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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 20:11
La MINUSCA ne tolère pas les groupes armés qui sabotent le processus électoral

 

Centrafrique : la MINUSCA ne tolère pas les groupes armés qui sabotent le processus électoral

 

BANGUI, 9 septembre (Xinhua) -- La mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique (MINUSCA) applique la tolérance zéro vis-à-vis de tous les groupes armés qui saboteraient le processus des prochaines élections présidentielle et législatives prévues en fin d'année, a déclaré mercredi son porte-parole, Vladimir Monteiro.

C'est pourquoi la MINUSCA et les Forces armées centrafricaines (FACA) ont mené des opérations conjointes contre certaines positions du groupe rebelle 3R, ce dernier ayant enlevé des agents électoraux afin de perturber l'enrôlement des électeurs dans sa zone de contrôle, selon M. Monteiro, appelant la population locale à continuer de collaborer avec les Casques bleus et les forces régulières centrafricaines.

La MINUSCA a pris toutes les dispositions pour assurer la sécurisation de l'enrôlement des électeurs et des agents recenseurs dans les localités du nord-ouest et dans celles où les opérations n'ont pas pu se tenir, a indiqué le porte-parole, citant le chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye.

Mardi, M. Ndiaye a réaffirmé le soutien de la MINUSCA à l'occasion d'une rencontre avec Marie-Madeleine N'Kouet Hoornaert, la présidente de l'Autorité nationale des élections (ANE), organe chargé de l'organisation des élections en Centrafrique.

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 19:47
Centrafrique : la Cour Pénale Spéciale compte à ce jour 150 dossiers en attente de jugement

 

 

BANGUI, 10 septembre 2020 (RJDH) ---Au total 150 dossiers et 600 incidents sont enregistrés au greffe de la Cour Pénale Spéciale et plusieurs suspects en détention provisoire. C’est une annonce faite ce jeudi 10 septembre 2020 par le porte-parole Théophile Momokoama.

La Cour a annoncé qu’elle est dans la phase de mettre en place un comité de sélection des dossiers par région où des plus graves crimes ont été commis et qui relèvent de la compétence de cette juridiction hybride. Le rôle de ce comité qui regroupe les leaders des organisations de la société civile, les leaders d’opinion, est de remonter les plaintes au parquet spéciale de la Cour.

« Certaines victimes et parents des victimes manquent d’informations appropriées pour la constitution des dossiers pour la CPS. Vous servez des relais entre la Cour et les concernées, afin de faire parvenir à temps réel, les plaintes des victimes. Il est important que la justice soit rendue aux justiciables », dit le porte-parole de la CPS avant de souligner qu’il est important que « les victimes ou les parents des victimes apportent des preuves ».

L’attente de voir la tenue des premiers procès reste toujours une préoccupation des leaders d’opinion et des représentants des organisations des victimes. Au cours de la rencontre, le porte-parole, Théophile Momokoama, a fait un bilan à mi-parcours en soulignant que cette Cour hybride a ouvert des informations judiciaires sur les graves violations des droits de l’homme. Ce qui a permis la documentation de plus de 150 dossiers. Ces enquêtes ont abouti à l’arrestation de certains auteurs suspects de graves violations des droits de l’homme, de crime contre l’humanité et crime de guerre commis en Centrafrique.

La CPS fait face à des défis d’ordre sécuritaire freinant l’identification des victimes, car certaines d’entre elles sont des esclaves sexuels, certains présumés auteurs des crimes graves sont encore actifs à l’intérieur du pays. Les enjeux de la Cour, c’est que la justice soit rendue aux justiciables et qu’il ait réparation.

Auguste Bati-Kalamet

 

 

 

Centrafrique : la capitale et ses environs en manquent de cimetière pour les inhumations

 

BANGUI, le 10 septembre 2020 (RJDH)---Aujourd’hui à Bangui, il n’y a plus de cimetière dans la ville, selon un constat RJDH. Ce qui fait qu’il y a prolifération des sépulcres partout. Seuls ceux qui ont des fermes hors de la capitale peuvent inhumer leurs parents décédés.  Les habitants proches de ces endroits appellent à la création d’un nouveau site.

Le manque de cimetière à Bangui a contraint depuis quelques temps les familles à inhumer leurs parents décédés dans les fermes familiaux, pour celles qui en disposent. Pour d'autres, elles sont obligées de sortir hors de Bangui et louent un lopin de terre pour pouvoir accorder un lieu de repos éternel aux leurs qui ont quitté le monde.  

L’un des habitants de Bercail dans la commune de Bimbo 3 et proche d’un cimetière prône pour la délocalisation de ce cimetière. Selon lui, certaines tombes dégagent des odeurs nauséabondes après quelques temps si le défunt n'est pas bien enterré sans que les mesures sanitaires ne sont pas prises. « C’est très déplorable dans ma localité car la situation est désastreuse. Il n'y a plus d’espace dans le cimetière où nous sommes à proximité. C’est impossible pour le moment de continuer à enterrer les gens ici. Nous craignons pour notre santé », déplore-t-il, tout en appelant les autorités centrafricaines, « à trouver un autre endroit parce que certaines tombes dégagent des odeurs nauséabondes et pourtant nous vivons ensemble avec les enfants. »

Pour Gérard Ndomokato, chef de service des affaires communales à la mairie de Bimbo, plusieurs projets ont été initiés auprès des partenaires mais qui attendent encore. « Après la fermeture des cimetières de Ndrès et Gui mo Ouara, on avait mis en place une équipe collégiale avec la mairie centrale et cette équipe a eu à identifier certains endroits jugés favorables pour les inhumations sur les axes Mbaïki, Botambi,  Sakai  et  Landja Mboko, de manière à desservir la ville de Bangui et ses environs », a-t-il précisé.

