Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 00:33

 

 

 

 

Annie et Jean Didier KABRAL, leurs enfants, la famille SERVICE,

ont la profonde douleur d’annoncer aux Parents, Amis et Connaissances le décès de leur mère, belle-mère, grand-mère, Mme Catherine NDIWILI, épouse SERVICE survenu le mardi 27 juin 2017 à Clermont-Ferrand en France.

 

La mise en bière aura lieu le mercredi 5 juillet 2017, à 14h00 au Funérarium de Saint-Jacques au 29 Boulevard Louis LOUCHER 63000 Clermont-Ferrand.

 

Le rapatriement de la dépouille à Bangui aura lieu le vendredi 7 juillet 2017

 

Une veillée mortuaire sera organisée au retour de Bangui.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 00:30

 

 

 

 

Par Nina Verdiane Niabode le 1 juillet 2017

 

Bangui, 30 juin 2017 (RJDH)—200 ménages retournés et rapatriés dans les 8e et 5e arrondissements de la ville de Bangui vont bénéficier  des maisons d’habitation. Une initiative portée par l’Association grenier d’Afrique sur financement du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés UNHCR visant à mettre en œuvre l’« appui à la réintégration des retournés et des rapatriés spontanés ».

 

Après l’opération Noël à la Maison lancée par le gouvernement centrafricain en décembre dernier, l’heure est à l’évaluation des besoins immobiliers et la tentative d’une réponse. C’est dans ce contexte que deux arrondissements où le retour a été un succès vont servir de pilote d’appui immobilier à Bangui.

 

L’enveloppe alloué pour financer ce projet est de 147 millions selon Jean Benjamin Ngoloté coordonnateur de AGA «  l’initiative est financée à hauteur 147 millions de franc CFA et vise à aider 200 familles retournées dans les 8e et 5e arrondissements plus précisément les quartiers Galabadja, Malimaka et Ngongonon à avoir des abris pour leurs familles après avoir perdu leurs maisons lors de la crise militaro-politique qui a secoué le pays. Et pour le moment, il se trouve à la phase pilote» a-t-il expliqué.

 

Ahmet Nzoyandoko un des bénéficiaires a souligné que «  ce projet va renforcer la cohésion sociale entre les communautés déchirées. Et aussi ils témoignent leurs gratitudes à l’endroit de l’UNHCR qui a bien accepté financer la reconstruction de leurs maisons car depuis qu’ils ont quitté les sites, ils connaissent des difficultés dans la location des maisons » a-t-il salué.

 

L’appui aux retournés de Bangui intervient alors que les violences enregistrées à l’intérieur du pays font plusieurs morts et des maisons incendiées.

 

Centrafrique : 200 ménages bénéficient d’un appui immobilier dans les 8eme et 5eme arrondissements de Bangui
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 00:01

 

 

 

 

1 Juillet 2017

 

 

Pétition des victimes de la crise centrafricaine exigeant l'arrestation immédiate de Bozizé François, Djotodia Michel, Nourédine Adam et Abdoulaye pour crime en Centrafrique

 

 

Nous victimes de la crise centrafricaine de 2003 à 2015 ;

 

- Considérant que la République Centrafricaine a ratifié la Charte des Nations Unies;

 

-  Considérant la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme;

 

-  Considérant les Statuts de Rome relatifs à la création de la Cour Pénale Internationale;

 

- Considérant la Loi portant création de la Cour Pénale Spéciale pour le Centrafrique;

 

- Convaincu du Rapport de l'ONU du 30 mai 2017 sur les exactions commises par l'armée  Tchadienne en Centrafrique;

 

par la présente pétition, nous exigeons à l'Organisation des Nations Unies (ONU), le Tribunal Pénal International (TPI), la Cour Pénale Internationale (CPI), et la Cour Spéciale sur le Centrafrique (CPS) d'arreter immédiatement les quatre personnalités dont les suivent qui constituent un danger pour la paix et la stabilité en République Centrafricaine, il s'agit de :

 

1.François Bozizé, ancien Président de la République Centrafricaine renversé par la coalition séléka en 2013;

 

2. Michel Djotodia le N°1 de la coalition Séléka, Chef d'Etat de la Transition démissionnaire en 2014;

 

3. Nourédine Adam, le N°2 de la séléka actuel président du groupe armé FPRC

 

4. Abdoulaye Hissène, Président du groupe armé CPJP, Chef d'Etat Major du FPRC,

 

