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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 22:57
À l’ONU, le cardinal Parolin plaide pour un scrutin libre en République centrafricaine
À l’ONU, le cardinal Parolin plaide pour un scrutin libre en République centrafricaine

 

Lu pour vous

 

https://www.vaticannews.va  (27/09/2019 18:00)

 

Le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, est intervenu sur la situation politique de la République centrafricaine en réunion ministérielle à l’ONU de New York, jeudi 26 septembre 2019.

Depuis la signature à Bangui, en février dernier, de l'accord pour la paix tant attendu entre le gouvernement et quatorze groupes armés, le niveau de violence a considérablement diminué, a d’emblée constaté le Secrétaire d’État, rappelant que cette crise complexe en République centrafricaine ne pourra pas et ne sera pas résolue par le recours à la violence.

Désormais, dans la perspective des élections de 2020 et 2021, «il est impératif que la période de campagne électorale et le retour aux urnes programmé pour la fin décembre 2020 soient mis à profit pour donner au pays une occasion renouvelée de se route vers la paix et la stabilité durables», a-t-il affirmé.

Dans ce contexte, le diplomate du Saint-Siège attend l’aide de la communauté internationale pour s’assurer de la tenue d’élections sûres, libres, équitables et démocratiques dans le pays.

«Il est essentiel de garantir la protection totale de la population civile et des acteurs humanitaires conformément aux principes du droit international humanitaire. Les groupes armés se sont spécifiquement engagés à respecter ces principes lors de la signature de l'accord. Même si le pays se rapproche de la stabilisation, les besoins humanitaires risquent d’être négligés», s’est inquiété le cardinal italien pointant du doigt le fait que le plan d'intervention humanitaire pour 2019 était financé à moins de 50%.

«En particulier, nous ne pouvons minimiser l’impact du conflit sur les enfants dans un pays où trois millions de personnes, soit les deux tiers de la population, ont encore besoin de l’aide humanitaire, dont plus de la moitié sont des enfants», a ajouté le cardinal Parolin, soulignant à cet égard la contribution du Saint-Siège à la réhabilitation générale du seul hôpital pour enfants du pays: le complexe pédiatrique de Bangui.

 

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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 22:57
À l’ONU, le cardinal Parolin plaide pour un scrutin libre en République centrafricaine
À l’ONU, le cardinal Parolin plaide pour un scrutin libre en République centrafricaine

 

Lu pour vous

 

https://www.vaticannews.va  (27/09/2019 18:00)

 

Le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, est intervenu sur la situation politique de la République centrafricaine en réunion ministérielle à l’ONU de New York, jeudi 26 septembre 2019.

Depuis la signature à Bangui, en février dernier, de l'accord pour la paix tant attendu entre le gouvernement et quatorze groupes armés, le niveau de violence a considérablement diminué, a d’emblée constaté le Secrétaire d’État, rappelant que cette crise complexe en République centrafricaine ne pourra pas et ne sera pas résolue par le recours à la violence.

Désormais, dans la perspective des élections de 2020 et 2021, «il est impératif que la période de campagne électorale et le retour aux urnes programmé pour la fin décembre 2020 soient mis à profit pour donner au pays une occasion renouvelée de se route vers la paix et la stabilité durables», a-t-il affirmé.

Dans ce contexte, le diplomate du Saint-Siège attend l’aide de la communauté internationale pour s’assurer de la tenue d’élections sûres, libres, équitables et démocratiques dans le pays.

«Il est essentiel de garantir la protection totale de la population civile et des acteurs humanitaires conformément aux principes du droit international humanitaire. Les groupes armés se sont spécifiquement engagés à respecter ces principes lors de la signature de l'accord. Même si le pays se rapproche de la stabilisation, les besoins humanitaires risquent d’être négligés», s’est inquiété le cardinal italien pointant du doigt le fait que le plan d'intervention humanitaire pour 2019 était financé à moins de 50%.

«En particulier, nous ne pouvons minimiser l’impact du conflit sur les enfants dans un pays où trois millions de personnes, soit les deux tiers de la population, ont encore besoin de l’aide humanitaire, dont plus de la moitié sont des enfants», a ajouté le cardinal Parolin, soulignant à cet égard la contribution du Saint-Siège à la réhabilitation générale du seul hôpital pour enfants du pays: le complexe pédiatrique de Bangui.

 

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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 22:52
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Trois importantes bases des 3R de Sidiki attaquées par des forces spéciales portugaises de la Minusca  

BANGUI, 27 septembre 2019 (RJDH)---Trois importantes bases des 3R dans l’Ouham-Pende, ont été détruites ce jeudi 26 septembre par des forces onusiennes. L’information a été confirmée par plusieurs sources indépendantes jointes par le RJDH.

Une source proche de la Minusca que le RJDH a contactée quelques heures après les combats, parle de lourdes pertes subies par le mouvement rebelle 3R, « les forces onusiennes ont détruit trois bases et saisi des véhicules de combats et des armes de tous calibres »confie cette source.

Selon des informations RJDH, les combats ont déclenché entre les troupes des 3R et les casques bleus après le refus des rebelles de lever des barrières, « les forces spéciales portugaises ont voulu démanteler les barrières installées par les hommes des 3R, sans intention de combattre. Ne voulant pas que leurs bases soient démantelées, ils ont ouvert le feu sur les forces onusiennes qui ont réduit et ont pu détruire trois bases opérationnelles et stratégiques des rebelles du mouvement 3R de Sidiki au niveau des  villages Yadé, Bossara et Ngawi» a indiqué au RJDH une autorité locale de Bocaranga que nous avons contactée.

Dans un communiqué de presse public vendredi 27 septembre 2019, le haut commandement du mouvement rebelle a qualifié d’injustifiée l’attaque contre ses bases sans faire mention de la destruction desdites bases et de la saisie de ses matériels et véhicules de combats.

Les combats de jeudi entre 3R et les forces onusiennes, sont les premiers opposant un groupe armé signataire de l’accord de paix, aux casques bleus en Centrafrique. Ces combats dont le bilan en terme humain, n’est toujours pas établi, est signalé au moment où deux groupes armés signataires du même accord de paix, s’affrontent dans le nord-est du pays.

Vianney Ingasso.

 

 

Centrafrique : La première tentative de négociation entre les belligérants de la crise de Birao échoue

BANGUI, 27 septembre 2019 (RJDH)---Les négociations entre les acteurs de la crise de Birao, initiées par le gouvernement centrafricain, n’ont pas abouti apprend le RJDH de sources humanitaires bien informées.

L’initiative de dialogue entre les acteurs de la crise de Birao, était porté au nom du gouvernement par Arnaud Djoubaye Abazene, ministre des Transports et Gilbert Toumou Deya, ministre conseiller à la présidence. Le pouvoir de Bangui a fait appuyer sa délégation par le sultan et l’Imam de Ndélé.

De sources bien informées, c’est avec agressivité que la délégation a été reçue, « ils n’ont pas pu délivrer leur message », a confié au RJDH, une autorité locale de Birao, aujourd’hui réfugiée sur un des sites de la ville. Selon cette source, l’échec de la mission gouvernement est dûe à la configuration de l’équipe, « les ministres envoyés font partie du conflit parce qu’ils sont non seulement de la région mais aussi ils appartiennent à l’un ou l’autre groupe, donc impossible que ces personnalités puisse réussir une telle mission », fait savoir cette source qui a requis l’anonymat.

