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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 20:07

Lu pour vous

 

Le président Issoufou Mahamadou reçoit d’anciens chefs d’Etats du Nigéria, Centrafrique, Bénin et Libéria

 

https://www.niameyetles2jours.com

 

(Niamey et les 2 jours) - Les anciens présidents du Nigéria Goodluck Jonathan, du Bénin Nicéphore Soglo, de la République Centrafricaine Catherine Samba Panza et du Libéria Amos Sawyer, ont été reçus successivement en audience ce 3 octobre 2019, par le président de la République Issouffou Mahamadou.

« J’ai pu observer les activités qu’il a menées depuis le début. En venant de l’aéroport  jusqu’ici, j’ai vu comment la ville de Niamey a changé. J’ai évoqué avec le Chef de l’État certaines questions brûlantes concernant la CEDEAO et je suis satisfait de la  manière dont il gère ces problèmes-là », a affirmé Goodluck Jonathan à sa sortie d’audience.

Nicéphore Soglo pour sa part est revenu sur la nécessité pour l’Afrique de transformer sur place ses ressources naturelles et mettre un terme au pacte colonial. Quant à Catherine Samba Panza, elle a évoqué avec le président de la République, les défis qui se posent au Niger et sa vision de la pratique démocratique notamment en matière d’alternance du pouvoir.

Rappelons que tous ces anciens dirigeants sont au Niger pour prendre part au sommet organisé par le National Democratic Institute (NDI) sur la limitation constitutionnelle des mandats présidentiels en Afrique.

 

 

Le président Issoufou attire l’attention des chefs d’Etat sur les dangers de la longévité au pouvoir

 

(Niamey et les 2 jours) - En présidant ce  2 octobre 2019 à Niamey, la cérémonie d’ouverture du sommet organisé par le National Democratic Institute (NDI), sur la limitation constitutionnelle des mandats présidentiels en Afrique, le président du Niger Issoufou Mahamadou, a insisté sur l’importance de l’alternance au pouvoir.

Sans langue de bois, le chef de l'Etat qui a lui-même solennellement annoncé de respecter la constitution qui limite à deux, le nombre de mandats au Niger, a profité de cette tribune pour mettre en garde ses pairs sur les dangers de la longévité au pouvoir.

« Les détenteurs du pouvoir sont portés à en abuser et cela se vérifie d’autant plus que leur présence au pouvoir est longue. C’est dire que l’usure du pouvoir peut conduire au despotisme, au clanisme et à l’inefficacité », a-t-il introduit. Citant l'exemple du français Louis Napoléon Bonaparte qui, ne pouvant modifier la constitution, se proclama empereur sous le nom de Napoléon III. Il a aussi cité l'exemple de Nelson Mandela, "un digne fils de l’Afrique", qui malgré les pressions, a décidé de ne faire qu’un seul mandat alors qu’il était le mieux fondé à réclamer une présidence à vie.

Pour le président nigérien, « le peuple aspire au changement de manière périodique et la limitation de mandats lui offre cette opportunité. » Car, ça renforce à long terme les institutions démocratiques, contribuent à la passation pacifique du pouvoir et favorise la croissance économique.

En Afrique, 35 pays limitent les mandats, 12 n’ont aucune limitation, six ont aboli la limitation et deux ont modifié la limitation, a-t-il souligné tout, en rappelant que la tendance est aujourd'hui à la limitation des mandats.

Ce sommet du NDI a été marqué par la présence des anciens présidents à l'instar de Catherine Samba Panza de la Centrafrique, Goodluck Jonathan du Nigéria, Nicéphore Soglo du Benin, Amos Sawyer du Libéria, Mahamane Ousmane du Niger.

