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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 02:22
Lu pour vous : Centrafrique : rififi en haut lieu

 

 

 

http://www.jeuneafrique.com  27 octobre 2017 à 19h49 Par Jules Crétois

 

L'ambassadeur centrafricain en Afrique du Sud accuse un ancien Premier ministre de l'avoir pris à partie avec agressivité et de s'être comporté de manière déplacée lors d'un voyage officiel.

 

L’ambassadeur centrafricain en Afrique du Sud et ancien Premier ministre André Nzapayeké se plaint en haut lieu du comportement du premier vice-président de l’Assemblée nationale, Simplice Zingas. Il a transmis un courrier, que Jeune Afrique a pu consulter, au président de l’Assemblée, Karim Meckassoua et au président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra. Il affirme que lors d’un dîner à Bangui chez sa nièce, le 22 octobre, Zingas l’aurait verbalement agressé. Il s’en serait fallu de peu pour que la situation ne tourne au pugilat selon des sources concordantes.

 

Pour comprendre l’altercation, il faut revenir au 10 octobre, et se déplacer en Afrique du Sud. Ce jour-là, une délégation parlementaire centrafricaine, qui comprend Simplice Zingas et d’autres personnalités, comme Bertin Béa du Kwa Na Kwa, est invitée à rencontrer Andrea Brown, la directrice générale de Dig Oil, compagnie sud-africaine d’exploration pétrolière active au Congo, en RDC et en Centrafrique, ainsi que des cadres du ministère des Affaires étrangères sud-africain. Peu de temps avant le repas, Nzapayeké, à en croire son courrier, se charge des derniers détails. Et apprend qu’une partie de la délégation parlementaire centrafricaine n’est pas en l’état d’assister à un dîner stratégique. La raison : quelques-uns auraient abusé de la boisson.

 

Zingas, selon le courrier d’André Nzapayeké aurait, durant le repas à Bangui, accusé ce dernier d’avoir ébruité l’affaire, suscitant une situation tendue. Des sources au sein de l’appareil d’État centrafricain assurent à Jeune Afrique que le différend peut encore se régler à l’amiable et en toute intelligence.

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 02:19
Mémorandum des Partis Politiques de l’Opposition Démocratique

 

 

                                           CRPS-PATRIE-RPR-URCA

 

 (Partis Politiques de l’Opposition Démocratique)

 

MEMORANDUM SUR LA SITUATON DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

         La République Centrafricaine, malgré les élections qui l’ont dotée d’institutions démocratiques, continue de connaître la persistance de l’insécurité. Les violences multiformes perpétrées sur les populations civiles par les groupes armés sont les plus graves jamais connues dans l’histoire de notre pays. Les conséquences sont tragiques : massacres de masse, mutilations, viols, incendies de quartiers ou de villages entiers, pillages, etc. La liste des régions et villes martyrs et sinistrées s'allongent jour après jour à l'instar de Batangafo, Bangassou, Zémio, Kaga-Bandoro, Ngakobo, Gambo, Alindao, Mobaye, Koui, Rafaï, Bria, Niem, Yelewa, Bocaranga, Kembé, Pombolo et bien d'autres encore. Plus d'un million de centrafricains sont des déplacés internes ou des réfugiés dans les pays voisins et plus de la moitié de la population a besoin d’aide humanitaire d’urgence.

 

 Le Gouvernement a perdu le contrôle d’au moins 12 préfectures sur les 16 que compte la RCA.

 

         L’absence de Forces nationales opérationnelles rend illusoire la restauration de l’autorité de l’Etat et les responsables de l’Administration récemment nommés ne disposent objectivement d’aucun moyen de contrôle des localités occupées par les groupes armés.

 

         Le pouvoir exécutif fait montre d’un profond déficit de leadership qui compromet une légitimité pourtant issue des urnes et qui rend impossible toute perspective de sortie de crise à court ou moyen terme. Cette situation fait courir à notre pays un risque de désintégration ou de partition aux conséquences désastreuses, sur fond de prédation des ressources naturelles du pays comme l’or, le diamant, le bois, le commerce du bétail etc.

 

         La crise est désormais multiforme : elle est sécuritaire, humanitaire, économique, financière, judiciaire, etc. Mais une succession d’analyses erronées sur la manière de l’aborder a malheureusement favorisé son instrumentalisation en conflit communautariste, avec un agenda caché qui pourrait être nuisible à l’unité nationale.

 

         Les Partis Politiques de l’Opposition démocratique soussignés sont conscients de la gravité, de la profondeur et de la complexité de la crise.

         Ils saluent les efforts multiformes et constants de la Communauté internationale et singulièrement ceux des Nations Unies, pour aider notre pays à sortir de cette spirale de violence.

 

         Cependant, ils déplorent la non prise en compte des  suggestions  et avis pertinents des acteurs politiques et sociaux , ce qui aurait permis une meilleure lecture de la crise.

 

         Ils regrettent en outre que la non application par la MINUSCA  du mandat robuste qui lui a été conféré par le Conseil de Sécurité des Nations ait favorisé la prolifération des groupes armés et leur surarmement.

 

         Devant cette situation catastrophique, les partis politiques soussignés estiment que seule une conjugaison des efforts nationaux avec ceux de la communauté internationale pourrait faire naître l’espérance d’une sécurisation véritable et d’une pacification de notre pays.

