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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 11:07
COMMUNIQUE DE PRESSE N°007/FDPC/22-08-2015

 

 

 

 

FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN(FDPC)

 

    

 

La situation sécuritaire actuelle de la République Centrafricaine devient de plus en plus chaotique et il me semble que c’est une situation dans laquelle le peuple centrafricain est relégué aux oubliettes. Oui le grand perdant de cette soi-disant « transition politique» c’est la population centrafricaine, confinée dans une posture de spectateurs amateurs d’un spectacle basé sur son exploitation et sur son rançonnement.

 

Pour ce qui est de l’actualité de l’heure, c’est-à-dire la hausse vertigineuse des prix de produits de premières nécessité, les prix devenus quasi inabordables des médicaments ; les populations se sentent abandonnées et spoliées. Il leur est devenu extrêmement difficile de se nourrir, de se vêtir, de se soigner et même de s’épanouir. Toute chose que nous condamnons fermement car il y’a moyen de faire beaucoup mieux si la population est considérée comme la fin de notre action politique et non comme un moyen d’ascension politique.

 

D’ailleurs, il me semble que j’ai plusieurs fois attiré l’attention des « dirigeants actuels du chao » en Centrafrique sur leur entêtement à fausser le jeu politique, démocratique, judiciaire et leur ambition irréversible à s’enrichir illicitement avec une vitesse vertigineuse. Retenez tout de même qu’après la pluie que vous occasionnez, viendra le beau temps que le peuple orchestrera. Et nous serons engagé légitimement à leur côté pour leur faire oublier vos souffrances.

 

Par ailleurs, pour gérer la crise d’insécurité qui sévit dans le corridor Garoua-Boulai et Bouar et empêche les échanges commerciaux entre les deux pays frères et amis (Cameroun et République Centrafricaine), il est urgent d’avoir une stratégie sécuritaire et militaire commune pour venir à bout de la situation. Notons que ces différentes bandes armées qui écument ce corridor sont très généralement asymétriques et il paraît difficile de les identifier. Mais nous pourrons dire avec certitude qui ils sont. il s’agit avec évidance des bandes cosmopolites, suffisamment bien organisées et outillées pour commettre leur forfait et mettre à mal la situation économique et sécuritaire déjà fragile.

 

Nous avons par le passé fait une proposition aux « forces multidimensionnelles » de la MINUSCA ainsi qu’aux autorités de Transition à Bangui censées connaitre avec précision le nombres exacte des groupes éparses armés en activité dans le pays et l’arrière-pays, que l’une des solutions pouvant favoriser la libre circulation des biens et des personnes dans tout le pays ; mais surtout sur le corridor Garoua-boulai – Bouar ; était la patrouille à pied tout azimut dans ces zones dangereuses pour débusquer et détruire ces malfrats.

 

Mais cette idée n’a pas retenu l’attention de sa cible principale. Une suite n’a pas été donnée à mes propositions ; au contraire, nous avons été qualifié de « Général de brousse ». Souvenons-nous que ces « hors la loi », ces « bandits » et  ces « criminels  étrangers » qui font souffrir la population ont leur lieu d’opération dans les brousses et savanes et non dans les villes. Pour les mettre hors d’état de nuire, il faut aller les chercher, les débusquer, les affronter pour pouvoir les anéantir. C’est aussi ça la « pro activité militaire», c’est aussi ça la « loyauté militaire » c’est aussi ça l’ « engagement et le dévouement militaire ». Car il n’est plus question de rester dans nos fauteuils et bureaux marbrés de Bangui pour dessiner des « plans imaginaires » de guerre alors qu’il s’agit d’une situation ponctuelle de « guérilla » et de « hors la loi » à traquer et à mettre hors d’état de nuire. Je le fais déjà, pour soulager les souffrances des populations des zones avoisinantes de nos bases ; et au moment opportun vous verrez (Communauté Internationale) ce qui a été fait par le FDPC.

 

Maintenant, il est impératif que les FACA et les soldats des Nations Unies mènent dans un plus bref délai des opérations de grandes envergures dans les forêts et brousses du pays pour atténuer la souffrance de nos compatriotes.

 

Et s’est par là qu’on reconnait le Vrai Soldat et la mission du Vrai Soldat.

 

                                                                                              Fait à Pointe Noire, le 22 août 2015

 

                                                                                              Le Président du FDPC

 

                                                                                  Le Général de Division

 

                                                                                              Martin KOUMTA MADJI

 

                                                                                              (Alias Abdoulaye Miskine)

Centrafrique-Presse.com
22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 10:26

 

 

DIRECTION NATIONALE DE CAMPAGNE

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     Cellule de communication

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COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AU VOTE DU CNT EN FAVEUR DE LA PARTICIPATION DES REFUGIES CENTRAFRICAINS AUX ECHEANCES ELECTORALES

 

 

La Direction Nationale de Campagne du MLPC et du camarade candidat Martin ZIGUELE a appris avec satisfaction le vote ce jour  du Conseil National de Transition, en faveur de la  participation de nos compatriotes réfugiés aux futures échéances électorales comme l'a toujours défendu le MLPC, parti républicain et démocratique, dans l'intérêt de la paix, de la réconciliation nationale et du rassemblement de notre peuple meurtri autour des valeurs de la République et de la philosophie du "Zo Kwe Zo".

 

La Direction Nationale de Campagne du MLPC salue la lucidité et le sens de responsabilité des conseillers nationaux car leur sursaut républicain vise à impliquer toutes les filles et tous les fils de Centrafrique  dans le processus électoral en cours, et jette ainsi les fondations solides d'une vraie réconciliation nationale et d'une République centrafricaine stable.

 

La Direction Nationale de Campagne du MLPC  prend en compte les préoccupations infrastructurelles  exprimées par des voix autorisées et appelle les Autorités de la transition, l'Autorité Nationale des Elections et la communauté internationale à veiller à ce que ces scrutins se déroulent conformément aux prescriptions légales et réglementaires.

