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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 13:33
Lu pour vous : Sassou-Nguesso toujours maître du Congo

 

 

Un an après sa réélection contestée, Sassou-Nguesso toujours maître du Congo

 

Par Maria Malagardis Libération — 19 mars 2017 à 19:56

 

Disparitions, arrestations, censure… L’homme fort du Congo-Brazzaville reste sourd aux critiques internationales et aux procédures judiciaires contre lui et son clan.

 

«Bon, nous violons au quotidien les droits de l’homme. Alors aujourd’hui il y a eu quelle violation des droits de l’homme ? Si c’est au quotidien, aujourd’hui, au moment où nous parlons, il y a eu quoi ?» demandait vendredi Pierre Mabiala. Le ministre congolais de la Justice réagissait, sur RFI, à plusieurs rapports publiés par des organisations des droits humains, mais aussi par le département d’Etat américain. Lequel juge «alarmante» la situation qui prévaut dans ce pays d’Afrique centrale, où Nguesso, 73 ans, cumule trente-trois ans de pouvoir. Arrestations arbitraires, disparitions, censure des médias, restriction de l’aide humanitaire dans la région du Pool, considérée comme «rebelle» et systématiquement bombardée… Cette litanie d’abus décrit pourtant la vie au quotidien des 4 millions de Congolais, un an tout juste après la présidentielle anticipée qui a permis à l’inamovible maître du pays, Denis Sassou-Nguesso, de se maintenir une fois de plus au pouvoir.

 

Après avoir réussi à faire modifier la Constitution en octobre 2015 pour pouvoir se représenter, Sassou s’est déclaré vainqueur dès le premier tour du scrutin du 20 mars. Ce jour-là, le pays avait été coupé du monde : ni téléphone ni Internet pour rendre compte des opérations de vote, alors que l’opposition s’était cette fois-ci majoritairement regroupée derrière la candidature du général Jean-Marie Michel Mokoko. Lequel a été assigné à résidence le 4 avril, jour de la proclamation des résultats. Puis arrêté et jeté en prison à la mi-juin. Un an après, Mokoko est toujours sous les verrous, sans avoir encore été jugé alors que la détention préventive est censée se limiter à quatre mois. Il n’est pas le seul.

 

«La plupart des candidats à la présidentielle sont désormais derrière les barreaux, ainsi que plus d’une centaine de militants de l’opposition», souligne Norbert Tricaud, l’avocat français de Mokoko, qui rappelle qu’une plainte contre X est examinée en France pour «crimes contre l’humanité» au Congo Brazzaville. Elle pourrait prochainement donner lieu, selon l’avocat, à une demande de commission rogatoire internationale pour avoir accès à la maison d’arrêt où sont détenus Mokoko et André Okombi Salissa, autre candidat à la présidentielle arrêté en janvier après avoir vécu six mois caché à Brazzaville.

 

Etrange décès. Car les opposants, emprisonnés souvent sans jugement, ne se sentent guère en sécurité. «Mon client ne mange que la nourriture apportée de l’extérieur lors des visites, auxquelles il n’a plus droit que deux fois par semaine depuis janvier», souligne l’avocat. Les craintes des prisonniers se sont renforcées depuis l’étrange décès, le 17 février, de l’ex-numéro 2 des services de renseignements, le colonel Marcel Ntsourou, condamné après une fusillade entre sa propre garde rapprochée et les forces de l’ordre en 2013. L’ancien fidèle entré en dissidence aurait glissé dans sa cellule et serait mort juste après son transfert à l’hôpital militaire.

 

Le ministre de la Justice a pourtant vanté récemment la bonne tenue des hôpitaux congolais. Il répondait alors à ceux qui s’inquiètent du sort de Modeste Boukadia. Ce Franco-Congolais, marié à une Française et emprisonné lui aussi sans jugement depuis janvier 2016, est hospitalisé depuis fin janvier dans un état critique. Violemment agressé à la mi-novembre par ses gardes à la prison de Pointe-Noire, la capitale économique du pays, Modeste Boukadia en est à sa troisième hospitalisation, souffrant de difficultés respiratoires et d’hypertension cardiaque avec risque d’hémorragie interne. En France, son épouse Nadine remue ciel et terre pour tenter de le ramener auprès d’elle «avant qu’il ne soit trop tard». Elle était avec lui ce 15 janvier 2016, deux mois avant les élections, lorsque son époux est rentré au Congo avec l’intention lui aussi de se présenter à la présidentielle. «Dès notre arrivée à l’aéroport, nous avons été accueillis par près de 2 000 policiers et militaires. Mon mari a été aussitôt arrêté et transféré à la prison de Pointe-Noire», raconte-t-elle.

 

Patrimoine. Depuis, ses demandes de libération provisoire ont été rejetées, sauf la troisième, en juin. Mais elle aurait été bloquée in extremis par le ministre de la Justice en personne, qui n’a pas donné suite aux questions de Libération. En décembre, Nadine a déposé une plainte à Chartres, où elle vit, au nom de Modeste, citoyen français. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris.