 

         Aussi leurs propositions de sortie de crise s’articulent-elles autour des principaux axes suivants :

  1. L’organisation concertée d’un leadership au sommet de l’Etat, autour des valeurs républicaines de paix, d’unité nationale, de cohésion sociale, de réconciliation nationale, de lutte contre l’impunité, de sauvegarde de l’intégrité du territoire ;
  2. La prise en compte du fait que la République Centrafricaine  demeure un pays en conflit et donc la nécessité de renforcer le mandat de la MINUSCA pour en faire une force d’imposition de la paix ;
  3. La stricte application par la MINUSCA de son mandat actuel, notamment la Résolution 2149 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 10 avril 2014 qui lui a assigné des objectifs spécifiques en matière de désarmement, démobilisation, réintégration, rapatriement, à savoir  « Regrouper et cantonner les combattants, et confisquer et détruire, selon qu’il convient, les armes et munitions de ceux qui refusent de les déposer » (article 30 g) iii).
  4. L’extrême nécessité de veiller à ce que toutes les forces de la MINUSCA ne soient dotées que d’unités combattantes, avec des règles d’engagement très précises et offensives ;
  5. L’attention à porter sur le choix des dirigeants de la  MINUSCA pour qu’ils conservent une neutralité absolue, tant au niveau politique que dans la gestion du conflit. Des prises de position guidées par l’émotion ou par une quelconque sympathie envers une communauté pourraient participer de l’instrumentalisation du conflit et de la paralysie du dialogue politique nécessaire ;
  6. La levée de l’embargo sur les armes et la mise en orbite opérationnelle, progressive et urgente des Forces Armées Centrafricaines qui doivent être techniquement restructurées, matériellement équipées et ethniquement rééquilibrées, pour leur permettre de participer aux opérations de sécurisation du pays aux côtés des forces onusiennes ;
  7. L’exigence de justice rejetant toute idée d’amnistie  afin que les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité soient traduits à bref délai devant les juridictions nationales et internationales, pour permettre aux victimes  d’avoir réparation ;
  8. L’organisation du tarissement des sources de revenus des groupes armés et la paralysie de leurs activités de prédation des ressources naturelles du pays en application de la résolution 2301(2016) du Conseil de Sécurité des Nations Unies
  9. L'appropriation nationale de la feuille de route de l'Union Africaine et sa mise en œuvre immédiate.

 

Les Partis Politiques de l’Opposition démocratique soussignés remercient le Secrétaire Général des Nations Unies pour sa présence en terre centrafricaine et lui traduisent l’espoir que le Peuple centrafricain met dans l’attente des résultats concrets que sa visite pourrait susciter au niveau du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

 

 

 

                                                        Fait à Bangui le 25 octobre 2017

 

CRPS                                                                            PATRIE

 

 

Me Nicolas TIANGAYE                             Me Crépin Mboli Goumba

 

 

RPR                                                                             URCA

 

 

F. Alexandre NGUENDET                        Anicet Georges DOLOGUELE

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 02:18
Cameroun – Le président Biya reçoit le SG de l’ONU

 

 

 

http://cameroon-report.com   27 octobre 2017

 

 

Le chef de l’État camerounais. Paul Biya, a reçu ce vendredi soir en audience le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres. Le patron de l’ONU rentre d’une visite officielle en République centrafricaine. Ce pays voisin du Cameroun vit depuis quelques années une crise sociopolitique dont il peine à sortir. Cette situation provoque un afflux de réfugiés chez le voisin camerounais avec son corollaire d’insécurité qui préoccupe les autorités de Yaoundé.

 

L’hôte du chef de l’État camerounais avait déjà séjourné au Cameroun alors qu’il était directeur général du Haut-commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR). Plus récemment, Paul Biya et Antonio Guterres se sont rencontrés à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

 

On présume qu’au cours de l’audience de ce soir au palais de l’Unité, les deux hommes ont abordé la situation interne à la Centrafrique, pour voir « comment améliorer encore l’appui que le Cameroun peut donner à la construction de l’Etat centrafricain », ainsi que l’a annoncé à l’AFP le patron de l’ONU avant de quitter Bangui, la capitale de la Centrafrique.

 

Il est aussi probable que Paul Biya et Antonio Guterres aient parlé de la situation qui prévaut dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun, un sujet dont les deux hommes ont plusieurs fois eu l’occasion de s’entretenir, ainsi des « énormes préoccupations » liées à la crise autour du Lac Tchad, où les attaques et les attentats-suicides du groupe jihadiste Boko Haram sont fréquents.

 

Au bout d’une escale d’un peu moins de cinq heures en terre camerounaise, le Secrétaire général de l’ONU doit avoir repris l’avion pour Paris (France).

 

Moane Ehindi

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 02:12
Centrafrique : les "quatre vérités" des parlementaires centrafricains au secrétaire général de l'ONU
Centrafrique : les "quatre vérités" des parlementaires centrafricains au secrétaire général de l'ONU
Centrafrique : les "quatre vérités" des parlementaires centrafricains au secrétaire général de l'ONU
Centrafrique : les "quatre vérités" des parlementaires centrafricains au secrétaire général de l'ONU

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 28-10-2017

 

Avant de laisser le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dérouler son message à la tribune du parlement, en plus de l'intervention du président de cette institution centrafricaine Abdou Karim Meckassoua, trois autres députés ont interpellé l'hôte de la République centrafricaine (RCA) vendredi.

 

"Vous êtes venu, vous avez visité, vous avez écouté, vous allez probablement écouter ce qui ne figure pas dans les rapports qui vous parviennent à New York", a déclaré M. Meckassoua à M. Guterres.

 

"L'Etat est en lambeau, il n'y a pas d'ordre public, les puissants font la loi et les crimes les plus abominables, les populations ne sont pas à l'abri des tueries de masse, des pillages, des viols et des vols, de l'incendie des villages malgré le retour à l'ordre constitutionnel", a-t-il poursuivi.

 

Les violences ont fini par engendrer la défiance vis-à-vis de l'Etat et même des autorités pour déboucher sur la colère des populations, a constaté M. Meckassoua qui s'est interrogé : "Comment comprendre que les forces de l'ONU sont sur le terrain et que les populations continuent d'être massacrées et violentées ? "

 

La députée de la ville centrafricaine de Markounda (nord-ouest), Emilie-Béatrice Epaye, a posé le problème des familles meurtries, qui sont sans vivres et ne sachant pas ce qui adviendra le lendemain.