SG

 

 

Troisième mandat : Quand Issoufou se "démarque" d’Alpha Condé…

 

Jeudi 03 octobre 2019 à 15:26

 

Troisième mandat

 

NIAMEY-Comment proscrire le troisième mandat en Afrique ? Alors qu’en Guinée le débat est tourné sur le principe de l’adoption d’une nouvelle constitution pouvant permettre au Président Alpha Condé de briguer un mandat de plus, au Niger l’heure est à la réflexion sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour proscrire définitivement le troisième mandat en Afrique.

Un forum d’anciens chefs d’Etat et de Gouvernement se tient à Niamey, la capitale du Niger pour plancher sur la question. Consacré au constitutionnalisme pour la consolidation de la démocratie et le transfert pacifique du pouvoir en Afrique, le forum réunit les anciens présidents Nicéphore Soglo (Benin) Good Luck Jonathan (Nigeria), Amos Sawyer (Liberia), Catherine Samba-Panza (Centrafrique). Des anciens chefs d’Etat qui ont démocratiquement quitté le pouvoir.

Présidant cette rencontre, Issoufou Mahamadou a réaffirmé son intention de ne pas briguer un troisième mandat. Conscient que le "troisième mandat" constitue le véritable obstacle de l'alternance au pouvoir sur le continent, le président en exercice de la CEDEAO a montré la voie à suivre, à ses pairs tentés par des velléités de se maintenir à la tête de leur Etat. Car selon lui, il est évident que les détenteurs du pouvoir sont portés à en abuser. Or, a-t-il averti, l’usure du pouvoir peut conduire au despotisme, au clanisme et à l’inefficacité. Mieux, le peuple aspire au changement de manière périodique et la limitation de mandats lui offre cette opportunité.

En Afrique, a développé le président du Niger, 35 pays limitent les mandats, 12 n’ont aucune limitation, six ont aboli la limitation et deux ont modifié la limitation. Mais, fait-il remarquer, la tendance aujourd’hui en Afrique est à la limitation des mandats.

Les bienfaits de la limitation des mandats…

Les limitations de mandat renforcent à long terme les institutions démocratiques et contribuent à la passation pacifique du pouvoir, explique le président en exercice de la CEDEAO. "Personne ne devient indispensable, de nouveaux dirigeants peuvent émerger", prévient-il. Les limitations de mandat garantissent l’exercice, à intervalles réguliers, d’une expression libre du peuple. Elles ont donc un caractère démocratique, souligne le dirigeant nigérien, réaffirmant qu’il respecterait scrupuleusement les dispositions de la constitution de la République du Niger.

« Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu, ce sera ma plus belle réalisation », a réitéré Issoufou Mahamadou, tandis qu’en Guinée le Président Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010, est sur la voie d’adopter une nouvelle constitution par référendum. Chose qui lui ouvrirait la voie pour briguer un mandat de plus.  

A suivre…

Diallo Boubacar 1 Pour Africaguinee.com

 

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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 19:06

 

Par RFI Publié le 02-10-2019 Modifié le 02-10-2019 à 12:07

 

La dernière session parlementaire de l'année a débuté le 1er octobre à Bangui, en Centrafrique et se terminera le 29 décembre prochain. Cette « session budgétaire » doit permettre le vote de la loi de finances mais est aussi très attendue car de nombreux projets de lois sont encore en attente.

En République centrafricaine, la rentrée parlementaire s’est faite en présence du chef du gouvernement et d’un grand nombre de ministres. Le président de l’Assemblée nationale a profité de l'occasion pour appeler le gouvernement à une meilleure gouvernance dans la gestion financière notamment sur la question des marchés publics.

« J’ai attiré l’attention pour que le gouvernement et le chef de gouvernement en particulier veille à ce que les hommes d’Etat s’occupent de la fonction d’Etat et qu’on laisse la possibilité aux opérateurs économiques de disposer des moyens nécessaires et d’accéder en priorité aux marchés publics de l’Etat », explique Laurent Ngon Baba.

