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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 14:43
Léger remaniement du gouvernement centrafricain

 

 

Par : LIANG Chen  French.china.org.cn  le 02-04-2020

 

La République centrafricaine a procédé mercredi à un léger remaniement du gouvernement, selon un décret présidentiel publié mercredi.

L'ancien chef rebelle Armel Ningatoloum Sayo devient ainsi ministre de la Modernisation de l'administration et de l'Innovation du service public, en lieu et place d'un autre chef rebelle, Martin Koumtamadji, qui a renoncé à ce poste.

Le ministre de l'Elevage et de la santé animale, Amidou Bi Aliou, cède sa place à Hassan Bouba Ali. Ces deux personnalités sont toutes deux membres du mouvement rebelle Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

Le ministre délégué auprès du ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation, Issa Bi Amadou, qui est proche du groupe armé 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), est remplacé par Baba Amazoda Tala. Le colonel Koagou Achille Ismaël est nommé ministre délégué au ministre du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR).

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : Réaménagement technique du gouvernement à quelques mois des élections

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 2 avril 2020 11:50

 

Le gouvernement du Premier ministre Firmin Ngrebada vient de subir un réaménagement technique. Le décret y relatif a été lu ce mercredi 1er avril sur les ondes de la station nationale.

Armel Sayo, patron du mouvement Révolution Justice, le premier mouvement a désarmé ses hommes depuis le lancement du processus le 17 décembre 2019 à Paoua devient ministre de la Modernisation de l'Administration. Il était jusque-là, ministre délégué à la Jeunesse Pionnière Nationale. Il remplace donc, Abdoulaye Miskine du FDPC, nommé au sortir des discussions d'Addis-Abeba en 2019, poste qu'il n'a jamais occupé jusqu'à son arrestation en octobre 2019 au Tchad.

Le ministère de l'Elevage a un nouveau locataire, il s'agit de Hassan Bouba Ali qui succède à Amadou Bi Aliou, tous deux, cadres de l'UPC d'Ali Darassa. En outre, le ministre délégué à l'Administration du territoire, ancien ministre conseiller du président de la République, Issa Bi Amadou quitte ses fonctions au profit de Baba Amazouda Tala issu des 3R.

Le président de la République a aussi renforcé le gouvernement en nommant un militaire au ministère délégué au Désarmement. Il s'agit du Colonel Kouagou qui occupe le poste vacant depuis le départ du gouvernement du colonel Bienvenu Noël Selesson.

Ce réaménagement technique intervient à quelques mois des élections groupées et dans un contexte où certains membres du gouvernement sont secoués par des affaires présumés de faux passeports et conspiration d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat.

Le gouvernement réaménagé a plusieurs défis dont la gestion de la crise sanitaire, notamment la pandémie du Coronavirus, l'organisation des prochaines élections et la pacification du pays par le processus DDRR.

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 14:42
RCA : violent accrochage entre les différents éléments coalisés du FPRC à Ndélé

 

RCA : violent accrochage entre les différents éléments coalisés du FPRC à Ndélé.

 

Par Corbeaunews

 

Ndélé ( République centrafricaine ) –2 avril 2020 L’accrochage a eu lieu mercredi 1er avril, au quartier Bornou, au centre ouest de la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Aussitôt, des voix s’élèvent au sein du FPRC ( Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ) pour exiger la démission de leur chef d’État major, le général autoproclamé Moctar Adam, et des pourparlers sont en cours avec les belligérants.

 Considérés comme de véritables pilleurs et voleurs, les combattants arabes du FPRC, qui avaient semé le désordre à Kaga-Bandoro, ont été appelés au renfort par l’État major du FPRC à Ndélé la semaine passée  pour faire face aux attaques répétées des Goula du RPRC contre leurs positions à Ndélé. Mais là où le bât blesse, ces combattants arabes sont souvent considérés comme de véritables voleurs et pilleurs.

Même s’ils sont souvent très aguerris  sur le théâtre de l’opération militaire, ils n’hésitent pas à vider complètement les habitations abandonnées par la population. Dans le cas contraire, ils se plongent dans des activités de braquages des particuliers, même en plein jour.