 

Le député de la ville centrafricaine de Damara (75 kilomètres à l'ouest de Bangui), Mamadou Nali, en sa qualité de médecin, a démontré l'état piteux des centres de santé abandonnés par le personnel soignant, pillés par les groupes armés et exposant les patients même à la mort à cause des infections bénignes.

 

Il s'est appesanti sur les taux élevés de mortalité maternelle et infantile, la prévalence élevé du sida et le recours des malades à la pharmacopée traditionnelle.

 

L'insécurité aidant, il a fait mention du retrait des humanitaires de certaines localités, exposant les populations des régions qui sont sous le contrôle des rebelles à des situations humanitaires dramatiques.

 

Enfin, le député de la ville centrafricaine de Bocaranga I (nord-ouest), Anicet-Georges Dologuélé a mis le doigt sur la moralité du personnel de la mission onusienne MINUSCA, dont certains auraient pactisé avec les leaders des groupes armés sur des bases culturelles, religieuses, ou des intérêts économiques obscurs, allusion faite à l'exploitation frauduleuse des ressources minières.

 

Il a demandé que les forces onusiennes se servent de la même robustesse comme dans les villes centrafricaines de Bambari (centre) et de Bocaranga pour déloger les groupes armés et imposer la paix, puisque le maintien de la paix ne donne pas le résultat escompté en RCA.

 

Pendant que M. Guterres était en train d'échanger avec les parlementaires, la ville centrafricaine Batangafo (nord) a fait l'objet d'une attaque par des groupes armés assimilés aux ex-séléka partis des villes centrafricaines de Kabo (nord) et Kaga-Bandoro (centre-nord) à bord de 8 véhicules et 26 motos, selon des témoins. Ces assaillants ont incendié sur leur passage des cases. La ville même de Batangafo a été mise à sac. La MINUSCA s'est abstenue de se prononcer sur cette attaque.

 

La journée du vendredi a marqué le dernier jour du séjour de quatre jours de M. Guterres en terre centrafricaine. 

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

La Minusca n’a aucun agenda caché (Guterres)

 

 

APA Bangui (Centrafrique)  octobre 27, 2017 à 13:29 La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) est ‘’impartiale et n’a aucun agenda caché en Centrafrique’’, a affirmé ce vendredi à Bangui, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.

 

Guterres qui achève ce vendredi une visite de quatre jours en Centrafrique, a souligné, s’adressant aux députés centrafricains, que seule, la MINUSCA ne peut apporter la paix dans le pays.

 

Il a estimé à cet effet que les forces armées centrafricaines doivent disposer des armes afin de protéger la population car dans aucun pays du monde, la paix ne peut exister par les forces étrangères seules.

 

Il a rassuré les autorités de la RCA qu’il fera tout ce qui est de son pouvoir comme premier responsable des Nations Unies à faciliter l’opérationalisation des forces armées centrafricaines afin qu’elles soient aux côtés des casques bleus pour ramener la paix dans le pays

 

Guterres a promis aussi de sanctionner ‘’vigoureusement’’ les mauvais comportements du personnel onusien qui impactent négativement sur leurs missions dans le pays.

 

Le Secrétaire général des Nations Unies a exhorté la communauté internationale à honorer ses engagements financiers vis-à-vis de la RCA et à lui rester solidaire.

 

Guterres a,  dans ses réponses aux parlementaires, loué la générosité des Centrafricains et leur capacité de résilience pour vite dépasser la crise sécuritaire qui secoue leur pays.

 

Il a justifié sa visite en Centrafrique  par le souci d’éviter que la crise qui sévit dans le pays ne puisse être reléguée au second plan par la communauté internationale au profit de la crise nucléaire de la Corée du Nord ou encore celle du Moyen orient.

 

Il a expliqué son souci de voir la capacité opérationnelle des casques bleus être renforcée par l’arrivée de nouvelles forces. Il faut améliorer la performance du personnel pour mener à bien sa mission a-t-il dit.

 

Antonio Guterres a également dénoncé les manipulations politiques qui ont des conséquences terribles pour la cohésion sociale en Centrafrique plus particulièrement entre les communautés musulmane et chrétienne.

 

Il a appelé les leaders centrafricains a dénoncé ces manipulations qui créent la méfiance entre Centrafricains et avec la mission onusienne en RCA.

 

Les parlementaires dans leurs interventions ont dénoncé inefficacité des casques bleus qui n’arrivent pas à protéger les civils contre les exactions des forces rebelles.

 

Certains députés ont pointé du doigt des collusions qui existeraient entre certains groupes armés et les forces onusiennes dont le but est d’exploiter les ressources du pays pour s’enrichir illicitement.

 

Les abus sexuels des casques bleus, l’inaction de certains contingents de la MINUSCA et leur affairisme, l’inopérationalisation des forces armées centrafricaines ont été donc décriés par les députés  centrafricains.

 

Après l’hémicycle, Guterres  s’est rendu au quartier musulman de Bangui au Km5 dans le 3ème arrondissement.

 

Il animera une conférence de presse à l’aéroport international de Bangui Mpoko peu avant de quitter la Centrafrique ce vendredi soir.

 

 

Violences en Centrafrique les députés attendent des "actes" de la Minusca

 

27/10/2017 à 17:03

 

Les députés centrafricains ont profité de la venue du Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres en Centrafrique pour demander que la mission de maintien de la paix des Nations unies (Minusca) se mobilise davantage contre les bandes armées qui ravagent le pays.

 

"Beaucoup de paroles mais on attend que cela (les annonces de M. Guterres sur la Minusca) se traduise en actes", a lancé le président de l'Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua au patron de l'ONU au cours d'une rencontre à l'Assemblée nationale.

 

M. Guterres, qui achève ce vendredi une visite de quatre jours, a plaidé à plusieurs reprises pour un renforcement des capacités en hommes et en moyens opérationnels de la Minusca, dont le mandat arrive à expiration le 15 novembre 2017.