 

Enfin, la Direction Nationale de Campagne du MLPC  réitère son attachement aux principes républicains et démocratiques,  et exprime par la même occasion son engagement et sa détermination à œuvrer en faveur d’un retour à la paix et à la stabilité de notre cher et beau pays, suivant en cela l'exemple courageux donné par les Conseillers Nationaux.

                                                                

Fait à Bangui le, 20 août 2015

 

                                                                          Pour la DNC

 

                                                                         Le porte-parole

 

 

                                                          Chancel SEKODE NDEUGBAYI

Le MLPC et son candidat Martin ZIGUELE se félicitent du vote du CNT favorable à la participation des réfugiés centrafricains aux échéances électorales
Centrafrique-Presse.com
21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 20:12

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#035/2015

 

LE NOUVEAU CHEF DE LA MINUSCA, PARFAIT ONANGA-ANYANGA, ARRIVE A BANGUI

 

Bangui, le 21 août 2015 – Le nouveau Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Parfait Onanga-Anyanga, nommé le 14 août 2015, est arrivé à Bangui ce vendredi 21 août 2015 pour prendre fonction. Il remplace à ce poste le Général Babacar Gaye qui a quitté la capitale centrafricaine mercredi.

 

A sa descente d’avion, le nouveau Représentant spécial a indiqué que sa priorité première «est de poursuivre l’excellent travail qui a été réalisé par mon prédécesseur et qui a été reconnu par le Secrétaire Général et le Conseil de sécurité». Selon lui, «La République centrafricaine est face à des défis importants et nous n’avons pas d’autres choix que de bâtir sur les acquis». Il a ajouté « les hommes passent mais les institutions restent».

 

Evoquant les cas d’allégations d’exploitation et d’abus sexuels, il a assuré que ces dossiers étaient partie intégrante du travail des Nations Unies. «Il nous faut absolument nous attaquer à ce problème de façon fondamentale. Ce qui est en jeu, c’est l’éthique même de notre travail. C’est la dignité de l’homme qui est en cause ici», a-t-il martelé.

 

Dans les tout prochains jours, le Représentant spécial devrait rencontrer les autorités de la transition pour leur réitérer l’engagement des Nations Unies à poursuivre les efforts déployés dans le cadre de la sortie de crise, en appuyant notamment le processus électoral pour des élections libres, justes, régulières, ouvertes et transparentes.

LE NOUVEAU CHEF DE LA MINUSCA, PARFAIT ONANGA-ANYANGA, ARRIVE A BANGUI
LE NOUVEAU CHEF DE LA MINUSCA, PARFAIT ONANGA-ANYANGA, ARRIVE A BANGUI
LE NOUVEAU CHEF DE LA MINUSCA, PARFAIT ONANGA-ANYANGA, ARRIVE A BANGUI
Centrafrique-Presse.com
21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 20:11

 

 


Bangui - AFP / 21 août 2015 19h45 - Dix personnes ont été tuées et cinq blessées dans des violences intercommunautaires jeudi dans la région de Bambari (centre), où régnait encore une vive tension vendredi, a-t-on appris auprès de la gendarmerie locale.

Tout est parti de la mort d'un jeune musulman abattu par des individus armés identifiés comme étant des miliciens anti-balaka (majoritairement chrétiens) à quelques dizaines de kilomètres de Bambari, a déclaré un responsable de la gendarmerie sous couvert d'anonymat.


Ce meurtre (...) a entrainé des représailles de jeunes musulmans et ex-(rebelles) Séléka dans certains quartiers non musulmans de la ville. On dénombre dix morts et cinq blessés selon un bilan provisoire, a-t-il ajouté.


De nombreux habitants de ces secteurs ont fui les tirs pour regagner les sites des déplacés où vivent toujours plusieurs milliers de personnes, ont raconté des témoins sur place, joints par téléphone. 


Par ailleurs, des jeunes des différentes communautés (chrétiennes et musulmanes) ont dressé des barricades à certains endroits pour se protéger des tirs (...) La tension était toujours vive vendredi, ont-ils affirmé à l'AFP.


Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé cette ex-colonie française dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes (notamment les milices anti-balaka).


Chassée du pouvoir en janvier 2014 par une intervention militaire internationale (française et onusienne), l'ex-coalition rebelle Séléka avait installé son état-major à Bambari, depuis lors régulièrement secouée par de nouvelles violences intercommunautaires.

Contrairement à la capitale Bangui, qui connaît un certain retour au calme depuis des mois, en province, de nombreuses zones grises restent en proie aux groupes armés et au banditisme, en dehors de tout contrôle de l'administration centrale et des forces internationales.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=622935

 

 

Une altercation fait des morts et des blessés à Bambari

 

http://rjdh.org/  PAR BABIKIR OUSMANE LE 21 AOÛT 2015

 

Au total neuf personnes auraient trouvé la mort et cinq autres blessées  suite à un incident qui s’est produit le  jeudi 20 août à Bambari. Cet incident s’est poursuivi dans la journée du vendredi où la route a été  barricadée dans une partie de la ville.

 

Selon les informations reçues, un musulman a été tué par des hommes en arme non identifiés sur l’axe Chimbolo. Le corps sans vie de la victime a été ramené à la mosquée. Sous le coup de colère, les proches de la victime ont manifesté leur colère.

 

« D’autres personnes ont été tuées. C’est ce qui a entrainé la colère des non musulmans qui ont aussi barricadé la route », a relaté une source locale.

 

Les éléments d’Ali Darass de  l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) ont été pointés du doigt accusateur par une partie de la population.  Ahamat Nidjad, porte-parole de ce mouvement rejette toute allégations portées à leur endroit. « Ce sont les ennemis de la paix qui font des exactions au non des peuhls. Dire que ce sont les hommes d’Ali Daras , c’est faux » a-t-il rétorqué.

