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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:05

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

L’OPÉRATION DES CASQUES BLEUS A BANGASSOU VISE LA STABILITÉ ET LE RETOUR DES DÉPLACÉS

 

 

Bangui, 9 août 2017 – L’opération menée par les soldats de la paix de la MINUSCA à Bangassou (700 km à l’est de Bangui) se fait dans le respect du droit et vise la restauration de la sécurité ainsi que le retour des populations civiles déplacées dans la ville. “Ces forces sont dans la ville afin d’y restaurer l’ordre et la sécurité, de permettre à toute la population de pouvoir retourner en ville et d’y vivre”, a indiqué le porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Côme Ndayiragije.

 

Selon le porte-parole, deux personnes interpellées dans le cadre de l’opération par les soldats de la paix, “viennent d’être remises aux services gouvernementaux compétents en matière d’instruction, après leur transfert hier (mardi) à Bangui”. La ville de Bangassou a été touchée par des violences ayant causé plusieurs victimes, y compris des casques bleus tués par des présumés anti-Balaka, ainsi que des milliers de déplacés.

 

Le porte-parole a ajouté que “la Force poursuit bon nombre d’opérations locales ou régionales”, notamment des escortes de convois à vocation humanitaire ainsi que des patrouilles, dans le cadre de la protection des civils. “A Bangassou comme partout en Centrafrique, la population fait l’objet de toute l’attention et de la protection de la Force”, a renchéri le Lt-Col.Ndayiragije.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police, le Lieutenant Salifou Konseiga, a fait part de la collaboration continue avec les forces de sécurité intérieure centrafricaines, notamment sur le recrutement de 500 policiers et gendarmes.“L’atelier de finalisation et de validation des outils pédagogiques pour la formation initiale de 500 élèves policiers et gendarmes se poursuit à Bangui. Au terme de cet atelier, lesdits outils seront officiellement remis aux autorités de tutelle”, a-t-il précisé. Le Lt. Konseiga a ajouté que le processus de recrutement est au stade des enquêtes de moralité, “étape obligatoire et importante pour avoir des résultats de qualité et des agents dignes de confiance”.

 

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a dénoncé les accusations portées contre la mission onusienne, selon lesquelles ses casques bleus auraient été complices d’un des belligérants lors des violences à Gambo, préfecture du Mbomou. “Les casques bleus ne disposent pas de base à Gambo et n’étaient pas présents lors des incidents en question”, a-t-il lancé. Monteiro a réitéré l’impartialité et le professionnalisme des casques bleus dont la mission en Centrafrique est de protéger les populations civiles, appuyer le retour à l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et contribuer au retour à la stabilité dans le pays.

 

M. Monteiro a également mentionné la signature mercredi, par le Gouvernement centrafricain et les Nations Unies, du Plan cadre des Nations Unies pour l’aide au développement 2018-2021(UNDAF+). “Il s’agit d’un document important qui permettra à la MINUSCA et l’équipe-pays d’accompagner le Gouvernement, comme contribution aux priorités nationales exprimées dans le plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) 2017-2021”, a ajouté Monteiro.

 

Le porte-parole a rappelé quelques activités relatives au mandat de la MINUSCA, notamment la destruction, lundi à Bossangoa, d’armes artisanales, munitions et engins explosifs qui avaient été remis volontairement par des ex-combattants, ainsi que la formation de 35 responsables, cette semaine à Bangui, dans le cadre de la mise en place des comités locaux de sécurité.Monteiro a conclu en précisant que “35 femmes et quatre enfants ont été victimes des abus et violations des droits de l’homme documentés par la MINUSCA entre le 3 et le 6 août 2017, dans la capitale et les préfectures”. Ces abus et violations, au nombre de 44, ont fait affecté un total de 81 victimes.​

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

L’OPÉRATION DES CASQUES BLEUS A BANGASSOU VISE LA STABILITÉ ET LE RETOUR DES DÉPLACÉS
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:02
La République centrafricaine replonge dans la violence
La République centrafricaine replonge dans la violence

 

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va

 

 

(Radio Vatican) 09/08/2017 17:03 Lors de l'audience générale de ce mercredi matin, le Pape François a invité les fidèles à prier pour le Nigeria et pour la Centrafrique, pays qu'il avait visité en novembre 2015, pour soutenir un processus de réconciliation qui semblait alors rencontrer des résultats positifs.

 

Mais si la situation s'est effectivement améliorée dans la capitale Bangui, d'autres localités ont connu de graves épisodes de violences ces dernières semaines. «Malheureusement ce matin est parvenue la nouvelle de violences meurtrières en République centrafricaine, contre les communautés chrétiennes», a déclaré le Pape au terme de l'audience générale. Il faisait allusion aux informations encore très partielles et confuses provenant du diocèse de Bangassou. Selon des messages transmis dans la soirée du mardi 8 août par un missionnaire combonien à des vaticanistes, et relayées par le site "Vatican Insider", la mission de Gambo, à 75 kilomètres de Bangassou, aurait été attaquée, et divers hommes et femmes auraient été égorgés. Une cinquantaine de morts seraient à déplorer. L'évêque de Bangassou, Mgr Juan José Aguirre Muñoz, a transmis des messages Whatsapp particulièrement alarmants à ce religieux combonien, frère Miguel, faisant aussi état de menaces imminentes sur une autre localité, à Bema. 

 

Ces exactions seraient le fait des milices Seleka, formées essentiellement de combattants musulmans, et qui s'opposent aux anti-balaka, essentiellement chrétiens et animistes. Mgr Aguirre Muñoz, de nationalité espagnole, tente inlassablement depuis plusieurs mois de désamorcer la tension entre chrétiens et musulmans. Il accueille d'ailleurs dans son propre évêché des familles musulmanes pourchassées par les anti-balaka.

 

Nous n'avons pas réussi pour le moment à joindre directement l'évêque de Bangassou pour confirmer ces informations relatives aux évènements de ces dernières heures.

 

Dans une dépêche publiée ce mercredi en fin de matinée, l'Agence France Presse rappelait les témoignages alarmants de nouvelles tueries, visant parfois des humanitaires, qui se multiplient en Centrafrique où un haut responsable des Nations unies vient d'alerter sur des «signes avant-coureurs de génocide». Au moins soixante personnes sont décédées ces dernières semaines, conséquences de combats entre groupes armés à Ngaoundaye (nord-ouest) et Kaga-Bandoro (centre) début juillet, Batangafo (nord-ouest) fin juillet, et autour d'Alindao (sud) et à Gambo (sud) début août, d'après des témoignages parvenus à l'AFP mardi.

 

À Gambo, lieu de l'attaque la plus récente, des humanitaires de la Croix-Rouge centrafricaine et «plusieurs dizaines de personnes» ont été tuées au centre de santé, selon le directeur de la Croix-Rouge centrafricaine Antoine Mbao Bogo.

