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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:20

 

 

 

 

 

 

21/03/2014 à 16h56 -- Mis à jour le 21/03/2014 à 16h58

 

ARMEE - Pour que la force militaire européenne en Centrafrique passe de 375 à 500 personnes

 

François Hollande a lancé un appel vendredi à Bruxelles pour que la force militaire européenne en Centrafrique (Eufor) soit suffisamment dotée à partir de lundi pour pouvoir intervenir au plus vite. «Il faut 500 personnels, il y en a pour l'instant 375, donc il y a un effort à faire», a déclaré Hollande lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet européen largement consacré à l'Ukraine. «Je pense que l'appel que j'ai lancé, qui a été relayé par Herman Van Rompuy (président du conseil européen) et Catherine Ashton (chef de la diplomatie européenne) sera entendu», a-t-il ajouté.

 

Les pays européens rechignent jusqu'à présent à mobiliser les effectifs et les moyens, notamment logistiques, nécessaires au lancement d'Eufor-RCA destiné à venir en appui aux forces africaines et françaises. Une centaine de soldats manquent pour pouvoir lancer l'opération militaire européenne en Centrafrique, qui devait initialement démarrer cette semaine, a indiqué mercredi le commandant de cette force, le général français Philippe Pontiès, jugeant la situation «préoccupante».

 

Une question de «crédibilité de l'Europe»

 

«J'ai insisté là-dessus auprès des chefs de gouvernement qui avaient déjà fait des gestes ou qui avaient émis de promesses pour que nous puissions, lundi, avoir les effectifs suffisants», a dit Hollande. Il ne s'agit «pas de troupes combattantes mais essentiellement de personnels qui pourraient se déployer pour le transport notamment des troupes africaines, pour la logistique et pour la santé». Il a jugé que le lancement d'Eufor-RCA était une question de «crédibilité de l'Europe».

 

Aucun dirigeant n'a publiquement indiqué vendredi de nouvelles contributions à l'opération, qui devrait notamment s'appuyer sur le déploiement d'une centaine de soldats de Géorgie, un pays non-membre de l'UE. La crise ukrainienne et les risques militaires associés polarisent l'attention de nombreux pays de l'UE, notamment ceux d'Europe de l'est qui étaient initialement prêts à participer à Eufor-RCA, selon un responsable européen. Hollande a par ailleurs indiqué qu'il recevrait la présidente centrafricaine Catherine Samba Panza avant le prochain sommet UE-Afrique prévue les 2 et 3 avril à Bruxelles. 

 

 Avec AFP

Centrafrique: Hollande demande à l’Europe de se bouger

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Centrafrique-Presse.com
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:13

 

 

 

 

 

 

S’acheminerait-on vers une guerre sans fin en République centrafricaine ? La Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) a découvert la semaine dernière un important arsenal de guerre dans les environs de la base aérienne de Bangui. La nature de l’armement trouvé (des armes lourdes) fait dire au chef de la MISCA, le général Jean-Marie Miche Mokoko, que ce sont des armements soustraits des arsenaux des forces armées centrafricaines. Ces armes proviennent-elles réellement de l’arsenal national ? Qui les y a mises là et à quelle fin ? 

 

Totalement enclavé au centre du continent, la Centrafrique tient son nom de sa situation géographique. Les importations, dans ce pays pauvre, y sont difficiles et la moindre pièce détachée nécessite des semaines avant de parvenir à son destinataire. Les approvisionnements connaissent souvent des ruptures ; curieusement seules les armes et les munitions y sont largement présentes. Alors, par quel miracle tous ces matériels sont parvenus au Centrafrique alors que l’essentiel y est souvent difficile, voire, impossible à trouver ?

 

On sait que l’armée mise en place par Bozizé, l’ancien locataire du palais de Bangui, s’était suffisamment servie en armes dans l’intention de contrer la Séléka qui avançait sur Bangui. On sait aussi que François Bozizé avait mis d’importants moyens militaires à la disposition de sa milice, les anti-balaka.

 

On sait également que les tombeurs de Bozizé disposent également d'un arsenal militaire de haute gamme

 

Perdue en plein cœur de l’Afrique, forte de près de 5.000.000 d’habitants pour une superficie de 623 000 km² avec un sous-sol riche, la Centrafrique reste la référence d’un pays sans Etat qui n’existe que de nom. La Centrafrique (RCA) est un pays enclavé sans accès à la mer. La République centrafricaine dispose par ailleurs de nombreuses ressources naturelles, notamment l’uranium, l’or et les diamants. Le pétrole et l’énergie hydroélectrique sont d’autres ressources potentiellement importantes mais inexploitées à ce jour. 

