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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 12:21

 

En Centrafrique, le site de déplacés de Mpoko est passé en quelques mois de 28 000 à 22 000 personnes. Il faut dire que le gouvernement et la communauté humanitaire s'efforcent d'appuyer le retour des déplacés dans leurs quartiers, dans une optique de fermeture prochaine du site. Mais il existe encore quelques freins au retour.

 

Sourire aux lèvres, regard triste, Marie-Victoire est une jeune femme, mère de 7 enfants. Elle a vécu pendant plus de deux ans, déplacée de chez elle. Depuis quelques semaines, elle est de retour dans son quartier : « Je suis heureuse, mais aujourd’hui la vie est difficile pour se nourrir, pour trouver du travail, pour dormir. Je suis de retour car Boulata est mon quartier. Je suis née ici. J’ai grandi ici, j’ai vécu ici. C’est normal que je revienne ».

 

Marie-Victoire fait partie des 1 500 personnes de retour dans le quartier Boulata, un quartier du 3ème arrondissement de Bangui. C’est un quartier qui a été en grande partie dévasté pendant la crise militaro-politique de 2013-2015. Et c’est un quartier qu'il a fallu rebâtir, comme l'explique Virgile Houssou, un responsable de l'ONG Première Urgence Internationale. Depuis fin 2015, l'ONG a construit plus de 300 maisons : « Une maison, c’est un peu trop dire, ce sont des abris d’urgence. On est conscients que c’est petit, mais ça nous permet de pouvoir satisfaire le plus grand nombre de familles, de cinq personnes en moyenne. Si non, on a des familles de 7 ou de 8. Mais il y a des familles de 2, de 3, ça compense. Donc tout le monde pour ne pas faire trop de distinction, on fait le même type de bâtiments à tout le molnde ».

 

Et même si petit à petit, les camps de déplacés de Bangui se vident, de nombreux habitants ne souhaitent pas retournés chez eux, notamment par peur de l'insécurité et du désœuvrement, mais aussi par peur de revivre les mêmes événements de l'année 2013 : l'angoisse de repartir une nouvelle fois de chez eux.

[Reportage] RCA: les déplacés du camp de Mpoko de retour petit à petit chez eux
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 19:03
RCA : 19 morts du choléra sur 169 cas recensés

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 24/08/16 – Dix-neuf morts ont été enregistrés sur les 169 cas de choléra connus en Centrafrique, selon un bilan rendu public mercredi à Bangui par le ministère de la Santé et la représentation de l’Organisation mondiale de la santé en Centrafrique.

 

Selon les principaux responsables de ces institutions, MSF a envoyé depuis mardi plusieurs unités de traitement de choléra dans les localités de Longo à 30 km le long du fleuve Oubangui, à Port Sao dans le 7ème arrondissement de Bangui, à Kembé et sur les îles de Sao, à Bongossoua et Banga situé toujours au bord de ce fleuve frontalier avec la RDC.

 

C’est de ce pays que le choléra a officiellement fait son entrée en Centrafrique à la date du 10 août dernier.

 

Des ONG nationales et internationales ont aidé aussi aux installations de ces centres du traitement de choléra tout le long du fleuve Oubangui afin de pallier à de probables futurs cas.

 

Les ONG IRAD et OXFAM se sont également installées dans le secteur, afin de venir au secours de la population.

 

Les actions de ces ONG visent à atteindre près de 3000 personnes. Ces centres sont dotés de plusieurs baquets à eau, de chlore et de désinfectants pour les chaussures.

 

Les agents du ministère de la Santé et de l’OMS ont catégoriquement démenti les informations selon lesquelles certains cas de choléra sont signalés dans les sites des déplacés plus principalement celui situé à l’aéroport international de Bangui.