 

(CV avec AFP et Vatican Insider)

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Centrafrique-Presse.com
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 22:48
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Des ex-combattants se lèvent contre la FAO

 

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 9 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 09 Août 2017 (RJDH)… Les ex-combattants Anti-Balaka et Séléka sont mécontents depuis lundi de la FAO. Ils exigent de cette institution les kits dans le cadre de réduction des violences communautaires dont la FAO est chargée de la mise en œuvre.

 

Ils étaient 766 ex-combattants, hommes et femmes à suivre, durant trois mois, une formation dans les filières mécanique, agriculture et élevage. Ceci dans le cadre du projet de réduction des violences communautaires financé par la Minusca en collaboration avec la section DDRR, pour la mise en œuvre de son programme pré-DDR.

 

Ce projet se propose d’offrir des alternatives au recours à la violence aux éléments des groupes armés qui acceptent de déposer volontairement les armes et de participer à des activités d’intérêt communautaire ou génératrices de revenu, «  nous avions été identifiés par la Minusca qui a bien accepté de soutenir notre réinsertion à travers le financement de ce projet. Nous avons été formés pendant 3 mois avec l’appui technique de FNEC, ANDE, et JPN dans les domaines de mécanique, agriculture et élevage ». a expliqué Eric Begoto, un des ex-combattants.

 

Les raisons du mécontentement des bénéficiaires s’expliquent par le retard dans la réalisation des activités par la FAO, déplorent-ils, «  il y’a trois mois aujourd’hui après notre formation que nous n’avons pas pu obtenir les produits pour démarrer nos activités. Alors que nos frères qui ont opté pour les autres filières ont déjà reçu leurs kits. Voilà pourquoi nous sommes venus manifester devant le siège de la FAO car nous avons constaté que la FAO est en train de nous rouler dans la farine », a déploré Arsène Legbalamo.

 

Du côté de la FAO, le retard est lié à la difficulté d’avoir les bétails pour livrer aux bénéficiaires. Ce projet est aussi une activité de l’UNOPS qui apporte son appui à la FAO.

 

 

Centrafrique : La Croix Rouge observe trois jours de deuil suite à l’assassinat de ses agents au sud-est

 

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 9 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 09 Aout 2017 (RJDH)—La croix Rouge Centrafricaine observe depuis ce matin, un deuil de trois jours. L’information a été rendue publique dans un communiqué de presse dont le RJDH a eu copie.

 

La croix rouge est en deuil, ce jusqu’au 11 aout prochain. Ce deuil est déclenché quatre jours après que trois volontaires aient été tués à Gambo, une ville du sud-est où un centre de santé a été attaqué le 05 aout dernier par un groupe armé. De sources autorisées, les volontaires de la croix rouge tenaient une réunion dans l’enceinte de l’hôpital dans le but d’organiser les descentes sur le terrain.

 

Le président national de la CRCA, Antoine Mbao Bogo, a dans son communiqué, proteste contre cet acte avant d’annoncer l’observation de trois jours de deuil, « face à cette situation douloureuse, nous demandons aux volontaires de la CRCA d’observer trois jours de deuil en la mémoire de leurs vaillants collègues à compter de ce jour 9, ce jusqu’au 11 aout ».

 

Selon les informations du RJDH, au moins six (6) volontaires de la CRCA ont été tués lors de cette attaque à Gambo.

 

De nombreux habitants de Gambo ont regagné Bangassou, ville la plus proche depuis que les groupes armés ont attaqué ce groupe de volontaire. Le bilan de cette attaque, selon des sources non officielles, fait état d’une cinquantaine de tués et au moins 15 blessés reçus à Bangassou.

 

Cette attaque intervient moins d’un mois après la signature de l’accord de San’t Edigio qui engage les groupes armés à cesser toute violence sur le territoire centrafricain.

 

 

 

Centrafrique : Plus de 1,8 milliards de dollars à mobiliser dans le cadre de coopération entre les Nations-Unies-RCA

 

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 9 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 9 août 2017 (RJDH)—Plus de 1,8 milliards de dollars américain devront être mobilisés pour le financement du cadre de coopération Nations-Unies, République Centrafricaine, dénommé UNDAF+ 2018-2021. La signature de l’accord cadre a eu lieu ce 9 aout à Bangui, entre le ministre du plan et de l’économie Félix Moloua et la représente spéciale adjointe des Nations-Unies Rochdi Najat.

 

UNDAF est une réponse des Nations-Unies au Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix (RCPCA), en termes des contributions techniques, financières et de mise en œuvre. Le plan de Réponse Humanitaire, un autre document du gouvernement avec ses partenaires humanitaires, se présente aussi comme une réponse de la communauté humanitaire au RCPCA. Ce document est signé dans un contexte où le gouvernement attend des bailleurs de fonds la réalisation des annonces de la Table Ronde de Bruxelles pour mettre en œuvre RCPCA.

 

La représente spéciale adjointe des Nations-Unies Rochdi Najat a souligné que le document est signé en faveur de la population. « Il a été élaboré pour améliorer la situation de la population car, il est important d’aller vers le relèvement », a-t-il déclaré.

 

UNDAF+, adapté au contexte et besoins spécifiques de la population comprend trois grands axes stratégiques, notamment la consolidation de la Paix, de la Sécurité et de la cohésion sociale, le bien-être social, l’équité et enfin le relèvement économique durable.

 

Le ministre Centrafricain du plan et de l’économie, Félix Moloua, soutient qu’UNDAF+ « est une réponse aux besoins exprimés par la partie nationale, en ce qui concerne la sécurité, le redéploiement de l’administration et le relèvement économique du pays », après les violences qui l’ont fragilisé.

 

Conçu pour une période de 4 ans, seulement 10% de financement de UNDAF+ est déjà disponible.

 

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 16:06
Inquiétudes au sujet de la prolifération des armes au Cameroun

 

 

 

 

 aoû 09, 2017 à 11:00  APA-Douala (Cameroun)

 

La circulation des armes à grande échelle préoccupe aussi bien les autorités que la population, en l’occurrence les armes de petits calibres dont l’usage est de plus en plus décrié notamment à cause des activités de la secte terroriste nigériane Boko Haram ainsi que des milices armées en Centrafrique.

 

Conséquence, « c’est quasiment toutes les régions du pays qui font face à cette situation », fait observer le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MINATD).

 

Si les grandes métropoles de Douala et de Yaoundé ont souvent été concernées par ce phénomène, les zones frontalières de l’Adamaoua, de l’Est, de l’Extrême-nord et du Nord respectivement limitrophes de la Centrafrique, du Nigeria et du Tchad, font les frais d’une insécurité galopante.

 

« Ces derniers temps, les armes sont tombées entre les mains des bandits et c’est devenu un problème. La plupart des braquages que vous observez aujourd’hui sont perpétrés avec des armes modernes ou de fabrication artisanale », déplore-t-on au MINATD.

 

Il y a une nouvelle loi qui réglemente la gestion des armes et des munitions donnant seul au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation d’autoriser l’achat et la détention de ces armes et munitions.

