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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 21:08
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Diane Corner de la Minusca promet des surprises dans l’exécution des mandats d’arrêt

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 8 AOÛT 2016

 

BANGUI, 8 Août 2016(RJDH)—A sa sortie d’une audience ce matin avec le ministre de la justice, Diane Corner, représentante à la Minusca a promis des surprises dans l’exécution des mandats d’arrêt. Elle a réaffirmé la détermination de la mission onusienne à soutenir le gouvernement dans la lutte contre l’impunité en Centrafrique.

 

La Minusca, selon Diane Corner agit pour soutenir les efforts en matière de lutte contre l’impunité. Pour elle, la Minusca va surprendre « Il y a toujours un élément de surprise. Il faut insister sur cela. On ne veut pas prévenir les gens que quelque chose va toujours se passer mais je peux vous assurer et assurer les Centrafricains que la Minusca est là, forte dans le système de justice parce que c’est cela mettre en place un Etat de droit » confie-t-elle.

 

La Minusca travaille étroitement avec le gouvernement sur le dossier Jean Francis Bozizé, confie Diane Corner qui rappelle que les actions de la Minusca ne sont que des appuis au gouvernement « nous agissons en appui et peut être nous avons la possibilité d’appréhender les gens mais nous sommes absolument là, à 100% derrière la justice centrafricaine » a-t-elle indiqué. C’est une position exprimée aussi par le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro “la Minusca appuie le gouvernement et rien d’autres. C’est dans ce cadre qu’il faut situer nos actions” exprime-t-il dans un entretien avec le RJDH.

 

Sans donner des précisions, Diane Corner fait savoir que l’exécution des mandats d’arrêt est entourée de plusieurs questions. C’est un dossier évité par le porte-parole de la Minusca interrogé sur la question “je vous parle du dossier de l’individu Jean  Francis Bozizé, je ne peux pas répondre à d’autres questions” a répondu Vladimir Monteiro.

 

Arrêté le 5 août 2016, Jean Francis Bozizé est toujours gardé à la SRI. Son audition est attendue dans les prochains jours.

 

 

Centrafrique : L’audition de Jean Francis Bozizé reportée à une date ultérieure

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 8 AOÛT 2016

 

BANGUI, 08 Aout 2016(RJDH)—Le parquet de Bangui a reporté à une date ultérieure l’audition de Jean Francis Bozizé, ancien ministre de la Défense. L’information a été confiée au RJDH par le procureur de la République Ghislain Gresénguet qui avance des raisons techniques.

 

Jean Francis Bozizé n’a pas pu être présenté au doyen de juge ce matin, malgré les dispositifs de sécurité pris au niveau du Tribunal de Grande Instance de Bangui. Ce report est dû, selon le procureur de la république à un problème technique qui va être réglé sous peu « l’audition n’a pas eu lieu pour des raisons techniques au niveau du doyen des Juges d’instruction » confié Ghislain Gresénguet sans donner des précisions sur la nouvelle date.

 

Le parquet rassure sur la sécurité de Jean  Francis Bozizé « toutes les dispositions sont prises pour garantir la sécurité  de cet ancien ministre de la défense avant son audition » a précisé le procureur Ghislain Gresénguet.

 

Le report de l’audition a été annoncé après une réunion entre le ministre de la justice, Flavien Mbata, la représentante adjointe du représentant du SG des Nations-Unies, Diane Corner et le procureur de la République au cabinet du ministre.

 

Jean Francis Bozizé, fils de l’ancien président François Bozizé est arrêté le 5 août dans l’un des sièges de la Minusca où il avait un rendez-vous. Ce dernier est sous mandat d’arrêt international depuis mai 2014. Jean Francis Bozizé est gardé sous haute sécurité à la Section de Recherches et d’Investigation(SRI) en attendant son audition par le doyen des juges d’instruction.

 

Centrafrique : Le nouvel ambassadeur de France attendu à Bangui ce mardi

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 8 AOÛT 2016

 

BANGUI, 08 aout 2016 (RJDH)—Le nouvel ambassadeur de la France en Centrafrique, Christian Bader arrive à Bangui demain mardi 09 aout 2016 a-t-on appris de sources diplomatiques généralement bien informées.  

 

L’information a été confiée au RJDH par plusieurs sources proches de l’ambassade de France en République Centrafricaine. C’est à bord d’Air France que le diplomate français arrivera en Centrafrique, son nouveau poste.

 

Christian Bader arrive à Bangui une semaine après le départ de Charles Malinas, l’ambassadeur sortant de la République française en Centrafrique qui a quitté Bangui le 02 aout dernier. Selon le décret du président français, l’ancien ambassadeur de la France en Centrafrique est appelé à d’autres fonctions. De sources diplomatiques, Charles Malinas est nommé ambassadeur de France dans un pays d’Europe Centrale.

