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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 21:31

 

 

 

http://www.liberation.fr/  Par Patricia Huon Libération - 3 janvier 2016 à 19:01

 

Des urnes de plastique sont empilées dans la cour, des dizaines d’enveloppes contenant les procès-verbaux des bureaux de vote posées sur les tables, les données recopiées à la main, une à une. Quand il ne faut pas tout réorganiser parce que les documents n’ont pas été remplis ou classés de manière appropriée. La compilation des votes s’annonce longue au Centre de traitement des données de Bangui, gardé par des Casques bleus.

 

C’est ici que tous les bureaux doivent rapatrier leurs résultats pour les scrutins présidentiel et législatif du 30 décembre. Le pays est vaste, ses infrastructures quasi inexistantes. Et les problèmes logistiques, combinés à une formation sommaire des agents électoraux, donnent lieu à des «cafouillages», confie une source qui suit le processus électoral. «La communauté internationale a poussé pour que ces élections se tiennent à tout prix avant la fin de l’année. Maintenant, il ne faut pas s’étonner si la désorganisation est immense, dit-elle. La seule chose que l’on peut espérer, c’est que cela n’entame pas suffisamment la crédibilité du scrutin pour entraîner de nouvelles tensions.»

 

L’Autorité nationale des élections a commencé dimanche à annoncer des résultats partiels. Ceux-ci représentent actuellement environ 20 % du nombre total de procès-verbaux qui doivent être traités et proviennent en majorité de la capitale. Un candidat crée la surprise : Faustin-Archange Touadéra arrive en tête avec près de 97 000 voix. Il est suivi d’Anicet-Georges Dologuélé, l’un des favoris (56 000 votes), puis de Désiré Kolingba. Touadéra, candidat indépendant âgé de 58 ans et ex-Premier ministre du président déchu François Bozizé, attend les résultats définitifs avant de s’exprimer. «Nous sommes en situation de crise, il faut montrer de la réserve», dit-il. Mais devant son siège, ses partisans le célèbrent déjà.

 

Reste à voir si les résultats des provinces confirmeront la tendance. Bangui ne représente que 300 000 électeurs, soit à peine un sixième du total des inscrits. Après l’annonce de tous les résultats provisoires, des recours pourront être déposés en cas de contentieux. Un second tour afin de départager les deux candidats arrivés en tête semble inévitable. Il faudra encore attendre un certain temps avant de connaître le nom du nouveau président centrafricain. 

 

Patricia Huon

Lu pour vous : Elections en Centrafrique : «Il ne faut pas s’étonner si la désorganisation est immense»
Lu pour vous : Elections en Centrafrique : «Il ne faut pas s’étonner si la désorganisation est immense»
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Centrafrique-Presse.com
3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 21:29

 

 

 

http://adiac-congo.com/  03-01-2016 12:33

 

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a salué le bon déroulement des élections en Centrafrique et la mobilisation des citoyens ayant fait le déplacement en masse, le 30 décembre, pour élire leur président et leurs députés.

 

« La France fait confiance aux Centrafricains pour aller au bout de ce processus. Elle rend hommage à l’action de la Présidente Samba-Panza et aux autorités de transition qui ont supervisé le scrutin », a déclaré Laurent Fabius. Aucun incident grave n’ayant été constaté, on peut d’ores et déjà dire que la tenue de la présidentielle et des législatives a été un succès.

 

Pour Martin Ziguélé, l’un des favoris, « les enjeux de ces élections, c'est la reprise en mains du destin de notre pays. Parce que nous n'avons que des problèmes graves ». Pour Anicet Georges Dologuélé, l’autre candidat sérieux   « ce vote est important pour en finir avec la souffrance des Centrafricains ». Et pour Karim Meckassoua, l’autre prétendant à la magistrature suprême: « les enjeux de ces élections, c'est la sécurité et la paix ». Il  a souhaité que « la désorganisation ne puisse pas entacher la sincérité du résultat ».

 

Si la tenue des élections est jugée précipitée, elle est une source d’espérance. Trente candidats étaient en lice pour briguer la magistrature suprême. Le chef militaire de la Mission de l'ONU qui supervisait le vote, le général sénégalais Balla Keita, a déclaré: « on a fait un miracle dans un pays en guerre ».

 

Des résultats provisoires seront connus dans les prochains jours et la Cour constitutionnelle a 15 jours pour proclamer les résultats définitifs.

 

Plusieurs fois reporté, ce scrutin permet de sortir de trois ans d’affrontements intercommunautaires entre chrétiens et musulmans, qui ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts, des centaines de milliers de réfugiés et de déplacés  à cause des exactions. 

 

Noël Ndong

 Centrafrique : Laurent Fabius salue le bon déroulement des élections
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Centrafrique-Presse.com
3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 20:42

 

 

 

 

Au seuil de cette année nouvelle, toute l’équipe des rédactions du groupe Centrafrique-Presse http://www.centrafrique-presse.info/ et https://my.over-blog.com  se joignent à moi pour adresser à tous nos lecteurs internautes, nos vœux les meilleurs pour un retour définitif de la paix et de la sécurité en République centrafricaine.

 

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2016 A TOUS !

 

Prosper N’DOUBA

Voeux de Prosper N'DOUBA et l'équipe des rédactions du groupe Centrafrique-Presse
Voeux de Prosper N'DOUBA et l'équipe des rédactions du groupe Centrafrique-Presse
Voeux de Prosper N'DOUBA et l'équipe des rédactions du groupe Centrafrique-Presse
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Centrafrique-Presse.com
3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 03:20
Bangui: la complexité des comptages de voix

 

 

 

Par RFI  le 02-01-2016 Modifié le 02-01-2016 à 20:31

 

A Bangui, l'autorité nationale des élections continue de traiter les résultats des élections présidentielle et législatives. Des opérations qui prennent du temps, tous les résultats ne sont encore pas parvenus dans la capitale.

 

Aujourd'hui, 2 janvier 2016, plusieurs vols de l'ONU ont permis d'acheminer les résultats de 6 des 16 préfectures que compte la Centrafrique. Il va encore falloir plusieurs jours avant que les résultats de tout le pays n'arrivent dans le centre de traitement des données, dans la capitale. Le mécanisme de transmission est lent, car les voies de communication sont dérisoires dans le pays.

