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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 17:27
Centrafrique : les habitants de PK5 à nouveau réfugiés

 

 

 

13 FÉV 2017 Mise à jour 13.02.2017 à 11:24 par  Emmanuelle Godard, TV5MONDE

 

La République centrafricaine a du mal à panser les plaies du conflit intercommunautaire de 2013-2014. Des habitants du quartier PK5 de Bangui, qui étaient rentrés chez eux, ont dû fuir à nouveau et se réfugier près de l'aéroport Mpoko.

 

Ils étaient rentrés chez eux dans le quartier PK5 de Bangui, il y a un mois à peine. Ils sont pourtant de retour près de l'aéroport Mpoko pour se mettre à l'abri des violences. « Ils », ce sont des habitants chrétiens de ce quartier. Leurs relations avec leurs voisins musulmans semblaient pourtant bien se passer.



« Nous étions en compagnie de nos frères musulmans, relate Crispin Zagui, déplacé venant du quartier. Mais suite à cet incident, ils ont tout brûlé. »



Le facteur déclencheur de ces violences : la mort de Big Man, chef d'un groupe armé issu de la coalition de l'ex-Seleka. Il a été tué par la gendarmerie. En représailles, ses hommes ont tout incendié sur leur passage.



« Nous attribuons la faute au gouvernement, commente Patricia Mapouka, une autre déplacée. Puisqu'avant la mission de Big Man, il fallait prendre des dispositions pour la sécurité. Cela aurait été bien, mais rien n'a été fait. Après qu'il a été tué, ils sont partis en représailles. Les musulmans sont entrés dans le quartier en tuant, en pillant sur leur passage. Nous avons tout perdu, même nos maisons. Actuellement, nous n'avons plus rien, et nous avons fui pour venir ici. »



Selon les habitants, les combats et les pillages se poursuivent dans le quartier. Mais il est impossible pour la presse de s'y rendre. La Minusca en a interdit l'accès, preuve que la situation reste tendue.

 

Emmanuelle Godard, TV5MONDE - Images : S.T. Nzam - Montage : V. Perez

Mise à jour 13.02.2017 à 11:2

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 17:21
LE PORTUGAL HONORÉ DE TRAVAILLER POUR LA SÉCURITÉ ET LA PAIX EN RCA – PM

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

LA MINUSCA RESTE ENGAGEE DANS SA MISSION DE PROTECTION DES CIVILS ET RESTAURATION DE L’AUTORITE DE LETAT

 

 

Bangui, le 13 février 2017 – Avec le consentement express et à la demande du Gouvernement centrafricain et conformément à son mandat énoncé dans les résolutions du Conseil de sécurité, la MINUSCA reste déterminée à accomplir sa mission de protection des populations civiles et de renforcement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, et en particulier dans la Ouaka où la situation reste tendue à cause du conflit entre la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC).

 

La MINUSCA continuera à assumer ses responsabilités en toute impartialité, en vue de réduire la présence et la menace des groupes armés en République centrafricaine (RCA). La Mission utilisera tous les moyens à sa disposition et ne ménagera, par ailleurs, aucun effort pour contribuer à une résolution pacifique des différends qui opposent les belligérants. Elle a, à cet effet, amplifié ses contacts avec les responsables des deux factions. Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA tient à souligner qu’il n’est jamais trop tard pour donner une chance à la paix par la voie du dialogue, en précisant qu’aucune cause aujourd’hui en Centrafrique ne saurait justifier de verser le sang des innocents.

 

La MINUSCA rappelle également aux groupes armés que toute attaque contre les forces internationales, le personnel des Nations Unies et les acteurs humanitaires pourrait constituer un crime de guerre passible de poursuite par les tribunaux nationaux et internationaux.

 

La MINUSCA souligne aussi la nécessité de ne pas entraver l’action des travailleurs humanitaires dans la zone entre Bria et Bambari, pour un accès sans entraves aux populations vulnérables. Les affrontements entre la coalition dirigée par le FPRC et l’UPC dans la région a entrainé environ 20.000 déplacés et de nombreuses victimes.

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LE PORTUGAL HONORÉ DE TRAVAILLER POUR LA SÉCURITÉ ET LA PAIX EN RCA – PM

 

 

Bangui, 13 février 2017 – Le Premier ministre du Portugal, António Costa, a fait part de l’honneur pour son pays de travailler avec les Nations Unies en vue de la paix, la sécurité et la reconstruction de l’Etat en République centrafricaine. Ce responsable a effectué lundi une visite de quelques heures à Bangui, au cours de laquelle il a visité la force spéciale que le Portugal a déployé au sein de la MINUSCA en janvier 2017.