 

Nommé le 04 décembre 2013, Charles Malinas est arrivé à Bangui sous la transition de Michel Djotodia. Il a représenté son pays dans de nombreux dossiers dont les plus sensibles sont la démission de Michel Djotodia, l’élection de Catherine Samba-Panza, la rencontre de Brazzaville ayant abouti à la signature de l’accord de cessez le feu entre les groupes armés, les consultations populaires à la base et les élections de janvier-février 2016.

 

Christian Bader nommé le 15 juillet dernier rejoint son poste au moment où la RCA a renoué avec l’ordre constitutionnel. Le dossier le plus urgent qui l’attend est celui du DDRR dont la France est l’un des principaux partenaires.

 

Christian Bader est le 23ème ambassadeur de la République française en Centrafrique depuis 1960.

 

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Centrafrique-Presse.com
8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 12:38

 

 

http://lepays.bf/  07 août 2016

 

C’est en principe aujourd’hui, 8 août, que le président Idriss Deby Itno sera investi. Pour la 5e fois consécutive, il se soumet à cet exercice. Et tout indique que ce ne sera pas la dernière fois, puisqu’il a pris le soin de tripatouiller la Constitution pour se donner  les moyens légaux de régner sur le Tchad jusqu’à ce que la nature en décide autrement. Et comme il est impossible de battre un dictateur dans les urnes, il ne faut pas rêver d’une alternance démocratique au Tchad. C’est dans ce contexte que l’opposition fait comme elle peut pour contrarier l’homme fort de N’Djamena. Ainsi, sa réélection en avril 2016, avait été fortement contestée par  Saleh Kebzabo et ses camarades. En plus de cela, ils avaient déposé une plainte contre lui auprès de la haute Cour de justice pour violations des droits de l’Homme, disparitions forcées, détournements de fonds. Tous ces crimes ont été détaillés et consignés dans un document de 6 pages. Au nombre des actions engagées par l’opposition, l’on peut citer aussi son appel à manifester et ce, à la veille pratiquement de la cérémonie d’investiture et en dépit de l’interdiction du ministère de la Sécurité publique. Mieux, elle a même appelé à une journée ville morte à cette occasion.

 

Aucune lueur de changement démocratique ne peut être décelée dans le ciel tchadien

 

On ne peut donc pas faire le reproche à l’opposition de n’avoir rien entrepris face aux excès du président Deby. L’on doit au contraire relever et saluer l’ensemble de ses œuvres contre la dictature au Tchad. Car, il est suicidaire d’afficher son appartenance à l’opposition dans un pays, comme c’est le cas du Tchad où toutes les institutions sont à la botte du prince régnant et où le droit de casser de l’opposant par tous les moyens, apparaît comme une prérogative, peut-on dire, constitutionnelle du président de la République. Au plan endogène donc, aucune lueur de changement démocratique ne peut être décelée dans le ciel tchadien. Et l’opposition donne l’impression d’en être consciente. Là-dessus, elle ne se fait pas trop d’illusions. En effet, à propos de la plainte déposée contre le président Deby pour « haute trahison », le chef de file de l’opposition avait laissé entendre ceci : « Nous voulons juste montrer à notre opinion qu’un président de la République, aussi puissant soit-il, n’est pas à l’abri des poursuites judiciaires. Nous avons donc pour l’histoire et pour la formation de nos militants, décidé de poursuivre le président Deby… ». Face donc à l’homme fort de N’Djamena, l’opposition se contente pour l’instant de faire dans le symbolisme. Et pour ne rien arranger, la communauté internationale et certains présidents africains, à qui l’on ne peut pas faire le reproche d’être des satrapes, donnent l’impression de s’accommoder de la dictature de Deby. La raison principale de cela pourrait être liée au rôle que ce dernier joue dans la lutte contre le péril djihadiste dans la région du Lac Tchad, en particulier, et dans toute la zone du sahel en général. Dans les Ifoghas maliens, par exemple, on se souvient, en effet, des exploîts réalisés par le contingent tchadien dans la traque des barbus. A cette occasion, bien des soldats de Deby étaient tombés sur le théâtre des opérations. La contrepartie de ce lourd tribut pourrait être le silence que les champions de la démocratie observent face au traitement calamiteux que Deby réserve à la démocratie dans son pays. Et l’opposition, par moments, pour signaler qu’elle existe, est contrainte de poser des actes d’éclat qui sont loin de perturber le sommeil du dictateur. De ce point de vue, l’on peut dire que la dictature de Deby se porte bien. C’est donc en toute sérénité qu’il va porter, pour la 5e  fois consécutive, l’écharpe de président du Tchad. Et la probabilité que l’on compte parmi les convives de Deby, d’éminentes personnalités venues d’Afrique et d’ailleurs, est forte. Car, en plus des services que Deby rend dans le cadre de la lutte contre les illuminés, il y a le fait qu’il est le président en exercice de l’UA (Union africaine). Cette double casquette pèsera sans doute en faveur du succès de son investiture en termes de présence effective de têtes couronnées. Les plus hypocrites se contenteront de se faire représenter. C’est du pareil au même.

