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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 19:55
COMMUNIQUES DE PRESSE DE LA MINUSCA

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

LA MINUSCA DENONCE LA POURSUITE DES AFFRONTEMENTS ENTRE LA COALITION DU FPRC ET L’UPC

 

 

 

Bangui, 20 février 2017 – La MINUSCA déplore que malgré les nombreux appels à une cessation immédiate des hostilités lancées par les autorités gouvernementales de la République centrafricaine et par la communauté internationale - CEEAC, Union africaine, OIF, Union européenne et Nations unies -, la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) ont poursuivi leurs affrontements violents dans la Ouaka, notamment à Ndassima, occasionnant la détresse et la peur parmi les populations civiles.

 

La MINUSCA met à nouveau en garde les belligérants contre toute tentative de porter la guerre à Bambari. La MINUSCA rappelle qu’elle n’hésitera pas à prendre toutes les mesures à sa disposition pour éviter une escalade de la violence qui mettrait en péril la vie des populations.

 

La MINUSCA rappelle par ailleurs sa détermination à œuvrer aux côtés des autorités légitimes centrafricaines pour faire de Bambari une ville sans groupes armés et à protéger toutes les populations qui y vivent en toute impartialité.

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

LA MINUSCA CONTINUE D’ASSURER SA MISSION DE PROTECTION DES POPULATIONS A BAMBARI

 

 

 

Bangui, 20 février 2017 – Dans le cadre de la mise en œuvre de sa décision de faire de Bambari une ville sans groupes armés, la MINUSCA tient à rassurer toutes les communautés qu’elle continuera à mener sa mission de protection des populations civiles avec impartialité et en étroite collaboration avec les autorités gouvernementales.

 

La MINUSCA invite toutes les communautés de Bambari à ne pas céder à la panique. Elle tient à les assurer que toutes les mesures seront prises pour faciliter l’assistance multiforme qui leur sera apportée tant sur le plan sécuritaire qu’humanitaire.

 

La MINUSCA met de nouveau en garde contre toute tentative de s’attaquer à quelque communauté que ce soit. En étroite collaboration avec les autorités gouvernementales, la MINUSCA contribuera aux efforts visant à faire toute la lumière sur les violations et les abus des droits de l’homme qui auraient été commis depuis le début de ces hostilités, afin que leurs auteurs en répondent devant les tribunaux nationaux et internationaux.

 

La MINUSCA avertit qu’elle n’hésitera pas à utiliser tous les moyens à sa disposition pour combattre tout acte visant à troubler l’ordre publique et à nuire à la cohésion sociale.

 

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 17:42
La Mission de l’ONU en Centrafrique peine à contenir l’avancée de groupes armés vers Bambari
La Mission de l’ONU en Centrafrique peine à contenir l’avancée de groupes armés vers Bambari

 

 

 

http://www.opex360.com  Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 15-02-2017

 

Depuis maintenant trois mois, dans la région de Bambari, des combats, parfois violents, opposent l’Unité du peuple centrafricain (UPC) du « général » Ali Darass au Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), dirigé par le chef de guerre Noureddine Adam, ainsi qu’au Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) d’Al Katim.

 

Ces trois formations sont issues de la coalition de la Séléka, laquelle, dans le cadre d’un processus de normalisation politique rendu possible grâce à l’opération française Sangaris, fut contrainte d’abandonner le pouvoir qu’elle avait conquis à la faveur du renverserment du président Bozizé, en mars 2013.

 

Pour autant, plusieurs factions de cette ex-coalition rebelle n’ont pas rendu les armes. Et l’objectif du FPRC et du MPC est de chasser de Bambari les hommes du « général » Darass. Ce dernier, à en croire RFI, a établi une administration parallèle dans cette ville stratégique, avec la mise en place de taxes visant les commerçants et la protection, moyennant finance, des éleveurs de bovins.

 

Pour empêcher que Bambari soit à nouveau le théâtre d’affrontements, de pillages et d’exactions, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la République Centrafricaine (MINUSCA) a instauré une « ligne rouge » passant par la localité d’Ippy, à une soixantaine de kilomètres au nord de la ville.