 

La justice française s’intéresse aussi au fabuleux patrimoine accumulé en France par le clan présidentiel. Le 9 mars, elle a pour la première fois mis en examen pour «blanchiment d’argent» un proche de Sassou-Nguesso, son neveu Wilfrid, également interdit de séjour au Canada et suspecté d’appartenir «à une organisation criminelle». L’étau judiciaire se resserre mais il semble encore bien abstrait aux yeux des opposants emprisonnés, qui comptent certainement les jours sans «violations des droits de l’homme» comme un répit supplémentaire pour leur survie.

 

Maria Malagardis

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 11:36
RCA: Touadéra boucle sa tournée internationale à Paris

 

 

 

Par RFI Publié le 20-03-2017 Modifié le 20-03-2017 à 00:41

 

Le président centrafricain est à Paris où il doit être reçu à l'Elysée ce lundi 20 mars. Faustin-Archange Touadéra achève une tournée internationale qui l'a conduit à New York la semaine dernière où il a plaidé la cause de la RCA devant les Nations unies.

 

Quand elle a mis fin il y a cinq mois à l'opération Sangaris, la France a répété qu'elle continuerait à être le porte-voix de la Centrafrique dans les institutions internationales. Pourtant, si Paris soutient les autorités légitimes centrafricaines, une divergence de taille persiste avec Bangui. Jusqu'à présent la France a toujours jugé prématurée la levée de l'embargo sur les armes qui pèse sur le pays.

 

La semaine dernière au Conseil de sécurité, Faustin-Archange Touadéra s’est une nouvelle fois plaint de cet embargo et a demandé que les Forces armées centrafricaines une fois formées par le programme européen EUTM, puissent être équipées en armes et matériel pour être déployées sur le terrain. Rien n’empêche que Bangui demande une procédure d’exemption aux Nations unies, répond-on à Paris.

 

Concernant ce programme EUTM, le président centrafricain déplore la « cadence trop lente », selon lui, de cette formation. Des annonces pourraient être faites ce lundi. Par ailleurs, si Faustin-Archange Touadéra salue officiellement l’initiative de paix menée par l’Union africaine, il dénonce les pressions pour que l’amnistie soit accordée à certains chefs de guerre dans le cadre de ces discussions.

 

Selon lui, ce genre de mesures est la cause des échecs des précédents programmes DDR en RCA. Enfin, la situation dans la région de Bambari sera également au menu des discussions. La France soutient l’entreprise de restauration de l’autorité de l’Etat dans cette ville et la posture robuste de la Minusca qu’elle a appuyé avec des survols d’avion de chasse le mois dernier.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 23:46
Centrafrique : Une manifestation estudiantine désamorcée par le Premier Ministre

 

 

 

Par Teddy Komesse le 17 mars 2017

 

BANGUI, 17 mars 2017 (RJDH)—Des étudiants de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) ont organisé, ce matin une manifestation pour réclamer la prorogation du délai d’inscription. Ce mouvement a été vite désamorcé par le Premier Ministre Mathieu Simplice Sarandji qui a débarqué sur les lieux.

 

La manifestation des étudiants de cette faculté, fait suite à la fin du délai d’inscription. Selon nos informations, au moins 1500 étudiants n’ont pas pu s’inscrire dans le délai fixé par l’université qui leur aurait interdit de composer la première session.

 

Le président du club de l’économie à l’université de Bangui, Wenceslas Sylver Polokato, estime que le délai d’inscription fixé par l’université est trop court, « on nous a donné un délai d’un mois pour l’inscription. Cela est tellement court que beaucoup d’étudiants n’ont pas pu s’inscrire » a-t-il expliqué avant de demander une dérogation, « les étudiants ont manifesté pour réclamer une prorogation afin qu’ils puissent s’inscrire. C’est là, notre seul soucis » a-t-il indiqué.

 

Le retard, selon la même source est lié « aux nouvelles et nombreuses procédures imposées par l’administration ».

 

Le Premier Ministre Mathieu Simplice Sarandji ayant débarqué sur le terrain, a annoncé sous l’applaudissement des étudiants, la prorogation du délai d’inscription, « j’ai demandé à l’administration de l’université de prolonger le délai d’inscription. Je pense qu’une note sera prise dans les prochains jours pour vous permettre de vous inscrire » fait-il savoir avant de mettre les étudiants en garde, « dépasser le nouveau délai, on ne saura tolérer d’autres revendications », prévient le Premier Ministre.

 

Les étudiants avaient pendant leur manifestation, bloqué toute l’administration rectorale. De sources officielles, 4000 étudiants ont pu s’inscrire entre le 1er et le 28 février, délai d’inscription fixé par l’université de Bangui.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 14:06

 

 

 

Après la valse des décrets mettant en place les institutions prévues par la constitution du 30 mars 2016, le palais de la renaissance s'est lancé à l'assaut pour le contrôle du pouvoir législatif en vue de se représenter majoritairement dans l'équipe dirigeante de l'assemblée nationale. Conformément aux règlements intérieurs de cette haute institution, le bureau de l'assemblée nationale doit connaître un renouvellement à l'exception du seul mandat du président de l'assemblée nationale qui couvre le quinquennat. C'est ainsi que le groupe parlementaire "cœurs unis" soutenu par l'élu de la nation a lancé la chasse aux postes dans le bureau de l'assemblée nationale contre le groupe parlementaire "chemin de l'espérance" soutenu par le Président de l'assemblée nationale.

