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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 12:50

 

 

 

 

    Un an après son accession à la Maison Blanche, il est triste de constater que Donald Trump a oublié qu’il a quitté les plateaux de télévision ( trash TV ) pour l’arène politique où les mots de modération, de pondération et d’éthique sont à la mode et même conseillés . Il se complait dans un style clivant et grossier qui déconsidère l’Amérique, surtout quand le Président de la plus grande puissance mondiale dit tout haut ce que pensent tout bas ses électeurs les plus racistes . Cela devient d’autant plus gênant que les sujets de préoccupation ne manquent pas ! En a t-il seulement conscience ? Heureusement que les Etats-Unis ont des institutions républicaines solides !

 

    Non content d’insulter le Président nord koréen Kim Jung Un, qu’il traite de « petite fusée » et qu’il menace à longueur de journée de pulvériser en hypothéquant l’équilibre mondial,

 

     Non seulement il ne se préoccupe pas de nommer les plus de mille fonctionnaires fédéraux indispensables à la bonne marche de son administration fédérale,

     Non seulement il change de collaborateurs et de conseillers comme des chemises,

     Non seulement il a usé de moyens retors pour parvenir à la Maison Blanche,

 

Mais il ajoute ce qui doit le disqualifier irrémédiablement : une détestation de cette partie de l’Amérique qui n’a pas voté pour lui : les Noirs, les Hispaniques, les femmes et les intellectuels . Ce faisant, il se définit lui-même en creux comme un raciste, un sexiste, un Redneck ( bouseux du Middle West de l’Amérique)…

 

    Il en est aujourd’hui à détricoter tout ce que son prédécesseur a patiemment réussi à mettre en place comme l’Obamacare ou les accords avec l’Iran qui ont stoppé nette la prolifération des armes atomiques . Sa détestation de l’Obamacare est d’ordre racialiste, puéril et idiot .

    Quelqu’un peut-il dire à ce Monsieur que les footballeurs noirs, idoles de toute la nation, qu’il suggère maladroitement aux propriétaires de virer ( you’re fired) sont les descendants d’hommes qui étaient en Amérique avant l’arrivée de son grand père, parti de son Allemagne natale ? Là aussi, il laisse parler son instinct au lieu de faire appel à sa raison . Que pense Monsieur Trump du Super Bowl où brillent ces « fils de p….. » comme il les appelle ? Insulter des mères innocentes, ce n’est pas joli ; mais quand cela vient d’un Président …

 

     Pour un Hispanique, aller en Californie, en Arizona, au Texas ou au Nouveau Mexique est un juste retour au bercail .

 

    Quant à l’Afrique, l’homme qui twitte plus vite que son ombre en parle comme d’une réserve où ses amis sont partis pour devenir riches . Ses propos tenus dans une réunion au sommet avec les chefs d’états africains disqualifient définitivement monsieur Trump . L’Afrique a besoin d’écoles, d’universités, de centres de recherches, de centres de soins, de crèches, de routes etc et non des amis de Trump assoiffés et surtout pressés de s’enrichir . Ce n’est parce que l’Afrique a soif qu’elle doit se jeter sur la première gourde venue ! Que Dieu préserve l’Afrique des amis de Donald Trump !

 

     Maintenant que les élections ont terminées, Monsieur Trump doit s’atteler à la tache et cesser de battre les tribunes pour faire plaisir à ses électeurs en se projetant déjà dans le futur . Drôle de Président !   

 

     En tant que Centrafricain, cet homme ( Donald Trump), qui a retiré le petit contingent de militaires américains implantés dans l’est de mon pays, avec pour mission de traquer Joseph Kony, le criminel le plus recherché de l’Afrique, ne m’intéresse pas du tout . De plus il n’y a plus d’ambassade américaine à Bangui, alors …

 

     Les dernières nouvelles en provenance de Washington laissent entrevoir que l’étau se resserre autour de Donald Trump . Cet homme n’a pas fini de nous surprendre . Wait and see .

 

                                    Le 4 Novembre 2017

 

                                    David KOULAYOM-MASSEYO .

DONALD TRUMP OU L’INSULTE COMME MODE DE GOUVERNEMENT par David KOULAYOM-MASSEYO
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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 12:27

 

                

 

Tout le monde se souvient qu'à la sortie d'une audience avec le Président de la République française, le Président tchadien a proclamé sur le perron de l'Elysée "qu'il vaut mieux une élection bâclée qu'une transition chancelante". Avec la pression de la communauté internationale, cette célèbre maxime fut exécutée par le gouvernement de transition en dépit d'absence de conditions sécuritaires et de transparence.. Surpris par les résultats électoraux, les nouvelles autorités rassemblèrent les outils à la hâte pour tenter un rafistolage. Les institutions républicaines prévues par la constitution furent précipitamment mises en place nonobstant l'absence des locaux et moyens matériels.

 

Leur souci majeur fut d'éviter d'enfreindre les termes de la constitution relatives aux délais. Après plus de trois semestres, le gouvernement de remerciements n'arrive toujours pas à relever le défi sécuritaire en dépit de la longue période de grâce accordée par le peuple. D'ailleurs, la situation s'est empirée au point de perdre le contrôle des 3/4 du territoire national. Au lieu de se remettre en cause en toute humilité, de revoir les différentes approches et méthodes, dans ce contexte sécuritaire tendu au lieu de tendre la main à toutes les compétences au nom de l'intérêt général pour tenter d'apporter des éléments de solution à la crise, le pouvoir s'évertue à vilipender la société civile, accuser de coup d'Etat les leaders de l'opposition, d'indexer son ombre comme la cause de leur incapacité.

 

Après une prise de conscience tardive de l'inactivité du gouvernement, le président de la République s'est entêté à reconduire son premier ministre qui confond tout et qui est en perte totale de repères. Au passage, nous vous rappelons que transmettre le savoir est un art mais le mettre en pratique est un métier. À force de tâtonner et de se mordre la queue, le pouvoir de Bangui a décidé de jeter son dévolu sur les associations qui relèvent de la société civile encadrée par la célèbre loi de 1901 donc apolitique. Ainsi, nous vous rappelons le récent désordre organisé par le pouvoir lors du renouvellement du bureau de l'Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA) avec l'ingérence du ministre des affaires sociales qui contrevient à la loi de 1901 sur la liberté d'association.

