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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 23:14

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 16 mai 2016 – La MINUSCA entame ce mardi une série de rencontres avec des jeunes, des femmes, des leaders religieux et des chefs traditionnels de Bangui. L’objectif est d’échanger avec ces groupes sur les mesures mises en place par la Mission pour prévenir et combattre les exploitations et abus sexuels commis par des Casques bleus.

 

Sous le thème «Combattons ensemble l’exploitation et les abus sexuels », ces formations se dérouleront  du 17 au 20 mai à la FATEB et réuniront environ 280 personnes. Ces leaders communautaires seront en mesure de mieux expliquer à leur communauté respective comment reconnaitre les comportements prohibés et les dénoncer en toute confidentialité.

 

Cette activité de sensibilisation et formation vient s’ajouter aux rencontres que les responsables de la MINUSCA ont déjà eues avec les populations locales à Bambari, Bria et Bouar pour exprimer la détermination de la Mission à mettre fin à ce fléau. Lors de ces rencontres, le Représentant spécial du Secrétaire général a demandé à la population d’aider la MINUSCA en dénonçant des comportements interdits dont se seraient rendus responsables des fonctionnaires de la MINUSCA mais également d’éviter de stigmatiser les victimes des exploitations et abus sexuels.  

 

La MINUSCA a mis en place un ensemble de mesures de prévention et combat contre ce fléau, en mettant notamment l’accent sur la protection des victimes, la conduite d’enquêtes dès que des allégations sont connues et le suivi des cas, pour que justice soit rendue aux victimes.

 

A ces mesures au niveau de la Mission, s’ajoutent celles prises au siège dans le cadre de la politique de tolérance zéro du Secrétaire général des Nations Unies. Parmi elles, la nomination de la Coordonnatrice spéciale pour l’amélioration de la réponse de l’ONU à l’exploitation et aux abus sexuels, qui a séjourné en Centrafrique en avril dernier, et l’adoption de la résolution 2272par le Conseil de sécurité. Elle prévoit, entre autre, de «rapatrier une unité militaire ou une unité de police constituée d’un contingent lorsqu’il existe des preuves crédibles de cas répandus ou systématiques d’exploitation et d’atteintes sexuelles». Elle met également un accent particulier sur la conduite des enquêtes par les Etats membres et donne au Secrétaire général des Nations Unies la possibilité de remplacer toutes les unités militaires ou unités de police constituées lorsque les auteurs d’abus échappent à la loi de leur pays.

280 LEADERS LOCAUX RÉUNIS PAR LA MINUSCA POUR COMBATTRE L’EXPLOITATION ET LES ABUS SEXUELS
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 19:00

 

 

13/05/2016

 

L’USAID et un groupe de partenaires financent un Projet de paix dénommé « Partenariat interconfessionnel pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine CIPP ».

 

Ce projet qui s’étend sur une période de 5 ans, est financé à hauteur de 7 millions de dollars, soit 4.022.470.000 de francs CFA. Lancé officiellement ce vendredi à Bangui, CIPP vise à sauver la paix en Centrafrique.

 

« Partenariat interconfessionnel pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine CIPP » est une œuvre de la plateforme inter-religieuse de Centrafrique, Catholic Relief Service (CRS), Islamic Relief Worldwide, World vision et Aegis Trust.

 

« Ce sont quatre ONG qui ont constitué un consortium et essayé de l’élaborer en trois objectifs stratégiques. Le premier est de renforcer la capacité des institutions centrafricaines afin qu’elles deviennent des promoteurs de la cohésion sociale. Le deuxième, c’est de faire en sorte qu’il y ait un relèvement économique au niveau du peuple et le troisième parle de la guérison des traumatismes et l’éducation à la paix », a expliqué Alain Bertrand Lazaret, directeur pays de l’Aegis Trust.

 

L’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, l’un des leaders de la plateforme inter-religieuse de Centrafrique se réjouit de ce projet.

 

« Pour la première fois, les partenaires vont soutenir un projet à durée de 5 ans, ce qu’ils n’ont jamais fait. Je pense que nous pouvons être habités par un sentiment de satisfaction », a-t-il déclaré à la fin des travaux tout en ajoutant qu’ « Il y aura une grande assemblée nationale et il y aura des Centrafricains qui seront placés à la tête pour mener à bon port ce projet ».

