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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 00:32

 

 

 

Des Casques bleus de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) se sont déployés dans une localité du sud-est du pays, où des affrontements ces derniers jours entre groupes armés ont fait un nombre encore indéterminé de victimes, indique la Minusca dans un communiqué.

 

“Des Casques bleus de la Force ont commencé à prendre position dans Pombolo pour évaluer la situation et y répondre correctement”, écrit la Minusca dans ce communiqué publié jeudi soir.

 

“Jusqu‘à ce jour, selon le communiqué, la Minusca ne disposait d’aucun soldat de la paix dans cette localité”, petite ville de la préfecture de la Basse-Kotto (centre-est). Les militaires onusiens “vont vérifier les informations qui font état de violences qui auraient fait plusieurs victimes innocentes”.

 

Peuplée en majorité de Peuls, Pombolo est située à proximité de Kembé, où des violences similaires ont eu lieu la semaine dernière.

 

Située entre les villes d’Alindao et Bangassou, cette région est le théâtre depuis mai de violences récurrentes entre groupes anti-Balaka (milices à majorité chrétiennes), et l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC, un groupe armé peul issu de l’ex-Séléka à dominante musulmane). Ces violences ont fait des dizaines de morts parmi les civils.

 

A Bangui, des commerçants ont annoncé une “journée de deuil” ce vendredi dans le quartier commercial du PK5, à dominante musulmane, en solidarité avec les victimes de ces dernières violences.

 

Vendredi dernier, de nombreux magasins de gros, boutiques, échoppes et quincailleries du PK5 étaient déjà restés fermés en signe de deuil au PK5, considéré comme le poumon économique de la capitale centrafricaine.

 

 

 

Un cri d’alarme face au chaos en Centrafrique

 

https://www.la-croix.com  Laurent Larcher , le 20/10/2017 à 6h00

 

Plusieurs ONG réunies hier à Paris se sont alarmées du regain de violence en Centrafrique, « un pays qui s’enfonce » dans une « crise majeure ».

 

De nouvelles violences ont éclaté mercredi dans le sud-est de la Centrafrique, entre Alindao et Bangassou, qui « auraient coûté la vie à de nombreux civils », selon l’ONU. Une illustration supplémentaire de la détérioration continue de la situation dans un pays plongé dans le « chaos ». Le terme émane d’un collectif d’ONG – Acted, Action contre la faim (ACF), Handicap international, Médecins du monde, Première urgence internationale, Solidarités international – qui a appelé, hier à Paris, « la communauté internationale à se mobiliser pour cette crise oubliée ».

 

Fin septembre, d’autres organisations s’étaient déjà réunies à Paris, cette fois à l’invitation du Secours catholique pour mutualiser leurs compétences sur la crise centrafricaine : ATD Quart Monde, la DCC, Foi et Justice, Crisis Action, les Spiritains, les Apprentis d’Auteuil et l’observatoire Pharos. Sur le plan humanitaire, il y a urgence. « Au premier semestre 2017, 215 000 nouveaux déplacés ont fui les violences, constate Hélène Quéau, directrice des opérations de Première urgence internationale. Deux Centrafricains sur trois n’ont pas accès aux soins de base. Nos équipes sont visées aussi par les violences : on a enregistré 232 incidents touchant les humanitaires, depuis le début de l’année ».

 

« Notre volonté est d’attirer l’attention sur la crise centrafricaine. Nous sommes très inquiets par ce qui s’y passe. Or, plus personne ne parle de ce pays », ajoute Isabelle Robin, d’ACF. De fait, près de deux ans après le voyage du pape François à Bangui, la désagrégation du pays se poursuit sous les yeux impuissants de la communauté internationale. Les épisodes sanglants se multiplient depuis le printemps. Dernières en date, ces violences « d’une grande ampleur » mercredi à Pombolo (sud du pays), selon la Minusca.

 

La semaine précédente, deux groupes armés se sont affrontés plusieurs jours à Kembé (Basse-Kotto, sud). La mosquée où s’étaient réfugiés de nombreux musulmans avait été attaquée, faisant plusieurs morts. Au même moment, les habitants de Zemio (Haut-Mbomou, sud-est) fuyaient les combats entre deux autres milices. Fin septembre, c’est Bocaranga (Ouham-Pendé, nord-ouest) qui a été mise à sac par une milice avant d’être reprise militairement par les contingents rwandais et portugais des casques bleus, les seuls sur les 10 000 soldats de la mission à être salués pour leur savoir-faire…

 

En juillet, le nombre de déplacés dépassait les 600 000, soit une augmentation de près de 50 % par rapport à janvier, selon l’ONU. Les réfugiés rentrés dans l’ouest du pays sont repartis. Plus de 500 000 Centrafricains ont fui notamment au Cameroun, au Tchad et en RDC où plus de 85 000 ont franchi la frontière entre la mi-mai et la fin août.

 

L’accès aux victimes se complique. « Trois zones nous sont fermées : Zemio, Bossangoa et Bocaranga, regrette Hélène Quéau. Pour le reste, les routes sont dangereuses, les attaques fréquentes et la protection insuffisante. Pour des raisons de sécurité, nous sommes dans l’incapacité d’acheminer 35 % de nos stocks d’aide humanitaire entreposés à Bangui. »

 

Que faire ? À travers son appel, le collectif d’ONG espère attirer l’attention et pousser l’ONU à s’engager plus efficacement en RCA, d’autant que le mandat de la Minusca arrive à échéance en novembre. « On souhaite un mandat plus robuste et vraiment tourné vers la sécurité des civils », souligne Hélène Quéau. Un avis que partage le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, attendu la semaine prochaine à Bangui et qui a recommandé mardi un renfort de 900 casques bleus, dans un rapport transmis au Conseil de sécurité. Ces renforts « ne permettront pas de manière réaliste à la Minusca de protéger tous les civils à travers le pays », a-t-il reconnu, mais « ils donneront à la force une plus grande flexibilité pour être déployée rapidement en cas de menace contre les civils dans des zones géographiques prioritaires », notamment le centre et le sud-est du pays.

