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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 22:29
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

RCA : la situation humanitaire reste et demeure complexe

 

https://www.radiondekeluka.org lundi 19 août 2019 13:27

 

La Coordination des Affaires Humanitaires de l'ONU s'est inquiétée ce 19 août 2019 de la situation humanitaire en RCA. Si le thème retenu pour la célébration de la journée mondiale de l'aide humanitaire s'intitule : « Nous rendons hommage au travail des femmes en situation de crise dans le monde entier », la situation humanitaire demeure précaire dans certaines régions du pays.

Le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) en Centrafrique souligne qu'au premier semestre 2019, la situation humanitaire reste et demeure complexe. « 63% de la population centrafricaine ont besoin d’une assistance humanitaire et d’une protection », a précisé François Batalingaya, chef de Bureau de OCHA en Centrafrique.

Un rapport de la coordination publié documente « 130 incidents contre les acteurs humanitaires dont 3 tués et 22 blessés à l'intervalle de 6 mois  en 2019 » faisant de la RCA, l’un des pays les plus dangereux au monde pour les humanitaires.

Antonio Guterres, Secrétaire Général des Nations Unies, reconnait que « des violations graves du droit international humanitaire et des droits de l'homme continuent d'être commises dans le monde entier et doivent faire l'objet d'enquêtes et de poursuites judicaires ».

Face à la montée des violences, François Batalingaya catégorise les préfectures en fonction de l'ampleur d'insécurité qui y règne. « Les préfectures du haut Mbomou, Mbomou et Basse Kotto sont en première catégorie », indique-t-il expliquant qu'en plus du retour timide des populations, « elles n'ont pas d'assistance à cause de l'insécurité ».

Dans la seconde catégorie se retrouvent « la Haute Kotto, la Ouaka, la Nana Gribizi, l'Ouham et l'Ouham-Péndé », où l'assistance apportée reste encore insuffisante. L'inquiétude du Coordonnateur humanitaire se justifie par le fait « qu'un centrafricain sur cinq est en situation de déplacement » aujourd'hui.

Radio Ndeke Luka en partenariat avec la communauté humanitaire a organisé de dimanche à lundi une campagne "Radio mobile" pour sensibiliser la population de la capitale sur le rôle et l'utilité du travail des humanitaires dans ce pays en proie à l'insécurité.

 

 

Bangui : scandale financier à la mairie, Emile Gros Raymond Nakombo clame son innocence

 

https://www.radiondekeluka.org lundi 19 août 2019 13:09

 

Le Maire de la ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo, mis en cause dans une affaire de scandale financier, s'est blanchi. Le premier citoyen dit avoir des pièces comptables pouvant contrecarrer le rapport du ministre de l’Administration du territoire, Augustin Yangana Yahoté, l’accusant de mauvaise gestion.

Pour répondre à cette mise en cause gouvernementale, Emile Gros Raymond Nakombo, affirme que le Conseil municipal a rejeté à tort le bilan comptable de l’exercice 2018. « Nous sommes là avec nos chiffres, l’Etat est là avec ses organes de contrôle et je ne peux pas me prononcer pour le moment », a indiqué le Maire de Bangui.

Sur la défensive, le premier citoyen de la ville de Bangui attaque la démarche consistant à diffuser ce scandale sur les ondes et les réseaux sociaux. « Il faut parler de ce qui se fait à la Mairie et c’est comme ça que les gens sauront la part de la vérité. Qu’on aille pas sur les ondes et les réseaux sociaux pour s’entredéchirer » a-t-il ajouté précisant qu'il accompagne « un Chef de l’Etat qui veut que tout soit fait au sérieux ».

Depuis la révélation du ministre de l’administration du territoire, Augustin Yangana Yahoté, plusieurs commissions d’enquête sont ouvertes et n’ont pas encore rendu leurs conclusions.

Sur sa page Facebook, le membre du gouvernement avait mentionné que « la gestion financière de la mairie de Bangui est préoccupante » ajoutant que sur « plus de 2 milliards 272 millions 882 milles 375 FCFA, perçus des contribuables et de l’Etat en recette, seulement, 13 millions ont été investis en faveur de la population, soit un taux de 0,6% » pour tout ce montant.

« La masse salariale et les assimilés de 2018 occupent plus de 141% des recettes propres de la commune », avait noté M. Yangana Yahoté qui remet le sort de l'actuel maire entre les mains des inspections générales d’Etat et des Finances.

 

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 22:15
Tchad. État d’urgence dans l’est après des violences intercommunautaires

 

https://www.ouest-france.fr  Ouest France avec AFPPublié le 18/08/2019 à 23h25

 

Les tensions entre cultivateurs et nomades ont abouti à des violences causant la mort d’une cinquantaine de personnes. Afin de calmer les esprits, le président a déclaré l’état d’urgence.

Le président tchadien Idriss Déby a déclaré dimanche l’état d’urgence dans deux provinces de l’est du pays et réclamé le désarmement des civils après de récents affrontements entre communautés qui ont fait des dizaines de morts.

L’état d’urgence est déclaré pour trois mois dans les provinces du Sila et du Ouaddaï, à la frontière entre le Tchad et le Soudan. Des affrontements entre cultivateurs et éleveurs y ont fait plus de 50 morts depuis le 9 août, selon la présidence qui ne dresse pas de bilan plus précis.

Depuis plusieurs dizaines d’années, la province du Ouaddaï, zone de transhumance, est en proie à des conflits entre éleveurs nomades arabes et cultivateurs autochtones ouaddaïens.

« S’il y a encore des conflits entre Arabes et Ouaddaïens, […] vous en tuez dix de chaque côté afin de sauver la majorité. Vous avez l’autorisation », a lancé le président Déby aux autorités locales lors d’un déplacement dimanche dans le Sila, où le déploiement de « forces militaires qui vont assurer la sécurité de la population dans la zone » a été annoncé.

« Dès que je quitte la province de Sila, il faut désarmer tous les civils de la zone qui ont des armes entre les mains », a-t-il ordonné.

Outre la saisie des armes et la présence de forces militaires, le président tchadien a annoncé l’interdiction de circuler à moto dans les deux régions, ainsi que la suspension des chefs des deux cantons à l’origine des affrontements.

Les violences avaient éclaté après la découverte des corps de deux jeunes éleveurs dans des villages.« C’est une guerre totale que nous devons engager contre ceux qui portent des armes et sont à l’origine des morts d’hommes », avait averti le président Déby le 9 août lors d’une conférence de presse.

Scénario récurent

À l’origine de ces éruptions de violences, on retrouve souvent les mêmes scénarios ou presque : un troupeau de dromadaires piétine le champ d’un agriculteur ou un jardin cultivé par une famille, déclenchant immédiatement la confrontation entre les hommes des deux communautés, la plupart du temps avec des armes à feu.

