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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 23:53

 

 

 

 

 

http://www.lefigaro.fr  07/01/2014 à 19:28  Tanguy Berthemet

 

Un mini sommet, jeudi à N'Djamena, pourrait redistribuer les cartes à Bangui et pousser le président Djotodia vers la sortie.

 

Bangui a retrouvé un semblant de calme. La démonstration de force ­imposée par les hommes de l'opération «Sangaris» et des soldats de la mission africaine (Miscaest parvenue à grand-peine à contenir les violences. Mais cette situation ne durera pas.

 

Dans ce contexte instable, l'annonce de la tenue à N'Djamena, le 9 janvier, d'un sommet extraordinaire de la ­Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC), l'organisation régionale, a surpris. «La solution à l'impasse sécuritaire dans la capitale passe par une démarche politique. Car cette crise est avant tout politique. La France et les pays africains, qui l'avaient oublié, s'en sont peu à peu rendu compte et se sont ­décidés à agir», souligne un observateur.

 

Politiquement, la République centrafricaine n'existe plus. Mis en place en janvier dernier après un accord entre toutes les parties de la crise signé à Libreville, le premier ministre de transition, Nicolas Tiangaye, n'a jamais su s'imposer. Cet avocat qui devait pourtant remettre le pays en ordre ne se fait pas entendre et n'a pratiquement plus aucune relation avec le président, Michel Djotodia. Le gouvernement est un fantôme et la pré­sidence chaotique. «Cela rend impossible toute tentative de négociations pour ­trouver une forme de paix», assure un ­diplomate africain.

 

Forts de ce constat, Paris et ses partenaires africains se sont décidés à intervenir. Le 2 et le 3 janvier dernier, Jean-Yves Le Drian a effectué une tournée dans les capitales de la région, de Brazzaville à ­Libreville, entre deux arrêts à N'Djamena. «C'est à ce moment-là que la décision d'organiser un sommet a été prise», affirme une source tchadienne. La rapidité de cette réunion est aussi le signe de l'agacement de plusieurs acteurs de poids. Sans l'avouer, la France, qui a déployé 1600 hommes, redoute de s'enliser. Le Tchad, puissance tutélaire de la Centrafrique depuis vingt ans, a subi un échec. Sept de ses soldats ont été tués à Bangui, une cinquantaine de ses ressortissants ont trouvé la mort et des milliers d'autres ont fui, abandonnant tout. «Ce crime ne restera pas impuni», a martelé son président, Idriss Déby. Quant à son homo­logue congolais, Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise, il s'inquiète de voir la Centrafrique imploser.

 

Le Tchad s'oppose à l'envoi de Casques bleus

 

La solution qu'entendent imposer les chefs d'État africains reste mystérieuse. Seule certitude, les personnes invitées à N'Djamena seront rares. Autour des présidents congolais et tchadien, on devrait trouver le premier ministre, Nicolas Tiangaye, le chef de l'État, Michel Djotodia, ainsi que le président du Conseil national de transition.

 

Contrairement à la réunion de Libreville, les hommes politiques ou les personnalités de la société civile ont été laissés de côté. «Je n'ai pas du tout été consulté avant ce sommet, ni invité», ­reconnaît un élu. Bien peu, en fait, étaient dans la confidence. Nicolas Tiangaye ­lui-même assure n'avoir appris la tenue de cette réunion que lundi, «par un journaliste». Dans l'entourage de Michel Djotodia, certains sont également apparus quelque peu surpris. La question d'un départ de l'une ou des deux têtes de l'exécutif sera-t-elle évoquée? Selon certaines sources, le président Djotodia pourrait être poussé vers la sortie. Plusieurs proches du chef de l'État récusaient cette hypothèse mardi. «Cela n'aurait absolument aucun sens», affirme Herbert Gontran Djono-Ahaba, le ministre des Mines. De son côté, Nicolas Tiangaye se voulait prudent: «Nous verrons bien.»

 

Selon un observateur, l'extrême discrétion ayant entouré cette réunion ­montre la volonté de taper du poing sur la table. «Les décisions ont été prises. Ce sommet ne va servir qu'à les entériner.» Paris semble, en revanche, avoir déjà perdu une bataille. La France, qui voulait profiter de l'occasion pour que les Africains demandent l'arrivée rapide de ­Casques bleus de l'ONU en Centrafrique, a essuyé un nouveau refus. Lundi, au ­siège des Nations unies à New York, l'ambassadeur du Tchad s'est fortement énervé quand l'idée de mettre en place une ­opération de maintien de la paix de l'ONU a de nouveau été soulevée. «Les Africains estiment que faire appel à l'ONU tout de suite reviendrait à reconnaître l'échec de leur propre opération», ana­lyse un diplomate.

 

À lui seul, ce sommet ne suffira pas à résoudre la crise en Centrafrique. Quels que soient les ordres ou les menaces, rien ne dit qu'ils seront suivis par les milices chrétiennes des Anti-Balaka, qui mitent la ville, ou par les hommes de la Séléka, la rébellion qui a porté Michel Djotodia au pouvoir. Les forces de «Sangaris» et de la Misca ont donc été placées en état d'alerte.

