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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 22:04
Centrafrique: jour le plus sombre pour l'ONU avec quatre Casques bleus tués

 

 

 

  09/05/17 à 21:46 - Mise à jour à 21:45  Source: Afp

 

La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a vécu sa journée la plus sombre depuis la fin de l'opération militaire française Sangaris en octobre 2016 avec quatre Casques bleus tués dans une attaque attribuée à un groupe armé anti-Balaka.

 

"C'est malheureusement l'attaque la plus meurtrière contre des soldats de la paix de la Minusca", a indiqué mardi à l'AFP son porte-parole, Hervé Verhoosel.

 

La Minusca sous sa forme actuelle a été créée en avril 2014 par le Conseil de sécurité des Nations unies, au plus fort des massacres entre groupes armés Séléka promusulmans et anti-Balaka majoritairement chrétiens.

 

Après la mort de deux Casques bleus marocains en début d'année, et des combats contre des éléments armés autour de Bambari (centre) en février, la force de l'ONU a enregistré ses plus lourdes pertes de l'année lundi soir à 470 km à l'est de Bangui, près de la frontière avec la République démocratique du Congo.

 

Un Casque bleu cambodgien a d'abord été tué dans l'échange de tirs provoqué par l'attaque du convoi mixte armée-police par un groupe armé entre les localités de Rafai et Bangassou, a indiqué la Minusca dans un premier communiqué mardi matin. Quatre autres soldats de la paix - trois Cambodgiens et un Marocain - étaient portés disparus, "appréhendés" par les assaillants, a-t-on précisé à l'AFP.

 

"La Minusca a le profond regret de confirmer que trois des quatre soldats de la paix portés disparus depuis l'attaque d'hier (lundi) ont été retrouvés morts. Le quatrième est toujours porté disparu", a précisé la force de l'ONU dans un nouveau communiqué mardi après-midi.

 

"Nous ne communiquons pas sur la nationalité des victimes avant que le gouvernement et les familles soient officiellement informés", a ajouté son porte-parole.

 

Impossible désarmement

 

Durant l'échange de tirs, "huit éléments anti-Balaka ont été tués", selon la Minusca, qui fait état de blessés des deux côtés.

 

La Centrafrique a basculé dans le chaos en 2013 après le renversement de l'ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka, entraînant la contre-offensive de groupes anti-Balaka.

 

L'intervention de la France (décembre 2013-octobre 2016), et des Nations unies a permis l'élection du président Faustin-Archange Touadéra et un retour au calme dans la capitale, Bangui, mais pas à l'intérieur du pays, où les groupes armés se battent pour le contrôle des ressources (or, diamant, bétail.)

.

Ex-puissance coloniale, la France a condamné l'attaque de lundi soir, souhaitant "identifier les responsables afin de les traduire en justice": "La France réitère son plein soutien à l'action menée par la Minusca et ses contingents pour la stabilisation de la République centrafricaine et la protection des populations civiles", a indiqué le Quai d'Orsay dans un communiqué.

 

En l'absence d'une armée centrafricaine, qu'une mission de l'Union européenne tente de restructurer, les quelque 12.500 hommes de la Minusca sont seuls en première ligne face aux groupes armés ex-Séléka ou anti-Balaka depuis la fin de l'opération française Sangaris, dont les Centrafricains ont regretté le départ.

 

Malgré les appels au désarmement du président Touadéra, l'activité des groupes armés menace aussi l'aide humanitaire indispensable dans ce pays parmi les plus pauvres du monde qui compte 900.000 déplacés ou réfugiés pour 4,5 millions d'habitants.

 

"La flambée de violence qui a caractérisé le premier trimestre 2017 affecte désormais directement les acteurs humanitaires", avait déploré le 4 mai le bureau de la coordination humanitaire des Nations unies (Ocha).

 

"Quatre organisations humanitaires majeures ont pris la décision de suspendre temporairement leurs activités dans les régions où les menaces à leur égard ont atteint leur paroxysme", avait ajouté l'Ocha.

 

La Minusca a rappelé dans ses communiqués que l'attaque contre ses Casques bleus représentait un "crime de guerre".

 

Une Cour pénale spéciale (CPS), avec des magistrats centrafricains et étrangers, doit prochainement commencer ses travaux. Cinq magistrats centrafricains ont récemment été nommés par le président Touadéra, après la nomination d'un procureur originaire de République démocratique du Congo et de deux magistrats français et burkinabè, selon la radio Ndeke Luka.

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Centrafrique-Presse.com
9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 20:19

 

 

 

Dans le but d’avoir une maîtrise de la masse salariale, le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra, a sollicité et obtenu du Conseil des ministres, le contrôle physique des éléments des forces de défense et de sécurité encore en activité.

 

Ce contrôle fait suite à un audit sur l’effectif des éléments des forces de défense et de sécurité émargeant sur le budget de l’Etat commandité par le ministre des Finances et du Budget qui a reçu l’appui des Partenaires techniques et Financiers notamment la Banque Mondiale et l'Union Européenne.