 

 »Nous déplorons la situation qui s’est produite sur l’axe Chimbolo et cela a entrainé des représailles causant des morts et des blessés et même un humanitaire a eu un coup de couteau ce qui n’est pas normale », a avancé Ahamat Nidjad.

 

Dans ces propos, il a fait savoir que « nous avons  fait un travail ensemble avec la Minusca,  mais elle aussi a été pris à partie par la population. Il ya eu aussi des enfants musulmans qui sont allés vendre au quartier Kidicra, et ont disparu jusqu’à présent nous ne connaissons pas leur sort ».

 

De sources locales, des volontaires de la Croix-Rouge locale et un humanitaire du Comité Internationale de la Croix-Rouge ont été agressés, alors qu’ils se sont rendus sur le terrain pour porter secours aux personnes victimes.

 

Ce regain de tension fait suite à une accalmie observée dans la ville de Bambari après le Forum National de Bangui.

 

 

Centrafrique : Manifestation des populations non musulmanes à Bambari 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-08-21 19:40:29 Les populations non musulmanes ont manifesté vendredi à Bambari, localité située à 300 km au centre de la République centrafricaine, pour exprimer leur mécontentement aux casques bleus et au gouvernement, pour n’avoir pas empêché les représailles des ex-rebelles de la séléka qui ont fait une dizaine de morts et de nombreux blessés, suite à l’assassinat, la veille, d’un musulman par les milices chrétiennes anti-balakas.


Les manifestants, qui ont érigé des barricades sur la voie publique, réclament notamment l'arrestation du chef rebelle Ali Ndaras pour qu'il aille répondre de ces violences devant la justice.


Ali Ndarass est effectivement accusé d'avoir ordonné les représailles dont le bilan pourrait s'alourdir si les agents du Comité international de la Croix-rouge (CICR) agressés sur le terrain par les ex rebelles succombaient à leurs blessures.

L'insécurité, qui resurgit à Bambari ne peut que surprendre dans la mesure où la ville est sous le contrôle des casques bleus venus de la République démocratique du Congo (RDC) et de la gendarmerie nationale.


Mais l'inertie de ces forces est telle qu'elles n'ont pas pu empêcher les dernières tueries. Les populations, inquiètes, ont alors violemment manifesté vendredi pour s'indigner de l'attitude des casques bleus dans la localité.


A l'issue d'une audience auprès de la présidente de la Transition, Catherine Samba Panza, l'évêque de Bambari, Mgr Edouard Mathos, agressé il y a quelques jours avec un groupe de paroissiens, avait dénoncé l'incapacité des forces internationales à enrailler les violences dans la zone.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=831849#sthash.YSKiAycI.dpuf

Centrafrique: 10 morts dans des violences intercommunautaires dans le centre
Centrafrique-Presse.com
21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 17:47

 

 

 

 http://lepays.bf/  21 août 2015

 

Le général sénégalais Babacar Gaye a été limogé de son poste de chef de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), le 12 août dernier, suite à des accusations de viols visant des Casques bleus. Le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga lui a succédé, le jeudi 20 août et encore une fois, dans une ambiance d’accusations de viol sur une mineure notamment, et d’assassinat d’un adolescent de seize ans et de son père. Des cas de viols présumés auraient été également commis dans la ville de Bambari, au Nord-est de Bangui, une zone occupée par des soldats congolais. Trois Casques bleus sont mis en cause par trois jeunes femmes.

 

Le peuple centrafricain déjà meurtri par la crise, risque de ne pas oublier de sitôt le séjour des soldats onusiens sur son sol. Car au lieu de remplir les missions pour lesquelles ils ont été envoyés, ce sont des« cuisses » de nénettes et des sauts de jupettes qui semblent avoir pris une grande place dans l’agenda des soldats onusiens. Ban Ki Moon et le Conseil de sécurité ont beau manifester leur « indignation » et leur « colère », le chapelet des viols et de la pédophilie continue de s’allonger.  On se rappelle encore cette affaire d’abus sexuels commis sur des enfants centrafricains en décembre et juin 2014, dans laquelle avaient été impliqués 14 soldats français de l’opération Sangaris.

 

Il faut que les pays contributeurs en soldats prennent leurs responsabilités

 

Que faut-il pour faire comprendre aux soldats de la MINUSCA que la crise centrafricaine n’est pas une occasion de défoulement ? Cette question mérite d’être posée d’autant que l’ONU elle-même semble maintenant dépassée par les événements. Cela dit, il faut que les pays contributeurs en soldats prennent leurs responsabilités en procédant eux-mêmes à des investigations. C’est la seule manière de combattre le phénomène de la délinquance sexuelle qui prend de plus en plus de l’ampleur dans les rangs des casques bleus. Du reste, selon les lois onusiennes, en cas d’exactions, chaque Etat peut choisir de mener ou non sa propre enquête parallèle.

 

Mais le constat est que rien ne change. Que faut-il en conclure ? Que les auteurs de viols et de pédophilie ne sont jamais sanctionnés ou traduits en justice ? Ou qu’en fait, les enquêtes ne sont jamais menées jusqu’au bout ? Ou encore, que certaines personnes prennent un malin plaisir à accuser gratuitement les soldats de l’ONU, aux fins de leur extorquer des sous ? En tout cas, il y a quelque chose à faire et le plus vite serait le mieux. C’est pourquoi les Nations unies et les pays contributeurs ont des explications à donner et les responsabilités doivent être situées. Pourquoi d’ailleurs l’ONU ne ferait-elle pas le bilan approfondi des comportements sexuels de ses soldats dans toutes les crises où elle est intervenue, pour apporter les réponses adéquates au problème ?

