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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 18:05
Crise à Bangui : le CNT exige la réhabilitation des FACA

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 3 novembre 2015 14:21

 

Le Conseil National de Transition (CNT, le parlement provisoire) a exigé ce mardi 3 novembre 2015 la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA), conformément à l'adresse du Chef d’État de Transition, Catherine Samba Panza à la nation. Cette réaction fait suite à cette énième montée de violences à Bangui, la capitale centrafricaine.


Le président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguéndet et les membres du parlement provisoire se sont concertés à huis-clos, pour faire le point sur la situation sécuritaire très préoccupante à Bangui. L'ultime exigence, redonner force aux soldats centrafricains pour assurer la défense territoriale. Les parlementaires ont estimé qu'il est temps pour le gouvernement Kamoun de joindre l'acte à la parole.


Les conseillers nationaux ont lancé l'ultimatum d'une semaine au gouvernement pour doter les FACA en moyens matériels.


Ils envisagent organiser en faveur de la paix, une marche pacifique ce mercredi 4 novembre à Bangui. Enfin, les conseillers nationaux ont projeté d'interpeller, le 11 novembre prochain, le ministre de la Défense nationale, Joseph Bindoumi, qui devra faire la lumière sur les actions déjà mises en place par le gouvernement de Transition dans le cadre du redéploiement des FACA.


Le CCR demande justice, les accusés nient les faits


Face à cette énième violence, le Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR) exige l'arrestation des principaux leaders des groupes armés dont l'ancien ministre Abdoulaye Hissein, soupçonnés d'être à l'origine des récentes violences à Bangui. La déclaration est faite à Bangui ce lundi par le coordonnateur de cette plate-forme Sébastien Wénézouï, actuel ministre de l'environnement. 


« Nous avons vu parmi ces agresseurs des personnes étrangères ne parlant ni français ni Sango, langue nationale, qui avec des bidons d'essence brûlent les maisons des déplacés et volent. Ces mercenaires sont basés derrière la rue de la mosquée centrale, devant la rue Jamaïque, aux quartiers Ramandji, Gbaya et Kina », martèle M. Wénézouï. 


« Venus à Bangui sous le haut patronage de l'ancien ministre Abdoulaye Hissein et le seigneur de guerre Aroun Gaye et ses acolytes, ces tueurs et leurs patrons sont bien localisés par les forces de défense et de sécurité nationale et internationale », a-t-il mentionné. « (...), je demande aux forces internationales et à nos forces de défense et de sécurité intérieures de désarmer sans délai ces forces négatives qui sèment la terreur et versent quotidiennement le sang des centrafricains », conclut le ministre.


Mis en cause, Abdoulaye Hissein, l'un des leaders du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) contacté par Radio Ndeke Luka, nie toute implication dans les tueries des 3e et 6e arrondissements. 


« M. Wénézouï est impliqué dans tout ce qui se passe aujourd'hui. J'habite en ville. Je suis revenu habiter au PK5 pour atténuer ce que nous vivons dans notre propre chair en tant que Centrafricain. Si Wénézouï se permet de me pointer du doigt, c'est honteux »


Aroun Gaye, accusé d’être le chef de file des hommes armés qui sèment la terreur au PK5, a aussi rejeté l'accusation. 


« Je pense que la personne qui n'aime pas la paix, c'est M. Wénézouï. Je propose à mes frères Centrafricains de s'asseoir autour d'une table, chrétiens et musulmans, et de discuter pour ramener la paix dans le pays ».


Appel au calme du PNCN


Cyriaque Gonda, président du parti Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN), candidat à la prochaine présidentielle, condamne fermement les actes de violences qui se sont produits ces derniers temps dans la capitale. 


Il estime que le président centrafricain qui sera issu des urnes ne viendra pas pour gouverner les cimetières mais plutôt les hommes. « Trop c'est trop. En tant que responsable politique et candidat à la future présidentielle, je pense que ce n'est pas un cimetière qu'on va gérer, c'est le peuple. Je demande à ce que mes frères arrêtent de continuer à verser le sang de leurs frères », réclame Cyriaque Gonda lors d'une interview accordée à Radio Ndeke Luka.


Cyriaque Gonda appelle les deux camps en conflit à la retenue. « Je suis ici pour faire un appel au calme pour supplier mes frères de laisser cette furie de violences et pour proposer une solution de sortie de crise. Chaque mois, c'est la violence qu'on offre comme plat à nos populations », a-t-il indiqué soulignant en même temps que « Les gens ne peuvent pas aller au travail, les enfants ne peuvent pas aller à l'école ». 