Lu pour vous : Centrafrique : Paris cherche une voie politique

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 23:51

 

 

 

 

mardi 7 janvier 2014  par © Agence France-Presse (AFP)

 
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a estimé mardi qu’il n’y avait "dans l’état actuel des choses","pas de raisons particulières" d’envoyer des renforts en Centrafrique, où 1.600 soldats français sont engagés depuis début décembre, et qu’un point sera fait "début février".

 

"Il faudra d’abord apprécier la situation lorsque la Misca (la force africaine déployée sur place, ndlr) sera arrivée à son plein déploiement, ce qui n’est pas encore le cas", a-t-il dit à la presse lors d’une visite de la Base aérienne 120 de Cazaux, à La-Teste-de-Buche (Gironde), ajoutant : "dans l’état actuel des choses, il n’y a pas de raisons particulières d’envoyer des renforts" à Bangui.

 

"On appréciera la situation au début du mois de février (...) La Misca devra être absolument opérationnelle dans ces délais-là", a ajouté M. Le Drian.

 

Mi-décembre, des soldats du 3e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) de Carcassonne sont partis mi-décembre pour le Cameroun pour y être prépositionnés "comme renfort éventuel" pour la Centrafrique, avait annoncé le régiment.

 

"Pour l’instant, la participation française est forte : 1.600 hommes, c’est un chiffre important. La Misca (...) est aux environs de 4.000 (soldats), nous avons commencé des patrouilles mixtes et nous avons commencé la sécurisation, parties de quartiers par parties de quartiers, sur Bangui", a poursuivi M. Le Drian.

 

Il a rappelé s’être rendu "il y a trois jours" à Bangui , pour "la deuxième fois depuis trois semaines". Il s’y est notamment entretenu avec le général Francisco Soriano, qui dirige l’opération française Sangaris, et le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, à la tête de la Misca.

 

Cette visite en Gironde du ministre de la Défense, initialement prévue le 16 décembre, avait été reportée après le décès de deux soldats français en Centrafrique.

 

M. Le Drian a passé la journée à la BA 120, où il s’est entretenu avec les personnels de la base, militaires et civils, lors de trois tables rondes.

 

Installée près du bassin d’Arcachon, la BA s’étend sur 5.600 hectares où travaillent environ 2.120 personnes. Elle abrite un escadron d’hélicoptères, un centre d’expérimentation et d’instruction au tir aérien, un centre de formation pour pilotes de chasse ainsi qu’un centre d’essais en vol.

 

© 2014 AFP

Centrafrique : "pas de raisons particulières" d’envoyer des renforts, selon Le Drian

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 23:49

 

 

 

 

 

 

Dakar (Sénégal)  2014-01-07 18:43:29 (APA) La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) a lancé un appel pour la mise en place urgente ‘’de troupes internationales supplémentaires en RCA’’, rapporte un communiqué reçu mardi à APA.


La FIDH) souligne que cette mesure est la seule à ses yeux capable de permettre le déploiement de ‘’moyens humains, logistiques et budgétaires suffisants pour garantir la sécurité de la population à Bangui mais aussi sur l'ensemble du territoire centrafricain’’.

''La mise en place d'une opération onusienne de maintien de la paix permettrait, outre son volet sécuritaire, de répondre à la crise par une approche holistique comprenant le soutien nécessaire aux institutions de la transition et la protection des droits humains, particulièrement la lutte contre l'impunité des auteurs des crimes les plus graves'', souligne en outre le communiqué citant Paul Nsapu, Secrétaire général de la FIDH. 


Selon le communiqué, depuis l'attaque des anti-balaka menée le 5 décembre dernier, ‘'le bilan global sur l'ensemble du pays porterait à plus d'un millier le nombre de morts, des centaines de blessés, de viols, de maisons incendiées qui ont engendré un million de déplacés en Centrafrique''.


Pour Karim Lahidji, président de la FIDH, ‘'Ce bilan est effroyable d'autant qu'il s'ajoute aux nombreux crimes – meurtres, enlèvements, viols, pillages, commis par des éléments de la Séléka depuis le coup d'État du 24 mars 2013. La population civile est en totale insécurité. On ne peut que redouter le pire si la communauté internationale ne réagit pas en conséquence''.


Partant de là, la FIDH lance un appel à la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale et à l'Union africaine, pour qu'elles réclament ‘‘la transformation de la MISCA en opération onusienne de maintien de la paix''.


La FIDH, également, ‘'demande aux membres du Conseil de sécurité d'examiner le plus rapidement possible le rapport du Secrétaire général sur les modalités d'une telle mission pour en garantir son déploiement dans les plus brefs délais'', note le communiqué, ajoutant qu'un appel est aussi lancé à ‘'la communauté des États à se mobiliser massivement pour venir en aide à la Centrafrique notamment lors de la réunion des donateurs qui devrait se tenir le 1er février 2014 à Addis-Abeba''.

 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=505066#sthash.pzOUBZYa.dpuf

La FIDH pour ‘'des troupes internationales supplémentaires'' en Centrafrique

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 23:47

 

 

 

 

 

 

2014-01-07 12:26:59 (APA)

 

Les affrontements interconfessionnels en République centrafricaine (RCA) pourraient tourner au conflit religieux et avoir des répercussions à l'échelle régionale, a prévenu le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques à l’Onu.