 

“Pour nous, c’est un grand honneur d’être ici, de travailler pour les Nations Unies et pour le peuple de la RCA, afin de les aider à établir la sécurité, la paix et la reconstruction de l’Etat”, a indiqué le Premier ministre, en rappelant que “la force portugaise est en RCA depuis un mois et prête à développer toutes les missions prévues par le commandement de la MINUSCA.”

 

Le Premier ministre portugais a eu des rencontres lundi matin avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et avec le Commandant de la Force de la MINUSCA, avant d’être reçu par le Président de la République. “Le Portugal travaille aussi au sein de la mission technique de l’Union Européenne pour la formation des FACA. Donc, on était pleinement engagé vis-à-vis du pays. Je viens aussi auprès des autorités politiques du pays pour souligner notre engagement dans le développement de la RCA”, a ajouté Costa.

 

Le Premier ministre portugais a par ailleurs, rappelé les liens historiques avec la population de la RCA “où plusieurs portugais ont travaillé et vécu”. “Notre mission au sein des Nations et auprès de l’Union Européenne est une mission d’amitié vis-à-vis du peuple centrafricain et vous pouvez compter sur nous comme nous comptons aussi sur vous”, a conclu Costa.

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 17:15
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : « Le FPRC veut entrer à Bambari pour piller, tuer et voler » affirme le porte-parole de l’UPC

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 13 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 10 Février 2017(RJDH) –Le mouvement armé dénommé Union pour la Paix en Centrafrique(UPC) rejette les accusations de crime formulé contre leur mouvement par le FPRC et celle de leur principal soutien Meckssoua. Pour l’UPC l’exécution du plan de Nairobi pour la partition de la RCA reste le seul objectif du FPRC. Une déclaration faite ce vendredi 10 février au RJDH par son porte-parole Daouda.

 

RJDH : Daouda bonjour !

 

D : Bonjour madame la journaliste !

 

RJDH : Pourquoi la coalition FPRC-MPC vous attaque depuis trois mois aujourd’hui ?

 

D : Nous ne savons pas pourquoi ces gens là nous attaquent. C’est à eux que vous devez poser cette question.

 

Cette coalition affirme vouloir libérer Bambari et les zones que vous tenez à cause des exactions que vous commettez dans ces villes. Que répindez vous ?

 

D : Ceux qui parlent de cette manière, sont des irresponsables. Ce sont ces mêmes personnes qui étaient à Bangui, qui ont pillé tous les quartiers de la capitale et qui par la suite ont pris la fuite et sont rentrés dans leur pays soit le Tchad, Soudan et autres. A l’heure où je vous parle, ce n’est qu’à Bangui et Bambari où on retrouve un peu de sécurité. Dans toutes les zones contrôlées par les autres groupes armés, c’est une désolation totale. Ces gens sont jaloux de la position tenue par l’UPC. Le FPRC veut entrer à Bambari pour piller, tuer et voler.

 

RJDH : Quel bilan faite vous de trois mois de combat entre l’UPC et la coalition FPRC-MPC ?

 

D : Le bilan est très lourd surtout dans l’autre camp. Je vous précise qu’il y’a les mouvements FPRC, RPRC, MPC et les Anti-Balaka qui se sont constitués en coalition pour s’attaquer à notre position. On leur a infligé de lourde perte depuis le début de cette crise. Il y a plus de 1000 morts dans leur rang. A elle seule cela ne suffit pas, elle a amené des mercenaires soudanais tels que les Diadjiahuit, des mercenaires tchadiens tels que les Toroboro pour les soutenir dans leur plan machiavélique. Leur objectif n’est pas seulement de prendre Bambari mais plutôt divisé la République Centrafricaine en deux et créer une autre République prônée par Abakar Sabone.

 

RJDH :Quelles sont les zones qui sont sous contrôle de l’UPC ?

 

D : L’UPC contrôle une partie de la Ouaka, la basse-Kotto, une partie de Mbomou et de la Haute-Kotto.

 

RJDH : Le général Zoundéko, mort dans un raid de la Minusca, a accusé le président de l’Assemblée Nationale de vous soutenir. Comment réagissez-vous ?

 

D : On ne reconnaît pas avoir l’aide de qui que ce soit ni d’un homme politique centrafricain ni de l’extérieur. Par contre eux, ils ont fait appel à des mercenaires, il y’a des fonds qui viennent partout pour alimenter leur caisse afin de s’attaquer à notre position.

 

RJDH : Quel est votre objectif final dans ces combats ?

