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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 23:00
CINQ SUPPLIQUES AU SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU par David KOULAYOM-MASSEYO

 

 

 

   Le voyage du Secrétaire Général de l’ONU en Centrafrique en ces temps de tensions exacerbées nous offre l’opportunité de lui soumettre nos doléances . En voici cinq que nous prions Son Excellence de bien vouloir examiner :

 

 1 . Parfait ONANGA-ANYANGA et Balla KEITA ont atteint et même dépassé leur seuil d’incompétence en Centrafrique . Leurs rapports à l’ONU étaient faux hier, sont faux  aujourd’hui et le seront demain . Ils n’ont aucune empathie, ni compassion pour les populations qu’ils sont censés protéger ! Le général Balla Keita se vante de ne pas compter les morts centrafricains …Alors sur quoi reposent les chiffres dont ils truffent ses rapports à l’ONU ?

 

   Ces deux hommes qui cachent leurs carences derrière une arrogance de mauvais aloi, n’aiment pas les Centrafricains qui le leur rendent bien . Ont-ils seulement compris l’essence de leur mission en Centrafrique ? Il est permis d’en douter .

 

    Comme il doit bien rester deux places dans votre avion, veuillez s’il vous plaît, Monsieur Le Secrétaire Général, ramener ces deux hommes avec vous et nous en envoyer de capables .

 

 2 . Vous voulez solliciter l’envoi de 900 soldats supplémentaires en Centrafrique . Est-ce vraiment là la solution ? Neuf cents touristes en treillis de plus ou de moins en Centrafrique ne changeront pas fondamentalement la donne dans ce pays . Envoyez-nous plutôt des hélicoptères, du matériel d’écoute,  des engins roulants pour une projection rapide sur les sites des massacres pour sauver des vies humaines .

 

 3 . Il faut également penser sérieusement à lever l’embargo inique qui frappe nos FACA ( Forces Armées Centrafricaines ) alors les mercenaires sont régulièrement alimentés par leurs commanditaires . Les Centrafricains parlent la langue nationale Sango et se battront pour leur propre pays, ce qui n’est pas le cas des casques bleus . Ces derniers n’ont d’ailleurs objectivement aucun intérêt à stopper une guerre qui les nourrit et les entretient grassement . Pensez donc : huit cents millions de dollars par an !

 

 4 . Le peuple centrafricain à travers cette belle jeunesse dynamique, enthousiaste, mobilisée tout le long de votre cortège pour vous souhaiter la bienvenue en Centrafrique, mérite EGALEMENT de vivre en PAIX .

 

 5 . The last but not the least : ces viols de mineurs qui entachent l’oeuvre de l’ONU . Retrouver et punir les coupables d’une part et d’autre part indemniser les malheureuses victimes grandirait votre institution par rapport à la France qui a préféré enterrer l’affaire …

 

   Tout autre commentaire serait superflu .

 

    Bon séjour en Centrafrique, Monsieur le Secrétaire Général et que la montagne n’accouche pas d’une souris .

 

                                Le 26 Octobre 2017

                                David KOULAYOM-MASSEYO . 

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 22:54
Centrafrique : Touadéra et Guterres rendent hommage aux victimes des groupes armés
Centrafrique : Touadéra et Guterres rendent hommage aux victimes des groupes armés

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique)  octobre 26, 2017 à 20:39 - Le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres a procédé ce jeudi au rituel dépôt de gerbes de fleurs au monument des Martyrs à Bangui en mémoire des victimes des violences perpétrées par des groupes armés en Centrafrique.

 

En compagnie du Président Faustin Archange Touadéra Antonio Guterres a également déposé une gerbe de fleurs en mémoire des casques bleus tués en Centrafrique au cours de leurs missions à la base de la mission onusienne (MINUSCA) à Bangui

 

Le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et son gouvernement et le corps diplomatique accrédité en RCA ont assisté les deux personnalités pendant leur geste.

 

 On peut estimer le nombre des victimes de conflit qui déchire encore le pays depuis 2013 à près de huit cent mille personnes et les casques bleus tués avoisinent la soixantaine.

 

Le Secrétaire général des Nations Unies qui a entamé mardi dernier par la RCA sa première visite sur les champs des opérations des Nations Unies dans le monde  termine  vendredi cette visite de 4 jours.