C’est ainsi que dans la journée du mercredi 1er avril, aux environs de 14 heures, à Ndélé, un commerçant du quartier Bornou a été pris pour cible par ces combattants arabes du FPRC. Il a été complètement dépouillé de ses biens. Ce qui n’a pas plu aux autres combattants du FPRC, en l’occurrence ceux de  l’ethnie Rounga qui ont pris leur courage pour affronter vivement les assaillants. L’affrontement a duré plusieurs minutes, faisant des graves blessés dans les deux camps. Mais les combattants arabes, de leur côté, n’ont pas apprécié la manière dont les Rounga sont intervenus lors de ce braquage. Ils parlent d’une provocation, et demandent à ce que le chef d’État major du FPRC, le général autoproclamé Moctar Adam, soit remplacé pour son incompétence.

Rappelons que les combattants arabes du FPRC, soupçonnés d’être à l’origine du braquage de véhicule de la mission catholique à Kaga-Bandoro, puis celui du préfet de Bamingui-Bangoran, seraient à l’origine de l’assassinat du général Goula du FPRC, la semaine dernière, à la frontière avec le Soudan.

Par ailleurs, le préfet de Bamingui-Bangoran, porté disparu lors des derniers affrontements sanglants entre le RPRC et le FPRC à Ndélé, et dont les rumeurs font état de son décès, est finalement arrivé hier à Bangui  après être passé par la ville de Bamingui.

 

Moïse Banafio Envoyé spécial du CNC à Ndélé

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 14:35
Zama Javon Papa le griot, rappelé à l’ordre par l’Assemblée nationale.

Lu pour vous

 

RCA : Zama Javon Papa, le griot du pouvoir rappelé à l’ordre par l’Assemblée nationale.

Par  Corbeaunews

 -

Bangui (République centrafricaine) 1 avril 2020 – Ce n’est qu’un début, selon des sources parlementaires. Le griot du pouvoir de Bangui, le sulfureux Zama Javon Papa, est désormais dans la ligne de mire du bureau de l’Assemblée nationale. Un rappel à l’ordre lui avait été envoyé, mais l’homme court le risque d’une sanction disciplinaire, ou tout simplement un licenciement.

 

Quelques jours après son retour de la République démocratique du Congo où il avait passé quatre ans d’exil, monsieur Zama Javon Papa  avait été embauché à l’Assemblée nationale en 2017 comme chef de service à la commission éducation, santé, affaire sociale, art et culture par l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, l’ex-Président de l’Assemblée nationale.

Mais très vite, l’homme se fraye un chemin au cœur du pouvoir de Touadera, et abandonne son poste qu’il a tant négocié auprès de l’ex-Président de l’Assemblée nationale. Il crée sa propre association politique, et devient le griot du pouvoir, un poste qu’il avait occupé à l’époque du régime de l’ancien Président François Bozizé. Désormais allié au pouvoir de Touadera, monsieur Zama Javon Papa n’épargne plus non seulement son ex-patron François Bozizé, mais aussi les hommes politiques de l’opposition, sans oublier certains alliés du pouvoir, à l’exemple de l’honorable Martin Ziguélé,  Président du parti MLPC. Ce qui a énormément choqué certains élus de la nation qui ont immédiatement saisi le bureau de l’Assemblée nationale.

Pour les députés, monsieur Zama Javon Papa, étant chef de service d’une commission de l’Assemblée nationale, ne doit se permettre, en aucun cas,  d’insulter publiquement les députés de la République qui sont ses chefs hiérarchiques.

C’est dans ce contexte que le bureau de l’Assemblée nationale a été saisi, et une note de rappel à l’ordre lui a été envoyée.

Dans cette note, signée par le Président de l’Assemblée nationale, il est demandé incessamment à Zama Javon Papa de reprendre immédiatement son poste de chef de service à la commission  éducation, santé, affaire sociale, art et culture qu’il a abandonné depuis plusieurs mois. Faute de quoi, il sera licencié.

Or, Zama Javon Papa, désormais coordinateur du Mouvement Centrafrique debout (MCD), allié du pouvoir, ne compte pas se laisser influencer. Il multiplie des missions à l’intérieur du pays, pour le compte du parti au pouvoir, le MCU. Avec un ordre de mission établi par le ministre en charge du secrétariat du gouvernement, monsieur Zama Javon Papa encaisse sans cesse des frais de missions versés par le trésor public, en plus de son salaire de chef de service à l’Assemblée nationale, sans oublier des fonds qui sont versés régulièrement sur son compte bancaire dans le cadre de ses activités du griot.