« Mais la capacité financière de la commune  de Bimbo est insuffisante pour réaliser ce projet. Si bien qu’ensemble avec la mairie de Bangui nous avons mis sur la table des partenaires plusieurs projets qui restent jusqu’aujourd’hui sans suite. Un autre souci, c'est que nous sommes confrontés à une résistance farouche des occupants traditionnels dans la réalisation de ce projet. » Ajoute-t-il.

Quelques sujets de réflexions sont émis sur le sujet par les élus de la nation pour la libéralisation de ce secteur d’activité selon Achille Bangué-Bétangaï, président de la commission lois et et textes à l’Assemblée Nationale. « Nous avons déjà au niveau de l’Assemblée Nationale amorcé des réflexions d’autant que les pompes funèbres et les cimetières sont du domaine de la municipalité, mais il va de soi à ce qu’elle puisse réfléchir avec les particuliers afin que ce secteur soit libéralisé pour que nos frères et sœurs qui sont morts  soient inhumés en dignité. »

La fermeture des cimetières de publics de Gui Mo Ouara et de Ndres, favorise aujourd'hui des inhumations anarchiques et de manière éparses dans les localités proches de Bangui.

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 19:27
Nouvelles nationales sur RNL
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RCA: le 3R crée la panique sur l’axe Bossemptélé - Bangui

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 10 septembre 2020 18:05

 

Le groupe armé 3R dirigé par Sidiki Abbas ne s'avoue pas vaincu. Face au déluge de feux de la force conjointe Faca-Minusca, les éléments de 3R optent pour la guérilla en se fondant parmi la population civile. Ils ont tendu ce 10 septembre 2020 au petit matin, deux embuscades sur la route nationale numéro 1 à 260 km de la capitale.         

Ces attaques surviennent pendant que la Force conjointe Faca-Minusca frappe les positions de ce groupe armé. Les hommes armés de 3R ont tendu ce jeudi 10 septembre au matin, deux embuscades aux usagers de la route nationale numéro 1 au niveau des villages Bozinga et Békadili, situés respectivement à 10 et 30 km de Bossemptélé sur l’axe Yaloké. Le bilan fait état d'un mort et de trois véhicules incendiés.

La première attaque s’est déroulée à 4 heures du matin, lorsque les trois premiers véhicules ont quitté la ville de Bossemptélé pour Bangui. La seconde quant à elle s’est produite aux environs de 8 heures alors que le deuxième convoi poursuivait également son chemin pour la capitale. Là, le bilan est d’un mort et de deux véhicules incendiés. Bilan certifié par une autorité de la localité.

"Ce matin à 4h du matin, un convoi de camions est tombé dans l'embuscade des éléments de 3R à Bossemptélé. Ils ont intercepté 3 véhicules et pris en otage un conducteur. La deuxième attaque s'est produite aux environs de 8h au village Békadili, où ils ont incendié deux camions et abattu un apprenti" a témoigné Jacques Ngaïna, député de Bossemptélé.

Pour la Minusca, malgré la destruction des bases des éléments de 3R suite à l’opération "A la Londo", ces hommes armés restent actifs, car éparpillés en petits groupes dans la nature.

"L'opération A la londo a permis de casser les 3R. L'ensemble des troupes s'est dispersé. La semaine dernière, mon collègue de la force rappelait que ce groupe reste dangereux. La preuve, cette embuscade contre les Faca dans la zone de Bocaranga. Ils restent actifs malgré la destruction des bases. En tout cas, toutes les bases dans les zones de Besson et Koui ont été démantelées" a assuré Vladimir Montéïro, porte-parole de la mission onusienne.

C’est la première fois, depuis le lancement de l’offensive de la force conjointe Faca-Minusca contre le mouvement armé 3R, qu’une attaque de ce genre se produit à quelques 200 kilomètres de Bangui. Ces éléments de 3R, sans chaine de commandement, opèrent dorénavant en mode « coupeurs de routes ». 

Le mercredi 09 septembre 2020, un convoi des forces armées centrafricaines a été attaqué par des éléments de 3R à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga dans l’Ouham Pendé. La riposte a été systématique et violente. Selon des sources locales non officielles contactées par Radio Ndeke Luka, ces affrontements qui se sont déroulés en 3 phases, ont provoqué d’énormes dégâts matériels voire humains.

Deux véhicules des forces nationales auraient été incendiés et au moins 9 soldats auraient été blessés. Cependant, le bilan serait lourd du côté des 3R où on dénombrerait plus de 30 morts et de nombreux blessés.

 

 

Centrafrique: deux présumés criminels dans les filets de la justice

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 10 septembre 2020 17:52

 

C’est un pas positif dans la lutte contre l’impunité en Centrafrique. La justice vient de mettre la main sur deux présumés criminels, recherchés depuis plusieurs mois. Arrêtés en début du mois de septembre 2020, ces présumés malfaiteurs sont accusés, par le parquet général, de troubles et d'enlèvements.