Le président tchadien a plus particulièrement incriminé l’afflux d’armes venues des pays frontaliers du Tchad en proie à de graves conflits comme la Libye, la Centrafrique ou le Soudan. « La cause principale de ce conflit intercommunautaire est liée au désordre qui dégénère au Soudan », a-t-il insisté dimanche.

Outre le conflit du Darfour, dans l’ouest, un mouvement de contestation a mené au Soudan à la chute du président Omar el-Béchir et vient d’aboutir samedi, après huit mois de troubles, à un accord entre militaires et opposants.

Dans l’est du Tchad, la multiplication des tensions s’explique également par la sécheresse et la pression démographique.

Des changements structurels auxquels sont venus se greffer des problèmes ethniques : les troupeaux appartiennent en grande majorité aux Zaghawa, l’ethnie du président Déby, selon les agriculteurs autochtones qui dénoncent l’impunité dont les éleveurs bénéficient lorsqu’un différend éclate.

Ces situations conflictuelles entre éleveurs et agriculteurs se retrouvent aussi dans plusieurs autres pays africains, notamment au Nigeria ou en Centrafrique.

 

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 21:59
Nouvelles nationales sur RFI
Nouvelles nationales sur RFI

 

RCA: la Cour des comptes épingle la gestion de l'Assemblée nationale

 

Par RFI Publié le 18-08-2019 Modifié le 18-08-2019 à 07:16

 

La Cour des comptes centrafricaine a rendu son rapport concernant la vérification des comptes et de la gestion de l’Assemblée nationale pour la période allant du 1er juin 2016 au 30 septembre 2018. La procédure fait suite à la saisine du président de l’Assemblée nationale, le 10 septembre 2018. Abdou Karim Meckassoua, le président de la chambre des députés qui avait saisi la Cour des Comptes, a été destitué le 26 octobre suivant. Le rapport très détaillé, dont RFI s’est procuré une copie, révèle de nombreux dysfonctionnements.

« La période soumise au contrôle a été opaque » affirme le rapport de la Cour des comptes. Une opacité liée notamment à la faiblesse du règlement financier de l’Assemblée nationale ainsi qu’au non-respect des lois et règlements en matière des finances publiques.

Les dysfonctionnements sont nombreux : mauvaise tenue de la comptabilité, recrutement anarchique et pléthorique du personnel, non-respect des procédures, discordance dans les comptes, erreurs de calculs, etc.

Par ailleurs le rapport revient sur différentes affaires notamment celle  des travaux de la toiture du Parlement, des véhicules de l’Assemblée ou encore des kits de campagne…

Des dossiers qui avaient valu à Abdou Karim Meckassoua sa procédure de destitution. Plusieurs autres personnalités sont citées dans ces affaires. L’ensemble a été un contrôle « fastidieux » note la cour qui conclut que « les irrégularités décelées suivront la procédure juridictionnelle. »

 

 

RCA: début de la construction d'une base logistique pour lever l'embargo sur les armes

 

Par RFI Publié le 17-08-2019 Modifié le 17-08-2019 à 00:42

 

Les autorités centrafricaines continuent à se concentrer sur la reconstruction de l’armée. Ce jeudi 15 août à 22km de Bangui, le président Touadera a posé la première base de la future grande base logistique militaire.

La base logistique s’étendra sur 176 hectares et sera constitué notamment de 5 entrepôts et d’une base de vie pour 800 personnes. Selon Marie-Noëlle Koyara, ministre de la défense et de la reconstruction des armées, « il s'agit de la construction de la plus grande base logistique militaire, chargée d'apporter un soutien matériel aux forces armées dans les situations de défis sécuritaires qui se posent à nous. Les exemples de projection et des opérations récentes montrent tout l'intérêt d'avoir une logistique adaptée aux besoins et à laquelle il convient de conférer toute la place que le soutien des forces nécessite. »

Les forces armées centrafricaines (FACA) sont formée par la force européenne (EUTM) et des instructeurs russes. Mmais les défis vont au-delà de la formation. Un embargo sur les armes pèse depuis 2013 sur le pays, faute notamment d’infrastructures correctes - aujourd’hui les FACA vivent dans les quartiers ou dans des camps dans Bangui - et de capacités logistiques pour s’assurer de la traçabilité des armes notamment. 

La création d’entrepôts de munition et d’une chaîne logistique plus efficace doit donc contribuer à remplir les conditions de la levée de l’embargo. Cette base vient aussi s’insérer dans une vision plus générale.

« Nous avons opté pour une armée de garnisons, a déclaré le président Faustin Archange TouaderaNos bases se situent en ce moment en pleine ville, et ne sont plus adaptées aux nouvelles situations. Nous devions donc redimensionner cela et c'est pour cela que nous avons choisi cette base de PK22. mais ce n'est que le début. »

La construction de cette base devrait prendre un an et coûter 8,5 millions de dollars environ. Elle doit être la première base des 3 zones de défense. Les deux autres prévues devraient être bâties à Bangassou et à Ndele.

 

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 21:55
Jean-Serge Bokassa en visite au château de Villemorant à Neung-sur-Beuvron
Jean-Serge Bokassa en visite au château de Villemorant à Neung-sur-Beuvron

 

Lu pour vous

 

https://www.lanouvellerepublique.fr Publié le 19/08/2019 à 03:55 | Mis à jour le 19/08/2019 à 06:51

 

Fils de l’ex-empereur de Centrafrique, Jean-Serge Bokassa est revenu au château de Villemorant à Neung-sur-Beuvron pour la première fois.

C’est sous un beau soleil de cet été 2019 que Jean-Serge Bokassa, l’un des nombreux enfants de l’ex-empereur centrafricain Jean-Bédel Bokassa, découvre le château de Villemorant à Neung-sur-Beuvron. Découvre, ou plutôt redécouvre, car il y avait déjà mis les pieds enfant, avant la destitution de son père en 1979. « Mais j’étais trop jeune, j’ai très peu de souvenirs.

Surtout que lorsqu’on venait ici, c’était pour des périodes courtes, on était juste de passage », explique-t-il.
“ S’imaginer mon père ici 30 ou 40 ans en arrière, c’est émouvant ”Jean-Bédél Bokassa, d’abord président de la Centrafrique en 1966 puis empereur autoproclamé de 1976 à 1979, possédait cinq propriétés en Sologne dans les années 1970. « J’ai beaucoup entendu parler de Villemorant dans toute ma jeunesse. S’imaginer mon père ici, 30 ou 40 ans en arrière, c’est émouvant. On se demande comment ça se passait ici », souffle Jean-Serge Bokassa, dans le hall d’entrée du château.