 

Michel NANA

Lu pour vous : VIOL DE JEUNES FEMMES PAR DES CASQUES BLEUS EN RCA :  Le limogeage du général Babacar Gaye n’était donc pas la solution !
Centrafrique-Presse.com
21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 17:05

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 21 AOÛT 2015

 

Bertin Béa, Secrétaire Général par intérim du parti travailliste KNK est en cavale dans les locaux de la Cathédrale Immaculée Conception de Bangui. Il y a été déposé à la fin de l’après-midi du 20 août 2015 par un groupe de manifestants assimilés aux militants de son parti.

 

L’information est confirmée par une source religieuse, qui a souhaité s’exprimer sous l’anonymat. Le leader du KNK cherche la protection de la plateforme religieuse selon Me Jean-Louis Opalégna, Directeur de Cabinet de cette formation politique.

 

« Nous étions envahis par une foule en ébullition, des engins roulants et des klaxons peu avant la fin de l’après-midi du jeudi 20 août 2015. Nous étions surpris de voir qu’on nous amène un homme. Nous l’avons accueilli malgré nous et ne savons quoi faire », a raconté l’homme de Dieu sans prononcer le nom de Bertin Béa.

 

De ce que l’Église compte faire de Bertin Béa et des procédures ecclésiastiques en la matière, la source a indiqué qu’ « aucune disposition du Droit Canon ne régit cette question. L’Église catholique encore moins la Cathédrale Immaculée Conception de Bangui n’a pas d’immunité en matière de protection des leaders politiques qui fuient la justice ».

 

Un témoin des faits a confié au RJDH que peu après l’arrivée de la foule hier à la Cathédrale, des personnalités se seraient présentées et auraient engagé des discussions avec la foule. Mais, « rien n’a filtré des conversations. Elles auraient quitté les lieux à la fin des échanges».

 

Un fait reconnu par le Directeur de Cabinet  du parti KNK. « Dans notre pays, si les gens se sentent traqués, ils trouvent refuge dans les ambassades qui constituent un territoire étranger. Par rapport à Béa qui s’est rendu compte qu’il n’a rien fait si ce n’est qu’animer la vie politique de son pays. Il s’est dit qu’il ne peut pas aller sur un territoire étranger, a choisi de se rendre là où la plateforme religieuse a l’habitude de se retrouver et de traiter des problèmes de la RCA. Il est allé là-bas pour se protéger contre l’injustice de la justice centrafricaine », trouve-t-il tout en demandant à la justice centrafricaine de se rendre à l’évidence.

 

Aucune réaction officielle n’est encore enregistrée du côté des autorités de la transition.

 

Bertin Béa, Secrétaire Général par intérim du KNK a été arrêté et mis en garde à vue le samedi 15 août alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour la France. Le Ministre d’État à la Justice, Aristide Sokambi a réagi après son arrestation et a noté que Bertin Béa a tenu des propos incitant à la révolte et a porté atteinte à l’ordre public. C’est lorsque le Parquet le présentait à la fin de sa garde à vue de six jours, au Juge d’Instruction le 20 août 2015 qu’un groupe d’hommes identifiés comme des adeptes du KNK ont envahi les locaux de la justice et l’ont libéré.

 

" Hier nous étions au palais de la justice, on s'attendait à une décision de mise en liberté provisoire malheureusement c'est plutôt une décision sous mandat de dépôt qui a été prise. Les militants étaient face à cette décision arbitraire, la situation s'est enflammée, le procureur à été exfiltré j'étais abandonné à moi même, les militants ont décidé de me récupérer et m'emmener à la cathédrale de BANGUI ou j'ai passé la nuit "  

 

Bertin BEA (interview à DIASPORA Magazine)

 

 

(quelques photos du spectacle surréaliste offert par les femmes instrumentalisées du KNK au Tribunal de Bangui)

Le SG par intérim du KNK trouve refuge auprès des religieux de la Cathédrale Immaculée Conception de Bangui
Le SG par intérim du KNK trouve refuge auprès des religieux de la Cathédrale Immaculée Conception de Bangui
Le SG par intérim du KNK trouve refuge auprès des religieux de la Cathédrale Immaculée Conception de Bangui
Le SG par intérim du KNK trouve refuge auprès des religieux de la Cathédrale Immaculée Conception de Bangui
Le SG par intérim du KNK trouve refuge auprès des religieux de la Cathédrale Immaculée Conception de Bangui
Le SG par intérim du KNK trouve refuge auprès des religieux de la Cathédrale Immaculée Conception de Bangui
Centrafrique-Presse.com
21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 16:59
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

 

Regain de tension à Bambari

 

http://www.radiondekeluka.org/  vendredi 21 août 2015 13:40

 

Bambari, capitale de la Ouaka est sous tension depuis jeudi, 20 août 2015. L’assassinat d’un jeune musulman par des présumés anti-balaka sur l’axe Bambari-Simbolo est à l'origine de ces nouvelles violences qui auraient fait une dizaine de personnes tuées et plusieurs autres blessées. En représailles, des jeunes musulmans armés s’en sont pris à des civils non musulmans  


Des sources locales parlent d’au moins une dizaine de morts, plus de 5 blessés dont des agents du CICR agressés sur le terrain. Mais l’association des jeunes musulmans de la Ouaka estime pour sa part que ces violences ont fait deux morts et des blessés en plus du jeune homme tué. 


Ce vendredi, des barricades ont été érigées dans certaines zones à majorité non musulmane. Les manifestants réclament l’arrestation et la traduction en justice du général Ali Ndarass, chef du groupe rebelle de l'Unité du Peuple Centrafricain (UPC) accusé d’avoir mené les représailles aux côtés des jeunes musulmans armés. 