« Les violences meurtrières sont quotidiennes dans la capitale Bangui et le reste du pays et la population reste divisée par les appartenances religieuses », rapporte un communiqué rendant compte d'un exposé sur la situation en RCA présenté lundi au Conseil de sécurité de l'Onu par M.Jeffrey Feltman


Le bilan du conflit en RCA fait état de milliers de personnes tuées, près d'un million chassées de leurs foyers, et 2,2 millions – soit environ la moitié de la population –, qui a besoin d'aide humanitaire.


« L'accès aux quartiers résidentiels de Bangui est contrôlé soit par des miliciens « antichrétiens », soit par des « antimusulmans ». 


De même, les localités situées en dehors de Bangui comme Bossangoa, Bouar, Bozoum et Paoua, entre autres, sont le théâtre d'atrocités, notamment d'affrontements directs entre communautés chrétienne et musulmane », a poursuivi M. Feltman.


La Centrafrique est dans la tourmente depuis que des rebelles de l'ex-Séléka, ont lancé une offensive il y a un an, contraignant le Président François Bozizé à quitter le pouvoir en mars. 


Un gouvernement de transition a permis dans un premier temps de rétablir l'ordre, ouvrant la voie à la tenue de futures élections démocratiques. 


Mais le mouvement des anti-balaka a pris les armes et des affrontements interconfessionnels ont éclaté à Bangui début décembre.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=505044#sthash.rRXxPRlh.dpuf

Les affrontements en RCA pourraient dégénérer en conflit religieux, prévient l'ONU

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:44

 

 

 

 

 

 

Par Gabonactu.com - 06/01/2014

 

Le président tchadien veut consulter son homologue gabonais sur la crise centrafricaine

 

Le président du Tchad Déby Itno occupe actuellement la présidence tournante de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) qui assure la coordination des opérations de la Mission internationale de sécurisation de la Centrafrique (MISCA). C’est dans ce cadre qu’il a dépêché samedi 4 janvier à Libreville son ministre des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat pour des consultations sur la crise militaire en cours en Centrafrique, une véritable menace pour la stabilité de la région.

 

Ali Bongo Ondimba est pour sa part le président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). La Centrafrique est membre de ces deux institutions d’intégration régionale. Moussa Faki qui a été reçu en audience par Ali Bongo venait de Brazzaville. On ignore les prochaines étapes de son périple.


De son côté, le ministre français de la Défense, Jean Yves Le Drian vient de séjourner dans ces mêmes pays en vue d’une recherche de solution à la crise qui semble s’éterniser malgré la présence sur place de plus d’un millier de soldats français de l’opération Sangaris et des soldats africains de la MISCA. La crise née de la chute en mars dernier de l’ancien président François Bozizé a déjà provoqué le déplacement d’un million de personnes soit un habitant sur 5.

Lu pour vous : Tchad: Moussa Faki Mahamat en mission chez Ali Bongo

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:39

 

 

 

 

 

http://www.la-croix.com/   5/1/14 - 18 H 24

 

Un mois après le début de l’intervention française, la sécurité n’est pas rétablie en Centrafrique. Cette crise évoque plus une guerre civile qu’une guerre de religion.

 

OÙ EN EST LA MISSION FRANÇAISE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ?

 

Officiellement, la France a engagé 1 600 soldats en République centrafricaine (RCA). En réalité, on compte au moins 2 000 soldats (entre 20 % et 25 % sont des forces spéciales). De passage à Bangui, jeudi dernier, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian rappelait la mission : « Toutes les armes doivent disparaître pour que le processus politique puisse enfin retrouver une forme de sérénité. » Les Français patrouillent quotidiennement dans la capitale centrafricaine, escortent des convois, interviennent en cas d’accrochage. Le Quai d’Orsay espère organiser, comme au Mali, une élection présidentielle en 2014 afin de doter la Centrafrique d’un président et d’un gouvernement démocratiquement élus.

 

L’OPÉRATION EST-ELLE EFFICACE ?

 

En termes de désarmement, les procédures imposées par le haut commandement limitent considérablement l’action de l’armée française : les soldats ne sont pas autorisés à fouiller, par exemple, les maisons suspectes ou à désarmer les miliciens regroupés dans les cantonnements. Ainsi, beaucoup d’armes circulent, du couteau à la grenade en passant par les fusils mitrailleurs. Pour tous les militaires français interrogés, la situation est « volatile ». Dans ce climat, l’obsession du commandement français est d’éviter de « mettre le feu aux poudres », comme le disait le général Francisco Soriano, chef de l’opération Sangaris, la veille de Noël.

 

Depuis le début de l’opération, Bangui alterne des périodes violentes – attaques, règlements de comptes, lynchages – et des temps plus calmes. Peu d’informations circulent sur l’état du pays : « On évoque de nombreux “Oradour-sur-Glane” », a lancé un militaire français. Comme la sécurité n’est pas rétablie à Bangui, les Français ne peuvent pas se déployer en dehors de la capitale. Seul un détachement d’une centaine de Français se trouve à Bossangoa. Dans un pays aussi grand que la France et la Belgique réunies, les effectifs de l’armée française apparaissent très limités.

