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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 16:15
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Centrafrique : l’an trois de Touadera au pouvoir, l’armée est debout

 

Bangui, Centrafrique 2019-03-31 (ADV) – Le président Faustin Archange Touadera a célébré le 30 mars 2019 la troisième année de sa prise de fonction après une élection et suite à une longue transition avec son corolaire la dislocation de l’armée nationale et l’insécurité généralisée sur l’ensemble du pays.

La Centrafrique a commémoré le 30 mars l’an 3 du président Faustin Archange Touadera dans un contexte où l’armée nationale, la souveraineté du pays, reprend le territoire jadis occupé par des bandes armées qui ont mis à mal la réorganisation de l’armée.

Dans son discours y relatif, le chef de l’Etat a cité les trois réalisations phares dont la sécurité, la restauration de la paix et la relance économique. Cette question de la sécurité restaurée dans plusieurs villes fait revenir la confiance entre l’Etat et le peuple, qui se voyait abandonné entre les mains des bandes armés au lendemain de la prise de pouvoir de Touadera, alors que la France retirait ses soldats de l’Opération Sangaris et les forces onusiennes décriées pour leurs “complicités avec les groupes armés”.

Trois ans en arrière, l’armée centrafricaine était disloquée, mal organisée et non équipée face aux rebelles supers armés et les forces onusiennes passives. Trois années aujourd’hui, cette armée a été formée par l’Eutm-RCA et formée à nouveau par des instructeurs russes sur le maniement d’armes. Plus de 5 000 FACA sont aujourd’hui formées. Avec l’appui logistique de plusieurs partenaires et grâce à la dotation en arme par la Fédération de la Russie, au moins 1.300 éléments des FACA sont redéployés aux côtés des forces de la police et de la gendarmerie dans 11 localités du pays.

Le président de la République vient d’annoncer la livraison d’armes russes pour 1.500 soldats centrafricains. Le pays attendait un reliquat de 4.000 armes que la Russie a offert à la Centrafrique après la validation du Conseil de sécurité de l’ONU pour aider ce pays à restaurer la sécurité dans le pays.

Pour restaurer la sécurité sur l’ensemble du territoire, un programme pilote du désarmement des rebelles a été mené avec succès avant le lancement du grand programme du désarmement. La perspective actuelle est d’atteindre toutes les régions, surtout avec la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et les 14 groupes armés.

« Mon ambition est d’user de toutes les stratégies possibles pour faire de la RCA un pays sans armes et qui se tourne résolument vers son développement », a déclaré le chef de l’Etat à l’occasion de son l’an 3 à la magistrature suprême.

Pour la reconstruction de cette armée, quatre zones de défense militaire, un bataillon parachutiste et des forces spéciales ont été créés. La Loi quinquennale de programmation militaire 2019-2023 permettra aux FACA d’être dotées de moyens nécessaires pour leur restructuration. 1 023 jeunes sont en recrutement dans l’armée et 232 ex-combattants ont été incorporés.

Au cours de cette troisième année, un accent particulier a été mis sur la réhabilitation des infrastructures militaires. Un financement de plus d’un milliard, a été approuvé en vue de la réhabilitation de la garnison de Bouar, d’autres camps militaires ainsi que la construction des amerries.

L’armée nationale, aujourd’hui est fière de retrouver sa force mais sa place dans ce pays longtemps fragilisé par des groupes armés.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

Centrafrique : la Russie veut élargir sa coopération après l’accord de paix

 

Bangui, Centrafrique 2019-03-28 (ADV) – La Fédération de la Russie et la Centrafrique sont sur le point d’élargir leur coopération, après l’accord de paix entre le gouvernement et les groupes qui a connu un fort soutien de la Russie. Le vice-ministre des Affaires étrangères de la Russie Mikhaïl Bogdanov s’était rendu à Bangui le 16 mars 2019 pour une visite officielle dans ce sens.