Devenu aujourd’hui le siège de la Sologne des Étangs, au cœur de l’Écoparc, l’intérieur de la bâtisse n’a pas beaucoup changé depuis l’ère Bokassa.
L’empereur déchu, ses biens sont vendus aux enchères publiques au début des années 1990. Jean-Serge Bokassa, lui, vivait alors avec sa mère en Côte d’Ivoire puis au Gabon. « A sa sortie de prison en 1993, j’ai été l’un des premiers enfants à le retrouver en Centrafrique. Je suis resté à ses côtés jusqu’à son décès, en 1996. » 

 

De son enfance, Jean-Serge Bokassa garde peu de souvenirs de son père. Né en 1972, il est placé en pensionnat en Suisse dès l’âge de 3 ans. « Je voyais assez peu mon père, mais quand il venait, ou quand il nous faisait venir pour une cérémonie ou un défilé, c’était une décharge d’affection, il nous couvrait de baisers. » Un père tristement connu à l’époque, « mais j’étais tout petit, je ne comprenais pas tout ce qu’il se passait. A la pension en Suisse, certains enfants disaient : “ Moi mon père, il a une villa, le mien, il a une voiture de sport… ”. Et moi, je répondais, “ mais le mien, il a une armée ! ” » sourit Jean-Serge Bokassa.


Cette filiation ne l’a pas empêché de s’engager politiquement dans son pays. Jean-Serge Bokassa, candidat à la présidentielle de 2015, fut battu mais désigné ministre de l’Intérieur par le président Touadéra, poste qu’il occupa jusqu’à l’an dernier. Il devrait de nouveau se présenter en 2020, et espère être le second Bokassa à diriger la Centrafrique. « Mais en étant élu, cette fois-ci ! »

 

 

Pourquoi le fils de Bokassa 1er, ex-empereur de Centrafrique, est en visite en Sologne

 

https://www.leberry.fr  17/08/2019 à 10h00

 

Jean-Serge Bokassa, fils de l’ex-empereur de Centrafrique, est en Sologne à la recherche de souvenirs et de rencontres.

Jean-Serge Bokassa, un des nombreux enfants de l’ex-empereur de Centrafrique Jean-Bedel Bokassa, est actuellement dans le Cher. Il y a retrouvé le réalisateur Xavier Gasselin qui, en 2004, avait réalisé le documentaire Bokassa 1er, roi de Sologne, plusieurs fois diffusé (*).

« J’étais pensionnaire en Suisse »

« C’est une sorte de pèlerinage sur les lieux de nos enfances ou les lieux qui ont représenté quelque chose pour mon père, affirme Jean-Serge Bokassa. Par curiosité, parce que j’étais pensionnaire en Suisse, et on se retrouvait ici pour les vacances mais je ne savais pas exactement où c’était. »


Piloté par Xavier Gasselin, Jean-Serge Bokassa s’est donc rendu vendredi au Grand-Chavanon, à Neuvy-sur-Barangeon, château qu’il a photographié avec son portable.


Une étape parmi d’autres puisque, au milieu des années 1970, Jean-Bedel Bokassa possédait cinq châteaux en Sologne : un dans le Cher, quatre dans le Loir-et-Cher. Renversé, il s’est réfugié au château d’Hardricourt, dans les Yvelines.

Pour les souvenirs, mais pas seulement

Jean-Serge Bokassa n’est pourtant pas en Sologne seulement pour ses souvenirs. Élevé en Suisse, se disant protestant et très croyant, il souligne que « théologien était [s]a première vocation. Je voulais être missionnaire. » Mais la politique a repris ses droits, et le fils de l’ex-Bokassa Ier assure être également là « pour rencontrer les membres de la diaspora de Centrafrique et essayer de faire passer mes idées auprès d’eux ».


Candidat en 2016

Ayant été élu député en 2005, Jean-Serge Bokassa a en effet créé « une plateforme d’engagement politique, Kodro Mokozo Si, qui signifie « Ton pays avant tout” » en 2013. Cela lui a permis de se présenter à l’élection présidentielle de 2016 et de recueillir un peu plus de 6,64 % des suffrages, cinquième position des trente candidats.


À la question de savoir si son nom n’est pas mal perçu auprès de la population centrafricaine, Jean-Serge Bokassa répond par la négative. « Car le pays va mal. Sur quatre millions de Centrafricains, un million sont réfugiés ou déplacés. La sécurité a été confiée aux Nations Unies par le biais de la Minusca, le pays s’enlise, la corruption et l’impunité se développent. Il ne reste que des vestiges et j’ai conscience que le Centrafricain ressent de la nostalgie ».


Les prédications sont donc politiques. « Il faut beaucoup d’écoute », avec pour objectif d’être à nouveau présent lors des élections présidentielle et législatives de décembre 2020.


Jean-Serge Bokassa entend revendiquer son expérience de député, puis de ministre, à deux reprises, de la Jeunesse et des sports (2011-2013), puis de l’Intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire (2016-2018).
Sa mésentente avec le président Faustin-Archange Touadera, qui a autorisé des instructeurs russes à s’installer dans l’ancien palais de son père, l’a amené à être limogé le 14 avril 2018.

« Mon souhait, c’est la dignité humaine et le renouvellement politique en Centre Afrique. »


« Nous avons ensuite créé le Front uni pour la défense de la Nation avec des personnalités. J’en suis le porte-parole. Mon souhait, c’est la dignité humaine et le renouvellement politique en Centre Afrique. »


Reste la France, « où je viens souvent mais pas régulièrement. J’ai des frères et sœurs qui vivent à Paris. Quand on est en Centrafrique, la France, c’est souvent la direction unique ».


(*) Bokassa 1er, roi de Sologne, réalisé par Xavier Gasselin et produit par la société berruyère Beta production, a notamment été diffusé par les chaînes France 3, Planète, la Chaîne parlementaire et Al Jazeera.

Bertrand Philippe

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 21:49
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des leaders des groupes armés attendus à Bangui pour le suivi de l’Accord de paix

BANGUI, 19 aout 2019 (RJDH)—Les leaders des groupes armés signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR) sont conviés le 23 aout à Bangui pour la réunion de suivi de mise en œuvre de cet accord, a appris RJDH des sources officielles.

L’article 30 alinéa 3 de l’Accord de paix, signé le 06 février 2019 prévoit des concertations régulières avec les représentant des groupes armés sous l’égide du Comité Exécutif de Suivi. Six mois après la signature de cet accord, le bilan à mi-parcours s’impose.

Selon les informations RJDH, il sera question d’évaluer les engagements de chaque des parties signataires et de voir l’avancement du processus de paix, voulu par la population Centrafricaine.

Dans une lettre d’invitation adressée aux responsables des groupes armés cosignée par le premier ministre Firmin Ngrebada et le Représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine et  Chef de la Misac Mathias Bertino Matondo, cette réunion de concertation qui se tiendra à Bangui vendredi 23 aout, réunira chacun des groupes armés signataires.

