Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 00:06

 

 

 

Centrafrique : Bangui se prépare à accueillir 250 investisseurs étrangers

 

23/10/17 (Xinhua)

 

Plus de 250 investisseurs étrangers sont attendus les 8 et 9 novembre à Bangui, la capitale centrafricaine, pour étudier les opportunités d'affaires dans le pays, a-t-on appris dimanche auprès du président de la Chambre de commerce, Robert Ngoki.

"Le forum des investisseurs de Bangui sera une occasion pour promouvoir les richesses de la République centrafricaine auprès des investisseurs mondiaux et voir dans quelle mesure susciter leurs intérêts pour un quelconque business dans le pays", a-t-il indiqué à Xinhua.

 

Le patron de la CCIMA a cependant regretté qu'avec la crise, beaucoup d'opérateurs économiques centrafricains ont perdu leurs fonds de commerce, disant espérer qu'avec ce forum, ils pourront avoir des échanges avec leurs partenaires venus de l'extérieur tout en leur soumettant des dossiers soutenus et susceptibles d'être appuyés.

 

Les secteurs les plus en vue sont ceux des mines, des infrastructures, de l'industrie, des services, de la forêt et de l'agriculture, qui regorgent d'importantes opportunités d'affaires.

 

Cette initiative est soutenue par l'ambassade de France à Bangui, l'Agence française de développement (AFD) et la Société financière internationale (SFI). En prélude à ce forum, plusieurs réunions d'information ont été organisées à l'attention des différentes catégories d'opérateurs économiques centrafricains.

 

Au-delà des bienfaits attendus de ce forum, M. Ngoki a aussi évoqué le besoin d'un "retour de la paix". En effet, avec la crise qui continue de secouer le pays, seules trois préfectures sur 16 sont sous l'autorité effective de l'Etat : Lobaye, Mambéré-Kadéï et Sangha-Mbaéré. Elles se situent toutes dans le sud-ouest, où fleurissent les activités d'exploitation forestière et minière. Il faut ajouter à cela le couloir Bangui-Douala où le gouvernement tire l'essentiel des recettes publiques.

 

Les activités dans le reste du pays sont sous l'emprise des groupes armés. Ainsi, une prévision d'exportation de 4.500 tonnes de café faite par l'Office de règlementation, de conditionnement et de commercialisation des produits agricoles (ORCCPA) pour 2016-2017 s'est révélée erronée. A la fin de la campagne, son directeur, Boniface Damboti, s'était retrouvé avec seulement 1.050 tonnes.

 

 

 

Centrafrique : l’économie du pays est au rouge selon la Banque Mondiale et le Pnud

 

http://www.afriquinfos.com  23 octobre 2017

 

 

Washington (© Afriquinfos 2017)-Malgré le potentiel que lui offre ses diamants, la Centrafrique peine vraiment à décoller sur le plan économique. Un fait dû à la situation politique explosive que traverse le pays. Raison de plus pour voir la population marquée par les habituels conflits et déstabilisations minée par pauvreté.

 

Selon une étude de la Banque Mondiale, ils sont plus de trois quarts des 4,7 millions d’habitants à vivre  présentement dans une situation d’extrême pauvreté. De son côté,  le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), indique que l’indice du développement humain (IDH) au classement mondial révèle que  l’économie centrafricain est la lanterne rouge des 188 pays recensés.

 

Cette situation économique n’est en outre que l’une des conséquences de succession de crises qui ont empêché ce pays riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or) et en produits agricoles (coton, café et tabac) de se développer.

 

Selon la Banque mondiale, la reprise économique est plus lente qu’escompté. La croissance envisagée est de 4,7 % de croissance cette année et de 5 % en 2018. En novembre 2016, Bangui s’est vu promettre plus de 2,2 milliards de dollars sur trois ans lors d’une conférence de donateurs à Bruxelles. Mais, manifestement, cela ne suffit pas.

 

En visite ce mardi en Centrafrique, le secrétaire général de l’ONU va trouver un pays pauvre et enclavé en Afrique centrale, toujours marqué par une instabilité chronique et en proie depuis 2013 à un violent conflit malgré la présence de forces de maintien de la paix.

 

Début des crises

 

En mars 2013, les rebelles d’une coalition hétéroclite, la Séléka, prennent Bangui et renversent Bozizé. Michel Djotodia se proclame président. Les exactions de la Séléka, à dominante musulmane, contre les populations majoritairement chrétiennes débouchent sur la création de milices d’autodéfense, principalement chrétiennes, les anti-balaka (anti-machettes), qui s’en prennent à leur tour aux civils musulmans.

 

Le président Djotodia démissionne sous la pression des dirigeants d’Afrique centrale et de Paris en janvier 2014. Une présidente de transition est élue par le Parlement. Une Cour pénale spéciale (CPS) est créée en 2015 pour instruire et juger les crimes contre l’humanité et crimes de guerre depuis 2003, mais n’est pas encore opérationnelle. En février 2016, l’ex-Premier ministre Faustin-Archange Touadéra est élu président. La présence de forces internationales comme Sangaris et la mission onusienne Minusca (depuis 2014) permettent le retour d’un calme relatif à Bangui, mais pas dans les provinces, contrôlées en majorité par les groupes armés.

 

Conséquences

 

L’une des conséquences les plus graves de cette situation est que le nombre de réfugiés et de déplacés fuyant les violences a atteint 1,1 million de personnes, soit près d’un quart de la population, dont 513 000 réfugiés dans les pays voisins et environ 600 000 déplacés à l’intérieur du pays, selon l’ONU, cité par l’AFP. Résultat : la moitié des Centrafricains dépendent de l’aide humanitaire, dans l’un des pays les plus dangereux au monde pour les humanitaires. En effet, selon Solidarités International, « plus de 280 incidents ont directement touché les ONG » depuis le début de l’année. De quoi montrer que rien n’est encore vraiment réglé dans le pays.

 

I.N

 

 

Centrafrique : une économie exsangue

 

http://afrique.lepoint.fr LE POINT AFRIQUE  Publié le 23/10/2017 à 14:26 | Le Point Afrique

 

C'est un pays à la situation économique des plus catastrophiques qu'António Gutteres, secrétaire général de l'ONU, visite ce mardi.

 

La Centrafrique est connue pour sa situation politique explosive et le contraste saisissant entre le potentiel que lui donnent les diamants et la pauvreté de la population marquée par les conflits et déstabilisations à répétition. Aujourd'hui, plus des trois quarts des 4,7 millions d'habitants sont dans une situation d'extrême pauvreté, estime la Banque mondiale. Au classement mondial de l'indice du développement humain (IDH) établi par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), la Centrafrique est la lanterne rouge des 188 pays recensés.

 

Tout est à reconstruire...