 

Seulement, il en fallait plus pour dissuader le FPRC et le MPC. « La ligne rouge de la Minusca à Bambari, n’est pas le mur de Berlin. Même si s’en était un, oui nous allons la franchir, cette ligne rouge. En réalité, c’est la MINUSCA qui soutient Ali Darassa en lui donnant des munitions, mais nous sommes des Centrafricains et nous allons libérer la ville de Bambari », affirmait, le 10 février, le général Joseph Zoundéko, un de leurs chefs militaires.

 

Le lendemain, les deux groupes armés ont donc défié la MINUSCA, obligeant cette dernière à faire intervenir l’un de ses hélicoptères d’attaque – a priori, un Mi-35 Hind sénégalais – pour arrêter leur progression dans la région d’Ippy.

 

« La MINUSCA n’a pas eu d’autre choix que d’arrêter l’avancée de la menace d’éléments de la coalition FPRC, afin d’éviter une confrontation dans Bambari qui aurait des conséquences dramatiques pour les populations civiles déjà traumatisées », a expliqué mission des Nations unies.

 

Seulement, même si cette intervention de l’hélicoptère de la MINUSCA a été fatale à l’influent général Zoundéko, elle n’a pas découragé les combattants du FPRC et du MPC, ces derniers ayant discrètement continué leur progression vers Bambari, d’après les informations de RFI. Et, le 14 février, ils ont même réaffirmé leur détermination à chasser Ali Darass de Bambari.

 

« Si la MINUSCA n’était pas intervenue, nous aurions déjà conquis Bambari. Notre ennemi n’est pas la MINUSCA mais Ali Darass afin qu’il puisse regagner son pays, le Niger et arrête de manipuler la ville de Bambari », a ainsi martelé Azor Khalit, le sous-chef d’état-major du FPRC.

 

De son côté, le gouvernement centrafricain en est réduit à l’impuissance. Dans un communiqué, il n’a pu que « condamner les affrontements qui opposent » le FPRC et l’UPC, en évoquant des « confrontations violentes injustifiées » et en les appelant à cesser « immédiatement et sans condition » les combats et à adhérer au processus DDRR [désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement, ndlr]. »

 

Quant à la France, elle se dit « inquiète » de l’évolution de la situation dans les secteurs d’Ippy et de Bambari et, condamnant « fermement ces violences », appelle l’ensemble des groupes armés à cesser les hostilités et à rejoindre le processus DDRR conduit par les autorités centrafricaines ».

 

« La France réitère son plein soutien au président Faustin Archange Touadéra et aux autorités centrafricaines en vue du rétablissement de la sécurité et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire », a encore fait valoir le ministère français des Affaires étrangères.

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 17:30
Unis contre un regain de violence en Centrafrique (Radio Vatican)
Unis contre un regain de violence en Centrafrique (Radio Vatican)

 

 

 

http://www.news.va

 

(RV) 2017-02-20 Radio Vatican - L’unité centrafricaine semble encore hors d’atteinte, en témoigne la recrudescence de violences, ces derniers jours, dans le centre et l’Est du pays. C’est le cas autour de la ville de Bambari où deux factions de l’ancienne rébellion Seleka s’affrontent, le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et l'Unité du Peuple Centrafricain (UPC). Des combats qui ont forcé 20 000 personnes à fuir la région.

 

La communauté internationale suit la situation à Bambari avec inquiétude. Dimanche 19 février 2017, cinq organisations internationales, dont les Nations unies, l'Union européenne et l'Union africaine ont publié un communiqué commun mettant en garde contre la violence de ces groupes armées. Ces violences menacent l’équilibre encore très fragile du pays.