 

Laurent Larcher

Centrafrique : des Casques bleus se déploient dans une localité du sud-est théâtre de violences
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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 00:27
Centrafrique : la crise oubliée

 

 

 

La Centrafrique vit ses pires heures depuis le debut de l'année. On recence de plus en plus d'attaques contre les civils. 500.000 personnes se sont réfugiées dans les pays alentours et quelques 600.000 Centrafricains sont déplacés à l'intérieur de ce pays grand comme la France et la Belgique. 80% du territoire serait contrôlé par des groupes armés rendant de nombreuses villes sont inaccessibles.
 

Plusieurs ONG tirent la sonnette d'alarme.

 

'Il y a des ONG qui constitue des centrales, des hub humanitaires dans lesquels ils conservent des stocks pour pouvoir déployer rapidement l'aide sur le territoire. Aujourd'hui ces stocks sont un peu bloqués parce qu'il y a des endroits où on arrive plus à aller. Il y a des ville où on a dû partir parce que les violences étaient telles que les ONG ne pouvaient plus rester dans mettre en danger la vie de leurs équipes', explique Hélène Camus de l'ONG française ACTED.

 

Le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres doit se rendre dans le pays la semaine prochaine. Les ONG veulent profiter de sa visite pour attirer l'attention sur cette crise oubliée. Elles demandent à l'ONU de 'clarifier le mandat' de la mission de la paix sur place. Elles veulent que les violences soient condamnées et que des moyens soient mis en oeuvre pour leur permettre de renforcer rapidement l'aide humanitaire.

 

Message du Secrétaire général de l'#ONU, Antonio Guterres, à la veille de sa visite en #RCA 'https://t.co/inEwcS8Iw4https://t.co/bVM7mkX2MY- MINUSCA (UN_CAR) 19 octobre 2017

 

400 000 enfants ne vont pas à l'école en #Centrafrique - c est une génération entière qui est sacrifiée dénonce rochdi_najat #CARCrisis pic.twitter.com/CiukX87pyA- OCHA en français (UNOCHA_fr) 17 octobre 2017

 

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 00:17
Lu pour vous : Le miel, délice en péril

 

 

 

Par Coralie Schaub Libération — 20 octobre 2017 à 19:36

 

Bouleversement climatique, manque de biodiversité, maladies, parasites et surtout pesticides font exploser le taux de mortalité des abeilles. Avec pour effet collatéral une chute de la production du nectar, qui risque de devenir rare et cher.

 

Le miel sera-t-il bientôt une denrée rare vendue à prix d’or ? Le risque est réel. En France, la récolte a connu en 2017 une nouvelle année «catastrophique», plafonnant sous les 10 000 tonnes, s’est alarmée jeudi l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf). L’an dernier déjà, avec à peine 9 000 tonnes, la production de miel française avait été la plus basse de l’histoire de l’apiculture moderne. Les temps glorieux où la France était un gros pays producteur semblent révolus.

 

Jusqu’en 1995, l’hexagone produisait de 32 000 à 33 000 tonnes de miel par an et en exportait même un peu. Mais depuis, le taux de mortalité des abeilles a explosé : les apiculteurs sont obligés de renouveler autour de 30 % de leur cheptel chaque année, avec parfois des pertes de 50 % à 80 % dans certains endroits. Et ils notent des problèmes croissants de fécondité des reines. D’où une chute vertigineuse de la production de miel.

 

Cocktail mortel.Le bouleversement climatique fait des siennes. Cette année encore, les butineuses ont dû subir un printemps très précoce suivi de gelées tardives, d’une longue période de sécheresse, mais aussi de vents du Nord et de périodes de canicule qui brûlent les fleurs. Un cocktail mortel, qui s’ajoute aux causes structurelles de l’effondrement des populations d’abeilles comme de leurs congénères - près de 80 % des insectes volants auraient disparu en trente ans en Europe, selon une étude publiée mercredi dans la revue Plos One. Ces causes sont connues : environnement dégradé, manque de biodiversité, maladies, varroa, frelon asiatique… et, surtout, pesticides. Ceux qui font le plus de tort aux pollinisateurs sont les néonicotinoïdes, surnommés «néonics», ou «tueurs d’abeilles». Ces insecticides neurotoxiques dérivés de la nicotine agissent sur le système nerveux central des insectes, provoquant une paralysie mortelle. Introduits dans les années 90, ils se sont vite imposés dans plus de 120 pays et représentent désormais un juteux marché (40 % des ventes d’insecticides, pour un chiffre d’affaires mondial supérieur à 2 milliards d’euros).

 

Catimini.Certes, l’Union européenne a restreint l’utilisation de trois substances actives (clothianidine, thiaméthoxame, imidaclopride). Et plusieurs interdictions sont déjà entrées en vigueur en France, comme celle du Cruiser (Syngenta) sur le colza, ou du Gaucho (marque de Bayer, arrivée en 1995 en France, date des premières hécatombes d’abeilles) sur le tournesol et le maïs. Mais ils restent massivement utilisés. Selon une enquête publiée jeudi par l’Unaf, les néonics, encouragés par le système agricole français (les agriculteurs dépendent des coopératives, qui ont intérêt à leur vendre toujours plus de pesticides), sont utilisés sur au moins 6 millions d’hectares en France, soit plus de 20 % de la surface agricole utile. Présents sur de nombreuses cultures, ils sont aussi employés à usage vétérinaire, notamment pour l’élevage ou contre les puces des chiens et chats, ou encore pour protéger les charpentes. Résultat, on les retrouve partout. La plupart du temps appliqués sur les semences, ils se répandent dans toute la plante et contaminent même la végétation non traitée. Ils persistent dans les sols pendant des mois voire des années. Et se retrouvent dans l’air, l’eau et les aliments, dont le miel : 75 % de ceux produits dans le monde sont contaminés aux néonics, selon une étude parue en octobre dans la revue Science.

