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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 17:42
COUP D’ETAT MILITAIRE EN GUINÉE, QUELLES LEÇONS EN TIRER ?
COUP D’ETAT MILITAIRE EN GUINÉE, QUELLES LEÇONS EN TIRER ?

 

Lu pour vous

 

Par L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, 07/09/2021 Serigne Saliou Guèye

 

POINT DE MIRE SENEPLUS – Condé n’était plus capable de diriger la Guinée. Sous son magistère, la démocratie guinéenne a fait d’énormes pas en arrière. La Cedeao n’a jamais pipé mot sur ses exactions sanguinaires

Dimanche dernier, 5 septembre, une unité d’élite de l’Armée a pris d’assaut le palais présidentiel où résidait le président Alpha Condé, 83 ans, président depuis 2010. Il s’agit des Forces spéciales dirigées par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya. Cette arrestation du potentat guinéen venait de mettre fin au règne autocratique du Pr Alpha Condé dont l’avènement à la tête de la Guinée, en 2010, avait été fortement contesté.

La présidence d’Alpha Condé était entachée d’une tare congénitale car son élection le 7 novembre 2010 (soit 4 mois après le 1er tour !) avec ses 52,5 % des voix s’était faite sur fond de fraudes et manœuvres concoctées par la France et une partie de la communauté internationale. Au premier tour, en effet, le 27 juin 2010, Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG, avait obtenu 44 % des voix.

A l’issue de ce premier tour, nul ne donnait très cher des chances d’Alpha Condé. Avec 18 % des suffrages, il était très largement distancé par l’ancien Premier ministre du président Lansana Conté (44 %). Quatre longs mois se sont écoulés entre les deux tours (du 27 juin au 7 novembre) ponctués de violences interethniques avant que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ne proclamé une victoire miraculeuse d’Alpha Condé, déclaré élu avec 52,5 % des voix ! Bien entendu, ce genre de miracle n’existe qu’en Afrique…

Lors de l’élection présidentielle de 2015, il est réélu avec 57,9 % des voix au premier tour devançant son challenger principal Cellou Dalein Diallo qui a eu, lui, 31,4 % des suffrages exprimés. Des élections entachées de fraudes à grande échelle. N’ayant pas droit à un troisième mandat, Condé modifie la Constitution à la suite d’un référendum organisé le 1er mars 2020 et couplé avec les législatives dans le but de rendre possible une nouvelle candidature de sa part. Après quoi, il se présente le 18 octobre 2020 pour une troisième fois à l’élection présidentielle qu’il remporte au premier tour avec 59,5 % des voix.

Entretemps, depuis sa déclaration de candidature jusqu’à sa « réélection », des dizaines de Guinéens sont morts lors de violentes manifestations contre son coup de force institutionnel. Inutile de dire que, depuis le 18 octobre dernier, Condé était un président illégal, illégitime. Jusqu’à sa déposition dimanche dernier.

Dès que les militaires ont arrêté le président guinéen et l’ont conduit dans un « lieu sûr », le premier réflexe des chefs d’Etat de la Cedeao et de l’Union africaine (UA) a été de condamner un « coup de force » et de menacer le nouveau régime de sanctions. Ce pour le contraindre au rétablissement d’une soi-disant légalité constitutionnelle au nom du respect du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance de l’instance communautaire. Donc au nom de l’article 1, alinéas B et C de ce protocole, qui dit que « toute accession au pouvoir doit se faire à travers des élections libres, honnêtes, et transparentes », le putsch des hommes du lieutenant-colonel Doumbouya a été déclaré anticonstitutionnel et contraire aux normes et principes qui régissent la démocratie dans tous les 15 pays de la Cedeao.

Toutefois si l’on se réfère à l’article 19, alinéas 1&2 du même Protocole, qui déclare que « l’armée est républicaine et au service de la Nation, sa mission est de défendre l’indépendance, l’intégrité du territoire de l’Etat et ses institutions démocratiques » l’on peut bien féliciter les putschistes d’avoir été républicains en débarrassant les Guinéens du dictateur Condé ! L’armée au service de la République. C’est quoi être républicain sinon d’aller dans le sens voulu par le peuple, seul dépositaire de la légitimité ? Il était avéré que Condé n’était plus capable de diriger la Guinée. Depuis sa première élection en 2010, Condé n’a pas su respecter ses engagements de sortir la Guinée de la pauvreté et de la misère dans lesquelles elle patauge depuis son indépendance en 1958. La Guinée est l’un des pays les plus riches du monde avec ses potentiels minier et hydrique.

