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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 00:00
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La délégation parlementaire note des avancées dans les enquêtes sur les crimes en RCA

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 23 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 23 Décembre 2016 (RJDH) —- Le Député de Baboua1 et président de la Commission Loi à l’Assemblée Nationale, Laurent Ngon-Baba a noté des avancées sur les dossiers de la RCA devant la Cour Pénale Internationale. Constat fait après sa participation à la 9ème Session de l’assemblée consultative des parlementaires mondiales tenu à Dakar du 09 au 10 décembre dernier.

 

RJDH : Honorable Laurent Ngon-Baba bonjour !

 

LN : Bonjour !

 

RJDH : L’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine a été conviée à la 9èmesession de l’Assemblée consultative des parlementaires de l’Action mondiale. Quels sont les enjeux de cette rencontre?

 

LN : D’abord, l’Action Mondiale des parlementaires est une organisation rattachée aux Nations Unies qui a pour mission d’œuvrer auprès des parlementaires pour aider les Etats membres de l’ONU à mettre en œuvre les différents instruments juridiques qui sont adoptés. L’objectif était de parler de la lutte contre l’impunité et le renforcement de l’Etat de Droit. La RCA a été représentée par trois parlementaires.

 

RJDH : Lors cette rencontre, certains pays manifestent leur volonté de se retirer de la CPI, quelle est la position de la RCA ?

 

LN : Effectivement, cette assemblée s’est tenue au moment où certains Etats qui avaient adhéré aux Statuts de Rome ou non ont exprimé l’intention de se retirer du statut notamment : la Gambie, l’Afrique du Sud, le Burundi et le Kenya. Nous nous sommes mobilisés pour faire en sorte que des actions soient menées auprès de ces Etats pour qu’ils ne se retirent pas. Puisse que, le traité sur la CPI a un fondement très important celui de renforcer les dispositifs nationaux.

 

Nous avons pu rendre compte que c’est vrai la RCA est avancée dans le cadre du processus de la Cour Pénale Internationale, mais il reste certainement des choses à faire. Et donc l’Assemblée Nationale et le gouvernement vont œuvrer ensemble pour avancer les dossiers au niveau de la CPI. Donc, pour la RCA, nous aurons à aider le gouvernement parce qu’il devrait avoir des lois à adopter dans le cadre la coopération avec la CPI.

 

RJDH : Est-ce que la délégation parlementaire centrafricaine a présenté certains dossiers relatifs à la situation actuelle du pays ?

 

LN : Nous avons fait des démonstrations sur les dossiers en ce qui concerne la coopération avec la CPI à partir des enquêtes qui sont déjà ouvertes devant la CPI. Donc aujourd’hui, la RCA constitue un exemple qui suit la CPI auprès des autres Etats. C’est en faisant le point de la situation sur les événements du pays, les dossiers de 2013 et les récents événements sont sur le bureau du Procureur de la CPI qui l’examine en ce moment.

 

RJDH : Quelles seront les dernières étapes après la rencontre de Dakar ?

 

LN : Vous savez les gens comprennent moins la question de la CPI en RCA. Nous allons faires des stratégies pour sensibiliser la population centrafricaine afin qu’elle comprenne l’importance de cet arsenal juridique international le mécanisme sur la CPI et de ce qui se fait sur la RCA.

 

RJDH : Monsieur Laurent Ngon-Baba merci

 

LN : Je vous en prie.

 

 

Centrafrique : Une compagnie de l’Armée certifiée par l’EUTM et opérationnelle en janvier

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 23 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 23 décembre 2016(RJDH) — La première compagnie du 3e Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT3) a été certifié valide et sera opérationnelle en janvier 2017. La validation s’est faite après 14 semaines de recyclage au Camp Kassaï à Bangui lors d’une cérémonie ce 23 décembre 2016.

 

Les Forces de Défense et de Sécurité sont sous embargo depuis 2014 et leur opérationnalisation est conditionnée par leur professionnalisation et restructuration après la crise de 2013. C’est dans cette logique que l’Eutm-RCA a clôturé la formation de la 1e compagnie du BIT3.

 

Lors de cette cérémonie aujourd’hui au Camp Kassaï, le Général de Division Eric Hauteclok Raïz, commandant la force de l’EUTM a souligné que ce recyclage est sujet de recouvrement de la capacité opérationnelle de l’Armée. Il a relevé que « pendant toute la durée du recyclage, les soldats étaient ont été motivés et ont toujours cherché à progresser et, avec la fierté des soldats centrafricains à recouvrir leur capacité opérationnelle », a-t-il indiqué.

 

Profitant de cette cérémonie, le chef d’état-major de l’Armée Centrafricaine, le Général Ludovic Ngaifé, a appelé « la communauté internationale et les partenaires à faire confiance à l’Armée pour la sécurisation du pays sans quoi tout investissement va au-vaut-l’ eau ».