 

QUI SONT LES BELLIGÉRANTS ?

 

Le conflit oppose d’une part la Séléka, de l’autre, les anti-balaka (« anti-machette » en langue sango). La Séléka est composée de mouvements rebelles issus du nord-est du pays, une zone à majorité musulmane et marginalisée par Bangui. Depuis le début de sa rébellion, en décembre 2012, la Séléka pille, brûle et tue sur son passage, visant en premier lieu les chrétiens (environ 80 % de la population). Après avoir renversé François Bozizé à Bangui en mars 2013 et mis l’un des siens au pouvoir, Michel Djotodia, elle a poursuivi ses exactions dans la capitale centrafricaine jusqu’à l’intervention française, le 5 décembre. Dans cette coalition, on trouve des groupes habitués à ce genre de razzias contre les civils, comme les djandjawids du Darfour (Soudan) et les Zagawas du Tchad (l’ethnie guerrière du président Idriss Déby). Si la Séléka est majoritairement composée de musulmans, elle compte aussi dans ses rangs des rebelles chrétiens (environ 10 %).

 

Les anti-balaka sont au départ une constellation de milices villageoises apparues en septembre en réaction aux exactions de la Séléka. Elles sont issues en partie des Cocora et des Coac, deux milices formées et armées par François Bozizé en janvier 2013 pour lutter contre les avancées de la Séléka. Parmi les anti-balaka, on compte aussi des éléments des Forces armées centrafricaines (Faca, l’armée restée fidèle au président renversé François Bozizé). Les anti-balaka sont issus des populations du sud de la RCA. Pour l’immense majorité, ils sont chrétiens, principalement évangéliques (les catholiques représentent environ 25 % de la population).

 

EST-CE UNE GUERRE DE RELIGION ?

 

Cette crise évoque plutôt une guerre civile, aux dimensions multiples. Un premier clivage, historique, oppose les peuples marchands et nomades (communautés du nord, musulmanes), aux peuples agricoles (communautés du sud, chrétiennes). Historiquement, c’est du nord que partaient les colonnes venues razzier et rafler les esclaves dans le sud de la RCA.

 

À cela s’ajoute un arrière-plan politique. Depuis l’indépendance de la RCA, le pouvoir à Bangui a toujours été exercé par des politiciens « sudistes ». Jamais par des nordistes. La Séléka entendait renverser cette constante en installant un président issu du nord-est. Troisième facteur de violence, les coupeurs de routes, jeunes désœuvrés, petits voyous recrutés par les deux camps et qui en profitent pour piller, voler ou tuer.

 

Dans ce contexte explosif, la question religieuse participe à la cristallisation des oppositions, d’autant que des éléments l’ont permise. Ainsi, parmi les Séléka, on compte aussi des fondamentalistes musulmans (ils proviendraient du Darfour et du Nigeria). Et de son côté, François Bozizé a joué avec la rhétorique confessionnelle pour justifier son combat contre la Séléka. Il s’est converti à l’Église du christianisme céleste lors de son exil au Bénin dans les années 1980, et il est le fondateur de l’Église du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem en Centrafrique.

 

Pour autant, personne ne réclame la conversion de l’autre camp. Les responsables des trois grandes religions (protestants, catholiques et musulmans) unissent leurs voix pour apaiser les tensions et condamner les violences. Sur le terrain, on compte aussi de nombreuses initiatives qui s’opposent à cette dérive interreligieuse.

 

QUELS SONT LES RÔLES RESPECTIFS DE LA FORCE AFRICAINE ET DES PAYS VOISINS ?

 

Les pays limitrophes de la Centrafrique sont instables : Soudan, République démocratique du Congo, Tchad (voir la carte). Le rôle du président tchadien dans la crise centrafricaine semble capital. « Il a toujours considéré la RCA comme une colonie tchadienne », explique un ancien ambassadeur français en Afrique. Les Tchadiens ont porté au pouvoir François Bozizé en 2003. Ils l’ont lâché en 2012 avant de soutenir Michel Djotodia.

 

On compte des Tchadiens aussi bien dans la Séléka que dans la force africaine déployée en RCA (850 hommes sur 4 700). Cette force, devenue le 19 décembre la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), agit sous la responsabilité de l’Union africaine. Ses effectifs proviennent de sept pays qui ont envoyé, ou sont sur le point de le faire, 850 hommes chacun : le Burundi, le Tchad, la Guinée équatoriale, le Cameroun, le Congo, le Gabon et bientôt le Rwanda. Si, sur le terrain, les Français se félicitent de la présence de cette force, elle manque parfois de cohérence, comme l’ont montré les incidents entre les Tchadiens et les Burundais, le 23 décembre.

 

QUELLE EST LA PROPORTION DE POPULATION DÉPLACÉE ?

 

L’ONU estime aujourd’hui à environ un million (sur 4,5 millions d’habitants) le nombre de Centrafricains ayant trouvé refuge dans la brousse, les camps de déplacés ou les camps de réfugiés aux frontières. À Bangui, l’Unicef a recensé 55 sites de déplacés, où vivent dans des conditions sanitaires désastreuses 370 000 personnes, soit près de la moitié des habitants de la capitale. Le nombre de déplacés ne cesse d’augmenter. Ils étaient environ 19 000 il y a un mois et seraient aujourd’hui 100 000, rien qu’autour de l’aéroport de Bangui. La sécurité n’étant pas rétablie, l’aide humanitaire parvient difficilement aux personnes hors de Bangui. Les convois sont attaqués, ce qui est arrivé, la semaine dernière, à un convoi du PAM sur la route de Bossangoa.