Un rapport humanitaire que le RJDHa consulté survole l’échec de ces négociations et parle d’une situation toujours calme mais précaire à Birao où depuis une semaine le MLCJ et le FPRC, deux groupes rebelles de la région, signataires de l’accord de paix du 06 février s’affrontent contraignant au moins 20 milles personnes à trouver refuge sur deux principaux sites de fortune créés dans la ville.

Des informations non encore officielles font état d’une autre mission gouvernementale ce week end à Birao pour évaluer la situation humanitaire après l’échec de celle censée créer les conditions de dialogue entre les protagonistes. Une trentaine de force de défense se trouve à Birao depuis deux jours, une deuxième équipe est attendue pour renforcer la présence des forces loyalistes dans cette ville de l’extrême nord d’où était partie la rébellion Séléka qui a renversé le pouvoir de l’ancien président Bozize en mars 2013.

RJDH.

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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 22:52
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Trois importantes bases des 3R de Sidiki attaquées par des forces spéciales portugaises de la Minusca  

BANGUI, 27 septembre 2019 (RJDH)---Trois importantes bases des 3R dans l’Ouham-Pende, ont été détruites ce jeudi 26 septembre par des forces onusiennes. L’information a été confirmée par plusieurs sources indépendantes jointes par le RJDH.

Une source proche de la Minusca que le RJDH a contactée quelques heures après les combats, parle de lourdes pertes subies par le mouvement rebelle 3R, « les forces onusiennes ont détruit trois bases et saisi des véhicules de combats et des armes de tous calibres »confie cette source.

Selon des informations RJDH, les combats ont déclenché entre les troupes des 3R et les casques bleus après le refus des rebelles de lever des barrières, « les forces spéciales portugaises ont voulu démanteler les barrières installées par les hommes des 3R, sans intention de combattre. Ne voulant pas que leurs bases soient démantelées, ils ont ouvert le feu sur les forces onusiennes qui ont réduit et ont pu détruire trois bases opérationnelles et stratégiques des rebelles du mouvement 3R de Sidiki au niveau des  villages Yadé, Bossara et Ngawi» a indiqué au RJDH une autorité locale de Bocaranga que nous avons contactée.

Dans un communiqué de presse public vendredi 27 septembre 2019, le haut commandement du mouvement rebelle a qualifié d’injustifiée l’attaque contre ses bases sans faire mention de la destruction desdites bases et de la saisie de ses matériels et véhicules de combats.

Les combats de jeudi entre 3R et les forces onusiennes, sont les premiers opposant un groupe armé signataire de l’accord de paix, aux casques bleus en Centrafrique. Ces combats dont le bilan en terme humain, n’est toujours pas établi, est signalé au moment où deux groupes armés signataires du même accord de paix, s’affrontent dans le nord-est du pays.

Vianney Ingasso.

 

 

Centrafrique : La première tentative de négociation entre les belligérants de la crise de Birao échoue

BANGUI, 27 septembre 2019 (RJDH)---Les négociations entre les acteurs de la crise de Birao, initiées par le gouvernement centrafricain, n’ont pas abouti apprend le RJDH de sources humanitaires bien informées.

L’initiative de dialogue entre les acteurs de la crise de Birao, était porté au nom du gouvernement par Arnaud Djoubaye Abazene, ministre des Transports et Gilbert Toumou Deya, ministre conseiller à la présidence. Le pouvoir de Bangui a fait appuyer sa délégation par le sultan et l’Imam de Ndélé.

De sources bien informées, c’est avec agressivité que la délégation a été reçue, « ils n’ont pas pu délivrer leur message », a confié au RJDH, une autorité locale de Birao, aujourd’hui réfugiée sur un des sites de la ville. Selon cette source, l’échec de la mission gouvernement est dûe à la configuration de l’équipe, « les ministres envoyés font partie du conflit parce qu’ils sont non seulement de la région mais aussi ils appartiennent à l’un ou l’autre groupe, donc impossible que ces personnalités puisse réussir une telle mission », fait savoir cette source qui a requis l’anonymat.

Un rapport humanitaire que le RJDHa consulté survole l’échec de ces négociations et parle d’une situation toujours calme mais précaire à Birao où depuis une semaine le MLCJ et le FPRC, deux groupes rebelles de la région, signataires de l’accord de paix du 06 février s’affrontent contraignant au moins 20 milles personnes à trouver refuge sur deux principaux sites de fortune créés dans la ville.

Des informations non encore officielles font état d’une autre mission gouvernementale ce week end à Birao pour évaluer la situation humanitaire après l’échec de celle censée créer les conditions de dialogue entre les protagonistes. Une trentaine de force de défense se trouve à Birao depuis deux jours, une deuxième équipe est attendue pour renforcer la présence des forces loyalistes dans cette ville de l’extrême nord d’où était partie la rébellion Séléka qui a renversé le pouvoir de l’ancien président Bozize en mars 2013.

RJDH.

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 01:11
LA SANTE DES CENTRAFRICAINS AU COEUR DES PREOCCUPATIONS DU PRESIDENT FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

 

 LA SANTE DES CENTRAFRICAINS AU COEUR DES PREOCCUPATIONS DU PRESIDENT FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA


Après avoir réussi le test de la couverture santé universelle à Pissa dans la préfecture de la Lobaye, le Président TOUADERA a procédé la semaine dernière au lancement des dix domaines d'impulsions présidentielle qui place la santé au coeur de sa politique de développement. Pour pérenniser cette vision salutaire en RCA où l'espérance de vie est en dessous de 50 ans, le Président TOUADERA a fait un véritable plaidoyer cet après midi à l'occasion de la réunion de haut niveau sur le thème:

 

« INVESTIR DANS UNE APPROCHE INTEGREE DE LA SECURITE SANITAIRE ET DE LA COUVERTURE SANITAIRE UNIVERSELLE"


New York, 24 septembre 2019



Excellence, Monsieur le Président de la République du Botswana, cher frère
 


Monsieur le Directeur Général de l’OMS,

Mme la Directrice Régionale de l’OMS pour l’Afrique,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales,

Chers Partenaires

Mesdames et Messieurs


C’est avec un sentiment d’insigne honneur et d’agréable devoir que je prends part à cette importante session de partage d’expériences et de perspectives sur la Couverture sanitaire universelle et la Sécurité sanitaire.
Madame la Directrice régionale, chère sœur, permettez-moi de vous féliciter pour votre brillante réélection à la tête du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique. Votre excellente performance est une source de fierté en tant que digne femme de la région africaine.
Monsieur le Directeur Général, mon frère, nous sommes honorés par votre leadership et l’efficacité avec laquelle vous conduisez la transformation du système de santé mondiale vers la réalisation des Objectifs de Développement Durable 3 « Santé et Bien-être »

Excellence,
Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,

La session qui nous réunit aujourd’hui, revêt une importance cruciale pour moi car, comme vous le savez très bien, mon pays est touché par une crise politico-militaire qui dure depuis des années et qui a eu un impact dévastateur sur le système de santé. Il en résulte des taux de mortalité maternelle et infantiles qui sont les troisièmes les plus élevés au monde ; un enfant sur cinq (19,6%) souffre de malnutrition. En 2018 et 2019 on a enregistré respectivement 15 et 17 épisodes de flambées épidémiques diverses, allant de la variole de singe (monkey pox), à la rougeole, à l’hépatite E et à l’émergence d’un nouveau type de poliovirus dérivé du vaccin.

