour protéger la population civile », a-t-il précisé, ajoutant que parallèlement à cette posture la MINUSCA discute avec les deux belligérants - le Front populaire pour le redressement en Centrafrique (FPRC) et l’Union pour la Centrafrique (UPC) - pour qu’ils règlent pacifiquement leurs différends. Par ailleurs, « les responsables de ces groupes seront tenus pour responsables de leurs actes et répondront devant la juridiction nationale ou internationale » en cas de guerre à Bambari.

 

Sur la situation à Bria, le porte-parole a fait savoir que la Mission a pris des mesures pour protéger les civils dans la ville et en particulier les déplacés, dont quelques 6.000 près de sa base et environ 5.000 au bord de l’aérodrome. En outre, « les Casques bleus effectuent également des patrouilles pour protéger les 485 civils peulhs qui ont décidé de rester près de leurs résidences », a-t-il déclaré. « La MINUSCA n’a pas abandonné la communauté peulh - ni aucune communauté d’ailleurs - contrairement aux affirmations d’Human Rights Watch », a renchéri Monteiro.

 

Le porte-parole est également revenu sur deux interventions de la MINUSCA en soutien à la réforme du secteur de sécurité et à la cohésion sociale, à savoir la formation de formateurs à l’endroit de 30 sous-officiers des FACA et le projet de Réduction de violence communautaire, avec le début des activités de formation professionnelle à Bangui « Les premiers 254 bénéficiaires retenus dans la première phase prennent actuellement des cours tels que la mécanique, la maçonnerie, la couture ou l’informatique dans six centres de formation de la capitale centrafricaine. Le projet vise à soutenir la réinsertion socio-économique de 3.000 ex-combattants et jeunes-à-risque associés aux groupes armés à Bangui », a dit Monteiro.

 

De son côté, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a fait part de progrès sécuritaire dans la ville de Bangui alors que la situation reste imprévisible à Bria et à Bambari. « Mais plusieurs actions sont en cours pour empêcher toute éventualité, notamment l’arrivée des renforts et des opérations de reconnaissances d’objectifs qui ont été conduites, sur les groupes déjà en position comme sur leurs renforts », selon Cimana. Par ailleurs, la Force a escorté 741 véhicules commerciaux la semaine dernière sur les trois  principaux axes routiers du pays.

 

Pour sa part, la porte-parole de la Police, Popescu Oana Andreea a mis l’accent sur le recrutement de 500 nouveaux policiers et gendarmes centrafricains en 2017, avec l’appui de la Mission. « Le sujet a été au centre d’une discussion entre le Ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, les Directeurs généraux de la police et de la gendarmerie et le commandant par intérim de la Police de la MINUSCA. Ce recrutement est crucial en vue du renforcement et du déploiement des forces de sécurité intérieures sur le territoire national », a-t-elle déclaré.  

 

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Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

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Centrafrique-Presse.com
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 18:26
RDC, Centrafrique, Soudan : les limites de l'action onusienne (France Culture)

 

 

Afrique : le grand défi sécuritaire

 

https://www.franceculture.fr 

 

Monusco, Monuc, Minurca, Minus, autant de programmes de maintien de la paix lancées sous l'égide des Nations Unies. Sur le terrain, les populations locales regardent avec ambivalence la présence des casques bleus. Quel bilan peut-on dresser de ces missions onusiennes ?

 

Alors que le Forum international de Dakar sur la Paix et la sécurité en Afrique vient de s’achever, nous poursuivons notre série consacrée aux grands enjeux sécuritaires africains.

 

Si les opérations de maintien de la Paix ont été relativement peu nombreuses dans les quatre premières décennies d’existence des Nations Unies, elles se sont considérablement multipliées à partir des années 1990.

