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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 22:30
RDC : 50 morts dans des attaques de rebelles centrafricains depuis janvier

 

 

Une cinquantaine de civils congolais ont été tués depuis janvier dans des attaques à répétition de rebelles centrafricains antibalaka contre plusieurs villages du nord-ouest de la République démocratique du Congo, a-t-on appris lundi auprès du gouverneur de province

 

“Depuis le début de l’année, des multiples incursions meurtrières des rebelles centrafricains antibalaka ont causé la mort de plus de 50 villageois congolais”, a déclaré à l’AFP Izato Nzege, gouverneur de la province du Nord-Ubangi (nord-ouest).

“La dernière attaque du genre s’est déroulée le week-end, bilan: trois civils tués et deux autres blessés”, a-t-il précisé.

Les combattants antibalaka sont des milices d’autodéfense centrafricaines. Ils affirment vouloir protéger les chrétiens et les animistes contre les exactions des groupes musulmans en Centrafrique.

Ces antibalaka font des incursions en terre congolaise “à première vue pour des raisons alimentaires puisqu’ils repartent avec des chèvres, des vaches” mais “souvent, ils pourchassent aussi leurs compatriotes” réfugiés en RDC, a indiqué M.Izato. 

La RDC accueille 500.000 réfugiés sur son sol dont des Centrafricains, selon le Haut-commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR).

“Nous faisons tout ce qui est possible pour sécuriser aussi des réfugiés centrafricains. Ils sont libres de rester chez nous, après avoir fui des violences chez eux. La RDC est une terre d’accueil”, a-t-il ajouté.

De part et d’autre de la frontière entre la RDC et la Centrafrique, les populations parlent la même langue (le kingbandi ou le sango).

En mai 2018, l’ONU avait accusé les antibalaka d‘être responsables de la mort de 76 habitants d’une ville du sud-est de la Centrafrique.

AFP

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 01:16
LA GUERRE DU CIEL

 

Lu pour vous

 

http://universali.over-blog.com le 15 Octobre 2019 par Dr. Sali Bouba Oumarou

 

Les trajectoires d’évolution de certains groupes terroristes ont  permis de constater une capacité d'adaptation et de transfert des modes opératoires assez surprenants et pas renversants à la fois. L’appropriation par le groupe Boko haram des  codes visuels [1], plus généralement esthétiques du terrorisme international  fut ainsi une curiosité puisque que fondamentalement, ce groupe terroriste fut, à l’origine, caractérisé par son ancrage local. Pour autant, ce mimétisme dont  certains  traits saillants  ont été identifiés par la recherche au niveau de la   reprise des scénarios de propagande visuelle  et des mises en scène des actes terroristes employés par le terrorisme international, ne fut pas une grande surprise dans une ère où les moyens de communications dématérialisés favorisent des échanges de toutes sortes et décloisonnent l’inspiration au delà de la recherche du bien et des cercles restreints. La capacité de ce même groupe terroriste à insérer également, aujourd’hui, dans son arsenal des véhicules aériens sans pilote humain, communément appelés drones, s'inscrit sans commune mesure dans cette dynamique d’importation et d’appropriation des procédés de diffusion de la terreur. De drones commerciaux à des engins de plus en plus sophistiqués, le groupe Boko Haram semble ainsi imposer un nouveau visage du terrorisme en Afrique subsaharienne. Un visage qui suggère en filigrane la perte de l’hégémonie technologique du ciel par la puissance publique. Qu’en est-il réellement ?

 Á l'origine, l'utilisation à des fins militaires des drones était l'apanage de la puissance publique. Puissance en perpétuelle quête de  préservation de sa position sur l’échiquier international, les Etats unis furent quelque part les pionniers de l’utilisation de cette technologie sur les théâtres d’opérations. Dès la première guerre mondiale, en passant par la seconde, et plus tard la guerre du golfe, les véhicules aériens sans pilote connaissent, dans cette partie du monde, des développements  soutenus. Cet intérêt pour les drones permettront le déploiement, en 1995, des drones de moyenne altitude longue endurance (MALE),  en l’occurrence les Predators. Bien évidemment, cette prouesse technologique aérienne catalyse l’attention et inaugure véritablement l’ère de la multiplication de la puissance aérienne  en dehors des cadres anciens. Utilisée au départ pour la simple reconnaissance et le ciblage pour  l'appui à d'autres formes d'engagement plus directes et donc comme une ressource importante de la guerre de l’information, les possibilités opératoires offensives développées et offertes par la modernisation de cette arme du ciel, ont fait de celle-ci une composante vitale et sans cesse croissante de la puissance aérienne des Etats Unis. Les terrains afghans, Irakiens et Pakistanais, à l’ère du président Obama, par exemple, ont offert l’occasion de relever les investissements conséquents des Etats unis dans cette conception particulière de faire la guerre sans homme à partir du ciel.

 Le recours considérable a cette innovation technologique sur les théâtres d’opérations  a suscité un grand nombre d'études et de débats divers s’articulant autour des implications éthiques sur son utilisation et son efficacité  par rapport aux objectifs stratégiques et politiques associés à la guerre contre le terrorisme. Au delà des polémiques et des joutes académico-politiques qu’elle a engendrées, sa  diffusion sur les terrains conflictuels à travers le monde confirme que c’est d’abord la puissance publique qui a toujours vu derrière son utilisation  un intérêt stratégique.

La transformation du continent africain en un champ de bataille de plus dans la guerre mondiale contre le terrorisme offre, en effet, l’opportunité de relever  que ce sont les Etats qui ont marqué un intérêt  particulier pour cette façon de marquer sa présence militaire à partir du ciel. Les caractéristiques diffuses de la menace terroriste sur le continent et l’incapacité de la puissance publique d’avoir toujours une pleine maîtrise de son territoire et de la menace terroriste, entre autres, ont poussé à envisager les drones comme des moyens de substitutions aux carences sécuritaires des Etats et aux situations conflictuelles où les frontières entre civils et hommes armés sont très peu tenues, parfois quasi inexistantes. Historiquement, c’est l’Etat d’Afrique du sud, sur le continent, qui est considéré comme le pionnier dans l’utilisation des aéronefs sans pilote à des fins militaires. Les références pertinentes font remonter aux années 1980, l’utilisation par cet Etat de « drones » sur des théâtres d’opérations. Néanmoins, c’est le Nigeria,  de nos jours, qui peut servir de baromètre, d’instrument de mesure de l’importance prise par les drones dans la stratégie de lutte contre le terrorisme de manière spécifique et plus généralement comme outil militaire.