Deuxième pays producteur de bauxite détenant le 1/3 des réserves mondiales de ce minerai, son sous-sol regorge aussi d’or et de diamant. Ses eaux de surface sont évaluées à 226 km³/an et ses eaux souterraines estimées à 13 milliards de m³ environ, auxquelles s’ajoutent des eaux pluviales dont la moyenne annuelle est de 1988 mm. Ce qui vaut à la Guinée son surnom mérité de « château d’eau » de l’Afrique de l’Ouest.

Pourtant, malgré ces grandes richesses, la population guinéenne, qui fait à peine 15 millions d’individus, souffre terriblement d’un manque d’eau pour ses besoins vitaux. Pour se nourrir, la Guinée doit importer chaque année 501 457 901 tonnes de produits alimentaires dont 300 000 tonnes de riz blanc. C’est d’autant plus scandaleux que la superficie cultivable de la Guinée est estimée à 6,2 millions d’hectares, soit 25% du territoire national. Hélas, sur ces 6,2 millions d’hectares, seuls 1.6 million d’hectares sont effectivement exploités chaque année. Avec tout ce potentiel pour faire de la Guinée un eldorado, Condé a passé son temps à monter des projets loufoques et à réprimer toute forme d’opposition.

Sous son magistère, en effet, la démocratie guinéenne a fait d’énormes pas en arrière. Son élection en 2010 et ses réélections en 2015 et 2020 n’ont jamais été des gages de transparence. Les fondamentaux démocratiques ont été sapés et le référendum, les législatives et la présidentielle respectivement de mars et octobre 2020 ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Et à chaque forfaiture, il déployait ses forces de défense et de sécurité pour réprimer dans le sang toute tentative de contestation.

Les leaders de l’opposition sont alors arrêtés ou gardés en résidence surveillée s’ils ne sont pas mâtés. Combien de fois, Cellou Dalein Diallo a-t-il échappé à la mort orchestrée par la soldatesque d’Alpha Condé ? Le président guinéen, depuis le début de son règne, a tué plus de 200 de ses compatriotes lors des manifestations. La Cedeao n’a pourtant jamais pipé mot sur ses exactions sanguinaires. On ne touche pas à la souveraineté populaire et c’est sans doute cela qui a incité Doumbouya et ses forces spéciales à se débarrasser d’un chef d’Etat cacochyme qui ne parvenait plus à gérer l’Etat, un Président mégalomane et susceptible qui ne présidait plus aux vraiment aux destinées de son pays.

La Guinée était au bord du chaos parce qu’il y a une profonde fracture entre ses différentes ethnies et principalement entre les Malinké, ethnie du président Condé, et les Peuls soutenant son ennemi juré, Cellou Dallein Diallo. Malgré les violations fréquentes de la Constitution, les répressions meurtrières lors des manifestations de l’opposition, la Cedeao, l’UA et la Nations unies n’ont jamais condamné les exactions sanguinaires de Condé. Jamais les instances communautaire et continentale n’ont flétri ces coups d’Etat constitutionnels qui aboutissent à des 3emandats sur le continent. Elles attendent toujours que la situation bascule pour condamner des coups de forces militaires.

Pour notre part, nous estimons que chaque fois qu’un chef d’Etat plonge chaque jour davantage son pays dans les abysses de la mal gouvernance, il est du devoir impérieux de l’armée de ce pays-là d’intervenir pour aider à remettre le processus sur les rails. Et assurer de concert avec les acteurs politiques et de la société civile une transition dont la finalité est d’organiser des élections inclusives, transparentes et démocratiques.

Au Niger, quand le président Mamadou Tandja a voulu mettre en œuvre son « Tazarché » (prolongation en langue haoussa) au mépris de la Loi constitutionnelle, de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle, le chef d’escadron Salou Djibo avait pris le pouvoir, assuré la transition et remis le pouvoir aux civils. A l’époque aucun de ses homologues n’avait osé dénoncer les dérives de Tandja. Et lorsque l’armée a pris le pouvoir pour remettre de l’ordre, les chiens de la Cedeao ont aboyé pour condamner un « putsch » qui, en réalité, était une œuvre de salubrité démocratique pour le peuple.

En Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara s’est présenté à un 3e mandat sans que cela émeuve un seul de ses collègues africains. Il a éliminé juridiquement des candidats de l’opposition (Gbagbo, Soro, Blé Goudé) à la dernière présidentielle pour forcer un 3e mandat. Aucun chef d’Etat n’a condamné ces actes anti-démocratiques. La France a même béni ce coup de force constitutionnel de son valet ivoirien.