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Centrafrique-Presse.com
24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 17:52
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Des maisons effondrées le long du pont Langbashi suite aux dernières pluies diluviennes

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 24 AOÛT 2016

 

Bangui, 23 Aout 2016(RJDH)— Environs trois maisons se sont écroulées et quelques autres  fissurées suite aux dernières pluies qui se sont abattues sur la ville de Bangui. Ces maisons se trouvent aux abords du canal du pont Langbassi.

 

L’érosion a considérablement dégradé les abords du pont  Langbassi depuis son  écroulement, ce qui inquiète la population riveraine.

 

Les abords du canal s’érodent  à chaque pluie, emportant une partie  des maisons situées le long du canal. C’est le cas de Jeanne d’Afrique Ayi qui a été surprise par un bruit d’effondrement « la semaine dernière pendant qu’il pleuvait, nous avons écouté un bruit c’était une partie de notre maison qui s’était écroulée en apportant quelques fauteuils du salon dans le canal » a-t-elle témoigné.

 

La même source reconnait qu’elle coure des risques « nous savons que nos familles sont en danger mais ce sont nos terres et nous ne savons où aller, c’est pour cela que nous restons encore là » explique t elle.

 

 Jeanne d’Afrique Ayi, s’en remet au gouvernement « nous demandons au gouvernement de nous  déloger et de nous trouver des sites ailleurs » a-t-elle plaidé.

 

Yetene Jeanne s’inquiète aussi par rapport à cette situation « quand nous dormons la nuit, nous avons peur car nous ne savons pas ce qui peut arriver »  selon elle ces dernières pluies ont fissurés sa maison « J’ai peur également car ma maison est fissurée, je sais qu’à la prochaine pluie ma maison va s’effondrer mais je ne sais ou aller avec mes enfants » se plaint elle.

 

Les informations du RJDH quelques habitants logeant proches du pont Langbassi ont été indemnisés pour quitter les lieux.  Malheureusement, l’érosion  qui a considérablement dégradé a fait d’autres victimes qui auraient aimé avoir une petite aide de l’État afin de reconstruire  leurs maisons.

 

Le pont de Langbassi situé sur l’avenue David Dacko au quartier Sapeke s’est écroulé depuis octobre 2011. Les travaux de reconstruction  de ce pont sont estimés à  5 milliards 500 millions Fcfca. Montant revu à la hausse du fait de la dégradation avancée du pont depuis  en  2008.

 

 

Centrafrique : Abdel Kader Kalil s’inquiéte d’un éventuel échec du processus DDRR

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 24 AOÛT 2016

 

BANGUI, 24 AOUT 2016(RJDH) —Le général Abdel Kader Kalil de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement Fondamental (UFDRF) une fraction de l’ex-Séléka qui prône la paix appelle la population Centrafricaine de marcher le 21 Septembre prochain pour demander le départ de la Minusca. Il s’inquiète de la plateforme du DDRR mise en place par la présidence et propose au président Tchadien Idriss Déby Itno de rendre Noureldine Adam et Abakar Sabonne à la justice centrafricaine. Une position exprimée hier 23 Aout lors d’un point de presse tenu à son domicile au centre-ville.

 

Abdel Kader Kalil  s’inquiète de la mise en place du comité de pilotage DDRR, pour lui la personne nommée à la tête du comité n’est pas pleinement impliquée dans ces éléments, « Vous devez savoir que Abakar Sabone n’est pas de la Séléka et si aujourd’hui, la présidence nomme quelqu’un qui se dit chef d’Etat-major d’Abakar Sabone, c’est déjà un échec pour le DDRR. Puisqu’il ne connait pas les mercenaires tchadiens, soudanais et sud-soudanais qui étaient avec nous dans la Séléka» a-t-il affirmé.