 

La force onusienne est accusée par ses détracteurs de "passivité", parfois même de "collusion" avec les groupes armés, mais aussi d'agressions sexuelles.

 

En juin, un bataillon de plus de 600 soldats du Congo-Brazzaville avait été renvoyé après des accusations d'agressions sexuelles et divers trafics. En 2016, 120 Casques bleus du même pays avaient déjà été renvoyés pour des motifs similaires.

 

"Pourquoi ne pas répliquer les opérations de Bambari et Bocaranga", a lancé l'ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé. 

 

A Bambari (centre) en février 2017 et à Bocaranga, (nord-ouest) en octobre 2017, les interventions de la Minusca ont fait fuir les groupes armés qui étaient en ville.

 

"Notre Etat est en lambeaux, son périmètre dépasse à peine la ville de Bangui. Il n' y a pas d'ordre public", a ajouté le président de l'Assemblée nationale M. Meckassoua.

 

M. Guterres a renouvelé son soutien à la Minusca, rappelant que depuis janvier 2017, 12 Casques bleus ont perdu la vie.

 

 

A terme, la mission de l'ONU devra être remplacée par les Forces armées centrafricaines (FACA), a-t-il rappelé.

 

"Vous pouvez compter sur moi pour plaider afin que les FACA puissent disposer des armes et équipements dont elles ont besoin", a-t-il déclaré sous les applaudissements de l'Assemblée.

 

L'armée centrafricaine, quasi-inexistante, est en lente phase de reconstruction, et le pays, ravagé par les groupes armés, est soumis à un embargo sur l'achat d'armes.

 

Le patron de l'ONU s'est aussi engagé à garantir une "tolérance zéro en matière d'abus sexuel" de la part des Casques bleus.

 

Auparavant, M. Guterres avait rencontré les habitants du quartier musulman du PK5 à Bangui. Aux abords du lieu de la réunion, quelques dizaines de  manifestants scandaient "non à la Minusca".

 

La Centrafrique est en proie depuis 2013 à des violences intercommunautaires, après le renversement la même année de l'ex-président François Bozizé par les milices de la Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, ce qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka.

 

Aujourd'hui, des groupes armés s'affrontent en Centrafrique pour le contrôle des ressources naturelles (diamants, or, bétail...) dans ce pays de 4,5 millions d'habitants, le plus pauvre au monde.

 

 

RCA: interpellé par les députés centrafricains, António Guterres répond

 

Par RFI Publié le 27-10-2017 Modifié le 27-10-2017 à 23:31

 

Le secrétaire général de l'ONU achève ce vendredi 27 octobre au soir sa visite de quatre jours en RCA. António Guterres est allé ce matin à la rencontre des habitants du PK5. Auparavant, il s’est adressé à l’Assemblée nationale où il a été interpellé par les députés. Et ces derniers n’ont pas mâché leurs mots.

 

Le président de l’Assemblée a fait part du trouble permanent qui saisit les Centrafricains. « Comment expliquer que 12 000 hommes de la force des Nations unies soient sur le terrain et qu’en même temps les populations civiles continuent d’être massacrées ? Quel est le mandat de cette force ? Ne peut-on pas faire mieux et plus ? » a demandé Karim Meckassoua« Comment se fait-il que les FACA [les forces armées centrafricaines] ne soient pas réarmées et déployées dans nos provinces ? » a-t-il ajouté.

 

Après un plaidoyer de deux députés, le chef de l’opposition Anicet-Georges Dologuélé, prend la parole à son tour : « Nous avons tous relevé que certains responsables de la Minusca entretenaient avec des chefs de guerre des sympathies liées, soit à la culture, soit à la religion, soit à des intérêts économiques obscurs ». Tonnerre d’applaudissements dans l’hémicycle.

 

« Ces forces sont au service du peuple centrafricain »

 

António Guterres, parlementaire pendant plus de vingt ans, monte à la tribune. Il défend l’impartialité de la Minusca, le sacrifice de ses soldats et concède la nécessité d’amélioration du mandat.

 

Puis, il réplique : « Je vous garantis que ces forces sont au service du peuple centrafricain et n’ont aucun autre agenda. Je connais la politique et quelquefois c’est très facile de faire de la manipulation d’une réalité et la manipulation politique peut avoir des conséquences terribles ». Il ajoute « vous pouvez compter sur moi pour plaider pour que les FACA puissent disposer d’armes et d’équipements. Vous avez le droit d’être les maîtres de votre destin ». Les députés applaudissent à tout rompre, conquis par leur hôte du jour.

 

António Guterres se rend au PK5

 

Après l'Assemblée nationale, le secrétaire général de l'ONU s'est rendu au PK5, quartier de Bangui à prédominance musulmane.

 

Guterres au PK5 – reportage

 

27-10-2017 - Par Pierre Pinto

 

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 02:10
Note d'information Minusca

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL QUITTE LA CENTRAFRIQUE

MAIS VA CONTINUER À PLAIDER POUR LE PAYS

 

 

Bangui, 27 octobre 2017 – C’est par un engagement à mobiliser la communauté internationale pour le peuple centrafricain que le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a conclu vendredi après-midi une visite de quatre jours en République centrafricaine (RCA).

 

« Je ferais de mon mieux pour mobiliser la communauté internationale, pour que le peuple centrafricain puisse avoir droit à une vie meilleure qu’elle mérite par sa résilience et sa générosité », a déclaré le Secrétaire général lors d’une conférence de presse à l’aéroport de Bangui-M’Poko, entouré du Premier ministre, Simplice Sarandji, et de son Représentant spécial en RCA, Parfait Onanga-Anyanga.

 

Dans sa déclaration aux journalistes, le Secrétaire général a énuméré trois chantiers à savoir le renforcement de la MINUSCA, la question du déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) ainsi que l’aide humanitaire et le développement de la RCA.