Récemment, le dictateur tchadien Idriss Déby a été remplacé par son fils qui n’était pourtant pas le dauphin constitutionnel. Motus et bouche cousue du côté de l’UA et des Nations Unies. Le président Emmanuel Macron avait même apporté le soutien de la France audit fils ! C’est pourquoi la condamnation du coup du lieutenant-colonel Doumbouya par le Tchadien Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, fait rire puisque cet homme-lige avait fait profil bas lorsque son compatriote, le fils d’Idriss Deby, Mahamat Deby Itno, a fait main basse sur le pouvoir à la suite de l’assassinat de son père. Aucun chef d’Etat africain n’a parlé de légalité constitutionnelle lorsque Deby fils a pris de force le pouvoir laissé par son père.

Pourtant, les mêmes de l’UA et de la Cedeao s’étaient empressés de condamner les tombeurs d’IBK au Mali. La Cedeao et l’UA des potentats Mais pourquoi les chefs d’Etat de la Cedeao, donneurs de leçons de démocratie, ne s’auto appliquent-ils jamais cette disposition de l’article 1, alinéa 2 du Protocole de l’instance communautaire qui stipule que « tout changement anticonstitutionnel est interdit de même que tout mode non démocratique d’accession ou de maintien au pouvoir » ? Or, combien sont-ils ces chefs d’Etat de la Cedeao qui se sont maintenus au pouvoir en tripatouillant la Constitution ? Aujourd’hui, beaucoup de ces chefs d’Etat qui demandent aux forces spéciales guinéennes de rétablir la légalité constitutionnelle sont très mal placés pour le faire puisqu’ils ont modifié la Constitution de leur pays pour se maintenir au pouvoir.

Les instances continentales n’ont jamais le courage de dénoncer voire de condamner les dérives anticonstitutionnelles des chefs d’Etat aux fins de se maintenir illégalement au pouvoir. Ils attendent que des militaires patriotes se lèvent pour débloquer des situations compromises pour les condamner et les menacer de leurs foudres. Entre les putschs salvateurs et les tripatouillages constitutionnels ouvrant des boulevards vers des 3e mandats, franchement il n’y a pas d’hésitation à faire : il faut choisir la première option. Les véritables putschistes, ce sont les Ouattara, Condé, Biya, Obiang Nguema, Kagamé, Issayas Afewerki, Faure Gnassingbé, et tous ces chefs d’Etat qui ont fini de s’éterniser au pouvoir.

Patrice Talon et Macky Sall utilisent des détours politiques ou des subterfuges judiciaires pour éliminer leurs challengers et essayer eux aussi d’obtenir un 3e mandat alors que les constitutions de leurs pays respectifs le leur interdisent. Aujourd’hui, le Protocole additionnel de la Cedeao souffre d’une tare originelle. Quand, le 21 décembre 2001, le Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance était signé à Dakar, on y notait la présence des chefs d’Etat, archétypes de la mal-gouvernance et de l’autocratie. Gnassingbé Eyadema, signataire du Protocole, avait déjà fait 34 ans de pouvoir, Yaya Jammeh, qui en était alors à sa 7e année de pouvoir en ajoutera 15 autres, Mathieu Kérékou du Benin avait bouclé en 2001 23 ans de pouvoir avant d’en rajouter 5.

Lansana Conté de la Guinée représenté par son Premier ministre, Lamine Sidimé, en était à sa 17e année de règne absolu. Il s’était offert par la suite une prolongation de 7 années. Blaise Compaoré consommait alors sa 14e année au pouvoir. L’autre particularité de ces Présidents signataires d’une charte de la démocratie et de la bonne gouvernance, c’est qu’ils étaient tous arrivés au pouvoir par des coups d’Etat. Dès lors, comment ces potentats pouvaient-ils élaborer un Protocole promouvant la démocratie et condamnant l’accession au pouvoir par des putschs ?

Mamadou Tandja et Abdoulaye Wade, arrivés au pouvoir démocratiquement respectivement en 1999 et 2000, voudront eux aussi effectuer un putsch constitutionnel en voulant briguer un 3e mandat. Le président nigérien sera balayé par un coup d’Etat militaire salutaire, son homologue sénégalais sera emporté par le vote furieux des Sénégalais qui n’ont jamais cautionné le forcing de son 3e mandat.