 

Pourtant, « nous avons constaté que la plupart des populations portent les armes sans avoir l’autorisation de le faire. Même les chefs traditionnels qui utilisent sans autorisation ces armes pour des cérémonies traditionnelles sont passibles de poursuites car, nul n’est censé ignorer la loi et la loi est au dessus de tout le monde », martèle-t-on au MINATD.

 

En attendant, des populations sont de plus en plus exposées à ce phénomène, notamment dans les zones frontalières de l’Adamaoua et de l’Est où des bandes armées centrafricaines sont à l’origine de la forte circulation des armes dans cette partie du Cameroun, sans oublier l’Extrême-nord et le Nord où des agissements de Boko Haram ont provoqué une prolifération des armes.

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 15:53

 

 

 

 

http://lepays.bf  09 août 2017

 

Comment diriger un pays dont une large partie du territoire, soumise à des actes de violence extrême de la part de groupes armés, échappe au contrôle d’un Etat en quête de paix et de sécurité ? Telle est l’ampleur du défi que doit affronter le Président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, élu à la tête de la RCA en mars 2016 sous les acclamations de la Communauté internationale. Les élections libres de l’année dernière semblent un lointain souvenir, tant la situation générale se détériore en Centrafrique. Depuis septembre 2016, une nouvelle vague de violences met à mal les processus de paix et de désarmement que le Président Touadéra, soutenu par les partenaires internationaux, veut faire avancer. De Bria à Bangassou, en passant par Batangafo, les persécutions sur les populations civiles et les combats entre groupes armés Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, et anti-Balaka majoritairement chrétiens, ont atteint un tel degré de violence que le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien, évoque désormais des « signes avant-coureurs de génocide ». Plus de 180 000 hommes, femmes et enfants ont quitté leurs foyers depuis le début de l’année pour grossir les rangs des déplacés (500 000 au total), auxquels s’ajoutent près de 480 000 réfugiés centrafricains qui ont fui vers les pays limitrophes, principalement au Cameroun, au Tchad et en RDC. « Au total, 20% de la population centrafricaine était déplacée ou réfugiée », rappelle Médecins sans frontières.

 

Malgré la grande instabilité qui perdure dans le pays et la situation humanitaire catastrophique, le professeur Touadéra reste ferme sur « notre volonté de rétablir la paix, la sécurité, la réconciliation et la cohésion sociale en RCA à travers le dialogue et une accélération du programme de désarmement ». C’est ce qu’il assure dans cet entretien exclusif, dans lequel il s’est longuement exprimé sur l’accord de Rome signé par les groupes armés en juin dernier sous la médiation de la Communauté de Sant’Egidio et la Feuille de route souscrite à Libreville le 17 juillet sur initiative de l’Union Africaine. Les retards accumulés par le programme de désarmement, dus en partie à la crainte des principaux responsables des groupes armés d’être jugés par la Cour pénale spéciale récemment installée, posent le pouvoir de Bangui face à un dilemme qui provoque des dissensions, même parmi les partenaires centrafricains : faut-il privilégier la justice ou l’impunité ? Sur cet enjeu crucial pour le destin de la RCA, le Président centrafricain n’a pas le moindre doute : « aussi bien la Feuille de route de Libreville que l’Accord de Sant’Egidio font référence aux résolutions du Forum de Bangui de mai 2015. Et ces résolutions sont très claires ! Elles sont le fruit d’une consultation de toutes les couches sociales centrafricaines qui disent non à l’impunité et demandent une réparation sur tout ce qui s’est passé en RCA depuis le 1er janvier 2003 ».

 

De l’Entente de Sant’Egidio signée à Rome le 19 juin à la Feuille de route souscrite à Libreville le 17 juillet, en passant par la réunion qui s’est tenue à Bruxelles le 21 juin à votre invitation, le calendrier diplomatique centrafricain a été récemment très chargé. Quels sont les enjeux de ces trois évènements ? Et en quelle mesure l’Accord de Rome et la Feuille de route sont-ils complémentaires ?

 

Ce calendrier répond à notre volonté de rétablir la paix, la sécurité, la réconciliation et la cohésion sociale en RCA à travers le dialogue et une accélération du programme de désarmement. Les discussions que j’avais entamées avec les groupes armés allaient dans ce sens, et je me félicite que cette démarche, qui s’est inscrite sous l’égide de la Communauté de Sant’Egidio et avec l’appui des Nations-unies, ait été acceptée par treize groupes qui ont signé à Rome un accord que je considère très important, car il couronne les efforts menés au sein du Comité consultatif et de suivi du DDR auquel ont adhéré les groupes armés. N’ayant pas pu participer aux négociations qui se sont tenues dans la capitale italienne, seul un mouvement n’a pas souscris l’Entente de Rome, mais il s’est dit prêt à le faire.


Comme vous le savez, celle de Sant’Egidio est une parmi les nombreuses initiatives qui ont accompagné le dialogue entre toutes les parties prenantes de la crise centrafricaine. Au lendemain de l’accord de Rome, j’ai voulu éviter le risque de poursuivre ce processus en ordre dispersé, en invitant à Bruxelles les acteurs de la médiation et nos partenaires régionaux et internationaux pour adopter une approche conjointe et cohérente. Le résultat est la feuille de route pour la paix et la réconciliation signée à Libreville le mois dernier sur initiative de l’Union africaine et qui reconnaît pleinement les acquis de l’accord de Rome, ainsi que l'initiative de paix des parlementaires centrafricains et les conclusions du forum de Bangui de 2015. Je considère d’ailleurs la Feuille de route de Libreville et l’Entente de Sant’Egidio complémentaires.

 

Comment jugez-vous le rôle de la Communauté de Sant’Egidio dans le contexte actuel ?

 

En amont, les responsables de la Communauté ont eu une série de rencontres avec les différents groupes armés à travers une méthode de travail spécifique à Sant’Egidio, à laquelle ont progressivement adhéré les groupes armés. Un Comité de suivi de cet accord va être mis en place pour en assurer la mise en œuvre.

De quelle manière ce Comité de suivi va-t-il être associé à la Feuille de route de Libreville ? N’y a-t-il pas tout de même confusion entre toutes ces initiatives ?

Je n’aborderai pas la problématique sous cet angle. Des engagements ont été souscris dans le cadre de l’Entente de Sant’Egidio. Je pense par exemple au programme de désarmement dans lequel sont engagés les groupes armés signataires impliqués dans le Comité consultatif et de suivi du DDR qui continue son travail et ce, malgré les tergiversations de certains d’entre eux. Ces engagements sont reconnus dans la Feuille de route de Libreville qui va permettre de poursuivre les actions menées jusqu’ici pour faire avancer le dialogue et le processus de paix.

 

Est-il possible de trouver un équilibre entre la paix et la justice ?

 

Aussi bien la Feuille de route de Libreville que l’Accord de Sant’Egidio font référence aux résolutions du Forum de Bangui de mai 2015. Et ces résolutions sont très claires ! Elles sont le fruit d’une consultation de toutes les couches sociales centrafricaines qui disent non à l’impunité et demandent une réparation sur tout ce qui s’est passé en RCA depuis le 1er janvier 2003. Et c’est sur la base des résolutions du Forum de Bangui que la Cour pénale spéciale instituée en juin 2015 est chargée de juger les crimes commis en RCA.