 

Il faut dire que l'économie centrafricaine a été dévastée par la succession de crises qui ont empêché ce pays riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or) et en produits agricoles (coton, café et tabac) de se développer. Selon la Banque mondiale, citée par l'AFP, la reprise économique est plus lente qu'escompté. La croissance envisagée est de 4,7 % de croissance cette année et de 5 % en 2018. En novembre 2016, Bangui s'est vu promettre plus de 2,2 milliards de dollars sur trois ans lors d'une conférence de donateurs à Bruxelles. Mais, manifestement, cela ne suffit pas. Le secrétaire général de l'ONU va trouver un pays pauvre et enclavé en Afrique centrale, toujours marqué par une instabilité chronique et en proie depuis 2013 à un violent conflit malgré la présence de forces de maintien de la paix. 

 

... pour se remettre d'une instabilité chronique 

 

Il n'aura en effet fallu attendre que cinq ans pour que David Dacko, premier chef d'État depuis l'indépendance en 1960, soit renversé par un coup d'État de Jean-Bedel Bokassa. Celui-ci s'est fait élire président à vie avant de se faire couronner empereur en 1977. Entre frasques mégalomaniaques et sanglantes exactions, en passant par un massacre d'écoliers, la Centrafrique de Bokassa aura souffert autant du point de vue politique, économique que de celui de l'image. Le 20 septembre 1979, Bokassa, en visite en Libye, est chassé du pouvoir par les parachutistes français. Dacko rétablit la république, mais est contraint deux ans plus tard de céder le pouvoir aux militaires. André Kolingba accède au pouvoir et instaure le multipartisme en 1991. En 1993, Ange-Félix Patassé remporte la présidentielle. Le pays connaît en 1996-1997 trois mutineries d'une partie de l'armée, avant un coup d'État manqué en 2001. En 2003, François Bozizé, ancien chef d'état-major des armées, en rébellion depuis novembre 2001, renverse Patassé et s'autoproclame président. Dès 2005, le pays fait face à plusieurs rébellions, qui s'emparent de localités du Nord, reprises grâce à l'aide de la France ou par l'armée tchadienne à l'appel de Bangui.

 

2013 : le début d'une crise violente... 

 

En mars 2013, les rebelles d'une coalition hétéroclite, la Séléka, prennent Bangui et renversent Bozizé. Michel Djotodia se proclame président. Les exactions de la Séléka, à dominante musulmane, contre les populations majoritairement chrétiennes débouchent sur la création de milices d'autodéfense, principalement chrétiennes, les anti-balaka (anti-machettes), qui s'en prennent à leur tour aux civils musulmans. Redoutant un génocide, la France lance l'opération militaire Sangaris (2013-2016), sous mandat de l'ONU. En janvier 2014, le président Djotodia démissionne sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale et de Paris. Une présidente de transition est élue par le Parlement. Une Cour pénale spéciale (CPS) est créée en 2015 pour instruire et juger les crimes contre l'humanité et crimes de guerre depuis 2003, mais n'est pas encore opérationnelle. En février 2016, l'ex-Premier ministre Faustin-Archange Touadéra est élu président. La présence de forces internationales comme Sangaris et la mission onusienne Minusca (depuis 2014) permettent le retour d'un calme relatif à Bangui, mais pas dans les provinces, contrôlées en majorité par les groupes armés.

 

... à l'origine d'un fort déplacement de populations

 

L'une des conséquences les plus graves de cette situation est que le nombre de réfugiés et de déplacés fuyant les violences a atteint 1,1 million de personnes, soit près d'un quart de la population, dont 513 000 réfugiés dans les pays voisins et environ 600 000 déplacés à l'intérieur du pays, selon l'ONU, cité par l'AFP. Résultat : la moitié des Centrafricains dépendent de l'aide humanitaire, dans l'un des pays les plus dangereux au monde pour les humanitaires. En effet, selon Solidarités International, « plus de 280 incidents ont directement touché les ONG » depuis le début de l'année. De quoi montrer que rien n'est encore vraiment réglé dans le pays. 

 

 

Centrafrique : le budget prévisionnel pour l'exercice 2018 est de 209 milliards de francs CFA

 

23/10/17 (Xinhua)

 

Le budget prévisionnel de la République centrafricaine (RCA) comptant pour l'année 2018 est de 209 milliards de francs CFA (environ 375 millions de dollars), avec une prévision de recettes de 161 milliards de francs CFA (environ 289 millions de dollars) et un déficit budgétaire de 48 milliards de francs CFA (86 millions de dollars US) à rechercher auprès des partenaires, a appris vendredi Xinhua auprès du ministre centrafricain des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra.

 

D'après M. Dondra, à la différence de l'année précédente, le projet de loi des finances pour l'exercice 2018 qui a été soumis à l'examen des parlementaires comporte trois innovations majeures.

 

La première innovation concerne le renforcement du compte unique de trésor, la deuxième touche les dépenses non réparties et la dernière se rapporte au respect du délai constitutionnel au moment du dépôt du projet de loi sur la table des députés.

 

De manière explicite, M. Dondra soutient que désormais des agents du trésor seront affectés dans les agences où sont générées les recettes publiques dans le but de les converger vers l'administration centrale du trésor et veiller également à la lisibilité du budget.

 

Longtemps fonctionnaires du Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE), un établissement international spécialisé dans la promotion des investissements publics et privés, M. Dondra a été expressément nommé par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra dans le but d'amorcer de grandes réformes économiques et financières dans le pays.

 

Dans le souci de mieux maîtriser l'exécution du budget, M. Dondra avait eu l'audace de publier sur le site du ministère dont il a la charge les chiffres relatifs aux salaires et traitements des hauts dignitaires de l'Etat, allant du chef de l'Etat aux responsables des sociétés et offices publics, en passant par le parlement.

 

Centrafrique : l’économie du pays est au rouge selon la Banque Mondiale et le Pnud
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 00:02

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, 23 octobre 2017 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, entame mardi après-midi une visite en République centrafricaine (RCA), marquée par plusieurs rencontres avec les autorités et différents acteurs centrafricains à Bangui et à Bangassou.

 

Le Secrétaire général arrive dans la capitale centrafricaine le 24 octobre, date de la commémoration de la Journée des Nations Unies, dont il assistera à la cérémonie officielle aux côtés du Président de la République, Faustin Archange Touadéra. Auparavant, le Secrétaire général déposera une gerbe de fleurs en mémoire des casques bleus des Nations Unies morts pour la cause de la paix en RCA.

 

Le Secrétaire général et le Président de la République se retrouveront le mercredi 25 octobre, au Palais de la Renaissance, pour un tête-à-tête suivi d’une déclaration à la presse. Le Secrétaire général se rendra ensuite à Bangassou où il rencontrera les responsables locaux, des déplacés internes ainsi que les membres de la Coordination des acteurs de la cohésion sociale. Il s’entretiendra également avec le personnel civil et en uniforme de la MINUSCA à Bangassou.