 

Sur un effectif total des fonctionnaires et agents de l'Etat identifiés dans le fichier solde du mois d'avril 2017, l'effectif des éléments des forces de défense et de sécurité est de 10 455 sur 28 384, soit 37% pour un montant global de salaires bruts de 1.260.033.617 FCFA sur 4.773. 679.655 FCFA soit 260/0 de la masse salariale mensuelle.

 

Le résultat de ce contrôle va donner l'occasion au Gouvernement de mettre à jour le fichier servant de paiement de la solde des éléments des forces de défense et de sécurité, faire un rapprochement entre le fichier solde et la base biométrique des éléments des forces de défense et de sécurité déjà recensés, identifier les militaires et gendarmes ayant atteint l'âge de départ à la retraite, identifier les retraités réhabilités et ayant déjà bénéficié de l'appui budgétaire de la coopération française de 2008 en ce qui concerne le paiement des salaires gelés. Ce résultat va permettre enfin de connaître la position réelle des militaires et gendarmes en stage et dans les missions diplomatiques de la République centrafricaine à l'étranger.

 

Nous vous proposons de lire ci-après, l’intégralité du discours du ministre des Finances et du Budget qui a présidé le lancement officiel des travaux de la mission du contrôle physique.

 

 

DISCOURS DE L'OUVERTURE OFFICIELLE DE LA MISSION DE CONTRÔLE PHYSIQUE DES ÉLÉMENTS DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ

 

Monsieur le Directeur de Cabinet


Mesdames et Messieurs les membres de l'équipe de mission de Contrôle Physique des éléments de défense et de sécurité.

 

La gestion du personnel de l'Etat reste une préoccupation majeure pour le Gouvernement. Au demeurant, elle nécessite un suivi régulier des évolutions en masse des effectifs et la disponibilité des moyens pour stabiliser et maîtriser les effets sur le plan administratif, financier et social.


Malgré d'énormes efforts consentis par le Gouvernement avec l'appui des partenaires pour organiser plusieurs missions de contrôle de l'effectif des fonctionnaires et agents civils, les résultats sans nul doute positifs, ont été érodés, laminés tout simplement par le fait du glissement perpétuel de l'effectif.


C'est pourquoi, l'effectif des fonctionnaires et agents doit être suivi régulièrement à cause du mouvement du personnel qui s'explique pour l'essentiel par le départ à la retraite, le départ définitif, les remplacements et des nominations à des postes de responsabilités, [a formation des agents, les suspensions temporaires et les abandons de poste qui sont des informations qui impactent immédiatement le fichier de solde du personnel civil et militaire de l'Etat.


Vous conviendrez avec moi que c'est ce qui a justifié la décision du Gouvernement d'organiser la mission de Contrôle des éléments de défenses et de sécurité. Cette décision est d'autant plus confortée par les recommandations des différentes études menées par la Banque Mondiale et l'Union Européennes à des dates et conclusions différentes.


Dans le même temps, le fichier solde donne des informations différentes des résultats discordants des études précitées.


Ces faits qui remettent en cause la fiabilité de la masse salariale payée aux éléments des forces de défense et de sécurité, m'ont amené à solliciter et obtenir l'accord du Conseil des Ministres pour le contrôle des effectifs et de solde des militaires et gendarmes encore en activité aux fins d'avoir une bonne maîtrise de la masse salariale de cette catégorie du personnel.


C'est la raison de notre présence en ce moment dans cette salle pour nous mettre résolument au travail afin de corriger ces écarts dans le but de fiabiliser le fichier de la solde et de payer réellement ce qui est à la charge de l'Etat.


Permettez-moi de vous donner un ordre de grandeur pour qu'ensemble nous mesurions Ila profondeur de cette situation. Sur un effectif total des fonctionnaires et agents de l'Etat identifiés dans le fichier solde du mois d'avril 2017, l'effectif des éléments des forces de défense et de sécurité est de 10 455 sur 28 384, soit 37% pour un montant global de salaires bruts de 1.260.033.617 FCFA sur 4.773. 679.655 FCFA soit 260/0 de la masse salariale mensuelle.


Au risque de laisser cette situation s'aggravée avec des conséquences dommageables sur les finances publiques, il est légitime de procéder à un contrôle physique rapide de tous les éléments des forces de défense et de sécurité de manière à établir des chiffres proche de la réalité, voire fiables grâce à la maîtrise de l'effectif des militaires et gendarmes.


C’est pour moi un réel plaisir d'être ensemble avec vous pour chercher des solutions à cet épineux problème de non maîtrise d'effectif des éléments de la Défense et de Sécurité qui représente une part plus importante des dépenses du budget de l'Etat.


Cette solution passe par la mise à jour périodique du fichier de solde qui doit être un exercice permanent surtout pour un pays comme la RCA qui ne dispose pas encore d'un outil fiable pour le suivi des mouvements du personnel civil et militaire de l'Etat.