 

Les néonics, jusqu’à 10 000 fois plus toxiques pour les abeilles que le très décrié DDT, massacrent aussi la faune du sol, de l’air et des rivières. Vers de terre, batraciens ou oiseaux, nul n’y échappe. Pas même l’homme. Entre autres, leurs effets sur le développement du cerveau, en particulier des enfants, inquiètent de plus en plus. Las, deux produits contenant un nouveau neonicotinoïde, le sulfoxaflor, viennent d’être autorisés en catimini en France, vidant de sa substance leur interdiction, prévue par la loi pour septembre 2018(Libération de vendredi). Résultat de l’hécatombe d’abeilles : plus de 75 % des miels consommés dans l’hexagone doivent désormais être importés. «Or certains pays d’origine, à commencer par le premier producteur mondial, la Chine, sont souvent épinglés pour des fraudes, comme l’ajout de sirop de sucres», avertit l’Unaf. Avec l’UFC-Que choisir, les apiculteurs demandent au gouvernement une réforme de l’étiquetage obligeant, en cas de miels mélangés, la mention des différents pays d’origine.

 

Coralie Schaub

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 00:10

 

 

 

 

APA-Brazzaville (Congo) octobre 20, 2017 à 13:15 - La 8ème Réunion de haut niveau du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région, tenue sous l’égide de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) jeudi à Brazzaville, a pris fin en recommandant de « neutraliser les bandes armées et les rapatrier dans leurs pays respectifs pour une paix durable dans la région. »

 

Le communiqué final de cette réunion lu par le ministre congolais des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso, a listé une trentaine de recommandations, soulignant la complexité de la situation de la paix et de la sécurité dans la région des Grands lacs particulièrement en République Démocratique du Congo (RDC), en Centrafrique, au Soudan du Sud, au Burundi et au Kenya.

 

Au sujet de la RDC, les chefs d’Etat participant à cette réunion ont recommandé la neutralisation des forces négatives qui opèrent dans ce pays et le rapatriement des membres des groupes qui ont été désarmés.

 

La rencontre, après avoir noté le retard pris dans la mise en œuvre de l’Accord politique du 31 décembre 2016, souligne que ce dernier reste un cadre fiable pour mettre fin à la crise politique en RDC. Elle exhorte par conséquent les autorités de la RDC à poursuivre la mise en œuvre des mesures de confiance pour instaurer les conditions propices au bon déroulement du processus électoral.

 

Les participants à la rencontre recommandent par ailleurs la publication rapide d’un calendrier électoral et le budget correspondant tel que prévu dans l’Accord du 31 décembre 2016, en veillant à ce que les lois électorales requises soient adoptées et publiées. 

 

S’agissant du Burundi, du Soudan du Sud et de la Centrafrique, la réunion a condamné les violations des cessez-le-feu et demandé aux groupes armées qui y opèrent de cesser les hostilités et de s’engager à régler leurs différends par la voie politique, dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation. 

 

A sujet du Kenya, la réunion assure être informée des efforts de préparation de l’élection présidentielle qui doit se tenir le 26 octobre et exprime sa solidarité avec le peuple du Kenya tout en invitant toutes les fractions concernées à « tout faire pour la tenue des élections libres, crédibles et transparentes ». 

 

Le Président Denis Sassou N’Guesso, président de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs et président du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre, se rendra rapidement à Nairobi pour soutenir les efforts visant à créer les conditions favorables à la tenue de l’élection présidentielle. 

 

La rencontre a déploré l’augmentation considérable du nombre de   déplacés dans la région des Grands Lacs au cours de l’année écoulée, le nombre total s’établissant aujourd’hui à plus de 7 millions et celui des réfugiés et demandeurs d’asile à 3,5 millions. 

 

Les chefs d’Etat présents à Brazzaville ont aussi souligné la nécessité d’assurer la sûreté et la sécurité des civils et exhorté les acteurs nationaux, régionaux et internationaux à continuer de répondre aux besoins humanitaires urgents et à trouver des solutions durables pour les personnes déplacées, les réfugiés et les demandeurs d’asile. 



Ils ont approuvé la demande de l’Ouganda d’abriter la 9ème réunion de haut de niveau du mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République Démocratique du Congo et la région.

 

 

Conférence des Grands Lacs : La stabilité en Centrafrique est une préoccupation

 

PAR FLEURY AGOU LE 20 OCTOBRE 2017

 

Brazzaville, la capitale congolaise a abrité le 19 octobre la 7e Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). Les Chefs d’Etat et de Gouvernement de cette organisation Sous-régionale se sont aussi penchés sur la crise centrafricaine.


Réunis à Brazzaville, les décideurs politiques des pays membres de cette région d’Afrique ont examiné ses défis sécuritaires et de développement. Au nombre des dossiers examinés lors de cette rencontre figure celui de la RCA.

 

Nombreux étaient les intervenants de marque à interpeller sur l’instabilité sécuritaire en Centrafrique qui ne cesse de se dégrader. Sur la crise centrafricaine et en RDC, le représentant du secrétaire général de l’ONU dans la région des Grands-Lacs, Said Djinnit, a estimé qu’une action « vigoureuse » est « nécessaire » pour « neutraliser les forces négatives ».

 

A son tour, le président angolais Joao Manuel Gonçalves Lourenço et président sortant de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) a indiqué jeudi qu’ « il était temps d’oublier les divergences inter-religieuses encore existantes en République centrafricaine pour que le pays retrouve enfin le chemin du développement et du progrès social ».