 

Selon certains analystes, la crise centrafricaine n’a rien de religieux. Mais plutôt un conflit orchestré par des politiques, avec l’appui de la France et du Tchad, pour des intérêts purement économiques 

 

La France craint de voir ses intérêts tomber sous le giron chinois à qui le Président déchu avait concédé l’exploration et l’exploitation pétrolifère de la région du Nord-est », rappelle le coordinateur de la jeunesse du MPA, Jöel Moyéyégue. Qui souligne que « la France ne désarme ni la Séléka, ni les anti-balaka et n’intervient pas la nuit ». 

 

Le Tchad est aussi accusé de « déstabiliser la Centrafrique pour siphonner son pétrole et empêcher son exploitation, car ces deux pays bénéficient d’un bassin pétrolifère commun ».

 

La rumeur, dit « que se serait l’ancien Président François Bozizé, qui est derrière cette milice qui terrorise les populations », mais aussi « que des jeunes exacerbés par les pratiques de la soi-disant Séléka se sont mobilisés ». Dans tout ce micmac orchestré par les politiques, ils manipulent une population centrafricaine majoritairement analphabète, et lui font croire à un conflit inter religieux. Dans un pays, « où jadis, toutes les communautés cohabitaient en parfaite harmonie ». -

 

Qui se cache derrière le chaos en Centrafrique ? Telle est la question de la semaine

Vouloir régler la crise centrafricaine sans répondre à cette question relèverait de l’hypocrisie la plus totale. Les occidentaux savent, depuis des années, qui s'amuse à livrer fonds et armements nécessaires aux déclenchements des conflits. Jour après jour on feint de s’étonner des explosions soudaines de violences, ponctuées de pillages. Malgré un dispositif de plus en plus serré, au fil des semaines, les soldats français et africains ont de plus en plus de mal à les endiguer.

 

La rubrique le débat est la vôtre. Vous pouvez vous aussi comme Fabrice Nembi de Ndjamena au Tchad, nous soumettre des thèmes et des sujets à débattre aux courriels suivants:seumo@hotmail.com ou mieux encore à webmaster@camer.be. Pour ceux d'entre vous qui nous ont soumis des sujets à débattre et qui ne sont pas encore publiés, prière de bien vouloir patienter. Ils seront diffusés. Nous vous remercions d’avance et vous remercions pour votre marque de sympathie.

 

Bon débat. Nous vous souhaitons un bon  dimanche et à dimanche

 

© Camer.be : Fabrice Nembi

 

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE, LE DÉBAT: QUI SE CACHE DERRIÈRE LE CHAOS EN CENTRAFRIQUE ?

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Centrafrique-Presse.com
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:05

 

 

 

 

 

http://www.dw.de/  

 

Un an après le coup d'État qui a renversé François Bozizé, où en est la situation en République centrafricaine ? Nous avons posé la question au Premier ministre de la transition, André Nzapayéké.

 

« La situation a été fortement marquée par le renversement du régime et la prise du pouvoir par la coalition Séléka, qui a entraîné un dérèglement total de l'État centrafricain, du fonctionnement des services publics.

 

La situation reste volatile sur le plan sécuritaire. La situation humanitaire reste précaire. On a un grand nombre de réfugiés dans les pays limitrophes, un grand nombre de déplacés internes sur divers sites, dans la capitale et à l'intérieur du pays. L'approche de la saison des pluies pose un réel problème humanitaire pour ces réfugiés.

 

Donc il y a encore beaucoup de défis pour le gouvernement pour essayer de ramener l'ordre. Mais, depuis le départ du président Bozizé, il est vrai qu'on assiste à une situation qui n'est pas toujours très enviable.

 

DW: Est-ce que vous voyez dans la détérioration de la situation la main invisible de l'ancien président François Bozizé?

 

La détérioration de la situation avait déjà commencé sous l'ancien président. Le peu de considération pour le développement économique du pays, pour les questions d'équité, le peu d'attention accordée aux préocupations de la population avaient déjà entraîné beaucoup de mouvements sociaux et des mouvements de guérilla.