 

Concrètement, tous les bureaux de vote des provinces doivent rapatrier leurs résultats dans les chefs-lieux des préfectures, résultats qui seront ensuite acheminés à Bangui. Là, les procès-verbaux arrivent au Centre de traitement des données (CTD). Ils vont être vérifiés dans leur intégralité avant d'être compilés et validés par la Cour constitutionnelle.

 

Une fois que cette procédure est complétée, l'autorité nationale des élections peut annoncer des résultats, partiels ou définitifs. C'est ce qu'elle a fait le 02 janvier en annonçant les résultats partiels de la ville de Bangui.

 

Les deux tiers des votes de la capitale sont connus : le trio de tête est composé de Faustin Archange TouadéraAnicet Georges Dologuéléet Désiré Kolingba.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 03:02
Soutenance  de Thèse de Charles LASSERRE YAKITE

 

 

 

 Le 28/12/2015 de 15 heures à 18 heures

 

 LASSERRE YAKITE Charles Centrafricain d´origine, a soutenu à  l’Université de Yaoundé II-Soa une Thèse de Doctorat portant sur le thème : 

 

«Les droits de l’homme en République Centrafricaine depuis l’entrée en vigueur de la Constitution du 27 décembre 2004 à janvier 2013 ».

 

      Le jury était composé de :

 

Président :

  • Professeur Léopold  DONFACK SOKENG, Professeur à  l’Université de  Dschang.

 

Rapporteurs :

  • Professeur Jean-Tobie HOND, Maître de Conférences, à l’Université de Yaoundé II-Soa ;
  • Professeur Célestin KEUTCHA TCHAPGNA, Maître de Conférences, à l’Université de Dschang.

 

Membres :

  • Professeur Jacques BIANKAN, Maître de Conférences à l’Université de Yaoundé II-Soa ;
  • Professeur Titulaire Bernard- Raymond GUIMDO DONGMO, à l’Université de Yaoundé II, Directeur de la thèse.
  •  
  • Assisté par le  public venu en nombre. Au terme de la soutenance, s´est vu décerné le titre de Docteur de l´Université de Yaoundé II-Sao avec la mention très très honorable.

 

 

DISCOURS DE SOUTENANCE DE DOCTORAT DE CHARLES LASSERRE YAKITE A L’UNIVERSITE DE YAOUNDE II-SOA

 

Le 28/12/2015 à 14 H 00

 

 

Merci  Monsieur le Président,

 

Monsieur le Président du jury,

 

Messieurs les rapporteurs,

 

Messieurs les membres,

 

Monsieur  le Directeur de la thèse membre du jury,

 

Monsieur le Conseiller culturel de l´Ambassade de Centrafrique à Yaoundé,

 

Distingués invités,

 

Chers compatriotes,

 

J’ai l’insigne honneur de commencer cette présentation en  vous souhaitant la bienvenue à l’occasion de la fin de mes travaux de thèse sur les droits de l’homme en République Centrafricaine, sujet principal de cette soutenance.

 

 

La République Centrafricaine, comme son nom l’indique est  située au cœur du  continent africain.

 

Pour cette  présentation, je voudrais au préalable m’interroger sur ce qui m’a conduit à choisir le thème de cette thèse dont voici l’intitulé : « Les droits  de l’homme en République Centrafricaine depuis l’entrée en vigueur de la Constitution du 27 décembre 2004 à janvier 2013 ».

 

 

  1. Parcours de la recherche

 

En effet le choix de ce thème  se justifie par lesévénements sociopolitiques très agitée qu’a connus le pays notamment la crise déclenchée du 25 au 30 octobre 2002 .

 

  1. . Motivation du choix de thème

 

Cette crise a entrainé une violation grave des droits de l’homme. Tout à commencer par une offensive menée par le Général François BOZIZE contre le Président Ange Félix PATASSE alors  au pouvoir, amenant ses troupes rebelles jusqu’à la périphérie de la capitale Bangui. PATASSE avait reçu le soutient des milices du Mouvement de Libération du Congo de l’ancien Sénateur Jean-Pierre BEMBA appelés à la rescousse qui étaient rentrés en République Centrafricaine par la frontière de Zongo une province de la République Démocratique du Congo. J’étais étudiant à l’Université de l’amitié du peuple Russe à Moscou, mon père m’avais écrit une lettre pour relater les exactions commises par ses troupes à savoir : viols, meurtres, pillages. Leurs avancés au quartier Boy- Rabe où j’ai passé mon enfance  l’avait amené de prendre

 

Je ne suis pas le seul à être témoin de  cet  événement, chaque Centrafricain a vécu cette crise militaro-politique, soit  ses biens ont été emportés, soit il a perdu un parent ou un proche. Cette crise a des conséquences sur la vie de la population Centrafricaine et ceci continue encore de nos jours.

 

 

1-2. APPROCHE METHODOLOGIQUE

 

Ces faits m’on conduit à un certain nombre de lecture et m’ontpermis d’opter pour une approche juridique de la situation sans oubliée le contexte politique économique et sociale. La méthodologie envisagée consiste à faire le tour des grands principes du droit public pour enrichir la situation en République  Centrafricaine.

 

Le droit positif Centrafricain, en particulier, trouve son fondement à partir de la colonisation. C’est pourquoi en République Centrafricaine, les textes du droit français sont souvent appliqués pour comblés l’absence des textes locaux pris par le pouvoir gouvernemental local en vertu de l’ordonnance Plantey du 06 octobre 1958 portant le nom de son initiateurle Ministre des colonies à l’époque, et aussi sur le fondement de la succession d’Etat.

 

Bien qu’il existe une Constitution comme loi fondamentale régissant l’organisation et le fonctionnement de l’Etat Centrafricain. Mais à cause de l’importance de la coutume comme norme sociale dans la société Centrafricaine. J’ai  argumenté la coutume avec les autres normes du droit positif Centrafricain. La technique s’explique dans la synthèse des normes coutumières et des  règles modernes de droit. Tout deux émane de deux organes différents : l’Etat et la Société. C’est en partant du droit français très enrichissant et du droit Centrafricain que j’ai orienté mes recherches pour aboutir à cette monographie sur la République Centrafricaine.

 

  • Objectif à atteindre
  •  

L’objectif général de cette thèse était de voir comment les principales normes fondatrices de l’Etat pouvaient être appliqueren République Centrafricaine. Egalement  elle visait à  expliquer les faiblesses de l’Etat Centrafricain dans sa capacité à faire respecter la norme Constitutionnelle et les règles qui en découlent.