 

Il a annoncé la tenue prochaine d’une grande marche citoyenne, pour demander le départ des forces onusiennes de Centrafrique. Selon lui, la présence de la Minusca ne fait qu’enfoncer le pays dans la crise, « nous avons pris notre temps pour observer la Minusca et nous avons constaté que les forces des Nations-Unies sont là que pour leur propre intérêt. C’est pourquoi j’appelle toute la population Centrafricaine de sortir massivement le 21 Septembre pour demander le départ de la Minusca, trop c’est trop, c’est notre pays », a-t-il laché.

 

Sur la situation de Noureldine Adam et Abakar Sabone, Abdel Kader Kalil a demandé au président Tchadien Idriss Deby Itno de tout mettre en œuvre pour les rendre à la justice centrafricaine, afin de garantir les relations diplomatiques entre ces deux Etats. « Ils sont là tranquilles sur le territoire tchadien et créent une psychose à la population centrafricaine à travers leurs déclarations et des images publiées, que le président tchadien les rende à la justice de leur pays », souhaite-il.

 

Abdel Kader Kalil est l’un des leaders de la coalition ex-Séléka, il prône la paix après la démission sous pression de Michel Djotodia en janvier 2014.

 

 

Centrafrique : l’OIM envisage développer un projet relatif à la lutte contre la traite des personnes

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 24 AOÛT 2016

 

BANGUI, 24 Aout 2016(RJDH)– l’organisation internationale pour les migrations(OIM) en Centrafrique entend mettre en place un projet pour lutter contre la traite des personnes et les autres formes d’exploitation en République Centrafricaine. Dans une interview accordée au RDJH ce mercredi 24 aout, le Chargé du projet à l’OIM Clément Hamon, a souligné qu’un programme sera mis en œuvre pour soutenir le gouvernement centrafricain et les ONG nationales à mener des activités dans le pays.

 

RJDH: monsieur Clément Hamon bonjour!

 

CH : Bonjour!

 

RJDH: vous avez réuni les acteurs de la société civile centrafricaine, quels sont les points inscrits au menu de cette rencontre?

 

CH: L’idée est de réunir les acteurs de la société civile principalement les ONG nationales pour commencer un partenariat, et parallèlement avec les partenariats entamés avec les ministères de la sécurité Publique des affaires sociales et de la justice afin d’aboutir à une vision commune de ce qu’on appelle le phénomène de traite des personnes. L’expression « traite des personnes » désigne l’enrôlement, le transport, le transfert de personnes par la force. C’est un recours à la force, à la menace ou encore d’autres contraintes pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation.

 

RJDH: quelle est la situation de la traite des personnes pour le cercle familial centrafricain ?

 

CH: la traite des personnes est un phénomène qui touche durement la RCA. Il y’a des études qui le prouvent, notamment les pays qui ont subi le conflit. L’idée est de réunir les forces vives pour faire un constat et remettre les objectifs pour prévenir le phénomène. Il faut savoir qu’un cadre de concertation existait avant la crise entre 2012 et 2013, et des efforts ont été entrepris. Malheureusement, ces efforts n’ont pas abouti à un résultat. Donc, il était bon de revenir sur ce travail et de redynamiser la société civile, les autorités nationales autour de ce phénomène de la traite des personnes.

 

RJDH: prévenir ce phénomène quelles sont les actions qui sont mises en places par l’OIM ?

 

CH: il faut que tous les acteurs collaborent afin de prévenir le phénomène, c’est-à-dire les communautés doivent être sensibilisées. Puisse que les gens n’ont pas la vision très claire de ce que c’est que la traite des personnes. A partir de cette vision commune qui est en phase des textes internationaux qui définissent la traite, on peut s’attaquer au phénomène. Et si on assiste a une situation d’exploitation, il ne faut pas hésiter de référer aux autorités compétentes, comme la société civile l’a fait. En ce moment-là, des enquêtes seront menées pour que soient punis les éventuels coupables.

 

RJDH : cela se fait à combien de niveau ?