 

Olivier Bonnel revient sur la situation avec Simplice Doayouane est membre du réseau national des journalistes centrafricains

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 17:29

 

 

La Toute-Puissance de la Conscience

 

Maurice Nguepé

 

Essai 9782334245340 Format : 134x204 192 pages Edilivre

 

Prix du format papier / numérique : 14.50€ / 1.99 €

 

Paru le 13 décembre 2016 C

 

Résumé : Tout commence par un rêve que l’auteur fait à l’âge de 22 ans et qui va désormais changer radicalement sa perception sur la psychanalyse classique. Il voit la maison de son grand-père remplie de onze personnes qui le regardent du balcon du 1er étage. Or cette année-là, il doit obtenir la note de 12/20 pour accéder au second cycle de ses études supérieures. Mais malheureusement, il n’obtient que la note de 11,99. Comment dès lors interpréter un rêve prémonitoire si beau au résultat si exact ? L’auteur doute qu’un inconscient ait pu le produire. Il pense alors que le but du rêve est essentiellement de produire un résultat, et son regard se dirige vers un architecte plus doué, vers une conscience autonome, toute-puissante et consciente d’elle-même.

 

Pour mettre en œuvre les différentes séquences des rêves et produire ce résultat, celle-ci se sert de tous les éléments qui nous entourent dans l’espace tridimensionnel. Mais quelle est la nature de cette conscience et comment opère-t- elle ses choix ? Comment le démontrer scientifiquement ? Nous allons tenter de répondre à ces questions, et à bien d’autres encore, à travers plusieurs parties telles que la psychologie tridimensionnelle, les rêves, l’intuition, l’acte manqué et les lapsus.

 

Argumentaire : Voici un tour d’horizon très complet sur la psychologie tridimensionnelle, ancrée dans l’histoire grâce à de solides sources romaines, africaines et philosophiques. À la fin de l’ouvrage se trouve en outre une annexe didactique qui permet de résumer les différents concepts et postulats.

 

Edilivre

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 17:14
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Ali Darass annonce aux notables son départ exigé par la Minusca

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 20 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 20 Février 2017(RJDH) –Le leader de l’UPC Ali Darass a annoncé hier dimanche aux notables de Bambari son intention de quitter la ville sous pression de la Minusca. Cette annonce selon Soulemane Daouda, porte-parole de l’UPC est à l’origine de la marche de ce matin.

 

Ali Darass annonce son intention de quitter au moment où la pression sur lui est de plus en plus forte. La Minusca la semaine dernière a renforcé ses dispositifs militaires d’un côté tandis que la coalition anti-UPC menée par le FPRC maintien sa détermination de marcher sur Bambari afin de déloger Ali Darass et son mouvement.

 

Selon les informations RJDH confirmées par le porte-parole de l’UPC, Ali Darass a annoncé à un groupe de notables lors d’une réunion à la mairie de Bambari son intention de quitter la ville sous pression de la Minusca, « hier Ali Darass a réuni les notables pour leur dire que la Minusca lui a donné l’ultimatum de quitter la ville demain mardi 21 février », a confié Soulemane Daouda qui lie cette annonce à la manifestation pro-Ali Darass de ce matin à Bambari, « c’est contre le retrait voulu de Ali Darass à Bambari que la population a manifesté ce matin pour dire non à la Minusca parce que Ali Darass protège la population », fait savoir le porte-parole.

 

De sources indépendantes, la marche en faveur de Ali Darass a été imposée aux commerçants, « hier soir, les rapprochés de Ali Darass étaient passés devant chaque boutique pour nous interdire d’ouvrir aujourd’hui afin de marcher pour contester son départ de Bambari. Nous sommes obligés car nous savons tous de quoi ce dernier est capable de faire même en présence de la Minusca », a témoigné au RJDH, un de ces commerçants.

 

Vladimir Montéiro, porte-parole de la Minusca, contacté par le RJDH s’est gardé de faire des commentaires. Il a promis réagir prochainement par rapport à l’annonce de Ali Darass. Depuis la mort de Joseph Zoundeko suite à un raid de la Minusca, la pression sur le chef de l’UPC est pressante.

 

 

Centrafrique : Le président Touadéra promulgue des lois créant cinq institutions prévues par la constitution

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 20 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 20 février 2017 (RJDH)—Le président centrafricain Faustin Archange Toaudéra a pris le 15 février dernier des décrets portant création des dernières institutions prévues par la constitution du 30 mars 2016. Ces textes ont été rendus publics à la radio nationale.