La Russie a marqué le début d’un dialogue constructif paisible en réunissant à la table des négociations les chefs des groupes militaro-politiques de la RCA en août 2018 à Khartoum. La déclaration de Khartoum du 28 août 2018 a fait la preuve de l’aspiration des combattants à la future paisible de la Centrafrique malgré toutes les divergences.

En occupant un rôle discret d’un médiateur, la Russie a aidé à poursuivre le dialogue à Khartoum en janvier 2019. Elle comprend bien que les Centrafricains en ont assez des solutions prises par des anciens colonisateurs tels que la France et soutient que les problèmes africains ont besoin des solutions africaines.

C’est dans ce contexte que cette visite a été organisée où le diplomate russe a rencontré le président centrafricain Faustin Archange Touadera et la ministre des Affaires étrangères Sylvie Baïpo-Temon. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la redynamisation de la coopération entre ces deux pays alors que le diplomate russe était venu soutenir que la Russie a non seulement joué un rôle important dans l’organisation des pourparlers à Khartoum et dans la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et des groupes militaro-politiques, mais elle est aussi prête à poursuivre son soutien à la Centrafrique.

Les échanges ont porté essentiellement sur les relations russo-centrafricaines. « Les parties ont examiné les perspectives d’élargir la coopération entre la Russie et la RCA », a confié une source du ministère des Affaires étrangères.

De son côté, le président centrafricain Faustin-Archange Touadera a rassuré son hôte que le gouvernement s’intéresse très fort à la contribution russe au développement socio-économique de la RCA et compte sur l’assistance dans la formation des cadres nationaux. Les autorités centrafricaines demandent à la Russie de continuer à contribuer au renforcement de la sécurité et de la stabilité du pays.

La logique de la Russie voudrait que la paix s’installe sur tout le territoire avant de voir la possibilité d’élargir sa coopération. C’est ainsi qu’elle s’investie pour la restauration des Forces armées centrafricaines ainsi que son redéploiement. Ce qui justifie la présence des instructeurs russes aux côtés de l’armée nationale depuis plus d’un an.

 

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 16:13

 

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a exhorté jeudi les parties centrafricaines à appliquer « de bonne foi et dans les meilleurs délais» l'accord de paix en Centrafrique.

 

Le 6 février à Bangui, le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés ont signé un Accord politique pour la paix et la réconciliation après des négociations menées à Khartoum, au Soudan.

La mise en œuvre de cet accord doit permettre de « répondre aux aspirations exprimées par les citoyens centrafricains en matière de paix, de sécurité, de justice, de réconciliation, d'inclusion et de développement », a précisé le Conseil dans une déclaration de presse.

Mardi dernier, le Conseil a entendu le Représentant spécial du Secrétaire général en République centrafricaine (RCA), Mankeur Ndiaye. Le nouveau chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation (MINUSCA), qui a pris ses fonctions au début du mois, a informé les membres du Conseil sur les résultats des consultations la semaine dernière entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armées à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Les consultations avaient été organisées du 18 au 20 mars à l'invitation de l'Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), avec le soutien des Nations Unies.

Les membres du Conseil de sécurité ont pris note de l'annonce d'un nouveau gouvernement par les autorités centrafricaines à la suite des consultations d’Addis Abeba. Ils se sont félicités du consensus auquel sont parvenus les parties signataires de l'accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA concernant la formation d'un gouvernement inclusif conformément à l'article 21 dudit accord.

Le Conseil a également salué l'engagement de l’UA, de la CEEAC et de l’ONU et appelé les pays voisins, les organisations régionales et tous les partenaires internationaux à soutenir la mise en œuvre de l'accord de paix en RCA.

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur ferme soutien au nouveau chef de la MINUSCA dans l'accomplissement de sa mission, et ont convenus de continuer à suivre de près la situation en RCA.