 

Cette compagnie a reçu son certificat de fin de stage et sa mise en vert intervient près de deux mois après la ville morte demandée par la société civile pour exiger de la communauté internationale le redéploiement des FACA et le départ des forces de l’ONU dans le pays.

 

 

Centrafrique : La situation humanitaire toujours préoccupante à Bambari

 

PAR CELESTIN YENTOMAN LE 23 DÉCEMBRE 2016

 

BAMBARI, 23 décembre 2016 (RJDH) —- Plus d’une centaine de déplacés sur le site de PK8 (Axe Bambari-Grimari) sont sans abris et vivent dans des conditions très précaires. Cette situation s’est empirée par les incendies qui ont ravagées successivement une partie du site le samedi 17 et le mercredi 21 décembre dernier.

 

La situation humanitaire reste précaire sur le site des déplacés de Pk 8 axe Bambari-Grimari. Environs deux-cent huttes ont été brûlés suite aux incendies du samedi 17 et le mercredi 21 décembre 2016.

 

De sources humanitaires, « les conditions alimentaires des déplacés demeurent très préoccupantes. Plusieurs dégâts ont été enregistrés après ces feux », a rapporté un humanitaire.

 

Une occasion pour la Caritas de sensibiliser les déplacés du site Notre d’Ame de Victoire de Bambari sur la prévention contre les feux de brousse et l’incendie. Cette organisation religieuse les encourage à utiliser des foyers améliorés afin ces cas d’incendies à répétition pendant cette saison sèche.

 

Ces personnes vulnérables se sont aussi plaintes et ont sollicité une assistance urgente des ONG.

 

Le site du Pk 8 est habité par des personnes déplacées de Bakala qui ont fui les affrontements entre l’UPC et le FPRC dans leur localité.

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 20:53
Centrafrique : 41 Casques bleus identifiés par des victimes présumées
Centrafrique : 41 Casques bleus identifiés par des victimes présumées

 

Centrafrique: 41 Casques bleus identifiés par des victimes présumées

 

http://www.magazinesansfrontieres.com/ 22-12-2016

 

Les victimes présumées d’abus sexuels commis par des soldats de la paix des contingents burundais et gabonais des Nations unies déployés dans la préfecture de Kemo, en République centrafricaine, ont identifié 41 Casques bleus, selon le Bureau des services de contrôle interne des Nations Unies (BSCI).

 

« Les enquêteurs se sont surtout appuyés sur les témoignages de victimes et témoins présumés, étant donné l’absence de preuves médicales, médico-légales ou autres. Cela était dû au fait que la majorité des allégations faisaient référence à des incidents survenus il y un an ou plus », a précisé Stéphane Dujarric, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU lors d’un point de presse le 5 décembre.

 

Le BSCI menait depuis avril dernier des enquêtes conjointes avec des enquêteurs nationaux burundais et gabonais sur des allégations d’incidents qui se seraient déroulés à Dekoa en 2014 et 2015. Au total, 139 victimes présumées ont été interrogées.

 

« Un total de 41 auteurs présumés (16 du Gabon et 25 du Burundi) ont été identifiés par 45 personnes interrogées; 8 personnes nont pas été en mesure didentifier les auteurs à laide dun tableau photographique ou dautres preuves, mais ont pu décrire certains traits distinctifs; 83 n’étaient pas en mesure didentifier les auteurs ou de fournir des preuves; et trois récits ont été considérés comme peu fiables, a détaillé M. Dujarric. Au total, 25 mineurs ont affirmé avoir été victimes de violence sexuelle. Au total, huit demandes de paternité ont été déposées, dont six par des mineurs. »

 

Le porte-parole a rappelé que la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) a depuis renforcé ses mesures de prévention et son action de sensibilisation auprès des communautés et des soldats de la paix à travers le pays.

 

Source : Centre d’actualités de l’ONU

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 20:49
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le gouvernement dément la réintégration de Jean Francis Bozizé dans l’Armée

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PAR JEAN FERNAND KOENA LE 22 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 22 décembre 2016 (RJDH) — Le Ministère de la Défense a réagi dans un communiqué de presse le 20 décembre pour démentir le conseil de Jean Francis Bozizé qui a salué la réintégration de ce dernier dans les Forces de Défense et de Sécurité. Le gouvernement a qualifié de rumeur la réintégration de l’ancien Ministre délégué à la Défense.

 

Le 16 décembre dernier, le conseil de Jean Francis Bozizé, ancien Ministre délégué à la Défense a dans une conférence de presse saluée la réintégration de leur client dans les Forces Armées Centrafricaines. Justifiant que c’est une décision qui relève du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’Etat.

 

Cette déclaration a suscité beaucoup de réactions dans l’opinion et le Gouvernement pour couper court à ce qu’il qualifie de simples rumeurs a publié un communiqué pour démentir le conseil de Jean Francis Bozizé.

