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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 12:17

 

 

 

 RFI - 06/05/14

 

La présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba-Panza doit prononcer ce mardi matin une allocution dans l'hémicycle du Conseil national de transition pour présenter le « bilan des cent jours de la transition ». 100 jours après son élection, la persistance de l'insécurité a refroidi les espoirs que beaucoup avaient placés en elle. Les activités reprennent à Bangui, certains déplacés sont rentrés chez eux. Mais 100 jours après l'accession au pouvoir de Catherine Samba-Panza – le 20 janvier dernier –, de nombreux Centrafricains font un constat amer : la sécurité qui était le premier objectif de la transition n'est toujours pas revenue.

 

« Nous avons toujours de la violence à Bangui, regrette Joseph Bindoumi, le président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme, et elle s'est accrue dans l'arrière-pays ». En 100 jours, les autorités de transition ont noué des contacts avec certains groupes Seleka et anti-balaka. Mais d'autres continuent à semer la terreur dans le pays. Ces dix derniers jours, une centaine de personnes sont mortes dans le Nord-Ouest et au Centre lors d'attaques impliquant anti-balaka, Seleka et éleveurs peuls.

 

Le principal échec de ces 100 jours restera sans doute l'incapacité des forces internationales et des autorités de transition à stopper les violences contre les musulmans. Des violences qui ont conduit la plus grande partie de la communauté à l'exode. « Je dis personnellement que le bilan de cette dame est négatif, se lamente l'un des derniers musulmans de Bangui restés au kilomètre 5. Rien n'a avancé pour notre sécurité. Nous ne sommes plus qu'un tout petit nombre, sur un petit périmètre et les menaces se poursuivent continuellement ».

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140506-centrafrique-100-jours-ca...

100 jours de Samba-Panza: le souffle d’espoir étouffé par la violence (RFI)

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 12:14

 

 

 

 05/05/14 (AFP) Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a salué lundi l'engagement de l'Angola pour stabiliser la Centrafrique, se félicitant à l'avance des initiatives de la diplomatie angolaise et de l'"assistance supplémentaire" que Luanda doit apporter au pays. "Le président (angolais Eduardo) dos Santos nous a assuré qu'il entendait rester très mobilisé sur la Centrafrique et qu'il organiserait bientôt des rencontres afin d'obtenir des avancées sur ce dossier", a déclaré le secrétaire d'Etat américain avant de quitter Luanda, dernière étape de sa tournée africaine.

 

"Il va s'engager avec les autres chefs d'Etat de la région et apporter une assistance supplémentaire, comme nous allons le faire", a ajouté le chef de la diplomatie américaine, sans mentionner si cette aide complémentaire inclurait l'envoi de troupes. "Je pense que l'Angola est prêt à (...) jouer un rôle de premier plan afin d'amener les dirigeants (centrafricains) à faire baisser le niveau de violence et protéger la population", a-t-il souligné, à l'issue d'un entretien dans la matinée avec le président angolais José Eduardo dos Santos.

 

En décembre, le président américain Barack Obama avait annoncé le déblocage de 60 millions de dollars supplémentaires d'aide militaire pour l'opération des forces étrangères en République centrafricaine, portant à 100 millions de dollars la contribution américaine. En mars, l'Angola a annoncé l'octroi d'une aide de 10 millions de dollars au pays pour soutenir le fonctionnement du gouvernement de transition et répondre à la crise humanitaire en cours, après une visite à Luanda de la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza. Mais jusqu'à présent l'Angola, sorti dévasté d'une violente guerre civile en 2002, a toujours catégoriquement refusé d'envoyer des effectifs militaires à l'étranger.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka. L'Union africaine a décidé de porter sa force en Centrafrique (Misca) à 6.000 hommes, contre 3.600 initialement prévus. Actuellement, la Misca compte quelque 5.000 hommes, soutenus par 2.000 soldats français.

Kerry salue la volonté de l'Angola d'aider à stabiliser la Centrafrique

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 12:10

 

 

 

 

 05/05/14 (AFP) Près de 30 personnes ont été tuées et une dizaine blessées en Centrafrique dans des affrontements en cours depuis jeudi autour de la localité de Mala (200 km au nord-est de Bangui) entre combattants Séléka à des miliciens anti-balaka, a-t-on appris lundi de source militaire africaine. "Les informations en notre possession font état de violents affrontements en cours depuis jeudi dans la région de Mala entre anti-balaka et ex Séléka.