                                                                   Fait à Bangui le 01 juillet 2017

                                                                                  

Les Victimes

 

C'est à l'issue d'une conférence de presse qu'anime ce jour samedi 1  juillet 2015 que le porte parole des victimes de la crise centrafricaine Monsieur Destin MAPKO, vient par la voix de ses paires les victimes de la crise centrafricaine pour exiger l'arrestation immédiate de François Bozizé, ancien Président de la République Centrafricaine renversé par la coalition séléka en 2013; Michel Djotodia le N°1 de la coalition séléka; Nourédine Adam, le N°2 de la séléka actuel président du groupe armé FPRC et enfin Abdoulaye Hissène Chef d'Etat-Major du FPRC, pour crime de guerre et crime contre l'humanité en Centrafrique sur la base du rapport de l'ONU du 30 mai 2017 et que ces derniers constituent un danger pour la paix et la stabilité en Centrafrique. Par crainte de voir le nombre des victimes qui a déjà atteint plus de cent mille nous exigeons que ces personnalités citées ci-haute soit immédiatement arrêtés a dit Destin Mapko.

Centrafrique : les victimes exigent l'arrestation immédiate de Bozizé François, Djotodia Michel, Nourédine Adam et Abdoulaye pour crime en Centrafrique
Centrafrique : les victimes exigent l'arrestation immédiate de Bozizé François, Djotodia Michel, Nourédine Adam et Abdoulaye pour crime en Centrafrique
Centrafrique : les victimes exigent l'arrestation immédiate de Bozizé François, Djotodia Michel, Nourédine Adam et Abdoulaye pour crime en Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 23:42
Diplomatie : Jacques Yvon Ndolou nommé ambassadeur du Congo en Centrafrique

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com  Samedi 1 Juillet 2017 - 15:45

 

Par décret 2017-222 du 29 juin 2017, le président de la République a nommé Jacques Yvon Ndolou ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Congo en République centrafricaine.

 

Depuis le 15 mai 2012, il était ambassadeur de la République du Congo en Allemagne. Jacques Yvon Ndolou fut chef d’état-major général des Forces armées congolaises (FAC) de 1999 à 2002. Ce général de division des FAC a été également ministre à la présidence, chargé de la Défense nationale, des anciens combattants et des mutilés de guerre (2005-2009) ainsi que ministre des Sports et de l’éducation physique (2009-2011).

 

Nestor N'Gampoula

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 23:38
Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences
Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences
Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences
Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences

 

 

Centrafrique: manifestation à Bangui contre les violences

 

(AFP)  01/07/2017

 

Plusieurs centaines de Centrafricains, essentiellement originaires des villes de Bria et Bangassou, théâtres ces dernières semaines de violences meurtrières, ont manifesté samedi à Bangui dans le calme pour réclamer "la paix et la justice", a rapporté un correspondant de l'AFP.

 

Portant des banderoles appelant à la "paix", à la "réconciliation" et à la "justice", les manifestants ont défilé dans les rues de la capitale jusqu'aux abords du palais présidentiel où ils ont entonné l'hymme centrafricain.


"Pour toute réconciliation durable, nous voulons qu'il y ait la justice, nous voulons qu'il y ait la paix, nous voulons qu'il y ait la sécurité, nous ne voulons pas la division de notre pays", a expliqué l'un des organisateurs de la marche, Joachim Sioke.

 

"Nous sommes très fâchés, avant on ne connaissait pas la guerre, ou les tueries", a déclaré à l'AFP une manifestante, Bernadine Serengwe, originaire de Bangassou (sud-est) et dont la famille a dû se réfugier en République démocratique du Congo voisine.

 

Des affrontements meurtriers ont opposé en mai des groupes armés aux Casques bleus de la Minusca à Bangassou. A Bria (centre), d'autres affrontements entre groupes armés rivaux ont fait une centaine de morts en juin.

 

La Centrafrique a basculé dans les tueries de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par la rébellion majoritairement musulmane Séléka, entraînant des représailles de groupes anti-balaka se disant défenseurs des chrétiens.