 

D : Ce combat nous est imposé. On est obligé de se battre pour se défendre et pour défendre la population centrafricaine qui se trouve dans les zones sous notre contrôle. Nous nous battons aussi pour protéger notre communauté. On protège aussi l’intégrité du territoire centrafricain car on ne va pas laisser ces bandits venir déstabiliser la République Centrafricaine comme ils avaient fait le 24 Mars 2013.

 

RJDH : Daouda porte-parole de l’UPC, je vous remercie !

 

D : C’est moi qui vous remercie.

 

 

Centrafrique : Une trentaine de mineurs détenus sans jugement à la maison d’arrêt de Bangui

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 13 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, le 13 février 2017—Une trentaine de mineurs est détenu à la maison à la maison d’arrêt de Ngaragba. Plusieurs de ces enfants sont, selon nos informations, en attente depuis des mois de leur jugement.

 

L’âge des enfants détenus à la prison centrale de Bangui, varie entre 12 et 16 ans, selon un cadre de la maison d’arrêt qui, sous couvert de l’anonymat dit ignorer tout de leur situation. Plusieurs de ces enfants ont affirmé être en prison depuis des mois sans aucun jugement, « nous sommes presque trente enfants ici en prison. Nous attendons nos procès depuis des mois. Moi par exemple, je suis là depuis plus d’une année sans que je sois jugé » a confié au RJDH un de ces enfants visiblement abattu.

 

Quelques uns de ces enfants ont été arrêtés dans l’arrière-pays et transférés à la prison de Bangui, « je suis de Kaga Bandoro ainsi que deux de mes amis avec qui je suis ici. On nous a toujours promis un procès mais cela n’arrive pas. Nous n’avons pas de nouvelles depuis quelques temps », raconte un autre enfant.

 

Lors d’une visite à la maison d’arrêt, le vendredi 10 février, le ministre de la justice Flavien Mbata a reconnu cette situation qu’il a qualifiée de dramatique. Le membre du gouvernement s’est engagé à faire juger ces enfants dans un bref délai, « nous connaissons votre situation. Nous savons que plusieurs parmi vous attendent leur procès depuis des mois mais, je m’engage à faire en sorte que vous soyez vite jugés pour que celui qui n’est pas reconnu coupable pour être relaxé » a expliqué Flavien Mbata devant le groupe de ces enfants.

 

Une femme, cadre de l’Unicef présente à la prison lors de la visite du ministre de la justice s’est indigné de cette situation, « la présence des enfants dans cette prison n’est pas normale. La place des enfants n’est pas dans une prison mais ailleurs », a-t-elle exprimé. La directrice de la Caritas Bangui, Flora Nguerekopialo a elle, aussi dénoncé cette situation dans un discours prononcé devant le ministre et le représentant de la Minusca, lors de la remise officielle de la salle polyvalente réhabilitée dans cette prison sur financement de la mission onusienne. Cette salle devrait aider à la rééducation des enfants détenus.

 

La détention sans jugement à la maison centrale de Bangui n’est pas spécifique aux enfants. Plusieurs prisonniers connaissent aussi depuis des mois ce triste sort.

 

 

Centrafrique : L’attaque d’un village à l’ouest fait un mort et d’importants dégâts matériels

 

PAR JOB MOHOUNA LE 13 FÉVRIER 2017

 

BABOUA, le 13 Février 2017(RJDH)—Un homme d’une quarantaine a été tué lors de l’attaque, la semaine dernière du village Bera, localité située à 25 km de Baboua.

 

Selon les sources locales contactées par le RJDH, l’attaque qui a fait un mort, aurait été perpétrée par des hommes armés assimilés aux peulhs armés, « le village a été attaqué par des peulhs armés. Il y a eu un mort et d’importants dégâts matériels puis que des maisons ont été incendiées » a témoigné un habitant.

 

Le Maire de Baboua, David Kpokoqui a confirmé ces informations tout en dressant un bilan, « le village que vous citez a été attaqué. Plusieurs maisons ont été pillées et des motos emportées par les assaillants. Des éléments du FDPC ont poursuivi les bandits et par coup de chance, ils ont réussi à récupérer certaines choses », confie le Maire.

 

De sources concordantes, les habitants de Bera par peur, se sont massivement réfugiés dans la brousse depuis l’attaque du village. C’est la deuxième attaque d’hommes armés contre ce village en l’espace d’un mois. La première remonte au mois de janvier 2017.

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 11:45
Lu pour vous : Souvenirs d’une rencontre avec un futur cardinal

 

 

HALLES-SOUS-LES-CÔTES

 

http://www.estrepublicain.fr/ LE 13/02/2017 À 05:05  MIS À JOUR À 18:25

 

Parmi les 17 nouveaux cardinaux créés par le pape François lors du dernier consistoire, figure Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui en Centrafrique, que le président des Amis de Montserrat avait rencontré en 2012.