 

CH : Nous avons trois (3) niveaux dans le projet, dont premièrement la sensibilisation auprès de la communauté et de la société civile. Ensuite, des formations au profit de la police, la gendarmerie, la justice et de la société civile, et enfin, nous avons prévu une assistance aux victimes. A l’issue de cette formation, les gens seront d’avantage outillés pour mettre un terme au phénomène de traite des personnes.

 

RJDH: dans le contexte actuel, combien de cas de victimes déjà enregistrés en RCA par l’OIM ?

 

CH: effectivement il existe des cas. Mais il faut savoir que le phénomène de traite des personnes est invisible. C’est ce qui se passe le plus souvent dans le cercle familial dont les gens n’en parlent pas. Ceci étant dit, il existe une ligne d’assistance aux victimes au 4040, une ligne que les gens peuvent appeler de manière confidentielle pour signaler un cas. A travers ce mécanisme, l’OIM a déjà eu à accompagner les victimes et continuera de le faire pour permettre aux victimes de se réintégrer dans la société.

 

RJDH: monsieur Clément Hamon merci

 

CH: je vous en prie.

 

 

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 12:17

 

 

APA-Douala (Cameroun) 2016-08-24 10:32:20 La douane camerounaise et le groupe Bolloré ont signé un protocole d’accord visant à améliorer le dispositif de sécurisation des opérations de transit sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena, la Centrafrique et le Tchad qui deux pays d’hinterland utilisant le port de Douala comme principal zone de transit, puisque plus de 80 pour cent des volumes de leurs marchandises passent par cette plateforme portuaire camerounaise, a constaté APA mardi sur place dans la métropole économique camerounaise.


L’opération se veut aussi une nouvelle illustration de la mise en œuvre du partenariat douanes/entreprises, vise l’amélioration de la plateforme de transit du port de Douala, la mise en place de magasins et aires de dédouanement à Ngaoundéré, Belabo, Kribi, ainsi que la construction au sein de ces espaces d’infrastructures dédiées à la douane.

La présence des bandes armées en territoire centrafricain jusqu’aux frontières orientales du Cameroun, ainsi que des attaques armées de la secte terroriste nigériane Boko Haram dans l’Extrême-nord du Cameroun, militent pour le renforcement des mesures de sécurité dans les deux corridors pour assurer la fluidité du trafic.

Dans cette perspective, sont également envisagées la mise en place du titre unique rail/route, l’accélération du processus de dématérialisation de l’ensemble des procédures de transit jusqu’aux frontières et celle de la nouvelle réglementation sur les ports secs et les magasins et aires de dédouanement extérieurs.

« Nous devons tous avoir à l’esprit que l’Etat attend de nous la facilitation et la sécurisation des échanges, ainsi que la mobilisation des recettes fiscales et douanières. De même, nos partenaires aussi doivent améliorer leur chiffre d’affaires. C’est donc un partenariat gagnant-gagnant », a souligné le directeur général de douanes (DGD) Edwin Fongod Nuvaga.

Pour le directeur régional Golfe de Guinée de Bolloré Transport & Logistic Mohamed Diop, « on peut s’attendre à une amélioration de la compétitivité du mode de transport rail/route par une réduction drastique des délais de passage, une réduction des contraintes liées aux choix du rail grâce à la fluidité des formalités douanières et la mise en place du titre unique de transit rail/route », a-t-il indiqué.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4861118#sthash.6GWqMXIt.dpuf

Vers plus de fluidité et de sécurité sur les corridors Douala-Bangui-Ndjamena
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 11:18

 

Expédition d'Abdoulaye Hissène et Haroun Gaye

Affaire Abdoulaye Hissène et Haroun Gaye : Communiqué gouvernemental
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 01:13

 

 

Par RFI  23-08-2016 Modifié le 23-08-2016 à 11:23

 

Avec les récentes précipitations, les eaux stagnantes se multiplient en Centrafrique. Le pays est en pleine saison des pluies. Elle s'étend d'avril à octobre. Et dans les zones urbaines surtout, l'eau a du mal à s'écouler. Cela comporte forcément des risques en termes sanitaires. D'autant plus qu'une épidemie de choléra a été déclarée dans le pays.