Tous ces exemples pour dire que la Cedeao et l’UA sont des institutions sclérosées victimes du pouvoirisme de leurs dirigeants. Lesquels ont constitué, à travers ces deux organisations, des syndicats d’autocrates qui ne défendent pas les peuples mais leurs intérêts personnels. Aussi, est-il est temps qu’elles arrêtent de défendre les chefs d’États « tazarchistes » et se mettent du côté des peuples épris de justice et de démocratie. Aujourd’hui le divorce est acté entre les peuples et ces organisations qu’il convient de refonder tout en réorientant leurs missions. Il y va de leur crédibilité et de leur pérennité.

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 17:26
Covid-19 : la Bdeac prête 15 milliards F CFA à la Centrafrique

 

Lu pour vous

 

Journal de Brazza 13.09.2021 à 15 h 18 par APA

La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac) veut aider la Centrafrique à renforcer son système sanitaire pour mieux lutter contre le nouveau coronavirus. Depuis le début de la pandémie, la RCA n’a officiellement déploré que 100 décès. Même elle tient tout de même à renforcer ses moyens de riposte. C’est dans ce sens que Félix Moloua, ministre centrafricain de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale et Fortunato Ofa Mbo Nchama, président de la Bdeac, ont procédé ce lundi au siège de la banque à Brazzaville (Congo), à la signature de cet accord de prêt, rapporte un communiqué reçu à APA.

Ce montant « permettra au gouvernement centrafricain de contenir la pandémie, de garantir les conditions de vie de sa population et de renforcer son système sanitaire », détaille le document. Il ajoute que « ce projet vise à améliorer l’accès équitable de la population aux services de santé de qualité et à garantir la sécurité sanitaire en situation d’épidémie et post-épidémie ».

Par ailleurs, sa mise en œuvre « contribuera à appuyer la réhabilitation des infrastructures sanitaires existantes et à construire de nouvelles structures hospitalières afin de couvrir les besoins » dans ce domaine en RCA, un pays en proie aux conflits armés depuis la chute du président François Bozizé.

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 17:21
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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 17:20
Le général Langlade de Montgros à la tête de l'EUTM RCA

 

Le général Langlade de Montgros à la tête de l'EUTM RCA

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/

Le général de brigade français Jacques Langlade de Montgros a pris le commandement de la mission militaire de formation de l'Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA) dont le mandat a été renouvelé jusqu'en septembre 2022.

La décision du Comité politique et de sécurité date du 26 août.

La cérémonie de samedi s’est déroulée au camp M’poko, à Bangui, en présence du Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange Touadéra, et du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Mankeur Ndiaye

Le général Langlade de Montgros replace le général de brigade Paulo Manuel Simões das Neves de Abreu qui occupait ce poste depuis septembre 2020.

Ancien patron de la 11e BP (2019-2021), le général Langlade de Montgros sert à l'inspection de l'armée de terre, depuis le 1er août 2021. 

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 17:16
Le Mali proche d'un accord avec les mercenaires russes du groupe Wagner
Le Mali proche d'un accord avec les mercenaires russes du groupe Wagner
Le Mali proche d'un accord avec les mercenaires russes du groupe Wagner

 

Le Mali proche d'un accord avec les mercenaires russes du groupe Wagner

par John Irish et David Lewis

PARIS 13/09/2021(Reuters) - Les autorités maliennes sont proches de conclure un accord avec la société militaire privée russe Wagner, ce qui permettrait à Moscou d'étendre son influence en Afrique de l'Ouest malgré l'opposition de Paris, ont déclaré à Reuters sept sources diplomatiques et sécuritaires.

La France, qui a annoncé en début d'été une transformation de ses opérations militaires dans le Sahel et une réduction de sa présence au Mali, a lancé une offensive diplomatique pour tenter de dissuader la junte au pouvoir au Bamako de concrétiser ce rapprochement avec la Russie, ont ajouté les sources.

Selon une source européenne qui suit le dossier ouest-africain et une source proche des services de sécurité au Sahel, l'accord pourrait porter sur l'envoi d'un millier de mercenaires russes au Mali. Deux autres sources ont dit penser que leur nombre serait moins élevé, sans fournir d'estimation chiffrée.

Quatre sources interrogées par Reuters ont déclaré que le groupe Wagner serait payé six milliards de francs CFA (environ 9,15 millions d'euros) par mois pour ses services.

L'accord pourrait également garantir à la société russe l'accès à trois gisements miniers, deux d'or et un de magnésium, a ajouté une des sources.