 

Le jeudi, 26 octobre, le Secrétaire général prendra part aux côtés du Chef de l’Etat, à la Présidence, à une réunion sur le processus de Désarmement-Démobilisation-Réintégration (DDR), avant de se rendre ensemble au Monument des Martyrs pour rendre hommage aux victimes centrafricaines. Ensuite, le Secrétaire général recevra, à la MINUSCA, les représentants de partis politiques, de la société civile, des responsables religieux et des défenseurs des droits de l’homme ainsi que l’Union africaine (UA) et la Mission technique de l’Union européenne (EUTM).

 

Le 27 octobre, le Secrétaire général prononcera un discours à l’Assemblée nationale, avant de visiter PK5 et de s’entretenir avec des représentants d’associations de femmes et de jeunes. Dans l’après-midi, le Secrétaire général répondra aux questions de la presse à l’aéroport de Bangui-Mpoko avant de quitter la RCA.

 

Dans un message diffusé la semaine dernière, le Secrétaire général a exprimé sa « solidarité personnelle et l’engagement sans faille des Nations Unies” aux côtés des Centrafricains, à qui il demande de choisir la paix et de privilégier le dialogue.

 

Il a souligné que la visite lui permettra d’échanger avec le Gouvernement centrafricain “sur les stratégies concrètes pour relancer un dialogue afin de sortir une fois pour toutes de la crise” mais également “d’évaluer les besoins de notre Mission sur le terrain afin qu’elle puisse mieux protéger la population civile.”

 

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

 

Vladimir Monteiro

 

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 - 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874

E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad

https:// minusca.unmissions.org

 

 

 

Guterres en Centrafrique pour une première visite aux Casques bleus

 

23/10/17 (AFP)

 

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est attendu mardi en Centrafrique, où les violences ont redoublé ces deniers mois dans les provinces, au moment où le mandat des 12.500 Casques bleus de la Minusca déployés dans le pays est sur le point d'être renouvelé.

 

"C'est un peu un geste de solidarité, pour être ce jour-là avec les forces de maintien de la paix dans un des environnements les plus dangereux", a-t-il expliqué dans un entretien à l'AFP et Radio France Internationale (RFI).

 

Cette visite en Centrafrique - "une crise dramatique mais une crise oubliée" -, sera sa première visite à une mission de maintien de la paix depuis sa prise de fonctions le 1er janvier.

 

Elle intervient dans un contexte financier délicat pour l'ONU, avec une forte pression du président américain Donald Trump pour des coupes budgétaires au sein de l'organisation internationale et certaines de ses missions de paix.

 

Elle coïncidera par ailleurs avec la "journée des Nations unies", proclamée en 1947 et qui marque l'entrée en vigueur de la charte de l'ONU.

 

Pour M. Guterres, le "niveau de souffrances du peuple (centrafricain) mais aussi les drames subis par les humanitaires et les forces de maintien de la paix méritent une solidarité et une attention accrues".

 

Le secrétaire général arrivera à Bangui dans un contexte sécuritaire tendu: si la capitale reste épargnée par les violences, groupes armés et autre milices "d'autodéfense" ont repris leurs affrontements à grande échelle dans le Sud-Est, dans le centre et dans le Nord-Ouest, faisant des centaines de morts parmi les populations civiles, invariablement prises pour cibles.

 

- Déplacement à Bangassou -

 

Douze Casques bleus ont été tués depuis le début de l'année, notamment à Bangassou (six morts en mai), où doit se rendre M. Guterres. "Il veut aller leur rendre hommage", dit-on à l'ONU à Bangui.

 

Cette région, en particulier l'axe Alindao-Bangassou, est théâtre d'affrontements et massacres à répétition ces dernières semaines, faisant des dizaines de tués, selon des bilans encore provisoires.

 

La visite de M. Guterres en RCA, quelques semaines avant le très probable renouvellement du mandat de la Minusca (12.500 hommes depuis 2014, alors que la France a mis fin en 2016 à sa mission militaire Sangaris), est un message politique fort, à un moment où les critiques pleuvent sur la mission de l'ONU.

 

Accusés par leurs détracteurs de "passivité" et parfois même de "collusion" face aux groupes armés, les contingents onusiens font aussi face à une avalanche d'accusations d'agressions sexuelles.

 

En juin, un bataillon de plus de 600 soldats du Congo-Brazzaville avait été renvoyé chez lui après des accusations d'agressions sexuelles et divers trafics. En 2016, 120 Casques bleus congolais avaient déjà été renvoyés pour les mêmes motifs.

 

Accompagné de Jane Connors, avocate des droits des victimes de l'ONU, le secrétaire général a déclaré vouloir rencontrer des victimes d'abus et leurs familles.

 

Ancien haut-commissaire de l'ONU pour les réfugiés, M. Guterres connait bien la Centrafrique, où il s'est rendu à plusieurs reprises.

 

- 'Impunité zéro'? -

 

Il lui sera sans doute demandé de se prononcer sur les "signes avant-coureurs de génocide" dont s'était alarmé fin août son secrétaire général adjoint pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien, mais démenti depuis par un autre responsable onusien, Adama Dieng, conseiller spécial de l'ONU pour la prévention du génocide. Ce dernier a pointé des "indicateurs" pouvant "aboutir, (...) s'ils ne sont pas maîtrisés, aux crimes de génocide".

 

A Bangui, cette visite est très attendue : "Les Casques bleus doivent plus nous aider et être plus présents, il faut que le chef de l'ONU leur dise", dit Régis, déplacé de l'est du pays et désormais Banguissois.

 

Au pouvoir depuis un an, le président Faustin-Archange Touadéra, dont l'élection en 2016 avec le plein soutien de l'ONU et de la France avait suscité une vague d'espoir, n'a pas réussi jusqu'à présent à restaurer l'autorité de l'Etat.

 

Sa décision d'intégrer des représentants des groupes armés au sein du gouvernement, malgré ses promesses d'une "justice implacable", a suscité le scepticisme, alors que ces mêmes groupes sont unanimement désignés comme les principaux responsables des violences.

 

Les Nations unies plaident pour une "impunité zéro" pour les auteurs de crimes commis en Centrafrique. La Minusca tente par ailleurs depuis septembre de mettre en oeuvre un délicat programme de désarmement (DDR) des membres des groupes armés.

 

Dans un rapport présenté au Conseil de sécurité, le secrétaire général a demandé l'envoi de 900 hommes supplémentaires pour la Minusca.

 

"Ce n'est pas de la quantité qu'il faut ajouter, c'est de la qualité", estime quant à lui un soldat d'un contingent africain de la force de l'ONU.