Le Conseil de sécurité exhorte les parties centrafricaines à appliquer l’accord de paix
Le Conseil de sécurité exhorte les parties centrafricaines à appliquer l’accord de paix
Le Conseil de sécurité exhorte les parties centrafricaines à appliquer l’accord de paix

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 16:10
Centrafrique : quand l’objectif est la négociation et non la paix
Centrafrique : quand l’objectif est la négociation et non la paix
Centrafrique : quand l’objectif est la négociation et non la paix
Centrafrique : quand l’objectif est la négociation et non la paix

 

Lu pour vous

 

http://theconversation.com  March 31, 2019 9.11pm SAST  Thierry Vircoulon, Sciences Po –

 

Il aura fallu seulement moins d’un mois pour que l’accord de Khartoum signé le 6 février 2019 entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés sous l’égide de l’Union africaine (UA) et de l’ONU soit désavoué. Cinq groupes armés parmi ses signataires (dont les trois plus puissants) ont dénoncé l’accord sitôt annoncé le nouveau gouvernement centrafricain.

La pomme de discorde était, en effet, la composition du nouveau gouvernement prévu par l’accord. Les quelques représentants de groupes armés cooptés dans le nouveau gouvernement n’étaient pas suffisants pour certains groupes armés qui réclamaient à la fois plus de ministères et des ministères plus stratégiques (Défense, Intérieur, etc.).

Outre les déclarations agressives habituelles, un petit groupe armé, le Front démocratique pour le peuple de Centrafrique (FDPC), a bloqué la principale route d’approvisionnement du pays, la route nationale 1, qui relie la capitale Bangui au Cameroun voisin. Pour débloquer la situation, l’UA a organisé une réunion à Addis Abeba entre le gouvernement et les parties signataires d’où vient de sortir un nouveau gouvernement (le second en un mois), au sein duquel les groupes armés sont un peu mieux représentés.

Négocié en pleine confrontation entre la rue et le régime de Omar al-Bachir, l’accord de Khartoum comporte 39 articles qui vont de la « promotion de la justice sociale » au fait d’arrêter le recrutement des enfants soldats et la violence contre les femmes, en passant par la fiscalité et la décentralisation.

Compte tenu du fonctionnement du gouvernement centrafricain, il faudrait certainement une cinquantaine d’années pour accomplir tous les engagements d’un texte qui ressemble moins un accord de paix qu’à un programme de campagne électorale.

Une longue série d’accords sans lendemain

Si l’échec de l’accord de Khartoum n’a surpris personne en Centrafrique (et à l’étranger), c’est parce qu’il s’inscrit dans la longue série d’accords sans lendemain conclus depuis le début du conflit :

Accord de Libreville sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), en janvier 2013, qui prévoyait le partage du pouvoir entre le président Bozizé et la Seleka, c’est-à-dire un nouveau gouvernement comme l’accord de Khartoum ;

Accord de Brazzaville sous l’égide du président de la République du Congo en 2014 ;

Accord de Nairobi sous l’égide du président du Kenya en 2015 ;

Accord de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) signé par les groupes armés dans le cadre du Forum de Bangui en 2015 ;

Accord de Rome parrainé par Sant’Egidio en 2017.

L’accord de Libreville n’a pas été respecté et la Seleka a pris Bangui trois mois plus tard, en mars 2013. En 2014, les groupes armés de la Seleka ont désavoué l’accord de Brazzaville une semaine après l’avoir signé. L’année suivante, l’accord de Nairobi n’a pas été reconnu par le gouvernement de transition et les partenaires internationaux. Les groupes armés ont conditionné l’application de l’accord de DDR à un accord politique global. L’accord de Rome (2017) n’a jamais été pris au sérieux car signé par des seconds couteaux et non par les seigneurs de guerre eux-mêmes.

