Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 20:43
Christophe Raineteau : visage contemporain du mercenariat français en Afrique

 

Lu pour vous

 

https://www.agoravox.fr par Patrice Bravo mardi 15 octobre 2019

 

La France, en tant qu’Etat ayant une longue histoire coloniale et néocoloniale, dont une large partie en Afrique, est aussi connue pour ses tristement célèbres mercenaires, ayant opéré durant de longues années sur le continent africain, notamment dans le cadre du système communément appelé « Françafrique ».

Le plus connu d’entre eux est certainement Bob Denard, dont les activités au service du néocolonialisme de son pays s’étendirent à nombre de pays africains : Congo, Nigéria, Bénin, Gabon, Angola ou encore les Comores. Décédé en 2007, sa mort pour de nombreux observateurs signifiait une sorte de fin d’une longue page de mercenariat français en Afrique. Mais ce fut loin d’être le cas. Dans le refus d’accepter le respect de la souveraineté de ses anciennes colonies, Paris a aujourd’hui de nouveaux personnages sur qui il peut miser. L’un de ces mercenaires contemporains n’est autre qu’un certain Christophe Raineteau, surnommé Alpha.

Actif dans plusieurs pays africains, c’est en République centrafricaine que ses activités de déstabilisation feront particulièrement parler de lui, au point que Bangui accusera ledit citoyen français de terrorisme et lancera un mandat d’arrêt à son encontre, ainsi que de son compatriote Bernard Cousin.

Déjà fin mai 2018, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, dans un entretien à la chaine de télévision France 24, a fait mention de ces deux citoyens français en qualité de déstabilisateurs de son pays : « ils manipulent certains hommes politiques, des groupes armés et une partie de la société civile en Afrique centrale dans le seul but de déstabiliser le gouvernement démocratique de Bangui » https://youtu.be/jTQF42IIKVA

Les tentatives de déstabilisation françaises contre la Centrafrique, via notamment ces mercenaires, ne sont pas anodines. La RCA, longtemps considérée comme la chasse gardée de Paris, est rentrée depuis les dernières années en alliance avec la Russie, dont les instructeurs participent à la formation des Forces armées centrafricaines (FACA), sans oublier plusieurs projets bilatéraux en cours de développement entre les deux pays, sur une base légale et conformément à la souveraineté des deux nations.

Il n’est donc aucunement surprenant qu’un Raineteau soit utilisé par des cercles obscurs de l’Elysée dans des opérations visant à déstabiliser un Etat africain qui assume de plus en plus sa souveraineté, y compris dans le choix de ses partenaires extérieurs. Et ce malgré le fait que le président centrafricain Touadéra est connu pour être un intellectuel qui s’est fixé le ferme objectif d’apporter la paix et le développement pour son pays, après des années de chaos et d’affrontements, notamment inter-religieux. Et malgré aussi le fait d’avoir été élu dans un cadre démocratique. Mais peu importe la démocratie et la volonté réelle de sortir son pays des années sombres récentes, Paris et ses hommes de main n’ont que faire de la souveraineté de cet Etat.

A noter qu’un mandat d’arrêt a été émis par la RCA à l’encontre de ces deux personnages en décembre dernier, sur la base de dix paragraphes d’accusation, parmi lesquels les actes de terrorisme, les meurtres et la destruction de la sécurité intérieure de l’Etat. Christophe Raineteau se trouvant de passage au Madagascar sera même arrêté par les autorités malgaches en vue d’une extradition vers la Centrafrique pour y être jugé, mais sous pression des autorités françaises fut relâché et a pu regagner la métropole, au grand dam des autorités centrafricaines https://www.nofi.media/2019/03/christophe-raineteau-2/63723

Evidemment, Raineteau nie les accusations qui sont portées à son encontre depuis Bangui. Il se présente lui-même comme un « aventurier humaniste », et dont les activités sont avant tout liées au « consulting de géopolitique africaine » pour des entreprises clientes. Quoi qu’il en soit et malgré la poursuite vraisemblable de ses activités dans nombre de pays africains, il n’est pas prêt à remettre les pieds sur le sol centrafricain.

L’histoire de ce mercenaire français est en réalité bien plus qu’une nouvelle page de mercenariat occidental en Afrique. Elle est surtout l’image d’une politique qui prétend parler au nom des valeurs dites « universelles » et de promotion de la « démocratie », mais avec comme fond un néocolonialisme aujourd’hui pratiquement impossible à voiler. Qu’un chef d’Etat d’un pays souverain soit élu démocratiquement et ayant pour objectif de changer radicalement les choses, d’y apporter la paix, la sécurité et le développement – tout cela préoccupe bien peu l’Elysée, et plus généralement les élites politiques occidentales. Les objectifs de ces derniers restent les mêmes et ne sont pas prêts de changer : maintenir le contrôle des anciennes colonies sous le diktat politique, armé et économique, sans oublier le contrôle des ressources naturelles des pays en question. Et peu importe si pour cela il faille maintenir la souffrance des populations locales, qui à défaut d’être massacrés, n’auront d’autre choix que de prendre la voie de l’immigration. « L’humanisme » libéral-occidental dans toute sa splendeur.