 

Après la pluie, les eaux stagnantes se multiplient en Centrafrique alors que le pays fait face à une épidémie de choléra. « Il y a des couches d’algues, vertes et noires, que je vois et puis il y a un dépôt de moustiques qui sont là-dessus », constate Alain, habitant d’un quartier de Bangui. Et ce en dépit de travaux d’assainissement ou de voirie lancés par les autorités par les autorités dans les quartiers de Bangui, depuis le début des années 2000.

 

L’Etat ne peut pas tout, selon le docteur Hama Cloutse, ingénieur en hydraulique pour Unicef : « Ces eaux stagnantes, comme on l’a vu, sont des niches de prolifération des insectes tels que les moustiques ou les mouches. Des endroits favorables par exemple pour les ânes ou les chiens qui vont venir, qui peuvent se balader dans ces eaux. Et on a vu aussi que les enfants peuvent facilement aller dans ces endroits un peu insalubres pour revenir à la maison avec donc des saletés. Ce qui fait que si on ne sensibilise pas la population sur une meilleure pratique en termes de gestion des eaux usées, en termes de gestion et d’utilisation des latrines, ça risque de poser d’autres problèmes. Une eau qui est usée et qui est déjà utilisée doit être bien gérée pour ne pas être source de maladies. »

 

Un autre adage populaire dit qu’il « faut se méfier de l’eau qui dort », on pourrait même ajouter, « notamment au temps du choléra ». 

 

65 - CENTRAFRIQUE _Enrobé L'eau en temps de choléra -

23-08-2016 - Par RFI

 

[Reportage] Epidémie de choléra en RCA: la menace des eaux stagnantes
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 00:55
Washington sanctionne les fils de Joseph Kony (VOA)

 

 

http://www.voaafrique.com/ 23 août 2016

 

Le Trésor américain a annoncé des sanctions financières contre deux fils de Joseph Kony, le leader recherché de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA), pour leurs exactions en République centrafricaine, selon un communiqué.

 

Les avoirs aux Etats-Unis de Salim et Ali Kony, fils de Joseph Kony, qui faisait déjà lui-même l'objet de sanctions, ont été gelés et il est interdit à tout ressortissant américain de faire des affaires avec eux.

 

"Nos initiatives, qui ciblent les finances de la LRA et de ses leaders tout en combattant leur participation au commerce illicite de l'ivoire, entrent dans le cadre de l'effort international concerté pour lutter contre la violence en République centrafricaine", indique John Smith, directeur intérimaire de l'antenne du Trésor chargée des sanctions financières (Ofac).

 

Salim et Ali Kony font partie de la hiérarchie de la LRA (Lord's Resistance Army) depuis 2010. Ali est vu comme un potentiel successeur de son père à la tête de cette sanglante rébellion d'origine ougandaise. Les deux fils sont notamment chargés de faire respecter la discipline au sein du groupe, Salim étant soupçonné d'avoir tué des membres de la LRA qui voulaient déserter, affirme le Trésor américain.

 

Ils sont accusés d'avoir commis des violences, des enlèvements et des déplacements forcés en Centrafrique.

 

La LRA utilise depuis 2014 le braconnage d'éléphants et le commerce de l'ivoire pour générer des revenus et se fournir en armes et munitions. Ali et Salim Kony sont aussi accusés d'avoir joué un rôle actif dans ce trafic.

 

La LRA a été créée en 1987 pour défendre l'ethnie des Acholi contre le gouvernement du président Yoweri Museveni en Ouganda. Mais au fil des ans, cette milice s'est étendue au-delà des frontières ougandaises, au Soudan du Sud, en RDC (depuis 2005) et en Centrafrique.