 

A propos de la MINUSCA, le Secrétaire général a indiqué qu’il va « tout faire pour que le Conseil de sécurité puisse approuver le renforcement de la Force de la Mission des Nations Unies, pour renforcer son efficacité et sa capacité sur le terrain afin de garantir la protection des civils ».

 

Sur les FACA, il a dit vouloir « tout faire pour aider à accélérer le processus de renforcement et de redéploiement des Forces centrafricaines, en étroite collaboration avec la MINUSCA ». « Je suis conscient qu’il faut une MINUSCA robuste mais il faut aussi qu’il y ait une force nationale centrafricaine », a-t-il précisé.

 

Finalement, il s’est engagé à « faire un plaidoyer vis-à-vis de la communauté internationale pour augmenter l’aide humanitaire qui, malheureusement, reste déficitaire et d’une façon tragique, et pour appuyer le nouveau plan de redressement, de relèvement et de consolidation de la paix approuvé par le Gouvernement ».

 

La dernière journée de la visite du Secrétaire général en RCA a été marquée par un discours à l’Assemblée nationale, une visite à PK5 et des rencontres avec des représentants d’associations de femmes et de jeunes. Au cours de son séjour, le  Secrétaire général  s’est entretenu à deux reprises avec le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, et participé, aux côtés du Chef de l’Etat, à une réunion sur le processus de Désarmement-Démobilisation-Réintégration (DDR).

 

Il a eu également des entretiens avec les représentants de partis politiques, de la société civile, des responsables religieux et des défenseurs des droits de l’homme ainsi que l’Union africaine (UA), la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC)  et la Mission technique de l’Union européenne (EUTM). Le Secrétaire général s’est rendu à Bangassou, où il a rencontré les autorités et des organisations locales et visité le site des déplacés internes.

 

La visite a débuté le 24 octobre, date de la commémoration de la Journée des Nations Unies, une façon pour le Secrétaire général de rendre hommage aux casques bleus de la MINUSCA et au travail des Nations Unies dans le pays.

 

______________________________________________________________________________

 

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 02:00

 

 

                                                         

 

La crise centrafricaine qui semblait résolvable avec le retour de l'ordre constitutionnel perdure malheureusement suite à l'intensification de la violence et l'embrasement tous azimuts du territoire et surtout avec la transhumance des seigneurs de guerre suivi de conflits dans des zones non encore touchées. En dépit de la volonté affichée des nouvelles autorités, les erreurs d'approches, de stratagèmes et de stratégies ont conduit inévitablement le pays sur une voie sans issue.. Les pays de la sous région, la communauté internationale ainsi que les communautés religieuses ont initié des accords de paix mais ces derniers peinent à produire les effets escomptés.

 

Les réalités de terrain finissent par démentir les initiateurs et acteurs de ces différents accords. Lassée, l'Union Africaine s'est invitée dans l'arène à travers la feuille de route de Libreville pour imposer un mécanisme de sortie de crise soutenu par le jeune Président français. Face à la recrudescence de violences sanglantes et suite au constat d'un expert de l'ONU qui qualifiait la situation centrafricaine de pré-génocide, le secrétaire général et patron de la structure onusienne a pris la résolution pour sa première sortie depuis son élection en janvier de sonder le terrain lui même, en se rendant personnellement en Centrafrique. Un chronogramme orienté pour les besoins de la cause a été établi par les autorités centrafricaines car le choix de visite de la ville de Bangassou au lieu de Kembé ou Pombolo ( récent théâtre de combats ) a été fait à desseins.

 

Le citoyen lambda, toujours animé par le souci de connaître et de comprendre l'après Gutteres s'imagine de probables scénarios en s'interrogeant : Qu'est-ce qui va réellement se passer ou changer après le départ du secrétaire général de l'ONU ? À qui profitera cette longue visite de travail de quatre jours ? Dans le chapitre des scénarios, si le patron de l'ONU en complicité avec notre traditionnel partenaire privilégié décide de sauver ou de protéger le peuple centrafricain au détriment du Président de la République en se posant ces épineuses questions : comment avez-vous fait pour ne contrôler que 20% du territoire depuis votre élection ? L'avez-vous hérité dans cet état calamiteux ? À qui incombe juridiquement la faute ou la responsabilité ? Ainsi fort de ces interrogations, on assistera probablement à la mise à l'écart du pouvoir actuel qui se matérialisera par une transition militaire ou civile, ce qui explique toutes les gesticulations qui ont motivé la manifestation du 9 septembre, place de la République à Paris avortée ou annulée contre des billets de banque.

 

Ainsi, suivra la remise en scelle des deux précédents locataires du palais de la renaissance pour prendre part au processus de démobilisation, désarmement, réinsertion et rapatriement ( DDRR ). Ce processus transitionnel serait sanctionné par des échéances électorales anticipées en 2019. Les bourreaux du peuple centrafricain seront vraisemblablement amnistiés et leurs avoirs ne seront pas gelés confirmant ainsi les termes de la feuille de route de l'Union Africaine signée à Libreville. Ainsi, pourquoi gaspiller des efforts pour instituer la Cour pénale spéciale ? Les différents déplacements du President de la République au Liban, Israël etc dérangent ou inquiètent-ils les intérêts occidentaux ? La présence de l'ancienne Présidente de la transition lors de la venue du secrétaire général de l'ONU est-elle un début d'explication à ces éventuels scénarios ?

 

Par contre si l'ONU décide le contraire c'est à dire opte pour sauver le soldat en perdition, l'ONU serait contraint d'appliquer désormais la résolution 2149 du 10 avril 2014 dans son intégralité et plus précisément l'article 30 relatif au désarmement, cantonnement, réinsertion...le dispositif militaire serait ainsi renforcé en effectifs et en matériels, la Minusca deviendrait en conséquence une force d'imposition de la paix comme a été le cas à Bocaranga. Par ailleurs, on assistera inévitablement à la levée de l'embargo par le conseil de sécurité de l'ONU et la réhabilitation effective, progressive des forces armées centrafricaines formées et outillées. Le territoire national connaîtra enfin une pacification progressive et l'autorité de l'Etat de déploiera en conséquence. Ainsi, le Président de la République pourra in fine appliquer sainement son programme de société sur la base duquel il a été élu. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas c'est moi. 