La capacité opérationnelle générale des services de santé de base qui a été considérablement affaiblie est évaluée à 47 % pour les structures sanitaires. Seulement 37% des structures sanitaires peuvent réaliser les tests essentiels de laboratoire. 24% d’entre elles disposent de médicaments essentiels, 36% de structures sanitaires disposent d’une source d’eau améliorée, 33% ont une source d’énergie, 20% ont des équipements de communication. Globalement, seulement 2% de structures de santé disposent de toutes les infrastructures de bases indispensables à savoir, eau, électricité, communication.
Comment voulez-vous qu’une infirmière puisse respecter les mesures de prévention des infections si elle ne dispose même pas d’eau ? Comment un agent de santé pourrait-il notifier un cas de fièvre hémorragique sans moyen de communication ?


En outre, mon pays souffre d’une carence cruelle de personnel qualifié, dû à une conjonction de facteurs dont l’exode crée par crise. En RCA, nous avons seulement 7 professionnels de la santé pour 10 000 habitants ce qui est bien en deçà de la densité de 23 professionnels de la santé pour 10 000 habitants comme recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé.
Le conflit a par ailleurs engendré une détérioration du cadre socio-économique général, du réseau routier et de communication qui viennent assombrir ce tableau, en aggravant les difficultés d’accès aux services de santé de base.

Mesdames et Messieurs,

 

Distingués invités


En dépit de ce contexte difficile, nous sommes résolument engagés vers la couverture sanitaire universelle et la sécurité sanitaire, en capitalisant les acquis et les opportunités.
A titre d’illustration, nos taux de couverture pour la plupart des vaccins stagnaient aux alentours de 50% depuis plusieurs années, mais depuis 2017 avec un effort concerté de tous les partenaires sous mon leadership et celui du Gouvernement, ces taux ont pu être relevés à plus de 70% pour la plupart des vaccins. Nous avons été à même de répondre à des flambées épidémiques et de mettre en place un système de veille sanitaire qui a permis de détecté 23 cas de fièvre hémorragiques suspects de maladie à virus Ebola, qui se sont révélés heureusement, tous négatifs.
Ces cas d’alerte ont été à la fois une épreuve et une source d’enseignements sans précédent en rapport avec la thématique qui nous réunit ce jour à savoir « Investir dans une approche intégrée de la sécurité sanitaire et de la Couverture Sanitaire Universelle ».

A cet égard, permettez-moi de partager avec vous notre expérience de la gestion de la première alerte de la maladie à virus Ebola survenue après la déclaration de l’épidémie au Nord- Kivu, provenant de Mboki, une localité de l’extrême Sud- est de la RCA au bord de la rivière Mbomou qui sert de frontière entre la RCA dans sa partie Sud-Est et le Nord-Est de la RDC.


Du fait de l’absence d’infrastructures routières dans cette partie du pays, les populations de cette localité sont plus en relation avec l’Ouganda, le Nord-Est de la RDC et le Sud-Soudan. De plus, il se situe sur le couloir de transhumance et de commerce qui relie, le bassin du Congo avec le sahel et l’Est de l’Afrique, ce qui en fait un carrefour sous régional. Un cas d’Ebola à ce point aurait immédiatement mis en péril, la RDC, l’Ouganda, le Sud Soudan, le Soudan et les pays du Sahel.


Du fait du caractère excentrique et de son éloignement de Bangui dont elle est coupée, la réponse à l’alerte a dû prendre 72 heures. La logistique de la riposte a nécessité la mobilisation d’un avion, d’un hélicoptère et des chars mis à disposition par la MINUSCA. Sur le terrain, nous n’avons pour ressource humaine qu’un agent de santé communautaire formé par la Croix Rouge centrafricaine.


Cette expérience souligne l’interdépendance entre la Couverture Sanitaire Universelle et la Sécurité Sanitaire dans un contexte de pays en conflit marqué par l’effondrement du système de santé et difficultés de communication. Elle met en exergue la complexité de la riposte contre toute menace à la sécurité sanitaire dans un contexte de conflit et à ressources limitées. Elle montre l’importance cruciale du partenariat international dans la réalisation de la sécurité sanitaire, la nécessité d’investir dans un système de santé performant avec un ancrage communautaire solide, partout dans ce monde interconnecté.
La crise a provoqué environ 600 000 personnes déplacées internes et plus d’un million de réfugiés dans les six pays voisins. Suite à l’Accord du de paix signé le 06 février 2019, le retour d’une grande partie de ces réfugiés et déplacés interne n’est pas défi en terme de sécurité sanitaire.
En effet, les deux premiers cas du poliovirus dérivé du vaccin ont été détectés parmi ces populations spéciales dont un enfant nomade résident dans un camp de déplacés à Bambari au Centre-Est et un enfant de pêcheurs provenant de l’autre côté du fleuve Oubangui en RDC. Cela illustre bien les impacts que ces évènements peuvent engendrer sur le plan de la sécurité sanitaire dans la sous-région et la nécessité d’une collaboration transfrontalière en matière de santé.

Mesdames et Messieurs,

 

Distingués invités


Il est donc dans notre intérêt commun d’investir durablement dans un système de santé solide et résilient qui dessert la population là où elle vit car la couverture santé universelle et la sécurité sanitaire sont inséparables.
J’ai axé ma politique pour la santé sur deux priorités majeures, l’investissement dans le capital humain et la réduction de la mortalité maternelle et infanto-juvénile avec comme principe directeur de ne aucune communauté de côté.
Compte tenu de la complexité de la situation et de l’immensité du défi, j’ai adopté une approche programmatique et graduelle pour monter en puissance vers la réalisation de la couverture sanitaire universelle.
Pour cela, j’ai mis en place les dix domaines d’impulsions présidentielles pour la couverture santé universelle qui constituent des points d’ancrage pour accélérer notre progrès vers la couverture sanitaire universelle et la sécurité sanitaire.
Nous allons aussi construire cette approche sur la capacité de la communauté de promouvoir la santé et de se prendre en charge. L’exemple de l’agent communautaire de Mboki que j’ai partagé ci-haut illustre l’importance de bâtir un système de santé pour et avec les communautés qu’il dessert.
Le fait que la population de la Centrafrique est le premier bailleur de sa santé démontre qu’elle recèle une énorme potentialité. Mais globalement la santé reste sous-financée, avec 17 dollars US par tête d’habitant par an. Nous sommes loin des normes internationales ( ??).
J’ai donc fait de l’investissement dans la santé l’une de mes priorités et leviers en vue du développement du capital humain.
A cet effet, mon Gouvernement vient de finaliser un dossier d’investissement axé sur la réduction de la mortalité et infantile, grâce au mécanisme du financement mondial, une mère et un enfant.
Il m’est opportun, à ce stade-ci de mes propos de rendre un hommage mérité et d’exprimer ma profonde gratitude à l’endroit de la communauté internationale, des pays amis et des organisations non gouvernementales humanitaires pour leur engagements et leur appuis multiformes qui ont permis à mon pays d’assurer à la population meurtrie des services essentiels de santé.
Il ressort de mon expérience que la communauté internationale peut faire plus et mieux.