Sous couvert de l'anonymat, un habitant joint par Radio Ndeke Luka témoigne : « la population a érigé des barrières devant la Cour d'Appel jusqu'à la sortie de la ville pour prouver son mécontentement à l'opinion internationale, l'ONU et le gouvernement qui protègent Ali Ndarass et ses complices qui viennent de tuer pour la 5ème fois les populations de Bambari sans être inquiétés ».

Cet habitant précise par ailleurs que « si Ali Ndarass n'est pas arrêté, les populations boycotteront le processus électoral dans la localité ».


Le Capitaine Mahamat Nedjad Ibrahim, porte-parole de l’UPC rejette ces accusations expliquant que son mouvement s'est interposé entre les deux camps pour éviter un drame : « nos officiers sont blessés par nos frères de la communauté musulmane parce qu'ils se sont interposés. Le 03 décembre déjà, l'UPC a évité un massacre entre les deux communautés et c'est la même chose qu'elle a faite hier et cela est témoigné par la Minusca ».


Alors que Bambari se relève progressivement d’une crise qui a remis en cause les relations entre les communautés, Oumar Tidjiani, conseiller juridique de l’association des jeunes musulmans de la Ouaka appelle au calme : « il y a des jeunes qu'on n'arrive pas à contrôler. Au niveau de la communauté islamique, c'est notre rôle de tout mettre en œuvre pour calmer la tension malgré le drame ». 

 

 

Des leaders de la jeunesse de Boeing se disent favorables à la paix

 

http://rjdh.org/ PAR GERARD OUAMBOU LE 21 AOÛT 2015

 

Trente jeunes leaders issus des associations et du groupe armé Anti-Balaka de quartier Boeing s’engagent à œuvrer pour la cohésion sociale et la gestion des rumeurs. Ceci, suite à une causerie éducative organisée le  jeudi 20 août par la plateforme des leaders des jeunes des confessions religieuses avec l’appui de l’ONG internationale  Search for Commond Ground.

 

Selon Christian Saint Clair Yado, Chargé de communication de la plateforme, l’objectif de cette activité est« d’appuyer les initiatives de résolution de conflit et renforcer les capacités des jeunes du quartier Boeing situé dans la commune de Bimbo 4 à promouvoir la paix, le pardon et la non-violence dans leur zone ».

 

Lors de cette rencontre, plusieurs  thématiques ont fait l’objet de débat. Il s’agit entre autres de  la gestion des conflits, de la gestion des rumeurs, des concepts de paix, de pardon et de tolérance. A l’issue du débat, le bureau ad hoc de l’antenne de la plateforme des leaders des jeunes des confessions religieuses du quartier Boeing a été mis en place.

 

Zokuézo, participant à la causerie se réjouit de l’initiative et demande aux Anti-Balaka de coopérer pour que la paix revienne en Centrafrique. Siriri, un autre participant compte sensibiliser le quartier sur la gestion de rumeurs.

 

« Les participants ont reçu un nouveau nom représentant les valeurs de la paix en Centrafrique, pour que chaque jour ce nom puisse les rappeler des valeurs qu’ils ont perdues » a précisé Christian Saint Clair Yado, Chargé de communication de la Plateforme.

 

La journée de  samedi 22 août sera consacrée dans la matinée au nettoyage du cimetière des musulmans de Bangui situé au quartier Boeing et les après midi à une émission publique sur le terrain de l’école Kpangaba.

 

 

Fin des épreuves de bac 2015, des cas de fraudes décelés au centre n° 8

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 21 AOÛT 2015

 

Les épreuves écrites de baccalauréat ont pris  fin ce vendredi 21 août. Au centre n°8 abrité par le lycée Marie Jeanne Caron des cas de fraudes ont été enregistrés. Un fait déploré par la présidente du centre,  Dethoua Yandjima Louise Mariette. Elle a signalé l’arrestation des deux surveillants impliqués dans cette affaire.

 

« Dans mon centre c’est tout un tas de problème depuis le début jusqu’à la fin. Certains surveillants se donnent de luxe d’écrire à la place des certains candidats et nous avons surpris deux » a fait savoir Dethoua Yandjima Louise.

 

Les candidats, dit la présidente,  ont amené leurs cahiers, des livres, des exercices corrigés que « nous avons mis la main dessus. Cette situation témoigne la non préparation des candidats pour ces examens et ce qui est vraiment grave pour les futurs cadres de ce pays ».

 

Dethoua Yandjima Louise  a par ailleurs salué la collaboration qui existe entre le jury et les candidats pour déceler les surveillants qui étaient à l’origine de fraude dans ce centre.

 

Au centre n°1 de l’école Benz-vi, après l’incident d’hier, les candidats ont repris ce matin la composition de la dernière matière dans un climat de sérénité. Un constat fait par le président du centre,  Marcel Kembé.

 

Du côté de centre n° 7 au lycée d’application de l’école normal supérieur que composent les candidats de la série C, Docteur Gadao Gilbert, président du centre, a apprécié le déroulement des examens du début jusqu’à la fin. Il souligne ensuite le cas d’une vingtaine de candidats libres qui ont abandonné la course après avoir composé la première épreuve.

 

« Les candidats sont de la série scientifique, ils sont bien disciplinés et cela m’a vraiment réjoui. Mon seul souhait est de voir ces candidats réussissent à leur examen. C’est pourquoi je leur souhaite bonne chance » a-t-il souhaité.

 

Les candidats de la série A4′ ont terminé les épreuves le jeudi. Ce vendredi c’est le tour de ceux de lycées scientifiques et autres séries.

 

 

L’ANJFAS met un dispositif de « veille communautaire » sur la qualité des services dans les formations sanitaires

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 21 AOÛT 2015

 

L’association Nationale des Jeunes femmes Actives pour la Solidarité (ANJFAS) a publié son premier rapport sur les dispositifs de « veille communautaire » sur la qualité des services dans les formations sanitaires (FOSA). Selon l’ANJFAS, plusieurs manquements sont relevés  dans la prise en charge des patients dans ces FOSA.

