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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 01:44
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des dossiers de victimes préparés par des organisations de la société civile pour la CPS

 

Par Fridolin Ngoulou le 24 juin 2017

 

BANGUI, 24 juin 2017 (RJDH)–De nombreuses organisations de la société civile ont annoncé la préparation des dossiers pour la saisine de la Cour Pénale Spéciale. Les leaders de ces structures interrogés affirment être guidés par la volonté de combattre l’impunité en Centrafrique.

 

La Cour Pénale Spéciale se met en place et les organisations de la société civiles peaufinent leurs armés. Plusieurs d’entre elles ont affirmé avoir constitué des dossiers qui seront déposés au niveau de cette cour pour que justice soit rendue.

 

La Commission Episcopale Justice et Paix qui a commencé l’enregistré des victimes depuis 2014, dit avoir rassemblée plus de 5000 dossiers pour la Cour Pénale Spéciale, «nous avons recensé environ 5.285 dossiers qui seront présentés à cette instance judiciaire » confie l’abbé Frederic Nakombo, secrétaire général de cette commission. La CEPJ a créé un réseau pour défendre les victimes qui se sont fait enregistrées auprès d’elle.

 

La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme a promis se constitué partie civile devant la Cour Pénale Spéciale pour défendre les victimes. Selon son président Joseph Bindoumi, plus de 6000 dossiers sont prêts et l’enregistrement continue car la ligue n’entend pas se limiter à 2015, « nous avons un dossier plus précis et détaillé que Mapping. Non seulement que nous avons des faits comme Mapping, nous avons pu identifier les auteurs, des témoins des dates précises et des endroits. Vous comprenez que partant de notre dossiers, la CPS n’aura pas à se tracasser parce qu’il s’agira que d’appeler les gens cités pour les entendre et voir comment monter la procédure » explique le magistrat Joseph Bindoumi.

 

L’OCDH a aussi annoncé sa disponibilité à se constituer partie civile devant la cour. Selon Me Mathias Morouba, les victimes ont besoin d’appui de tout genre pour s’engager, « c’est pour cette raison que nous serons là pour apporter cette aide en dehors de dossiers que nous sommes en train de constituer afin de nous présenter devant la cour au moment venu », explique-t-il.

 

La Coalition pour la CPS est aussi dans la même dynamique, selon son coordonnateur. Des associations des victimes créées à Bangui sont aussi en train de constituer des dossiers. C’est le cas de AVED et ASVI qui selon les informations données par leurs responsables, seraient à hauteur de 1500 dossier chacune.

 

L’association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC), travaille aussi dans ce sens mais en partenariat avec le gouvernement à travers le ministère des Affaires Sociales.

 

La Cour Pénale Spéciale est créée pour instruire, enquêter et juger les crimes graves commis en Centrafrique entre 2003 et 2015. Son mandat s’étale sur la présidence de quatre chefs d’Etat notamment Ange Félix Patassé, François Bozizé, Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza. Les organisations de la société civile lors de la publication du rapport Mapping ont souhaité que le mandat soit prolongé jusqu’en 2017.

 

 

Centrafrique : « Notre ambition, c’est d’être à la hauteur des attentes », selon le Procureur adjoint de la CPS Alain Ouaby-Békaï

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 24 juin 2017

 

BANGUI, 24 juin 2017 (RJDH)–Le Procureur adjoint de la Cour Pénale spéciale Alain Ouaby-Békaï, dans une interview accordée au RJDH a exprimé la détermination des membres nommés de la cette juridiction de travailler pour rendre justice en Centrafrique.

 

RJDH : Monsieur le Procureur spécial adjoint bonjour.

 

Alain Ouaby-Békaï : Bonjour.

 

Les principaux membres de la CPS sont nommés mais est ce que vous avez commencé à travailler ?

 

AOB : Merci pour l’intérêt que vous portez à la CPS qui est une chance pour notre pays. La CPS est en train de se mettre progressivement en place. Les membres nationaux et internationaux ont été nommés et le recrutement des officiers de police judiciaire est en cour et d’ici peu les membres de la cour vont prêter serment pour pouvoir effectivement démarrer les activités.

 

Le bâtiment qui devrait abriter cette instance judiciaire n’est pourtant pas encore libéré.

 

AOB : Certes, le bureau n’est pas encore libéré, mais un travail de déménagement est en cours. Pour le moment nous avons une salle dans laquelle nous nous réunissons pour travailler et je puis vous dire que les choses sont véritablement en train de se mettre en place.

 

La CPS a une compétence qui s’étale de 2003 à 2015 mais les organisations de la société civile exigent que le mandat soit étendu jusqu’en 2017. Cette exigence est-elle recevable ?

 

AOB : Nous sommes régis par les textes de la loi n° 15 de janvier 2015 qui fixe dans le temps l’objectif de la CPS. Ce sont des crimes les plus graves commis en Centrafrique dans la période de 2003 à 2015 qui intéressent la CPS. En tant que juges, on ne peut aller au-delà de ce que le législateur a fait, donc, on ne peut que se tenir à ce que les textes de loi ont dit. Notre ambition à la CPS, c’est d’être à la hauteur des attentes malgré les défis qui sont réels.

 

Vous pensez à quel défi ?

