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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 19:34

 

 

http://www.agenceecofin.com/

 

(Agence Ecofin) 3 February 2017 - L’Afrique compte à ce jour 281 millions d’internautes, soit un taux d’accès moyen à Internet de 23,4%, avec des disparités entre les pays qui vont de 1 à 50. C’est ce qui ressort de l’exploitation des statistiques en temps réel d’Internet Live Stats.

 

Les Seychelles, le Maroc et l’Afrique du Sud présentent les meilleurs taux d’accès internet du continent africain. Plus de la moitié de leurs populations est connectée. Ces trois champions sont suivis de la Tunisie, du Nigeria et du Kenya.

 

Le Nigeria est le pays qui compte le plus grand nombre d’internautes. Ils sont évalués aujourd’hui à plus de 86 millions.

 

En terme de progression sur une année, le Mali (+18.6%), le Lesotho (+18,1%) et le Cameroun (+16,5%) avancent à grands pas.

 

En bas de l’échelle, 4 pays affichent des taux d’accès à Internet inférieurs à 2% : l’Erythrée, le Burundi, la Somalie et la Guinée. Trois autres pays sont en dessous de 3% : le Tchad, le Niger et la Sierra Leone.

 

On notera également le faible score de l’Algérie, au regard de ses moyens. Avec 19,7% de taux d’accès, le pays de Bouteflika fait moins bien que le Zimbabwe, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou encore le Soudan. Comparé aux 57,6% du Maroc, aux 48,1% de la Tunisie, et même aux 33% de l’Egypte, le retard algérien parait difficilement justifiable.

 

Internet Live Stats, membre du projet Real Time Statistics (www.worldometers.info), est une équipe internationale de développeurs, chercheurs et analystes qui vise à rendre les statistiques disponibles dans un format dynamique. Ses compteurs statistiques en temps réel sont utilisés par de nombreux médias et organisations internationales.

 

à suivre...

Le taux d’accès à Internet et sa progression dans chacun des 54 pays africains, selon Internet Live Stats
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:43
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Suspicion de méningite à Paoua.

 

PAR NOURA OUALOT LE 3 FÉVRIER 2017

 

Bangui, 02 février 2017(RJDH)— Des cas de méningite à pneumocoque ont été signalés ces derniers temps dans les sous-préfectures de Paoua et de Bossangoa. Information confirmée au RJDH par OCHA à travers son aperçu humanitaire du 24 au 30 janvier 2017.

 

Selon ce document humanitaire dont RJDH a eu copie, c’est depuis le mois de Novembre 2016 que les humanitaires observent cette recrudescente des cas de méningite à pneumocoque dans les sous-préfectures de Paoua et Bossangoa au nord de la République Centrafricaine.

 

Ces sources indiquent que la méningite a déjà fait des victimes. Elles rapportent qu’« au 22 janvier dernier, 207 cas ont été enregistrés parmi lesquels 19 décès. Face à cela, un système de surveillance au cas par cas a été mis en place après une investigation menée à Paoua le 5 janvier dernier ».

 

Les acteurs humanitaires ont mis en place un dispositif de riposte pour y faire face. « Les protocoles de traitement ont été élaborés et diffusés et les kits de diagnostic ont été pré- positionnés dans les principales structures de santé de la ceinture méningitique (Paoua, Bossangoa, Kaga-Bandoro, Ndélé) », peut-on lire dans le document.

 

Les responsables du district sanitaire de Paoua n’ont pas été joignables mais le Dr Eucher Dieudonné Yazipo, contacté par le RJDH a confirmé cette information.

 

Pour ce dernier, c’est depuis fin décembre 2016 que l’on note cette flambée des cas de méningite à Paoua et Bossangoa, « une équipe de nos techniciens a effectué une mission d’investigation dans la zone, mais ces cas enregistrés ne présentent pas des germes qui ravagent », a-t- il expliqué.

 

Comme prévention, le ministère de la santé se prépare en ce moment à faire une campagne élargie de vaccination contre la méningite qui concernera la tranche d’âge de 1 à 29 ans d’ici la fin de ce mois dans la ceinture méningitique (Paoua, Bossangoa, Kaga-Bandoro, Berberati Ndélé)

 

 

Centrafrique : 573 cas de violations et abus des droits de l’Homme perpétrés entre septembre et décembre 2016

 

PAR RJDH LE 3 FÉVRIER 2017

 

Bangui, 03 février 2017- La situation des droits de l’Homme en RCA continue de se dégrader à l’intérieur du pays depuis septembre 2016. Entre septembre et décembre 2016, 573 cas de violation et abus des droits de l’homme ont été perpétrés à l’encontre de 894 victimes souligné Marie-Thérèse Keita-Bocoum, Experte indépendante en matière des droits de l’homme en Centrafrique.

 

Selon l’experte en Droits de l’Homme, ces violences sont « caractérisées par des exécutions extrajudiciaires, des arrestations et détentions arbitraires, des tortures, des violences sexuelles et des enlèvements ». Au cours de la présentation de son rapport, l’Experte indépendante en matière des droits de l’Homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Keita-Bocoum a indiqué qu’«entre septembre et décembre 2016, 573 cas de violation et abus des droits de l’homme ont été perpétrés à l’encontre de 894 victimes » a-t-elle indiqué.

 

Elle a ajouté que des civils ont été attaqués parce qu’ « ils sont assimilées à des groupes armés, en raison de leur appartenance ethnique ».

 

Marie-Thérèse Keita-Bocoum a déploré que les civils aient payé un frais lourd au conflit UPC-FPRC. « Plus de 3.000 populations civiles se sont réfugiées dans la ville (Bambari) fuyant les combats et les exactions des groupes armés sur l’axe Bambari-Ippy-Bria », a-t-elle déclaré.

 

Ce rapport de la MINUSCA intervient après celui de l’ONG Human Right Watch. Ce rapport de la DDH n’a pas encore été commenté par le gouvernement. Il coïncide avec l’attaque de la ville de Bocaranga par des hommes armés non identifiés.

 

 

Centrafrique : Des artères de Bangui transformées en briqueterie

 

PAR RJDH LE 3 FÉVRIER 2017

 

Bangui, le 2 février 17 (RJDH) : Certaines avenues et rues de la capitale centrafricaine sont jonchées de briques de construction de maison. Cette situation est déplorée par certains habitants et les autorités administratives.

