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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 11:18

 

 

 

 

 

L’inefficience intellectuelle et politique qu’avait démontrée la classe politique centrafricaine, aussi bien que tous ceux qui se vautraient dans la marre des pseudo-intellectuels centrafricains, suite à la gestion de la crise, après la démission des deux têtes de l’exécutive de  la Transition, devient criarde aujourd’hui, par un dysfonctionnement paralysant les Institutions de la Transition.

 

En effet, dans la logique des choses, le Conseil National de Transition (CNT), après avoir conduit la mise en place de la nouvelle exécutive de la transition (la désignation de la Présidence de la Transition, puis la nomination du Premier Ministre), deux autres institutions de l’époque devraient être dissoutes et renouvelées, en l’occurrence le Conseil National de Transition (CNT) et le Conseil Supérieur de Transition (CST). Ainsi, les Centrafricain-e-s n’auraient pas continué à vivre et à subir cette cacophonie au sommet de l’Etat, car, aucune réaction ferme n’avait suivi cette disparité dysfonctionnelle des Institutions d’Etat.

 

Il ne devrait pas y avoir de la pudeur en politique, surtout, quand il s’agit des décisions qui impactes le destin d’un Peuple et d’un Pays. Or, l’actuel Président du Conseil National de Transition, faisait partie intégralement des trois têtes de l’exécutive dont l’incapacité et l’incompétence avaient conduit le Pays au bord du gouffre. Et, sa responsabilité va de pair et elle est indissociable avec celles du Président et du Premier Ministre démissionnaires. On se souvient encore des différentes qualifications qui leur ont été attribuées, entre autre, d’incompétence notoire, d’inexpérience politique, ou bien de leur manque de maîtrise face à des situations de crises, etc.

 

Et ce n’est pas tout ! Le Président du Conseil National de Transition était aussi un fin perturbateur, d’ailleurs, il continue à l’être aujourd’hui, cette fois-ci, il est devenu, un frein et un accélérateur de négativité de la destinée de notre Pays. Et, Il ne faut pas qu’il y ait deux poids deux mesures dans les exigences de la bonne gouvernance, et de la transparence quant aux dons et crédits attribués par la Communauté Internationale et les Pays Amis pour aider notre Pays, afin qu’il sorte de cette crise aigüe, et infinie.

 

Une crise entretenue de plus en plus par les uns et les autres, par des pseudo-hommes politiques, par certains usurpateurs des titres, se qualifiant comme des hommes de presse (journalistes). La diffamation sans preuve et l’injure publique sont devenues le sport national ! Manque de décernement dans les sentiments, des analyses, réactions disproportionnés et  sélectives dans les opinions. En un mot, nous avons rabaissé le débat public, le débat d’idées, ou le débat politique « au niveau du caniveau » ! Pire ! Cela ne nous grandit pas aux yeux du monde entier, et, encore moins, nous enlevons toute crédibilité à la fonction de chef d’Etat ou aux fonctions ministérielles en République Centrafricaine.

Des procès des intentions peuvent être fondés, justifiés, mais il faut donner les moyens des preuves, et de justifications des uns et des autres. Surtout au moment où notre  Pays est livré dans la main des chefs des guerres. Nous devons être tous, toutes avoir le sens patriotique, en ayant un seul but, de sortir notre Pays aux mains des prédateurs, chefs de guerres qui ont aucune légitimité, légalité de parler au nom de peuple Centrafricain, et de prendre notre Pays en otage indéfiniment.

 

Par ailleurs, le CNT, l’Institution supposée représenter actuellement le Peuple Centrafricain, brille et continue de briller par son incompétence, car, la personne qui est censée la présider, excelle dans l’art de manipulation de certaines franges de la Population Centrafricaine. Ainsi, au niveau du CNT, le compte n’y ait pas du tout à sa tête ! Pour preuve, la démarche contreproductive, suite aux assises de Brazzaville, une deuxième délégation à la tête de laquelle se trouve le Président du CNT, est allée voir en catimini le Président Denis Sassou Nguesso, pour des revendications plus ou moins invraisemblables. Et, même si à cette occasion, il y aurait eu des dons, la transparence dans la gouvernance et la gestion des dons ou des fonds de cette transition doit être totale sans filtrage, n’y sélective ou orientée.