 

AOB : Le défi majeur est l’insécurité qui peut freiner l’élan de la CPS. Mais nous en sommes tous conscients, ce qui est un pas. Donc nous devons faire avec les réalités du terrain pour contourner les obstacles.

 

Monsieur, y a-t-il pas risque d’empiètement dans les relations entre la Cour Pénale Internationale, les tribunaux nationaux et la CPS ?

 

AOB : Cette question est la bienvenue. Les relations qui existent entre les juridictions sont toutes déterminées par la loi. Il ne peut pas avoir d’empiètement ni de chevauchement entre la CPS, la CPI et les juridictions nationales, parce que l’objectif de la CPS est ciblé. S’il y’a conflit entre la CPS et la CPI, la loi dit que la CPS va se dessaisir au profit de la Cour Pénale Internationale. De même, s’il y’a chevauchement entre les juridictions nationales et la CPS, la loi prévoit que celles-ci doivent se dessaisir au profit de la CPS. Donc, il n’y a pas d’inquiétude à ce niveau.

 

Cinq ans suffiront à la CPS de faire tout le travail que la RCA attend d’elle ?

 

AOB : La cour pénale spéciale est limitée dans le temps. Si à l’expiration de ce mandat il y’a des matières à poursuite, je croie que l’organe compétent verra ce qu’il y’a lieu à faire.

 

RJDH : Je vous remercie

 

Alain Ouaby-Békaï : c’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Auguste Bati-Kalamet

 

 

Centrafrique : L’accord de Sant ’Egidio vu par le parti RDC

 

Par Noura Oualot le 24 juin 2017

 

BANGUI, 24 juin 2017(RJDH)— Le Bureau politique du parti Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) réuni ce 24 juin en son siège a apporté sa critique à l’accord de Sant’Egidio signé à Rome. Ce parti politique déplore le manque de calendrier relatif aux cessez le feu et l’absence des forces politiques et sociales à la rencontre de Saint Egidio.

 

Cette critique est enregistrée quelques jours après la signature de l’accord de paix le 19 juin 2017 entre les groupes armés et le gouvernement. Le RDC, après lecture de cet accord réaffirme son engagement et sa disponibilité à contribuer à la mise en œuvre dudit accord.

 

Le président du parti RDC Désiré Nzanga Kolingba, souligne les insuffisances relevées dans cet accord, « nous félicitons cette avancée qui vient utilement compléter les engagements antérieurs. Toutes fois, il n’est assorti d’aucun calendrier en dehors de la proclamation d’un cessez-le feu immédiat dont chacun a pu mesurer la fragilité dès le lendemain de la signature dudit accord à l’occasion des nouveaux massacres de Bria», a présenté le leader du RDC.

 

Le président du RDC relève par ailleurs le fait que les forces politiques et sociales majeures n’aient pas été associées à cette deuxième discussion ainsi que le RDC, « les autres partis politiques et organisations de la société civile qui appellent à un dialogue inclusif avec la participation des principaux acteurs de la crise ».

 

En dépit de ces imperfections, le bureau politique du RDC, demande « au chef de l’Etat de favoriser la mise en œuvre immédiate de cet accord par des initiatives appropriées, conformément à ses prérogatives constitutionnelles. Et aux groupes armés signataires de respecter leurs engagements ».

 

L’accord de Rome vient compléter la rencontre du Brazzaville en 2014 et du forum de Bangui en 2015 qui disent à peu près les mêmes choses.

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 01:24

 

 

 

 

https://www.yabiladi.com  Le 24/06/2017 à 14h40


 

Les casques bleus marocains appartenant à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) sont de nouveau les cibles des rebelles anti-Balaka. Le 21 juin dernier, les membres des Forces armées royales ont été ciblés par les rebelles anti-Balaka dans une attaque violente à Bangassou, rapporte ce samedi North Africa Post.

 

Un responsable marocain de la Minusca a affirmé lors d'une conférence de presse que le groupe armé a ouvert le feu sur les membres de la mission onusienne le 21 juin au niveau d’un camp qui accueille plus de 200 civils musulmans. L'attaque a été alors interrompue grâce à l’intervention des casques bleus. «La violence a éclaté dans la région de Bangassou, à environ 700 km de la capitale Bangui, après que les rebelles anti-Balaka ont perpétré des attaques mortelles contre des civils musulmans et des casques bleus de l'ONU», a indiqué le média en ligne.

 

Le 13 mai dernier, deux casques bleus marocains ont été tués dans un échange de tirs après une attaque du groupe anti-Balaka sur un point de contrôle marocain au centre-ville de Bangassou. Une autre attaque perpétrée contre un convoi de la Minusca lundi 8 mai près de Bangassou, à 474 km à l’est de la capitale Bangui, avait causé le décès de deux militaires marocains. En janvier dernier, près de la ville de Bria, au nord-est de Bangui en Centrafrique, deux militaires appartenant au contingent des FAR de la MINUSCA ont été tués dans une attaque armée.

 

Le Maroc a mobilisé 1 470 soldats pour la mission onusienne qui compte au total 12 870 soldats en uniforme, parmi lesquels 10 750 militaires et 12 080 agents de police, conclut le média.