Situation encore instable sur le terrain


Des tirs sporadiques se font toujours entendre dans les secteurs sud-ouest de Bangui, théâtres des violences ces derniers jours. Aucun bilan de cette nouvelle vague d'attaques n'est toujours disponible. Certaines sources parlent de nombreux dégâts humains et matériels. 


Pour la première fois depuis le déclenchement de la crise dans le 6e arrondissement, Catherine Samba Panza, a dénoncé les violences et appelé lundi les centrafricains à plus de vigilance.

Centrafrique-Presse.com
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 18:02

 

 

 

Beafrica.cf  Mardi 3 Novembre 2015 - 16:08

 

Le président camerounais, Paul Biya vient d’ordonner au trésor public de débourser la rondelette somme d’un milliard FCFA, en cash, en faveur des opérations électorales en Centrafrique.

 

Cette somme vient consacrer l’engagement de ce pays frère et ami à vie de rendre possible la participation des réfugiés centrafricains aux opérations référendaires et électorales qui doivent consacrer le retour à la légalité constitutionnelle en RCA. 


Un accord tripartite entre le gouvernement du Cameroun, le Centrafrique et le Haut Commissariat des Nations unies aux Réfugiés, HCR, vient d’être signé à Yaoundé.

 

Les documents ont été paraphés entre le ministre camerounais des relations extérieures, Le Jeune Mbella Mbella, l’ambassadeur de Centrafrique à Yaoundé Martial Betimarace et le représentant du HCR au Cameroun Kassim Ndiagne. 


Le ministre camerounais des relations extérieures Le Jeune Mbella Mbella a rappelé que le Cameroun se trouve essentiellement concerné par la crise centrafricaine. 

Partageant plus d’un millier de kilomètres de frontière avec le Centrafrique, le pays de Samuel Eto’o accueille des milliers de déplacés en provenance des terres de son voisin instable. Selon le HCR, environs 250 mille réfugiés centrafricains, dont 107 mille électeurs potentiels, se trouvent en territoire camerounais disséminés en grande partie dans les villes de Douala, Yaoundé, Bertoua, Ngaoundéré, Kentzou et Garoua-Boulaï. 

En autorisant la signature du présent instrument juridique, les plus hautes autorités camerounaises démontrent une fois encore leur souci constant d’accompagner le peuple centrafricain dans cette quête de la normalisation dans le respect du droit international.  Cette disponibilité du Cameroun à l’endroit de son voisin a été saluée par la Secrétaire d’Etat au développement et à la Francophonie, Mme Annick Girardin, qui visitait cette semaine les deux pays. 


La chef d’Etat de la transition, Mme Samba Panza a confirmé à Annick Girardin, le week-end dernier, la tenue du référendum le 6 décembre et les élections présidentielle et des législatives le 13 décembre 2015. 


Un peu plus d’un million 900 mille électeurs se sont déjà inscrits sur la liste électorale sur les deux millions entendus, soit un taux de 91 pour cent. 


Les opérations d’identification biométrique des réfugiés devraient démarrer entre le 16 et le 18 novembre prochain. Concernant la gestion de cette somme, elle est confiée à la Représentation du HCR à Yaoundé, puisqu’aucun pays voisin ne fait plus confiance à la gestion samba-panzienne. 

Lu pour vous : Le Cameroun offre un milliard pour le vote des réfugiés centrafricains au Cameroun
Centrafrique-Presse.com
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:13
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

 

RCA : ''Les violences sont le fait de politiciens ayant peur d'aller aux élections'' (présidente

 

APA- Bangui (Centrafrique) -2015-11-03 13:23:21 - La Présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a vivement condamné les violences communautaires qui secouent Bangui, estimant qu’elles sont le fait d’hommes politiques ayant peur d’aller aux élections car convaincus d’être battus.


La présidente qui s'adressait à la nation, lundi soir, a recommandé à ses compatriotes à ne pas se sentir abandonnés par les autorités face aux ‘'fauteurs de troubles''.

Le gouvernement se bat nuit et jour aider la Centrafrique à sortir du cercle des violences, a-t-elle souligné avant de lancer à l'endroit de la population : ‘'Organisez-vous en groupes d'auto-défense pour dénoncer les fauteurs de troubles afin que notre patrie soit protégée''.