 

Le président de CNT serait-il en possession des preuves ou des documents (virements sur des comptes privés, ou des achats de biens) qui montrent que les dons de l’Angola ont été détournés et à quels profits ? Qu’il les sorte et les montre publiquement ! En effet, les Institutions sont violées dans leur fonctionnement d’Etat par l’absence d’exemplarité des uns et des autres. On ne peut vraiment qu’être outré par le fait que notre Pays est devenu un vaste champ ou tous les coups bas et pourris son permis. Et, le Peuple Centrafricain dans tout ça ?

 

Nous, Peuple basique (Diaspora), Communs de Mortels, ne comprenons pas toujours le maintien à la tête du CNT de son Président. Car, il  reste un appendice et une excroissance de la Séléka et cela à double titre, puisque l’Institution qu’il dirige aujourd’hui, le CNT, est à 80% dominée par les membres de la SELEKA et du FARE2011 ou encore ses apparentés. Et, c’est cette caste-là qui mène une guérilla larvée et des coups d’états permanents vis-à-vis des autres Institutions, surtout des peuples Centrafricains qui ne demandent de vivres paisiblement.

 

C’est pourquoi, pour les « n raisons » suggérées, aussi, pour une question de cohérence dans la conduite de la Transition, il faudrait dissoudre le CNT, le purger toute proportion gardée des Selekas et apparentés, et, le restructurer afin que par la suite, la Transition puisse se dérouler dans les meilleures conditions, et surtout dans un climat de respect et de confiance réciproque entre les différentes Institutions !

 

On ne peut pas parler au nom d’un peuple avec les armes à la main, les prendre en otage, les affamés, les tués au nom de quel Dieu, quel Droit, pour quel Pouvoir.  Il faut nous ayons une vision moderne de la politique et observer le monde autre de nous. Ce qui se passe en Centrafrique ne s’explique, mais de la pure bêtise des hommes.

 

Que dieu bénisse le peuple Centrafricain

 

Fait à Lyon 10/10/2014

 

Diaspora

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

De l’inefficience intellectuelle et politique ou encore de  l’incompétence doublée de la malhonnêteté ! par Aubin-Roger KOMOTO

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 21:49

 

 

 


Face à Ebola, "le temps joue contre nous", a mis en garde samedi l'ONU. Les mesures de lutte se multiplient face à un virus qui inquiète jusqu'en Amérique latine. En Espagne, l'aide-soignante contaminée a montré des signes d'amélioration après qu'on lui a administré un traitement expérimental.


Teresa Romero "va mieux qu'hier. Son état s'est amélioré dans la nuit. Elle est consciente, elle parle de temps en temps quand elle est de bonne humeur", a déclaré une source hospitalière sous le couvert de l'anonymat. Son état "s'améliore mais reste grave", a-t-elle ajouté.


L'aide-soignante de 44 ans a reçu vendredi soir une dose de Zmapp. Il n'existe pas encore de traitement contre Ebola mais le Zmapp, développé par une compagnie californienne, est l'un des médicaments expérimentaux essayés pour enrayer l'épidémie.

La recherche avance

 

Samedi, la ministre russe de la Santé Veronika Skvortsova a assuré que son pays pourrait fournir trois vaccins contre le virus d'ici à six mois. "L'un est déjà prêt pour un essai clinique", a-t-elle ajouté, précisant que l'un des vaccins avait été créé à partir d'une souche inactive du virus.


L'OMS a pour sa part fait état de deux vaccins "prometteurs": l'un développé par la firme britannique GSK (GlaxoSmithKline), dont les essais cliniques ont déjà débuté au Mali, et l'autre par l'agence de santé publique du Canada à Winnipeg, dont la licence de commercialisation est détenue par la société américaine NewLink Genetics.