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 22:30
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Le gouvernement table sur la production de l’Energie pour stimuler la croissance économique

 

PAR PAMELA DOUNIAN-DOTÉ LE 26 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 26 octobre 2017 (RJDH)—L’augmentation de la production de l’électricité est une priorité du gouvernement pour stimuler la croissance du pays. C’est ce qui ressort de Herbert Gontran Djono Ahaba, ministre de l’Hydraulique lors de la célébration du cinquantenaire de l’Enerca ce 25 Octobre à Bangui.

 

La croissance du pays selon les prévisions était de 6% elle s’est stabilisée à 4% selon la banque centrale. L’énergie est un vecteur important selon le membre du gouvernement pour la relance de l’économie. Cette projection est faite dans un contexte où les installations de l’Enerca sont piratées et faisant objet d’exploitations frauduleuses.

 

Cette action s’inscrit à court termes à en croire le ministre Herbert Gontran Djono Ahaba « l’objectif poursuivi par mon département dans le sous-secteur de l’électricité  est celui d’augmenter la capacité de production de l’électricité afin de réduire le problème de délestage à Bangui et ses périphéries, fournir de l’électricité à la population de province afin de stimuler la croissance économique pour un développement durable de notre pays » a-t-il indiqué.

 

Il explique les moyens d’arriver à ces objectifs « des actions ont été menées avec l’aide des partenaires financiers pour la mise en œuvre des projets en cours de réalisation, projet d’interconnexion des réseaux électriques  de la RCA et de la RD Congo à partir de la centrale hydro électriques de Boali 2 avec le dédoublement de la capacité  de production de 10 méga Walt financés par la Banque Africaine de Développement (BAD) », a-t-il poursuivi.

 

Une mission difficile mais pas impossible selon le directeur général de l’Enerca. « L’électrification de la République Centrafricaine plus précisément la ville de Bangui est marquée en 1942 par la société union électriques  d’outre-mer UNELCO qui avait la charge d’exploitation de la première centrale thermique  et qui comportait trois groupes à gaz d’une capacité de 400 chevaux. Cette unité alimentait  un réseau en basse tension de 220 à 132 volts avec 50 abonnés au départ. J’avoue  que la société a eu un peu de souci au niveau de distribution de l’électricité,  les travaux de l’ENERCA ont un peu reculé  face à la situation qu’a connue la RCA. Je rappelle aussi que l’ENERCA  veille sur les dépenses de l’Etat et gère aussi l’investissement de l’Etat », a ajouté Thierry Patient Béndima directeur général de l’Enerca

 

Le défi du développement du pays après la crise passe par l’énergie électrique et l’assainissement de sa gestion à travers des réformes structurelles comme l’exige le fond monétaire international. Jusqu’à ce jour en République centrafricaine, moins de 3% de la population a accès à l’électricité./

 

 

Centrafrique : La police annonce la saisine des munitions de chasse en

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 26 OCTOBRE 2017

 

BELOKO, 26 Octobre 2017(RJDH) — 1950 minutions de chasse en provenance de Cameroun ont été saisies ce 25 octobre à Béloko. L’information a été confirmée au RJDH par la police de frontière ce 26 octobre.

 

La République Centrafricaine et le Cameroun partagent une frontière commune et sont tous deux membres de la communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Le coup de filet de la police intervient dans un contexte où le Cameroun est cité dans le rapport des Nations Unies comme pays de provenance où les groupes armés s’approvisionnent en arme et alors que le pays vient de lever les restrictions sur la libre circulation des personnes membres de la communauté.

 

Baudoin Narcisse Yakendé, commissaire de police de Béloko fait des précisions sur l’opération. « Un présumé auteur de trafic de munition a été arrêté suite à des informations à notre possession à Béloko alors qu’il détenait dans son sac des minutions de chasse qu’il avait achetées à Garoua-Boulai entre les mains des sujets camerounais dont leurs noms ne sont pas encore identifiés», a précisé le commissaire.

 

L’Art.265 du code pénal de la République Centrafricaine alinéa 1 stipule que : « le trafic illicite ou la tentative de trafic illicite d’armes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions sera puni comme la fabrication ou la tentative de fabrication d’armes à feu ».

 

Le parquet de Bouar ayant compétence selon nos sources, a été saisi au sujet de l’arrestation et un transfert est en cour pour leur inculpation. Cette opération confirme l’inquiétude soulevée par les experts des Nations Unies et d’autres rapports sur le flux des armes dans le pays.