 

Le prélat a indiqué tout de même que les privés ont contribué à hauteur de 4 millions de dollars soit 2.298.550.000 de francs CFA.

 

Une projection cinématographique sur les témoignages des trois leaders religieux centrafricains a marqué le temps fort du lancement de ce projet. Des témoignages qui déterminent la véritable nature de la crise centrafricaine qui est loin d’être une crise inter confessionnelle comme cela a été présenté par certains médias internationaux.

 

Etait présent à la cérémonie du lancement Jeffrey Hawkins, ambassadeur des Etats Unis en poste à Bangui. Le gouvernement était représenté par le directeur de cabinet du ministre du Plan.

CENTRAFRIQUE : 7 MILLIONS DE DOLLARS POUR CONSOLIDER LA PAIX EN CENTRAFRIQUE
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 18:06
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le président du PUR s’inquiète suite aux soupçons de corruption à l’Assemblée Nationale

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 14 MAI 2016

 

BANGUI, 14 mai 2016—Eddy-Symphorien Kparékouti, président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) se dit inquiet par rapport aux soupçons de corruption qui ont émaillé l’élection du bureau de l’Assemblée Nationale. Pour lui, ces faits sont inadmissibles pour un pays qui veut refonder sa démocratie. Le président du PUR l’a dit dans une interview accordée le vendredi dernier au RJDH.

 

Eddy-Symphorien Kparékouti dit avoir eu des informations sur des soupçons de corruption avant et pendant l’élection du bureau de la nouvelle Assemblée Nationale. Mais pour lui « il faut chercher à établir la vérité sur ces allégations avant de prendre des mesures. Je pense qu’à l’état actuel des choses, il faut que le nouveau régime puisse situer l’opinion sur cette affaire en ouvrant des enquêtes qui pourront nous dire réellement ce qui s’est passé » a-t-il avancé.

 

Le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction est catégorique « si ces faits sont confirmés, je pense que ce sera une atteinte grave à la renaissance de la démocratie que le peuple centrafricain a conquise par ses sueurs, ses pleurs, ses souffrances et son sang. Ce sera un fait hautement condamnable. Il est inadmissible que des individus mandatés par le peuple puissent s’engager dans des voix aussi honteuses que la corruption pour atteindre des objectifs égoïstes. Je pense que si ces faits sont  vérifiés, les auteurs et co-auteurs doivent être dénoncés voire punis » a-t-il fait savoir.

 

Eddy-Symphorien Kparékouti pense que les faits sont graves parce qu’ils touchent l’instance qui est censée contrôler la nation dans  tous les domaines « ce sont les députés qui sont appelés d’ici là à contrôler l’exercice du pouvoir dans ce pays qui est encore en crise. Si eux-mêmes sont des corrompus ou des corrupteurs, je pense que la barque prend l’eau avant même d’être lancée et il faut penser à la sauver dès maintenant en sanctionnant les auteurs et complices de ces actes ignobles et antirépublicains qui n’honorent ni le nouveau parlement ni le peuple qui l’a élu » dénonce ce leader politique.

 

Pour le président du PUR, ces soupçons de corruption sont en fait, un essai qui risque de faire école « aujourd’hui la République Centrafricaine n’a pas besoin d’une Assemblée Nationale téléguidable, malléable par des espèces sonnantes et trébuchantes. Ce genre de parlement est une bombe à retardement et l’histoire politique de ce pays est là pour le témoigner. Il faut mettre fin à cette idée au cas où ces soupçons sont avérés parce qu’il s’agit d’un essai et s’il n’est pas réprimé, il fera école au sein de cette Assemblée pour anéantir tous les efforts consentis par le peuple centrafricain pour retrouver aujourd’hui le chemin de la démocratie » développe le numéro 1 du PUR.

 

Il se dit aussi déçu par la sous-représentativité des femmes au niveau du bureau de la nouvelle Assemblée Nationale « nous n’avons qu’une seule femme dans le bureau de l’Assemblée Nationale soit moins d’un pourcent. Ceci est regrettable pour un pays comme la RCA. Je pense que cela doit être vite  corrigé. Il faut encourager le leadership féminin qui est capable de beaucoup de choses. C’est un raté que je condamne avec énergie » indique Eddy-Symphorien Kparékouti.