"Une bataille de retard"

 

Aux Nations unies à New York, le chef de la mission de l'ONU pour la lutte contre Ebola (UNMEER) créée il y a deux semaines a souligné l'urgence de la crise. "Le temps joue contre nous. Le virus est plus rapide que nous et la situation empire de jour en jour", a déclaré vendredi Anthony Banbury.

 

"Nous avons un temps de retard mais il est encore temps pour nous battre et gagner la bataille", a-t-il cependant ajouté. Il a insisté sur la prévention et la préparation dans les pays qui ne sont pas encore touchés par l'épidémie.


L'épidémie, partie de Guinée fin décembre 2013, a fait 4033 morts au 8 octobre, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Au total, 8399 personnes ont été infectées dans sept pays.


En Europe comme sur le continent américain, les Etats annoncent les uns après les autres un renforcement des contrôles aux frontières pour les voyageurs provenant des pays les plus touchés par l'épidémie: Guinée, Libéria et Sierra Leone.



(ats / 11.10.2014 18h52) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=526327

La recherche contre le virus Ebola progresse

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 21:47

 

 

 

 


Bangui - AFP / 11 octobre 2014 19h35 - La présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba Panza a reçu samedi des responsables des miliciens anti-balaka qui avaient réclamé sa démission, laissant espérer une décrispation après plusieurs jours de violences à Bangui qui ont fait une dizaine de morts, a déclaré sa porte-parole. 

Il est apparu lors de la rencontre de la présidente avec les anti-balaka qu'il y a eu des malentendus. Aujourd'hui, on peut dire que sa rencontre avec les anti-balaka a permis de commencer à lever ces malentendus, a relevé la porte-parole Marie Antoinette Montaigne Moussa à la radio nationale. 


De ce qu'ils ont pu lui dire ce matin, on peut s'attendre à ce que la décrispation arrive progressivement dans les prochains jours. Et que le pays retrouve un peu de répit, pour que le peuple commence à vivre et à vaquer à ses occupations, a ajouté la porte-parole. 


Elle a espéré que anti-balaka obtiendraient de leur base la levée des barricades érigées à Bangui afin que les activités reprennent ce week-end et que lundi, on puisse rouvrir les administrations, que les activités économiques reprennent dans le pays.

De source proche des anti-balaka, ces derniers ont été bien reçus par la présidente à qui ils ont transmis cinq revendications majeures.


Ils n'exigent plus directement la démission de la présidente mais ils réclament celle du gouvernement, la libération de leurs responsables actuellement sous les verrous, l'arrêt de la traque de leurs hommes, la réintégration de leurs membres qui ont été révoqués de la fonction publique et l'application de l'accord de fin des hostilités signé à Brazzaville en juillet.


Mme Montaigne a qualifié ces revendications de demandes difficiles pour la transition, l'exécutif provisoire chargé de sortir la Centrafrique de la crise.


Les anti-balaka, des milices majoritairement chrétiennes qui avaient mené une macabre chasse aux musulmans au début de l'année, avaient demandé au début de la semaine le départ de la présidente Samba Panza, lui reprochant de n'avoir pas su répondre aux attentes des Centrafricains et évoquant le détournement présumé de plusieurs millions de dollars donnés en liquide par le gouvernement angolais.

Des violences ont éclaté mardi soir à Bangui, faisant au moins 10 morts en quatre jours -- dont un Casque bleu pakistanais-- et des dizaines de blessés, notamment dans des accrochages entre anti-balaka et forces étrangères (françaises, européennes et onusiennes). Le calme était dans l'ensemble revenu samedi, mais des échanges de tirs étaient encore signalés à une dizaine de kilomètres au nord de la capitale.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=526335 

Centrafrique: la présidente Samba Panza rencontre les anti-balaka
Centrafrique: la présidente Samba Panza rencontre les anti-balaka

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 21:28

 

 

 

Ses enfants et sa famille ont la profonde douleur de faire part du décès dans sa 80ème année de M. Gaston BANDA-BAFIOT survenu le 10 octobre 2014 à Strasbourg (France) des suites d’une brève maladie. Ses funérailles auront lieu à Bischeim le vendredi 17 octobre 2014 selon un programme qui sera communiqué ultérieurement.

