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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 19:28

 

 

16/12/14 (Jeune Afrique)

 

Un an après le déclenchement de l'opération Sangaris, et deux ans après celui de l'opération Barkhane, le ministre français de la Défense affiche ses objectifs : des transitions politiques réussies et davantage de coopération régionale en matière de sécurité.

 

C'est un arc de cercle, qui va d'Atar en Mauritanie à Bangui en Centrafrique, sur la courbe duquel sont disséminés quelque cinq mille soldats français répartis en deux opérations distinctes, dont on marque en cette fin d'année le double anniversaire : Sangaris (un an) et Barkhane (ex-Serval, bientôt deux ans). Sur le nom des fortins, des points d'appui, des massifs montagneux du far north malien, des oasis du Sahara nigérien et des gros villages de la savane centrafricaine, Jean-Yves Le Drian, 67 ans, qui ne connaissait presque rien à l'Afrique avant de devenir le ministre de la Défense de François Hollande, est désormais quasi infaillible.

 

Nécessité faisant loi, ce breton chaleureux, socialiste millésimé 74 et franc-maçon tendance "no comment" quand la question lui est posée, a beaucoup et vite appris, à commencer par la psychologie des chefs d'État de la région, qu'il tutoie volontiers et dont il se fait le discret porte-parole auprès de l'Élysée quand ils s'estiment incompris, voire maltraités - ce qui, il faut le reconnaître, est un peu le cas en ce moment.

 

Ces partenaires indispensables de la France en Afrique, Le Drian devait les revoir pour la plupart à Dakar, les 15 et 16 décembre, en marge du forum sur la sécurité, dans l'organisation duquel il s'est beaucoup impliqué. Quelques heures après être allé accueillir, aux côtés de François Hollande, le dernier otage français libéré, Serge Lazarevic, Jean-Yves Le Drian a reçu J.A. dans son bureau de la rue Saint-Dominique, à Paris. Enrhumé ce matin-là, mais toujours droit dans ses bottes.

 

Jeune afrique : Quels sont les objectifs du forum sur la paix et la sécurité en Afrique, que vous ­coorganisez à Dakar avec Macky Sall ?

 

JEAN-YVES LE DRIAN : C'est la concrétisation d'un engagement pris lors du sommet Afrique-France de l'Élysée, il y a un an. Ce sera l'occasion pour des acteurs différents de se rencontrer : des politiques, des autorités militaires, ainsi que des experts, des chercheurs, des responsables économiques et des ONG.

L'ambition est de créer une culture sécuritaire commune en Afrique. En vertu de ce principe, l'élaboration et l'animation du forum ont été confiées à un centre de recherche sénégalais, l'IPS, présidé par l'ancien ministre Cheikh Tidiane Gadio. Il était quand même surprenant qu'il n'y ait pas un lieu de réflexion sur ce que doit être la sécurité de ce continent alors qu'il est le théâtre d'interventions militaires significatives, de conflits violents et que les menaces sont persistantes.

 

Le but est donc d'en faire un rendez-vous régulier ?

 

L'impératif sécuritaire doit être considéré par les Africains comme une priorité. À moyen terme, l'objectif est de créer un continuum sécuritaire en Afrique.

 

Dans le cas de l'opération Sangaris comme dans celui de l'opération Serval rebaptisée Barkhane, nul ne doute qu'il fallait intervenir. Toutefois, la France donne l'impression de ne pas savoir comment en sortir... Ne pensez-vous pas que des progrès considérables ont été réalisés depuis notre intervention ?

 

Nous sommes allés en Centrafrique, à la demande de l'ONU, pour empêcher des massacres de masse, une aggravation des violences et du conflit interethnique. Les observateurs parlaient à l'époque d'une situation prégénocidaire.