 

Les décrets portant création de ces cinq institutions, sont pris à un mois de la date butoir que la constitution impose au chef de l’Etat. Selon l’article 15 de la loi fondamentale, le président de la République est engagé à mettre en place les institutions prévues par la constitution au plus tard une année après sa prise de fonction.

 

Les textes promulgués par Faustin Archange Touadéra sont des lois portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle, de la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance, du Haut Conseil de la Communication, du Conseil Economique et Social et du Conseil National de la Médiation.

 

Ces textes ont été adoptés entre le 29 décembre 2016 et le 16 janvier 2017 par l’Assemblée Nationale, réunie en session ordinaire. La loi sur la Cour Constitutionnelle a été adoptée le 29 décembre 2016. Les textes sur le Conseil Economique et Social et le Conseil National de la Médiation ont été adoptés le 14 janvier 2017 tandis que celles relatives à la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance et au Haut Conseil de la Communication le 16 janvier 2017.

 

L’Assemblée Nationale avait aussi adopté le 29 décembre 2016, la loi sur la Haute Cour de Justice sauf que ce texte n’est pas promulguée par le président de la République. Le décret de cette institution n’est pas pris, selon un ministre conseiller à la présidence, « pare que la Haute Cour de Justice n’est pas une institution permanente. Son texte ne sera promulgué que si le besoin se fait sentir » fait-il savoir. Cet avis est confirmé par un magistrat contacté par le RJDH.

 

La pression relative à la création des institutions prévues par la constitution est de plus en pressante sur le président Touadéra qui est tenu de nommer les membres de ces différents ces organes avant le 30 mars 2017. Il s’agit là d’une véritable course contre la montre pour le chef de l’Etat qui va devoir attendre les propositions venant des corps de métiers concernés et d’autres institutions. Mettre toutes ces institutions en place sans précipitation et contestation, devient aujourd’hui un véritable défi pour le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:52
Et si on arrêtait de récompenser les chefs des groupes armés en Centrafrique ? (Enough Project)

 

 

POINT DE VUE

 

Et si on arrêtait de récompenser les chefs des groupes armés en Centrafrique ?

 

Pour Nathalia Dukhan, de l’ONG Enough Project, les récompenses accordées aux responsables de violence, comme l’impunité rampante, alimentent un cercle vicieux d’instabilité.

 

Par Nathalia Dukhan  LE MONDE Le 20.02.2017 à 09h58

 

« Nous avons évité des massacres de masse, permis un processus de réconciliation intercommunautaire, la reconstitution de l’Etat centrafricain (…) », déclarait le ministre français de la défense, Jean-Yves le Drian en annonçant le succès et la fin de l’opération militaire française, Sangaris, en République Centrafricaine. C’était en octobre dernier et avec ce retrait, l’opération a emporté avec elle l’attention internationale, replongeant la Centrafrique dans l’abime de l’oubli.

 

Pourtant, depuis fin septembre, les civils vivent au rythme des massacres qui ont principalement lieu dans les régions du nord-ouest, du centre et de l’est du pays, des zones prises en otage par les groupes armés. Le bilan des affrontements de ces derniers mois est lourd. Au moins 287 civils ont été tués selon l’ONU, mais ce chiffre est largement sous-évalué puisque les groupes armés dissimulent le bilan de leurs exactions. Dans la capitale, Bangui, des regains de violence éclatent de manière sporadique et font toujours craindre le scenario de l’embrasement. En 2017, plus de 14 groupes armés contrôlent le territoire national. Dans les zones occupées, bourreaux et victimes cohabitent et des taxes sont prélevées, obligeant les civils à participer à la perpétuation des violences dans lesquelles elles sont les victimes principales.

 

Dans son récent rapport, le Secrétaire Général de l’ONU annonce, sans équivoque, que « les tensions ont été exacerbées en raison d’une absence de progrès tangible sur la résolution des causes profondes du conflit et par la position des leaders des groupes armés qui cherchent à renforcer leur pouvoir de négociation ».