Statut des anciens présidents

La priorité de cette cession consiste à voter le projet de loi de finances 2020. Cependant, il existe de nombreuses attentes autour de certaines lois, notamment celle concernant l’Autorité nationale des élections alors que la prochaine présidentielle doit se dérouler le 27 décembre de l’année prochaine.

« Il s’agit d’une loi organique qui a été soumis par le gouvernement à l’Assemblée nationale, poursuit Laurent Ngon Baba. L’Assemblée nationale a commencé à examiner ces textes et le gouvernement a retiré le texte. Mais il faut préciser que le retrait de ce texte n’impacte pas le fonctionnement de l’Autorité nationale des élections car elle dispose d’un texte de fonctionnement qui est encore en vigueur ».

Une autre préoccupation porte sur la loi sur le statut des anciens présidents prévue par l’accord de paix signé le 6 février dernier. Laurent Ngon Baba a précisé qu’un comité au niveau du gouvernement prépare le texte qui n’a pas encore été soumis à l’Assemblée nationale.

 

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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 18:57
RCA : 400 millions de dollars pour couvrir les besoins humanitaires en 2020

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 3 octobre 2019 11:01

 

La coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, Denise Brown, table sur plus de 400 millions de dollars soit 240 milliards de francs Cfa pour faire face aux défis humanitaires en 2020. Chiffre avancé lors de la présentation du plan d'urgence humanitaires ce 1er octobre à Bangui.

Ce besoin est exprimé dans un contexte sécuritaire assez particulier. Les violences armées dans certaines parties du pays justifient le plan humanitaire qui se veut multisectoriel selon Denise Brown. "La priorité, c'est d'avoir une réponse humanitaire qui est multisectorielle et nous cherchons une convergence des activités afin de livrer une assistance adéquate", a-t-elle précisé.

Plusieurs personnes sont visées par ce plan d'urgence. "Au moins 1,100 millions de personnes sont visées soit en moyenne 700 personnes reçoivent de l'aide par mois dans le domaine de santé, de l'éducation, de l'eau et de l'assainissement", a ajouté la coordonnatrice humanitaire.

Un plan de réponse humanitaire qui reçoit l'adhésion du gouvernement. "Nous avons notre apport pour aider les humanitaires, pour faciliter leur travail et travailler en coordination avec ceux qui sont venus nous porter assistance", a indiqué Mme Virginie Baïkoua, ministre de l'Action humanitaire.

Ce plan est présenté alors que la République Centrafricaine enregistre des foyers de tension dans certaines localités à l'intérieur du pays.

De janvier à Juin 2019, la situation humanitaire reste complexe. 63% de la population a besoin d'une assistance humanitaire et de protection. 1 Centrafricain sur 5 a dû quitter son domicile. Dans cet environnement, une assistance humanitaire d'urgence a été fournie à environ 747.000 personnes dans au moins un secteur d'intervention.

Avec la recrudescence de la violence à Birao dans la Vakaga le 14 septembre 2019, ayant occasionné 38 morts et 17 blessés, de nouvelles vagues de personnes déplacées ont été enregistrées. Plus de 13.000 personnes ont trouvé refuge à proximité de la base de la Minusca et plus de 1800 sur le site de l'aérodrome. Selon des acteurs humanitaires, environ 1000 déplacés se sont regroupés sur le site de l'Elevage et environ 3000 autres au village Toumou à 5 kilomètres de Birao.

Depuis le début de la réponse humanitaire d'urgence, plus de 80 tonnes d'intrants humanitaires ont été transportés par voie aérienne à Birao avec le déploiement de 55 agents humanitaires depuis Bangui.

 

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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 18:53
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

  

LA MINUSCA ANNONCE L’ARRIVEE D’UNE MISSION CONJOINTE DE HAUT NIVEAU COMPOSEE DE L’UNION AFRICAINE, LES NATIONS UNIES ET DE L’UNION EUROPÉENNE A BANGUI

 

Bangui, le 02 Octobre 2019 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine, a annoncé ce mercredi le séjour à Bangui, du 4 au 7 octobre 2019, d’une mission conjointe de haut niveau composée d’officiels de l’Union Africaine, des Nations Unies et de l’Union Européenne.