 

Les interventions de la France (2013-2016) et de la Minusca (12.500 hommes) ont ramené le calme dans Bangui mais 50 à 60% du pays reste sous le contrôle de groupes armés.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 23:28
Centrafrique : Psychose à Bambari suite à l’arrestation de 4 combattants de l’UPC
Centrafrique : Psychose à Bambari suite à l’arrestation de 4 combattants de l’UPC

 

 

Centrafrique : Psychose à Bambari suite à l’arrestation de 4 combattants de l’UPC

 

http://www.radiondekeluka.org   samedi 1 juillet 2017 13:49

 

La population de la ville de Bambari, du chef lieu de la Ouaka, est plongée dans une peur généralisée. Des rumeurs font état d'une probable attaque de la gendarmerie de cette ville par des éléments armés de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC). Depuis vendredi, les esprits ne sont pas au beau fixe.


Selon des témoignages recueillis sur place par Radio Ndeke Luka, les éléments de l’UPC d’Ali Darassa, présents dans la ville menacent de libérer cinq des leurs interceptés par les forces de sécurité et maintenus à la brigade de gendarmerie. Ces personnes interpellées se promenaient publiquement avec des armes alors que Bambari a été déclarée ‘‘Ville sans arme’’.


Craignant les représailles, civils et humanitaires sont depuis lors sur le qui vive. Les mouvements des personnes sont  aux limités. Jusque-là, aucun coup de feu n’est entendu à Bambari.


Combats à Zémio, un bilan lourd mais non officiel


Les dégâts humains des affrontements de ces derniers jours entre les éléments de l’Unité pour la Paix en Centrafrique et le groupe d’auto-défense, Antibalaka pourraient être lourds.


Selon Ghislain Dieu-Béni Koléngo, préfet du Haut Mbomou, il est impossible pour l’heure d'avoir un bilan exact du nombre de victimes. Car les corps n'ont pas pu être enlevés.

« Pas de circulation, des corps jonchent encore le sol. La Croix rouge n’est pas en mesure de les ramasser. C’est difficile de donner un bilan qui pourrait être élevé ».


Les autorités locales précisent que les déplacés du site du HCR sont estimés à 1600 personnes et environ 2000 à l'église Catholique. Malgré l’accalmie, des tirs à l'arme légère continuent d’être entendus ce samedi dans la ville.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 23:18

 

 

                  

MEMORANUM RELATIF A LA GENERALISATION DE L’INSECURITE DANS LA REGION N°6

 

 

         Après le court répit qui a suivi les dernières élections générales, l’on a assisté depuis le mois de novembre dernier à des résurgences de violences créant une généralisation de l’insécurité sur tout le territoire national. C’est ainsi qu’en dépit de la présence de la MINUSCA, les préfectures du Nord-Ouest et du Centre ont été et sont les théâtres de violences aveugles dont les premières victimes sont les populations civiles sensées être protégées par cette mission onusienne.

 

   En dépit des recommandations pertinentes du Forum National et des engagements pris par tous les groupes armés, ces derniers continuent à semer la mort et la désolation, certains se sont spécialisés dans la prédation des ressources naturelles de notre pays tandis que d’autres asservissent les populations considérées comme des bêtes de somme.

 

Depuis près de deux mois aujourd’hui, ce climat de violence a atteint dans la région n°6 constituée des préfectures de la BASSE-KOTTO, du MBOMOU et du HAUT-MBOMOU, un niveau insupportable et destructeur. Ce climat de violences innommables et d’insécurité permanente et généralisée se traduit par des meurtres aveugles et ignobles, des viols, des incendies de villages et de maisons conduisant à des déplacements massifs des populations sous le regard indifférent des éléments de la MINUSCA présents à Bangassou, chef-lieu de la préfecture du M’BOMOU, à Mobaye, Chef-lieu de la préfecture de la BASSE-KOTTO et à Zémio, localité abritant le contingent de la MINUSCA dans le HAUT-MBOMOU.

 

Il convient de souligner que les derniers évènements font suite à l’exfiltration, par la MINUSCA, du criminel ALI DARASSA de Bambari pour la région n°6 occupée et mise en coupes réglées par les bandes de ce dernier. .

 

  La MINUSCA sait pourtant que l’épicentre des violences dans notre pays s’est déplacé de Bangui à Bambari après l’installation des éléments de la SELEKA dans cette ville en 2014 par l’OIM sans concertation aucune avec les forces vives de la Nation. Il fallait donc prévoir le déplacement de l’épicentre des violences dans cette région et prendre les mesures idoines pour faire face à leur éruption. La MINUSCA n’a rien fait par contre d’autres groupes armés, constitués essentiellement de mercenaires comme le FPRC, ont pris prétexte de cette présence pour s’introduire dans la région en vue de poursuivre leur objectif principal qui est la partition de notre pays dont le premier mot de la Devise est « UNITE ».

