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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 23:18
Violents affrontements entre citoyens centrafricains et camerounais à la Soa

Lu pour vous

 

Violents affrontements entre citoyens centrafricains et camerounais à la Soa

 

https://www.cameroonmagazine.com/ By CAMEROON MAGAZINE - GM17/09/2021

 

• L’axe Ngousso – STI a été le théâtre d’une collision hier

• Affrontements entre ressortissants centrafricains et transporteurs de la ligne SOA

• Évaluation, divers autobus endommagés et blessés

Selon les informations recueillies auprès de nos sources, tout a commencé par un accident qui a tué un Centrafricain.

Les nombreux Centrafricains sur cette route se sont vengés des chauffeurs de bus de l’axe Ngousso – Soa. Une scène de violence s’en est suivie avec plusieurs blessés. Aucun décès, hormis celui du jeune homme percuté par la voiture, n’est à déplorer.

Rappelons qu’il y a quelques jours des rebelles centrafricains ont été arrêtés lors d’une mission d’enlèvement au Cameroun.

Selon les informations des services de renseignement camerounais, deux personnes portent de fausses identités, à savoir un Centrafricain d’origine nigériane, Hamadou Bouba, capitaine du mouvement rebelle et un Centrafricain d’origine camerounaise, Mahmadou Abdelaziiz. Ils ont traversé la frontière camerounaise avec de faux papiers, notamment des cartes d’identité nationales camerounaises et des certificats d’études.

Malheureusement pour eux, leur plan infâme a échoué. Ils ont été arrêtés lundi dernier par les gendarmes dans la commune de Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua. Avec leur attitude méfiante, les éléments de la légion Adamawa de la gendarmerie nationale les ont arrêtés. Soumis à l’exploitation, ils ont révélé l’identité de quatre de leurs complices qui ont également été incarcérés le 6 septembre.

C’est la première fois que des Centrafricains entrent au Cameroun pour des opérations criminelles. Regroupés en bande organisée, ils figurent également sur la liste rouge des services de renseignement et de sécurité. Avec la crise sociopolitique et sécuritaire en République centrafricaine depuis la chute de l’ancien président Bozizé, le pays a relancé la naissance de plusieurs groupes rebelles qui menacent les civils pacifiques, le régime présidentiel et la sous-région centrale.

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 22:07
RCA : des prisonniers formés en vue de leur réinsertion sociale

 

Centrafrique : des prisonniers formés en vue de leur réinsertion sociale

 

Par : Norbert |  French.china.org.cn | Mis à jour le 15-09-2021

Cinquante détenus et deux agents de la prison de la ville centrafricaine de Bangassou (sud-est) viennent d'achever une formation dans les domaines de la culture maraîchère et de la saponification, ceci afin de favoriser leur réinsertion sociale.

La représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Denise Brown, s'est ainsi rendue vendredi dernier dans cette localité pour y visiter le jardin potager, a rapporté mardi sur son site la mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique (MINUSCA).

Les détenus ayant choisi de se former en culture maraîchère ont créé ce jardin d'une superficie d'un hectare et demi, où ils ont cultivé, entre autres, des tomates, du gombo et de l'oignon. Ceux qui ont opté la saponification ont fabriqué 584 pains de savon. Une partie de ces produits a été vendue sur le marché local et le reste a été destiné à la consommation des prisonniers.

Mme Brown a indiqué que ce projet, qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de réinsertion sociale des détenus, est aussi l'occasion pour la MINUSCA d'illustrer son soutien à l'Etat centrafricain dans son engagement pour la réforme du secteur pénitentiaire, conformément aux recommandations des états généraux de la justice de 2007.

Tout en émettant le vœu que ce projet, à long terme, vise à transformer le quotidien des bénéficiaires, mais aussi à lutter contre l'insuffisance alimentaire à Bangassou, la préfète du Mbomou, Pierrette Benguéré, a exhorté les autorités pénitentiaires et les forces de l'ordre à continuer d'être disponibles et à travailler ensemble pour le suivi de ce projet et de sa pérennisation.