L’information a été rendue publique par le Porte-parole par intérim de la MINUSCA, Straton Musonera, sur radio Guira FM.

« Cette mission composée respectivement du Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, l’Ambassadeur Smail Chergui, du Secrétaire général adjoint des Nations Unies, en charge des Opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, et du Directeur Général-Afrique du Service européen pour l'action extérieure de l'UE, Koen Vervaeke, a pour but de faire le suivi de la mise en œuvre intégrale de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA) à travers des échanges constructifs avec les principaux acteurs », a signifié le porte-parole par intérim.

Au cours de leur mission, ils auront des entretiens avec les plus hautes autorités centrafricaines, la classe politique, la société civile, les garants et les facilitateurs de l’Accord, ainsi que le Corps diplomatique accrédité en RCA.

Dans cette même dynamique, Straton Musonera, a annoncé l’arrivée à Bangui du président Comité des Sanctions 2127 pour la Centrafrique, l’Ambassadeur Léon Houadja Kacou Adom, accompagné d'une délégation d'états membres. « Les membres du Comité des sanctions 2127 rencontreront à Bangui et en province les acteurs nationaux et internationaux en vue d’échanges sur la mise en œuvre et le suivi du régime des sanctions sur la Centrafrique », a-t-il fait savoir.

Au chapitre des droits de l’Homme, le Porte-parole par intérim a fait savoir que la Mission a surveillé, vérifié et documenté, à travers le pays, 12 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 23 victimes. « La Mission a noté une augmentation de 6,66% du nombre d’incidents et de 8,69% du nombre de victimes, comparativement à la semaine précédente ».

De son côté, le Porte-parole de la Force de la MINUSCA, Soumana Garanke Abdul Karim, a déclaré que la situation sécuritaire est relativement calme dans l’ensemble du territoire Centrafricain malgré quelques affrontements entre groupes armés dans la localité de Bangao.

Dans le cadre de son mandat, la Force a mené au total « 3423 patrouilles dont 1119 nocturnes et a fourni 446 escortes » sur le territoire Centrafricain durant la semaine écoulée.

Le Porte-parole de la Police, le capitaine Léo Franck Gnapié a, pour sa part, déclaré que la situation sécuritaire a été essentiellement marquée par la gestion de la crise à Birao, ayant occasionné plusieurs victimes et des milliers de déplacés. Il a précisé, en outre, qu’« à ce jour, 8 policiers et 11 gendarmes dont des Officiers de Police judiciaire ont été déployés sur place, avec l’appui de la MINUSCA.

 

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR

Flickr https://www.flickr.com/photos/unminusca/

 

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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 14:10
LES MEMBRES DU COMITE DES SANCTIONS DE L’ONU EN VISITE DE TRAVAIL A L’ASSEMBLEE NATIONALE
LES MEMBRES DU COMITE DES SANCTIONS DE L’ONU EN VISITE DE TRAVAIL A L’ASSEMBLEE NATIONALE

 

 

 

 

  C’est ce mercredi 02 octobre 2019 en la salle 208 de l’Assemblée Nationale que le numéro 1 de l’institution parlementaire, l’Honorable Laurent NGON-BABA a pris langue pendant près de trois quarts d’heure avec les membres du Comité des Sanctions des Nations-Unies en séjour du 1er au 04 du mois en cours en terre centrafricaine.

 

Sous la conduite de l’Ambassadeur Léon HOUADJA KACOU ADOM, Président dudit Comité, l’objectif de cette mission à lui confiée est de recueillir  des informations de première main sur l’application effective des sanctions imposées par les Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, principalement l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine.