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES ATTENDU MARDI EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES ATTENDU MARDI EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 23:58
Centrafrique : Antonio Guterres attendu mardi à Bangui
Centrafrique : Antonio Guterres attendu mardi à Bangui

 

 

 

http://www.adiac-congo.com  23-10-2017 14:02

 

Le secrétaire général de l’ONU effectue sa visite au moment où les violences ont repris dans certaines provinces du pays et que son institution s’apprête à renouveler le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique (Minusca), forte de 12 000 Casques bleus.

 

La mission du patron de l'Organisation des Nations unies (ONU) intervient dans un contexte sécuritaire tendu. Les affrontements entre groupes armés rivaux ont repris dans le sud-est, le centre et le nord de la Centrafrique, faisant des centaines de morts. Elle est la première du genre qu’Antonio Guterres effectue dans ce pays depuis sa prise de fonctions, le 1er janvier 2017.

 

« C’est un peu un geste de solidarité, pour être ce jour-là avec les forces de maintien de la paix dans un des environnements les plus dangereux », a expliqué le secrétaire général de l’ONU à la presse, avant de se rendre en Centrafrique. « Le niveau de souffrances du peuple centrafricain, mais aussi les drames subis par les humanitaires et les forces de maintien de la paix méritent une solidarité et une attention accrues », a-t-il souligné.

 

Pour certains observateurs, la visite d’Antonio Guterres, qui va avoir lieu quelques semaines avant le probable renouvellement du mandat de la Minusca, est un message politique fort, à un moment de regain des violences dans certaines provinces du pays.

 

La Centrafrique a basculé dans les massacres de masse en 2013 avec le renversement du président Bozizé par l’ex-Séléka, entraînant une contre-offensive des anti-Balaka. Elle bénéficie d’un retour au calme à Bangui après l’intervention de la France (2013-2016) et des Nations unies. Mais les groupes armés menacent toujours les civils à l’intérieur du pays.

 

L’actuel président de la République, Faustin-Archange Touadéra, dont l’élection en 2016 avec le plein soutien de l’ONU et de la France avait suscité une vague d’espoir, peine toujours à restaurer l’autorité de l’Etat dans toutes les provinces.

 

Nestor N'Gampoula

 

 

 

La Centrafrique, championne du monde des interventions internationales

 

23/10/17 (AFP)

 

La Centrafrique, où le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, fera mardi sa première visite d'une opération de maintien de la paix, détient le record des interventions internationales sur son sol.

 

En raison d'une histoire marquée par une instabilité politique chronique, le pays a connu une dizaine d'interventions internationales, sous le drapeau de l'ONU, de l'Union européenne, de l'Union africaine ou d'organisations régionales africaines, mais aussi de la France, ex-puissance coloniale.

 

- Missions de l'ONU -

 

Dès l'arrivée au pouvoir d'Ange-Félix Patassé en 1993, le pays se retrouve dans un état de rébellion quasi permanente. Les années 1996-97 sont marquées par des mutineries à répétition dans l'armée.

 

Les accords de Bangui en 1997 sont censés y mettre fin. La Misab (Mission interafricaine de surveillance des accords de Bangui, 1997-1998), coalition de pays africains sous mandat onusien, est chargée de faire respecter ces accords, sans grand succès.

 

La Misab sera remplacée par des missions de l'ONU (Minurca, Bonuca, Binuca) censées contribuer à la consolidation de la paix, alors que le pays s'enfonce dans le marasme: sanglantes épurations dans l'armée, tentative de coup d'État en 2001, innombrables exactions des militaires.

 

- Interventions régionales -

 

Parallèlement, les organisations régionales créent leurs propres missions de "protection" et de "consolidation" de la paix, avec aussi peu de résultats.

 

La Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad) intervient avec une Force de maintien de la paix et de la sécurité (2001-2002), puis la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) avec la Fomuc (2002-2008), suivie par la Micopax (2008-2013) sous l'autorité de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC).

 

Pour tenter de lutter contre les rebelles tchadiens et soudanais opérant à partir du territoire centrafricain, les mandats de la Minurcat (2007-2010) et de l'Eufor-Tchad (2007-2009) sont étendus à la Centrafrique.

 

Lancée en décembre 2013, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) était placée sous mandat de l'Union africaine. Elle comptait environ 6.000 hommes à Bangui et en province, pour la plupart intégrés en 2014 dans la nouvelle force onusienne, la Minusca.

 

- Interventions française, européenne, ougandaise et américaine -

 

Entre 2013 et 2016, Paris lance, avec un mandat de l'ONU, l'opération Sangaris pour faire cesser les violences de la coalition rebelle Séléka (à dominante musulmane) et les représailles des milices antibalaka prétendant défendre les chrétiens. Quelque 2.000 soldats français sont déployés, en appui à la Misca et la Minusca.

 

Plusieurs soldats de Sangaris seront accusés de viol sur des enfants. En mars 2017, le parquet de Paris a requis un non-lieu dans une enquête sur ces accusations.

 

Une force européenne, l'Eufor-RCA, est intervenue à Bangui de février 2014 à mars 2015, avec 700 hommes au plus fort du déploiement. Ensuite l'Union européenne a envoyé des formateurs européens pour les forces armées centrafricaines à Bangui (EUMAM-RCA puis EUTM-RCA).

 

Des troupes ougandaises et américaines qui ont traqué en vain pendant des années l'Ougandais Joseph Kony, chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), une des rebellions les plus sanglantes au monde, ont entamé leur retrait en avril 2017.

 

- La Minusca devrait être prolongée -

 

L'ONU a pris le relais de la Misca le 15 septembre 2014 avec la Minusca (Mission de l'ONU en République centrafricaine), créée par la résolution 2149 du Conseil de sécurité et souvent décriée par les Centrafricains pour son manque de réactivité.

 

Son mandat s’achève le 15 novembre mais devrait être renouvelé.

 

Dans un rapport remis le 17 octobre au Conseil de sécurité, Antonio Guterres recommande de renforcer avec 900 Casques bleus la Minusca, qui en compte actuellement un peu plus de 10.000.

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra avait estimé en septembre, devant l'assemblée générale des Nations unies, qu'il faudrait plusieurs milliers de militaires supplémentaires.

 

De Casques bleus de la Minusca ont été à plusieurs reprises accusés d'agressions sexuelles et plusieurs centaines renvoyés chez eux.

 

M. Guterres a dit vouloir "établir une norme pour éliminer ce fléau".

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 23:56

 

 

 

http://www.adiac-congo.com   Lundi 23 Octobre 2017 - 19:38

 

Réunis le 21 octobre dernier à Libreville, au Gabon, les ministres en charge des Affaires étrangères des pays membres de l'organisation sous-régionale ont demandé l’accélération du dialogue entre les parties prenantes  à la crise dans le pays, aux fins de la signature et la mise en œuvre d’un accord de paix et de réconciliation.