 

   En ce qui concerne les forces autoproclamées d’autodéfense, le suppléant du Député de Bangassou 1 a signalé au bureau local de la MINUSCA de Bangassou, deux semaines avant l’attaque de cette ville que sa commune de NIAKARI étaient envahie par des jeunes venus de Bakouma et qu’une attaque sur Bangassou était en préparation. La MINUSCA n’a pas daigné tenir compte de cette information et a juste envoyé une mission à NIAKARI pour proposer à ces jeunes de déposer les armes contre des travaux à haute intensité de main d’œuvre hypothétiques. Pour ce bureau de la MINUSCA, les humiliations et vexations quotidiennement subies, la mise en servage des populations fières de leur liberté acquise de haute lutte n’existent pas ; il exposait, consciemment, ces jeunes à tous les criminels et marchands d’illusions.

 

    Il est clair que la MINUSCA, par sa passivité, non seulement a jeté les jeunes de NIAKARI dans les bras des marchands d’illusions et autres groupes armés criminels qui en ont fait- en définitive - des agents proclamés d’autodéfense, mais surtout a permis l’attaque de Bangassou. On peut, sans aucun doute de se tromper, postuler la même attitude des éléments de la MINUSCA en ce qui concerne les évènements d’Alindao, ville dans laquelle l’on a pu observer la présence des hommes du FPRC et d’autres groupes armés issus de l’ex-SELEKA mener des combats dans l’agglomération tout en s’attaquant aux populations civiles.

 

   Les récits des déplacés des villes de Mobaye et de Zangba dans la BASSE-KOTTO qui ont pu arriver par des embarcations précaires jusqu’à Bangui témoignent de la barbarie des groupes armés qui ont envahi la région : jeunes égorgés et violés, malades et personnes âgées brulés vif dans leur demeure etc. Aujourd’hui, au vu et au su de la MINUSCA le groupe armé du criminel ALI DARASSA a lancé un ultimatum aux déplacés de la zone de LANGANDI qui, s’ils ne retournent pas dans leurs villages réduits en cendres pour apporter des vivres à leurs bourreaux seraient recherchés et simplement exécutés. Les éléments de la MINUSCA basés à Mobaye située à vingt-cinq kilomètres de LANGANDI informés sont restés passifs.

 

Des informations recueillies de sources dignes de foi, les éléments de la MINUSCA soutiennent militairement et activement les hommes de ALI DARASSA dans les diverses exactions comme les meurtres de paisibles citoyens, les pillages et les incendies de villages. Par exemple, pour l’incendie du village MOFOUNGA dans la banlieue de Mobaye, tout en faisant semblant de lutter contre le FPRC qui participe lui aussi à ces crimes d’un autre temps, ce sont les éléments de la MINUSCA qui ont conduit ces criminels dans ce village.

 

  Ce parti pris manifeste de la MINUSCA trouve ses fondements dans la déclaration de l’actuel Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies lors d’un point de presse commun avec le Chef de l’Etat que beaucoup n’ont pas relevé. Il avait déclaré en substance à propos du groupe armé de Ali DARASSA qu’ « on ne peut pas tirer sur une communauté en arme ». L’UPC qui tue, viole, incendie les villages et quartiers représenterait une communauté en armes donc en légitime défense ; les exactions sont ainsi justifiées et c’est sans doute pour cela qu’on ne daigne pas apporter le moindre secours à ces populations martyrisées. En prétendant protéger des criminels armés contre des populations civiles sans défense, on se discrédite soi-même.

 

   Aujourd’hui, le Haut Mbomou est sous les feux des éléments de l’UPC de ALI DARASSA et de ceux du FPRC de Noureddine ADAM, deux groupes armés ex-SELEKA désormais antagonistes qui sévissent dans la région.Le départ des forces américaines et ougandaises de OBO est mis à profit par ces mercenaires pour s’adonner à leur razzia habituelle. Ainsi, le dimanche 25 juin 2017, le désagrément causé par les tirs des peuls surarmés de MBOKI à l’occasion de la fête marquant la fin du jeûne musulman, ville située à 75 kilomètres de OBO, ont conduit des musulmans de cette ville à se plaindre aux FACA déployés à OBO. Ces militaires venus pour faire entendre raison à ses peuls fanatisés ont essuyé des tirs nourris ayant fait au moins quatre morts dont deux parmi les FACA dont les dépouilles n’ont pu être dignement ensevelies à cause du refus catégorique de leurs assassins.

