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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:39

 

 

 

 

 

 

01/07/14 (RFI)

 

De passage en France, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, a accordé un entretien à RFI dans lequel il passe en revue plusieurs dossiers importants : début du ramadan, situation dans le nord-est du pays, réconciliation. Au même moment, les chefs d’Etat de la CEAC réfléchissaient à Malabo aux moyens de relancer la transition.

 

Les musulmans de toute la planète entrent dans le mois sacré de ramadan, quel message souhaitez-vous adresser, à cette occasion, aux musulmans centrafricains dont beaucoup ont dû fuir le pays ?

 

Je voudrais souhaiter bonne fête de ramadan à tous les musulmans. Les valeurs du ramadan sont des valeurs de paix, de fraternité, d’amour. Ce mois de juin est un mois béni pour nous. Nous avons eu un long week-end de Pentecôte qui s’est déroulé sans accroc, sans coup de feu, sans tuerie. Cette fête chrétienne a été respectée par tout le monde et c’était extraordinaire. Ensuite, la Coupe du Monde est venue. J’ai demandé à tout le monde de se rassembler autour d’un seul roi pendant cette fête-là, c’est le roi football. Qu’on laisse la jeunesse centrafricaine admirer ses vedettes. Nous allons tout faire pour arriver réellement à un cessez-le-feu pendant cette période de ramadan. Le dialogue va être accentué pour que les valeurs du ramadan nous permettent de consolider les fondements de la paix.

 

Beaucoup des musulmans centrafricains ont fui le pays, ils sont au Cameroun ou au Tchad. Est-ce que vous leur dites qu’un retour est possible ?

 

Un retour est possible et c’est une obligation du gouvernement. Cela fait partie des obligations de la feuille de route : tout faire pour que les déplacés internes retournent chez eux et que les réfugiés qui sont à l’extérieur reviennent. Vous savez, la communauté musulmane joue un rôle extrêmement important dans l’économie nationale. Nous sommes devenus un des premiers pays d’élevage d’Afrique et celui-ci est tenu à 98% par des Peuls qui sont en grande majorité musulmans.

 

Aujourd’hui, avec ce qui s’est passé, le départ d’une grande partie des membres de cette communauté, la destruction de beaucoup de commerces, les ressources de l’Etat, l’emploi en Centrafrique ont été fortement impactés. Beaucoup de jeunes se retrouvent sans activité. Avant, ils travaillaient dans le commerce du diamant, dans le commerce traditionnel... La communauté musulmane était au centre de ces activités assurant une partie importante du développement économique de la République centrafricaine. Ceux qui s’attaquent à cette communauté ne pensent pas aux conséquences pour l’Etat. Et si les Seleka ont commis des exactions en Centrafrique, il est absolument aberrant de confondre Seleka et musulmans.

 

L’économie centrafricaine s’appuie aussi fortement sur la fonction publique avec l’argent que les fonctionnaires réinjectent dans le circuit. Où en est-on du paiement des salaires ? Il y a des engagements qui ont été pris par la communauté internationale, est-ce que cela vous permet d’y voir plus clair sur le paiement de ces salaires ?

 

Quand le gouvernement a été mis en place fin février, ce sont d’abord les pays de la CEEAC, nos voisins immédiats, qui ont volé à notre secours. Le premier pays à avoir apporté une contribution était la République du Congo. Le président Sassou-Nguesso a donné immédiatement des instructions pour que sans tarder on nous verse la contribution congolaise de la CEEAC, avec comme souhait de mettre à la disposition de la république Centrafricaine 100 millions de dollars, dont la moitié irait directement dans les caisses de l’Etat pour le paiement des salaires. Le président du Congo a été le premier pour faire le geste, immédiatement suivi de l’Angola, du Gabon et des autres pays.

 

Ça nous a permis de payer les salaires jusqu’ici, y compris les bourses, les pensions, les retraites... Depuis février, il n’y a eu aucun mois d’interruption. Sur les ressources que nous recevons de l’extérieur, nous n’avons pas été en mesure de payer le mois de novembre, décembre et janvier. Et donc, nous avons prévu de les payer sur nos ressources propres au fur et à mesure que nous serons en mesure de mobiliser des ressources. A partir du mois de mai, la Banque mondiale va prendre en charge les salaires des fonctionnaires civils jusqu’en août. Pendant quatre mois. Les Nations unies prendront en charge les salaires des policiers et des gendarmes et les salaires des militaires (donc des FACA) seront versés sur nos ressources propres.

 

Nous avons, pour ce qui est des salaires, de la visibilité jusqu’au mois d’août 2014 mais nous avons déjà des discussions encourageantes avec d’autres partenaires pour la suite. Nous mettons aussi en place une stratégie de réformes de la gestion de nos finances publiques et évidemment, à long terme, il faudrait que nous soyons en mesure de générer nos propres ressources. Nous ne pouvons pas continuer à dépendre éternellement des ressources extérieures.

 

Que se passe-t-il à Birao dans l’extrême nord-est du pays, pourquoi les FACA, les Forces armées centrafricaines ont-elles dû quitter la localité ?