 

L’instrumentalisation des violences sectaires

 

En 2014, au plus fort de la crise centrafricaine, le conflit avait pris l’allure d’une guerre civile entre communautés musulmanes et chrétiennes, ces dernières considérant les musulmans comme complices, actifs ou passifs, des exactions commises par les Seleka en 2013. La dimension sectaire du conflit se poursuit toujours et révèle que les leaders des groupes armés l’instrumentalisent pour servir leurs intérêts.

 

Pour justifier leur existence et obtenir le soutien populaire nécessaire, les chefs de guerre alimentent et coordonnent des actes de violence qui encouragent les membres des groupes ethniques ou religieux qui leurs sont les plus proche contre les autres groupes. L’instauration d’un climat de terreur crée, parmi les civils, le sentiment d’un besoin de protection qui amène les jeunes à rejoindre la lutte armée, et y rester aussi longtemps que l’insécurité persiste.

 

La menace permanente de coup d’Etat permet à ces leaders de renforcer leur pouvoir de négociation. Plus leur pouvoir de déstabilisation est grand, plus ils pourront accéder aux tables des négociations et obtenir des postes politiques stratégiques, des intégrations militaires et un maintien de la partition de facto. En réalité, ces leaders n’ont aucune intention de désarmer ou de perdre leurs sources d’enrichissement.

 

La dangereuse légitimation des groupes armés

 

Le président Touadera, avec le soutien de la communauté internationale, a fait le choix du dialogue avec les leaders des groupes armés en renonçant à une ‘chasse aux sorcières’ et en négociant un désarmement volontaire, validant ainsi la stratégie des éléments perturbateurs. Certains chefs de guerre, sous sanction de l’ONU, ont quant à eux déjà été récompensés. C’est le cas d’un chef anti-balaka notoire, Alfred Yékatom, surnommé ‘Rambhot’, qui a été élu député à l’Assemblée Nationale en faisant usage de menaces et d’intimidations. Fin 2016 pourtant, Yékatom avait toujours un important degré d’influence sur certaines milices.

 

Dès lors, il existe une croyance générale qu’être commandant d’un mouvement politico-militaire permet d’accéder à des fonctions officielles, voir même de prendre le pouvoir. Cet état de fait est renforcé par l’impunité rampante. Un récent rapport d’enquête de l’ONU indiquait qu’il existe des doutes sur « l’impartialité du système judiciaire et sur la volonté d’enquêter effectivement les crimes graves », une situation qui profite aux instigateurs de violence.

 

En outre, parmi les leaders de la Séléka, cette volonté persistante d’accéder au pouvoir s’est transformée en un véritable plaidoyer en faveur d’une sécession du pays. Le principal partisan est le groupe dirigé par le chef rebelle Nourredine Adam et par Michel Djotodia, ancien président et chef de la coalition Séléka. En octobre dernier, un document interne au groupe justifiait leur agenda en dénonçant une impossible cohabitation et incompatibilité entre population chrétienne du sud-ouest et les musulmans de la région du nord-est. Une logique qui emprunte la stratégie du « diviser pour mieux régner » mais sans autre fondement.

 

Vers une quête d’amnistie générale

 

Deux figures emblématiques continuent de jouer un rôle important dans les instabilités politico-militaires. Il s’agit de François Bozizé - président de 2003 à 2013, renversé en mars 2013 par Michel Djotodia, qui tentent ensemble de tirer leur épingle du jeu en sponsorisant l’action des factions armées.

 

Depuis 2015, les clans de ces deux hommes, frappés par des sanctions internationales, ont tenté à plusieurs reprises d’obtenir l’amnistie générale. En décembre dernier, invités dans le cadre de la médiation angolaise souhaitée par le président centrafricain, Nourredine Adam et plusieurs autres commandants de la Séléka se sont rendus à Luanda. Le rapport de la réunion, resté secret jusqu’ici, fait ressortir deux revendications majeures : « l’amnistie pour les crimes de guerre comme solution politique et juridique de la résolution des différends » et « un statut des anciens chefs d’Etat pour (leur permettre), sans exclusion, de bénéficier d’un statut et d’un rang protocolaire et cérémonial leur permettant de vivre dans leur pays », ce qui laisse entrevoir les mains invisibles des deux anciens présidents.