 

 

 

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 12:11

 

 

 

 


Bangui - AFP / 11 octobre 2014 12h35 - La tension restait vive samedi matin à Bangui où l'aéroport était fermé, alors que des tirs d'armes lourdes et légères ont été entendus dans les quartiers nord jusqu'à tard dans la nuit et que la ville était toujours paralysée par une grève des taxis.


Le bilan des affrontements de la nuit n'était pas connu en fin de matinée. Les violences - les plus fortes dans la capitale depuis fin août - qui ont agité la capitale centrafricaine depuis mardi soir ont fait au moins 10 morts, dont un Casque bleu pakistanais, et de nombreux blessés. 


Le calme semblait revenu samedi matin mais la ville était toujours paralysée par la grève des chauffeurs de taxis qui protestent contre la mort d'un des leurs, tué mercredi par des musulmans. 


Le syndicat des conducteurs des taxis et de bus a appelé ses adhérents à une assemblée générale plus tard dans la journée, pour décider de la reprise ou non du travail lundi. 


L'aéroport de la capitale, proche des quartiers les plus touchés par les affrontements, a été fermé. Les vols à destination de Bangui sont provisoirement suspendus en raison de la situation, a-t-on appris de source aéroportuaire. 


Depuis le début de la crise en décembre 2013, l'aéroport M'poko a régulièrement été fermé au trafic civil lorsque des tirs étaient signalés dans les quartiers jouxtant la piste.

L'avion ramenant l'équipe nationale centrafricaine de football, qui disputait un match amical jeudi à Marrakech contre le Maroc --et qu'elle a perdu 4 à 0-- n'a ainsi pas pu rentrer au pays. 


Des individus ont été signalés vendredi soir sur le tarmac de l'aéroport. Ils ont été dispersés par des tirs de gaz lacrymogène tirés par les forces internationales.


- Accrochages près de l'aéroport –


Les échanges de tirs, tantôt nourris, tantôt sporadiques, de la nuit dans les quartiers nord feraient suite à des accrochages dans le quartier de Boy-Rabe, près de l'aéroport, entre des anti-balaka --ces miliciens majoritairement chrétiens qui avaient lancé la chasse aux musulmans au début de l'année-- et des soldats onusiens et français.

Les anti-balaka, qui réclament toujours la démission de la présidente de transition Catherine Samba Panza, ont indiqué avoir suspendu la participation au gouvernement de leurs deux ministres, chargés de l'Environnement et du Tourisme, comme ils l'avaient annoncé au début de la semaine. 


Le ministre de la Défense Aristide Sokambi a exhorté les militaires à regagner leurs casernes, où ils sont censés être consignés depuis vendredi.


Il a été constaté avec amertume que des hommes en armes et arborant la tenue militaire se livrent à de actes de barbarie sur la paisible population de Bangui, a déclaré le ministre à la radio. 


A cet effet, le chef d'état-major des armées, les autorités militaires et moi-même, adressons une sévère mise en garde à l'endroit de tous ceux des éléments des FACA (Forces armées centrafricaines, ndlr) qui se révéleraient comme étant les auteurs des actions constatées, a-t-il souligné, les menaçant de sanctions. Outre d'anciens soldats, des hommes appartenant à des groupes armés portent également des treillis.


La justice a parallèlement annoncé l'ouverture d'une enquête sur ces violences.

Les événements de ces derniers jours ont entraîné des pertes en vies humaines. (...) Toutes ces graves violations des droits humains ne sauraient rester impunies, a déclaré dans un communiqué Ghislain Grézenguet, le procureur de Bangui.


Le parquet de la République rappelle qu'une enquête judiciaire est d'ores et déjà ouverte et que les présumés auteurs seront recherchés partout où ils se trouveraient pour répondre de leurs actes, a-t-il ajouté, appelant la population à coopérer avec la justice. 