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 22:27
Lu pour vous : L’abolition des frontières coloniales n’aura pas lieu

 

 

 

TRIBUNE

 

L’abolition des frontières coloniales n’aura pas lieu

 

 

Par Caroline Roussy , historienne française, docteure en histoire de l’Université Paris-I Panthéon-Sorbonne et Kako Nubukpo, économiste togolais, directeur de la Francophonie économique et numérique au sein de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) à Paris — 26 octobre 2017 à 18:16

 

 

Le philosophe Achille Mbembe plaide pour la fin des frontières africaines, dernier stade, selon lui, de la décolonisation. Pourtant les fractures territoriales existaient avant l’arrivée des Européens.

 

C’est un euphémisme que de l’affirmer : les frontières héritées de la colonisation continuent d’exaspérer, d’irriter les Africains et d’alimenter les plus vives polémiques. Matrices exogènes ayant concouru à entériner des micro-Etats, des enclaves, des culs-de-sac, des Etats-nations plastiques… les arguments abondent pour les disqualifier sur l’autel du mal-développement du continent africain. Dans une tribune publiée dans Courrier international en mai 2017 le politologue Achille Mbembe plaidait en faveur de leur abolition, dernier stade, selon lui, de la décolonisation.

 

Le ressentiment à l’égard des frontières, stigmates les plus visibles de la colonisation, ne peut être déconsidéré tant il exprime et catalyse une souffrance des peuples dominés, colonisés. Cependant, si le plaidoyer de Mbembe peut sembler séduisant, il est prisonnier d’une représentation a-historique. Les frontières sont des processus inscrits dans la longue durée et donc plurifactoriels. Sa proposition est d’ailleurs loin d’être nouvelle, puisqu’elle fut déjà largement débattue au moment des indépendances. Le parfum unitariste panafricain s’empêtra toutefois sur le seuil d’un processus de territorialisation des luttes politiques dans le cadre des territoires dessinés durant la colonisation, qui aboutit à l’adoption de l’intangibilité des frontières en 1963 (charte de l’Organisation de l’unité africaine).

 

L’affirmation de Mbembe selon laquelle «diviser les territoires par des frontières politiques est une invention coloniale» est erronée. Les frontières précoloniales étaient structurées par des rapports de force internes et externes et, par conséquent, étaient elles aussi des enjeux politiques et géopolitiques. Les colonisateurs n’ont pas divisé des territoires de royaumes ou d’empires mais se sont appuyés soit sur des frontières précoloniales soit sur des fractures politiques pour tracer les contours de leurs colonies. En revanche, ils ont introduit, importé et imposé en Afrique leur modèle westphalien : la frontière-ligne, cadre de l’Etat-nation, ayant contribué à la réification de la carte géopolitique africaine. Ils ont créé des territoires d’exploitation rassemblant des populations qui n’avaient pas nécessairement vocation à vivre ensemble ou à devenir des Etats souverains et indépendants suivant le canevas établi par les colonisateurs.

 

La première salve contre l’ordonnancement des territoires émana d’ailleurs du sein même de l’administration coloniale, dans l’entre-deux-guerres, tandis que les acteurs de terrain étaient tenus dans l’incapacité d’enrayer les déplacements de populations au moment de la levée de l’impôt ou du recrutement forcé. Les prémices du discours sur l’artificialité des frontières étaient posées. Sur ce sujet, le géographe Michel Foucher a démontré que l’opposition frontière naturelle-frontière artificielle reposait sur des concepts-obstacles empêchant de s’intéresser à l’histoire des frontières et aux débats qui ont présidé à leur tracé. Depuis les indépendances, on observe d’ailleurs que les conflits ont davantage été de nature intra-étatiques qu’interétatiques.

 

Dans son article, Achille Mbembe semble regretter l’époque précoloniale où les frontières africaines étaient largement poreuses et perméables. Ce qui ne serait plus le cas. Pourtant ce sont là, aujourd’hui, les qualificatifs les plus usités pour les définir. Le contrôle et la surveillance aux frontières, qui plus est impliquant deux voire plusieurs souverainetés, restent homéopathiques, parce que les Etats craignent toujours l’incident diplomatique. C’est une des raisons pour lesquelles ces zones ont pu devenir des refuges pour des rebelles ou pour des jihadistes.