Le résultat de ce contrôle va donner l'occasion au Gouvernement;


- De mettre à jour le fichier servant de paiement de la solde des éléments des forces de défense et de sécurité ;


- De faire un rapprochement entre le fichier solde et la base biométrique des éléments des forces de défense et de sécurité déjà recensés ; D'identifier les militaires et gendarmes ayant atteint l'âge de départ à la retraite ;


- D'identifier les retraités réhabilités et ayant déjà bénéficié de l'appui budgétaire de la coopération française de 2008 en ce qui concerne le paiement des salaires gelés ;


- Ce résultat va permettre enfin de connaître la position réelle des militaires et gendarmes en stage et dans les missions diplomatiques de la République centrafricaine à l'étranger.


Pour atteindre ces résultats et en tenant compte de la délicatesse de l'environnement des opérations, j'ai décidé de mettre en place cette mission composée d'une équipe de coordination, d'une équipe de supervision et de dix équipes de contrôle.


Je suis convaincu du résultat qui sera obtenu, car je vous fais entière confiance. Le Chef du Gouvernement, Simplice Mathieu SARANDJI et le Président de la République, Professeur Faustin Archange TOUADERA, vous ont adressés aussi leur confiance, par ma voix.


Mais avant toute chose, j'ose espérer que le patriotisme, l'abnégation au travail, le sens de l'intérêt général et du partage de ce qui est bien pour tous, vous guidera dans ces opérations aux enjeux majeurs pour notre pays.


Aussi, ne perdons pas de vue les attentes des citoyens devant lesquels nous sommes redevables et le signal fort de notre' volonté à assainir les finances publiques.


La réussite de cette mission, il n'est point en douter, va participer à la lourde tâche de construction de notre pays tel que énoncé dans le Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix.


Sur ce, je lance officiellement les travaux de la mission de contrôle des éléments de défense et de sécurité.


Je vous remercie.

LE MINISTRE DONDRA LANCE OFFICIELLEMENT LES TRAVAUX DE LA MISSION DE CONTRÔLE PHYSIQUE DES ÉLÉMENTS DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ
LE MINISTRE DONDRA LANCE OFFICIELLEMENT LES TRAVAUX DE LA MISSION DE CONTRÔLE PHYSIQUE DES ÉLÉMENTS DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ
LE MINISTRE DONDRA LANCE OFFICIELLEMENT LES TRAVAUX DE LA MISSION DE CONTRÔLE PHYSIQUE DES ÉLÉMENTS DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 18:15
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA MINUSCA
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA MINUSCA

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

MISE A JOUR : TROIS DES QUATRE CASQUES BLEUS PORTES DISPARUS TROUVES MORT APRES L’ATTAQUE AU SUD DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

Bangui, le 09 mai 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) est profondément attristée de confirmer que trois des quatre casques bleus portés disparus depuis l'attaque d'hier ont été retrouvés morts. Le quatrième casque bleu reste porté disparu.

 

Les quatre casques bleus avaient disparus après une attaque mortelle sur leur convoi lundi soir près du village de Yogofongo, à 20 km de Bangassou. Pendant l'échange de coups de feu, un casque bleu cambodgien et huit éléments anti-Balakas ont été tués. Il y a un certain nombre de blessés des deux côtés.

 

La MINUSCA dénonce dans les termes les plus vigoureux cette attaque odieuse contre les casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n’a d’autres objectifs que d’aider le pays à protéger les populations et permettre à la Centrafrique de sortir de l’engrenage de la violence causée par les groupes armés.

 

La MINUSCA coordonne étroitement avec les autorités centrafricaines pour assurer que les auteurs de cette attaque lâche soient arrêtés et traduits en justice. La MINUSCA rappelle que « porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et passible de poursuites judiciaires».

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, adresse ses « condoléances les plus profondes et émues à la famille des victimes", et exprime son « immense reconnaissance pour le travail et les sacrifices des casques bleus en République centrafricaine».

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR |

 

 

 

Centrafrique/convoi attaqué: 3 autres Casques bleus retrouvés morts

 

Bangui AFP / 09 mai 2017 18h53 - Trois autres Casques bleus ont été retrouvés morts en Centrafrique après l'attaque de leur convoi lundi dans le sud-est du pays, a annoncé mardi la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) qui avait annoncé auparavant la mort d'un de ses soldats du contingent cambodgien.



"La Minusca a le profond regret de confirmer que trois des quatre soldats de la paix portés disparus depuis l'attaque d'hier (lundi) ont été retrouvés morts. Le quatrième est toujours porté disparu", a précisé la Minusca dans un communiqué.



Huit assaillants ont été tués dans l'échange de coups de feu, a ajouté la Minusca, qui parle d'éléments anti-Balaka, milice principalement chrétienne dont la confrontation avec les rebelles Séléka promusulmans a plongé la Centrafrique dans le chaos à partir de 2013.