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=526268 

Vive tension à Bangui, l'aéroport fermé

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 10:09

 

 

 

 

Par RFI  11-10-2014 à 06:44

 

 

La situation est revenue à un calme précaire, vendredi 10 octobre au soir, à Bangui après 48 heures de violences qui ont à nouveau fragilisé la capitale centrafricaine. Jeudi un casque bleu a été tué dans une embuscade contre un convoi de la toute nouvelle mission de l'ONU en RCA déployée le 15 septembre dernier.

 

Un gendarme centrafricain a également été tué. Vendredi soir toutes les forces internationales Sangaris, EUFOR et Minusca étaient déployées sur les principaux axes de la ville, avec le soutien des forces nationales. La plupart des barricades érigées par les anti-balaka ont été démontées et les chefs de ces milices assurent qu'elles n'y sont pour rien.

 

En l'espace de trois jours, près de 6 000 personnes ont à nouveau fui leur domicile à Bangui pour rejoindre des sites de déplacés. Parmi eux, certains venaient tout juste de rentrer chez eux. Aimé-Mickaël, habite à Ramandji, un quartier dévasté par la crise. Depuis des semaines, au sein d'une association, il aide les candidats au retour à reconstruire leur vie au milieu des ruines. Aujourd'hui, il ne cache pas sa frustration.

 

« On avait tout fait de notre mieux pour que les gens reviennent, que nous puissions cohabiter ensemble comme auparavant, explique Aimé-Mickaël. Mais les choses ont vraiment dégénéré. Nous sommes vraiment très tristes pour le sort de notre pays. »

 

Au PK5, l'enclave musulmane de Bangui la vie reprenait peu à peu. Mais depuis mardi, le temps semble s'être arrêté. La présence de barrages de jeunes anti-balaka aux portes du quartier a réveillé de tristes souvenirs. Saoudi Adourahman Dodo, est l'un des porte-paroles de la communauté musulmane du quartier : « La situation est très tendue au kilomètre 5. Nous nous sommes beaucoup battus car on a cru que les actes et les engagements que les anti-balaka ont signés pour la paix avec nous étaient réels. Ca allait mieux mais malheureusement ça ne fait que revenir. »

 

De source sécuritaire, la plupart des barrages qui paralysaient Bangui avaient été levés vendredi soir grâce à l'intervention des forces internationales mais aussi, par endroits, de la population. Le directeur général de la gendarmerie nationale, Guy Bertrand Damongo, confirme que « certains habitants n'ont pas hésité à prêter main-forte », bien décidés à ne pas laisser la peur à nouveau l'emporter. « Désormais, nous sommes repartis dans toute la ville pour assurer la sécurité. »

RCA: retour au calme précaire à Bangui après la mort d’un casque bleu

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 10:06

 

 

 

 

11/10/14 (AFP)

 

La situation sécuritaire s’est dégradée à Bangui où une dizaine de personnes ont été tuées depuis mardi "pour des raisons encore difficiles à évaluer, mais qui semblent liées à des tensions interconfessionnelles", a souligné vendredi soir le ministère français de la Défense.

 

"Des troubles persistent dans Bangui, où ont été érigées de nombreuses barricades et où des manifestations à visées politiques sont apparues", ajoute le ministère dans une note publiée sur son site internet.

 

Depuis mardi, la force française Sangaris "a réarticulé son dispositif dans Bangui en appui des forces internationales et des forces de sécurité intérieure, afin de contenir les troubles et préserver la liberté de circulation sur l’axe majeur de la capitale".

 

Selon le ministère, les forces françaises et internationales "font face à l’agressivité de plusieurs groupes armés qui cherchent à envenimer la situation". "Les militaires de Sangaris ont ainsi été plusieurs fois pris à partie alors qu’ils cherchaient à démonter les barrages sommaires mis en place par les manifestants ou à l’occasion de leurs patrouilles. Ils ont dû riposter à plusieurs reprises."

 

La tension est restée vive vendredi dans la capitale centrafricaine au lendemain de la mort d'un Casque bleu pakistanais tué dans une embuscade, les violences intercommunautaires se poursuivant pour le quatrième jour dans certains quartiers. Des incidents ont encore fait deux morts, alors que les forces nationales et internationales étaient déployées dans la ville.