 

S'il y avait eu un vide sécuritaire sur ce territoire, avec l'essor de Boko Haram, la situation dans le sud de la Libye et dans la Corne de l'Afrique, la Centrafrique aurait pu être le creuset d'autres mésaventures. Au Mali, nous sommes intervenus pour assurer l'intégrité d'un territoire, la sécurité des Français et des Européens. Si les groupes jihadistes voulaient fondre sur Bamako, c'était pour faire de cet État-là un État terroriste.

 

Y a-t-il une perspective de sortie de crise, en Centrafrique ?

 

Oui. Je considère qu'aujourd'hui toutes les conditions sont réunies pour aboutir à une solution politique. J'appelle les Centrafricains à prendre leur destin en main, à préparer la transition politique. Celle-ci passe par des élections présidentielle et législatives, qui doivent se tenir à la mi-2015. Je le répète avec force : qui doivent se tenir à la mi-2015 ! C'est de leur responsabilité.

 

Pourtant, l'ONU affirme qu'organiser des élections d'ici au mois d'août relèvera du défi...

Je maintiens cette position. C'est une nécessité, aux yeux de l'opinion internationale. Il faut engager le processus technique et politique, il y a les moyens pour cela. Chacun doit assumer ses responsabilités.

 

Les autorités centrafricaines doivent-elles en faire plus ?

 

Il faut que la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, accentue la pression pour que les rendez-vous soient respectés. C'est une question de crédibilité internationale.

 

Dans une tribune qu'il nous a fait parvenir, l'ancien président François Bozizé affirme qu'on ne pourra pas se passer de lui...

 

Ce n'est pas à la France de désigner qui doit participer au dialogue politique intercentrafricain, mais aux responsables politiques et au médiateur. 

 

Vous avez annoncé un retrait progressif des effectifs de Sangaris. Un calendrier a-t-il été fixé ?

 

Grâce à l'intervention de la France en décembre 2013, une force africaine puis internationale de plus de 8 500 militaires a pu se déployer et sécuriser le pays. Les Européens, dans le cadre d'Eufor RCA, contribuent à la sécurité de Bangui. Ces forces peuvent désormais prendre le relais de la force française Sangaris. Notre objectif est d'arriver à 1 500 militaires à la mi-2015 contre 2 000 aujourd'hui. C'est un premier palier. Notre désengagement se poursuivra de manière responsable, au profit d'une force de réaction rapide plus mobile.

 

Lu pour vous : Jean-Yves Le Drian : "Au Mali comme en Centrafrique, l'heure de vérité approche"

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 19:26

 

 

 

Bangui (Centrafrique) 16/12/14 (APA) - Le Général Thierry Lion, commandant en force des troupes de l’opération Eufor-RCA en fin de mandat à Bangui, a été élevé mardi à Bangui au grade de commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine par la présidente de transition, cheffe suprême des armées, Catherine Samba-Panza.

 

La cérémonie s'est déroulée au palais de la renaissance à Bangui.

 

‘'Quand un soldat quitte un pays, il se demande toujours qu'est-ce que je n'ai pas fait encore ou qu'est ce que j'aurai pu faire de mieux. En toute sincérité je vous remercie de tous ces cadeaux mais au-delà des cadeaux, cette grande confiance que vous nous avez apportée, à nous soldats » s'est félicité, a indiqué le général Thierry Lion, avant d'ajouter : ‘' Je laisserai ici en Centrafrique une partie de mon cœur. Cela est évident''.

 

Tout en saluant les sacrifices suprêmes des soldats de l'Union Européenne, le général Thierry Lion a indiqué que ‘'les pays contributeurs de troupes ont donné énormément pour la Centrafrique. Les soldats ont aussi donné énormément de jour comme de nuit pour ce pays. Et il y a quelques résultats tangibles'.

 

Le général français Thierry Lion a officiellement pris le commandement le 14 avril 2014 à Bangui de la mission européenne en Centrafrique (Eufor-RCA) pour sécuriser la capitale Bangui.