 

  Après les assassinats de MBOKI, c’est ZEMIO qui, pour une sombre histoire de vol de  moto d’un jeune musulman, est aujourd’hui martyrisée. Des plans de massacres, d’incendies de villages et de maisons, sont froidement et systématiquement mis en œuvre en présence des éléments de la MINUSCA, avec dans certains cas le concours actif de ceux-ci comme dans la BASSE-KOTTO.

 

 En définitive, la MINUSCA, d’une part a érigé la région n°6 en champ clos de règlements de compte entre les différentes factions rivales des ex-SELEKA et d’autre part livrer les populations civiles de cette région à des hordes de criminels.

 

   Par ailleurs, le redéploiement de l’administration territoriale tant vantée par la MINUSCA n’est que factice car, dans la BASSE-KOTTO par exemple, ni le Préfet, ni un Sous-Préfet ne peut établir un programme de travail et l’exécuter sans l’approbation préalable du « Commandant de zone UPC » de la localité. Quant aux forces de sécurité (Police et Gendarmerie nationales), elles sont désarmées par l’UPC avec l’accord tacite de la MINUSCA. On ne peut donc espérer raisonnablement un début de restauration de l’autorité de l’Etat avec  cette force onusienne dont les préoccupations semblent aux antipodes des objectifs qui lui sont assignés par les différentes résolutions du Conseil de Sécurité.    

 

    Pour les ressortissants de la région n° 6, la MINUSCA est le premier responsable des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis par les hordes armées dans la région. Ils se demandent, avec inquiétude, quel forfait la MINUSCA prépare-t-elle encore contre les populations civiles durement éprouvées de cette région d’autant que sa radio diffuse des informations tronquées et non équilibrées. Pour preuve, malgré les dénégations de la MINUSCA, Monsieur Lewis Mudge, chercheur auprès de la Division Afrique de Human Rights Watch a déclaré en parlant de l’UPC en février 2017 à Nairobi : « Ce groupe commet des meurtres sans crainte de punition, malgré la présence des forces de maintien de la paix ».

 

  L’article de «Le Monde Afrique» du 21 juin 2017 intitulé «scandales-absences-et-impuissance-la-faillite-de-la-mission-de-l-onu-en-centrafrique » va plus loin dans l’analyse. Il souligne l’échec de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la République Centrafricaine(MINUSCA) «malgré une enveloppe annuelle de 800 millions de dollars (718 millions d’euros) soit 470.290.000.000 de Francs CFA par an équivalent à deux fois et demie le budget national centrafricain ».

 

   Enfin, les combats entre les différentes factions de l’ex-SELEKA dont les populations civiles innocentes sont victimes trouvent leurs justifications aussi dans la lutte pour la prédation des ressources naturelles de notre pays. Dans ces conditions, les groupes armés et les chefs de guerre n’ont pas, dans leur grande majorité, intérêt à adhérer au programme DDRR.

 

   Eu égard à la gravité de la situation caractérisée par  l’invasion et l’occupation systématiques et méthodiques de la région n°6 par des groupes armés dont les chefs sont pourtant identifiés et connus ; la Coordination des Ressortissants de la région N°6 :

 