 

Quitter la localité, c’est trop dire. Comme vous le savez, je suis allé au Soudan récemment. Il était question de revoir un peu la stratégie de la tripartite…

 

La force tripartite dans laquelle on avait le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine…

Exactement, pour la protection de ce triangle Tchad, Soudan, Centrafrique. Vous savez que le Tchad s’est retiré de la tripartite et nous l’avons beaucoup regretté. Compte tenu des difficultés que rencontre notre pays, nous avons eu également quelques difficultés à pouvoir maintenir l’opérationnalité de nos troupes. Donc, un des objectifs de la mission au Soudan était de voir ce qu’on pouvait faire ensemble, comment le Soudan pouvait nous aider à renforcer la tripartite en attendant le retour du Tchad. Parce que nous sommes convaincus que nous sommes quand même des pays frères. Nous n’avons pas de problème particulier ni avec les autorités tchadiennes, ni avec la population tchadienne. Les individualités originaires du Tchad qui font quelques exactions en Centrafrique ne représentent en rien l’Etat tchadien ou la nation tchadienne.

 

Donc le but était de voir avec le Soudan, qui a une armée beaucoup plus forte que la notre, ce qu’il pouvait faire pour nous aider, notamment pour maintenir une certaine capacité de cette tripartite à protéger les frontières. Il est d’abord question de procéder à la relève des soldats centrafricains qui sont là-bas. Le Soudan va nous aider avec des moyens aériens à faire la relève des troupes qui étaient de la tripartite, les ramener à Bangui et ramener de nouvelles troupes. Ces troupes passeront nécessairement par Nyala [dans le Darfour, au Soudan, ndlr] pour pouvoir être transportées sur Bangui, parce que les gros porteurs qui doivent transporter ces troupes ne peuvent pas atterrir à Birao. Les troupes ne sont pas en train de se « retirer » comme on le dit, ni de quitter Birao mais c’est vraiment dans le cadre de cette stratégie qu’il y a ce mouvement de troupes.

 

Est-ce que vous avez eu connaissance d’un ultimatum qui aurait été envoyé aux FACA pour qu’ils quittent Birao ?

 

Je ne suis pas au courant d’un ultimatum spécifique. Ça ne changerait rien. Les FACA continueront leur travail.

 

Est-ce que vous êtes inquiet des mouvements qui se font dans cette partie du pays, la Vakaga, à Birao même, avec la volonté de certains de jouer un rôle déstabilisateur ?

 

Nous sommes inquiets et le Soudan est inquiet aussi, ainsi que le Tchad. Vous savez, c’est une zone presque de non-droit dans ce triangle. Le président Omar el-Béchir nous a parlé des quelques difficultés qu’il rencontre déjà au Darfour et souhaite nous aider justement à juguler toutes ces questions-là. Il y a beaucoup de trafic d’armes, de drogue, d’ivoire, d’or, de diamants. Et ce sont justement ces trafiquants qui tiennent absolument à continuer à semer le trouble dans cette zone pour affaiblir l’Etat et continuer à faire ce qu’ils font.

 

Qui joue un rôle déstabilisateur à l’heure actuelle dans cette partie nord-est de la Centrafrique ?

 

Ce sont les mêmes qui ont semé la zizanie déjà quand les Seleka étaient au pouvoir à Bangui, qui ont causé beaucoup de crimes, qui ont pillé les biens de l’Etat, mis la main sur les régies financières et qui aujourd’hui ont peur de perdre tout cela. Ils se replient sur la zone nord-est et tentent justement de créer une situation de fait pour parler de sécession, négocier avec le gouvernement et garder leur emprise sur les richesses du Nord-Est.

 

Ce n’est même plus une aile de la Seleka, parce qu’aujourd’hui la Seleka que nous connaissons a mis en place une coordination politique. Certains membres de cette coordination sont au gouvernement. Je parle par exemple du coordonnateur général lui-même, le général Abdoulaye Hissène. Il est ministre conseiller auprès de Mme la présidente de la République. Un des porte-paroles les plus connus, Néris Massi, est un haut cadre de l’Etat, du ministère de l’Aviation civile. Un des très hauts cadres, Sabone, est directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications (ART). Ce sont quand même des postes de confiance que nous avons donnés à ces personnes parce que nous ne les considérons pas comme des adversaires. Nous sommes un gouvernement dont l’objectif est de ramener les Centrafricains autour d’une même table. Nous n’avons pas d’adversaire.

 

Bien sûr, il y a des extrémistes qui souhaitent continuer la guerre, qui continuent à parler de sécession… Qui sont-ils ? Une infime minorité de gens qui ont laissé vraiment un souvenir macabre en Centrafrique et ce sont les mêmes qui veulent maintenant continuer à perpétuer leurs exactions dans la partie nord-est du pays.

 

Au moment du congrès de Ndélé, le gouvernement avait fait part de ses craintes sur une tentative de sécession de la Seleka. Aujourd’hui, avec notamment les actes qui ont été posés par la Seleka « officielle », vous sentez-vous rassuré ?