 

Concernant l'actuelle situation, marquée particulièrement les actions des anti-balaka, on a des preuves aujourd'hui que l'ancien président Bozizé joue un rôle là-dedans car les factions des anti-balaka sont des anciens militaires des FACA. Il y a beaucoup d'éléments des FACA qui sont dans les anti-balaka et beaucoup de proches du président Bozizé qui sont aussi dans les anti-balaka et les animent fortement. D'ailleurs ils appellent au retour à l'ordre constitutionnel, c'est à dire le retour du président Bozizé au pouvoir avant le terme de la transition actuelle. Quelque part, il y a donc une certaine main derrière.

 

DW: Le nom de François Bozizé figurerait sur une liste soumise par la France au Conseil de sécurité des Nations unies. Sur le plan interne, le pouvoir précédent de la Séléka avait déjà lancé une enquête sur son implication dans certains crimes, où en sont les enquêtes le concernant?

 

Les enquêtes se poursuivent. Depuis le 5 décembre, tout a basculé ici. Les enquêtes avaient commencé auparavant, mais l'insurrection des anti-balaka a complètement changé la situation ici. Il y a eu depuis lors beaucoup de crimes, d'actes criminels et de morts dans Bangui et à l'intérieur du pays.

 

Les enquêtes sont toujours en cours, une équipe des Nations unies est actuellement sur place pour les poursuivre. Nous les avons rencontrés plusieurs fois et nous leur exprimons tout notre soutien. Nous espérons que ces enquêtes iront jusqu'au bout car pour le gouvernement de transition, l'impunité doit être combattue et nous faisons tout pour que la justice soit le pilier de la stratégie de la transition.

 

DW: Que fait votre gouvernement pour un retour à la normalité en RCA?

 

La question sécuritaire est la question numéro un, le gouvernement de transition en a fait sa priorité. Cela signifie des actes concrets pour arrêter, juger et détenir des criminels. Ceci étant, nous accordons une importance primordiale à la justice. La justice est le seul moyen pour nous de pouvoir restaurer l'autorité de l'État centrafricain, on ne passera pas par un autre chemin.

 

Quand on est dans une situation où les institutions de l'État se sont effondrées, la justice est le seul moyen de rétablir la confiance entre la population et l'État. Donc la justice est le deuxième élément essentiel pour que les choses redeviennent normales.

 

À côté de cela, nous nous attaquons à la question sécuritaire. Mais cette question est liée aussi à la sécurisation de la route du Cameroun, qui permet l'approvisionnement en produits de première nécessité, en médicaments, en tout ce qu'il faut pour répondre aux besoins humanitaires énormes.

 

Mais cela permet aussi à l'économie d'être relancée petit à petit, aux hommes d'affaires de pouvoir importer ou exporter à nouveau. Parce que sans la relance économique, l'État ne pourra pas disposer de ressources nécessaires, ne serait-ce que pour continuer à financer la sécurité et commencer à renforcer le fonctionnement de l'administration et redéployer les services publics fonctionnaires à l'intérieur du pays. Parce que si nous voulons des élections, il nous faut la sécurité et il faut que les services publics, surtout à l'intérieur du pays, recommencent à fonctionner.

 

Nous sommes en train de relancer aussi nos forces de défense, police et gendarmerie essentiellement, pour nous aider dans la sécurisation des quartiers, des populations et des villages. Sangaris et Misca ne sont pas en mesure de mener seules une politique de sécurité et de proximité. Bangui est une grande ville, avec de grands boulevards, mais entre ces grands boulevards, il y a des zones très peu urbanisées et qui sont aujourd'hui des zones de non-droit où les armes circulent. Pour que la sécurité revienne dans ces zones, il faut que les agents des forces de l'ordre puissent y entrer et être le plus proche possible des populations.

 

Toute la zone autour de l'aéroport est occupée par des déplacés internes. Il faut qu'on leur donne confiance, qu'on leur fasse comprendre que la sécurité est revenue dans leur quartier pour qu'ils quittent la totalité des sites avant la prochaine saison des pluies sinon la situation humanitaire va être catastrophique.

 

DW: Malgré vos efforts, les violences continuent. On se demande s'il n'est pas temps d'être plus ferme envers ceux qui sont derrière ces crimes?