...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/54947/centrafrique-casques-bleus-marocains-nouveau.html

Centrafrique : Les casques bleus marocains de nouveau dans le viseur des rebelles anti-Balaka
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 01:19

 

 

 

Gel des avoirs d'un chef de guerre centrafricain au Tchad

 

24 juin 2017

 

N'Djamena annonce le gel des fonds et avoirs financiers d'Abdoulaye Hissene un chef du groupe armé centrafricain Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).

 

La justice tchadienne a annoncé le gel des avoirs et biens au Tchad d'Abdoulaye Hissene, un chef du groupe armé centrafricain Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), a déclaré samedi le ministre tchadien de la Justice.

 

"Les fonds et avoirs financiers, directs ou indirects, d'Abdoulaye Hissene sur le territoire national ont été gelés", a indiqué à l'AFP le ministre, Ahmat Mahamat Hassan sans préciser ce que le milicien pouvait posséder au Tchad.

 

"Le gouvernement prend aussi toutes les mesures interdisant l'entrée ou le passage en transit de ce dernier sur [le] territoire", a-t-il ajouté.

 

Le 17 mai 2017, le Conseil de sécurité des Nations unies avait inscrit Abdoulaye Hissene sur la liste des personnes visées par des sanctions onusiennes et, en avril, les États-Unis avaient ajouté le chef de milice à leur liste noire économique.

 

Abdoulaye Hissene est l'un des chefs du FPRC, ancien chef de l'ex coalition musulmane de la Séléka, ex conseiller de l'ancien président de la République Michel Djotodia et ministre de la Jeunesse, des sports, des arts et de la culture sous M. Djotodia.

 

Michel Djotodia et l'ex Séléka avaient renversé en 2013 le président François Bozizé, précipitant le pays et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos. La chute de M. Bozizé avait été suivie d'une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes puis d'une intervention française pour rétablir l'ordre.

 

Le FPRC est l'une des principales milices de l'ex Séléka et a été mêlé aux violences qui ont fait une centaine de morts mardi à Bria, dans le centre de la Centrafrique.

 

Avec AFP

 

 

RCA : Une tentative "d'activités militaires de déstabilisation depuis le Tchad" (ministère Justice)

 

"Pour le cas précis de la RCA, nous avons détecté un homme politique centrafricain dénommé Abdoulaye Hissein, qui avait voulu à partir du Tchad, mener une entreprise de trafic d'armes et de matériels connexes de tous types, et d'assistants techniques et de formations, et toutes aides financières en rapport avec les activités militaires de déstabilisations de son pays", a déclaré le ministre de la Justice.

 

Le Tchad lance un mandat d'arrêt international contre le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Hissein pour tentative des trafics d'armes à partir du Tchad pour des visées déstabilisatrices contre la Centrafrique.


L'annonce a été faite aujourd'hui, au cours d'une communication du ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Ahmat Mahamat Hassan.


"Pour le cas précis de la RCA, nous avons détecté un homme politique centrafricain dénommé Abdoulaye Hissein, qui avait voulu à partir du Tchad, mener une entreprise de trafic d'armes et de matériels connexes de tous types, et d'assistants techniques et de formations, et toutes aides financières en rapport avec les activités militaires de déstabilisations de son pays", a déclaré le ministre de la Justice.

 

Le 17 mai 2017, le conseil de sécurité de l'ONU a inscrit le nom d'Abdoulaye Hissein sur la liste des personnes et entités visées par les mesures imposées par la résolution 2339. A ce jour, les fonds et les avoirs financiers directs et indirects détectés dans des établissements de crédit nationaux d'Abdoulaye Hissein sur le territoire tchadien ont été "gelés", assure le ministère de la Justice.


Le gouvernement prend aussi toute mesure interdisant l'entrée ou le passage en transit d'Abdoulaye Hissein sur le territoire, ou à partir du territoire.


"Nous invitions chaque citoyen tchadien et autre individu vivant légalement au Tchad en possession d'une quelconque information le concernant de nous alerter en toute urgence et d'alerter toute autorité judiciaire qui sera en mesure d'en donner suite", a appelé le garde des sceaux.

 
Abdoulaye Hissein a dirigé le parti politique Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix avant de devenir ministre de la Jeunesse et des Sports du gouvernement de l'ancien Président centrafricain, Michel Djotodia. L'ONU et le Tchad l'accusent d'avoir "dirigé les milices armés à Bangui, en particulier dans le quartier du PK5, au 3ème arrondissement de Bangui", et d'avoir "posé plusieurs actes qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité en RCA, en violation de l'embargo sur les armes".

 

 

http://www.alwihdainfo.com/RCA-Une-tentative-d-activites-militaires-de-destabilisation-depuis-le-Tchad-ministere-Justice_a55518.html#qxpkXDKHmQWAxJ5B.99

Le Tchad lance un mandat d'arrêt international contre le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Hissein
Le Tchad lance un mandat d'arrêt international contre le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Hissein
Le Tchad lance un mandat d'arrêt international contre le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Hissein
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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 01:17
La fête de la fin du ramadan célébrée lundi en RCA

 

 

La fête de la fin du ramadan célébrée lundi en RCA

 

APA-Bangui(Centrafrique) jui 24, 2017 à 15:35  - Les musulmans de Centrafrique vont célébrer ce lundi la fin du Ramadan en Centrafrique selon un arrêté ministériel qui déclare ce jour férié.