Contacté par CNC, monsieur Zama Javon Papa n’a pas répondu à nos appels téléphoniques. Cependant, à l’Assemblée nationale, personne ne veut commenter cette affaire.

Copyright2020CNC.

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 14:26
COVID-19 : Réunion d'urgence et stratégique des services de défense
COVID-19 : Réunion d'urgence et stratégique des services de défense

 

Le 30 mars la ministre de la défense nationale et de reconstruction de l'armée, SE Marie Noëlle Koyara, a présidé une réunion d'urgence et stratégique dans la salle de conférence dudit ministère sur le plan de riposte a l'épidémie de coronavirus (covid -19) des forces de défense et de sécurité.

 

Selon la ministre, la prévention est une étape nécessaire pour prendre des mesures en vue de limiter et éviter la propagation du virus. Elle nécessite les actions suivantes : élaborer un plan opérationnel de riposte a l'épidémie de coronavirus, former les personnel de santé et les éléments de point d'entrée sur les mesures de prévention et de contrôle de l'infection de coronavirus, mettre en place des dispositifs des mesures de poste de contrôle individuel exemple : lavage des mains, la désinfection des locaux, savons.

 

Mais dans le cas de contamination, les actions suivantes doivent être menées en vue de maîtriser la situation : assurer le suivi évaluation de la mise en oeuvre du plan opérationnel, suivre la mise en oeuvre des recommandations et directives nationale et internationales, doter le centre du camp Fidèle Obrou en matériels et équipements nécessaire pour la prise en charge des cas, assurer une prise en charge correcte des personnes infectées par le coronavirus, l'alimentation et le suivi correct des personnes en isolement et les malades hospitalisés. En outre, il faut mettre en place une équipe d'intervention rapide multidisciplinaire, coordonner les interventions au niveau du centre des opérations d'urgence en santé publique, faire le contrôle systématique des voyageurs dans les arrière provinces.

 

Les acteurs de sécurisation des frontières sont FACA, GENDARMERIE NATIONALE, POLICE CENTRAFRICAINE, POLICE MUNICIPALE, DOUANES, EAUX ET FORÊTS, MINUSCA, PERSONNELS SOIGNANTS, ONG, POPULATION. Les sites identifiés pour le contrôle sont Bangui Aéroport Mpoko, PK 26 route de Boali , PK 30 Nguerengou, Route de Damara PK 9 de Mbaiki, Port Beach et Port.

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 14:05
COMMUNIQUE  NECROLOGIQUE
COMMUNIQUE  NECROLOGIQUE

 

COMMUNIQUE  NECROLOGIQUE

 

C’est avec une profonde tristesse que la Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » du MLPC a appris le décès du Professeur Raymond Max SIOPATHIS, Pédiatre émérite, survenu le 30 mars 2020 des suites d’une courte maladie.

 Au nom du Bureau Politique du MLPC, de toutes les militantes, tous les militants et sympathisants de la Fédération « EAAMOO » du MLPC, nous rendons un grand hommage au Pr Raymond Max SIOPATHIS.

 La disparition du Pr Raymond Max SIOPATHIS est non seulement une énorme perte  pour sa famille politique, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), mais aussi et  surtout pour notre pays, la République Centrafricaine, car il a été de toutes les luttes pour la démocratie et un Etat de droit.

 En cette douloureuse circonstance, le Bureau Fédéral EAAMOO du MLPC adresse au Bureau Politique et au Bureau Fédéral France Europe du RDC ainsi qu’à la famille durement affligée, ses sincères condoléances et l’expression de sa profonde compassion.

 Que l’Eternel Dieu Tout Puissant lui accorde toute  sa Grâce.