 

Nous menons deux types de politique: le dialogue, c'est à dire une politique de la main tendue envers tous ceux qui veulent s'exprimer, qu'ils soient anti-balaka, ex-séléka ou autre... Nous sommes dans un système de gouvernement qui n'a pas d'opposition puisqu'il émane d'un consensus national. Donc nous essayons de tendre la main aux uns et aux autres pour que nous travaillions dans le sens fixé par la feuille de route de la transition qui a été approuvée par toutes les parties. Nous sommes convaincus que la solution finale est politique, donc qu'il faut continuer à dialoguer avec toutes les parties et c'est ce que nous faisons.

 

En même temps, il faut que l'autorité de l'État se manifeste. Il faut que l'État soit capable d'arrêter des criminels, de les juger rapidement et de les mettre en prison. C'est le seul moyen de redonner confiance à la population. La plupart des personnes à qui je parle, disent 'moi j'ai subi telle injustice, le régime Séléka m'a fait ça, je n'avais personne en face pour m'aider. Donc j'ai décidé de me venger, de prendre les armes et de devenir anti-balaka pour me venger'. C'est donc un sentiment d'abandon par l'État et par la justice qui a entraîné certaines personnes dans ce mouvement. Donc si vous voulez une solution, il faut que la justice reprenne ses droits.

 

Il y a toute une série d'arrestations en cours depuis quelques temps. Nous sommes en train de renforcer nos chaînes pénales et nous menons des négociations avec nos partenaires internationaux pour que la chaîne pénale soit renforcée très rapidement, que nous ayons les forces de défense nécessaires. Donc pour que la police et la gendarmerie soient équipées pour être capable d'arrêter rapidement des personnes. Nous devons être capables de sécuriser nos juges et le système judiciaire pour pouvoir juger rapidement et nous devons avoir des prisons qui répondent aux normes internationales et qui sont bien gardées pour pouvoir mettre des gens en prison.

 

Cela rassurera la population et cela nous permettra de mieux la mobiliser autour de la campagne de réconciliation nationale que nous menons depuis quelques temps avec la jeunesse, les femmes et les chefs de quartier. Nous commençons à la base pour finir d'ici octobre ou novembre par l'organisation d'une conférence nationale qui va couronner cette campagne et permettre de mobiliser la population pour les prochaines élections qui sont fixées à juin 2015.

 

Tout cela est conditionné par la réconciliation nationale. Un élément nouveau est ce qu'on appelle le conflit entre musulmans et chrétiens. Moi je dis c'est entre musulmans et non musulmans. Aucun chrétien qui croit vraiment aux valeurs du christianisme ne peut accepter ce qui se passe ici. Il faut que nous réussissions à régler ce problème rapidement.

 

La République centrafricaine n'est pas un pays anti-musulman. Le gouvernement centrafricain condamne les actes de certaines personnes contre la communauté musulmane. Ce sont des actes criminels contre lesquels nous devons lutter fortement. Nous ne devons ménager aucun effort pour traquer ces criminels qui veulent utiliser le prétexte de la religion pour mettre la main basse sur les richesses d'une communauté dont le niveau de vie est relativement élevé.

 

Le gouvernement a présenté des excuses claires à tous ceux qui ont été victimes de ces actes et surtout à ceux qui ont dû quitter le pays, parce qu'ils ont été menacés car musulmans. Nous ferons tout pour que nos frères et nos sœurs qui ont dû quitter le pays - les Sénégalais, les Tchadiens et d'autres - reviennent en Centrafrique.

 

DW: Qu'attendez-vous de l'Allemagne à l'heure actuelle ?

 

Nous avons eu l'honneur de recevoir ici le Ministre allemand de la Coopération [Gerd Müller] il y a une semaine. C'est la première fois qu'un ministre allemand venait visiter la RCA. Cette visite démontre vraiment l'importance que l'Allemagne accorde dans la recherche d'une solution durable pour la RCA. Donc nous avons hautement apprécié cet acte.

 

Nous l'avons encouragé: il faut que l'Allemagne nous aide et fasse un geste en faveur de la RCA pour une plus grande mobilisation des ressources, pour une certaine flexibilité dans le décaissement de l'aide que l'Union européenne a déjà mis à notre disposition. Nous avons besoin d'actions rapides. Au niveau humanitaire, nous comptons beaucoup sur les organisations caritatives allemandes, mais aussi sur l'Allemagne en tant que pays pour nous aider à résorber rapidement cette question humanitaire grave.