 

Les Amis de Montserrat qui sont allés, en 2012, en Centrafrique lors de l’envoi d’un container humanitaire, abondamment garni de dons de toutes sortes par les Meusiens, se réjouissent, car le pape François, lors du dernier consistoire, vient de nommer Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, cardinal.

 

Des légumes de son jardin

 

Le président des Amis de Montserrat avait eu la joie et le privilège de prendre un repas à sa table, sur la terrasse de son évêché, en compagnie du regretté abbé Louis-Roger Tchouanga, curé de Dun. Daniel Mayot se souvient de la simplicité de cet homme, alors administrateur du diocèse de Bangui. Lors de ce repas, l’on avait mangé des légumes de son jardin et un poulet de sa basse-cour, se souvient Daniel. En effet, là bas, en Centrafrique, évêques et curés ont un petit élevage pour leur permettre de subsister. L’évêque de Bambari Mgr Mathos possède quelques vaches !

 

L’abbé a été nommé évêque de Bangui par Benoît XVI en 2012. Il s’est fortement impliqué en compagnie de l’imam, lors des derniers événements de Centrafrique, n’hésitant pas à aller sur le terrain, afin de restaurer le dialogue entre les religions, en vue de pacifier les deux communautés. C’est peut-être cette implication, dans la recherche de la paix, qui lui valut la pourpre cardinalice.

 

Un parcours hors du commun

 

Quand on voit la rapide ascension du petit curé, de la congrégation des Spiritains, né le 14 mars 1967 à Bangassou, dans la brousse, au bord du fleuve Oubangui, qui est titulaire d’une licence de théologie obtenue à Paris au Centre Sèvres, qui fut aumônier des orphelins apprentis d’Auteuil, vicaire à Marseille entre 1998 et 2005, on peut se demander si la Divine Providence n’a pas de plan encore plus élaboré sur cet homme simple et très humain.

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 11:36
Lu pour vous : CENTRAFRIQUE: la violence, un boulet historique

 

 

 

http://www.ledjely.com/  Par ledjely.com le 13 février 2017

 

Les violences qui continuent de déchirer la République centrafricaine ont quelque chose de paradoxal. Pays d’à peine 3,5 millions d’habitants pour une superficie de 622.000 Km2, la Centrafrique a désormais à sa tête un président dont l’élection n’avait souffert d’aucune contestation. La logique aurait également voulu que la langue Sango, parlée par tout le monde, serve de facteur de cohésion, et donc aide à réduire les risques d’affrontements entre les composantes de la nation. Par ailleurs, à l’issue de la conférence de Bruxelles en novembre 2016, la communauté internationale avait promis une aide dont la somme totale s’est élevée à 2,2 milliards de dollars, largement au-dessus de ce qu’espérait Faustin Archange Touadera. Cependant, à Bangui et dans l’arrière-pays, la violence, aussi sinueuse que souterraine, revient au galop. Les morts s’empilent semaine après semaine, l’anarchie renait et l’autorité de l’Etat s’effrite jour après jour. Une malheureuse situation qui trouve ses origines dans l’histoire tumultueuse du pays.

 

Un contexte historique défavorable

 

De toute évidence, la mission des nouvelles autorités centrafricaines n’a pas été objectivement évaluée. En effet, il ne s’agit pas que de remettre le pays du chaos consécutif au coup d’Etat qui, le 24 mars 2013, avait entrainé la chute de François Bozizé. A la fois plus étendu et infiniment plus complexe, le chantier prend nécessairement en compte le passif lourd du pays. Il est notamment question de considérer les quelques cinq coups d’Etat qui ont jalonné l’histoire de ce pays de l’Afrique centrale, depuis son indépendance en 1960. D’autant qu’à cette instabilité notoire à l’intérieur de la Centrafrique, on peut greffer un environnement extérieur tout aussi trouble. On en veut pour preuve que le Tchad, le Soudan, le Soudan du sud, la RDC et le Congo-Brazzaville, entre autres pays frontaliers de la Centrafrique, ne sont pas des ilots de paix. Ces problèmes d’ordre sociopolitique ont naturellement rejailli sur tous les autres aspects de la nation.