Mesdames et Messieurs,


Distingués invités,


A cet effet, permettez-moi de formuler quelques suggestions:
Ø L’investissement dans la santé peut être plus intelligent. En situation de conflit et post conflit, l’aide extérieur pour la santé est focalisé sur les urgences humanitaires. L’emphase étant mise sur les interventions immédiates et non sur la prévention telle que la vaccination, le renforcement du système de santé pour le rendre solide et résilient.
Ø La redevabilité peut être améliorée pour une mise en œuvre effective de la déclaration de Paris. Pourquoi ne pas mettre en place un seul mécanisme de coordination qui intègre le financement humanitaire et le financement du développement sous le leadership du Gouvernement. Cela éviterait des dédoublements d’efforts couteux et des gaspillages. Il est temps de passer de la rhétorique à l’action dans l’application du concept de nexus-humanitaire –développement.
Ø Les grands mécanismes tels que GAVI, Fonds Mondial, Une mère un enfant, peuvent être mieux optimisés par un meilleur alignement sur les résultats en terme d’impact sur les personnes : de nombreux frais de transactions pourraient ainsi être épargnés au profit des populations.
Avant de finir, je voudrais lancer un appel à l’endroit de la communauté internationale sur les points suivants :
Ø Investir sur les communautés à la base, comme agent de prévention et de prise en charge des épidémies.
Ø Les leçons apprises du cas de polio à la frontière avec la RDC suggère la nécessité d’un engagement direct et franc des autorités avec les communautés dans le respect des sensibilités et potentialités de ces derniers qui sont souvent négligées.
Ø Une épidémie locale, quel que soit son caractère périphérique, ne doit pas être considéré comme isolé, car il reste une menace mondiale et doit être traité comme tel, le cas de l’épidémie Ebola suggère un changement de paradigme qui nécessite d’investir concomitamment dans la prévention de l’épidémie et la prise en charge des cas, vue la fragilité des systèmes de santé.
En conclusion, Monsieur le Président, Madame la Directrice régionale, Mesdames et Messieurs, je suis convaincu que même dans des contextes fragilisés comme la RCA nous pouvons améliorer la sécurité sanitaire et avancer vers la couverture santé universelle en renforçant nos systèmes de santé.
Oui, nous pouvons atteindre ces objectifs si nous travaillons tous ensemble et si nous respectons le principe que la sécurité sanitaire et la couverture santé universelle vont de pair et qu’aucune communauté ne doit être laissée de côté.

JE VOUS REMERCIE

 

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 00:55
Les Forces armées centrafricaines font leur retour à Bria
Les Forces armées centrafricaines font leur retour à Bria

 

 

Par RFI Publié le 25-09-2019 Modifié le 25-09-2019 à 01:42

 

Le travail de redéploiement de l’autorité de l’État se poursuit. Après une tentative avortée dans le weekend de déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) dans Bria, les FACA sont finalement rentrés dans la ville ce mardi 24 septembre.

Une centaine de FACA est arrivée mardi à Bria dans le calme. Un déploiement appuyé par la Minusca. Un humanitaire sur le terrain affirme que l’ambiance dans la ville était à la crainte, que les boutiques étaient fermées, et que la circulation était quasiment inexistante dans les rues.

Des tirs avaient eu lieu dans le weekend et la nuit précédente pour empêcher ce déploiement. Des tirs qui s’expliquent, selon certains groupes armés, par une incompréhension des hommes sur le terrain qui n’avaient pas été avertis.

Une réunion devait avoir lieu rapidement entre des responsables de groupes armés, les FACA et la Minusca. Le FPRC, par la voix de son porte-parole Abubakar Sidik, assure que le mouvement va se conformer à l’accord de paix mais qu’il déplore le retard pris dans la mise en place des unités spéciales mixtes de sécurité.

La ville de Bria est une ville stratégique, bastion contrôlé par les groupes armés depuis le retrait de l’opération française Sangaris. Les Russes y avaient envoyé rapidement des hommes après leur arrivée dans le pays l’année dernière. Cette zone est très convoitée notamment pour ses richesses diamantifères.

Le déploiement des FACA à Bria intervient peu de temps après les combats qui ont eu lieu dans la ville de Birao. Ces combats faisaient craindre une poussée de tension également dans la ville de Bria. Les FACA se redéploient peu à peu. Ils sont déjà présents à Bouar, Paoua, Alindao, Bambari, Obo.

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 00:33
Discours du Président TOUADERA à la tribune de l'ONU
Discours du Président TOUADERA à la tribune de l'ONU

 

 

LE PRESIDENT TOUADERA DEMANDE LA LEVEE TOTALE DE L'EMBARGO SUR LES ARMES ET SUR LES FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES

 

(New-York le 25 septembre 2019) le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA a fait sa déclaration à 13 Heures (19 Heures de Bangui) devant la tribune des Nations Unies à New-York. Sans surprise le Numéro Un centrafricain a exprimé le vœu pieux de tous les centrafricains sur la levée totale de l'embargo qui pèse sur les armes et les Forces Armées Centrafricaine. Pour le Président TOUADERA, la levée partielle de l'embargo sur les armes est certes une avancée, mais il n'en demeure pas moins qu'elle reste injustifiée au regard rapport soumis par le gouvernement aux Nations Unies. "En effet, le rapport à mi-parcours du 15 juin 2019 soumis par mon Gouvernement démontre que les conditionnalités fixées par le Comité des sanctions ont été remplies, en plus des progrès significatifs dans le processus de réforme des secteurs de défense et de sécurité" a déclaré le Président TOUADERA.


Voici le texte du discours prononcé à cette occasion:

 

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

A L’OCCASION DE LA 74ème SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES

 

NEW YORK, 25 SEPTEMBRE 2019

 


- Monsieur le Président de la 74ème Session Ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies ;
- Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs D’État et de Gouvernement ;
- Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies ;
- Distingués délégués ;
- Mesdames et Messieurs,

En retrouvant la grande famille de la communauté internationale pour la 74ème Session Ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies, je commence par vous adresser, Monsieur le Président, Professeur TIJJANI MUHAMMAD-BANDE, mes vives et chaleureuses félicitations pour votre brillante élection à la présidence de nos travaux.

Votre élection est le symbole d’un honneur et d’un hommage mérités, rendus à l’ensemble du continent africain et singulièrement à la République Fédérale du Nigeria, votre pays.

Je reste convaincu que votre parfaite connaissance de la scène internationale, ainsi que vos grandes qualités personnelles, constituent un atout et un gage du succès de nos travaux.

Je tiens par la même occasion, à saluer la qualité du travail abattu et les résultats obtenus par Madame Maria Fernanda Espinosa Garcès au cours de la 73ème Session écoulée. Qu’elle reçoive ici tous nos témoignages de reconnaissance et de satisfaction.

Qu’il me soit aussi permis de réitérer toute ma gratitude et notre confiance à l’endroit de Monsieur Antonio GUTTERES, Secrétaire Général des Nations Unies, pour son engagement soutenu en faveur de la paix et du développement dans le monde, et surtout pour les appuis constants et multiformes en faveur de la République Centrafricaine.

Monsieur le Président,

Cette 74ème Session se tient dans un contexte particulier au moment où le monde fait face à des menaces pour la paix et la sécurité internationale, le terrorisme, la pauvreté, les changements climatiques ou encore le phénomène de migration.

Je viens donc partager avec vous, les préoccupations et la contribution de mon pays, autour du thème « Dynamiser les efforts multilatéraux pour l’éradication de la pauvreté, l’éducation de qualité, l’action contre le changement climatique et l’inclusion ».

La pertinence de ce thème n’a d’égal que les défis auxquels le monde est actuellement confronté.

Le mouvement de globalisation a nourri chez les peuples du monde, ce rêve commun de voir la terre devenir un vrai village planétaire. Mais hélas, nous n’avons jamais vu autant de murs et de barrières se dresser.

