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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:55

 

 

 

 

 

 

 

http://www.lexpressiondz.com/     Mardi 25 Mars 2014

 

Violences sans fin, aides financières et troupes européennes qui tardent à arriver: un an après la prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka qui a plongé la Centrafrique dans un chaos sanglant, le pays reste dans l'impasse. Hier, un important dispositif sécuritaire a été mis en place à Bangui, date anniversaire du renversement du président François Bozizé par la rébellion de Michel Djotodia, et après de nouvelles violences ayant fait au moins 4 morts ce week-end. Dès l'aube, la force de l'Union africaine Misca menait des patrouilles et procédait à des fouilles des véhicules et des personnes, sur les principales avenues reliant le centre au nord-ouest de la ville.

 

Les véhicules de particuliers et de transport en commun étaient systématiquement arrêtés et les soldats de la Misca procédaient à une fouille minutieuse sous les sièges, dans les coffres, parfois des passagers. La Misca compte 6.000 hommes, appuyés depuis début décembre par la force française Sangaris, 2.000 soldats. Les forces internationales sont chargées de rétablir un minimum de stabilité dans un pays où l'Etat n'existe plus et qui traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés ayant fui les violences intercommunautaires.

 

Si les tueries de masse ont cessé depuis le début de l'intervention française le 5 décembre, les explosions de violences restent quotidiennes à Bangui et en province, où de larges portions du territoire restent hors de contrôle de toute forme d'autorité. Même dans la capitale, violences et assassinats restent le lot commun. Ainsi, au moins quatre personnes ont été tuées samedi à Bangui dans des affrontements entre groupes armés, au cours desquels les soldats de Sangaris et de la Misca ont aussi été pris à partie.

 

Un peu partout dans le pays, des exactions sont régulièrement signalées contre les populations. Selon les régions, elles sont le fait des ex-Séléka ou des anti-balaka, miliciens majoritairement chrétiens qui se sont dans un premier temps opposés aux agissements des Séléka essentiellement musulmans, avant de s'en prendre à la population civile musulmane. Ces violences ont provoqué un exode des populations musulmanes de régions entières du pays. Pour ceux qui restent, la situation est «insupportable», a dénoncé vendredi Peter Bouckaert, directeur Urgences de l'ONG Human Rights Watch.

 

«La situation humanitaire et sécuritaire est très grave, insupportable pour les musulmans qui restent dans le sud-ouest (de la Centrafrique) et à Bangui. Il y a une vingtaine de poches dans le pays avec 15.000 personnes en danger. On doit réfléchir à les évacuer», a-t-il déclaré à la presse. Cherchant un nouveau souffle, Paris compte sur l'envoi d'une force européenne en appui aux forces française et africaine sur place, en attendant une prise de relais par une force de l'ONU, toujours hypothétique.

 

Mais une centaine de soldats européens manquent toujours à l'appel pour lancer l'opération qui devait commencer la semaine dernière, les pays européens ayant surtout les yeux rivés sur la crise ukrainienne. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon réclame de son côté une décision rapide du Conseil de sécurité au sujet du déploiement de 12.000 Casques bleus dans l'ancienne colonie française. Après un an de dérive, l'urgence est aussi de rétablir l'Etat et de remettre en marche une économie atone, dans ce pays très pauvre au passé troublé par des coups d'Etat, des mutineries et des rébellions.

 

 

 

 

Un engagement à long terme est nécessaire en RCA selon Ban Ki-moon

 

NEW-YORK Mardi 25 mars 2014 | 10:31 UTC (© APO) - Pour M. Ban, la future mission de l'ONU en RCA doit s'inscrire dans un engagement international à long terme et s'accompagner d'une volonté politique des parties prenantes centrafricaines.