La force publique a procédé au début du mois de septembre, à l'arrestation de deux présumés criminels. Il s’agit de Moussa Baracka, accusé d'avoir coordonné des troubles dans le 3e arrondissement de Bangui et Mahamat Zakaria, numéro 2 du mouvement UPC d'Ali Darrassa, reproché pour l'enlèvement et séquestration d'une équipe médicale dans le Haut-Mbomou.

Selon le parquet général, ces présumés auteurs de troubles sont recherchés depuis des mois par la justice centrafricaine. En effet, Mahamat Zakaria, numéro 2 de l’UPC, mouvement armé dirigé par Ali Darrassa, arrêté également dans la même semaine à Bangassou dans le Mbomou par la police centrafricaine, il lui est reproché d'avoir procédé à l'enlèvement d’une équipe médicale.

"Nos vaillantes forces de l'ordre au niveau de Bangassou ont mis la main sur le numéro 2 de Ali Darassa, notamment Mahamat Zakaria. Celui là aurait procédé à la prise d'otage des médecins de l'équipe de vaccination et d'un député dans le Haut-Mbomou. D'un moment à l'autre, avec le concours de la Minusca, il sera transféré à Bangui. Une procédure régulière sera dressée à son encontre et il doit répondre de ses actes devant la justice centrafricaine" a fait savoir Eric Didier Tambo, procureur général, près la Cour d’appel de Bangui.

Moussa Baracka, quant à lui, fait partie de ceux qui sèment la terreur dans le 3e arrondissement de Bangui. Lui également a été arrêté en début septembre 2020 par la police, vers le marché à bétail de Bouboui, à 46 kilomètres au Nord de Bangui.

"La semaine dernière, il y a eu des séries d'attaques de quelques extrémistes dans le 3ème arrondissement. Ceux-ci étaient hostiles à la présence de la force publique. Parmi eux, Moussa Baracka, reconnu au PK5 comme l'un d'entre eux. Traqué par la police, il a dû fuir pour se réfugier au village Bouboui. Activement recherché, la police lui a mis la main dessus" a ajouté le procureur général.

Toujours selon le parquet, une plainte a été déposée contre plusieurs autres criminels opérants au Km5 à Bangui. Selon une source judiciaire, ces nouvelles arrestations sont un appel fort, lancé à tous ceux qui continuent de perpétrer des délits et autres forfaits sur le territoire national.

 

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 19:23
L’ex-président centrafricain Michel Djotodia propose un plan de réconciliation

 

 

https://www.afrique7.com/ 09/09/2020

 

L’ancien président de la République de Centrafrique, Michel Djotodia, a exprimé peu après son retour d’un exil de six ans au Bénin, sa volonté de « contribuer à la paix et à la tenue d’élections apaisées » dans ce pays qui a longtemps connu la guerre civile.

Pour y parvenir, l’ancien président centrafricain a confié à la presse locale, qu’il comptait rencontrer toutes les personnalités influentes de la classe politique, religieuse et de la société centrafricaine, ainsi que les principaux chefs de guerre. La finalité étant de les rassembler très vite dans la ville de Bria, pour ce qu’il appelle «un grand rassemblement de la réconciliation».

«Djotodia veut obtenir de toutes les parties et surtout des chefs de guerre, qu’ils s’engagent à respecter l’accord de paix de Khartoum et pour des élections apaisées», explique Idriss Saloa, un de ses proches collaborateurs.

Lundi dernier, Michel Djotodia a été reçu officiellement par le Chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra. A l’issue des échanges qui ont duré près d’une heure, Djotodia a convié « tout le monde, tous les Centrafricains, à s’unir et à soutenir l’effort de paix du gouvernement, afin d’aller aux élections dans un climat d’apaisement».

 

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 18:58
Centrafrique : arrestation de deux responsables clés d'un groupe rebelle

 

Arrestation de Mahamat Zakaria : le procureur général Éric Didier Tambo demande une sanction ferme

Publié le 10.09.2020 à 14h44 par Corbeaunews

Le procureur  général près la Cour d’appel de Bangui, le magistrat Éric Didier Tambo alias supra national a réagi à l’arrestation de l’autoproclamé colonel Mahamat Zakaria, Le numéro 2 de l’UPC à Mboki, interpellé par les éléments des forces de défense et de sécurité (FDSI) le vendredi 4 septembre dans la localité de Bangassou, au Sud-ouest de la RCA. Il prône la fermeté, et félicite les forces de l’ordre.

Selon le célèbre magistrat Éric Didier Tambo, Procureur général près la Cour d’appel de Bangui, le présumé a été interpellé dans la localité de Bangassou par les policiers centrafricains. Il serait recherché depuis plusieurs mois par la justice centrafricaine pour des présumés graves crimes qu’il aurait commis sur les paisibles citoyens centrafricains.

D’après le magistrat Éric Didier Tambo,  le suspect serait à l’origine de l’enlèvement et séquestration de l’équipe médicale en mission de vaccination dans le Haut-Mbomou, mais également celui du député d’Obo 2   Albert Guinimonguimi.

Pour le procureur général, Mahamat Zakaria, le Comzone adjoint de l’UPC à Mboki sera transféré d’un moment à l’autre vers Bangui. Une procédure régulière sera dressée  à son encontre, et il doit répondre de ses actes dans les jours à venir devant la justice centrafricaine.