 

Au sortir de cette séance de travail, l’émissaire de l’ONU, Monsieur HOUADJA KACOU ADOM peu prolixe, a eu à faire la déclaration suivante devant la presse parlementaire : « Cette visite a pour objet de rencontrer les autorités centrafricaines, pour voir ensemble avec elles comment nous mutualisons nos efforts et en fusionnant nos énergies, nous pouvons aller de l’avant, sur la voie de sortie de crise ».

 

Aussi, l’hôte du Président de l’Assemblée Nationale a ajouté : « Nous avons eu des informations, des conseils du Président Laurent NGON-BABA et nous avons pris le pouls de la volonté des Centrafricains de sortir de la situation difficile dans laquelle le pays se trouve puisse que, qui mieux que les représentants du peuple pouvait nous faire sentir justement le pouls de la population centrafricaine ».

 

« Nous retournons à New-York, nous en tenions compte, nous avons une revue des sanctions au 31 décembre, après le Rapport du Secrétaire Général des Nations-Unies, après le Rapport des autorités centrafricaines et après celui évidemment du patron de la Minusca, nous évaluerons tout ça et nous avons bon espoir que nous avançons dans la bonne direction, vers la levée totale des sanctions frappant ce pays frère qu’est la République Centrafricaine » a-t-il martelé.

 

Il est à noter que l’embargo sur les armes en direction des autorités centrafricaines a été imposé au lendemain de la prise de pouvoir la coalition de l'ex-séléka le 24 mars 2013 par le biais de la Résolution 2127. Plusieurs autres Résolutions ont été imposées par le Conseil de Sécurité et prorogées depuis le mois de février jusqu’au 31 Janvier 2020 en dépit de quelques assouplissements notamment celui intervenu le 12 septembre dernier à savoir la Résolution 2488.

 

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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 14:06
En Centrafrique, la Russie chasse les diamants

 

 

Lu pour vous

 

Repéré sur The New York Times par Mathilda Hautbois — 2 octobre 2019 à 15h35 — mis à jour le 2 octobre 2019 à 17h59

 

Dans l'espoir de reprendre le contrôle de ce commerce et de reconstruire le pays, la Centrafrique s'est tournée vers la Russie.

 

Les représentants russes ont conclu des accords avec le gouvernement centrafricain pour extraire des diamants là où son commerce est légal. Certaines pierres précieuses sont vendues dans les règles, mais nombre d'entre elles sont victimes de la traite par des rebelles qui se battent pour les mines. Cette révolte de six ans a tué des milliers de personnes et déplacé plus d'un million d'autres en Centrafrique. Des agents russes se sont même associés à des meurtriers rebelles pour obtenir des diamants dans des zones où son commerce est interdit.

Ce partenariat étonnant entre les deux nations montre que la poussée russe dans le pays est étroitement liée au profit qu'elle peut y engranger. Ce nouveau partenariat peut s'avérer être un marché dangereux et menaçant. Le gouvernement centrafricain a accueilli les Russes afin de trouver une stabilité qui lui permettra de vendre plus de diamants légalement et d'utiliser l'argent pour reconstruire la nation. «La révolte dans notre pays nous a coûté très cher», a déclaré Albert Yaloke Mokpeme, porte-parole du président centrafricain. «Personne n'est venu à notre secours, sauf la Russie. Avec son aide, nous pourrons sécuriser nos mines de diamants», a-t-il affirmé.

Les analystes affirment que la Russie se lie à la Centrafrique pour affirmer son importance mondiale et en récolter une compensation financière. «Ils rassemblent des amis et des alliés, et ils trouvent des environnements permissifs pour vendre leurs marchandises et gagner des opportunités commerciales», a déclaré Judd Devermont, directeur du Programme Afrique au Centre d'études stratégiques et internationales, ajoutant qu'ils «utilisent la retraite américaine pour se présenter comme une puissance mondiale».