 

Devant ses recrudescence de la violence en RCA et en RDC qui a des répercussions dans la Sous – région, son successeur, Denis Sassou N’Guesso a précisé que « …seules des actions concertées et transfrontalières peuvent promouvoir, de manière durable, la paix, dans ce pays frère » tout en indiquant que « le processus de retour à la paix suit son cours normal en RCA » même si « des menaces subsistent encore et requièrent une attention soutenue des acteurs».

 

Le Président centrafricain, F.A Touadera et ses homologues étaient à Brazza, notamment : les présidents du Congo, Denis Sassou Nguesso, de la RDC, Joseph Kabila, de l’Angola, Joao Manuel Gonçalves Lourenço, du Rwanda, Paul Kagamé, et de la Zambie, Edgar Lungu.

 

La Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) a été créée en 2000 à la suite des nombreux conflits politiques qui ont marqué la Région des Grands Lacs. Elle réunit douze pays : la RDC, l’Angola, le Burundi, la Centrafrique, le Congo, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, le Sud-Soudan, la Tanzanie et la Zambie.

La CIRGL s'engage à neutraliser les bandes armées et les rapatrier dans leurs pays pour la paix dans la région
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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 23:47
Lu pour vous : Tueries à répétition en Centrafrique

 

 

COMPTE RENDU

 

Tueries à répétition en Centrafrique

 

La communauté peule, musulmane, a une fois de plus été la cible d’une attaque des anti-balaka. Les massacres successifs qui n’épargnent personne continuent de creuser les divisions.

 

Par Cyril Bensimon LE MONDE Le 20.10.2017 à 06h47 • Mis à jour le 20.10.2017 à 17h52


 

Le bilan est incertain, les motivations encore troubles mais un massacre a été commis, mercredi 18 octobre, en République centrafricaine (RCA). Un de plus dans le sud-est du pays, région longtemps préservée par les violences apparues en 2012 avec la Séléka mais qui, ces six derniers mois, subit une lame de fond meurtrière où les civils sont ciblés en fonction de leur appartenance communautaire.

 

D’une voix ne laissant transparaître aucun affect, le général Bello de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC, un groupe armé constitué principalement de Peuls, qui sont musulmans) affirme que mercredi, « vers 5 heures, les anti-balaka menés par des soldats des FACA [les forces armées centrafricaines] et mélangés à des mercenaires ougandais, sud-soudanais et congolais ont attaqué Pombolo, car c’est une ville majoritairement peule. » « Ils ont tué plus de 140 personnes et fait une soixantaine de blessés, assure l’officier joint mercredi matin sur son téléphone satellitaire. Nous les avons repoussés, mais il n’y a personne pour secourir les blessés. » Selon un document interne des Nations unies, des casques bleus dépêchés sur les lieux avaient, jeudi après-midi, « découvert jusque-là les corps de 26 civils, de 2 miliciens de l’UPC et 56 blessés. »


Huit jours plus tôt, le 10 octobre, Kembé, à une dizaine de kilomètres de là, avait subi une attaque du même ordre. Entre 20 et 30 musulmans furent alors écharpés. Situées entre Alindao, le fief de l’UPC, et Bangassou, cernée par les anti-balaka qui seraient désormais près de 10 000 dans cette région selon les estimations, les deux localités sont installées le long d’un axe stratégique qui relie le pays d’est en ouest mais que les 12 000 soldats et policiers de l’ONU s’avèrent incapables de sécuriser. « Pour l’instant, nous arrivons toujours après les faits. Nous n’avons les moyens que de protéger nos convois, pas de mettre fin aux exactions », concède un responsable onusien.

 

Le gouvernement centrafricain a réagi, vendredi, en exprimant sa « ferme condamnation de ces actes de barbarie », selon un communiqué du ministre de l’administration du territoire, Jean-Serge Bokassa. Il a appelé la Mission des Nations unies (Minusca) à « faire preuve de plus d’engagement et à réévaluer son mode d’intervention dans le cadre de la protection des civils ».

 

« Population piétinée depuis quatre ans »

 

La veille de l’attaque sur Pombolo, le président Faustin-Archange Touadéra s’était rendu à Bangassou, ville où 2 000 musulmans vivent assiégés, réfugiés dans l’enceinte du petit séminaire. Critiqué pour sa passivité, il a promis qu’un préfet serait bientôt sur place et a rencontré des chefs anti-balaka. « Le chef de l’Etat fait des efforts. Il a écouté les recommandations de l’Union africaine et donné des postes [au gouvernement] à des ex-Séléka et des anti-balaka, mais les plus radicaux veulent maintenir le chaos afin de le discréditer et de le renverser », estime un observateur étranger.

 

Depuis la frontière soudanaise où il se trouverait, le général Noureddine Adam, le chef du FPRC, une autre faction de l’ex-Séléka, fulmine et accuse. « Le président Touadéra est allé en Russie pour récupérer des armes achetées à l’époque de Bozizé. Pour contourner l’embargo, elles ont été acheminées par l’Ouganda, puis sont rentrées par Obo, à l’est du pays. Leur objectif est de remonter sur nos zones et de nous en chasser avec tous les musulmans du pays », avance celui qui inspire la terreur chez nombre de Centrafricains.