 

Sur le plan bilatéral, l'Allemagne a été un des principaux partenaires de développement de la RCA par l'intermédiaire de la GTZ. Aujourd'hui, elle est devenue la GIZ, mais le niveau de la coopération est extrêmement réduit et nous souhaitons que l'Allemagne retrouve sa place. L'Allemagne joue un rôle important dans le développement rural, dans l'approvisionnement en eau potable, dans la protection de la faune... même dans les BTP et encore beaucoup d'autres domaines comme la formation des cadres centrafricains. Beaucoup ont été formés en Allemagne. »

 

Propos recueillis au téléphone par Kossivi Tiassou

 

Interview avec le Premier ministre centrafricain

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:02

 

 

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr/    23.03.2014, 13h15

 

Au moins quatre personnes ont été tuées dans des affrontements samedi à Bangui entre groupes armés lors desquels les forces française Sangaris et africaine Misca ont aussi été prises à partie, a-t-on appris dimanche auprès de la Misca.


"Quatre personnes, dont deux sujets musulmans, ont été tuées et sept blessées au PK-5 dans des affrontements entre groupes armés, notamment des anti-balaka et musulmans retranchés dans ce secteur visé par des attaques d'individus armés depuis plusieurs semaines", a expliqué à l'AFP sous couvert d'anonymat un officier de la Misca. 


"Les affrontements ont éclaté à plusieurs endroits à la fois, amenant les forces internationales à s'interposer pour faire cesser les hostilités. Mais celles-ci ont été prises à partie et ont riposté", selon cet officier.

 

Selon une source militaire française "des velléités d'affrontements entre groupes armés ont en effet été signalés au PK-5 samedi, où des hommes sont positionnés pour y faire face. Nos hommes ont été pris à partie et ont riposté".

 

Ni la Misca, ni la force Sangaris n'ont donné de bilan de leurs ripostes.


Selon la Misca, le calme était revenu dimanche dans ce quartier du centre-ville, où des pillards et des anti-balaka tentent depuis des semaines de pénétrer pour dévaliser les centaines de commerces qui s'y trouvent, appartenant très majoritairement à des musulmans.

 

"le PK-5 est calme ce (dimanche) matin. La population a repris ses activités et les hommes de la Misca et de Sangaris effectuent leurs patrouilles de routine", a déclaré à l'AFP le capitaine Elie Massazi, basé dans le quartier.


- 2.000 soldats français –


Jeudi, l'état-major de l'armée française avait fait état d'accrochages entre forces françaises et anti-balaka à Bangui et sur l'axe qui relie la capitale à la frontière camerounaise.

 

"Nous avons noté une forme de raidissement des anti-balakas, qui traduit sans doute l'impact qu'ont la force Sangaris et la Misca sur les zones où ils sont implantés", avait expliqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron.

 

Les anti-balakas sont des miliciens, majoritairement chrétiens, qui se sont dans un premier temps opposés aux exactions des combattants essentiellement musulmans de la Séléka, avant de s'en prendre à la population musulmane.

 

Près de 2.000 soldats français sont déployés au sein de la force Sangaris en Centrafrique, où ils agissent "en soutien" des 6.000 hommes de la force africaine, la Misca, pour rétablir un minimum de stabilité dans le pays, livré au chaos depuis un an et qui traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés ayant fui les violences interreligieuses.

 

Ces violences ont provoqué un exode des populations musulmanes de régions entières du pays. Pour ceux qui restent, la situation est "insupportable", a dénoncé vendredi Peter Bouckaert, directeur Urgences de l'ONG Human Rights Watch.


"La situation humanitaire et sécuritaire est très grave, insupportable pour les musulmans qui restent dans le sud-ouest (de la Centrafrique) et à Bangui. Il y a une vingtaine de poches dans le pays avec 15.000 personnes en danger. On doit réfléchir à les évacuer", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec la presse.

 

Centrafrique : au moins 4 tués dans des violences à Bangui

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 20:57

 

 

 

 

 

 

YAOUNDE - 23 MARS 2014  © Yves Junior Ngangue | Cameroon-Info.Net

 

Sous la protection du dictateur Ougandais Yoweri Museveni l’ancien chef de l’Etat Centrafricain préparerait son retour aux affaires.

 

D’après le magazine panafricain Jeune Afrique en kiosque, François Bozizé l’ex chef de l’Etat Centrafricain déchu, serait en ce moment même à Kampala, en Ouganda après l’annulation de son visa à Paris en juillet 2013 par les autorités françaises. 