C’est à l’ère de la mondialisation que nous sommes soumis aux périls des nationalismes et du repli identitaire. Le rejet de l’autre et les extrémismes s’expriment de plus en plus violemment.

Il va donc sans dire que de pareilles occasions nous offrent un temps d’introspection individuelle et de partage pour que collectivement, nous relevions le défi de bâtir les ponts de la fraternité et de la paix qui ignorent les frontières.

C’est dans un sursaut collectif de mutualisation de nos efforts que nous viendrons à bout des divers foyers de tensions et de crises qui persistent dans le monde. Aucun pays, aucune Nation, n’est à l’abri des menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’humanité.

Le challenge qui nous est posé en tant que leaders, c’est d’avoir le courage d’oser. Oser nous remettre en question pour sortir des solutions novatrices, efficaces et efficientes afin de consolider la paix, la stabilité et créer des bases solides d’un développement durable.

Plusieurs de nos pays dont le mien, connaissent une situation sécuritaire qui demeure une source de préoccupation, et mérite toute l’attention de la Communauté Internationale.

Nous devons donc garder à l’esprit que tant qu’un seul de nos Etats membres n’aura pas la paix, c’est l’ensemble de la communauté des Nations qui sera concerné.

La situation au Moyen-Orient interpelle au plus haut point en termes de sécurité internationale. Nous maintenons notre appel à la résolution pacifique, juste et équitable du conflit israélo-palestinien, fondée sur la solution des deux Etats, vivant en parfaite symbiose et en harmonie à l’intérieur des frontières sures et reconnues.

En même temps, nous exhortons l’ensemble de la Communauté Internationale à s’investir dans la recherche d’une paix véritable, dans le respect du droit international en faveur de la Syrie, de l’Irak et du Yémen.

En Afrique, l’état des lieux laisse constater que la prolifération des armes légères et de petit calibre, constitue une menace réelle pour la paix et la sécurité.

Plus que jamais, nos Etats sont appelés à conjuguer leurs efforts et à mutualiser leurs moyens, essentiellement dans les domaines du renseignement, de la prévention et de l’alerte précoce.

L’exemple du Sommet conjoint CEDEAO – CEEAC à Lomé en juillet 2018 doit inspirer des actions davantage concertées et coordonnées au moment où la circulation des armes légères et de petit calibre défie les frontières nationales.

Il en résulte des situations d’insécurité qui nous rappellent que la mise en œuvre effective du Traité sur le commerce des armes réduirait sensiblement cette menace qui pèse sur notre continent.

A cet égard, la République Centrafricaine appuie fermement les actions entreprises par notre Organisation sous la conduite du Conseil de Sécurité en vue de parvenir à un désarmement général et complet de notre planète tant pour les armes de destruction massive que pour les armes classiques.

Monsieur le Président,

Si le développement exige un minimum de paix, il est tout aussi vrai que la paix ne saurait prospérer dans les ilots de misère et de précarité qui offrent un visage affligeant au monde.

Au-delà des paroles qui confirment nos bonnes intentions, impulsons ensemble une dynamique vertueuse d’éradication de la pauvreté par des actions concrètes et fortes.

Ces actions doivent nous aider à imaginer des formules idoines de protection sociale pour tous. Ces actions doivent contribuer à générer des richesses dont la répartition équitable dans le sens du minimum vital commun, compte parmi les facteurs évitant des conflits.

C’est à ce titre que, s’inscrivant en droite ligne des aspirations profondes de mon peuple, j’ai engagé mon Gouvernement à élaborer le Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique, qui prend en compte les grandes orientations du Programme de Développement Durable à l’horizon 2030 ainsi que celle de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

Les challenges liés à la transformation du monde et de nos pays requièrent que nos populations aient les outils nécessaires leur permettant de rester des acteurs bien actifs dans un monde en permanente mutation.

Pour ce faire, dans le sillage de la reconstruction nationale, mon pays veut miser sur une éducation qui allie la qualité à la rationalisation des ressources.

Investir sur l’apprenant mais aussi sur l’enseignant, c’est notre pari. Et dans mon pays en sortie de crise, tous nos efforts sont à orienter vers les opportunités qu’offrent les nouvelles technologies.

En outre, nous souhaitons que soit ouverte une discussion à l’échelle internationale sur l’Education afin de sortir d’un certain nombre de pièges tels que les programmes d’éducation pour tous qui finissent par être de simples séances d’alphabétisation, lorsque les moyens ne suivent pas pour supporter une éducation de qualité.

Une éducation de qualité est cet instrument qui doit servir de socle à un développement plus durable et plus harmonieux tout en constituant un solide rempart contre les extrémismes de toute nature.

Monsieur le Président,

Si nous louons les progrès accomplis ces dernières années en termes de développement de nos pays, même s’il reste inégal, nous devons nous interroger profondément sur l’action de l’homme sur son environnement.

L’exploitation abusive des ressources naturelles est une des causes des changements climatiques qui perturbent et hypothèquent sérieusement l’avenir de l’humanité.

Même si la Républicaine Centrafricaine est loin d’avoir le statut de grand pollueur, elle est solidaire de l’action internationale menée pour préserver la planète. C’est notre responsabilité historique !

Avec instance, j’en appelle à la mise en œuvre effective de l’Accord de Paris et à sa ratification par tous les Etats-parties. Ainsi, nous fondons l’espoir de voir sensiblement réduit le taux de carbone par les pays développés et la tenue des engagements financiers s’agissant des crédits carbones, afin de renforcer la résilience des pays en développement contre les catastrophes climatiques.

Sans inventer de nouvelles actions, notre responsabilité collective est de mettre en œuvre tous nos engagements, notamment les résolutions issues de la COP24 ainsi que les recommandations émises à la Conférence d’Addis-Abeba pour le financement du développement durable qui nous avait permis de réitérer notre appui à la réalisation du Programme de Développement Durable.

Monsieur le Président,

De tout ce qui précède, il apparaît clairement que la conjugaison des efforts des Etats membres de notre Organisation, dans le cadre d’une action multilatérale, est la clé de voûte du succès de notre idéal commun d’un monde plus juste, plus équilibré, plus sûr pour tous et pour chacun.

J’en veux pour preuve la mobilisation de la solidarité internationale qui a permis à mon pays d’ouvrir une nouvelle page de son histoire, grâce à la signature, sous l’égide de l’Union Africaine, de l’Accord Politique pour la paix et la réconciliation entre mon Gouvernement et les 14 groupes armés, le 6 février 2019.

Aujourd’hui, nous sommes mobilisés pour la mise en œuvre de cet Accord avec l’appui des garants (Union Africaine et CEAAC) et des Facilitateurs, au premier rang desquels figurent les Nations Unies à travers la MINUSCA.

En bénéficiant de l’appui de tous nos partenaires de la sous-région et du monde entier, nous enregistrons des progrès, certes modestes mais sûrs, au sujet de l’extension de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, des réformes dans les secteurs de la sécurité et de la défense, lesquelles faciliteront le redéploiement progressif des Forces de défense et de sécurité ainsi que la poursuite du programme national du DDRR déjà amorcé.

Aussi, nous nous félicitons du lancement des programmes de développement récemment effectués pour démontrer que les premiers dividendes de la paix sont une réalité.

Monsieur le Président,

Sans nier notre satisfaction face à l’élan singulier donné à la dynamique de paix par la signature de cet Accord, beaucoup restent à faire.

La situation de mon pays demeure fragile malgré quelques avancées réelles. Les groupes armés continuent à s’approvisionner en matériels de guerre et en munitions par des voies illicites se rendant coupables des violations massives et répétées du droit international humanitaire et des droits de l’homme.