L’UA appuyée par l’ONU, et plus discrètement par la Russie, a réuni les parties prenantes à Khartoum pour élaborer un énième accord de paix. Or les accords successifs signés depuis 2013 ont tous échoué pour la même raison : ils répètent avec une obstination paradoxale une méthode qui est l’inverse de ce qui est enseigné dans les cours de négociations.

Les quatre erreurs de l’Union africaine

Dans ce processus de négociations, l’UA a fait au moins quatre erreurs :

Elle n’a pas choisi un terrain neutre : en organisant les négociations entre le gouvernement et les groupes armés à Khartoum, l’UA a choisi un des pays impliqués dans le conflit centrafricain et a fait un cadeau diplomatique au régime de Béchir et à son allié, la Russie. Qu’elle le fasse au moment où le peuple soudanais se révolte contre son président au pouvoir depuis 1989 n’est pas le moindre des paradoxes. La Seleka avait des liens avec le régime soudanais et plusieurs groupes armés entretiennent encore des relations opaques avec ce dernier. De plus, le gouvernement russe avait organisé, en 2018, deux réunions à Khartoum avec certains seigneurs de guerre et des représentants du gouvernement centrafricain en vue de résoudre le conflit.

Elle n’a pas circonscrit l’agenda de la négociation : sous la conduite de l’Union africaine, pendant toute une année, les groupes armés ont élaboré une liste qui ne comptait pas moins d’une centaine de revendications. En réunissant quatorze groupes armés aux intérêts différents, elle a provoqué une surenchère de revendications.

Elle a décerné un brevet de légitimité à tous les groupes armés : actuellement, parmi les acteurs du conflit centrafricain, on trouve des gangs de voleurs de bétail et de bandits de grand chemin (appelés localement les zarguinas), des brigands sociaux, des milices communautaires, des trafiquants de diamants, des soldats perdus et des professionnels de la rébellion. En associant l’ensemble de ces acteurs aux négociations sans faire le moindre tri, l’UA légitime tous les seigneurs de guerre et leur revendication pour obtenir un morceau du gâteau appelé Centrafrique.

Elle a engagé des négociations en position de faiblesse : malgré la présence de 10 000 Casques bleus et l’appui militaire russe pour la formation et l’équipement de l’armée centrafricaine, les groupes armés ont toutes les cartes en main. Ils tiennent la majeure partie du territoire ; leurs multiples business – du trafic de diamants au commerce du bétail –prospèrent et leurs voies d’approvisionnement ne sont pas perturbées.

En dépit de leurs violences récurrentes contre les populations et du recrutement d’enfants soldats (c’est-à-dire de crimes de guerre), l’UA et l’ONU n’ont jamais envisagé de les exclure des discussions sur le DDR ou de la préparation des négociations de Khartoum. L’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique), qui a attaqué plusieurs camps de déplacés à la fin 2018, s’est même fait prier pour aller à Khartoum

En engageant les négociations alors que le rapport de force est en faveur des groupes armés, l’UA permet à ceux-ci de fixer le prix de la paix. Et après cinq accords, ce prix est connu car toujours le même : l’amnistie pour les crimes commis et une place dans le système de pouvoir aux niveaux national et local (décentralisation). Jugée insuffisante, cette place a été rehaussée après des négociations pour sauver l’accord de Khartoum à Addis Abeba.

Mais ces erreurs en sont-elles vraiment et la logique folle qui semble motiver ces négociations en série ne dissimule-t-elle pas des calculs politiques éloignés de la recherche de la paix ?

Quand l’objectif est la négociation et non la paix

Chacun a ses « bonnes » raisons de signer des accords voués à l’échec.

Les sponsors de ces initiatives – présidents africains, organisations internationales mandatées pour résoudre les crises – sont à la recherche d’un « coup politique » bénéfique pour leur image de marque et leur réputation internationale, voire plus prosaïquement la carrière de certains. Dans le marasme international actuel, l’échec n’a qu’un faible coût réputationnel pour eux. Le mantra onusien selon lequel il n’y a que des solutions politiques aux conflits oublie volontairement que le rapport de force sur le terrain conditionne la négociation.