Depuis cinq jours, des violences s'étant soldées par des pertes en vie humaine et la destruction de biens ont été notées dans les quartiers sud de la capitale centrafricaine..

A ce propos, Catherine Samba-Panza a reconnu l'inefficacité des forces de la Minusca à enrailler l'insécurité à Bangui avant de leur demander de se reprendre en agissant vigoureusement contre les ennemis de la paix. 

Pour ce faire, les forces internationales devraient réarmer certains éléments des Forces armées centrafricaines afin qu'elle les appuient sur le terrain. Sans l'apport des forces intérieures l'insécurité persistera en RCA, a-t-elle estimé.

La présidente a en outre demandé à la justice centrafricaine et internationale de réactiver ses mécanismes judiciaires afin de poursuivre les auteurs de ces violences. 

Parlant du processus électoral, elle a relevé que l'organisation des élections se passe bien et que bientôt seront publiés le nouveau calendrier électoral ainsi que les listes électorales. 

Ainsi, elle a tenu à rassurer la population qui, d'après elle, s'est inscrite massivement pour le vote aux élections lesquelles auront ‘'bel et bien lieu'' courant décembre 2015. 

Catherine Samba-Panza n'a toutefois pas exclu ‘'un glissement'' du second tour des élections jusqu'en début 2016.

Parlant de la venue du Pape François le 29 novembre prochain, elle a estimé que les violences visent à empêcher cette visite qui est une occasion d'asseoir la paix et la cohésion entre les Centrafricains de tout bord. 
 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=837785#sthash.sznsw661.dpuf

 

 

Centrafrique : Samba-Panza veut des élections avant fin 2015

 

http://sahel-intelligence.com/  Frédéric Powelton 3 novembre 2015

 

Après avoir été reportés à plusieurs reprises à cause de la situation d’insécurité ambiante en Centrafrique, le référendum constitutionnel et le 1er tour des élections présidentielle et législatives pourraient avoir lieu avant la fin de l’année en dépit de la recrudescence des violences.

 

Catherine Samba-Panza, la présidente par intérim, affirme presser le pas pour la tenue de cette première phase des consultations avant fin 2015. En faisant pression pour hâter les scrutins, Samba-Panza cherche à gagner de vitesse les parties qui cherchent à saboter les élections. Les opposants à des consultations se retrouvent dans les deux camps rivaux, parmi les anti-Balaka (milices majoritairement chrétiennes) aussi bien que dans les rangs de l’ex-rébellion à majorité musulmane, Séléka, affirme la présidente par intérim.

 

C’est ce qui explique le regain de violence dans la capitale Bangui au cours des dernières semaines, avec plus de 90 personnes tuées depuis la fin septembre. Samba-Panza regrette que la force multinationale, la Minusca et la force française Sangaris n’aient pas agi pour juguler les actes de violence contre les civils.

 

Cette recrudescence de la violence instrumentalisée par les deux camps ennemis, voire par certains politiques qui ont intérêt à faire traîner les élections, risque même d’avorter la prochaine visite du pape pape François en Centrafrique. Attendu à Bangui pour les 28 et 29 novembre, le pape a admis que cette visite pourrait ne pas avoir lieu à cause de l’insécurité croissante.

 

Une situation qui a poussé l’ANE (l’Agence nationale des élections) à établir un calendrier qui prévoit le référendum pour le 6 décembre, suivi du scrutin groupé (1er tour de la présidentielle et les législatives) le 13 décembre, et enfin un éventuel second tour le 24 janvier 2016.

 

La présidente par intérim compte sur ces scrutins pour rétablir la confiance entre les divers groupes opposés et faire tourner la page des terribles violences ethniques de 2013, qui ont fait des milliers de morts et des dizaines de milliers de déplacés.

 

 

Reprise des vols de Kenya Airways à destination de Bangui 

 

APA- Bangui (Centrafrique) -2015-11-03 14:40:42 La compagnie aérienne Kenya Airways qui avait suspendu ses activités en République Centrafricaine depuis mars 2013 a repris ses vols ce mardi sur Bangui.


Cette compagnie va desservir deux fois par semaine, mardi et dimanche, la capitale centrafricaine.

Selon Herbert Sambo venu au nom de la compagnie rouvrir ces vols, cette reprise des activités témoigne des bonnes relations qui existent entre le gouvernement kényan et centrafricain. 