Mais, comme vous le savez, les forces légales et légitimes de la RCA sont les seules à être frappées d’embargo, privant ainsi l’Etat des moyens de remplir sa mission de protection des citoyens et du territoire.

Allant dans le sens du Gouvernement centrafricain, les Etats membres du Comité Consultatif Permanent des Nations-Unies, chargés des Questions de Sécurité en Afrique Centrale, ont soutenu l’appel à la levée de cet embargo lors de la 48ème réunion ministérielle de mai 2019 à Kinshasa.

Aujourd’hui, je salue le vote unanime du Conseil de Sécurité de la Résolution 2488 (2019) qui a permis d’alléger l’embargo sur les armes en faveur de nos forces de défense et de sécurité.

Toutefois, je réitère solennellement la demande du Gouvernement et aspiration légitime du Peuple centrafricain en faveur d’une levée totale de cet embargo pour permettre à l’Etat d’étendre son autorité sur l’ensemble du territoire national, en vue de la protection des populations civiles.

En effet, le rapport à mi-parcours du 15 juin 2019 soumis par mon Gouvernement démontre que les conditionnalités fixées par le Comité des sanctions ont été remplies, en plus des progrès significatifs dans le processus de réforme des secteurs de défense et de sécurité.

Monsieur le Président,

Pour venir à bout de la crise qui a secoué mon pays, et dans la droite ligne du thème de notre session, j’en appelle à une action multilatérale dynamique, concertée, cohérente et coordonnée.

Je fonde l’espoir que la Communauté Internationale restera mobilisée aux côtés du peuple et du Gouvernement centrafricains, et continuera à les appuyer pour le relèvement de mon pays.

Plein succès à nos travaux !

Vive la coopération et la solidarité internationales !

Je vous remercie

 

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 00:30
LE PRESIDENT TOUADERA A RECU EN AUDIENCE Mme FATOU BENSOUDA
LE PRESIDENT TOUADERA A RECU EN AUDIENCE Mme FATOU BENSOUDA

 

 

LE PRESIDENT TOUADERA A RECU EN AUDIENCE Mme FATOU BEN SOUDA, PROCUREURE GENERALE DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE


Le Président TOUADERA a reçu hier en marge de la 74 ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies Mme Fatou BENSOUDA, procureure générale de la Cour Pénale Internationale.


Le renforcement de la collaboration entre la Cour pénale Internationale, la Cour pénale Spéciale de Centrafrique et les instances judiciaires du pays étaient au centre de cette rencontre.


Le Président de la République, Professeur Faustin Archange TOUADERA a profité de l'occasion pour réitérer son opposition à l'amnistie pour les groupes armés et sa ferme volonté de se conformer aux vœux des victimes centrafricaines qui réclament la justice pour les crimes qu'elles ont subis.


Tout en félicitant le Président centrafricain pour le bon climat de collaboration qui règne entre toutes les instances judiciaires en Centrafrique, Mme Fatou BENSOUDA a affirmé que la CPI fera tout pour que justice soit rendue aux Centrafricains.

 

Source : Palais Renaissance

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 00:19
Le combat du prêtre Aurelio Gazzera contre les mines d’or chinoises en Centrafrique
Le combat du prêtre Aurelio Gazzera contre les mines d’or chinoises en Centrafrique
Le combat du prêtre Aurelio Gazzera contre les mines d’or chinoises en Centrafrique

 

Lu pour vous

 

Par Cyril Bensimon  Publié aujourd’hui à 19h30, mis à jour à 19h33

 

A Bozoum, dans le nord-ouest du pays, le père Aurelio Gazzera dénonce une exploitation « sauvage » nocive pour l’environnement et la santé.

 

Installé depuis plus d’un quart de siècle en Centrafrique, dont une quinzaine d’années à Bozoum (nord-ouest), le père Aurelio Gazzera est bien souvent la première voix – et la seule – à s’élever pour dénoncer le sort réservé à ses ouailles. Apparition d’une nouvelle rébellion, exaction d’une bande armée, déplacement forcé de population… Le longiligne missionnaire italien a été le témoin de tous les maux centrafricains.

Depuis mars, il s’est engagé dans un nouveau combat. Inspiré par la parole du pape François, pour qui « l’activité minière devrait être au service de la personne humaine et non le contraire », le religieux dénonce l’implantation de mines d’or « sauvages », ouvertes par des sociétés chinoises autour de Bozoum. « Il n’est pas question d’empêcher le développement industriel de la région, mais il faut que cela profite à la population et que l’environnement ne soit pas totalement dégradé », insiste-t-il.

Depuis décembre 2018, une dizaine de sites ont émergé sur les rives de l’Ouham. La rivière a été déviée en plusieurs endroits pour faciliter l’exploitation. La pollution de l’eau serait constatée sur des centaines de kilomètres. Une partie de la forêt a été dévastée. Des chantiers ont été abandonnés sans remise en état, « laissant des trous pleins d’eau dans lesquels plusieurs personnes ont trouvé la mort ». Des dizaines d’excavateurs et de camions-citernes ont été mobilisées.

Fausses couches et mortalité infantile

Selon le père Gazzera, des soldats centrafricains sont « payés entre 10 000 et 15 000 francs CFA par jour » (entre 15 et 23 euros) pour protéger les sites jusqu’à la nuit tombée. L’obscurité sert alors de refuge aux creuseurs clandestins prêts à se délester de quelques billets auprès des forces de l’ordre contre un droit d’entrée sur les chantiers. « C’est un peu drôle qu’un Etat qui se plaint de ne pas avoir des forces armées pour protéger la population civile trouve les hommes pour le faire pour une entreprise privée », note le curé, qui soupçonne l’entreprise chinoise de ne payer « rien ou presque à l’Etat » et d’évacuer discrètement l’or extrait via le Cameroun voisin.

Plus grave : une augmentation des cas de fausses couches et de mortalité infantile, ainsi qu’une multiplication des décès dans les villages de pêcheurs, seraient également notées. Alerté, le ministre des mines et de la géologie avait, le 25 mars, suspendu « jusqu’à nouvel ordre » les activités des sociétés chinoises Tian Xiang, Tian Roun, Meng et SMC Mao (toutes gérées par une même entité), notamment pour « manquement aux obligations relatives à la protection de l’environnement ». La sanction n’a pas duré un mois.

Puis, le 27 avril, Aurelio Gazzera est embarqué par les forces de l’ordre alors qu’il filme et photographie un chantier sur les bords de l’Ouham. Du fait de la mobilisation d’une partie des habitants et de la colère grandissante contre l’entreprise chinoise et les autorités locales, la détention à la brigade minière locale – un don des Chinois – ne s’est pas prolongée.

Deux jours plus tard, l’agitation de Bozoum a en revanche résonné à Bangui. Devant l’Assemblée nationale, le premier ministre, Firmin Ngrébada, accuse ouvertement le curé. « Ce prêtre, il est en concurrence avec les Chinois qui opèrent dans la zone. Nous avons autorisé les Chinois à exploiter l’or à Bozoum pour booster l’économie. Mais lui, il monte la population contre ces opérateurs économiques chinois, assure-t-il aux députés. Il dit à la population que l’exploitation a de l’impact sur l’environnement. Nous avons envoyé des experts dans la région, qui ont infirmé ces allégations. Le prêtre prêche la contre-vérité dans l’église. Est-ce cela l’évangile ? »

Mission d’enquête parlementaire

Le religieux catholique et le premier ministre se sont finalement rencontrés à Bangui, le 8 mai. Le père s’est offusqué qu’on puisse le soupçonner d’avoir acheté la moindre once d’or. Le responsable politique a souri, puis accusé Aurelio Gazzera d’avoir troublé l’ordre public et prévenu du risque de « manipulation et d’appropriation politique ».