 

Karim Meckassoua, président du bureau de la nouvelle    Assemblée Nationale est, lui aussi accusé d’avoir corrompu les députés. Ce dernier n’a jamais répondu à ces accusations. La position de Eddy-Symphorien Kparékouti est partagée par le président du PARC Gaston Nguerekata qui a ouvertement accusé Karim Meckassoua de corruption.

 

 

Kabo: Tension entre agriculteurs et éleveurs peulhs suite à la destruction des champs par des bœufs

 

http://rjdh.org/PAR JAPHET BEOROFEI LE 14 MAI 2016

 

KABO, 14 Mai 2016 (RJDH)—La tension entre les agriculteurs et les éleveurs peulhs de Kabo est montée d’un cran depuis une semaine. Cette situation est liée à la destruction de plus de trois hectares de champs par des bœufs appartenant aux éleveurs peulhs armés appelés Mbarara.

 

Pour le moment aucun incident majeur entre les deux parties n’est encore signalé bien que la tension soit vive entre elles.

 

Un agriculteur interrogé par le correspondant du RJDH à Kabo, témoigne les faits en ces termes « j’ai vu mon champs et plusieurs autres appartenant aux gens du village, être détruits par des bœufs dont les propriétaires sont les éleveurs peulhs qui sont ici ». Selon la même source, les tentatives de dialogue ne sont pas appréciées de l’autre coté « quand nous allons vers eux pour tenter de régler la situation, ils répondent par des menaces parce qu’ils ont des armes ».

 

Cette tension est signalée à Kabo au moment où la région entre dans la phase de campagne agricole intense.

Le maire de la ville de Kabo Robert Sanzéman se dit dépassé par la situation « mon pouvoir est limité parce qu’il ne s’exerce pas sur ceux qui ont des armes. Alors comme les forces de sécurité et de défense sont quasi inexistantes dans la région, les plus forts imposent leur loi c’est ce qui arrive dans ce cas précis où les bœufs des peulhs armés détruisent les champs. La situation est là mais on ne peut rien en ce moment » s’est-il lamenté.

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les éleveurs peulhs accusés dans cette affaire.

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 13:49

 

 

http://www.pressafrik.com/ samedi 14 mai 2016 14 h 44

 

Jean Francis Bozizé, ancien ministre délégué à la gouvernance centrafricain, et fils du général déchu du même nom, a été brièvement interpellé à Dakar.

 

Francis Bozizé, le fils de l’ancien dictateur centrafricain et ancien ministre délégué à la défense, a été discrètement débarqué par les policiers du commissariat spécial de l’aéroport Léopold Sédar Senghor (LSS), alors qu’il était sur le vol AH510 en provenance de France via Alger. Selon nos confrères de « Libération », des sources indiquent que les enquêteurs sénégalais agissaient ainsi suite à un signalement émis par les nouvelles autorités centrafricaines dirigées par le Président Faustin-Archange Touadéra, vainqueur le 14 février 2016 du deuxième tour de l’élection présidentielle. 
  
En effet, Bangui avait émis une note pour signaler que son passeport diplomatique était annulé. C’est ainsi que ce dernier, après avoir été débarqué, s’est vu notifier cette annulation avant que le document en cause ne soit saisi pour remise à la chancellerie centrafricaine basée à Dakar. Toutefois Francis Bozizé qui est visé par des sanctions de l’ONU, tout comme son père, a pu quitter la capitale avec un passeport français qu’il avait par devers lui. 

 Le passeport diplomatique de Francis Bozizé confisqué à son arrivée à Dakar
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 13:31
ARRÊTONS LE CULTE DE PERSONNALITÉ ET LE GRIOTISME !

 

                  

Le culte de personnalité et le griotisme ont fait leurs preuves par le passé sur les défunts régimes qui se sont succédés en Centrafrique. Le peuple centrafricain en a souffert avec des séquelles et conséquences négatives sur la relance tous azimuts de notre chère patrie. Ce peuple meurtri n'a plus besoin de ce bis répétita. Le culte de personnalité par définition est une attitude donnant plus d'importance à l'image du chef politique qu'à la collectivité. Ce culte de personnalité se manifeste par des chansons, vénérations, images sur tous supports, compliments biaisés etc...Il est souvent le fruit des manoeuvres calculatrices du camp Présidentiel, sa famille politique et quelques rejetés qui se prostituent politiquement.