Elle prouve également que la destination Centrafrique est devenue sûre, a-t-il souligné.

Kenya Airways dessert depuis 2008 la République centrafricaine et ses vols avaient été suspendus après la prise du pouvoir par la coalition des rebelles sélékas en 2013.
 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=837798#sthash.qNngT5jw.dpuf

Centrafrique-Presse.com
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:11

 

 

 

Par APA - 03/11/2015

 

Un accord a été signé entre le Cameroun, la Centrafrique et le HCR pour faciliter la participation des réfugiés aux élections prévues en RCA avant fin 2015

 

Un accord tripartite a été signé entre le Cameroun, la Centrafrique et le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour la participation des réfugiés centrafricains aux élections générales prévues avant la fin de cette année, apprend-t-on auprès du ministère camerounais des Relations extérieures. 

L'accord, qui s'inspire d'une résolution du 10 avril 2014 du Conseil de sécurité insistant sur le fait que les déplacés et les réfugiés de RCA doivent participer aux élections, devrait permettre l'identification biométrique des réfugiés entre le 16 et le 18 novembre. 

 

Selon le ministère camerounais des Relations extérieures, la signature de cet instrument juridique traduit le souci des plus hautes autorités de son pays d'''accompagner le peuple frère centrafricain'' dans la normalisation de la situation sociopolitique qui prévaut actuellement chez lui. 


Selon des sources dignes de foi, l'opération vise l'enrôlement de 107.000 électeurs potentiels répertoriés sur l'ensemble du territoire camerounais, qui abrite actuellement quelque 300.000 réfugiés centrafricains. 

Elections en RCA: le Cameroun pour accompagner les réfugiés
Centrafrique-Presse.com
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:06
Une preuve de la violence aveugle à Bangui
Une preuve de la violence aveugle à Bangui
Une preuve de la violence aveugle à Bangui
Une preuve de la violence aveugle à Bangui
Une preuve de la violence aveugle à Bangui
Une preuve de la violence aveugle à Bangui

 

 

On ne dénoncera et condamnera jamais assez les tueries aveugles et l’opération terre brûlée auxquelles se livrent systématiquement en guise de représailles, les extrémistes musulmans retranchés au Km 5 et qui prennent chaque fois prétexte sur des cas malheureux où  des musulmans sont lynchés par  des personnes assimilées aux anti-balakas. C’était déjà le cas les 26, 27, 28 et 29 septembre derniers, où on a dénombré officiellement 61 morts et 300 blessés sans compter plusieurs maisons incendiées faisant d’innombrables sans abris dans les quartiers Yakité, Sara, Castors, Bazanga et autres. Depuis une semaine, ce sont les quartiers des 3ème et 6ème arrondissements à savoir, Kina, Fatima, Nzangoyen, Pétévo, Cattin, Bimbo, pour ne citer que ceux-là, qui font les frais de cette barbarie. On ne compte plus les innocents égorgés ou tués par balles, les maisons incendiées obligeant les habitants de ces quartiers populaires à retourner encore se réfugier dans les sites de déplacés dits « Ledger ».

 

Parmi ces victimes, la rédaction publie ci-dessous quelques photos de ce qui reste au quartier Cattin de la maison familiale de M.  de Jules Marc Laguerema Yadinguin, Inspecteur principal des impôts de classe exceptionnelle (retraité) - consultant en fiscalité - plusieurs fois Directeur général des impôts et des domaines,  Directeur général du BARC,  Inspecteur central des finances,  Chargé de mission au cabinet du ministre des finances, Président du conseil d'administration de L'U.B.A.C,  président du conseil d'administration de L'ONI. Cela se passe de commentaires !

Centrafrique-Presse.com
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 22:26
Centrafrique : L'Onu n'a pas ramené la paix, déplore la présidente

 

 

 

BANGUI, 02/11/2015 à 21:32 (Reuters) - L'intervention de la mission  des Nations unies en République centrafricaine n'a pas permis  d'enrayer les violences à Bangui, où 90 personnes ont été tuées  depuis la fin septembre, a regretté lundi la présidente par  intérim, Catherine Samba-Panza

 

    Le pape François, qui doit se rendre dans la capitale  centrafricaine les 28 et 29 novembre, avait laissé entendre la  veille qu'il pourrait renoncer à cette visite pour des raisons  de sécurité. 