 

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, prononcé par M. Babacar Gaye, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA),à l’occasion de la réunion du Groupe de contact international pour la République centrafricaine (RCA), à Brazzaville, le 21 mars 2014 :

 

Je remercie l’Union africaine et le Médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale chargé de la crise en République centrafricaine, Son Excellence le Président Denis Sassou Nguesso, qui ont invité l’Organisation des Nations Unies à prendre part à la quatrième Réunion du Groupe de contact international pour la République centrafricaine. Je remercie le Gouvernement et le peuple congolais d’accueillir cette importante réunion.

 

Un an après le changement anticonstitutionnel de Gouvernement en République centrafricaine, le pays reste plongé dans une crise profonde. Les réfugiés et les déplacés se comptent par dizaines de milliers. Des communautés entières sont en ruines. Le pays est au bord de la faillite et risque une partition de fait.

 

Il incombe collectivement à la communauté internationale d’aider le Gouvernement de transition et le peuple de la République centrafricaine à mettre un terme aux massacres, à protéger les civils, à empêcher que le fossé qui sépare les communautés ne se creuse encore plus, à acheminer l’aide humanitaire et à rétablir le fonctionnement de l’État.

 

Je suis vivement encouragé par la volonté manifestée par le nouveau Gouvernement de transition de s’attaquer aux défis les plus urgents, tout en jetant les bases d’une paix et d’une stabilité à plus long terme. Le soutien indéfectible des Centrafricains eux-mêmes sera indispensable ainsi que l’appui soutenu des pays voisins, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, de la région et de la communauté internationale dans son ensemble. J’ai récemment eu l’honneur de rencontrer trois chefs religieux de la République centrafricaine, l’archevêque Dieudonné Nzapalainga, l’imam Omar Kobine Layama et le révérend Nicolas Guérékoyamé Gbangou. J’ai été profondément impressionné par leur volonté d’engager le dialogue et d’œuvrer en faveur d’une coexistence pacifique entre toutes les communautés de la République centrafricaine. Ils sont un exemple pour tout le pays.

 

Il y a aujourd’hui une semaine que le Gouvernement national de transition a commencé à élaborer une nouvelle constitution et il s’est donné trois mois pour l’achever avant de la soumettre à un référendum populaire. L’Organisation des Nations Unies met ses compétences à disposition, comme elle l’a déjà fait par le passé pour l’élaboration du Code électoral et de la Charte de transition. Il sera essentiel pour ce processus d’encourager la prise en charge par le pays des questions critiques devant recueillir une adhésion nationale.

 

Toutefois, pour réussir dans ce domaine et dans d’autres en ce qui concerne la reconstruction du pays, il est nécessaire de restaurer la sécurité. Je me félicite de la création d’un Conseil national de sécurité qui définira et coordonnera les objectifs en matière de sécurité et de défense. Je rends également hommage à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et à la force Sangaris pour leur contribution vitale à la restauration de la paix et de la sécurité dans des quartiers de Bangui et ailleurs dans le pays. Au début du mois, j’ai présenté au Conseil de sécurité une proposition visant à transformer la MISCA en opération de maintien de la paix de l’ONU au plus tôt vers la mi-septembre. Entre-temps, j’ai renouvelé mon appel en faveur du déploiement immédiat de contingents et d’effectifs de police supplémentaires pour protéger les civils et faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire, conformément à l’initiative en six points que j’ai présentée au Conseil de sécurité le mois dernier.

 

Le déploiement d’une opération de maintien de la paix de l’ONU devrait s’inscrire dans un engagement plus large et à long terme de la communauté internationale. Il devrait également s’accompagner d’une volonté politique des parties prenantes au niveau national de s’engager dans un processus politique sans exclusive visant à instaurer un environnement favorable à la mise en place d’une armée républicaine, à la reconstitution de la police et de la gendarmerie, au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration, à la réconciliation et à la tenue d’élections ouvertes à tous, justes et transparentes. À cet effet, les acteurs nationaux doivent adhérer officiellement à un processus devant déboucher sur une vision consensuelle et sans exclusive de l’avenir du pays. L’Organisation des Nations Unies se tient prête à faciliter un tel processus.