D’une première expérience d’exportation des drones israéliens dans les années 2000, le Nigeria détient, aujourd’hui, dans son arsenal militaire, des drones  tactiques de surveillance de fabrication locale qu’il emploie intensément à des fins de renseignement  dans son interminable guerre contre le groupe terroriste Boko Haram. Á l’instar de l’Etat nigérian, les Etats africains qui ont recours à cette technologie qui, quelque part, uniformise les stratégies aériennes publiques de lutte contre le terrorisme, tentent de s’adapter, de résorber des lacunes et les insuffisances stratégiques dévoilées par une menace en constance mutations et évolutions qu’ils ont de  la peine à  contenir ou endiguer malgré l’avantage des forces et des moyens dont ils disposent. En cela, les drones publics, appelons les ainsi par opposition aux drones privés au service de la violence terroriste, s’inscrivent dans la logique continue de recherche d’adaptation des  moyens aux menaces.

L’ambition est naturellement compréhensible et justifiée. Mais il y a lieu de remarquer qu’il n’y a pas que la puissance publique qui s’adapte par le moyen des drones. Si à l’évidence, les drones sont des multiplicateurs de puissance des Etats face à la menace terroriste, les développements récents des modes opératoires des groupes terroristes montrent qu’ils ne sont plus pour autant  l’apanage exclusif de la puissance publique. L’appropriation par les groupes terroristes tels que Boko Haram de cette technologie marque certainement la fin de l’hégémonie «droniennne » du ciel de la puissance publique. La faiblesse des barrières à l’entrée de cette technologique doublée de la facilité de son mode d’emploi ont quelque part favorisé l’élargissement des possibilités stratégiques des groupes terroristes et d’une certaine manière la redéfinition des rapports de force. Sans pour autant mettre au même pied d’égalité les forces et les moyens, les drones au service de la violence privée permettent aux groupes terroristes de jouir de certains avantages conférés par cette technologie. Ils permettent, comme c’est le cas dans le contexte nigérian, au groupe Boko Haram de mener une guerre symétrique  d’information avec l’armée régulière, puisqu’il est reconnu, notamment par le discours médiatique et expert que les drones utilisés par ce groupe terroriste sont autant puissants sinon plus sophistiqués que ceux utilisés par l’armée régulière.  Par ailleurs, l’entrée par effraction de ce groupe terroriste dans le panel des organisations pouvant mener une « guerre du ciel » ou à partir du ciel  permet  à  ce dernier de compenser sa perte d’une assise territoriale identifiable. Le contrôle de fait de la terre par les airs rendu possible par les drones entretient ainsi, pour une part non négligeable, aussi bien la capacité de nuisance de ce groupe terroriste que sa capacité à annihiler la force et les modes opératoires de la puissance publique. 

Pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore,  les drones privés au service de la violence, bouscule considérablement la façon de semer la terreur et enjoint la puissance publique à intégrer dans ses stratégies de lutte contre le terrorisme ce nouveau paramètre. L’enjeu bien évidemment réside dans la reprise du contrôle du ciel par la puissance publique et l’anticipation d’une évolution préoccupante des modes opératoires des groupes terroristes sur le continent.

 


[1] Cohen Corentin, Ramel Frédéric, « Chapitre 4 - Prendre les images au sérieux. Comment les analyser ? », dans : Guillaume Devin éd., Méthodes de recherche en relations internationales. Paris, Presses de Sciences Po, « Relations internationales », 2016,

 

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 00:36
Moscou invite l’Afrique à Sotchi : un grand retour russe sur le continent ?
Moscou invite l’Afrique à Sotchi : un grand retour russe sur le continent ?
Moscou invite l’Afrique à Sotchi : un grand retour russe sur le continent ?

 

Lu pour vous

 

https://www.ouest-france.fr Philippe CHAPLEAU 20/10/2019 à 17h00

 

 

Le Kremlin organise les 23 et 24 octobre son premier « sommet Russie-Afrique » doublé d’un grand forum économique. La Russie tente de surmonter un retard de trente ans sur un terrain occupé par les Occidentaux et la Chine.

En Afrique, Moscou veut passer à la vitesse supérieure, et ne plus se contenter de son image de vendeur de kalachnikov. C’est pourquoi Vladimir Poutine présidera la semaine prochaine son premier grand sommet africain.

C’est dans la cité balnéaire de Sotchi que les 23-24 octobre aura lieu ce premier « sommet Russie-Afrique ». Une trentaine de dirigeants y sont attendus. D’anciens « pays frères » communistes, comme l’Éthiopie ou l’Angola, figurent en bonne place, mais aussi des États où Moscou a récemment avancé ses pions, comme la Centrafrique ou des États d’Afrique de l’Ouest. Des pions avancés directement ou via des sociétés militaires privées comme le groupe Wagner

Au programme du sommet russo-africain figurent des discussions politiques et économiques pour montrer que les Russes peuvent, comme la Chine ou l’Europe, être un partenaire fiable. « La Russie a beaucoup à offrir en termes de coopération mutuellement bénéfique pour les États africains », assure le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Pour Charles Robertson, économiste principal de la banque d'investissements Renaissance Capital, « la Russie a un avantage compétitif, ses compétences dans les armes, dans les hydrocarbures, sont meilleures que celles de la Chine ». Et selon lui, Moscou n’arrive pas trop tard. « L’Afrique va continuer à croître, la croissance y sera la plus rapide du monde d’ici à 2030. Le gâteau grandit. »

Un agenda caché ?

La Russie peut-elle faire concurrence aux puissances occidentales dont la France ? Voire les supplanter ?

Actuellement, le poids russe reste marginal en Afrique. Ainsi, Arnaud Kalika, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri), juge « inexact » de parler actuellement d’une présence russe massive sur le continent (voir ici sa note d’avril 2019 pour l’Ifri sur Le grand retour de la Russie en Afrique ?).

Il y a, toutefois, un risque (ou une chance, tout dépend de la perspective choisie) de voir Moscou investir dans un continent qui constate un désengagement occidental et dont les populations témoignent régulièrement de leur désamour pour les ex-puissances coloniales. Selon une étude du Guardian, publiée en juin dernier, Moscou vise 13 pays africains où il espère étendre son influence. Il a déjà signé des accords de coopération militaire avec une vingtaine de pays.