 

 

 

Paris en quête d’un plan B

 

THOMAS HOFNUNG  Libération 6 JANVIER 2014 À 20:56

 

Le président Djotodia serait sur le départ. La France veut impliquer l’ONU.

 

Un mois après le lancement de l’opération Sangaris en Centrafrique, les affrontements demeurent quotidiens à Bangui, où le nombre de déplacés continue d’augmenter. Alors que le sort du président de transition, Michel Djotodia, paraît scellé, la communauté internationale cherche la parade. Retour sur les trois nœuds de la crise.

 

Sangaris, une mission dénaturée dès son lancement

 

Le plan initial conçu à Paris tablait sur une pacification rapide de Bangui, via le désarmement de la nébuleuse politico-militaire de la Séléka, au pouvoir depuis mars. Mais il a été totalement court-circuité par l’offensive surprise des milices anti-balaka, le 5 décembre ...

 

 

 

Centrafrique : la France pas enlisée mais isolée

 

http://www.sudouest.fr  06/01/2014 à 09h34 par Bruno Dive

 

Jean-Yves Le Drian a eu raison de proclamer en fin de semaine dernière à Bangui que la France n'était pas enlisée en Centrafrique. Il a bien fait de rappeler que certains commentateurs annonçaient aussi l'enlisement des troupes françaises au bout d'un mois de guerre au Mali. À ceci près que les deux interventions n'ont rien à voir. Dans un cas, une guerre de mouvement assez classique, face à un ennemi clairement identifié. Dans l'autre, un rôle d'interposition entre deux factions. Dans un cas, les militaires français font la guerre ; dans l'autre, ils font la police, ce qui n'est pas leur métier. Et la tâche de l'armée française est paradoxalement plus complexe dans les rues de Bangui que dans le désert malien.

 

Si le ministre de la Défense s'agace, c'est parce que cette intervention est de moins en moins bien comprise par l'opinion publique. D'à peine majoritaire il y a un mois, l'approbation par les Français est devenue minoritaire, comme l'a montré hier notre sondage, publié dans « Sud Ouest Dimanche ». À la lassitude face à la multiplication des opérations de l'armée française en Afrique s'ajoute un manque de clarté quant aux objectifs : autant le refus d'un État islamiste au Mali allait de soi, autant l'arbitrage entre factions centrafricaines suscite le scepticisme. Or, cette intervention est appelée à durer.

 

Les Français approuvent d'autant moins l'opération centrafricaine que la France se retrouve plus seule que jamais pour la mener. Nos partenaires européens n'ont consenti - du bout des lèvres - qu'un soutien a minima lors du dernier sommet de Bruxelles : pas de troupes, pas de financement commun, juste un peu de matériel, pour la forme. Et les Casques bleus de l'ONU, dont ce devrait être la mission, ne sont pas près de prendre le relais : l'Union africaine la juge « prématurée », alors qu'elle n'est pas capable elle-même de mettre au point sa propre force. Quant aux alliés, tchadiens ou congolais, ils font plus de mal que de bien car soupçonnés d'être juges et parties par les diverses factions. Il faut pourtant redire que l'intervention de l'armée française en Centrafrique était nécessaire et légitime, car elle seule avait la capacité d'agir vite et d'empêcher un nouveau Rwanda. Mais face à une situation qui se dégrade, elle ne peut pas rester isolée plus longtemps, sauf à admettre l'idée que la France s'est fourrée dans un guêpier.

 

 

 

 Les pays africains évacuent leurs ressortissants de Centrafrique

 

par Paul-Marin Ngoupana

 

BANGUI05/01/14 11:16  (Reuters) - Les pays africains ont commencé à évacuer leurs ressortissants de République centrafricaine dans un contexte de violences inter-confessionnelles et de détérioration de la situation humanitaire.

 

Malgré le déploiement des 1.600 militaires français de l'opération Sangaris et de près de 4.000 soldats de la paix africains, les affrontements entre musulmans partisans des ex-rebelles de la Séléka et milices chrétiennes "anti-balaka" ont fait plus de 1.000 morts depuis décembre.

 

Les Nations unies estiment à 935.000 le nombre de déplacés.

 

Les organisations humanitaires ont du mal à fournir soins et nourriture aux plus de 100.000 personnes qui sont regroupées dans le principal camp de réfugiés, à l'aéroport de Bangui.

 

Le gouvernement malien a affrété deux vols pour évacuer environ 500 de ses ressortissants dimanche. Vendredi dans la nuit, 150 Nigériens sont arrivés à Niamey.

 

"Je ne peux pas dire s'il y a eu des agressions contre des Maliens, mais la plupart des pays ont désormais décidé par précaution de faire rentrer leurs ressortissants", a déclaré le porte-parole du gouvernement malien, Mahamane Baby.