 

Les ministres ont exprimé leur préoccupation sur la situation sécuritaire qui prévaut en République Centrafricaine (RCA) en raison de la recrudescence des affrontements entre les groupes armés et leurs attaques contre la population civiles et les forces internationales. Ils ont salué le projet du désarmement, démobilisation et réinsertion engagé dans le pays et les efforts du gouvernement centrafricain dans la restauration de la sécurité. Ils ont également encouragé le gouvernement et les groupes armés à entreprendre et accélérer le dialogue politique dans le cadre de l’initiative africaine. Selon eux, les besoins humanitaires restent importants en RCA à cause de l’insécurité et des violences récurrentes qui poussent la population à se déplacer à travers le pays.

 

Les ministres ont, en outre, approuvé la prochaine visite du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, en RCA, et l’ont exhorté à plaider auprès du Conseil de sécurité pour doter la Minusca des moyens nécessaires pour l’accomplissement de sa mission.

 

Ils ont réaffirmé l’engagement des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) à œuvrer aux côtés de la communauté internationale et des Nations unies en vue de la stabilité définitive en RCA. Après avoir déploré la violation des droits humains par quelques éléments des troupes des pays membres, les ministres ont encouragé les Etats de la communauté à renforcer la formation de leurs forces de défense et de sécurité en matière du Droit international humanitaire.

 

Concernant la réforme de la CEEAC, les ministres ont instruit le secrétaire général de l’institution, Ahmad Allam-Mi, à poursuivre le processus de recrutement du cabinet des experts devant réaliser le diagnostic du cadre légal et organisationnel et formuler des options de réforme du dispositif institutionnel régional.

 

Notons que la réunion de Libreville a regroupé les ministres des Affaires étrangères du Cameroun, du Congo, du Tchad, du Rwanda, du Gabon, de la République démocratique du Congo, de la Guinée Equatoriale, de la RCA, de l’Angola et de Sao Tome et Principe.

 

Christian Brice Elion

Centrafrique : la CEEAC appelle l’UA à accélérer le dialogue entre le gouvernement et les groupes armés
Centrafrique : la CEEAC appelle l’UA à accélérer le dialogue entre le gouvernement et les groupes armés
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 23:54
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Le RDC pose des préalables au renouvellement du mandat de la Minusca

 

PAR NOURA OUALOT LE 23 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 23 octobre 2017(RJDH)— Le parti politique Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) a posé des conditions pour le renouvellement du mandat de la Minusca. Une déclaration y relative a été rendue publique ce matin par Désiré Kolingba, président de cette formation politique.

 

Le RDC pose deux principaux préalables au renouvellement du mandat de la mission onusienne. D’abord l’ajustement de l’action de la Minusca à la complexité de la crise centrafricaine, ensuite l’engagement de la mission d’apporter des réponses concrètes aux exactions des groupes armés, « l’action de certains contingents de la Minusca qui posent le problème de leur impartialité, leur réaction inadaptée au terrain qui pose le problème de leur efficacité, l’absence de réaction appropriée des forces spéciales de la Minusca à l’égard des tueries de masse depuis six mois dans le centre Est et le Sud-est du territoire national ayant entraîné la disparition des villes et villages par suite d’exode des populations. Il faut que cela change », explique Désiré Kolingba.

 

Pour cette formation politique, la Minusca est la seule responsable des violences dans la région 6, «  la Minusca a délocalisé Ali Darass de la Ouaka pour la Basse-Kotto entraînant l’embrasement de toute la région ponctué par les attaques et contre-attaques meurtrières des groupes armés du FPRC, de l’UPC et celles des Anti-Balaka contre les populations civiles, cela depuis Mi-mai 2017 », dénonce le président du RDC.

 

Ce parti plaide pour le redéploiement des forces nationales, « pour une opérationnalisation effective et rapide des FACAS, il devient chaque jour plus urgent de doter les forces armées centrafricaines en équipements de travail adéquats ».  

 

Le bureau politique du RDC lance un appel solennel à la cessation des hostilités pour que le pays retrouve la paix.

 

Le RDC fait cette déclaration la vieille de l’arrivée à Bangui du Secrétaire Général des Nations-Unies, Antonio Guterrès, une visite officielle dans un contexte de recrudescence de  violences sur une grande partie du territoire national.

 

 

DÉCLARATION SOLENNELLE DU BUREAU POLITIQUE DU RASSEMBLEMENT DÉMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN RELATIVE A LA VISITE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES ET A LA SITUATION SÉCURITAIRE EN CENTRAFRIQUE.

 

Le 24 Octobre 2017, M. Antonio GUTTERRES, Secrétaire Général des Nations Unies entamera une visite officielle en République Centrafricaine dans un contexte de recrudescence de la violence sur une grande partie du territoire national.

 

A la veille de cette visite et du renouvellement du mandat de la MINUSCA, les déclarations successives des plus hauts responsables des Nations Unies, toutes plus alarmistes les unes que les autres, à savoir celles de Messieurs O’BRIAN et ADAMA DIENG, tous deux chargés de la prévention des crimes de génocide et de Monsieur GUTTERRES lui-même, évoquant sa désillusion quant au retour de la paix, laissent transparaître une inquiétude qui interpelle vivement le RDC.

 

C’est ici le lieu pour le RDC de condamner à nouveau avec fermeté la persistance et l’extension de cette violence suite à la délocalisation par la MINUSCA vers la fin de l’année 2016 de Monsieur ALI DARASS dans la Préfecture de la Basse-Kotto. Ceci a entraîné l’embrasement de toute la région n°6, ponctué par les attaques et les contre-attaques meurtrières des groupes armés FPRC, UPC et Antibalaka sur les populations civiles innocentes depuis la mi Mai 2017.

 

Le RDC voit ainsi ses idéaux de paix et de concorde nationale gravement compromis par le comportement de certains fils du pays qui, par calculs machiavéliques, veulent se faire entendre, même au péril de la nation toute entière.

 

Cependant, le RDC ne désespère pas de voir ces fils du pays engagés dans la voie sans issue de l’extrémisme, se ressaisir et donner la chance à notre pays de panser ses plaies, de recouvrer son unité et de renouer avec l’espérance à la faveur d’un dialogue inclusif impliquant les principaux acteurs de la crise.

 

S’appuyant sur les décisions du Forum National de Bangui sur l’impunité zéro, le RDC soutient la mise en place de la commission d’enquête judiciaire qui est déjà à l’œuvre pour traquer les auteurs des crimes de sang ainsi que leurs commanditaires et les traduire devant les juridictions compétentes afin qu’ils répondent enfin de leurs actes.