 

L’arrêté précise que la fête de Ramadan est déclaré fériée conformément aux recommandations du forum de Bangui en 2015 qui a décidé que les fêtes religieuses sont désormais des jours fériés en RCA.

 

La Communauté Islamique Centrafricaine (CICA) avait placé le jeûne du Ramadan de cette année sous le signe de la repentance sincère, le pardon et la réconciliation en RCA. Le choix de ce thème n'est pas le fait du hasard car, le pays vit un moment de recrudescence des conflits armés dans plusieurs de ses villes.

 

Pour le président de la CICA, l'Imam Oumar Kobine Layama, un des leaders de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC), « le Ramadan est une opportunité pour tous les musulmans de se repentir sincèrement devant Dieu, de demander pardon et se réconcilier avec les autres croyants car, selon le Coran, Dieu est amour et celui qui se dit enfant de Dieu doit aimer son prochain comme lui-même ».

 

Le Ramadan qui s’est bien déroulé à Bangui et d’autres villes de la RCA à cause de la réouverture de plusieurs mosquées.

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 00:46
 LE CLIN D’ŒIL DE L’AFRIQUE ? par David KOULAYOM-MASSEYO

 

 

                                    

 

     Les derniers scrutins français offrent une occasion inespérée pour effectuer un travail comparatif intéressant sur la longévité des hommes et femmes politiques français et les dictateurs africains . Qu’est ce qui différencie les uns des autres, à part cette mince couche de démocratie dont se gargarisent les Français pour mieux se goberger, et que les Africains ignorent de manière ostentatoire ?

 

     La peur panique de perdre un pouvoir auquel s’accrochent désespérément les « cumulards » français explique les cris d’orfraie que l’on entend partout en ce moment et qui se camoufle de manière démagogique sous la dénonciation de l’inexpérience des candidats de la République en marche ! et/ou de l’incohérence de confier une majorité écrasante à un seul parti .

 

Les « cumulards » ont la mémoire courte …

 

    1 . Une longévité à toute épreuve  

 

    Le candidat victorieux de la droite aux primaires, Mr François Fillon totalise plus de quarante ans de vie politique derrière lui, ce qui le place au niveau de feu Bongo au Gabon, de Sassou-Nguesso au Congo, de Billa au Cameroun ou de Nguéma en Guinée Equatoriale . On est tenté de dire tel maître, tel élève car dans les pays anglo-saxons, Clinton, Bush, Obama pour les Etats-Unis ; Major, Blair, Cameron pour le Royaume-Uni ont quitté le pouvoir et sont allés voir ailleurs . Les pays du sud ( Espagne, Portugal, Italie, Grèce ) ont également beaucoup évolué par rapport à la nomenklatura française .

 

Le seul dinosaure africain qui concurrence les caciques français est le Président Mugabé du Zimbabwé ! Il est donc trop facile de le railler d’autant plus que Mugabé était un authentique combattant de l’indépendance qui a mal tourné . Le dictateur des uns, peut être un héros pour les autres et il est établi que les bossus ne voient pas leurs bosses . Passons .

 

    Le premier tour des législatives, fonctionnant comme un véritable rouleau compresseur , a déjà renvoyé à ses chères études, l’homme qui a insulté tout le continent africain en soutenant la thèse ridicule, raciste et pour tout dire inepte de « l’homme africain qui n’est pas entré dans l’histoire » . Mr Guaino,( 4,5% )et son mentor Sarkozy qui avait ânonné ce discours creux à l’Université Cheikh Anta Diop sont aujourd’hui drôlement rattrapés, comme par un boomerang (tiens une invention aborigène, noire ) . Le premier nommé en est à «vomir » ses électeurs . C’est élégant !

 

     Je suis de ceux qui considèrent l’auteur de Nations nègres et culture, c’est-à-dire Cheikh Anta Diop, l’éminent égyptologue, le linguiste distingué, le sociologue émérite, l’anthropologue novateur, le scientifique visionnaire comme un authentique savant doublé d’un panafricaniste de premier ordre . Le discours de Sarkozy dans un théâtre, dans un stade ou pendant un conseil des ministres m’aurait moins chagriné . La mémoire de Cheikh a été souillée et cela m’est intolérable .

 

      2 . Des cris d’orfraie

 

    Oubliant allègrement « la chambre introuvable » de Louis XVIII en 1815, « la chambre bleue horizon » de 1919 à 1924 et plus près de nous le plébiscite du Général De Gaulle après mai 1968, on ne cesse de nous rebattre les oreilles avec l’écrasante majorité projetée pour le Président français élu . Tout y passe y compris la mauvaise foi :

 

-Ce ne serait pas sain de donner une telle majorité à un seul homme . Ah bon ! et les « godillots » du Général ?

 

-Ils sont inexpérimentés ! Il y a un début à tout . Rares sont les bébés qui se lèvent du premier coup pour gambader .