 

Par ce communiqué, le gouvernement brise le silence autour sur deux faits majeurs en une journée. Le premier est la réintégration de Jean Francis qui, selon le gouvernement vise à discréditer le régime de Bangui.

 

Dans ce communiqué, le gouvernement rejette la déclaration du conseil de Jean Francis Bozizé sans les mettre en garde. « L’information qui alimente les rumeurs publics que le débat politique actuel vise à semer la confusion dans les esprits et à discréditer les autorités politiques, militaires et judiciaires qui ont dans un souci d’apaisement et de la recherche de la cohésion nationale accepté d’accorder la liberté provisoire à Jean Francis Bozizé alors que la procédure judiciaire lancée contre ce dernier est en cour » peut-on lire dans ce communiqué.

 

Le deuxième est le recul du gouvernement par rapport au dialogue politique inclusif demandé par l’ancien Président François Bozizé. Selon le gouvernement, les participants à ce dialogue ne doivent pas avoir de souci judiciaire, alors que François Bozizé est visé par un mandat d’arrêt international tout comme son fils Jean Francis Bozizé.

 

Jean Francis Bozizé a été longtemps Ministre délégué à la Défense nationale dans le gouvernement Touadera, il a été relevé en faveur des Accords de Libreville. Colonel de l’Armée, il est placé sous contrôle judiciaire après son arrestation le 4 août dernier par la Minusca quelques jours après son retour d’exil.

 

 

Centrafrique : L’année blanche menace les lycéens de Birao

 

PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 22 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 22 décembre 2016 (RJDH) –Trois mois après la rentrée officielle des classes en Centrafrique, certains établissements d’enseignement n’ont pas encore repris leurs activités pour des raisons administratives. Birao, Chef-lieu de la préfecture de la Vakaga en est une belle illustration.

 

Les collégiens et lycéens de Birao située dans le nord-est de la RCA n’ont pas encore repris le chemin de l’école pour le compte de l’année scolaire 2016-2017. Les portes du lycée de Birao sont encore fermées alors que la rentrée scolaire a été officiellement lancée le 15 septembre dernier.

 

Le retard encouru pour l’ouverture des classes est lié à l’absence du personnel enseignant. Tous les instituteurs et professeurs sont restés à Bangui et ne veulent pas prendre leur fonction.

 

Dans la ville, seules les écoles du fondamental I fonctionnent avec qu’un seul enseignant qualifié. C’est le cas de l’Ecole Préfectorale de Birao qui a trois enseignants qualifiés et deux maitres-parents pour plus de 740 élèves. Tout comme l’école Dukiya et l’école Fondation Garba qui sont dans la même situation.

 

Interrogé sur la fermeture des classes, Alain, un jeune lycéen de Birao souligné que « l’avenir parait sans avenir pour eux ». Le garçon désire partir à l’école comme les autres enfants.

 

L’ombre d’une année si rien ne se fait

 

L’ombre d’une année blanche plane visiblement sur les lycéens de Birao qui ne savent plus à quel saint se vouer. Du côté de Bangui, c’est le silence des autorités en charge de l’éducation. La société civile de Birao de son côté a demandé au gouvernement de les assister pour sauver l’année scolaire. « C’est malheureux, nos enfants ont besoin d’aller à l’école, on a les yeux tournés vers le gouvernement », nous a répondu Moustapha Younous, l’Imam de la mosquée centrale de Birao.

 

La Vakaga est l’une des préfectures de la RCA qui est paralysée depuis le déclenchement de la crise militaro-politique en 2012. Son éloignement de Bangui et son « enclavement » constituent l’une des raisons de ce blocage si pour d’autres besoins tels que celui de la santé, les habitants de Birao se rendent au Soudan, mais sur l’éducation, cela est difficile.

 

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 20:46
Cameroun : Le Centrafricain Touadéra, premier arrivé pour le sommet extraordinaire de la CEMAC

 

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) 22/12/16 - Le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, est arrivé jeudi à midi (heure locale) à Yaoundé, la capitale camerounaise, pour participer au sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) qui s’ouvre vendredi, a constaté APA.

 

Selon le programme publié à cet effet par le cabinet civil de la présidence de la République, les autres leaders de la sous-région devraient fouler le sol camerounais le même jour avant le dîner offert en soirée par le couple Biya.

 

Le sommet proprement dit, qui débute le lendemain, sera marqué par le discours d'ouverture du président Paul Biya, suivi d’un huis clos, de la présentation du rapport des travaux du Conseil des ministres de la veille, regroupant les chefs de département des pays membres de la CEMAC en charge des questions économiques et financières.

 

Des échanges entre chefs d'Etats et de délégations sont aussi prévus, avant l’adoption et la lecture du communiqué final du sommet.

 

En dehors des présidents du pays hôte, du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale, de la République centrafricaine et du Tchad, sont également annoncés à Yaoundé la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, et le ministre français en charge des Finances, Michel Sapin.