 

En l’absence de réponses politiques aux causes profondes du conflit, la menace d’un état de guerre permanente est réelle. Le climat d’impunité rampante, la légitimation de facto de l’action des leaders des groupes armés et les récompenses accordées aux responsables de violence alimentent un cercle vicieux d’instabilité. Tirer les leçons des trois années d’interventions internationales et française, en reconnaissant les échecs de l’approche actuelle, permettrait de sortir les Centrafricains de l’abime dans laquelle ils sont plongés.

 

Nathalia Dukhan, chercheuse et analyste pour l’ONG américaine Enough Project sur la République centrafricaine.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/02/20/et-si-on-arretait-de-recompenser-les-chefs-des-groupes-armes-en-centrafrique_5082264_3212.html#8qltjg2MymCpdF7w.99

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:25
Violences en Centrafrique: mise en garde de l'ONU, l'UE et l'UA
Violences en Centrafrique: mise en garde de l'ONU, l'UE et l'UA
Violences en Centrafrique: mise en garde de l'ONU, l'UE et l'UA

 

Violences en Centrafrique: mise en garde de l'ONU, l'UE et l'UA

 

Agence Belga, publié le 19 février 2017 à 23h37

 


(Belga) Cinq organisations internationales, dont les Nations unies, l'Union européenne (UE) et l'Union africaine (UA), ont uni leurs voix dimanche contre le regain de violence en Centrafrique en lançant une mise en garde contre les groupes armés.

 

"Les cinq organisations partenaires exigent des belligérants qu'ils cessent immédiatement les hostilités. Elles rappellent que toute attaque contre la population civile, le personnel des Nations unies et des organisations humanitaires est passible de poursuites judiciaires", écrivent-elles dans ce communiqué également signé par la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Elles saluent "l'action robuste" de la Mission des Nations unies (Minusca) "pour protéger les civils", dans ce communiqué daté de Libreville, Addis Abéba, Paris, Bruxelles et New York.

 

Un hélicoptère de la Minusca est "intervenu" le 11 février pour stopper des hommes armés d'une faction de l'ex-rébellion séléka qui avançaient vers la ville de Bambari (centre). Un chef milicien, considéré comme l'un des chefs influents du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), a été tué lors de cette opération, selon un de ses proches. "Les cinq organisations partenaires condamnent les dernières violences perpétrées par le FPRC et ses alliés, ainsi que par le Mouvement pour l'Unité et la Paix en Centrafrique (UPC), qui ont causé de lourdes pertes parmi les populations civiles et des déplacements importants", souligne leur communiqué.

 

Des rebelles de l'UPC ont exécuté en décembre 25 personnes, selon un communiqué de Human Rights Watch (HRW) jeudi. Les cinq organisations saluent les "efforts du Président Faustin-Archange Touadéra visant à promouvoir durablement la réconciliation" ainsi que "l'Initiative africaine pour la paix et la réconciliation portée par l'UA, la CEEAC et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et soutenue par l'Angola, le Congo et le Tchad". La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka, majoritairement chrétiens, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. (Belga)

 

 

Centrafrique : L'ONU et ses partenaires condamnent les dernières violences perpétrées par les groupes armés

 

 le 20 Février, 2017 - 09:38

 

La Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), l'Union africaine, l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l'Union européenne (UE) et l'Organisation des Nations unies (ONU) sont profondément préoccupées par la situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA), en particulier dans les préfectures de la Ouaka et de la Hautte-Kotto.

 

Les cinq organisations partenaires condamnent les dernières violences perpétrées par le Front populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et ses alliés, ainsi que par le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC), qui ont causé de lourdes pertes parmi les populations civiles et des déplacements importants, aggravant ainsi une situation humanitaire déjà alarmante. Elles expriment leur profonde appréciation pour l'action robuste que la MINUSCA a prise dans le cadre de son mandat, pour protéger les civils et aider à mettre fin aux violences dans les zones menacées par les belligérants, et l’encouragent à persévérer dans ses efforts.