Le Bureau Politique du RDC saisit cette occasion pour s’incliner devant la mémoire des centaines et des centaines de victimes innocentes des massacres horribles de KEMBE et de POMBOLO et de toutes les autres qui se comptent par autant de centaines à BRIA, BATANGAFO, NIEM YELOWA et BOCARANGA. Le RDC présente ses condoléances les plus émues à toutes les familles si durement éprouvées.

 

Quant à l’action de la communauté internationale face à cette crise qui perdure depuis 2012, le RDC se félicite de l’engagement prononcé des pays amis et frères ainsi que des Organisations et autres partenaires techniques et financiers en faveur de la République Centrafricaine et exprime aux uns et aux autres sa reconnaissance appuyée. A cet égard, le RDC salue à sa juste valeur la contribution de toutes les organisations humanitaires y compris celles du système des Nations Unies ainsi que de la MINUSCA à l’effort de stabilisation de la situation dans notre pays.

 

Toutefois, notre Parti estime que le renouvellement du mandat de la MINUSCA doit faire l’objet d’un bilan partagé avec tous les acteurs nationaux et internationaux afin d’ajuster l’action de la mission des Nations Unies en Centrafrique à la nature complexe du conflit et aux besoins de la population centrafricaine.

 

C’est ainsi que le RDC attend de la visite du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique des réponses concrètes à une série de préoccupations dont trois parmi les plus importantes s’analysent comme autant de faiblesses de l’action de la MINUSCA. Il s’agit de :


1-L’action de certains contingents de la MINUSCA qui pose le problème de leur impartialité ; 


2-leur réaction inadaptée au terrain qui pose le problème de leur efficacité ; 


3-l’absence de réaction appropriée des forces spéciales de la MINUSCA à l’égard des tueries de masse perpétrées depuis six mois dans le Centre Est et le Sud-Est du territoire national (IPPY, BRIA, ALINDAO, ZANGBA, MOBAYE, BANGASSOU, GAMBO, ZEMIO, KEMBE, POMBOLO ) ayant entraîné la disparition des villes et villages par suite d’exode des populations.

 

Pour finir, le RDC considère que seule une force légitime, débarrassée de l’hypothèque de l’embargo qui pèse sur elle, est en mesure de rétablir les équilibres nécessaires à la pacification et à la sécurisation de notre pays.

 

C’est pourquoi, pour une opérationnalisation effective et rapide des FACA, il devient chaque jour plus urgent de doter les forces armées centrafricaines en équipements de travail adéquats.

 

Dans ce sens, le RDC se réjouit de la coopération embryonnaire entre la MINUSCA et les Forces armées centrafricaines (FACA) et exprime le vœu que cette coopération se renforce davantage au profit de la population centrafricaine.

 

Le Bureau Politique du RDC lance une fois de plus un appel solennel à la cessation des hostilités pour que notre cher et beau pays recouvre enfin la paix.


Fait à Bangui, le 23 Octobre 2017
 

Le Président

 

Désiré Bilal Nzanga KOLINGBA

 

 

Centrafrique : Les membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme prennent fonction

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 23 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 23 Octobre 2017(RJDH) —-Les membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et de Liberté Fondamentale(CNDHLF), nommés ont été installés ce jour à Bangui. Ils sont chargés d’enquêter sur les graves violations des droits de l’homme dans le pays.

 

Ce sont douze membres dont quatre femmes, nommés par décret présidentiel qui sont installés. Parmi eux, il y a des magistrats, Avocats, professeurs d’Université et des leaders de la société civile. La création de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et de Liberté Fondamentale(CNDHLF) fait suite aux graves violations des droits de l’Homme commises entre décembre 2003  et janvier 2015. Elle est créée au moment où plusieurs zones sont encore sous tension.

 

Les tâches seront difficiles, selon Me Jean Paul Moussa Veketo, membre de la commission, du fait de l’instabilité encore permanente sur une bonne partie du territoire, « c’est vrai que cette mission sera difficile dans les zones sous contrôle des groupes armés. Selon la loi, nous devons mettre en place les antennes dans les régions sur l’ensemble du pays. Mais nous allons diligenter les enquêtes avec l’aide de la Minusca et du Gouvernement centrafricain », précise-t-il.

 

Le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji reconnait les grands défis auxquels doivent faire face les membres de la CNDHLF. Il appelle à une mobilisation forte des institutions internationales pour soutenir ces derniers dans leur mission, « les questions de violations des Droits de l’Homme se posent avec acuité dans notre pays. Les populations centrafricaines ont soif de la justice et  attendent de vous d’être formées, informées, éduquées et conscientisées sur la justice et des Droits de l’Homme. Je voudrais solliciter la mobilisation de la communauté internationale à travers diverses appuis de Droits de l’Homme pour vous aider », souhaite le Premier ministre.

 

La commission nationale des Droits de l’Homme a été créée par la loi N°17.015 du le 20 avril 2017.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 02:44

 

 

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 21 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 21 octobre 2017 (RJDH)—Le premier conseil d’administration du Réseau des Journalistes des Droits de l’Homme (RJDH) a été mis en place ce jour à l’issue d’une Assemblée Générale extraordinaire. Les neuf membres de cet organe de suivi, ont été élus pour un mandat de trois ans.

 

L’élection des membres du conseil d’administration du RJDH intervient à l’issue d’une Assemblée Générale de deux jours. Sur les neuf membres, il y a quatre membres du bureau dont la présidence est conduite par Romary Gonessa et le secrétariat Général par Naim-Kaelin Zamane.

 

Le président du Conseil d’administration, Romary Gonessa, dans une interview accordée au RJDH, s’est félicité de la tenue de cette Assemblée Générale extraordinaire qui, selon lui est un déclic pour reconstruire le RJDH, « nous venons de franchir une étape très importante au niveau du RJDH à travers cette Assemblée Générale qui va nous permettre de redonner un nouveau visage au réseau et le pousser d’avantage vers un avenir radieux », explique le président du RJDH.

 

Pascal Chira, Directeur-Pays a indiqué dans son intervention que cette Assemblée Générale est la résultante d’un processus dont l’objectif est de renforcer le dynamisme au sein du RJDH. Pour lui, « la mise en place du conseil d’administration est la preuve de la maturité de cette organisation que nous avons accompagnée depuis des années », explique-t-il avant de souhaiter bon vent à la nouvelle équipe à qui il a demandé de privilégier le rassemblement.

 

Le Coordonnateur du RJDH Thiery Kondhe se dit rassuré par la mise en place de ce conseil d’administration dont l’objectif est de renforcer les acquis de la coordination nationale du RJDH. Il a plaidé pour le renforcement des capacités de nouveaux membres du conseil d’administration, des journalistes et des correspondants afin de les rendre plus efficaces pour l’avenir du RJDH.