Selon une source sécuritaire travaillant dans la région, les mercenaires russes seraient chargés de former les Forces armées maliennes (FAMA) et d'assurer la protection de certains hauts dirigeants maliens, mission qu'effectue déjà le groupe Wagner en Centrafrique.

Reuters n'a pas été en mesure de confirmer ces informations de manière indépendante et le groupe Wagner n'a pas répondu aux demandes de commentaire.

ENGAGEMENT FRANÇAIS REMIS EN CAUSE ?

Pour tenter de convaincre la junte de ne pas signer cet accord, la France a sollicité l'aide de certains de ses alliés, comme les Etats-Unis, et envoyé des émissaires à Bamako et à Moscou, ont dit les sources diplomatiques.

Le président français Emmanuel Macron a directement abordé la question avec son homologue russe Vladimir Poutine, selon l'une d'elles. Ni l'Elysée, ni le Kremlin n'ont répondu aux sollicitations de Reuters.

Selon les sources diplomatiques, Paris craint que l'arrivée de mercenaires russes au Mali déstabilise davantage la région et compromette la lutte antiterroriste au Sahel au moment où la France cherche à transformer l'opération Barkhane en coalition internationale impliquant davantage ses alliés européens.

Le Quai d'Orsay n'a pas répondu aux sollicitations de Reuters mais une source diplomatique française s'est montrée très critique envers les interventions du groupe Wagner dans d'autres pays, dénonçant pêle-mêle "violations des droits de l'homme", "ingérence dans le fonctionnement de l'Etat", "prédation sur les ressources naturelles" et "détérioration de la situation sécuritaire".

"Une intervention de cet acteur serait donc incompatible avec les efforts des partenaires sahéliens et internationaux du Mali, engagés au sein de la Coalition internationale pour le Sahel en faveur de la sécurité et du développement de la région", a-t-elle prévenu.

UNE "RUMEUR", SELON LA JUNTE

Un porte-parole de la junte au pouvoir à Bamako depuis le coup d'Etat d'août 2020 a dit ne pas être au courant d'un tel projet d'accord avec Wagner.

"Ce sont des rumeurs. Les officiels ne commentent pas les rumeurs", a dit le porte-parole, Baba Cissé.

Le porte-parole du ministère malien de la Défense a déclaré de son côté que "l'opinion publique malienne est favorable à une coopération accrue avec la Russie vu la situation sécuritaire", tout en assurant qu'"aucune décision n'a été prise sur la nature de cette coopération".

Des "instructeurs militaires" du groupe Wagner sont déployés en République centrafricaine, où ils ont été accusés par les Nations unies de violations des droits de l'Homme. Moscou, qui nie tout lien direct avec la société privée, a rejeté ces accusations.

    La présence de mercenaires russes à Bamako remettrait en cause le soutien financier des partenaires internationaux du Mali et la formation de l'armée malienne assurée notamment par l'Union européenne, ont déclaré quatre sources sécuritaires et diplomatiques.

Un redéploiement des soldats français encore présents dans le nord du Mali vers des pays voisins comme le Niger serait également envisageable, ont-elles ajouté.

Alors que les relations se sont tendues avec la France depuis le second coup d'Etat à Bamako l'an dernier, la junte malienne a multiplié les signes de rapprochement avec la Russie, comme la visite du ministre de la Défense Sadio Camara à Moscou le 4 septembre.

Un responsable du ministère malien de la Défense a indiqué que cette visite s'inscrivait "dans le cadre de la coopération et de l'assistance militaire", sans plus de précisions.

Le ministère russe de la Défense a évoqué de son côté un entretien entre le vice-ministre russe, Alexandre Fromine, et Sadio Camara, consacré à des "projets de coopération militaire" et aux "questions de sécurité en Afrique de l'Ouest".

Signe de l'inquiétude de Paris, le "Monsieur Afrique" du Quai d'Orsay, Christophe Bigot, s'est rendu le 8 septembre à Moscou pour un entretien avec Mikhaïl Bogdanov, représentant spécial du président Vladimir Poutine pour le Moyen-Orient et l'Afrique. Le ministère russe des Affaires étrangères a confirmé leur entrevue.