 

Cette charge destinée à dénoncer le nettoyage ethnique dont sont victimes les musulmans est aussi pour le chef du FPRC une manière de se dédouaner des crimes dont il est accusé et de se poser en protecteur de la communauté islamique. Avant de trouver ces derniers jours un terrain d’entente avec l’UPC – « une alliance de bandits pour se partager le butin des mines, des taxes sur le bétail et des passages de barrières », selon la source précédemment citée –, les deux factions se sont rendues coupables d’un nombre effrayant d’exactions durant leurs affrontements. Dans les seules régions de Bria (est) et de Bakala (centre), entre novembre 2016 et février 2017, l’UPC a, selon un rapport de la Minusca, tué 111 civils et le FPRC, 22. Cette dernière dit par ailleurs avoir des « allégations crédibles » concernant la mort de « 293 autres civils », tués par ces deux groupes (167 par l’UPC et 126 par le FPRC). « Pour comprendre la vague de violences actuelles, il faut savoir que la Séléka piétine la population depuis plus de quatre ans », résume Mgr Juan José Aguirre Munos, l’évêque de Bangassou.

 

« Répondre aux besoins tragiques des Centrafricains »

 

A la veille de son voyage en RCA prévu du 24 au 27 octobre, le patron de l’ONU, Antonio Guterres, a estimé dans un entretien à l’AFP et RFI que « la Centrafrique est très loin des attentions de la communauté internationale. Le niveau de souffrances du peuple, mais aussi les drames subis par les humanitaires et les forces de maintien de la paix méritent une solidarité et une attention accrues (…) Il faut tout faire pour que les groupes armés puissent rendre leurs armes et que tout le monde puisse s’engager sérieusement dans la réconciliation et la paix », tout en regrettant le « manque de fonds » de la communauté internationale. « Nous n’avons qu’à peu près 30 % des fonds qui seraient nécessaires pour répondre avec le minimum d’efficacité aux besoins tragiques du peuple centrafricain », a ainsi déploré le secrétaire général des Nations unies.

 

Décriée pour son incapacité à protéger la population, la Minusca espère bénéficier de 900 soldats supplémentaires après le renouvellement de son mandat en novembre. Une augmentation de troupes qui semble bien dérisoire pour arrêter le nettoyage ethnique en cours.

 

Alors que douze casques bleus et autant de travailleurs humanitaires ont été tués depuis le début de l’année en RCA, que 215 000 personnes ont dû fuir leur domicile durant le premier semestre, cinq ONG (Acted, Actions contre la faim, Médecins du monde, Première Urgence Internationale et Solidarités International) ont lancé jeudi un appel à l’ONU et aux Etats membres pour « donner les moyens à la Mission de renforcer la protection des civils ». En clair, que celle-ci remplisse son mandat.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/10/20/tueries-a-repetition-en-centrafrique_5203564_3212.html#6SgoyxhXJ7V5tbFp.99

 

 

RCA: De nombreuses violences signalées dans le Sud-Est du pays

 

par FRÉDÉRIC POWELTON - 20 OCTOBRE 2017

 

Selon plusieurs sources concordantes, la localité de Pombolo, dans le Sud-Est du pays, a été le théâtre cette semaine de violents combats qui ont coûté la vie a de nombreux civils, au moment où la Minusca, la force onusienne en Centrafrique, a publié un rapport sur les abus commis les divers groupes armés.

 

Les principaux belligérants sont le mouvements armé UPC (Union Pour la Paix en Centrafrique) d’Ali Darassa et des groupes d’autodéfense locaux. La cause à l’origine du déclenchement de ces combats n’est pas très claire.

 

Toutefois, ce n’est pas la première fois que l’UPC, milice composée en majorité de chrétiens, s’attaque à des villages sans défense. Ce mouvement armé rebelle est régulièrement accusé d’exécutions sommaires de civils. L’UPC mène une guerre contre les groupes issus de l’Ex-Séléka, à majorité musulmans.

 

La Minusca a publié mardi un rapport sur les exactions commises contre des civils dans deux des principaux foyers de tensions dans le pays. En tout, au moins 133 civils auraient été exécutés sommairement par l’UPC. Un rapport qui intervient moins d’une semaine avant la venue d’Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, en Centrafrique.

 

Ce rapport affirme également qu’au moins 293 autres civils auraient été victimes de luttes intestines dans d’autres régions du pays depuis l’entrée en jeu de l’UPC dans la guerre que se livrent les groupes armés rivaux en Centrafrique.

 

 
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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 23:45
Le Gabon ouvre ses frontières à la libre circulation dans la CEMAC et au delà
Le Gabon ouvre ses frontières à la libre circulation dans la CEMAC et au delà

 

 

 

Libreville, 20 octobre (Gabonactu.com) – Le ministre gabonais de l’Intérieur, Lambert Noël Matha dans un communiqué a annoncé ce vendredi que le Gabon autorise la libre circulation dans son territoire aux citoyens des pays membres de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), des pays du G 20 et du Conseil de Coopération du Golfe (CCG).

 

Les 5 pays de la CEMAC concernés sont : Cameroun, Centrafrique, Congo, Guinée Equatoriale et Tchad. L’unique condition est d’être détenteur d’un passeport ordinaire biométrique, d’un passeport diplomatique ou de service.

 

La mesure est applicable dès ce vendredi 20 octobre 2017.

 

Les ressortissants du G 20 et du CCG recevront un visa dès leur arrivé à l’aéroport international Léon Mba de Libreville.

 

La décision vise à renforcer l’attractivité du Gabon et son ouverture d’avantage  à l’Investissement Direct Etranger (IDE), explique le gouvernement.

 

Le Gabon et la Guinée Equatoriale étaient les deux seuls pays qui bloquaient la libre circulation dans la CEMAC. Elle est effective depuis plusieurs années entre le Cameroun, la Centrafrique, le Congo Brazzaville et le Tchad. La décision du Gabon laisse la Guinée Equatoriale seule à imposer un visa aux ressortissants de la CEMAC.