 

La défaite de la coalition c'est à dire du camp présidentiel est cuisante et amère. Cette défaite a par la même occasion fragilisé l'union sacrée et les "cœurs unis" qui vient de se muer sans honte en "Alliance Patriotique Présidentielle". Cette terrible défaite laisse présager des épisodes titanesques dans les jours, mois et années à venir. Ainsi, de multiples interrogations taraudent dans la tête de nos concitoyens : comment expliquer cette déconfiture ? Quelles sont les raisons alors que le camp Présidentiel avait les moyens de se faire représenter ? Les candidats présentés ne sont pas des idéaux ? Ont-ils des moralités et/ou profils douteux à l'instar de François Fillon en France ? S'agit-il encore de promesses non tenues ou de la corruption de la part du Président de l'assemblée nationale ? Le Président de la République est-il intègre et ne veut pas utiliser les méthodes du Président de l'assemblée nationale ? La corruption avérée qui a atteint le bureau de l'assemblée nationale et les accusations de connivence avec les groupes armés ne sont-elles pas constitutives de haute trahison ? Il faut noter que le Président de la République se retrouve depuis son élection dans une situation politique inédite et délicate.

 

Les précédents régimes s'arrangent toujours à avoir un homme de confiance à la présidence de l'assemblée nationale. L'autre particularité inédite réside dans le statut identique des deux protagonistes. Les deux sont des candidats indépendants aux dernières Présidentielles, ils n'ont pas de partis politiques et ont un groupe parlementaire façonné et/ou acheté. Cette situation élève le risque de danger pour notre jeune démocratie. Le chef de l'Etat ne peut éviter un duel fatal face à un farouche concurrent qui nourrit et murmure depuis des décennies des ambitions présidentielles nonobstant sa large désillusion aux dernières présidentielles. De prime abords, les relations entre le chef de l'Etat et le Président de l'assemblée nationale qui a une forte personnalité sont souvent électroniques et basées sur des suspicions, de méfiance et des accusations nauséabondes qui sont préjudiciables à la stabilité de notre chère nation.

 

Face à cette cacophonie digne d'une télé-réalité, le citoyen lambda s'interroge : pourquoi le Président de la République a attendu une année pour lancer une contre-offensive contre l'instance dirigeante de l'assemblée nationale ? Était-ce le délai minimum pour comprendre l'enjeu, l'utilité et la portée d'un bureau de l'assemblée nationale ? Pourquoi cette envie subite de se représenter dans le bureau de l'assemblée nationale ? La naïveté et la non maîtrise des rapports exécutif/législatif sont-elles à la base de ce réveil tardif ? La présidence de la République n'a t-il pas un conseiller juridique dans ses rangs ? Dans ce conflit stérile de positionnement politique entre le Président de la République et le Président de l'assemblée nationale, où se trouve la priorité des centrafricains ? De cette envie d'envahir et de contrôler l'instance dirigeante de l'assemblée nationale, que faites-vous du principe de séparation de pouvoir édicté par Montesquieu ? Fort de ce qui précède, lequel des deux protagonistes dégainera en premier l'arme "de destructions massives " mise à leur disposition respective par la constitution ? Il s'agit de la dissolution de l'assemblée nationale par le Président de la République et inversement la motion de destitution ou de censure contre le gouvernement pour le parlement.

 

N'oublions pas qu'en cas de dissolution de l'assemblée nationale prévue par l'article 46 de la constitution, le chef de l'Etat doit recueillir l'avis du bureau de l'assemblée nationale et encore, a t-il les moyens d'organiser de nouvelles élections législatives ? Parallèlement, le parlement peut aussi initier une procédure de destitution du Président de la République ou de voter une motion de censure contre le chef du gouvernement. En cas de destitution du Président de la République, le Président de l'assemblée nationale qui a des ambitions présidentielles avant sa naissance n'acceptera pas d'assurer l'intérim qui ne dure logiquement que trois mois.