 

Malgré certaines avancées, les violences se sont intensifiées ces derniers mois, comme à Bangassou où la ville est sous la coupe des anti-balaka qui pourchassent la communauté musulmane. Comment expliquez-vous ce regain de violences ? Y a-t-il, selon vous, un rapport avec la récente installation de la Cour pénale spéciale et la crainte des principaux responsables des groupes armés d’être jugés ?

 

Ce lien est probable, mais il n’explique pas tout. Le retrait des forces spéciales américaines et des soldats ougandais dans l’est du pays qui étaient engagés dans la lutte contre la LRA, a créé un appel d’air. A cela s’ajoutent la prédation des groupes armés et le grand banditisme qui continuent à sévir dans de nombreuses provinces, et notamment à l’ouest. Malheureusement, à partir du moment où les gens ont des armes, les risques de violences contre les populations civiles augmentent. Enfin, on ne peut pas sous-estimer la volonté de certaines personnes de perpétrer ces violences à des fins politiques pour faire croire que rien ne se fait en RCA et ce, malgré les résultats obtenus ces derniers mois dans le processus de dialogue avec les groupes armés.

 

Monsieur le Président, force est de constater qu’une très grande partie du territoire centrafricain échappe encore au contrôle de l’Etat. N’y a-t-il pas urgence à accélérer le programme de désarmement ?

 

Mais c’est ce que nous faisons ! Toute la stratégie du DDR est déjà mise en place et un programme pilote a été lancé pour la réintégration des premiers ex-combattants. Aujourd’hui, les 14 groupes armés ont accepté d’adhérer à ce programme et le désarmement des combattants de ces groupes reste une priorité absolue pour accélérer les processus de paix et de sécurité.

 

Avez-vous une estimation du nombre de combattants qu’il faudrait désarmer ?

 

Je préfère ne pas me prononcer sur ce sujet, car la vérification des estimations fournies par chaque groupe armé de la part du président du Comité consultatif et de suivi du DDR et de son équipe est en cours.

 

Qu’attendez-vous aujourd’hui de l’Union européenne et de ses Etats membres ?

 

Nous saluons les efforts de l’Union européenne qui nous a appuyés dans de nombreux domaines, notamment lors de la Conférence des donateurs à Bruxelles en novembre 2016. Nos partenaires européens continuent à soutenir de façon unanime notre stratégie de redressement. Aujourd’hui, nous leur demandons de tout mettre en œuvre afin que les promesses faites à Bruxelles puissent être maintenues et de nous permettre de disposer des ressources financières nécessaires pour appuyer les programmes prioritaires des trois prochaines années. Il y a urgence dans les réponses concrètes à donner à la population centrafricaine. Les fonds octroyés par la Commission européenne lors de la récente mission à Bangui du Directeur général de la Coopération de l’UE au développement, Stefano Manservisi, vont dans le bon sens. Mais beaucoup reste à faire. Des moyens supplémentaires sont par exemple nécessaires pour la restructuration, la formation et les équipements militaires de nos forces de défense et de sécurité.

 

Lors de la Conférence des donateurs, la Communauté internationale avait promis plus de deux milliards d’euros pour soutenir votre programme de redressement. Quels sont les résultats concrets obtenus sur le terrain ?

 

Nous sommes en train de mettre en place un secrétariat permanent qui va nous aider à mobiliser ces ressources et à travailler sur les projets qui doivent être mis en œuvre. A ce jour, 87% des fonds promis à Bruxelles ont été confirmés, dont 57% sont en phase de décaissement. Nous appelons de nos vœux les donateurs qui se sont engagés il y a huit mois, d’accélérer les procédures d’attribution des fonds. De nombreux projets ont déjà démarré, notamment à Bambari et à Bangui. Bref, des progrès ont été réalisés, mais il faut agir vite, car l’attente de la population centrafricaine est très forte. Je pense en particulier à Bangassou et à Bria où, suite aux violences, les besoins des populations locales nécessitent une réponse humanitaire urgente.

 

Ces dernières années, l’Italie s’est de plus en plus impliquée en Centrafrique. Comment jugez-vous les relations entre les deux pays ?

 

Très bonnes ! Nous observons une implication croissante de la Coopération italienne dans notre pays, notamment à travers des projets humanitaires et de développement dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’économie ou de l’agriculture. Ma visite en Italie en avril 2016 et celle du vice-ministre des Affaires étrangères, Mario Giro, en RCA en octobre de la même année, ont été des moments importants pour les relations entre nos deux pays. Nous souhaitons évidemment que ces relations puissent se renforcer.

 

Les pays de la région ont un rôle important à jouer. Quels sont les résultats de vos dernières rencontres diplomatiques à Malabo et à N’Djamena ?

 

La République centrafricaine est un pays qui œuvre pour la paix et les bonnes relations avec ses pays voisins. Nous avons besoins de tout le monde pour nous aider à retrouver la stabilité en Centrafrique. Des commissions mixtes ont été mises en place avec les pays frontaliers de la RCA pour affronter tout une série de problèmes, parmi lesquels les réfugiés centrafricains et les troubles qui peuvent se vérifier le long de nos frontières qui sont très étendues. Je suis heureux de constater que les relations sont dans l’ensemble très bonnes. Du reste, la RCA fait partie d’une sous-région menacée, qui partage les mêmes défis avec les pays tiers.

 

En novembre, se tiendra à Abidjan le prochain Sommet entre l’UE et l’Afrique, dont un des thèmes principaux sera l’avenir de la jeunesse africaine, en lien avec les flux migratoires irréguliers et leurs causes profondes. Quelles sont vos attentes de ce Sommet ?

 

Aujourd’hui, les jeunes représentent 70% de la population africaine. C’est un défi majeur en termes d’accès à l’emploi et à l’éducation. Nous devons donc apporter des réponses concrètes à notre jeunesse. Dans le cas contraire, les efforts mis en œuvre pour le développement du continent et la stabilité des pays africains, resteront lettre morte. Les drames de milliers de jeunes impliqués dans des conflits ou contraints à risquer leur vie dans le désert et la Méditerranée pour un avenir meilleur, reflètent bien le chemin qui reste à faire. 


Le Sommet UE-Afrique sera une occasion importante pour nos jeunes de présenter leurs visions du futur et pour les leaders européens et africains d’apporter des éléments de réponses. Il en va de l’avenir d’une génération qui aspire au bien-être et à une vie meilleure, dans la paix et la stabilité.

 

De Joshua MASSARENTI (Vita, Italie)

 


http://lepays.bf/faustin-archange-touadera-president-de-rca-centrafricains-disent-non-a-limpunite/#m9AouibGUbGtMZqL.99

Lu pour vous : FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA, président de la RCA : « Les Centrafricains disent non à l’impunité »
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 15:33
DECLARATION DE LA CRPS

 

 

 

DECLARATION RELATIVE AUX ACCORDS POLITIQUES SIGNES PAR LE                      GOUVERNEMENT SUR LA CRISE CENTRAFRICAINE

 

 

         Deux périls majeurs menacent l'existence même de notre pays en tant que Nation et en tant qu' Etat: son implosion et sa partition.