 

Martin Safou

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 23:44

 

                                       

 

Suite à la prise de conscience tardive de l'échec du gouvernement par le President de la République, un nouveau gouvernement budgétivore et comprenant les bourreaux du peuple a été mis en place le 12 septembre 2017. Des calculs politiciens se sont invités et dans l'optique de rempiler en 2021, l'ancien ministre de l'intérieur s'est vu brusquement et brutalement dépouiller du précieux département de la sécurité publique au profit d'un cacique du cercle réduit de Damara. Le désormais ministre de l'administration du territoire...territoire occupé et administré à 80% par les groupes armés a ressenti une frustration car humilié, diminué, miniaturisé et tout cela au mépris du rang d'arbitre occupé aux dernières élections présidentielles. Cet affront ou camouflet vient s'ajouter à l'imposition de ses collaborateurs directs ( Directeur et membres de cabinet ) par le premier ministre est devenu par la même occasion la goutte d'eau qui a débordé le vase.

 

Pour montrer son mécontentement ou son désaccord, le co-héritier de la Cour impériale de Berengo s'est terré à son domicile dans un mutisme assourdissant laissant la place aux spéculations, supputations et interprétations. Le scénario inédit au sommet de l'Etat n'est ni un droit de grève, inscrit dans le préambule de la constitution et qui doit respecter une règle de procédure, ni un droit de retrait qui est une possibilité donnée par la loi à un salarié de se retirer du travail lorsque ce dernier présente pour sa vie ou sa santé un danger grave et imminent. Le fatidique vendredi 13 octobre, le célèbre ministre a rompu le silence en organisant un point presse pour annoncer avec méfiance et prudence pour son avenir politique le grand retour au sein du gouvernement..

 

Hébété, le citoyen lambda qui n'a que ses yeux pour regarder s'interroge : l'ancien ministre de l'intérieur n'était-il pas content parce que son ministère a été morcelé avec la perte du département de la sécurité publique ? Ce mécontentement est-il lié à sa relégation dans le rang protocolaire du gouvernement ? Rester chez soi est-il synonyme de démission ? Avait-il le droit ou le devoir de se mettre en grève dans un climat sécuritaire aussi tendu ? Si le ministre se permet de faire une capricieuse grève, pourquoi est-il le premier à envoyer les forces de l'ordre pour mater les marches ou manifestations des syndicats de travailleurs ? En étant le premier gréviste du département, va t-il soutenir ou comprendre les cadres de son département qui sont en grève suite au décret portant nomination des préfets et sous préfets ? Les jours non travaillés seront-ils payés ?

 

Quand on voit de l'autre côté un premier ministre qui manque du respect aux cadres de son ministère brandissant de menaces pour couper les salaires des grévistes. S'il s'agissait d'un salarié ordinaire, ses jours d'absence devraient être payés ? À son retour au gouvernement et en siégeant au conseil des ministres, n'avait-il pas honte d'affronter le regard des autres collègues ? À t-il conscience de son poids dans le gouvernement ? Quelles images ou leçons a t-il projeté à l'égard des ambassadeurs accrédités en Centrafrique ? Et si chaque ministre se mettait en grève pour une raison quelconque, qu' adviendrait le gouvernement ? À l'état actuel des choses, le ministre allait-il revenir au gouvernement si on était en 2020 c'est à dire la veille des Présidentielles ? Est-il revenu au gouvernement pour attendre la veille des échéances électorales pour se démarquer ? Craignait-il de pointer au chômage non rémunéré en attendant 2021 ? Les avoirs ou réserves bancaires n'étaient-ils pas suffisants pour atteindre 2021 ? Qu'est-ce que le Président de la République lui a promis comme gage de son retour ? Et si éventuellement il est encore contrarié dans les jours à venir sur certains dossiers, que va t-il faire ?

 

Le désormais ministre de l'administration du territoire doit redescendre sur terre et surtout comprendre qu'à l'instar du Che Guevara, Sankara, Lumumba et Mandela, " on ne fait pas la révolution à moitié ".. Une révolution digne de ce nom doit se distinguer de relation familiale où le fils peut bouder son père, se réfugier dans sa chambre en attendant la compassion de son père. En outre, il doit comprendre qu'une révolution ne se décrète pas même si notoirement la démission est absente de la culture politique centrafricaine. La révolution s'engage sur la base de conviction et d'idéologie. Dans ce contexte, un ministre de la République légitimement nommé par décret n'a que deux options en cas de désaccord : soit on démissionne, soit on reste et on subit.

 

En conséquence, on devient complice du désordre et de la mauvaise gouvernance. Il s'agit aussi d'une complicité frontalière de la prostitution politique qui elle même est la dérivée des alliances contre nature. Lorsqu'on ne croit plus à un groupe, on en sort pour honorer sa carrière, son éducation, sa famille, ceux qui ont cru en vous et surtout la jeunesse de Lakouanga dont vous êtes issus. Ainsi, dès lors qu'on est pas apte à faire une révolution, mieux vaut s'abstenir au lieu de faire des tapages médiatiques. Pour finir, le Président de la République et son premier ministre doivent prendre leur responsabilité devant l'histoire en engageant une procédure disciplinaire contre le ministre récalcitrant pour servir de jurisprudence de référence. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c'est moi.                                                                                                                   

 

Paris le 20 octobre 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.     

 

CENTRAFRIQUE : LES LEÇONS D'UN MINISTRE QUI DOIT APPRENDRE À SES DÉPENS QU'ON NE FAIT PAS LA RÉVOLUTION À MOITIÉ...par Bernard Selemby Doudou
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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 00:05
Sur le "corridor", seule route commerciale de Centrafrique: accidents, pillages et racket

 

 

 

 

19/10/17 (AFP)

 

"Enfin à Bangui, et sans encombre!". Evelin Bokassa est soulagé: il vient de finir son périple vers la capitale centrafricaine, après cinq jours de camion sur les routes depuis Douala, au Cameroun. Le "corridor", comme il l'appelle, est la seule voie de ravitaillement de Bangui, capitale enclavée au coeur de l'Afrique centrale.