 

Ce dernier placera son vice-président qui sera en retour son faiseur de roi. En cas de statuquo, c'est à dire que la situation actuelle ne change pas, le pays sera à un moment donné de son histoire ingouvernable car le parlement va faire piétiner les initiatives gouvernementales. L'équation est tellement technique qu'elle donne des migraines à celles ou ceux qui tenteront de la résoudre. Pour finir et en guise de contribution, nous nous permettons de mettre en garde les deux protagonistes qui murmurent des projets visant à déstabiliser notre démocratie embryonnaire. Celui qui osera sera responsable devant l'histoire. Nous vous invitons in fine de vous débarrasser de vos égos et de privilégier l'intérêt supérieur de la nation. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 18 mars 2017.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE : CACOPHONIE DIGNE D'UNE TÉLÉ-RÉALITÉ AU SOMMET DE L'ÉTAT, LA STABILITÉ ET LA PÉRENNITÉ DU POUVOIR SONT-ELLES MENACÉES ? par Bernard Selemby Doudou
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 13:41
La situation humanitaire continue à se dégrader en République centrafricaine, selon l'OCHA

 

La situation humanitaire continue à se dégrader en République centrafricaine, selon l'OCHA

 

NEW YORK (Nations Unies), 16 mars (Xinhua) -- Le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a averti jeudi que la situation humanitaire en République centrafricaine continuait à se détériorer, a déclaré à la presse le porte-parole de l'ONU Stephane Dujarric.

 

En raison de l'augmentation des violences et de la multiplication des zones de conflit depuis 2016, le pays a enregistré plus de 100 000 nouveaux déplacés, a déclaré M. Dujarric au cours de sa conférence de presse quotidienne.

 

"Cela signifie que près d'un Centrafricain sur cinq est désormais soit déplacé interne soit réfugié à l'étranger. La moitié de la population a maintenant besoin d'aide humanitaire", a-t-il déclaré.

 

Le financement de l'aide humanitaire est cependant en baisse constante depuis 2014, a-t-il relevé. Pour le moment, à peine 5 % des 399,5 millions de dollars américains nécessaires aux programmes d'aide humanitaire à travers le monde en 2017 ont pu être rassemblés.

 

Les affrontements entre la Coalition rebelle Seleka, à majorité musulmane, et la Milice anti-Balaka, majoritairement chrétienne, ont plongé ce pays de 4,5 millions d'habitants dans la guerre civile en 2013.

 

Selon les Nations Unies, plus de la moitié de la population a un besoin urgent d'aide humanitaire. En dépit de progrès significatifs dans les pourparlers de paix et de l'organisation d'élections, la République centrafricaine reste gangrénée par l'instabilité et les troubles sporadiques.

 

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 13:30

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 17/03/17 (Xinhua) -- Le président de la République centrafricaine (RCA), Faustin Archange Touadéra et le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, ont plaidé jeudi devant le Conseil de sécurité, pour un soutien politique important et le maintien d'une présence "robuste" de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA), afin de consolider les acquis tangibles enregistrés au cours de l'année écoulée dans le pays.

 

"Nous avons parcouru un long chemin : la période de transition, les élections et la mise en place des autorités nationales légitimes", a affirmé le président centrafricain, en ajoutant : "Notre priorité reste la sécurité et la pacification de l'ensemble du territoire national."

 

M. Touadéra s'est à ce propos félicité de la décision du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et de la faction antibalaka dirigée par Maxime Mokom de rejoindre le processus de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement (DDRR).

 

S'il a salué cette avancée, M. Ladsous a rappelé qu'un désarmement fructueux exigeait l'adhésion de tous les groupes armés et la mise en place d'un accord élargi répondant aux doléances des groupes armés et de la population.

 

S'agissant du soutien demandé, le président centrafricain a souligné la nécessité "d'un nombre élevé de forces de défense et de sécurité formées, dotées de moyens adéquats et mobilisées sur le terrain aux côtés des forces des Nations Unies qui agissent pour l'instant seules".

 

M. Touadéra s'est en effet dit préoccupé par la lenteur de la formation assurée par la mission militaire de formation PSDC de l'Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA) aux forces de sécurité nationales.

 

"Si la situation continue d'évoluer positivement, la MINUSCA n'a pas vocation à s'éterniser en République centrafricaine", a indiqué M. Ladsous. Louant le courage et la lucidité de M. Touadéra, "président de tous les Centrafricains", les membres du Conseil de sécurité ont répondu favorablement à cet appel.

 

La situation humanitaire demeure en effet critique. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires en RCA (OCHA), plus de la moitié de la population centrafricaine, soit 2,2 millions de personnes, ont besoin d'une assistance alimentaire.

Le gouvernement centrafricain plaide auprès du Conseil de sécurité de l'ONU pour la poursuite d'un appui international
Le gouvernement centrafricain plaide auprès du Conseil de sécurité de l'ONU pour la poursuite d'un appui international
Le gouvernement centrafricain plaide auprès du Conseil de sécurité de l'ONU pour la poursuite d'un appui international
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 13:27
Nouvelles nationales sur la Voix de l'Amérique
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RCA : entretiens entre Nikki Haley et Faustin-ArchangeTouadéra

 

La Voix de l'Amérique 17 mars 2017

 

La représentante permanente des Etats-Unis à l’Onu, Nikki Haley, s’est entretenue jeudi 16 mars avec le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

 

Alors que la RCA se remet d'un conflit récent, Mme Haley a réaffirmé le soutien des Etats-Unis à la Centrafrique tant que le gouvernement de Bangui reste engagé en faveur du maintien de la paix et de la démocratie et aussi de l’aide à ses citoyens.