Quatre ministres ont cependant été dépêchés sur place, le 2 juin, pour s’enquérir de la situation. Arrivés à 13 heures à la mairie de Bozoum, ils en sont repartis une heure plus tard. Le temps d’entendre quelques brèves doléances sur la détérioration de l’environnement et l’absence de bénéfice pour les riverains.

Depuis décembre 2018, une dizaine de sites aurifères ont émergé sur les rives de l’Ouham, ici en juin 2018 (à gauche) et en juin 2019. DR

Cette équipe a été suivie d’une autre, moins arrangeante semble-t-il. Entre le 6 et le 10 juin, une mission d’enquête parlementaire s’est rendue dans la région. Celle-ci a recommandé « d’arrêter sans délai les travaux », après avoir constaté que « l’exploitation de l’or par les entreprises chinoises à Bozoum n’est pas rentable pour l’Etat et préjudiciable pour la population et pour l’environnement. […] Et le fait de ne rien faire est apparenté à un bradage de nos ressources, avec la complicité de certains responsables du ministère des mines ».

Le rapport des députés mentionne également que « de sources concordantes, il est fait état de l’existence d’une unité de transformation de l’or en lingots à l’insu des autorités ». Selon ce document, le cahier d’exploitation présente une production de 400 grammes à 1 kg par site et par mois. Une situation qui « semble inacceptable au regard des dépenses ». Le directeur régional des mines, des ingénieurs géologues stagiaires en service sur les sites et le chef de la brigade des mines de Bozoum sont pointés comme « complices des pratiques frauduleuses des sociétés chinoises ».

Des taux de mercure anormalement élevés

Contactée par Le Monde Afrique, Zhao Baome, qui dirige les quatre sociétés chinoises, jure de son innocence et égraine, photos à l’appui, la liste de ses bienfaits pour les habitants de la région : un hôpital, une école, une tribune pour le défilé de la fête de l’indépendance, un pont de 48 mètres, des puits, six bœufs, des vêtements, des cahiers, des sacs à dos… La tribune officielle est bien sortie de terre, mais l’école et le dispensaire sont encore au stade de promesses. « Tout le monde est content grâce à nous ! 500 personnes ont signé une pétition pour nous. J’ai donné beaucoup d’argent pour la Centrafrique. C’est seulement le prêtre qui est contre nous », dit-elle, accusant le curé de Bozoum d’être à la tête d’un réseau de vente clandestine d’or.

 

Zhao Baome dément par ailleurs toute utilisation de mercure sur ses chantiers. Des prélèvements d’eau, traités par le laboratoire d’hydrosciences Lavoisier à Bangui, indiquent pourtant que sur quatre sites, « le mercure se trouve à des concentrations variant entre 4,2 et 26 µg/litre »quand la norme se situe à 1 µg/litre. Le rapport des scientifiques précise par ailleurs qu’« il convient de noter que la présence de mercure n’était pas détectée en amont du site d’exploitation minière. Donc cette pollution en métaux lourds très toxiques proviendrait des sites d’exploitation ».

Alors que les mines sont actuellement à l’arrêt du fait de la saison des pluies, l’enquête des députés doit être présentée en session plénière à l’Assemblée nationale après la reprise parlementaire, le 1er octobre. Contacté par Le Monde Afrique, le ministre centrafricain des mines n’a pas donné suite à nos appels.

Cyril Bensimon

 

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Bozoum est une ville du nord de l'Afrique centrale de 630 000 km², peuplée de 4,5 millions d'habitants. À Bozoum, il existe une communauté de pères carmes qui occupent une quarantaine de villages dans un rayon de 70 km. Les pères ont ouvert des écoles (de la maternelle au lycée) dans la ville et dans 22 autres villages. Grâce à cela, en octobre, plus de 3 600 garçons auront accès à l'éducation. La mission a ouvert un centre pour 200 orphelins, un dispensaire, suivi de Bozoum est une ville du nord de l'Afrique centrale de 630 000 km², peuplée de 4,5 millions d'habitants. À Bozoum, il existe une communauté de pères carmes qui occupent une quarantaine de villages dans un rayon de 70 km. Les pères ont ouvert des écoles (de la maternelle au lycée) dans la ville et dans 22 autres villages. Grâce à cela, en octobre, plus de 3 600 garçons auront accès à l'éducation. La mission a ouvert un centre pour 200 orphelins, un dispensaire, suivi de nombreuses autres activités de développement (puits, agriculture).

 

Mardi 24 septembre 2019

Joies, joies et douleurs

 

Joies, joies et douleurs

Septembre est un mois riche (et nous ne sommes qu'à la mi-septembre).

La semaine dernière, j'étais à Bouar, où nos jeunes Carmélites ont vécu des moments très intenses. Après une semaine de silence et de prière vendredi après-midi, six jeunes ont commencé le noviciat (qui marque l'entrée dans l'ordre du Carmel). Il y a 2 Centrafricains ( Michel et Jephté) et 4 Camarunezes (Laurent, Armel, Evrard et Péguy).

Le lendemain matin, à 6 h 30, lors de la prière des laudes, 9 jeunes étudiants ont réitéré leur engagement à vivre les voeux de chasteté, de pauvreté et d'obéissance.

Peu de temps après, à 9 heures du matin, nous avons commencé la messe au cours de laquelle trois jeunes (Maixent, Gérard et Michaël Marie) ont terminé l'année du noviciat et ont promis de vivre les trois vœux.

Ce sont de beaux moments pleins de grâce, mais le "Chemin" est très long, mais le fait de voir les jeunes se lancer dans ce "Chemin" nous remplit de joie et d’espoir. Ils sont l'avenir de l'Église et du Carmel en Afrique centrale.

En début d'après-midi, je reviens au voyage avec Marta Gallione, une jeune fille de Turin qui vivra pendant un mois en Afrique centrale. Dans l'après-midi, c'était déjà à Bozoum et dimanche matin, nous avons inauguré le début des activités pastorales.

Entre lundi et mardi, nous avons rouvert les écoles: entre la maternelle,  l’ école primaire , le collège et le lycée , plus de 1 500 enfants fréquentent chaque jour l’école de Mission. C'est une fête de voir vos sourires et la joie de retourner à l'école.

Malheureusement, mercredi, de mauvaises nouvelles me sont venues: la rivière Ouham avait débordé et inondé certaines des rizières. Dans l'après-midi, je suis allé voir et le spectacle est sombre: au moins 6 à 8 hectares (un tiers du terrain) sont recouverts d'eau et la production et la collecte sont compromises. Des mois de travail, de dur labeur, qui ressemblent à ceci, détruits par la force de la nature et la stupidité humaine.

C'est la première fois en 25 ans, dans cette partie, que quelque chose de similaire s'est passé. Ce n'est pas une saison des pluies particulièrement abondante. Très probablement, l'inondation est en grande partie causée par le travail d'extraction de l'or par des sociétés chinoises.

Il n’est pas agréable de voir que son activité cause la ruine de dizaines de familles. Malheureusement, malgré les plaintes, malgré les enquêtes, malgré la présence de mercure dans l'eau, par les entreprises et le gouvernement, rien n'a été fait pour tenter de limiter les dégâts.