 

Les cinq organisations partenaires exigent des belligérants qu’ils cessent immédiatement les hostilités. Elles rappellent que toute attaque contre la population civile, le personnel des Nations unies et des organisations humanitaires est passible de poursuites judiciaires, conformément à la législation centrafricaine et au droit international. Elles saluent les mesures prises en vue du fonctionnement effectif de la Cour pénale spéciale.

 

Les cinq organisations partenaires rappellent que seul le dialogue, dans le respect scrupuleux de l’ordre constitutionnel et démocratique, permettra de trouver des réponses appropriées et durables aux préoccupations légitimes des différents acteurs centrafricains concernés. A cet égard, elles réitèrent l’importance que revêt l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation portée par l'UA, la CEEAC et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et soutenue par l'Angola, le Congo et le Tchad. Elles expriment leur engagement à travailler ensemble à l’aboutissement de cette Initiative, en appui aux efforts du Président Faustin-Archange Touadéra visant à promouvoir durablement la réconciliation et une gouvernance inclusive dans le prolongement des conclusions du Forum de Bangui. Elles soulignent que les groupes armés qui se livreraient à de nouvelles violences courent le risque de s’exclure, d’eux-mêmes, de l’Initiative africaine et s’exposent à des sanctions internationales additionnelles.

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:21

 

 

La Cour Constitutionnelle de Transition a rendu le 1er février 2017 une décision aux termes de laquelle elle déclare non conforme à l’article 68 de la Constitution l’article 6 alinéa 4 dudit règlement qui stipule que » Tout candidat titulaire élu sous la bannière d’un parti politique et qui quitte son parti, est considéré comme démissionnaire après avis de la Cour Constitutionnelle sur saisine du parti politique concerné. Dans ce cas, il doit être remplacé par son suppléant qui est astreint aux mêmes obligations ».

 

La Cour Constitutionnelle de Transition s’appuie sur les dispositions de l’article 68 alinéas 2 et 3 qui énoncent:

 

« Chaque Député est l’élu de la Nation

 

Le mandat du Député ne peut être écourté que par la dissolution de l’Assemblée Nationale, la démission, la radiation ou la déchéance dudit Député. »

 

Si l’argumentaire de la Cour Constitutionnelle de Transition paraît de prime abord séduisant, sa motivation ne résiste pas à une analyse approfondie.

 

En effet, il ne s’agit pas de dispositions nouvelles dans l’ordonnancement juridique national.

 

La Constitution du 27 décembre 2004 disposait déjà en son article 50 alinéa 2:

 

« Le mandat du député ne peut être écourté que par dissolution de l’Assemblée Nationale ou par la démission, la radiation ou la déchéance dudit député ».

 

Le Règlement Intérieur de la quatrième Législature avait aussi stipulé en son article 11 alinéa 4: « Tout candidat titulaire élu député, sous la bannière d’un parti politique et qui quitte son parti est considéré comme démissionnaire. Dans ce cas, il doit être remplacé par son suppléant qui est astreint aux mêmes obligations ».

 

Ce Règlement Intérieur a été reconnu conforme à la Constitution du 27 décembre 2004 par la Cour Constitutionnelle le 14 février 2006.

 

Il est aisé de relever à quelques nuances près, l’identité de ces textes et rien ne justifie le revirement spectaculaire opéré par la Cour Constitutionnelle de Transition.

 

La décision de cette Cour n’obéit pas aux valeurs morales qui sont le socle du Droit et ouvre la voie au « vagabondage » au sein de l’Assemblée Nationale.

 

Elle consacre l’instabilité au sein de l’Institution Parlementaire et favorise des pratiques contraires à l’éthique républicaine et à la bonne gouvernance.

 

Mieux, elle viole les engagements internationaux auxquels la RCA a librement souscrit.