 

-Nul ne peut maîtriser une telle masse de femmes et d’hommes …

 

-Il faut une opposition crédible au parlement…

 

Ces cris d’orfraie, ces combats d’arrière-garde masquent mal une lutte à mort pour préserver des avantages acquis en famille, entre amis ou en bandes . Ils ont pour noms, le népotisme, le clanisme, le favoritisme, le clientélisme qui sapent et minent ici comme ailleurs les bases de la démocratie .

 

   Quel mal y a-t-il à introduire 40% de femmes à l’Assemblée nationale dans le pays des Droits de l’Homme ?

 

    Quel mal y a-t-il à imposer une parité dans un gouvernement resserré ?

 

Pour parfaire ce tableau, il reste au gouvernement Macron la lourde tache de tenir compte de toute la diversité du peuple français pour relever tous les défis d’une mondialisation complexe . Tous les augures sont bons : une forte croissance annoncée, le recul ( mineur ) du chômage, un soutien populaire …

 

     En 1981, Valéry Giscard d’Estaing niait farouchement et maladroitement avoir reçu des diamants de son « cher » parent Bokassa : il a perdu l’élection présidentielle . Aujourd’hui, l’Afrique fait un nouveau clin d’œil à Monsieur Guaino qui l’a insultée . Partez en paix, Mr Guaino, l’Afrique éternelle n’a pas de haine pour vous ni pour votre ignorance . Vos enfants pourront toujours vous demander comment les Africains ( berceau de l’Humanité de ses livres d’histoire ) ont fait pour coloniser toute la planète sans « entrer » dans l’histoire . Je n’aimerais pas être à votre place .

 

                            Le 22 juin 2017

 

                            David KOULAYOM-MASSEYO .

 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 22:59
Les trafiquants de diamants en Centrafrique utilisent les réseaux sociaux à leur avantage
Les trafiquants de diamants en Centrafrique utilisent les réseaux sociaux à leur avantage

 

 

 

 

http://www.journaldemontreal.com  AFP  Vendredi, 23 juin 2017 14:15

 

Les trafiquants de diamants centrafricains utilisent les réseaux sociaux pour trouver des acheteurs et échapper aux lois internationales, a dénoncé un rapport de l’ONG Global Witness publié jeudi et parvenu vendredi à l’AFP.

 

«Les réseaux sociaux sont devenus des territoires pour rechercher des nouveaux clients», explique à l’AFP Aliaume Leroy, chargé de campagne à Global Witness.

 

Selon l’ONG, les vendeurs et intermédiaires interpellent des acheteurs potentiels sur les réseaux sociaux Facebook et Whatsapp, avant de se servir de la messagerie privée de ces réseaux sociaux pour négocier une transaction.

 

«Ces diamants [...] auraient été destinés à des acheteurs en Belgique, au Brésil, en France, en Chine, en Israël, au Liban, en Afrique du Sud, en Sierra Leone et au Liberia», précise le rapport de l’ONG, qui s’est entretenue avec sept négociants en diamants - cinq Centrafricains, un Indien et un Libanais.

 

Implication des pays touchés

 

Global Witness, qui a ainsi pu retracer un circuit de vente informelle des diamants centrafricains, appelle les autorités Centrafricaines à «développer des systèmes de traçabilité fiables».

 

Le rapport demande également à la Cour pénale internationale (CPI) d’«apporter son appui aux enquêtes et aux traductions en justice du Tribunal pénal spécial nouvellement établi en RCA, y compris aux enquêtes sur le crime de pillage».

 

«Une part trop importante des bénéfices [du commerce de diamants] atterrit en réalité dans les poches de ceux qui contribuent à attiser le conflit», complète Aliaume Leroy. «Il est essentiel que le commerce des ressources naturelles centrafricaines tienne une place prépondérante dans les efforts destinés à établir la paix».

 

Le pays d’Afrique centrale, qui a basculé en 2013 dans la violence avec le renversement de François Bozizé par les rebelles à majorité musulmane de la Séléka, suscitant une contre-offensive de milices chrétiennes, les anti-Balaka, a été suspendu peu après du régime international de certification dit «de Kimberley».

 

Celui-ci, entré en vigueur en 2003 après la controverse autour des «diamants du sang», ces pierres précieuses ayant servi à financer des conflits en Afrique dans les années 2000, fixe les conditions d’exportation des diamants pour ses 75 États membres.

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 22:52
Lu pour vous : La justice saisit de nouveaux biens du clan Bongo

 

 

 

 

https://www.challenges.fr  Le 20.06.2017 à 07h15

 

EXCLUSIF : Les juges ont saisi des villas à Nice et un hôtel particulier à Paris, dans le cadre de la vaste enquête sur les biens mal acquis par les potentats africains, dont ceux du défunt président gabonais.

 

Alors que s'est ouvert hier à Paris le procès pour blanchiment de Téodorin Obiang, fils du président de la Guinée équatoriale, l'instruction sur le clan Bongo touche à sa fin. A la demande du juge Roger Le Loire, les enquêteurs de l'Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), viennent de saisir six villas acquises par le défunt président gabonais dans les années 1970 et 1980, sur les hauteurs de Nice, dans le quartier de Cimiez Cap de Croix. Elles sont estimées à environ huit millions d'euros. Il y a quelques semaines, c'est l'hôtel particulier de la rue Edmond Valentin, dans le 7ème arrondissement de Paris, valorisé également à ce prix, qui faisait l'objet de la même procédure.