 

Tant que tout le processus n’est pas bouclé, on ne peut pas parler de satisfaction. Je n’ai pas encore de raison d’être rassuré. Ce sont des intentions qui ont été annoncées. Nous les avons écoutées. Nous regardons. Nous essayons aussi de faire de notre côté un effort pour faciliter cette évolution positive – manifeste – de la Seleka.

 

Qu’attendez-vous aujourd’hui concrètement de la Seleka. Quel geste, quelle action ?

 

D’abord, nous attendons de la Seleka qu’elle démontre aux Centrafricains clairement sa volonté d’aller vers la paix. Parce qu’au quotidien, quand une personne sort de sa maison, cette personne a besoin de tranquillité. Vous assistez à ce qui se passe dans la région de Bambari, il faut que la Seleka tienne ses troupes. Il n’y a pas de raison qu’il y ait aujourd’hui continuellement au sein de la Seleka des gens en rupture de ban qui font ce qu’ils veulent, qui assassinent et qui tuent. Il faut que ça cesse. La même chose est valable pour les anti-balaka qui doivent cesser ces exactions. C’est absolument aberrant et ridicule de continuer ce qui se passe aujourd’hui. Le temps de la guerre est fini. Tous les Centrafricains aspirent vraiment à la paix. Ils doivent le comprendre.

 

Vous évoquiez l’armée tchadienne et vous sembliez dire que vous seriez favorable à son retour au sein de la Misca et des forces tripartites…

 

Je souhaite absolument le retour des forces tchadiennes. Le Tchad a toujours volé à notre secours, que ce soit sur le plan de la sécurité ou sur le plan économique. Donc, pour moi nous ne pouvons pas nous passer de renforcer nos relations avec le Tchad. La survie de la République centrafricaine dépend de la qualité de nos relations avec le Tchad.

 

On parle d’un remaniement ministériel depuis plusieurs semaines. Est-il pour bientôt ?

 

Il arrivera et ce sera pour bientôt. C’est moi-même qui l’avais annoncé et malheureusement, nous avons eus après mon annonce, quelques désistements pour justement se préserver une possibilité pour se présenter à l’élection présidentielle. Mais ça nous a mis en difficulté pour choisir à nouveau, parce que nous avions adopté une stratégie qui consistait à faire représenter quasiment toutes les régions du pays. Et cette stratégie qui n’était pas facile à mettre en place a été perturbée par ces désistements.

 

Suite à cela, on a dû revoir un peu notre copie. Pour que cette nouvelle copie soit acceptée par tout le monde, nous avons la présidente et moi choisi également d’ouvrir le dialogue là-dessus avec ceux qui nous aident, surtout nos amis de la sous-région. Et c’est ce que nous sommes en train de faire. Je crois que nous sommes quasiment au bout du processus maintenant. C’était simplement une question de calendrier et je pense que le gouvernement ne va pas trop tarder.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140630-rca-le-temps-guerre-est-f...

RCA : «Le temps de la guerre est fini», selon le Premier ministre

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Centrafrique-Presse.com
1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:29

 

 

 

 

 

BBC Afrique  1 juillet, 2014 - 10:16 GMT

 

Le Conseil mondial du diamant, CMD, se dit alarmé par le constat que les diamants centrafricains sont toujours exportés, malgré la suspension de ce pays du Processus de Kimberley.

 

Le CMD rassemble les industries du diamant et de la bijouterie, tandis que le Processus de Kimberley est un mécanisme mis en place pour juguler le trafic des diamants dits du sang.

 

La République Centrafricaine a été suspendue de Kimberley en mai 2013, en raison de la guerre civile qui déchire le pays.

 

Le Conseil mondial du diamant rappelle que tant que la suspension n'est pas levée, le commerce de diamants centrafricains est illicite.

 

Et il met en garde dans un communiqué: les contrevenants seront bannis de toutes les bourses de diamant dans le monde.

 

Le Conseil invite aussi les membres de l'industrie à dénoncer toute activité suspecte aux autorités en charge du Processus de Kimberley.

 

Pour Edward Asscher, président du Conseil Mondial, l'affaire est capitale.

 

Car le commerce illicite de diamants sape non seulement les efforts de la communauté internationale pour restaurer la paix mais il met aussi en danger la réputation du Processus de Kimberley et les efforts pour éradiquer le trafic de diamants de la guerre.

 

La levée de la suspension de l'embargo, pourtant sollicitée par Bangui, n'est pas pour demain.

 

Il faut pour cela qu'une mission du Processus de Kimberley se rende en Centrafrique et donne son feu vert, précise Edward Asscher.

 

Or, en raison de l'insécurité, une telle mission est improbable dans l'avenir proche, dit le communiqué.

 

La présence de diamants centrafricains dans les zones frontalières au Cameroun avait pourtant été dénoncée au début de l'année par le Processus de Kimberley.

 

Le ministre des mines de ce pays avait annoncé des mesures de sécurisation des sites de production, en avril.