 

S’il est communément admis de dénoncer les frontières héritées de la colonisation comme étant maintenues par la seule prérogative du ventre des gouvernants - et des privilèges qui y sont associés -, il convient également de considérer dans l’équation les processus d’enracinement des frontières par le bas, suivant des logiques et des rythmes endogènes qui concourent à l’affirmation d’un nationalisme d’en bas (Peter Sahlins). Ce dernier transparaît le plus souvent dans le cadre de litiges fonciers, lorsque les frontaliers partis au conflit sollicitent une intervention de leur Etat respectif. Par ce type de pratique, les frontaliers contribuent à asseoir le cadre du territoire de l’Etat tout en le fragilisant. En effet, au quotidien, ils exploitent l’effet-frontière et ses asymétries à des fins d’une économie de survie. Une situation certes paradoxale mais à l’image de l’ambivalence de la frontière qui est tout à la fois une barrière et un pont entre les populations. Par conséquent, gouvernants et gouvernés consolident tout autant qu’ils fragilisent les assises territoriales des Etats, selon des agendas et des logiques électoralistes, politiques ou économiques différents.

 

Derrière l’abolition, Achille Mbembe plaide en faveur d’une plus grande mobilité des biens et des personnes sur le continent africain. Mais n’est-ce pas là une question éminemment politique, au cœur des enjeux d’intégration régionale, la frontière n’étant en rien un acteur de l’histoire ?

 

 

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 22:11
Centrafrique : dialogue avec les groupes armés primordial, selon le président
Centrafrique : dialogue avec les groupes armés primordial, selon le président
Centrafrique : dialogue avec les groupes armés primordial, selon le président
Centrafrique : dialogue avec les groupes armés primordial, selon le président

 

 

 

Bangui 26 OCTOBRE 2017 (AFP) Le dialogue avec les groupes armés est au "centre" de sa stratégie, a déclaré jeudi à Bangui le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, lors d’une conférence de presse avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

 

Les deux hommes ont pris la parole après une réunion de travail conjointe, à la Présidence, sur le programme de "Désarmement, démobilisation et réinsertion" (DDR) lancé par le gouvernement et soutenu par l’ONU. 

 

M. Guterres a lancé un appel aux groupes armés pour qu’ils "acceptent de participer à la vie politique du pays", assurant que le président centrafricain avait "tout l’appui des Nations unies".

 

Le DDR, dont un projet pilote a débuté en septembre 2017, a pour objectif de désarmer les milices qui contrôlent la plupart du pays de 4,5 millions d’habitants.

 

Le projet reste fragile, tant les conflits restent vivaces - faisant des centaines de morts civils ces derniers mois - dans certaines parties du pays (sud-est, nord-ouest, centre).

 

Mi-septembre, un remaniement ministériel a acté l’entrée au gouvernement de représentants de plusieurs groupes armés, dont certains continuent de se livrer à de meurtrières exactions dans le reste du pays.

 

Cette "ouverture" a suscité le scepticisme de nombreux observateurs, tant le président centrafricain n’a cessé de marteler que la justice serait "implacable" vis-à-vis des auteurs de crimes commis alors que ces mêmes groupes sont unanimement désignés comme les principaux responsables des violences.

 

A la suite de cette conférence de presse conjointe, les deux hommes se sont rendus au rond-point des Martyrs, dans le centre de Bangui, où ils ont déposé une gerbe.

 

M. Guterres a ensuite, sous les hourras, serré quelques mains de Centrafricains, réunis en grand nombre sous haute protection aux abords du rond-point.

 

Mercredi, M. Guterres s’était rendu à Bangassou (sud-est), théâtre de violents affrontements ces dernières semaines qui ont fait des dizaines de morts selon des bilans encore provisoires.

 

Il avait ensuite rencontré à huis clos à Bangui des victimes de violences sexuelles et des familles de victimes.

 

Arrivé mardi, pour sa première visite à une mission de paix de l’ONU depuis sa prise de fonctions en janvier, M. Guterres a plaidé à plusieurs reprises pour un renforcement de 900 Casques bleus de la mission de l’ONU dans le pays, la Minusca, forte de 12.500 hommes.

 

Cette demande doit être actée par le Conseil de sécurité, qui renouvelle en novembre le mandat de la mission.