Des «diamants de sang»

Malgré la valeur de ces pierres précieuses, la privation est souvent extrême pour la population Centrafricaine. Les diamants se trouvent au fond de trous creusés par des hommes qui sont payés 2,75 euros par jour. En 2013, le Processus de Kimberley, une alliance internationale mise en place en 2003 par des États, des professionnels du diamant et des organisations de la société civile visant à empêcher les groupes armés de tirer profit du commerce des diamants, a jugé que les pierres nationales étaient des «diamants de sang» et a interdit toute vente de pierres en provenance du pays.

À lire aussiEn Centrafrique, les jeunes soldats français, la drogue et les filles

Les autorités américaines ont estimé la présence des mercenaires russes en Centrafriqu à plus de 400. Mais les opérations minières russes ont été repérées dans des régions où les pierres précieuses sont considérées comme des «diamants de sang», selon des diplomates, des fonctionnaires locaux et deux seigneurs de guerre dont les groupes opèrent là-bas. Le pays offre les gisements de pierres précieuses les plus abondants et de la meilleure qualité. Ces diamants sont régulièrement introduits en contrebande dans les pays limitrophes. Selon le ministre des Mines du pays, Léopold Mboli Fatran, «le monde considère nos diamants comme des “diamants de sang” aujourd'hui, mais nous n'en aurons plus. Nous allons en prendre le contrôle.»

 

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3 octobre 2019 4 03 /10 /octobre /2019 13:54
MOI, JOURNALISTE CENTRAFRICAINE À LA CPI…
MOI, JOURNALISTE CENTRAFRICAINE À LA CPI…

 

Lu pour vous

 

https://www.justiceinfo.net  27/09/2019 PAR INÈS LAURE NGOPOT, JOURNALISTE À RADIO NDEKE LUKA (BANGUI)

 

Les audiences de la Cour pénale internationale sont suspendues jusqu’au 11 octobre dans l’affaire Yekatom-Ngaïssona. La poignée de journalistes centrafricains ayant pu y assister à La Haye est de retour à Bangui. Quelles impressions gardent-ils de cette expérience hors-norme ?

« L’aventure était aussi excitante que stressante » témoigne Inès Laure Ngopot, jeune journaliste centrafricaine envoyée spéciale de la Radio Ndeke Luka à La Haye, qui a accepté de confier à JusticeInfo.net ses impressions personnelles, qu’elle nous transmet à la descente de son avion à Bangui. Inès nous raconte :

ARRIVÉE À LA HAYE

« Le travail d’un journaliste qui n’a jamais couvert une cour internationale est souvent rempli de stress et de peur de ne pas respecter les principes du droit international. C’est donc mon cas en arrivant à La Haye, il y a plus d’une semaine pour l’audience de confirmation des charges [d’Alfred Yekatom et de Patrice-Edouard Ngaïssona] devant la Cour pénale internationale (CPI), invitée par Free Press Unlimited et Journalists For Justice pour suivre de près et vivre l’ambiance de cette audience. »

PROCUREURE FANTÔME

« Ma première surprise a été de constater que depuis l’ouverture de cette audience jusqu’à la fin, la procureure de la CPI Fatou Bensouda n’était pas présente dans la salle. Car au niveau national, dans le cas d’une session criminelle par exemple, le procureur général près de la Cour d’appel dans une des trois régions prend toujours part au déroulé du procès jusqu’à la fin. Une rencontre de moins de 10 minutes entre Bensouda et la délégation centrafricaine a simplement permis aux journalistes centrafricains d’avoir une déclaration de 18 secondes, adressée aux victimes. »

DÉFENSE RENFORCÉE

« Du côté de la défense, je trouve que le conseil de chaque suspect se défend comme il peut, mais comme l’affaire a été jointe le 20 février dernier et étant donné que je ne connais pas tout le mécanisme du fonctionnement de la CPI, je croyais que la défense des deux suspects allait être unique. »