« Il ne faut pas réduire tout ça à cette histoire de confrontation (avec l’Occident). Nous ne sommes pas l’Union soviétique, nous n’en avons ni l’ambition, ni les possibilités ou les ressources », note Evguéni Korendiassov, ex-ambassadeur, aujourd’hui membre de l’Institut des études africaines de Moscou.

Un avis partagé par Arnaud Dubien, le directeur de l’Observatoire franco-russe. « Si tout porte à croire que l’engagement de la Russie en Afrique est durable, son empreinte stratégique ne devrait plus augmenter de façon significative à l’avenir […]. La tonalité générale des articles publiés dans la presse occidentale sur le grand retour de la Russie en Afrique peut donner l’impression d’une marche triomphale. Il n’en est rien », estime-t-il dans une note du 10 octobre sur La Russie et l’Afrique : mythes et réalités, à lire :

 

LA RUSSIE ET L’AFRIQUE : MYTHES ET RÉALITÉS ARNAUD DUBIEN NOTE DE L’OBSERVATOIRE FRANCO-RUSSE NO19, OCTOBRE 2019

INTRODUCTION

Le 24 octobre se tiendra à Sotchi le premier sommet Russie-Afrique. Coprésidé par Vladimir Poutine et son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, il constituera le point d’orgue d’une séquence politico-économique particulièrement dense, jalonnée – entre autres – par un forum d’affaires (23 octobre), une conférence interparlementaire russo-africaine à la Douma d’État (3 juillet), ainsi que par l’assemblée annuelle de l’Afreximbank à Moscou (18-22 juin). Vladimir Poutine a en outre reçu, ces derniers mois, plusieurs chefs d’État africains1 , tandis que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le représentant spécial de la Russie pour l’Afrique et le Moyen-Orient Mikhaïl Bogdanov multipliaient les contacts à tous niveaux avec des représentants de la plupart des pays du continent.

La politique africaine de la Russie est l’objet d’un intérêt relativement récent en France. Depuis la fin des années 1980 et le retrait soviétique impulsé par Mikhaïl Gorbatchev, l’Afrique était en effet devenue un « non sujet », sauf pour quelques rares spécialistes, certains acteurs économiques témoins des premières initiatives de Moscou et, bien entendu, pour les diplomates et les militaires en poste dans la région.

Ce n’est qu’au début de 2018, à l’occasion de l’arrivée à Bangui des premières livraisons d’armes russes et de dizaines de « conseillers » en provenance de Moscou, que les médias français découvrent le « grand retour » de la Russie en Afrique. Ce prisme centrafricain façonne puissamment les perceptions à Paris : l’implication russe serait un phénomène nouveau, faisant écho à l’affrontement Est-Ouest, et l’Afrique centrale constituerait le maillon décisif d’une grande stratégie à l’échelle du continent, où la Russie serait en passe de s’imposer comme un acteur majeur.

Le retour de la Russie en Afrique remonte en réalité au deuxième mandat de Vladimir Poutine (2004-2008). Il s’inscrit d’abord dans une logique de « diplomatie économique » et concerne des pays (Algérie, Libye, Angola, Namibie, Guinée...) dans lesquels l’Union soviétique avait investi d’importantes ressources entre la fin des années 1950 et la Perestroïka2. Moscou tente, avec des fortunes diverses, de mobiliser ses réseaux de l’époque de la « guerre froide » et de convertir d’anciennes affinités idéologiques en flux d’affaires. Dans un deuxième temps, la Russie cherche, au gré des opportunités et des événements, à élargir la géographie de ses intérêts à des États (Maroc, Nigéria, Afrique du Sud notamment) historiquement ancrés dans la sphère d’influence occidentale, à fort potentiel économique et pouvant servir de relais politiques dans les sous-régions du continent concernées voire au-delà.

Enfin, depuis 2014 et la crise des relations entre Moscou et l’Occident, la dimension sécuritaire de la politique russe en Afrique se renforce de façon visible, avec certains aspects nouveaux (déploiement de compagnies militaires privées, instauration de 1. Filipe Nyusi (Mozambique) le 23 août ; Denis Sassou-Nguesso (Congo) le 23 mai ; João Lourenço (Angola) le 4 avril ; Emmerson Mnangagwa (Zimbabwe) le 15 janvier. Vladimir Poutine a également eu un entretien avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa le 28 juin, en marge du G20 d’Osaka au Japon. 2. Sur le sujet, lire notamment Matusevich, M. (2009), “Revisiting the Soviet Moment in Sub-Saharan Africa”, History Compass, 7(5), pp. 1259-1268.

Note de l’Observatoire franco-russe, no19, octobre 2019 www.obsfr.ru 5 coopérations entre services de renseignement locaux et les « structures de force » russes) nettement plus offensifs. Quelle est aujourd’hui l’ampleur de la présence russe en Afrique ? Quels y sont les véritables objectifs du Kremlin ? Peut-on parler d’une vision d’ensemble à l’échelle du continent ? Si tout porte à croire que l’engagement de la Russie en Afrique est durable, son empreinte stratégique ne devrait plus augmenter de façon significative à l’avenir. L’effet de rattrapage consécutif à l’effacement des années 1990 est largement épuisé et le développement des relations se heurte désormais à des contraintes structurelles fortes.

Vu de Moscou, le continent reste un théâtre périphérique – il figure d’ailleurs en dernier dans l’ordre des priorités régionales de la Russie dans le Concept de politique étrangère entériné en novembre 20163 –, assez mal connu, déjà investi par des acteurs occidentaux et asiatiques puissants, où la Russie commence à enregistrer des déconvenues qui illustrent la relative fragilité de ses positions.

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 12:35
L’AMBASSADRICE DE L’UNION AFRICAINE AUX USA LIMOGÉE SUR ORDRE DE LA FRANCE POUR AVOIR CRITIQUÉ LE FCFA

 

Lu pour vous

 

https://www.coupsfrancs.com  Par CF  19 Octobre 2019

 

 

Arikana Chihombori Ambassadrice de l’UA aux USA serait limogée sur demande de la France pour avoir critiqué le FCFA.