 

Bien qu’aucun point particulier n’ait été annoncé à l’ordre du jour desdites assises, des sources concordantes insistent néanmoins sur le caractère extraordinaire de la rencontre de Yaoundé, mais aussi sur le profil des participants, à l’instar des deux dernières personnalités citées.

 

Lesdites sources prêtent en effet aux dirigeants sous-régionaux l’intention de discuter d’une éventuelle dévaluation du franc CFA, qui pourrait intervenir en début 2017 dans le cadre d’ajustements macroéconomiques au sein de la CEMAC, une zone qui vit de plein fouet la chute drastique des cours du pétrole brut sur le marché international.

 

Mardi dernier à Yaoundé, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a indiqué que le taux de croissance de la sous-région devrait se situer à 1,0% pour l’année finissante, alors que des projections effectuées en juillet et octobre derniers par la même instance prévoyaient des taux de 1,8%, puis 1,7% respectivement pour 2016.

 

A l’origine du marasme, la BEAC pointe du doigt une décélération de la croissance sous-régionale, plus prononcée qu’initialement prévue, en raison des effets dépressifs de la morosité du secteur pétrolier sur la demande intérieure et sur le secteur non pétrolier.

 

Le CPM a également noté le rebond des pressions inflationnistes, avec un taux se situant au niveau de la norme communautaire (3,0%), la persistance du déficit budgétaire (7,9%), le repli du déficit extérieur courant ainsi qu’une situation monétaire devant se solder par un taux de couverture extérieure de la monnaie d’environ 50%.

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 00:20

 

 

 

Source : Présidence


Le Président de la république Son excellence Pr Faustin Archange Touadéra a reçu en audience hier dans l'après-midi une délégation des partenaires du groupe suisse Turbolub, conduite par Mr Serge Mageot.


Interrogé par la presse, M. Michel Grange, président du dit groupe déclare avoir échangé avec le Président Touadera sur l’écologie et la gestion des énergies renouvelables fortement recommandées dans l’accord de la Cop 22.


Par ailleurs, M. Michel Grange a promis associer ses partenaires angolais, belges et suisses pour accélérer le démarrage des travaux de l’implantation de Turbolub (entreprise de vente d’électricité) dès le mois de janvier 2017.


La société Turbolub élira domicile à proximité de Béréngo dans la préfecture de la Lobaye.

LE PRÉSIDENT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE M.MICHEL GRANGE, PRÉSIDENT DU GROUPE SUISSE TURBOLUB
LE PRÉSIDENT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE M.MICHEL GRANGE, PRÉSIDENT DU GROUPE SUISSE TURBOLUB
LE PRÉSIDENT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE M.MICHEL GRANGE, PRÉSIDENT DU GROUPE SUISSE TURBOLUB
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 21:14
Lu pour vous : Le Tchad sous la menace d’une explosion sociale

 

Le Tchad sous la menace d’une explosion sociale

 

La baisse des cours du pétrole a vidé les caisses de l’Etat. Depuis des mois, enseignants, étudiants et personnels de santé sont en grève.

 

Par Cyril Bensimon LE MONDE Le 20.12.2016 à 11h33

 

Une fois n’est pas coutume : Idriss Déby, dont l’aura repose sur son sens de la tactique militaire, pourrait se prévaloir des encouragements d’organisations de défense des droits de l’homme et d’associations féministes. Les députés tchadiens ont voté, lundi 12 décembre, l’abrogation de la peine de mort, sauf pour les actes de terrorisme, interdit les mariages précoces des jeunes filles mineures et fait passer l’homosexualité de crime à délit. Mahamat Ali, étudiant en première année à l’université de N’Djaména, se fiche pas mal de ces mesures progressistes qui semblent destinées avant tout à séduire les partenaires occidentaux du Tchad au moment où son pays traverse une violente crise sociale.

 

Les principaux tourments du seul président que le jeune homme ait connu – Idriss Déby est au pouvoir depuis vingt-six ans – ne viennent pas cette fois des colonnes de pick-up rebelles fonçant sur la capitale depuis le Darfour ou les montagnes du Tibesti. Ni des insurgés islamistes de Boko Haram qui s’infiltrent par le lac Tchad. Le danger vient aujourd’hui de l’état des finances publiques.

 

Depuis trois mois, les enseignants, les étudiants et les personnels de santé sont en grève. Seuls les magistrats viennent de suspendre pour un mois leur mot d’ordre. Le débrayage a commencé en septembre, lorsque le gouvernement a annoncé de sévères mesures d’austérité pour juguler la crise financière due, dit-il, à la chute des cours du brut et à l’effort de guerre contre les groupes djihadistes. Sèchement, les indemnités des fonctionnaires ont été réduites de moitié et les bourses des étudiants ont cessé d’être versées. L’objectif gouvernemental est de diminuer de 31 % les dépenses de l’Etat.