 

En cette période de saison sèche, des centrafricains de toutes catégories d’âge fabriquent des briques pour combler leurs économies. Après une investigation du RJDH, des artères de la capitale sont transformées en briqueterie avec des conséquences sur la circulation et la dégradation routière.

 

Sur la fabrication de briques le long des voies de communication, Gervais Vidrakpadi l’un des briquetiers en se justifiant a expliqué que c’est une activité génératrice de revenus et par manque d’espace, les avenues sont utilisées comme aire de séchage des briques. « Nous étalons nos briques sur les voies publiques parce que nous n’avons pas d’espaces dans nos concessions», a-t-il-dit.

 

Pour la municipalité, l’occupation de ces artères par les briquetiers occasionne des accidents de circulation. Interrogé par le RJDH, Mme Francette Makake, Maire du 6e arrondissement de la ville de Bangui a déploré la fabrication anarchique de briques sur les infrastructures publiques. Elle a demandé « aux fabricants de ne pas étaler leurs briques sur les voies publiques car cela créé souvent des accidents de routes » avant de les demander « de faire cela dans leurs concessions».

 

Pour mettre un terme à cette pratique anarchique qui dégrade les voies de communication et les canalisations, Mr Samson Manguesazon, conseiller municipal à la mairie du 6e arrondissement de Bangui, a rapporté que le Maire de Bangui appliquera l’Arrêté municipal portant interdiction de la fabrication des briques dans la capitale.

 

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:42
LA MINUSCA DENONCE LES VIOLENCES CONTRE LES CIVILS A BOCARANGA

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Bangui, le 03 février 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne avec la plus grande fermeté les récentes violences contre les populations civiles et les organisations humanitaires commises par les groupes armés à Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham Pende (nord-est de la République centrafricaine). La Mission réitère également son engagement à travailler avec tous les partenaires, en particulier les autorités centrafricaines, en vue d’une solution durable à la crise à Koui et Bocaranga.

 

Bocaranga a été la cible d’attaques et de pillages, jeudi matin, perpétrés par des éléments appartenant aux 3R (Retour, Réclamation et Réparation) et aux Anti-Balakas. Des centaines de personnes ont fui le centre de Bocaranga, dont certaines pour se réfugier près de la base de la MINUSCA. Ces nouvelles violences, qui ont visé un site où étaient hébergées des personnes déplacées ainsi que les bâtiments d’organisations humanitaires, aggravent la vulnérabilité de populations civiles déjà affectées par l’insécurité qui perdure dans la région de Koui et Bocaranga.

 

Conformément à son mandat, les casques bleus de la MINUSCA déployés à Bocaranga sont intervenus pour arrêter les violences et ont ouvert le feu contre les éléments des deux camps. L’intervention impartiale des casques bleus a ramené le calme dans la ville et a été suivie par des patrouilles. La protection du camp de déplacés, de l’hôpital et des installations des ONGs a été renforcée. Un hélicoptère de la Force de la MINUSCA a par ailleurs procédé au survol de Bocaranga jeudi après-midi.

 

A Koui, la situation reste tendue et rend difficile le travail des organisations humanitaires, essentiel pour la survie des populations.

 

La MINUSCA met en garde les 3R et les Anti-Balaka dans l’Ouham Pende contre toute forme de violence contre les populations civiles et les acteurs humanitaires et rappelle aux groupes armes leur responsabilité au regard du droit international humanitaire et des droits de l’homme.

 

La MINUSCA poursuit ses efforts, aux côtés d’autres partenaires, dans la recherche d’une solution pacifique. Néanmoins, la mission prendra toutes les dispositions nécessaires pour protéger les populations civiles contre les menaces et les violences commises par les 3R et les Anti-Balakas dans l’Ouham Pende.

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 22:31

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

 

Bangui, le 2 février 2017 – Les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies pour l'Afrique centrale et en République centrafricaine (RCA) appellent à la cessation immédiate des hostilités entre la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) dans les préfectures de la Ouaka (centre) et de la Haute Kotto (est).

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afrique centrale et Chef de l’UNOCA, François Louncény Fall, et le Représentant spécial en RCA et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, affirment qu’il est impérieux que cessent ces affrontements qui ont trop duré et ont surtout affecté les populations civiles, en causant de nombreuses pertes en vies humaines et des milliers de déplacés.

 

Les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies dénoncent le fait que ces affrontements aient lieu au moment où de nombreuses initiatives de paix sont menées tant par le Gouvernement centrafricain que par la région.

 

Les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies demandent aux groupes armés de cesser immédiatement et sans conditions les hostilités pour démontrer leur volonté de dialogue pour parvenir à un accord politique en vue d’une paix durable en RCA. Ils appellent les dirigeants de ces groupes armés à la raison et leur rappellent leur responsabilité au regard du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme pour les souffrances infligées aux populations civiles.

 

Les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies réitèrent l’engagement de l’Organisation des Nations Unies à faire avancer la cause de la paix en RCA. Ils exhortent à cet égard le FPRC et l’UPC ainsi que l’ensemble des groupes armés à cesser les hostilités, adhérer et participer de bonne foi au programme de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) initié par le Président Touadéra afin de créer les conditions idoines à un dialogue serein et franc entre centrafricains.

 

Les Nations Unies restent déterminées à prendre toutes les dispositions nécessaires pour protéger les populations civiles contre les menaces et les violences commises par les groupes armés en RCA.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

La MINUSCA et l’UNOCA appellent à la fin immédiate des combats entre l’UPC et la coalition dirigée par le FPRC
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 22:02
Centrafrique: un groupe armé sème la terreur dans l'intérieur du pays

 

 

 

AFP  02/02/2017

 

Un groupe armé, déjà accusé d'exactions contre des civils, a attaqué jeudi une ville en Centrafrique, ont indiqué à l'AFP les Nations unies et un député, signe de tensions persistantes dans l'intérieur du pays.

 

Des éléments présumés du groupe "3R" (réconciliation-réintégration-réparation) du chef rebelle Sidicki ont attaqué et pillé jeudi matin la ville de Bocaranga (nord) près du Cameroun et du Tchad, a annoncé à l'AFP Bernard Dilla, député de Bocaranga.