Source: Agence de presse Xinhua

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 21:37
Les villes congolaises de Zongo et de Libengué attendent le courant de Boali
Les villes congolaises de Zongo et de Libengué attendent le courant de Boali

 

https://energies-media.com/ le 17 septembre 2021 par Energies Media avec Xinhua

 

Un projet d’interconnexion électrique est en cours entre les villes des deux pays, selon l’ambassadeur de la RDC en République centrafricaine Esdras Kabalé 

L’ambassadeur de la République démocratique du Congo en République centrafricaine, Esdras Kabalé, s’est félicité, mercredi 15 septembre, du projet d’interconnexion électrique en cours entre des villes des deux pays.

Ce projet doit permettre aux usines hydroélectriques de Boali en Centrafrique de fournir du courant à la ville congolaise de Zongo, située sur les rives de l’Oubangui en face de Bangui, et celle de Libengué, située en face de la ville centrafricaine de Mongoumba, a-t-il expliqué lors d’une rencontre avec les députés membres du groupe d’amitié Centrafrique-RDC.

Pour le diplomate, le projet va permettre à ces villes du nord-ouest de la RDC de se développer.

La localité de Boali est dotée de trois usines de production hydroélectrique: Boali 1 (08 MW), produit de la coopération franco-centrafricaine depuis 1954; Boali 2 (10 MW), acquise grâce à la coopération avec la Yougoslavie en 1978 et pour laquelle un projet d’ajout de 5 MW a été confié à la Chine; enfin, Boali 3, qui ne disposait pas encore d’une turbine au bas du barrage en fin d’année 2018.

 

 

Centrafrique : l'ambassadeur de la RDC se félicite du projet d'interconnexion électrique entre les deux pays

Par : Norbert |  French.china.org.cn | Mis à jour le 16-09-2021

Esdras Kabalé, ambassadeur de République démocratique du Congo en République centrafricaine, s'est félicité mercredi du projet d'interconnexion électrique en cours entre des villes des deux pays.

Ce projet doit permettre aux usines hydroélectriques de Boali en Centrafrique de fournir du courant à la ville congolaise de Zongo, située sur les rives de l'Oubangui en face de Bangui, et celle de Libengué, située en face de la ville centrafricaine de Mongoumba, a-t-il rappelé lors d'une rencontre avec les députés membres du groupe d'amitié Centrafrique-RDC.

Pour le diplomate, ceci va permettre à ces villes du nord-ouest de la RDC de se développer.

M. Kabalé a par ailleurs indiqué que les échanges avaient porté, entre autres, sur la coopération parlementaire, militaire et économique, avec notamment la libre-circulation des populations le long des deux rives de la rivière Oubangui.

Source: Agence de presse Xinhua

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 21:29
Le calvaire des réfugiés au Cameroun

 

Lu pour vous

 

https://www.dw.com/ 17.09.2021 par Henri Fotso

Nigérians, Tchadiens, Congolais et Centrafricains vivent dans des conditions difficiles et sont en grande majorité abandonnés à leur sort.

Bryan, trois ans, souffre de malnutrition sévère. Il vit dans le quartier New-Bell à Douala mais dans cet état, il est en danger de mort. Sa jeune mère, Cinthia Nekinga, est célibataire et d'origine centrafricaine. Elle a demandé l’asile au Cameroun.

Leur compatriote, Gothias Tanguy, lui-même réfugié, a été témoin de plusieurs décès, par manque de prise en charge à Douala. 

"Il y a beaucoup d'enfants qui sont dans de pareilles situations. J'ai encore le souvenir d'un que nous avons perdu. Quand j’ai découvert sa situation, j'ai mobilisé certaines personnes pour venir en aide à cet enfant. Mais au moment où on commençait à l'assister, l'enfant nous a quittés. Ça nous a vraiment fait mal. Du coup, quand j'ai reçu l'appel, je n’ai pas tardé à venir pour expliquer aux autres la situation que nous avons devant nous."