 

S'en suit les manœuvres lors de la mise en place du bureau de l'Association Nationale des Étudiants Centrafricains (ANECA). La présidence de la République a réussi à s'immiscer dans le processus électoral de l'ANECA par le biais de la Commission Nationale de la Non Violence Active (CNNVA) représentée par Madame Koyara alors Conseillere à la présidence de la République. Enfin, vint le tour de la diaspora centrafricaine de France de connaître un désordre organisé par le pouvoir avec un repris de justice à la manette. Le pouvoir de Bangui crée volontairement le désordre pour renforcer son assise, avoir beaucoup de pouvoir et de contrôler la plateforme de la diaspora par drones.

 

Ainsi, le citoyen lambda qui a compris dans le discours du secrétaire général de l'ONU que l'urgence était ailleurs cherche à comprendre la stratégie du pouvoir qui consiste à lancer des assauts sur les associations. Pourquoi cette envie brutale de contrôler systématiquement toutes les associations ? Quelle obstination à vouloir contrôler les associations qui relèvent de la société civile ? Pourquoi cette obsession à museler les institutions républicaines qui contribuent à l'équilibre démocratique ? Les clés de la réussite de leur mandat résident dans le contrôle des institutions et associations ? Pourquoi les malheurs et les déboires de ce régime résident toujours ailleurs ? Au nom de quel principe, la présidence de la République utilise l'argent du contribuable via un repris de justice pour manipuler la diaspora ? Vous n'avez pas encore fini ce mandat, alors pourquoi se projeter déjà en 2021 ?

 

Nous vous rappelons que tous les centrafricains sont conscients des circonstances dans lesquelles vous avez hérité le pouvoir, alors pourquoi ne pas se mettre résolument au travail avec le concours de toutes les compétences ? Nous vous affirmons que le peuple appréciera en tenant compte de la pénibilité de votre mission. Par ailleurs, le haut conseil des ngbakamandjas qui a été mis en place par les vieux dinosaures veulent que toutes les institutions de la République se mettent aux ordres. Désormais, ils iront voir le pape pour que le cardinal soit un proche du pouvoir. Ils feront de même pour les autres confessions religieuses. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                                                                                                              

 

Paris, le 3 novembre 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

 

À DÉFAUT DE DOMPTER L'ASSEMBLÉE NATIONALE, LE POUVOIR DE BANGUI EST À L'ASSAUT DE LA DIASPORA DE FRANCE par Bernard Selemby Doudou
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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 23:19

 

 

 

 

AFP / 03 novembre 2017 21h23

 

Entre le 1er juillet et le 30 septembre, 31 plaintes d'abus sexuels présumés à l'encontre de personnels de l'ONU ont été recensées dans le monde, a affirmé vendredi le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric.

Cette comptabilité entre dans la politique du secrétaire général Antonio Guterres d'une tolérance zéro en matière de violences sexuelles commises par des personnels civils et militaires de l'ONU et d'une volonté de transparence, a-t-il précisé lors de son point-presse quotidien.

Les faits relatifs à ces plaintes n'ont pas encore été tous confirmés et certaines d'entre elles n'en sont qu'à une phase d'enquête préliminaire, a ajouté le porte-parole.

Sur les 31 plaintes, 12 visent des personnels dans des opérations de maintien de la paix, 19 des employés d'agences ou de programmes de l'ONU. 10 sont liées à des abus sexuels, 19 à de l'exploitation sexuelle, et 2 sont de nature encore inconnue.

Parmi les organisations concernées, 15 plaintes visent des employés du Haut commissariat aux Réfugiés, 4 concernent la mission de paix Monusco en RDCongo, 3 celle au Liberia, 2 l'opération en Centrafrique et 1 plainte cible un membre de l'UNICEF (agence chargée de la protection des enfants).

Les faits présumés ont été commis pour 12 d'entre eux en 2017, 2 en 2016, 6 en 2015 ou lors d'années précédentes. La date de 11 faits dénoncés n'est pas connue, a indiqué Stéphane Dujarric.

Dans les 31 plaintes, 38 hommes sont soupçonnés et 72% des 36 victimes présumées sont des femmes, 19% des filles.

Au cours de la même période de trois mois, 14 enquêtes ont été déclenchées, a enfin déclaré le porte-parole.

En application de la nouvelle politique d'Antonio Guterres, l'ONU a développé un outil informatique pour recenser tous les personnels de l'ONU ayant été soupçonnés d'abus sérieux ou d'exploitation sexuelle. Un effort a aussi été entrepris dans la formation des personnels avant leur déploiement et la sensibilisation des pays contributeurs de troupes.

Depuis une douzaine d'années, une pléiade d'affaires d'abus sexuels ont terni plusieurs opérations de paix dans le monde. Parmi les pays concernés, figurent la Centrafrique, la RDCongo, la Côte d'Ivoire, la Somalie, le Soudan, l'Afghanistan ou Haïti. 



(©)

Une trentaine de plaintes d'abus sexuels en trois mois contre des personnels de l'ONU
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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 22:39

 

 

 

 

Source : Palais Renaissance

 


Le Président de la République, Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera a effectué une brève visite de travail hier à Birao. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre par le gouvernement de son Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) dans la préfecture de la Vakaga.

 
Le Chef de l’État était accompagné pour cette circonstance par les représentants de la MINUSCA, du PNUD, de l’UNICEF, de la FAO, de la Banque Mondiale, du FMI, de l’AFD et des autres partenaires techniques et financiers de la RCA. 


A noter également la présence de M. Félix Moloua, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, de M. Come Hassan, ministre du Commerce et de l'Industrie et ministre résident de la Vakaga, de M. Jean-Jacques Sanze, ministre de l’Enseignement supérieur, de Mme Virginie Mbaïkoua, ministre de l’Action humanitaire, de M. Valentin Ngoumba, Député de Birao, de M. Gilbert Toumou Déa Chargé de mission spécial du Président de la République et du Commandant Mbelle, Préfet de la Vakaga.


En s’associant aux partenaires techniques, le gouvernement que dirige le Professeur Simplice Mathieu Sarandji sous l’impulsion de Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République, Chef de l’Etat veut profiter des appuis multiformes de ceux-ci, pour s’attaquer aux racines des maux à l’origine des crises en Centrafrique.