 

"On ne connaît pas le bilan de cette attaque. Mais ces hommes sans foi ni loi ont indubitablement fait des victimes parmi les civils", a affirmé le député, qui évoque la fuite d'une cinquantaine de personnes vers la base de la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca).


"Les hommes de Sidicki ont pillé des maisons de commerce, notamment des magasins et kiosques. Ils ont également emporté une importante somme (prise) à l'Eglise catholique de Bocaranga, promettant de revenir", a poursuivi le député.

 

Comme lors d'autres attaques dans le passé, il a déploré la passivité de la Minusca (12.000 hommes au total). "Pour le moment, la situation est sous contrôle de la force", a répondu un porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, qui a confirmé l'attaque.

 

Selon un autre député, Eusèbe Ngaïssé, "des éléments 3R se livrent aussi à des exécutions sommaires. Ce nouveau groupe armé prétendant défendre les Peuls a tué "au moins" 50 civils depuis sa création fin 2015, a accusé en décembre Human Rights Watch (HRW).

 

L'attaque de Bocaranga survient au lendemain d'un échange de tirs entre groupes armés anti-Balaka et ex-Séléka, dans la région de Ngakobo (centre est).


L'incident, qui a fait un mort et au moins trois blessés, a été déclenché par le meurtre d'un Peul par des hommes armés qui seraient des anti-Balaka. L'activité était paralysée jeudi dans la localité.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des groupes armés Séléka prétendant défendre la minorité des 20% de musulmans parmi 4,5 millions de Centrafricains.


La contre-offensive des anti-Balakas majoritairement chrétiens a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

L'intervention de la France et des Nations unies a permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans la capitale Bangui.

 

 

Un élu dénonce le "laxisme total" de la Minusca face aux violences de Bocaranga en Centrafrique

 

http://www.voaafrique.com/

 

En RCA, la ville de Bocaranga au nord-ouest attaquée dans la matinée de ce jeudi par des hommes armés du 3R (Retour, Réclamation et Réparation). Plusieurs personnes auraient été tuées et des bases des humanitaires pillées.

 

Jusqu’en début de la soirée, la tension était encore vive dans cette ville sécurisée depuis plusieurs mois par la Minusca. Il est difficile de dire avec exactitude ce qui s’y passe en ce moment, car toutes les communications téléphoniques sont coupées.

 

Pour Bernard Dilla, député de Bocaranga 1 dénonce l’inaction des Casques bleus. "Il y a un laxisme total de la Minusca", dénonce-t-il.

 

"La Minusca est à Bocaranga, et les attaques continuent, sous le regard de leur impuissance", accuse-t-il.

 

La Minusca n’a pas encore officiellement réagi à cette montée de violence.

 

Selon une source proche du bureau de la coordination des affaires humanitaires à Bangui, plusieurs bases des humanitaires ont été pillées et certains personnels seraient en danger ou en cavale dans la nature.

 

D’autres sources confirment l’attaque de l’Église catholique de Bocaranga abritant plus de 15 000 déplacés internes. Plusieurs personnes également auraient trouvé la mort et de nombreux autres en fuite.

 

L'attaque de Bocaranga survient au lendemain d'un échange de tirs entre groupes armés anti-Balaka et ex-Séléka, dans la région de Ngakobo (centre est).

 

L'incident, qui a fait un mort et au moins trois blessés, a été déclenché par le meurtre d'un Peul par des hommes armés qui seraient des anti-Balaka. L'activité était paralysée jeudi dans la localité.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des groupes armés Séléka prétendant défendre la minorité des 20% de musulmans parmi 4,5 millions de Centrafricains.

 

La contre-offensive des anti-Balakas majoritairement chrétiens a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

L'intervention de la France et des Nations unies a permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans la capitale Bangui.

 

Freeman Sipila, correspondant à Bangui

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 19:05
RCA : la Minusca se réorganise autour de Bambari

 

RCA : la Minusca se réorganise autour de Bambari

 

Par RFI Publié le 02-02-2017 Modifié le 02-02-2017 à 11:29

 

En Centrafrique, la situation impose à la Minusca un redéploiement de ses troupes. Les bases les plus petites sont abandonnées au profit de regroupement de forces plus importantes. La situation est particulièrement tendue dans le Centre et l'Est du pays notamment autour de la ville de Bambari. Depuis plusieurs semaines des combats font rage entre groupes armés issus de l'ex-Seleka.

 

Des combats violents qui opposent l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), qui a son quartier général à Bambari, à une coalition Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique-Mouvement patriotique centrafricain (FPRC-MPC), en particulier autour des deux localités d'Ippy et de Bakala.

 

Du coup, la Minusca craint une offensive de la coalition sur Bambari et a renforcé son dispositif pour protéger la ville. « Par rapport à l’expérience qu’on a eue, on a vu que, quand même dans cette ville, on n’avait pas le droit de laisser les combats se dérouler avec les conséquences en pertes humaines, en déplacement des populations », indique le général Balla Keita, commandant de la Minusca

 

« On a tracé une ligne là-bas, c’est une ligne d’engagement. C’est clair et net, on a communiqué avec l’ensemble des groupes armés. Quiconque commencera à bouger en direction de Bambari par rapport à cette ligne, on va s’engager avec nos moyens aériens », prévient encore le responsable de la Minusca.

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 18:53
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des tirs entendus dans la ville de Bocaranga

 

PAR NOURA OUALOT LE 2 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 2 février 2017—Des tirs d’armes légères ont été entendus ce matin dans la ville de Bocaranca a-t-on appris de sources militaires, généralement bien informées. Quelques boutiques auraient été pillées par les hommes armés qui sont entrés dans cette ville.

 

Ces tirs sont entendus à Bocaranga à lorsque le chef de l’Etat et son gouvernement séjournent à Bossangoa, chef-lieu de l’Ouham, préfecture voisine de Bocaranga. Selon les informations du RJDH, les tirs ont commencé au petit matin sauf que personne ne connait ni l’identité ni les motivations des assaillants.