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 22:04
Centrafrique. le SG de l'ONU salue le «courage extraordinaire» des soldats marocains
Centrafrique. le SG de l'ONU salue le «courage extraordinaire» des soldats marocains

 

 

 

http://m.le360.ma

 

En visite en République centrafricaine, le SG de l'ONU, Antonio Guterres, a rendu un vibrant hommage aux casques bleus marocains déployés dans ce pays, saluant le «courage extraordinaire» des soldats des FAR et leurs «sacrifices héroïques pour la défense des civils innocents».

 

"Je suis fier de pouvoir vous témoigner ma gratitude et celle de l'ONU face à votre travail", a déclaré Antonio Guterres, à l'adresse du Contingent des Forces armées royales déployé en République centrafricaine, où le SG de l'ONU effectuait une visite, à l'occasion de la Journée des Nations unies, le 24 octobre.

 

Le SG de l'ONU a rendu visite aux casques bleus marocains le 25 octobre, sur la base locale de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). À cette occasion, il a déposé une gerbe de fleurs en hommage aux casques bleus marocains tués par des rebelles anti-Balaka, de confession chrétienne.

 

"J’ai eu l’occasion de m’adresser à Sa Majesté le roi du Maroc et de lui transmettre mes condoléances au peuple marocain, et je veux le faire ici d’une façon directe à tous les collègues et soldats héroïques qui sont tombés pour la défense de la paix", a dit M. Guterres. "Vous faites un travail d’un courage extraordinaire. Vous êtes en train de protéger des civils dans une situation où le maintien de la paix se fait sans que la paix existe vraiment. Et vous le faites avec un sacrifice absolument extraordinaire", a-t-il déclaré aux casques bleus marocains.

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 22:02
Centrafrique : Antonio Guterres réclame l'aide de la communauté internationale

 

 

 

http://www.saphirnews.com  par Imane Youssfi | Jeudi 26 Octobre 2017

 

La visite du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est en République centrafricaine (RCA) dans un contexte des plus tendus. Arrivé mardi 24 octobre pour une visite de quatre jours dans ce pays ravagé par un conflit intercommunautaire sanglant, il estimait que « la communauté internationale ne s’engage pas suffisamment, ne mobilise pas suffisamment ses ressources et ses capacités pour aider la République centrafricaine », lors d’une cérémonie d’accueil officielle à son arrivée. 


Alors que le mandat de la Minusca devrait être prochainement renouvelé, la mission de l'ONU en Centrafrique est la cible de nombreuses critiques, avec des accusations d'agressions sexuelles des Casques bleus sur la population civile qui ont mis à mal leur image. C'est aussi la situation de la population musulmane à Bangassou, au sud-est du pays, qui inquiète Antonio Guterres. La ville a été prise prise d'assaut en mai par les miliciens anti-balaka et est le théâtre de violences visant les habitants de confession musulmane. Près de 2 000 d'entre eux ont trouvé refuge dans un séminaire catholique de la ville, où ils y restent cloîtrés de peur d'être tués à l'extérieur.

 

Déplacement à Bangassou

 

Antonio Guterres s'est rendu, mercredi 25 octobre, à Bangassou, où il a tenu à rendre hommage aux neuf Casques bleus tués entre mai et juillet 2017 dans cette même ville. « Le message essentiel de cette visite, c’est qu’il nous faut l’engagement de la communauté internationale, non seulement pour réduire ces souffrances et ces problèmes, mais parce qu’il y a une opportunité de construire une Centrafrique nouvelle, en paix, en sécurité et en prospérité pour son peuple », a déclaré Antonio Guterres. 



« Je fais appel aux leaders religieux, et aux leaders communautaires pour qu’ils parlent d’une façon très nette en condamnant toutes les exactions et formes de violence, surtout par des groupes qui invoquent des identités religieuses qui n’ont aucun sens. Musulmans et chrétiens doivent vivre ensemble, il n’y a aucune raison pour les opposer» a-t-il ajouté au micro de France 24. 


Lors de cette visite, l'homme, qui estime que « la seule solution, c’est la réconciliation », a également rappelé qu’il avait demandé l’envoi de 900 casques bleus supplémentaires en Centrafrique. 

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 00:18

 

 

 

Hôtel Ledger Plaza Bangui

 

24 octobre 2017

 


Monsieur le Secrétaire Général,


Distingués invités,

 


Mesdames et Messieurs,


Je suis honoré par l’arrivée de Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Antonio Gutteres qui est un grand ami de la République Centrafricaine.