Les groupes armés retirent de leur disponibilité pour négocier un peu de reconnaissance de la part des acteurs internationaux, gagnent du temps et surtout de l’argent facile. Les négociations leur permettent de monnayer leur bonne volonté : leur présence à la table des négociations aurait coûté 2,5 millions de dollars à la Russie qui a suivi de près les discussions. Les négociations étant une occasion de se remplir les poches, les tensions sur la composition des délégations de négociateurs se comprennent mieux. Paradoxe intéressant : l’argent des négociations de paix versé aux groupes armés en février risque accessoirement de servir à leur réarmement, c’est-à-dire exactement l’inverse de sa finalité initiale.

Le gouvernement (ou plutôt le président tant le système politique est focalisé sur le chef de l’État) est probablement celui qui, en apparence, a le moins de raison de négocier car, à l’inverse des groupes armés, il est acculé au compromis. Le Président Touadéra a dû faire une plus grande place qu’il ne le souhaitait aux groupes armés dans son gouvernement, leur promettre à mots couverts l’amnistie et sacrifier son très impopulaire bras droit, le premier ministre Sarandji. Ce faisant, il avoue sa faiblesse à une opinion publique nationale hostile aux négociations à moins de deux ans d’une élection présidentielle qu’il a déjà commencé à préparer. La discrétion de la parole présidentielle sur le sujet et l’extrême prudence de la communication gouvernementale (l’accord n’a été rendu public qu’au dernier moment) reflètent cet embarras.

Du côté du Président, les raisons de négocier renvoient à la fois aux pressions « amicales » de certains partenaires internationaux et à la conviction que cet accord sera à l’image des précédents, un échec. Les concessions aux groupes armés, dont la limite est la Constitution quitte à l’interpréter un peu, sont aujourd’hui le prix temporaire à payer pour que la Russie et d’autres continuent à sécuriser son pouvoir jusqu’à la prochaine élection.

Les accords de paix signés jusqu’à présent sont des échecs calculés dans le cadre d’un jeu d’acteurs sur une scène de conflit bloqué. Paradoxalement, le fait que le rapport de force soit en faveur des groupes armés fait de ces derniers à la fois les gagnants maintenant et les fossoyeurs demain de l’accord Khartoum. Dans le cadre de sa mise en œuvre, ils ont en effet tout intérêt à faire monter les enchères et à tester les limites de la patience des médiateurs internationaux et d’un gouvernement sans armée malgré les soutiens russe et européen.

La reformation du gouvernement qui vient d’être négociée à Addis Abeba n’est que leur première exigence. Tant que le rapport de force ne changera pas, les accords sans lendemain se succéderont en Centrafrique.

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 16:08
Centrafrique : la promotion des rebelles fait débat

Lu pour vous

 

https://www.cameroon-tribune.cm  Par Sainclair MEZING  29 Mars 2019 12:19

 

L’entrée des mouvements armés au sein de l’appareil étatique n’est pas du goût de l’opposition et de la société civile

 

Le président centrafricain vient de signer trois décrets portant nomination de personnalités dans son cabinet. Le premier rappelle aux affaires son ancien Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji, débarqué il y a quelques semaines au profit de Firmin Ngredaba, qui devient ministre d’Etat, conseiller spécial à la présidence de la République.

Alors que le deuxième texte porte Madame Senga née Renazou Diane Prisca au poste de conseiller en matière de Genre et des Affaires sociales à la présidence de la République. Le troisième décret quant à lui fait d’Aboulkassim Algoni, coordonnateur politique du mouvement patriotique pour la Centra frique (MPC) de Mahamat Alkatim, conseiller spécial. Plusieurs autres responsables des groupes armés sont également promus.

