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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 23:08

 

 

 

 

 

Chers Compatriotes, Centrafricaines et Centrafricains,

 

Chers Amis,

 

L’année 2013 qui va se terminer aura été celle d’une histoire sombre pour notre cher et beau Centrafrique légué par le Père Fondateur Barthélémy BOGANDA. Durant toute cette année et depuis le commencement de cette crise qui a ébranlé la République Centrafricaine (RCA) le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme sur le danger qui guettait l’intégrité physique de notre pays et ses désastreuses conséquences sur la population civile centrafricaine.

 

Aujourd’hui nous sommes tous touchés au cœur de ce qui constituait encore jusqu’hier notre fierté d’être centrafricain : l’unité et la cohésion sociale par une seule langue, une seule Patrie, un seul Peuple. Inutile de faire ici la genèse des causes de la grave crise que nous vivons.

 

Nous avons déploré et déplorons encore que notre voix ne soit pas entendue au moment opportun afin de nous éviter les pertes massives en vies humaines, les pillages à grande échelle, les viols, les exactions en tout genre, bref le chaos actuel en Centrafrique.

 

C’est ici le lieu de nous incliner devant la mémoire de tous nos parents, frères, sœurs et enfants tombés du fait de la barbarie et de l’inculture politique de certains fils du pays.

 

Nous nous inclinons aussi pour saluer l’effort de la communauté internationale qui n’a jamais ménagé ses efforts pour venir en aide au peuple centrafricain pendant ces difficiles périodes, en particulier notre partenaire de tous temps, la France et son Président, Monsieur François HOLLANDE, les Chefs d’Etat de la CEMAC et de la CEEAC, l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Nations Unies et toutes les ONG œuvrant en République Centrafricaine.

 

Nous allons amorcer une nouvelle année en 2014, une année pleine d’agendas politiques pour la RCA et son devenir dans le concert des nations modernes. Cette année devra être celle de la Paix, paix des cœurs et de l’esprit républicain, du Pardon et de la Réconciliation nationale.

 

Pour ce faire nous lançons un appel pressant :

 

  • A un cessez-le-feu immédiat des combats ou attaques meurtrières afin de permettre aux forces internationales de maintien de la paix de l’opération « Sangaris » et de la MISCA de réaliser un désarmement effectif de toutes les bandes armées, ex-Seleka et milices « anti-Balaka » sur toute l’étendue du territoire national ;
  • Au renforcement des forces de « Sangaris » et de la MISCA par des casques bleus ;
  • A l’organisation d’une conférence nationale de paix dans les prochains jours ;
  •  
  • A la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour tous les crimes et graves atteintes à la dignité humaine, commis depuis le début de cette crise, débouchant sur une réelle arrestation de leurs auteurs ou commanditaires afin de rendre justice aux victimes et à leurs familles ;
  •  
  • Aux Hautes Autorités de la Transition de tout mettre en œuvre pour un véritable retour rapide de notre pays sur le chemin de la paix et de l’unité nationale.
  •  

En ce qui concerne notre Parti, le MLPC, nous continuerons pendant toute cette année 2014 à nous mobiliser auprès de la population centrafricaine et nous battre pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel afin de permettre à notre cher et beau Centrafrique de se reconstruire et de se transformer en pays où il fera bon vivre.

 

Que Dieu vous bénisse et bénisse la République Centrafricaine.

 

Bonne et Heureuse Année 2014 !

 

Fait à Paris, le 30 décembre 2013

 

Antoine Jérémie NAM-OUARA

 

Membre du Bureau Politique

Chargé de communication extérieure

COMMUNIQUE DE PRESSE :  VŒUX DE LA FEDERATION EUROPE -AMERIQUE-ASIE-MOYEN-ORIENT-ASIE-OCEANIE POUR 2014.
COMMUNIQUE DE PRESSE :  VŒUX DE LA FEDERATION EUROPE -AMERIQUE-ASIE-MOYEN-ORIENT-ASIE-OCEANIE POUR 2014.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 21:03

 

 

 

 

 

 

par Paul-Marin Ngoupana

 

BANGUI 30 déc  (Reuters) - Des tirs d'armes lourdes ont secoué lundi matin le nord de la capitale centrafricaine, Bangui, où le gouvernement de transition a fait état d'affrontements entre l'armée nationale et des miliciens chrétiens.