 

On déplore près d'une trentaine de morts, pour la plupart des civils, et plus d'une dizaine de blessés. Des centaines de personnes sont obligées de fuir en brousse", a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un officier de la force africaine en Centrafrique (Misca). D'autres ont trouvé refuge dans des localités voisines, selon la même source. Selon des habitants de Mala joints au téléphone par l'AFP depuis Bangui, le centre de la localité est désormais occupé par des combattants Séléka qui se livrent à des exactions contre les civils.

 

"Ils tuent, pillent, volent et violent impunément. Il n'y a personne pour protéger la population contre leurs exactions. Même l'église catholique de Mala a été saccagée, et ceux qui s'y étaient réfugiés ont essuyé des tirs et obligés de fuir", a raconté l'un d'eux Eric Kétégaza, ajoutant qu'il avait fui la localité. En dépit de la présence de forces internationales qui seront relayées en septembre par des Casques bleus, les violences restent quotidiennes en Centrafrique où la population et les organisations humanitaires sont la cible d'attaques de groupes armés, ex Séléka à dominante musulmane ou anti-balaka majoritairement chrétiens.

 

Médecins sans frontières (MSF) a ainsi annoncé lundi qu'elle allait réduire temporairement ses activités en Centrafrique après l'attaque fin avril d'un hôpital du nord-ouest du pays. "MSF a décidé de limiter, en signe de protestation et pendant une semaine, ses activités médicales en RCA et dans les pays limitrophes au seul maintien de ses services d'urgence", indique un communiqué de l'ONG. L'organisation humanitaire explique avoir pris cette décision suite à l'attaque le 26 avril de l'hôpital de la ville de Boguila (450 km au nord de Bangui), où 22 personnes dont 3 membres de son personnel humanitaire ont été tuées.

Centrafrique: près de 30 tués dans des affrontements en province

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 12:07

 

 

 

 

 05/05/14 (AFP) Un journaliste centrafricain de la radio protestante Voix de la Grâce, René Padou, grièvement blessé le 29 avril dernier dans l'attaque de son domicile par des hommes armés, est décédé lundi, a appris l'AFP de source policière. Selon la source, "le journaliste René Padou est décédé ce jour.

 

Son décès a été confirmé par la direction de l'hôpital où il avait été admis dans la nuit du 29 avril dernier". "René Padou avait été attaqué dans la maison familiale par des individus armés qui ont abattu son frère aîné de plusieurs balles", avait déclaré jeudi à l'AFP une source policière, soulignant que M. Padou avait été poignardé après s'être fait tirer dessus. Mercredi, un autre journaliste, qui avait également été agressé à son domicile le 29 avril, avait déjà succombé à ses blessures.

 

Selon la police, les deux journalistes ont été victimes des violences qui ont éclaté mardi soir, après qu'un jeune musulman du PK5, dernière enclave musulmane de la ville, avait été tué et son corps mutilé. Dans la soirée, les musulmans du quartier, par vengeance, ont attaqué plusieurs domiciles des quartiers chrétiens voisins du PK5 et des tirs nourris ont été entendus, selon la source policière.

 

Des centaines de personnes ont fui leurs maisons pour regagner les sites de déplacés. La Centrafrique a sombré dans le chaos et les violences intercommunautaires, lorsque l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, a pris brièvement le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014 dans un pays composé à 80% de chrétiens, multipliant les exactions.

 

Des milices chrétiennes hostiles aux Séléka et plus généralement aux musulmans se sont formées, semant elles aussi la terreur parmi les civils. Les massacres ont été les plus violents à Bangui, où plus de 90% des 60 à 80.000 musulmans qui y vivaient ont fui la capitale.