 

Centrafrique : arrestation de deux responsables clés d'un groupe rebelle

BANGUI, 9 septembre (Xinhua) -- Deux hommes de main d'Ali Ndarassa, chef du groupe rebelle de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), viennent d'être appréhendés par la police centrafricaine, a annoncé mercredi le procureur général auprès de la Cour d'appel de la capitale centrafricaine Bangui, Eric Didier Tambo.

D'après ce dernier, ces personnes arrêtées sont Zakaria Mahamat (le numéro deux de l'UPC) et Moussa Baraka. Tous deux étaient activement recherchés par la justice en raison des exactions.

Zakaria Mahamat a été arrêté dans la ville de Bangassou (sud-est). Il a été très actif dans la prise d'otage de civils, dont des médecins et des agents d'enrôlement des électeurs, selon le magistrat.

Quant à Moussa Baraka, M. Tambo l'a présenté comme étant l'auteur des troubles enregistrés dans l'agglomération PK5 à Bangui.

Les prévenus seront transférés à Bangui puis remis à la justice pour qu'ils répondent de leurs actes, a indiqué le procureur, affirmant que de nombreuses plaintes sont en cours contre les auteurs de troubles et exactions commis dans le pays.

 

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 18:45
Réunion Défense et sécurité à la Primature
Réunion Défense et sécurité à la Primature

 

Réunion entre le premier ministre et les ministres de la défense nationale, de l'intérieur et le chef d'état d'état-major des armées Centrafricaine 

 

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Firmin NGREBADA, a présidé ce lundi 7 septembre 2020, une réunion avec le Ministre de la Défense Nationale, Madame Marie-Noëlle KOYARA, le Ministre de l’Intérieur Chargé de la Sécurité Publique, le Général Henri WANZET-LINGUISSARA, et le Chef d’État-Major des Armées Centrafricaines, le Général Zéphirin MAMADOU. Cette réunion fait suite à celle tenue le 4 septembre 2020 à la Primature.

 

L’ordre du jour portait sur le suivi des opérations militaires dans le Nord-ouest.

 

 Le Chef du Gouvernement, Firmin NGREBADA, a tenu à s’assurer, sous l’autorité du Président de la République, SEM Faustin Archange TOUADÉRA, de la situation exacte des opérations militaires dans le Nord-ouest, menées conjointement entre la MINUSCA et les FACA, et plus particulièrement de l’état des villes suite à leur reprise de contrôle par les FACA et la MINUSCA (Besson, Nyem-Yéléwa, Koui, De Gaulle …).Les différents intervenants ont fait part de l’état d’avancement de ces opérations militaires, et ont donc fait un état des lieux au Premier Ministre. Ils ont évoqué également le redéploiement des FACA dans les zones reprises.

 

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 18:40
Bozoum compte des morts et des maladies après les exploitations minières chinoises 

 

Centrafrique : Bozoum compte des morts et des maladies après les exploitations minières chinoises 

 

BOZOUM, 09 septembre 2020 (RJDH) ---Les sites miniers abandonnés par les sociétés chinoises à Bozoum dans l’Ouham-Pende, après plus de deux ans d’exploitation, laissent des traces sur l’environnement, a constaté sur place le RJDH. 

 

« Au moins 20 personnes sont mortes à cause des maladies telles que la rougeole, la diarrhée et le vomissement », selon les autorités locales, qui indiquent que ces pathologies apparaissent de manière récurrente et font le lien avec l'empoisonnement de l'Ouham par les entreprises chinoises. "A cela s’ajoute, l’écroulement des terres dont sont victimes les jeunes de commune de Kouazo à 138 kilomètres de Bozoum", croient-elles. 

 

Les témoignages des autorités locales et des habitants rapportent que « les localités de Boyélé et de Kouazo, zones minières exploitées par la société chinoise à 138 kilomètres de Bozoum dans l’Ouham-pende, enregistrent de plus en plus des cas de décès et des maladies liées à la pollution de l’environnement. Ces cas sont liés parfois à l’utilisation des eaux polluées ou l’écroulement des fosses abandonnées par les chinois ». 

 

Des enfants de plus de dix ans se retrouvent sur les lieux, une situation qui préoccupe les autorités localités qui craignaient le risque d’une épidémie car ils fréquentent les sites miniers qui laissent encore des effets toxiques. « Les enfants font souvent de la diarrhée et en même temps vomissent. L’on voit des symptômes tels que la rougeole ou des tâches apparaissant sur leurs peaux après avoir utilisé les eaux malsaines », laisse entendre Namboye Iréné enseignant habitant du quartier Combattant croisement-Ouham.

 

Sur le chantier minier de Boyélé, poursuit-il,  dix cas de décès sont enregistrés. « Dans notre secteur Pont-Ouham, quatre personnes sont mortes et vers la localité de Boyélé, on compte six morts. Les Chinois ont laissé des fosses creusées sans recouvrir et les gens à la recherche de diamant et or, par inadvertance, tombent dans ces trous que nous appelons communément fours. C’est ce qui est à l’origine de plusieurs cas de décès dans ces zones abandonnées », a-t-il énuméré. 

 

Jean Marc Ouendjereta, Maire de la commune de Kouazo, le second site d'exploitation, a fait savoir que plus de deux années d’exploitation par la société chinoise sur le site de Boyélé, la commune a enregistré plus d’une dizaine de morts. « Les femmes enceintes sont les plus touchées et des hommes aussi après les exploitations des sites de Boyélé. Nous avons enregistré 12 morts. Les chinois sont partis, il y a de cela, un mois et deux semaines et les parents des victimes ne sont pas même indemnisés, ils sont abandonnés à leur triste sort », a déploré l’autorité municipale. 