 

La glorification publicitaire du President de la République et de son gouvernement est le seul tremplin pour les griots et dinosaures de rares espèces d'assurer leur survie. Avec cette pratique, ma nation risque d'être otage des laudateurs qui privilégient la mendicité politique. En conséquence, le culte de personnalité rendra nos dirigeants intouchables au point de bafouer les basiques des droits de l'homme et d'étouffer leurs adversaires. Les griots d'hier ont changé de costume politique et ont pris leur bâton de pèlerin pour entraîner le gouvernement de rupture dans les errements du passé.

 

Certains griots s'évertuent à dire que les deux têtes de l'exécutif sont des docteurs au point de s'interroger si le fait d'être diplômé est synonyme de compétence. D'autres voient précocement en filigrane l'ombre du deuxième mandat alors même que le bilan des cent premiers jours n'est pas encore disponible et de surcroit convaincant. En s'adressant au President de l'assemblée nationale, les griots parlent de"monsieur audit". L'audit est alors devenu son domaine de compétence ? Combien d'audit ont été faits dans ce pays ? Et quelles ont été les suites ? Y'a t-il eu des sanctions disciplinaires ? Des sanctions administratives ou pénales avec injonction de rembourser ?

 

S'agissant du ministre des finances, les griots n'hésitent pas à arguer ses exploits à la tête du Fond de garantie. À notre connaissance, le fond africain de garantie et de la coopération économique n'est pas une institution centrafricaine. L'actuel ministre des finances qui jouit d'une moralité irréprochable a sacrifié son salaire du Fagace par patriotisme pour venir mettre ses compétences et carnets d'adresse au profit de notre chère patrie. En ce qui concerne le President de la délégation spéciale de la ville de Bangui, il a été adoubé avant sa nomination.

 

Nous savons par le passé que c'est un bosseur mais le contexte aujourd'hui n'est pas le même, donc temporisons. Alors de grâce, arrêtons le culte de personnalité, le griotisme et laissez-les travailler. Le gouvernement de rupture saura définir les priorités et utiliser les ressources disponibles de l'Etat à bon escient, dans la transparence avec un comité de suivi de gestion pour le bien être du peuple centrafricain. Il n'y a pas de doute que les nouvelles autorités de Centrafrique ont de bonnes intentions pour la reconstruction du pays mais la grosse tête et les dérapages commencent toujours par le griotisme, alors arrêtons.  

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 13:26
COMMUNIQUE NECROLOGIQUE

 

L’Association des Centrafricains Résident en Tanzanie et en Afrique de l’Est (ACARCT) a la profonde douleur d'annoncer aux Parents ,Ami(es) et Connaissances ainsi qu’a toute la Diaspora Centrafricaine, le décès du Compatriote BENJAMIN KAIFIOBOI survenu au début de la matinée du Vendredi 13 Mai 2016 a Hopital Prince Regent Charles du Bujumbura Capitale de la République du Burundi.

 

 L’ACARCT demande la mobilisation des Compatriotes Centrafricaines et Centrafricains Résident au Burundi de prendre part massivement et activement aux obsèques de l'illustre disparu qui auront lieu le Lundi le 16 Mai 2016 a Bujumbura.

 

(ACARCT) présente ces sincères condoléances et  l’expression de ces profonde sympathies a la famille du disparu.

 

Pour plus d’informations,  veuillez nous contacter au:

 

Tanzanie: +255659910127 et +255719044055

 

Burundi: +25775233657

 

 

Fait a Dar es Salaam le 13 Mai 2016

 

Le President de l’ACARCT

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:47

 

 

 

Des représentants de la société civile ont fait part de leurs priorités parmi lesquelles le désarmement, la fin de l’exploitation et des abus sexuels, ainsi que des violences basées sur le genre, lors d’une série de réunions jeudi avec les experts des Nations Unies en mission à Bangui pour préparer la révision du mandat de la MINUSCA

 

Jeudi 12 mai, ces experts qui sont en Centrafrique pour de larges consultations, ont rencontré successivement des représentants d’organisations féminines, d’une plateforme regroupant les organisations de la société civile et des leaders religieux.