 Fait à Paris, le 1er avril 2020

Pour le Bureau Fédéral,

Jean Didier KABRAL

Président Fédéral

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 01:15
Coronavirus: la pire crise mondiale depuis 1945, selon Antonio Guterres

 

Coronavirus: la pire crise mondiale depuis 1945, selon Antonio Guterres

 

 

 

La pandémie de Covid-19 est la pire crise mondiale depuis la Seconde Guerre mondiale, a estimé ce mardi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, en faisant part de ses craintes de voir davantage de conflits dans le monde.

Interrogé lors d'un échange avec des médias sur ce qui motivait cette qualification de « pire crise mondiale depuis que l'ONU a été fondée » il y a 75 ans, le secrétaire général des Nations unies a répondu que c'était « la combinaison d'une maladie menaçante pour tout le monde et d'un impact économique conduisant à une récession sans précédent dans un passé récent ».

« La combinaison de ces deux facteurs et le risque de voir une instabilité accrue, des violences accrues, des conflits accrus » font de cette crise « le plus grand défi pour nous depuis la deuxième guerre mondiale », a-t-il dit. C'est aussi la crise « qui demande la réponse la plus forte et la plus efficace », qui ne peut passer que « par la solidarité et le rassemblement de tous en abandonnant les jeux politiques et en comprenant que l'humanité est en jeu », a ajouté Antonio Guterres.

Le risque d'un effet boomerang à partir des pays pauvres

Selon lui, la communauté internationale est encore loin du compte quant à cette solidarité, parce que les mobilisations sont surtout le fait jusqu'à présent des pays développés pour soutenir leurs économies. « Nous sommes loin d'avoir un dispositif mondial pour aider les pays en développement à éliminer la maladie tout en gérant les conséquences dramatiques dans les populations, en termes de pertes d'emplois, de disparition des petites entreprises et de fin du commerce informel ».

L'ONU a créé ce mardi 31 mars un nouveau fonds à destination des pays en développement après avoir la semaine dernière fait un appel aux dons pour les pays pauvres et en conflit. Au-delà des aides traditionnelles des pays riches vers les pauvres, « nous avons à trouver des instruments financiers innovants » qui permettront « de créer des mécanismes pour que les pays en développement puissent répondre à la crise », a précisé Antonio Guterres. A défaut, la pandémie pourrait revenir en « boomerang » dans les pays riches à partir des pays pauvres, notamment via l'Afrique, a-t-il estimé, en réaffirmant que la maladie pourrait provoquer des « millions » de morts.

(Avec AFP)

 

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 00:25
EN CENTRAFRIQUE, 3 RESPIRATEURS POUR 4,3 MILLIONS D’HABITANTS

 

Par CNEWS avec AFP - le 31/03/2020 à 18:45

 

En cas de propagation du nouveau coronavirus sur le continent africain, les ONG alertent sur le manque de moyens de beaucoup de pays dont le Centrafrique

La situation est alarmante. En Centrafrique, pays classé parmi les plus pauvres au monde et ravagé par un conflit depuis 2013, il n'existe que trois ventilateurs pour une population de 4,7 millions d'habitants, selon l'ONG Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).

«Le Covid-19 pourrait se propager de manière fulgurante en Centrafrique si le pays ne reçoit pas l'aide nécessaire pour se protéger du virus», alerte David Manan, directeur pays du NRC, où seules six personnes ont été testées positives pour le moment.

«Lorsque les nations riches sont en mode panique déclarant que des milliers de ventilateurs ne suffiront pas, cela montre à quel point des nations plus pauvres comme la République centrafricaine n'ont aucune chance dans la lutte contre Covid-19», a regretté le directeur.

 

L'AFRIQUE, UNE BOMBE À RETARDEMENT POTENTIELLE

 

Jusqu'à présent, six cas de coronavirus ont été confirmés en Centrafrique. Il est à souligner que le nombre de cas est sûrement plus conséquent car le pays manque également de tests. 

A plusieurs reprises, les experts ont mis en garde contre la vulnérabilité de l'Afrique, déjà confrontée à de nombreux conflits, des systèmes sanitaires médiocres, des hôpitaux sous-équipés et des bidonvilles surpeuplés comme bombe à retardement potentielle.

La progression du virus reste certes plus lente en Afrique que dans le reste du monde, et, lundi, le continent comptait encore six pays officiellement épargnés sur 54 - Soudan du Sud, Burundi, Sao Tomé et Principe, Malawi, Lesotho et Comores. 