 

Plus de deux ans d’exploitation, Teddy Yarawandji, un habitant de la commune de Kouazo, a fait savoir que la communauté n’y a tiré aucun bénéfice. « La majorité des taxes, c’est la commune de Bozoum qui en bénéficie alors que les exploitations ont été faites dans les communes de Kouazo et Boyele. Ce que les chinois ont laissé, c’est le bâtiment d’un centre de santé qui malheureusement ne dispose pas de médicaments ». 

 

Plusieurs réactions ont été enregistrées après la dégradation de l’environnement liée à l’exploitation minière à Bozoum dans l’Ouham-Pende par les chinois. Une commission mixte d’enquête parlement, société civile, gouvernement a relevé que les chinois ont utilisés des produits toxiques, ce qui a pour conséquence aujourd’hui, la pollution de l’aire et des eaux. Mais les enquêtes annoncées à l'époque ne sont plus à l'ordre du jour.

 

Judicaël Yongo et Cycy Kourandhaut

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 18:38
Nouvelles nationales sur RFI

 

Vers un report de la présidentielle et des législatives en Centrafrique?

https://www.rfi.fr/ 10/09/2020 - 10:53

En Centrafrique, l’opposition et la société civile assurent que l’Autorité nationale des élections est confrontée à de nombreux problèmes et ne pourra pas organiser la présidentielle et les législatives prévues le 27 décembre prochain. La Cour constitutionnelle a donc décidé d’auditionner l’ANE et son verdict est sans appel.

L’Autorité nationale des élections doit impérativement avoir publié la liste unique des électeurs avant le 27 septembre, date de leur convocation, pour que les scrutins prévus trois mois plus tard jour pour jour puissent avoir lieu. Ce qui déjoue totalement les plans de cet organe puisqu’il a pris du retard dans ses opérations d’enrôlement des électeurs et avait programmé de les poursuivre au-delà de cette date butoir.

La Cour constitutionnelle a donc sommé l’ANE de rester dans les clous, ou d’annoncer à l’exécutif qu’elle est dans l’impossibilité de respecter les délais constitutionnels. Jusqu’ici, l’Autorité nationale des élections poursuit ses activités comme si de rien n’était, même si « l’heure de vérité a sonné » pour l’opposition et la société civile.

Ce mercredi, l’opposition regroupée au sein du COD-2020 a rencontré le président Faustin-Archange Touadéra et lui a demandé de prendre acte de l’impossibilité d’organiser les élections dans les délais et de débuter « une concertation » en vue d’arriver à « un glissement électoral consensuel ». La question sera également abordée ce jeudi dans une rencontre entre le président et ses quatre prédécesseurs présents dans le pays. Mais pour le moment, la présidence renvoie la patate chaude à l’ANE, seule organe habilitée à ses yeux pour demander un report des élections.

 

 

RCA: l'Autorité nationale des élections face au difficile respect du calendrier électoral

https://www.rfi.fr/ 05/09/2020 - 00:52

En Centrafrique, le Comité stratégique d’appui au processus électoral s’est réuni ce vendredi 4 septembre, à trois mois et demi de la présidentielle prévue le 27 décembre. Il a été décidé que l’Autorité nationale des élections (ANE) rencontre mardi prochain la Cour constitutionnelle en vue d’« harmoniser le chronogramme technique et les dates constitutionnelles qu’on ne peut pas dépasser », selon nos sources.

La première date-butoir arrive à grand pas. Le président centrafricain doit signer au plus tard le 27 septembre prochain le décret de convocation des électeurs, qui sera précédée la veille de celle d’un autre décret, portant découpage des circonscriptions électorales. Mais pour cela, l’Autorité nationale des élections (ANE) doit avoir publié une liste unique provisoire des électeurs avant cette date, selon nos sources. C’est là où le bât blesse.

Malgré les assurances de l’ANE, opposition et société civile se disent certains que « l’ANE a déjà échoué et ne pourra pas tenir les délais », alors que les représentants de la communauté internationale ne cachent pas leurs doutes.

Gageure

L’ANE doit en effet terminer d’ici trois semaines au plus l’enrôlement à l’intérieur du pays et celle de la diaspora disséminée dans une dizaine de pays en Afrique et en Europe, enregistrer toutes ces données, vider le contentieux et publier la liste provisoire avant le 27 décembre, une « véritable gageure » aux yeux de participants à la réunion du vendredi 4 septembre.

Nos sources assurent qu’ils n’ont pas pu se pencher sur cette question des « délais » comme prévu, le président Faustin Archange Touadéra ayant instruit l’ANE et la Cour constitutionnelle qu’elles se rencontrent pour harmoniser leurs vues, lorsqu’il a reçu les responsables de toutes les institutions républicaines il y a trois jours.

C’est après cette réunion entre les deux organes prévue mardi que le Comité stratégique d’appui au processus électoral pourra dire si oui ou non, il y aura un glissement du calendrier électoral.

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10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 18:36
La Législature et la Présidentielle 2020-2021 et ces perspectives… par Aubin-Roger KOMOTO

 

 

« Une dangereuse équation à plusieurs inconnues » Les scrutins qui s'annonce ne soit encore une nouvelle occasion manquée.

Enigmatique situation politique, potentiellement explosive et inquiétante qui devrait nous interroger tous et toutes sur les stratégies politiques hasardeuses.