 

Idriss Deby est dans la logique des dictateurs

 

Mais tous, que ce soit dans l’un ou l’autre cas, doivent avoir à l’esprit la vérité suivante : en répondant favorablement à l’investiture de Deby, ils prennent part au requiem de la démocratie. Et ils devraient en avoir honte. En effet, il y a quelque chose de moralement indécent de trinquer à la santé d’un président qui est à la tête de son pays depuis un quart de siècle et qui, pour conforter sa dictature, n’hésite pas à tripatouiller la Constitution et à faire disparaître ses opposants. Que des chefs d’Etat du Gondwana appartenant à l’UA, prennent part à la comédie que représente l’investiture d’un satrape, est chose normale, puisque tout ce qui se ressemble s’assemble. Mais ce qui serait inacceptable, c’est de compter parmi les invités de Deby tous les présidents qui ont pris fait et cause pour la démocratie dans leur pays. Quant à Idriss Deby, l’on peut dire qu’il est dans la logique des dictateurs. En effet, ces derniers ne quittent jamais de leur propre gré le pouvoir. Ils ont tellement de cadavres dans les placards que de leur vivant, ils font tout pour ne pas permettre à quelqu’un de les ouvrir. Et en cela, Idriss Deby ne déroge pas à la règle. Tous, on se souvient, ont été chassés du pouvoir par la force. L’exemple le plus éloquent est la personne à laquelle Deby a succédé, c’est-à-dire Hissène Habré et qui vient d’être condamné à vie pour l’ensemble de ses basses  œuvres commises alors qu’il était au pouvoir. Et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, l’on peut se risquer à dire que Deby est en train de réunir les ingrédients pour finir comme ses prédécesseurs. A-t-il seulement un jour, pensé à cela ? On peut en douter. Car chaque dictateur est convaincu que ce sort n’arrive qu’aux autres.

 

« Le Pays »

Lu pour vous : INVESTITURE DE DEBY : Le requiem de la démocratie
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Centrafrique-Presse.com
8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 12:29

 

 

http://www.voaafrique.com/ 8/8/2016

 

En RCA, la cohabitation entre éleveurs Peuls et habitants riverains de la SEGA, la Société d’État de gestion des abattoirs de Bangui tend à se normaliser. Aujourd’hui, les éleveurs peuvent librement faire paître leurs bœufs dans les parages. Ce qui n’était pas le cas, il y a quelques semaines en arrière. À cela, il faut ajouter l’insalubrité qui bat son plein dans cet unique lieu d’abattage des bêtes de la capitale.

 

Aujourd’hui tous les cœurs semblent s’apaiser et la vie reprend son cours normal aux alentours de la SEGA.

 

Éleveurs et habitants riverains étaient à couteaux tirés. Les uns accusent les autres d’avoir laissé leurs bœufs commettre des dégâts dans leurs concessions ou sur leurs produits étalés le long du fleuve Oubangui.

 

Des mésententes qui ont laissé place à des compromis. Idriss Abdoulaye est éleveur. Il peut aujourd’hui faire paître ses bœufs en profondeur des quartiers à plusieurs centaines de mètres de la SEGA.

 

"Non ! Nous n’avons plus de problème. Aujourd’hui nous nous entendons bien. Un jour, une femme s’en était prise à moi, mais ceux qui étaient là, l’en avaient défendue. Nous faisons paître nos bœufs même en profondeur des quartiers. Si on leur demande de nous donner à boire, ils le font. Parfois on y reste jusqu’à 13 heures avant de rentrer. Si les habitants insultent quelqu’un, ça veut dire que ses bœufs ont causé un dégât chez eux".

 

Pour mieux sécuriser les éleveurs et leurs troupeaux, le ministère de la sécurité a annoncé début août, la création d’une unité spécialisée.

 

Une manière de mettre fin au racket des éleveurs par certains éléments des forces de l’ordre.

 

Il faut ajouter à l’aspect sécuritaire, l’insalubrité au sein de la SEGA, elle-même en état de délabrement très avancé. Ces passants en appellent à une action rapide des autorités.

 

Les responsables de la SEGA, cette unique société d’abattage des bêtes installée aux abords du fleuve Oubangui n’ont pas réagi à cette situation.

Les relations sont normalisées entre les Peuls et habitants riverains de la SEGA en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 22:38

 

 

Par RFI  06-08-2016 Modifié le 06-08-2016 à 23:26

 

Le fils de l'ancien président centrafricain François Bozizé a été arrêté ce vendredi 5 août. Jean-Francis Bozizé est visé par un mandat d'arrêt international donné par le tribunal de grande instance de Bangui. Une version que conteste son avocat maître Jean-Louis Opalegna.

 

Maître Jean Louis Opalegna, l’avocat de Jean-Francis Bozizé, livre à RFI sa version des faits. Sur l’arrestation d’abord : « Jean-Francis Bozizé ne s’est pas livré à la Minusca. Il s‘y est rendu pour une audience, et c’est à ce moment qu’il a été appréhendé », affirme l'avocat.