Centrafrique: décès d'un journaliste grièvement blessé mercredi

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 14:56

 

 

 

Mon Cher Aîné Jean-Paul,

 

Nous gardons de Toi le Souvenir d'un Combattant de la Liberté et de la Démocratie. Sous ta Houlette et celle des Autres Aînés nous avons donné Naissance à un Parti dont le Fondateur au Pouvoir et les Rouages n'étaient pas confondus avec ceux de l’État. Un Parti au Pouvoir qui n'avait aucune emprise sur l'Appareil de l’État. Car ses Statuts exigeaient qu'il vienne en Recommandations ou appui au Chef de l’État et au Gouvernement leur laissant l'entière Responsabilité de les appliquer ou non.

 

Ainsi comme beaucoup de nos Compatriotes ne le savent pas les Nominations, les Grandes Décisions étaient prises au sein du Gouvernement sans consultation préalable des Instances du RDC. Son Caractère Multi-tendanciel dans son Fonctionnement et les compétitions internes, législatives et municipales avait fait du RDC un Parti Unique véritablement Démocratique. Les Critiques lors des Assemblées n'épargnaient personne au point où son Fondateur André KOLINGBA avait été épinglé par ses propres militants sous l'Ancien SG Joseph MABINGUI.

 

Critiques que le Fondateur avait intégrées sans pression aucune dans les préoccupations des Centrafricains. - MOURIR C'EST PARTIR.TON RETOUR SE FAIT PAR TES ŒUVRES GRAVÉES DANS LES ANNALES DE LA RCA. A ma Belle Sœur, à mes Nièces et Neveux ainsi qu'à tous les Proches, mes condoléances et celles de la Famille NAKOMBO, ta Famille.

 

Émile Gros Raymond NAKOMBO

 

Message de condoléances de Emile Gros Raymond Nakombo à la famille Ngoupandé
Message de condoléances de Emile Gros Raymond Nakombo à la famille Ngoupandé

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 14:01

 

 

 

 NEW YORK05/05/14 (Xinhua) - Alors qu'il effectue une visite en République centrafricaine, le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a promis samedi que l'Organisation ne ménagerait pas ses efforts pour déployer comme prévu les 12.000 casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies dans ce pays (MINUSCA).

 

"J'ai tenu, le plus vite possible, après l'adoption de la résolution 2149 du Conseil de sécurité, venir personnellement en République centrafricaine pour me faire une idée encore plus précise de la situation. Pour entendre les différents acteurs et les différentes parties prenantes, pour être sûr que nous intégrerons tous ces éléments dans la vision que nous avons pour le déploiement de la MINUSCA", a dit M. Ladsous lors d'une conférence de presse à Bangui.

 

Lors de sa visite, M. Ladsous a eu une série d'entretiens à la fois à Bangui et en province. Il a notamment rencontré la Présidente de transition, Catherine Samba-Panza. "Je crois que nous sommes maintenant dans une phase où nous allons travailler d'arrache-pied pour la monter en puissance de la MINUSCA, en bâtissant sur le travail remarquable qu'avait déjà fait le Représentant spécial du Secrétaire général, le général Gaye, dans le cadre du Bureau intégré des Nations Unies en République centrafricaine (BINUCA)", a souligné le chef des opérations de maintien de la paix.

 

"En passant d'une mission politique à une mission de maintien de la paix, nous changeons de braquet. Il s'agit de développer, sans commune mesure en termes de chiffre les équipes civiles, de déployer, ce qui est la caractéristique d'une opération de maintien de la paix, une très importante composante militaire et policière".

 

Les Nations Unies prévoient de déployer dans les semaines et les mois à venir 10.000 militaires et 1.820 policiers dans le cadre de la MINUSCA. "Il s'agit donc de créer les conditions sécuritaires pour une amélioration sensible de la situation. Il s'agit de travailler et aider au rétablissement de l'Etat centrafricain et de ses différentes institutions. Il s'agit d'aider à un processus politique", a souligné M. Ladsous.

 

"Nous n'allons pas ménager nos efforts pour y parvenir et je crois que nous avons le souci de travailler avec l'ensemble des acteurs de la communauté internationale, avec nos partenaires de l'Union africaine, nos partenaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), avec les grands acteurs régionaux et tout cela dans une unité de vision", a-t-il ajouté.