Parti de l’hexagone, il aurait selon les mêmes sources séjourné à Juba au Sud-soudan, avant de rejoindre sa nouvelle terre d’accueil où l’ancien chef d’Etat-major des armées, qu’on dit proche des antibalaka, serait en train de se constituer rébellion. 

Il y a quelques temps déjà, certains médias locaux avaient allégué qu’un coup d’Etat initié par le tombeur d’Ange Félix Patassé était en préparation, contre les nouvelles autorités établies à Bangui --la présidente de la transition Catherine Samba Panza. On se souvient même que la date du 15 mars 2014 avait été formellement avancée par quelques-uns de nos confrères Centrafricains. 


Seulement, n’y a-t-il pas lieu de craindre le pire, au regard de l’instabilité sécuritaire qui prévaut encore dans l’arrière-pays et même à Bangui la capitale où 05 jeunes musulmans ont été tués ce samedi 22 mars par les antibalaka au grand marché du PK 5, pourtant sous le contrôle des hommes de la force Sangaris ? 


Le nerf de la guerre 


A défaut de reprendre son fauteuil au palais présidentiel de Bangui, eu égard à la présence de plusieurs forces internationales sur le territoire Centrafricain, François Bozizé aurait selon quelques observateurs, la capacité de faire perdurer la guerre et le chaos en RCA. Peu après sa chute, on se souvient déjà que le journal Français Le monde avait estimé la fortune de l’ex putschiste, répartie dans des banques étrangères et certains paradis fiscaux, à 155 millions d’Euro. Aussi, convient-il de préciser que les avoirs de l’ancien chef d’Etat n’avaient fait l’objet d’aucun gel. 

Malgré la remise par la France à la cour pénale internationale, il y’a quelques jours, d’une liste de présumés criminels de guerre où figuraient les noms de certains dignitaires du régime de Bozizé, à l’instar de celui de son propre fils Jean- Francis, certains experts des questions de politique internationale interrogés sous anonymat infèrent que la page du pouvoir de l’ancien général d’armée, à la tête de l’Etat Centrafricain serait définitivement tournée.

 

 

 

 

Lu pour vous : Rumeurs de coup d’Etat en RCA: Que cherche François Bozizé à Kampala ?

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 20:53

 

 

 

 

 

 

 

INTERVIEW - Quatre mois après l'intervention française en Centrafrique, Abdou Diouf, le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), répond en exclusivité aux questions du JDD. Extrait de son entretien à paraître dimanche.

 

La France a-t?elle, selon vous, sous-estimé les risques et calibré ses forces au minimum pour intervenir en Centrafrique?


Cette mission Sangaris a évité le pire, le génocide. Elle est venue à son heure. Personne ne pensait que la prise de pouvoir par l'ex-président Djotodia, appuyé par les milices Séléka, finirait en guerre politico-religieuse. Au moment où la France a envoyé ses troupes en renfort des forces africaines déjà sur place, la situation était dangereuse, mais je ne peux pas dire que les autorités françaises ont mal apprécié la situation. Au vu de ce qui s'est passé ensuite, si la France n'était pas intervenue, il y aurait eu un véritable génocide. Il faut attendre maintenant l'arrivée des autres renforts africains et européens et surtout la mise en place de l'opération de maintien de la paix des Nations unies.

 

Le mot "génocide" est fort, vous le maintenez?
 

(...) Le mot "génocide" a été galvaudé. Il faut le saisir de façon presque charnelle. Allez à Kigali et visitez le mémorial du génocide rwandais! Personne n'en sort intact. Moi, j'y suis allé, et je vous assure qu'en en sortant je pleurais à chaudes larmes, je n'étais plus moi-même.

 

François Clemenceau - Le Journal du Dimanche  samedi 22 mars 2014

 

 

Centrafrique: pour Abdou Diouf, l'intervention française a évité un "génocide"

 

PARIS, 23 mars 2014 (AFP) - L'intervention française en Centrafrique "a évité le pire, le génocide", estime le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche.

 

"Au vu de ce qui s'est passé ensuite, si la France n'était pas intervenue, il y aurait eu un véritable génocide", affirme M. Diouf.

 

Désormais, il dit attendre "l'arrivée des autres renforts africains et européens et surtout la mise en place de l'opération de maintien de la paix des Nations unies".