 

Des tirs ont été entendus ici et là toute la journée, les accrochages les plus sérieux ayant eu lieu dans le quartier de Boy-rabe (nord), un fief des milices anti-balaka.

 

Par ailleurs, dans l’est de la Centrafrique, à Dékoa, "en fin de matinée, des éléments français sont venus se positionner en protection de la population après que des tirs d’armes légères ont été entendus". "La situation est stabilisée mais reste fragile. Sangaris est toujours déployée dans la ville, maintenant le contact avec les autorités locales", précise le ministère.

 

Environ 2.000 militaires français sont déployés dans le cadre de l'opération Sangaris, aux côtés des 6.700 hommes de la Minusca, la Mission de l'ONU en République centrafricaine.

 

Lancée le 5 décembre 2013, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission onusienne.

Dégradation de la situation à Bangui (ministère français de la Défense)

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 16:45

 

 

 

 

http://observers.france24.com/     09/10/2014 / 

 

Ce sont des scènes que la capitale centrafricaine n’avait pas connu depuis des mois. Un nouveau cycle de violence meurtrier, des barricades et des tirs nocturnes qui ont fait vivre deux jours de cauchemar aux habitants de Bangui.

 

Cela faisait plusieurs semaines que la capitale centrafricaine avait retrouvé un calme relatif. Des travaux étaient en cours sur plusieurs artères de la ville, et la plupart des commerçants des différents quartiers avaient repris leur activité. Mi-septembre, les nombreux déplacés avaient même commencé à revenir habiter dans leurs quartiers, souvent dévastés.

 

Pourtant, mardi 7 octobre, tout s’embrase en quelques heures dans le quartier Gobongo : selon un officier de la force des Nations Unies (Minusca) "un sujet musulman conducteur d'une moto jette une grenade" faisant vingt-quatre blessés. Dans la foulée, un homme dont il n’a pas été dit s’il s’agissait du lanceur de grenade mais présenté comme ayant participé à l’attaque, est lynché et son corps calciné. L’homme est un habitant du PK5, une zone où vivent de nombreux musulmans et où son corps a été ramené mercredi provoquant des émeutes. 

 

"Les humanitaires n’auraient pas dû ramener ce corps calciné au quartier musulman"

 

Dieu-merci Lazare Ndjadder est un habitant du KM5, un quartier voisin du PK5. Il a assisté à la remise du corps à la morgue du quartier par la Croix-Rouge.

 

Auparavant, il y avait un accord entre la Croix-Rouge et les imams pour que les corps de musulmans tués ne soient pas rapatriés dans leur quartier d’origine afin d’éviter les réactions hostiles de musulmans choqués par la mort d’un des leurs. Les corps étaient directement gérés et enterrés par la Croix-Rouge. Pour moi, elle a fait une erreur en ramenant ce corps dans le quartier.

 

Depuis plusieurs semaines, l’activité reprenait à KM5, mais la cruauté avec laquelle cet homme a été tué à tout remis en question en un claquement de doigt.

 

Selon Antoine Mbao Gobo, responsable de la Croix-Rouge centrafricaine, ses équipes ont agi conformément aux règles récemment redéfinies avec les imams en déposant le corps à la morgue du KM5, il estime qu’il "vaudrait mieux ne plus ramener les corps désormais". Victimes de menaces verbales, les membres de la Croix-Rouge ont suspendu temporairement leurs activités de secours à Bangui.

 

Vengeance sur un chauffeur de taxi

 

Des manifestants musulmans en colère ont amené le cadavre, mercredi 8 octobre, au siège de la Minusca. Puis, une partie d’entre eux s’en sont pris à un chauffeur de taxi qui transportait deux personnes. Les trois ont été tués, provoquant immédiatement une mobilisation des chauffeurs de taxis de Bangui qui ont dressé des barricades et bloqué la ville. Eric Ngaba, journaliste pour Radio Ndéké Luka, a couvert cette mobilisation.