 

  • Des difficultés rencontrées

 

Cette thèse a été rédigée sans aucune bourse du Gouvernement Centrafricain, sans aucune aide, sans aucune subvention, sans allocation sous régionale. J’étais abandonné à mon triste sort. Néanmoins de nombreuses personnes ont contribués de diverses manières à la réalisation de ce chef d’œuvre, comme le souligne un proverbe  africain« un seul  doigt ne peut pas prendre la poux dans les cheveux ».

 

Les parcours de recherches que j’ai effectué est difficile  et les résultats obtenus son encourageants dans le domaine politique, économique et social et même juridique.

 

 

  1. Constat descriptif de la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine

 

Depuis la fondation de la République Centrafricaine en 1958 appelée   « Suisse  africaine», il y avait une parfaite harmonie sociale. Le combat pour l’avènement de la République Centrafricaine était déroulé sur le terrain de la défense des droits de l’homme. Le 29 mars 1959, le Président fondateur de la République Centrafricaine Barthélemy BOGANDA  mourut dans un accident d’avion. Après sa disparition, les différents régimes qui se sont succédés à la direction du pays, se livraient à une violation chronique des droits naturels de la personne humaine.

 

Les dignitaires du régime devenue intouchable se livraient à des exactions de toutes sortes, la désorganisation de la société ayant entrainé un bouleversement dans la vie des Centrafricains. L’illégalité règne au sein de la société à tel enseigne qu’on a pu dire que «le droit de la force prime la force de la loi ».

 

Par ailleurs l’Etat Centrafricain a du mal à se stabilisé a cause de  l’hypocrisie d’une classe politique qui ont incités les Chefs de mouvements rebelles à prendre le pouvoir par coup de force dans l’espoir d’être associé à son exercice. Ceci constitue un danger pour l’exercice des libertés publiques, elle vise l’expression de suffrage universel.

 

Les conséquences  de cette situation se mesurent à la persistance voire l’aggravation des difficultés parce que les droits de l’homme ne sont pas respectés. De la sorte on est devenu « les partisans du perpétuel recommencement pour tout dire du piétinement ».

 

Mais de queldroit de l’homme s’agit-il exactement ?

 

Les droits de l’homme  estun concept très complexe.

 

C'est un luxe  nécessaire. Si les droits de l’homme sont respectés, cela permet de mener une vie descente, de manger à sa faim, de jouir d’une liberté de croyance,de pensée et d’écrire surtout sans craindre sa vie. Mais le non respect peut entrainer le désarroi.

 

Ainsi de toutes les définitions des  droits de l’homme que j’ai recensées, j’ai retenue  celle ou les droits de l’hommesont définis comme des prérogatives dont sont titulaires des individus, généralement reconnus par la loi, par des normes de valeur Constitutionnelle ou par des Conventions internationales, afin que leur respect soit assuré par tous, y compris par  l’Etat.

 

 Les  droits de l’homme est donc une nécessité pour conforter la vie.

 

  1. PROBLEMATIQUE GENERALE

 

  • Le problème général que j’ai cherché à résoudre s’est formulé autour de la question de savoir : quelle est la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine de 2004 à 2013 ? Autrement dit l’entrée en vigueur de la loi fondamentale du 27décembre 2004  a-t-elle permis d’assurer plus efficacement la promotion et la protection des droits de l’homme en République Centrafricaine ?

 

La situation du problème des droits de l’homme en République Centrafricaine peut se comprendre à travers la résolution de  cette  équation.

 

  • Droits de l’homme + Constitution = République Centrafricaine

 

 Les droits de  l’homme et la Constitution sont deux concepts en vogue dans un Etat, ils ne perdent pas leur valeur, ils résistent à l’ère du temps. Chaque pays qui respecte les droits de l’homme aspire à un niveau de développement élevé de même la population.

 

Mais les difficultés subsistent encore en République Centrafricaine en matière des droits de l’homme.L’Etat a du mal à asseoir son autorité.

 

Beaucoup se sont déjà interrogés sur cette question.

 

Pour diagnostiquer les problèmes liées aux droits de l’homme de nombreux forum ont été organisés, des Accords ont été signés, les recommandations et résolutions adoptés n’ont été que très partiellement appliquées par les autorités publiques parce que la volonté d’agir autrement et de faire est totalement absente.

 

Ainsi, en République Centrafricaine  onn’est pas parvenus de manière durable à faire face aux différentes demandes sociales tant individuelles que collectives.

 

La notion de droits de l’homme ne saurait se réduire à une vision pacificatrice souvent retenue mais requiert un renforcement de l’autorité de l’Etat et l’intervention de la communauté internationale.

 

  1. RESULTATS  OBTENUS

 

  • Trois grands axes  ont fait l’objet de mes propositions : 

 

4-1. L’amélioration sociale des problèmes de sécurité

 

La sécurité est de plus en plus considérée comme une situation globale dans laquelle les personnes et les communautés  vivent libres en paix et à l’abri du danger, jouissent de leurs droits fondamentaux, ont accès aux ressources et aux produits de première nécessité et vivent dans un environnement qui ne nuit pas à leur santé et à leur bien-être. Telle que définie, l’insécurité est en passe de devenir la principale cause de pauvreté en Centrafrique.

 

Pour cette raison  nous proposons la satisfaction des droits économiques sociaux et culturels. L’Etat doit créer des emplois et des ressources nécessaires en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.

 

Le respect des droits économiques et sociaux ne se limite pas au paiement régulier des salaires, des bourses et pensions de l’administration publique. En plus, il doit aussi tenir compte de toutes les situations douloureuses que les crises militaro-politiques récurrentes ont entrainé en République Centrafricaine notamment le chômage qui conduit de milliers de personnes à vivre dans une précarité.

 

4-2. La légitimation du pouvoir issue des élections

 

La plupart des Etatsafricains se sont installés par la force à travers un coup d’Etat militaire, une rébellion armée. Dans tous les cas, les vainqueurs organisent une élection avec pour seule finalité la légitimation de son pouvoir.

 

-La pratique démocratique

 

Il faut reconnaître qu’en République Centrafricaine le mode d’accession au pouvoir ne repose pas sur une décision libre et transparente. Mais sur des mécanismes dénaturant complètement la démocratie.Alors nous proposons qu’il faille faire un choix politique sur les  candidats  capable d’assurer la bonne marche du pays.