 

Sur l'une des rares routes bitumées de Centrafrique, les tensions liées au conflit sont retombées mais les défis se multiplient: mauvais état de la chaussée, racket des camionneurs, vol de marchandises, lourdeurs administratives...

 

"Tu arrives dans un contrôle, on t'exige 2.000 francs (CFA, 3 euros), 3.000... Pourquoi? On ne comprend plus. Trop de tracasseries!", s'exclame Evelin Bokassa, qui dit être un petit fils du fantasque despote dont il n'a d'héritage que le nom.

 

Dans la cabine de son 30 tonnes chargé d'huile de palme, de cinq chèvres, de canapés et autres sacs de semoules, Evelin qui est aussi délégué du convoi pour l'Union des syndicats de conducteurs centrafricains, slalome entre les nids de poule, les carcasses de camions abandonnées sur le bas côté et les quelques motos qui circulent sur l'axe.

 

Sur sa remorque, une vingtaine de passagers ont grimpé sur les marchandises contre 5.000 francs (7 euros) pour rejoindre Bangui, faute de bus public. Le trajet est long, la poussière rougit les tee-shirts et les bonnets.

 

Gardé par deux véhicules onusiens, en tête et en queue, le convoi avance lentement. Il serpente et s'étire sur une dizaine de kilomètres, au rythme des pannes mécaniques et autres aléas.

 

La longue file indienne comprend officiellement aujourd'hui 45 camions, certains transportant du matériel onusien -les seuls qui seront gardés s'ils tombent en panne-, mais la plupart emportent tout un fatras de marchandises commerciales. Sont venus se greffer en queue de peloton une cinquantaine d'autres poids lourds.

 

- Villageois et pillards –

 

"Je suis bloqué là", lâche Idriss, dépité, adossé à son camion arrêté. L'engin de ce camerounais de 27 ans vient de tomber en panne avant Bossembélé, à mi-chemin entre la frontière camerounaise et Bangui.

 

"J'ai peur que les villageois arrivent avec des armes pour me menacer", explique le jeune homme, seul avec un passager centrafricain. Il est 18H00. Bientôt, la nuit noire reprendra ses droits. Des Casques bleus bangladeshi viennent finalement prendre position autour de son camion. "Parfois, ils ne s'arrêtent pas, je ne comprends pas", s'étonne, soulagé, le routier.

 

Les Casques bleus ont des consignes précises: si les camions en panne ne transportent pas de matériel onusien, les soldats de l'ONU continuent leur route, après avoir fait signer une décharge au conducteur. Idriss ne le sait pas mais il est chanceux: sur sa remorque trône un véhicule estampillé "ONU".

 

Le blindé et le poids-lourd resteront ensemble jusqu'à l'aube, sans mot dire - faute de langue commune pour communiquer, attendant qu'un autre camion revienne remorquer celui d'Idriss.

 

Plus loin, sur le bas côté, un camion est dans le fossé. Des villageois l'entourent, fusils de chasse et machettes à la main. "Ils sont là pour lui proposer de sécuriser le véhicule", raconte Evelin en dépassant le véhicule.

 

"Mais ce sont les mêmes villageois qui reviendront piller son chargement si le conducteur refuse de payer les 10.000 ou 15.000 francs (23 euros) qu'ils demandent".

 

- Taxes -

 

Les camionneurs se plaignent de tout le temps devoir mettre la main à la poche: à Béloko, un groupe armé - le FPDC- a installé un barrage, et taxe chaque camion, sous les yeux des Casques bleus. "C'est 2.000 francs ou ils te tuent", assure froidement Thierry, chauffeur centrafricain.

 

A Binenge, ce sont les habitants qui refont la route en terre creusée par la pluie. "On ne veut pas d'accident, (alors) on a arrangé la route", sourit l'un de ces cantonniers d'occasion, qui exige des routiers un billet de 1.000 francs pour soulever sa petite barrière de bois.

 

Les armes ne sont jamais loin, et les conducteurs n'ont d'autre choix que de se plier aux volontés des coupeurs de route.

 

Ce tronçon du voyage long d'une soixantaine de km est le plus pénible: la route n'est pas bitumée, et nombreux sont les camions qui restent bloqués dans la boue. Chaque arrêt ralentit toute la suite du convoi.

 

"Aujourd'hui, on a de la chance, il n'a pas plu et on a rejoint Bangui en cinq jours", dit Evelin. Mais quand les trombes d'eau viennent s'ajouter aux tracas de la route, il n'est pas rare que le convoi reste des jours à attendre.

 

"Cette route est compliquée. Le seul tronçon qui est bon est celui en dur, construit par l'empereur" Bokassa, explique Evelin.

 

Lui repartira dans quelques jours faire le même trajet, en sens inverse. "Ca fait douze ans que je fais ça. J'ai envie d'autre chose", dit-il. "Pourquoi pas aller travailler en Europe, il paraît que les routes sont belles là-bas, n'est-ce pas?"

 

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 23:54

 

 

 

http://geopolis.francetvinfo.fr  Par Laurent Ribadeau Dumas@GeopolisAfrique | Publié le 19/10/2017 à 17H47, mis à jour le 19/10/2017 à 18H03

 

Le conflit en Centrafrique est une «crise oubliée», a affirmé le 18 octobre 2017 le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. En août, le responsable de l’organisation internationale pour les affaires humanitaires, Stephen O’Brien, avait mis en garde contre des «signes avant-coureurs de génocide».


Sans parler ouvertement de génocide, Antonio Guterres a indiqué que «des opérations de nettoyage ethnique» se poursuivent dans plusieurs endroits du pays.