 

Cyriaque Ngombe, Coordonnateur des projets à l’ANJFAS revient sur la nécessité de ce dispositif. « On s’est rendu compte qu’au niveau national d’après les données en matière de santé, 50 à 70 % de la population ne fréquente pas les centres de santé. C’est pour cette raison que nous avons lancé ce travail pour permettre à la population d’avoir accès à ces centres de santé et de bénéficier normalement des soins », a justifié Cyriaque Ngombe dans une interview accordée au RJDH.

 

L’évaluation a touché cinq  centres de santé de la capitale.  Selon Cyriaque Ngombe, il y a plusieurs raisons qui empêchent la population à avoir accès aux centres de santé. « Il y a des raisons liées à la qualité des services, à la gestion des intrants, au manque d’information sur la prestation de service, à l’accueil ».

 

Cyriaque Ngombe a noté que les centres de santé ciblés ne sont que pilotes. « C’est un nouveau dispositif et pour commencer, il faut démarrer quelque part. Nous intervenons dans ces FOSA dans le cadre de la prévention de la transmission du VIH parents-enfants (PTPE). Mais nous comptons poursuivre dans d’autres FOSA pour permettre à la population d’avoir un accès aux services de ces centres de santé », a-t-il ajouté.

 

« L’ANJFAS a,  à la suite de cette supervision intégrée initié une activité qui consiste à faire la mobilisation de masse des femmes enceintes autour des FOSA afin de déployer une unité de dépistage au cas la FOSA d’accueil ne parvient pas à faire le dépistage », a relevé Cyriaque Ngombe.

 

Cette activité a démarré au Centre de santé de Yapélé dans le 2e arrondissement  de Bangui, vendredi 21 aout où plus de 60 femmes ont répondu pour se faire dépister.

 

Le dispositif de veille communautaire dans les FOSA a été mis en place en juillet dernier. C’est son premier rapport qui vient d’être publié

Centrafrique-Presse.com
21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 16:01
RCA : Trois nouveaux chefs miliciens sanctionnés par l'ONU
RCA : Trois nouveaux chefs miliciens sanctionnés par l'ONU

 

 

 

Résumé des motifs ayant présidé aux inscriptions de noms sur la liste

 

Conformément aux dispositions de l’alinéa d) du paragraphe 59 de la résolution 2127 (2013), le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine publie un résumé des motifs de l’inscription des noms de personnes et d’entités sur la liste relative aux sanctions.

 

I. Renseignements fournis dans le résumé des motifs

 

Le résumé des motifs se fonde sur les informations dont disposai(en)t l’État ou les États ayant initialement demandé l’inscription sur la liste et les membres du Comité au moment de l’inscription, notamment l’exposé des faits, la fiche accompagnant la demande d’ajout d’un nom à la liste, toutes autres informations officielles fournies au Comité, toutes informations pertinentes rendues publiques par des sources officielles ou toutes autres informations fournies par l’État ou les États à l’origine de l’inscription ou des membres du Comité.

 

Chaque résumé des motifs indique la date de l’inscription sur la liste, le motif de l’inscription conformément aux résolutions pertinentes adoptées par le Conseil de sécurité ainsi que, selon qu’il convient, toutes autres informations disponibles après la date de l’inscription qui seraient fournies au moment du réexamen de l’inscription du ou des noms, en application de l’alinéa b) du paragraphe 57 et de l’alinéa d) du paragraphe 59 de la résolution 2127 (2013). Les informations contenues dans chaque résumé des motifs sont présentées dans l’ordre chronologique dans toute la mesure possible. La date à laquelle le résumé des motifs est affiché sur le site Web du Comité est également précisée dans le document qui contient ledit résumé.

 

II. Établissement des résumés des motifs

 

À l’alinéa d) du paragraphe 59 de la résolution 2127 (2013), le Conseil de sécurité a chargé le Groupe d’experts d’aider le Comité à préciser et à actualiser les informations concernant la liste des personnes qui enfreignent les mesures visées au paragraphe 54 de ladite résolution (embargo sur les armes), notamment en fournissant des données biométriques et des renseignements supplémentaires pouvant servir au résumé des motifs présidant à leur inscription sur la liste, résumé qui est accessible au grand public.

 

Au paragraphe 41 de la résolution 2134 (2014), le Conseil de sécurité a chargé le Groupe d’experts d’aider le Comité en lui fournissant des renseignements sur les individus et entités désignés ainsi que sur les individus et entités susceptibles de remplir les critères de désignation énoncés aux paragraphes 36 et 37 de ladite résolution, notamment en communiquant au Comité ces renseignements à mesure qu’ils deviennent disponibles, et à inclure dans ses rapports écrits les noms des individus et entités à inscrire, les informations permettant de les identifier et tous les éléments pertinents tendant à montrer que les critères de désignation visés aux paragraphes 36 et 37 de la résolution sont réunis.

 

Les informations que fournira le Groupe d’experts seront diffusées auprès des membres du Comité pour approbation.

 

Les résumés des motifs sont regroupés selon les sections correspondantes de la Liste relative aux sanctions imposées par la résolution 2127 (2013), de la manière suivante :

 

1.    Individus (numéros de référence permanents commençant par CFi);
2.    Entités (numéros de référence permanents commençant par CFe).

 

RESUME DES MOTIFS

 

Conformément au paragraphe 59 (d) de la résolution 2127 (2014), le Comité des sanctions du Conseil de sécurité concernant la République centrafricaine publie un résumé des motifs de l'inscription sur sa liste des sanctions des noms d'individus et d'entités.