Mais, ces promotions intervenues quelques jours seulement après celles au sein des Services du Premier et dans certains départements ministériels sont loin de faire l’unanimité au sein de l’opinion. Pour Jean-Serge Bokassa, ancien ministre de l’Administration du territoire et coordonnateur principal d’un cercle de réflexion politique opposé au pouvoir, cette large ouverture accordée aux mouvements armés est loin de convaincre.

«Le choix de Touadera de nommer les groupes armés ne respecte pas la Constitution. Ce choix est une compromission», souligne-t-il. «Ce gouvernement n’est pas inclusif en ce sens qu’il n’est pas représentatif des forces politiques et sociales du pays», dénonce Me Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre et président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS).

Quant à Gervais Lakosso, coordonnateur du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine, plusieurs auteurs présumés des crimes, aujourd’hui promus, pourraient se soustraire de la justice. Le régime centrafricain semble plutôt serein, d’autant plus que le chef de l’Etat a fait savoir qu’il est hors de questions que la signature de l’accord de paix de Khartoum soit synonyme d’impunité.

 

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 15:57
Centrafrique: les trompes des Broto, une tradition musicale menacée
Centrafrique: les trompes des Broto, une tradition musicale menacée

 

Bambari (Centrafrique) (AFP) 30 mars 2019

Un souffleur de Broto de Centrafrique soulève l'épais tronc boursouflé qui lui sert d'instrument et colle sa bouche sur l’extrémité la plus fine: soudain, ses yeux s'écarquillent, ses joues se gonflent et un grondement sourd s'échappe de sa trompe.

"Les gens à Bangui pensent que les Broto sont morts, mais nous sommes là !" s'exclame Bruno Hogonédé, le président des Ongo-Broto, l'un des derniers orchestres de souffleurs de trompe Broto en Centrafrique.

Menacée depuis plusieurs années déjà, cette tradition musicale de l'ethnie du même nom, les Broto, tend à s’essouffler encore un peu plus depuis la déclenchement de la crise centrafricaine en 2013 marquée par la violence.

Du haut d'une colline de Bambari, ville du centre du pays, commencent à résonner les 14 autres trompes grondant à différents octaves, guidées par le cliquettement sec d'un grelot d'acier.

Les musiciens, vêtus d'habits en écorce de bois appelées Koundou, accompagnent la mélodie d'un pas chaloupé, faisant vibrer les alikposso, des grelots en feuilles de palmier attachés à leurs chevilles.

Aussitôt, les habitants alentour s'approchent silencieusement, certains esquissent des pas de danse, heureux d'entendre cette musique plutôt que le crépitement des armes.

En janvier, Bambari a été le théâtre de violents combats. Des affrontements ont opposé les Casques bleus et des éléments de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l'un des 16 groupes armés qui contrôlent la majorité du territoire.

"On a été pillés, les instruments ont brûlé dans les incendies, on a dû tout refaire" se désole Jean Noël Kilo, l'un des musiciens.

"Les Broto jouent leur instruments pendant des cérémonies, mariages, fêtes, enterrements... Mais pendant la crise, ils n'ont pas beaucoup été invités", regrette Albert Kotton, directeur du musée Boganda à Bangui consacré aux arts et traditions populaires de ce pays d'Afrique centrale.

Cette année, une seule date de concert est programmée pour les Ondo-Broto. Fin 2019, ils feront résonner leurs trompes sur la scène du centre culturel français à Bangui.

Pourtant, au début des années 2000, la troupe se produisait jusqu'en France ou en Algérie. Mais depuis, les occasions se font rare.

- Culte des ancêtres -

A Bambari, après le concert improvisé, Bruno Hogonédé dévale la colline pierreuse qui borde son quartier, et s'arrête subitement devant une souche creuse qui émerge de la latérite.

"Cette racine, on l'appelle Opo. Les trompes sont créées par les termites, elles creusent les trous dedans", explique-t-il.