L'attaque, l'une des plus meurtrières visant les Casques bleus en Centrafrique ces derniers mois, a eu lieu lundi à la nuit tombée vers 20h00 (19h00 GMT) dans le village de Yogofongo, à plus de 470 km à l'est de Bangui, près de la frontière avec la République démocratique du Congo.


La Minusca avait annoncé mardi matin la mort d'un premier Casque bleu cambodgien, tué lors de l'échange de tirs. Elle avait indiqué que quatre autres - trois Cambodgiens et un Marocain - étaient portés disparus, "appréhendés" par les assaillants.



La Minusca, qui n'a pu préciser la nationalité des trois nouvelles victimes, poursuivait les recherches du quatrième Casque bleu.


"Il y a des blessés des deux côtés", a ajouté la force de paix de l'ONU, qui avait déjà fait état de huit blessés dans ses rangs.



(©)

 

 

Un Casque bleu marocain porté disparu en Centrafrique

 

https://telquel.ma

 

Sept Casques bleus marocains engagés en République centrafricaine ont été blessés, et un autre est porté disparu lors d'une attaque perpétrée au sud-est du pays.

 

Dans un communiqué publié ce mardi 9 mai, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) "condamne l’attaque meurtrière" qui a visé un de ses convois sur la route reliant les villes de Rafai et Bangassou, dans le sud-est du pays.

 

Un soldat cambodgien a été tué au cours de cette attaque perpétrée dans la soirée du 8 mai "par des éléments armés", précise la mission onusienne dans son communiqué. Huit autres soldats ont été blessés dont sept Marocains ont été blessés, tandis qu'un soldat marocain fait partie d'un groupe de quatre Casques bleus portés disparus.

 

La Minusca précise que les "assaillants ont fui dans la brousse". Un hélicoptère de la Minusca et d'autres éléments ont été déployés pour sécuriser la zone de l'attaque et retrouver les soldats disparus. Les blessés ont été évacués par avion vers Bangui, la capitale centrafricaine, poursuit le communiqué.

 

Avec agences

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 18:06
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Un affrontement entre UPC et Anti-Balaka à Alindao fait fuir la population vers l’église Catholique

 

Par Minerve Pounenzapa Ngoupandé le 9 mai 2017

 

BANGUI, 09 mai 2017(RJDH) —Un combat entre l’UPC et des Anti-Balaka à Alindao au centre du pays fait 2 morts et plusieurs blessés ce 8 Mai. La population sous la psychose a trouvé refuge dans les diocèses et la paroisse sacrée cœur de localité. L’information a été confirmée au RJDH par des sources sécuritaires et humanitaires.

 

Plusieurs personnes se sont déplacées pour habiter les camps des déplacés en la paroisse sacrée cœur et les diocèses. Il s’agit d’un combat opposant les éléments d’li Daras et les groupes Anti-Balaka. Les déplacés ont regagné le site alors que le gouvernement a lancé l’opération pour inciter les déplacés à retourner chez eux. La situation sécuritaire s’est dégradée dans ces localités 3 mois après la décision de la Minusca faire de Bambari au centre une ville sans arme. Aucune présence des forces de l’ordre n’est signalée dans cette localité.

 

Selon des sources contactées par le RJDH, les éléments de l’UPC contrôlent la ville « l’attaque a commencé depuis hier à Datoko à 7 km de la ville d’Alindao, la ville serait vidée de sa population qui a trouvé refuge dans les paroisses et les éléments de l’UPC sont visibles dans la ville » a témoigné une source religieuse.

 

René Kapayo, un ressortissant de Mingala joint au téléphone par le RJDH précise que la situation humanitaire est préoccupante « comme il y’a pas de sécurité dans la ville la population se regroupe dans l’Eglise catholique, sous contrôle de Monseigneur et les prêtres de cette Eglise. Les forces de la Minusca dans cette localité ne sont pas présentes depuis janvier», a-t-il témoigné.

 

Il est difficile pour le moment d’avoir le nombre exact des victimes à cause du réseau téléphonique coupé dans cette ville. La ville d’Alindao dispose d’un gendarme et de deux (2) policiers.

 

 

Centrafrique : Un casque bleu cambodgien tué et 4 autres portés disparus près de Bangassou

 

Par Juvenal Koherepede le 9 mai 2017

 

BANGUI, 9 mai 2017(RJDH)—La Minusca a condamné dans un communiqué l’attaque perpétrée contre les éléments de la Minusca qui a fait un mort, plusieurs blessés et 4 portés disparus. Attaque perpétrée dans la nuit du 8 au 9 mai et attribuée aux éléments Anti-Balaka de la localité.

 

Les éléments de la Minusca sont en mission dans cette localité sous contrôle des Anti-Balaka lorsqu’ils sont attaqués par les groupes armés. La ville reste paralysée suite à ces attaques qui se poursuivent encore tôt ce matin. La Minusca a annoncé des patrouilles musclées avec des moyens aériens.