Monsieur le Secrétaire Général, depuis votre installation vous ne ménagez aucun effort pour soutenir le cas de République Centrafricaine.


Le dernier fait en date révélateur de votre attachement à mon pays est l’organisation de la rencontre de haut niveau en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies, pour montrer que la RCA se trouve à un tournant de son histoire et qu’elle a besoin du soutien de la communauté internationale.


Je tiens ici, à vous exprimer une fois de plus notre sincère reconnaissance.


Monsieur le Secrétaire Général, vos gestes vont au-delà de vos devoirs, ce qui témoigne d’une préoccupation réelle et d’une solidarité effective avec le peuple centrafricain.


Comme vous me l’avez promis à New York au mois de septembre, votre visite à la veille du renouvellement du mandat de la MINUSCA, confirme éloquemment que vous êtes un homme de parole.


Je vous suis infiniment reconnaissant d’avoir répondu si spontanément à mon invitation.


Comme je vous l’avais dit, mon pays et mon peuple continuent de souffrir.


Des forces obscures restent sourdes à mes appels incessants pour la paix, par les seules voies du dialogue.


Ces forces n’entendent pas les cris de notre peuple qui a appelé sa classe dirigeante au sursaut patriotique et à la responsabilité républicaine.


Notre peuple n’a eu de cesse de nous rappeler qu’il était fatigué des longues années de violences fratricides, qui ont semé que mort et désolation.


Pour y mettre fin, notre peuple a fait le choix d’une transition démocratique et pacifique, par la voie des urnes, pour que se taisent les armes, une fois pour toute.
Je mesure le poids de la responsabilité qui nous a été confiée et je m’emploie depuis, à œuvrer de concert avec l’ensemble des institutions républicaines, au relèvement de notre pays.


Je condamne avec la dernière énergie tous les actes de violence et exprime mon ressentiment pour les auteurs et leurs sponsors.


Aucun Centrafricain, aucune personne vivant sur notre sol, quelle que soit son origine, sa confession, son ethnie ou son genre, ne devrait perdre sa vie à cause de son identité.


Monsieur le Secrétaire général, vous le savez en homme d’Etat que vous êtes, combien est laborieux, l’effort de reconstruction d’une nation meurtrie par des décennies de violence et de mauvaise gouvernance.


Je tiens donc à vous rendre un vibrant hommage pour tous vos efforts et votre plaidoyer auprès de la communauté internationale en faveur de la Centrafrique.


Cela démontre que vous ne faites pas que professer la prévention des conflits. Vous l’incarnez à travers vos actions et votre engagement personnel.


Je m’emploierai résolument dans la perspective de restaurer la confiance intercommunautaire et le vivre ensemble, dans une Centrafrique plurielle et paisible.
Nous sommes gré à tous ceux qui de près ou de loin, nous soutiennent dans cet exercice.


Nous avons à cet égard, exprimé notre ferme engagement à pleinement intégrer l’Initiative Africaine de paix et de réconciliation nationale à nos propres efforts de consolidation de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.
Je me réjouis que les membres du panel des facilitateurs aient prévu de commencer leur mission, dès le 26 octobre 2017. Ils bénéficieront de tout l’appui du Gouvernement centrafricain à travers le point focal que j’ai nommé.


Notre gratitude va également à la communauté San Egidio qui nous accompagne de manière effective dans la mise en œuvre de l’accord de Rome, pour une cessation totale des hostilités entre les groupes armés.
 

Je me félicite aussi de l’appui sans réserve dont mon pays bénéficie de la part de la Sous-région, la CEEAC et de la Conférence Internationale des Régions des Grands Lacs tel qu’exprimé lors du dernier Sommet de Brazzaville.


La paix et la sécurité que nous appelons de tous nos vœux sont les biens les plus précieux auxquels aspirent le peuple centrafricain, un peuple qui a souffert dans sa chair et qui, depuis les consultations à la base, puis au Forum de Bangui, et consigné dans sa loi fondamentale, aspire avec détermination à combattre farouchement toute impunité contre les crimes graves qu’il a subis tout au long de son histoire, pour la mémoire et à la dignité des innombrables victimes.
Mon Gouvernement appuie sans réserve les travaux de la Cour Pénale Spéciale que j’ai eu le privilège de lancer.