 

Face à ces dangers, il faut clairement identifier les ennemis du peuple centrafricain et ceux qui défendent son unité et son intégrité territoriale.

 

            Les premiers sont les groupes armés qui se livrent aux massacres des populations civiles, aux pillages, aux incendies de villages entiers et à la prédation économique et qui occupent les 2/3 du territoire national. Ils n'offrent aucune perspective politique de sortie de crise.

 

            Les seconds sont les démocrates et les patriotes qui, au delà des clivages politiques, de leurs appartenances religieuses et autres, doivent former un front républicain pour s'opposer par tous les moyens à la désintégration de notre pays. Ils ont besoin du soutien de la Communauté internationale et de la MINUSCA malgré les limites et les faiblesses de cette dernière sans laquelle, on aurait assisté depuis belle lurette à la "somalisation" de la RCA tant prônée par l'un des acteurs de cette crise.

 

            La Convention Républicaine pour le Progrès Social reste convaincue que le retour à la paix dans notre pays est conditionné par 03 déterminants fondamentaux:

 

            1°- Le renforcement du processus de réconciliation nationale dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations et conclusions du Forum de Bangui, en tant que celles-ci sont l'expression de la volonté du peuple centrafricain.

 

            2°- Le rétablissement du rapport de force militaire en faveur d'une nouvelle Armée républicaine, restructurée, pluri-ethnique, équipée, disciplinée et ayant une supériorité tactique et en puissance de feu pour imposer le monopole de la violence légale et légitime et restaurer l'autorité de l'Etat.

 

            3°- La lutte contre l'impunité par la poursuite devant la Cour Pénale Internationale et la Cour Pénale Spéciale des auteurs, co-auteurs et complices des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité tout en prenant en compte la réparation pour les victimes.

 

            Dans cette situation complexe, c'est au Gouvernement qu'incombe la lourde et difficile responsabilité de fixer le cap politique et de définir les objectifs stratégiques pouvant conduire à la sécurisation et à la pacification de notre pays.

 

            Force est de constater malheureusement que c'est dans un total balbutiement que le Gouvernement, représenté par le Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration africaine et des Centrafricains de l'Etranger avait signé à Rome le 19 juin 2017 l'Accord Politique pour la Paix en République Centrafricaine, dit "Entente de Sant' Egidio" et à Libreville le 17 juillet 2017 " La feuille de route pour la paix et la Réconciliation en République Centrafricaine" dite " Initiative africaine".

 

            Ce dernier texte énonce qu' " à la suite des discussions tenues à Bruxelles le 21 juin 2017, le Gouvernement de la République Centrafricaine souhaite exprimer de la manière la plus claire et la plus solennelle sa vision du processus de paix qui doit être reflétée par l'Initiative africaine, devenant ainsi la seule et unique Feuille de route qui conduira vers la paix et la réconciliation nationale en République Centrafricaine".

 

            Il est même précisé que la " feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine...constitue l'initiative africaine et met fin à toute autre initiative" d'une part et d'autre part que "l'Entente de Sant' Egidio marquée par l'Accord Politique pour la Paix en République Centrafricaine est pris en compte et intégré dans le processus de dialogue défini par la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine";

 

            Il est clair que les signataires de ladite initiative ont, sans ambiguïté,  définitivement "enterré"  "l'Entente de Sant 'Egidio"

 

            Or, le Président de la République Faustin Archange TOUADERA a signé le 31 juillet 2017, le décret n° 17.254 portant création et fixant les missions du Comité de suivi de l'Accord Politique dit "Entente de Sant' Egidio".

 

            Le Président de ce Comité de suivi n'est autre que le Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine et des Centrafricains de l'Etranger qui, paradoxalement, avait signé au nom du Gouvernement la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine dite Initiative Africaine, laquelle a prévu un  " panel de facilitation  assuré par le Groupe International de Soutien à la République Centrafricaine (GIS-RCA) constitué de l'UA, de la CEEAC, de la CIRGL, de l'Angola, du Congo, du Gabon et du Tchad. Ce panel agit collégialement sous la direction du Représentant désigné de l'UA".

 

            L'Initiative Africaine a également prévu un Point focal national de coordination: "le point focal, personnalité de haut niveau, est désigné par le Président de la République. Le Point Focal aura pour mission d'assurer la coordination avec le Panel de facilitation et rend compte directement au Président de la République des avancées du dialogue".

 

            La Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) note avec regret que la Gouvernement n'a pas une vision claire et cohérente d'un schéma de sortie de crise et contribue par sa maladresse et son improvisation habituelle  à entretenir une confusion préjudiciable aux efforts consentis pour ramener la paix en République Centrafricaine.

                                              

                                                                                  Fait à Bangui le 08 août 2017

 

                                                                                  Le Président

 

                                                                                  Me Nicolas TIANGAYE

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 15:28
Nouvelles du Palais de la Renaissance
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LE GOUVERNEMENT DOTE LES FACAS DES VEHICULES 4X4

 

Source : Présidence


A mesure que le temps passe, le Gouvernement organise le retour en force des Forces Armées Centrafricaines. Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera a assisté ce matin à la cérémonie de remise de dix véhicules au Ministère de la Défense Nationale. Nous vous publions l'intégralité du discours qu'il a prononcé en cette circonstance.

 

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE PR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT, CHEF SUPRÊME DES ARMÉES A L’OCCASION DE LA REMISE DE DIX VÉHICULES AU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE

 

• Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

• Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

• Mon Général, Inspecteur Général de l’Armée Nationale ;

• Mon Général, Chef d’État-major des Armées ;

• Généraux, Officiers, Sous-Officiers, Hommes du rang ;

• Distingués Invités ;

 

• Mesdames et Messieurs ;

 

Je voudrais tout d’abord exprimer la satisfaction que je ressens au moment de la remise de dix (10) véhicules au Ministère de la Défense Nationale.


Cet évènement m’offre encore une fois l’occasion de traduire dans les faits mon engagement ainsi que celui du gouvernement de rehausser l’effort de défense en faveur des Forces Armées Centrafricaines.

 

Pour la première fois en effet, le Ministère de la Défense Nationale et partant les FACA, sont les heureux bénéficiaires d’une dotation en matériels, notamment de véhicules acquis sur les ressources propres de notre pays.

 

Il s’agit pour le Gouvernement, d’offrir à l’Armée Nationale des moyens de travail appropriés, afin de mener à bien les missions de protection du territoire national et notamment de ses longues frontières, qui constituent par excellence des zones où règne une grande criminalité.

 

Voilà pourquoi, le renforcement des capacités de nos forces, exige plus que jamais un accroissement incessant des ressources allouées à la Défense Nationale et la mise en place d’un budget conséquent, devant permettre l’exécution de la stratégie de sécurité nationale, et constitue comme je l’avais déjà affirmé en d’autres circonstances, la priorité des priorités.