 

"Dans le secteur (des affrontements), il y avait quatre cadavres mais je suis sûr qu'il y en aura d'autres", a dit à Reuters le président de la Croix-Rouge locale, Antoine Mbao Bogo, ajoutant que quatre autres corps avaient été découverts en d'autres endroits de la capitale de la Centrafrique.

 

Les violences qui opposent les rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, et les miliciens chrétiens "anti-balaka" ont fait un millier de morts ce mois-ci et forcé des centaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers.

 

Les forces françaises et africaines dépêchées sur place tentent de contenir la violence et de séparer les belligérants.

 

"Il y a eu des tirs d'armes lourdes pendant quelques heures dans le nord de Bangui, plusieurs quartiers ont été touchés", a déclaré à Reuters Amy Martin, qui dirige sur place le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'Onu.

 

Les tirs d'artillerie et de mortier ont cessé en fin de matinée.

 

Des armes lourdes avaient été utilisées à Bangui début décembre, au plus fort des affrontements, mais les combats dans la capitale s'étaient limités par la suite à des tirs d'armes légères.

 

Guy-Simplice Kodégué, porte-parole du président par intérim Michel Djotodia, a déclaré que les heurts de la matinée avaient opposé des soldats gouvernementaux à des miliciens chrétiens anti-balaka ("anti-machettes", en langue sango).

 

Il n'a pas dit s'il y avait des victimes.

 

ENFANTS DÉCAPITÉS

 

Selon un habitant de la capitale, un groupe d'une quarantaine d'hommes armés de fusils d'assaut kalachnikov a traversé lundi le nord de la ville, nouvelle illustration de la difficulté à désarmer la population.

 

Un autre habitant d'un quartier du nord de Bangui, Flavier Koma, a dit que des hommes de la Séléka avaient entrepris de traquer des combattants anti-balaka maison par maison à la suite des affrontements de la matinée.

 

On compte actuellement plus de 800.000 personnes déplacées dans tout le pays. Une réunion en vue de coordonner l'aide internationale est prévue le 20 janvier autour de Valerie Amos, secrétaire générale adjointe de l'Onu chargée des affaires humanitaires.

 

L'Unicef, le fonds des Nations unies pour l'enfance, a rapporté qu'au moins deux enfants étaient morts décapités lors des violences des dernières semaines. "De plus en plus d'enfants sont recrutés par les groupes armés et sont la cible d'atroces attaques de représailles", a dit Souleymane Diabaté, le représentant de l'Unicef en République centrafricaine.

 

L'ancien Premier ministre Martin Ziguélé, figure de l'opposition, a demandé la création d'une commission nationale pour enquêter sur les crimes commis dans le pays.

 

"Il ne peut y avoir de véritable réconciliation sans justice et pardon", a-t-il souligné.

 

Avec Ange Aboa; Guy Kerivel et Bertrand Boucey pour le service français

Tirs d'armes lourdes à Bangui, en Centrafrique, 4 morts signalés

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 21:03

 

 

 

 

 

 

par Paul-Marin Ngoupana

 

BANGUI 30 déc  (Reuters) - Des tirs d'armes lourdes ont secoué lundi matin le nord de la capitale centrafricaine, Bangui, où le gouvernement de transition a fait état d'affrontements entre l'armée nationale et des miliciens chrétiens.

 

"Dans le secteur (des affrontements), il y avait quatre cadavres mais je suis sûr qu'il y en aura d'autres", a dit à Reuters le président de la Croix-Rouge locale, Antoine Mbao Bogo, ajoutant que quatre autres corps avaient été découverts en d'autres endroits de la capitale de la Centrafrique.