Les efforts de réformes et de renforcement de capacité de notre Justice Nationale vont bon train, dans le cadre de la restauration d’un État de droit en Centrafrique. 
A côté de la justice formelle nous travaillons d’arrache-pied pour établir les mécanismes de justice transitionnelle, en mettant un accent tout particulier sur la réconciliation nationale et la cohésion sociale mise mal par les nombreuses années de violence cyclique.


Nous poursuivons également nos efforts de reformes de l’ensemble du secteur de la sécurité et nous sommes particulièrement gré à nos partenaires, notamment l’EUTM et la MINUSCA, pour leurs appuis multiformes en vue du renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité intérieures centrafricaines.


Monsieur le Secrétaire Général, de la République Centrafricaine est prête à assumer ses responsabilités. Votre aide nous est précieuse.


Je tiens donc à remercier du fonds de cœur pour votre plaidoyer en notre faveur et par votre engagement à contribuer au renforcement des capacités opérationnelles de la MINUSCA auprès du Conseil de Sécurité.


Je suis convaincu que ces capacités additionnelles lui permettront de mieux assumer son mandant, s’agissant notamment de la protection de la population civile et de l’extension de l’autorité de l’État.


Mais pour que la paix s’enracine, il faut aussi sans plus attendre, œuvrer au relèvement économique de notre pays pour offrir des perspectives de mieux être à notre population, surtout à la jeunesse, conformément aux 17 objectifs de développement durable à l’horizon 2030.


C’est pourquoi, je vous sais gré des efforts que vous allez encore consentir pour assurer le financement optimum de notre stratégie nationale de relèvement (RCPCA) dont le secrétariat sera mis en place dont le secrétariat sera mise en place dans tous les tous prochains jours.


Je me suis personnellement engagé à assurer le succès du RCPCA qui, avec le Cadre d’Engagement Mutuel, offrent à la Centrafrique, les outils stratégiques indispensables à son relèvement à travers un partenariat fructueux et riche de promesse pour notre pays.


Nous aurons Monsieur le Secrétaire Général, l’occasion de voir en détail toutes ces questions essentielles lors de nos entretiens dans les tous prochains jours.
Je tiens d’ores et déjà, au nom du peuple centrafricain et au mien propre, à vous témoigner ma gratitude infinie.


Pour en venir à la Journée des Nations-Unies que nous célébrons, je sais qu’elle est proclamée en 1947 et marque l’anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies.


Mais au-delà, cette journée revêt une signification toute particulière en raison du rôle que l’ONU joue aujourd’hui dans le monde, en particulier en République centrafricaine.


En effet, l’Organisation des Nations Unies est au chevet de la République Centrafricaine depuis plusieurs années.


Cette présence est plus marquée depuis la crise survenue en 2013.


Devant la gravité de la situation caractérisée par des actes de violence perpétrés sur la population civile, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé de l’envoi de la MINUSCA.


10.000 hommes sont là depuis pour accompagner le pays dans le rétablissement de la sécurité.


En cette journée, je salue la mémoire des soldats de la paix tombés en République Centrafricaine et renouvelle notre compassion pour leurs familles.
Monsieur le Secrétaire Général, je salue le courage et l’engagement des soldats de la Paix de la MINUSCA.


Je salue également votre plaidoyer en direction du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour l’envoi de 900 casques bleus supplémentaires pour donner davantage de capacité à la mission.


Notre vœu est de voir le Conseil de Sécurité donner une suite favorable à cette requête qui se justifie par l’immensité du territoire et la complexité de la situation.
 

Je profite de cet instant solennel pour annoncer que dans les prochains mois à venir les éléments des Forces Armées Centrafricaines ayant bénéficié de la formation de l’EUTM c’est-à-dire les deux(2) bataillons formés seront projetés aux côtés des forces des Nations Unies sur le terrain en vue de renforcer les opérations de pacification du pays.


Je n’oublie pas qu’au plan politique, l’Organisation des Nations Unies a aussi été de beaucoup dans l’organisation des dernières élections générales de 2015 et je lui en sais gré.


Je salue, aussi, l’action des hommes et des femmes qui travaillent et soutiennent les œuvres des organes spécialisés du Système des Nations Unies en RCA tels le PNUD, le HCR, l’OMS etc… Leur engagement à nos côtés n’a jamais fait défaut et je les en remercie.


Monsieur le Secrétaire général, il ne me reste qu’à souhaiter un bon séjour dans notre pays que vous devez désormais considérer aussi comme le vôtre.