 

« Malédiction de l’or noir »

 

Depuis lors, Mahamat Ali ne reçoit plus un sou de l’Etat et, comme tous les élèves du pays, « ne [fait] rien puisqu’il n’y a rien à faire et que tout est à plat ». Le chef de division d’une administration confie que sa situation, comme celle des comptes publics, est « alarmante ». « Nous en sommes à trois mois d’arriérés. Normalement, je touche 600 000 francs CFA [912 euros] par mois, qui couvrent le tiers des dépenses de la famille. Depuis septembre, mon salaire mensuel est amputé de 200 000 francs CFA [304 euros] », dit-il sous couvert d’anonymat.

 

La colère est d’autant plus grande que, « pendant la période faste des revenus pétroliers, le gouvernement a refusé d’augmenter les salaires, dénonce l’opposant Gali Ngothé Gatta. Face au mécontentement général, le pouvoir n’a aucune proposition, aucune solution, car les comptes sont à sec. Cette situation peut mener à une explosion sociale que le gouvernement aura du mal à contenir, sauf par la répression ». Depuis le début de la fronde sociale, les voix contestataires sont soumises à la pression des forces de l’ordre.

 

Pivot sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne, principal allié militaire de la France dans la région – le quartier général de l’opération « Barkhane » est installé à N’Djaména –, le Tchad a vu ces dernières années ses échanges commerciaux, notamment de bétail, perturbés par l’insécurité aux frontières. Ses interventions militaires extérieures ont renforcé le poids d’Idriss Déby sur la scène internationale mais ont grevé les comptes publics, même si celle au Mali est financée par les Nations unies.

 

Désormais, c’est de la « malédiction de l’or noir » que souffre le Tchad. « Les investissements sont montés en flèche au début des années 2000 sous l’effet du développement du secteur pétrolier [la production a débuté en 2003]. (…) Au cours de la période 2004-2015, le Tchad a perçu le montant impressionnant de 13 milliards de dollars en recettes pétrolières », indique le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport d’août. Mais les cours se sont effondrés et les revenus tirés du pétrole, qui culminaient à 2 milliards de dollars en 2011, n’étaient plus que de 200 millions en 2015, selon le FMI.

 

Nouveaux riches

 

De surcroît, les finances de l’Etat sont étranglées par un accord avec la multinationale Glencore. Pour racheter en 2014 les parts de Chevron dans les gisements de Doba, le pouvoir a contracté auprès du géant anglo-suisse des matières premières un prêt de 1,45 milliard de dollars. Glencore devait se rembourser en quatre ans en exportant pour son propre compte les barils tchadiens. Mais, là encore, la chute du prix du brut a bouleversé les plans. « Cette dette a été rééchelonnée jusqu’en 2022, indique le chercheur Ousmane Houzibé. Résultat : le pays ne bénéficie toujours pas des dividendes de la Société des hydrocarbures du Tchad dans le consortium de Doba, puisqu’ils sont directement cédés à Glencore en remboursement. »

 

Or cette dette n’est pas le seul gouffre des finances tchadiennes. « La vraie question, c’est la gouvernance, dit une source officielle sous couvert d’anonymat. Ces dernières années, on a ouvert des chantiers un peu partout, sans planification. Aujourd’hui, tout est à l’arrêt. Les voyages intempestifs du chef de l’Etat avec toute sa cour coûtent excessivement cher. Quant aux régies de l’Etat [douanes et impôts], le président y a placé ses parents qui ne reversent pas les prélèvements sur le compte du Trésor. »

 

Le boom pétrolier a fait naître au Tchad une classe de nouveaux riches, mais ce sont aujourd’hui les populations qui payent le prix de la chute des cours. A Paris, certains décideurs s’inquiètent pour la stabilité de ce pays stratégique. Mais remettre en cause l’alliance avec Idriss Déby n’est pas envisageable, il est trop précieux pour être ouvertement critiqué et les bailleurs internationaux devraient lui apporter au plus vite une bouffée d’oxygène.

Cyril Bensimon


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/20/le-tchad-sous-la-menace-d-une-explosion-sociale_5051735_3212.html#gf6OuzKtT0ol9YP0.99


 

 

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 20:49
Après les élections législatives : L'ex-présidente centrafricaine échange avec Affi N'Guessan
Après les élections législatives : L'ex-présidente centrafricaine échange avec Affi N'Guessan

 

 

 

mercredi 21 décembre 2016 | Notre Voie

 

L’ancienne présidente de la transition de la république centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a reçu en audience le président du front populaire ivoirien (fpi), l’ex premier ministre pascal Affi N’guessan.

 

C’était hier, mardi 20 décembre, à l’hôtel ivoire. L’audience a duré de 9h à 9h30 mn. Mme Samba Panza a dit avoir ajourné son départ pour la Centrafrique quand elle a appris que le président du fpi a été élu député à l’assemblée nationale.