 

Nous devrions également envisager des moyens d’aider les autorités à améliorer la gestion des finances publiques et la responsabilisation des agents de l’État en s’attachant tout particulièrement au recouvrement des recettes fiscales, à la maîtrise des dépenses, et aux pratiques en matière de passation de marchés publics et d’attribution de concessions.

 

Pour aborder la crise dans tous ses aspects –sécurité, politique, droits de l’homme et humanitaire–, des financements seront indispensables. Cependant, les donateurs n’ont contribué qu’à hauteur d’une petite fraction des annonces qu’ils ont faites ces derniers mois pour faire face aux besoins humanitaires, organiser les élections et appuyer la MISCA. Par ailleurs, l’Union européenne n’a toujours pas déployé les 1 000 effectifs promis (EUFOR CAR). J’invite instamment les États membres de l’Union européenne à fournir le reste des troupes et des moyens logistiques nécessaires au déploiement de la force.

 

J’exhorte la communauté internationale à fournir l’appui nécessaire pour concrétiser nos préoccupations par des actes. Les populations de la République centrafricaine vivent dans la peur de mourir et craignent pour leur avenir. À l’approche de la saison des pluies, leurs besoins vont se faire encore plus pressants. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher une situation déjà désespérée de se dégrader encore plus; unissons nos forces pour aider le peuple de la République centrafricaine à trouver le chemin de la reconstruction, de la réconciliation et de la paix.

 

SOURCE - NATIONS UNIES   Etats-Unis, 25 mars 2014

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE  : Après un an de chaos, l'impasse

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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:51

 

 

 

 

 

 

Par le Figaro avec AFP  le 25/03/2014 à 13:52  

 

La capitale centrafricaine a connu un "pic de violence" depuis samedi, s'alarme aujourd'hui l'ONG Médecins sans frontières (MSF), qui a pris en charge 38 blessés, dont trois sont décédés, suite à ces affrontements entre groupes armés.


"La tension est encore montée d'un cran. Des tirs nourris d'armes automatiques et des jets de grenades ont eu lieu aux alentours des quartiers PK-5 et PK-12" de Bangui, explique MSF dans un communiqué.  "Suite à ce pic de violence, MSF a pris en charge 38 personnes blessées" par balles, à l'arme blanche et par des éclats de grenade. "Trois sont morts des suites de leurs blessures", précise le texte.

 

Un responsable de la Croix-Rouge centrafricaine avait indiqué plus tôt que l'organisation avait ramassé une quinzaine de cadavres aux abords du quartier commerçant PK-5 depuis samedi, où des musulmans sont assiégés depuis des semaines par des miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka et des pillards. Des échanges de tirs ont de nouveau eu lieu aujourd'hui entre anti-balaka et soldats de la force africaine. Les jours précédents les forces africaine Misca et française Sangaris avaient déjà riposté à des tirs.


Pour Hakim Chkam, chef de mission MSF en RCA, "ces nouveaux affrontements sont la preuve que nous ne sommes toujours pas revenus à une situation normale et que, malgré la présence des troupes armées internationales, les violences continuent". "Depuis plusieurs semaines, des milliers de musulmans sont piégés dans ces quartiers protégés, tant bien que mal, par les forces internationales de la vindicte des miliciens anti-balaka", affirme encore le communiqué.


Formées en réaction aux exactions perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka, qui avaient pris le pouvoir à Bangui il y a un an, des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane. Dans ce pays très pauvre et enclavé, les violences ont fait près d'un million de déplacés et réfugiés, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants.

Centrafrique : un pic de violence à Bangui

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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:48

 

 

 

 

 

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/   25.03.2014

 

Les gendarmes mobiles et leurs collègues de la GD rencontrés la semaine dernière au camp de Beynes commenceront le 27 mars à quitter la France pour gagner la RCA.