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

 

Melun le 27 octobre 2017.          

 

CENTRAFRIQUE : ENTRE LA FEUILLE DE ROUTE DE LIBREVILLE ET LA VENUE DE GUTERRES, DES SCÉNARIOS RISQUENT DE S'INVITER. FAUT-IL SAUVER LE PEUPLE OU LE SOLDAT TOUADERA ?  par Bernard Selemby Doudou
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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 00:11
MEMORANDUM DES PARTIS POLITIQUES DE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE 
MEMORANDUM DES PARTIS POLITIQUES DE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE 


 

 


À l'attention de Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies

 

Le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies, devant les risques réels d’une confrontation intercommunautaire armée et ses graves conséquences sur la vie des populations civiles de la République Centrafricaine a décidé de la mise en place de la Mission Intégrée de Stabilisation des Nations Unies en
République Centrafricaine.


Dans le même temps, il a voté plusieurs résolutions pour encadrer et orienter les actions de cette mission dont il a porté l’effectif total des forces à plus de 12 000 hommes, faisant d’elle une des missions de la paix la plus importante des Nations Unies dans le monde.


Après une accalmie relative au lendemain des élections et la mise en place d’institutions nationales légitimes, une soudaine recrudescence des affrontements armés a embrasé contre toute attente une grande partie du territoire national. Le bilan de ces confrontations fait ressortir de nombreuses victimes parmi les populations civiles et a entrainé le déplacement de milliers d’entre elles, ainsi que l’isolement de plusieurs régions de notre pays (Est, Sud-Est,Nord,Nord-Est,et Nord-Ouest).

 

La situation ainsi créée est un véritable défi à l’Etat centrafricain, qui de ce fait peine à asseoir son autorité sur l'ensemble du territoire national, à relancer durablement l'économie et à avancer sur le chantier de la réconciliation nationale.


Il y a urgence pour la République Centrafricaine de relever ces défis, avec l'appui de la communauté internationale. Pour atteindre cet objectif commun, il faut nécessairement réajuster le mandat et le mode d’action de la MINUSCA. 


C’est dans ce but que les partis politiques de la majorité présidentielle soussignés font les propositions suivantes :

 

1. Du mandat de la MINUSCA


Nous invitons le Secrétaire Général des Nations Unies à saisir le Conseil de Sécurité afin qu'il réadapte le mandat de la MINUSCA à la nature des périls et des menaces multiformes auxquels fait face la République Centrafricaine.

 

2. Du mode opératoire de la MINUSCA


Le mode opératoire qui a permis la libération de Bocaranga, Koui, et Bang devra être la règle à appliquer dans les autres régions sous contrôle des groupes armés. Selon les séquences suivantes: 1- Intervention des forces spéciales de la MINUSCA 2- Intervention conjointe des forces de la MINUSCA et des FACA 3- Implication des Forces de sécurité intérieure (gendarmerie et police) et redéploiement de l'administration et de la justice.

 

3. De la reconquête des zones économiques sous contrôle des bandes armées
 

Les groupes armés ayant renforcé leur emprise sur les sites miniers, les zones d’élevage et de transhumance, ainsi que les régions à fort potentiel agricole, le gouvernement doit tout mettre en œuvre avec l'appui de la MINUSCA pour les reconquérir.

 

4. De la gestion des frontières avec les Etats voisins
 

À la demande du Conseil de Sécurité, plusieurs rapports ont été produits par des groupes d’experts spécialisés des Nations Unies. Ces rapports ont abondamment documenté les différents mode et canaux par lesquels sont effectués les trafics d’armes et munitions, ainsi que des mercenaires, vers la République Centrafricaine. 
Nous invitons les Nations Unies à contribuer à l'amélioration du climat de compréhension mutuelle entre les Etats de la sous-région, pour mieux contrôler les mouvements des personnes et des biens aux frontières communes, afin d'endiguer les différents trafics dont se nourrissent les bandes armées.

 

5. De la réconciliation nationale
 

Les Nations Unies, en favorisant le rétablissement rapide de la paix, créeront les conditions nécessaires de retour des déplacés et des réfugiés dans leurs foyers. Ce retour contribuera puissamment à faire avancer le processus de réconciliation nationale, qui demeure le chantier majeur qui permettra aux centrafricains de vivre ensemble. 
 

De même, justice doit être rendue aux victimes notamment en accélérant l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale

 

Les Partis politiques de la Majorité présidentielle:

 

 

MLPC
PSD
KNK
MDD
KELEMBA PDS
RDC
MNS
UNADER

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 00:04
Allocution du Secrétaire-Général à la communauté musulmane au petit séminaire de Bangassou

 

 

 

 

 [Secretary-General's remarks to the Muslim community at the “petit séminaire” in Bangassou]

 

25 October 2017

 

 

C'est surtout une visite de solidarité avec tous et toutes les Centrafricains qui souffrent, victimes des exactions et des violences des groupes criminels, qui ont créé tant des problèmes et tant de souffrances au peuple centrafricain. 

 

J'ai eu l'occasion dans le passé, en tant que Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, de rencontrer beaucoup de Centrafricains réfugiés au Cameroun, réfugiés au Tchad, réfugiés en République Démocratique du Congo, et aussi, en 2014, des déplacés à Bangui près de l'aéroport. Il y avait un grand camp de déplacés à Bangui près de l'aéroport.

 
Alors, je vous comprends, je suis profondément ému de voir votre souffrance, et malheureusement ce n'est pas une situation unique ici à Bangassou. Il y a des centaines de milliers de Centrafricains qui se sont vus obligés de s’enfuir et qui vivent encore en exil hors du pays ou dans des situations de déplacés comme vous.  