"Ce qui me plait, c'est que ce sont nos ancêtres qui nous ont enseignés cela", souligne-t-il. "Et moi aussi j'ai pris des enfants pour leur enseigner à leur tour".

A l'époque, les jeunes garçons apprenaient cet instrument pendant leur initiation car cette musique est originellement liée au culte des ancêtres.

Les sons polyphoniques suivent une partition d'une extrême précision rythmique. Un art transmis de génération en génération de Broto.

Mais aujourd'hui, seule la pratique de l'instrument est enseignée aux plus jeunes, les rites qui l'entouraient ayant disparu.

Gardien de cette tradition, M. Hogonédé est par exemple incapable d'expliquer quelle fonction précise pouvait bien avoir cet instrument chez ses ancêtres.

A Bangui, Albert Kotton, directeur du musée Boganda, est bien conscient du problème: "Ca se perd doucement. Ce que les ancêtres faisaient auparavant, ce n'est pas ce que font les jeunes aujourd'hui".

"Nous avons sauvé quelques bandes magnétiques d'enregistrement" des trompes réalisés il y a plusieurs décennies par l'ethnomusicologue israélien Simha Arom, spécialiste des musiques d'Afrique centrale, assure M. Kotton.

Simha Arom expliquait alors: "même lorsque tout paraît oublié, un seul musicien qui se souviendrait d'un répertoire peut, à lui seul, réactiver la mémoire collective".

 

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 15:56
Centrafrique : suspension des activités de quatre sociétés minières chinoises

 

 

31.03.2019 à 11h18 par APA

 

Le gouvernement centrafricain a suspendu les activités de quatre sociétés minières chinoises installées à Bozoum, dans le nord-ouest de la Centrafrique, aux termes d’un arrêté du ministère des Mines dont APA a obtenu copie dimanche. L’arrêté explique cette mesure par l’inobservation par ces sociétés des textes régissant le secteur des mines en RCA, principalement le manquement aux obligations relatives à la protection de l’environnement et au cahier des charges.

Les entreprises chinoises installées en RCA visées sont MENG et MAO, TIAN, XIANG et TIAN RUN qui exercent dans la préfecture de l’Ouham-Pendé au nord-ouest.

« Pour que ces sociétés chinoises reprennent leurs activités en Centrafrique, elles doivent remplir toutes les conditions exigées par la loi et les règlements miniers en vigueur dans le pays », écrit le ministère des Mines.

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 15:54
L’ONG Doli protège la biodiversité en Afrique

Lu pour vous

 

https://www.vosgesmatin.fr  LE 31/03/2019 À 06:01

 

Gérard Seffre, 67 ans, déodatien amoureux de l’Afrique, s’investit depuis 4 ans dans les combats de l’ONG Doli. A l’origine attachée à la préservation des éléphants en Centrafrique, l’association a étendu son champ d’action à d’autres espèces en voie de disparition, notamment la gazelle au Sénégal.

Gérard Seffre, délégué régional Grand Est et membre actif de l’association Doli revient d’un voyage de 12 jours dans le parc animalier du Ranch de Bango dans le Nord du Sénégal. Entretenu par l’association sénégalaise Dama, en partenariat avec Doli, ONG (organisation non gouvernementale) française, ce parc est dédié à la préservation de la biodiversité et à la réintroduction d’espèces régionales menacées telles que les gazelles dorcas, l’oryx algazelle ou encore l’autruche à cou rouge.

Pendant sa visite, Gérard Seffre, chasseur sensible à l’écologie et à la protection de la biodiversité, assure un suivi des actions menées et participe à l’aménagement du parc de 120 hectares. Un protocole d’accord avec la direction des parcs nationaux du Sénégal autorise le prélèvement de noyaux reproducteurs (mâles et femelles) dans des réserves afin d’assurer le repeuplement dans le parc du Ranch de Bango. « J’ai pu assister à la capture et l’intégration dans le parc d’un oryx. Pendant toute la durée de l’intervention, un vétérinaire surveillait de très près son pronostic vital afin de ne prendre aucun risque, c’était passionnant », raconte Gérard Seffre.