 

Depuis le début de l'année, le groupe a enlevé près de 350 personnes en Centrafrique, un record depuis six ans, selon un rapport des ONG Invisible Children et The Resolve.

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 17:22
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

Centrafrique : La présence signalée d’un groupe armé dans les périphéries de Sibut et Dékoa

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 23 AOÛT 2016

 

Sibut, 23 Août 2016 (RJDH) — Les activités agricoles sont paralysées dans certaines communes, suite aux mouvements de ce groupe armé et les habitants  de Sibut et Dékoa sont dans la psychose.  Joint au téléphone par le RJDH, Elysée Loban, sous-préfet de Sibut a confirmé ce mardi 23 aout, la présence d’un groupe armé dans les périphéries de la ville de Sibut et Dékoa.

 

Joint par le RJDH, le sous-préfet de Sibut Elysée Loban, a affirmé qu’un groupe armé composé de six personnes est « en mouvement vers la sous-préfecture de Kaga Bandoro. Leur présence dans chaque village panique la population et les activités agricoles sont suspendues », a relevé le sous-préfet de Sibut.

 

Selon ses propos, « tout le long de leur parcours, c’est la peur qui s’installe, la circulation est au ralenti, toutes les activités sont bloquées, les cultivateurs ne peuvent pas vaquer à leurs occupations », a-t-il affirmé.

 

Il a ajouté que « ces six personnes seraient issues des ex-Séléka mis en débandade après l’interception la semaine dernière par la Minusca, aux alentours de la ville de Sibut », a-t-il indiqué,  avant de souligner qu’ « au cours de leur déplacement, ces hommes armés ont imposé aux habitants de la commune Katakpa près de la ville de Dékoa, de les orienter vers la route de transhumance qui mène vers Kaga Bandoro », a relaté Elysée Loban, sous-préfet de Sibut.

 

Dans la nuit du 12 au 13 Aout, un convoi de sept véhicules de la faction des ex-Séléka lourdement armés a été intercepté par la Minusca après l’escarmouche entre ces groupes et les forces nationales. Il a eu mort d’homme et des blessés du côté des groupes armés. 11 d’entre eux ont été appréhendés, dont 7 ont été remis aux autorités pour nécessité d’enquête./

 

 

Bangui : la Cour criminelle s'ouvre le vendredi avec 52 dossiers inscrits au rôle

 

http://www.radiondekeluka.org/ mardi 23 août 2016 12:13

 

La première audience de la Cour criminelle démarre le vendredi 26 août au Palais de Justice de Bangui. 52 dossiers sont donc inscrits au rôle de cette audience qui aura à juger les auteurs des crimes d'assassinats, de meurtres, d'associations de malfaiteurs, de détention illégale d'armes de guerre, de détournements de deniers publics, de viols et sorcellerie.


« C'est une session criminelle appelée à juger des crimes », a précisé le ministre de la Justice, Flavien Mbata, dans une interview exclusive à Radio Ndeke Luka ce mardi en prélude à l'ouverture de la session criminelle. 


Pour le ministre centrafricain, il ne s'agit ni de procès des Antibalaka ni celui des Séléka, mais « c'est le procès des Centrafricains qui se sont égarés et doivent répondre de leurs actes devant la loi de leur pays (…) et ce, en tenant compte des dispositions constitutionnelles ».


A l'ouverture de cette audience, des cas relatifs à l'association des malfaiteurs, détention illégale d'armes de guerre, détention et consommation du chanvre, le Faux et Usage de Faux ou encore l'évasion ont été notifiés. Des infractions reprochées à un groupe de six individus parmi lesquels, le nommé Aubin Yanoué alias Chocolat un milicien Antibalaka.


Outre les cas ci-dessus relevés, la Cour aura également à examiner un cas d'infanticide, des infractions liées à la contrefaçon des billets de banque ou encore le viol sur mineur âgé de 12 ans. 