 

La Minusca qui dispose d’une base à Bocaranga, parle d’un acte de banditisme « très tôt ce matin des hommes armés ont commencé à tirer en l’air dans la ville. Par la suite, ils ont pillé quelques boutiques. Nous ne connaissons pas l’identité de ces hommes armés que nos patrouilles ont contraint à se retirer. Je pense que c’est un acte de banditisme », a confié Vladimir Montéiro, porte-parole de la Minusca joint à la mi-journée.

 

De sources concordantes, plusieurs personnes ont trouvé refuge à coté de la base de la Minusca. Difficile d’avoir des contacts avec les habitants de Bocaranga où depuis ce matin, les réseaux téléphoniques ne passent pas.

 

Le député de Bocaranga, Anicet Georges Dologuelé, contacté par le RJDH dit avoir été informé des tirs entendus à Bocaranga. La ville de Bocaranga où sont constitués plusieurs groupes Antibalaka, est menacée depuis par des rebelles de 3R, un nouveau mouvement armé essentiellement composé de peulhs armés et opérationnel dans l’Ouham Pendé.

 

Il y a trois mois, les députés de l’Ouham Pendé s’étaient rendus dans la région pour discuter de la paix avec les groupes armés. Malgré cette initiative, les attaques et les affrontements ont continué dans le nord du pays.

 

 

Centrafrique : Des déplacés encore sur le site de l’aéroport après la fin de l’opération « Noel à la maison »

 

PAR RJDH LE 2 FÉVRIER 2017ACTUALITÉS, DÉPLACÉS

 

BANGUI, le 02 Février 2017(RJDH)—Plus de 1000 déplacés continuent de vivre sur le site des déplacés de l’aéroport Bangui M’poko après la fin officielle de l’opération Noel à la maison, conduite par le gouvernement. Ces déplacés disent attendre les mesures d’accompagnement promises par la ministre des affaires sociales.

 

Alors que le département des Affaires Sociale annonce la fin de l’opération « Noël à la maison », plus de 1000 déplacés de l’aéroport continuent de vivre sur le site. Tous ceux qui sont restés sur le site, disent attendre l’argent qui a été remis aux autres, « nous sommes tous restés parce que nous n’avons pas eu les fonds qui nous ont destinés. C’est ainsi que nous sommes restés » a expliqué un d’eux.

 

Certains déplacés présents sur le site accusent le comité de gestion de mauvaise organisation, « c’est une désorganisation de la part des responsables des sites. Beaucoup d’intrus venus des quartiers ont bénéficié de l’argent alors qu’ils ne sont pas les vraies cibles. Nous demandons au gouvernement de se pencher sur notre cas, les ayant-droit. Nous attendons cela pour rentrer » a indiqué Jordanne Mongana.

 

Le ministère des Affaires Sociales rejette ces accusations qui, selon le Directeur de Cabinet du ministre ne sont pas fondées, « aujourd’hui, il ne reste que des cas litigieux qui ne dépassent pas 50. Alors le chiffre de 1000 avancé, relève de la machination. C’est une histoire montée de toutes pièces, car beaucoup ont quitté le site avant le profilage, c’est lorsqu’ils ont appris qu’on va intéresser les gens qu’ils sont revenus sur le site après le profilage. Le ministère de la Sécurité publique doit avoir l’œil sur la situation » a confié Antoine Maximilien Mbaga, Directeur de cabinet au ministère des Affaires Sociales.

 

L’opération « Noël à la maison », lancée en décembre 2016 par le chef de l’Etat, visait à libérer le site de l’aéroport qui est le plus grand site des déplacés de la République Centrafricain. Malgré la fin officielle de cette opération, plusieurs déplacés sont encore sur place. Notons que la communauté internationale a décaissé 10 milliards de fonds pour cette opération qui doit être étendue sur l’ensemble du territoire.

 

 

Centrafrique : Plus de 700 ménages sans abris après un incendie sur le site des déplacés de Kaga Bandoro

 

PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 2 FÉVRIER 2017

 

Bangui, le 02 Février 2017 (RJDH)–Une partie du site des déplacés de Kaga-Bandoro (Bloc 2) a été détruite par un incendie, le mercredi 1er Février aux environs de 14h30 mn. Une incidence ménagère serait la cause du drame.

 

L’incendie a ravagé détruit au moins 778 ménages, affectant plusieurs personnes. De sources hospitalières 17 personnes reçoivent des soins à l’hôpital préfectoral et à la base de la Minusca. Enoch Nago Ngoya, Président du site des déplacés de Kaga-Bandoro, justifie cet incident par des manipulations du feu de cuisine, « tout est parti d’un incident de cuisine favorisé par la chaleur qui est intense. Les tentes sont trop rapprochées les unes des autres à tel point que la chance de faire l’économie des dégâts était maigre » a-t-il indiqué, avant de déplorer le sort des affectés, « pour l’heure, nous n’avons pas encore identifié les sans-abris. Mais nous voyons la souffrance des victimes qui sont sous la chaleur pendant le jour et de la nuit jusqu’au petit matin elles souffrent de froid ».

 

Les abris de fortune de ces déplacés sont partis en fumée dans un contexte météorologique difficile et cinq mois après les attaques contre les populations civiles sur le site des déplacés de l’évêché. Les acteurs humanitaires avaient souhaité la délocalisation du site des déplacés près de la base de Minusca au profit du nouveau site de Lazari aménagé par des ONG. Redoutant des attaques de groupes armés, les déplacés avaient refusé de rejoindre le nouveau site. Aujourd’hui, les acteurs humanitaires se désengagent de plus en plus.

 

Cet incendie est signalé sur le site de déplacés après celui du 2 février 2016.

 

 

Centrafrique : Tension à la gendarmerie suite à des mouvements du Directeur Général

 

Par RJDH Centrafrique - 02/02/2017

 

Les mouvements des gendarmes faits ces derniers jours par le Directeur Général Thiery-Marie Metinkoe, sont bloqués. Plusieurs commandants de brigade et des hommes de rang, ont refusé de céder leurs postes.