Plusieurs sources confirment que la France n’a pas apprécié son discours contre le FCFA. Elle aurait saisi le président du Tchad de demander à l’actuel Chairman de l’UA (Ancien Ministre des Affaires Étrangères du Tchad) que la Zimbabwéenne Chihombori-Quao soit limogée.

Elle a été informée dans une lettre qui circule sur les réseaux sociaux que conformément aux conditions de service régissant sa nomination à la Représentation permanente de la Mission de l’UA aux États-Unis à Washington, un terme sera mis à son contrat avec à partir du 1er novembre.

En effet, dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, Chihombori-Quao a déclaré que lorsque les anciennes puissances coloniales quittaient le continent, la France avait forcé ses anciennes colonies à signer un pacte « vraiment terrible » pour la poursuite de la colonisation. Elle a argumenté qu’« Aujourd’hui, la France sort de l’Afrique francophone plus de 500 milliards de dollars américains. Nous, les Africains et les pays pauvres, donnons à la France 500 milliards de dollars US année après année ».

Rawlings très révolté, a déclaré que le fait qu’une personne exprime « son opinion sur les effets néfastes de la colonisation et le coût énorme du contrôle français dans plusieurs régions d’Afrique, cet acte peut être décrit comme venant des esprits colonisés sous contrôle français». Il a ajouté que « Comment ce comportement honteux peut-il émaner de nous? Une femme disposant de tout ce qu’il faut pour galvaniser notre continent est prise pour cible par des marchands de pouvoir colonisés par la France… Avec des dirigeants de ce genre, comment ce continent peut-il progresser? ».

 

*******************

 

FRANÇAFRIQUE, FRANC CFA, LIMOGEAGE DU DR CHIHOMBORI, AMBASSADRICE DE L’UA AUX USA : UNE LEÇON A MEDITER !

Sans être normal, le limogeage du Dr Arikana Chihombori-Quao, précédemment ambassadrice de l’Union Africaine aux États-Unis pouvait intervenir à tout moment. Et, tel un couperet, il finit par tomber le 7 octobre 2019 ! C’est le cabinet du président de la commission de l’Union Africaine dirigé par le Tchadien Moussa Faki Mahamat qui a annoncé ce limogeage du Dr Arikana Chihombori-Quao.

En fait, sans peut-être le savoir ou à dessein, cette jeune femme ressortissante du Zimbabwe, médecin et activiste, croyait pouvoir s’exprimer en toute liberté et en toute indépendance d’esprit sur le franc CFA. Comme si elle travaillait au nom et pour le compte d’une institution réellement indépendante qui s’appelle Union africaine (UA). Or, à tous points de vue, elle a tout faux.

Elle a tout faux, puisque le monde entier sait que sans le concours bienveillant de la communauté internationale et, singulièrement l’appui politique et financier de la France, cette organisation continentale n’existerait pas ou battrait de l’aile. En effet, non seulement, elle a toujours été financée par des partenaires au développement (la France y compris), mais, à l’instar même de la quasi-totalité de ses 54 Etats membres, elle ne peut s’exprimer de manière indépendante sur un sujet de la plus haute importance pour l’économie française comme le franc CFA.

L’INDÉPENDANCE N’EST PAS UN MOT MAIS UN ESPRIT !

Ceci tient au fait que depuis sa création en 1945 et sa mise en circulation dans les circuits monétaires et financiers, le franc CFA, une simple unité de comptes dans le Trésor public français, contribue à promouvoir l’économie française, conformément aux objectifs de départ librement consentis et arrêtés d’un commun accord entre l’Hexagone et ses partenaires africains.

En un mot comme en cent, les 155.000 000 de ressortissants des 15 pays membres des Comores, d’Afrique de l’ouest et du centre acceptent bénévolement, depuis 74 ans, de travailler à renflouer gratuitement les caisses dudit Trésor français afin de rendre l’économie française très compétitive via la viabilisation, la dynamisation ou la revitalisation des PME et des PMI.

Ils le font en s’appauvrissant joyeusement d’année en année. Il en a toujours été ainsi, parce que c’est la volonté clairement affichée des Africains eux-mêmes. Des Africains on ne peut plus fiers d’enrichir gentiment leurs anciens maîtres Gaulois, alors que rien ne les oblige ! Rien, à part le fait que dans leur grande majorité, ils continuent à dépendre de Paris pour boucler leurs budgets-programmes et comptent sur leur allié pour être défendus au sein du Conseil de sécurité de l’ONU.

Preuve tangible d’enrichissement de la France : toutes nos réserves de change sont déposées dans les caisses de la Banque de France et du trésor public français. Mieux, c’est à Chamalières, un petit village paumé situé dans le sud de la France qu’aucun Africain ne connaît, que le F. CFA est fabriqué depuis 1945 avant d’être acheminé dans les 15 pays utilisateurs.

Compte-tenu du fait que ce n’est pas encore une monnaie convertible comme le dollar américain, le yen japonais ou la livre sterling, les Français, qui sont plus intelligents que leurs anciens sujets africains, n’en veulent pas. Ils ne l’utilisent donc pas. Ils en reconnaissent toutefois la parité avec leur monnaie : le franc français et l’euro.

MACRON, IDRISS DEBY ET FAKI MAHAMAT DANS L’EMBARRAS TOTAL ?

A Addis-Abeba (Ethiopie), le siège de l’Union africaine a été entièrement construit et équipé grâce à la “générosité ” et à la “magnanimité” de nos amis Chinois. Pour pouvoir continuer à survivre, cette UA compte sur les bailleurs de fonds étrangers sinon elle va mettre la clé sous le paillon sans délai. En sa qualité d’ambassadrice d’une telle organisation auprès des USA, le Dr Arikana Chihombori-Quao devrait le savoir et éviter de faire des déclarations peu diplomatiques qui ne plaisent pas aux vrais décideurs de l’Union africaine, en l’occurrence nos amis Français !

En effet, dès que la France ne veut pas d’un cadre de l’UA à un poste important, que peut bien faire le jeune et dynamique président de la Commission, Moussa Faki Mahamat, ancien chef de la diplomatie tchadienne ? Rien ! Si le président Emmanuel Macron, jeune économiste sorti de l’ENAM de Paris, ancien ministre des finances de François Hollande qui connaît sur les doigts d’une main les graves dangers et conséquences liés à une déconnexion d’avec le franc CFA n’ordonne pas de limoger un cadre comme le Dr Chihombori, il risque gros : son propre fauteuil à l’Elysée !