 

En tant que dirigeant de l'Organisation internationale de la Francophonie, qui regroupe 77 Etats membres ou observateurs, Abdou Diouf assure avoir promis au secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, "de faire tout(son) possible pour qu'un maximum de pays francophones participent à cette mission en Centrafrique".

 

La Centrafrique s'est enfoncée dans le chaos et un cycle infernal de tueries intercommunautaires depuis un coup d'Etat il y a un an.

 

Les violences ont fait près d'un million de déplacés et réfugiés, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants, et provoqué une crise humanitaire sans précédent.

 

© 2014 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

 

 

Menace de jihad en Centrafrique

 

Frédéric Gerschel | Publié le 23 mars 2014, 07h00

 

Il s'agit pour l'instant d'un phénomène très marginal. Mais les autorités françaises surveillent avec attention les appels au jihad concernant la Centrafrique. Il faut dire que la situation sécuritaire est toujours préoccupante dans le pays malgré...

Abdou Diouf : "La France a évité un génocide en Centrafrique"

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 20:49

 

 

 

 

 

Progamme alimentaire mondial

 

dimanche 23 mars 2014, par africanpressorganization

 

YAOUNDE, Cameroun, 21 mars 2014/African Press Organization (APO)

 

L’exode de quelque 296.000 réfugiés de Centrafrique vers les pays voisins, le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo et la République du Congo, a engendré une crise régionale, dans des pays qui manquaient déjà de nourriture, a indiqué aujourd’hui Ertharin Cousin, la directrice exécutive du Programme Mondial des Nations unies (PAM).

 

« Au moment où nous avons urgemment besoin que la communauté internationale se préoccupe du désastre humanitaire en Centrafrique, nous avons également besoin de soutien pour faire face la crise régionale engendrée par l’afflux de réfugiés. Nous devons nous assurer que ceux qui ont survécu aux massacres en RCA ne deviennent pas des victimes de la malnutrition et autres maladies pendant leur exil », a indiqué Mme Cousin après une visite en Centrafrique où elle a rencontré les personnes déplacées par le conflit.

 

Afin de pouvoir fournir des vivres et autres forme d’assistance aux réfugiés jusqu’à ce qu’ils puissent rentrer chez eux, les humanitaires, dont le PAM, ont besoin de plus de soutiens financiers de la part de la communauté internationale.

 

Les pays d’accueil sont eux-mêmes déjà confrontés à l’insécurité alimentaire et à des poches de malnutrition. L’afflux de réfugiés augmente significativement la pression sur les communautés et les gouvernements des pays qui les accueillent, ainsi que sur les opérations du PAM qui sont sérieusement sous-financées.

 

Sans de nouvelles contributions financières, le PAM ne pourra apporter une assistance vitale et un soutien nutritionnel aux réfugiés.

 

Les donateurs ont généreusement financé les opérations d’urgence du PAM en Centrafrique à hauteur de 37 millions de dollars mais près de 70 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires pour financer ces activités jusqu’à la fin août. Quant aux besoins financiers pour nourrir les réfugiés dans les pays voisins, ceux-ci s’élèvent à plus de 17 millions de dollars.

 

Quand les réfugiés arrivent au Cameroun ou dans les autres pays voisins, ils sont traumatisés, épuisés, affamés et souvent en mauvaise santé. Et chaque jour, ils sont de plus en plus nombreux. Malgré cette situation, les pays voisins, dont le Cameroun, laissent leurs frontières ouvertes.

 

« J’apprécie hautement le soutien que le gouvernement du Cameroun apporte au PAM et à ses partenaires des Nations Unies ainsi que l’assistance qu’il fournit généreusement aux réfugiés centrafricains. Nous sommes également reconnaissant des facilités accordées par les autorités camerounaises au transport des vivres de Douala à la Centrafrique », a ajouté la directrice exécutive.

L’exode des Centrafricains amplifie la crise humanitaire régionale

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:46

 

 

 

 

 

APA-Brazzaville (Congo) - 2014-03-22 13:24:29

 

La 4-ème réunion du Groupe international de contact sur la République Centrafricaine (GIC-RCA) a pris fin vendredi à Brazzaville sur un appel à ‘’une aide financière urgente’’ aux autorités de Bangui en vue de leur permettre de faire revenir la paix dans le pays, un objectif qu’elles peuvent atteindre à travers certaines mesures comme ‘’le paiement des salaires et des pensions’’.