 

- Distingués Invités ; 


- Mesdames et Messieurs ;


La mission de reconstruction de la défense et la sécurité dans un pays qui a souffert d’une longue période d’instabilité politique, constitue une tâche immense et ardue qui exige du temps et de la constance dans la recherche des voies et moyens, susceptibles de redonner à notre Armée sa capacité opérationnelle initiale. 


Et cela constitue aujourd’hui encore, la préoccupation majeure de nos compatriotes, au regard de la recrudescence de la violence qui continue d’endeuiller de nombreuses familles dans l’arrière-pays.
La remise de ces dix véhicules apparaît certes comme une première étape, mais marque notre détermination à apporter tout l’appui nécessaire et indispensable à la remise à niveau de nos Forces Armées. 


En effet, malgré la modicité de nos ressources, le Gouvernement s’évertue avec l’appui de la communauté internationale, notamment de l’EUTM-RCA, à bâtir une Armée véritablement nationale, professionnelle, structurée, moderne et capable de protéger le pays contre les menaces.

 

Point n’est besoin de préciser ici que nous sommes encore loin de disposer des ressources nécessaires et suffisantes pour assurer la couverture des besoins minima de la population. 


J’ose espérer que cette dotation en équipements constituera un véritable stimulant pour nos Forces Armées.

 
Je demande donc aux FACA de faire un meilleur usage de ces matériels, dans l’intérêt bien compris de nos populations tant meurtries par des violences aveugles et injustifiées.

 

Je vous remercie.

 

 

 

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A REÇU LE PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE.

 

Source : Présidence

 


Le Président de la République Son Excellence Pr Faustin Archange Touadera a reçu en audience en début d’après-midi le président de l'Assemblée Nationale, M. Karim Meckassoua. Ensemble les deux premières autorités centrafricaines ont échangé sur le problème de la sécurité et de l'amnistie.

 


Absent du pays depuis deux mois, le président de l’Assemblée Nationale a déclaré avoir fait une tournée Européenne qui l’a emmené à Bruxelles, à Luxembourg où il a pris part à la 43è session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie et en France où il a rencontré le Président de l'Assemblée Nationale française, M. François De Rugy

 


Avec son homologue français ils ont parlé selon Meckassoua de la dégradation de la situation sécuritaire en Centrafrique.

 


Le président de l'Assemblée Nationale a affirmé avoir échangé avec le président de l'Union Africaine, Son Excellence Alpha Condé sur le problème de l’amnistie des responsables des groupes armés. Sur ce volet Karim Meckassoua a déclaré avoir réitéré l'engagement du peuple centrafricain de lutter contre l’impunité. Il a rappelé que les centrafricains ont recommandé lors du Forum de Bangui que les auteurs des crimes de guerre soient punis et traduits en justice.

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 15:13
Romain Esmenjaud (ONU): «Des armes plus sophistiquées» circulent en RCA

 

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Romain Esmenjaud (ONU): «Des armes plus sophistiquées» circulent en RCA

 

Par Christophe Boisbouvier RFI  07/08/2017

 

 

C’est un rapport inquiétant pour l’avenir de la Centrafrique. Un panel d’experts de l’ONU vient de publier une étude très documentée sur les sources d’approvisionnement et la nouvelle stratégie des groupes armés qui mettent ce pays à feu et à sang. On y apprend notamment que beaucoup de munitions proviennent d’une usine de Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville. Romain Esmenjaud est l’un des experts de l’ONU auteurs de ce rapport. En ligne de Bangui, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

 

RFI : Dans votre rapport, vous soulignez que les ex-Seleka se rapprochent, depuis plusieurs mois, de certaines factions anti-Balaka. Pourquoi ce renversement d’alliance ?

 

 

Romain Esmenjaud : Effectivement. Il peut y avoir plusieurs raisons à cela. L’une d’entre elles, c’est de vouloir ne pas apparaître en première ligne dans les affrontements. Pour certains leaders de l’ex-Seleka, il peut être plus pratique, en quelque sorte, de sous-traiter les combats à des entités anti-Balaka.

 

Ce que vous dites aussi, c’est qu’il y a une alliance du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam et d’Abdoulaye Hissène, et des anti-Balaka, contre la communauté peule et l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass ?

 

 

Oui, oui. C’est exact. Et c’est là une forme de coalition ponctuelle entre certains éléments anti-Balaka et les factions de l’ex-Seleka que vous mentionnez. C’est cette volonté d’évincer Ali Darass - et l’UPC, son groupe -, dans la mesure où ils perçoivent ce groupe-là comme un groupe d’étrangers.

 

Et il y a toute une rhétorique contre la communauté peule qui est présentée comme une communauté étrangère et qu’il faudrait évincer de Centrafrique. C’est une rhétorique qui, malheureusement, est de plus en plus forte et qui est malheureusement efficace pour mobiliser des combattants contre des Peuls qui n’ont rien à voir avec l’UPC.

 

Au regard de ce que vous venez de dire, comment explique-t-on le grand massacre de Bangassou, à 500 kilomètres à l’est de Bangui ? C’était le 13 mai 2017. On a déploré 72 morts, notamment dans la communauté musulmane.

 

L'un des éléments, c’est qu’il y a eu un ciblage de la communauté musulmane dans cette ville. Et là, on a une milice locale qui était frustrée par la présence croissante de l’UPC d’Ali Darass depuis que celui-ci est sorti de Bambari en février. Et par ailleurs, il y avait des individus avec des agendas plus larges, des agendas nationaux, peut-être du côté de monsieur Bozizé, l’ancien président, peut-être que du côté d’autres politiciens à Bangui qui ont instrumentalisé aussi ces frustrations locales.

 

Vous parlez de François Bozizé. Or on se souvient de la rencontre surprise entre les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia, à Nairobi en avril 2015. Aujourd’hui, peut-on dire que l’alliance entre des Seleka, comme Noureddine Adam et Abdoulaye Hissène, et des anti-Balaka, comme Maxime Mocome, se fait sur la même base ?

 

Non, je ne crois pas. Effectivement, les contacts qui ont été noués à cette époque-là existent toujours. Il est certain que l’ancien président Bozizé et Maxime Mocome, son neveu, exercent une certaine influence sur certains de ces éléments. Mais il y a une multitude d’acteurs qui peuvent les instrumentaliser. Donc c’est très pratique de revoir la réactivation de ce grand complot « nairobiste », comme on dit. Mais disons que c’est une réalité de la situation actuelle parmi d’autres.

 

Votre rapport s’intéresse aussi aux sources d’approvisionnement en armes. Commençons par les ex-Seleka. Vous dites que le principal point d’entrée des armes se trouve à Tissi, à l’intersection des trois frontières de la Centrafrique, du Tchad et du Soudan...

 

Dans notre rapport, en effet, on identifie quelques points d’entrée. Pour les ex-Seleka, on mentionne plusieurs points le long des frontières tchadienne et soudanaise. Tissi est l’un d’entre eux. On mentionne aussi Am Dafok, du côté soudanais, et du côté tchadien Ngarba. Ça, ce sont les points d’entrée qu’utilise le FPRC d’Abdoulaye Hissène et de Nourredine Adam.