Mikhail Gamandiy-Egorov

 

Source : http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=1178  

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 20:36
Centrafrique: affrontements entre deux groupes armés dans le nord-est
Centrafrique: affrontements entre deux groupes armés dans le nord-est

 

Lu pour vous

 

http://sahel-intelligence.com 15 octobre 2019 Samuel Benshimon

 

De nouveaux affrontements entre groupes armés ont éclaté lundi dans la localité centrafricaine d’Am Dafock, à 66 kilomètres à l’est de la ville de Birao (extrême nord-est), près de la frontière avec le Soudan, selon des sources locales.

Selon les premières données, les deux parties sont d’un côté des activistes du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) d’Abakar Sabone, et de l’autre ceux du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam.

Aucun bilan n’a été établi pour des raisons sécuritaires.

Les deux groupes armés sont tous les deux signataires de l’Accord de paix longuement négocié à Khartoum et ratifié à Bangui le 6 février dernier. Les affrontements qui avaient éclaté à Am Dafock en juillet dernier s’étaient transposés au centre de Birao à l’ouest, ont fait plus de 16.000 de personnes déplacées.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 20:28
COMMUNIQUE DE PRESSE MINUSCA

 

 

 

La MINUSCA remet des ex-combattants du FPRC à la justice et met en garde contre toute attaque contre son personnel

 

Bangui, le 15 octobre 2019 – Dans le cadre des efforts pour la normalisation de la situation sécuritaire à Birao, préfecture de la Vakaga (nord-est de la RCA) et conformément à son mandat de protection des civils, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a coordonné, le lundi 14 octobre, le départ de la ville de 14 ex-combattants désarmés du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), dont huit étaient impliqués dans les combats des 1er, 2 et 14 septembre  2019 contre le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ).

 

Sur les 14 ex-combattants, six ont été relocalisés à Bria tandis que les huit autres, suspectés dans le cadre des enquêtes en cours, ont été remis aux autorités judiciaires centrafricaines, suite à une requête du Procureur adressée à la MINUSCA. La MINUSCA veillera, dans le cadre de son mandat, au traitement équitable et au respect des droits des personnes arrêtées à la suite des affrontements intervenus à Birao. La Mission veillera, en outre, à ce que l’action judiciaire dans le cadre de la lutte contre l’impunité, tienne compte de tous les crimes commis à Birao et s’étende tous les suspects identifiés, quel que soit le camp auquel ils appartiennent.

 

La réponse de la MINUSCA qui s’inscrit dans la mise en œuvre de son mandat de coopérer avec la justice centrafricaine a suscité des menaces inacceptables du FPRC contre la Mission. La MINUSCA condamne fermement ces menaces et met en garde contre toute tentative de s’en prendre à son personnel et ses biens ou aux acteurs et organisations humanitaires. Outre le FPRC, la MINUSCA condamne et met en garde tous ceux qui menacent la Mission ou propagent des messages d’incitation à la violence.

 

Par ailleurs, la MINUSCA dénonce fermement la reprise des hostilités par le MLCJ et le FPRC à Am Dafok, qui constituent une nouvelle violation de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA) par certains signataires, ainsi que les menaces et les conséquences sur les populations civiles. Elle exhorte les groupes armés signataires à éviter de poser des actes qui pourraient davantage fragiliser la quiétude des populations et à régler leur différend par la voie du dialogue, conformément aux dispositions prévues par l’Accord. La MINUSCA réitère par ailleurs sa détermination à prendre toute mesure utile pour protéger les populations civiles et son mandat. Dès l’éclatement des incidents à Am Dafock, la MINUSCA a survolé la zone et a renforcé ses mesures sécuritaires à Birao pour prévenir des violences.

 

La MINUSCA appelle enfin le FPRC, le MLCJ et toutes les autres parties impliquées dans les combats en cours depuis début septembre et/ou les instigateurs de la violence intercommunautaire à cesser immédiatement les hostilités et autres actes d’incitation à la violence pour s’inscrire dans le processus de dialogue et de règlement pacifique de leurs différents initiés sous les auspices du Gouvernement, des garants et des facilitateurs.

 

La MINUSCA continuera d’exercer ses bons offices politiques en appui à la mise en œuvre de l’Accord de paix.