 

Dans la situation actuelle de sortie de crise, la République Centrafricaine est appelée à se doter d’une nouvelle Constitution sur la base de laquelle des élections crédibles devront être organisées afin de marquer le retour du pays à la légalité constitutionnelle.

 

  1.  

 

La culture de la bonne gouvernance et l’Etat de droit apparue sur la scène africaine est-elle applicable aujourd’hui en République Centrafricaine pour que cette dernière ait une stabilité ?

 

 La bonne gouvernance implique l’obligation de rendre compte de ses actions et la transparence dans la gestion des affaires publiques. Les autorités Centrafricaine sont interpelés, d’asseoir une base saine de gestion et d’identifier les causes de la mauvaise gouvernance, de lutter contre la prévarication.

 

L’Etat de droit c’est l’ordonnancement juridique c’est-à-dire l’ensemble des règles qui définissent et  garantissent les droits de l’homme face au pouvoir politique.

 

 

Ensuite, l’Etat de droit peut-elle avoir sa place en République Centrafricaine par l’éducation au droit de l’homme ?

 

La sensibilisation de la population par les autorités et les Organisations Non Gouvernementales à l’aide d’un programme d’éducation aux droits de l’homme et de répression des cas de violation des droits de l’homme pour arriver à un Etat de droit.

 

L’accès à la justice, droit fondamental se heurte à des obstacles dus à l’insuffisance des juridictions doit être corrigée pour rendre la justice proche du citoyen.Pallier le problème de la lenteur judiciaire en respectant le délai de procédure, de la saisine.

 

La justice populaire ou justice du quartier est un mal qu’il faut combattre avec notre énergie car la force reste à la loi.

 

La mise en place de la Cour Constitutionnelle et les institutions judiciaires en République Centrafricaine, un arsenal juridique existe.Mais l’option pour l’Etat à la loi d’amnistie pour effacer les infractions liées au droits de l’homme affaibli le pouvoir du juge d’exercé sa  mission de telle situation conduise à l’impunité. Nousproposons la poursuite des auteurs par les juridictions nationales.

 

La seconde partie de ma thèse est consacrée à la mise en œuvre des garanties juridiques nationales, internationales offerte par les instruments juridiques de protection des droits de l’homme.

 

  1. CONCLUSION

 

Le débat sur la République Centrafricaine n’est  jamais clos.

  • Perspectives

Les défis de droits de l’homme en République Centrafricaine  est à relever :

  • les activités allant dans le sens des droits de l’homme doivent être menées par des actions  concrètes ;

 

 

  • la lutte contre la prolifération desarmes légères et de petites calibres qui sont autant d’entrave pour le retour à la paix.Ces armes sont utilisées par des groupes criminels pour s'en prendre à la population civile et porter atteinte à leur liberté ;

 

 

  • une solution à la crise en République Centrafricaine doit être trouvée car la situation sécuritaire, économique reste mitigée ;

 

  • laRépublique Centrafricaine  en tant que partie au Statut de Rome doit soutenir les actions de la Cour Pénale Internationale  dans sa lutte contre l'impunité des crimes les plus graves qui touchent l'ensemble de  communauté internationale  en général  et en particulier sur la base du principe de la subsidiarité par la création dela Cour Pénale Spéciale de la justice en République Centrafricaine. Cette juridiction qui est appelée à juger les violations massives des droits de l’homme permet de rendre justice aux victimes des conflits. 

 

  • le renforcement de la coopération internationalevisant à améliorer les droits de l’homme.

 

  1. REMERCIEMENTS

 

 Avant de terminer mes propos, qu’il nous soit permis d’adresser  au jury et tous ceux et celles qui, de près ou de loin, m’ont accordé leur temps, m’ont aidé matériellement et financièrement, ont pensé à moi, et m’ont donner leurs affections pour la réalisation de cette thèse monographique dont nous pensons qu’elle est matière à réflexion du fait qu’elle est scientifiquement et socialement un thème d’actualité.

 

Merci  de votre  aimable attention !

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Centrafrique-Presse.com
3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 02:20
Nouvelles nationales sur RJDH
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Le site touristique de la ville de Boali en voie de disparition

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 2 JANVIER 2016

 

La chute et le barrage qui font de Boali, une ville touristique, perdent de leur reflet. Après ces trois années de conflit, l’hôtel de chute de la ville se trouve dans un état de délabrement avancé. Un constat fait par le RJDH.

 

A l’entrée de la concession de cette chute, l’on peut voir de hautes herbes qui envahissent la concession jusqu’au niveau du pont nommé Liane. Plus loin, on constate des paillotes qui sont dans un état de dégradation. Le pont de liane est aussi dégradé.

 

L’hôtel des chutes de Boali se trouve dans un état délabré et ne dispose ni de fenêtres ni portes.

 

Assis sur un banc à l’entrée de l’hôtel, William gardien du site, a fait savoir que l’hôtel a été pillé lors des événements en 2012, « quand les ex-Séléka sont passés dans la ville, ils ont tout pris et même enlevé les climatiseurs, les nachos, les portes et les bois de certaines paillotes qui leur servaient de bois de chauffe. Ce qui a fait qu’une partie de la maison de l’hôtel commence à tomber » a-t-il expliqué.

 

Il a aussi ajouté que les gens ne fréquentent plus depuis plus de trois ans ce lieu, « avant chaque weekend, le site reçoit des visiteurs qui viennent dans la ville. Certaines ONG organisent souvent des séminaires, des conférences débat et autres dans la salle de conférence. Mais actuellement, personne n’a envie de fréquenter les lieux» a-t-il déploré.

 

Michel Mounet sous-préfet de la ville de Boali, tout en reconnaissant l’état des lieux, a promis relancer les choses après les élections  « après ces élections, nous allons entreprendre des démarches pour la relance des activités et la réhabilitation de l’hôtel afin de redorer le blasant de la ville » explique-t-elle avant de souligner qu’il ya ralentissement sur le plan touristique.

 

Le sous-préfet de la ville de Boali appelle, toutefois le gouvernement ainsi que le nouveau gouvernement qui sera mis en place après les élections, de penser à la réfection de l’hôtel des chutes de Boali.

 

 

ONG Actions pour la Centrafrique remet 241 cartons de matériels médicaux à la Caritas pour les Hôpitaux

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 2 JANVIER 2016

 

L’ONG Actions pour la Centrafrique (APCA), a remis ce samedi 2 janvier 2016, 241 cartons de matériels médicaux à la Caritas Bangui, destinés aux hôpitaux de Bangui et ses environs. La remise officielle a eu lieu à l’Archevêché de Bangui.