 

RCA : le diamant circule malgré l'embargo

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Centrafrique-Presse.com
1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 11:26

 

 

 

 

30/06/14 (APA)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - Les enseignants du supérieur en Centrafrique, membres du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYANES) ont entamé ce lundi une grève de 21 jours pour réclamer le paiement des frais de vacation de l’année académique 2011-2012 ainsi que l’avancement autres.

 

La décision de la reconduction de cette grève a été prise samedi dernier lors de l'assemblée général extraordinaire du Syndicat autonome des enseignants du Supérieur (SYNAES).

 

Au cours de cette rencontre le SYANES a fait le compte rendu des différentes démarches entreprises pour la résolution de cette grève. Ces démarches n'ont pas abouti.

 

‘'Trois jours puis huit jours, nous avons comme impression que le gouvernement de transition fait la sourde oreille à nos revendications. Toutefois, nous allons maintenir notre position. Pourquoi ne pas passer à une vitesse supérieure si le besoin se fait sentir ?'', a lancé un enseignant gréviste.

 

De son côté, les centrales syndicales des travailleurs de Centrafrique menacent d'aller en grève si ‘'le gouvernement ne verse pas aux fonctionnaires affectés en provinces et non encore contrôlés leurs salaires du mois de mai''.

 

Le gouvernement, avec l'appui des partenaires au développement, a organisé au mois d'avril dernier un contrôle physique de tous les agents et fonctionnaires de l'Etat.

 

Grève de 21 jours des enseignants de l'Université de Bangui

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Centrafrique-Presse.com
30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 17:45

 

 

 

 

dimanche, 29 juin 2014 17:10

 

IRIB-En marge du 23e sommet de l'Union Africaine

 

qui s'est tenu dans la capitale de Guinée équatoriale, à Malabo cette semaine, l'organisation a incité la Centrafrique à préparer l'organisation d'élections pour l'année 2015. « Le gouvernement doit continuer à prendre ses responsabilités pour influer sur la vie politique du pays et préparer réellement la mise en oeuvre de la feuille de route pour qu'on ait les élections en 2015. Je ne sais pas si nous pourrons tenir la date de février 2015, mais dans tous les cas il faut au moins s'y préparer », a indiqué le commissaire à la paix et la sécurité de l'UA, Smaïl Chergui, rapporte Xinhua.

L’UA appelle la Centrafrique à préparer la tenue d’élections en 2015

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Centrafrique-Presse.com
30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 17:02

 

 

 

 

 

https://www.bakchich.info  par Xavier Monnier 

 

Dernières nouvelles des aventures françaises au Mali et en Centrafrique. Avec en prime un étrange virement d'Areva-Uramin vers Bangui en 2008...

 

Pour accéder aux quart de finale du Mondial brésilien (Coupe du Monde Fifa 2014 au Brésil selon l'appellation officielle), la France va batailler avec le Nigeria, géant d'un continent où elle a tendance, depuis des décennies, à s'embourber.  Sa dernière rencontre officielle face à une équipe africaine s'est soldée par une défaite (2-1) à Bloemfontein, au coeur du pays Boer, ponctuant la déroute de sa campagne sud-africaine en 2010. A peine un an plus tôt, face au Nigeria, les Bleus de Raymond Domenech s'étaient piteusement inclinés dans l'enceinte de Geoffroy-Guichard à Saint Etienne. Pas de quoi pavoiser avant le huitième de finale brésilien, d'autant que l'Afrique ne réussit guère à la France ces derniers temps. Et il ne s'agit plus de football.

 

Depuis son accession au pouvoir, le président Hollande a endossé avec entrain le casque colonial pour s'en aller guerroyer au Mali, lutter contre le risque jihadiste, et en Centrafrique, afin d'éviter un bain de sang politico-ethnico-confessionnel. Au moment de commenter les résultats de ces expéditions, la plus grande pudeur est de mise…

 

JEUX DE MAINS, JEUX PAS BIEN MALIENS

 

Dans les rangs de l'armée, l'opération Serval n'avait d'autre objectif que de «butter le plus de connards possibles». Comprendre les fanatiques qui ont rêvé de recréer un Empire malien régi par la charia. Contrat en partie rempli sur ce point. Néanmoins Bamako a depuis montré son incapacité à se restructurer, le pouvoir central à pacifier les zones aux mains des touaregs et l'armée à bouter les islamistes hors des sables du Sahel. Pour parachever le tableau, le président Malien Ibrahim Boubacar Keïta, élu en juillet 2013 avec le soutien de la France, s'est révélé un ami de 20 ans de l'épouvantail du grand banditisme corse, Michel Tomi. Sous surveillance policière depuis 2012, visé par une information judiciaire en juillet 2013, le Corsafricain biberonné au sein des réseaux Pasqua a été mis en examen, notamment pour corruption d'agent public étranger, début juin. L'homme est soupçonné d'avoir soudoyé IBK afin d'obtenir des contrats pour lui et ses amis… Le dossier, suivi par Manuel Valls alors au ministère de l'Intérieur, a fuité juste avant son départ vers Matignon. Et provoqué un joli ramdam diplomatique entre Paris et Bamako, ainsi que des fritures sur les ligne reliant l'Elysée à Matignon et le Quai d'Orsay. «Pour faire pression sur IBK, le pouvoir fait fuiter une enquête, au risque de la compromettre», fulmine un haut magistrat quand les avocats de Tomi crient à la procédure politique. Une réussite, seulement surpassée par l'épopée centrafricaine.