 

Globalement, les représentants de la société civile ont insisté sur la nécessité de désarmer les groupes armés et les civils qui détiennent illégalement des armes. Le mandat de la MINUSCA doit être renforcé dans ce sens, ont estimé les membres de ces panels.

 

« Les femmes constituent plus de la moitié des personnes déplacées dans le pays », ont expliqué les représentantes des femmes de différentes confessions. « Les femmes continuent d’être kidnappées et utilisées comme esclaves sexuelles, notamment par l’Armée de résistance du Seigneur », ont elle mentionné dans leur présentation. La LRA (Lord resistance army), rébellion d’origine Ougandaise, sévit depuis des années aux confins de la Centrafrique et de la république démocratique du Congo.

 

Elles ont aussi regretté la faible représentation des femmes dans les instances de décision du pays. Elles ont noté l’impact des  conflits armés qui ont occasionné le pillage et la destruction des activités génératrices de revenus des femmes qui se retrouvent sans ressources et sans appui pour répondre aux besoins de leurs familles.

 

Les représentantes d’organisations féminines ont aussi dénoncé le fait que « les femmes et les filles sont plus nombreuses à être accusées de sorcellerie et livrées à la vindicte populaire ou emprisonnées dans des conditions insupportables ». Ce phénomène, espèrent-elles, doit être éradiqué pour « préserver le respect de la vie humaine ».

 

Les participants à cette consultation ont aussi insisté sur le besoin de prendre en compte, dans le programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) les besoins spécifiques des femmes ex-combattantes et de celles appartenant aux communautés affectées par le conflit armé.

 

Les représentantes des femmes ont aussi plaidé pour l’opérationnalisation de l’Unité mixte d’intervention rapide et de répression des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants (UMIRR), créée en 8 janvier 2015.

 

Ces femmes ont, enfin, proposé la mise en œuvre de la réforme du secteur de sécurité en prenant en compte l’égalité des sexes (offrir l’opportunité de recrutement et de promotion aux femmes) et la lutte efficace contre l’impunité.

 

Du coté des représentants de la plateforme regroupant les organisations de la société civile et des leaders religieux, les attentes sont quasi identiques. « Après les élections, le moment est venu de ramasser les armes qui pullulent au sein des populations pour que les citoyens puissent vaquer paisiblement à leurs occupations quotidiennes », a indiqué un leader religieux. Un activiste de la société civile, à son tour, a demandé que dans le nouveau mandat de la MINUSCA soit inscrit formellement « l’éradication des groupes armés », principalement la LRA « qui vient de passer 10 ans à commettre des exactions contre les citoyens centrafricains ».

 

Plus tôt dans la journée de jeudi, l’équipe, dirigée par le Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, El Ghassim Wane, a rencontré plusieurs membres du gouvernement, dans le cadre de ce processus de large concertation qui devra déterminer les priorités du prochain mandat de la MINUSCA.

 

 

La sécurité publique, principale préoccupation du nouveau maire de Bangui

 

Le nouveau maire de Bangui, président de l’association des maires de Centrafrique, Emile Raymond Nakoimbo, a rencontré vendredi des responsables de la MINUSCA et réitéré son intention de travailler avec la mission onusienne.

 

« Nous devons continuer à travailler ensemble ; vous pouvez compter sur moi et vous pouvez compter sur la mairie», a-t-il déclaré.

 

Parmi ses priorités figure la sécurité publique mais aussi la sécurité alimentaire. « Il  nous faut réconcilier le ventre et la tête (…) mais aussi éduquer les populations, reconstruire un civisme nouveau dans une ville que les conflits ont défigurée », a indiqué le maire.

 

La directrice des Affaires politiques de la MINUSCA, Barrie Freeman, a salué «le début d’une nouvelle ère politique après les élections  générales en Centrafrique » et a encouragé l’édile à être « encore plus à l’écoute de la population ».

 

«La menace aujourd’hui dans la ville de Bangui reste les groupes d’auto-défense et quelques acteurs de banditisme et de criminalité », a souligné  le commandant Samah Soussou de la « Joint Task Force », composée de la force militaire et de la police onusiennes en charge de la sécurisation de la ville Bangui.