 

(Reportage de John Irish et David Lewis, avec Robin Emmott à Bruxelles, Tangi Salaün et Elizabeth Pineau à Paris, Aaron Ross et Bate Felix à Dakar, Tiemoko Diallo à Bamako, Tatiana Ustinova, Andrew Osborn et Anton Zverev à Moscou, version française Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault)

 

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 17:09
Un ancien chef de milice inculpé de crimes contre l'humanité en RCA
Un ancien chef de milice inculpé de crimes contre l'humanité en RCA
Un ancien chef de milice inculpé de crimes contre l'humanité en RCA

 

Un ancien chef de milice inculpé de crimes contre l'humanité en Centrafrique

LE FIGARO

Un important ancien chef d'une des milices qui s'affrontaient au plus fort de la guerre civile en Centrafrique a été inculpé vendredi 10 septembre de crimes contre l'humanité par des juges d'une cour spéciale à Bangui, cinq jours après son arrestation, a annoncé ce tribunal.

L'ex-capitaine Eugène Barret Ngaïkosset est un ancien cadre de la garde rapprochée de l'ancien président François Bozizé, renversé en 2013 par une coalition de groupes armés à majorité musulmane, la Séléka. Il a ensuite été un chef important des milices anti-balaka, à majorité chrétienne et animiste, fondées par François Bozizé pour lutter contre la Séléka. Ces deux groupes ont plongé le pays dans une sanglante guerre civile et ont été accusés en 2015 par l'ONU de «crimes de guerre» et «crimes contre l'humanité» durant les années 2014 et 2015, au paroxysme du conflit.

Probable saisie de la CPI

Eugène Barret Ngaïkosset, arrêté le 4 septembre dans la périphérie de Bangui, «a été inculpé de crimes contre l'humanité» vendredi par deux juges d'instruction de la Cour Pénale Spéciale (CPS), a annoncé cette dernière dans un communiqué. Cette juridiction hybride, composée de magistrats centrafricains et internationaux, est chargée de juger les violations graves -depuis 2003- des droits humains dans ce pays d'Afrique centrale en guerre civile depuis 2013.

Le parquet de la CPS devra décider si Ngaïkosset sera placé en détention provisoire en attendant un éventuel procès, précise le communiqué. La Cour pénale internationale (CPI) de la Haye pourrait également se saisir du cas de l'ex-capitaine.

«Le boucher de Paoua»

Eugène Barre Ngaïkosset est surnommé par la presse centrafricaine « le boucher de Paoua » en référence à des massacres commis dans cette ville du nord-ouest par l'armée, de 2005 à 2007, lorsqu'il était un des commandants de la redoutable garde présidentielle de François Bozizé. Selon un rapport de l'ONG Human Rights Watch (HRW) de 2009, «des diplomates» avaient alors demandé à François Bozizé qu'il engage des poursuites contre Ngaïkosset, «commandant d'une unité de la garde présidentielle impliquée dans des atrocités généralisées commises dans le nord-ouest».

L'ex-capitaine avait créé une faction des milices anti-balaka après la chute de M. Bozizé en 2013. Et un rapport de l'ONU, qui a gelé ses avoirs à l'étranger et émis un avis d'interdiction de voyager, l'a accusé en 2015 de «s'être livré ou avoir apporté un appui à des actes (...) contraires au droit international des droits de l'Homme».

La guerre civile a considérablement baissé d'intensité depuis 2018 mais des groupes armés, issus ou non de l'ex-Séléka et des anti-balaka, occupaient encore fin 2020 plus des deux tiers de la Centrafrique. Certains ont lancé en décembre une rébellion contre le pouvoir du président Touadéra. Ce dernier a été finalement réélu le 27 décembre et son armée, grâce à l'appui de centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, a aujourd'hui largement reconquis le territoire.

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 17:06
RCA : La Coordonnatrice humanitaire condamne fermement la mort d’un humanitaire
RCA : La Coordonnatrice humanitaire condamne fermement la mort d’un humanitaire
RCA : La Coordonnatrice humanitaire condamne fermement la mort d’un humanitaire

 

Centrafrique : Mme Denise Brown condamne fermement la mort d’un humanitaire tué par un engin explosif

La Coordonnatrice humanitaire condamne fermement la mort d’un humanitaire tué par un engin explosif en République centrafricaine

 

Bangui, 10 septembre 2021 – La Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Mme Denise Brown, est profondément choquée et consternée par la mort d’un travailleur humanitaire, tué hier lors d’une mission dans le nord-ouest de la République centrafricaine.

L’équipe de l’ONG internationale Conseil Danois pour les Réfugiés menait des activités humanitaires lorsqu’un de ses véhicules a sauté sur un engin explosif dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Un travailleur humanitaire a été tué. Trois autres ont été légèrement blessés, sont traumatisés et ont été évacués à Paoua pour des soins médicaux. « Nous sommes atterrés par la perte tragique de notre collègue humanitaire, je présente mes condoléances les plus sincères à la famille de la victime, à ses amis et aux collègues du Conseil Danois pour les Réfugiés », a déclaré Mme Brown.