De sources concordantes, les mouvements faits par le Directeur Général de la gendarmerie, seraient dictés par des proches du chef de l’Etat. Selon un document dont le RJDH a eu copie, le ministre conseiller au DDRR, Séléson a saisi le Directeur Général par un courrier confidentiel à la date du 19 janvier pour lui faire part des doléances des proches du chef de l’Etat qui souhaiteraient que des gendarmes dont la liste est jointe au document, soient nommés à des postes de responsabilité. Le bras de fer entre Jean Serge Bokassa, ministre de la sécurité publique et le Directeur Général de la gendarmerie, Thiery-Marie Metinkoe serait lié à cette affaire. Le Directeur Général, d’après nos sources, aurait rejeté plusieurs instructions du ministre qui, à son tour aurait fait bloquer les mouvements opérés par le général Metinkoe.

 

De sources bien informées, le ministre Jean Serge Bokassa aurait demandé sans succès au Directeur Général de la gendarmerie d’arrêter les mouvements du personnel, « par message porté, le ministre a demandé la suspension des mouvements mais le Directeur n’a pas voulu. Il y a des collaborateurs du ministre qui n’ont pas été reçus par le DG sur cette affaire » a expliqué une autre source.



Le 31 janvier 2017, le général Metinkoe a pris une note de service pour interdire l’accès des casernes de la gendarmerie au lieutenant-colonel Roger Koi-Kouassi, chargé de mission défense globale au ministère de l’intérieur et au chef d’escadron Roger Toukia, inspecteur central. Ce sont ces deux personnalités que le ministre avait envoyées au Directeur Général pour traiter de la question des mouvements.



Dans l’entourage du Directeur Général de la gendarmerie, on évoque la tentative du ministre de manipuler la gendarmerie à des fins politiques, « la réalité est là. Le ministre veut tout contrôler et utiliser son influence pour des fins politiques » a confié un proche de Thiery-Marie Metinkoe.


Le ministre de la sécurité publique n’a pas été joignable. Le Directeur Général de la gendarmerie, contacté n’a pas souhaité faire des commentaires. La gendarmerie est aujourd’hui divisée à cause de cette tension.

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 02:00
RDC: l'opposant historique Étienne Tshisekedi est mort mercredi à Bruxelles (parti)
RDC: l'opposant historique Étienne Tshisekedi est mort mercredi à Bruxelles (parti)

 

 

 


Kinshasa - AFP / 01 février 2017 21h12 - Étienne Tshisekedi, opposant historique en République démocratique du Congo (RDC), est mort mercredi à Bruxelles à l'âge de 84 ans, a-t-on appris à Kinshasa auprès de son parti, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).



"Le président Tshisekedi est décédé aujourd'hui à 17H42 à Bruxelles" (16H42 GMT), a déclaré à l'AFP Bruno Tshibala, secrétaire-général adjoint de l'UDPS.



Selon un proche du vieil opposant, Tshisekedi est mort à l'hôpital Sainte-Élisabeth de Bruxelles, dans des circonstances qui n'ont pas été révélées.



Le décès de "Tshitshi", comme le surnommaient affectueusement ses partisans est survenu huit jours après son départ de RDC, en pleines négociations politiques sur un partage du pouvoir entre l'opposition et la majorité soutenant le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001.



"Il n'est pas mourant, mais il doit partir pour un contrôle (médical) à Bruxelles", avait alors déclaré à l'AFP un proche de la famille Tshisekedi.



Mais un haut cadre de l'UDPS avait indiqué que la santé du "Vieux", comme l'appelaient certains dirigeants du parti, s'était brusquement dégradée.



Concurrent malheureux de M. Kabila à la présidentielle de novembre 2011, marquée par des irrégularités massives, M. Tshisekedi n'avait jamais reconnu la victoire de M. Kabila et s'était proclamé "président élu" de la RDC après l'annonce des résultats officiels.


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Etienne Tshisekedi, l'opposant historique congolais, est décédé à Bruxelles (PORTRAIT)

 

http://www.lalibre.be/  MARIE-FRANCE CROS Publié le mercredi 01 février 2017 à 20h36 - Mis à jour le mercredi 01 février 2017 à 21h26

 

Tous les jours de ma vie, j’ai rêvé de devenir Président de la République”, avait-il avoué lors de la campagne présidentielle de 2011 - la seule à laquelle il participa et qui fut marquée par une fraude massive. Etienne Tshisekedi est mort ce mercredi 1er février 2017 à 17h42 à Bruxelles, sans avoir réalisé son rêve malgré “30 ans” de lutte à la fois courageuse, égoïste et erratique. Selon Félix Tshisekedi, son fils interrogé par Jeune Afrique, il aurait succombé à une embolie pulmonaire.

 

Commissaire adjoint à la Justice

 

Né en 1932 à Kananga (Kasaï occidental) d’un père catéchiste, il fut l’un des premiers docteurs en Droit sortis de l’université Lovanium de Kinshasa. Mais il était encore étudiant lorsqu’il devint ministre adjoint de la Justice après le premier coup d’Etat de Mobutu, de septembre 1960 à février 1961.

 

Ses adversaires l’accusent d’avoir participé, en tant que tel, à l’envoi des compagnons de Lumumba - contre lequel il exige de la fermeté - vers le Sud-Kasaï sécessionniste, où ils connurent un sort funeste. Etienne Tshisekedi était entré dans la vie politique en 1958-59 comme “conseiller” du MNC-Kalonji, du nom d’un dissident fédéraliste kasaïen. De 1960 à 62, Albert Kalonji dirigea la sécession kasaïenne; son premier gouvernement, rendu public en juin 1961, annonce Etienne Tshisekedi au poste de ministre de la Santé. Mais il semble que celui-ci ait préféré exercer, à Léopoldville, les fonctions de recteur de l’Ecole nationale de droit et d’administration.

 

Au second coup d’Etat de Mobutu, en novembre 1965, Tshisekedi devient ministre de l’Intérieur, jusqu’en août 1968. C’est sans état d’âme qu’il justifiera, face à la caméra, la pendaison publique, en 1966, des “Martyrs de la Pentecôte”, trois ex-ministres et l’ex-Premier ministre Evariste Kimba, accusés de “complot” contre Mobutu.