 

Qu’est-ce qu’un respirateur

Les respirateurs de réanimation font partie intégrante des services de réanimation. Ils permettent de délivrer une ventilation artificielle à partir d'un volume ou d'une pression contrôlés. La ventilation en réanimation peut s'effectuer selon un mode invasif ou non invasif pour traiter les patients en situation critique, le plus souvent défaillance respiratoire, hémodynamique ou neurologique aiguë. L'évolution des respirateurs a permis des meilleures performances en termes d'ergonomie, de monitorage et d'apparition de nouvelles fonctions, comme la mesure de la capacité résiduelle fonctionnelle, la mesure du travail respiratoire et la réalisation de courbes pression-volume. Ainsi, les progrès technologiques récents ont permis une adaptation au plus près de la physiopathologie du malade avec des résultats convaincants en termes de morbidité et de confort.

Coronavirus : la chasse aux respirateurs est lancée

Hôpitaux et cliniques font la chasse aux appareils de ventilation respiratoire, indispensables pour les patients ayant une forme grave de Covid-19. Au-delà des machines, c’est aussi le nombre de médecins, capables de les utiliser, qui pose question.

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 23:50
"Et tout s’est arrêté…!" par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux
"Et tout s’est arrêté…!" par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux
"Et tout s’est arrêté…!" par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux
"Et tout s’est arrêté…!" par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux
"Et tout s’est arrêté…!" par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux
"Et tout s’est arrêté…!" par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux
"Et tout s’est arrêté…!" par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux
"Et tout s’est arrêté…!" par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux

 

avions des compagnies aériennes cloués au sol

 

Lu pour vous 

 

« Et tout s’est arrêté…

Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

Après ?

Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

Après ?

Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

Après ?

Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

Après ?

Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

Après ?

Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

Après ?

Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses où amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

Après ?

Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

Après ?

Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

Après ?

Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.

Après ?

Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

 

Ecrit par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux

 

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 23:38
RCA : 87,5 milliards FCFA mobilisés pour les infrastructures routières en 4 ans
RCA : 87,5 milliards FCFA mobilisés pour les infrastructures routières en 4 ans

 

En 4 ans, la Centrafrique a mobilisé plus de 87,5 milliards FCFA pour les infrastructures routières

 

A l’occasion du 4e anniversaire de son investiture à la magistrature suprême, le président de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadéra a présenté, le 30 mars, son bilan sur l’État de nation, un rite républicain désormais ancré dans la tradition démocratique du pays.

Élu le 30 mars 2016, Faustin-Archange Touadéra a fait de la modernisation des infrastructures routières l’un de ses chantiers prioritaires. Ainsi, en quatre années d’exercice, il se targue de plus de 87,54 milliards FCFA d’investissement dans le secteur, la grande partie ayant été mobilisée auprès des partenaires internationaux.

« Sur le budget national, le gouvernement a financé les travaux de voiries urbaines bitumées à Bangui dont le coût total est de 2,40 milliards FCFA ; des travaux de routes en terre rebâties pour un coût total de 530 millions FCFA, et de pistes rurales pour 2,83 milliards FCFA dont les travaux sont réalisés à 75% ; ainsi que des ponts consolidés pour 100 millions FCFA », affirme-t-il. Le gouvernement a par ailleurs procédé au bitumage de la route Ngaragba – Camp Kasaï et la réhabilitation de la route Kassaï – Boy Rabe.

Les grands axes routiers hors de la capitale ont également retenu l’attention de son mandat en cours. « Le gouvernement a obtenu un financement extérieur d’un montant de 81,68 milliards FCFA pour réaliser des travaux de réhabilitation de routes en dehors de Bangui, y compris le pont de Bamingui, l’axe Baoro – Bouar et les travaux de connectivité. »

Afin de poursuivre les chantiers en cours et mener à bien sa dernière année de mandat, le président Touadéra appelle à la « mobilisation pour relever les défis qui se posent à nous avec acuité. Le pays est en marche, il est fréquentable, mais nous devons tenir le cap », car « la moindre rechute sera fatale pour nous. J’en appelle à votre sens de patriotisme pour préserver les acquis ».