Départ du commandant de l'Eufor-RCA

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 19:18

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 16/12/14 (APA) - L’ambassadeur de France en poste à Bangui, Charles Malinas a refusé mardi de réceptionner les travaux de réhabilitation de la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ) chiffré à environ 17 millions de FCFA à cause du non-respect de cahier de charge par l’entrepreneur, Le Groupe Kwa Kwè Kwa ou le G3K.

 

Le diplomate a exigé une contre évaluation des travaux par ses services techniques avant tout engagement de la France de remettre le bâtiment réhabilité aux autorités compétentes.

 

‘'Il se trouvait que l'ambassadeur qui est arrivé, a procédé d'abord à une vérification. Il était un peu mécontent de quelques aspects liés à la qualité de la prestation. Maintenant, le bailleur souhaite faire une contre vérification par un bureau qu'elle va engager.

 

Donc, on attend la suite de cette contradiction pour relever les points de faiblesse à corriger ou à régler'', a indiqué à la presse le chef de projet ‘'Théophile'' par intérim de l'Institut Panos Europe, Théophile Momokoama.

 

Exprimant sa surprise, il a précisé qu''un bureau d'étude indépendant et de contrôle-suivi a pourtant attesté les travaux prestés par le G3K par rapport au cahier de charge''.

 

Comme il en est ainsi, ‘'nous allons, a-t-il relevé, reprendre contact avec le comité de gestion de la MPJ et le service de coopération de l'ambassade pour voir comment procéder aux derniers réglages avant de reprogrammer l'inauguration du bâtiment''.

 

‘'Il y a eu un report'', a confirmé pour sa part le ministre de la communication, Victor Waké, présent sur les lieux où devrait se dérouler l'inauguration de la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ).

 

 

NDLR : Il n'y a rien d'étonnant avec les marchés attribués aux entreprises de BTP centrafricaines et le non respect des cahiers de charge qui est leur marque de fabrique. C'est souvent ainsi quel'état centrafricain lui-même se fait avoir. Certaines de ces entreprises bouffent souvent l'argent et n'exécutent même pas les travaux, c'est bien connu. Pour une fois, elles ont chaud avec cet ambassadeur qui n'entend pas se faire marcher sur les pieds. C'est honteux !

RCA : l'ambassade de France refuse de réceptionner la Maison de la presse

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 19:14

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 16/12/14 (APA) - Le ministre gabonais de la Défense, Ernest Bertin Mpouho, arrivé mardi à Bangui, a été reçu peu après par la cheffe de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza, avec qui il a notamment évoqué la mise sur pied d’une force de réaction rapide dans la sous-région de l’Afrique centrale.

 

Selon la présidence, l'entretien de deux personnalités a porté sur la création d'une force de réaction rapide, objet principal du message relatif à la question sécuritaire en Afrique et en particulier dans la sous-région ainsi que les relations de coopération bilatérale entre le Gabon et la République Centrafricaine (RCA).

 

‘'Le président Ali Bongo Odimba voudrait associer ses collègues et pairs de la sous-région à la réflexion concernant la mise en place d'une force de réaction rapide avec la constitution d'un régiment des forces spéciales'', a confié à la presse le ministre Ernest Bertin Mpouho.

 

D'après l'émissaire gabonais, la force de réaction rapide est la mesure par laquelle la sous-région pourrait réagir avant de faire appel aux forces internationales.

 

‘'Le bataillon gabonais sera toujours présent en Centrafrique à travers la Minusca pour honorer les liens séculiers entre les deux pays et respecter l'engagement pris par le président gabonais'', a-t-il dit, se félicitant de la coopération bilatérale entre la RCA et le Gabon.

Bangui et Libreville évoquent la création d'une force de réaction rapide en Afrique centrale

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 19:13

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-12-16 15:56:32 Une délégation du Haut Conseil de communication de transition (HCCT) conduite par son président, José Richard Pouambi, s’est envolée ce mardi à destination de Brazzaville pour une visite de travail et d’échange d’expériences de dix jours.