 

Les violences qui opposent les rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, et les miliciens chrétiens "anti-balaka" ont fait un millier de morts ce mois-ci et forcé des centaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers.

 

Les forces françaises et africaines dépêchées sur place tentent de contenir la violence et de séparer les belligérants.

 

"Il y a eu des tirs d'armes lourdes pendant quelques heures dans le nord de Bangui, plusieurs quartiers ont été touchés", a déclaré à Reuters Amy Martin, qui dirige sur place le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'Onu.

 

Les tirs d'artillerie et de mortier ont cessé en fin de matinée.

 

Des armes lourdes avaient été utilisées à Bangui début décembre, au plus fort des affrontements, mais les combats dans la capitale s'étaient limités par la suite à des tirs d'armes légères.

 

Guy-Simplice Kodégué, porte-parole du président par intérim Michel Djotodia, a déclaré que les heurts de la matinée avaient opposé des soldats gouvernementaux à des miliciens chrétiens anti-balaka ("anti-machettes", en langue sango).

 

Il n'a pas dit s'il y avait des victimes.

 

ENFANTS DÉCAPITÉS

 

Selon un habitant de la capitale, un groupe d'une quarantaine d'hommes armés de fusils d'assaut kalachnikov a traversé lundi le nord de la ville, nouvelle illustration de la difficulté à désarmer la population.

 

Un autre habitant d'un quartier du nord de Bangui, Flavier Koma, a dit que des hommes de la Séléka avaient entrepris de traquer des combattants anti-balaka maison par maison à la suite des affrontements de la matinée.

 

On compte actuellement plus de 800.000 personnes déplacées dans tout le pays. Une réunion en vue de coordonner l'aide internationale est prévue le 20 janvier autour de Valerie Amos, secrétaire générale adjointe de l'Onu chargée des affaires humanitaires.

 

L'Unicef, le fonds des Nations unies pour l'enfance, a rapporté qu'au moins deux enfants étaient morts décapités lors des violences des dernières semaines. "De plus en plus d'enfants sont recrutés par les groupes armés et sont la cible d'atroces attaques de représailles", a dit Souleymane Diabaté, le représentant de l'Unicef en République centrafricaine.

 

L'ancien Premier ministre Martin Ziguélé, figure de l'opposition, a demandé la création d'une commission nationale pour enquêter sur les crimes commis dans le pays.

 

"Il ne peut y avoir de véritable réconciliation sans justice et pardon", a-t-il souligné.

 

Avec Ange Aboa; Guy Kerivel et Bertrand Boucey pour le service français

Tirs d'armes lourdes à Bangui, en Centrafrique, 4 morts signalés

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 19:45

 

 

 

 

Le Cameroun renforce la sécurité aux frontières 

 

2013-12-30 16:43:00  APA – Douala (Cameroun)

 

Le Cameroun a annoncé le renforcement des mesures de sécurité dans ses frontières avec la création des nouvelles unités spéciales au terme des textes du président de la République Paul Biya rendus publics lundi.


La création des nouvelles unités de sécurité concerne notamment les régions de l'Extrême-nord, du Nord et de l'Adamaoua, frontalières du Nigeria et de la région de l'Est, frontalière de la Centrafrique, les deux pays voisins qui font face depuis quelque temps à une insécurité grandissante du fait des exactions de la secte Boko Haram au Nigeria et des agissements des milices armées en Centrafrique.

Parmi les unités créées, il y a entre autres, le Groupement polyvalent d'intervention de la gendarmerie nationale (GPIGN), un Escadron régional d'intervention rapide de la gendarmerie nationale (ERIGN), sans oublier la réorganisation des Brigades d'infanterie motorisée (BRIM).


Des unités spéciales qui viennent s'ajouter aux autres forces de sécurité existantes, en l'occurrence, le Bataillon d'intervention rapide (BIR) dont l'implication dans la lutte contre le grand banditisme porte des fruits.