Du côté est de la ville, Didier Gakpe, sa femme et ses quatre enfants, ont trouvé refuge sur un chantier abandonné, un abri de fortune, sans porte ni toiture et sans toilettes. Ils ont fui la Centrafrique en 2013, à l'époque de l’ex-président François Bozizé.  

Didier Gakpe, secrétaire du Collectif des réfugiés centrafricains de Douala, ne pense toujours pas á rentrer dans son pays malgré les conditions de vie à Douala.

"Déjà pour trouver de l'argent, il faut avoir une source et nous n'en avons pas. Nous n'avons pas d'assistance en tant que réfugiés. Il nous arrive de passer deux à trois jours sans nous nourrir. C'est tout un défi et les enfants en souffrent." 

Rares aides humanitaires

À Douala (la capitale économique), seulement 800 des 3.000 enfants réfugiés scolarisables vont à l’école grâce à de rares aides humanitaires. La pandémie de la Covid-19 empire la situation de ces enfants et de leurs parents dont beaucoup ne reçoivent pas d’allocations. 

"Nous avons une tension qui couve. On fait des efforts pour calmer ces gens afin qu'on n'ajoute plus de violence aux violences qui existent déjà au Cameroun. Parce que vous savez qu'ici au Cameroun, on est sous tension.

Et si les réfugiés viennent s'ajouter avec leurs problèmes, on peut assister à une explosion et avoir des morts", affirme Daniel Moundzego, président de l'association Réfugiés sans frontières.

Près de 500.000 réfugiés et demandeurs d'asile vivent sur le sol camerounais dont plus de 300.000 réfugiés centrafricains. 

Les autorités camerounaises, déjà dépassées par le million de déplacés internes de Boko Haram et de la crise anglophone, se préoccupent peu de ces réfugiés, qui se trouvent pourtant aussi en situation d'urgence humanitaire. Une crise potentiellement explosive dans le pays.

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 20:59
Guinée : organiser la transition et décider du sort d'Alpha Condé
Guinée : organiser la transition et décider du sort d'Alpha Condé

LU POUR VOUS 
 

Guinée : organiser la transition et décider du sort d'Alpha Condé, les défis de la junte

https://www.francetvinfo.fr/ franceinfo Afrique avec AFP14/09/2021 12:01

Un peu plus d'une semaine après le coup d'Etat du 5 septembre, la junte lance des pourparlers sous l'œil attentif de la communauté internationale.

Quelle est la situation en Guinée depuis le coup d'Etat qui a mis fin au règne d'Alpha Condé ? Des consultations démarrent le 14 septembre 2021 à Conakry la capitale afin de parvenir à "la transition inclusive et apaisée" promise par les putschistes. 

Un putsch globalement bien accueilli par les Guinéens

"On veut que Doumbouya redresse la Guinée, confie un chauffeur guinéen de 35 ans. Sous Condé, on souffrait de tous les côtés." Le coup d'Etat semble susciter beaucoup d'espoir chez les Guinéens même s'il a surpris en dépit des mois de tensions qui l'ont précédé, provoquées par la décision d'Alpha Condé de briguer un troisième mandat en octobre 2020. La répression de la contestation a causé des dizaines de morts civils et des dizaines d'opposants ont été arrêtés avant et après la présidentielle, remportée officiellement par Alpha Condé, malgré la remise en cause de la crédibilité du résultat.

Beaucoup de Guinéens ont ainsi affiché leur soutien à la nouvelle junte militaire, saluant le coup de force, troisième du genre dans l'histoire du pays marquée par les régime autoritaires ou dictatoriaux depuis l'indépendance en 1958. Il n'y a pas que dans la rue que le putsch a été bien accueilli. Deux chefs de l'opposition, Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, estiment que l'intervention des soldats était le dernier recours possible. "Est-ce que quelqu'un d'autre pouvait le faire si ce n'est les militaires ?", s'interroge Sidya Touré, de retour dans son pays après dix mois d'exil.

Quid de la transition ?