 

Le Tchad a rapatrié environ 12.000 personnes ces derniers jours par terre ou par air. Ce total apparaît plus élevé que celui des autres pays parce que les Tchadiens sont visés par les chrétiens qui accusent les forces tchadiennes de soutenir les ex-rebelles de la Séléka, bien que le Tchad ait démenti.

 

Le Sénégal a quant à lui rapatrié plus de 200 personnes cette semaine.

 

RETOURNER AU TRAVAIL

 

En France, le soutien de l'opinion à l'intervention militaire en République centrafricaine s'effrite, selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche diffusé samedi. Seules 41% des personnes interrogées s'y déclarent favorables, contre 51% au début de l'intervention, il y a un mois.

 

Samedi matin, des coups de feu en provenance d'un quartier nord de la capitale ont été entendus par un journaliste de Reuters à Bangui, dans un secteur qui avait déjà été touché par des obus cette semaine. On ne sait pas s'il y a eu des victimes.


Dans un message radio-diffusé qui résonne étrangement compte tenu du quotidien vécu à Bangui, le gouvernement provisoire a appelé samedi les Centrafricains à retourner au travail.


"Le pays est tombé et l'économie nationale est au fond de l'abysse. C'est pourquoi les fonctionnaires doivent retourner au travail dès le 6 janvier pour donner une impulsion au pays", a déclaré le ministre des Travaux publics, Gaston Makouzangba, dans un message diffusé plusieurs fois sur les ondes de la radio publique.


Le coût de la nourriture a fortement augmenté à Bangui. Un journaliste de Reuters a pu constater que le prix du riz avait doublé pour atteindre 1.000 francs CFA le kilo (1,50 euro) en un peu plus d'un mois.


Avec Abdoulaye Massalatchi au Niger,; Tiemoko Diallo à Bamako et Diadie Ba à Dakar; Danielle Rouquié pour le service français

Lu pour vous : UN MOIS APRÈS, LA SITUATION EN CENTRAFRIQUE RESTE EXPLOSIVE

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:36

 

 

 

 

 

 

http://www.elwatan.com  05.01.14 | 10h00

 

La situation humanitaire est désastreuse en raison du climat d’insécurité. Près d’un million de personnes déplacées en l’espace d’un mois

 

Le pire est à craindre en République centrafricaine où les affrontements entre les éléments de l’ex-Séléka et les partisans des milices anti-Balaka prennent de plus en plus l’allure d’une guerre confessionnelle. Comme toujours, les premiers à faire les frais de cette explosion de violence sont les populations civiles. Supposées les protéger, les forces internationales présentes sur place semblent aujourd’hui complètement dépassées.

 

Aussi, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s’est alarmé de la situation humanitaire désastreuse en raison du fait justement que l’insécurité entrave l’acheminement de l’aide à plus de 935 000 personnes déplacées à cause des violences. «Les gens se cachent dans la brousse, craignant de nouvelles attaques», a affirmé en conférence de presse un porte-parole du HCR, Babar Baloch.


Les attaques ciblées contre les civils, les pillages et la présence d’éléments armés sur certains sites où se trouvent des personnes déplacées limitent en effet l’accès des organismes humanitaires aux nécessiteux, a expliqué la même source. Cette détérioration de la situation, combinée à l’éloignement géographique des différents groupes de personnes déplacées en dehors de la capitale Bangui et à des routes en très mauvais état, complique aussi l’acheminement de l’aide aux populations en détresse. M. Baloch fait également état d’un «effondrement complet de l’ordre public» dans le pays, expliquant que malgré une présence militaire internationale près de l’aéroport de Bangui, la communauté humanitaire n’a pas été en mesure de mettre en place les conditions requises pour permettre aux agences de faire leur travail correctement.


Populations en danger


Des troupes supplémentaires et une coordination opérationnelle plus efficace sont donc nécessaires à l’appui de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), a fait savoir M. Baloch. Entre-temps et après avoir accru sa présence dans le pays, le HCR a, depuis dimanche, ouvert un pont aérien depuis ses entrepôts régionaux pour faire venir véhicules et articles de première nécessité, tels que des tentes, des couvertures et des bâches en plastique. Mais la distribution de matériel d’abri et d’autres articles de secours est plus difficile, a noté M. Baloch, compte tenu du nombre croissant de familles dans le besoin. Plus de la moitié de la population de Bangui, plus de 512 000 personnes, a trouvé refuge dans 67 sites différents de la capitale ou vivent chez des familles d’accueil, et 60% des personnes déplacées sont des enfants.

 

Le Conseil de sécurité avait, rappelle-t-on, autorisé le déploiement de la mission Misca le mois dernier pour mettre fin au cycle de violences interconfessionnelles et de violations des droits de l’homme dans lequel a sombré la RCA depuis un mois. La RCA est notamment dans la tourmente depuis que les rebelles de l’ex-Séléka, qui sont musulmans, ont lancé une offensive il y a un an, contraignant le président François Bozizé à quitter le pouvoir en mars. Un gouvernement de transition a permis, dans un premier temps, de rétablir un semblant de paix, ouvrant la voie à la tenue de futures élections démocratiques, mais le mouvement majoritairement chrétien des anti-Balaka a pris les armes et des affrontements interconfessionnels ont éclaté à Bangui début décembre. Et depuis, la situation n’a cessé d’aller de mal en pis. Le constat est le même également depuis le renforcement des troupes militaires françaises dans la région.