 

« Depuis 2013, l’APCA n’a cessé d’apporter sa contribution pour le relèvement de la RCA. 241 cartons ont été envoyés avec des médicaments et seront distribués dans les hôpitaux de Bangui pour profiter gratuitement à la population Centrafricaine dans le besoin. Nous espérons que ces matériels vont servir aux malades», a souligné l’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalaïnga.

 

Selon le représentant de cette structure, Elysée Roche Tombidan, ce don de l’APCA passe par la Caritas pour les hôpitaux.« L’APCA, qui est un Fonds de dotation travaille ici en partenariat avec la Caritas qui se charge de la distribution auprès des bénéficiaires de ce que nous donnons », a-t-il précisé.

 

7 cartons de matériel médical ont été aussitôt remis à l’hôpital de l’Amitié de Bangui. Dr Germais Piamale, directeur général de cette structure sanitaire a salué ce don qui vient à point nommé soulagé la souffrance des personnes vulnérables.

 

Les membres de l’APCA se sont rendus ensuite à l’Amitié, au Complexe Pédiatrie et au Centre de la Mère et de l’Enfant, afin d’identifier des besoins pour une prochaine intervention.

 

APCA appui les services de santé et de l’éducation depuis 2013.

 

 

Les Centrafricains formulent les vœux de paix pour l’année 2016

 

http://rjdh.org/ PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 2 JANVIER 2016

 

A l’occasion de la fête de nouvel an, des centrafricains ont formulé leurs vœux pour la paix, le vivre ensemble ainsi que la création des emplois pour les jeunes.

 

Dans les différents quartiers de Bangui où l’équipe du RJDH s’est rendue, les vœux des Centrafricains se convergent au retour définitif de la paix. Pour Aubin Ngoyangbanga, titulaire d’un master 2 en Science Economique,  ses vœux  sont la paix et la sécurité.

 

« Je veux à ce que la paix et la sécurité reviennent dans notre pays. Cela se traduit par le désarmement de nos cœurs. Nous devons bannir l’esprit de vengeance, de violence, du racisme pour nous tenir la main dans la main afin que l’unité revienne dans notre pays », a-t-il souhaité.

 

Fiacre Salabé, un habitant du 5è arrondissement a aussi fait les mêmes vœux. « D’abord la sécurité. Le nouveau président qui sera élu, devrait faire assoir la sécurité, ça relève de son devoir, et également créer des emplois pour les jeunes pour permettre à ces jeunes de ne pas se laisser manipuler pour sombrer davantage le pays », a-t-il lancé.

 

Guylaine Kassa, étudiante à l’Institut Supérieur de la Technologie (IST) de Bangui, souligne que la paix reste et demeure l’unique vœu de tous les centrafricains. « Moi, je veux que la paix revienne définitivement dans mon pays. A la fin de l’année 2015, le peuple centrafricain a franchi un pas considérable en votant massivement. Le futur président devrait tenir compte de toutes les couches sociales pour éviter des tensions », a –t-elle souhaité.

 

« C’est une nouvelle année et une nouvelle année qui s’annonce avec un nouveau président et un nouveau gouvernement. C’est qui est sûr, nous attendons beaucoup de choses. Premièrement la sécurité du peuple centrafricain, le peuple centrafricain veut être libre dans tout ce qu’il veut faire et il doit vivre en santé », tels sont les vœux de Jerick Andjipadjimo, un habitant de quartier SICA 1.

 

En rappel, l’année 2016 sera une année où les centrafricains attendent tourner définitivement la page de l’histoire du pays. Le pays a vécu un calvaire durant les trois années précédentes.

 

 

Centrafrique : Les résultats provisoires du scrutin à Bangui place Faustin Archange Touadera à la tête

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 2 JANVIER 2016

 

L’Autorité Nationale des Elections a procédé cet après-midi à la publication provisoire des résultats du 30 décembre dernier pour les circonscriptions de Bangui. Il s’agit des résultats présidentiels où cinq candidats dont à la tête Faustin Archange Touadera qui a obtenu 31.864 voix. (Mis à jour :18h45)

 

D’après ces résultats, le candidat à la présidentielle Faustin Archange Touadera est à la tête provisoirement à Bangui. Il a obtenu 31.864 voix.

 

Le second candidat est Anicet Georges Dologuele du parti URCA sort deuxième avec un chiffre de 28.629 voix.

 

Le président du parti RDC, Désiré Nzanga Kolingba vient en troisième position avec 25.320 voix contre le quatrième candidat Jean Serge Bokassa qui a obtenu 10.697 et le candidat Martin Ziguélé du parti MLPC à la cinquième position, obtient 10.219 voix.

 

Les résultats partiels des élections des provinces n’ont pas encore été publiés ainsi que les résultats  des élections législatives du 30 décembre dernier.

 

Ces résultats rendus public à 13 heures et mis à jour à 18 heures par l’ANE, soit 69% de bureaux de vote de Bangui sont concernés par ces données qui représentent 131 104 voix sur 292 696 électeurs inscrits.

 

Les résultats partiels de la ville de Bangui publiés par l’ ANE en fonction des numéros attribués aux candidats.


1 Dologuele 28629
2 Touadera. 31864
3 Mandaba. 2122
4 Ziguele. 10219
5 Doubane. 1902
6 Gouandjika 758
7 Kolingba 25320
8 Patasse. 1106
9 Gonda. 488
10 Moskit 640
11 Baikoua 617
12 Regina Konzi 796
13 Nguerekata 1131
14 Meckassoua 3729
15 Gombe kette. 2810
16 Pampali. 257
17 Gouyomgbia. 587
18 Morouba. 516
19 Wilibiro Sako. 685
20 Kapou. 3157
21 Nakombo 309
22 Yangongo. 1173
23 Sony Cole 1196
24 Kazagui 293
25 Gabirault. 149
26 Moussa Kembe. 249
27 Koba. 112
28 Bokassa 10697
29 Djimasse 575
30 Yakete. 378

 

La CEEAC se félicite de la tenue des scrutins du 30 décembre 2015

 

http://rjdh.org/ PAR CAROLE BYCEKOAN LE 2 JANVIER 2016

 

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC) et le Forum des Parlements de la conférence Internationale de la région des Grands Lacs ont tenu le Vendredi 01 Janvier 2015, une conférence de presse à l’hôtel Leader Plazza de Bangui dans le but de présenter les rapports de la mission internationale d’observation électorale du 30 décembre  dernier en Centrafrique.