 

    Des habitants de PK5, un quartier musulman de Bangui, se  sont attaqués ce week-end à ceux d'un autre secteur de la ville  que plusieurs centaines de personnes ont encore fui lundi. On  ignore la cause de cette attaque, mais il pourrait s'agir de  représailles à la mort de quatre personnes tuées jeudi dans les  mêmes circonstances à PK5. Une personne a par ailleurs été  égorgée et plusieurs maisons ont été incendiées.

 

    Ce nouveau cycle de violences a débuté fin septembre à la  découverte du corps d'un musulman, mais la Centrafrique a sombré  dans le chaos en mars 2013 lorsque les rebelles musulmans de la  Séléka ont pris le pouvoir. 

 

    Leurs exactions leur ont ensuite valu les représailles des  milices chrétiennes anti-Balaka et l'armée française a dû  intervenir dans le cadre de l'opération Sangaris pour mettre fin  aux massacres.

 

    Des élections présidentielle et législatives censées tourner  la page du conflit devaient avoir lieu le 18 octobre. Elles ont  été reportées au 13 décembre en raison de la poursuite des  violences. 

 

    "Des efforts supplémentaires doivent être faits pour  renforcer l'action des forces internationales et négocier la  création de bases avancées dans les quartiers pour assurer la  sécurité au niveau local", a déclaré la présidente, qui  s'adressait à la nation. 

 

    Les caques bleus, a-t-elle poursuivi, doivent agir de façon  vigoureuse afin que "Bangui soit sûre pour les prochains  événements qui sont cruciaux pour le pays. La visite du Pape et  les élections doivent être des événements fédérateurs pour le  peuple centrafricain". 

 

    Dix groupes armés ont signé un accord de paix en mai qui  prévoit leur désarmement, mais l'optimiste qu'il a suscité est  vite retombé. Selon le rapport d'octobre du Bureau de  coordination des affaires humanitaires de l'Onu (Ocha), le  conflit a fait 400.000 déplacés et 440.000 réfugiés. 

 

  (Crispin Dembassa-Kette, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

 

 © 2015 Thomson Reuters. All rights reserved.

Centrafrique-Presse.com
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 18:31

 

 

 

http://www.beafrika.cf/ Lundi 2 Novembre 2015 - 16:21

 

Joachim Kokate, un des leaders antibalaka, aile Nairobi, a été reçu en fin de semaine dernière par la chef d’Etat de la Transition, Catherine Samba-Panza. 

Au centre d’entretien, la sollicitation par le jeune leader d’un poste de responsabilité au sein du Cabinet présidentiel, déjà pléthorique, afin de « contribuer au retour à la paix », selon son argumentaire. 


Catherine Samba-Panza a pris bonne note de sa requête tout en lui promettant, aussi, de lui faire restituer son passeport qui avait été confisqué quelques mois plutôt dans le cadre d'une enquête pour atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat. Une somme importante lui a été remise pour refaire sa garde robe. 


Dans son discours du 2 novembre à la nation, Mme Samba-Panza a pointé du doigt accusateur « les extrémistes du KM5 bien connus de tous et leurs alliés des Accords de Nairobi » d’être derrière les vagues de violences successives à Bangui. Elle a, par ailleurs, demandé « au Comité des Sanctions des Nations Unies et à la Cour Pénale Internationale ainsi qu’aux pays concernés de tout mettre en œuvre pour appliquer les sanctions qui pèsent sur les leaders politiques impliqués dans ces troubles afin que ces derniers soient arrêtés où qu’ils se trouvent et répondent de leurs actes devant la justice ». 


Quelle est donc la raison d’existence de cette nouvelle accointance entre la chef d’Etat et le rebelle ? 

Lu pour vous : Vers un mariage de raison entre Samba-Panza et Joachim Kokate
Centrafrique-Presse.com
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 18:06

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 2 novembre 2015 15:37

 

Le Chef de l’État de la transition, Catherine Samba-Panza a estimé ce lundi au cours d'une déclaration à la presse que les derniers événements survenus dans la Capitale centrafricaine mettent en évidence l’insuffisance des actions de la Minusca.

 

« Les derniers événements dramatiques intervenus à un mois d’intervalle de ceux du 26 septembre confirment que les efforts de la Minusca sont insuffisants pour garantir la sécurité à Bangui et que des efforts supplémentaires doivent être faits pour recadrer les interventions des forces internationales et notamment négocier la mise en place des postes avancés dans tous les quartiers afin d’assurer une sécurité de proximité aux populations. », a déclaré Catherine Samba-Panza.