 

Aujourd’hui, 16 opérations de maintien de la Paix sont en cours et la plupart d’entre elles se trouvent sur le continent africain. 80% des casques bleus sont déployés dans un pays d’Afrique: Sahara occidental, RDC, Liberia, Cote d’Ivoire, Soudan, Soudan du sud, Mali, Centrafrique...

 

Pourquoi la majorité des opérations de maintien de la Paix se trouve en Afrique ? Quels sont leurs moyens – matériels et humains ? Et quelle est leur efficacité ? Quel bilan peut-on dresser de l’action des casques bleus ? Et quelles en sont les limites ? Les opérations de maintien de la paix sont-elles en crise ? Et comment repenser l’intervention des casques bleus, bâtisseurs de Paix – Prix Nobel de la Paix en 1988 ?

 

Anne Cantener @annectnr

"Aujourd'hui, il manque 2000 à 3000 Casques bleus au #Mali" pour que la mission soit efficace, selon Aline Leboeuf dans @CulturesMonde_

 

11:39 - 7 Déc 2016

Culturesmonde @CulturesMonde_

Bernard Miyet: "Le maintien de la paix traverse une crise dans la mesure où les militaires ne sont pas préparées à certaines situations"

 

11:06 - 7 Déc 2016

Culturesmonde @CulturesMonde_

Les opérations de maintien de la paix ont-elles besoin d'une "doctrine plus robuste", tel que le préconisait JY Le Drian au #DakarForum ?

 

11:09 - 7 Déc 2016

Culturesmonde @CulturesMonde_

Hervé Ladsous : "Les opérations de maintien de la paix ne peuvent pas, ne doivent pas, être des outils de la lutte contre le terrorisme".

 

11:27 - 7 Déc 2016

Culturesmonde @CulturesMonde_

Aline Lebœuf @IFRI_ : "Quand il y a une vraie volonté politique: locale et onusienne, quand il y a conjonction d'intérêts: cela fonctionne."

11:14 - 7 Déc 2016

 

Culturesmonde @CulturesMonde_

Sébastien le Belzic: "La Chine a besoin de l'ONU pour légitimer ses politiques: à Taiwan par ex. Elle a besoin de ses alliés africains."

11:48 - 7 Déc 2016

 

Une émission préparée par Clémence Allezard

 

 

L’ONU IDENTIFIE 41 CASQUES BLEUS GABONAIS ET BURUNDAIS AUTEURS D’ABUS SEXUELS EN CENTRAFRIQUE

 

http://www.afrique-centrale.fr/

 

Après quatre mois d’enquête, l’ONU a rendu public ce lundi, ses conclusions sur les accusations d’agressions sexuelles portées à l’encontre de la Minusca. 25 casques bleus burundais et 16 autres gabonais qui sont accusés d’avoir commis des abus sexuels en République centrafricaine en 2014 et 2015.

 

Selon Stéphane Dujarric, porte-parole de l’Onu, l’enquête réalisée par le Bureau des services de contrôle interne des Nations Unies a permis d’identifier 41 auteurs présumés (16 du Gabon et 25 du Burundi) d’agressions sexuelles en Centrafrique en 2014 et 2015. Ce sont au total 139 victimes présumées qui ont été interrogées par le BSCI, parmi lesquelles 25 mineurs.

 

La responsabilité revient à présent au Burundi et au Gabon de mener d’autres enquêtes pour appuyer celle réalisée par les Nations unies. « Les Nations unies ont transmis le rapport d’enquête aux deux États membres, y compris les noms des présumés responsables identifiés, et ont réclamé que des poursuites judiciaires appropriées soient engagées », a-t-il précisé.

 

Les premières évocations d’agressions avaient fait surface au mois de mai dernier. Ce n’est pas la première fois que les Casques bleus sont visés par de tels accusations. Dans son dernier rapport annuel, le secrétaire général de l’organisation onusienne, Ban Ki Moon, recensait au moins 69 cas d’agressions sexuelles commises par des Casques bleus en 2015, dont la moitié dans deux missions seulement : la Minusca, en place depuis 2014, et la Monusco en République démocratique du Congo.