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 23:20
L’APPREHENSION RCA : CONSTITUTIONNELLE D’UN EVENTUEL GLISSEMENT DU CALENDRIER ELECTORAL

 

« L’APPREHENSION CONSTITUTIONNELLE D’UN EVENTUEL GLISSEMENT DU CALENDRIER ELECTORAL DE 2020 EN RCA »

 

« Cogitationis poenam nemo patitur ».

 

Par Dominique Désiré ERENON, Docteur en Droit Public de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Constitutionnaliste, 

Enseignant-Chercheur à la Faculté des Sciences Juridique et Politique de l’Université de Bangui,

Ancien Ministre, Directeur de Cabinet du Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Ancien chargé de Mission Juridique au Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale,

Ancien Directeur de la Conformité et du Respect des Normes à Ecobank-Centrafrique.

 

L’éventuel glissement du calendrier électoral de 2020, voilà une préoccupation à la fois citoyenne et politique ! 

Le premier tour des élections présidentielle et législatives devrait se tenir le 27 décembre 2020, si l’on en croit l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Mais à ce jour, il y a des raisons de penser que cette date est hypothétiquement tenable, à cause du retard que connait déjà le processus électoral. 

Beaucoup de conditions risqueraient de ne pas être réunies à temps : conditions institutionnelle (adoption de la Loi Organique portant Organisation et Fonctionnement de l’ANE), matérielle, financière et sécuritaire. 

De plus, il n’y a pas d’élection sans un corps électoral, ce qui suppose la cruciale et longue phase d’enrôlement des électeurs sur toute l’étendue du territoire, opération qui n’a toujours pas démarré alors qu’elle devait l’être depuis le 02 janvier 2020. L’installation des démembrements de l’ANE a commencé mais est vivement contestée par les partis politiques qui disent n’avoir été ni préalablement informés ni associés. 

Mais ll convient de dire d’emblée que la présente réflexion ne porte nullement sur le piétinement du processus électoral mais plutôt sur les conséquences d’une hypothèse de glissement du calendrier électoral. 

Face à cette hypothèse aujourd’hui ambiante dans l’opinion centrafricaine et le milieu politique, préoccupante pour les citoyens et stressante pour les gouvernants, je m’emploierai ici, à la manière d’un mécanicien ou d’un serrurier, à utiliser tous les outils, outils et clefs juridiques disponibles et à choisir ceux qui sont les mieux adaptés à l’équation que représente l’éventuel glissement du calendrier électoral de 2020. 

Le premier réflexe, c’est d’aller interroger la Constitution, la loi première, la loi des lois, la loi qui proclame et consacre des principes qui tendent à définir des piliers de ce qu’on pourrait appeler le consensus républicain. 

Justement, l’article 25 de la Constitution du 30 mars 2016 dispose que la forme de l’Etat centrafricain est la République. Or, la République, c’est d’abord un Etat régi par des lois. La République, c’est aussi une tradition, la tradition républicaine car la Constitution permet toutes sortes d’hypothèses préoccupantes auxquelles le droit n’apporte pas de réponses satisfaisantes : que se passerait-il si les élections générales de 2020 ne se tenaient pas à bonne date ? C’est en cela que la tradition républicaine constitue le refuge du bon sens et de la démocratie. 

Le Chef de l’Etat est investi d’un mandat représentatif et temporaire, limité à cinq ans, renouvelable une seule fois mais dont la durée quinquennale ne peut être prorogée pour quelque motif que ce soit (article 35 de la Constitution du 30 mars 2016). 

Quant aux députés, ils disposent également d’un mandat de cinq ans, avec possibilité d’un renouvellement illimité (article 68 de la Constitution du 30 mars 2016). 

Si la date du 27 décembre 2020 n’est pas tenue pour le premier tour des scrutins présidentiel et législatif, il y’aura glissement du calendrier électoral. La survenance d’un tel événement serait très stressante pour les gouvernants, Président de la République et députés. Très clairement, c’est la question de leur maintien dans leurs différentes fonctions qui serait alors posée. 

Il convient de préciser que le mandat du Président Faustin Archange TOUADERA court depuis le 30 mars 2016, date de son investiture et prendra fin le 30 mars 2021 ; celui des députés, depuis le 03 mai 2016, date de leur installation et expirera le 03 mai 2021. 