 

Pour le Chef d’État de la transition «… ces événements montrent que les cœurs sont encore en guerre et que les engagements pris par les acteurs politiques et les groupes armés lors du Forum de Bangui et précédemment ne sont pas sincères ».

 

Catherine Samba-Panza rend responsables de ce regain de tension les responsables des différents groupes armés :« ... à la suite d’une embuscade suivie d’assassinats dont ont été victimes des éléments de l’UPC en se rendant au Camp Mpoko pour des raisons privées, les extrémistes du KM5 bien connus de tous et leurs alliés des Accords de Nairobi ont engagé des représailles contre les populations de ces quartiers».

 

Elle a également indiqué que « Tant qu’il n’y a pas de riposte rigoureuse contre ces extrémistes qui ne veulent visiblement pas de paix dans notre pays, il sera difficile pour la Transition d’agir efficacement ».

 

Pour se faire, Catherine Samba-Panza affirme avoir demandé à la Minusca « de mettre à la disposition de nos forces de défense et de sécurité nationales les armes de l’armée nationale sous séquestre, ceci afin de renforcer les capacités d’actions de nos troupes engagées dans les combats » tout en redoublant « d’efforts conformément à la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies en utilisant  les moyens forts aux cotés de nos troupes pour traquer les auteurs de ces troubles  et les mettre hors d’état de nuire ». 

 

C'est depuis le 26 octobre 2015, juste un mois après la crise du 26 septembre qui a fait, selon Catherine Samba-Panza, plus d'une « centaines de morts » que le Sud-ouest de la Capitale centrafricaine connaît un regain de tension  suite à l’assassinat de deux sujets musulmans, habitants de PK5 dans le 6e arrondissement de Bangui. Des scènes de violence qui ont suivi cet assassinat ont eu lieu à Fatima notamment dans les quartiers Makambo, Kina, Catin et Plateau dans la commune de Bimbo plongeant ainsi les populations dans la psychose. 

 

Violences à Bangui : Samba-Panza accuse l’insuffisance des actions de la Minusca
Centrafrique-Presse.com
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 17:30

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 2 NOVEMBRE 2015

 

Après des violences qui ont touché ces derniers jours les 3e, 2e et 6e arrondissements, faisant plusieurs morts et plus d’une centaine de maisons brûlées, la Cheffe d’État de transition a brisé le silence pour dénoncer le complot des partisans de l’accord de Nairobi et donne le feu vert aux forces de défense nationale à appuyer les forces internationales pour assurer la sécurité de la population.

 

« Face au danger qui menace la population, j’ai instruis nos forces de défense et de sécurité nationales de se joindre aux troupes internationales pour s’interposer entre les parties au conflit et frapper les récalcitrants qui persistent dans la voie de la violence. Ainsi, les FACA, la Gendarmerie et la Police Centrafricaine vont être plus actives sur le terrain aux cotés de la SANGARIS et de la MINUSCA », a déclaré Catherine Samba Panza.

 

Catherine Samba Panza a fait observer que malgré leurs interventions conjointes, les ennemis du peuple ont « frappé durement ».  « Cela démontre à quel point ces derniers sont déterminés à détruire la paix si chèrement retrouvée par les efforts conjugués des populations à tous les niveaux depuis mon accession à la tête de l’Etat », a-t-elle ajouté

 

« Je m’incline devant la mémoire de tous les soldats qui ont payé de leur vie en combattant pour la paix. Je salue la bravoure et la détermination de toutes les troupes nationales et internationales », selon Catherine Samba-Panza.

 

« En ma qualité de Chef Suprême des armées et de première garante de la sécurité du peuple centrafricain, j’ai demandé à la MINUSCA de mettre à la disposition de nos forces de défense et de sécurité nationales les armes de l’armée nationale sous séquestre, ceci afin de renforcer les capacités d’actions de nos troupes engagées dans les combats. J’y veillerai personnellement », ajoute la présidente de la transition.

 

Catherine Samba-Panza a aussi relevé qu’elle a demandé aux forces internationales de redoubler d’efforts conformément à la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies en utilisant  les « moyens forts aux cotés de nos troupes pour traquer les auteurs de ces troubles et les mettre hors d’état de nuire. »

 

Cette adresse à la nation intervient une semaine après des violences qui paralysé une partie des 2e, 3e et 6e arrondissements de Bangui. Ces violences ont faits une dizaine de morts, des blessés et plus de cent (100) maisons pillées et brulées. Des milliers de personnes ont regagné les sites des déplacés et des familles d’accueil.