DÉBATS TRÈS POLICÉS…

« Couvrir cette audience de confirmation des charges devant la CPI était très utile pour me perfectionner en tant que chroniqueuse judiciaire. Durant l’audience, je pensais que les avocats allaient hausser le ton entre eux et contre le bureau du procureur, comme cela se fait souvent en RCA entre la défense et le ministère public. Mais là, peut-être que comme ce n’est pas le procès proprement dit, les gens sont calmes… »

… MAIS PROPOS POUVANT NOURRIR LA HAINE

« Nous, journalistes centrafricains avons conscience de notre rôle vis-à-vis du public. Comme le pays est au stade du post-conflit, nous devons éviter de nourrir la haine chez nos auditeurs ou lecteurs. Lors de cette audience, les juges, le bureau du procureur y compris la défense ont beaucoup utilisé des propos durs, qui risqueraient d’impacter négativement sur le public. On parle par exemple de personnes ‘égorgées’, de la ‘population musulmane qui a été massacrée par les anti-balakas’, d’un conflit ‘religieux’, etc. Ce sont des propos que nous journalistes centrafricains ne pouvons pas relayer tels qu’ils ont été dits. Nous essayons de le dire d’une autre manière tout en gardant l’idée exprimée. Car le conflit centrafricain n’est pas religieux. C’est plutôt je dirais un conflit d’intérêts. Quand les parties au procès disent par exemple ‘les musulmans du PK5’, nous nous essayons de dire ‘la population civile de PK5’, sachant qu’au Km5 [quartier de Bangui, NDLR] il y a des musulmans et non musulmans. »

FRANCOPHONIE NÉGLIGÉE

« Cette audience qui concerne la République centrafricaine, un pays francophone, devrait prendre en compte l’aspect de la langue. Nous journalistes centrafricains avons été très déçus quand certains documents importants pour nos articles étaient écrits en anglais. Cela a rendu notre travail très difficile. »

TROP DE HUIS CLOS

 « Par ailleurs, la Cour a certes une belle salle d’audience, cependant il est déplorable que certaines parties se déroulent à huis clos. C’est vraiment un manque à gagner pour nos auditeurs et lecteurs et surtout pour les victimes qui attendent beaucoup de l’issue de cette audience. »

INTERDITS INEXPLIQUÉS

« Pour la journaliste centrafricaine que je suis, je pense que la Cour devrait expliquer aux médias pourquoi certaines personnes ne devraient pas être interviewées. Dans le cas des femmes des suspects par exemple. Aucune d’elle ne nous a accordé une interview et elles nous ont indiqué plus tard qu’on leur a interdit de parler aux médias. »

« Lorsqu’une audience est publique en Centrafrique, cela sous-entend que les médias peuvent filmer, prendre des images et enregistrer le déroulement du procès. Mais c’est tout à fait le contraire à la CPI. Nous devons nous limiter à nos prises de notes et à des interviews faites avec les parties au procès. »

LA FEMME DU MAÎTRE

« Autre chose qui a attiré mon attention est l’implication de la femme de maître Geert-Jan Alexander Knoops, le conseil principal de Patrice-Édouard Ngaïssona. Elle est avocate certes, mais étant donné qu’elle ne fait pas partie de l’équipe de la défense, qu’est-ce qui lui donne le droit de représenter son mari comme elle le faisait ? Pourquoi ne pas choisir un autre membre de l’équipe de la défense ? Mme Knoops a même coupé une interview en langue nationale accordée par Me Timoléon Kokongo, l’un des avocats centrafricains de M. Ngaïssona sous prétexte que son mari ne comprenait pas le sango. L’interview a été arrêtée. Elle semble ignorer que cette audience concerne la population centrafricaine dont certains ne comprennent ni l’anglais ni le français. »

« Demain si je repars à La Haye pour couvrir un autre procès, je sais que je tirerais profit de cette première expérience remplie de stress » conclut Inès.