Ces maux se caractérisent par l’absence criante des infrastructures de base tels que les écoles, les hôpitaux, les routes, l’absence de l’autorité de l’Etat sans oublier le taux élevé du chômage.


C’est dans cet ordre d’idées que la Banque mondiale a profité de cette occasion pour lancer le Projet Londo (Debout) à Birao. Londo illustre la volonté du gouvernement et de la population d’œuvrer au redressement socio-économique du pays et à la consolidation de la paix. Le Projet Londo est déjà présent dans 50 Sous-préfectures.

 

C’est un investissement public qui va toucher l’ensemble du territoire national. Londo permet à toutes les filles et fils de la RCA habitant dans toutes les 72 Sous-préfectures de bénéficier sans exclusion de l’emploi temporaire et d’un vélo grâce à un système de loteries publiques.


Le Président Touadera a profité de sa présence à Birao pour remercier les populations de Vakaga qui l’ont massivement élu à la présidentielle de 2016. Dans son allocution à la place de la Préfecture, il a livré un message de la Paix et a exhorté la population à ne pas céder à la manipulation des ennemis de la paix. « En venant nombreux m’accueillir, vous avez démontré qu’il n’y a pas de guerre confessionnelle dans notre pays ; vous avez exprimé votre désir pour le retour définitif de la paix et de la cohésion sociale. J’ai le plaisir de vous annoncer que les travaux de réhabilitation de la route Kaga-Bandoro-Ndélé, Ndélé-Birao vont bientôt commencer. Pour ce faire, j’exhorte les groupes armés à adhérer au processus du DDRR afin d’aider les ouvriers et les machinistes qui vont réaliser cet important projet à travailler dans la quiétude», a déclaré le Président de la République.


Le Chef de l’Etat s’est entretenu avec toutes les couches de la population à savoir, le Sultan, les fonctionnaires de l’Etat, les leaders communautaires, les Chefs religieux et les représentants de la Fédération Nationale des Eleveurs Centrafricains (FNEC), la jeunesse et les femmes, les représentants des ONG et les représentants des groupes armés.


Le retour de la paix et de la cohésion sociale, le DDRR, l’absence des hôpitaux et des centres de santé l’absence des écoles, des enseignants et le retour de l’autorité de l’Etat dans la Vakaga étaient au menu de cette rencontre.


Enfin, le Président Touadera a coupé le ruban symbolique de l’école de Djobkia, construite par les anciens éléments du groupe armé MLJC dans le cadre du pré-DDR. Un don de kits a été remis par l’UNICEF à cet établissement.

 
Notons que cette visite du Président Touadera à Birao s’est déroulée dans une ambiance festive

BRÈVE VISITE DE TRAVAIL DU PRÉSIDENT TOUADERA A BIRAO, CHEF LIEU DE LA PRÉFECTURE DE VAKAGA
BRÈVE VISITE DE TRAVAIL DU PRÉSIDENT TOUADERA A BIRAO, CHEF LIEU DE LA PRÉFECTURE DE VAKAGA
BRÈVE VISITE DE TRAVAIL DU PRÉSIDENT TOUADERA A BIRAO, CHEF LIEU DE LA PRÉFECTURE DE VAKAGA
BRÈVE VISITE DE TRAVAIL DU PRÉSIDENT TOUADERA A BIRAO, CHEF LIEU DE LA PRÉFECTURE DE VAKAGA
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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 00:04
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : L’axe Bocaranga-Mbaïmboum au nord bloqué par les 3R

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 2 NOVEMBRE 2017

 

BOCARANGA, 2 Novembre 2017(RJDH)—La circulation des biens et des personnes sur l’axe Bocaranga-Mbaïmboum est bloquée par les groupes armés assimilés aux 3R de Sidiki. Information confirmée ce 2 novembre au RJDH par des sources sécuritaires quelque jour après la réouverture de l’axe.

 

La réouverture du tronçon Bocaranga-Mbaïmboum n’est que de courte durée. L’axe vient d’être bloqué par la présence des groupes armés assimilés aux hommes de Sidiki de 3R après leur mise en déroute par les casques bleus à Bocaranga. L’occupation de cette voie de communication est un handicap majeur les activités économiques dans le nord-ouest du pays.

 

Les conséquences de l’occupation se font déjà sentir sur les produits de premières nécessités comme le témoigne un habitant de Bocaranga, « cela fait exactement trois jours aujourd’hui que nous nous sommes confrontés à des difficultés de ravitaillement. La circulation est bloquée par des hommes armés. Du coup, nous ne savons quoi faire », a- déploré cet habitant sous couvert de l’anonymat.

 

Des violations des droits humains sont aussi enregistrées selon cette même source, « il est difficile de circuler librement sur l’axe sous contrôle de ces groupes armés. Tout est conditionné au versement des frais de formalité. Ces hommes armés ont érigé des barrières et font des tirs sporadiques qui créent la psychose au sein de la population »a-t-il ajouté.

 

Certaines sources jointes par le RJDH parlent d’incursion momentanée et justifient la flambée des prix des denrées de premières nécessité l’insécurité persistante sur le corridor.

 

Les groupes armés s’attaquent à l’économie au nord du pays après les violences armés de Bocaranga.

 

 

Les victimes de Kaga-Bandoro s’interrogent sur la question de la justice et de réparation

 

PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 2 NOVEMBRE 2017

 

Les victimes de Kaga-Bandoro suite aux événements militaro-politique n’ont aucune idée de se regrouper en association pour discuter de leur cause. De manière disparate, elles se posent des questions sur la question de justice et de réparation.

 

Les victimes de Kaga Bandoro se posent des questions sur leur avenir. Ces dernières souhaitent s’organiser en association mais ne savent pas comment lancer cela. Ces victimes aspirent la justice et la réparation. Valery, une dame ayant perdu deux de ses enfants souhaite que d’autres organisations viennent les aider, « les victimes de Kaga Bandoro ont besoin de soutien et d’aide. Nous avons besoin d’orientation pour que nous puissions nous organiser en association afin de défendre nos interets mais, jusque là nous n’arrivons pas à le faire », confie t-elle.