Quant à l’ancien chef rebelle et colonel-président tchadien Idriss Deby Itno, il voudrait peser de tout son poids et s’opposer à une injonction des autorités françaises relativement au franc CFA qu’il ne le pourrait ! Mal pourrait même lui en prendre, surtout que pour payer ses propres fonctionnaires, il a déjà sollicité et bénéficié des largesses de l’Hexagone ; des prêts faramineux à des taux d’intérêts intéressants (pour le prêteur) qu’il n’a même pas encore fini de rembourser !

En raison de ce qui précède, il y a de fortes chances que le licenciement de la jeune femme zimbabwéenne, le Dr Arikana Chihombori-Quao, prenne effectivement effet à partir du 31 octobre prochain. Et, sauf revirement de situation des plus spectaculaires et des plus inimaginables, elle risque même de ne plus occuper de hautes fonctions à l’international, notamment des postes de prestiges à partir desquels elle pourra mener un combat anti-francéfaïque.

A CAUSE DU FRANC CFA, BEAUCOUP DE LEADERS AFRICAINS ONT ÉTÉ ASSASSINES !

Avant elle, des dirigeants africains teigneux comme l’Osagefo ghanéen Kwame Nkrumah, le Mozambicain Samora Machel, le congolais Patrice Eméri Lumumba, le Togolais Sylvanus Olympio ou encore le Burkinabé Thomas Sankara avaient subi de très virulentes attaques ciblées de la part des autorités de Paris à cause de leur aversion avérée pour la monnaie coloniale, la seule encore en vigueur au monde plus de 60 ans après les indépendances politiques !

Lorsque dans son discours critique contre le Franc CFA partagé sous forme de vidéo jugée virulente sur les réseaux sociaux, le Dr Arikana Chihombori-Quao affirme que la France avait, au moment de la décolonisation, signé un pacte “vraiment terrible” avec ses ex-colonies, c’est vrai. Avant elle, beaucoup de pays industrialisés de la planète en ont parlé, ont même courageusement dénoncé et condamné le fait que de manière récurrente, la France sortirait 500 milliards de dollars de l’Afrique francophone. Parmi eux, l’Italie, l’Allemagne, la Russie, la Chine, la Corée, les USA.

Mais que cela vienne de la bouche d’une diplomate membre d’une organisation politiquement et financièrement placée sous coupe réglée de la France ne saurait être tolérée par les officiels français et de l’UA ! Pas étonnant donc que cette France-là réagisse avec promptitude afin que le prochain diplomate qui sera nommé en remplacement du Dr Arikana Chihombori-Quao soit une personnalité malléable à souhait ; c’est-à-dire un béni-oui-oui, un Yes-man, un “mange et tais-toi” prêt à applaudir des deux mains l’exploitation francéfaïque des Africains par la France !

De son côté, l’ancien président Ghanéen, Jerry John Rawlings peut continuer à dénoncer le limogeage de la jeune femme zimbabwéenne que cela ne changera pas grand-chose. La preuve ? : dans un communiqué officiel, la Commission de l’Union Africaine réfute la version rendue publique sur la toile. Aussi, nous autres Africains devrions-nous savoir tirer leçon de ce qui nous arrive, pour ne pas continuer pendant longtemps encore à subir des revers de la part de la France ainsi que de beaucoup d’autres partenaires au développement.

C’est probablement dans ce sens qu’il faut inscrire la tapageuse déclaration, il y a une semaine, du ministre français de l’économie, Bruno Lemaire, affirmant que “La France est ouverte à une réforme ambitieuse du franc CFA” (sic !). Une ouverture que l’on pourrait qualifier à la fois de tardive et de suspecte, la future monnaie de la Cédeao, l’ECO, devant commencer à circuler dès 2020 ! Après avoir été fabriqué à Chamalières au nom et pour le compte des utilisateurs francophones !

Pierre Claver Ouedraogo

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 12:23
En Centrafrique, la Russie se fait plus discrète

 

 

AFP 20.10.2019 à 09:00

 

L'image est devenue l'un des symboles des nouveaux appétits de Moscou en Afrique: des mercenaires russes qui patrouillent en armes dans les rues de Bangui, capitale de la République centrafricaine, pays où l'influence de la France a longtemps été incontestée.

Mais après une arrivée remarquée en 2018 jusque dans les chancelleries occidentales, ces patrouilles se sont faites plus rares dans la capitale ces derniers mois.

Autre signe d'une volonté de se faire plus discret, les activités de propagande en faveur de la Russie, sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias, connaissent depuis quelques mois une "réduction significative", indique à l'AFP Hans de Marie Heungoup, chercheur à l'International Crisis Group (ICG) et spécialiste de la Centrafrique, pour qui "cette propagande ou publicité est soutenue par les autorités russes".

Alors même que le Kremlin célébrera, lors d'un sommet Afrique-Russie à Sotchi les 23 et 24 octobre, ses liens économiques grandissants avec le continent africain, à Bangui, "les Russes sont plus discrets, ils y ont intérêt", résume Thierry Vircoulon, coordonnateur de l'observatoire Afrique australe et centrale de l’Institut français des relations internationales (Ifri).

Le 26 janvier 2018, une première livraison d'armes est débarquée sur le tarmac de l'aéroport de Bangui M'poko, grâce à une dérogation à l'embargo sur les armes, imposé par l'ONU à la Centrafrique au début de la guerre civile, en 2013, quand une rébellion à dominante musulmane avait renversé le régime du président François Bozizé et plongé le pays dans le chaos.

Dans la foulée, des instructeurs russes sont envoyés pour assurer la formation d’une armée nationale en reconstruction. En parallèle, apparaissent ces groupes de mercenaires, soupçonnés d'être engagés par Wagner, une entreprise militaire qu'on dit financée par Evgueni Prigojine, un proche de Vladimir Poutine. Et un fidèle de Prigojine, Valery Zakharov, est nommé conseiller à la sécurité du président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra.

- "Victoire géopolitique" -

Côté économique, en 2018 aussi, la société russe Lobaye Invest obtient le droit d'exploiter plusieurs mines dans ce pays riche en or et en diamants.

Alors que la France, était intervenue dès 2013 avec l'opération Sangaris pour mettre fin aux violences dans le pays, l'effort diplomatique du Kremlin dans l'ancien "pré carré" français irrite Paris.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, dénonce ainsi en janvier 2019 une présence russe "récente, significative, antifrançaise dans les propos".