 

L’Etat, un défi qui en cache d’autres

 

Ainsi, en RCA, l’Etat n’est pas à consolider, mais à créer tout simplement. Ce qui sous-entend la mise en place effective des institutions et la mobilisation des ressources de manière à ce que les fonctionnaires puissent toucher les salaires à temps, que le phénomène de la circulation illicite des armes soit jugulé et que tous les miliciens et autres bandits de grand chemin dont les zaraguinas (coupeurs de route) soient vaincus. Cela implique aussi que l’armée régulière, aujourd’hui en délitement, soit remise en marche (recrutement basé sur des critères objectifs et impartiaux, amélioration des conditions de vie et formation de qualité). De l’élite centrafricaine en général et de la classe politique en particulier, il est également attendu un peu plus de responsabilité et une dose suffisante de patriotisme. Les acteurs politiques, dans leur ensemble, manquent de légitimité. Ainsi, très peu de Centrafricains se tournent vers eux quand les crises commencent. De même, il est dans l’intérêt de la Centrafrique et de la communauté internationale de faire émerger une société civile qui soit en mesure de porter les frustrations, les rancœurs, bref le malaise social en vue de sa prise en charge dans un processus de dialogue apaisé, pour une résolution dynamique des problèmes.

 

Boubacar Sanso Barry

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 23:23
Lu pour vous : VIOLENCES EN RCA : Siffler la fin de la recréation !
Lu pour vous : VIOLENCES EN RCA : Siffler la fin de la recréation !
Lu pour vous : VIOLENCES EN RCA : Siffler la fin de la recréation !
Lu pour vous : VIOLENCES EN RCA : Siffler la fin de la recréation !
Lu pour vous : VIOLENCES EN RCA : Siffler la fin de la recréation !

 

 

 

http://lepays.bf/  12 février 2017

 

La tension est encore montée de plusieurs crans entre la MINUSCA et des rebelles de l’ex-Séléka. En effet, il y a de cela quelques jours, l’ONU avait prévenu les groupes armés qu’elle ferait usage de la force, contre tous ceux qui voudraient attaquer la ville de Bambari. De la menace, elle est passée à l’action. Car, le 11 février dernier, une colonne de 300 combattants de la coalition MPC/FIRC, deux groupes issus de l’ex-Séléka, qui se dirigeait vers la ville stratégique d’Ippy située à une soixantaine de kilomètres au Nord de Bambari, a été stoppée net. Un hélicoptère de la force onusienne a détruit plusieurs véhicules des rebelles. Aucun bilan humain, jusqu’à l’heure où nous tracions ces lignes, n’était encore disponible mais le moins que l’on puisse dire, c’est que la RCA est encore loin d’être pacifiée, depuis la chute du régime de François Bozizé en mars 2013. En effet, depuis plusieurs mois, de violents combats opposent la coalition MPC/FPRC et l’UPC du Général Ali Darass dans la région de la Ouka, si fait que l’ONU était amenée à renforcer ses positions autour de ladite ville, intégrant les contingents bangladais et gabonais aux forces mauritaniennes sur place.

 

Force doit maintenant rester à la République

 

En tout cas, la chienlit est telle que les négociations engagées par les forces onusiennes avec les différents groupes armés n’ont abouti à rien. Alors, que faire ? Faut-il assister continuellement à la déliquescence de l’Etat centrafricain et au massacre sans cesse de personnes innocentes ? Assurément non ! Il est temps, pour la communauté internationale, de siffler la fin de la recréation. Car, trop, c’en est trop ! Les ennemis de la paix doivent être traités comme tels, au risque de voir la RCA devenir comme la Libye de Mouammar Kadhafi où milices et djihadistes font la pluie et le beau temps. C’est pourquoi il urge de prendre toute la mesure du péril en mettant tous les groupes armés au pas. Force doit maintenant rester à la République et non pas à des individus qui, parce qu’ils sont armés, se croient tout permis. Cela dit, le président Faustin-Archange Touadéra doit se secouer ; lui qui, naguère, s’évertuait par tous les moyens à rassurer les partenaires techniques et financiers que la Centrafrique était redevenue un Etat stable.

B.O.

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 22:37
Centrafrique : Situation confuse à Ippy après la frappe de la Minusca (Radio Ndéké Luka)
Centrafrique : Situation confuse à Ippy après la frappe de la Minusca (Radio Ndéké Luka)
Centrafrique : Situation confuse à Ippy après la frappe de la Minusca (Radio Ndéké Luka)

 

 

 

Radio Ndéké Luka 12 fév 2017

 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam assure avoir pris le contrôle de la ville d’Ippy (113 Km à l’est de Bambari) après la frappe aérienne de la Minusca. Une information non encore confirmée par des sources indépendantes. Entre temps, la situation est encore confuse sur le terrain.