Joies, joies et douleurs….

Mardi 24 septembre 2019

Joies, joies et douleurs

 

Joies, joies et douleurs

Septembre est un mois riche (et nous ne sommes qu'à la mi-septembre).

La semaine dernière, j'étais à Bouar, où nos jeunes Carmélites ont vécu des moments très intenses. Après une semaine de silence et de prière vendredi après-midi, six jeunes ont commencé le noviciat (qui marque l'entrée dans l'ordre du Carmel). Il y a 2 Centrafricains ( Michel et Jephté) et 4 Camarunezes (Laurent, Armel, Evrard et Péguy).

Le lendemain matin, à 6 h 30, lors de la prière des laudes, 9 jeunes étudiants ont réitéré leur engagement à vivre les voeux de chasteté, de pauvreté et d'obéissance.

Peu de temps après, à 9 heures du matin, nous avons commencé la messe au cours de laquelle trois jeunes (Maixent, Gérard et Michaël Marie) ont terminé l'année du noviciat et ont promis de vivre les trois vœux.

Ce sont de beaux moments pleins de grâce, mais le "Chemin" est très long, mais le fait de voir les jeunes se lancer dans ce "Chemin" nous remplit de joie et d’espoir. Ils sont l'avenir de l'Église et du Carmel en Afrique centrale.

En début d'après-midi, je reviens au voyage avec Marta Gallione, une jeune fille de Turin qui vivra pendant un mois en Afrique centrale. Dans l'après-midi, c'était déjà à Bozoum et dimanche matin, nous avons inauguré le début des activités pastorales.

Entre lundi et mardi, nous avons rouvert les écoles: entre la maternelle,  l’ école primaire , le collège et le lycée , plus de 1 500 enfants fréquentent chaque jour l’école de Mission. C'est une fête de voir vos sourires et la joie de retourner à l'école.

Malheureusement, mercredi, de mauvaises nouvelles me sont venues: la rivière Ouham avait débordé et inondé certaines des rizières. Dans l'après-midi, je suis allé voir et le spectacle est sombre: au moins 6 à 8 hectares (un tiers du terrain) sont recouverts d'eau et la production et la collecte sont compromises. Des mois de travail, de dur labeur, qui ressemblent à ceci, détruits par la force de la nature et la stupidité humaine.

C'est la première fois en 25 ans, dans cette partie, que quelque chose de similaire s'est passé. Ce n'est pas une saison des pluies particulièrement abondante. Très probablement, l'inondation est en grande partie causée par le travail d'extraction de l'or par des sociétés chinoises.

Il n’est pas agréable de voir que son activité cause la ruine de dizaines de familles. Malheureusement, malgré les plaintes, malgré les enquêtes, malgré la présence de mercure dans l'eau, par les entreprises et le gouvernement, rien n'a été fait pour tenter de limiter les dégâts.

Joies, joies et douleurs….Bozoum est une ville du nord de l'Afrique centrale de 630 000 km², peuplée de 4,5 millions d'habitants. À Bozoum, il existe une communauté de pères carmes qui occupent une quarantaine de villages dans un rayon de 70 km. Les pères ont ouvert des écoles (de la maternelle au lycée) dans la ville et dans 22 autres villages. Grâce à cela, en octobre, plus de 3 600 garçons auront accès à l'éducation. La mission a ouvert un centre pour 200 orphelins, un dispensaire, suivi de nombreuses autres activités de développement (puits, agriculture).

 

Mardi 24 septembre 2019

Joies, joies et douleurs

 

Joies, joies et douleurs

Septembre est un mois riche (et nous ne sommes qu'à la mi-septembre).

La semaine dernière, j'étais à Bouar, où nos jeunes Carmélites ont vécu des moments très intenses. Après une semaine de silence et de prière vendredi après-midi, six jeunes ont commencé le noviciat (qui marque l'entrée dans l'ordre du Carmel). Il y a 2 Centrafricains ( Michel et Jephté) et 4 Camarunezes (Laurent, Armel, Evrard et Péguy).

Le lendemain matin, à 6 h 30, lors de la prière des laudes, 9 jeunes étudiants ont réitéré leur engagement à vivre les voeux de chasteté, de pauvreté et d'obéissance.

Peu de temps après, à 9 heures du matin, nous avons commencé la messe au cours de laquelle trois jeunes (Maixent, Gérard et Michaël Marie) ont terminé l'année du noviciat et ont promis de vivre les trois vœux.

Ce sont de beaux moments pleins de grâce, mais le "Chemin" est très long, mais le fait de voir les jeunes se lancer dans ce "Chemin" nous remplit de joie et d’espoir. Ils sont l'avenir de l'Église et du Carmel en Afrique centrale.

En début d'après-midi, je reviens au voyage avec Marta Gallione, une jeune fille de Turin qui vivra pendant un mois en Afrique centrale. Dans l'après-midi, c'était déjà à Bozoum et dimanche matin, nous avons inauguré le début des activités pastorales.

Entre lundi et mardi, nous avons rouvert les écoles: entre la maternelle,  l’ école primaire , le collège et le lycée , plus de 1 500 enfants fréquentent chaque jour l’école de Mission. C'est une fête de voir vos sourires et la joie de retourner à l'école.

Malheureusement, mercredi, de mauvaises nouvelles me sont venues: la rivière Ouham avait débordé et inondé certaines des rizières. Dans l'après-midi, je suis allé voir et le spectacle est sombre: au moins 6 à 8 hectares (un tiers du terrain) sont recouverts d'eau et la production et la collecte sont compromises. Des mois de travail, de dur labeur, qui ressemblent à ceci, détruits par la force de la nature et la stupidité humaine.

C'est la première fois en 25 ans, dans cette partie, que quelque chose de similaire s'est passé. Ce n'est pas une saison des pluies particulièrement abondante. Très probablement, l'inondation est en grande partie causée par le travail d'extraction de l'or par des sociétés chinoises.

Il n’est pas agréable de voir que son activité cause la ruine de dizaines de familles. Malheureusement, malgré les plaintes, malgré les enquêtes, malgré la présence de mercure dans l'eau, par les entreprises et le gouvernement, rien n'a été fait pour tenter de limiter les dégâts.

 

Joies, joies et douleurs….

 

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 23:59
Entretien à New York entre Mme Sylvie BAIPO TEMON et Remi MARECHAUX
Entretien à New York entre Mme Sylvie BAIPO TEMON et Remi MARECHAUX

 

Dimanche 22 Septembre 2019 :

 

Arrivée à New-York dans la soirée du vendredi 20 Septembre, en vue de la 74ème Assemblée Générale des Nations Unies, Sylvie Baïpo Temon, Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricain de l'étranger a démarré, ce jour, ses audiences par une entrevue avec le Directeur Afrique et Océan Indien du Ministère des Affaires Etrangères français, Monsieur Rémi MARECHAUX.

Les 2 personnalités ont, durant 50 minutes, fait le tour d'horizon des sujets de coopération entre la France et le République Centrafricaine (Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, Embargo sur les armes, mandat de la Minusca,...), et convenu de consolider la dynamique impulsée par les Présidents,

 Faustin Archange TOUADERA (RCA) et Emmanuel MACRON (FRANCE) lors de la rencontre du 5 Septembre dernier, par la tenue de travaux, sur la  coopération entre les 2 pays, à Bangui au cours du dernier trimestre 2019.

 

Communication MAECE

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