En vue de sécuriser ses frontières, le gouvernement a annoncé une vaste opération de recrutement dans l'armée et la gendarmerie, tandis que d'autres unités opérationnelles, à l'instar des brigades de gendarmerie dont plus de 100 nouvelles unités ont été créées à travers le territoire national.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=504618#sthash.FTAoSZiL.dpuf

 

 

Plus de 3000 Camerounais rapatriés de la Centrafrique 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) -

 

Le Cameroun a déjà rapatrié 3160 de ses ressortissants vivant en République centrafricaine (RCA) voisine en proie à un conflit interne, grâce à un pont aérien lancé le 13 décembre, selon des chiffres rendus publics lundi par le gouvernement.


Ce nombre a été enregistré hier, dimanche, au terme de la 26-ème rotation effectuée par un Boeing 737 de la compagnie Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co) et de l'armée de l'air.


D'abord regroupés à l'ambassade de leur pays à Bangui, la capitale de la RCA, les Camerounais ont ensuite été acheminés vers la métropole économique, Douala, où les autorités leur fournissent un minimum vital mais aussi quelques moyens financiers leur permettant de rejoindre leurs familles.


Il reste toutefois le cas de certains compatriotes vivant depuis de longues années, ou qui sont nés à l'étranger et qui n'ont quasiment pas d'attaches dans leur pays d'origine, sur lequel le gouvernement ne s'est pas encore officiellement prononcé.

Selon les mêmes sources, près de 500 Camerounais doivent encore être évacués de Bangui avant le Nouvel an.


Le Cameroun, rappelle-t-on, dispose de quelque 500 éléments en RCA, dans le cadre de la Force multinationale des Etats d'Afrique centrale (FOMAC).


En outre, le général de brigade camerounais Tumenta Chomu Martin est le commandant de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=504602#sthash.aQd2f3rU.dpuf

Le Cameroun renforce la sécurité aux frontières

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Centrafrique-Presse.com
30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 19:42

 

 

 

 

 

 

Les Familles BEREAU , MAPAKOU, MAVOUNGOU ,  PATASSE, DAYO, ZIGUELE, ELIEN, DOBARA ,WILSSON ,FENEKAMI et NGUENISSARA ont la profonde douleur d’annoncer aux parents de Paoua et d’ailleurs , aux amis et connaissances le décès de leur père , beau-fils , oncle , neveu et beau-frère BEREAU Serge-Fidèle, Magistrat hors hiérarchie à  la retraite, Premier Président Honoraire à la Cour des Comptes, survenu le 26 Décembre 2013 à  Bangui des suites d’une courte maladie.

 

La place mortuaire se trouve au domicile de Monsieur Martin ZIGUELE sis derrière l’ACFPE (Ex : ONIFOP) et le  comité d’organisation a été mis en place et se compose ainsi qu’il suit :

 

 

Coordonnateur : Joseph BALCILIA

Coordonnateur Adjoint : Judes DOBAYA FENEKAMI

Trésorier : Emmanuel HOULKOY KEREKPING

Trésorier Adjoint : Simon-Pierre HOULBARA

Rapporteur : Martial KEYENDOU

 Membres : Ida ZIGUELE et Marie Gabriel EPONDY

Ce Comité est chargé de liaison entre la famille et toutes autres entités.

 

Contacts utiles :

 

Coordonnateur : Joseph BALCILIA 75 50 45 22

Trésorier : Emmanuel HOULKOY KEREKPING 70 01 57 18

Membre : Ida  ZIGUELE 75 12 25 39

COMMUNIQUE DE PRESSE NECROLOGIQUE

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Centrafrique-Presse.com
30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 18:24

 

 

 

 

 

internet@lesoir.be (Avec les rédactions du Soir en ligne, du Soir, d’AFP, d’AP et de Belga)


Un accrochage entre des éléments de l’armée nationale centrafricaine et la milice d’auto-défense anti-balaka a fait deux blessés lundi matin à la sortie nord de Bangui, selon un officier de l’armée centrafricaine. Des éléments anti-balaka «ont attaqué en matinée aux alentours de 06H00 (O5H00 GMT) de part et d’autre de la route à l’aide de multiples armes: RPG, armes automatiques, grenades.