 

Il a également évoqué la nécessité de relocaliser le « marché Combattant » qui pose des problèmes de sécurité et d’obtenir pour la ville de Bangui des véhicules de lutte contre les incendies.

 

De son côté Guy Saizonou, représentant de la section des Affaires civiles,  a dressé une liste des actions réalisées jusqu’à présent dont la signature du pacte de non-agression qui a permis la réouverture du cimetière de Boeing ; la construction en cours du centre culturel et sportif de Boy-Rabe, la réhabilitation de la bibliothèque de Bangui et celle du marché de Boy-Rabe.

 

Comme le souligne Aderemi Aibinu, « promouvoir la paix et occuper les jeunes dans des activités qui leur permettent de gagner leur vie et d’oublier les armes » est essentiel à la stabilisation et la sécurité. Grâce au programme de travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) quelque 12000 emplois d‘urgence ont été créés à travers le pays pour réaliser des travaux d ‘intérêt communautaire tels que  la reconstruction / réhabilitation des infrastructures : ponts, terrains de jeux, gares routières, l’assainissement  des marchés,  la  réhabilitation de pistes rurales, la production et la collecte de matériaux locaux de construction, la réhabilitation de bâtiments administratifs.

 

Chef du bureau de terrain de la MINUSCA à Bangui, Sayed Awad a souligné la nécessité de reconstruire des maisons détruites au cours des évènements de septembre 2015 ; une façon d’« aider les plus souffrants et les plus démunis à recouvrer leur dignité »

Le maire s’est engagé à une politique de la rigueur dans la gestion de la ville et a renouvelé ses remerciements à la MINUSCA « pour (son) solide engagement », aux côtés des autorités municipales et a salué le courage des « Centrafricains qui ont souffert et qui souffrent dans leur âme et dans leur chair. »

 

La MINUSCA et les responsables de la mairie de Bangui se rencontreront régulièrement.

LE DESARMEMENT EST L’UNE DES PRIORITES, SELON LA SOCIETE CIVILE CENTRAFRICAINE
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:38
Affaire Uramin : Anne Lauvergeon mise en examen

 

AREVA

 

Par Emmanuel Fansten — 13 mai 2016 à 21:10

 

A l’issue de près de douze heures d’interrogatoire, l’ancienne patronne d’Areva est ressortie du pôle financier avec une mise en examen pour «présentation de comptes inexacts» et «diffusion de fausses informations».

 

Anne Lauvergeon n’a pas réussi à convaincre les juges. A l’issue de près de douze heures d’interrogatoire, l’ancienne patronne d’Areva est ressortie du pôle financier auréolée d’une mise en examen pour «présentation de comptes inexacts» et «diffusion de fausses informations». La voilà donc rattrapée sans surprise par la ténébreuse affaire Uramin, cette société minière canadienne achetée en 2007 pour 1,8 milliard d’euros, et dont les gisements se sont avérés inexploitables. Un des plus gros fiascos industriels de la décennie, également soupçonné d’être une vaste escroquerie. Accusé d’avoir profité d’informations privilégiées pour spéculer sur l’opération, le mari d’Anne Lauvergeon, Olivier Fric, a déjà été mis en examen fin mars pour «délit d’initié». Les juges cherchent désormais à comprendre quel a été le rôle exact de son épouse.

 

Dans un rapport publié en 2014, qui a servi de base à l’enquête judiciaire, la Cour des comptes a estimé que la responsabilité d’«Atomic Anne» dans le dossier Uramin était «incontestable», évoquant au passage des «faits de dissimulation». Depuis mai 2015, deux informations judiciaires distinctes sont en cours. Selon plusieurs documents internes dévoilés par Libération, Lauvergeon est soupçonnée d’avoir dissimulé des éléments à l’Etat actionnaire, mais aussi d’avoir maquillé les comptes annuels de l’entreprise pour masquer le désastre, ce qui lui vaut sa mise en examen. Après 2007, en dépit des alertes internes sur la pauvreté des gisements, Areva a continué à investir massivement dans ses mines. «Le train était parti et il ne fallait plus l’arrêter, a témoigné un ancien cadre devant les policiers. Personne n’a appuyé sur le frein.»