« Pour ceux qui résident en provinces, le Comité Exécutif de Suivi prendra les dispositions nécessaires en termes de sécurité, de transport aller-retour ainsi que de séjour à Bangui », précise la lettre d’invitation.

Dans l’accord de paix, le gouvernement compte 21 engagements et les groupes armés de leur coté 10 engagements. Six mois après la signature de l’accord, la mise en œuvre reste timide alors que certains groupes armés continuent de commettre des exactions sur la population, n’ont toujours pas enlevé toutes les barrières et libéré les bâtiments administratifs même si des observateurs notent une volonté de part et d’autre.

Cette rencontre de taille intervient après celle organisée à Addis Abeba en mai 2019 après la contestation de l’équipe du gouvernement par les groupes armés et certains leaders politiques.

Fridolin Ngoulou.

 

Centrafrique : Plus de deux millions de personnes assistées par les humanitaires en premier semestre 2019

BANGUI, le 19 aout 2019 (RJDH)--- La Journée humanitaire mondiale célébrée ce 19 aout pour rendre hommage aux efforts humanitaires déployés en Centrafrique. En ce jour, le bureau des affaires humanitaires en Centrafrique (OCHA) défend les intérêts de l’ensemble de la communauté humanitaire et indique que la RCA reste un environnement hostile pour le travail humanitaire dans le pays. Selon le chiffre d’OCHA, plus de deux millions de personnes sont assistées par les acteurs humanitaires dans le pays en premier semestre 2019.

La Journée humanitaire mondiale 2019 est organisée en Centrafrique autour du thème « rendre hommage aux femmes humanitaires », par rapport à leur contribution indéfectible à l'amélioration du monde. La campagne de cette année soutient la reconnaissance des femmes dans le renforcement de la réponse humanitaire ainsi que dans les efforts de protection en vertu du droit international.

La République Centrafricaine reste l’un des environnements les plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires. Entre janvier et mai 2019, trois d’entre eux ont été assassinés dans l’exercice de leur fonction. Le 30 avril dernier, le total des personnes déplacées internes en RCA était estimé à 612 025 individus composés respectivement de 202 620 personnes sur des sites de déplacés internes et 409 405 personnes estimées dans les familles d’accueil.

C’est une journée symbolique pour les femmes, selon Virginie Baïkoua Ministre des Affaires humanitaires en Centrafrique, car tous les jours, les femmes sont au front pour aider et donner l’espoir aux personnes vulnérables, « étant mères, celles-ci travaillent avec leur cœur et à tous les hommes qui s’engagent également pour aider notre pays. Grace à l’accord de paix et de réconciliation du 6 février, on dénote une baisse des exactions faites contre les personnels humanitaires. Cet accord a pris en compte la libre circulation des humanitaires et c’est pour nous un moyen de travailler pour le relèvement de notre pays », a déclaré Virginie Baïkoua.

Le coordonnateur par intérim d’OCHA, Jean François  Aguillera se félicite de l’amélioration des conditions sécuritaires dans le pays, « nous faisons tout pour venir en aide à plus de 2 millions de personnes vulnérables sur les plus de quatre millions d’habitants que compte la Centrafrique. La situation est de moins en moins délicate et nous prenons ce qui se passe à l’intérieur du pays très au sérieux. Nous avons noté une légère amélioration de la situation humanitaire contrairement aux années précédentes depuis les accords de paix. L’action humanitaire en Centrafrique reste pertinente d’où l’importance pour nous, de célébrer cette journée », s’est-il exprimé.

Au premier semestre 2019, les humanitaires ont porté assistance à deux millions de  centrafricains vulnérables. L’aide humanitaire en Centrafrique repose essentiellement sur les volets sanitaire, éducatifs, nutritionnel, sécuritaire et logistique. Les zones les plus sensibles du pays sont entre autres, le centre et le Sud-est de la République Centrafricaine

Rolf Domia

 

 

Centrafrique : 5 milliards de FCFA destinés à la construction d’une base logistique et logements des FACA à 22km de Bangui 



BANGUI, le 17 Aout 2019 (RJDH) ---Une base logistique et des logements des Forces armées centrafricaines sera construite à pk 22, route de Damara, sortie nord de la capitale. La cérémonie de la pose de première pierre a été présidée par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera ce 16 aout 2019. Le cout des travaux s’élève à hauteur de 5milliards de francs CFA.

Le site couvre une superficie de 176 hectares destinés à accueillir  5 entrepôts  de 140 mètres de bureaux administratifs, un garage d’entretien et de réparation ainsi que deux aires de stationnement. Il est également prévu des fermes agricoles pour l’autoconsommation des troupes, des champs de tirs. Ce site est situé au village Liton à 22 kilomètres de Bangui, axe Damara.

La construction de cette base militaire selon Marie Noëlle Koyara, Ministre de la Défense nationale, est un impératif pour la République Centrafricaine, « la construction de cette base logistique des Forces Armées Centrafricaines constitue un impératif majeur dans notre pays. En raison non seulement de l’extension de Bangui liée à une croissance rapide de la population mais aussi de la nécessité de détenir les capacités opérationnelles indispensables à l’accomplissement de sa mission régalienne », explique la Ministre de la Défense.

Cette base logistique représente la reconstruction de l’armée nationale dit le Président de la République Faustin Archange Touadera, « nous avons opté pour une armée de garnison. Nos bases se situent en pleine ville et ne sont plus adaptées à la nouvelle situation. C’est pour cela que nous avons choisi cette base de pk22 pour y implanter. Ce n’est que le début, nous sollicitons toujours l’appui de nos partenaires pour qu’on arrive à mettre en œuvre cette division aujourd’hui celle qui est la mieux adapte à la situation de notre pays pour être plus proche de la population, des menaces et couvrir l’ensemble de notre territoire», a lancé le président de la République.

Les travaux de construction de cette nouvelle base militaire dont la durée est de 12 mois sont financés par le gouvernement et l’Union Européenne en Centrafrique.

Paméla Dounian-doté

 

 

* Centrafrique : Retour au calme à Boda après le contrôle minier qui a couté la vie à un collecteur de diamant 

BODA le 17 Août 2019(RJDH) --- Les activités ont repris à Boda dans la Lobaye après une vive tension hier vendredi 16 aout 2019. Des jeunes ont manifesté en réaction contre le service du contrôle de la brigade minière dans la localité à l’endroit des opérateurs économiques. Le bilan a fait un mort selon des sources autoritaires contactées par le RJDH ce 17 aout 2019.