Les tergivations politiques confondues, défiances des factions armées non-conventionnelles incessantes, les intimidations des uns et des autres, via les positionnements des différents acteurs antagonistes et politiques d’hier, se prévalent-ils ? pour un seul intérêt général du peuple Centrafrique à l’unissant de fait (la Paix, Justice et Réparation, la Bonne Gouvernance) !    

Aucune perspective politique déterminante à l’horizon, et qui se matérialise, en une absence totale des projets politiques proposés aux Centrafricains(es) pour une nouvelle alternance politique, reste aussi très inquiétante.

Les acteurs politiques, les Citoyens Centrafricains(es), doivent bien se poser des questions sur les enjeux cité ci-dessus, et l’avenir du Pays sur les bases démocratiques d’une nouvelle société. En lieu de s’installer plus concrètement dans une responsabilité Citoyen et Républicaine dans les respects des institutions. Que de s’étaler dans des considérations conflictuelles indéfinies, à l’encontre d’indexations des uns et des autres sur des bases diffamatoires, des délations et d’insultantes manipulations Tout-Azimut. Ils ou elles (les Hommes politiques, les Citoyens, mettent des rancœurs, émotions, frustrations à la place des analyses objectives) ne relèveront pas la République Centrafricaine dans ces travers. Presque tout le monde à pécher par faiblesse, cupidité en occasionnant les déclins : Politiques, économiques, et des tragédies humaines pour les hommes politiques directement et indirectement…Pour les Citoyens(es), aveugle par ignorance intellectuelle, complicités politiques et de ces fossoyeurs alliés contre la République malgré les brouillis des bots des toutes ces mercenaires étrangers sur notre territoire.

Les contres offensifs par les forces de mal son présentes, au crédit de toutes ces factions armées non-conventionnelles, à qui on a amplifié les pouvoirs existentiels dans des institutions Républicaines en les promouvant a des postes de responsabilités sans les qualifications, ni compétences.

Ouvre un statu quo quant à la bonne volonté et une bonne marche d’une sortie de crise dans le respect des institutions Républicaines, de la Justice tant décrier par le peuple Centrafricain, encore moins de la mise en place de la démocratie en République Centrafricaine, sans que ces préalables soient requis.

Abraham Lincoln, sur la démocratie dixit : « Il ne voudrait pas être un maître, aussi par ailleurs qu’il voudrait pas être aussi un esclave d’un système ». Ps) Telle est la conception de la démocratie.

Indira Gandhi, dixit sur le démocratie « la Démocratie devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu’au plus fort ». 

Faut-il la rappeler ?  Les tractations tout azimut pour les antirépublicain, en connivence avec les factions armées non-conventionnelles, qui sont contre notre République ou certaines valeurs fondatrices de cette République sont complètements foulés aux pieds, et aux rythmes des bots des maquisards, mercenaires complices sanguinaires. Complicités par les mutismes des hommes politiques avare du pouvoir prétendu, aux détriments du peuple Centrafricain, que malgré les souffrances qu’endurent les Centrafricains(es). Entrainant les descentes des institutions qui se traduisent par le manque d’autorité de l’Etat sur la plupart de l’étendue du territoire sur toute sa dimension qu’il est impossible de les énumérés tous ici… (l’Insécurité, les Corruptions généralisées à tous les niveaux, l’Anarchie administrative dans les traitements de dossiers, les Infrastructures physiques que logiques quasiment inefficientes) ne sont plus à démontrer depuis plusieurs années.

Bien que tout le monde veut, par omission mettre seulement sont accents que sur l’insécurité, une situation que nous savons tous, malgré des efforts de parts et d’autres des partenaires. Le pays accuse toujours une inefficacité quant à la matière et résolution de cette crise. Situation relevant de la désintégration de l’armée, une armée avide des disciplines dû à leurs missions, de fait manifestement, un manquement des moyens, de la formation et reconstruction de notre armée Centrafricaine Républicaine et des services de sécurité d’intégrité territoriale.

À cela met en évidence une exaspération et une incompréhension, qu’en se reposant essentiellement sur les institutions internationales, plusieurs projets financés par accords bilatéraux.

Malheureusement, cette approche relève d’un modèle voué à l’échec et nous et tout le monde insistent, la communauté internationale, les partenaires bilatéraux, les dirigeants de l’heure, opposant hommes politiques qui se qualifient à juste titre ! se contentent des passibilités des situations.

Ps) Il faut changer le fusil d’épaule, la nécessité d’une compréhension partagée entre citoyens et les militaires des risques et des menaces sur la paix en Centrafrique, afin de rétablir l’unité nation et patriotique, engager le progrès social global, et l’intégrité territorial, l’unité nationale.

Que faire ? si et seulement si, seule volonté politique, les compréhensions des enjeux partagées peuvent, nous permettrons une prise de conscience du caractère indispensable des militaires dans la société et d’octroyer par là-même, les moyens financiers multiformes, et nécessaires à leurs actions, et moins théoriser les politiques à tous les égards à ce niveau.

Jusqu’aujourd’hui, les programmes de la reconstruction de l’armée nationale sont définis loin du terrain par des étrangers intervenant sur des périodes trop brèves pour comprendre les besoins et les capacités de l’intégrité territoriale.