 

C’est la première fois que le RJDH, créé en 2010, met en place un conseil d’administration dont la mission principale, selon les nouveaux textes de base révisés, est d’assurer le contrôle de la coordination nationale.

Centrafrique : Le RJDH met en place son conseil d’administration à l’issue d’une Assemblée Générale extraordinaire
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 02:39
RCA: une nouvelle étape dans le rapprochement UPC-FPRC?

 

 

 

Par RFI Publié le 21-10-2017 Modifié le 21-10-2017 à 02:48

 

Le FPRC, branche de l'ex-seleka dirigée par Nourredine Adam, qui contrôle tout le nord-est de la Centrafrique, a annoncé que le général en chef de l'UPC, Ali Darass, devenait vice-président de la grande coalition de l'ex-seleka. Pour le moment, l'entourage du principal concerné dément.

 

L'UPC devait faire un démenti dans la semaine. Désormais, il faudra attendre le début de la semaine prochaine, assure-t-on à la direction politique du groupe armé, arguant qu'Ali Darass se rend sur les lieux des derniers massacres commis contre des musulmans dans le sud-est du pays et n'est donc pas en mesure de signer ce démenti.

 

Pour le moment, c'est Abdoulaye Issène, le président du CNDS, le Conseil national de défense et de sécurité, et bras droit de Nourredine Adam, qui crie victoire en annonçant le retour de son frère ennemi.

 

Car avec un ralliement d'Ali Darass, c'est non seulement un essai politique qui est transformé, reléguant l'ancien maître de Bambari, à la place de second, mais également un essai militaire. Car le FPRC entend bien donner main forte à son nouvel allié, largement déstabilisé par les groupes d’autodéfense de Bangassou qui ont commis plusieurs massacres ces dernières semaines. Notamment à Kembé et Pombolo.

 

Les deux hommes s'étaient rencontrés dans le week-end, à Maloum, au nord de Bambari, pour discuter de cette éventuelle alliance et avaient déjà signé un cessez-le-feu il y a une dizaine de jours. Mais pour le moment, cet accord semble dissonant, du moins sur le papier.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 02:21
Lu pour vous : Nouveau massacre Centrafrique : l’ONU peine réagir

 

 

 

https://www.la-croix.com  LAURENT LARCHER , le 

 

La ville de Pombolo, dans le sud-est du pays, est touchée par des violences d’une grande ampleur, depuis le mercredi 18 octobre.

 

Les Casques bleus échouent à assurer la sécurité des civils.

 

Au moins 26 personnes ont été tuées au cours d’un affrontement mercredi 18 octobre, à Pombolo, dans le sud-est de la Centrafrique (RCA). Et depuis, les violences se poursuivent alors que la mission de stabilisation multidimensionnelle intégrée des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA), une nouvelle fois, tarde à intervenir.

 

Massacre de musulmans

 

C’est un groupe d’anti-Balaka qui s’est attaqué, mercredi 18 octobre, aux habitants musulmans de Pombolo. Il s’en serait pris, entre autres, à la mosquée de la ville où s’étaient réfugiés de nombreux musulmans. En réaction, l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), faction de l’ex-Séléka pro-musulmane à majorité peul dirigée depuis Alindao, a lancé une contre-attaque à Pombolo. Personne n’a été en mesure d’arrêter les combats entre les deux factions.

 

L’impuissance de l’ONU

 

Depuis leur base de Bangassou, à l’est, l’ONU a dépêché jeudi 19 octobre, des soldats gabonais et marocains. Deux Casques bleus ont été blessés vendredi 20 octobre. Il y aurait « une centaine » de blessés à Pombolo, selon des sources humanitaires et de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca).

 

Un hélicoptère de l’ONU a essayé de se poser vendredi dans la ville pour les évacuer, mais n’a pu le faire en raison des combats, selon des sources de l’ONU.

 

« Les casques bleus de la Force ont commencé à prendre position dans Pombolo afin d’apprécier la situation et d’y répondre correctement. Jusqu’à ce jour, la MINUSCA ne disposait d’aucun soldat de la paix dans cette localité », constatait l’ONU, dans un communiqué, vendredi 20 octobre.

 

Elle ajoutait, laconique : « Les soldats de la paix vont vérifier les informations qui faisaient état de violences qui auraient fait plusieurs victimes innocentes. »

 

LAURENT LARCHER

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 01:28
Florence Parly défend l'accord iranien et le Tchad à Washington
Florence Parly défend l'accord iranien et le Tchad à Washington

 

 

 

Washington AFP / 21 octobre 2017 00h31 - La ministre française des Armées Florence Parly a défendu les mérites de l'accord sur le nucléaire iranien et l'importance du Tchad dans le combat contre les islamistes lors d'une visite de deux jours à Washington.
 


"Il ne saurait être question de sortir de l'accord de Vienne négocié en 2015 dès lors que l'ensemble des conditions qui étaient requises de la part de l'Iran sont respectées, et elles sont respectées selon l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique), a indiqué Mme Parly à des journalistes à l'issue de sa visite.



La ministre a notamment transmis ce message au conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, le général HR McMaster, alors que le président américain a refusé de "certifier" l'accord sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015, réclamé son durcissement par le Congrès et menacé d'un retrait des Etats-Unis si ses demandes n'étaient pas satisfaites.



Elle l'a également transmis à plusieurs membres du Congrès américain, notamment le sénateur républicain John McCain.



La ministre française a aussi indiqué avoir évoqué l'inscription du Tchad sur la liste des pays dont les ressortissants sont indésirables aux Etats-Unis, alors que c'est un pays allié de la France dans la lutte contre les groupes islamistes au Sahel.



"Nous avons évoqué le fait que le Tchad est un allié important, efficace, engagé dans cette zone du Sahel et que donc il faut aider le Tchad à répondre à l'ensemble des questions qui ont été posées par l'administration américaine", a-t-elle dit.



Washington reproche au Tchad de ne pas "partager des informations liées à la sécurité publique et au terrorisme, et de ne pas remplir au moins un critère de risque", selon le décret présidentiel sur le "Travel Ban", sans autre détail.



Interrogé sur ce point, le FBI a précisé à l'AFP que parmi les points de friction figurait notamment le type de passeport utilisé par le gouvernement tchadien. 



Les Etats-Unis "s'engagent à coopérer avec le gouvernement tchadien pour corriger les faiblesses" identifiées, a précisé le FBI dans un communiqué.



Le Tchad, qui s'est montré déçu d'être visé par le décret migratoire du président Donald Trump, vient de retirer ses troupes du Niger voisin, où elles avaient été déployées pour lutter contre les islamistes du groupe Boko Haram.