 

Plus tard, sur le fond de l’histoire, maitre Opalegna conteste l’autorité de la Minusca. Selon lui, la force onusienne en Centrafrique ne fait pas partie de la force nationale autorisée par le code de procédure pénale à arrêter un citoyen centrafricain.

 

Une « arrestation illégale », selon son avocat

 

Puis l’avocat ajoute : « Jean-Francis Bozizé et moi-même ne sommes pas au courant de ce qu’on lui reproche. Jusqu’à maintenant, personne ne lui a notifié son mandat d’arrêt. C’est une arrestation et une détention illégale ».

 

Dans le même temps, ni les autorités centrafricaines, ni la Minusca ne souhaitent s’exprimer, les autorités ne voulant pas se prêter au jeu de la polémique. Au ministère de la Justice, un proche du dossier conclut : « Il est temps de laisser la justice faire son travail ».

 

Je suis allé causer avec M. Jean-Francis Bozizé. Lui et moi sommes encore ignorants de ce qu’on lui reproche. Il semble que c’est en exécution d’un mandat d’arrêt qui se trouve à la SRI [Services de recherche et d’investigation, ndlr]. Quel mandat d’arrêt ? Puisque pour qu’on arrête quelqu’un en vertu d’une telle mesure, il faudrait que la mesure lui soit notifiée. Cette mesure ne lui a pas encore été notifiée. Jusqu’à l’heure où je vous parle, il n’est pas encore au courant de ce qu’on lui reproche. Je sais par rapport à ce qu’il m’a dit qu’il répondait à une audience qui lui a été accordée par la Minusca. Et c’est de là-bas qu’on lui a notifié qu’il était en état d’arrestation. On a appelé la force centrafricaine pour qu’il soit déporté et se trouver maintenant au niveau de la SRI. Ce que j’exige aujourd’hui, c’est qu’il soit mis en liberté sans condition parce que sa détention et son arrestation sont intervenues dans les conditions les plus illégales du monde ! Il est en détention illégale !

 

Maître Jean-Louis Opalegna, avocat de Jean-Francis Bozizé

 

06-08-2016 - Par Esteban Galiano

 

RCA: Francis Bozizé très tôt rattrapé par son passé

 

Bangui dimanche 7 août 2016 Afriquinfos) – Jean-Francis Bozizé est tombé dans les mailles de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), ce vendredi 5 août. Le fils de l’ancien président centrafricain est rattrapé par un mandat d’arrêt international.

 

L’ancien ministre délégué à la Défense, Francis Bozizé, est placé en garde à vue à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI), a-t-on appris de sources proches du pouvoir de Bangui. L’information a été aussi confirmé par des cadres du KNK, parti de l’ancien président François Bozizé, père de Francis Bozizé.

 

 Selon des sources fiables, il se serait rendu lui-même. «Nous étions au courant de sa présence à Bangui en provenance de Nairobi», a confirmé Flavien Mbata, ministre de la Justice, avant de préciser que Bozizé fils s’est rendu de lui-même à la Minusca, sur demande du Kwa Na Kwa,

 

Jean-Francis Bozizé vient d’être arrêté, tel que l’avait promis Catherine Samba Panza, Présidente du Conseil national de transition. Une arrestation qui fait suite au mandat émis par le Tribunal de grande instance de Bangui. Car il était recherché, depuis mai 2014, pour torture, détournement de deniers publics, complicité d’assassinat et association de malfaiteurs.

 

Il sera présenté, les jours à venir, à un juge d’instruction afin d’élucider cette affaire. Mais pour certains observateurs, ce serait plutôt à un règlement de compte auquel se livrerait ainsi Faustin Archange Touadera. Après la grave crise qu’a connue la Centrafrique, il serait opportun pour les nouvelles autorités de se tourner vers une réconciliation vraie, afin de remettre le pays sur la voie du développement.

 

Innocente NICE

 

© 2016

 

 

Centrafrique : Le fils de l’ex-président Bozizé toujours en état d’arrestation

 

http://www.africtelegraph.com/  LAZARD OBIANG 6 AOÛT 2016

 

Interpellé dans la matinée de vendredi par une unité de police de la mission onusienne en Centrafrique (Munisca) avant d’être remis aux autorités centrafricaines, Jean-Francis Bozizé a été auditionné et maintenu par les gendarmes à la Section de Recherches et d’Investigations ( SRI) à Bangui.

 

Le fils de l’ex-président centrafricain François Bozizé a été entendu pendant plusieurs heures à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI) avant d’être placé en détention préventive par cette unité de la gendarmerie. Cette arrestation qui survient au moment où la Centrafrique tente de se relever d’une guerre déclenchée à la suite du renversement de son père en 2013, va faire une tâche d’huile dans le processus de réconciliation des filles et fils du pays.

 

Selon le ministre centrafricain de la Justice, Flavien Mbata, les autorités centrafricaines étaient au courant de sa présence dans le pays depuis son arrivée « de manière inopinée à Bangui en provenance de Nairobi, à bord d’un vol de la compagnie aérienne Kenyan Airways », le mercredi 3 août.