Selon le maire de Boda Boniface Katta contacté par le RJDH, les activités reprennent depuis la matinée du samedi 17 aout après le mouvement de mécontentement d’un groupe de jeunes qui protestait contre le système de contrôle de la brigade minière. La mort d’un collecteur de la place, dont son diamant a été saisi par une équipe de la brigade minière en provenance de Bangui a provoqué un mouvement de colère, mais pour le moment, la situation est stable, confie le président de la délégation spéciale de la ville de Boda.

 « Le calme est finalement revenu dans la ville de Boda après la tension qui a monté d’un cran hier. La population vaque librement à ses activités depuis ce matin, les cultivateurs vont au champ, les commerçants ont ouvert leurs boutiques, le marché est ouvert et la vie a repris après une peur qui a terrifié la ville dans la tombée de la nuit », a confié le maire.

Après l’incendie du véhicule de la gendarmerie nationale, une équipe mobile a été déployée depuis dans la ville et va enquêter sur le sujet pour identifier les auteurs de cet acte, « depuis hier soir jusqu’à ce matin du samedi 17 août, l’équipe de la gendarmerie de Bangui en collaboration avec le commandant de Compagnie de Boda patrouille dans la localité et ses environs pour garantir la sécurité. Il était question aussi de mener des enquêtes sur l’acte », a-t-il ajouté.

De sources bien informées, cet opérateur économique après le saisi de son diamant et d’une importante somme d’argent a été transféré à l’hôpital de des soins médicaux. Il a rendu larme quelques minutes après son transfert à l’hôpital.

Fridolin Mamocko 

 

 

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 22:33
Le REFELA plaide pour l'engagement des centrafricaines aux prochaines échéances électorales

 

RCA : le REFELA plaide pour l'engagement des centrafricaines aux prochaines échéances électorales

 

https://www.radiondekeluka.org  jeudi 15 août 2019 12:08

 

Le premier congrès du Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique de Centrafrique (REFELA) a ouvert ses travaux mercredi 14 août 2019 à Bangui. Durant deux jours, les autorités locales vont non seulement partager leurs expériences mais échanger également sur l’engagement des femmes dans la vie locale.

Présidé par Brigitte Touadéra, 1ère dame de Centrafrique, ce congrès a mobilisé des femmes venues des 16 préfectures du pays, des huit arrondissements de Bangui, des Etats voisins et amis comme le Cameroun, le Congo et la Côte d’Ivoire. Les assises visent à encourager les présidentes des délégations spéciales des villes centrafricaines à s’engager dans la prise de décision au niveau politique et local.

"Nous avons été invitées par les élues locales de Centrafrique pour venir les accompagner dans la tenue de leur assemblée générale qui va voir la création du REFELA. Il faut que les femmes participent à la vie locale, qu'elles en soient les gestionnaires ", a souligné Dao Macoura, maire de la Commune de Foumbolo en Côte d’Ivoire et présidente du REFELA.

Dans son projet, le REFELA a inscrit "toutes les préoccupations et les priorités des femmes" citant en exemple "les questions de l'enfance, de l'autonomisation de la femme et les questions de gouvernance", a mentionné Dao Macoura estimant qu'il faut "valoriser les femmes".  

"Je pense qu'au niveau de la décentralisation, chaque pays a ses réalités. Je pense que bientôt la République Centrafricaine ira aux élections. J'encourage les femmes à se mobiliser, à se porter candidates pour aller briguer des postes électifs", a souhaité la présidente du REFELA. Et pour Mme Dao, "cela ne peut pas se faire sans que les femmes elles-mêmes s'engagent en ayant l'ambition, la persévérance et la détermination pour affronter les prochaines échéances électorales".

L'ancienne présidente centrafricaine de la transition, Catherine Samba-Panza, dit soutenir la mise en place du REFELA au niveau de la Mairie de Bangui pour trois principaux points. "Le premier travail des femmes consiste à se regrouper pour mieux réaliser les activités. Le second point, elles doivent réfléchir à comment faire pour augmenter leur effectif dans les municipalités. En point 3, qu'est-ce qu'elles doivent faire pour la population afin de ramener la paix et le vivre ensemble",  a indiqué Mme Samba Panza.

Le Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique est une organisation panafricaine créée en 2011.

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 22:25
La Russie livre de nouvelles armes à la RCA

 

 

https://www.radiondekeluka.org  jeudi 15 août 2019 11:42

 

C’est désormais chose faite ! La deuxième phase de livraison d’armes promises par la Fédération de Russie à la République Centrafricaine est arrivée mercredi 14 août 2019 à Bangui. L'opération qui va se poursuivre pour atteindre 14 voyages, vise à équiper environs 8 bataillons de l’armée nationale déjà formés par les instructeurs russes.

La Russie a tenu sa promesse vis-à-vis de la République Centrafricaine dans le cadre de l'accord bilatéral entre les deux Etats amis. Nous avons promis de fournir la deuxième partie des armes et nous avons tenu cette promesse. La livraison des armes et munitions permettra de moderniser les FACA et de renforcer davantage leur capacité. La Russie fournit ces matériels militaires à titre gratuit sur la base de l'accord bilatéral entre les chef d'Etat, entre les ministres de la Défense des deux pays et dans un esprit d'amitié et de coopération", a précisé Vladimir Titorenko, ambassadeur russe en Centrafrique.

Sur les 14 rotations prévues pour équiper au moins 8 bataillons formés par les instructeurs russes, deux sont réceptionnées par les autorités centrafricaines. "Dans les prochains jours, plusieurs autres avions atterriront à Bangui avec les armes et munitions pour équiper au moins huit (8) bataillons des Forces armées centrafricaines. Nos instructeurs militaires ont déjà formé 2700 éléments des FACA", a indiqué le Haut Représentant Russe. Pour le diplomate, "l'arrivée de la 2ème partie des armes permettra d'amer les FACA pour les prochains déploiements sur l'étendue du territoire national".

Cette 2ème dotation russe a été le fruit d'une longue discussion avec le comité de sanction de l'ONU. "Nous avons discuté avec le comité de sanction des Nations Unies qui a finalement donné son accord pour la livraison des armes et munitions de guerre. Elles vont permettre de renforcer la capacité opérationnelle des forces de défense en vue de la sécurisation de l'ensemble du territoire", a souligné colonel Alain Kénéféï, directeur des services techniques de l’armée.

Comment la Russie s'est-elle implantée dans le pays ?

Début 2017, la France était à la recherche d'armes à fournir aux soldats centrafricains formés par une mission européenne. Mais Paris se heurte au coût. L'idée surgit alors de donner une partie d'une cargaison saisie dans l'océan Indien qui, comme les lois internationales l'exigent, est destinée à la destruction. Le Conseil de sécurité de l'ONU donne son aval, sauf Moscou, qui s'y oppose. Agacé, le nouveau gouvernement français renvoie alors le président Faustin-Archange Touadéra vers la Russie. Cette dernière ne manque pas l'occasion.