 

Baron du mobutisme

 

Il est un des barons du mobutisme. En 1967, il est ainsi un des rédacteurs de la Constitution qui met fin au multipartisme pour n’admettre que deux partis au maximum - une idée que Tshisekedi tentera en vain d’imposer à la place du multipartisme, admis en 1990. Il participe à la création du Mouvement populaire de la Révolution (MPR) et ne bronchera pas lorsque ce dernier devient parti unique en 1970. Et pour cause: depuis deux ans, et jusqu’en 1972, il en est le secrétaire national, tout en acceptant une ambassade au Maroc, puis le poste de vice-président de l’Assemblée nationale, jusqu’en 1974. De 1977 à 1980, il sera aussi président du conseil d’administration d’Air Zaïre.

 

C’est dans la seconde moitié des années 70 que celui que Mobutu appelait “l’aigri” change de camp. Si certains citent des ambitions non réalisées, c’est à coup sûr le massacre de Katekelay, dans son Kasaï natal, en 1978, qui pousse Tshisekedi à la rébellion: 100 à 300 chercheurs clandestins de diamant - la crise économique commence à frapper les plus faibles - sont tués par l’armée.

 

En 1980, il signe, avec douze autres parlementaires, une lettre à Mobutu réclamant la démocratisation du régime; tous sont relégués en province. Deux ans plus tard, ils créent l’UDPS, l’Union pour la démocratie et le Progrès social. Cela leur vaudra une condamnation à 15 ans de prison, suivie d’une amnistie en 1983.

 

C’est là que tourne le destin de Tshisekedi.

 

Dix ans d’avanies et de gloire

 

Car la création de ce second parti, interdit par la Constitution, va ouvrir pour le Kasaïen dix ans d’avanies, dix ans durant lesquels il ne sera libre que 14 mois - le reste passant en détention, liberté surveillée ou relégation. Dix ans de pressions qu’il subira sans faiblir, contrairement à nombre de ses compagnons. Dix ans à dire “non”, bien planté sur ses deux jambes, le torse puissant faisant face aux coups, refusant, comme un sanglier, de fuir quand on l’attaque.

 

Mais aussi, précisément pour cette résistance qui démythifie Mobutu le Léopard, dix ans de gloire grandissante. Dix ans durant lesquels Tshisekedi devient, pour les Zaïrois, l’opposition faite homme, l’espoir de lendemains qui dansent, le “Moïse” qui les sortira de l’esclavage du mobutisme.

 

En 1992, Etienne Tshisekedi est élu Premier ministre par 70% des 2800 membres de la Conférence nationale souveraine, mise sur pied dans le sillage de l’ouverture au multipartisme décidée en 1990 par Mobutu, toujours habile à flairer le vent. Cette consécration est aussi le commencement de la chute.

 

Les années qui suivent ne seront, en effet, plus celles de la confrontation brutale entre le dictateur et lui, mais un jeu du chat et de la souris, auquel le léopard est infiniment plus habile que le sanglier. Là où le premier ruse, pousse d’une patte légère ou feint de dormir, le second n’a qu’une stratégie, foncer.

 

Trois fois Tshisekedi sera nommé Premier ministre par son vieux rival; trois fois, l’exercice tourne court. De fin septembre à fin octobre 1991; le Kasaïen est remercié pour avoir biffé de sa prestation de serment la mention “garant de la Nation” attribuée au chef de l’Etat. Premier ministre encore d’août 1992 à février 1993. Et d’avril à mai 1997, à la veille de la fuite de Mobutu devant les armées coalisées des pays voisins, alliés à Laurent Kabila.

 

La république de la rue des Pétunias

 

En février 1998, Etienne Tshisekedi est arrêté par Laurent Kabila pour avoir voulu organiser une manifestation. L’ère Kabila va-t-elle relancer la roue du destin pour le Kasaïen?

 

Non. Comme si la mort de Mobutu lui avait enlevé sa rage de vaincre, Tshisekedi interprète, désormais, le rôle de Tshisekedi. Il joue au Premier ministre - puis, après les élections frauduleuses de 2011, au Président - dans sa parcelle de la rue des Pétunias, à Kinshasa, recevant des envoyés parmi des militants UDPS jouant au protocole d’Etat.

 

Loin de la rue des Pétunias, le grand parti qu’avait construit la fermeté de Tshisekedi face au Léopard s’est effrité. Parce que le chef est plus obstiné que résolu. Parce que ses choix fédéralistes kasaïens sont devenus un ethnisme luba qui vide peu à peu l’UDPS de ses membres non lubas. Parce que quand les Lubas du Kasaï, en 1992, sont victimes de pogroms au Katanga, après avoir fêté avec morgue la nomination de leur héros au poste de Premier ministre, celui-ci ne lève pas le petit doigt pour les aider: “Je n’interviens pas, pour éviter d’être accusé par les autres Zaïrois d’être intervenu dans le dossier de mes frères”, justifiera-t-il. Parce que le “leader maximo” ne quitte la capitale congolaise que pour aller se faire soigner - des mois, des années durant - en Afrique du Sud et en Belgique. Parce que le culte, parfois délirant, de sa personne finit par lasser les plus fidèles, tout comme sa paresse proverbiale, son autoritarisme (il faudra attendre 28 ans le premier congrès de l’UDPS) et les décisions erratiques qu’il impose au parti.

 

Erreur stratégique

 

Ainsi, en 2006, il commet l’erreur stratégique de ne pas participer aux élections pluralistes organisées sous la surveillance de la communauté internationale; l’UDPS sera donc absente du parlement. Il participe à celles de 2011 après s’être proclamé “Président” avant même le scrutin et avoir refusé toute concertation avec le reste de l’opposition sur une candidature unique: “Je n’ai pas lutté pendant 30 ans pour laisser ma place à un autre (...) S’il y a quelqu’un d’autre qui veut que ce soit sa candidature qui passe, cela ne peut pas se faire”. On sait que des fraudes massives ont diminué son nombre de voix au profit du président sortant Joseph Kabila.