 

I/ L’IMPOSSIBILITE ABSOLUE D’UNE PROROGATION DU MANDAT PRESIDENTIEL

 

Aux fins d’un meilleur éclairage, deux dispositions essentielles de la Constitution du 30 mars 2016 méritent d’être combinées et analysées ici.

D’abord, l’article 36 al.2 dispose : « l’élection du nouveau Président a lieu 45 jours au moins et 90 jours au plus avant le terme du mandat du Président en exercice ».

Enfin, l’article 35 al. 3 de la Constitution du 30 mars 2016 énonce l’impossibilité absolue « d’exercer plus de deux mandats consécutifs » et de « le proroger pour quelque motif que ce soit ». 

En clair, pour être respectueux de ces deux dispositions, l’élection présidentielle doit être organisée 45 jours au moins ou 90 jours au plus avant l’expiration du mandat du Président Faustin Archange TOUADERA, concrètement avant le 30 mars 2021. 

Si donc l’élection présidentielle ne se tient pas conformément aux dispositions de l’article 36 al.2 de la Constitution du 30 mars 2016, une question se poserait, celle de savoir si le Président de la République pourrait rester en fonction au-delà du 30 mars 2021, le temps que les élections soient organisées. 

A cette question, la Constitution du 30 mars 2016 en son article 35 al. 3 répond très clairement par la négative. Passé le 30 mars 2021, l’actuel Président de la République ne pourrait constitutionnellement rester en fonction puisqu’une telle hypothèse serait synonyme de prorogation du mandat présidentiel, chose formellement et absolument proscrite par la Constitution. 

D’aucuns pourraient être tentés d’exhumer le précédent somme toute fâcheux de la prétendue Loi Constitutionnelle N° 10.005 du 11 mai 2010 modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004, laquelle avait été adoptée (95 pour et 6 contre et 1 abstention) pour permettre au Président François BOZIZE YANGOUVONDA et les députés dont les mandats devaient expirer respectivement les 03 et 11 juin 2010, de demeurer en fonction, en cas de suspension du processus électoral et jusqu’à l’achèvement de celui-ci. 

D’un point de vue juridique, ceci ne saurait constituer une jurisprudence car cette loi constitutionnelle n’en était pas une, car elle avait été irrégulièrement adoptée et a même contrevenu aux dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004 notamment l’article 108 al. 2, lequel interdisait toute révision du « nombre et de la durée du mandat présidentiel ». 

De même, la Constitution du 30 mars 2016, en son article 103, a instauré un verrou, celui d’exclure du champ de la révision constitutionnelle, « le nombre et la durée des mandats présidentiels ».

 

II/ LES CONSEQUENCES INSTITUTIONNELLES DE L’IMPOSSIBLE PROROGATION DU MANDAT PRESIDENTIEL

 

Au-delà du 30 mars 2021, et en l’absence d’organisation à bonne date de l’élection présidentielle, le mandat de l’actuel Président de la République, Chef de l’Etat expirerait. D’un point de vue constitutionnel, il s’agirait d’un cas d’empêchement définitif (article 47 al.2 de la Constitution du 30 mars 2016). 

La conséquence serait que le Chef de l’Etat perdrait toute légitimité ; il serait dépossédé de ses attributions et prérogatives constitutionnelles et ne pourrait plus poser des actes opposables à la nation. 

A noter que pareille hypothèse serait synonyme de vacance de la présidence de la République, selon l’article 47 al. 1 de la Constitution du 30 mars 2016. 

 

Aux termes de l’article 47 al. 2, cette situation doit être formellement constatée « par un comité spécial présidé par le Président de la Cour Constitutionnelle et comprenant le Président de l’Assemblée Nationale, le Président du Sénat et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement » 

L’hypothèse d’une vacance du pouvoir présidentiel n’ouvrirait pas dans l’immédiat une transition politique, mais plutôt une période de suppléance. Celle-ci échoit au Président de l’Assemblée Nationale,  tel que le prescrit l’article 47 al. 8 de la Constitution du 30 mars 2016 : « En cas de démission, de destitution, d’empêchement définitif ou de décès, le Président de la République est suppléé par le Président de l’Assemblée Nationale », en l’espèce l’Honorable El Hadj Moussa Laurent NGON BABA, Député de la circonscription de Baboua 1 et Président du Parti d’Action pour le Développement (PAD). 