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 20:28

 

OPTIMISATION DES RECETTES PUBLIQUES : L’UNION EUROPÉENNE ET LE GOUVERNEMENT INSTALLENT UNE BARRIÈRE OFFICIELLE AU PK 26 

 

Une délégation gouvernementale conduite par le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra a honoré de sa présence, ce mercredi 25 septembre 2019, la cérémonie de l’inauguration de la nouvelle barrière du PK 26, sur le corridor Bangui-Béloko. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadrice, cheffe de la délégation de l’Union Européenne(UE) en Centrafrique, Samuela Isopi. C’est un projet financé par l’UE et mis en œuvre par CIVI.POL dans le cadre du projet d’appui au redéploiement des forces de sécurité intérieure et de la restauration de l’autorité de l’Etat, gage de stabilité et de paix pour un développement harmonieux. 

 

Cette barrière vise à contribuer à la souveraineté financière de l’Etat centrafricain, et est censée mettre un terme à l’existence d’autres barrières illégalement installées dont les retombées ne profitent pas à l’Etat. Selon son Excellence Samuela Isopi, le projet a pour objectif l’installation de neuf barrières officielles sur le corridor Bangui-Béloko.  

 

D’après le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra, le gouvernement que dirige le Premier ministre Firmin Ngebada, sous la très haute impulsion du président de la République Pr Faustin Archange Touadéra travaille ardemment à la transformation du Pk 26 en une ville charnière de la capitale Bangui. Des banques, des stations-services, des hôtels et autres structures s’installeront dans cette localité. La ville de Bangui sera alors désengorgée, car le dédouanement des camions se fera à ce niveau. Nous osons croire qu’avec cette vision d’élargissement des villes que le gouvernement est en train de mettre progressivement en place, Bangui ne sera plus le seul point du pays où le confort est au rendez-vous.   

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 20:15
Le Pape François nomme le cardinal Nzapalainga comme envoyé spécial

 

Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, CSSp., archevêque de Bangui (Centrafrique) a été nommé par le pape François comme son envoyé spécial à la cérémonie de clôture de la IVe Conférence panafricaine, intitulée « La Miséricorde divine, une grâce pour notre temps ».
 
La célébration aura lieu au sanctuaire marial de Ouagadougou (Burkina Faso) le 24 novembre 2019.
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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 19:34
Pesticide : la Martinique empoisonnée par le chlordécone

Lu pour vous

 

https://www.francetvinfo.fr

 

La Martinique serait contaminée pour les 400 prochaines années. 90% de la population serait touchée. Une commission d'enquête parlementaire s'ouvre sur le chlordécone, le pesticide des bananeraies.

 

Les bananeraies sont un pilier de l'économie de la Martinique. Elles s'étalent sur des kilomètres au nord de l'île. Problème : le chlordécone, produit phytosanitaire ultra toxique dont les plantations ont été abreuvées pendant plus de trente années. Le produit a été dispersé aux pieds des bananiers, sans aucune protection. "On travaillait sans rien, sans masque, sans chaussure, sans gant", résume une ancienne ouvrière agricole qui travaillait dans ces champs.

Autorisé malgré une toxicité connue

Aujourd'hui, certaines sont malades et ne peuvent plus travailler à l'image de Marie-Lise atteinte d'un cancer du sein apparu de manière fulgurante et qui serait lié, selon elle et beaucoup de Martiniquais, au chlordécone, un insecticide contre le charançon noir autorisé en 1972 alors que sa toxicité est déjà connue. Mais la France va attendre plus de vingt ans pour interdire le produit. Une enquête pour mise en danger d'autrui et administration de substances nuisibles toujours au point mort.

La Martinique a le record du monde de cancer de la prostate, les terres sont polluées pour au moins 500 ans et 90% de la population a du chlordécone dans son organisme. Les bananes ne sont pas polluées, mais les volailles, le bétail, les fruits et légumes et même le poisson car le chlordécone s'est infiltré dans tous les cours d'eau.

 

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Centrafrique-Presse.com