 

A. Z.

 

Centrafrique: le renouveau africain par Mehdi Bensaïdet Thione Niang

 

http://www.huffingtonpost.fr    06/01/2014 17h35

 

 

Dans ce monde de plus en plus violent, nous nous sommes donnés comme mission de porter la voix du peuple africain. La crise et les violences existantes aujourd'hui en Centrafrique, nous invitent, tout d'abord à titre individuel, et en tant que représentants du peuple Africain, au Maroc ou ailleurs à se préoccuper de cette problématique.

 

Nous ne pouvons plus accepter que des frères s'entretuent sur le sol africain. Il est temps pour nous tous de nous remémorer pourquoi nos prédécesseurs ont réclamé l'indépendance, nous rappeler l'appel de Sékou Touré: "Nous devons nous préoccuper des conditions exactes de nos populations, afin de leur apporter les éléments d'une indispensable évolution".

 

Ainsi doit émerger une nouvelle génération de politiques inquiets pour l'avenir du continent et qui comprennent que servir l'intérêt général est l'unique solution pour résoudre les problématiques de développement en Afrique. Les guerres de religion ne doivent plus interférer dans les décisions politiques, la Centrafrique se doit de dépasser ses différences et en faire un atout pour développer le pays. Et ainsi suivre l'exemple du Roi Mohammed V qui a refusé de collaborer avec la France de Vichy en s'opposant fermement à remettre les Marocains de confession juive au régime nazi, démontrant qu'en Afrique, nous pouvons en effet puiser notre force dans notre différence.

 

Il est temps pour que nos frères, où qu'ils soient en Afrique, aient le droit de rêver d'un avenir meilleur pour leurs enfants, qu'ils puissent, la tête haute, se sentir fiers d'appartenir à une génération qui changera le visage de l'Afrique en réussissant à y initier un réel développement économique et social.

 

L'Afrique connait aujourd'hui un dynamisme économique historique qui doit profiter à toute la population. Il est donc de notre devoir aujourd'hui de diriger ce dynamisme vers une croissance inclusive sans laissés-pour-compte, en engageant un combat clair contre la corruption, et en initiant des politiques d'investissement destinées à doter l'Afrique de ce dont elle a le plus besoin, de routes, d'infrastructures, d'écoles et hôpitaux.

 

La mise en valeur de l'atout économique de l'Afrique ne peut aller sans une réelle intégration régionale qui passe obligatoirement par un renforcement des liens entre les différents pays Africains et cela d'abord géographiquement par le biais de nouvelles voies aériennes ou routières comme le projet d'une autoroute traversant les 5 pays du Maghreb, et ensuite via d'autres routes et d'autres types de coopérations réunissant plusieurs pays africains en faveur de la paix, de la stabilité et du développement économique.

 

La situation en Centrafrique ne peut être considérée uniquement comme une problématique propre à la Centrafrique mais bel et bien, une situation qui interpelle tous les Africains et les Amis de l'Afrique.

 

Et c'est pourquoi:

 

Nous appelons l'ensemble des parlementaires africains à se préoccuper de la situation en Centrafrique, à inviter leurs gouvernements à s'impliquer davantage dans ses problématiques sécuritaires, à la construction d'une Afrique stable, seule solution possible à une croissance globale et sereine.

 

Nous remercions les pays déjà impliqués pour sécuriser la Centrafrique comme la France, et invitons les pays, particulièrement les pays frères Africains comme le fait déjà le Maroc, à travailler ensemble pour se porter garants de la sécurité des citoyens centrafricains, en y encourageant la paix et le développement.

 

Nous réclamons que la communauté internationale s'implique davantage dans la prévention des conflits en Afrique, non plus par le biais de politiques tutoriales, mais avec des partenariats intégrants les pays africains et leur garantissant leur souveraineté politique.

 

À cette fin, soyons tous bercés par les éternels propos héroïques de Nelson Mandela: "Nous travaillerons ensemble pour soutenir le courage là où il y a la peur, pour encourager la négociation là ou il y a le conflit, et donner l'espoir là ou règne le désespoir".

Lu pour vous : L’ordre public s’effondre complètement en Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:34

 

 

 

 

 

 

http://journalmetro.com  6 janvier 2014 | 17:39  Par Rédaction The Associated Press

 

NATIONS UNIES, États-Unis – Des responsables de l’ONU préviennent que la République centrafricaine est au bord de la catastrophe, la moitié des résidents de la capitale n’ayant plus d’endroit où vivre depuis le début des violences.

 

Le secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l’ONU, Jeffrey Feltman, a déclaré lundi qu’environ 2,2 millions de personnes à travers la République centrafricaine avaient maintenant besoin d’assistance, soit environ la moitié de la population.

 

Devant le Conseil de sécurité, M. Feltman a affirmé que la moitié des résidents de Bangui avaient fui leurs maisons, pour un total d’environ 513 000 personnes. Environ 100 000 d’entre elles sont entassées dans un camp de réfugiés improvisé près de l’aéroport international Mpoko.