 

Les 55 gendarmes aux ordres du colonel Massiot (patron des mobiles d'Orléans) seront donc déployés dans la capitale centrafricaine où, 367 jours après la chute du président Bozizé (pour lire une chronologie des violences dans le pays pendant cette période, cliquer ici), la situation reste dramatique, MSF parlant ce mardi d'un "pic de violence". 

 

Selon l'archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, "Sangaris et Misca sont confrontées à des problèmes de logistique énorme. Elles ont montré leurs limites et il est temps de leur venir en aide".

 

EUFOR RCA. 

 

A quand l'arrivée de la mission européenne? Si l'on en croit la déclaration du président Hollande à Bruxelles, vendredi dernier, "il faut 500 personnels, il y en a pour l'instant 375".

 

"Le lancement reste subordonné à la mise en place d'une structure logistique d'une centaine de soldats couvrant des fonctions à la fois de soutien médical, de transport, de manutention et d'aide au déploiement", avait expliqué un peu plus tôt à RFI le général Philippe Pontiès.

 

Où en est-on du côté européen? 

 

Au Comité militaire de l'UE, on prévient que "rien ne sera fait avant la fin de la semaine" et qu'il faut attendre "les annonces gouvernementales". Mais, promis, juré, les Européens et leurs alliés des quelques pays tiers (comme la Georgie) sont "dans la phase d'adaptation de la feuille de route et de décision ultime".

 

Le contingent européen de Bangui sera, éventuellement/finalement, déployé à l'aéroport M'Poko et dans les arrondissements 3 et 5 (voir carte ci-dessous.

Lu pour vous : Les "moblos" sur le départ pour Bangui, la mission EUFOR RCA toujours bancale
Lu pour vous : Les "moblos" sur le départ pour Bangui, la mission EUFOR RCA toujours bancale

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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:46

 

 

 

 

 

Bangui, 25 mars – Le Représentant de l’Union Africaine (UA), le Général Jean Michel Mokoko a soutenu que désormais la Mission de Soutien en Centrafrique (MISCA) mettra en exécution les dispositions de la résolution 21/27 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, pour désarmer par la force les anti-balakas qui font de l’amalgame dans la ville de Bangui, lors de sa rencontre avec la mission parlementaire de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale, lundi 24 mars 2014, à Bangui.

 

Pour le diplomate de l’UA, « nous allons les débusquer partout où ils sont et ne seront traités comme des bandits de grands chemins. Le phénomène anti-balaka constitue une espèce de nébuleuse qui se fonde dans la population et il est très difficile de les désarmer ». 

 

A la question du désarmement des sélékas, le Général Jean Michel Mokoko a fait savoir que la MISCA a adopté une formule de pré désarmement qui consiste à désarmer et cantonner les ex-séléka. Par ailleurs, la MISCA a procédé par la force au désarmement de milices assimilées à la séléka répertoriées sous le régime du Président Djotodia 

Le Représentant de l’Union Africaine (UA), le Général Jean Michel Mokoko décide de mettre en application la résolution 21/27

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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:37

 

 

 

 

 

Bangui, 24 mars (ACAP) – Le Président du parlement de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), Vincent Mavoungou-Bouyou, à la tête d’une délégation de neuf membres, est arrivé à Bangui pour une visite de travail, lundi 24 mars 2014 à Bangui.

 

L’objectif de cette mission est d’observer la réalité de la crise centrafricaine et d’apporter leur contribution qui ira dans le sens de réactiver un dialogue nécessaire entre les communautés en vue de ramener la paix et la sécurité durable dans le pays. 
  
Le calendrier de la délégation parlementaire prévoit une série de rencontre avec la Présidente de la République, Catherine Samba-Panza, le Président du Conseil National de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet, le Premier Ministre, Chef du gouvernement de transition, André Nzapayéké, la Présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui, Hyacinthe Wodobodé, le Représentant de l’Union Africaine ainsi que le représentant de l’Union Européenne à Bangui. 