 

Il ajoute que c’est à la demande du Kwa Na Kwa, le parti de l’ancien président, que son fils, accompagné d’un avocat, s’est présenté à la Minusca. Jean-Francis Bozizé est désormais détenu dans les locaux des services de recherche et d’investigation.

 

Confronté au gel de ses avoirs tout comme d’autres membres de la famille ou personnalités de l’ancien régime, cet ancien ministre délégué à la défense cherchait à regagner le pays où il détient certains biens.

 

D’après une source au parquet, « Jean-Francis Bozizé fait partie des proches de l’ancien président Bozizé ou membres de sa famille qui font l’objet d’information judiciaire ouverte par la justice centrafricaine ».

 

Le fils de l’ancien président avait quitté la Centrafrique le 24 mars 2013 au moment de la prise de Bangui par la coalition à dominance musulmane Séléka. Cette rébellion avait alors installé à la place de son père le président autoproclamé Michel Djotodia. Le pays avait alors sombré dans une spirale des violences communautaires avec des milliers de morts et des centaines de milliers de personnes déplacées, provoquant l’opération militaire française Sangaris, puis le déploiement de la Minusca.

RCA : l'avocat de Jean-Francis Bozizé condamne son arrestation sur RFI
RCA : l'avocat de Jean-Francis Bozizé condamne son arrestation sur RFI
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Centrafrique-Presse.com
6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 18:11

 

 

http://www.afrique-sur7.fr/  AOÛT 6, 2016

 

Jean-Francis Bozizé est tombé dans les mailles de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), ce vendredi 5 août. Après plusieurs mois de cavale, le fils de l’ancien président centrafricain est rattrapé par un mandat d’arrêt international. De sources concordantes, il se serait rendu de plein gré, apprend-on de RFI.

 

Jean-Francis Bozizé se fait arrêter

 

Jean-Francis Bozizé vient d’être arrêté, tel que l’avait promis Catherine Samba Panza, présidente du Conseil national de transition. Longtemps visé par un mandat d’arrêt international, l’ex-ministre délégué à la Défense est actuellement détenu dans les locaux des Services de recherche et d’investigation (SRI) en Centrafrique. Une information confirmée par Flavien Mbata, ministre de la Justice : « Nous étions au courant de sa présence à Bangui en provenance de Nairobi. » Avant de préciser que Bozizé fils s’est rendu de lui-même à la Minusca, sur demande du Kwa Na Kwa, l’ancien parti au pouvoir.

 

Cette arrestation fait suite au mandat émis par le tribunal de grande instance de Bangui. Car il était recherché, depuis mai 2014, pour torture, détournement de deniers publics, complicité d’assassinat et association de malfaiteurs. Il sera présenté, les jours à venir, à un juge d’instruction afin d’élucider cette affaire. Mais pour certains observateurs, ce serait plutôt à un règlement de compte auquel se livrerait ainsi Faustin Archange Touadera. Après la grave crise qu’a connue la Centrafrique, il serait opportun pour les nouvelles autorités de se tourner vers une réconciliation vraie afin de remettre le pays sur la voie du développement.

Lu pour vous : RCA : après son père, Jean-Francis Bozizé tombe à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 17:37
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’audition de Jean Francis Bozizé prévue pour le lundi prochain

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 6 AOÛT 2016

 

BANGUI, 6 Août 2016(RJDH)—Francis Bozizé, arrêté 5 août dernier sera présenté au juge d’instruction le lundi 8 août 2016. L’information a été confiée au RJDH par le procureur de la République Ghislain Gresenguet.

 

Le procureur de la République joint par le RJDH a indiqué que le fils de l’ancien président est poursuivi pour plusieurs faits « Jean Francis Bozizé est poursuivi pour plusieurs faits. La procédure concerne  le détournement des deniers publics, de complicité d’assassinat et beaucoup d’autres choses » explique-t-il.

 

Selon Ghislain Gresenguet, Francis Bozizé sera présenté au juge d’ici lundi «  la procédure se trouve chez le doyen des juges d’instruction qui va certainement l’auditionner le lundi » a indiqué le procureur de la République.

 

Le gouvernement a, dans un communiqué publié quelques heures après l’arrestation de Francis Bozizé, fait savoir que cette arrestation fait suite à un mandat d’arrêt émis en mai 2014 contre Francis  Bozizé. Dans le document, le gouvernement s’engage à garantir une justice équitable au fils de l’ancien président de la République.

 

L’ancien ministre délégué à la Défense Jean Francis Bozizé est rentré en Centrafrique le mercredi dernier après plus de trois années d’exil. Il a été arrêté par la Minusca avant d’être remis aux autorités.

 

 

Centrafrique, Cameroun, la RDC et le Congo luttent contre le trafic illégal des diamants bruts

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 6 AOÛT 2016

 

BANGUI, 06 août 2016 (RJDH)— Les pays producteurs de diamants de la sous-région de l’Afrique centrale s’unissent pour lutter contre la fraude et la contrebande transfrontalière de diamant brut. A cet effet, la mise en place d’une plate-forme sous régionale dans le cadre du processus de Kimberley a été au centre d’une réunion sous régionale des ministres en charge des Mines qui s’est tenue à Bangui du 3 au 4 août 2016.