Pris entre Paris et Moscou, le président Touadéra préfère pour sa part affirmer en avril qu'il y a "de la place pour tout le monde en Centrafrique".

Pour les Etats africains, "la Russie offre un package de sécurité sans dette financière, seulement rémunéré par l'attribution de certaines concessions pour des conglomérats privés", estime Arnaud Kalika, ancien analyste à la direction du renseignement militaire français et spécialiste de la Russie. Un modèle déjà expérimenté à Madagascar et au Soudan.

"Un pays arrivé depuis moins de trois ans, et devenu le plus influent auprès de la présidence centrafricaine, c’est une victoire géopolitique à peu de frais", juge Hans de Marie Heungoup.

- "Pause stratégique" -

En septembre 2019, un assouplissement de l'embargo de l'ONU sur les armes est voté à l'unanimité au Conseil de sécurité, signe que les intérêts de la Russie et de la France convergent sur le sujet. Au même moment, sur la scène internationale, les rapports entre les deux pays amorcent un réchauffement.

Mais en Centrafrique, l'assouplissement de l'embargo signifie aussi que la Russie n'est plus la seule source possible d'armement. Quant aux formations de militaires centrafricains, elles ne sont plus l'apanage des instructeurs russes. L'UE s'est investie à son tour et a assuré la formation de 1.000 nouvelles recrues en 2019. Et les groupes armés continuent leurs exactions malgré l’accord de Khartoum et les promesses de sécurité du Kremlin.

Les partenaires occidentaux assurent également la quasi-totalité de l’aide financière accordée à ce pays à l'économie exsangue. Et la France est passée à la contre-offensive en intensifiant la communication sur ses actions dans le pays, notamment en matière de développement, qui n'est pas "le modèle d'implantation de la Russie", selon Hans de Marie Heungoup.

"La Russie veut récupérer un enracinement diplomatique solide", pense cependant Arnaud Kalika.

De l'avis d'experts et de diplomates, même si la Russie marque une "pause stratégique" en Centrafrique, elle est donc loin de remettre en cause une coopération solidement établie. Avec, comme premier horizon, l'élection présidentielle prévue en décembre 2020.

© 2019 AFP

 

 

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 12:22
L’oeil de Moscou au sein de l’Union Africaine

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com By  Nicolas Beau  19 octobre 2019

 

D’après le site « Africa Intelligence », l’Algérien Smaïl Chergui, un des hommes forts de l’Union Africaine à la tète de la puissante commission « Paix et Sécurité « , est mis en cause par Djibouti pour ses liens avec la Russie.

 

Ancien ambassadeur de l’Algérie en Russie, Smaïl Chergui a conservé au sein de l’Union Africaine où il anime la puissante commission « Sécurité et Paix » des liens étroits avec Moscou. Les accusations du pouvoir de Djibouti ne sont pas une surprise. C’est Chergui qui dans les coulisses a favorisé encore récemment les accords de Khartoum où on a vu, sous l’égide de la diplomatie russe, les groupes armés centrafricains signer des accords avec le pouvoir de Bangui.

L’offensive diplomatique russe

Malgré les mises en cause actuelles, ce diplomate brillant a peu de chances de voir sa position réellement menacée. Même affaiblis en raison des incertitudes politiques de leur pays, les Algériens feraient du départ éventuel du diplomate de l’Union Africaine un « casus belli ».

L’activisme récent de Vladimir Poutine en Afrique, de la Centrafrique au Mozambique, assure également à ce diplomate algérien une solide assurance vie au sein de l’Union Africaine. On peut imaginer que lors du sommet Afrique-Russie qui se réunit à Sotchi la semaine prochaine que Chergui sera encore omniprésent.

 

 

Agé de 63 ans, l’Ambassadeur Smaïl Chergui désigné à la tête du Commissariat à la Paix et à la sécurité de l’UA, le 12 octobre 2013, pour succéder à son compatriote Ramtane Lamamra, appelé à occuper les fonctions de ministre des Affaires étrangères, ne présente pas de garanties de probité, selon des notes confidentielles des institutions financières internationales dont l’Informateur.info a obtenu une copie.
Selon cette source, le premier mandat (octobre 2013-janvier 2017) du diplomate algérien a été marqué par ‘’l’échec de ses initiatives sécuritaires au sein de l’UA et la mise en place de ses réseaux personnels’’.


Malgré ‘’la très grande liberté de manœuvres sur les dossiers sécuritaires’’ à lui laisser par la présidente de la Commission de l’UA, la Sud-africaine Nkosazana Zuma, ‘’Smaïl Chergui n’arrive pas à défendre les positions algériennes au sein de l’UA, sur aucun des dossiers qui lui sont confiés’’, déplorent ces institutions financières.
‘’ Suite à la signature le 20 juin 2015 des «accords d’Alger» au Mali, obtenus au prix de l’investissement de Ramtane Lamamra et d’Abdelkader Messahel, ministre des Affaires africaines et maghrébines, Smaïl Chergui est incapable de transformer cet accord en réussite au sein de l’UA’’, poursuivent les rédacteurs de ces notes.


Qualifié de ‘’fonctionnaire vénal’’, Smaïl Sergui‘’ est soupçonné, également, à cette période d’avoir perçu, illégalement, d’importantes sommes d’argent et des diamants auprès des autorités de différents pays en crise auxquelles il garantit de défendre les intérêts dans son organisation’’, s’indignent les institutions financières qui citent, entre autres, les cas des pays comme la RD Congo, la République centrafricaine et de la Somalie.


Le Commissaire Chergui, à en croire les confidences des bailleurs de fonds, place son argent au Kenya, en France et en Russie ‘’où il a été ambassadeur et où il conserve plusieurs comptes bancaires’’, révèle-t-on. Pour ces institutions financières, ‘’ Chergui continue de profiter d’un système de corruption organisée au sein de l’UA en percevant des rétro-commissions de chacune de ses divisions (environ 20%) à chaque déplacement, sommes dont il fait, également, profiter les caciques du régime algérien’’.


Il lui, est reproché, également, ‘’ses pratiques de discrimination ostensibles à l’embauche et de harcèlement sexuel de ses personnels féminins’’, écartant de la division Paix et sécurité ‘’tous les fonctionnaires gênant’’ dont Salvator Nkeshimana, Elisabeth Chogue, Yvette Ngandu, Nacy Tolentino… A ce sujet un rapport d’enquête de High Level, établi que 30% de ces cas de harcèlement sexuel concerne Smaël Chergui.