 

Des saisies s'élevant à plus de 50 millions d'euros

 

Au printemps 2016, la justice française avait déjà saisi une première propriété à Nice, la Villa Saint-Ange, achetée en 1999, un hôtel particulier rue Dosnes (16ème arrondissement), acquis en 1997, et un autre hôtel plus côté, rue de la Baume (8ème arrondissement), acheté par Omar Bongo en 2007, deux ans avant sa mort. Au total, la valeur des avoirs confisqués serait comprise entre 50 et 60 millions d'euros. Reste à savoir ce que deviendra l'argent une fois que la justice se sera prononcée et que les biens auront été éventuellement vendus.

 

Dans ce volet de l’affaire des biens mal acquis africains, aucun membre du clan Bongo n’a pu être poursuivi directement. Seuls les dirigeants d’Atelier 74, une société française chargée de l’achat et de la décoration des biens immobiliers, ont été mis en examen pour complicité de blanchiment. Pour compliquer la donne, Ali Bongo, le fils d’Omar, protégé par son immunité d’actuel président du Gabon, s’est porté partie civile et le magot du patriarche fait l’objet de multiples bisbilles familiales entre les 52 héritiers ! Ali avait, un temps, assuré qu’il était prêt à vendre une partie des biens pour les "redonner" au peuple gabonais. La France pourrait "négocier" et le forcer à créer une fondation chargée de gérer les fonds, sous surveillance internationale, comme cela s’est déjà fait dans des affaires similaires en Suisse.

 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 22:44
Centrafrique: «A Bangui, personne ne donne du crédit à cet accord de paix» Thierry Vircoulon sur RFI
Centrafrique: «A Bangui, personne ne donne du crédit à cet accord de paix» Thierry Vircoulon sur RFI

 

 

Invité Afrique soir

 

 

http://www.rfi.fr/emission/20170623-centrafrique-bangui-personne-donne-credit-accord-paix

 

 Pierre Pinto

 

Centrafrique: «A Bangui, personne ne donne du crédit à cet accord de paix»

 

Y a-t-il trop de médiations internationales sur la Centrafrique ? Celle menée depuis quelques mois par l'organisation catholique Sant'Egidio a abouti lundi à Rome à la signature d'un accord entre groupes armés. Mais d'autres sont toujours en cours, notamment l'initiative de paix de l'Union africaine. Plusieurs accords de paix et cessez-le-feu ont déjà été signés depuis 2013, mais aucun n'a été suivi d'effet. Cet accord de Rome est-il différent des précédents ? Comment rendre les médiations plus efficaces ? L'Ifri, l'Institut français des relations internationales, vient de publier une note à ce sujet. On en parle avec Thierry Vircoulon, chercheur à l'Ifri et spécialiste de la Centrafrique.

 

« Je crois que les faits parlent d’eux-mêmes. Il y a eu, au moment où l’accord a été signé, de violents combats à Bria, donc l’accord n’a aucune existence sur le terrain. Pour le moment c’est mal parti, il y a une continuation des violences en Centrafrique cette semaine et par conséquent, ici à Bangui, il n’y a personne qui donne du crédit à cet accord. Les combats continuent et certains groupes se rejettent la responsabilité et puis surtout ce n’est pas le premier accord que l’on signe en Centrafrique depuis le début de cette crise... »

 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 22:19
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Plusieurs cas de fraude enregistrés lors du baccalauréat session 2017

 

Par Judicael Yongo le 23 juin 2017

 

BANGUI, 23 Juin 2017(RJDH) —Plusieurs candidats au baccalauréat édition 2017 surpris en train de frauder pendant les épreuves à Bangui et à l’intérieur du pays. Un constat du RJDH après avoir effectué un tour dans les centres d’examens à Bangui et Bimbo où l’arrestation de certains fraudeurs par la police est enregistrée.

 

Les candidats au baccalauréat, malgré le système de code barre, trouvent moyens d’accéder à un à bon résultat aux épreuves de Bac en fraudant. A Bangui et Bimbo et dans bien d’autres localités, ces cas de fraude ont été enregistrés dans un contexte de lutte contre la fraude au sein de l’Education nationale en dépit de la présence des forces de l’ordre et des surveillants mobilisés pour la sécurisation dudit examen.

 

Il est 7h, les candidats se bousculent pour affronter les sujets de la direction des examens et concours, les téléphones et autres moyens technologiques interdits dans la salle d’examen, mais certains candidats contournent ces mesures en usant des fuites (sujets corrigés) a constaté le RJDH.

 

Nous sommes au lycée de Bimbo où un calme est constaté, certains candidats trouvent drastiques les mesures de contrôle, mais les responsables du centre déplorent ces cas de fraude. Par contre au lycée Marie Jeanne Caron dans le premier arrondissement de Bangui, les candidats sont en mouvement constant. Les responsables n’ont pas enregistré des cas graves mais reconnaissent avoir déjoué les tentatives de fraudes.

 

Au lycée Bimbo, centre n°12, la police a arrêté quatre fraudeurs « le troisième jour du Bac, nous avons mis la main sur quatre candidats en flagrant délit de fraude au sujet des mathématiques dont les sujets ont été traités déjà. Immédiatement, ils sont transférés à la gendarmerie de Bimbo pour audition » a confirmé Dr Timothée Mobima, président du centre avant d’indiquer que des mesures ont été renforcées pour empêcher de nouveau cas de fraude.