 

Le Préambule de la Constitution du 30 mars 2016 « réaffirme son attachement… à la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance du 30 juin 2007″.

 

Il est mentionné à l’article 27 de cette Charte que : « aux fins de promouvoir la gouvernance politique, économique et sociale, les Etats parties s’engagent à :

 

l. Renforcer les capacités des parlements et des partis politiques légalement reconnus pour leur permettre d’assumer leurs fonctions principales ».

 

Or, en instituant un système qui favorise la transhumance au Parlement en s’abritant derrière une interprétation littérale erronée de la Loi Fondamentale, la Cour Constitutionnelle de Transition a sous-estimé le désordre institutionnel dont elle a pourtant mission d’épargner le pays.

 

Les partis politiques soussignés

 

Ne se reconnaissent pas dans cette décision injustifiée

 

Prennent à témoin le peuple centrafricain et la communauté internationale sur les conséquences d’une telle décision.

 

Useront de toutes les voies légales pour faire reconnaître leurs droits légitimes.

 

Bangui.ie 15 février 2017

Déclaration des partis politiques sur la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition relative au Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale
Déclaration des partis politiques sur la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition relative au Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale
Déclaration des partis politiques sur la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition relative au Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale
Déclaration des partis politiques sur la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition relative au Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale
Déclaration des partis politiques sur la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition relative au Règlement intérieur de l'Assemblée Nationale
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 10:53
DECLARATION CONJOINTE SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DECLARATION CONJOINTE SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DECLARATION CONJOINTE SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DECLARATION CONJOINTE SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
DECLARATION CONJOINTE SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

 

DECLARATION CONJOINTE SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE DE LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L'AFRIQUE CENTRALE, L'UNION AFRICAINE, L'ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE, L'UNION EUROPEENNE ET L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES

 

 

Libreville, Addis Abéba, Paris, Bruxelles et New York, le 19 février 2017: La Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), l'Union africaine, l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l'Union européenne (UE) et l'Organisation des Nations unies (ONU) sont profondément préoccupées par la situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA), en particulier dans les préfectures de la Ouaka et de la Haute-Kotto.

 

Les cinq organisations partenaires condamnent les dernières violences perpétrées par le Front populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et ses alliés, ainsi que par le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC), qui ont causé de lourdes pertes parmi les populations civiles et des déplacements importants, aggravant ainsi une situation humanitaire déjà alarmante. Elles expriment leur profonde appréciation pour l'action robuste que la MINUSCA a prise dans le cadre de son mandat, pour protéger les civils et aider à mettre fin aux violences dans les zones menacées par les belligérants, et l’encouragent à persévérer dans ses efforts.

 

Les cinq organisations partenaires exigent des belligérants qu’ils cessent immédiatement les hostilités. Elles rappellent que toute attaque contre la population civile, le personnel des Nations unies et des organisations humanitaires est passible de poursuites judiciaires, conformément à la législation centrafricaine et au droit international. Elles saluent les mesures prises en vue du fonctionnement effectif de la Cour pénale spéciale.

 

Les cinq organisations partenaires rappellent que seul le dialogue, dans le respect scrupuleux de l’ordre constitutionnel et démocratique, permettra de trouver des réponses appropriées et durables aux préoccupations légitimes des différents acteurs centrafricains concernés. A cet égard, elles réitèrent l’importance que revêt l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation portée par l'UA, la CEEAC et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et soutenue par l'Angola, le Congo et le Tchad. Elles expriment leur engagement à travailler ensemble à l’aboutissement de cette Initiative, en appui aux efforts du Président Faustin-Archange Touadéra visant à promouvoir durablement la réconciliation et une gouvernance inclusive dans le prolongement des conclusions du Forum de Bangui. Elles soulignent que les groupes armés qui se livreraient à de nouvelles violences courent le risque de s’exclure, d’eux-mêmes, de l’Initiative africaine et s’exposent à des sanctions internationales additionnelles.

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 22:49
Liste des candidats présélectionnés pour la fonction de Procureur Adjoint de la Cour Pénale spéciale
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