 

Nous avons eu deux blessés chez nous qui ont été évacués rapidement», a affirmé à l’AFP le général Mahamat Tahir Zaroga. L’attaque s’est déroulée aux abords d’un camp de l’armée nationale centrafricaine, situé au niveau du PK-11, à la sortie nord de Bangui. L’armée française s’est rapidement rendue sur place pour sécuriser les lieux, a constaté un journaliste de l’AFP

Centrafrique : deux blessés dans un accrochage entre armée centrafricaine et anti-balakas

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Centrafrique-Presse.com
30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 16:58

 

 

 

 

 

 

Les attaques contre les enfants ont franchi un nouveau seuil avec au moins deux enfants décapités et l'€™un d'entre eux mutilé à Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA), a déploré lundi l'UNICEF. Au moins 16 enfants ont été tués depuis début décembre.

 

"Nous sommes témoins d'un niveau de violence sans précédent contre les enfants. De plus en plus d'entre eux sont recrutés dans les groupes armés et ils sont également les cibles directes d'atroces représailles", a déclaré Souleymane Diabaté, le représentant de l'UNICEF en RCA, cité dans un communiqué publié à Genève.

 

"Les attaques ciblées contre les enfants sont une violation du droit humanitaire international et des droits de l'homme et elles doivent cesser immédiatement. Des actions concrètes sont nécessaires pour empêcher les violences contre les enfants", a-t-il ajouté.

 

Centaines de milliers de déplacés

 

L'UNICEF et ses partenaires ont corroboré les meurtres d'au moins 16 enfants et les blessures de 60 autres depuis le début des violences à Bangui le 5 décembre.

 

Quelque 370'000 personnes - près de la moitié de la population de Bangui - se sont déplacées dans des dizaines de sites à travers la capitale durant les trois dernières semaines. Environ 785'000 personnes sont déplacées à l'intérieur du pays depuis le début des violences, il y a un peu plus d'un an.

 

Espaces protégés

 

L'UNICEF intensifie ses interventions auprès des communautés déplacées, comme l'approvisionnement en eau potable, en matériel d'assainissement et en fournitures médicales, ainsi que la mise en place d'espaces protégés pour les enfants.



(ats / 30.12.2013 16h36) 

Centrafrique: les enfants victimes de meurtre et de mutilation

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Centrafrique-Presse.com
30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 15:09

 

 

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr  Publié le 30.12.2013, 12h13

 

Autour de l'aéroport de Bangui, où près de 100.000 personnes sont venues se réfugier, c'est un peu "un condensé de la Centrafrique": on y trouve "pêle-mêle", chrétiens, musulmans fuyant, "les Français, la Misca (Force africaine), la crise humanitaire, les affrontements...", explique un humanitaire.


Dans le brouillard et la lueur blême du petit matin, le camp de fortune des déplacés se réveille, et doucement, la rumeur de ces dizaines de milliers de naufragés commence à monter autour de l'aéroport. 

 

Entre les épaves d'avions civils, à deux pas de la piste sur laquelle se pose un énorme avion de transport Antonov, les réfugiés entament une nouvelle journée d'épreuves.


Entre les tentes et habitats improvisés, une vie s'est créée ici: petits commerces, coiffeurs, vendeurs de téléphone... La plupart ont fui les violences de leurs quartiers. Ce sont des chrétiens craignant les exactions des "Séléka", l'ex-rébellion, de majorité musulmane, qui a pris le pouvoir en mars.


"Je vends depuis une semaine", explique Ernest devant son étal de fortune: "on cherche à manger. On a fui la guerre, il n'y a pas d'argent, pas de nourriture".