 

Plus à l’ouest, vers Markounda, vers Sido, là ce sont plutôt les routes d’approvisionnement qu’utilise le MPC [Mouvement patriotique pour la Centrafrique] de Mahamat al-Khatim. Ce qui est intéressant de souligner, c’est que les grands leaders du FPRC et du MPC sont eux-mêmes personnellement impliqués dans ces trafics, dans la logistique, en allant chercher eux-mêmes les armes, parfois au-delà de la frontière, au Soudan ou au Tchad. Et ceci malgré l’interdiction de voyager dont certains sont l’objet.

 

Je pense à Nourredine Adam, Haroun Gaye et Abdoulaye Hissène. Ils sont sous sanctions. Étant entendu que, dans notre rapport, il n’y a rien qui laisse entendre que tous ces trafics venant de ces pays soient faits avec la complicité ou la participation active des autorités de ces différents pays, que ce soit le Tchad et le Soudan.

 

Côté anti-Balaka, maintenant : vous écrivez que le temps des vieilles pétoires est terminé et que les combattants de Patrice-Edouard Ngaissona et de Maxime Mocome s’approvisionnent en armes sophistiquées du côté du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshsasa…

 

Effectivement, il y a une certaine évolution du type d’armement des anti-Balaka, mais on ne va pas aller jusqu’à dire que « le temps des pétoires est terminé ». « Les pétoires » restent le type d’armement principal que les groupes anti-Balaka utilisent.

 

Ceci dit effectivement on voit que, de manière ponctuelle, ils ont recours à des armements plus sophistiqués. La collaboration avec le FPRC de Noureddine Adam et d’Abdoulaye Hissène leur a permis de se procurer des armes un peu plus sophistiquées.

 

Vous dites que la provenance de beaucoup de ces armes et munitions, est la ville de Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville. Pourquoi Pointe-Noire ?

 

Ce que mentionne le rapport, c’est qu’à de nombreuses reprises, le groupe d’experts a pu observer la présence de cartouches qui sont fabriquées à Pointe-Noire. Et à ce titre, il y a eu de saisines importantes récemment : l’une en mai à Bangui par les autorités centrafricaines, l’autre en avril à Bangassou par la Minusca.

 

Et à chaque fois, il y avait d’importants stocks de ces cartouches qui donc venaient de la Manufacture de cartouches congolaises [La manufacture d'armes et de cartouches du Congo (MACC)], dont la principale fabrique se trouve à Pointe-Noire, donc en République du Congo. Et ce qui rend difficile la traçabilité de ces cartouches, c’est le fait qu’elles n’ont aucun numéro de lot, aucun numéro de série. Cela complique évidemment notre tâche pour identifier les trajets empruntés par ces cartouches.

 

Ce que vous dites aussi, c’est que ces armes et munitions passent à la fois par le Congo-Kinshasa, via Zongo notamment, mais aussi par le port fluvial d’ Impfondo au Congo-Brazzaville ?

 

Effectivement. Il y a une intensification des trafics dans ces zones, sur le flanc sud de la Centrafrique.

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 13:54
Le Pape appelle à prier pour le Nigeria et la Centrafrique
Le Pape appelle à prier pour le Nigeria et la Centrafrique

 

 

 

Le Pape appelle à prier pour le Nigeria et la Centrafrique

 

(Radio Vatican) 09/08/2017 12:41 Au terme de l’audience générale de ce mercredi 9 août 2017, le Pape s’est exprimé sur l’attaque survenue dimanche dans une église du Nigeria, près de Lagos, dans une région habituellement calme.

 

Au moins 12 personnes ont perdu la vie dans ce qui serait un règlement de compte lié au trafic de drogue. «Je souhaite que cesse toute forme de haine et de violence et que ne se répètent plus de crimes aussi honteux, perpétrés dans des lieux de culte, où les fidèles se réunissent pour prier», a lancé le Pape François, qui a aussi appelé à prier pour la République centrafricaine. Ce pays visité par le Pape en novembre 2015 connait actuellement de nombreuses violences, notamment dans la région de Bangassou, où les affrontements ont fait plus d'une centaine de morts depuis le printemps dernier.

 

 

Le pape dénonce les attaques contre des chrétiens au Nigeria et en Centrafrique

 

09/08/17 (AFP)

 

Le pape François a dénoncé mercredi les récentes attaques contre des communautés chrétiennes au Nigeria et en Centrafrique, appelant à une fin de "la haine" lors de son audience publique devant des fidèles au Vatican.

 

"Je suis resté profondément peiné par la tragédie survenue dimanche dernier au Nigeria à l'intérieur d'une église où ont été tuées des personnes innocentes", a déclaré le pontife argentin, dans un appel à la fin de l'audience.

 

"Et malheureusement ce matin nous avons des nouvelles de violences en Centrafrique contre les communautés chrétiennes", a-t-il ajouté, en appelant les fidèles présents au Vatican à prier pour "les frères et soeurs" des deux pays.

 

"Je souhaite que toute forme de haine et de violence cesse et que ne se répètent pas des crimes aussi honteux, perpétrés dans des lieux de culte où les fidèles se rassemblent pour prier", a poursuivi le pape.

 

Au moins onze personnes ont été tuées dimanche dans une église du sud-est du Nigeria lorsqu'un ou plusieurs hommes armés ont ouvert le feu sur les fidèles.

 

Le drame s'est produit dans l'église catholique St Philippe d'Ozubulu, près d'Onitsha (sud).

 

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a condamné cette attaque, la qualifiant d'"épouvantable crime contre l'humanité" et d'"indicible sacrilège".

 

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, est divisé en deux, entre un Sud majoritairement chrétien et un Nord essentiellement musulman.

 

Les attaques d'églises sont rares dans le sud du pays, contrairement au nord où le groupe jihadiste nigérian Boko Haram a maintes fois ciblé des églises et des mosquées.

 

Des témoignages alarmants de nouvelles tueries, visant parfois des humanitaires, se multiplient aussi en Centrafrique où un haut responsable des Nations unies vient d'alerter sur des "signes avant-coureurs de génocide".

 

Au moins soixante personnes sont décédées ces dernières semaines, conséquences de combats entre groupes armés à Ngaoundaye (nord-ouest) et Kaga-Bandoro (centre) début juillet, Batangafo (nord-ouest) fin juillet, et autour d'Alindao (sud) et à Gambo (sud) début août, d'après des témoignages parvenus à l'AFP mardi.

 

A Gambo, lieu de l'attaque la plus récente, des humanitaires de la Croix-Rouge centrafricaine et "plusieurs dizaines de personnes" ont été tuées au centre de santé, selon le directeur de la Croix-Rouge centrafricaine Antoine Mbao Bogo.