  
Outre ces autorités, le Président du Parlement de la CEMAC rencontrera les antagonistes de la crise militaro-politiques à savoir les anti-balakas et les ex-sélékas, ainsi que les leaders des partis politiques et de la société civile. 

 

Le Président de la Commission Intérieur, Loi et Affaires Administratives, le Conseiller Fleury Otto souhaite l’application des termes de la Résolution 21/27 du Conseil de sécurité des Nations-Unies

 

Bangui, 25 mars – Le Président de la Commission Intérieur, Loi et Affaires Administratives, le Conseiller Fleury Otto, a émis le vœu que l’opération Sangaris et la Mission de Soutien en Centrafrique (MISCA) mettent en exécution les dispositions de la Résolution 21/27 du Conseil de sécurité des Nations-Unies, afin d’éviter toute drame dans notre pays, lors de la rencontre des présidents des Commissions au Conseil National de Transition avec la mission parlementaire de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale, lundi 24 mars 2014, à Bangui

 

Au regard du vécu quotidien, « nous nous posons la question pertinente sur le rôle réel que joue l’opération Sangaris et la MISCA en Centrafrique ?». Car, on ne cesse de dénombrer les morts à Bangui et à l’intérieur du pays. 

 

  Chose curieuse, a-t-il fait constater, ‘’aujourd’hui, les affrontements qui opposaient hier les groupes armées et les ex-sélékas, semble changés de camp. Désormais, ce sont les anti-balakas et les éléments de la MISCA qui s’affrontent. 

 

 

 

Le Président de la Commission Intérieur, Loi et Affaires Administratives, le Conseiller Fleury Otto souhaite l’application des termes de la Résolution 21/27 du Conseil de sécurité des Nations-Unies

 

Bangui, 25 mars – Le Président de la Commission Intérieur, Loi et Affaires Administratives, le Conseiller Fleury Otto, a émis le vœu que l’opération Sangaris et la Mission de Soutien en Centrafrique (MISCA) mettent en exécution les dispositions de la Résolution 21/27 du Conseil de sécurité des Nations-Unies, afin d’éviter toute drame dans notre pays, lors de la rencontre des présidents des Commissions au Conseil National de Transition avec la mission parlementaire de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale, lundi 24 mars 2014, à Bangui

 

Au regard du vécu quotidien, « nous nous posons la question pertinente sur le rôle réel que joue l’opération Sangaris et la MISCA en Centrafrique ?». Car, on ne cesse de dénombrer les morts à Bangui et à l’intérieur du pays. 

 

  Chose curieuse, a-t-il fait constater, ‘’aujourd’hui, les affrontements qui opposaient hier les groupes armées et les ex-sélékas, semble changés de camp. Désormais, ce sont les anti-balakas et les éléments de la MISCA qui s’affrontent. 

Mission parlementaire de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale à Bangui

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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:34

 

 

 

 

 

SENENEWS.com | 25/03/2014 à 13:49

 

SENENEWS.COM - Ils lancent un cri de détresse. Ils, ce sont les Sénégalais de Centrafrique. Ils ne savent plus quel chemin emprunter, parce qu’ils vivent un calvaire total.

 

Ne bénéficiant d’aucun soutien, ils interpellent les autorités sénégalaises pour une meilleure prise en charge, surtout de leur statut de réfugiés de guerre.

 

Pour ces Sénégalais, «leur situation est dramatique».

 

C’est pourquoi, ils invitent le président Sall à se soucier d’eux.

 

«C’est grâce au gouvernement du Sénégal que nous sommes venus mais, il nous a laissé en rade» explique t-il.

 

Selon eux, ils ont des difficultés à se nourrir et à dormir.

Lu pour vous : Venus de Centrafrique: Des Sénégalais lancent un sos!

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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:31

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-03-25 13:34:01

 

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fait don, mardi à Bangui, de 12 millions de dollars (6 milliards de FCFA) au gouvernement centrafricain, une enveloppe destinée à la mise en œuvre d’un projet d’urgence en réponse à la crise alimentaire et à la relance de l’agriculture en RCA.