 

Mme Haley et le président Touadéra ont discuté, selon un communiqué, de l’engagement des Etats-Unis envers la MINUSCA, et des moyens de rendre aussi efficace que possible la mission onusienne en RCA.

 

La diplomate américaine a également noté la volonté des Etats-Unis de travailler avec la Centrafrique pour réformer son armée et développer son économie pour que le peuple centrafricain puisse enfin connaitre paix, sécurité et prospérité.

 

 

La restructuration de l’armée centrafricaine reste un défi pour Bangui

 

La Voix de l'Amérique 16 mars 2017

 

Le premier bataillon de l’armée centrafricaine formé par l’Union Européenne devrait être opérationnel d’ici à la mi-mai. Seulement, cette armée ne dispose pas d’équipements, en raison de l’embargo imposé par les Nations Unies sur les armes.

 

La renaissance, la restructuration et l’opérationnalisation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) étaient début mars au cœur d’un colloque de l’armée à Bangui.

 

Sur 8000 soldats recensés en 2013, seulement 6000 sont répertoriés en 2016.

 

La mission européenne de conseil (EUTM) déployée en juillet dernier en a déjà formé près d’un millier et continue d’en former.

 

Pour le Lieutenant-colonel Ghislaine Léa Yangongo, commandant de l’armée de l’air, les FACA de demain doivent être professionnelles, efficaces et apolitiques.

 

"Actuellement avec la rédaction de la politique nationale de défense, il est question d’avoir une armée professionnelle apolitique et à même d’assurer ses missions à l’exemple de la démocratie en cours", affirme Mme Yangongo.

 

L’armée centrafricaine peine à renaître de ses cendres depuis le coup de force de la rébellion Séléka en mars 2013.

 

A cela s’ajoute l’embargo sur les armes prorogé par l’ONU jusqu’en janvier 2018.

 

Pour les autorités militaires, le manque d’équipements et d’armement constitue un frein au processus de refonte, se plaint le général Ludovic Ngaïfe, Chef d’Etat-major.

 

Face à cette situation, Jeffrey Hawkins, ambassadeur des Etats Unis en poste à Bangui, a annoncé une enveloppe de 8 millions de dollars pour servir à l’achat de l’armement.

 

La mission de la modernisation des FACA incombe aujourd’hui à la mission européenne EUTM.

 

Selon Général Herman Ruys, le Commandant en force de l’EUTM, les Centrafricains ont jusqu’à mi-mai au moins pour voir le tout premier bataillon leur armée opérationnel.

 

Pour imposer la discipline et prévenir les dérapages, un code de justice militaire a été adopté le 7 mars dernier par le parlement.

 

Freeman Sipila pour VOA Afrique à Bangui

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 12:47
Nouvelles nationales sur RJDH
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ONU-Centrafrique: Touadera inquiet de la lenteur dans la formation de l’Armée Nationale

 

Par Fleury Agou le 18 mars 2017

 

BANGUI, 18 mars 2017 (RJDH)—Faustin Archange Touadera, le Président centrafricain a détaillé la situation sécuritaire dans son pays et présenté les défis majeurs et les principales attentes de la RCA hier, 17 mars au Conseil de Sécurité. Il a déploré le retard dans la formation de l’Armée Centrafricaine. Avec le SG adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, ils ont sollicité « un soutien politique important et le maintien d’une présence « robuste » de la MINUSCA dans le pays ».

 

Face à l’insécurité qui sabote le relèvement socioéconomique de la République Centrafricaine, le Président Touadera a exprimé aux membres du Conseil de Sécurité de l’ONU ses inquiétudes sur la lenteur dans la formation des forces de sécurité nationales, assurée par la mission militaire de formation PSDC de l’Union Européenne en Centrafrique (EUTM RCA).

 

Touadera a relevé l’urgence « d’un nombre élevé de forces de défense et de sécurité formées, dotées de moyens adéquats et mobilisées sur le terrain aux côtés des forces des Nations-Unies qui agissent pour l’instant seules». Il a demandé la coopération du Conseil de Sécurité pour la formation des forces nationales, car « la sécurité reste un défi », a –t-il déclaré.

 

Sur la demande d’un soutien politique important et le maintien d’une présence robuste de la MINUSCA à la RCA, « les membres du Conseil ont répondu favorablement à cet appel », lit-on sur le site onusien. Sur Twitter, le délégué de la France, François Delattre a exprimé le « soutien sans faille de la France et du Conseil de sécurité à l’action du Président Touadera pour la réconciliation et la stabilisation de la RCA ». Selon le site de l’ONU, F. Delattre a indiqué qu’« il proposerait dans les prochains jours une déclaration présidentielle réaffirmant le soutien du Conseil à la RCA ».

 

Dans la même ligne, la représentante permanente des Etats-Unis à l’Onu, Nikki Haley a réaffirmé le soutien de son pays à la Centrafrique « tant que le gouvernement de Bangui reste engagé en faveur du maintien de la paix et de la démocratie et aussi de l’aide à ses citoyens », a rapporté le communiqué relatif à l’entretien entre le Président Touadera et la diplomate américaine. Elle a aussi exprimé « la volonté des Etats-Unis de travailler avec la Centrafrique pour réformer son Armée et développer son économie ».