En octobre, le président centrafricain rencontre Sergueï Lavrov à Sotchi. Le ministre russe des Affaires étrangères propose de faire cadeau des armes nécessaires.

 

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 22:09
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La Russie livre à la Centrafrique la deuxième tranche d’armes et matériels militaires 

BANGUI, 15 Août 2019 (RJDH)---La deuxième tranche de livraison d’armes russes à la Centrafrique a finalement été effectuée mercredi 14 Août, à Bangui. Cette nouvelle dotation en armes permettra d’équiper 8 bataillons des FACA déjà formés par l’EUTM et la Russie.

La seconde dotation en armes de la Russie à la Centrafrique  intervient dans le cadre de renforcement des relations bilatérales, d’une part entre la République Centrafricaine et la Fédération de la Russie en matière militaire, et d’autre, de permettre au gouvernement Centrafricain de faciliter le déploiement des FACA dans les villes intérieures du pays.

Vladmir Titorenko, Ambassadeur de la Fédération de la Russie en Centrafrique affirme que cette dotation se fait à titre gratuit par rapport à la signature des accords militaires entre les deux ministres des défenses (Russie-RCA), « la livraison de la deuxième tranche permettra de renforcer d’avantage la capacité les FACA. La Russie fournisse les matériels militaires à titre gratuit sur la base des accords bilatéraux entre nos Chefs d’Etat et les ministres de la défense de deux pays dans un esprit d’amitié et de la coopération. Dans le cadre de notre coopération et partenariat en matière de défense, les instructeurs russes ont pu former 2 700 soldats », a indiqué le diplomate russe.

L’Ambassadeur russe en Centrafrique a aussi annoncé que d’autres avions russes arriveront dans les prochains jours avec les armes et munitions pouvant équiper au moins huit bataillons des FACA, « Dans les prochains, plusieurs autres avions atterriront à Bangui avec les armes et munitions pour équiper au moins huit bataillons des FACA. La livraison est prévue en 14 voyages d’avions », a annoncé Vladmir Titorenko.

Cette livraison vient suite à des négociations entre la Russie avec le comité de sanctions de l’ONU, qui a donné son quitus pour la deuxième livraison d’armes et de munitions.

Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, a rappelé que la livraison de la seconde tranche d’armes russes, a été rendu possible grâce à une série de réunion tenue la semaine dernière avec toutes les parties accompagnant la Centrafrique dans l’assouplissement des verrous pesant sur les armes à destination du pays, « la MINUSCA a pris part la semaine dernière à deux réunions préliminaires relatives à la livraison d’armes et de munitions par la Russie et la France. La réunion sur la livraison d’armes russes tenue le 8 Août, a réuni le ministère de la défense de la Commission nationale de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres en Afrique Centrale de l’EUTM et l’UNMAS », a-t-il souligné.

Le président Touadera est attendu au sommet Russie-Afrique prévu pour le 24 octobre 2019 à Sotchi en Russie. Une rencontre qui facilitera un « changement de cap dans les axes de la coopération entre le Président Touadera et son homologue russe, Vladimir Poutine, axes qui ont été définis lors de leur rencontre, le 23 mai 2018 à St Petersburg. Aujourd’hui nous sommes en face d’une nouvelle étape qui commence à la reconstruction et la modernisation économique dans le but d’apporter un appui à la réalisation de l’Accord politique pour la paix et à la réconciliation, car on ne pourra pas l’atteindre uniquement par des moyens militaires et politiques. Il faut maintenant la reconstruction de l’économie et sa prospérité », a réitéré le diplomate russe en Centrafrique.

La livraison de la deuxième tranche d’armes et matériels militaires en Centrafrique intervient après l’autorisation du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. C’est un signe avant-coureur de la levée partielle de l’embargo sur la RCA attendue au mois de septembre prochain, d’un côté, et trente(30) officiers russes vont intégrer bientôt la mission de l’ONU en Centrafrique, de l’autre. La précédente livraison d’armes de la Russie, pour rappel, a été faite en janvier 2018.

Jefferson Cyrille Yapende   

 

 

Centrafrique : Des dispositions du code électoral reformulées par la Cour Constitutionnelle

BANGUI, 15 aout 2019 (RJDH)---La Cour Constitutionnelle a finalement rendu mercredi 14 juillet 2019 sa décision ce jour sur la loi du code électoral adopté par le parlement le 19 juillet dernier. Les propositions des députés sur les dispositions des propriétés bâties ont été reformulées, et la question du quota de 35% de femme a été renvoyée aux partis politiques qui se présenteraient aux élections générales de 2020.

Certaines dispositions du code électoral adopté par le parlement le 19 juillet dernier soumises à la Cour Constitutionnelle pour avis de conformité, ont été reformulées par la Cour mercredi 14 aout 2019 à Bangui.

Lors du vote d’adoption, l’Assemblée Nationale a botté en touche le nouveau mode électoral de tête de liste, exigée par la Cour Constitutionnelle pour les circonscriptions à siège multiple en faveur du mode uninominal. Les 35% de femmes exigés dans le recadrage de la Cour Constitutionnelle dans la tête des listes, sont supprimés par la représentation nationale qui s’est aussi opposée à la reformulation de l’article 37 alinéa 2 (tiret 10) qui au lieu de l’exigence d’une résidence dans leur circonscriptions pour les candidats aux législatives aux sénatoriales et aux régionales, estimait que même des intérêts économiques dans la localité étaient suffisants. Les députés ont ainsi repris leur première option rejetant le recadrage de la Cour. 

Sur la question de certaines dispositions qui gênent entre autres le mode de scrutin de liste, les 35 % des femmes voulus par la loi de parité et l’exigence d’une résidence dans les circonscriptions pour les candidats aux élections législatives et aux sénatoriales, la Cour a procédé sur ces points à une reformulation des articles.

Nadine Pingama Modo, rapporteur et juge constitutionnelle, justifie le choix de reformulation des articles, « je pense qu’il y a deux points. Le premier concerne la loi sur la parité votée au mois de mars 2016, où il faut un quota dans les instances de décision. Et au début, on était parti sur le scrutin de liste et ce qui a été discuté. Aujourd’hui on est parti sur le scrutin uninominal mais avec un accent mis sur la parité, c’est-à-dire que les partis politiques, s’ils veulent allés aux élections doivent présentés 35 % de femmes », a-t-elle précisé.

«  Le deuxième point important, c’était sur la propriété bâtie où il fallait être d’une localité pour pouvoir présenter sa candidature. Aujourd’hui, la cour a reformulé pour dire que tout centrafricain peur choisir sa circonscription électorale », a indiqué la juge constitutionnelle Nadine Pingama Modo.  

La constitutionnalité de cette loi déjà certifiée par la cour, la promulgation par le chef de l’Etat est alors attendue dans les jours à venir car, l’organisation des élections prochaines en Centrafrique en dépend au premier degré.