De ce fait, le ministre de la justice estime que cette session criminelle sonne le glas de l'impunité dans le pays. « Accorder l'impunité pour des atrocités commises dans le passé donne à entendre que de tels crimes sont susceptibles d'être tolérés à l'avenir », a clairement mentionné Flavien Mbata qui estime que « la paix et la justice devaient être considérées comme des objectifs complémentaires et non pas contradictoires ». Car selon le membre du Gouvernement, « l'impunité s'entend par l'omission d’enquêter, de poursuivre et de juger les personnes physiques et morales responsables des violations des droits humains et du droit international humanitaire ».


Pour cette audience criminelle, toutes les garanties nécessaires à une bonne administration de la justice ont été prises. La défense des présumés auteurs des crimes sera assurée par des avocats dont certains ont été commis d'office.

Selon le projet de programme des audiences, l'actuelle session criminelle va prendre fin le 23 septembre prochain.

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 12:05

 

 

http://www.voaafrique.com/ 22 août 2016

 

En RCA, la vindicte populaire prend une proportion inquiétante. Des personnes accusées de charlatanisme ou de sorcellerie sont battues ou lynchées par la foule. Cette pratique gagne beaucoup plus de terrain à l’intérieur du pays où l’autorité de l’Etat peine à être rétablie en raison de la crise que le pays a connue.

 

Entre janvier et août 2016, au moins 110 personnes ont été accusées de sorcellerie ou de pratique de charlatanisme en Centrafrique.

 

Ces personnes ont subi des traitements parfois inhumains : arrestations arbitraires, exécutions par des membres des groupes armés, lynchage par la foule ou encore forcées à quitter leurs localités.

 

Mi-août, au moins une personne est morte et une trentaine de maisons ont été incendiées suite une scène de jalousie qui a tourné au drame, non loin de la ville de Paoua dans le Nord-est.

La montée de la vindicte populaire, parfois en présence des forces de sécurité dépourvues de moyens inquiète même à Bangui.

 

Pour l’ACAT, l’Action Chrétienne pour l’Abolition de la Torture et de la Peine de Mort, l’absence de la justice légale a laissé libre cours à la vindicte populaire.

 

Son président, l’avocat Guy Antoine Dangavo, appelle à des mesures judiciaires contre les auteurs de ces actes soulignant que les citoyens pensent que la justice soi-même est plus efficace.

 

Le gouvernement tout aussi conscient de cette situation rappelle que des dispositions sont déjà prises pour que les auteurs des actes de justice populaire soient sanctionnés en conformité à la loi. "Les auteurs doivent répondre à la loi", a insisté Flavien Mbata, ministre centrafricain de la Justice.

 

Pas plus tard que le week-end dernier, trois femmes accusées de sorcelleries, frappées, ligotées et jetées dans la rivière Ouham dans le nord du pays, ont surpris leurs bourreaux. Elles ont réussi à s’en tirer saines et sauves.

 

La justice populaire est encore monnaie courante en Centrafrique
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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 22:47

 

 

22 août 2016 à 18h44 — Mis à jour le 22 août 2016 à 18h51 Par Jeune Afrique

 

Début août, la Cour des comptes a officiellement demandé à Catherine Samba-Panza d'indiquer en détail à quoi elle a affecté le don de 10 millions de dollars que l’Angola avait octroyé à Bangui en mars 2014 – somme dont un quart n’est pas rentré dans les caisses de l’État. Si, d’ici à deux mois, cette demande devait rester lettre morte, le dossier serait alors transmis à la justice centrafricaine.

 

L’ancienne présidente de la transition, qui a toujours nié tout détournement, s’active pour faire annuler cette procédure. Elle s’en est notamment plainte à Teodoro Obiang Nguema, le président équato-guinéen, et à des responsables des Nations unies.

Lu pour vous : Centrafrique : Samba-Panza et les millions évaporés
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