 

Qu’elle tenait à le féliciter et à l’encourager dans son engagement. L’ex-chef de l’Etat de la Centrafrique a conduit une délégation d’observateurs de l’union africaine (UA) en mission pour les élections législatives du dimanche 18 décembre 2016.



KouKouGNoN Zabri

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 19:46
Nouvelles nationales sur APA
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Sommet des chefs d’Etat de la CEMAC vendredi à Yaoundé (officiel)

 

APA-Yaoundé (Cameroun) - 2016-12-21 17:57:00 - Les chefs d’Etat du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale et du Tchad sont attendus vendredi à Yaoundé, pour un sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), annonce un communiqué de la présidence de la République du Cameroun rendu public mercredi.

 


Même si le communiqué ne précise pas l’ordre du jour de cette réunion qui sera précédée d’un conseil des ministres en charge des questions économiques et financières, des sources introduites renseignent, toutefois, que les chefs d’Etat auront à plancher sur le marasme économique affectant leurs pays.



Il pourrait aussi s’agir, selon les mêmes sources, de se prononcer sur l’éventualité d’une dévaluation du FCFA dès 2017 en vue d’ajustements macroéconomiques communautaires.



Mardi dernier à Yaoundé, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a indiqué que le taux de croissance de la CEMAC devrait se situer à 1,0% en 2016 contre des projections de l’ordre de 1,7% effectuées en octobre dernier et de 1,8% annoncées en juillet 2016.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4870698#sthash.T3qtO9vb.dpuf

 

 

Human Rights Watch accuse une rébellion centrafricaine d’exactions sur les civils

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-12-21 17:25:46 - L'ONG Human Rights Watch (HRW), dans un rapport reçu mercredi à APA, accuse le groupe armé « Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R)» , d'avoir tué, violé et provoqué le déplacement massif de plusieurs populations civiles au cours de l’année 2016.

 


«Le groupe armé 3R qui se présentait au départ comme garant de la protection des Peuls, a utilisé sa puissance accrue pour multiplier le nombre d’attaques et d’exactions », a indiqué Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique de Human Rights Watch.



Selon HRW, au moins « 50 civils dans les sous-préfectures de Bocaranga et de Koui dans l’Ouham Pendé au nord de Centrafrique ont été tués entre les 21 et 27 novembre 2016 ».



L'organisation des droits de l'homme a en outre relevé que « 42 personnes ont été interrogées, dont 8 victimes des violences du groupe 3R pour 9 familles de victimes dont 16 témoins »



Ce groupe armé qui fait parler de lui depuis mai dernier, occupe plusieurs régions du nord-ouest de Centrafrique.



Ses membres sont des peuls qui réclament un dédommagement après la perte de leurs biens suite à leur départ en exil forcé dans les pays frontaliers de la Centrafrique.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4870693#sthash.0e5qvmN9.dpuf

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 19:30
L'Onu dénonce l'usage excessif de la force en RDC
L'Onu dénonce l'usage excessif de la force en RDC

 

 

 


L'Onu a condamné mercredi "l'usage excessif de la force" par les forces de sécurité de RDC face aux manifestants protestant contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila. L'Eglise catholique a de son côté exigé qu'un accord soit trouvé avant Noël.


Selon José Maria Aranaz, directeur du Bureau aux droits de l'homme des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC), au moins 19 personnes ont été abattues et 45 autres blessées par balles lors d'affrontements avec les forces de l'ordre depuis lundi minuit, date de l'expiration du second et dernier mandat de M. Kabila.


"Nous sommes très préoccupés par l'usage excessif de la force par les agents de l'Etat", a dit José Maria Aranaz à des journalistes. Il a mis en cause "en particulier la police, la Garde républicaine, la police militaire et l'Agence nationale de renseignement".


Pas de bilan fiable


Les bilans des violences de mardi varient d'une source à l'autre et le porte-parole de la police congolaise, Pierre Mwanamputu, a fait état de 21 civils et un policier tués dans l'ensemble du pays où se déroulent des pillages. Les forces de sécurité ont procédé à 275 arrestations, a-t-il ajouté.


Le porte-parole du gouvernement Lambert Mende avait annoncé mardi un bilan de neuf morts dont un policier, ajoutant que tous les civils tués se livraient à des pillages. L'ONG Human Rights Watch (HRW) a pour sa part avancé un bilan d'au moins 26 tués.


Ultimatum des évêques


Dans ce contexte, les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ont adressé un ultimatum aux participants des négociations qui ont repris mercredi entre pouvoir et opposition.


"Notre souhait est de clôturer avant Noël. Si les acteurs politiques et de la société civile n'arrivent pas à un compromis à cette échéance [...] la Cenco en tirera toutes les conséquences qui s'imposent", a averti Mgr Marcel Utembi, président de la Cenco. Les évêques jouent le rôle de médiateur dans ces négociations.


L'Eglise catholique a joué un rôle majeur dans l'ouverture démocratique pendant les dernières années du règne de Mobutu Sese Seko, renversé en 1997 par Laurent-Désiré Kabila, père de l'actuel président. Sur les questions politiques, elle jouit d'une audience qui dépasse largement le cercle de ses fidèles (40% de la population).