 

Catherine Samba Panza instruit les forces de défense nationales à « frapper les auteurs de violences »
Centrafrique-Presse.com
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 17:18

 

 

FIDH 
et la Coalition #MonVoteDoitCompter (initiée par la FIDH)

 

Communiqué de presse

 


 

Paris, le 2 novembre 2015 – La FIDH, et les organisations membres de la coalition #MonVoteDoitCompter sont extrêmement préoccupées de l'adoption à l'unanimité, par les députés rwandais le jeudi 29 octobre, d'un projet de réforme de la Constitution de 2003 qui permettrait à l'actuel président Paul Kagame de briguer un troisième mandat en 2017. Ce nouveau projet de Constitution, qui doit encore être soumis au vote du Sénat et à un référendum avant d'être adopté, permettrait à Paul Kagame de cumuler, en plus de ses deux premiers mandats, un mandat de sept ans et deux mandats de cinq ans, soit 31 ans de pouvoir sans alternance. Nos organisations appellent la communauté internationale à réagir au plus vite en condamnant fermement cette  tentative de modification des règles du jeu démocratique. 

« Après les coups de force constitutionnels opérés au Burundi et en République du Congo, la question du respect des  principes démocratiques et de l'alternance politique se pose désormais au Rwanda. La communauté internationale doit  dénoncer et prendre des mesures fermes et concrètes contre ces chefs d’État qui cherchent à se maintenir indéfiniment au pouvoir », ont déclaré nos organisations. 


L'article 101, remanié par les députés rwandais, stipule que le président de la République est « élu pour un mandat de cinq ans et ne peut être réélu qu’une seule fois », alors que la Constitution actuellement en vigueur prévoit deux mandats présidentiels de 7 ans. L'article 172 ajoute à cela la possibilité pour le président en exercice de briguer un mandat de 7 ans, avant d'être élu ou réélu pour les deux mandats de 5 ans prévus dans l'article 101. En 2017, Paul Kagame pourrait donc présider le Rwanda pendant encore 17 ans. Le projet de constitution doit être maintenant approuvé par le Sénat puis par référendum ce qui ne semble pas poser de problème au pouvoir en place comme le démontrent le processus ayant initié ce projet.

 

En effet, selon Paul Kagame, le processus de modification de la Constitution émaneraient d'une initiative populaire réclamant son maintien au pouvoir. Des pétitions, qui expriment le souhait de voir le président Kagame reconduit à la tête de l’État, auraient été signées par plus de 3,7 millions de rwandais, soit plus de la moitié du corps électoral. D'après nos informations, l'authenticité de cette initiative est contestable tant le FPR – Front patriotique rwandais, parti au pouvoir depuis 1994 dont les membres sont à la tête de presque toutes les structures et institutions administratives tant publiques que privés – et surtout l'exécutif auraient en grande partie orchestré ce mouvement pour lui donner les apparences de la légitimité populaire.

Ce projet de réforme constitutionnel initié par un mouvement présenté comme populaire apparaît d'autant plus contestable qu'il s'inscrit dans un climat politique tendu au Rwanda où les partis politiques d'opposition ont été très largement réduits au silence et toute voix indépendante ou contestataire est réprimée. Ainsi, les journalistes, les organisations indépendantes de la société civile telles que la LIPRODHOR ou la LGDL et des artistes tel que Kizito Mihigo ont fait l'objet de pressions, de tentative de contrôle, voir de condamnation judiciaires dénoncées par les mécanismes en charge des droits humains et de la liberté d'association des Nations unies, l'Union africaine et des organisations internationales de défense des droits humains et de défense des journalistes. Dernièrement, sept membres du Comité directeur de la Ligue des Droits de la Personne dans la région des Grands Lacs (LDGL) ont par exemple été arrêtés lors d’une réunion organisée dans les locaux de la LDGL à Kabeza, district de Kicukiro, ville de Kigali, le 13 octobre 2015.

« Dans le contexte actuel de restriction de toutes les libertés au Rwanda, le projet du président Kagame de se tailler une constitution sur mesure pour rester au pouvoir 17 ans de plus, laisse penser que le Rwanda de Kagame sombre progressivement vers la dictature » ont souligné nos organisations.


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