A leur arrivée au pouvoir, les militaires ont dissous le gouvernement et les institutions. Une concertation entre les militaires, les forces politiques et la société civile est lancée pour préparer la transition et la formation d'un gouvernement. L'opposant Cellou Dalein Diallo, empêché de se présenter au dernier scrutin présidentiel, souhaite "des élections libres et transparentes dans un délai raisonnable". A l'instar des Nations unies. Mahamat Saleh Annadif, représentant spécial d'Antonio Guterres pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, s'est rendu en Guinée à la veille du processus. "Jusque là nous avons dit : 'Nous voulons une durée raisonnable, mais la durée raisonnable dépend des Guinéens eux-mêmes'", a-t-il déclaré. La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a exigé pour sa part "un retour immédiat à l'ordre constitutionnel". 

La communauté internationale attentive à l'état du président déchu

La Cédéao et l'Union africaine ont suspendu la Guinée. La première a dépêché une mission le 10 septembre 2021 et n'a prononcé aucune sanction économique pour l'instant, répondant au souhait des deux principales figures de l'opposition, Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, qui s'y opposent.

Les Nations unies ont également condamné le putsch et réclamé la libération d'Alpha Condé. Elles ont aussi indiqué "leur intention d'accompagner la Guinée pour sortir de la crise", a rappelé Mahamat Saleh Annadif le 13 septembre 2021. 

Les Nations unies et la Cédéao ont rencontré les différents acteurs politiques guinéens – le chef de la junte, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, des chefs de parti et des diplomates , ainsi qu'Alpha Condé. "Nous nous sommes assurés de sa sécurité et sa santé, il se porte bien", a déclaré Mahamat Saleh Annadif

Même constat pour les représentants de la Cédéao.  A la mission, Alpha Condé a dit "qu'il est toujours président" et "qu'il faut que la Cédéao le rétablisse", a rapporté une source proche de la délégation sous couvert d'anonymat. Le principe d'une libération de l'ancien dirigeant guinéen "est acquis", a affirmé à la fin de la visite la secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, Fanta Cissé, sans qu'apparaisse clairement comment cela pourrait se traduire concrètement. 

Le sort d'Alpha Condé, un casse-tête pour les putchistes

En laissant sortir Alpha Condé, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya prendrait un gros risque, préviennent des acteurs de la crise des mois passés qui prêtent au président déchu de puissantes amitiés, y compris parmi les dirigeants africains, et une fortune considérable, à même d'assouvir sa probable soif de revanche. Les experts du think-tank International Crisis Group (ICG) jugent "tout à fait concevable" un contre-coup d'Etat, tant les forces de sécurité sont "factionnalisées". 

Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, deux anciens Premiers ministres, mettent aussi en garde contre le risque d'une libération d'Alpha Condé, comme l'exige la Cédéao. Ils croient à une forte capacité de nuisance de l'ancien chef d'Etat. "Connaissant M. Alpha Condé, je ne suis pas sûr qu'il puisse rester tranquille", prédit Cellou Dalein Diallo. 

Qu'ils lui rendent ou non la liberté, il faut aussi aux militaires décider s'ils créent ou non les conditions d'un procès futur. "Oui, M. Alpha Condé doit rendre des comptes à la justice", a confié à l'AFP Foniké Menguè, alias Oumar Sylla, une figure de la contestation contre le troisième mandat d'Alpha  Condé, libéré avec plusieurs dizaines d'autres par la junte deux jours après le coup d'Etat, et sorti sérieusement malade de plusieurs mois de détention.

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 20:45
Quatre choses à savoir sur le groupe paramilitaire russe Wagner

Lu pour vous

 

Quatre choses à savoir sur le groupe paramilitaire russe Wagner et ses missions opaques en Afrique

Cette société privée qui emploie des mercenaires notamment sur le continent africain est un instrument géopolitique au service de Moscou.

https://www.francetvinfo.fr/  17/09/2021 17:29

La présence de mercenaires de la société privée Wagner au Mali "serait incompatible avec la présence internationale et européenne"a averti Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, le 16 septembre 2021, sur les ondes de franceinfo. Le chef de la diplomatie française réagissait à une éventuelle coopération entre le Mali et le groupe paramilitaire. Mais qui est ce groupe Wagner et pourquoi suscite-t-il tant d’inquiétudes ? Voici quelques éléments de compréhension.