 

Le cas est aussi similaire au lycée Miskine de Bangui où un candidat a été arrêté pour cas de tricherie.

 

Certains candidats pointent du doigt le réseau de fraude dont fait partie certains professeurs « Oui les examens se sont bien déroulés mais comme vous le savez, certains surveillants aussi poussent les candidats à la tricherie et c’est vraiment regrettable » a dit un candidat sous couvert de l’anonymat.

 

Joint au téléphone sur les accusations des candidats, la Direction des Examens et Concours n’est pas joignable par rapport à notre sollicitation. Toutefois, elle a annoncé au lancement des épreuves, « des mesures pour le bon déroulement du Bac session juin 2017 ». Cette année, plus de 17.000 candidats ont été en lice pour le Bac. Les quatre préfectures sous tension vont composer dès que la situation sécuritaire s’améliore », a indiqué le ministère de l’Education nationale.

 

Les épreuves de baccalauréat session de juin 2017 interviennent dans un contexte de baisse de niveau d’éducation que les autorités s’engagent à lutter.

 

 

Centrafrique : L’état des routes complique l’intervention du HRC à Bria, selon le chargé de protection de l’organisation

 

Par Nina Verdiane Niabode le 23 juin 2017

 

BRIA, 23 juin 2017 (RJDH)—Après les violences de Bria à l’est du pays les humanitaires en particulier le HCR se plaint de l’état de dégradation des routes qui ne favorise pas l’action humanitaire. Propos avancé par Amah Tekpah Kemeth lors d’une interview accordée au RJDH.

 

RJDH : Madame Amah Tekpah Kemeth, bonjour !

 

Amah Tekpa Kemeth : bonjour chère journaliste

 

RJDH : vous êtes associée de protection au HCR travaillant au bureau du HCR à Bria, parlez nous de votre assistance aux personnes déplacées.

 

ATK : Les déplacés avaient besoin de beaucoup de choses depuis le début de la crise. Mais on n’avait pas pu répondre à leurs besoins et maintenant que le système a déclenché nous avons lancé cette action qui consiste à leur distribuer des kits de cuisine, d’hygiène et de protection.

 

RJDH : Pouvons-nous savoir le chiffre global des articles que vous avez distribué ?

 

ATK : Parler du chiffre global, nous amène à faire un calcul des kits reçus par ménage vue que l’urgence ne nous permet pas de faire une distribution par individu. Ici à Bria, nous comptons présentement 7423 ménages donc nous avons au total distribué 7423 bâches, 7423 seaux, 7423 kits de cuisine, 29692 morceaux de savon, 14846 nattes, 7423 jerricanes, et 22269 moustiquaires. Ce qui fait dire que chaque ménage a reçu un paquet minimum constitué de 1 bâche, 1 seau, 4 morceaux de savons, 2 nattes, 1 jerricane, 1 kit de cuisine et 3 moustiquaires.

 

RJDH : quelles sont les autres actions que vous envisagez mener dans le cadre de votre assistance humanitaire ?

 

ATK : Le HCR est aussi en charge de l’aménagement des sites qui accueillent les personnes déplacées. A Bria ici le plus grand site est le site du PK3 qui compte plus de 30000 personnes. Croyez-moi que le site octroyé auparavant par les autorités locales n’est plus suffisant vue l’augmentation des personnes déplacées à ce jour. Donc le HCR est entrain de morceler le site du Pk3 avec l’appui de la Minusca grâce à ses tracteurs qui ont pu déblayer le site, afin que les déplacés puissent avoir une parcelle pour chaque ménage. Nous sommes aussi entrain d’organiser le site à travers la mise en place des comités car tout ce monde ne peut rester sans organisation. Voilà entre autre quelques actions que nous avons menées en dehors de la distribution.

 

RJDH : madame l’associée, pouvez-vous nous dire quelles sont les difficultés auxquelles vous vous êtes confrontées ?

 

ATK : Les difficultés majeures que nous avons sont premièrement liées aux voies de communication. Vous conviendrez avec moi que la qualité des routes sont mauvaises dans les arrière-pays, ce qui a fait que nos camions ont passé presque trois semaines pour arriver à Bria et les personnes déplacées ont du attendre pour être assistées. Ce retard a eu aussi une conséquence négative sur le plan financier. Une autre difficulté se réside au niveau de l’élaboration des listes car certaines personnes ont été omises et pour cela nous sommes entrain de mettre un comité pour gérer ces cas de plaintes y relatives.

RJDH : madame Amah, je vous remercie !

ATK : merci infiniment à vous, madame.

Propos recueillis par Nina Verdiane Niabodé

 

 

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Centrafrique-Presse.com
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 22:04

 

 

 

 

L'interminable traversée du désert avec des épisodes tragiques préoccupe toutes les bonnes intentions au point de pousser la communauté catholique Sant'Egidio dans l'arène de la médiation. Après de multiples manœuvres en coulisse, cette dernière a réussi à réunir les acteurs de la crise centrafricaine à Rome en Italie pour une énième discussion en vue d'un accord de pacification de notre chère patrie. Sur la quarantaine de personnalités composant la délégation centrafricaine, 80% soit treize groupes armés ( en dehors du groupe de Sidiki ) se sont taillé la part du lion.