 

LES PARRAINS D'AFRIQUE CENTRALE

 

Depuis l'intervention français en décembre 2013, plus connu sous le nom de Sangaris, deux présidents se sont déjà succédés, entraînant avec eux deux gouvernements qui ont échoué à faire réintégrer l'Union Africaine au pays. Surtout Bangui, malgré ses demandes, est toujours suspendu du processus de Kimberley, créé pour éviter que ne prolifèrent les diamants du sang et qu'ils n'alimentent les conflits dans les zones riches en gemmes. «Les zones diamantifères, au Sud Ouest et au Centre sont aux mains des ex Séléka», résume un ancien de la présidence centrafricaine. Ces milices qui ont renversé le président Bozizé au printemps 2013 et porté à la présidence Michel Djotodia « ont la main sur les filières, les mines et se financent ainsi.» De la définition des diamants du sang.

 

La manne manque cruellement aux finances centrafricaines, exsangues, qui doivent s'en remettre aux oboles internationales pour payer les 20 000 fonctionnaires. A ce petit jeu, les parrains de la sous-région se relaient pour mettre la main à la poche. Après Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Dos Santos (Angola), c'est Teodorin Obiang (Guinée Equatoriale) qui s'est acquitté d'une obole en tant qu'hôte du sommet de l'Union Africain à Malabo. 

 

La situation place la Centrafrique sous tutelle de ses voisins...et la France en position d'équilibristes. Le Quai d'Orsay comme l'Elysée se voient contraints de prendre la langue diplomatique la plus doucereuse pour recevoir le soutien de dirigeants poursuivis en France dans la procédure des Biens Mal Acquis, et dont l'interprétation des droits de l'homme et de la démocratie est toute personnelle.

 

Pour ne rien arranger, un Ex continue de roder autour du pays: François Bozizé, putschiste légitimé par les urnes avant d'être débarqué par la rébellion en mars 2013. L'ancien général-président rêve toujours d'un retour à la tête de l'Etat centrafricain. «Il attise les foyers de tensions, fulmine un de ses opposants. Il a financé et manipulé les anti balaka (milice chrétiennes) pour qu'elle chasse les Séléka, mais cela n'a fait qu'aggraver les tensions dans le pays». 

 

Le jackpot Uramin

 

Malgré les sanctions de l'ONU qui pèsent sur lui, l'homme se balade d'Ouganda en Somalie, réglant ses faux frais avec le trésor de guerre accumulé lors de son passage au pouvoir. Rien de comparable avec les fortunes des familles Obiang, Bongo ou Sassou, mais un pécule conséquent. Et en partie approvisionné par la France! Comme l'a déjà évoqué Bakchich, une irradiante hypothèse a agité le microcosme françafricain. Qu'Areva, le géant du nucléaire ait alimenté les finances de Bozizé, mannes de son exil guerrier.

 

En septembre 2008 par exemple Areva, a versé 8 millions de dollars depuis un compte de la Barclays Bank vers un compte spécial, ouvert à la banque centrale d'Afrique Centrale, chapeauté par la banque de France. Le virement a donné lieu à une foultitude d'échanges que Bakchich publie bien volontiers.

 

«Sauf que si l'argent a bien été versé par Areva, il a rapidement disparu du compte, confirme à Bakchich un ex de la présidence centrafricaine. Bozizé et son neveu Ndoutingaye (ndr: ministre des mines) en ont fait leur affaire». 

 

Et à en croire Vincent Crouzet, auteur du roman Radioactif, ce n'est pas la seule fois qu'Uramin a abondé le compte de son excellence Bozizé. Lors de l'achat même d'Uramin par Areva, son clan aurait bénéficié d'une commission de 49 millions de dollars a écrit l'écrivain consultant, avant de réitérer devant les services de la brigade financière à la mi-juin.

 

Depuis  avril la justice française enquête sur les conditions du rachat d'Uramin par Areva, quand le pouvoir centrafricain a mandaté deux équipes de chasseurs aux trésors sur les traces du grisbi de Bozizé. 

 

Des investigations qui promettent de parcourir l'Afrique du Sud, les Iles vierges Britanniques et les comptes publics français. L'Etat demeure actionnaire à 85% d'Areva. Le 1er financier de Bozizé et des rebelles centrafricains?

FRANÇAFRIQUE: CE QUE L'OUBANGUI CHARRIE
FRANÇAFRIQUE: CE QUE L'OUBANGUI CHARRIE
FRANÇAFRIQUE: CE QUE L'OUBANGUI CHARRIE
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FRANÇAFRIQUE: CE QUE L'OUBANGUI CHARRIE

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Centrafrique-Presse.com
30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 16:33

 

 

 

 

 

http://www.camer.be/

 

Sans doute une rébellion de trop, dans un contexte suffisamment trouble où chaque jour la sécurité des populations est menacée par des bandes armées qui n’obéissent qu’à des chefs de guerre véreux, sans idéologie, sans vision claire de l’avenir de leur pays. C’est ainsi qu’en début de semaine, une nouvelle rébellion dénommée, Union des Forces Armées Centrafricaines pour le Redressement (Ufacar) coordonnée par Alain Hassane Dondaye a été officiellement lancée lundi dernier, lors d’une conférence de presse à Bangui. 