Le 18 octobre, l’ONU signalait que des violences ont éclaté dans le sud-est du pays et «auraient coûté la vie à de nombreux civils» entre Alindao et Bangassou, zone qui est le théâtre de violences depuis plusieurs mois. La localité de Bangassou est occupée depuis mai par des groupes anti-Balaka. Celle d’Alindao est le fief du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC), groupe armé peul issu des factions rivales de l'ex-Séléka.



Les parties en présence

 


Depuis 2013, la Centrafrique est en proie à des violences après le renversement de l'ex-président François Bozizé par les milices (officiellement dissoutes) de la Séléka. Laquelle est «une alliance de mouvements rebelles issus du nord-est du pays, zone à majorité musulmane et marginalisée par Bangui», selon La Croix.


Ces violences avaient entraîné une contre-offensive des milices anti-Balaka, «au départ une constellation de milices d’auto-défense villageoises apparues en septembre 2013 en réaction aux exactions de la Séléka». Souvent identifiées comme des groupes à majorité chrétienne, ces milices «obéissent souvent à des chefs animistes», observe le journal chrétien. Le terme anti-balaka dériverait de l’expression «anti-balle Aka», pour AKA 47, diminutif de Kalachnikov, signale le site alwihdainfo.com«Bardés de leurs grigris divers, les anti-Balaka se pensent ainsi protégés des balles de leurs ennemis». 


Aujourd'hui, les groupes armés, au nombre de 14 selon France 24, se battent essentiellement pour le contrôle des ressources naturelles et des zones d’influence. Selon Antonio Guterres, ces groupes ont reçu «des appuis venus de l’extérieur». Sans plus de précision.

 

Chaos


Combats et massacres ont commencé en 2013 dans l’ouest du pays, ainsi que dans le nord. Difficile aujourd’hui de donner un bilan sur le nombre de victimes. Rien qu’entre décembre 2013 et octobre 2014, il y aurait eu plus de 3000 civils tués. Il faut aussi évoquer le déplacement de 600.000 personnes(sur une population de 4,5 millions d’habitants) à l’intérieur du pays et le départ de 500.000 autres vers les pays limitrophes, surtout au Cameroun, au Tchad et en RDC.


L’intervention de la France, entre 2013 et 2016 dans le cadre de l’opération Sangaris (2500 hommes), et celle de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique) ont permis un certain retour au calme. Mais les violences ont progressivement repris.


Selon France 24, le chaos «a simplement changé d’emplacement». De l’ouest, «le conflit s’est déplacé dans le centre et le sud-est». «Les groupes armés sont en train de prendre le contrôle de cette zone, qui avait été épargnée» au départ de la crise «mais qui connaît aujourd’hui le même phénomène qu’en 2014: une chasse aux musulmans et des affrontements entre factions», observe Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales, cité en août par le site de la chaîne.

 


La violence n’épargne pas les humanitaires: le 8 août, de violents combats à Gambo (sud) ont fait au moins trois morts parmi le personnel de la Croix-Rouge centrafricaine.

 

Des violences sexuelles

 


Dans ce contexte, le pays est complètement à la dérive. Les autorités sont aux abonnés absents, les militaires ont été désarmés. Déployée depuis 2014, la Minusca compte quelque 12.000 hommes sur le terrain. Mais pour Thierry Vircoulon, les casques bleus sont «toujours trop lents» et «jamais en mesure d’éteindre les braises». Depuis janvier, onze casques bleus «ont été tués dans des actes malveillants» en République centrafricaine, rapportaient fin juillet les Nations Unies.


D’une manière générale, Human Rights Watch affirme, dans un rapport que «les violences sexuelles sont utilisées comme armes de guerre»«les groupes armés ont régulièrement commis des viols et pratiqué l’esclavage sexuel».


A plusieurs reprises, Amnesty International a, par ailleurs, «recensé des allégations de viol et de violences sexuelles visant la Minusca et d'autres forces de maintien de la paix (…), notamment le viol d'une fillette de 12 ans, à Bangui, en août 2015». L’organisation de défense des droits de l’Homme a mis en cause des casques bleus mauritaniens et congolais. Des militaires français de Sangaris ont, eux aussi, été accusés. Une affaire, révélée au départ par le Guardian, pour laquelle le parquet de Paris a requis un non-lieu.


Dans ce contexte d’anarchie et de complète désorganisation, le pays fait face «à une situation d’urgence sanitaire chronique», rapporte Médecins sans Frontières«72% des structures de santé ont été endommagées ou détruites». Tandis que «le paludisme reste la principale cause de mortalité» et que le nombre de personnes atteintes par le VIH reste «très élevé».

Lu pour vous : La Centrafrique, un pays en plein chaos, livré aux violences des groupes armés
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 23:45
COMMUNIQUÉ DE PRESSE MINUSCA

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

LES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA SONT ARRIVÉS DANS LA LOCALITÉ DE POMBOLO

 

19 octobre 2017 – Suite aux informations reçues mercredi faisant état de violences d’une grande ampleur survenues à Pombolo (Basse Kotto, sud de la RCA) et ayant coûté la vie à de nombreux civils, la Mission de stabilisation multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) avait immédiatement envoyé un hélicoptère pour une reconnaissance aérienne et décidé de déployer des casques bleus sur place. Ce jeudi matin, 19 octobre 2017, une escorte de soldats de la paix provenant de Bangassou est arrivée à Pombolo.

 

Les casques bleus de la Force ont commencé à prendre position dans Pombolo afin d’apprécier la situation et d’y répondre correctement. Jusqu’à ce jour, la MINUSCA ne disposait d’aucun soldat de la paix dans cette localité.

 

Les soldats de la paix vont vérifier les informations qui faisaient état de violences qui auraient fait plusieurs victimes innocentes. 

 

https://minusca.unmissions.org/les-casques-bleus-de-la-minusca-sont-arrivés-dans-la-localité-de-pombolo

______________________________________________________________________________

 

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

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