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 (also WhatsApp) - 72259932 | Extension : (173) 5545/5506 | Tetra : 10874

E-mail: monteiro6@un.org | Skype : Vladimir.Monteiro4 | Twitter : @MonteVlad

https:// minusca.unmissions.org

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 13:05
RCA : Le tronçon Baoro-Berbérati un vrai calvaire pour les usagers

 

 

https://www.radiondekeluka.org lundi 14 octobre 2019 14:43

 

L’axe Baoro-Berberati distant de plus de 200 km se trouve dans un état de dégradation très avancée. Rouler sur cette route est un calvaire. Les commerçants, les propriétaires de véhicules et autres usagers de cette voie se plaignent et appellent le gouvernement à l’aide. 

Pour 200 km, il faut passer au moins 6 à 7 heures avec un véhicule 4x4 tout terrain. Les bus et autres voitures qui empruntent cette voie prennent des risques. De Baoro à Carnot en passant par Nandobo et Batouri pour arriver à Berbérati, la route est presque impraticable.

Pour illustration, le cortège gouvernemental qui se rendait à Berbérati par cet axe, pour le lancement des travaux de fibres optiques jeudi 03 octobre 2019, s’est embourbé à plusieurs endroits. On retrouve de la boue, du sable, des grands nids de poule sur le tronçon.

"La dégradation de cette route nous pénalise. Si l'Office National du Matériel peut nous aider à l'arranger, la circulation peut redevenir fluide et les marchandises seront achetées par les voyageurs", a souhaité un habitant rencontré par le reporter de Radio Ndeke Luka dans un village sur ce tronçon.

Face à cette situation, les riverains de l'axe demandent au gouvernement de le réhabiliter. "Je demande au gouvernement de penser à cette route pour nous permettre de faire le commerce afin de développer la ville de Berbérati", a plaidé Joachim, un opérateur économique de la localité.

Même sur le goudron, la route est également dégradée à plusieurs endroits. A Boyali (Ombella-M'Poko), village situé à 120 km de Bangui après la ville de Boali, un groupe de jeunes s’est organisé pour colmater provisoirement les trous.

Parti de Bangui jeudi 3 octobre 2019 à 7h 20 mn, la mission de Radio Ndeke Luka est arrivée à Berbérati à 21h 30mn. Aujourd’hui, l’axe appelé 4ème parallèle, reliant Mbaïki à Boda (Lobaye) pour aller à Berberati ou Nola (Mambéré Kadéï) est en voie de disparition. Les pluies qui se sont abattues ont accentué la dégradation de cette route.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 12:51
Cinéma : "Camille", le destin tragique d'une photographe

 

Lu pour vous


https://www.francetvinfo.fr France 3France Télévisions le 14/10/2019 | 19:56

 

Le film Camille, en salle mercredi 16 octobre, retrace la vie de Camille Lepage, photoreporter décédée lors d'un reportage en Centrafrique.

 

C'est l'histoire de Camille Lepage, une photoreporter de 26 ans tuée alors qu'elle couvrait la guerre civile en Centrafrique. Le film Camille, qui sort en salle mercredi 16 octobre, raconte ainsi le destin de cette jeune femme pas comme les autres. Elle avait eu très jeune une passion pour l'engagement, et sa mère a vite respecté cette envie d'aller dans des endroits parfois dangereux. "Camille était adulte. Elle y serait allée de toute façon", raconte Maryvonne Lepage.

Immergée parmi ceux qu'elle photographie

"Elle avait besoin de notre accord à nous, les très proches, et de vivre sa vie", explique-t-elle. Camille Lepage avait une façon bien à elle de s'immerger au côté de ceux qu'elle photographiait. "Je pense que tous les photographes de guerre apprennent à prendre de la distance entre eux et ce qu'ils photographient", indique Boris Lojkine, le réalisateur. "Ce que je trouve magnifique chez Camille, c'est qu'elle est incapable de faire ça", ajoute-t-il.

 

 

Nina Meurisse : "Incarner la photographe Camille Lepage, l’une des expériences les plus fortes de ma vie"

 

http://madame.lefigaro.fr Marilyne Letertre |  Le 15 octobre 2019

 

Boris Lojkine consacre un film à Camille Lepage, photojournaliste tuée à 26 ans en Centre Afrique en 2014. Entretien avec celle qui l'incarne, l'actrice Nina Meurisse. À découvrir en salles à partir du mercredi 16 octobre.