Une société militaire privée

Wagner ou PMC Wagner est une société de mercenaires russe créée par Dmitri Outkin, un ancien officier du GRU (renseignements militaires russes). Le groupe paramilitaire est connu depuis 2014 pour son implication dans le conflit en Ukraine puis son intervention en Syrie un an plus tard, dans le sillage de l’armée russe. Le groupe Wagner serait financé par un oligarque russe, Evguéni Prigojine. Surnommé "le cuisinier du Kremlin", l’homme d’affaires, proche de Vladimir Poutine, a fait fortune dans la restauration avant de conclure de nombreux contrats avec l’armée russe. Ce dernier est par ailleurs accusé par Washington être l’instigateur de l’Internet Research Agency, une "usine à trolls" spécialisée dans la publication massive de fausses nouvelles et de messages tendancieux sur internet.

Un "outil" géopolitique

Officiellement, Wagner n’existe pas en Russie où les sociétés privées militaires sont interdites. Mais en réalité, ce groupe illégal est un instrument géopolitique au service de Moscou. "Une corporation d’entreprises militaires privées serait un outil efficace pour réaliser les objectifs nationaux sans faire appel à la participation directe de l’Etat russe", disait Poutine en 2012, cité par l’Institut Open diplomacy. Le groupe de réflexion européen souligne que l’envoi de "volontaires" à l’étranger fait partie de la stratégie de Moscou qui vise à renforcer son influence tout en évitant d’apparaître ouvertement en première ligne.

Des missions opaques en Afrique

Le premier déploiement connu des "agents privés" de Wagner sur le continent africain a lieu en 2018 en Centrafrique. Il intervient dans le cadre d’un accord de coopération militaire qui permet à Moscou de bénéficier de concessions minières en échange de ses services. Mais la présence des "instructeurs" russes et leur mission restent opaques. Le groupe opère au même moment en Libye, au service du général Haftar, le chef de l’autoproclamée Armée nationale libyenne. Formation d’officiers, protection de sites pétroliers, renseignements… "Un mode opératoire multi-facettes", selon l’Institut Open diplomacy qui se décline au sein d’autres terrains en Afrique, comme au Soudan sous le régime d’Omar el-Béchir ou bien encore au Mozambique. Il s’agit souvent d’Etats en quête de soutiens économique, politique ou sécuritaire.

Des exactions et des interrogations 

L'Afrique subsaharienne a souvent fait appel à des sociétés militaires privées en raison de la faiblesse des institutions gouvernementales de certains pays et la nécessité de protéger des sites miniers, comme l’explique une étude du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP), un centre de recherche belge. Mais la présence et le rôle du groupe Wagner est néanmoins opaque, n'a aucun cadre juridique et suscite de multiples interrogations.

En juillet 2018, trois journalistes russes de l’opposition ont tenté d’enquêter sur les activités de Wagner en Centrafrique et ses liens avec la richesse minière du pays, mais ils sont morts sur place dans des conditions mystérieuses. La version officielle a conclu à un crime crapuleux, alors qu'aucune enquête sérieuse n’a été menée à ce jour.

Toujours en Centrafrique, des rapports de l’ONU ont dénoncé récemment de graves violations des droits de l'Homme imputables aux sociétés militaires privées russes. Et comme la société fantôme Wagner n’a aucune existence légale en Russie, il est très difficile, voire même impossible, d’établir des responsabilités et de sanctionner les coupables. Une injustice de plus en Afrique où les crimes restent souvent impunis.

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 19:37
RCA : Des casques bleus gabonais accusés d’abus sexuels retirés

 

En République centrafricaine, des casques bleus gabonais accusés d’abus sexuels retirés de la force de maintien de la paix de l’ONU

Le Monde avec AFP 15 septembre 2021 à 15h11

Les accusations de crimes et délits sexuels contre les casques bleus sont récurrentes dans le pays, mais aucune condamnation n’a été prononcée à ce jour. Le ministère de la défense gabonais a annoncé ouvrir une enquête.