Vianney Ingasso

 

 

Centrafrique : La liberté de mouvement des FACA réduite à Kaga-Bandoro

KAGA-BANDORO, 15 aout 2019 (RJDH)---Déployées à Kaga-Bandoro depuis le mois de mai dernier, les éléments des FACA présentes dans la ville ont liberté de mouvement réduite. Selon les informations RJDH et de sources concordantes, ces derniers se font toujours accompagnés par des éléments de la MINUSCA. Une situation déplorée par les habitants de la ville.

De sources indépendantes et bien introduites, les forces armées centrafricaines déployées au mois de mai dernier à Kaga-Bandoro ont de la peine à circuler librement dans la ville et dans d’autres localités sauf qu’avec les patrouilles conjointes de la MINUSCA.

Un habitant de la localité contacté, au vu de la situation, ne cache plus son inquiétude. « L’espoir qu’avait suscité l’arrivée de nos FACA, s’est vite éteint. Ils ne sont plus libres même pour aller se procurer un produit quelconque au marché. Pour cela, ils doivent se faire toujours accompagner d’éléments de la MINUSCA. S’agissant des patrouilles avec la MINUSCA, les forces onusiennes ne les conduisent que dans les zones réputées tranquilles alors que d’autres secteurs en proie aux violences et banditismes ne sont pas couvertes par ces rondes de sécurités »,  s’agace-t-il.

Une autre source sécuritaire bien indiquée a confié au RJDH que le niveau de la coopération avec les hommes de MPC n’est pas encore au beau fixe. Les maitres des lieux se montrent toujours méfiants à l’égard des FACA, « nous nous interrogeons sur la volonté réelle des groupes armés à accepter le retour de l’autorité de l’Etat. Aujourd’hui, Al-Katim est ministre conseiller à la Primature en charge de la sécurité de la région, nous ne pouvons que travailler avec lui mais ces hommes sont loin de montrer, ne fut-ce qu’une once de confiance pour la sécurisation de la région », a-t-il témoigné.

Même si les parties continuent à exprimer leur volonté d’appliquer l’accord, « les groupes armés contrôlant des pans entiers du territoire ont cherché à exploiter certaines dispositions de l’accord pour conférer une légitimité à leur emprise sur certaines parties du territoire », ont récemment rapporté le groupe d’experts des Nations-Unies sur la Centrafrique.

De sources onusiennes, les FACA ne sont pas toujours autorisées, par les groupes armés, à patrouiller ou bien leurs bases doivent être protégées par la force onusienne car menacées. Alors que les GA se sont engagés à travers l’accord de Khartoum de « mettre immédiatement et irrévocablement fin à toute obstruction au redéploiement des autorités publiques civiles et militaires, notamment les fonctionnaires, des Forces de Défense et de Sécurité et s’abstenir de toute entrave ou menace à leur encontre ».

D’aucuns croient aujourd’hui que seule la mise en place des Unités Spéciales mixtes de sécurité pourraient favoriser la collaboration entre les Forces de Défense et de Sécurité et les groupes armés.

Vianney Ingasso

 

 

Centrafrique : Touadera lance la campagne nationale de vaccination à Alindao 

BANGUI, 15 Août 2019 (RJDH) --- Le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera a lancé jeudi 15 août 2019, à Alindao à 505 km de Bangui au centre-Est du pays, la vaste campagne de vaccination contre la Poliomyélite sauvage qui débutera demain dans les 21 districts sanitaires du pays. Pour rappel, la poliomyélite sauvage a été découverte au mois de mai dernier dans les préfectures de l’Ombella M’Poko et de la Ouaka.

A en croire Albert Mokpem Yaloke, ministre conseiller et porte-parole à la Présidence de la République, le choix de la ville d’Alindao n’est pas anodin et hautement symbolique à cause des affres qu’elle avait connues par le passé. « C’est une région très importante dans le dispositif de relancement des programmes et projets de développement. Si bien qu’avec l’appui de nos partenaires, beaucoup de choses vont se faire à Alindao et plus généralement dans la Basse-Kotto. Cette campagne de vaccination de lutte contre la poliomyélite fait partie des grands projets qui vont être réalisés dans la région », a indiqué le Porte-parole de la présidence de la République Centrafricaine.

Une occasion pour le Chef de l’Etat de lancer un vibrant message concernant l’Accord de paix et de la réconciliation entre le gouvernement et les groupes armés signé le 6 février 2019, « le message que le Président de la République a porté, c’est de demander aux Centrafricains, comme il l’a fait dans le Bamingui-Bangoran, la Vakaga, le Haut-Mbomou, la Haute-Kotto, l’Ouham-pendé et Nana-Mambéré, est qu’ils doivent s’approprier les termes de l’Accord de Khartoum qui a été signé à Bangui pour que la paix revienne définitivement », a précisé Albert Yaloké-Mokpem au RJDH.

Il a, par-ailleurs, ajouté que beaucoup de projets devraient être réalisés dans la région par le gouvernement et les partenaires internationaux, mais « tous ses projets ont été retardés à cause du climat sécuritaire qui n’est pas garant. Voilà le sens de la visite du Chef de l’Etat aux côtés de la population de la Basse-Kotto plus précisément celle d’Alindao », a- t-il conclu.

Pour Albert Mokpem Yaloke, le lancement de la campagne de vaccination contre la poliomyélite en Centrafrique permettra au pays de riposter contre cette forme de virus pouvant toucher plus d’un millier d’enfants centrafricains.

Cette campagne de vaccination contre la poliomyélite sauvage débutera demain le 16 Août à Alindao dans la Basse-Kotto, et prendra fin le 18 Août 2019 dans les 21 districts sanitaires de la Centrafrique.

Jefferson Cyrille Yapende

 

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 01:31
RCA: la Cour constitutionnelle valide le code électoral

 

Par RFI Publié le 14-08-2019 Modifié le 14-08-2019 à 22:57

 

Après de houleux débats, le code électoral, rejeté une première fois par la Cour constitutionnelle et renvoyé pour modification devant le Parlement, a cette fois-ci été validé par l’institution. Mais non sans quelques ajustements.

La Cour constitutionnelle avait renvoyé le texte aux députés avec une modification de taille : elle actait le scrutin de liste. Un amendement refusé par les députés.

« Au début on était parti sur le scrutin de liste ce qui a été discuté. Aujourd’hui, on est parti sur le scrutin uninominal, mais avec un accent mis sur la parité. Ça veut dire que les partis politiques aujourd’hui s’ils veulent aller aux élections, ils doivent présenter 35% de femmes », souligne Nadine Pingama Modo, juge constitutionnelle et rapporteure.