Centrafrique : L'ONU ne ménagera pas ses efforts pour déployer la MINUSCA, selon Ladsous

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 13:46

 

 

 

 Didier Niewiadowski | ex-diplomate à Bangui

 

Du 17 au 27 avril 2014, la République centrafricaine a vécu quatre événements majeurs qui doivent être distingués de la barbarie quotidienne. Ces événements illustrent bien la dégradation de la situation sécuritaire, l’inanité des déclarations gouvernementales, les limites de l’action des forces internationales et de l’opération Sangaris, mais laissent aussi entrevoir de nouveaux développements, encore plus calamiteux, d’une crise plus que jamais hors de contrôle. Ces quatre événements ne peuvent être dissociés car ils sont interactifs.

 

Pour la première fois en Centrafrique, le week-end pascal, jadis source de réjouissances pour les communautés chrétiennes auxquelles s’associaient volontiers les musulmans, a été marqué par quatre enlèvements de religieux catholiques dont l’évêque de Bossangoa, ville martyre depuis la chute du président Bozizé. Si ces faits crapuleux ont connu une fin heureuse grâce aux forces internationales, en revanche, le curé de Paoua, en tournée pascale, n’a pas eu cette chance car il a été assassiné et son corps affreusement mutilé. Sans faire référence aux dramatiques attentats au Nigeria, qui sèment régulièrement la désolation lors des fêtes chrétiennes, il convient néanmoins de s’interroger : s’agit-il vraiment d’une simple coïncidence ?

 

Hostilité grandissante contre les militaires Pour la première fois depuis le début de l’opération Sangaris, le 5 décembre 2013, les commandos français, les 20 et 24 avril, ont été l’objet de réactions hostiles de type militaire, les obligeant à réagir en conséquence. Que ce soit à Grimari, contre d’ex-Séléka, ou au PK5 de Bangui, contre des anti-balaka, ces opérations armées se sont traduites par des une vingtaine de victimes centrafricaines. Déjà catalogués par certains Centrafricains de n’être qu’un détachement Boali Bis, les militaires de Sangaris risquent maintenant de devoir faire face à une hostilité grandissante, avec les conséquences dommageables prévisibles. En France, des voix s’élèvent contre les mauvaises conditions de vie de nos militaires et s’inquiètent de la vétusté des moyens militaires.

 

Le bourbier n’est-il pas désormais en vue ? Pour la première fois depuis le déclenchement de la crise, fin 2012, un hôpital de MSF, à Nanga-Boguila, a été attaqué, pillé avec un bilan dramatique de 22 tués dont trois membres de MSF-NL. En ce 26 avril, les rebelles, probablement des ex-Séléka bien installés dans cette région du Nord-Ouest, ont donc franchi un nouveau palier dans leur politique de terre brûlée. En l’absence d’Etat, les ONG humanitaires pourront-elles continuer leur indispensable aide à une population, de plus en plus livrée à elle-même ? Si leur départ devient inéluctable, la « somalisation » aura fait un grand pas et les pays voisins devront s’apprêter à accueillir une nouvelle vague de réfugiés, au risque de les déstabiliser davantage.

 

Sans avoir l’aval des autorités centrafricaines et contre l’avis de la force Sangaris, le Haut commissariat des réfugiés et l’Office international des migrations ont décidé, le 27 avril, de délocaliser les ressortissants centrafricains de confession musulmane, assiégés dans leur ghetto du PK 12 de Bangui. Les 1300 personnes furent ainsi transférées, dans des conditions inhumaines et non sans danger, vers la frontière du Tchad, sous la protection de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique). Comment éviter la partition ? Faisant suite aux autres évacuations des milliers de musulmans des villes de l’Ouest, cette décision du HCR et de l’OIM donne une réalité à l’expression « épuration ethnico-religieuse » employée par le Secrétaire général de l’ONU.

 

La Centrafrique pourra-t-elle encore éviter la partition alors qu’une composante de sa population a été dépossédée de ses biens et contrainte de fuir la vindicte publique pour se réfugier dans une zone où l’islam est prépondérant ? Dans ce contexte calamiteux, les préparatifs de les élections présidentielles et législatives restent à l’ordre du jour. Des dizaines de personnalités se découvrent une vocation de Président et ne pensent qu’à ces échéances. Des experts en élections offrent leurs services et des sociétés spécialisées en matériels électoraux et en cartes individuelles sécurisées ont déjà lancé leurs actions de lobbying qu’il serait plus judicieux d’appeler de corruption.