L’Organisation des Nations unies (ONU) a décidé le retrait de 450 casques bleus gabonais de sa Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) après des accusations d’exploitation et d’abus sexuels, a annoncé mercredi 15 septembre le ministère de la défense gabonais. « Ces dernières semaines, des faits d’une particulière gravité, contraires à l’éthique militaire et à l’honneur des armées, commis par certains éléments des bataillons gabonais (…) ont été rapportés », a ainsi expliqué le ministère dans un communiqué.

« Suite aux nombreux cas d’allégations d’exploitation et d’abus sexuels en cours de traitement, les Nations unies ont décidé ce jour du retrait du contingent gabonais de la Minusca », et « une enquête a été ouverte par le Gabon », est-il également précisé dans le texte.

822 accusations contre le personnel de Minusca

La Minusca a été déployée par l’ONU en avril 2014 pour tenter de mettre fin à la sanglante guerre civile qui a suivi un coup d’Etat en 2013 contre le président François Bozizé. Des combats opposent depuis la coalition de groupes armés qui l’avait renversé, la Séléka – à majorité musulmane –, aux milices soutenues par le chef de l’Etat déchu, les anti-balaka – dominées par les chrétiens et les animistes. Alors qu’elle a culminé entre 2014 et 2015, la guerre civile a aujourd’hui considérablement baissé d’intensité. Mais la Minusca dispose toujours de quelque 15 000 personnels dans ce pays pauvre d’Afrique centrale, dont 14 000 en uniforme, avec pour mission prioritaire la protection des civils.

Si les faits « sont avérés, leurs auteurs seront traduits devant les tribunaux militaires et jugés avec une extrême rigueur », a promis le ministère gabonais. « Le Gabon a toujours exigé de son armée, sur son territoire et à l’extérieur, un comportement irréprochable et exemplaire », a-t-il ajouté. « Au-delà des faits rapportés et en attendant les conclusions de l’enquête, le bataillon gabonais est rappelé », a ainsi conclut le ministère.

Les accusations de crimes et délits sexuels contre les casques bleus sont récurrentes en République centrafricaine, certains contingents ont été retirés par le passé mais aucune enquête n’a abouti à des condamnations à ce jour, du moins publiquement. Depuis 2010, les Nations unies ont recensé 822 accusations d’exploitation et abus sexuels visant son personnel, dans le cadre d’opérations de maintien de la paix.

Rébellion contre le président Touadéra

En mars 2018, le Gabon avait annoncé sa décision de retirer son contingent de la Minusca, en raison d’« un retour progressif de la paix » en République centrafricaine, mais un haut responsable de l’ONU avait invoqué à l’époque « des problèmes d’équipement et d’abus sexuels ». Trois mois plus tard, sur la demande pressante du président centrafricain; Faustin Archange Touadéra, le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, avait finalement annoncé le maintien de ses troupes dans le pays.

Des groupes armés, issus ou non de l’ex-Séléka et des anti-balaka, occupaient encore ) la fin de 2020 plus des deux tiers de la République centrafricaine. Certains de ces groupes ont lancé en décembre une rébellion contre le pouvoir du président Touadéra à la veille de l’élection présidentielle. Ce dernier a finalement été réélu le 27 décembre et son armée, appuyée par des centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, a aujourd’hui largement reconquis le territoire. 

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 19:27
Tchad : la transition militaire en panne sèche

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/ By La rédaction de Mondafrique 17 septembre 2021


Depuis la disparition brutale du président Idriss Deby Itno et la mise en place d’un Conseil militaire de transition (CMT) dirigé par son fils, le général Mahamat Idriss Deby Itno, rien n’a véritablement bougé dans le pays.