 

Au cours de cette conférence, Baudoin Hamuli Kabarhuza directeur des affaires politiques  et du mécanisme d’Alerte rapide en Afrique Centrale, a  invité les candidats aux élections  législatives et présidentielle d’accepter l’esprit de fair-play, « nous exhortons candidats à accepter les résultats qui sortiront des urnes afin d’éviter tout comportement de nature à perturber le processus de stabilisation de la République Centrafricaine » a-t-il dit.

 

Pierre Sébastien, président du comité exécutif du Forum des parlements de la conférence Internationale de la région des Grands Lacs, a souligné que les quelques insuffisances constatées durant les opérations du vote, ne sont pas de nature à influencer les résultats finaux des scrutins, « les scrutins qui viennent de se dérouler sont la manifestation d’une volonté partagée du peuple centrafricain de tourner de manière irréversible la page de l’instabilité et de la violence aveugle en Centrafrique. Les quelques failles ne peuvent pas peser sur les résultats globaux » a avancé Pierre Sébastien.

 

La CEEAC a exhorté les candidats et les partis politiques qui auront des réclamations, à saisir les institutions juridictionnelles en matière électorale. Elle appelle l’Autorité Nationale des Election à prendre des dispositions pour respecter la suite du chronogramme et améliorer la suite du processus électoral.

 

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 15:32

 

 

 

Les résultats partiels pour les huit arrondissements de la ville de Bangui en nombre de suffrages fournis par l’ANE  ce jour.


1 Dologuele 28162
2 Touadera. 30999
3 Mandaba. 2097
4 Ziguele. 9946
5 Doubane. 1864
6 Gouandjika 730
7 Kolingba 25057
8 Patasse. 1086
9 Gonda. 481
10 Moskit 630
11 Mbaikoua 604
12 Meckassoua 3682
13 Regina Konzi 291
14 Nguerekata 1123
15 Gombe kette. 2777
16 Pampali. 256
17 Gouyomgbia. 577
18 Morouba. 511
19 Wilibiro Sako. 679
20 Kapou. 3108
21 Nakombo 66
22 Yangongo. 1166
23 Sony Cole 1188
24 Kazagui 286
25 Gabirault. 148
26 Moussa Kembe. 249
27 Koba. 111
28 Bokassa 10672
29 Djimasse 571
30 Yakete. 371

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 21:57

 

 

 


Chef de l’Etat de la Transition


Centrafricaines,


Centrafricains,


Mes chers compatriotes,


Au seuil de la nouvelle année, la tradition m’offre encore une heureuse occasion de m’adresser à vous. Demain, 1er janvier 2016, nous aborderons une nouvelle étape dans l’histoire de notre pays. C’est une étape charnière dans notre existence qui est vécue avec allégresse dans tous les foyers Centrafricains, à l’instar de tous les foyers du monde. C’est aussi un moment de méditation sur le chemin parcouru, afin de faire le point de nos réalisations mais aussi de nos manquements, dans la perspective d’un avenir meilleur pour notre pays.

 

Je suis persuadée que dans chaque foyer Centrafricain, cette nuit de la Saint Sylvestre sera vécue dans un mélange de mélancolie et de bonheur. Car, si l’année 2015 nous a apporté quelques satisfactions dans notre vie individuelle ou collective, elle a aussi eu son cortège de malheurs et de désolations. 

 

Volontairement, je ne vais pas ce soir m’y appesantir. Je fais plutôt le choix de tourner mon regard résolument vers l’avenir qui est porteur d’espoir. 


Je n’en oublie pas pour autant tous les êtres chers que nous avons perdus au cours de l’année qui s’achève, souvent dans des circonstances dramatiques. Je vous demande à vous tous d’avoir une pensée profonde pour tous les Centrafricains de toutes conditions, de toutes origines et de tous les bords qui ont été les victimes souvent innocentes de la barbarie d’autres Centrafricains. 

 

Mes chers compatriotes,

 

Nous devons rendre grâces à Dieu pour les moments de joies inoubliables vécus lors de la visite du Pape François en novembre dernier. Notre espoir d’une vie meilleure né de cette visite du Pape ne fait que s’accroître et se consolider de jour en jour. On a pu l’observer à l’occasion de la fête de Noël où les rues de la capitale étaient bondées de monde et où était ressenti le sentiment d’une joie retrouvée, de la peur domestiquée et du dépassement de tous les clivages.

 

Dans le sillage du Pape François qui nous a fait l’insigne honneur et l’immense joie de venir nous réconforter et nous délivrer un message d’espérance, j’aimerai ce soir vous adresser un message d’espoir et de foi en un avenir meilleur dans notre pays. Car, je suis convaincue pour ma part que désormais l’espoir est permis et nous devons tous y croire fermement. 

 

Pour preuve : du chaos total dont nous sommes partis en janvier 2014 et malgré l’immensité des défis auxquels nous étions régulièrement confrontés, je peux affirmer que la barque Centrafricaine a été redressée de son naufrage et qu’elle flotte désormais sur des eaux plus calmes, avec l’objectif d’arriver à bon port. 


Pour obtenir cette amélioration significative de la situation globale de notre pays, il a fallu des efforts conjugués des uns et des autres, mais aussi l’appui indéfectible de la communauté internationale à qui je réitère ce soir un hommage tout particulier. Au titre des efforts faits par les Autorités de la transition, je mentionnerai ceux qui ont été déployés dans les domaines clés de la gestion de la Transition.

 

Dans le domaine politique, la politique hardie de rassemblement de tous les Centrafricains autour de la reconstruction de leur pays que j’ai initiée en 2014 a été poursuivie et intensifiée en 2015 à travers la mise en place d’un gouvernement de large ouverture comprenant toutes les sensibilités politiques, respectueux des grands équilibres régionaux de notre pays et de la parité hommes femmes. La même logique a présidé à la formation des cabinets de la Présidence et de la Primature.


Au cœur de cette politique de rassemblement, j’ai également accordé une place de choix au dialogue permanent et à la recherche du consensus. Plusieurs rencontres ont été organisées avec les Forces Vives de la Nation, mais aussi au niveau des hauts dirigeants de la Transition sur des problèmes cruciaux engageant la vie de la Nation. Ces rencontres ont donné lieu à l’harmonisation des points de vue sur les problèmes en question et ont souvent contribué à l’apaisement du climat social. 