 

Sur ce rendez – vous avec le Conseil de Sécurité, aucune mention ou communiqué officiel relatif à l’embargo n’ont été faits ou publiés.

 

Coopération ONU-Gouvernement condition de réussite de l’Initiative de paix sous l’égide de l’UA

 

Tous les délégués ont adhéré à l’Initiative africaine pour un accord de paix et de réconciliation entre le pouvoir et tous les groupes armés, a rapporté encore une fois un communiqué onusien. Et, « le succès de cette initiative dépendra de la bonne coopération entre l’ONU et le Gouvernement », a affirmé le représentant italien et son homologue du Sénégal, tandis que, « le délégué de la Suède a demandé que les femmes y soient pleinement associées ».

 

La Commission de Consolidation de la Paix (CCP) demande aux donateurs d’agir

 

Puis, le Président centrafricain a rappelé à la Commission de Consolidation de la Paix (CCP) son apport capital dans la mobilisation des ressources pour le relèvement de son pays afin qu’il ne replonge plus dans le chaos.

 

Touadera a exhorté la CCP qui est « une plateforme politique – rassemblant l’ensemble des acteurs impliqués dans la résolution de la crise en RCA, pour sensibiliser l’ensemble des donateurs à donner effet aux annonces faites à Bruxelles ».

 

Omar Hilale, Représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU et Président de la Configuration République Centrafricaine (RCA) à la Commission de Consolidation de la Paix et le Secrétaire général adjoint ont demandé que « les promesses de dons de 2,2 milliards de dollars formulées lors de la Conférence de Bruxelles de novembre soient honorées ».

 

En RCA, « 2,2 millions de personnes, ont besoin d’une assistance alimentaire », a alerté OCHA. Une grande majorité du pays est soumis aux diktats des chefs de guerre de l’UPC et du FPRC qui portent atteintes aux Droits de l’Homme.

 

 

Centrafrique: Le ministère des Mines renforce la lutte contre l’exploitation illégale des ressources minières

 

Par Judicael Yongo le 17 mars 2017

 

BANGUI, 17 mars 2017(RJDH)—Le ministère des mines a procédé au lancement des activités de lutte contre l’exploitation illégale des diamants et or en Centrafrique. Des mesures telles que le renforcement des unités spéciales antifraude constituent le socle des annonces du ministre des Mines Léopold Mboli Fatrane pour redynamiser le secteur après la crise.

La chute du régime de Bangui le 24 mars a pour conséquence la suspension du pays du processus de Kimberley depuis le 23 mai 2013. L’instabilité qui régnait dans le pays a pour conséquence la fraude et la contrebande transfrontalières des diamants et or. C’est dans ce contexte que le ministère des Mines a lancé la « campagne légale minière » près d’un an après la levée partielle de l’embargo dans les zones sud-ouest du pays déclarées conformes.

Selon le ministre Mboli Fatrane, il faut doubler l’efficacité des dispositifs existants. « Il est important de renforcer les mesures nécessaires pour prévenir et détecter et réprimer les actes d’exploitation illégale, de fraude et de la contrebande des ressources minières dans le pays », a promis le Ministre avant d’ajouter qu’il faut renforcer les bases de données et rendre fiable les statistiques.

 

Des sources proches du département ont indiqué que « le ministère en charge des Mines a suspendu jusqu’à nouvel ordre, l’attribution des permis d’exploitation artisanale, semi mécanisé. En revanche, il a mis en place la commission de vérification et contrôle des dossiers des collecteurs et l’état des lieux de tous les titres, permis miniers attribués jusqu’en fin 2016 », a-t-on appris de ces sources.

 

Pour redynamiser le secteur, le département des Mines a lancé une campagne dénommée « légalité dans les zones minières en République Centrafricaine » pour un contrôle efficace, et l’identification biométrique des artisans miniers. Des appareils photos, imprimantes, encre, pour ces opérations biométriques ont été remis aux services compétents du département.

 

La campagne légale vise à convaincre la zone, encore non conforme à devenir conforme en échappant aux sanctions de Kimberley.

 

 

Centrafrique : Une nouvelle plateforme des ONG Nationales pour accompagner le plan de relèvement

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 18 mars 2017

 

BANGUI, 18 Mars 2017(RJDH)—Des ONG nationales s’organisent en plate-forme ce 16 mars à Bangui dans l’optique de discuter sur le plan de relèvement et de la consolidation de la paix dont les partenaires ont annoncé des financements lors de la table ronde de Bruxelles. Une réponse à la demande du ministère du Plan et de l’économie nationale.

 

Quatre mois après la table ronde de Bruxelles co-organisée par le gouvernement centrafricain et l’Union Européenne où des promesses ont été faites pour un montant de 1.130 milliards de FCFA pour financer le plan de relèvement présenté, c’est dans ce contexte que les ONG nationales ont choisi de s’organiser en plate-forme.