Le Conseil national de transition, censé jouer le rôle de parlement pendant la transition, n’a pas toujours pas été mis en place. Le dialogue national qui devrait réunir l’ensemble des forces vives du pays, y compris les groupes politico-militaires, n’est même pas encore à ses premiers pas. A ce jour, ni la date, ni l’agenda, ni la qualité des participants, encore moins le format n’ont fait l’objet de discussions entre les différentes parties prenantes de la société tchadienne.

Des promesses envolées

Le retard pris par les différents chantiers amène à penser que le CMT ne pourra pas tenir la promesse d’organiser la présidentielle et des élections législatives, libres, démocratiques et transparentes d’ici la fin de la période de 18 mois, comme convenue avec l’Union africaine et le reste de la communauté internationale.  

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 18:37
LA RCA ET LA BANQUE MONDIALE SIGNENT DEUX CONVENTIONS DE FINANCEMENT
LA RCA ET LA BANQUE MONDIALE SIGNENT DEUX CONVENTIONS DE FINANCEMENT

 

Centrafrique : la Banque mondiale annonce plusieurs financements dans divers domaines

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana, qui effectue une visite de travail en République centrafricaine, a annoncé la signature de plusieurs accords de financement dans divers secteurs afin de contribuer à la paix, à la sécurité et au renforcement de la résilience et de l’économie du pays, a-t-on appris jeudi de plusieurs sources officielles.

Au cours de ses rencontres avec des membres du gouvernement, ce responsable s’est félicité de l’exécution par le gouvernement centrafricain des programmes financés par la Banque mondiale dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’éducation et de la protection sociale, tout en assurant un accompagnement accru de la Banque en faveur de la République centrafricaine alors que le pays est confronté à des facteurs de vulnérabilité et de fragilité.

Depuis dimanche dernier, M. Diagana a entamé une tournée au Cameroun et en République centrafricaine, dans l’optique de réaffirmer l’engagement de la Banque mondiale dans l’Afrique centrale.

Xinhua 17 septembre 2021 , 8:53

 

LA RCA ET LA BANQUE MONDIALE SIGNENT DEUX CONVENTIONS DE FINANCEMENT D’UN MONTANT DE 125 MILLIONS DE DOLLARS

Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA a présidé ce jour, vendredi 17 septembre 2021, une réunion de travail avec M. Ousmane DIAGANA, Vice-Président de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale. En visite de travail en terre centrafricaine, la délégation de la Banque Mondiale a eu des échanges fructueux avec le Président de la République et son Gouvernement au Palais de la Renaissance.

Le Président de la République, Professeur Faustin Archange TOUADERA s’est aussi entretenu durant plusieurs minutes avec Monsieur Ousmane DIAGANA. Les deux hautes personnalités ont fait le tour d’horizon de la situation économique de la RCA et l’état du financement du développement dans ce pays avant de décider du renforcement de leur coopération.

Ensuite, le Président TOUADERA et son hôte de marque ont procédé à la signature deux conventions :

La première est une convention de financement du développement du Capital Humain. Ce projet va être financé sous forme de don pour un montant de 50 millions de dollars, soit environ 27 milliards de FCFA sur 5 ans.

La deuxième convention qui est financée à hauteur de 75 millions d’euros sur 5 ans, concerne le rétablissement des infrastructures et la connectivité.

Enfin, le Président de la République Faustin Archange TOUADERA et le Vice-Président de la Banque Mondiale Ousmane DIAGANA ont animé ensemble une conférence de presse devant un parterre des journalistes de la presse nationale et internationale.

Le Président TOUADERA a dans ses mots de circonstance exprimé sa joie de voir la délégation de la Banque Mondiale mener cette visite de travail dans son pays. Il a remercié cette institution internationale pour tout le précieux soutien qu’’il ne cesse d’apporter à la République Centrafricaine depuis plusieurs années. La République Centrafricaine, dit-il, entretient de très bonne relation avec la Banque Mondiale grâce au travail qu’elle mène pour soutenir les projets de développement après la crise que militaro-politique qu’elle a connue.

La signature de ces deux conventions très importantes, poursuit-il, s’inscrit dans le cadre du soutien à la RCA dans son élan de reconstruction.