Une fois devenu Président suppléant, El Hadj Moussa Laurent NGON BABA devrait organiser le scrutin pour l’élection du nouveau Président de la République 45 jours au moins et 90 jours au plus après l’ouverture ou la constatation de la vacance. Cependant, il serait inéligible d’office à cette élection, conformément à l’article 47 al. 7 de la Constitution du 30 mars 2016. 

Par contre, Faustin Archange TOUADERA dont le mandat aurait expiré le 30 mars 2021, pourrait très bien être candidat à cette élection présidentielle, l’intéressé n’ayant pas encore exercé deux mandats successifs, ainsi que le dispose l’article 35 al. 3 de la Constitution du 30 mars 2016. 

Mais il faut savoir que la mission assignée au Président suppléant par l’article 47 al. 10 de la Constitution du 30 mars 2016 pourrait se révéler quasiment impossible d’un point de vue pratique. 

Le suppléant qui entrerait dans la fonction présidentielle ne disposerait que de 45 à 90 jours (soit trois mois maximum), du 30 mars au 30 juin 2021, pour organiser le scrutin présidentiel ; en droit l’emploi de l’indicatif valant impératif : « Le suppléant est tenu d’organiser, dans les quarante-cinq (45) jours au moins et quatre-vingt-dix (90) jours au plus, l’élection du nouveau Président de la République ». 

Si par malheur, le suppléant du Président de la République (Président de l’Assemblée Nationale) n’arrivait pas, lui non plus, à organiser l’élection du nouveau Président de la République dans le délai requis, le pays serait plongé dans un vide constitutionnel, faute de prise en compte par la Constitution du 30 mars 2016 de cette éventualité. 

Voilà le postulat le plus préoccupant, le plus inquiétant et le plus stressant car un vide constitutionnel est potentiellement source de troubles politiques et de crise institutionnelle dans le pays. 

Le vide constitutionnel, dans le meilleur des cas, ferait appel à la tradition républicaine laquelle renvoie au bon sens et à la démocratie. Les forces vives de la nation seraient ainsi sollicitées pour décider de l’instauration d’une transition politique. 

Comme toute transition  politique, cela dépendrait forcément de la bonne volonté des uns et des autres mais surtout des calculs politiques des uns et des autres, chacun ayant, en pareil postulat, le réflexe de prêcher pour sa chapelle. Face à cela, et le moment venu, nous nous assignerions le rôle de gardien de la Constitution, pour que triomphe l’intérêt national. 

 Je termine ma réflexion en faisant observer que notre Constitution du 30 mars 2016 comporte moult anomalies et contradictions de taille qu’il faudrait corriger. 

Napoléon affirmait : « Aucune Constitution n’est restée telle qu’elle a été faite. Sa marche est toujours subordonnée aux hommes et aux circonstances ». 

L’un des axes de cette révision constitutionnelle que j’appelle de tous mes vœux, c’est l’adaptation de notre loi première aux réalités sociales et culturelles de chez nous. Guy Carcassonne, l’un des éminents constitutionnalistes Français disait avec son éloquence légendaire : « la meilleure constitution du monde ne suffit pas à faire le bonheur d’un pays, mais une mauvaise suffit à faire son malheur ». Une constitution inadaptée aux réalités d’un pays fera le malheur de ce pays.

Tout bon constitutionnaliste sait que « les constitutions ne sont pas des tentes dressées pour le sommeil » tel que l’affirmait Royer-Collard. Ceci signifie que les constitutions subissent l’usure du temps, comme toutes choses humaines. S’agissant de la Constitution du 30 mars 2016, il me parait utile que notre République procède à la révision des articles dont l’expérience aurait fait sentir les inconvénients. Vivre, n’est-ce pas s’adapter ?

Dans cette entreprise d’adaptation de notre Constitution à l’environnement social, culturel et politique de notre pays, le constitutionnaliste centrafricain devrait jouer un rôle de premier plan. 

 

Bangui, 31 mars 2019

 

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