Sur les faîtières des tentes flottent des drapeaux centrafricains, américains, français, et certains réfugiés ont écrit leurs espoirs sur des panneaux: "François Hollande sauve nous!", est inscrit sur l'un d'entre eux.


Certains refusent de quitter le site, par peur. d'autre, comme Vivien, 27 ans, font des allers retours à leur domicile, "quand ça ne tire pas".


L'ambiance est la même qu'en ville: la tension est quasi-permanente. Louise, une femme âgée raconte: "si on veut partager la nourriture, les jeunes amènent des machettes pour emporter ce que les humanitaires donnent. Ca ne va pas".


D'autres encore se massent aux abords de la route pour injurier et caillasser les convois de musulmans étrangers fuyant le pays par peur de représailles, comme des Camerounais ce lundi matin, et surtout des Tchadiens.


"C'est incontrôlable"


A quelques pas de là, c'est l'aéroport. Fermé de temps à autres, il est bien difficile de prévoir les vols qui y parviendront ou y décolleront: leur fréquence dépend des évènements du jour, et tout s'y fait à la dernière minute.


Arrivé jeudi, un homme d'affaire français qui souhaite garder l'anonymat garde un souvenir particulier de son premier séjour en Centrafrique: "Notre avion a atterri, c'est déjà ça, mais il y a eu pas mal d'échanges de tir juste en bordure de l'aéroport. Impossible de sortir, et a cause du couvre feu, j'ai dû dormir sur place".


Sur le tarmac, l'énorme Antonov ouvre ses soutes, pleines à craquer de lourdes caisses de métal estampillées Nations unies: de l'aide, insuffisante vu le désastre humanitaire que vit le pays.


Quelques mètres plus loin encore, c'est le pavillon français qui claque dans la chaleur moite de la saison sèche: le camp Boali, qui accueille la force française de l'opération Sangaris et vit au rythme des patrouilles de blindés qui vont et viennent en ville.


Sur le parking de l'aéroport, les éternels "Godobés", comme on appelle ici les enfants des rues, tentent de vendre au détail des rations militaires glanées auprès des soldats français ou des contingents de la force africaine.


Les soldats français et africains se partagent la tâche de sécuriser le secteur. Aujourd'hui, ce sont des miliaires camerounais, et ils tentent comme ils le peuvent d'empêcher les déplacés de stopper le convoi de Tchadiens en fuite: "On fait se qu'on peut, mais c'est incontrôlable.


Il y a des armes, des couteaux, des machettes...", explique un officier camerounais, avant de courir vers un jeune musulman à moto victime d'une agression.

 

 

Centrafrique: l'aéroport de Bangui, "condensé" de la crise

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Centrafrique-Presse.com
30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 14:50

 

 

 

 

Il n’est pas question de prendre une quelconque position en faveur d’une communauté religieuse ou d’une autre mais tout simplement d’alerter la communauté internationale et le peuple centrafricain que la République de Centrafrique est au bord d’une guerre de religion, que plus de 02 millions de personnes, soit près de la moitié de la population du pays, ont désespérément besoin d’aide, qu’environ 40.000 personnes sont parquées dans l’enceinte de l’aéroport de Bangui, la capitale, sans abri ni toilettes, que des dizaines de milliers d’autres ont fui vers les pays voisins et que près d’un millier de personnes ont été tuées.

 

Telle est, aujourd’hui, la situation qui prévaut en Centrafrique et le pire reste encore à venir.

 

Une situation dramatique dont la génèse peut-être datée à mars 2013, date qui a vu la prise de pouvoir par une coalition de groupes armés, majoritairement musulmans, la Séléka, après un coup d’Etat.

 

Les membres de la Séléka, à la faveur de la mise en place du nouveau régime, ont, il faut le reconnaitre, pillé et tué, déclenchant des attaques de représailles par des groupes d’autodéfense civile, chrétiens pour la plupart, notamment des milices chrétiennes, les Anti-Balakas.