 

Celle-ci est composée pour la plupart des principaux barons de la rébellion du 15 mars qui ont porté au pouvoir le général François Bozize, ce mouvement a pour objectif principal de restaurer la paix, la cohésion nationale, le respect des principes de la laïcité de l’Etat et le respect du processus du Ddr (désarmement, démobilisation et réintégration). 

 

Elle est structurée en ailes politique notamment un comité de pilotage sous la direction de M Alain Hassane Dondaye) et en une aile militaire composée du haut commandement dirigé par le colonel Amadou Danzoumi et du bataillon d’intervention rapide (Bir) placé sous l’ordre du commandant Anatole Ngaya. 

 

Ce nouveau son de cloche qui plus est, vient de l’ex président déchut François Bozizé, n’apporte manifestement rien de nouveau pour sortir de la crise et ramener la paix et la concorde entre tous les Centrafricains.

 

Voici donc un pays riche en ressources minières, notamment en diamant et également pourvu par la nature en ressources forestières et qui demain pourrait devenir un important producteur de pétrole dans la sous région d’Afrique centrale, mais qui, du fait de la turpitude de ses dirigeants n’arrive pas à trouver ses marques, concernant son développement endogène et harmonieux.

 

C’est la cacophonie totale sur le terrain entre les Séléka qui ont pris le pouvoir par coup d’Etat en mars 2013, essentiellement musulmans dans un pays dont 80% de la population est chrétienne. Et aujourd’hui, les Anti Balaka, faction chrétienne, se livrent à une chasse féroce et impitoyable contre leurs frères musulmans du pays, dont beaucoup sont contraints à l’exil. Ce qui apparaît malheureusement aujourd’hui, c’est que les Centrafricains jouent avec la vie de la nation tout en hypothéquant leur propre avenir. 

 

Car, qu’on se le dise, ce ne sont pas la France et la Misca qui viendront définitivement résoudre leur problème de cohésion nationale et leur permettre de jouir de manière optimale de toutes leurs richesses naturelles. Par conséquent, un sursaut de conscience nationale est indispensable afin que tous les compatriotes de Barthélémy Boganda, le père de la nation centrafricaine, assimilent la vision futuriste axée sur un développement soutenu par le patriotisme. Vision de nature à promouvoir l’émancipation  de tous les Centrafricains. Bien évidemment, la route est encore longue pour y parvenir.

 

© Cameroon Tribune : WAFFO MONGO

 

Lu pour vous : RCA : CACOPHONIE DANGEREUSE

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Centrafrique-Presse.com
30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 16:22

 

 

 

Le Président                                               

 

 

COMMUNIQUE  DE PRESSE

 

 

A partir de ce jour et partout dans le monde, y compris dans notre cher pays la République centrafricaine, la communauté musulmane dans son ensemble entame le mois de jeûne, le saint mois du Ramadan.

 

 Les évènements douloureux qui se déroulent dans notre pays depuis plus d’un an,  ont engendré et continuent d’engendrer des violences aveugles, dont sont d’abord victimes les enfants, les femmes et les vieillards. La situation est difficile, mais nous n’avons pas d’autre choix que de reconstruire notre vivre- ensemble, et surtout notre mieux vivre- ensemble.

 

C’est pourquoi au nom de notre Parti le MLPC, au nom de notre  Bureau Politique, et mon nom propre, je souhaite à tous mes frères et sœurs musulmans centrafricains et du monde entier,  un mois de recueillement et de prière le plus paisible possible, et une bonne santé malgré les épreuves physiques du jeûne, car dans toutes nos religions issues du Livre, Dieu est d’abord Amour.

 

"Réponds à la mauvaise action par l'action la meilleure." Le Saint Coran, XXXXI, 34.

 

Fait à Bangui, le 28 juin 2014

 

Le Président du MLPC

 

Martin ZIGUELE

Voeux de bon ramadan du Président du MLPC aux musulmans centrafricains et du monde entier
Voeux de bon ramadan du Président du MLPC aux musulmans centrafricains et du monde entier

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 15:19

 

 

 

 

30/06/14 (Le JDD)

 

La Centrafrique ne fait plus la Une des journaux mais la situation sur place reste très préoccupante, pour les Français comme pour les Africains. Les massacres des derniers jours en plein cœur du pays montre que la situation sécuritaire n'est toujours pas réglée, sept mois après le début de l'intervention militaire.

 

Les milices chrétiennes anti-balaka et les ex-rebelles musulmans de la Seleka continuent de s'entretuer. Un cycle de représailles qui semble sans fin, des horreurs que les forces armées françaises et africaines ne parviennent plus à empêcher. La France semble incapable de ramener le calme. Mais si cette crise est ethnique, sectaire et mafieuse, elle est avant tout politique. Et de ce point de vue , la France ne peut pas tout faire et tout décider.