Elle s’appelait Camille Lepage, était photojournaliste et a été tuée à 26 ans alors qu’elle suivait la jeunesse armée d’une République centrafricaine en guerre en 2014. Boris Lojkine lui consacre un long-métrage dans lequel l’intelligence de l’écriture n’a d’égale que celle du jeu de Nina Meurisse. «J’avais une énorme pression : je ne voulais pas trahir Camille, sa famille et ses amis.» Pendant deux mois, la comédienne fait un stage auprès des photographes de l’AFP et rencontre l’agent de Camille, ses amis et sa mère avant de partir en Centrafrique pour un tournage éprouvant, physiquement et humainement. Son investissement et le bouleversement provoqué par le rôle et l’expérience sont palpables à l’écran : l’actrice est bluffante, son évolution subtile et délicate, à l’image de ce récit d’apprentissage exemplaire qui échappe au portrait trop réducteur d’une héroïne Bigger Than Life.

 

Cinéma : "Camille", le destin tragique d'une photographe
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 12:20
Nouvelles nationales sur RFI
Nouvelles nationales sur RFI
Nouvelles nationales sur RFI

 

Centrafrique: le FPRC perd une troisième ville dans l'extrême nord-est du pays

 

Par RFI Publié le 15-10-2019 Modifié le 15-10-2019 à 04:05

 

En Centrafrique, après Birao et Pissi, deux villes de la préfecture de Vakaga dans l'extrême nord-est du pays, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique de Nourredine Adam a été chassé lundi matin de la petite localité de Am-Dafock, située à la frontière avec le Soudan, à une soixantaine de kilomètres de Birao.

Le FPRC a cédé à la suite d'une offensive lancée par un autre groupe armé, le MLCJ, du ministre délégué chargé justement des Groupes armés, Gilbert Toumou Déa. L'offensive du MLCJ, le Mouvement des libérateurs centrafricains, a débuté vers 4h30 du matin et a duré d'une à trois heures selon les sources. Les près de 3 000 habitants de Am-Dafock avaient été prévenus de l'imminence de cette attaque, ils ont fui dès dimanche vers le Soudan voisin.

« Djandjawides soudanais et des rebelles tchadiens… »

Pour le porte-parole du FPRC, Siddick Ali, leurs combattants qui tenaient la ville ont été attaqués par une coalition regroupant des combattants du MLCJ, ceux d'un nouveau groupe armé le PRNC créé récemment, ainsi que « des Djandjawides soudanais et des rebelles tchadiens ». « Ils ont été attaqués sur deux fronts et ont dû battre en retraite », a expliqué Siddick Ali.

« Faux ! » a réagi de son côté le chef du MLCJ et ministre en charge des Groupes armés. Il parle d'une « offensive de ses combattants et de jeunes membres de la communauté Kara ».

La Minusca n’a pas réagi

Gilbert Toumou Déa assure que « la situation dans les trois villes de Birao, Pissi et Am-Dasock est sous contrôle » et appelle le gouvernement centrafricain à redéployer « des forces de défense et de sécurité dans l'immédiat pour sécuriser définitivement ces zones récupérées par ses forces ».

Le FPRC de son côté a lancé un avertissement après ce qu'il qualifie de « nouvelle violation de l'accord de paix de Khartoum, sans que ses garants ne réagissent ». « Nous ne serons pas responsables des conséquences que cela va entraîner », a menacé son porte-parole Siddick Ali.

La Minusca ne veut pas réagir pour l'instant, mais elle annonce avoir renforcé les patrouilles à Birao et avoir survolé la zone de Am-Dafock.

 

 

Rwanda: première visite officielle de Paul Kagame en Centrafrique

 

Par RFI Publié le 15-10-2019 Modifié le 15-10-2019 à 01:09

 

Le président Rwandais sera à Bangui ce mardi 15 octobre où il doit s’entretenir avec son homologue centrafricain. C’est la première visite officielle de Paul Kagame en République Centrafricaine depuis l’élection de Faustin Archange Touadéra en 2016, même si les deux chefs d’États se sont déjà rencontrés à plusieurs reprises.

Au programme de cette visite, la signature de plusieurs accords bilatéraux. Du côté du gouvernement rwandais, on évoque des accords dans le secteur économique et dans le secteur minier, ainsi qu’un renforcement de la coopération militaire, même si des discussions étaient encore en cours lundi.

Paul Kagame sera en tout cas accompagné, entre autres, de sa ministre du Commerce, du directeur du Comité rwandais des mines du pétrole et du gaz, du chef d’état-major de l’armée et de représentants de diverses entreprises, assure une source gouvernementale.

Troisième contingent le plus important de la Minusca

Objectif de la visite: le renforcement des relations bilatérales. Les deux chefs d’État devraient également lancer une commission conjointe mixte, qui prévoit des rencontres régulières entre des délégués des deux pays.