  • Considérant l’urgente nécessité de protéger la population civile des exactions des bandes armées dont les motivations sont connues ;
  •  
  • Convaincue que les actions des groupes armés constituent « une déclaration de guerre au peuple centrafricain » ;
  •  
  • Constatant la faillite de l’Etat centrafricain depuis près de dix ans caractérisée par l’inexistence de forces de défense et de sécurité opérationnelles ;
  •  
  • Considérant l’impuissance notoire de la MINUSCA à protéger la population civile ;
  •  
  • Consciente de la nécessité pour le Gouvernement légitime de notre pays d’assumer toutes ses responsabilités ;
  •  
  • Consciente de l’urgence humanitaire dans toute la région N°6 ;
  •  
  • Soucieuse de contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national ;
  •  
  • Consciente de l’impérieuse nécessité de préserver l’unité nationale d’une part et l’intégrité territoriale de notre pays d’autre part par le dialogue et la concertation ;
  •  
  • Convaincue que le retour à la paix et à la sécurité véritables dans notre pays passe par la justice ;
  •  
  • Constatant le retrait des forces américaines et ougandaises du Haut-Mbomou,
  • Convaincue que les crimes odieux perpétrés par les groupes armés dans la région N°6 étaient prévisibles du fait de la délocalisation de Ali DARASSA dans la région N°6 et pouvaient etre évités ;
  •  
  • Remercie la communauté internationale pour ses actions multiformes en faveur des populations centrafricaines meurtries ;
  •  
  • Exhorte l’Union Européenne à accélérer les actions de formation des forces de défense et de sécurité ainsi que leur redéploiement ;
  •  
  • Exige du Gouvernement de revoir avec les Nations Unies les modalités de travail  de la MINUSCA en mettant un accent particulier sur les patrouilles mixtes des forces nationales et onusiennes ;
  •  
  • Demande au Gouvernement d’user de sa légitimité pour créer sans délai les conditions du rétablissement de l’autorité de l’Etat et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national ;
  •  
  • Exhorte le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies de prendre acte de l’impuissance de la MINUSCA et de demander au Conseil de Sécurité d’appuyer le Gouvernement Centrafricain dans ses efforts de réarmement des forces de défense et de sécurité ;
  •  
  • Demande la mise en place d’une équipe mixte Gouvernement-Système des Nations Unies afin d’évaluer les besoins urgents de cette région, notamment ceux des personnes vulnérables, pour apporter des solutions adaptées ;
  •  
  •  Exige l’arrestation immédiate des criminels ALI DARASSA, Noureddine ADAM, Abdoulaye HISSEN,SIDIKI ainsi que de tous les autres criminels de guerre issus des Ex-SELEKA et des forces dites d’autodéfense dont la MINUSCA connait les repères et les déplacements, et leur traduction en justice ;
  •  
  •  Exige de la MINUSCA la neutralisation dans un bref délai de tous les groupes armés non conventionnels présents dans la région ;
  •  
  • Demande à la MINUSCA de procéder sans délai à la relève de ses éléments qui ont perdu toute crédibilité dans cette région si elle veut appliquer son mandat ;
  •  
  • Exige le démantèlement immédiat de toutes les barrières illégales ;
  •  
  • Demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies la levée sans restriction de l’embargo sur les armes en ce qui concerne exclusivement les Forces de défense et de sécurité centrafricaines ;
  •  
  • Demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies que soit diligentée une enquête internationale indépendante pour établir les responsabilités sur les récents évènements et en tirer toutes les conséquences.

 

Fait à Bangui, le 1er juillet 2017

 

LA COORDINATION DES RESSORTISSANTS DE LA REGION N°6

MEMORANUM RELATIF A LA GENERALISATION DE L’INSECURITE DANS LA REGION N°6  PAR LA COORDINATION DES RESSORTISSANTS DE LA Basse-kotto, Mbomou, Haut-bomouREGION N°6
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 01:10
Centrafrique: le procureur spécial en place pour lutter contre l'impunité généralisée

 

 

 

 

30 juin 2017 à 19:00 Par Amaury HAUCHARD à Libreville, Saber Jendoubi à Bangui

 

Le procureur et cinq juges de la Cour pénale spéciale (CPS), qui doit instruire et juger les multiples crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003, ont prêté serment vendredi, prélude à de difficiles enquêtes en raison de l'impunité généralisée.

 

"J'ai un sentiment de gratitude à l'égard du peuple centrafricain et du président (Faustin-Archange) Touadéra qui m'a nommé Procureur spécial", a déclaré Toussaint Muntazini, nouveau procureur de la CPS, à l'issue de la prestation de serment au Tribunal de grande instance de Bangui.

 

La CPS, créée en 2015 mais pas encore opérationnelle, comptera 11 juges étrangers - parmi lesquels ont déjà été nommés une Française, une Burkinabè et un Canadien - ainsi que 13 juges centrafricains, pour un total - en comptant le procureur - de 25 magistrats.

 

La Cour devrait commencer ses enquêtes vers le mois d'octobre 2017 pour des raisons techniques, le temps notamment de mettre en place le règlement de procédures et de preuves, et pour les autres magistrats de s'installer à Bangui et de prêter serment.

 

"Les défis sont immenses de juger des crimes commis sur le territoire centrafricain depuis 2003, alors que les groupes contrôlent une partie du territoire", a continué M. Muntazini, colonel congolais et magistrat militaire en République démocratique du Congo (RDC).