Bonne fête des Nations Unies.


Vive la solidarité internationale pour que vive la République centrafricaine, paisible, fraternelle et prospère !


Je vous remercie.

DÉCLARATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT A L’OCCASION DE LA JOURNÉE DES NATIONS UNIES
DÉCLARATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT A L’OCCASION DE LA JOURNÉE DES NATIONS UNIES
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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 00:02

 

 

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Monsieur le Président, 


Je veux exprimer aussi au peuple centrafricain s’il vous plait ma gratitude face à l’accueil chaleureux dont j’ai bénéficié hier à mon arrivée dans votre pays. Cette visite est une visite de solidarité, mais de solidarité active. 


Naturellement que nous avons une solidarité profonde avec le peuple centrafricain à cause de ses souffrances, de ses problèmes, de ses difficultés. Mais le message essentiel de cette visite à la communauté internationale est qu’il nous faut l’engagement de la communauté internationale, non seulement pour réduire ces souffrances, ces problèmes, mais parce qu’il y a une opportunité, une opportunité de construire une Centrafrique nouvelle en paix en sécurité et en prospérité pour son peuple.


Il y a en Centrafrique des institutions démocratiques nationales élues par le peuple .Il y a en Centrafrique une volonté d’ouverture politique très bien traduite dans l’élargissement récent de son gouvernement. Il y a en Centrafrique un dialogue politique y compris avec les mouvements armés et une perspective de garantir une culture de la paix dans le pays.


Et il y a une incompréhension que les divisions religieuses qui, aujourd’hui on note ne sont pas quelque chose de profonds et n’ont jamais existé en Centrafrique, et ne sont que le résultat de la manipulation politique qu’il faut à tout prix condamner et éviter.


Et je suis très reconnaissant au Président Touadera de son appel très fort à l’unité, à la réconciliation du peuple centrafricain, et j’appelle tous les leaders religieux et communautaires pour qu’ils puissent aussi élever leurs voix dans le sens d’une réconciliation effective de ce peuple qui a toujours vécu ensemble en paix et qui veut construire, comme je l’ai pu constater hier, une Centrafrique en unité et en solidarité. 


En même temps, il faut que la communauté internationale nous aide, il nous faut renforcer la dimension et la capacité de la MINUSCA pour mieux protéger le peuple centrafricain, il faut créer les conditions pour que les Forces Armées Centrafricaine puissent commencer à jouer un rôle effectif dans la protection de la sécurité.
Il faut tout faire pour aider le pays à se lancer dans une perspective de développement pour que le peuple puisse sentir que la paix rapporte des éléments positifs dans la vie du pays et de ses différentes régions. 


Je lance un appel à une solidarité active pour que la communauté internationale aide les Nations-Unies à renforcer la MINUSCA, notamment par une décision du Conseil de Sécurité que les Forces Armées Centrafricaines soient appuyées dans sa capacité pour jouer un rôle positif pour la stabilité du pays et que cette solidarité internationale puisse permettre à la Centrafrique de s’engager dans un processus de développement au bénéfice de tous.


On va travailler ensemble, nous avons naturellement beaucoup de difficultés et même des divisions, il y a des questions qui viennent du passé, il y a encore beaucoup de questions à surmonter, mais ensemble, je suis optimiste, et je crois que c’est aujourd’hui le moment pour la communauté internationale de s’engager, car ça vaut la peine.


Merci Monsieur le Président

 

DÉCLARATION DE S.E ANTONIO GUTERRES A LA PRESSE A SA SORTIE D'AUDIENCE AU PALAIS DE LA RENAISSANCE
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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 23:48
Nécrologie : Décès de Sophie Gbadin

 

 

 

Sophie Pulchérie Gbadin vient de s'éteindre ce mardi 24 octobre 2017 à Paris des suites d'une longue maladie. 

 

Diplomate, Sophie Gbadin avait été en poste durant près de 10 années auprès de l'ambassade du Centrafrique en France et déléguée auprès de l'UNESCO. 

 

En avril 2014 elle avait été nommée ambassadeur, directeur de cabinet du ministre des affaires étrangères du Centrafrique à Bangui, puis N°2 de l'ambassade du Centrafrique à Genève.

 

Sophie Gbadin s'était mariée à Bangui en 2016. Très à l'écoute des autres, elle était appréciée de son entourage.

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