 

Ces ONG sont représentatives et travaillerons pour la paix et la stabilité à l’horizon 2021 selon Jean Louis Pouninguinza chargé des missions permanent des ONG au ministère du pla , «ces ONG vont travailler selon le plan de relèvement et de la consolidation de la paix sur toute l’étendue du territoire d’ici 2021. Elles auront pour mission de mettre en œuvre les objectifs du ministère du plan à travers des activités pour ramener la paix et la sécurité, de créer les conditions d’accès aux services sociaux de base et d’impulser la reprise de l’économie dans notre pays. Puisque le gouvernement seul ne peut pas aller dans l’arrière-pays pour faire ce travail, d’où l’implication des ONG », a-t-il expliqué.

 

Plusieurs ONG présentes à ce séminaire notent l’efficacité avec cette union « ces ONG vont travailler selon le plan de relèvement et de la consolidation de la paix sur toute l’étendue du territoire d’ici 2021. Elles auront pour mission de mettre en œuvre les objectifs du ministère du Plan à travers des activités pour ramener la paix et la sécurité, de créer les conditions d’accès aux services sociaux de base et d’impulser la reprise de l’économie dans notre pays » a expliqué au RJDH un participant à ce séminaire.

 

« L’adhésion à la plateforme est gratuite, nous souhaitons que les organisations, groupements et associations viennent d’adhérer massivement pour le développement de notre pays. Une réunion est prévue deux fois dans la semaine le mardi et samedi au siège de l’ONG ODESCA point focal de la plateforme », a précisé, Salem Dewoko président de l’ONG ODESCA et coordonnateur de la plateforme.

 

Le regroupement des ONG nationales intervient alors que le ministère du Plan projette sanctionner une ONG internationale et 3 ONG nationales pour inobservation des principes.

 

Cette plateforme vient s’ajouter à d’autres qui existent déjà dans le pays.

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Centrafrique-Presse.com
16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 23:41
Lu pour vous : Centrafrique : pari (presque) gagnant pour Touadéra à Bambari !

 

 

 

http://www.afrik.com/ mercredi 15 mars 2017 / par Oliver Santho

 

C’est une visite lourde de sens qu’a effectuée dimanche passé le Président Faustin Archange Touadéra à Bambari, deuxième ville du pays, située dans le département de l’Ouaka. Une visite symbolique certes mais importante à bien des égards, car il y a encore quelques semaines, voire quelques jours, la ville était encore le théâtre de violents affrontements entre les factions rivales de l’ex rébellion seleka notamment le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) dirigé par Nouredinne Adam et l’Union pour la Paix en Centrafrique, (UPC) dirigé par Ali Drass.

 

Le Président Touadéra était accompagné lors de cette visite par le Vice-Président de la Banque Mondiale, Monsieur Makhtar Diop ainsi que le patron de la Minusca, Parfait Onyanga. Cette visite marque en effet un tournant, même si cela reste symbolique, car en venant à Bambari alors que la ville est encore cernée par endroit par les éléments du FPRC, le Président Touadéra a souhaité surtout démontrer que l’Etat centrafricain est de retour dans cette ville contrôlée jusqu’il y a peu par l’UPC d’Ali Darass.

 

Lors de son allocution à la Mairie de Bambari, tout un symbole, le Président Touadéra s’est voulu rassurant et appelant au courage et à la résilience de la population, tout en lui promettant que Bangui ne les oubliait pas. Poursuivant son intervention cette fois-ci d’un ton ferme, le Chef de l’Etat a déclaré, je cite « la Ouaka et les préfectures voisines sont devenues le sanctuaire des groupes armés. Cette situation est maintenant derrière nous. Les ennemis de la paix répondront de leurs actes devant la justice. C’est une question de temps », avant de réaffirmer l’indivisibilité de la RCA.

 

Cette visite à Bambari n’était pas seulement une cérémonie d’installation des autorités mais elle a été aussi une occasion pour les partenaires de la Centrafrique notamment la Banque mondiale dont le Vice-président était également du voyage, de regarder la réalité sur le terrain et de rassurer quant à la concrétisation des promesses faites lors de la table ronde de Bruxelles.

 

Ainsi, le Vice-président de la Banque Mondiale, Monsieur Makhtar Diop a annoncé que 6 milliards de FCFA seront investis dans cette région pour réhabiliter notamment 23 centres de santé, mais aussi pour soutenir les déplacés et les victimes de violences. Ces investissements concerneront également la construction des écoles, des caniveaux, des pistes et des marchés. Poursuivant son message, Monsieur Makhtar Diop a rappelé que la paix est la seule condition pour le développement économique mais également une exigence première des populations.

 

Certes le chemin est encore long mais quelques signes encourageants sont observables depuis peu. D’une part, on observe une montée en puissance de la Minusca et surtout un changement de stratégie même si les autorités ainsi que la population en voudraient davantage... Mais il faut déjà saluer les progrès réalisés ces derniers mois notamment à Bambari.