 

En tête de ces nombreux défis, la problématique de l'amnistie générale pour les crimes commis, demandée par de nombreux chefs de groupes armés et seule garantie pour certains d'un retour à la paix durable dans le pays à l'histoire marquée par les rébellions, les mutineries et les coups d'État.

 

"La plus grande menace qui pèse sur l'avenir de cette Cour est le débat sur l'amnistie générale, sponsorisé par l'Union africaine. Les divisions au sein de la communauté internationale sur cette question fragiliseront son mandat", analyse Nathalia Dukhan, spécialiste de la Centrafrique à l'ONG Enough Project.

 

"Je sais bien que beaucoup de soldats centrafricains passeront devant la CPS, mais si on reste avec l'impunité pour les crimes commis, on n'y arrivera pas", confie le général Jean-Pierre Dolle Waya, inspecteur général de l'armée nationale de Centrafrique, en charge de la reformation des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

- "Assurer la sécurité des victimes" -

 

Autre défi majeur de la CPS : avoir la capacité de recueillir des témoignages et "assurer la sécurité des victimes dans un contexte où la loi, c'est les groupes armés", selon Nathalia Dukhan.

 

"On a déjà accompagné des victimes congolaises à la Cour pénale internationale, pourquoi pas en Centrafrique ? Cela va être difficile, mais nous avons des protocoles et il faut le faire", répond Florent Geel, de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH), à l'initiative d'un collectif d'avocats centrafricains et internationaux pour la défense des victimes devant la CPS.

 

"La Cour va mettre en place une stratégie de protection des témoins, des victimes, des juges. Avec les crimes de grande échelle qui ont eu lieu en Centrafrique, il faut des témoignages. Il n'y aura pas d'immunité pour certains, et les victimes seront protégées", assure le ministre centrafricain de la Justice et des droits de l'Homme, Flavien Mbata.

 

En mai, l'ONU avait publié un rapport recensant douze ans de crimes parmi "les plus abominables" commis en Centrafrique entre 2003 et 2015, dans le but de "proposer des axes prioritaires pour les futures enquêtes de la CPS".

 

Parmi ces axes prioritaires figurent l'identification des "personnes qui portent la plus grande responsabilité pour les crimes commis depuis 2003", "la participation systématique des institutions étatiques dans les violations graves", "la violence sexuelle sous toutes ses formes", ou encore "le recrutement d'enfants par toutes les parties du conflit".

 

Ce rapport, qui incrimine l'armée centrafricaine, des contingents étrangers qui se sont battus en Centrafrique, et les groupes armés qui contrôlent encore aujourd'hui une majeure partie du territoire, doit servir de base légale aux futures enquêtes de la CPS.

© 2017 AFP

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 01:08
Au moins 22 morts après trois jours de combats en Centrafrique
Au moins 22 morts après trois jours de combats en Centrafrique

 

 

 

 

    BANGUI, 30 juin 30/06/2017 à 16:52 (Reuters) - Au moins 22 personnes ont été tuées après trois jours de combats entre des milices armées rebelles dans la ville centrafricaine de Zemio, dans le sud-est du pays, ont rapporté vendredi un membre du parlement originaire de la région et un journal local. 

 

    Les combats, opposant des bergers peuls à des miliciens, ont débuté mercredi à Zemio, située à plus de 1.000 km de la capitale Bangui et se sont poursuivis les deux jours suivants. 

 

    "Il y avait déjà 22 morts le 28 juin, mais les choses ont évolué depuis hier (jeudi) et il y a de nombreuses personnes brûlées à l'intérieur des maisons, où l'accès est impossible", a déclaré le député Dalou Wamboli depuis Bangui. 

 

    Ce membre du parlement a pu contacter ses administrés, à Zemio, jusqu'à ce que la connexion soit coupée. Depuis, il a réussi à joindre des habitants ayant fui dans les villes voisines.

 

    La Minusca, la mission de maintien de la paix de l'Onu en Centrafrique, a confirmé que des combats ont lieu mais n'a aucune information sur le nombre de victimes.

 

    "Nous avons envoyé des troupes supplémentaires. Nous contrôlons la situation et nous surveillons la zone", a affirmé Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

 

 (Paul-Marin Ngoupana; Arthur Connan pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 01:05
Lu pour vous : Le Vatican en Afrique: combien de divisions?