 

Face à ce désordre et au risque accru de guerre civile et de génocide, des troupes françaises ont été envoyées pour mettre un terme à l’insécurité et désarmer tous les groupes armés.

 

Cependant, suite à une erreur d’appréciation du commandement militaire français, seuls les Séléka ont été désarmés et les musulmans, sans moyens de défense, se sont retrouvés être la cible de la vindicte populaire suite à une instrumentalisation politique honteuse d’une crise que certaines parties voudraient absolument qualifier de conflit entre chrétiens et musulmans.

 

Ainsi, nombre de miliciens de la Séléka ont décidé de fuir vers le Nord de la République de Centrafrique laissant la population musulmane de ce pays subir impunément d’effroyables représailles de la part des milices d'autodéfense locales chrétiennes, à la solde du président déchu, François Bozizé, et de son fils, Jean-Francis, ou des foules en colère qui les accusent de connivence avec les ex-rebelles.

 

Des tueries interconfessionnelles qui ont happé les très nombreux Tchadiens installés en République de Centrafrique qui retournent désormais en masse dans leur pays, mais également des nigériens, des nigérians, des soudanais et des congolais mais également des éléments de la MISCA que les Anti-Balaka rejettent.

 

Aussi, face à ce chaos et devant une République de Centrafrique divisée et incapable d’assurer la sécurité de son peuple, les partisans de la Séléka viennent de brandir la menace d’une partition du pays.

 

Une menace lancée par Abakar Sabone, Conseiller du Président de Transition, Michel Djotodia, lors d’une conférence de presse tenue à Bangui, au cas où le dialogue entre chrétiens et musulmans venait à échouer.

 

A noter qu’une telle déclaration sécessionniste sur une base religieuse est sans précédant dans l’histoire de la République de Centrafrique et ne correspond aucunement à la réalité multiconfessionnelle de ce pays et ne fait que participer à l’instrumentalisation politique de ce conflit, mettant en péril son unité et sa souveraineté nationale.

 

Enfin, j’ajouterai que le Contingent des Forces Armées Royales est arrivé à Bangui le 26 décembre 2013 pour remplir la mission que Son Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, lui a assignée à savoir la protection des sites de l’ONU et des populations sans distinctions de religions, races, éthnies ou nationalités.

 

C’est pourquoi, les banguissois doivent être rassurés quant à la présence des militaires marocains sur le sol d’un pays ami. Le soldat marocain accomplira sa mission avec professionalisme et en conformité à la légalité internationale comme il l’a toujours fait sur d’autres théâtres d’opération sous la bannière de l’ONU ou de l’OTAN.

 

Toute tentative d’attiser la haine de la population envers les soldats marocains est d’ailleurs vouée à l’échec et ils seront, comme à l’accoutumé, chaleureusement félicités par le peuple centrafricain unanime et la communauté internationale à l’issue de leur mission.

 

Le peuple centrafricain doit savoir également qu’une partition du pays aurait de graves répercussions sur sa sécurité, ses libertés et ses Droits Humains élémentaires car elle ouvrirait les portes à l’extrémisme religiieux et favoriserait la venue de hordes de terroristes islamistes qui sévissent non loin, comme tentée vainement au Mali et que l’on observe au Soudan Sud et au Nigéria.

 

Je finirais ce papier en disant au peuple centrafricain que le Contingent des Forces Armées Royales est présent auprès d’eux pour les aider à surmonter cet épisode tragique de leur histoire, à ramener la sérénité, la quiétude et la sécurité dans leur pays et à protéger tous les centrafricains sans distinction de religion, d’éthnie ou de race ainsi que les ressortissants étrangers qui vivent dans ce pays.

 

Il est également légitime de rappeler au peuple centrafricain qu’un ordre spécial a été transmis par Sa Majesté le Roi Mohammed VI aux unités des FAR qui sont en déploiement en République centrafricaine de  retrouver les membres de la famille du joueur du Raja de Casablanca, finaliste de la Coupe du Monde des Clubs 2013, Vivien Mabide, et de les ramener au Maroc.