 

 

Centrafrique: au moins trois humanitaires tués (Croix-Rouge locale)

 

09/08/17 (AFP)

 

De violents combats en Centrafrique à Gambo (sud) ont fait au moins trois morts parmi les membres de la Croix-Rouge centrafricaine, a déclaré son président Antoine Mbao Bogo à l'AFP mardi.

 

"Le président local, le trésorier et plusieurs volontaires ont été tués. Je ne peux pas vous dire exactement le nombre. Beaucoup de gens de la Croix-Rouge ont été tués. Ca s'est passé au centre de santé, mes gens ont été tués là-bas", a déclaré à l'AFP le président de la Croix rouge centrafricaine.

 

Les combats auraient eu lieu il y a quelques jours, selon des sources concordantes, dans la ville située à environ soixante-quinze km de Bangassou (470 km à l'est de Bangui)

 

Ces combats auraient opposés, selon les mêmes sources, des milices dites d'auto-défense à des membres du groupe armé Unité du peuple centrafricain (UPC), faction de l'ex-rébellion Séléka.

 

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 13:50
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les vendeurs de bois en colère contre le gouvernement

 

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 8 AOÛT 2017

 

BANGUI, 08 Août 2017 (RJDH)—Les vendeurs de bois sont en colère et ont décidé d’un mouvement de grève de trois jours pour protester contre la saisie de leurs articles par le ministère des Eaux et Forêts. Saisie jugée illégale par ces derniers qui accusent le ministère d’abus de pouvoir.

 

Le bois représente un secteur important du PIB, mais l’exploitation parallèle et informelle constitue un sérieux défi pour le gouvernement qui envisage la réforme du secteur. C’est dans ce contexte que le département en charge des Eaux et Forêts procède à la saisie des articles. Une réforme qui ne fait que des heureux mais aussi des mécontents dont les commerçants du bois.

 

Les manifestants affirment décider de cette grève pour dénoncer les raquettes du ministère des Eaux et Forêts, « vraiment nous sommes victimes des tracasseries liées aux saisies de nos bois par le ministère des Eaux et forêts. Vous êtes sans ignorer qu’aujourd’hui SCAD ne travaille plus ; l’IFB utilise ces bois pour des exportations et ce sont les sciages traditionnels qui nous permettent d’avoir des bois et approvisionner le marché. Mais notre ministère de tutelle nous met dans des conditions difficiles. Il envoie ses agents après nous dans la brousse pour prendre nos produits, nos machines de sciage. Vraiment c’est déplorable » a décrit Yann Bomgbia, secrétaire de l’Association des vendeurs de bois.

 

Cette association regrette que les fonds payés échappent au contrôle de l’Etat «  ce que nous regrettons c’est que lorsque nos produits sont confisqués, on ne fait pas appel pour aller résoudre le problème soit en payant des taxes qui pourront profiter au trésor public,  mais ce sont les agents du ministère qui utilisent cela à leurs profits » a dénoncé Kotti-Komanda, membre de l’association des vendeurs de bois.

 

La grève des vendeurs de bois intervient 2 mois après la manifestation du personnel de Compte d’Affectation Spéciale et du Développement Forestier, CASDF. Cette grève amorcée depuis le 7 aout prendra fin le 9 Aout. Le département n’a pas encore réagi à ces accusations.

 

 

Centrafrique : La Socatel, créancière de plusieurs structures bancaires du pays

 

 

PAR NOURA OUALOT LE 8 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 08 aout 2017(RJDH)—La Socatel doit plusieurs centaines de millions à des sociétés bancaires de la place. Cette information est confirmée par Bruno Grela-M’Poko, Directeur Général de cette société paraétatique, qui est en défaut de payement depuis des années.

 

450 millions de Fcfa, c’est le montant approximatif que la Socatel doit à  quatre banques en Centrafrique. Selon des informations du RJDH confirmées par le Directeur Général Bruno Grela-M’Poko, la Socatel doit à la Banque Populaire Marroco-centrafricaine cent soixante millions de francs (160.000.000). La dette contractée par la société auprès de la CBCA s’élève à cent millions (100.000.000FCFA) dont quarante millions de net et les soixante millions pour des commissions bancaires. Au Caisse Mutuelle de Centrafrique, la Socatel doit cinquante-trois millions (53.000.000FCFA).

 

Les enquêtes du RJDH ont démontré qu’Ecobank a apuré 130 millions de dettes que Socatel a pu contracter auprès d’elle. Lors d’une conférence de presse, le Directeur Général de cette société a reconnu les faits. Il a annoncé être en discussion avec certains créanciers pour étudier les modalités pratiques de remboursement.

 

Le Directeur Général dit avoir un plan de sauvage pour la Socatel malgré les dettes qui pèsent sur la société, « une entreprise vit par rapport à des fonds propres.  Il nous faut de la croissance, il nous faut réfléchir, on va lancer dans peu de temps le réseau virtuel mobile de la Socatel avec la carte Sim Socatel dans Bangui ainsi qu’à l’intérieur du pays », a-t-il déclaré.

 

Le Directeur Général de la Socatel  a fourni ces informations après que le personnel ait exigé, la semaine dernière sa démission et le payement de plusieurs arriérés de salaires. La Socatel a régressé sur le plan économique et organisationnel depuis que des scandales de détournements ont mis en cause plusieurs ministres sous le magistère de François Bozizé.

 

L’Etat centrafricain principal consommateur actuel des produits Socatel, doit à cette société 3 milliards de F cfa.

 

 

Centrafrique : Des convois humanitaires pillés à Batangafo

 

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 8 AOÛT 2017

 

 

BATANGAFO, 8 aout 2017 (RJDH)—Trois véhicules dans un convoi de 8 camions contenant des vivres ont été pillés le 5 aout dernier par des hommes armés à Batangafo vers le nord du pays. L’information est rendu publique par la coordination des affaires humanitaires dans l’aperçu humanitaire du 7 aout 2017.

 

Des organisations humanitaires continuent à être la cible des groupes armés en Centrafrique. Selon les informations de la Coordination humanitaire, le 5 aout 2017, un convoi de 8 camions a été intercepté par des hommes armés au quartier Lakouanga à Batangafo et trois camions ont été pillés.

 

Selon l’évaluation faite par des humanitaires, ce pillage représente 2.554 tonnes de vivres emportés (1 235 tonnes de céréales et 1 219 litres d’huile).

 

La situation sécuritaire est relativement calme à Batangafo après les affrontements entre les groupes armés du 29 juillet au 2 août 2017. « Le bilan fait état de 221 abris incendiés sur les sites, 24 décès dont 14 civils ; 17 blessés dont 3 civils et plusieurs maisons pillées», rapporte OCHA dans l’aperçu humanitaire de la semaine.

 

Pour la coordination humanitaire, les activités dans le domaine de la santé, eau-hygiène-assainissement, protection et CCCM continuent, mais restent toujours réduites à cause des mouvements limités des acteurs humanitaires par crainte des actes de violences.

 

Dans le cadre de la mise à jour du Plan de réponse humanitaire de la zone, les acteurs estiment à environ 24 000 personnes les déplacées réparties dans les différents lieux de refuge.

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