 

Augustine Ousmri, Présidente de la Délégation Spéciale près de la commune de Botto, rappelle les évènements et appelle à l’aide « notre commune se situe à 8kms de la ville de Kaga-Bandoro sur l’axe Bouca à l’ouest de la ville. La commune que vous entendez souvent « Botto ! Botto ! », est une plate tournante cyclique des rébellions depuis 2002, 2010 et 2012 où il y a beaucoup de victimes. Plusieurs personnes ont été tuées, des maisons ont été brûlées et détruites à plusieurs reprises et beaucoup de cas violences sexuelles faites aux femmes et mêmes celles de 3èmeâge.  Pour les récents événements, j’ai enregistré dans mon carnet de notes des cas de violences, des dates et des noms des auteurs de violations graves en attendant que la justice revienne. Pas plus tard qu’il y a deux semaines, mon garçon de 27 ans a été assassiné alors qu’il retournait de la ville. Il ne se passe pas un seul jour qu’on ne puisse pas parler des violences dans cette zone. Il est important que ces victimes soient aidées et orientées », lance -t-elle.

 

Cette autorité locale dit tout ignorer de ce que doivent faire les victimes pour s’organiser, « quant à l’association des victimes, nous n’avons aucune idée d’initier une telle structure dans la commune. Personne  ne nous oriente comment les victimes doivent s’organiser en association  pour la documentation des faits afin d’aller en justice. Il serait préférable d’asseoir de telles associations dans ma commune », a-t-elle souhaité.

 

Jean Claude Kossingou est l’un responsable de l’Organisation locale de la société civile de la Nana-Grebizi, « nous avons écouté parler de l’association des victimes à travers la radio Guira. Depuis que les événements ont déclenché à Kaga-Bandoro, il y a de nombreuses victimes ici. Beaucoup de personnes ont été tuées, beaucoup de biens emportés, des maisons détruites et beaucoup de violences sexuelles. Nous avons enregistré les victimes dans l’espoir que la justice soit faite. Mais entretemps, nous voulons à ce qu’une structure s’installe à Kaga-Bandoro pour sensibiliser les victimes à documenter les faits afin d’aller en justice », fait-il savoir.

 

La préfecture de la Nana-Grebizi, comme toutes autres régions occupées par les groupes armés, a enregistré plusieurs cas d’exactions et de violations graves des droits de l’Homme. Les victimes méconnaissent les procédures judiciaires. Pour le moment, les efforts en faveur des victimes sont beaucoup plus concentrés au niveau de Bangui, capitale de la République Centrafricaine.

 

Avec l’avènement de la Cour Pénale Spéciale, les victimes s’activent de plus en plus car elles reprennent espoir et comptent avoir réparation pour une première fois depuis que ce pays est sous le coup des crises à répétition.

 

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 00:02
Lu pour vous : Centrafrique : une guerre de religion ?

 

 

 

http://www.afrikipresse.fr  par Afrikipresse  02/11/2017

 

 

Trait d’union entre "l'Afrique musulmane" et " l'Afrique chrétienne et animiste", la RCA souffre depuis son accession à l’indépendance de plusieurs crises politico-militaires. Depuis 2013 et l’arrivée au pouvoir de la coalition Seleka menée par Michel Djotodia, les affrontements entre différentes parties ont rapproché le pays d'un phénomène qu'on pourrait qualifier de génocide. Ces massacres qui ont fait plus de 3000 morts sont souvent perçus comme des affrontements entre musulmans et chrétiens, donc une crise d’ordre confessionnel. Qu’en est-il réellement ?

 

Des puissances régionales et occidentales jouant au pompier pyromane



Cinq, c’est le nombre de coups d’Etat francs qui ont installé au pouvoir cinq présidents sur neuf en Centrafrique depuis 1960. Ces alternances violentes sont le résultat de plusieurs facteurs internes et externes qui ont plongé ce peuple dans le chaos depuis des décennies. Le premier coup d’Etat qui a renversé David Dacko en 1965 a été signé par Bokassa avec l’aide de la France à travers l’opération « Barracuda » de l’armée française pilotée depuis la capitale tchadienne. Face à  Dacko qui se tourne vers la Chine, nouvelle économie montante de l’époque, il s’agit pour la France, d'avoir un homme qui puisse garantir sa mainmise sur les richesses naturelles, notamment l’uranium pour l’approvisionnement des centrales nucléaires. L’autre cas, le plus récent d’ailleurs est celui de Bozizé qui, aidé par le Tchad et la France, à sa prise de pouvoir s’est détourné peu à peu du régime de Deby mais aussi de la France et les Etats-Unis pour pactiser avec l’Afrique du Sud et l’Ouganda, qui visent l’or et le diamant centrafricains. Connaissant le Tchad et la France, Bozizé cherche d’autres alliés. Résultat, il est renversé par la Seleka,  soutenue en hommes et matériels par le Tchad et la France.

 


Il apparaît à travers ces exemples que l’absence d’alternance pacifique a instauré une course au pouvoir sanglante qui a distillé les germes de la violence politique. Les puissances régionales et étrangères, cherchant à faire avancer leurs pions, se sont souvent ingérées d’abord en attisant le feu, et ensuite l’éteindre pour se faire passer pour des sauveurs. Cette stratégie leur a permis d’avoir un accès privilégié aux ressources et de s’accaparer les contrats juteux à travers des accords de coopération douteux.

 

L’exclusion et l’absence d’état de droit ont fait le lit de la violence

 


Les différents régimes qui se sont succédé à Bangui ont chacun contribué à la genèse de ces crises de violence que vit le pays. C’est le cas de Patassé qui à sa prise de pouvoir par voix démocratique en 1993 a entamé une politique tribaliste en s’entourant des proches de son parti et de son groupe ethnique (les Kaba). Les nominations à des postes de responsabilité se font dans cette sphère privilégiée autour du parti au pouvoir. Les autres partis et leaders politiques sont systématiquement étouffés ou mis en marge de la gestion du pays.

 


Le Nord Centrafrique abrite la majorité des musulmans du pays qui sont des pasteurs nomades ou semi-nomades originaires du Tchad et du soudan. Les régions de Haute Kotto et le Bamingui Bangoran où vit la majorité de ces nomades musulmans sont abandonnées entre les mains des groupes armés comme la LRA qui organisent des massacres et exploitent illégalement les ressources minières. Selon le Document de Stratégie de la Réduction de la Pauvreté 2011-2015, ces régions, sans structures de base, vivent sous le poids de la pauvreté avec un taux de plus de 84%.