Le mouvement confirme la mort de son chef d’état-major, le général Joseph Zoundéko, tué ce samedi après-midi dans l’attaque d’un hélicoptère onusien. La riposte de la force de l’ONU visait à stopper la progression des hommes du FPRC qui ont franchi la « ligne rouge » imposée à quelques Kms d’Ippy.

 

Azor Kalité, sous-chef d’état-major du FPRC accuse la Minusca de complicité avec l’UPC. « La Minusca a utilisé sa force aérienne hier à 28 Km entre Ippy et Mbroutchou lors de notre progression pour conquérir et libérer la population. Ils ont utilisé des avions pour appuyer physiquement et matériellement les éléments de l’UPC ».

 

Le sous chef d’état-major précise que « de notre côté, il y a eu deux morts parmi lesquels le général Joseph Zoundéko. Trois hommes sont tués et cinq femmes blessées au sein de la population civile. Des maisons sont aussi brûlées ». L’homme promet d’aller jusqu’au bout « tant qu’Ali Ndarras est en vie, nous allons progresser jusqu’à Bambari ».

 

Azor Kalité relève que le FPRC n’a qu’une « seule ligne rouge à respecter, c’est de ne pas s’en prendre aux populations civiles et prendre leurs biens ». Qualifiant la ligne rouge de la Minusca « d’imaginaire », il promet de combattre ses positions en cas d’une prochaine attaque contre ses hommes.

 

Réaction imminente de la Minusca

 

Le général Balla Kéïta, commandant de la force onusienne rejette ces accusations, soulignant le rôle de la mission dans le pays : « Nous sommes venus ici pour aider le peuple centrafricain à retrouver la paix. Il n’y a que ça qui intéresse toutes les troupes qui sont venues ».

 

Il précise par ailleurs : « on ne connaît ni les gens du FPRC ni ceux de l’UPC. Ils ne nous intéressent pas en tant que groupe armé. La seule relation que nous avons avec eux, c’est de leur dire chers frères, nous sommes venus ici pour vous aider à vous parler, à vous retrouver ».

 

Pour l’ONU, la violation de la ligne rouge est considérée de facto comme une agression militaire. Car, l’expérience de la ville de Bria a laissé des stigmates « drame humain, des milliers de déplacés, des dizaines de tués » et cela ne pouvait de répéter. La Minusca insiste sur le fait « qu’aussi longtemps que Bambari demeurera Bambari, on fera tout pour que les populations ne puissent pas vivre cette situation ».

 

A Bambari, malgré cette tension à Ippy, la population vaque librement à ses occupations. Elle s’inquiète cependant du départ du contingent Gabonais du site des déplacés de la gendarmerie.

 

FPRC arrêté dans sa progression vers Ippy

 

Plus de 300 éléments de la coalition du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam ont été interceptés ce samedi 11 février par un raid aérien de la Minusca. Leur tentative de marche sur Bambari a été stoppée au village Ngawa I à 12 kilomètres de la ville d’Ippy.

 

« La ligne rouge malheureusement a été franchie. Nous avons exécuté le plan et avons engagé les troupes qui avaient dépassé cette ligne par le feu », a précisé le général Balla-Kéïta, commandant de la force ajoutant que « le bilan » devra être connu « dans quelques jours ».

 

Pour lui, les hommes du FPRC vont rencontrer plusieurs de ces lignes et à chaque fois qu’ils tentent de les franchir, ce sera toujours la même réaction jusqu’au moment où chacun va revenir à la raison. Il existe « d’autres manières de régler les problèmes de ce pays que de toujours attaquer les uns les autres et surtout de faire souffrir les populations » a martelé le comforce de la Minusca.

 

Par la voix de Vladimir Montéïro, porte-parole de l’institution onusienne, « le Représentant spécial se félicite de l’engagement de la coalition du FPRC de ne pas s’attaquer aux forces internationales, au personnel des Nations Unies et aux humanitaires ».

 

Parfait Onanga Anyanga, « tient à rappeler que toutes agressions pourraient constituer un crime de guerre passible de poursuite par les tribunaux nationaux et internationaux » et « appelle tous les acteurs nationaux, régionaux et internationaux, susceptibles de faciliter le retour de la paix en RCA de doubler d’efforts afin que triomphent la paix et la stabilité, le respect de la légitimité constitutionnelle et la réconciliation nationale ».

 

Le FPRC et l’UPC s’affrontent depuis plusieurs mois dans les régions de la Haute Kotto et de la Ouaka pour le contrôle de ces territoires.