Le Rwanda est déjà un partenaire stratégique important de la République centrafricaine. Le contingent rwandais étant le troisième contingent le plus important au sein de la Minusca, avec plus de 1 300 militaires et policiers.

Avec cette visite, Kigali semble poursuivre une stratégie d’ouverture vers les pays d’Afrique francophone après s’être longtemps concentré sur l’Afrique de l’Est. Il y a trois ans, le Rwanda a réintégré la Communauté Économique des États d’Afrique Centrale, qu’il avait quitté en 2007.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 22:47

 

Lu pour vous 

 

5e contingent camerounais de la Minusca – Le MINDEF promet des sanctions contre les “détourneurs“ des primes du reste de la troupe

 

  par Pascal Ango'o 

 

Le ministre délégué à la Présidence de la République chargé de la Défense (Mindef) a évoqué l’affaire des primes des troupes camerounaises en Centrafrique détourné par certains responsables.

 

Joseph Beti Assoma s’exprimait lors de la restitution de l’étendard et la remise de 157 véhicules aux États-majors. En effet, la Cour d’honneur de la base aérienne 101 a abrité le 10 octobre une cérémonie de prises d’armes.

Elle avait pour objet a restitution des étendards par le 5e contingent camerounais montant de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca).

Ainsi le Mindef a promis des sanctions contre les responsables de ce détournement. En effet, il y a quelques semaines, lors de la remise des étendards au 6e contingent, Joseph Beti Assoma avait exhorté les troupes à faire preuve de discipline. Il leur avait prescrit aussi la transparence.

Il avait d’ailleurs évoqué les écarts observés au niveau des chefs du 5e contingent. Le ministre avait mis en garde contre les atteintes aux droits des soldats. Aussi, il avait alerté sur la distraction du matériel et les abus sexuels.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 21:25
Le dernier voyage de Camille Lepage
Le dernier voyage de Camille Lepage
Le dernier voyage de Camille Lepage
Le dernier voyage de Camille Lepage

 

Lu pour vous

 

https://www.nouvelobs.com 13 oct 2019 

 

« Camille », de Boris Lojkine (en salles le 16 octobre), retrace les derniers mois de la photoreporter Camille Lepage, cinq ans après son assassinat en Centrafrique. Le 22 septembre, le film était projeté, en avant-première, à Bangui. « L’Obs » y était.

 

Sur l’écran, un type brandit un énorme parpaing. C’est pour fracasser la tête d’un malheureux qui, une minute plus tôt, poussait des hurlements déchirants : « Je ne suis pas un musulman, je suis un Centrafricain. » Dans l’assistance fusent des cris d’effroi et des applaudissements. Des rires, aussi. Une famille se faufile dans la pénombre pour quitter les lieux. Une famille de musulmans, qui s’est soudain sentie mal devant cette scène de lynchage.

Bienvenue à Bangui, qu’on surnommait autrefois Bangui la Coquette, où les massacres, les pillages, les viols commis tout au long de l’année 2013 par les soudards plus ou moins musulmans de la Seleka ont laissé des traces terribles dans toutes les mémoires.

Bienvenue dans un pays meurtri, où les massacres, les pillages, les viols commis en représailles par des milices anti-balaka plus ou moins chrétiennes ont été sans pitié pour la Seleka et les citoyens soupçonnés de la soutenir.

Bienvenue en République centrafricaine, où la photoreporter Camille Lepage a trouvé la mort le 12 mai 2014, dans une embuscade, alors qu’elle accompagnait en brousse un gang anti-balaka couvert de grigris. Elle avait 26 ans.

Sous les étoiles

Le cinéma peut-il adoucir les mœurs ? Offrir une catharsis à des personnes qui ne vont jamais au cinéma, puisque celui qui se trouvait à Bangui « vers le kilomètre 5 » a été détruit pendant ce qu’on appelle pudiquement « les événements » ? Peut-il susciter de l’empathie pour le sort d’une jeune Française dans un pays où, résume un Centrafricain, « tout le monde meurt tout le temps » et où « les gens se sont entre-tués n’importe comment » ?

Il y avait de quoi se poser ce genre de questions lorsque « Camille », impeccable film de Boris Lojkine sur la tragique destinée de Camille Lepage, a été projeté en avant-première, fin septembre, sous les étoiles, devant 2 000 personnes, dans la cour de terre rouge de l’Alliance française de Bangui.

Aujourd’hui, le pays reste assez chaotique, et les rares avions d’Air France qui se posent ici stationnent juste le temps d’embarquer leurs passagers – le plein de kérosène et le nettoyage de l’appareil se font à Yaoundé, au Cameroun. Mais la situation est plus calme dans la capitale.