Pourparlers bloqués


M. Kabila, 45 ans, est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter. Les pourparlers sous l'égide de la Cenco ont commencé le 8 décembre pour instaurer un régime de transition chargée d'organiser une élection présidentielle et d'éviter une nouvelle guerre civile dans ce pays, ravagé par deux conflits qui ont fait au moins trois millions de morts de 1996 à 2003.


Les négociations ont été suspendues le 17 décembre en l'absence d'avancée majeure. Elles achoppent notamment sur l'avenir du chef de l'Etat, soupçonné par ses détracteurs de vouloir se maintenir éternellement au pouvoir.


(ats / 21.12.2016 18h54)

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Centrafrique-Presse.com
21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 18:55
ALLOCUTION D’OUVERTURE DU CONCLAVE DU MLPC PAR SON PRESIDENT MARTIN ZIGUELE

 

 

 

Chers Camarades


- Conseillers Politiques Nationaux
- Membres du Bureau Politique du Parti
- Membres de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage
- Membres du Comité des Sages
- Membres des Bureaux Nationaux MLFC et MLJC
- Responsables Fédéraux

 

L’engagement résolu qui caractérise le militant du MLPC a permis à plusieurs d’entre nous de braver, parfois au péril de leur vie, de nombreux obstacles d’Est à l’Ouest, du Nord au Sud pour répondre présent à l’invitation du Bureau Politique pour être présent là où se détermine la vie du Parti, je veux parler du présent Conclave.


Comme vous pouvez le constater avec moi, il y a de nombreux et remarquables absents qui auraient pu être des nôtres en ce moment précis où le parti sonne le rassemblement de tous ses vaillants militants.


Quelques temps avant mais aussi pendant et bien après les éprouvantes campagnes électorales, notre parti continue d’être durement frappé par le décès successif de plusieurs de ses valeureux militants, comme si ce triste sort attendait le moment ces grands enjeux pour se liguer avec nos ennemis et attaquer dans nos rangs.


Aussi, pour tous ces camarades défunts et afin d’être tout en esprit avec eux pendant la durée de nos travaux, je vous demande de vous lever et d’observer une minute de silence en leur mémoire. ………………….Je vous remercie.


Chers Camarades,


L’heure n’est pas au discours. Le Bureau Politique a jugé impératif et urgent de convoquer le présent conclave pour deux raisons essentielles à savoir :


- Evaluer sans complaisance les causes de nos échecs aux dernières élections ;


- Relancer de façon vigoureuse les activités du Parti en vue des enjeux à venir en tenant compte des leçons apprises de ces élections.


Le revers que notre Parti a essuyé lors des dernières élections est sans précédent. Il interpelle la conscience politique de chaque militante et de chaque militant du MLPC pour rechercher sans complaisance et sans passion ses causes en vue d’affronter avec efficacité les combats futurs.


Camarades,
 

C’est cette perspective qui, comme vous devez vous en douter, sert de trame de fond à la vaste campagne de dénigrement médiatique de la part de ceux dont le rêve secret, le dessein inavoué est l’affaiblissement de notre Parti, sa division et son asservissement.


Il y a lieu de rappeler, s’il en était encore besoin, que notre Parti est le fruit d’un engagement déterminé et téméraire de ceux qui l’ont créé, d’un militantisme convaincu et forcené de ceux dont l’action résolue et quotidienne le maintien en vie dans son combat pour la libération et le bien-être du Peuple Centrafricain. De ce point de vue, nous pourrons nous satisfaire de ce que notre Parti ne s’est jamais trompé de combat et d’adversaires. Militer est une œuvre de longue haleine. Il faut s’y préparer surtout moralement et physiquement.
 

Camarades,


Les résultats obtenus par notre Parti, tant pour la présidentielle que pour les législatives, sont loin d’être ceux escomptés par nos militants et nos compatriotes.


C’est ici le lieu de reconnaître que le MLPC, son Président et ses candidats à la députation avaient été désignés à la vindicte populaire par ceux-là mêmes qui n’osent pas l’affronter de façon loyale courageuse en agissant contre nous encagoulés. Seuls contre tous, nous étions les victimes à abattre sans foi ni loi.


Accusé d’avoir soutenu, financé et conduit Séléka jusqu’à Bangui pour renverser le Président François Bozizé et semer le chaos, notre Parti n’a pas su par sa communication démonter cet éhonté et grossier mensonge.


Peint et présenté de cette façon, nous sommes apparus comme l’ennemi public numéro un, l’empêcheur de tourner rond contre lequel il faut dresser le peuple centrafricain.