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 22:18
Soudan du Sud: un influent général démissionne, accuse le président de "nettoyage ethnique"

 

 

 

Nairobi - AFP / 12 février 2017 19h40 - Un influent général sud-soudanais a démissionné en accusant le président Salva Kiir de mener un "nettoyage ethnique" dans ce pays plongé dans la guerre civile, selon la lettre de démission dont l'AFP a obtenu copie dimanche.

 

Le général Thomas Cirillo Swaka, numéro deux de la division logistique au sein de l'état-major, affirme avoir "perdu patience vis-à-vis de la conduite du président et commandant en chef, du chef d'état-major et d'autres officiers supérieurs", issus de l'ethnie dinka, selon la lettre datée de samedi.



Le président et ces officiers de la SPLA - l'armée gouvernementale - "ont systématiquement torpillé" un accord de paix signé en août 2015, estime le général, membre de l'ethnie bari, réputé influent et respecté par les partenaires étrangers du Soudan du Sud.



Ils ont également cherché "à mettre en oeuvre l'agenda" d'un Conseil d'aînés de l'ethnie dinka - dont le président Kiir fait partie - à savoir le "nettoyage ethnique", le "déplacement forcé de population" et la "domination ethnique", assure le général, évoquant des crimes contre l'humanité.



Plusieurs sources ont assuré à l'AFP que le général Cirillo avait quitté le pays, sans pouvoir préciser sa destination.



Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile ayant fait des dizaines de milliers de morts et plus de 3 millions de déplacés, malgré le déploiement de quelque 12.000 Casques bleus.



Cette guerre, dans laquelle des atrocités ont été attribuées aux diverses parties au conflit, oppose principalement les troupes du président Kiir aux hommes de l'ancien vice-président Riek Machar, issu de l'ethnie nuer.



Les provinces d'Equatoria, d'où est originaire le général Cirillo, avaient été globalement épargnées par ces combats mais ces six derniers mois, elles ont été le théâtre de violences parmi les pires du pays.



L'armée gouvernementale, transformée peu à peu en armée "tribale" dinka par le président et son entourage, a participé à "des tueries systématiques, des viols de femmes et des incendies de villages, prétendant poursuivre des rebelles dans des villages pacifiques" à travers le pays, affirme l'officier.



M. Cirillo assure par ailleurs que les Dinka de la SPLA sont déployés "stratégiquement dans des zones non-dinka afin de mettre en place une politique d'occupation des terres" et "s'approprient les biens des autres gens". Les soldats membres d'autres ethnies sont eux "délibérément négligés et ne sont pas déployés".



Des experts de l'ONU rapportaient début décembre qu'un "nettoyage ethnique" était en cours dans plusieurs régions du Soudan du sud, pointant du doigt les exactions des soldats gouvernementaux.



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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 22:05
RCA: deux combattants tués par la Minusca dont un général de l'ex-Seleka
RCA: deux combattants tués par la Minusca dont un général de l'ex-Seleka

 

 

 

Par RFI Publié le 12-02-2017 Modifié le 12-02-2017 à 19:20

 

En Centrafrique, un général de l'ex-Seleka est mort après la contre-attaque de la Minusca alors qu'une colonne de rebelles tentait samedi d'avancer sur la ville de Bambari, contrôlée par une faction rivale. Un autre combattant a également été tué.

 

Cela fait plusieurs mois que les combats durent dans le centre de la RCA, entre deux factions de l'ex-Seleka. Samedi, un convoi de 300 hommes lourdement armés, faisant parti de la coalition emmenée par le FPRC de Nourredine Adam, a été stoppé net par les forces de l'ONU dans leur marche sur Bambari, ville contrôlée par l'UPC d'Ali Darass, lui-même membre de l'ex-Seleka.

 

De sources concordantes, l'hélicoptère de combat de la Minusca a détruit plusieurs véhicules lors de cette intervention et a notamment tué le général Joseph Zoundeko, chef d'état-major de la coalition.

 

Il y a quelques jours, celui-ci disait à la presse centrafricaine que les limites instaurées par l'ONU n'étaient pas infranchissables. Il y a une dizaine de jours, le commandant de la force onusienne, Balla Keïta, avait effectivement prévenu les groupes armés que des lignes rouges avaient été tracées aux alentours de Bambari, afin de protéger les populations civiles.

 

C'est un coup dur pour la coalition du FPRC mais celle-ci reste déterminée à conquérir la capitale de la Ouaka et à en chasser le général Ali Darass.

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 15:56

 

 

En pleine crise centrafricaine, l'Agence Nationale des Élections (ANE) a réussi avec le partenariat de la communauté internationale à relever un grand défi en organisant des élections couplées c'est à dire les présidentielles et les législatives. La quasi réussite de ces élections a confondu les pronostics des experts chevronnés en matière électorale qui voyaient en lieu et place un échec cuisant. Le succès de l'ANE a fait de cette institution une banque de données, un cas d'école pour l'Afrique dans le domaine de gestion électorale post conflit communautaire.