En janvier 2018, rapportent les auteurs de ces notes, ‘’ une pétition interne à l’UA est signée par 37 femmes membres de la Commission de l’UA dénonçant des pratiques de discrimination vis-à-vis des fonctionnaires féminines. Cependant, suite à des pressions les trois victimes de harcèlement sexuel ont retiré leur plainte’’.


Geneviève Madina

 

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 12:00
RCA : Plusieurs villages de Bouca inondés suite à des intempéries

 

 

https://www.radiondekeluka.org dimanche 20 octobre 2019 10:02

 

Les fortes précipitations de ces derniers jours à Bouca n’ont pas fait que des heureux. Les eaux ont envahi plusieurs hectares de champs et affecté de nombreuses familles.

Cela fait 3 mois déjà que la région de Bouca (Ouham) est affectée par de fortes inondations. Le niveau de la pluviométrie est dense à tel enseigne que le cours d’eau Fafa est sorti de son lit, envahissant champs et habitations.

"C'est la quasi-totalité de la commune en ce moment qui est touchée. Tous les champs sont dévastés, les maniocs qu'on s'apprête à récolter  sont pourris", a déploré Faustin Yangoupandé, directeur de l'économie et du plan à Bossangoa, ajoutant que "l'impact que cela peut avoir sur la population, c'est difficile de vivre".

S’inquiétant des conséquences de ce phénomène inhabituel, Faustin Yangoupandé a en outre alerté sur la situation des enfants qui ne peuvent pas se rendre à l’école à cause des eaux : "Il est difficile pour les enfants d'aller à l'école et de revenir à la maison sans avoir de quoi à manger", a-t-il regretté.

Face à cette catastrophe qui est presque devenue humanitaire dans la région, M. Yangoupandé lance un SOS :

"Nous lançons un appel à tous les ressortissants de Bouca d'avoir de la compassion pour les sinistrés, au gouvernement et aux organisations humanitaires de venir en aide à cette population en détresse", a-t-il lancé.

La population de Bouca est une population qui pratique l'agriculture comme principale activité économique. Ces inondations qui ont déjà touché plusieurs ménages, risqueront de détériorer davantage les conditions de vie déjà précaires dans cette localité durement frappée par la récente crise sécuritaire en Centrafrique.

 

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 11:57
Centrafrique, de nouveaux combats fratricides entre groupes armés
Centrafrique, de nouveaux combats fratricides entre groupes armés
Centrafrique, de nouveaux combats fratricides entre groupes armés

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com By Aza Boukhris - 19 octobre 2019

 

Dans le nord-est du pays, deux groupes armés, signataires de l’Accord de paix et de réconciliation du 6 février 2019, se livrent à des combats sanglants

Pour l’Unicef et de nombreuses Ong, la reprise des combats dans le nord-est de la Centrafrique est désastreuse pour la population. Que cache cette situation aussi dramatique qu’ubuesque ?

Le chef historique de la Séléka en mauvaise posture

Depuis début septembre 2019, dans la région des Trois-frontières (Soudan, Tchad, RCA), les combats opposent le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) ayant pour chef, Gilbert Toumou Deya, ministre chargé des groupes armés dans l’actuel gouvernement de Firmin Ngrebada, au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique ( FPRC), avec Nourredine Adam leur chef historique et ancien leader de l’ex-Seleka qui a renversé le régime du général Bozize et de son premier ministre Faustin-Archange Touadera. Cette fois-ci, il s’agit d’affrontements inter communautaires non dénués d’objectifs politiques.


Les affrontements opposent les Kara (MLCJ) au Rounga (FPRC). La montée en puissance du MLCJ, avec le recrutement de mercenaires soudanais et tchadiens et un armement moderne venant du Soudan, n’avait pu être stoppée par le FPRC, jusqu’alors hégémonique dans la région. La mise en déroute d’un important convoi d’armes venant du Darfour, à Am-Dafock, et les combats qui s’en suivirent, le 14 juillet 2019, ne permirent pas  au FPRC de prendre le dessus sur le MLCJ. Les nouveaux combats du 14 octobre 2019, autour de Am-Dafock, ont confirmé la suprématie du ML

De nombreuses interrogations

L’étincelle qui déclencha les combats de septembre fut l’assassinat, le 29 août 2019, par des éléments du FPRC (Rounga), du fils du sultan-maire de Birao ( Kara). La ville de Birao a été immédiatement le théâtre d’affrontements sanglants obligeant la population de cette ville et de ses alentours à fuir en brousse. Dans une indifférence générale et notamment des autorités de Bangui, ces dizaines de milliers de personnes sont actuellement dans le dénuement le plus total. Des interrogations sur cette guerre fratricide

Cette nouvelle vague de violences montre les limites de l’Accord de paix et de réconciliation du 6 février 2019. Elle pose aussi des questions.
Très curieusement, le FPRC de Nourredine Adam, qui fut un acteur majeur dans les pourparlers de Khartoum, en liaison étroite avec les négociateurs russes, semble être en difficulté tandis que le MLCJ jouit d’une certaine mansuétude.


– le ministre Gilbert Toumou Deya , chef de guerre du MLCJ à Birao et membre du gouvernement à Bangui, bénéficie curieusement de ce double statut, pourtant incompatible avec l’Accord de Khartoum.


– la Minusca reste peu visible dans ces affrontements mais, en revanche, a arrêté quatorze membres du FPRC et a remis à la justice centrafricaine, sur mandat du Procureur général de Bangui,  huit de ces éléments, pour être jugés. Aucun membre du MLCJ n’a, à ce jour, été arrêté.


– le ministre Gilbert Toumou Deya, chargé des groupes armés, est en contact permanent avec la Minusca et les garants de l’Accord de Khartoum. En revanche, le chef militaire du FPRC, Abdoulaye Hissene, sous sanctions centrafricaines et internationales, est dans une situation délicate, dans la perspective de l’application de ces sanctions.


– le MLCJ réclame l’intervention des Forces armées centrafricaines et des Forces de sécurité intérieure afin de consolider son avantage sur ces territoires conquis au FPRC. 