Ils ne peuvent aborder les aspects politiques Centrafricaines plus concrètement, par ailleurs qui exigent d’en finir avec les promotions clientélismes politiques, y compris régler les problèmes des factions armées non-conventionnelles, a qui puisent leurs forces dans les introduction en leur sein des mercenaires ignorantes des stratégies politiques Centrafricaines, seulement animer que par les pillages, et enrichissement illicites dont la plupart ont une lecture partielle de leur présence dans ladite mouvement qu’à cet effet.  Le pouvoir en place, a péché par manque d’une stratégie politique avant-gardiste, aussi par manque de courage politique, de mettre en place une gestion des ressources humaines fondée sur le mérite, la rigueur. On est loin du compte.

L’opposition politique Centrafricaine, la plupart ont manqués de réalisme politique, animé aussi par la soif de pouvoir, rien que le pouvoir.  Egoïstement laisser l’espace politique a tous les dérapages, polluant complétement la scène politique Centrafricaine, des boules puantes, et une stratégie de disqualification, au lieu d’une meilleure approche de solutionnement optimale. « Ces potentiels candidats, le peuple est en attente des propositions politiques le mieux approprier pour un avenir paisible ».

Notre pays n’est pas exsangue des hommes compétents, expérimentés et ayant un savoir-faire. Il faudrait pour cela une forte volonté politique, à la reconnaissance dans ces fils et filles pour une reconstruction notable dans nos institutions.

Le modèle et la réussite d’un pays comme Rwanda : La clairvoyance du chef d’Etat et Chef suprême des Armées, Monsieur le président Paul KANGAME montre plus nettement la volonté politique à la sortie de crise, une place nettement aux fils et filles Rwandais(es) « la Diaspora de tout bord » selon les profils, les compétences et expériences, l’intégrités, rigueurs…aux services de leur nation pour la reconstruction.

Une volonté politique fait défaut pour la République Centrafrique, Pays de tous les paradoxes ou les recyclages de la médiocrité prime. La politique se résume en Centrafrique qu’à une question de bouffonnerie, de l’appétence égocentrique, des promotions d’alcôve malheureusement.

Il faut que le Pays renaît de ces cendres, au lieu d’installer dans les médiocrités, les calomnies, les diffamations politiques, en terme qui « sème récolte », la vigilance politique, les exigences sont ailleurs sur les enjeux de notre Pays. J’ai l’espoir en empruntant le terme de l’ancien Président Français sur la médiocrité, les calomnies et les jeux de diffamations sur la scène politique Centrafricaine, des politiques, adaptes et les partisans de l’ambiance pour l’heure.

Dixit VGE (Valéry Giscard d’Estaing) : « Il faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison ».

NB) Les enjeux et projets politiques sont ailleurs (Intégrité territorial, Paix, unité national, Bonne Gouvernance…Vouloir dire des meilleures stratégies dans les représentations pour la reconstruction de notre Pays). : Compétences, intégrité, Rigueur, Responsabilités.

Donc les avatars politiques, partenaires et autres groupilles doivent se calmer et se concentrer sur les vrais enjeux de notre Pays.

Que Dieu bénisse la Centrafrique et son peuple.

Diaspora, Fait à Lyon 09-09-2020

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

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Centrafrique-Presse.com
10 septembre 2020 4 10 /09 /septembre /2020 18:32
Faut-il placer l’Afrique sous tutelle des Nations Unies ?

 

Lu pour vous

 

 

Le Cercle K2 n'entend donner ni approbation ni improbation aux opinions émises dans les publications (écrites et vidéos) qui restent propres à leur auteur.

 

Guy Gweth est Président du Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE) et Fondateur de Knowdys Consulting Group (KCG).

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60 ans après les indépendances, la question peut paraître provoquante, voire saugrenue. L'audit des trajectoires africaines, ‎depuis 1960, positionne pourtant cette option parmi les solutions possibles. Entre faillite des États, fragilités économiques, boom démographique, chômage de masse, émigration, recul démocratique, corruption, exploitation sauvage, crime organisé, terrorisme ou guérilla économique, etc., l’Afrique est devenue un danger pour elle-même et pour le reste de la planète.

 En 2020, l'Afrique a gagné 10 ans de recul social, économique, politique et sécuritaire 

Au cours des 20 dernières années, nous avons vendu au monde l'épaisseur de la croissance économique, le dynamisme des classes moyennes, la fièvre entrepreneuriale, le déclin des coups de force, la progression de la démocratie, l'amélioration du climat des affaires ou encore le retour des élites sur le continent.‎

Optimistes et volontaristes, nous avons placé le renouvellement des dirigeants en vitrine et surfé sur l'exposition accrue du continent aux firmes multinationales. La nouvelle Afrique était célébrée dans les médias mainstream. Puis, il y a eu la pandémie de Coronavirus, miroir grossissant des carences du continent depuis 60 ans.

Indicateur d’une Afrique qui croît, se pacifie et stabilise ses institutions, la Banque africaine de développement a regagné son siège, en Côte d’Ivoire, le 8 septembre 2014. Six ans plus tard, l’institution panafricaine et la communauté des investisseurs sont à nouveau confrontés au risque politique qui pèse sur le pays. L’Afrique a échoué.

Depuis 1952, le continent a enregistré 207 coups d'état. Mais la courbe était à la baisse au long de la décennie écoulée. Avec le Mali, l'Afrique renoue avec de vieux démons auxquels son opinion publique, déçue de la classe politique, semble s'accommoder si l'on en croit l'accueil réservé aux putschistes du 18 août dans les rues de Bamako.