Le dialogue politique et social comme mode de gestion de la Transition a surtout atteint son point culminant avec le Forum de Brazzaville, l’organisation des consultations populaires à la base et la tenue du Forum National de Bangui qui a débouché sur d’importantes recommandations. 

 

Les consultations populaires à la base ont été reconnues unanimement comme une initiative inédite dans l’histoire de notre pays, tandis que le Forum National de Bangui, avec son record de participation et la qualité des discussions en plénières et dans les commissions thématiques, était un moment capital de réconciliation et refondation du pays. 

 

Le Forum National de Bangui a débouché sur un accord historique entre les groupes politico-militaires et surtout sur un pacte républicain pour la paix, la réconciliation nationale et la reconstruction de la RCA qui rentrera incontestablement dans les annales de l’histoire de notre pays. 

 

En application de l’une des recommandations phares de ce Forum, un comité de suivi a été mis en place qui est à pied d’œuvre pour l’évaluation de la mise en œuvre effective des dites recommandations. Il faut d’ailleurs souligner qu’un nombre important de ces recommandations est déjà réalisé, notamment à travers le projet de constitution qui a été massivement voté par le peuple Centrafricain mais aussi à travers les nombreuses décisions prises par les instances concernées. 


Dans le domaine administratif, une attention particulière a été accordée à la restauration de l’autorité de l’Etat et au déploiement de l’administration sur toute l’étendue du territoire. Ainsi, la réhabilitation des infrastructures administratives dans l’ensemble des préfectures du pays ont été entamées, les préfets des 16 préfectures de même que les Sous-Préfet ont été dotés de moyens roulants, les forces de défense et de sécurité intérieures ainsi que les agents de l’administration ont progressivement été déployés dans l’arrière-pays.

 

Evidemment, l’organisation des élections pour un retour à l’ordre constitutionnel était l’un des volets du programme politique de la Transition sur lequel nos efforts se sont également concentrés. Pour beaucoup, l’exécution de ce volet par les autorités de la transition s’apparentait davantage à une gageure. On peut aujourd’hui observer avec satisfaction que le défi de l’organisation des élections apaisées, dans le strict respect des dispositions de la Charte Constitutionnelle de Transition et du Code Electoral a été relevé. Le vote de la nouvelle Constitution a définitivement consacré le retour à l’ordre constitutionnel démocratique qui sera parachevé par l’élection des nouveaux dirigeants du pays à l’issue du scrutin groupé qui a eu lieu hier.

 

 C’est le lieu de rendre un hommage mérité au peuple Centrafricain qui s’est massivement déplacé pour accomplir son devoir de citoyen les 13 et 30 décembre, dans le calme et la dignité. 

 

Mes chers compatriotes,

 

Vous êtes en effet allés massivement accomplir votre devoir citoyen, montrant ainsi aux yeux du monde, votre désir de changement et votre soif d’un avenir meilleur. Vous avez montré votre volonté de voir une nouvelle configuration politique naître dans notre pays. Le monde entier est étonné de ce que vous avez pu réaliser dans la discipline et la ferveur. Je suis fière de vous et du visage de la Centrafrique que vous avez montré au monde entier. Votre attitude démontre une prise de conscience aigüe et une volonté déterminée à reprendre en main votre destin.

 

Je rends aussi hommage à la classe politique Centrafricaine qui a compris les enjeux de ces élections et qui s’est engagée dans la compétition électorale sur la base des dispositions du Code de Bonne Conduite signé par tous le 9 décembre 2015. Il leur appartiendra dans les prochains jours de préserver l’esprit de concorde nationale qui a prévalu durant ce scrutin, par l’acceptation du résultat des urnes par tous. 


Je ne peux m’empêcher de saluer l’appui déterminant des partenaires internationaux déployés en soutien au processus électoral dont l’heureux aboutissement favorisera certes, le retour à l’ordre constitutionnel mais permettra aussi à notre pays de recouvrer sa dignité et sa place dans le concert des Nations démocratiques respectables et respectées. 

 

Dans le domaine de la sécurité, avec l’appui des partenaires internationaux, la police et la gendarmerie ont été mises très tôt à contribution pour ramener la sécurité et la paix dans les villes du pays en menant une lutte implacable contre les forces non conventionnelles qui écumaient nos villes. 

 

Concernant les FACA, les plaidoyers auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies ont progressivement abouti à un allégement de l’embargo, notamment celui sur les équipements et la formation. Même l’embargo sur les armes de guerre a aussi fait l’objet d’allégement pour faciliter l’opérationnalisation de nos forces de défense et de sécurité intérieures. 

 

Il faut surtout retenir les avancées significatives dans la réforme du secteur de la sécurité grâce à l’appui des partenaires internationaux qui augurent que notre pays sera bientôt doté de forces de défense et de sécurité répondant aux standards internationaux, à savoir le professionnalisme, le respect du caractère multiethnique et républicain. 


Dans le domaine de la justice, je ne peux omettre de mentionner les appuis multiformes ayant servi à renforcer notre système judiciaire mais aussi notre appareil sécuritaire. De la volonté affirmée des Autorités de la Transition de lutter contre l’impunité, une Cour Pénale Spéciale a été créée pour connaître des crimes graves commis en R.C.A. L’opérationnalisation de cette Cour qui fait l’objet d’une attention soutenue des partenaires internationaux mais aussi des organisations de la société civile Centrafricaine tout comme la collaboration étroite avec la Cour Pénale Internationale permettront à terme d’arrimer notre pays à un système judiciaire performant qui ne laisse plus de place à l’impunité et surtout qui veillera à la protection des droits fondamentaux des citoyens de ce pays. 

 

Dans le domaine de la réconciliation nationale et conformément à la recommandation du Forum National de Bangui y relative, une Commission Vérité, Justice, Réconciliation et Réparation va être mise en place pour œuvrer à la consolidation de la cohésion sociale et de la réconciliation des communautés à la base.

 

Dans le domaine socio-économique, tout a été mis en œuvre pour éviter une crise sociale. Les salaires, bourses et pensions ont ainsi été payés régulièrement grâce à la mobilisation des ressources extérieures mais aussi à la mobilisation des ressources intérieures. La reprise des activités dans les établissements scolaires, à l’Université et dans les formations sanitaires du pays a été au cœur de nos préoccupations. Il est heureux de relever qu’elle a abouti à l’organisation effective des examens scolaires et universitaires à l’échelle de tout le pays en 2015. 