L'accord dans ce sens a été signé, au siège de la Banque mondiale à Bangui, par le représentant résident du PAM en Centrafrique, Carlos Voloze, et la ministre d'état en charge du Développement rural, Marie Noelle Koyara.


‘'Avec l'appui de la banque mondiale, le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) va continuer à être un agent dans le développement et aussi dans l'assistance humanitaire'', a dit à cette occasion M Voloze, précisant que ce contrat va renforcer davantage les liens de coopération entre l'institution financière internationale et l'Etat centrafricain.


Pour sa part, la ministre d'Etat, Marie Noelle Koyara, a déclaré : ‘'Le gouvernement sera disponible pour une franche collaboration afin que ce projet puisse être à la hauteur de nos attentes et au bénéfice de nos populations''.


La Banque mondiale a octroyé, en février dernier, un don de 20 millions de dollars (10 milliards de FCFA) à l'Etat centrafricain pour la mise en œuvre du projet d'urgence, en réponse à la crise alimentaire et la relance de l'agriculture en RCA. 

Le projet, comportant deux volets, a été exécuté par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), à hauteur de 4 milliards de FCFA, pour la relance de l'agriculture et le Programme alimentaire mondial (PAM), à hauteur de 6 milliards de FCFA, pour l'acheminement et la distribution des vivres aux personnes affectées par la crise.


Le FAO a déjà démarré l'exécution de la composante du projet le concernant à travers la campagne agricole lancée le mois courant à Mbaiki.

 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=511305#sthash.kFnhEsPJ.dpuf

Six milliards de FCFA du PAM pour l'agriculture centrafricaine

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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:28

 

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-03-25 15:22:40

 

Le gouvernement centrafricain a annoncé mardi la mise en place d’une stratégie pour réduire le poids du paludisme sur la population, avec notamment l’élaboration de directives claires à l’intention des prestataires afin de guider le traitement et la prise en charge de cette maladie, particulièrement les cas graves.

 

S'exprimant lors du lancement des travaux d'un atelier sur la prise en charge des cas de paludisme grave, le représentant du ministre de la Santé, Antoine Doui Doumgba, a indiqué que cette démarche, qui se réfère aux directives du Plan mondial de lutte contre le paludisme, vise à réduire le taux de mortalité due à cette maladie, pour « éviter des pertes en vies humaines ».

 

Il a indiqué à cette occasion que la hausse du taux de mortalité due au paludisme résulte du non-respect des directives non seulement par les prestataires de soins mais aussi par les usagers des services de santé.

 

« Il me parait urgent de vous rappeler que ces directives sont très importantes et qu'il est de votre devoir de les appliquer et de les faire appliquer », a-t-il conseillé. 


Plus de trente agents de santé, prescripteurs des antipaludiques vont être formés pendant trois jours sur la prise en charge de paludisme grave, la prescription des antipaludiques et les paralysies des membres chez les enfants de moins de cinq ans, de même que les résistances aux molécules.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=511318#sthash.T6h4ahdm.dpuf

 

 

La Centrafrique va appliquer une nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme

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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 16:42

 

 

 

 

Aux miens, pour les rassurer

 

Il m’arrive jamais ou il arrive rarement que je prenne le temps de répondre aux effroyables attaques de ceux, très nombreux,  – pour le dire dans les termes qu’emploie madame Taubira –, sur les réseaux sociaux, sur Facebook et Twitter, là où la bêtise peut circuler même quant le mazout de la haine et de la vulgarité lui englue les ailes, des doigts bouffis par la lâcheté flasque de l’anonymat tapent, dans la rage de leur insignifiance, des mots qui se veulent méchants, blessants et meurtriers. 

 

Hélas cette fois, la bêtise s’est introduite avec l’élégance d’un mur de béton jusque chez mes parents qui continuent de recevoir des messages de condoléances, des mots réconfortants, forcément, et des gestes d’affection de la part des amis de la famille qui ont cru à tort que j’ai effectivement été assassiné à Bangui, « au centre ville » (sic), par des « patriotes » anti-balaka (re-sic).  