 

Ne serait-il pas plus urgent d’amender la Charte constitutionnelle du 18 juillet 2013, ne correspondant plus au contexte actuel, de reconsidérer la composition du législatif et de l’exécutif de la transition, trop représentatifs de la présidence Djotodia et du cartel de l’ex-Séléka qui n’a plus d’existence juridique depuis sa dissolution le 13 septembre 2013, de proposer une feuille de route, avec des projets de développement économique et social, notamment dans le cadre des pôles régionaux de développement et de remédier à l’impunité des criminels, de redonner des perspectives à une jeunesse avec des projets à haute intensité de main-d’œuvre et de faire appel aux sapeurs du génie militaire des forces internationales pour reconstruire les infrastructures urbaines et les voies de communication.

 

La recherche de la paix, la reconstruction de l’Etat, l’arrêt du processus de partition du pays et la réapparition de l’état de droit seront certainement à ce prix.

 

Didier Niewiadowski est ancien conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France à Bangui (2008-2012).

La Centrafrique, hors de contrôle, en voie de somalisation par Didier Niewiadowski

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 13:29

 

 

 

 05/05/14 (AFP) - Médecins sans frontières (MSF) va réduire temporairement ses activités en Centrafrique après l'attaque fin avril d'un hôpital du nord-ouest du pays, selon un communiqué publié lundi par l'ONG, qui appelle les autorités de transition à "condamner publiquement" ces violences. "MSF a décidé de limiter, en signe de protestation et pendant une semaine, ses activités médicales en RCA et dans les pays limitrophes au seul maintien de ses services d'urgence", indique ce communiqué.

 

L'organisation humanitaire explique avoir pris cette décision suite à l'attaque le 26 avril de l'hôpital de Boguila, où 22 personnes dont 3 membres de son personnel humanitaire ont été tuées. MSF se dit "consternée que le gouvernement de transition de la RCA et les représentants des groupes armés n'aient pas largement et fermement condamné le massacre de Boguila" et les exactions commises quotidiennement dans le reste du pays, leur rôle étant de "prendre position face à de tels actes". "Nous demandons instamment au gouvernement de transition de la RCA et à tous les groupes armés de condamner publiquement cette attaque odieuse", déclare le directeur général de MSF, Arjan Hehenkamp, cité dans le document.

 

"S'attaquer à MSF, c'est s'attaquer à un des principaux acteurs médicaux déployés aujourd'hui dans le pays et, dans certaines zones, à l'unique pourvoyeur de soins de santé", poursuit Arjan Hehenkamp. "Au cours des 18 derniers mois, les membres de MSF ont été régulièrement victimes de nombreux actes de violence, parmi lesquels la moitié est survenue dans la préfecture de l'Ouham (nord-ouest), où se situe notamment Boguila", explique MSF, précisant que "des employés du ministère de la Santé ainsi que d'autres organisations humanitaires internationales" font régulièrement l'objet d'attaques.

 

"Les civils pris au piège du conflit continuent de souffrir d'un niveau extrême de violence, de déplacements forcés et d'une crise sanitaire sans précédent, dans l'indifférence de la communauté internationale et des forces de maintien de la paix déployées aujourd'hui en RCA", ajoute MSF.

 

Depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent, rythmée par les exactions de l'ex-rébellion de la majorité musulmane en déroute, et celles des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka.

 

 

 

MSF réduit ses activités en Centrafrique durant une semaine "en signe de protestation"

 

lundi 05 mai 2014 à 13h08 (Belga) - Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé la réduction de ses activités en République centrafricaine (RCA), lundi dans un communiqué. Une décision justifiée par "le massacre le 26 avril dernier de seize civils, dont trois collaborateurs de MSF à Boguila". "Le 26 avril dernier, seize civils, dont trois collaborateurs de MSF étaient massacrés dans le projet de MSF à Boguila, en Centrafrique. Cet incident tragique est le dernier d'une très longue série: les équipes de MSF ont été confrontées à 115 incidents de sécurité, de degrés variables, dans le pays depuis décembre 2012", indique MSF.