 

Pensez-vous que les intérêts des centrafricains étaient au rendez-vous ? Et pourquoi le groupe de Sidiki n'a pas effectué le déplacement alors qu'il était convié ? Peut-on avoir une idée sur les critères de sélection des personnalités qui ont effectué le déplacement de Rome ? A propos, peut-on être sous sanctions du conseil de sécurité de l'ONU et voyager librement même dans l'espace Schengen sans être inquiété ? Ces différents interlocuteurs sont-ils crédibles et représentatifs des groupes armés ? Suite aux âpres échanges, un accord "muet" obtenu à l'arraché a été paraphé le 19 juin 2017.

 

Il faut noter que cet accord n'a pas de calendrier, ni de chronogramme, aucune donnée chiffrée sur le coût et encore moins sans la mise en place d'un organe de suivi. Il en ressort de ce fameux accord de Rome un cessez-le-feu immédiat, l'adhésion des groupes armés au programme DDRR, la transformation des groupes armés en partis politiques assortie de condition d'implantation sur l'ensemble du territoire national, la participation des seigneurs de guerre à la vie politique, la libération des territoires occupés ainsi que la levée des barrières illégales, enfin la libre circulation des personnes et des biens...presque un marchandage ou un fond de commerce au prix du sang des centrafricains.

 

Il faut noter que cette énième accord s'inscrit dans la logique des précédents accords de Libreville, Brazzaville et le forum de Bangui. Différemment apprécié, les observateurs de la vie politique ont une appréciation mitigée. Dubitatif, le citoyen lambda veut croire mais hésite, il émet des réserves car beaucoup d'interrogations méritent de clarifications pour dissiper les doutes, le flou, les non-dits...bref les incompréhensions qui gravitent autour de cet accord : quel est l'apport ou la particularité de l'accord de Rome par rapport aux précédents accords ?

 

Qu'est-ce qui nous garantit que celui-ci sera l'ultime ou le dernier ? Compte tenu de la versatilité, le double langage et le volt-face des groupes armés, ne vont-ils pas dénoncer cet accord ultérieurement ? Cet accord est-il la clé de voûte pour débloquer le processus de pacification du pays ? Qui du gouvernement et des groupes armés est sorti gagnant de cet accord ? Ces multiples groupes armés réussiront-ils à harmoniser et rendre cohérents leurs différents objectifs en vue d'une synergie en faveur de la paix ? Parallèlement, pourquoi le représentant de l'ONU n'a pas paraphé l'accord de Rome ? Le signer ne donnerait-il pas de crédit supplémentaire au document ? Alors pourquoi a t-il effectué le déplacement de Rome si ce n'est seulement pour observer ? S'agissant de la participation des groupes armés à la vie politique, comment se fera le partage du pouvoir ?

 

Qu' adviendrait la chaîne de commandement militaire des groupes armés bardée de grades et galons fantaisistes ? Ne tenteront-ils pas de réclamer un jour la primature ? Face aux différentes tueries barbares causées sur de paisibles citoyens, qu'en est-il de leurs droits civiques ? Les chefs de guerre veulent devenir des leaders de parti politique, où est la morale ?

 

Cela n'est-il pas un manque de respect envers le peuple centrafricain ? Remplissent-ils les conditions requises par la loi pour devenir brusquement des leaders politiques ? N'avez-vous pas remarqué que l'accord de Rome n'a pas réservé une rubrique aux victimes ? Cela n'est pas évidemment un oubli mais confirme un des non-dits relatif à une éventuelle loi d'amnistie. L'union africaine, absente de tout processus et initiatrice de l'idée d'amnistie dans la crise centrafricaine était présente à Rome.

 

Cette réapparition de l'union africaine ne vous inquiète t-elle pas ? Et si la loi d'amnistie venait à être voté, la budgétivore Cour pénale spéciale servirait à quoi ? Que fait-on du principe de "l'impunité zéro"prôné par le President de la République ? La reprise des hostilités à Bria au lendemain de l'accord nous démontre que beaucoup reste à faire et nous craignons le bis repetita et surtout le retour à la case départ. Il est important de remarquer que ce sont les mêmes chefs de guerre qui ont signé les précédents accords qui ont paraphé celui de Rome.

 

Il semble se répéter et met à nu la sincérité des seigneurs de guerre. L'absence de l'Etat ou du moins la perte d'une bonne partie de sa souveraineté confirme que l'Etat s'est effondré. Impuissant, ce gouvernement est loin de restaurer l'espoir et encore moins la paix. Le constat est hélas amer, la situation du pays est plus chaotique qu'à l'arrivée des nouvelles autorités. La stérilité, la sécheresse idéologique et stratégique des nouvelles autorités sont notoires. On ne recherche pas la paix sans en connaître la définition et les concepts connexes. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 23 juin 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

 

RCA : ACCORD DE PAIX DE ROME, PROLONGATION OU FIN DE LA TRAVERSÉE DU DÉSERT ? par Bernard Selemby Doudou
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