Selon une source officielle, la délégation rencontrera le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, et reprendra langue avec l'autorité de régulation des médias du Congo.


‘'Nous voulons aller partager l'expérience congolaise et voir comment cette institution avait géré les médias et accompagné le processus de paix qui a conduit le président Sassou au pouvoir'', a expliqué le président José Richard Pouambi, au sujet des mobiles de cette visite de travail qui s'inscrit dans la cadre de partage d'expériences.


‘'En 1996 quand le Congo a connu la crise comme la RCA, ce sont les médias qui ont travaillé d'arrache-pied pour faire asseoir la base de la réconciliation nationale et la cohésion sociale'',a-t-il rappelé.


A en croire M. Pouambi, la presse centrafricaine sera au centre de toutes les rencontres de Brazzaville.


‘'Il s'agira de passer des communications sur le HCCT, les médias en Centrafrique et surtout sur le comportement du journaliste centrafricain'', a-t-il fait remarquer, justifiant ainsi la durée de la mission.


La délégation est composée, outre le président, du vice-président Tita Samba Solet, de la rapporteur générale Françoise Koningue et du président de la commission presse publique et privée, Blondel Songuel.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=812297#sthash.uFHkFsov.dpuf

 

 

Une délégation du HCCT centrafricain en visite au Congo

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 19:11

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mardi 16 décembre 2014 12:52

 

Les maires de Centrafrique et d'autres homologues de l'Association internationale des maires francophones (AIMF) sont réunis depuis lundi à Bangui pour des échanges sur la situation dans le pays.


Lors de leur séjour, les maires étrangers pourront également aller à la rencontre des Centrafricains dont plusieurs milliers sont des déplacés internes dans leur propre pays.

En procédant à l'ouverture des échanges, la présidente de transition Catherine Samba-Panza a souligné le rôle que doivent jouer les autorités administratives dans le retour à la paix en Centrafrique.


« Les préfets et les délégation spéciales ont un rôle extrêmement important à jouer dans ce processus. Il y a bien entendu les autorités religieuses et traditionnelles », a-t-elle dit.


Pour sa part, le député-maire de Brazzaville (Congo), Hugues Gweolondele, a exhorté les Centrafricains à transcender leurs différences. « Ce qui vous unit est plus fort que ce qui vous divise. C'est ce message de paix et de solidarité que je suis venu vous transmettre », a-t-il déclaré, en sa qualité de vice-président de l'AIMF.

De son côté, Hyacinthe Wodobodé, présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui, a souligné que les jeunes et les femmes restaient les principales victimes de la crise centrafricaine. « Les jeunes sont les premiers manipulés et envoyés à la boucherie. Le second groupe, ce sont les femmes qui ont été les plus grandes victimes de la barbarie qui a secoué notre pays », a-t-elle déploré.

Prenant également la parole, le maire de Dakar (Sénégal) Kalifha Sall, a rappelé que les autorités locales « sont les premiers interlocuteurs des populations ». « Les autorités locales sont les premières autorités légitimes dans nos Etats », a-t-il insisté.


Mardi, les participants devaient se retrouver en ateliers de discussions sur trois sujets : la paix, le retour des personnes déplacées internes et la relance des activités de développement économique.


L'agenda de la délégation de l'AIMF prévoit, en marge des travaux, des visites de terrain sur certains sites de déplacés internes et des remises des kits scolaires dans deux établissements de la capitale centrafricaine.

Les maires francophones au chevet de la Centrafrique

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 02:27

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

                                                          

La « Convention Républicaine pour le Progrès Social » (CRPS) porte à la connaissance de la communauté nationale et internationale qu’elle avait organisé le 13 décembre 2014 sa rentrée politique à l’hôtel Ledger et ensuite à son siège au quartier Fouh, avenue de l’indépendance.