 

Sans l’intervention musclée de la Minusca, la ville de Bambari serait aujourd’hui à feu à et sang et sous contrôle de l’une des factions rebelles. D’autres part, il faut noter la décision prise dernièrement par le FPRC de Nouredinne Adam de désigner deux de ses représentants afin d’intégrer le comité consultatif et de suivi (CCS) sur le Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR). Avec la participation du FPRC aux travaux du comité consultatif et de suivi sur le DDR, ce sont désormais 13 des 14 groupes armés identifiés pour le Programme national du DDR qui prendront part à la mise en œuvre de ce programme.

 

C’est une lueur d’espoir même si, au sein du mouvement, subsistent quelques irréductibles qui souhaitent coûte que coûte s’emparer de la ville de Bambari avec en toile de fond, la question de la séparation. Heureusement la Minusca est déterminée à faire de cette ville, une ville sans armes ni groupes armés.

 

La remise en marche de l’Etat à Bambari ne sera pas facile certes, mais il fallait poser des actes forts. Et la réinstallation des autorités par le Président Touadéra en est un. Cela faisait 4 ans que la ville était sous la coupe d’un groupe rebelle qui y régnait en maître. La population centrafricaine a déjà payé un lourd tribut pour qu’une minorité de personne continue de prendre en otage tout un pays, et hypothèque son avenir.

 

Le temps est arrivé pour tous les groupes armés de regarder au-delà de leurs propres intérêts, et d’intégrer le processus de dialogue et de désarmement tant qu’il est encore temps, car la main est pour l’instant tendue, mais cela ne pourrait durer ad vitam aeternam . Tout le monde pourra profiter du développement de la Centrafrique, mais il passe par la paix et la sécurité, car sans cela, Il ne peut y avoir de remise en route économique durable. Il appartient donc aujourd’hui aux filles et aux fils de la Centrafrique d’écrire ensemble un nouveau chapitre dans la paix et la concorde.

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 21:52
Drôles de critères pour l’intégration des  enseignants à l’université de Bangui par Elton Caleb

 

 

 

L’intégration dans la fonction publique centrafricaine annoncée, il y a quelques semaines, par le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji est entrée dans sa phase exécutoire. En ce qui concerne l’université de Bangui, une liste de 198 candidats dont 37 de la promotion 2010 est acheminée à la primature pour un quota de 30 places. A priori, le décor est simple, mais  c’est l’arbre qui cache la forêt.

 

En République centrafricaine, être recruté comme enseignant vacataire en prévision d’une intégration dans la fonction publique est une randonnée périlleuse qu’il ne faudrait jamais oser. Le reliquat des 37 intégrables de 2010 longtemps exploité pour combler le déficit d’enseignants dans les activités pédagogiques de l’unique institution universitaire nationale en a connu à ses dépens. Au moment de renvoyer l’ascenseur, une partie de ces intégrables de longue durée est payée en monnaie de singe à la faveur des critères, somme toute subjectifs rafistolés à tour de bras pour faire l’affaire des chanceux de la farce.

 

Le critère le plus aberrent est celui de la liste alphabétique évoquée pour expliquer la non prise en compte des noms  de bas de liste dans le quota.

 

Sans pour autant convaincre sur ce critère,  un autre critère est brandi, notamment celui du doctorat qui primerait sur les assistants. Là encore, la subjectivité est ostentatoire et ceci, à plusieurs niveaux :

-D’abord, la non obtention du doctorat n’a pas empêché  l’Etat à solliciter le service de ces candidats au moment de leur recrutement comme enseignants vacataires à l’université de Bangui lesquels ont dispensé les enseignements au même titre que les enseignants titulaires. D’où vient alors que le mérite qui leur est reconnu une décennie durant devienne un péché et  se transforme du jour au lendemain en critère d’élimination ?

 

Ensuite, tout se passe comme si  ces assistants doivent s’en prendre à eux-mêmes pour n’avoir pas pu soutenir leur thèse alors que la manière à laquelle s’octroie la bourse nationale est connue de tous.

 

Finalement, ces intégrables malheureux sont doublement ostracisés d’abord pour se voir refuser la bourse et ensuite pour se voir écarter de l’entrée dans la fonction publique pour  une raison indépendante de leur volonté. De quoi pousser tout le monde à verser dans la fausseté puisque seuls les compatriotes qui  optent pour les raccourcis qui réussissent les mieux dans ce pays.

 

Les frustrations qui résultent de ces genres d’injustices sont, dans bien des cas, à l’origine des fuites de cerveau et, dans des cas extrêmes, des déviances regrettables à l’égard de l’ordre républicain établi.

 

Il suffisait de faire preuve de continence népotiste et favoritisme en intégrant par promotion pour éviter ces genres de frustrations qui n’augurent guère de la rupture surtout si c’est un universitaire qui est aux affaires. Mis, passer des promotionnaires de 2015 au détriment de ceux de 2010 au motif qu’il s’agit des docteurs est une injustice sociale.

 

Elton Caleb

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