 


Après Patassé, Bozizé surfe sur la même vague tribaliste pour exclure de sa politique le nord musulman. Les pasteurs musulmans sont désignés comme des étrangers venus détruire les champs et les zones de chasse. Tout le monde s’attendait à ce qu’il y’ait des tracés de couloirs de pâturages pour éviter les affrontements récurrents entre les communautés mais le régime de Bozizé n’a rien fait. L’absence de définition et de protection des droits de propriété de la part de l’Etat et celle d’institutions capables de régler la question des terres ont créé les conditions favorables à l’escalade des violences communautaires.

 


Face aux cultivateurs et à l’absence de l’état de droit, la minorité musulmane se voit obligée de trouver des moyens de survie. Naissent alors plusieurs mouvements politico-militaires  comme le CPJP, UFDR… qui se réunissent en coalition,  la Seleka, composée majoritairement des nomades musulmans qui revendiquent de meilleures conditions de vie et à profiter davantage de la redistribution des revenus par l’Etat. Face à une Seleka aidée par des mercenaires tchadiens et soudanais, Bozizé se sent menacé. Il essaie de fédérer le peuple autour de lui en désignant  la Seleka comme un mouvement islamiste. C’est l’entrée de la dimension religieuse dans la guerre.

 

La religion, un prétexte pour se venger de l’autre



Bozizé perd ses alliés sud-africains et ougandais suite aux accords politiques de 2013, il est chassé du pouvoir. La Seleka avec à sa tête Djotodia a pris le pouvoir dans un pays où il n’y a pas l’ordre public, ni ressources nécessaires pour relancer la machine économique. Cherchant à récupérer les armes qui se retrouvent au sein de la population à travers les hommes fidèles à Bozizé, les ex-rebelles, désormais au pouvoir en profitent pour piller, massacrer et commettre des viols. Face à ces hommes qui prennent tout le pays comme butin de guerre, le reste de la population à dominance chrétienne et animiste généralement anciens hommes du régime Bozizé, crée le mouvement d’autodéfense, Antibalaka. Les affrontements et les massacres parfois dans les lieux de culte font revenir dans l’esprit des antibalaka, l’avertissement de Bozizé : la Seleka cherche à persécuter  les chrétiens et à instaurer un régime islamique. Dès lors, la religion est devenue l’étendard des conflits politiques et économiques entre différentes franges de la population. Antibalaka ou Seleka, Christianisme ou Islam, la religion n’est qu’un instrument utilisé pour fédérer les troupes des deux camps.

 


Auparavant en Centrafrique, musulmans et chrétiens vivaient en parfaite harmonie depuis des décennies. La religion, souvent pointée du doigt n’est pas un élément déclencheur de la guerre. Elle n’est qu’un amplificateur des tensions naissant du tribalisme ayant conduit à l’exclusion politique et économique, l’absence de volonté de canaliser les richesses vers toutes les couches de la population, l’absence de l’autorité de l’Etat et surtout l’absence d’un Etat de droit capable de régler les conflits entre éleveurs musulmans et les chrétiens cultivateurs. Les puissances occidentales et régionales ont simplement soufflé sur ces braises pour nourrir le feu et profiter ainsi de l’immense richesse du pays.

 


OREDJE Narcisse, blogueur tchadien.



Article publié en collaboration avec Libre Afrique.

 

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 00:01
Centrafrique : Michel Langa plaide pour le dialogue

 

 

Centrafrique : Michel Langa plaide pour le dialogue

 

http://www.adiac-congo.com Jeudi 2 Novembre 2017 - 13:00

 

Le président de l’association des Amis de la République Centrafricaine (ARC) insiste sur la tenue d’une concertation, après la première visite de travail du secrétaire général de l'ONU  dans le pays, depuis sa prise de fonctions en janvier dernier.

 

L’avocat parisien, en première ligne des observateurs du récent voyage d’Antonio Guterres dans son pays, opte pour une stratégie de négociations. « Certes, le secrétaire général de l'ONU a promis le rééquipement des forces de défense et de sécurité centrafricaines et l'augmentation de l'aide humanitaire, y compris le renforcement des capacités de la Minusca. Cela ne suffira peut-être pas pour désarmer les milices armées qui contrôlent 14 préfectures sur les 16 que compte le pays. Allons plutôt au dialogue, c’est le moment ».

 

« Pour les précédentes tenues de dialogue, il manquait à l’appel la représentation de toutes les filles et de tous les fils du pays. Aujourd’hui, les représentants sont identifiés. Ils sont parsemés dans toute la RCA, hors du pays ; rappelons-les, asseyons-nous autour d’une même table pour que les regrettables conflits vivaces de Bangassou ou de PK5, du sud-est, nord-ouest ou du centre s’estompent et laissent enfin place à la paix durable souhaitée par tous », martèle le président de l’ARC.

 

Alors que le pays s’insurge et demande à l’ONU de traquer les groupes armés et d’utiliser la manière forte pour protéger la population civile, Michel Langa demeure persuadé que : «la période qui s’ouvre à nous est propice au dialogue. Ce n’est qu’à l’issue du dialogue que les députés, à l'Assemblée nationale, pourront acter sur l'importance d'un mandat robuste pour la Minusca, adopter la motion de l'ouverture d'une enquête sur certains de ses responsables, mais aussi mettre en œuvre le réarmement des Forces armées centrafricaines. Nous retrouverons ainsi l’intensification d'une intervention humanitaire. Nous serons rassurés de voir rétabli à coup sûr le vivre-ensemble. Des initiatives telles que celle de la nouvelle Radio ouverte à Bangui pour le vivre-ensemble se multiplieront. La crise n’est pas confessionnelle, mais une crise pour enrichir l’économie de guerre ».

Marie Alfred Ngoma

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 23:58

 

 

 

 

http://information.tv5monde.com 02 NOV 2017 Mise à jour 02.11.2017 à 08:12

par  Isabelle Mourgere

 

 

"Sortir la mode africaine de son carcan ! L'Afrique n'est pas qu'un tissu ! Elle n'est pas que le wax", voilà le cri de "guerre" de Marta Raphaella Gouandjika, créatrice de mode, née à Bangui, d'une mère roumaine et d'un père centrafricain.