Or une patrouille américano-nigérienne est tombée au début du mois dans un embuscade meurtrière au Niger, qui s'est soldée par la mort de quatre militaires américains des Forces spéciales et quatre soldats nigériens.



L'avenir des opérations militaires en Syrie après la chute de Raqa, et la Corée du Nord ont aussi figuré à l'agenda de Mme Parly.
 


La France, qui plaide pour une solution politique négociée en Syrie, tente de réunir un "groupe de contact" qui mettrait autour de la table l'opposition comme les représentants du régime syrien, les pays membres permanents du Conseil de sécurité, l'UE et les acteurs de la région comme le Liban, et associerait aussi l'Iran, proposition qui suscite l'hostilité des Américains.


(©)

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 00:45
Laetitia Ngoto : ambassadrice de l’art afro urbain

 


 

 

19 octobre 2017  Eva Sauphie Laetita ngoto

 

Entrepreneure française d’origine centrafricaine, Laetitia Ngoto est l’initiatrice du festival afro urbain Art’Press Yourself. La 3e édition se tiendra les 3 et 4 novembre au Pan Piper, à Paris, et sera placée sous le signe de l’afrofuturisme.



A l’heure où les festivals dédiés à la culture afro fleurissent dans la capitale, Laetitia Ngoto, 30 ans, a tenté le pari d’investir un marché qu’on pouvait penser saturé. Si le printemps dernier s’est vu placer sous le signe de la création artistique contemporaine africaine via pléthore d’expositions dédiées au genre, et que le bal de la rentrée s’est ouvert avec le festival Afropunk, l’entrepreneure a décidé de prolonger les festivités en novembre. Et de positionner son événement sur la culture afro-urbaine.



Aujourd’hui inclus dans une vraie structure (l’association APY organise des événements, conférences et consorts toute l’année), cette manifestation autofinancée promeut pendant deux jours la scène mode et artistique contemporaine inspirée d’Afrique. Au programme également, ateliers de body painting, de tatouage ou encore de dread locks…

Démocratiser la scène artistique afro

Afro-urbain. Un mot valise qui, de prime abord, ne nous évoque pas grand-chose. Pour autant, cette passionnée de street culture a toutes les raisons de vouloir explorer le terrain. Celle qui a commencé il y a deux ans avec une collaboratrice fana de culture urbaine officie aujourd’hui avec une nouvelle équipe. Aussi a-t-elle dû effectuer un travail de fond pour coller à l’ADN originel du festival.



S’il est facile d’identifier le pendant afro, le socle urbain, Laetitia le justifie par sa volonté de valoriser la scène pop en s’affranchissant des paillettes. « Nos événements ne sont ni élitistes ni glamour, nous mettons en valeur des prestations que l’on pourrait voir dans la rue ou des artistes qui viennent de la street culture, comme cette année où des artistes issus de la scène hip hop ou du voguing seront présents », éclaire-t-elle. Tandis que l’année dernière, lors de l’édition consacrée à la cité utopique Johri – contraction de Johburg et Paris – un artiste sud-africain avait livré une prestation de gumboot, une danse traditionnelle née dans la rue ».


Laëetitia Ngoto


APY avec Laetitia Ngoto



Diplômée en management de la mode, la jeune trentenaire est passée par Isabel Marrant en tant qu’assistante de production, puis par le groupe Lafuma en qualité de chef de produit, ou encore par le labo Ethnique. Autant d’expériences dans le secteur de la mode et de l’image qui lui ont permis de se constituer un carnet d’adresses béton. Et raison pour laquelle elle met essentiellement l’accent, à travers ce festival pluridisciplinaire, sur la mode et les arts visuels. « J’ai connu beaucoup d’artistes illustrateurs, peintres, photographes qui n’avaient aucune plateforme pour exposer leurs œuvres, mis à part Instagram ou Facebook, ou qui n’avaient pas la chance d’être dans une galerie ». Les artistes issus de la diaspora africaine de Paris comme les artistes européens bénéficient donc d’un espace expos-vente.


Des artistes internationaux

Avec des exposants internationaux venus du Danemark, de Bruxelles, d’Angleterre etc., l’esthète entend promouvoir la création inspirée d’Afrique. Quand on lui demande si elle ne craint pas qu’on lui reproche de flirter avec l’appropriation culturelle, celle qui estime être légitime de défendre la culture africaine parce qu’elle est noire et d’ascendance africaine reste vigilante en tentant d’établir une programmation cohérente et équilibrée, mais s’autorise une marge de manœuvre.
Laetitia Ngoto


La marque belge Keiko

L’année dernière, le thème du festival était consacré à Johannesburg, ce qui justifiait que l’ensemble des artistes programmés venaient d’Afrique du Sud. Pour autant, cette année, si la programmation est tournée vers les artistes internationaux, ils ne représentent qu’un tiers des créateurs programmés. « Il faut savoir que je vais autant présenter un créateur issu de la diaspora africaine dont les créations sont confectionnées à Château Rouge, qu’un créateur européen qui travaille avec des ateliers basés en Afrique et qui utilise du tissu africain. Je ne donne pas plus de crédit ni à l’un ni à l’autre, c’est la démarche qui m’importe », soutient-elle.


Un festival conceptuel

Un festival conceptuel, l’un des rares à proposer un fil rouge thématique. Après Old School Vibe en 2015 qui avait fédéré 400 visiteurs et la cuvée 2015 (600 visiteurs), cette troisième édition – qui espère réunir 800 à 1000 festivaliers – fera la part belle à l’afrofuturisme à travers le thème « Back to the afrofuture ». « L’idée c’est de créer, comme depuis le début de l’aventure, un lien entre le passé et le présent, le passé et le futur », explique-t-elle.



Aussi, la coordinatrice de l’événement a-t-elle repensé les formules traditionnelles pour s’aligner sur les nouvelles tendances, voire les anticiper. Exit le défilé de mode classique un peu ennuyeux « avec des mannequins qui boudent et se contentent de marcher ». Laetitia préfèrera présenter un « spectacle de danse, un défilé dynamique à travers un travail de fond et de forme » mis en scène par la chorégraphe d’origine gabonaise, Carmel Loanga, qui est à l’origine de la création dansée dans le clip « Kamelemba » de la reine malienne, Oumou Sangaré. Pour Lætitia Ngoto, l’idée étant, avec Art’Press Yourself, un nom de baptême qui n’est évidemment pas sans rappeler le mantra « express yourself » (exprime-toi), de s’approprier et de redéfinir les contours de l’expressivité artistique afro.



Festival Art’Press Yourself

Les 3 et 4 novembre au Pan Piper

2-4 Impasse Lamier, 75011 Paris

Compter 8 euros la journée et 12 euros les deux jours

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com