Reconnaissant la gravité des problèmes économiques et sociaux auxquels la RCA est confrontée, les participants ont souligné que ‘'la situation appelle une action urgente de la part des partenaires internationaux et une adaptation des procédures d'aide internationale à la situation particulière de la RCA'', souligne le communiqué sanctionnant la fin des travaux.


Ils ont en outre ‘'insisté sur l'importance que revêt le paiement régulier des salaires des agents de la fonction publique et des pensions des retraités'', sans oublier le ‘'soutien au redémarrage du fonctionnement de la machine étatique et administrative pour le retour d'une paix véritable dans le pays''.


Les participants à la 4ème réunion du GIC-RCA ont à ce propos ‘'salué la décision de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale) de consacrer 50 des 100 millions de dollars américains annoncés lors de la Conférence de donateurs tenus à Addis-Abeba à l'appui économique et budgétaire à la RCA''.


Dans le cadre des efforts de stabilisation de la RAC, les participants à la réunion de Brazzaville estiment nécessaire de prendre ‘'des sanctions contre tous les individus et entités'' s'évertuant ‘'à entraver la transition et le processus de paix et de réconciliation''.


A ce propos, demande a été faite au Conseil de sécurité des Nations Unies de ‘'désigner rapidement les individus et entités à sanctionner, de manière à envoyer un message clair aux fauteurs de troubles'', note le communiqué.

 

La cinquième réunion du GIC-RCA aura lieu en en juin 2014 à Addis-Abeba.

 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=511116#sthash.nBjGjMKb.dpuf

Appel à ''une aide financière urgente'' aux autorités de Bangui

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Centrafrique-Presse.com
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:36

 

 

 

 

Bangui, 22 mars (ACAP) - Le Directeur général par intérim de la Société de Distribution en Eau En Centrafrique, Pierre Alfred Lébaramo a reconnu que d’énormes potentialités en eau de surface qui est de 47 milliards de millimètres par an, demeurent inexploitées en matière hydroélectrique par les opérateurs économiques, afin de promouvoir au développement du pays, lors de la 22ème édition de la Journée Mondiale de l’Eau sur le thème « Eau et énergie », vendredi 21 mars 2014 à Bangui.

 

Le but de cette journée instituée par le système des Nations-Unies en 1992, est d’attirer l’attention des décideurs, et de sensibiliser la population de basse couche de se mobiliser autour du secteur de l’eau, son superficie et sa gestion durable pour le développement du pays.

   
Selon lui, malgré l’abondance pluviométrique, seules les chutes de Boali et la centrale hydroélectrique sur le cours d’eau de Mobayi en République Démocratie du Congo (RDC) fournissent de l’énergie de manière insignifiante aux centrafricains. 
  
Aussi, il a fait constater que nonobstant la libéralisation du secteur électricité par le gouvernement centrafricain, aucun opérateur économique ne s’y intéresse. Ajoutant que les projets ficelés dans ce domaine par le ministère de l’Energie souffrent de financement. 
  
A l’issue de cette journée, les cadres et experts du ministère de l’Energie ont présenté des exposés entre autres sur l’historique de la Journée mondiale de l’Eau ; l’hydroélectricité et les ressources en eau en Centrafrique. 

Les potentialités en eau de surface en Centrafrique demeurent inexploitées par les opérateurs économiques

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Centrafrique-Presse.com
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:28

 

 

 

 

 

 

http://www.midilibre.fr/   G.T. 22/03/2014, 14 h 41 | Mis à jour le 22/03/2014, 14 h 54

 

L'association Actions pour la Centrafrique organise une collecte de produits essentiels à travers tout le pays... Et ce samedi, aux Echelles de la Ville.

 

Depuis ce matin la Caravane de la solidarité est arrêtée aux Echelles de la ville, à Antigone. Cette opération lancée par l'association Actions pour la Centrafrique et relayée par l'association des centrafricains de Montpellier vise à collecter un certain nombre de produits vitaux afin de les convoyer ensuite vers Bangui. Deux tonnes de nourriture et de médicaments divers ont déjà été envoyés sur place. Après Montpellier, la Caravane ira à Lyon. Au total la communauté centrafricaine de France espère collecter une dizaine de tonnes de marchandises lors de cette opération. 

Montpellier : les Centrafricains se mobilisent pour leur pays

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