 

Il s’agit de la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, le Congo et le Cameroun. Cette réunion a été organisée dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’intersession du processus de Kimberley tenue à Dubaï du 23 au 26 Mai 2016. Elle vise la mise en place d’une plateforme de lutte contre la fraude et la contrebande transfrontalière des diamants bruts dans la sous régionale de l’Afrique Centrale.

 

D’après Ange Maxime Kazagui, président du présidium de la réunion, la mise en place de cette plateforme régionale du processus de Kimberley est la plus grande des recommandations formulées au cours de la réunion, « l’objectif est d’échanger sur les questions de fraude et de la contrebande transfrontalière. De mettre en place des mécanismes de veille et de surveillance pour se contacter, échanger très rapidement les informations sur les individus qui agissent de manière à promouvoir la fraude entre nos différents pays producteurs frontaliers », a relaté ce dernier.

 

Observer et contrôler la production minière sont deux missions assignées à cette plate-forme qui sera instituée. « Ses missions sont d’abord d’observer de manière permanente les  activités faites par les polices des mines. De s’assurer que les lots saisis soient rapatriés dans les pays d’origine. D’échanger des informations sur les sociétés délinquantes ou des opérateurs délinquants dans le système du diamant. Faire en sorte que les différents ministres se réunissent régulièrement  pour échanger des informations  », a expliqué le président du présidium.

 

Le ministre camerounais en charge des mines Ernest Gbwabougoua promet de tout mettre en œuvre pour la levée totale de l’embargo sur le diamant centrafricain, « au-delà de la mise en place de cette plateforme, le Cameroun continuera de soutenir toute initiative et ne ménagera aucun effort en vue de la levée totale et effective de la sanction du processus de Kimberley sur toute l’étendue du territoire centrafricain».

 

La RCA a été suspendue temporairement du processus de Kimberley le 23 Mai 2013 suite à l’envahissement du pays par les groupes armés en Mars 2013, cette sanction est partiellement levée dans les zones vertes que sont la partie Sud-Ouest de la RCA.

 

 

Centrafrique : Plus de 40 « sorciers exorcisés » au domicile du chef Camille Mandaba à Boy-rabe

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 6 AOÛT 2016

 

BANGUI, 6 août 2016 (RJDH)—Ils sont des femmes, des enfants « sorciers » qui viennent se faire délivrer de leur sorcellerie. Blandine Mbaré, une de ceux qui ont passé l’épreuve a avoué sa sorcellerie après une pratique de délivrance chez  Camille Mandaba, chef du quartier Votongbo situé dans le 4e arrondissement de Bangui.

 

Après plusieurs années d’exercice dans la sorcellerie, Blandine Mbaré entend renoncer à cette pratique « j’ai acquis la sorcellerie depuis le bas-âge et nous avons travaillé avec, mais je veux arrêter avec pour me tourner vers Dieu », a indiqué au RJDH, Blandine Mbaré, l’air bien fatigué après l’opération.

 

Elle affirme l’avoir fait sans contrainte et son aveu n’a pas été extorqué « j’ai toujours cherché à me débarrasser de ça et quand j’ai appris la nouvelle de cette femme exorciste, je me suis présentée au chef et lui ai dit de me dépister et ils ont compris que j’ai la sorcellerie et c’est ainsi qu’elle m’a délivré » a-t-elle ajouté.

 

La femme exorciste utilise des méthodes traditionnelles pour procéder aux opérations. Elle n’a pas été disponible pour répondre au RJDH, car disent ses proches, « elle est préoccupée par la délivrance ».

 

Selon Camille Mandaba, chef du quartier Votongbo chez qui se déroule les événements, il y a un plan de sécurisation « la première des dispositions que j’ai prises c’est d’abord la sensibilisation des parents des ceux qui passent à l’aveu en vue de les sécuriser » a-t-il indiqué.

 

« En le faisant, ils se sauvent eux-mêmes et sauvent la vie de leur familles, car si cette sorcellerie demeure, elle finira par rattraper toute la famille. Plus de 40 sorciers ont déjà été délivrés » a-t-il soutenu.

 

Le phénomène de la sorcellerie préoccupe les anthropologues qui mènent les enquêtes pour une interprétation rationnelle du phénomène en Centrafrique.

 

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 12:49

 

 

Après la sanglante crise politico-militaire qui a mis les couches de la société centrafricaine en lambeaux, la population meurtrie est entrain de conjuguer des efforts pour reconstruire un pays jadis prospère. C'est ainsi que les centrafricains se sont mobilisés massivement malgré le climat sécuritaire tendu pour élire le Président de la République. Le tableau synoptique était ainsi établi : d'abord le retour à l'ordre constitutionnel, ensuite le désarmement en passant par la justice et la réconciliation nationale. Soucieux de contribuer à la reconstruction du pays, les centrafricains sont plus que jamais tolérants envers le nouveau locataire du palais de la renaissance nonobstant les différentes nominations qui s'apparentent à la réhabilitation de ceux qui ont contribué à la destruction du pays.