 

Avant la crise centrafricaine, taxi était un métier pratiqué par des chrétiens et des musulmans sans distinction. Mais aujourd’hui, c’est devenu très dangereux pour un musulman d’être chauffeur de taxi, donc c’est une profession exclusivement pratiquée par des Centrafricains chrétiens. Ceci explique probablement pourquoi les manifestants musulmans s’en sont pris à un chauffeur de taxi qui a eu le malheur de passer dans un quartier où ils manifestaient. Dans ces situations, un crime en entraîne un autre. On pensait que ce type de comportement était derrière nous, mais on voit qu’à Bangui, tout peut rebasculer.

 

Les taxis sont un indicateur de la situation à Bangui : lorsqu’ils ne circulent pas ou sont en grève, c’est que quelque chose va très mal. Ils ne sont pas spécialement puissants politiquement, mais ils traduisent un malaise répandu dans la population : le sentiment que les autorités centrafricaines sont faibles et impuissantes à réagir face à la violence. Hier, ils ne scandaient pas des slogans hostiles aux musulmans, mais ‘Samba-Panza [présidente de transition de la Centrafrique NDLR] démission’.


En 48 heures, au moins douze personnes ont trouvé la mort selon la Croix-Rouge. Mercredi dans la soirée, des tirs retentissaient dans plusieurs arrondissements de Bangui provoquant des déplacements de population. Le calme semblait revenu jeudi en milieu de journée, malgré quelques tirs sporadiques.


Ces heurts interviennent dans un contexte politique délicat. Lundi, un des leaders d’une branche des anti-balaka, Patrice Edouard Ngaissona, avait lancé un ultimatum à la présidente centrafricaine réclamant son départ avant mercredi soir. D’autres leaders anti-balaka affirment que le groupe d’auto-défense est prêt à prendre d’assaut Bangui d’ici la fin de la semaine pour forcer la présidente à quitter le pouvoir.


La présidente de transition Catherine Samba Panza est dans l’œil du cyclone à cause de sa gestion opaque d’un don de 10 millions de dollars accordés par l’Angola. Selon le quotidien "Jeune Afrique", un quart de cette somme n’est pas rentré dans les caisses de l’État. 

CENTRAFRIQUE : Retour sur 48 heures de violence à Bangui

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 16:27

 

 

 

 

Par RFI 10-10-2014 à 15:43

 

Jeudi, pour la première fois depuis son arrivée le 15 septembre, la mission de l'ONU en Centrafrique a été visée par une attaque. Un officier pakistanais a été tué lors d'une embuscade contre un convoi dans la soirée près de Bangui. Neuf autres casques bleus ont été blessés. Cette attaque a eu lieu au terme d'une nouvelle journée de violences et sur fond d'un début de crise politique.

 

Bangui s'est réveillée dans un silence de plomb. Les tirs ont cessé, mais les barrages dressés aux principaux carrefours de la ville par de jeunes miliciens anti-balaka sont toujours en place, malgré le déploiement des forces internationales. La plupart des Banguissois ont décidé encore de rester chez eux.

 

Même le marché combattant, le poumon commercial de Bangui, tourne au ralenti. C'est ce qu'a constaté ce vendredi matin Jean-Jacques Houlzia, le secrétaire général adjoint de l’association des commerçants de ce marché : « Dans les rues de PK12, Gobongo et autres, il n’y a même pas de circulation de taxis et de taxis moto. Je suis venu à pied pour aller au marché. Jeudi, quand il y a eu des détonations d’armes, beaucoup de gens ont pris la fuite. Certains vendeurs ne sont pas venus aujourd’hui. Il y a beaucoup moins d’animation que d’habitude. »

 

Ces barrages paralysent également le travail des équipes humanitaires. Delphine Chedorge, chef de mission Médecins sans frontières en Centrafrique, se plaint de certaines menaces reçues par ses équipes : « Nos ambulances ne parviennent pas à circuler dans Bangui, c’est compliqué. Même s’ils n’ont pas d’arme, les jeunes qui tiennent les barrages nous font signe que si l’on s’approche trop, il peut arriver des problèmes. »

 

Faire le point sur l'aide venue d'Angola

 

L'ONU n'a pas apporté de précisions supplémentaires ce vendredi matin sur les circonstances de l'attaque qui a coûté la vie à un officier pakistanais de la Minusca près de Bangui. La coordination des anti-balaka nie toute implication dans cette attaque, mais continue de réclamer la démission de Catherine Samba Panza, à qui elle reproche notamment sa gestion opaque des fonds angolais. La coordination assure qu'elle continuera d’occuper les rues pacifiquement jusqu'au départ de la présidente de transition.