 

Déjà petite fille, Marta Raphaella Gouandjika dessinait, partout. Dans ses cahiers d'école, les portraits de ses camarades de classe, pour lesquels elle réalisait en plus les croquis de biologie. Elle croquait aussi les portraits des membres de sa famille. Dessiner, c'était pour elle un acte naturel, inné.

 


Pourtant, née dans une famille de scientifiques, la voie lui semblait toute tracée. "Tu feras pharmacie ou médecine", lui disait son père. Elle a bien essayé. Après son bac, elle suit un stage à l'institut de biologie Pasteur de Bangui. Elle s'y ennuie ferme. "Tous mes frères sont aussi soit scientifiques, soit dans l’informatique. Alors du coup, j’ai d’abord suivi le chemin familial. C’était presque un parcours obligatoire. Une fois mon bac en poche, j’ai eu la chance d’être repérée pour faire des défilés de mode comme mannequin. C’est à ce moment là que l’amour pour la mode est né en moi ", nous confie-t-elle, "J’ai dit à ma mère : écoute, ce que papa veut que je fasse, ce n’est pas ce que je veux moi ".

 

Ce qu’elle fait ma fille, ce n’est pas de la blague !

 

Son père n’a pas vraiment compris. Sa mère, si. Elle lui dit alors : "Fais ce que tu veux, réussis, soit la meilleure !".  Le déclic paternel arrive bien plus tard, lorsque Marta Gouandjika gagne le prix FIMA, en 2011. On la voit à la télévision, les médias l'interviewent, papa Gouandjika se dit «  Ah, ce qu’elle fait ma fille, ce n’est pas de la blague ! »pour reprendre ses propres mots. Depuis il s’intéresse de plus près à son travail, il est même venu dans son atelier, ce qu’il n’avait jamais fait auparavant, et "aujourd’hui je sais qu’il est fier de ce que je fais ". De la reconnaissance professionnelle à la reconnaissance personnelle, une grande fierté aussi pour la jeune styliste. 

 

Le Prix Fima (Prix international de la mode en Afrique, qui se tient tous les 2 ans au Niger ndlr) fut aussi la particule accélératrice de la carrière de la styliste. Cette toute fraîche renommée lui permet d'organiser des défilés et des expositions aussi bien sur le continent africain qu'en Roumanie son autre patrie de coeur, qu'elle rejoint pendant quelques années, avant de poursuivre ses études de mode dans une école en France.



Cette double culture est d'ailleurs ce qui produit l'alchimie de ses créations. Des formes simples, aux finitions léchées, et des mélanges de couleurs et tissus, dont l'incontournable wax, tissu imprimé africain, mais pas que ...  "Ma double-culture, c’est un grand plus, car depuis que j’ai fini mes études, en 2009, je m'appuie sur la mixité culturelle, le métissage. Ma mère est roumaine, mon père centrafricain. Cela définit une ligne à laquelle je suis restée fidèle depuis le début de cette aventure. Cela m’aide beaucoup", nous dit la jeune femme, aujourd'hui âgée de 33 ans. 

 

Le monde de la mode, s'il est plutôt féminin n'est pas pour autant épargné par le sexisme. Son expérience du mannequinat lui a laissé un gout amer : "J’ai eu beaucoup de problèmes. Si on voit les jeunes femmes africaines dans la rue, sur les podiums, elles sont belles, derrière tout ça, il y a de nombreux combats. Avant même de passer sous les projecteurs, les agents vous propose des « coucheries ». Moi j’ai eu la chance d’avoir une famille et beaucoup de soutien, ce qui m’a rendu forte. J’ai pu refuser toutes ces propositions indécentes, même si du coup, j’ai loupé quelques couvertures de grands magazines. Pour moi mannequin n’était pas un but de carrière, juste un moyen de me faire de l’argent. Mais malheureusement, toutes les filles ne sont pas comme moi. Fragiles et sans soutien, elles n’ont pas beaucoup le choix. "


Aujourd'hui, c'est elle qui recrute ses mannequins, ainsi que ses petites mains. Elle a rejoint le ministère centrafricain des Arts et de la culture pour s'occuper du concours de miss Centrafrique, tout en cherchant des fonds pour monter sa propre marque. "Jusqu’à présent, j’ai préféré travailler avec des femmes. Lors de mon expérience l'an dernier, au Cameroun, j’avais 4 filles dans mon atelier. Après, j’ai aussi eu un couturier. Avec les filles, il y a malgré tout des difficultés sur la durée, car au moment où elles se marient ou ont des enfants, ce que je peux comprendre, elles abandonnent leur travail. Mais c’est bien dommage. Car du coup, il est plus facile de travailler avec des hommes, ils sont plus disponibles, et pour eux, la carrière professionnelle est vraiment une priorité."

 

"Allez jusqu'au bout de vos études et de vos rêves !"

 

L'occasion pour elle d'adresser un message aux jeunes filles d’Afrique pour les encourager à poursuivre leurs études jusqu’au bout, "je sais que ce n’est pas forcément facile, mais cela sera leur seul moyen d’être compétitives et de pouvoir accéder à un statut réellement professionnel, et de réaliser leurs rêves." 



Son rêve à elle ? Créer sa marque de prêt à porter du type H&M et ouvrir des boutiques à New York, Paris, en Afrique et en Roumanie, pour sortir la « mode africaine » de son carcan, et pas uniquement identifiée par le wax. "Non, l’Afrique n’est pas qu’un tissu ! Le travail de la mode aujourd’hui est universel, qu’on aille en Chine ou ailleurs on porte les mêmes vêtements. Il n’y a plus rien d’occidental, d’africain ou de chinois. "
 

La mode africaine n'est pas une mode à part, il faut faire changer les mentalités !Marta Gouandjika

 

Son souhait serait de faire changer les mentalités et que l'on arrête "de définir la mode africaine comme quelque chose à part, comme uniquement la mode africaine, mais de la mode, tout simplement".  "Je rêve de magasins où l’on irait acheter des « fringues » signées de noms africains et portées par toutes et tous !", s'exclame-t-elle.

 

Si elle devait citer un mentor, il s'agirait d'une femme, sa mère. "Roumaine, elle a débarqué en Centrafrique, elle n’avait que 23 ans. Elle a eu trois enfants. Elle s’est battue toute sa vie pour aller jusqu’au bout. Aujourd’hui, elle est docteur en virologie malgré toutes les difficultés qu’elle dû surmonter en tant que femme, elle a poursuivi ses études tout en travaillant. Elle m’a toujours dit : « même quand rien ne va dans ta vie, fais ce que tu sais faire le mieux ».