 

Cette palme d'or lui a valu le renouvellement de confiance de la classe politique centrafricaine. L'Agence Nationale des Élections est un organe technique, neutre, permanent et indépendant chargée d'organiser et de superviser les opérations électorales sur toute l'étendue du territoire national ainsi que dans les représentations diplomatiques. L'ANE a puisé la substance de sa réussite dans la clarté et la limpidité du cadre juridique et légal existant. Par définition, le cadre juridique est l'ensemble de la législation et des règles (infra ou supra nationales) liées à des élections dans un pays donné.

 

Ce cadre juridique et légal des élections en Centrafrique est fondamentalement constitué de la constitution du 30 mars 2016, du code électoral, des lois et règlements électoraux ainsi que du code de bonne conduite ou d'éthique. Le cadre juridique et légal des élections détermine les règles du jeu, le système électoral, le mode de suffrage utilisé, les différentes phases du processus électoral, les mécanismes d'exécution des normes électorales ainsi que des sanctions administratives, civiles ou pénales en cas de comportements irréguliers ou illégaux. Le cadre juridique et légal de toute chose rime avec le cadre institutionnel.

 

Ce dernier a connu une évolution non négligeable car par le passé, les élections étaient organisées par le seul super ministère de l'intérieur ouvrant grandement la porte aux fraudes électorales, aux doutes, manipulations en faveur d'un candidat. L'avènement de cette structure autonome et indépendante de gestion des élections est un gage, une garantie de l'intégrité, de transparence et d'équité des élections. Suite au conflit intercommunautaire, les autorités de transition ont fait la priorité aux mesures transitoires et exceptionnelles qui doivent s'expirer à la fin de la transition. Ceci en vue d'organiser les élections présidentielles et législatives.

 

Apres le retour à l'ordre constitutionnel, il est ainsi urgent d'ajuster le cadre juridique et légal dans l'optique d'organiser équitablement les élections municipales et sénatoriales. Ainsi, le citoyen lambda se posera légitimement les questions suivantes : le cadre juridique et légal actuellement en vigueur est-il claire, limpide et compréhensible ? Est-il accessible à la population ? Existe-t-il une harmonie, une cohérence entre les différents arsenaux juridiques ? Ce cadre juridique traite t-il de tous les problèmes électoraux ? Eu égard aux dernières élections, était-il important ou opportun d'ajuster le cadre juridique et légal des élections ? Y'a t-il des évolutions ou des innovations à faire valoir ?

 

Quelques éléments de réponse nous amènent à croire que cette opération d'ajustement consiste à agencer les différents textes légaux et réglementaires en vue de leur cohérence, leur synergie et surtout de leur homogénéisation. Les textes ainsi reformés, ajustés et actualisés permettront de combler les difficultés rencontrées lors des dernières élections, d'éviter les chevauchements d'instruments juridiques et de combler les vides juridiques. La réforme du cadre juridique des élections qui se veut inclusive et concertée ( partis politiques, société civile, pouvoir public, associations, confessions religieuses, organisations non gouvernementales etc...) doit apporter des éléments nouveaux pour être visible.

 

Animé par les soucis d'équité et d'égalité qui sont les fondamentaux dans le processus d'élaboration du cadre juridique, nous proposons en guise de contribution la revue en hausse du budget de fonctionnement de l'ANE car le tarissement de ce dernier est symptomatique de son inefficacité, sa transparence et par voie de conséquence porte atteinte grave à son indépendance, son autonomie qui est le gage de son impartialité. Le nouveau cadre juridique réformé doit simplifier les procédures en cas de contentieux et prendre en compte les intérêts des candidats et des électeurs.

 

Nous souhaitons également que la question de financement des partis politiques soit débattue. Le statut des suppléants des parlementaires du point de vue de leur traitement peut aussi s'inviter au débat. Pour clore la chaîne des propositions, nous souhaitons que le nouveau statut juridique des élections durcisse les conditions de recevabilité des candidatures à la magistrature suprême de l'Etat sans porter atteinte à certains principes fondamentaux du droit. À la lecture des dernières élections couplées, la fonction présidentielle a tendance à être banale face au nombre pléthorique des candidats. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 11 février 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

 

L'AJUSTEMENT DU CADRE JURIDIQUE, UNE URGENCE POUR DES ÉLECTIONS LIBRES, JUSTES ET ÉQUITABLES. par Bernard SELEMBY DOUDOU
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