 

Une réunion entre le gouvernement et le Conseil national de transition devait avoir lieu ce vendredi pour permettre aux autorités de s'expliquer sur les fonds angolais. Mais au vu de la situation sécuritaire, elle a été reportée à lundi prochain.

RCA: malgré la fin des combats, la tension reste palpable à Bangui (RFI)

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 16:16

 

 

 

 

Après une longue observation de la situation politique de notre pays et la reprise des hostilités par les groupes armés et les partisans de la violence, le groupe de travail de la société civile tient à faire la mise au point suivant :

 

Concernant le don angolais, le groupe de travail estime que seule une commission d’enquête parlementaire pourra faire la lumière sur la gestion de ce don. La politisation à outrance de la question n’est pas la solution et perd inutilement du temps à la RCA.

 

Concernant la demande de la Chef d’Etat de Transition de se faire garder par l’armée tchadienne, après vérification, la Chef d’Etat, ni aucune autorité centrafricaine n’a fait cette demande. C’est plutôt les Nations Unies qui ont demandé au Tchad de fournir des troupes à la MINUSCA. Demande que fort heureusement le Tchad a rejeté. Nous cherchons en ce moment à savoir quelles ont été les motivations des Nations Unies en faisant cette démarche qui reste une véritable provocation pour le peuple centrafricain.

 

En ce qui concerne la demande des Anti Balaka et de la Séléka à la Chef d’Etat de Transition de démissionner, nous pensons que ces deux groupes armés sont très mal placés pour exiger la démission de la Chef d’Etat de transition alors que tous les faits qui lui sont reprochés ne sont pas définitivement établit. Aussi, ce sont eux qui sèment la désolation dans le pays, en dépit de la signature de l'Accord de cessation des hostilités qu’ils ont conclu à Brazzaville.

 

Concernant l’inaction de la MINUSCA et le jeu flou de la Sangaris, nous croyons fermement que la solution de cette crise doit être centrafricaine à tous les niveaux.

 

Fort de tous ces constats, nous formulons les suggestions ci- après :

 

• La mise en place d’une médiation nationale pour trouver une solution politique entre Centrafricains afin de débloquer la situation et accélérer le retour à la légalité  constitutionnelle ;

 

• La mise en place d’une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur la gestion du don angolais ;

 

• Le respect des Résolutions des Nations Unies par les SANGARIS, la MINUSCA et l'EUFOR ; 2

 

• La reprise et le redéploiement sans conditions et sans délais des forces Armées Centrafricaines pour mettre l’ordre dans le pays et assurer l’intégrité du territoire;

 

• La tenue d'une réunion de haut niveau avec les partenaires de la RCA, pour une clarification de la collaboration MINUSCA, SANGARIS, EUFOR et les Forces de Défense de Sécurité de la RCA.;

 

• La mise en place d’une commission d’enquête parlementaire pour faire le point sur l’efficacité de l’intervention des ONG internationales en Centrafrique depuis le début de la crise ;

 

Pour finir, le groupe de travail exhorte les Centrafricains au calme et les invite à faire preuve de patriotisme et d’unité pour résoudre ensemble cette crise qui fait honte à notre nationalité.

 

Fait à Bangui, le 10 octobre 2014

 

Pour le Groupe de Travail,

 

Le Coordonnateur

 

Gervais LAKOSSO

 

BP. 3114 Bangui RCA Tél. 00236 75 50 02 95/ 75 50 72 27 / Mail gtsc.rca@gmail.com / lakgg9@yahoo.fr

DECLARATION DE LA SOCIETE CIVILE RELATIVE A LA SITUATION ACTUELLE

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