 

Je voudrais ici rassurer tout le monde: je suis bien vivant, auprès de ma petite famille en France, suivant, la mort dans l’âme, le drame que vit toujours le peuple centrafricain. C’est aussi l’occasion de remercier tous ceux, proches ou anonymes, qui se sont inquiétés pour moi. Qu’ils ou elles trouvent dans ces quelques lignes, l’expression de ma gratitude pour leur humanisme généreux. 

 

Quant à ceux qui souhaitent rageusement m’arracher à l’affection des miens pour me renvoyer, par jalousie ou méchanceté à l’Orient Éternel, ils se sont et de leur propre fait interdits à mon univers. Si j’occupe le leur, comme l’a si bien dit Christiane Taubira, c’est leur affaire. Rien à leur dire donc.     

 

Adrien Poussou


Ancien Ministre.  

 

 
"Encore en vie"....! Adrien Poussou dément son assassinat annoncé sur le web

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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 23:22

 

 

 

 

 

24/03/2014

 

En mars, l’archevêque de Bangui, le président de la communauté islamique centrafricaine et le chef des protestants centrafricains étaient en France et aux États-Unis pour dresser un état des lieux de leur pays et demander de l’aide.

 

 « C’est une crise militaro-politique », affirme Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, l’archevêque de Bangui et directeur de la Caritas centrafricaine, lors de son passage à Paris. Accompagné de l’imam Oumar Kobine Layama, président de la communauté islamique centrafricaine, et du révérend Nicolas Guérékoyame Gbangou, président de l’Église protestante, l’archevêque avait rendez-vous le mardi 11 mars avec Jean-Marc Ayrault, Premier ministre français, juste après avoir été reçu au Secours Catholique.

 

Le symbole est fort : les trois principaux leaders religieux du pays font bloc pour dénoncer la violence et la tentation de faire porter à l’une ou l’autre confession la responsabilité de la crise. Un conflit débuté après la chute du président Bozizé, il y a un an, et qui a vu le pays se déchirer suite aux attaques de troupes rebelles. Les premières, les Selekas, composées à majorité de musulmans, ont appuyé le coup d’État de Michel Djotodia au début de l’année dernière ; les autres, anti-Balakas, formées essentiellement de chrétiens et menées par d’anciens officiers du régime Bozizé, ont justifié leur action par la nécessité de se défendre face aux premières.

 

Bandits, militaires et politiques

 

L’imam reprend à son tour les propos de l’archevêque : « Cette crise n’est pas religieuse. Elle a été perpétrée par des bandits, des militaires et des politiques. » Auxquels il faut sans doute ajouter des criminels sortis de prison à la faveur de ces changements successifs de régime.

 

Les trois hommes, lors de leur tournée européenne et américaine, ont dressé l’état actuel de leur pays : les musulmans ont fui en masse. Beaucoup se sont réfugiés au Tchad. Si l’imam, sa femme et ses six enfants, résident encore à Bangui, c’est parce que Mgr Dieudonné Nzapalaïnga leur a offert l’hospitalité et qu’ensemble ils vivent à l’archevêché.

 

La situation du pays, décrite par leurs bouches, est inquiétante. Tel est le message urgent qu’ils entendent faire passer, tant auprès du gouvernement français, qu’auprès des sénateurs américains et des représentants des quinze pays siégeant au Conseil de sécurité des Nations unies. L’administration centrafricaine n’existe plus. La justice, l’éducation, l’armée, les services de santé ont disparu. La Présidente de transition et son gouvernement temporaire n’ont pas les moyens d’agir. Les caisses sont totalement vides. Rien pour financer des actions ou des personnels. Du coup, les bandits prolifèrent, enrôlant de jeunes désœuvrés qu’ils incitent à brûler, piller et détruire. « Tous les moyens manquent à l’État » conclut Mgr Dieudonné.