 

C'est la rupture ou le KNK déguisé ou rénové ? Apparemment, le Président de la République a du mal à se démarquer de son ancien parti. Ainsi, le peuple se doit de poser légitimement la question suivante : à quel jeu joue le Président Touadera ? Il est vrai que les jeux olympiques de Rio viennent de s'ouvrir mais celui choisi par le Président de la République a une odeur nauséabonde et qui risque de constituer un obstacle à son mandat. La goutte d'eau qui risque de déborder le vase s'assimile à une trahison. Qui trahit qui ? Les centrafricains sont trop sages et intelligents pour deviner. Il s'agit du retour volontaire au pays, à bord d'un vol régulier de Kenyan Airways de l'ex ministre délégué des forces armées, fils aîné de l'ancien Président de la République. Il semble que ce retour a eu la bénédiction des nouvelles autorités de Bangui car il a été rendu possible à leur demande.

 

Sa descente sans crainte à l'aéroport international de Bangui-Mpoko le justifie. Ce retour spectacle a réveillé la conscience des centrafricains qui se posent mille et une question. Pourquoi et comment une personnalité politique de cette envergure, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international et sous sanction de l'ONU assortie d'interdiction de voyager peut franchir aussi facilement les frontières centrafricaines ? A t-il bénéficié de soutiens ou de complicité ?  L'arrestation d'une telle personnalité devrait se faire de façon systématique à l'aéroport et non quelques jours après dans une chambre d'hôtel. Se constituer volontairement prisonnier est-il un moyen de préparer le retour de son père qui lui aussi sous sanction du conseil de sécurité de l'ONU ? Le retour de l'enfant prodige à la veille des négociations avec les groupes armés est la résultante d'une coïncidence ? Pourquoi ce retour à la veille d'une imminente gouvernement d'union nationale ?

 

Visiblement ce retour empoisonne la vie politique, le processus démocratique et le processus de désarmement. A la lecture optique des événements, la justice centrafricaine a été également surprise par ce scoop et n'a réagi qu'ultérieurement. L'initiative provient-elle des autorités centrafricaines où comme d'habitude le fruit d'une ingérence ? Personne n'est à mesure de la certifier. Il ne faut pas perdre de vue que beaucoup d'armes sont disséminés à travers le pays et l'acquis sécuritaire peut être mis en cause par la présence de cet encombrant prisonnier. Cette présence relève de la simple provocation et constitue un manque de respect à l'égard des victimes de cette crise meurtrière. Fort de ce qui précède et nonobstant le jeu hybride du Président de la République, nous demandons avec insistance au Président de l'assemblée nationale de mettre en place une commission d'enquête parlementaire pour édifier le peuple sur ce rocambolesque retour. Un rapport doit être déposé sur le bureau du procureur de la République pour d'éventuelles suites judiciaires. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                        

 

Lyon le 05 août 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

RETOUR ET ARRESTATION DE FRANCIS BOZIZÉ EN CENTRAFRIQUE : A QUEL JEU JOUE LE PRESIDENT TOUADERA ? par Bernard SELEMBY DOUDOU
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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 12:42

 

 

Le mercredi 03 Août 2016, le nommé Francis BOZIZÉ est arrivé de manière inopinée à Bangui en provenance de Nairobi a bord d'un vol KENYA AIRWAYS

 

Après son arrivée, il a pris sur lui de se rendre volontairement a la MINUSCA qui, nantie d’une copie du mandat d'arrêt international délivré a son encontre par le doyen des juges d'instruction en date du 14 Mai 2014 l'a arrêté et remis actuellement aux autorités Centrafricaines.

 

Le nomme Francis Bozizé sera présenté dans les plus brefs délais devant les autorités compétentes pour répondre des faits qui lui sont reprochés conformément aux dispositions légales en vigueur.

 

A cet effet, comme tous citoyens poursuivi en justice, il bénéficie de toutes garanties des droits et de la défense et de la présomption d'innocence prévues pour le code de la procédure pénal, la constitution du 30 Mars 2016 et les instruments juridiques internationaux dûment ratifiés par notre pays .

 

Enfin, le gouvernement réaffirme tant à l'opinion nationale et qu'internationale, sa ferme volonté et sa détermination à garantir une justice indépendante et lutter efficacement contre l'impunité sous toutes ses formes .

 

Fait à Bangui le 05 Août 2016

 

Le ministre de la justice garde des sceaux et de droit l'homme

 

Flavien Mbata

 

 

Arrestation de Francis Bozizé

Arrestation de Francis Bozizé : COMMUNIQUÉ GOUVERNEMENTAL
Arrestation de Francis Bozizé : COMMUNIQUÉ GOUVERNEMENTAL
Arrestation de Francis Bozizé : COMMUNIQUÉ GOUVERNEMENTAL
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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 23:44

 

 

05.08.2016 à 22:30 (AFP

 

L'opposition tchadienne a décidé vendredi de maintenir les contre-rassemblements qu'elle a prévus samedi et dimanche avant la cérémonie d'investiture lundi du président Idriss Deby Itno, bien qu'ils aient été interdits par le pouvoir.