 

La situation est telle que les forces françaises seront peut-être amenées à rester plus longtemps que prévu. Et il y a urgence, car au centre de l'Afrique, voir perdurer un non-état plongé dans une telle barbarie, ne peut que produire des métastases, le terrorisme se nourrissant de tout ce qui n'est pas sous contrôle.

 

http://www.lejdd.fr/International/Afrique/La-Centrafrique-es...

Lu pour vous : La Centrafrique est-elle encore au centre?

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Centrafrique-Presse.com
30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 15:17

 

 

 

 

 

  le 30 juin 2014

 

La reine est donc nue. Publiquement déshabillée. Rarement une telle humiliation fut infligée au dirigeant d’un pays. La scène s’est déroulée le 27 juin dernier à Malabo, lors du sommet de l’Union africaine. Les chefs d’Etat membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) – Idriss Déby, Paul Biya, Denis Sassou-Nguesso, Ali Bongo et Teodoro Obiang – décident de consacrer une partie de leur précieux agenda à la crise centrafricaine. D’abord invitée à livrer un exposé de la situation dans son pays, la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba-Panza, fut priée par ses pairs de quitter la salle de réunion. C’est donc assise dans un fauteuil, dans un couloir, à la manière d’un élève au piquet, que Catherine Samba-Panza aura attendu la fin de ces concertations des dirigeants de la CEEAC sur la situation en cours dans son pays. Les journalistes présents n’en ont pas cru leurs yeux.

 

Mais la présidente de la transition centrafricaine semble avoir survécu à cette humiliante épreuve. En effet, aucune déclaration de sa part, pour déplorer le traitement qui lui a été ainsi infligé par les chefs d’Etats de la CEEAC dont certains n’hésitent plus à rappeler devant les objectifs des caméras qu’ils sont devenus les principaux bailleurs de fonds d’une Centrafrique qu’ils portent à bout de bras depuis plusieurs mois. Visiblement excédés par le boulet centrafricain, affichant ouvertement leur mépris à l’égard de la présidente centrafricaine, ces dirigeants n’ont pas résisté à faire fi des codes diplomatiques et des usages protocolaires pour, au fond, souligner ce que l’on savait déjà : pourquoi associer à une réunion de chefs d’Etat, la représentante d’un Etat inexistant ? L’insolite image de Catherine Samba-Panza, esseulée dans un couloir à Malabo résume, à elle seule, la tragédie et l’interminable agonie de la Centrafrique…

 

Mais alors, quelle aura donc été l’issue de ce huis-clos des dirigeants de la CEEAC consacré à la situation centrafricaine ? 

 

L’objectif aura été de fixer une nouvelle « feuille de route » à la présidente Catherine Samba-Panza. Sommée d’appliquer ces recommandations, la dame de Bangui a donc pris acte, avec une docilité remarquée, de ces nouvelles recommandations, énoncées à la manière d’une mise en demeure. Et que lui recommande-t-on ? Quelles sont donc ces mesures aussi urgentes que lumineuses dont la mise en application devrait mettre fin au chaos centrafricain ? Principales recommandations : un remaniement du gouvernement, tenant compte d’une « large ouverture », notamment à la communauté musulmane du Nord de la Centrafrique. Autre « souhait » émis par ces parrains et syndics de faillite de la Centrafrique : l’organisation d’un « dialogue inclusif » entre tous les Centrafricains, y compris les ex-Seleka et les anti-balakas. La date de cette réunion qui devrait se tenir à Brazzaville n’est pas encore fixée… Premier commentaire d’un observateur présent à Malabo : « Tout ça pour ça ?… »

 

Cependant, au-delà l’apparente vacuité de cette « feuille de route » et, aussi, de son caractère injonctif, deux remarques s’imposent. 

 

En incitant l’exécutif transitoire centrafricain à mettre en place un gouvernement fondé sur des motifs confessionnels, les chefs d’Etat de la CEEAC ont-ils pris la mesure des conséquences d’une telle « recette » ? Alors même que l’on n’a cessé de souligner que les affrontements intercommunautaires n’étaient qu’une des manifestations, et non pas la source de la tragédie centrafricaine, une telle mesure, si elle venait à être appliquée, consacrerait définitivement « l’essence » religieuse de la crise en cours. Une manière, en somme, de travestir un peu plus la réalité, et donc, de différer la résolution d’une crise fondamentalement politique. Cette recette qui consiste à associer tous les protagonistes d’un conflit, au sein de gouvernements dits « d’union nationale », ou « d’ouverture » n’est pas nouvelle. Pire, elle s’apparente, depuis quelques années, à une méthode automatique et répétitive, sans cesse proposée, et toujours vouée aux pires issues.