 

            Pendant la cérémonie audit quartier, des militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA) notoirement connus comme étant des anti-balaka avaient cerné le siège et avaient commencé à tirer à l’arme automatique, obligeant les militants à quitter les lieux. Ils avaient fait irruption dans le siège pour se livrer au pillage des biens s’y trouvant. Ils avaient commis des sévices sur les militants en les rouant de coups, en déchirant les tee-shirts du parti qu’ils portaient et en emportant leurs téléphones portables, leur argent et leurs chaussures. Certaines militantes se sont retrouvées avec leurs soutien-gorge exposées pour rentrer à la maison.

 

            Ces militaires étant identifiés, la hiérarchie militaire a été saisie pour les mesures administratives qui s’imposent en pareilles circonstances.

 

            Le parti  a également déposé plainte afin que les auteurs de ces faits pénalement répréhensibles répondent de leurs actes devant la justice.

 

            La CRPS condamne avec la dernière vigueur ces actes de barbarie qui ne sauraient restés impunis.

 

            Elle reste plus que déterminée à poursuivre sa lutte pour le retour de la paix dans notre pays et pour la sauvegarde des valeurs de justice et de démocratie

 

                                                                       Bangui le 15 décembre 2014

 

                                                                       Le Président du Directoire Politique Provisoire

 

 

                                                                       Me Nicolas TIANGAYE

Le parti de Me Nicolas Tiangaye condamne l'attaque armée des anti-balakas contre la CRPS et saisit la justice

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 02:12

 

 

Par RFI, TV5 et le Monde dimanche 14 décembre 2014

 

Jean-Yves Le Drian répond aux questions de Philippe Dessaint de TV5 Monde, de Sophie Malibeaux de RFI et de Nathalie Guibert du journal Le Monde.

 

Extraits des principales réponses du ministre Jean Yves Le Drian à propos de la RCA

 

« Si nous n’étions pas intervenus, il y aurait eu une grave catastrophe humanitaire et Boko Haram allait faire la jonction entre les différentes composantes terroristes. Le Centrafrique serait devenu un hub pour le terrorisme. Je suis allé huit fois en un an à Bangui. La transition politique va maintenant se dérouler dans un cadre nouveau. L’UE va rapidement annoncer un dispositif de reformation de l’armée centrafricaine."

 

Il y a processus qui est en cours là aussi, il y a le forum de Bangui qui doit se tenir au mois de février et je souhaite qu’il se tienne dans ce calendrier-là, et puis par ailleurs je constate que les groupes sont en train de s’organiser dans la perspective de l’élection présidentielle qui doit se tenir au mieux à l’été 2015. Donc il faut maintenant rentrer dans ce processus. La France a fait son travail. Les Nations Unies ont fait leur travail. Maintenant ce sont les Centrafricains qui doivent faire leur travail ».

 

Il y a maintenant 8500 militaires des Nations Unies à l’heure où je vous parle. Ils vont être bientôt 12000. Ils vont faire leur travail de sécurisation. Du coup la force Sangaris n’a plus ce travail à faire donc on va la réduire de 500 soldats. La mission de la force Sangaris va changer. Elle n’a plus à faire le travail de sécurisation mais elle servira pour une mission d’appui et une force d’intervention rapide. »

Invité de "Internationales" sur RFI, TV5 et Le Monde : Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 00:56

 

 

 

French.china.org.cn 16-12-2014

 

Le gouvernement du Tchad et la Banque mondiale ont signé, lundi à N'Djamena, un accord pour le financement d'un projet d'urgence en réponse à la crise alimentaire et de l'élevage que subissent les retournés et refugiés de la République centrafricaine (RCA).

 

D'un montant de 18 millions USD, cet accord vise à accroître l' offre des denrées alimentaires et améliorer l'accès à ces produits afin de renforcer les capacités de production dans le secteur de l' élevage au profit des cibles touchés par les conflits en RCA voisine qui se sont retrouvés sur le territoire tchadien.