 

Des sources judiciaires jointes par le RJDH indiquent que la ville est paralysée suite à ces attaques « les activités sont bloquées, la population est restée terrée chez elle, l’école, le marché toutes les activités sont aux arrêts » a indiqué Nestor Mamene-Yaki procureur près le tribunal de Bangassou.

 

Les raisons de ces attaques ne sont pas encore connues. Pour l’heure, les troupes de la Minusca contrôlent la ville et ses environs aussi quadrillés par des patrouilles. «L’axe Rafaï, à 25km de Bangassou, est le théâtre de ces affrontements, ces affrontements ont fait quatre blessés qui sont admis à l’hôpital de la ville, qui pour la plus part des casques bleus », a indiqué des sources

 

Les groupes armés et les éléments de la Minusca se regardent en chien de faïence depuis un certain temps à Bangassou. La dernière attaque faisant des morts remonte à celle contre les éléments marocains toujours à l’est du pays.

 

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 17:39
Centrafrique : embuscade sanglante contre les Casques bleus

 

 

 

http://www.ouest-france.fr Modifié le | Publié le

Saber JENDOUBI

 

Un convoi de la Minusca a été attaqué dans la nuit de lundi à mardi, à 780 km à l’est de Bangui. Le bilan est lourd : 1 mort, 8 blessés, 4 disparus parmi les militaires marocains et cambodgiens. Cette attaque démontre la hausse de l’insécurité en RCA où les ONG ont de plus en plus de mal à fonctionner.

 

Jusqu’alors épargnée par les combats entre groupes armés mais théâtre de tensions depuis un mois, Bangassou, ville frontière entre la RCA et la RDC (République Démocratique Du Congo), est désormais sous la surveillance des Casques bleus de la Minusca. « La situation sécuritaire à l’Est du pays est tendue par ce qu’il y a beaucoup de mouvement des groupes armés. C’est le foyer de tensions qui était à Bambari qui se propage vers l’Est. Nous avons déjà renforcé la compagnie qui existe à Bangassou pour assurer la protection de la population », avait déclaré en avril le major Rahhli Khalid, porte-parole de la Minusca.

 

Lundi soir, un convoi de Casques bleus a été attaqué à une vingtaine de kilomètres de la ville par des assaillants non identifiés. Un militaire cambodgien a été tué et huit autres (un Cambodgien et sept Marocains) ont été blessés. Quatre Casques bleus (trois Cambodgiens et un Marocain) sont portés disparus depuis cet assaut.

 

Selon une source humanitaire sur place, cette attaque « aurait été menée par des éléments de l’UPC, une faction issue de l’ex-Seleka ». Il s’agit pourtant d’un groupe armé inscrit dans le processus de désarmement du président Touadera. Cependant, selon une source sécuritaire régionale, ce serait des villageois apparentés aux ex-anti-balakas qui seraient à l’origine de cette embuscade.

 

Insécurité

 

Ces événements viennent renforcer un climat d’insécurité croissant. Ainsi, en janvier 2017, toujours dans le sud est du pays, deux Casques bleus marocains avaient déjà été tués dans des circonstances similaires. En à peine cinq mois, le bilan s’élève donc à cinq tués au sein de la Minusca.

 

Depuis le début de l’année, les régions de la Mbomou et de la Basse-Kotto sont le théâtre de nombreux affrontements entre hommes armés et Casques bleus, mais aussi d’exactions sur les populations civiles. « Les hommes de l’UPC sont visibles dans la région depuis leur départ forcé de Bambari en février 2017 », rappelle une source sécuritaire. « Depuis, attaques et rumeurs d’attaques ont poussé les habitants à se réorganiser en autodéfense », conclut-elle.

 

Mais le pire s’annonce, selon un observateur du pays : « Ce sont des hommes armés, qui, pour nombre d’entre eux, ne répondent à aucun commandement, ou alors ne sont pas identifiés » puis il ajoute : « Si rien n’est fait, on peut s’attendre à une multiplication de ces attaques ».

 

« La République Centrafricaine s’enferme dans une spirale de violence jamais vue depuis le point culminant du conflit en 2014 » s’alarme MSF dans un communiqué datant du 15 avril 2017. Et aucune région ne semble épargnée, sauf la capitale Bangui. En outre, ces multiples bandes armées s’en prennent désormais aussi aux ONG. Mi-avril, les locaux de Handicap International ont été braqués, poussant l’ONG à suspendre ses activités.

 

Il faut dire qu’en Centrafrique, le premier trimestre de l’année a été particulièrement éprouvant pour les humanitaires. Victimes de plusieurs dizaines d’agressions (plus de 70), quatre des plus grosses ONG du pays suspendent leurs activités, le temps que la situation s’apaise. Les ONG sont des cibles privilégiées car selon une source onusienne bien informée « les bandes armées cherchent de quoi subsister, et les ONG sont des pays de cocagne à leurs yeux ».