 

Ce fut le dernier tour de piste de Tshisekedi, qui se replie sur sa famille, désormais toute puissante et soupçonnée de rédiger sous son nom les communiqués de la présidence du parti, alors que dissidences et excommunications achèvent d’assécher ce dernier. “Le Vieux” a cessé d’être l’homme providentiel lorsqu’il réussit inopinément, en juin 2016, à se remettre en selle: le “conclave” de l’opposition, à Genval - réputé financé par le milliardaire Katebe Katoto, grand frère de Moïse Katumbi, l’ex-gouverneur du Katanga passé à l’opposition et seul rival de Tshisekedi dans la popularité auprès des Congolais - le nomme président d’un Rassemblement d’opposition qui doit conduire la lutte contre la prolongation du dernier mandat constitutionnel de Joseph Kabila. Mais si l’opposition s’est largement unie derrière son panache blanc, la monture du “Vieux” n’avance pas: la répression a raison des manifestations et Kabila est prolongé pour un an. Mais les négociations pour parvenir à ce résultat montrent une famille Tshisekedi âpre au gain, réclamant la présidence du Comité de suivi de la transition pour Etienne et le poste de Premier ministre pour son fils, Félix. Trop c’est trop, même pour le “Vieux”, qui a présumé de ses forces. Avant même la fin des négociations - et n’étant plus apparu en public depuis six semaines - Etienne Tshisekedi est emmené pour “un check up” médical à Bruxelles par avion privé le 24 janvier.

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 01:48
Lu pour vous : Des tortionnaires français au banc des accusés (Survie)

 

 

 

http://survie.org/   le 1er février 2017

 

(rédigé le 5 octobre 2016) par Yanis Thomas

 

Alors que l’opération militaire française Sangaris, une intervention extérieure déclenchée début décembre 2013 en République centrafricaine, est en pleine mutation, une procédure disciplinaire au sein de l’armée vient éclairer les agissements de certains de ses membres.

 

La nouvelle avait provoqué quelques remous avant l’été : le quotidien Ouest­-France (04/06) révélait que des militaires français appartenant au 2ème régi­ment d’infanterie de marine étaient sous le coup d’une mesure disciplinaire pour avoir tabassé deux Centrafricains au PK12, un quartier au nord de Bangui (la capitale), au début de l’année 2014 [1]. Le passage de cinq militaires devant un conseil d’enquête mili­taire fin septembre a permis de lever, en partie, le voile sur la réalité des exactions commises. Pour une histoire d’engagement commercial non honoré (non livraison de baïonnettes gravées déjà payées), un com­merçant a été sévèrement passé à tabac et menacé. Les informations rapportées par le journal Le Parisien (29/09) sont édifiantes : « "il y a eu des coups donnés, reconnaît un participant. Je peux dire que le marchand servait de punching­-ball." Groggy, la vic­time est attachée à un arbre, mains dans le dos, un sac en plastique sur la tête. Il reste­ra dans cette position plusieurs heures. Un officier finit par le libérer, non sans l’avoir menacé fusil à la main. "Si tu parles, ou si on te revoit dans les parages, c’est finex (sic) pour toi", a­-t­-il averti, selon un té­moin » . Des actes bien loin des reportages laudateurs de la propagande officielle en­tourant l’intervention française en Centra­frique.

 

Une pratique généralisée ?

 

Au delà de cette affaire, la question se pose concernant les « méthodes » em­ployées par les soldats français, ici au cours de l’opération Sangaris. Un autre témoi­gnage de militaire amène à penser que le re­cours à des sévices physiques contre des citoyens centrafricains serait monnaie cou­rante. Il s’agit des confidences recueillies en 2015 par le magazine Vice auprès d’un sol­dat, lui aussi en poste au PK12. Son récit d’une interpellation est glaçant :

 

« Pas le temps de négo­cier, vous savez pour­ quoi vous êtes là. »

 

« ce jour­-là, le mec refuse de se faire fouiller. Il porte des gris­-gris comme ceux des Anti­-Balaka [mi­lices opposées au groupe armé ayant pris le pouvoir en mars 2013, les Séléka], qui sont animistes. Il a un sac. T’es quasi sûr qu’il transporte des munitions ou des grenades. Avec deux gars de l’équipe vous l’emmenez à l’écart de la foule pour régler ça. Der­rière la cahute. Vous êtes trois. Deux pour le tenir, le troisième monte la garde. Il a deux grenades dans son sac mais il dit : "je ne sais rien". Pas le temps de négocier, vous savez pourquoi vous êtes là. Les gars en­chaînent direct. Mains dans le dos, ba­layette. Il se retrouve à plat ventre, la semelle de ta Ranger appuyée sur sa che­ville gauche, de tout ton poids, le genou du capo sur sa tempe. Tu croises son regard. Globules exorbités. Après ça ne dure jamais bien longtemps, quelques coups, le Famas [fusil d’assaut de l’armée française] dans la gueule. Ni plaisir, ni dégoût. Vous en­chaînez les coups-­menaces-­questions. Jus­qu’à ce qu’il vous dise sous quelle pierre ils cachent leurs trois Kalash. Une fois que vous êtes lancés, plus le choix. Faut avoir l’info, pour justifier le reste. Ne pas douter. Aller jusqu’au bout » [2]. Jusqu’où d’autres soldats français sont-­ils allés pour « justifier le reste »... ?

Paix franco-tchadienne

Le Parisien (29/09) rapporte les pro­pos de 5 militaires français jugés pour violences en Centrafrique. Ceux­-ci té­moignent (et parfois en rajoutent visible­ment pour excuser leur propre violence) sur les exactions auxquelles ils ont assis­té au début de l’opération Sangaris, no­tamment de la part des contingents tchadiens censés participer au maintien de la paix : « "On est montés crescendo jusqu’au massacre de la population par les Casques bleus tchadiens (NDLR : ils n’étaient en réalité, à cet instant­-là, pas encore mandatés par l’ONU). Il y avait au moins 30 corps. Là, on était pris à partie par les feux tchadiens", se souvient cet officier. Or dans ce conflit, le Tchad est un allié de la France. Face au bain de sang qui se déroule sous leurs yeux, les marsouins restent im­passibles, faute de directives contraires. "J’étais obligé de poster les mecs en leur donnant l’ordre de ne ja­mais ouvrir le feu sur les Tchadiens. Nous n’avons jamais reçu de conduite à tenir du [poste de commandement] sur cette action des Tchadiens" ». Mais si c’est le prix à payer pour que Jean­ Yves Le Drian puisse continuer à tu­toyer Idriss Déby...