Si le texte est validé, c’est à condition de l’annulation de certains articles et notamment la nécessité de résidence ou de propriété dans la circonscription pour la députation.

« La Cour constitutionnelle a motivé sa décision, je n’ai pas de commentaire, je prends acte. Et je pense à l’ensemble des députés aussi. Seulement ce que nous déplorons, c’est que cela va favoriser le parachutage, mais c’est une disposition constitutionnelle et on verra comment faire », affirme Jean-Symphorien Mapenzi, vice-président de l’Assemblée nationale et député de Bimbo 2.

La mesure sur les trois mois de mise en disponibilité avant les élections pour les autorités candidates a été aussi supprimée. La prochaine étape est le vote par l’Assemblée nationale de la loi organique de l’Autorité nationale des élections.

 

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15 août 2019 4 15 /08 /août /2019 01:25
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La classe politique peu rassurée par rapport à l’impartialité de la Cour Constitutionnelle

BANGUI, 14 aout 2019 (RJDH)---La classe politique d’opposition est peu rassurée par rapport à l’indépendance de la cour constitutionnelle. Pour elle, la cour n’est plus aujourd’hui crédible car elle est en collusion avec le régime actuel.

A quelques mois des élections générales en Centrafrique, la Cour Constitutionnelle se retrouve dans l’œil du cyclone des  critiques de la classe politique centrafricaine. Le déclic de cette avalanche de critiques découle des dernières décisions de la cour sur le code électoral qui, selon certaines personnalités politiques, elle ne joue pas franc jeu.

Bertin Bea, le secrétaire général du KNK, la cour est inféodée au régime actuel, « une chose tout aussi grave, c’est l’inféodation de la cour constitutionnelle au régime actuel. Comme on a pu le constater récemment à travers la liberté que celle-ci s’est octroyée de procéder à la réécriture de certaines dispositions de la loi du code électoral pourtant voté par la représentation nationale. Tout cela ne fait que renforcer les appréhensions de la classe politique », a-t-il ainsi remis en cause l’indépendance de la cour vis-à-vis du pouvoir, avant d’indiquer que, « le président Touadera conscient de son impopularité criarde démontre que le régime actuel ne lésinera pas sur les voies et moyens même les plus sordides en se servant de cette cour pour obtenir soit la disqualification de potentiels adversaires ou même d’opérer un passage en force pour se faire réélire avec la complicité de cette cour constitutionnelle lors des prochaines élections », dit-il sur un ton dubitatif.

De façon modérée, Anicet Georges Dologuele pour sa part, estime que la cour doit adopter une attitude qui ne sèmera pas le doute dans les esprits en dissipant les inquiétudes, « dans le fonctionnement d’une démocratie quand il y a un début de doute de la part du citoyen, il appartient à celui qui porte la responsabilité de se corriger. Les personnalités qui sont dans les institutions sont désignées pour un certain nombre d’années et avec une espèce de verrous sur leur position professionnelle sur la durée. Et donc, ça leur donne en principe une espèce de sérénité dans leur décision. Je veux dire par-là que les institutions toutes lorsqu’elles font correctement leur travail, elles sont applaudies par les citoyens. Et quand elles ne font pas bien leur travail, le citoyen s’inquiète parce que justement les membres de ces institutions ne dépendent pas du Président Touadera. Il n’a pas les moyens de les enlever. Mais on a l’impression que la plupart des institutions, pas seulement la cour constitutionnelle, sont aux ordres maintenant et cela nous inquiète », dit-il.

D’embrayer dans le même sens,  Crépin Mboligoumba constate que les institutions républicaines ne dégagent pas aujourd’hui une image luisante. « Ce que je constate c’est qu’il y a une crise qui débouche sur une image pas très luisante de nos institutions et que cela pourrait avoir des incidences sur les élections générales », s’est-il inquiété.

Pour lever le voile sur ce qui se dit au sujet de cette haute juridiction, la présidente de la cour constitutionnelle Danielle Darlan, a déclaré que la cour est indépendante et ne subit aucune influence de la part du gouvernement mais se réserve qu’à sa discrétion, « cette juridiction est une institution indépendante qui travaille sur la base des textes. Elle est gardienne de la constitution et ne peut rendre une décision sans tenir compte de ce qui se trouve dans cette loi fondamentale », s’est-elle défendue.
Un membre du cabinet présidentiel, interrogé sur ces accusations, répond «  c’est de allégations gratuites et sans fondements. Le Chef de l’Etat respectueux des institutions républicaines, n’a jamais interféré dans une décision de la cour. Ces supputations et agitations laissent transparaître déjà le visage de cette classe politique qui ne fait pas preuve d’innovations ».

Au regard du climat politique actuel, tout porte à croire que les jours à venir s’annoncent bien rudes quant à l’issue des prochaines échéances. Il appartient alors à la cour dont le rôle est de garantir la constitution pour favoriser l’éclosion d’un climat politique serein.



Vianney Ingasso

 

 

 

Centrafrique : 60 étudiants centrafricains bénéficiaires d’une bourse du gouvernement français

 

 

BANGUI, 14 Aout 2019(RJDH)---30 étudiants centrafricains boursiers pour les études en masters et doctorats ayant réussi les tests organisés la fois dernière, quitteront le début du mois de septembre 2019 pour la France afin de poursuivre des études dans les didactiques des différentes disciplines. Un soutien de la France qui s’inscrit dans le cadre de la coopération en matière éducative.

Sur les 30 bénéficiaires de bourse de coopération, 20 seront inscrits en Master et 10 pour les études doctorales.   Ils seront répartis dans l’Université de Bretagne, l’Ecole supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE) en France. 

Le Secrétaire général de l’université, Jean Kokidé  représentant le Recteur, a insisté sur l’importance de la formation dans le domaine de l’éducation et sur le «devoir d’excellence et de réussite» dans leurs études. De son côté l’attaché de coopération éducative de l’ambassade de France, a rappelé que «l’éducation n’a pas de frontières» et l’importance ensuite est de «transmettre les savoirs acquis. Et à leur retour, ils formeront, à l’ENS ou dans les Centres pédagogiques régionaux (CPR) répartis sur l’ensemble du territoire, les enseignants centrafricains de demain », dit-il.

Selon Rémy, un doctorant en 2ème année de littérature à l’Université de Bangui, la Centrafrique a besoin d’intellectuels. Avis partagé dans ce «programme unique que propose la France» par Frida Francine, qui vient d’être sélectionnée pour le master de didactique en lettres modernes, qui est bien consciente de l’opportunité qui lui est offerte. A l’issue de ses études, elle souhaite «servir le système éducatif centrafricain et former les enseignants» promet-elle.

En quatre(4) ans, près de 400 étudiants ont déjà bénéficié d’une bourse du Gouvernement français selon l’Ambassade de France à Bangui.

Judicaël Yongo.

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