 

C’est pour ça que, en tant que Nations Unies, nous avons deux objectifs.

 

Le premier objectif c'est de travailler mieux pour la sécurité des Centrafricains. Et nous venons de demander au Conseil de sécurité la possibilité d'augmenter notre force en Centrafrique, et aussi des moyens pour qu'elle puisse être plus efficace, plus mobile, plus rapide pour réagir à des situations comme celle qui ont été vécues ici à Bangassou. Et je crois que, même aujourd’hui, on est un peu mieux qu'il y a quelques semaines quand les incidents terribles dont vous avez [parlé] ont pris place.
 
Mais notre objectif est aussi d'appuyer le gouvernement pour qu'il y ait une véritable réconciliation nationale. Je sais que ce n'est pas toujours facile de parler de réconciliation quand on a souffert. Mais dans un pays où on va de vengeance en vengeance, chacun se rappelle toujours des mauvaises choses que les autres ont faites, et ne se rappelle pas des bonnes choses que chacun fait. Et c'est ça qui engendre ce cercle vicieux de violence qu'il faut à tout prix arrêter. 

 

Il faut réconcilier le peuple centrafricain et il faut que la communauté musulmane centrafricaine puisse retrouver sa place, en termes naturels, comme on a constaté pendant des décennies et des siècles dans le passé. Et je crois que le gouvernement est très engagé, et vis-à-vis des musulmans, et vis-à-vis des chrétiens, pour cette réconciliation, pour cette capacité de vivre ensemble. Sinon, en division et en antagonisme, il n'y a pas de solution. Un jour, ça sera aux chrétiens de souffrir, l'autre jour, ça sera aux musulmans de souffrir, la vie n'est pas possible, le pays n'ira nulle part - le développement, l'école, les hôpitaux, rien ne va fonctionner. La seule façon de résoudre les problèmes que madame a décrit, c'est effectivement avec une réconciliation, y compris naturellement la justice.


 
Et nous savons que le Président de la République vient de nommer une cour spéciale, et il y aura dans cette cour hybride des juges et procureurs internationaux pour que ce processus de réconciliation soit accompagné aussi d’un véritable « rendement de comptes » face à des actes criminels qui auraient été commis.
 
Ça ne va pas se faire du jour au lendemain, ça va prendre du temps, il y a beaucoup de gens à convaincre, à qui faire comprendre que nous sommes tous des frères et des sœurs, et que même quand Dieu semble différent, c'est le même Dieu. D'ailleurs, Allah en arabe veut dire Dieu, c'est à dire, c'est le même mot, c'est le même Dieu, et ce sont les hommes et les femmes qui quelques fois compliquent les choses. 


 
Il y a toutes les conditions pour que musulmans et chrétiens puissent vivre ensemble, se respecter, travailler ensemble et faire de ce pays un pays où les gens puissent prospérer. Quand je regarde cette verdure, j'ai visité récemment des zones de sécheresse dramatiques, les zones du Sahel, ce n'est pas très loin. Ici on voit le vert du paradis. Il ne faut pas que des hommes [fassent] du paradis un enfer. Il faut que ce paradis puisse être profitable à tout le monde, et pour ça, il faut vraiment que cette réconciliation que vous avez demandée puisse être la réalité.


 
On va travailler ensemble, on va faire de notre mieux, on ne va pas faire de miracles, on vous demande de la patience, de la résilience, et tout ça, il faudra du temps, il faudra convaincre beaucoup de gens, ça ne sera pas du jour au lendemain, mais on va travailler d'une façon déterminée pour que tous les Centrafricains puissent avoir le droit à une citoyenneté véritable sans discrimination, sans différence de nature religieuse. Parce que vous êtes tous des Centrafricains, vous êtes tous des hommes et les femmes, il n'y a aucune raison de permettre que les manipulateurs politiques puissent utiliser la religion contre ce qui est la raison d'être et les valeurs de la religion. Parce que toutes les religions prônent la paix, toutes les religions prônent le dialogue, l'amour et l'amitié entre les femmes et les hommes. Et quand quelques-uns invoquent la religion pour combattre les autres, ils sont contre la religion elle-même. Ils commettent des pêchés extrêmement graves et il faut les dénoncer parce que l’objectif de toutes les religions est la promotion de la concorde, de l'amitié, de la coopération.


 
Et nous ferons de notre mieux pour appuyer le gouvernement dans cette démarche, mais en même temps, nous demandons à la communauté internationale plus de solidarité pour appuyer la Centrafrique dans le but de son développement, pour créer plus d'opportunités, d'éducation, de santé, de travail, pour que toutes ces tensions et toutes ces confrontations puissent aussi être plus facilement gérées. C'est plus facile de gérer des conflits quand il y a de la prospérité que dans la pauvreté, la pauvreté étant en elle-même beaucoup de fois la cause de conflits. Alors, il faut qu'on puisse avoir l'appui de la communauté internationale pour qu'il y ait une véritable réconciliation nationale, pour donner à la MINUSCA plus de capacité, pour donner au gouvernement plus de capacité dans la logique de la paix et du progrès de ce pays, qui est un pays merveilleux, mais que, malheureusement, un groupe de criminels essaie de transformer en un enfer qui n'est pas mérité par les Centrafricains. 

 

Merci infiniment à vous tous.

 

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 23:57
Lu pour vous : Pourquoi les Etats-Unis ont fait du Niger leur tête de pont en Afrique

 

 

DÉCRYPTAGE

 

Pourquoi les Etats-Unis ont fait du Niger leur tête de pont en Afrique

 

Le Monde.fr avec AFP Le 25.10.2017 à 16h00

 

 

Le pays, au carrefour des menaces djihadistes, abrite 800 des 6 000 soldats américains déployés sur le continent, ainsi qu’une base de drones.