Sur ses avenues cabossées, les chars de la Minusca (ONU) et de l’Eufor (Force européenne) croisent les pick-up de l’armée centrafricaine, les 4x4 de Médecins sans Frontières, des minibus déglingués sur lesquels on lit « La jalousie c’est l’incapacité », des motos chargées de deux ou trois passagers, et des taxis jaunes en piteux état, pare-brise lézardés, qui proclament « Dieu vous bénisse » au niveau du pare-chocs arrière.

Rien à voir avec décembre 2013, quand Camille Lepage photographiait des cadavres mutilés le long de rues absolument désertes. Rien à voir avec janvier 2014, quand un chirurgien de MSF a vu arriver un homme qu’on avait lacéré à la machette, puis copieusement roulé dans le sable pour rendre ses plaies plus douloureuses encore.

Une atmosphère de kermesse

Tout cela semble loin, très loin. Il y a même autour des projections de « Camille » une irrésistible atmosphère de kermesse, où on discute très librement en buvant des bières Mocaf. Pourtant, chacun sait que la violence peut resurgir à tout moment, dans une ville où une grenade coûte 1 500 francs CFA (2,30 euros).

« Il y a des armes partout » est une phrase qui, dans les conversations, revient presque aussi fréquemment que « ça tire souvent au quartier PK5 » ou « il fait vraiment chaud aujourd’hui ». La Centrafrique est un pays magnifique dans un état épouvantable.

La première fois que Boris Lojkine a entendu parler de Camille Lepage, c’est quand sa mort a été annoncée, en mai 2014. Puis de nouveau en septembre, quand ses photos ont été exposées au festival Visa pour l’Image de Perpignan. Enfin, il a lu une interview où « elle disait ne pas vouloir être une journaliste de guerre, mais être proche des gens ». Ça lui a rappelé l’époque où, brillant normalien, il avait lui-même tout plaqué pour s’exiler au Vietnam, « avec une petite moto, comme Camille quand elle travaillait au Sud-Soudan, pour vivre près des habitants ».

Lojkine s’est décidé à aller voir la famille de Camille« Elle était morte depuis six mois, je ne faisais pas le fier. Mais j’ai rencontré des gens très intelligents. Maryvonne, sa mère, était très soucieuse qu’on ne dise pas que c’était une tête brûlée, et qu’on défende le photojournalisme. » Elle redoutait que sa fille se retrouve avec « un autre visage et une autre voix », mais son mari et son fils ont voté pour le projet de Lojkine, début 2015, contre celui d’une réalisatrice américaine qui avait posé d’emblée un contrat d’exclusivité sur la table.

Alors Maryvonne Lepage« ouvert son carnet d’adresses » au cinéaste de « Hope », et Lojkine a rencontré tous les proches de Camille, ceux d’Angers, ceux qui l’avaient connue au Soudan ou à Bangui, et « même ceux des journalistes qui n’étaient pas copains avec elle ». En 2016, quand il s’est rendu en Centrafrique, ce pays qu’elle a aimé jusqu’à lui donner sa vie, il a vite compris que tourner le film ailleurs n’aurait aucun sens.

Un tournage à haut risque

« C’était une situation un peu hors norme, explique Lojkine. Il n’y a aucune industrie cinématographique ici, et le pays reste fragile. Ça peut flamber très vite, un vrai risque pesait sur le tournage. Six mois avant, en mai 2018, l’attaque de l’église de Fatima a fait une vingtaine de morts, dont un prêtre. Du coup, une foule en colère a lynché deux musulmans, et Bangui est redevenue une ville morte pendant deux semaines, avec des checkpoints et des milices d’autodéfense partout. Puis, fin juillet, trois journalistes russes ont été tués – deux Français de mon équipe ont alors déclaré forfait. Si on avait été sérieux, on aurait prévu une alternative, au Cameroun ou en Côte d’Ivoire. Mais j’étais psychologiquement incapable d’envisager un plan B. »

Grâce au travail de fourmi accompli par Olivier Colin, l’énergique directeur de l’Alliance française, qui, accessoirement, propose de la choucroute à Camille dans le film, le tournage de « Camille » a pu avoir lieu à l’automne 2018. Il laisse un souvenir extraordinaire à ceux qui l’ont vécu.

Tous parlent de deux mois très intenses, pendant lesquels une petite dizaine de techniciens français ont travaillé main dans la main avec les jeunes Centrafricains que Lojkine, dans le cadre des Ateliers Varan, fondés en 1980 par Jean Rouch, forme depuis bientôt trois ans à la réalisation de films documentaires. Deux mois, pendant lesquels douze gendarmes, douze policiers et des membres de la Minusca ont su assurer la sécurité en se faisant presque oublier. Deux mois, avec 700 figurants et seconds rôles recrutés sur place parmi les gamins des rues, les motos-taxis, les commerçants, les étudiants. Des gens qui, dit l’un d’eux, ont « tous vécu bien pire que ce que montre le film ».