La ceinture de la terreur que constitue la bande sahélo-saharienne ne profite qu'aux terroristes et aux marchands d'armes. Calculette en main, il est peut-être temps, pour la communauté des pays industrialisés, d'évaluer le prix d'une journée de paix sur cette partie du monde ‎à moins, pour elle, de se complaire dans un désordre organisé.

Alors que plusieurs chefs d'État sont atteints par l'épidémie du troisième mandat, voire du pouvoir éternel, les "amis de l'Afrique" peinent à les en dissuader. L'exécutif domine le législatif et le judiciaire.‎ Il asphyxie ou corrompt les médias pour imposer l'omerta. Et c’est lui l'interlocuteur ultime de l'investisseur mafieux et du mafieux investisseur.

Face à ce tableau et à l’absence de perspectives, les jeunes ont le choix entre la compromission, l'exil ou la mort. Exemple parmi d’autres : pour le seul mois de juillet 2020, plus de 4000 Tunisiens ont fui leur pays à la recherche d’une vie meilleure. Leurs embarcations illégales se sont échouées sur les côtes italiennes, à 150 km de la Tunisie.

 Les FMN évoluant dans des États de non droit sont condamnées à se compromettre

Les firmes multinationales (FMN) évoluant dans des États de non droit sont condamnées à se compromettre. De ce fait, elles sont tout autant responsables que les politiques des drames qui se jouent. Dit autrement, la RSE des FMN ne peut plus se résumer à la rédaction de chartes sur papier biodégradable, au recrutement d'hôtesses d’accueil handicapées, à la construction de quelques points d'eau potable ou à l'attribution de bourses scolaires dans l'enseignement général. Non.

Autant que leurs parlements, il est temps que les organisations patronales du nord, autant que leurs firmes, abordent les questions de gouvernance politique, de droits humains et de justice dans les pays d’accueil. Il est urgent, pour elles, de traiter ces sujets, en leur sein et dans leur dialogue avec les pouvoirs publics, non par courage, ni par supériorité, mais par nécessité. Car jamais leur silence n’a été plus éloquent.

Le 13 août 2020, des Jihadistes ‎ont pris possession du port stratégique de Mocimboa da Praia dans le nord mozambicain. Pauvre en infrastructures de base, mais riche en gaz, la région essuie une kyrielle d’attaques alors que Total a décidé d'y injecter 20 milliards USD pour un mégaprojet d'exploitation développé avec l'Américain ExxonMobil et l'Italien Eni. Ici, à plusieurs milliers de kilomètres de l’Hexagone, se joue la transition du groupe français vers un mix énergétique davantage gazier.

Notre opinion est que si, en plus des deux géants américain et italien, Total sait entraîner avec lui d'autres groupes français de la taille de Bolloré, ‎BNP, Société Générale ou Technip, pour faire du Mozambique une puissance gazière mondiale, alors il peut faire davantage que mobiliser l'armée mozambicaine pour protéger son personnel et ses installations. Total peut et doit faire plus dans son intérêt et dans l’intérêt du Mozambique afin que Cabo Delgado ne devienne pas le delta du Niger.

 L’Afrique n’a pas besoin d’un Plan Marshall, mais d’un audacieux Plan Obama

Le continent africain ne manque ni de ressources, ni de patriotisme, ni de désir de développement. Ce qui lui fait défaut, c’est principalement un cadre consensuel, des normes justes et un juge impartial. Le reste est accessoire et, comme tel, a vocation à s’arrimer au principal. L’Afrique n’a pas besoin d’un Plan Marshall mais d’un Plan Obama, fait d’institutions fortes sous l’arbitrage de la communauté internationale.

Pour y parvenir, il faut impérativement une conférence internationale sur l'avenir de l'Afrique. Au pire, elle aura les allures d'une nouvelle conférence de Berlin avec un nouveau "partage du gâteau africain". Mais au moins,‎ elle aura le mérite de la clarté, la force de la structure, la vertu de l'objectif. En pleine ébullition, la jeunesse africaine a besoin d’une boussole pour canaliser sa formidable énergie créative.

On ne vous demande pas d’aider l’Afrique par amour, par générosité, par pitié ou à l’ancienne. Non. On vous demande de l’aider par nécessité, par bon sens, par stratégie. Car l’Afrique n’est plus simplement une plaie pour l’humanité. Elle est devenue l’échec de notre humaine condition. Même loin, très loin, sa tragédie erre aux abords de chez vous, telle une âme en peine, inquiétante et menaçante à la fois.

Contrairement au grand partenaire chinois dont la tradition diplomatique consiste à ne coopérer qu'avec les décideurs au pouvoir, ‎quels qu'ils soient, l'Occident a une forte tradition de société civile libre et audible. Plutôt que militer pour aider à traiter les conséquences, les sociétés civiles occidentales peuvent aider l’Afrique à transformer la cause de tous ses malheurs dans la construction de véritables États de droit. Considérée comme le foie de notre planète, l’Afrique apparaît trop sensible pour être confiée à la seule élite africaine ; ce qui n'a du reste jamais été le cas. Formaliser sa tutelle à l'égard des Nations Unies présenterait l'avantage de la sécurité, de la lisibilité et de la transparence dans ses attaches, ses institutions et le projet que l’Afrique formule pour une population qui représentera plus du quart de l’humanité en 2050.

Guy Gweth 

 

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