Entre janvier et août 2021, 27 incidents impliquant des engins explosifs ont coûté la vie à au moins 14 civils et ont blessé 21 civils et deux casques bleus des Nations Unies dans l’ouest du pays. La présence ou la présence présumée d’engins explosifs empêche les travailleurs humanitaires de venir en aide aux communautés qui ont été sévèrement affectées par le conflit.

« Je condamne fermement l’utilisation d’engins explosifs et j’appelle toutes les parties à prendre des mesures nécessaires pour protéger la population civile et respecter les travailleurs humanitaires », a déclaré la Coordonnatrice humanitaire.

2,8 millions de personnes ont besoin d’assistance et de protection en République centrafricaine. Entre janvier et août 2021, deux travailleurs humanitaires ont été tués et 19 blessés. Au cours de cette période, 314 incidents affectant le personnel ou les biens humanitaires ont été enregistrés. Malgré un environnement opérationnel dangereux, les acteurs humanitaires sont venus en aide à plus de 1,4 million de personnes dans le besoin urgent.

 

Source : OCHA

 

En Centrafrique, la multiplication des engins explosifs mine les humanitaires

 

RFI Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

 

En République centrafricaine, un employé centrafricain de l’ONG internationale Conseil danois pour les réfugiés (DRC) a perdu la vie ce jeudi 9 septembre lorsque que son convoi a sauté sur un engin explosif entre Paoua et Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pende dans l’ouest du pays.

L’image du véhicule renversé partiellement détruit témoigne de la violence de l’explosion. Trois autres membres de l’équipe ont été légèrement blessés selon l’ONG qui exprime dans un communiqué son désarroi et met en pause ses activités pour le weekend tandis que que Denise Brown, la coordonnatrice humanitaire de l’ONU en RCA, se dit « profondément choquée et consternée » par l’évènement.

L’utilisation croissante d’engins explosifs, un mode opératoire récent dans le pays, alarme tous les acteurs de terrain. Cela fait à peine un an que l’usage d’engins explosifs est signalé pour la première fois en Centrafrique. Mais il s’est considérablement accu depuis l’offensive rebelle de la CPC en janvier dernier puis la contre-offensive de forces loyalistes. 

Un nouveau mode opératoire des groupes armés qui, repoussés hors des villes, adoptent des « techniques de guérilla » selon les observateurs. Depuis janvier, l’ONU dénombre au moins 14 civils tués par des mines et 21 autres blessés dont deux casque bleus. En mai, cinq militaires centrafricains ont également perdu la vie dans des circonstances similaires.

Les incidents se concentrent dans l’ouest du pays, la zone où le conflit est actuellement le plus intense où les besoins humanitaires sont les plus urgents et où la présence d’engins explosifs rend encore plus difficile l’accès aux populations. 

Après avoir nettoyé quarante kilomètres de voies dans la zone, la Minsuca vient d’annoncer mercredi la suspension de ses opérations de déminage en raisons d’entraves et de tensions avec les populations. 

Une décision décriée par le parti MLPC de l’opposant Martin Ziguélé qui dans un communiqué exprime sa « déception » et appelle la Minusca à « reconsidérer sa position ». 

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 15:14
Les mines anti-personnelles continuent de tuer dans l'Ouham Pendé
Les mines anti-personnelles continuent de tuer dans l'Ouham Pendé

 

Dans l’après-midi du 09 septembre 2021, un véhicule de l’ONG Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC) venant de Paoua vers Bocaranga a sauté sur une mine au village Bokomboussi dans ma circonscription de Bocaranga 3 dans la Commune Loura.

Le chauffeur du camion a été tué du coup et il y a eu plusieurs blessés graves évacués dans la journée sur l'hôpital de Paoua. Je présente mes condoléances à la famille du chauffeur tué dans cet attentat et compatis au sort des blessés.

Honorable Martin ZIGUELE

Les mines anti-personnelles continuent de tuer dans l'Ouham Pendé
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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 14:52
La MINUSCA interrompt le déminage des explosifs dans l'ouest du pays
La MINUSCA interrompt le déminage des explosifs dans l'ouest du pays

 

Centrafrique : la MINUSCA interrompt le déminage des explosifs dans l'ouest du pays

Par : Vivienne |  French.china.org.cn | Mis à jour le 09-09-2021

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a annoncé mercredi avoir interrompu ses activités de déminage d'engins explosifs dans deux préfectures de l'ouest du pays.