L’alchimie a eu lieu, ça s’imprime sur l’écran, mais ça n’a pas été si simple : « On ne trouvait personne pour jouer les Seleka et les anti-balaka, raconte par exemple Rafiki Fariala, un jovial rappeur de 22 ans qui a échappé à une tuerie de la Seleka quand il était au séminaire en 2013, a reçu trois balles d’anti-balaka lors d’une fusillade en 2016, et joue dans le film, où il a, également, officié comme assistant réalisateur. Les gens avaient peur qu’on les prenne pour de vrais miliciens, ou que des policiers utilisent un jour les images du film pour les arrêter. Moi-même, j’avais peur de jouer avec des grigris dans le quartier très sensible de Fatima, voisin du PK5. On a fait un casting à quelques mètres de la maison du chef de la Seleka, un homme très dangereux qui a fait tuer beaucoup de gens. » On sent qu’il a fallu beaucoup de patience, de pédagogie, de confiance.

 

La justesse de Nina Meurisse

Loin d’être une hagiographie univoque de son héroïne, ou un film de guerre bourré de clichés sur l’Afrique, « Camille » est un concentré d’émotions, de réalisme et d’intelligence, qui pose toutes sortes de questions sur la violence et sa médiatisation, la précarité du photoreporter indépendant, le catastrophique héritage postcolonial, et, comme dit Lojkine« la place qu’on peut prendre dans une population dont on veut être proche, et qui devient folle ».

Le Festival de Locarno ne s’y est pas trompé, qui lui a décerné son prix du public. Mais la réussite de « Camille » doit beaucoup à la révélation du film, récompensée au Festival d’Angoulême : Nina Meurisse est de tous les plans avec une justesse sidérante, et poignante. Le courage, la curiosité, la candeur, la joie, la peur, la solitude, la générosité, l’adrénaline se lisent sur son visage.

Pour préparer son rôle, elle a suivi des photographes de l’AFP pendant trois mois, lu d’innombrables témoignages sur Camille Lepage, passé six heures avec sa mère lors d’un voyage Paris-Perpignan qu’elle n’est pas près d’oublier :

« J’avais dix-sept pages de questions : sur le caractère de Camille, sa vie, ses bagues… Je trouvais ça d’une indélicatesse folle, c’était un enfer pour moi. Mais Maryvonne a été formidable. Un jour, une fois, une seule, elle m’a appelée Camille par erreur. J’étais affreusement gênée. »

La mère de Camille n’est pas la seule à avoir été bouleversée par Nina Meurisse. A Bangui, ceux qui ont connu la photoreporter ont retrouvé dans le film son franc-parler, son énergie, sa manière d’offrir des cigarettes à tout le monde parce qu’elle n’avait pas d’argent. Ombretta, une Italienne de l’ONG Emergency, se rappelle la fois où elle l’a vue débarquer à sa clinique pour donner son sang, juste avant de disparaître dans la brousse avec des anti-balaka. Guillaume, un Français qui travaillait alors pour Invisible Children, raconte, ému aux larmes, comment il l’a hébergée et emmenée « à Obo, à 1 000 kilomètres à l’est, sur la base où on s’occupait d’enfants enlevés par la Lord’s Resistance Army ».

Orphée, jeune Centrafricain qui l’a « accompagnée faire des photos quand ça tirait dans les quartiers », se souvient d’une fille qui « voulait tout le temps apprendre des mots de sango », « faisait beaucoup de blagues » et « s’inquiétait toujours de savoir si les autres étaient en danger ». Et Cédric, l’auteur d’un morceau de rap anti-Seleka qu’on entend dans le film et qui a failli lui coûter la vie, évoque, la gorge serrée, le jour où il a voulu, en vain, dire un dernier adieu à son amie lorsque son cercueil se trouvait à l’aéroport.

Le cinéma peut-il aider, comme l’espère Boris Lojkine, à « regarder la violence en face pour que ça ne se reproduise jamais » ? A la fin du film, fin septembre, dans la nuit de Bangui, beaucoup de spectateurs avaient les yeux brillants d’émotion.

 

Grégoire Leménager (envoyé spécial à Bangui)

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 14:13
Centrafrique : Paul Kagamé attendu à Bangui

 


Par Arsène-Jonathan Mosseavo - 11 Octobre 2019 modifié le 11 Octobre 2019 - 18:25


Le président Rwandais, Paul Kagame, effectuera une visite officielle à Bangui, capitale de la République Centrafricaine, le mardi 15 octobre 2019. Visite confirmée par un communiqué gouvernemental, signé par le ministre de la communication, Ange Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement centrafricain.