 

Vendredi également, des opposants ont annoncé le dépôt devant la Haute cour de justice d'une plainte pour "haute trahison" contre le président tchadien, dont ils contestent la réélection au premier tour en avril. Parmi les sept griefs invoqués: "prise illégale du pouvoir par la violence", "violation grave des droits de l'Homme" ou encore "détournement de fonds public et corruption".

 

L'opposition a décidé de maintenir le meeting qu'elle a programmé samedi à N'Djamena et "la marche pacifique" qu'elle prévoit dimanche, a indiqué plus tôt un communiqué du Front de l'opposition nouvelle pour l'alternance et le changement (Fonac).

 

Récemment constitué pour regrouper les opposants, le Fonac maintient aussi la journée "Ville morte sur l'ensemble du territoire" pour lundi, jour de la cérémonie d'investiture de M. Deby en présence de plusieurs invités étrangers.

 

Le Fonac appelle tous ses militants "à ne répondre à aucune provocation". Ses dirigeants préviennent qu'ils tiendront "le gouvernement responsable de tous les dérapages qui adviendraient". Le groupement politique s'est réuni en plénière vendredi pour "un examen minutieux" de l'arrêté du ministère de l'Intérieur interdisant le meeting de samedi et la marche de dimanche.

 

"La marche est de nature à perturber l'ordre public, déstabiliser la population et intoxiquer l'opinion publique nationale et internationale, nous ne pouvons pas autoriser cela", avait déclaré jeudi à l'AFP le ministre de l'Intérieur Ahmat Mahamat Bachir.

 

La cérémonie d'investiture de M. Deby doit se dérouler lundi à N'Djamena en présence d'une dizaine de chefs d'Etats africains, d'après les services du protocole, et d'autres invités comme le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

M. Deby, au pouvoir depuis 1990, a été réélu en avril dès le premier tour avec près de 60% des voix, loin devant son premier poursuivant, le chef de l'opposition Saleh Kebzabo (12,77%).

M. Kebzabo et d'autres candidats de l'opposition contestent depuis cette réélection qu'ils qualifient de "hold-up électoral".

 

L'opposition avait aussi enjoint en juillet la communauté internationale à reconnaître la "nature dictatoriale" du régime d'Idriss Deby.

 

Le Tchad est un allié des Occidentaux dans la lutte contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram. La capitale N'Djamena est aussi le QG de l'opération militaire française Barkhane contre les groupes jihadistes au Sahel.

 

© 2016 AFP

Tchad: l'opposition refuse de céder du terrain avant l'investiture de Deby
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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 23:30

 

 

Bangui 05.08.2016 à 23:00 (AFP) - Le fils de l'ex-président centrafricain François Bozizé, Jean-Francis Bozizé, a été arrêté vendredi dans la capitale Bangui, a-t-on appris de sources sécuritaires, alors que la Centrafrique tente de se relever d'une guerre déclenchée à la suite du renversement de son père en 2013.

 

Jean-Francis Bozizé, qui fut aussi ministre de la Défense de son père, "a été arrêté par la Section recherches et investigations (SRI) de la gendarmerie et des éléments de la police de la Mission des Nations unies (Minusca) à son hôtel", a appris l'AFP auprès de la gendarmerie.

 

Les raisons exactes de son arrestation n'ont pas été précisées. "Le ministre de la justice, Flavien Mbata, doit faire une déclaration dans les heures qui suivent", indique-t-on de source gouvernementale.

 

D'après une source au parquet, "Jean-Francis Bozizé fait partie des proches de l'ancien président Bozizé ou membres de sa famille qui font l'objet d'information judiciaire ouverte par la justice centrafricaine".

 

Jean-Francis Bozizé était revenu depuis quelques jours à Bangui en provenance de Nairobi. Selon des proches, "confronté au gel de ses avoirs tout comme d'autres membres de la famille ou personnalités de l'ancien régime, il cherchait à regagner le pays où il détient certains biens".

 

Le fils de l'ancien président avait quitté la Centrafrique le 24 mars 2013 au moment de la prise de Bangui par la coalition à dominante musulmane Séléka.

 

Cette rébellion avait alors installé à la place de son père le président auto-proclamé Michel Djotodia. Ce coup de force avait provoqué la réplique des milices anti-Balaka principalement chrétiennes.

 

Le pays avait alors sombré dans une spirale des violences communautaires avec des milliers de morts et des centaines de milliers de personnes déplacées, provoquant l'opération militaire française Sangaris, puis le déploiement de la Minusca.

 

© 2016 AFP

Centrafrique: arrestation du fils de l'ex-président Bozizé
Centrafrique: arrestation du fils de l'ex-président Bozizé
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