 

Schizophrénie onusienne

 

L’ONU est une habituée des postures contradictoires. L’agence d’information IRIN (02/09), rattachée au Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, vient d’en donner un brillant exemple grâce à un cas emblématique en Centrafrique. Ses journalistes ont dé­couvert que les locaux à Bangui de la Mi­nusca, la force de maintien de la paix onusienne présente dans le pays, appar­tiennent à... Badica, une entreprise dia­mantaire sanctionnée (gel de ses avoirs) par le Conseil de Sécurité de l’ONU pour son soutien aux groupes armés qui dé­chirent le pays. Badica, qui fait partie du groupe Abdoulkarim, dirigé par l’homme d’affaire centrafricain Abdoul­ karim Dan Azoumi (basé à Anvers, en Belgique), servirait d’intermédiaire à ces groupes pour exporter illégalement de l’or et des diamants. L’ONU aurait versé plus d’un demi million de dollar de loyer à cette compagnie pour bénéficier de cette emprise dans la capitale. On croit rêver !

 

[1] Le parquet a ouvert par la suite une enquête préli­minaire pour « violences volontaires en réunion », « menaces avec armes » et « non­-assistance à victime » (RFI, 21/06/2016).

 

[2] Lire sur : http://www.vice.com/fr/read/souveni...

 

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 19:57
Lu pour vous : Union africaine : les trois raisons de la victoire du Tchadien Moussa Faki Mahamat

 

 

 

Le nouveau président de la Commission de l’UA a été élu au septième tour de scrutin, avec un score confortable de 39 voix.

 

Par Seidik Abba (chroniqueur Le Monde Afrique, Addis-Abeba, envoyé spécial)

 

LE MONDE Le 31.01.2017 à 12h49 • Mis à jour le 31.01.2017 à 13h26


 

L’éclatement du vote des blocs régionaux

 

En théorie, lors du premier tour, les chefs d’Etat votent pour le représentant de leur région. Soutenu par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Abdoulaye Bathily n’a pourtant obtenu que dix des quinze voix de son organisation sous-régionale au premier tour. Avec seize voix, Amina Mohamed a fait, quant à elle, le plein des voix de l’Autorité intergouvernementale pour le développement de l’Afrique de l’Est (IGAD), prenant ainsi la première place du premier tour. Le Tchadien Moussa Faki Mahamat est arrivé deuxième à ce stade du scrutin avec quatorze voix, principalement venant de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).

 

Déjà mise à mal au premier et au deuxième tour, la logique de vote par bloc sous-régional a totalement été abandonnée aux troisième et quatrième tours. Résultat : Abdoulaye Bathily a été éliminé au quatrième tour avec trois voix seulement, le candidat équato-guinéen Agapito Ba Mokuy a été écarté également avec deux voix, tout comme la Botswanaise Pelonomi Venson-Moitoi, sortie de la compétition avec huit voix.

 

Moussa Faki Mahamat a ainsi bénéficié du report des voix de la Cédéao et a pu compter sur le soutient de la CEEAC et des pays d’Afrique du Nord, notamment l’Algérie, la Libye et la Mauritanie. Avec 26 voix au cinquième tour, il est arrivé à faire jeu égal avec la candidate kényane Amina Mohamed qui a obtenu 27 voix. Ce n’est qu’au sixième tour que le ministre tchadien des affaires étrangères a pris le dessus sur la candidate qui a obtenu 25 voix, alors que lui en a obtenu 28. Conformément aux règles de l’UA, le candidat tchadien est resté seul en lice au septième et dernier tour du scrutin. Il a ainsi obtenu 39 voix pour et 15 abstentions.

 

Les dividendes de l’engagement anti-terroriste

 

Dès le premier tour, plusieurs Etats ont choisi de voter pour le candidat tchadien en reconnaissance de l’action de son pays dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et dans le bassin du lac Tchad. Ainsi, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui appartiennent avec le Tchad au G5 Sahel, ont préféré voter pour le candidat tchadien plutôt que pour celui de la Cédéao, leur organisation sous-régionale. La Mauritanie, autre membre du G5 Sahel, a également voté pour le candidat tchadien. Pays membre avec le Niger, le Cameroun et le Tchad de la Force mixte multinationale (FMM), créée pour combattre la secte extrémiste Boko Haram dans le bassin du lac Tchad, le Nigeria a aussi choisi la reconnaissance envers l’engagement anti-terroriste du Tchad par rapport à la solidarité à l’égard du candidat sous-régional.

 

Le vote anti-Sénégal

 

Le candidat tchadien a tiré profit du fort rejet, non pas d’Abdoulaye Bathily, mais de l’action diplomatique de son pays, le Sénégal. Ainsi, l’Angola, l’Ouganda et le Zimbabwe, qui ne souhaitaient pas le retour du Maroc au sein de l’UA, ont fortement soutenu la candidature de Moussa Faki Mahamat. Car, pour eux, le candidat sénégalais ferait le jeu du Maroc une fois élu à la présidence de la Commission. En Afrique de l’Ouest, les mauvaises relations en ce moment entre le Sénégal et certains pays de la sous-région ont profité dans les urnes au ministre tchadien des affaires étrangères. Ces tensions ont été manifestes lors de la crise post-électorale en Gambie. Alors que Macky Sall poussait pour le déclenchement d’une opération militaire afin de sortir Yahya Jammeh du palais présidentiel, le guinéen Alpha Condé a jusqu’au bout privilégié la voie diplomatique en vue d’obtenir une résolution pacifique de la crise.

 

Avec 39 voix, Moussa Faki Mahamat a donc été confortablement élu président de la Commission de l’UA pour les quatre prochaines années. Passée l’euphorie suscitée par sa désignation dans les rangs de la délégation tchadienne, il devra d’abord convaincre les quinze pays qui se sont abstenus de voter pour lui au septième tour. Il lui faudra également redynamiser une organisation continentale sortie affaiblie de quatre années de gouvernance de NKosazana Dlamini-Zuma.

 

Seidik Abba  chroniqueur Le Monde Afrique, Addis-Abeba, envoyé spécial


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/01/31/union-africaine-les-trois-raisons-de-la-victoire-du-tchadien-moussa-faki-mahamat_5072242_3212.html#0HTCVrBdEEOY8Gyt.99

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