 

CFi.004 ALFRED YEKATOM

 

Date de publication du résumé sur le site Web du Comité : le 20 août 2015

 

Le 20 août 2015, en application du paragraphe 11 de la résolution 2196 (2015), Alfred Yekatom a été inscrit sur la Liste des personnes et entités « se livrant ou apportant un appui à des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine, y compris des actes qui mettent en péril ou violent les accords de transition, menacent ou entravent la transition politique, notamment la transition vers des élections démocratiques libres et régulières, ou alimentent les violences ».

 

Informations complémentaires

 

Alfred Yekatom, également connu sous le nom de colonel Rombhot, est un chef de milice qui dirige la faction du mouvement antibalaka dite « du sud ». Il a servi comme caporal-chef dans les Forces armées centrafricaines (FACA), armée régulière de la République centrafricaine.


Yekatom s’est livré et a fourni un appui à des actes qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité en République centrafricaine, notamment des actes qui mettent en péril les accords de transition et qui menacent la transition politique. Après en avoir pris le contrôle, Yekatom a commandé un important groupe de miliciens armés présent dans le quartier PK9 de Bangui et dans les villes de Bimbo (préfecture d’Ombella-Mpoko), Cekia, Pissa, Mbaïki (chef-lieu de la préfecture de la Lobaye), et il a établi son quartier général dans une concession forestière, à Batalimo.

Yekatom a exercé le contrôle direct d’une douzaine de points de contrôle tenus, en moyenne, par une dizaine de miliciens armés portant des uniformes et équipés d’armes de l’armée, notamment des fusils d’assaut militaires. Présents entre le pont principal reliant Bimbo et Bangui à Mbaïki (préfecture de la Lobaye) et entre Pissa et Batalimo (près de la frontière avec la République du Congo), ces miliciens ont imposé des taxes illégales aux véhicules et deux-roues de particuliers, aux camionnettes de transport de passagers et aux camions transportant du bois d’œuvre d’exportation en provenance du Cameroun et du Tchad (MINURCAT), ainsi qu’aux embarcations navigant sur l’Oubangui. Des témoins ont vu Yekatom collecter en personne ces taxes non autorisées. Yekatom et sa milice auraient en outre tué des civils.

 

RESUME DES MOTIFS

 

Conformément au paragraphe 59 (d) de la résolution 2127 (2014), le Comité des sanctions du Conseil de sécurité concernant la République centrafricaine publie un résumé des motifs de l'inscription sur sa liste des sanctions des noms d'individus et d'entités.

 

CFi.006 OUMAR YOUNOUS

 

Date de publication du résumé sur le site Web du Comité : le 20 août 2015

 

Le 20 août 2015, en application du paragraphe 11et de l’alinéa d) du paragraphe 12 de la résolution 2196 (2015), Oumar Younous a été inscrit sur la Liste des personnes et entités « se livrant ou apportant un appui à des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine, y compris des actes qui mettent en péril ou violent les accords de transition, menacent ou entravent la transition politique, notamment la transition vers des élections démocratiques libres et régulières, ou alimentent les violences » et « apportant un appui aux groupes armés ou aux réseaux criminels par l’exploitation illégale ou le trafic de ressources naturelles (diamants, or et animaux sauvages ou produits provenant de ces animaux) de la République centrafricaine ».

 

Informations complémentaires

 

Oumar Younous, général de l’ex-Séléka et trafiquant de diamants, a fourni un appui à un groupe armé grâce à l’exploitation et au commerce illicites des ressources naturelles, diamants notamment, en République centrafricaine.


En octobre 2008, Oumar Younous, qui avait travaillé comme chauffeur pour la société d’achat de diamants SODIAM, a rejoint le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la Justice (MLCJ), un groupe rebelle. En décembre 2013, Oumar Younous a été identifié comme général trois étoiles de la Séléka et membre de l’entourage proche du Président par intérim, Michel Djotodia.


Younous est impliqué dans le commerce de diamants de Bria et Sam Ouandja avec le Soudan. Selon certaines sources, il aurait récupéré des colis de diamants cachés à Bria et les aurait transporté au Soudan pour les y vendre.

 

RESUME DES MOTIFS

 

Conformément au paragraphe 59 (d) de la résolution 2127 (2014), le Comité des sanctions du Conseil de sécurité concernant la République centrafricaine publie un résumé des motifs de l'inscription sur sa liste des sanctions des noms d'individus et d'entités.

 

CFi.005 HABIB SOUSSOU

 

Date de publication du résumé sur le site Web du Comité : le 20 août 2015

 

Le 20 août 2015, en application du paragraphe 11 et des alinéas b) et e) du paragraphe 12 de la résolution 2196 (2015), Soussou Habib a été inscrit sur la Liste des personnes et entités « se livrant ou apportant un appui à des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine, y compris des actes qui mettent en péril ou violent les accords de transition, menacent ou entravent la transition politique, notamment la transition vers des élections démocratiques libres et régulières, ou alimentent les violences »; « préparant, donnant l’ordre de commettre ou commettant, en République centrafricaine, des actes contraires au droit international des droits de l’homme ou au droit international humanitaire ou constituant des atteintes aux droits de l’homme ou des violations de ces droits (violences sexuelles, attaques dirigées contre des civils, attentats à motivation ethnique ou religieuse, attentats commis contre des écoles et des hôpitaux, enlèvements, déplacements forcés) »; « faisant obstacle à l’acheminement de l’aide humanitaire destinée à la République centrafricaine, à l’accès à cette aide ou à sa distribution dans le pays ».

 

Informations complémentaires

 

Le 11 avril 2014, Soussou Habib a été nommé commandant antibalaka de la zone de Boda (COMZONE) et il a affirmé qu’à ce titre, il était responsable de la sécurité dans la sous-préfecture. Le 28 juin 2014, le coordonnateur général des anti‑balaka, Patrice Édouard Ngaïssona, l’a nommé coordonnateur pour la ville de Boda depuis le 11 avril 2014 et coordonnateur pour toute la préfecture de la Lobaye à compter du 28 juin 2014. Toutes les semaines, les organisations humanitaires et leurs équipes été victimes de meurtres ciblés, d’affrontements et d’attaques commis par les anti-Balaka de Boda dans les secteurs dont Soussou était le commandant ou le coordonnateur. Dans ces secteurs, Soussou et les forces antibalaka ont également pris des civils pour cible et menacé de s’en prendre à eux.