 

« La flambée de violence qui a caractérisé le premier trimestre de l’année 2017 en République Centrafricaine affecte désormais directement les acteurs humanitaires », précise un communiqué du Bureau des Affaires Humanitaires en Centrafrique. Plus de la moitié de la population (soit plus de 2 millions de personnes) dépend de l’aide internationale dans ce pays.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 14:12
Emmanuel Macron reçoit les félicitations du Président centrafricain

 

 

 

APA-Bangui(Centrafrique) - 09/05/17 - Depuis Tel Aviv la capitale israélienne où il a entrepris depuis ce samedi une visite officielle de six jours, le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra a félicité le nouveau Président français, Emmanuel Macron, dans un message lu à la radio nationale, ce lundi soir.

 

Le Président Touadéra écrit, “ au nom du peuple centrafricain et à mon nom propre, je vous félicite pour votre brillante élection en date du 7 mai 2017, à la tête de l’Etat français”.

 

“Je suis convaincu que sous votre quinquennat, la coopération entre les deux pays se développera davantage ”, souligne ce message.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 13:56

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Bangui, le 09 mai 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne avec fermeté l’attaque contre l’un de ses convois, lundi soir près de Bangassou (474 km à l’Est de Bangui).

 

Le convoi, qui avait quitté Rafai pour Bangassou, a été la cible d’éléments armés vers 20 heures près du village Yogofongo, à 20km de sa destination. Un casque bleu cambodgien a été tué tandis que huit casques bleus ont été blessés, dont un cambodgien et sept marocains. Quatre casques bleus sont portés disparus, dont trois soldats cambodgiens et 1 soldat marocain. Les auteurs de l’attaque se sont enfuis dans la brousse.

 

La MINUSCA a envoyé un hélicoptère et des casques bleus pour sécuriser l’endroit et lancer des recherches afin de retrouver les soldats portés disparus. Un avion a évacué les casques bleus blessés; ils sont arrivés à Bangui et reçoivent les soins appropriés.

 

La MINUSCA dénonce dans les termes les plus vigoureux cette attaque odieuse contre les casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n’a d’autres objectifs que d’aider le pays à protéger les populations et permettre à la Centrafrique de sortir de l’engrenage de la violence causée par les groupes armés.

 

La MINUSCA fera tout pour que les auteurs de cette attaque soient arrêtés afin qu’ils soient traduits en justice. La MINUSCA rappelle que « porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et passible de poursuites judiciaires».

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, adresse ses « condoléances les plus profondes et émues à la famille de la victime, à son contingent et à son pays", et exprime son « immense reconnaissance pour le travail et les sacrifices des casques bleus dans la protection de la population en République centrafricaine».

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR |

 

 

Attaque d'un convoi de l'ONU en Centrafrique: un Casque bleu tué, 4 disparus, 8 blessés

 

09/05/17 (AFP)

 

Un Casque bleu a été tué dans le sud-est de la Centrafrique, quatre autres portés disparus et huit blessés lundi dans l'attaque de leur convoi, a indiqué mardi la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

"Le convoi, qui avait quitté Rafai pour Bangassou, a été attaqué par des éléments armés vers 20H00 (19H00 GMT) (...). Un soldat de la paix cambodgien a été tué et huit ont été blessés, dont un Cambodgien et sept Marocains. Quatre Casques bleus sont portés disparus, dont trois soldats cambodgiens et un soldat marocain. Les attaquants ont fui dans la brousse", indique le communiqué de la Minusca.

 

"La Minusca a envoyé un hélicoptère et des soldats de la paix pour sécuriser la zone et rechercher les disparus", poursuit le communiqué, indiquant que les blessés ont été évacués sur Bangui.

 

Le convoi - "une force mixte de policiers et de militaires de l'ONU" - a été attaqué dans le village de Yogofongo, à plus de 470 km à l'est de Bangui, à 20 km de leur point d'arrivée, près de la frontière avec la République démocratique du Congo, a précisé à l'AFP le porte-parole de la Minusca Hervé Verhoosel.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit entre rebelles ex-Séléka prétendant défendre la minorité musulmane et groupes anti-Balaka majoritairement chrétiens.

 

La Minusca - un peu plus de 12.500 hommes - est seule en première ligne face aux groupes armés ex-Séléka ou anti-Balaka depuis la fin de la mission française Sangaris en octobre dernier.

 

La France a condamné l'attaque dans un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, ajoutant qu'"il importe d’identifier les responsables de cette attaque afin de les traduire en justice".

 

Le représentant du secrétaire général de l'ONU, Parfait Onanga-Anyanga, a exprimé ses "profondes et sincères condoléances à la famille de la victime, à son contingent et à son pays" et son "immense gratitude pour le travail et les sacrifices des soldats du maintien de la paix dans la protection de la population en Centrafrique".