 


Sur la scène artistique, Marta Raphaella Gouandjika cite une autre femme de caractère, féministe avant l'heure, l'incontournable icône de la mode à la française, Coco Chanel. Une maison Chanel qui suscite encore aujourd'hui l'admiration de la styliste, incarnée par un homme cette fois, autre incontournable visage de la mode, Karl Lagerfield. Enfin, elle déclare aussi vouer une grande admiration pour le peintre Kandinsky, dont le jeu des couleurs l'inspire depuis toujours.

 

Isabelle Mourgere

 

 

Mise à jour 02.11.2017 à 08:12

 

Lu pour vous : Marta Gouandjika, créatrice de mode, entre Centrafrique et Roumanie
Lu pour vous : Marta Gouandjika, créatrice de mode, entre Centrafrique et Roumanie
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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 23:56

 

 

 

 

http://information.tv5monde.com  02 NOV 2017 Mise à jour 02.11.2017 à 12:50 par Isabelle Mourgere

 

 

Une militante devenue femme politique. Catherine Samba-Panza a été l'une des rares présidentes du continent africain. C'est elle qui prit les rênes durant la transition en République Centrafricaine de janvier 2014 à mars 2016, alors que le pays sortait d'une grave crise. Aujourd'hui, elle préside l'Observatoire panafricain du leadership féminin.

 

Dès 10h, heure de Paris, 9h GMT, ce mercredi 2 novembre 2017, rendez-vous en direct sur Facebook, depuis la conférence des femmes de la Francophonie à Bucarest  pour vous proposer des rencontres exceptionnelles. Catherine Samba-Panza présidente de l'Observatoire panafricain du leadership féminin est notre invitée

 

"La victoire de Madame Samba-Panza se doit d’être une porte ouverte au progrès et à l’émancipation" pouvait-on lire dans la presse centrafricaine au lendemain de sa nomination. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?

 

Catherine Samba-Panza est née le 26 juin 1954 à Fort-Lamy (aujourd'hui N'Djamena) au Tchad. Elle grandit à Bangui où son oncle maternel, un diplomate, est son tuteur. De confession chrétienne, elle parle français et arabe. Elle entame des études de droit en France. Elle y obtient divers diplômes : une licence en sciences de l’information et de la communication, ainsi qu'un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en droit des assurances obtenus à l’université Panthéon-Assas

 

Dans les années 1990, elle revient à Bangui pour intégrer la filiale en Centrafrique du groupe Allianz. Avant d'entamer sa carrière politique, elle a fondé et dirigé une société de courtage en assurance.

 

Une militante contre les mutilations génitales

 

Elle milite au sein de l'association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC), association spécialisée dans la lutte contre les mutilations génitales et toutes les autres formes de violence que subissent les femmes centrafricaines.

 

En 2013, peu après le coup d'État de François Bozizé, Catherine Samba-Panza co-préside le dialogue national puis est élue présidente du comité en charge du suivi et de l'évaluation des recommandations issues de ce dialogue. Deux mois après que la Séléka a renversé le régime du président François Bozizé, en mai 2013, elle est nommée maire de Bangui par le nouveau régime. Elle n'est affiliée à aucun grand parti politique.



En pleine crise en Centrafrique, le président Michel Djotodia est poussé à la démission le 10 janvier 2014. Un président de transition doit être alors élu par le Conseil national de transition (CNT), le Parlement provisoire centrafricain, avant la tenue d'élections nationales envisagées en 2015.

 


Catherine Samba-Panza fait partie des huit candidats retenus par le CNT parmi vingt-quatre déclarés et est l'une des favorites. Poussée par les associations féministes. Non marquée politiquement par un camp, elle a le soutien de nombreux diplomates étrangers. 



Aussitôt après son élection, elle appelle les miliciens de l'ex-Seleka et anti-balaka à déposer les armes. Elle prête serment le 23 janvier 2014 et devient la première femme centrafricaine à accéder au rang de chef de l'État, et deuxième femme cheffe de l'État en Afrique francophone après Rose Rogombé, présidente par intérim de la République gabonaise de juin à octobre 2009. 

 

Un bilan en demi-teinte

 

Son bilan à la tête de la transition centrafricaine a été l'objet de nombreuses critiques, tant elle avait suscité d'espoirs... déçus. Quelques semaines avant de rendre son tablier de présidente, elle confiait à nos confrères de Jeune Afrique"La politique, ce n'est pas mon truc !".

 


Le pense-t-elle toujours aujourd'hui alors qu'elle occupe de nouvelles fonctions à la tête de l'Observatoire Panafricain du leadership féminin ? Et alors que la Centrafrique se trouve plongée dans une nouvelle crise ?

 


Nous lui poserons la question lors de son passage à Bucarest, où elle est l'une des invitées d'honneur de la Conférence des femmes de la Francophonie organisée par l'OIF et dont Terriennes est partenaire.


En attendant, vous pouvez revoir son intervention lors de l'émission Internationales, sur TV5monde, peu après sa prise de fonction à la tête de la Centrafrique, en septembre 2014.

 

Lu pour vous : Catherine Samba-Panza, de la présidence centrafricaine au leadership féminin
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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 02:06
Lu pour vous : Au camp Kassaï, les FACA se forment à bon rythme
Lu pour vous : Au camp Kassaï, les FACA se forment à bon rythme
Lu pour vous : Au camp Kassaï, les FACA se forment à bon rythme
Lu pour vous : Au camp Kassaï, les FACA se forment à bon rythme

 

 

 

 

https://www.bruxelles2.eu  1 NOV 2017 BanguiCamp KassaïEUTM RCAFACARCA

 

 

(BRUXELLES2 – à Bangui) Franchissement d’obstacle, combat au corps à corps, tir, montage et démontage de son arme, orientation topographique, secourisme… ce sont quelques uns des entraînements que les Forces armées centrafricaines (FACA) reçoivent de la mission européenne de formation EUTM RCA. Cette formation, ils devront démontrer qu’ils l’ont acquise ce vendredi 3 novembre, lors d’un premier test (1). En visite à Bangui, B2 a pu assister aux derniers entrainements et préparatifs.