 


Avec 800 soldats américains et une importante base de drones déployés sur son territoire, le Niger constitue la tête de pont des forces des Etats-Unis pour lutter contre les groupes armés islamistes en Afrique de l’Ouest. L’embuscade qui a coûté la vie à quatre soldats américains, début octobre, a révélé l’ampleur de cette présence militaire et provoqué une polémique aux Etats-Unis, conduisant l’armée à dévoiler des chiffres et à justifier son engagement.

 

Au total, 6 000 soldats américains sont déployés sur le continent africain – mais une large partie d’entre eux gardent les ambassades. Ce sont surtout les forces spéciales qui sont actives contre les groupes djihadistes. Les effectifs de ces troupes d’élite (qui proviennent de divers corps de l’armée américaine) sont montés à 1 300 hommes en 2017, contre 450 en 2012.

 

Proche de Boko Haram et d’AQMI

 

Le chef d’état-major des armées américaines, le général Joe Dunford, a révélé que le Niger abrite actuellement la plus importante force américaine en Afrique. Le choix de ce pays se justifie d’abord sur le plan géostratégique. « Le Niger est proche de deux grandes menaces, Boko Haram et Al-Qaidaau Maghreb islamique [AQMI] », explique une source sécuritaire de la région. Les djihadistes nigérians de Boko Haram et Aqmi, dont les cellules opèrent sur toute la zone sahélienne, sont en effet les deux groupes les plus actifs en Afrique de l’Ouest.

 

De plus, « Washington a des accords politiques avec Niamey », souligne cette source. Le Niger a permis la construction d’une importante base américaine de drones à Agadez, dans le centre du pays, dont le coût est estimé à une centaine de millions de dollars et qui donne aux Etats-Unis une plate-forme de surveillance de premier plan. Les Américains ont de leur côté « formé et équipé » un bataillon de l’armée nigérienne et « ils font beaucoup de missions conjointes », selon la source sécuritaire.

 

Autre atout : le Niger est perçu comme un pays relativement stable politiquement, comparé à ses voisins. Frontalier de la Libye au nord, du Nigeria au sud et du Mali à l’ouest, le Niger, dont le territoire est pour l’essentiel désertique, est en outre au cœur de nombreux trafics en Afrique de l’Ouest : drogues, armes, migrants clandestins, marchandises de toutes sortes. Or « les réseaux terroristes se financent avec les trafics », relève une source militaire française. Lutter contre ces trafics permet d’assécher les sources de financement des groupes djihadistes.

 

Davantage d’actions militaires

 

Le général Dunford a indiqué, lundi 23 octobre, que les Etats-Unis allaient encore renforcer leur présence, car « l’Afrique est l’un des endroits où nous savons que le groupe Etat islamique [EI] espère renforcer sa présence ». Selon l’armée américaine, l’embuscade où les quatre soldats américains sont morts a été perpétrée par un groupe lié à l’EI.

 

Le déploiement américain au Niger apparaît complémentaire de celui des forces françaises projetées au Sahel pour l’opération anti-djihadistes « Barkhane ». Quelque 4 000 militaires français sont déployés dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, principalement au Tchad et au Mali. L’armée américaine apporte notamment une aide en matière de renseignement à l’armée française.

 

Les Américains semblent s’engager vers davantage d’actions militaires, selon les propos du général Dunford et ceux tenus par le sénateur républicain Lindsey Graham vendredi. « Nous allons assister à davantage d’actions en Afrique », avait déclaré ce dernier à la presse à la sortie d’un entretien avec le secrétaire américain à la défense, James Mattis.

 


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/10/25/pourquoi-les-etats-unis-ont-fait-du-niger-leur-tete-de-pont-en-afrique_5205803_3212.html#hBYBi4rgMUtpHjtc.99

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 23:27
Guterres rencontrera le président Biya vendredi à Yaoundé
Guterres rencontrera le président Biya vendredi à Yaoundé

 

 

 

 

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres rencontrera vendredi soir le président camerounais Paul Biya lors d'une escale à Yaoundé pour notamment "analyser l'évolution" de la crise dans les régions anglophones, a-t-il déclaré jeudi à l'AFP.

 

"On va pouvoir analyser l'évolution récente de la (situation de la) communauté anglophone", a déclaré M. Guterres dans un entretien à l'AFP, à Bangui.

 

Le Secrétaire général, qui quittera la Centrafrique Bangui vendredi à 17H15 (16H15 GMT) après quatre jours de visite dans le pays, fera escale à Yaoundé avant de rejoindre Paris par un vol commercial. Il s'entretiendra le temps de l'escale (4 heures) avec le président Paul Biya.

M. Guterres ajoute avoir "eu l'occasion plusieurs fois de (s') entretenir avec le président Biya" à propos de la crise anglophone.

 

Depuis novembre 2016, la minorité anglophone, qui représente environ 20% des 22 millions de Camerounais et 2 régions sur 10, proteste contre ce qu'elle appelle sa "marginalisation" dans la société.

 

Au moins 17 personnes ont été tuées le 1er octobre en zone anglophone lors de la proclamation symbolique de l'Ambazonie, du nom de l'Etat que les sécessionnistes anglophones veulent créer, selon un bilan établi par Amnesty International et des sources officielles.

 

Antonio Guterres abordera aussi avec Paul Biya les questions de l'afflux de réfugiés centrafricains au Cameroun, et fera part des "énormes préoccupations" liées à la crise autour du Lac Tchad, où les attaques et les attentats-suicides du groupe jihadiste Boko Haram sont fréquents.

 

"C'est une rencontre que j'apprécie énormément. Il aura la générosité de venir de Genève plus tôt que prévu pour pouvoir, lors d'une courte escale (...), se réunir avec moi, ce qui démontre le grand intérêt du Cameroun à être actif positivement dans toutes ces situations de la région", a ajouté M. Guterres.

 

Concernant la Centrafrique, M. Guterres a prévu de s'entretenir avec M. Biya sur la question de savoir "comment améliorer encore l'appui que le Cameroun peut donner à la construction de l'Etat centrafricain".

 

Avec AFP

 

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