LA MINUSCA CONDAMNE L’ATTAQUE MEURTRIERE CONTRE SES CASQUES BLEUS AU SUD DE LA RCA
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 23:03
RCA : Niem toujours sous contrôle des rebelles du général Sidiki

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org lundi 8 mai 2017 13:56

 

Dans la Nana Mambéré, le groupe rebelle 3R « Retour, Réclamation, Réhabilitation », du général camerounais Sidiki refuse de quitter la localité de Niem assiégée depuis le 5 mai. Selon le porte-parole de ce groupe rebelle, « aucun de leurs éléments ne bougera de cette localité ». Une situation d’autant plus préoccupante étant donné que cette nouvelle attaque du 3R a fait, selon nos informations, « une dizaine de personnes tuées et un déplacement massif de population ».


Joint par RNL, Geoffroy Arnold Iya, secrétaire général des Antibalaka de la Nana Mambéré indique que « les éléments de Sidiki sont encore basés à Niem en dépit de l’expiration de l’ultimatum lancé par la Minusca ».


Il réfute par ailleurs l’accusation portée à leur encontre par les rebelles de Sidiki relative au vol de bétail. « C’est un faux débat parce qu’aucun anti balaka n’a volé le bétail appartenant aux peuhls », indique Arnold Iya. Pour lui, « alertés par les populations, les antibalaka sont allés reprendre des mains des peuhls ce bétail ».



Geoffroy Arnold Iya a également demandé au gouvernement et à la Minusca d’intervenir. En tant que « patriotes », dit-il, les « antibalaka vont agir pour défendre leurs parents qui sont aujourd’hui dans la brousse ».


Sur cette question, le porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso promet très rapidement une mise au point. De l’autre côté, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Montéiro n’a pas été joignable pour donner sa position après l’expiration ce 7 mai de l’ultimatum de 48 heures lancé aux rebelles de Sidiki pour quitter Niem.



C’est depuis le 5 mai que la localité de Niem est sous le contrôle des hommes du général camerounais Sidiki.

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 22:08
TIC : Niger, Guinée, Mali, Tchad et RCA loin derrière

 

 

 

http://africtelegraph.com 8 mai 2017

 

Un rapport de la Banque Mondiale publié la semaine dernière pointe le retard structurel de ces pays en matière de TIC. Cloisonnés, ils n’ont pas d’accès aux câbles internet sous marins. Ils sont totalement dépendants de leurs voisins. Mais aussi, Niger, Guinée, Mali, Tchad et la République Centrafricaine ont beaucoup d’efforts à fournir en matière de gouvernance.

 

Le rapport s’intitule PROMOUVOIR LA RÉVOLUTION NUMÉRIQUE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : quel rôle pour les réformes ?

 

L’étude présente le secteur numérique comme un pilier incontournable du développement des services, et d’aide à la réduction de la pauvreté.

 

Ainsi, une longue liste d’obstacles au développement de l’économie numérique a été relevée dans ces pays. On note par exemple les surtaxes fiscales du secteur, le manque d’investissements, la conservation de monopoles, l’absence de vision claire, et le manque de compétitivité des entreprises.

 

De plus, trop souvent les régulateurs, censés arbitrer le secteur, ne jouent pas leur rôle: ils manquent de moyen, ou font semblant d’ignorer l’enjeu de la tâche qui est la leur.

 

L’accès au téléphone et haut débit, un frein au développement

 

Le rapport souligne des taux de pénétration encore trop faibles: 28% au Tchad, 48% en Guinée, 22% en Centrafrique, et 25% au Niger. Les taux de couvertures des populations en service 3G restent sous la barre des 36%. Cela met en exergue le manque d’infrastructures, et d’investissements dans le secteur.

 

Au final, l’accès au haut débit est 0,2% au Tchad, en Guinée et au Niger. Il est de seulement 2,7% au Mali. Loin derrière la moyenne en afrique subsaharienne de 25%. Cela a pour conséquence directe, une faible utilisation du Mobile Money.

 

TIC: des constats incompris par les gouvernants

 

C’est une qualité trop rare au sein de nos gouvernements: comprendre et apprendre de nos erreurs. La perception arriérée de nos politiques et populations, de l’homme blanc (FMI) donnant des leçons au nègre, pauvre, est trop répandue. Il faut souvent un sursaut patriotique, et mettre de côté son ego, afin d’apporter les changements structurels nécessaires, et tant attendus par les populations. Trop souvent, ce sont aussi des intérêts personnels, qui bloquent tout le développement, notamment à travers des monopoles.

 

A titre d’exemple, les recommandations de privatisation dans des secteurs clés, tels que les compagnie de télécommunications. C’est pourtant inévitable et un mal nécessaire! Pourtant, ce ne sont pas les modèles de PPP qui manquent! Ont émergé dans le domaine, de nouveaux modèles, tel que c’est le cas au Gabon, au Congo ou en Mauritanie, avec des sociétés de patrimoine. Elles permettent à l’état de garder le contrôle sur ses infrastructures, et de mettre en oeuvres des PPP aves des spécialistes du secteur.