Les causes de la raréfaction des espèces régionales sont multiples.

La déforestation, le braconnage, la sécheresse et la multiplication des troupeaux de bœufs et chèvres, friands de pâturages, sont autant de facteurs qui mettent en péril la survie des animaux. « Doli » en langue Sango (centrafricaine) signifie l’éléphant. À l’origine l’association avait pour vocation la protection des populations d’éléphants de République Centrale Africaine, décimée par des braconniers. « Mais au regard des violences répétées en Centrafrique, ce projet est pour l’instant mis en suspens », précise Gérard Seffre

 

Floriane REMY

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 20:50
Le MLJC condamne l'agression du ministre de la Jeunesse et des sports
Le MLJC condamne l'agression du ministre de la Jeunesse et des sports

 

Le MLJC condamne l'agression du Ministre de la Jeunesse et exige l'ouverture d'une enquête judiciaire

Le MLJC condamne l'agression du ministre de la Jeunesse et des sports

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 20:41
Messe de requiem en mémoire du père Abel NDOLETE

 

 

La famille du regretté Père Abel NDOLETE informe les religieux, religieuses, les chrétiens et chrétiennes, les parents et les ami(e)s que le corps du défunt a été inhumé le 6 mars 2019 au cimetière diocésain de Molègbè. Une grande messe de requiem sera organisée le 29 mars 2019 à 18 h en sa mémoire à Notre Dame de Beauregard, 2D, avenue des Etangs, 78170 La Celle Saint-Cloud (France)

 

Accès : - En voiture : Cf. GPS

- En train : à partir de la gare Saint Lazare ou la Défense à Paris, prendre la ligne L, direction Saint nom la Bretèche. Descendre à Celle Saint-Cloud

Contact pour l’accueil à la paroisse : Père Peter BEMBI NGBOKOLI, tél : 07 53 11 16 35 Un repas, en toute fraternité, sera servi à 19 h 45 dans la salle paroissiale qui devra être libérée à 22 h 30 au plus tard afin d’être apprêtée pour les services du lendemain matin.

En conséquence, il est demandé à toutes et à tous d’être à l’heure.

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 20:19
Modernisation de l'aéroport Bangui Mpoko : Dondra en parle avec la BAD

 

 LA BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT VISITE LE MINISTRE DONDRA POUR PARLER DU PROJET DE LA MODERNISATION DE L’AEROPORT BANGUI M’POKO

 

Le ministre des finances et du budget a reçu en audience, ce mercredi 27 mars, M. Augustin Karanga de la Banque Africaine de Développement (BAD) avec qui, il a échangé sur le projet de la modernisation de l’aéroport Bangui M’poko. 

 

Cette mission de la BAD vient après celle du mois d’octobre 2018, et vise à évaluer le projet en vue de déterminer le coût, de préciser les différentes composantes, et de définir ses modalités d’exécution. Le ministre Henri-Marie Dondra réaffirme le soutien du gouvernement à la BAD, souhaite que dans un délai raisonnable, l’aéroport international de Bangui M’poko soit à la hauteur des standings internationaux. 

 

Le gouvernement et la BAD comptent agir très rapidement pour restituer à cet aéroport, des fonctions en matière de sûreté afin que la RCA se conforme aux normes et recommandations de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale. Ce projet est structuré autour d’un ensemble d’activités permettant la réhabilitation de l’aéroport Bangui M’poko et l’amélioration de l’environnement logistique dans lequel travaillent les différentes parties prenantes. Nous osons croire que la réalisation dudit projet va contribuer à redorer le blason de la RCA après plusieurs années de violences et de destructions. L’heure de la reconstruction de la RCA a donc sonné! 

   

Service de la Communication du MFB

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