« Nous remercions très sincèrement le Vice-président et la Banque Mondiale et surtout pour cette visite qui nous honore et qui marque un focus sur la République Centrafricaine. J’ai profité de cette occasion pour réaffirmer notre engagement à travailler, à soutenir les reformes pour permettre à la Banque Mondiale de continuer à nous aider ».

Prenant la parole à son tour, le Vice-président de la Banque Mondiale M. Ousmane DIAGANA a salué la vision du Président TOUADERA en faveur de la stabilité, de la paix et de la sécurité dans le pays. Il a reconnu et encouragé les efforts qui sont en train d’être menés par les autorités centrafricaines pour créer les conditions pouvant aboutir à la prospérité de la République Centrafricaine.

Pour Monsieur Ousmane DIAGANA, cette visite est l’occasion pour lui de réitérer l’engagement de la Banque Mondiale à soutenir la RCA dans ses actions en faveur la lutte contre la pauvreté. Il a relevé l’importance de la mise en place des programmes vitaux qui sont contributeurs de dividendes pour l’économie du pays ainsi que la création des emplois pour les jeunes. Enfin, M. DIAGANA a réaffirmé la solidarité de la Banque Mondiale à la RCA face aux multiples crises qu’elle a connues et surtout, celle liée à la pandémie à coronavirus qui n’est pas sans conséquences sur son économie.

« La Banque Mondiale est une institution de développement, c’est un partenaire des pays. Mais je dois surtout dire que c’est une banque qui appartient au pays. Dès lors, il est normal que lorsque nous nous déplaçons, nous écoutons les autorités, mais également les populations et les autres partenaires qui œuvrent aussi dans le pays »

La République Centrafricaine et la Banque Mondiale, conclut-il, doivent continuer à travailler de concert afin de mettre en valeur les potentialités dont elle dispose, mais également de faire face aux défis qui entravent son développement socio-économique.

 

Source : La Renaissance

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 18:22
Indemnisation des victimes d'Hissène Habré : l'UA à Ndjamena

 

Indemnisation des victimes d'Hissène Habré: une délégation de l'UA à Ndjamena

https://www.rfi.fr/  17/09/2021 - 00:55

Depuis la condamnation en 2016 de l’ex-président tchadien Hissène Habré, l’Union africaine est chargée de mettre en place le fonds fiduciaire qui permettra de dédommager les 7 400 victimes. Une délégation de l’UA est toute la semaine à Ndjamena pour finaliser la mise en place de ce fonds.

La délégation de l’Union africaine se donne une semaine pour finaliser la mise en place du fonds fiduciaire. Son programme est chargé. À Ndjamena, elle doit rencontrer victimes, avocats et autorités, avec des rendez-vous aux ministères des Affaires étrangères et de la Justice.

S’il reconnait que le processus est lent. Alex Ratebaye, le responsable de la mission, indique que l’étape en cours est essentielle : « La commission de l'Union africaine travaille vivement et fermement à rendre opérationnel ce fonds dans les meilleurs délais pour les victimes. Nous comprenons leur frustration qui est tout à fait légitime sur la lenteur qui peut paraitre. Mais en réalité, il y a un travail important qui est fait. Et on va continuer dans cette lancée. »

Alex Ratebaye, le responsable de la mission de l'Union Africaine

Guillaume Thibault

Des victimes âgées qui ne peuvent plus attendre

Si la pandémie a décalé le calendrier, pour les victimes d’Hissène Habré, le temps presse. Car 40 ans après les faits, certaines sont décédées, d’autres sont malades. « Tout le monde est du troisième âge. Nous avons des malades couchés, nous avons des gens fatigués. Il faudrait que l'espoir renaisse », réclame Clément Abifouta qui dirige l’association des victimes.

Le fonds fiduciaire en place, l’Union africaine pourra donc ensuite demander la saisir des biens d’Hissène Habré, également solliciter les États, notamment le Tchad ou des bailleurs pour collecter les 150 millions de dollars que les victimes doivent toucher.

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