 

Nos sociétés d’Etat sont trop souvent males gérées, et pas du tout compétitives. Elles sont subventionnées et coutent de milliards de francs CFA au contribuable. Camtel, Congo Télécom, Sotel, Sonitel, Socatel, pour ne citer que ceux là! Pour quels résultats?

 

Le secteur du numérique est pourtant le secteur qui a le potentiel le plus porteur en Afrique. Sa croissance et son taux de pénétration dans certains pays, ont de quoi faire rougir de nombreuses capitales. Le rapport propose des solutions concrètes. Il ne reste plus qu’à se mettre au travail et à les appliquer.

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 15:06
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Un prisonnier s’est suicidé à la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 8 mai 2017

 

BANGUI, 08 Mai 2017 (RJDH)—Condamné à 8 mois d’emprisonnement ferme à la maison carcérale à Bangui, Japhet Malessinga s’est donné la mort dans la nuit du 4 au 5 mai 2017. Un fait qui a suscité la réaction de ses codétenus qui déplorent leurs conditions de détention jugées inhumaines.

 

Le prisonnier souffrait d’un problème mental de suite de sa condamnation. Selon le constat du RJDH, la Maison d’arrêt de Ngaragba ne dispose pas des services adéquats pour accompagner les prisonniers dans l’exécution de leur peine. Le régisseur de la maison carcérale n’a pas souhaité donner plus d’information sur les causes de ce suicide. Ce cas intervient alors que plusieurs détenus déplorent le fait qu’ils sont placés sous mandat de dépôt sans comparaitre.

 

Selon des sources concordantes, le suicide intervient après plusieurs tentatives échouées d’évasion « il a tenté par deux fois de s’évader, mais cela n’a pas réussi, surement à cause des éléments de la Minusca qui étaient de faction dehors. Bien avant le suicide, il a tenté sa troisième chance d’évasion encore une fois déjouée par la Minusca qui a fait des tirs de dissuasion. Il a été sanctionné et conduit dans une cellule spéciale pour les évadés. Et ce n’est qu’après qu’on a constaté qu’il s’est suicidé », a indiqué un codétenu sous couvert de l’anonymat.

 

Le régisseur rejette la responsabilité de la mort de ce détenu « Il s’est suicidé à l’aide de son pantalon. Nous avons informé les autres pour faire descendre le corps. Mais ils nous accusent en imputant la responsabilité de la mort de leur camarade Japhet Malessinga. Mais je puis vous affirmer que nous ne sommes pas responsable», a expliqué le régisseur général.

 

La gendarmerie et le service pénitentiaire ont fait le constat pour nécessité d’enquête et les autorités judiciaires promettent faire toute la lumière autour de cette affaire.

 

A la Prison de Ngaragba, sur au moins 812 détenus, au moins 300 auraient passé plus d’un an sans jugement. Une situation déplorée par un détenu après la mort de leur camarade.

 

 

 

Centrafrique : La Croix Rouge attend de l’Etat un appui conséquent pour s’attaquer aux défis actuels

 

Par Fridolin Ngoulou le 8 mai 2017

 

BANGUI, 8 mai 2017 (RJDH)—Auxiliaire du pouvoir public, la Croix Rouge Centrafricaine attend que l’Etat continue à l’appuyer dans son effort en faveur des populations vulnérables. Cet appui, selon Antoine Mbao-Bogo, président de la Croix Rouge Centrafricaine, la rendra plus efficace dans ses interventions. Appel lancé le week-end dernier.

 

Le monde entier célèbre ce 8 mai la journée internationale de la Croix-Rouge autour du thème « Etre partout pour tous ». Face aux défis humanitaires dans le pays, le président de la CRCA Antoine Mbao-Bogo sollicite du gouvernement un appui, afin de mettre en œuvre son plan stratégique de développement.

 

La crise, selon Antoine Mbao-Bogo ne fait qu’augmenter l’ampleur de besoin humanitaire « Les violences intercommunautaires, les confrontations entre groupes armés, les accidents de la route et ajoutant cela les catastrophes naturelles marquées par les inondations dans les quartiers de Bangui et ailleurs, les épidémies de choléra, les vents violents à Mbaïki, Ndolobo, Boda, Ndjoh, Boali, Bossembele, sont des situations humanitaires auxquelles la Croix-Rouge centrafricaine et ses volontaires s’attèlent toujours à soutenir les populations vulnérables », a-t-il présenté.

 

Pour le président de la Croix-Rouge, Etre partout pour tous, signifie soutenir les personnes vulnérables, être aux côté des personnes stigmatisées ou marginalisées, promouvoir et défendre les soins de santé, maintenir et rétablir les liens familiaux.

 

Plus de 12.000 volontaires de la CRCA œuvrent tous les jours pour apporter l’assistance aux personnes vulnérables dans le pays.

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