 

Première étape : le bac à sable 

 

Dès 8h du matin, les premiers instructeurs européens arrivent au camp Kassaï. Malgré la pluie, le point de rendez-vous avec les officiers FACA est le “bac à sable“. C’est ici, de manière très graphique, que les Européens expliquent l’exercice dans sa globalité au capitaine qui dirige le Bataillon 3. Passé par l’école de Saint-Cyr (2012-2015), le capitaine Ulrich Yamande comprend vite la nature des épreuves par lesquelles ses hommes vont être testés. C’est maintenant à lui de prendre en main la suite, en donnant des instructions à ceux qui dirigeront les pelotons (10-12 hommes). Afin de les motiver, les groupes sont placés dans une situation de compétition. L’unité qui fera la meilleure ponctuation sur l’ensemble des 12 épreuves sera la gagnante. Sont en jeu « l’orgueil de gagner, mais également un “petit“ prix », nous explique le colonel espagnol, Antonio R. Bernal Martín, qui commande le pilier entrainement (“Training“).

 

Savoir s’orienter

 

C’est peut-être l’épreuve la plus difficile pour les soldats centrafricains. La première question du questionnaire de l’épreuve du jour l’illustre bien. « A quoi servent les courbes de niveau sur une carte? » Et pour cause, peu d’entre eux avaient manipulé une carte topographique avant d’arriver à Kassaï. Aujourd’hui, boussole en main, ils doivent donner l’azimut de trois points que l’instructeur leur a signalé. Pour la plupart, c’est réussi. Le sourire, souvent discret, qu’ils s’accordent laisse voir leur satisfaction.

 

… et se déplacer en groupe

 

Épreuve suivante : se déplacer en groupe. A la façon d’une épreuve de team-building, c’est un parcours d’obstacles que les Européens ont choisi de monter… avec une difficulté ajoutée. Le parcours doit être franchi en portant une boite de cinq kilos, contenant théoriquement des obus de mortier. L’unité que je suis choisi rapidement sa stratégie. Celui qui est le plus en forme portera la caisse. En première position est placé un des plus jeunes, armé. Il devra être le premier à franchir chacun des obstacles et assurer la sécurité de l’autre côté. Le chef d’unité, qui devrait se positionner au milieu de son équipe, choisit de fermer la file, afin d’accompagner un de ses soldats blessé au genou. Finalement, après quelques erreurs, ils terminent le parcours en 11 minutes… bien loin des 7 minutes 30 fixées comme objectif. « Pour l’épreuve de vendredi, ils seront prêts » affirme l’instructeur français en charge de l’atelier. « Les autres groupes ont tous fait mieux » me souffle, en anglais, le Suédois qui l’accompagne.

 

Apprendre à combattre… avec des armes et à mains nues

 

Pour être un vrai soldat, il faut avoir des armes. C’est donc logiquement qu’EUTM forme les FACA au tir. Pourtant, les moyens sont limités. « Ils doivent apprendre à prendre soin de leurs armes. » C’est pour cela qu’une des épreuves est le démontage et montage d’un AK-47. Pour réussir, il faut le faire en moins de cinq minutes. Peu d’armes et également peu de munitions. Pour l’exercice d’aujourd’hui, seules deux personnes par équipe ont tiré. Et chacun n’a disposé que de dix cartouches. Mais les FACA doivent également savoir affronter des attaquants utilisant des armes blanches (couteau ou coupe-coupe). Objectif : se défendre mais également neutraliser l’ennemi.

 

… dans le respect des droits de l’Homme

 

Les Européens insistent sur cela. « Neutraliser et non tuer ». C’est un des éléments clés, former une armée qui respecte le droit international, que ce soit dans leurs interactions avec les prisonniers armés ou des civils. C’est l’experte en droits de l’Homme, Cynthia Petrigh, de l’ONG Beyond Peace, qui est chargée d’expliquer les règles de la guerre.

 

Secourisme : ne laisser personne derrière

 

Évacuer un blessé tout en assurant une protection de zone, établir le meilleur endroit pour donner les premiers soins, faire un tourniquet… C’est un élément essentiel de la formation européenne. D’autant plus que cela n’a rien de naturel pour les FACA. « Pour eux, lorsque quelqu’un est blessé, on le laisse derrière… car il porte en lui un mauvais esprit. Lors des premiers exercices, la plupart  refuse de toucher les personnes qui jouent les blessés » nous explique Barothi Hambursin. Cette Belge utilise sa propre expérience, notamment en Afghanistan et en Irak, pour démontrer comment quelques secondes peuvent faire la différence et sauver une vie. Apparait alors un défi plus général, celui de la gestion du temps. « Ils n’ont pas de montre », explique-t-elle.

 

Des FACA fiers

 

Les soldats, sous-officiers et officiers que j’ai pu rencontrer ont tous une chose en commun. Ils sont fiers d’appartenir aux FACA, et encore plus d’être dans un des bataillons formés par EUTM.

 

… malgré des conditions difficiles 

 

Il a plu jusqu’au lever du jour, à 5h du matin. Les routes, envahies par des courants d’eau, puis de l’eau stagnante, sont difficilement praticables. Malgré cela, certains se sont levés avant l’aube pour venir jusqu’au campement. Ils ont fait entre 10 et 20 km. Souvent à pied… car leur salaire ne leur permet pas de prendre des moto-taxi. Si tous portent des uniformes militaires, aucun ne se ressemble. Aux pieds, certains ont des bottes, d’autres des baskets originalement rouges, vertes ou bleues. Et pour cause, le ministère de la défense ne leur a pas fourni d’équipement. Ce qu’ils portent, ils se le sont achetés eux-mêmes. EUTM, qui n’a pas le droit de fournir ce matériel, travaille pour trouver un donateur. Pour la cérémonie de certification du bataillon dans son ensemble, en décembre, les effectifs du BIT 1 pourraient porter des uniformes (et l’équipement) fournis … par la Chine !

 

(Leonor Hubaut)

 

A suivre…

(1) Trois compagnies composent le Bataillon 3 (BIT3). Chacune passe au camp Kassaï, le camp d’entrainement d’EUTM RCA, pour une formation de trois mois. Après six mois, ce sont donc seulement deux compagnies qui seront mises à l’épreuve cette semaine. La certification finale pour l’ensemble du bataillon est prévue pour décembre.

 

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