 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 18:02
Lu pour vous : Commerce illicite du diamant centrafricain : le Cameroun "n'y participe pas"

 

 

 

http://beninmondedaily.com/ Décembre 07, 2016

 

Or, dans son rapport intitulé Du conflit à l'illégalité: cartographier le commerce des diamants de la République centrafricaine au Cameroun, il y est indiqué que le pays de Paul Biya sert de point d'entrée aux diamants de conflit provenant de la République centrafricaine pour les marchés mondiaux.

 

"Les frontières poreuses permettent de pénétrer la chaîne d'approvisionnement légale en raison de ses faibles contrôles, de la contrebande et de la corruption", fait savoir l'Ong.

 

Pour le secrétaire national permanent du Processus de Kimberley, Kisito Mvogo, le Cameroun n'a rien à voir avec la commercialisation illicite des diamants provenant de la Centrafrique.

 

La Centrafrique, rappelle-t-on, a été sanctionnée par le Processus de Kimberley (PK), qui garantit la certification du diamant dans le monde, à cause de l’instabilité sociopolitique que connaît ce pays.

 

Il l'a déclaré à l'issue de l'audience que le ministre camerounais des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique (Minmidt), Ernest Gbwaboubou a accordée aux experts internationaux du Processus de Kimberley (PK) en visite dans le pays en début de semaine. Des descentes sur le terrain dans les zones et sites de production de diamants, notamment dans la région de l'Est du Cameroun sont programmées.

 

"Par ailleurs, la mission de contrôle a été mise sur pied afin de s'assurer de la conformité des pays participants aux exigences du Processus de Kimberley". "Kisito Mvogo indique ainsi qu'il s'agit d'une procédure capitale du PK qui donne lieu à une évaluation complète de chaque pays-membre ". On note que le Cameroun qui a été admis à cet observatoire international depuis le 14 aout 2012 se soumet pour la première fois à cet exercice.

 

Selon lui, "cela a comme corollaire la modestie de nos exportations". Nous ne sommes qu’à 2500 ou 3000 carats. Donc, c'est un argument fallacieux. Preuve que nous travaillons et que nous extirpons les diamants du sang du circuit formel. D'autant plus fallacieux que les diamants ont une empreinte qu'on appelle "The Finger " ou "Foot Printing ".

 

Pour le Cameroun, il ne fait l’ombre d’aucun doute que lorsqu’un lot de diamants parait suspect, l’on procède à la saisie.

 

Le Cameroun se félicite à cet effet, d’être un des rares pays au monde à avoir un très grand stock de diamants saisis.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 22:56
Centrafrique : L'Union Européenne condamne les exactions dans la ville de Bria

 

 

 

LIBREVILLE, 6  décembre (PANA) -  L'Union européenne condamne, dans un communiqué transmis mardi à la presse, les exactions commises dans la localité de Bria en Centrafrique "qui compromettent les efforts pour la réconciliation nationale".

 

 Dans ce communiqué du Service européen pour l'action extérieure (Seae), l'UE exprime ses condoléances aux familles des victimes dont le nombre s'élève à plus de 80 personnes tuées au cours de ces exactions "qui comportent des graves risques pour la reconstruction et la stabilité du pays à un moment-clé", souligne le communiqué

 

On rappelle que le Président Faustin Archange Touadéra de la Centrafrique vient d'effecteur une visite de travail à Bruxelles où il a présidé la conférence internationale sur la Rca ayant permis de récolter plus de deux milliards d'euros pour la reconstruction et le développement de la  Centrafrique, et à laquelle ont participé plus de 80 délégations venant des pays et organisations.

 

Le communiqué de l'UE exprime le ferme soutien à la mission onusienne de la Minusca pour protéger les populations civiles de Centrafrique).

 

 Source  PANA

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