 

L'organisation a donc décidé de réduire ses activités en RCA et dans les pays limitrophes pendant une semaine en signe de protestation et pour réévaluer la situation sécuritaire, poursuit le communiqué de l'organisation. MSF appelle également le gouvernement de transition et toutes les parties au conflit à condamner ce genre d'attaques et à respecter leurs engagements quant à la protection de la population.

 

Seize personnes dont trois humanitaires de MSF ont été tuées en avril dernier dans l'attaque d'un hôpital à Nanga Boguila, à 450 km au nord de Bangui, par des hommes armés soupçonnés d'appartenir à l'ex-rébellion Séléka. Les assaillants s'en sont pris à l'établissement alors que des responsables locaux y tenaient une réunion avec les humanitaires de MSF.

Centrafrique: MSF réduit temporairement ses activités après l'attaque d'un hôpital
Centrafrique: MSF réduit temporairement ses activités après l'attaque d'un hôpital

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 13:25

 

 

 

 

 

05/05/14 (AFP) - Cinq personnes ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche dans les 3è et 5è arrondissements de Bangui par des individus armés non identifiés, a appris l'AFP de source policière dimanche. Une première personne a été victime de jets de grenades à son domicile du quartier Sarah de la capitale centrafricaine, quatre "ont été retrouvés morts, ligotés au quartier Sayé-Voir dans la nuit de samedi. Les corps portent des traces de balle et de torture", selon la même source.

 

Les violences demeurent quotidiennes à Bangui, en particulier dans les 3è et 5è arrondissements de la ville, où doit se déployer rapidement la force européenne Eufor-RCA. La formation de cette force, annoncée en décembre, a été plus longue que prévu en raison de la réticence de nombreux Etats européens à y participer. Eufor-RCA est actuellement composée d'environ 150 hommes, essentiellement des militaires français issus de Sangaris et de soldats estoniens.

 

La force montera progressivement en puissance jusqu'à compter en juin 800 hommes, dépêchés notamment par la Géorgie et plusieurs pays de l'UE comme l'Espagne, la Finlande ou l'Italie.

Cinq personnes tuées par des hommes armés dans la nuit de samedi à Bangui

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 13:20

 

 

 

 

 

05/05/14 (AFP) Au moins 20 personnes ont été tuées au cours d'attaques de plusieurs villages entre mercredi et vendredi dans le nord de la Centrafrique, par des individus armés assimilés à l'ex-rébellion Séléka et aux peuls armés, a appris l'AFP samedi de source militaire.

 

Selon un officier de la force africaine Misca, "des hommes armés assimilés aux ex-Séléka et Peuls armés ont attaqué près de dix villages de Markounda au nord (...) entre mercredi et vendredi. Ces hommes armés ont tué au moins vingt personnes, selon un bilan provisoire qui pourrait éventuellement s'alourdir, puisque les violences ne se sont pas encore arrêtées". "Les habitants du centre de Markounda ont tous fui pour se réfugier dans les régions voisines ou en brousse. La force africaine a dépêché des hommes à Paoua, une ville voisine où les mêmes violences sont perpétrées, pour tenter de sécuriser les populations civiles. Mais beaucoup reste à faire pour stopper ces violences", a ajouté la source.

 

Les combattants de l'ex-rébellion Séléka, qui avaient pris le pouvoir en mars 2013, ont été mis en déroute après le départ forcé de leur chef Michel Djotodia en janvier 2014. Livrés à eux-mêmes, ils sont désormais régulièrement accusés de graves exactions dans la province. "Quand ils attaquent un village, ils défoncent les portes, tirent sur les occupants et mettent le feu. Certaines personnes blessées et sans secours périssent ainsi brûlées vives. Tandis que des corps des personnes déjà mortes sont aussi calcinés(...)", a expliqué à l'AFP par téléphone Isaac Yétina, un habitant de Markounda en fuite, affirmant avoir vu les assaillant "jeter des enfants vivants dans le feu".

 

La région nord de la Centrafrique est l'une des plus sensibles du pays depuis plusieurs semaines, au cours desquelles de nombreux villages ont été attaqués, de même, entre autre, qu'un hôpital géré par Médecins sans frontières la semaine dernière. La plupart de ces attaques ont été imputées à ce même groupe par les autorités.

Centrafrique: des hommes armés font une vingtaine de morts en trois jours dans le nord

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