 

Le message de la souffrance d’un peuple

 

Les trois hommes poursuivent en disant que les communautés musulmane et chrétienne ont toujours vécu en bonne intelligence en Centrafrique. « D’ailleurs, à l’est du pays, ajoute Oumar Kobine Layama, les chrétiens et les musulmans vivent aujourd’hui encore dans la paix. Mais, des deux côtés, on a beaucoup tué ! »

 

« Tous les trois, enchaîne Mgr Dieudonné, nous avons agi ensemble, sans attendre, pour la survie de tous. Notre tournée en Occident doit faire passer le message de la souffrance du peuple, nous devons expliquer les racines de la crise, aujourd’hui en France, à Matignon et au Quai d’Orsay, demain en Allemagne et aux parlementaires européens, puis la semaine prochaine aux sénateurs américains et enfin aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies. »

 

Comment les trois hommes conçoivent-ils la reconstruction de leur pays ? L’archevêque juge nécessaire une première étape, préalable à la reconstruction : celle de la justice et de la réconciliation. « Il nous faut parler autour d’une table, dire non à l’impunité, inciter les citoyens des deux bords à prendre leur responsabilité (restituer ce qui a été volé, par exemple), explique Mgr Nzapalaïnga. La réconciliation doit être accompagnée d’actes, car les adultes ont perdu le sens du vivre ensemble. »

 

Vivre ensemble

 

C’est pour ce « vivre ensemble » à nouveau que le pasteur, l’imam et l’archevêque se sont faits ambassadeurs de leur pays auprès de la communauté internationale. Ils demandent que soient ouvertes des écoles de la paix, « des écoles pilotes où étudieraient les enfants des trois religions et où serait cassé l’esprit de division et de haine ». Même chose pour les « centres de santé mixtes » pouvant accueillir tout le monde, « car la guerre a fait de terribles dégâts dans les esprits ».

 

Les trois hommes souhaiteraient que ces écoles et ces centres de santé dépendent directement de la “plateforme des confessions religieuses” qu’ils avaient (de façon prémonitoire ?) créée le 27 septembre 2012, quelques mois à peine avant que le pays ne sombre dans la guerre.

 

Jacques Duffaut


 

Le S.O.S. de Caritas Internationalis

 

Caritas Internationalis (CI) a lancé le 20 mars un vibrant appel au secours pour la Centrafrique. « Des mois de troubles et de violences ont laissé le pays dévasté ! La moitié des civils a besoin d’aide, plus de 600 000 habitants ont fui leurs maisons et cherchent refuge dans des camps ou dans des églises, mosquées… Le taux de malnutrition est alarmant. »

 

Parlant du sort de beaucoup de musulmans pourchassés par des miliciens issus de la partie chrétienne de la population, l’archevêque de Bangui, président de Caritas Centrafrique, est clair : « Leurs vies sont menacées. Il pourrait y avoir un génocide ! »

 

CI appelle à la mobilisation générale. Elle lance un appel au réseau des Caritas nationales pour s’engager dans un programme de 1,2 million d’euros : secours alimentaires, soins de santé, aides scolaires, abris. En outre, la confédération prévoit une aide de 500 000 euros pour soutenir les civils réfugiés au Tchad, le pays du Nord.

 

L’aide de CI comprendra la fourniture de semences, d’outils agricoles, de médicaments aux cliniques et hôpitaux endommagés par le conflit, de l’équipement nécessaire pour reconstruire des maisons, garantissant à 450 familles la possibilité de dormir à l’abri d’ici fin 2014.

 

Autre cri d’alarme de Caritas : « Chaque enfant qui retourne à l’école en Centrafrique est une victoire ! 14 400 orphelins ou enfants aux prises avec la tragédie actuelle recevront du matériel scolaire. Nous aiderons aussi les parents pour que leurs enfants puissent aller à l’école toute l’année. »

 

Lu pour vous : Centrafrique : l’union des religieux pour la paix

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