 

Le joueur centrafricain, de confession chrétienne, a été informé de cette décision par le Souverain marocain au cours de la réception Royale accordée en l’honneur du club casablancais et après avoir décoré les membres du club.

 

Le peuple centrafricain doit savoir que le Royaume du Maroc est le seul pays arabo-musulman où la tolérance religieuse est élevée en vertu cardinale et où cohabitent harmonieusement musulmans, juifs et chrétiens et que leurs traditions, coutumes, Fêtes, lieux de cultes et cimetières y sont scrupuleusement respectés. Ce qui n’est même pas le cas dans nombre de pays européens qui se déclarent faussement et hypocritement démocratique, laîc, tolérant et respectueux de toutes les religions, origines, races et couleurs de peau ainsi que Champion du Monde du respect des Droits de l’Homme.

 

Farid Mnebhi.

Opinion : Les Communautés Religieuses en danger en Centrafrique par Farid Mnebhi

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 14:44

 

 

 

 

 

 

http://www.secours-catholique.org

 

 

Malgré l’appel à la paix des dignitaires religieux et le déploiement des forces françaises et africaines, les violences perdurent en Centrafrique. Le réseau Caritas lance en urgence un programme pour répondre aux besoins de protection des populations déplacées.

 

Il n’y aura pas eu de trêve de Noël à Bangui. De nouveaux affrontements ont coûté la vie à une quarantaine de personnes et fait des dizaines de blessés. Ce même jour, un charnier d’une trentaine de corps a été découvert à l’entrée de la capitale. Le procureur de Bangui a précisé au micro de Radio France international que « certains corps étaient ligotés, certains avaient des plaies qui laissent entrevoir des tortures avant la mort. »

 

La Comité international de la Croix-Rouge estime qu’il y aurait eu dans tout le pays un millier de personnes tuées depuis le début du mois de décembre, tandis que les forces françaises et africaines étaient déployées pour empêcher les règlements de compte et permettre un retour au calme.

 

Flambée de violence

 

Devant cette flambée de violence, l’archevêque et l’imam de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga et Omar Kobine Layama, ont cosigné une tribune dans le journal Le Monde où ils déplorent que « la République centrafricaine (RCA) reste au bord d’une guerre aux aspects religieux. Plus de deux millions de personnes ont désespérément besoin d’aide, annoncent-ils, et près de 40 000 personnes sont entassées dans l’enceinte de l’aéroport de Bangui, sans abri ni toilettes. »

 

Les deux dignitaires, qui ensemble ont créé une plate-forme interconfessionnelle pour « apaiser les tensions et empêcher l’aggravation des divisions et du chaos », réclament l’envoi de casques bleus : «  seule une force onusienne de maintien de la paix disposera des ressources nécessaires pour protéger nos civils de manière satisfaisante. »

 

Répondre aux besoins de protection

 

Face à cette situation, la Caritas des États-Unis (Catholic relief services – CRS) met en œuvre un programme d’urgence pour répondre aux besoins de protection des populations de Bossangoa, ville de 40.000 habitants au nord du pays, dont une très forte majorité s’est réfugiée dans l’enceinte de la mission catholique au début des affrontements.

 

Ce programme, opérationnel jusqu’en août 2014, comportera plusieurs volets : en premier lieu, la distribution d’objets de première nécessité. Un second volet concentrera ses efforts à prévenir les abus et les violences physiques et sexuelles en formant les populations. Enfin, le programme prévoit de renforcer les capacités de la Caritas Bossangoa qui, elle aussi, a subi des pillages, et qui malgré tout continue à gérer le camp des personnes installées précairement sur les terrains de la mission catholique. Le programme viendra aussi en aide à un autre site, où les personnes déplacées sont majoritairement musulmanes.

 

Le Secours Catholique apporte son soutien à CRS en finançant à hauteur de 250 000 euros ce programme évalué à 663 000 euros.

 

Jacques Duffaut

 

©Caritas Internationalis

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