C’est dans cette ambiance que nous avons abordé les campagnes électorales, en mettant de notre côté la bonne foi, la loyauté de nos adversaires, la lucidité des électeurs, etc. C’était sans compter avec la détermination de certains de nos adversaires à l’origine de cette campagne et pour qui l’objectif inavoué de nous écarter de la scène politique, de déstabiliser notre parti, de tricher et d’opérer un hold up sur les résultats des élections était sous estimée et plus forte que tout.


Bien que les élections sont achevées et leurs résultats connus, force est de constater malheureusement que les commanditaires ainsi que les exécutants de cette sordide campagne de dénigrement entendent la poursuivre, preuve que leur objectif n’est pas encore atteint parce que notre parti est resté debout.


Si tant est que l’argumentaire de leur campagne de désinformation était avéré et que notre parti avait effectivement servi de mentor à la Séléka, la logique aurait voulu que lorsque celle-ci a quitté le pouvoir en janvier 2014, notre pays retrouvât la paix et la sécurité.


La persistance de l’insécurité par des acteurs clairement identifiés qui n’hésitent plus à opérer à visage découvert et à revendiquer les actes criminels perpétrés contre des populations civiles non belligérantes aussi graves les uns que les autres assène à nos détracteurs la preuve de notre innocence, tout comme le fait de ne pas figurer sur les listes des criminels épinglés par les Nations Unies ou la CPI.


Un autre motif de la persécution dont notre parti fait l’objet est le soutien apporté au candidat Faustin Archange TOUADERA au second tour de l’élection présidentielle et qui lui a permis de gagner.


Le soutien à un candidat est la possibilité laissée à tout électeur ou groupe d’électeurs de voter pour le candidat de son choix sur la base des critères propres. Et le MLPC a fait son choix dans le seul intérêt du peuple centrafricain.
 

Chers Camarades


- Conseillers Politiques Nationaux
- Membres du Bureau Politique du Parti
- Membres de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage
- Membres du Comité des Sages
- Membres des Bureaux Nationaux MLFC et MLJC
- Responsables Fédéraux


Les rideaux sont maintenant définitivement tombés sur les élections de 2015 et 2016. Le seul combat qui vaille dorénavant reste celui au terme duquel la paix, la sécurité, le bien-être et le développement seront assurés au peuple centrafricain. Rien ne pourra détourner notre parti de ce noble objectif.


Les divergences s’il y en a ne porteront que sur les idées, les propositions de solution et les méthodes. Jamais sur les hommes et par la calomnie et le dénigrement.


Mais avant d’engager ce combat au noble objectif comme je l’ai dit tantôt, il convient de tirer les leçons de la participation de notre parti et de nos candidats aux dernières élections.


C’est une démarche d’analyse et de déduction dont l’objectif final est la relance vigoureuse des activités du parti par des militants qui seront conquis à un changement radical de comportement et dont les campagnes de haine et de calomnie menée par des concurrents en mal de militantisme doivent constituer le catalyseur.


Si jusqu’ici nous avons surtout pensé et dit à juste titre que notre malheur vient des autres, c’est le lieu et l’occasion de reconnaître que nos détracteurs et nos traîtres sont également dans nos rangs et partagent avec nous les maigres fruits de nos efforts.


Il est inutile de dire que sans leur travail contre productif, la moisson aura été abondante et bénéfique pour tous.
 

Camarades,


C’est par notre attitude que notre parti est devenu victime de la traitrise de certains de nos camarades d’hier et d’aujourd’hui et que son Président est la victime expiatoire qu’on recherche partout comme Jésus Christ, pour lui faire porter la croix de tout le monde.
Malheureusement, je ne suis pas Jésus Christ mais plutôt un militant qui comme vous, se bat aux côtés du peuple centrafricain pour son bien-être d’une part et la survie du parti d’autre part.


Je voudrais vous rappeler à ce propos qu’il ne faut ni se tromper de combat ni d’adversaire en nous laissant guider en tout et partout que par l’amour pour notre patrie, l’amour pour nos compatriotes, l’amour pour la paix et le développement de la République Centrafricaine dont les cris du peuple nous interpellent tous chaque jour.


Camarades,


Nous nous sommes retranchés ici pour réfléchir sur des thématiques dont les conclusions sont porteuses d’un nouvel élan pour notre parti.


Je vous exhorte à vous livrer à des analyses et à des critiques sans complaisance, sans tabou ni langue de bois, de tout ce que vous aurez constaté comme étant à l’origine des dysfonctionnements des organes du parti et des mauvais résultats de ses candidats à l’issue des dernières élections. Mais cela doit se faire en toute camaraderie dans le respect du sacro saint principe de la critique et de l’autocritique consacré dans nos textes de base et qui nous a toujours caractérisés. Nous sommes entre camarades après tout.


C’est à cette condition que jaillira la lumière qui guidera les pas des militants pour le raffermissement du parti avant les combats à venir.


Sur ce, je déclare ouverts les travaux du conclave post-électoral du MLPC.


Vigilance, vigilance, vigilance Camarades.


Je vous remercie.

 

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