 

 

Le Vatican en Afrique: combien de divisions?

 

http://mondafrique.com  Par Aza Boukhris 30 juin 2017

 

Avec l'effondrement des Etats de l'Afrique centrale, l'Église catholique est aujourd'hui la dernière organisation structurée dans cette région du monde.

 

Avec l’imposture des élections dites démocratiques, rarement dénoncées, l’enrichissement sans limite des dirigeants qui a pour corollaire la paupérisation grandissante de la population, l’explosion des églises dites du réveil, sous la direction de pasteurs multicartes n’ayant qu’une influence limitée, l’Église catholique est la seule organisation de type pyramidale. Ses différents échelons bien structurés sur tout le territoire national, un clergé généralement bien formé, après de longues études, et un champ de présence à dimension mondiale avec une organisation collégiale, depuis le Vatican, lui donnent une véritable visibilité.

 

L’Eglise catholique échappe, la plupart du temps, à toutes les tentatives d’inféodisation des pouvoirs locaux corrupteurs et donne de l’espoir aux populations abandonnées des pouvoirs publics. Les religieux catholiques reprennent en mains les écoles, les dispensaires de santé, les soutiens aux femmes et aux enfants et se sont engagés dans les processus de réconciliation nationale.

 

Le Pape François est le premier Pape à mettre l’Afrique dans les priorités de l’Église catholique romaine. Même Jean Paul II, trop préoccupé par l’avenir de l’Europe orientale et de la chute du communisme, n’avait pas eu cette vision stratégique. Désormais, les Africains viennent en mission d’évangélisation en Europe. Les curés africains sont de plus en plus nombreux en France, alors que les missionnaires en Afrique sont en voie de disparition.

 

La légion des nonces apostoliques

 

Le Pape François compte évidemment sur les nonces apostoliques, en fait ses ambassadeurs, en poste dans ces pays, qui ont été renouvelés. Comme partout dans le monde, les Italiens proches de la Curie romaine sont progressivement écartés, au profit de nouveaux nonces  davantage ouverts au monde.

 

Certains nonces présentent des profils diplomatiques exceptionnels qui feraient pâlir des diplomates français en poste en Afrique. Le nouveau nonce à Bruxelles, l’Ougandais Augustine Kassujja et le Nigerian Jude Thaddeus Okolo, nommé à Dublin, sont les premiers nonces africains en Europe.

 

Mgr Okolo, en poste à Bangui de 2008 à 2013,  a purgé l’Église de Centrafrique de ses dérives bozizeennes et a mis un pied à l’étrier au futur cardinal Nzapalainga. En revanche, les nonces en situation d’échec sont mutés, comme celui du Cameroun, peut être suite à l’assassinat de Mgr Balla et de sa proximité avec le régime en place.

 

Des conférences épiscopales, ultime recours

 

De même, dans sa nouvelle politique africaine, le Pape François s’appuie sur les conférences épiscopales nationales. Que ce soit en RDC, avec la CENCO qui est à l’origine de l’accord du 31 décembre 2016 pour la tenue d’élections en 2017 et qui le rappelle sans ménagements à Kabila, en Centrafrique avec le cardinal Nzapalainga, qui supplée une présidence devenue inaudible et des politiciens totalement discrédites par des années de pouvoir, ces Conférences épiscopales sont devenues incontournables pour tenter de sauver ces pays. Elles sont devenues les seuls véritables contre-pouvoirs aux régimes en place. Le Saint-Siège a d’ailleurs signé des accords diplomatiques pour protéger ses représentations locales.

 

Le Vatican peut aussi s’appuyer sur ses prolongements tels que des organisations caritatives, comme Caritas, le Secours catholique, des structures laïques comme la Communauté Sant’Egidio, qui vient de tenter une nouvelle médiation entre les Centrafricains, et l’Ordre de Malte, remis au pas par le Pape François.

 

« Le Vatican, combien de divisions? »

 

Une fois de plus, la célèbre apostrophe de Staline :  » le Vatican, combien de divisions ? »  montre à quel point ce micro-Etat de 44 ha etait peu pris en compte par beaucoup de logiciels, même ceux de grandes puissances. Il est possible que ce soit encore le cas pour des Etats qui pensent bien connaître l’Afrique et qui ont parfois des relations irréfléchies avec le Vatican….Comme ce fut le cas avec Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Tourisme du président Hollande.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com