 

La lutte contre le chômage des jeunes étant une préoccupation majeure pour nous, nous nous sommes attachés à promouvoir les programmes THIMO (Travaux à Haute Intensité de Main d’Ouvre), en attendant des emplois plus durables que favorisera la croissance économique à pente ascendante déjà amorcée.

 

Je saisis cette occasion pour rendre hommage aux partenaires sociaux que sont les syndicats qui ont fait montre de patriotisme en contribuant à l’apaisement du front social.


La conjugaison des facteurs d’apaisement social a d’ailleurs permis de relancer la machine économique et partant d’augmenter sensiblement le niveau de nos recettes internes. Le contrôle du fichier de la solde et l’assainissement des services des régies financières, avec l’appui des partenaires internationaux, auxquels s’ajoute la sécurisation du corridor Bangui Garoua Boulaï ont eu des effets très positifs sur la croissance de notre économie qui est passée de -36% en 2013 à 4,3 % en 2015. 

 

Au-delà de ces efforts du gouvernement, ma vision de la relance de l’économie de notre pays a abouti à l’organisation d’un forum sur la promotion du secteur privé. Le succès retentissant de ce forum a permis de dégager des perspectives très claires et prometteuses pour la création d’unités de production, d’emploi des jeunes et des femmes, et in fine, l’éradication de la pauvreté. 

 

Dans le domaine humanitaire, n’eussent-été les crises des mois de septembre et octobre 2015, la tendance à l’amélioration de la situation des personnes déplacées internes aurait pu se maintenir durablement et conduire au retour de la majorité de ces personnes à leurs domiciles habituels. 

 

Le gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens pour apporter son assistance aux personnes affectées par les différentes crises ; rien que pour les drames vécus dans les 5e, 3e et 6e arrondissements de la ville de Bangui en septembre et octobre 2015, une enveloppe de plus de 180 millions de francs CFA a servi à apporter des réponses d’urgence aux victimes ou parents des victimes de ces drames.

 

Mes chers compatriotes,

 

Certes l’immensité des défis sur tous les plans n’a pas permis de résoudre tous les problèmes à la fois. Je peux cependant assurer que tout ce qui pouvait être fait avec les moyens disponibles a été fait et dans la plus grande transparence. Je peux me permettre de le dire tout haut : beaucoup a été fait sous mon mandat. 


Il y a des acquis incontestables de la Transition sous mon impulsion qui ont permis des avancées appréciables dans la renaissance de notre pays.

 

Mes chers compatriotes,

 

A l’occasion de la visite du Pape, j’avais décliné ma vision de la Centrafrique de demain :’’ Une Centrafrique sans rancœurs, sans haines, sans divisions, sans discrimination de religions et d’ethnies, une Centrafrique sans armes et dans laquelle tous les citoyens pourraient « se donner la main », pour relever et reconstruire leur pays.’’. 


Le vœu le plus cher que je formule pour mon pays et pour notre peuple à l’occasion de la nouvelle année qui commence demain est de voir cette vision se réaliser concrètement. Puisse la nouvelle équipe dirigeante de notre pays s’inscrire dans la continuité de cette vision et de l’esprit du Forum de Bangui. 

 

La transition s’est attelée à bien faire son travail pour sortir le pays de la crise afin que les dirigeants à venir puissent hériter d’un pays stable et gouvernable. Ceux qui sèment ne récoltent pas forcement les fruits. Nous avons, quant à nous, semé les graines de l’Esperance pour notre pays pour que les centrafricains de tous bords se rassemblent afin de conjuguer ensemble les cinq verbes du père fondateur. 


Pour finir, je souhaite une bonne et heureuse année 2016 à tous mes compatriotes où qu’ils se trouvent, à tous nos partenaires de la communauté internationale qui ont toujours été à nos côtés, aux éléments des forces internationales qui ont sacrifié leur famille à cause de la paix en Centrafrique et à tous les amis de la République Centrafricaine partout dans le monde.

 

Soyons reconnaissants à Dieu pour toutes les bénédictions reçues en 2015 et confions lui avec foi l’année 2016.


Je vous remercie.

Message du Nouvel AN 2016 de Madame Catherine SAMBA-PANZA
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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 21:21
RCA - Elections du 30 décembre 2015

 

 

Bangui 1er janvier 2016 (CAP)  Le porte-parole et rapporteur de l'ANE a rendu public cet après-midi le taux de participation provisoire au double scrutin de la présidentielle et des législatives du mercredi 30 décembre 2015 des huit arrondissements de Bangui.

 

Selon Rufin Julius Ngouadé Baba, le taux de participation est de 72,18 %. 

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Centrafrique-Presse.com
1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 19:03

 

 

 

Le 30 décembre et dans le calme, le peuple centrafricain s’est massivement déplacé pour voter  afin d’élire son Président et ses Députés. Mais depuis la fin du scrutin, on constate la publication des résultats sur les réseaux sociaux notamment Facebook, par des partisans de certains candidats à la présidentielle. Ces résultats sont des résultats partiels et de surcroit bruts, c'est-à-dire susceptibles d’être validés ou invalidés en fonction du déroulement du scrutin, des fraudes observées ça et là, des intimidations sur les électeurs, ou du bourrage des urnes…Donc ce ne sont pas les vrais résultats que vous voyez circuler sur internet ou qu’on vous communique.

 

Ces candidats qui font publier par leurs partisans des prétendus résultats sont bien conscients de leurs vrais scores, et se livrent en réalité à une campagne d’intoxication des Centrafricains pour les manipuler et les préparer à rejeter les vrais résultats qui seront publiés plus tard par les institutions requises.

 

Il n’appartient pas aux états majors des partis politiques ou aux équipes des candidats de publier les résultats des élections présidentielle et législatives. Ce travail doit être fait par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et la Cour Constitutionnelle.

 

Peuple centrafricain, ne vous fiez pas à ce qui se raconte sur les réseaux sociaux ou de bouche à oreille par les partisans des candidats qui savent déjà avoir perdu ou qui ont fraudé. Restez sereins et attendez plutôt les résultats qui seront annoncés par l’ANE et la Cour Constitutionnelle de transition. 

 

Un compatriote indigné

CAMPAGNE D’INTOXICATION ET DE MANIPULATION EN VUE DE LA CONTESTATION DES RESULTATS DES ELECTIONS
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