 

I. Informations générales

 

Le Comité du Conseil de créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine supervise l'application par les États des sanctions (gel des avoirs, interdiction de voyager et embargo sur les armes) imposées par le Conseil de sécurité à l’encontre des noms de personnes et entités inscrites sur la Liste. 

 

Pour toute question ou observation concernant les listes de sanctions, y compris la Liste récapitulative relative aux sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU, veuillez contacter le Secrétariat par courrier électronique à l’adresse suivante: sc-sanctionslists@un.org

Centrafrique-Presse.com
21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 15:10

 

 

 

 

http://www.lesafriques.com/  21-08-2015

 

Des centaines de tonnes de marchandises destinées pour la Centrafrique et le Tchad bloquées au port de Douala, alors que des camionneurs poursuivent la grève pour des raisons d’insécurité.

 

Quelque 3000 containers en direction de la Centrafrique et du Tchad sont actuellement bloqués au port de Douala, à cause notamment des problèmes d’insécurité dus aux attaques de la secte terroriste nigériane Boko Haram et aux mouvements armés centrafricains. Une situation qui pourrait engendrer une congestion du port de Douala, « le port étant un lieu de transit et non un lieu de stockage des marchandises » rappelle-t-on au Port autonome de Douala (PAD). A cause de l’insécurité, les camionneurs camerounais desservant le corridor Douala-Bangui sont en grève depuis quelques jours. Pour preuve, le 18 juillet 2015, quatre camionneurs camerounais ont été attaqués, puis froidement assassinés par une bande armée en territoire centrafricain, alors qu’ils convoyaient une cargaison de marchandises à Bangui, la capitale. Depuis lors, ce sont plus de 400 camions qui sont stationnés au niveau de la frontière.

 
Pour trouver une solution à ce problème, les administrations douanières du Cameroun, de la Centrafrique et du Tchad ainsi que d’autres acteurs concernés par le trafic sur le corridor Douala-Bangui et Douala-N’djamena se sont retrouvés à Douala le 20 août 2015 en vue de proposer des solutions de sortie de crise. Des experts des trois pays réunis jeudi dans la métropole économique camerounaise, ont en terme de propositions, préconisé le renforcement immédiat des mesures de sécurité impliquant les gouvernements des trois pays, mais également, l’implication de la MINUSCA, la Mission de paix des Nations en Centrafrique pour ce qui est de ce pays. Par ailleurs, l’on a proposé la création des ports secs pour éviter la congestion du port de Douala. Des ports secs qui pourraient être crées à Douala, mais aussi dans les villes d’Edéa et Belabo, respectivement dans les régions du Littoral et de l’Est.

 
Pays d’hinterland, la Centrafrique et le Tchad assurent l’essentiel de leurs exportations et importations à partir du port de Douala, qui concentrent de part et d’autre, plus de 80 % du trafic des marchandises des deux pays. 

 

ACHILLE MBOG PIBASSO, RÉDACTEUR EN CHEF, ZONE CEMAC

Lu pour vous : Cameroun : 3000 containers en direction de la Centrafrique et du Tchad bloqués au port de Douala
Centrafrique-Presse.com
21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 11:57

 

 

 

21/08/15 (AFP)

 

Des Casques bleus en Centrafrique restent accusés de douze agressions sexuelles, dont neuf sur des mineurs, l'un d'entre eux étant âgé de seulement 11 ans, a indiqué jeudi la numéro deux de la mission de l'ONU dans le pays (Minusca).

 

"La forte hausse des cas rapportés ces trois derniers mois nous inquiète", a reconnu Diane Corner, révélant que "le plus jeune a 11 ans", lors d'une vidéoconférence depuis Bangui.

 

Initialement, les Casques bleus étaient accusés de 13 cas d'abus sexuels mais dans l'un d'eux, qui remonte à décembre 2014, une enquête a conclu que les accusations n'étaient pas fondées.

 

Les agissements de la Minusca, une force de 12.000 hommes qui a remplacé les forces de l'Union africaine dans le pays en proie à de graves violences, ont fait scandale, poussant le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à renvoyer le chef de la mission, le diplomate sénégalais Babacar Gaye. Une décision sans précédent.

 

Trois nouveaux cas ont été révélés encore cette semaine et concernent des soldats de République démocratique du Congo. Le ministre de la justice de la RDC, Alexis Thambwe Mwamba, a promis des poursuites.

 

Les enquêtes dans les 12 cas restant sont toujours en cours. Elles sont menées soit par le pays d'où viennent les soldats soit sont menées conjointement avec l'ONU.

 

"De ce que nous savons, il n'y a pas eu de condamnation pour le moment", a dit Mme Corner.

 

Le Maroc et le Burundi mènent l'enquête, a-t-elle indiqué.

 

Le règlement de l'ONU veut que ce soit le pays d'origine des soldats qui les juge pour tout crime ou délit commis alors qu'ils servaient sous les couleurs de l'ONU.

 

Ban Ki-moon a toutefois estimé que nombre de pays étaient trop lents à répondre aux accusations contre leurs troupes et que certains ne répondaient pas du tout.

 

Dans une affaire séparée, la France enquête sur des accusations d'abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014. Elles visent notamment 14 soldats français qui faisaient partie de l'opération Sangaris menée par la France et n'étaient pas sous le commandement de l'ONU.

 

Centrafrique: des Casques bleus accusés d'abus sexuels sur des mineurs
Centrafrique-Presse.com