 

La République centrafricaine est plongée dans le chaos, alors que des miliciens chrétiens cherchent à se venger des rebelles musulmans qui ont pris le pouvoir lors du coup d’État du mois de mars. Les affrontements se sont intensifiés en décembre.

 

 

 

Centrafrique : la situation humanitaire demeure toujours critique en RCA

 

(Source : ONU)  6 jan. 2014

 

Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a dressé aujourd’hui un tableau pessimiste de la situation en RCA, où près d'un million de civils ont été chassés de leurs foyers par le conflit opposant les membres de l'ex-séléka et des groupes d'auto-défense.

 

Selon les dernières estimations, il y aurait eu une augmentation de 40% du nombre de personnes déplacées à Bangui depuis le 24 décembre dernier. Le Bureau a par ailleurs indiqué que 2,2 millions de personnes, soit près de la moitié de la population centrafricaine, ont besoin d’une aide humanitaire, toutefois l’insécurité, le manque de financement et l’accès difficile aux personnes dans le besoin continuent d’entraver les efforts de secours, y compris les évaluations et la réponse à apporter.

 

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, informera par ailleurs le Conseil de sécurité de l'ONU aujourd'hui sur les derniers développements de la situation en RCA. 

 

 

 

La Centrafrique est au bord de la catastrophe (AP)

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 01:14

 

 

 

 

 

 

Dimanche, 05 janvier 2014 23:31  Publié par  Cameroon Tribune

 

Le président Paul Biya a reçu, dimanche, un émissaire de son homologue tchadien, Idriss Deby Itno. Au palais de l’Unité, la trêve dominicale a été rompue, dimanche, le temps d’une audience.

 

Le chef de l’Etat recevait en effet Mahamat Moussa Faki ministre tchadien des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine. Celui-ci a remis à l’occasion au président de la République une correspondance du président tchadien Idriss Deby Itno.


Mahamat Moussa Faki n’a pas fait mystère de la teneur du message transmis. Il a en effet indiqué à la presse à l’issue de l’audience que le président tchadien en sa qualité de président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique (Ceeac) engageait une concertation avec ses pairs en vue de la recherche d’une solution à la crise centrafricaine.

 

L’émissaire tchadien a déclaré que le président Paul Biya travaille de longue date pour la paix et la stabilité en Centrafrique aux côtés de ses pairs. Raison pour laquelle des forces de maintien de la paix venues du Cameroun du Congo du Gabon et du Tchad se trouvent en Rca. Il estime du reste que dans cette situation de plus en plus en plus difficile la Rca a besoin du concours de ses voisins pour sortir de la crise.


« Quand vous vous interposez c’est à vos dépens » a estimé Mahamat Moussa Faki pour expliquer les difficultés rencontrées sur le terrain ces dernières semaines par le contingent tchadien en Rca. Car à son avis les belligérants ont toujours tendance à vous soupçonner de partialité. Il note malgré tout un excellent travail desdites forces aujourd’hui Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) hier Fomac (Force d'Afrique centrale).


Le ministre tchadien des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine était accompagné de Yoossem-Kontou Noudjiamlao ambassadeur du Tchad au Cameroun.

Lu pour vous : Cameroun - RCA : Concertation sur la Centrafrique

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:48

 

 

 

 

 

(Alwihda Info) Rédigé par Abdou Baya - 4 Janvier 2014 modifié le 4 Janvier 2014 - 22:30

 

« Le Tchad va mener ses investigations, aussi bien auprès des tchadiens concernés au Tchad, et ceux en Centrafrique et aussi bien auprès des centrafricains » , affirme cet après-midi le Procureur de la République, Ousman Mamadou Affono lors d'une conférence de Presse devant les médias. Ce dernier n'exclut pas l'extradition.


La procédure judiciaire engagée par le Tchad se précise. Près d'une semaine après son ouverture, le Procureur annonce que « La procédure initié a N'Djamena est une procédure nationale [...] Le jugement sera fait par une juridiction nationale ; soit tchadienne, soit centrafricaine, avec la possibilité d'extrader ». 


Le FROCCA de François Bozizé a également réagi à cette annonce, affirmant que « par une annonce en date du 28 décembre 2013, parue sur le site d’Alwihda Tchad, monsieur le procureur de la république du Tchad a cru intelligent et suffisamment de sa compétence l’ouverture d’une enquête sur des exactions contre des ressortissants tchadiens sur le sol centrafricain ».  


« L'information judiciaire ouverte par le Tribunal de Grande Instance de N'Djamena est ouverte sur la base d'un réquisitoire qui vise un certain nombre d'infractions, tentatives d'assassinat, coup et blessures volontaires, pillages, extorsions de fonds dont son victimes les tchadiens qui vivent en Centrafrique et les soldats qui sont déployés dans le cadre de la mission de l'Union Africaine en Centrafrique », précise le Procureur de la République qui a eu droit -la semaine dernière- à une réponse du FROCCA de François Bozizé, dans un communiqué parvenu à Alwihda Info. 


 

Lu pour vous : Le Tchad poursuivra François Bozizé si sa liaison avec les Anti-Balaka est avérée
Lu pour vous : Le Tchad poursuivra François Bozizé si sa liaison avec les Anti-Balaka est avérée

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