Le major Ibrahim Atikou, porte-parole de la force militaire de la MINUSCA, a précisé que ces activités avaient été arrêtées dans les préfectures de la Nana Mambéré et de l'Ouham Pendé suite aux rumeurs selon lesquelles la mission serait de connivence avec des groupes armés et leur fournirait des mines antipersonnelles.

Il a regretté que de tels explosifs aient tué sept civils et blessé grièvement plusieurs autres depuis le 20 août, amenant la MINUSCA à décider de déminer des axes routiers dans les préfectures concernées, précisant ainsi que quelque 40km avaient déjà été nettoyés.

Le porte-parole a par ailleurs fermement dénoncé les allégations de collusion, de tentatives de manipulation des populations et les entraves physiques commises par d'autres forces de sécurité dans le village de Bondiba contre les missions de vérification de la présence et la neutralisation d'engins explosifs.

Selon le major Atikou, les travaux de déminage reprendront lorsque la tension aura baissé.

L'utilisation de ces mines dans l'ouest du pays a débuté dès le déclenchement en début d'année de l'offensive de l'armée centrafricaine contre les positions des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Source: Agence de presse Xinhua

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 14:48
RCA : La Cour pénale spéciale va organiser les premiers procès d’ici fin 2021
RCA : La Cour pénale spéciale va organiser les premiers procès d’ici fin 2021

Lu pour vous

 

Centrafrique : 6 ans après sa création, la Cour pénale spéciale va organiser les premiers procès d’ici fin 2021

 

(Agence Ecofin) 09 septembre 2021 15:15 - La Cour pénale spéciale pour la Centrafrique a été créée en 2015 pour juger les crimes de guerre et contre l’humanité commis en Centrafrique depuis 2003, mais n’a pu commencer ses travaux qu’en 2018. Ses premiers procès sont particulièrement attendus, au vu de la situation sécuritaire actuelle.

La Centrafrique va-t-elle enfin juger les personnes impliquées dans les crimes de guerre qui ont marqué le pays depuis plusieurs décennies ? A en croire Alain Tolmo, substitut du procureur près la Cour pénale spéciale (CPS) pour la Centrafrique, les premiers procès pourraient démarrer avant la fin de cette année.

Créée aux fins de poursuivre les crimes contre l’humanité, génocides et crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003, année marquée par l’arrivée au pouvoir de l’ancien président François Bozizé, la CPS est composée de juges centrafricains et internationaux. Etablie en 2015 en pleine période de transition, cette institution n’a pu tenir sa première session officielle qu’en 2018.

Dans un contexte politique et sécuritaire tendu, marqué par les affrontements entre les groupes armés qui ont pris le contrôle du pays et les forces gouvernementales appuyées par la Russie, les travaux de cette Cour seront particulièrement scrutés par la population, mais également par la communauté internationale.

Selon M. Tolmo, « il y a douze dossiers qui sont sous instruction préparatoire, donc des dossiers qui sont en enquête préliminaire au niveau de la phase policière de la recherche de la vérité » et « il y a une vingtaine de mandats qui sont lancés pour justement appréhender les auteurs, complices ou commanditaires de crimes contre l’humanité ».

D’après l’ONU, rien qu’entre juillet 2020 et juin 2021, 526 cas de violations et d’abus des droits de l’homme et du droit international humanitaire ont été répertoriés à travers le pays et ont fait au moins 1221 victimes, dont 144 personnes civiles ou hors de combat, qui ont été tuées par les parties au conflit.

« Toutes les parties au conflit continuent de commettre des atrocités, alors que la situation sécuritaire se détériore, en particulier dans les provinces », a déploré en août dernier, le chef de la Mission des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA), Mankeur Ndiaye.

En plus des groupes rebelles coalisés au sein de la CPC (Coalition des patriotes pour le changement), il faut rappeler que la présence de mercenaires russes aux côtés des forces armées centrafricaines (FACA) et leur présumée implication dans des atrocités commises dans le pays ont souvent été dénoncées par l’ONU et d’autres organisations internationales. Un dossier sur lequel la CPS sera également attendue au cours des prochains mois.

« C’est un message que nous sommes en train de lancer aux bourreaux et aux futurs prisonniers qui font l’objet de nos mandats d’arrêt. La Cour est en train de travailler », a averti Alain Tolmo.

Moutiou Adjibi Nourou

 

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