Un nouveau contexte

L’extrême nord-est de Centrafrique a toujours été une région sous-administrée et sujette à des combats intercommunautaires. Déjà en 2002, l’assassinat du maire de Birao avait été le point de départ à une décennie de combats entre Rounga, Goula, Djandjawids darfouriens et tribus arabes tchadiennes.  Le nouvel embrasement de cette région vient après la signature de l’Accord de Khartoum qui connaît des retards d’application et après la visite du président Touadera, le 26 juin 2019, à Birao qui assurait le retour à la paix. Il vient aussi après la chute d’Omar Al-Bechir qui avait accueilli les plénipotentiaires centrafricains pour s’accorder sur un document qui leur avait été proposé. A Khartoum, la Russie est désormais moins influente et le Conseil souverain a décidé de fermer la frontière avec la République centrafricaine, coupant ainsi les rebelles centrafricains de leurs sanctuaires soudanais et compliquant les va-et-vient des Russes. Ce contexte qui a donc sensiblement évolué depuis le début 2019 n’est probablement pas étranger à la lutte armée entre un FPRC très fragilisé et un MLCJ qui semble s’installer durablement dans cette région. Nul doute que le prochain processus électoral pourrait bien être impacté par ces luttes armées et la campagne du président Touadera ne devrait pas être « un long fleuve tranquille »…

 

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 11:56
La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle
La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle
La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle
La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle
La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle
La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle

 

 

La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle: 27 bâtiments et 7 armureries réalisés par l’Union européenne remis au gouvernement 

 

La garnison pilote de la zone défense ouest est devenue opérationnelle avec la rétrocession au Chef suprême des armées, le Président de la République Pr. Faustin-Archange Touadera, des infrastructures militaires réhabilitées par l’Union européenne à Bouar dans le cadre de l’appui européen à la mise en œuvre du Plan National de la Défense. 

 

27 bâtiments dont des logements pour les militaires déployés avec leurs familles, des dortoirs équipés pour accueillir 280 militaires, des bureaux, et des dépôts d’équipements non létaux ont été réceptionnés à l’occasion de la visite du Président Touadera à Bouar. Financés par l’Union européenne via son Instrument contribuant à la stabilité et à la paix, ces bâtiments ont été réalisés par la Fondation Suisse de Déminage, qui a employé les militaires du bataillon du génie des FACA, formés par la mission EUTM - RCA, dans l’exécution des travaux. Des entreprises locales ont été également associées à la construction des infrastructures et à la réalisation du mobilier installé dans les bâtiments. Le projet a ainsi permis de valoriser le savoir-faire et les capacités centrafricaines et de créer de l’emploi et de la richesse pour l’économie locale.

 

7 armureries, réalisées par UNMAS sur financement de l’Union européenne, ont été également rétrocédées au gouvernement. Les armureries permettront à la RCA d’assurer le stockage et la gestion de l’armement  selon les standards internationaux en vigueur. Cet appui - comme l’a rappelé l’Ambassadrice de l’Union européenne, Samuela Isopi - est essentiel pour aider le pays à répondre aux benchmarks fixés par le Comité des Sanctions des Nations Unies pour la levée de l’embargo. Le projet prévoit également la formation de personnel FACA spécialisé en gestion de l’armement.

 

Les derniers ouvrages - notamment le bâtiment qui abritera le siège du Commandement de la zone défense ouest pour une capacité de 100 officiers et le dépôt régional de munitions - seront complétés et rétrocédés au gouvernement en début 2020.

 

Les projets européens d’appui à la restauration de l’autorité de l’état par le déploiement des forces de défense et la mise en œuvre du PND s’inscrivent dans le cadre de l’engagement multiforme et soutenu de l’Union européenne dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité en RCA, engagement déjà témoigné par EUTM RCA, mission européenne phare de conseil stratégique au gouvernement, éducation et entraînement des FACA.

 

L’investissement global pour les infrastructures qui viennent d’être remises au gouvernement s’élève à 8 millions d’euros. Un investissement pour des forces de défense professionnelles et performantes et pour une sécurité durable!

 

#PlusFortsEnsemble

 

EUTM RCA

Ambassade de France à Bangui

La Renaissance

MINUSCA

Assemblée Nationale De La République Centrafricaine

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 11:33
La Centrafrique et Madagascar parmi les pays les plus touchés par la faim

 

 

Par RFI Publié le 16-10-2019 Modifié le 16-10-2019 à 11:20

 

Selon l’Indice de la faim dans le monde, un bilan annuel compilé par deux ONG, Concern Worldwide and Welthungerhilfe, la crise alimentaire à Madagascar et en Centrafrique est très préoccupante.  Le Tchad fait également partie des pays où la situation est alarmante. 

 

En Centrafrique, la situation est si grave et depuis si longtemps que la moitié des enfants de moins cinq ans sont trop petits pour leur âge. C’est, encore et toujours, en Afrique sub-saharienne que la sous-alimentation est la plus élevée au monde : elle touche 22% des enfants de moins de cinq ans. Elle est même repartie à la hausse après avoir décliné pendant quelques années, regrettent les auteurs du rapport de l’Indice de la faim dans le monde. Si ce classement jette une lumière crue sur l’Afrique.

Madagascar fait également partie des cinq pays les plus touchés par la faim. Le Grand Sud de l'île, au climat semi aride est de plus en plus confronté à la sécheresse dû au changement climatique indique l’Unicef dans un rapport. Une situation qui aggrave l’insécurité alimentaire qui touche près d’un million de personnes dans cette zone. Dans cette région immense, difficile d’accès, la population se sent oubliée par les autorités depuis des années. Dinasoa Soajoro, enseignant de 28 ans est lui aussi habitué à manger les cactus qui s’étendent à perte de vue autours des villages : «Pendant cette période, nous n’avons pas assez d’argent pour acheter de la nourriture parce que les prix augmentent. Donc nous mangeons des cactus les enfants et les adultes. Mais pour les bébés, on leur donne un peu de riz. » Près de la moitié des enfants de moins de 5 ans sont atteints de malnutrition chronique à Madagascar.

Ici nous souffrons beaucoup parce que les terres ne sont pas cultivables. J’essaye de faire pousser des arachides, du manioc, des patates douces et des haricots. Mais il y a très peu de pluie. Parfois, c’est seulement une fois par an la pluie et c’est la famine

Reportage de Laetitia Bezain à Tsihombe dans le sud de Madagascar

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