 

"Ce plan développe une intervention urgente afin de fournir une assistance rapide et coordonnée aux retournés et refugiés de la RCA, aux populations hôtes, ainsi qu'aux ressortissants de pays tiers", a déclaré Mme Mariam Mahamat Nour, ministre tchadien du Plan et de la Coopération internationale.

 

Selon Paul Numba Um, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad, le Mali, le Niger et la RCA, la signature de l'accord de financement s'inscrit dans la droite ligne des engagements pris par son institution, le 20 juin 2014 à Paris, pour soutenir les efforts du gouvernement tchadien afin d' améliorer les conditions de vie des couches sociales les plus vulnérables.

 

Depuis décembre 2013, le Tchad a accueilli sur son territoire près de 150.000 personnes de nationalité tchadienne et étrangère. Ces personnes, pour la plupart des éleveurs, sont arrivées avec leur bétail estimé à plus de 2 millions de têtes qui sont aujourd'hui exposées aux risques d'épizootie et de conflits liés à la gestion des ressources naturelles que sont l'eau et les pâturages.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Tchad : la Banque mondiale accorde 18 millions USD en faveur des retournés et refugiés de la Centrafrique

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 00:16

 

 

 

Par RFI 14-12-2014 à 22:04

 

Les autorités judiciaires centrafricaines affirment que le mercenaire belgo-congolais François Toussaint a été extradé ce week-end vers la Belgique, où il a été condamné en janvier dernier pour meurtre. François Toussaint était en détention à la prison centrale de Ngaragba à Bangui depuis son arrestation en juillet dernier pour sa participation aux activités d'un groupe armé.

 

Les experts de l'ONU le décrivent comme « le premier mercenaire occidental connu » dans le conflit en République centrafricaine. Quand ils l'avaient rencontré sur le terrain, François Toussaint leur avait expliqué qu'il avait formé et conseillé les combattants d'un groupe armé du nord-ouest, Révolution et justice entre novembre 2013 et février 2014. Puis il avait quitté le mouvement en raison d'un différend avec son chef, Armel Sayo.

 

La vie de François Toussaint est entourée d'un certain mystère. D'autant plus épais que l'homme est un menteur expérimenté. Mais il a laissé derrière lui des indices. Il avait raconté à ses compagnons avoir fait de la prison en République démocratique du Congo. Et révélé ses deux autres noms : Kalonda Omanyama.

 

Lors du procès qui a eu lieu en Belgique en janvier 2014 en son absence, pour une affaire de meurtre, la cour d'assises de Liège a tenté de reconstituer son parcours. Elle a exhumé le nom d'un mouvement congolais, le R11, qu'il aurait contribué à mettre en place. Et évoqué son arrestation, en janvier 2009, dans l'est de la RDC, dans le Sud-Kivu, alors qu'il était suspecté de chercher à organiser différentes factions Maï-Maï.

 

La justice belge l'a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Mais c'est pour sa participation à un groupe armé qu'il avait été arrêté par la force africaine Misca en juillet dernier à Bouar avant d'être transféré à Bangui.

 

Selon le procureur de la République centrafricain, trois enquêteurs belges sont venus préparer la procédure d'extradition qui a conduit au départ ce samedi vers la Belgique de François Toussaint.

 

 

NDLR : « …c'est pour sa participation à un groupe armé qu'il avait été arrêté par la force africaine Misca en juillet dernier à Bouar avant d'être transféré à Bangui. » Le groupe armé en question est le mouvement « Révolution-Justice » d’Armel Sayo qui lui n’est pas arrêté mais plus grave, est devenu ministre dans le gouvernement de transition ! Il n’y a qu’en Centrafrique que de telles aberrations sont possibles.

Info RFI : le mercenaire François Toussaint extradé en Belgique
Info RFI : le mercenaire François Toussaint extradé en Belgique

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