Une visite à plusieurs enjeux : le renforcement de la coopération diplomatique entre les deux pays – la coopération militaire pour aider la RCA à trouver une solution concertée à la crise militaro-politique et communautaire qui perdure.

Le Rwanda est toujours cité comme un modèle de réconciliation positive et active après le tristement célèbre génocide survenu dans le pays en 1994. Plusieurs missions des citoyens centrafricains (pouvoir politique – organisations de la société civile- communautés religieuses) ont eu lieu au Rwanda pour s’imprégner des stratégies mise en place par les autorités politiques Rwandaises sous l’égide de Paul Kagamé pour reconstruire le pays.

Mais le contexte du génocide rwandais est si différent de la crise centrafricaine. Chaque conflit étant un cas particulier.

Qu’à cela ne tienne, cet exemple rwandais n’est qu’un miroir. La crise centrafricaine, à l’instar de la guerre du Rwanda et le génocide conséquent, a des conséquences structurelles et conjoncturelles, liées à l’histoire sociopolitique.

La République Centrafricaine est l’un des pays du monde a servi de terre d’accueil aux réfugiés rwandais qui ont fui des violences meurtrières de 1994. Certains ont trouvé un autre pays d’accueil pour mieux vivre, d’autres sont retournés au Rwanda tandis que plusieurs sont restés en Centrafrique pour prospérer dans plusieurs domaines dont le commerce.

Des troupes rwandaises ont intégrés les casques bleus de la MINUSCA (Mission des Nations Unies en Centrafrique) dont quelques-uns assurent la sécurité du chef de l’état actuel, Faustin Archange Touadera.

La visite de Paul Kagamé le 15 octobre 2019 en Centrafrique sera l’occasion de jeter de nouvelles bases de la coopération entre la RCA et le Rwanda. Cette visite marque la toute première d’un chef d’Etat africain depuis l’accession au pouvoir du Président Faustin Archange Touadera le 30 mars 2016.

Les préparatifs sont enclenchés par la municipalité de Bangui et le ministère de l’urbanisme pour réserver un accueil chaleureux à Paul Kagame.

Paul Kagame, né le 23 octobre 1957 à Tambwe, est un homme d'État rwandais, président de la République depuis le 17 avril 2000, après avoir été vice-président et ministre de la Défense de 1994 à 2000.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 13:51
La France est ouverte à une réforme ambitieuse du franc CFA

 

 

Par RFI Publié le 12-10-2019 Modifié le 12-10-2019 à 04:30

 

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, l’a déclaré hier à Paris, à l’occasion de la réunion des ministres des Finances et des responsables des institutions économiques et monétaires des 14 pays de la zone franc. Mais, sans évoquer l’adoption prévue l’année prochaine de l’éco, la monnaie unique pour l’Afrique de l’Ouest, le ministre français a souligné qu’il revenait aux États membres de la zone franc d'en décider.

Le débat autour du franc CFA fait rage depuis la parution, il y a trois ans, d’un ouvrage collectif posant la question de savoir à qui profitait cette monnaie créée pendant la colonisation, aujourd’hui arrimée à l’euro. Les 14 pays africains qui utilisent cette monnaie doivent déposer 50% de leurs réserves de change à la Banque de France.

Face à une partie de l’opinion qui veut que ces pays coupent le cordon monétaire qui les relie à Paris, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire rétorque : « La zone franc apporte des avantages et des garanties, la stabilité, la prospérité économique. Il y a des attentes, elles se manifestent et nous les entendons. L'initiative doit venir des États membres de la zone franc. »

Faisant partie d’un ensemble économique plus vaste, les pays de la zone franc en Afrique de l’Ouest ont déjà lancé l’initiative politique de créer l’éco, une monnaie qui devrait voir le jour en juin prochain. Romuald Wadagni, ministre béninois de l’Économie et des Finances et président du conseil des ministres de l’UEMOA, l’Union économique et monétaire ouest-africaine.

« Les chefs d'État ont reconnu que l'UEMOA seraient prêts à basculer en 2020 à basculer à la monnaie éco. Mais en attendant que tout le monde soit dans l'union, le régime de change de la monnaie Cédéao est un régime de change flexible avec ciblage d'inflation, mais tant que l'ensemble des quinze pays de la Cédéao ne seront pas dans la monnaie, nous allons garder la fixité de la parité euro et CFA transformé éco. »

L'éco est aujourd'hui dans une période de gestation dont on ignore encore la durée. Du côté de la zone CFA d’Afrique centrale, aucune initiative de réforme de cette monnaie n’a été avancée jusqu’ici.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com