 

Par ailleurs, à propos de la tenue annoncée d’un « dialogue inclusif entre tous les Centrafricains », 

 

cette question, irrésistible : a-t-on jamais vu la tenue d’un dialogue « exclusif » ? Plus sérieusement, que peut-on attendre d’un énième dialogue « inclusif » qui, comme chacun le sait déjà, ne servira, une fois encore, qu’à prolonger, un peu plus, les thérapies aléatoires et capricieuses qu’on assène à la Centrafrique ? Un dialogue qui réunirait, dit-on, les ex-Seleka et les anti-balakas… et tous les autres… En somme, une gigantesque foire où se côtoieraient des Centrafricains de bonne volonté et la noria d’assassins et autres coupe-jarrets assurés de leur impunité, à la faveur de ce rituel faussement réconciliateur… Que peut-on attendre de ces groupes devenus, au fil des mois, de véritables organisations criminelles, inaptes à énoncer les contours d’un projet politique, auto-exclus de l’espace politique ordinaire, prédateurs en quête d’un pouvoir sans responsabilité, dans le seul but de prolonger, avec une inquiétante jubilation, leur danse de fin du monde sur la dépouille d’un pays ?… On achève bien la Centrafrique… Dans la perspective du « dialogue inclusif », les anti-balakas ont commencé à envoyer des signaux, attestant de leur « unité », leur volonté de « participer à la vie politique », leur « désir de réconciliation avec les musulmans ». Le porte-parole des anti-balakas, le bien nommé Emotion Brice Namsio, se souvient, soudain : « Notre pays est un pays laïque. Les musulmans et les chrétiens vivaient depuis longtemps ensemble, dans la symbiose. Nous avons intérêt à ramener la paix ». Sinistre galéjade…

 

Les chefs d’Etat des pays membres de la CEEAC peuvent-ils croire, eux-mêmes, en la pertinence de la « feuille de route » produite à Malabo ? 

 

On n’ose le penser, sauf à admettre que ces dirigeants sont collectivement mus par un incommensurable cynisme ou un goût immodéré pour l’ordonnancement du désastre. A moins que cette feuille de route, par-delà sa confondante légèreté, ne soit que le cache-sexe d’un agenda non encore révélé. Probablement, un agenda « non inclusif », excluant les Centrafricains de toute décision concernant ce qui reste de leur pays.

 

Francis Laloupo

 

Union africaine – Centrafrique : L’agenda du naufrage par Francis Laloupo

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 15:16

 

 

 

 

 

30/06/14 (BFM TV)

 

La Centrafrique reste profondément meurtrie et n'est pas encore sortie du conflit inter-religieux, qui fait chaque jour de nouvelles victimes. Mais des bénévoles se mobilisent pour venir en aide aux civils. Le sommet de l'Union africaine, qui vient de se clore à Malabo, n'a pas révolutionné la situation terrible de la Centrafrique. La présidente de la transition, Catherine Samba Panza, a parlé de remaniement de son gouvernement. Est-ce bien de cela dont le pays a besoin? Les 2.000 soldats français, dans l'opération Sangaris, les 700 Européens de la Force européenne, et les 5000 soldats africains de la Force multinationale ne suffisent pas à faire régner l'ordre sur un territoire grand comme la France plus le Bénélux. Heureusement que la population n'y est que de 4,5 millions.

 

La catastrophe sécuritaire, dans laquelle des brigands, des milices locales, et des soldats du désespoir des deux camps se croisent, se battent, et surtout se livrent à des exactions, a fini par ressembler à du nettoyage confessionnel. Tous les jours, les musulmans fuient Bangui, et ceux qui restent dépendent de la protection de Sangaris, le temps de trouver une porte de sortie. Naguère les chrétiens et animistes se cachaient dans la forêt pour échapper aux forces musulmanes, dont une grande proportion de Tchadiens.

 

Des femmes se mobilisent en France

 

Cependant, la diaspora centrafricaine se mobilise en France, surtout sur les réseaux sociaux. Les sœurs Ducasse, Tiga et Cathie, sont liées au monde médiatique franco-africain, où l'on est plusieurs choses à la fois: mannequin, animatrice, réalisatrice, humanitaire. Tiga a même été chroniqueuse à TF1 pour l'émission "Les Enfants de la Télé". Elles animent "Coup de pouce des Anges", association créée pour secourir les enfants de RCA.

 

Réunies dans un festival humanitaire de rue dans l'est parisien ce 27-28-29 juin, avec leur mère notamment, les Ducasse ont rendu hommage à Camille Lepage, la photojournaliste assassinée dans la brousse centrafricaine. Et elles veulent lever des fonds pour acheter, et surtout livrer à bon port, des médicaments de première nécessité. "Il n'y a pas une famille qui ne soit endeuillée par cette guerre... Nous voulons apporter des médicaments et faire livrer des médicaments qui ne disparaîtraient pas à l'aéroport!" souligne Tiga.

 

Pour l'heure les chefs d'État africains parlent de "dialogue" entre factions, évoqué au sommet de Malabo. Mais pour le peuple centrafricain, le moment de vérité viendra lorsque les médicaments arriveront à l'aéroport de Bangui.

 

Harold Hyman

 

http://www.bfmtv.com/international/centrafrique-politiques-p...

Centrafrique: les politiques piétinent, les bénévoles s'activent

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