 

La nécessité de déprécier les actifs apparaît pourtant dès 2009, comme en attestent plusieurs notes. Mais c’est surtout en 2010 que la situation devient intenable. En mai, le directeur financier recommande une dépréciation d’au moins 1,4 milliard d’euros. Puis une autre de 1,84 milliard, six mois plus tard. Mais pour Lauvergeon, qui cherche alors à valoriser son bilan en vue de sa reconduction à la tête du groupe, cette dépréciation est inenvisageable. «Vous nous préparez très rapidement un plan minier qui permet d’économiser des investissements, aurait-elle intimé à ses équipes. Dans un an, on pourra raconter une autre histoireLes actifs d’Uramin seront bien dépréciés un an plus tard, à hauteur de 1,46 milliard d’euros, six mois après le départ de Lauvergeon. 

 

Emmanuel Fansten

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:26
RCA: François Hollande tourne la page Sangaris
RCA: François Hollande tourne la page Sangaris
RCA: François Hollande tourne la page Sangaris
RCA: François Hollande tourne la page Sangaris

 

Centrafrique : Hollande clôt en catimini l'opération Sangaris

 

http://www.humanite.fr/ SAMEDI, 14 MAI, 2016

 

Le président français est passé en coup de vent en Centrafrique pour annoncer le désengagement des troupes françaises. Il a salué le travail des soldats, malgré un bilan contestable et les scandales d'agressions sexuels.

 

"Aujourd'hui, l'opération Sangaris se termine", a déclaré François Hollande. Il a salué "le courage exemplaire" des soldats. "Sangaris est une opération parfaitement réussie". Après quelques brèves heures sur le sol centrafricain, il est reparti vers le Nigéria pour parler de Boko Haram.

 

Le bilan de cette opération lancée fin 2013 n'est pourtant pas si flatteur. Les massacres ont continué longtemps après l'engagement des troupes françaises. Les élections présidentielles prévues ont été repoussées avant de se tenir fin 2015 sous haute surveillance militaire. Les tensions dans l'ex-colonie restent quotidiennes et il y a encore des centaines de milliers de déplacés.

 

Mais surtout depuis plus d'un an, ce sont les viols, notamment d'enfants, commis par des soldats français et casques bleus de l'ONU, qui ont  fini de ternir l'opération Sangaris.  Des militaires engagés en Centrafrique sont soupçonnés d'abus sexuels pour lesquels trois enquêtes judiciaires ont été ouvertes à Paris. "S'il y a des responsabilités, il n'y aura pas d'impunité", a simplement répété le président. Selon l’ONU, le nombre d’abus sexuels aurait augmenté l’an dernier avec 69 cas recensés, mais seuls les pays d’origine peuvent engager une procédure pénale. Le mois dernier, l'ONU rapportait des témoignages terrifiants : des soldats auraient forcé en 2014 des jeunes filles à avoir des rapports sexuels avec des animaux en échange d’une somme d’argent.

 

C'est dans ce contexte que l'opération Sangaris doit se terminer, sans fanfare en décembre, après 4 années de présence. De plus de 2.500 militaires, Sangaris n'en compte déjà plus que 650. "Nos armées sont appelées sur d'autres fronts, toujours la zone du Sahel", mais aussi "la Syrie et l'Irak", a expliqué le président.

 

"Mais la France est et sera toujours là" dans le cadre de la force de l'ONU (Minusca) et de la mission européenne, a assuré François Hollande à son homologue centrafricain. Paris veut clairement rester omniprésente dans son ancienne colonie : "la France veut prendre la tête d'un groupe de bailleurs pour la Centrafrique", car "il n'y aura de sécurité que par le développement et il n'y aura de développement que par la sécurité" a expliqué le président.

 

La République centrafricaine a sombré dans le chaos en 2013, lorsque la Séléka, une hétéroclite coalition de rebelles venus du Nord, majoritairement musulmans, a chassé du pouvoir le président François Bozizé.

 

Pillages, violences : la brève parenthèse Séléka a précipité l’effondrement d’un État déjà vermoulu, rongé par la corruption, dans un pays qui ne s’est jamais libéré de l’étroite tutelle néocoloniale exercée par Paris. En réaction aux exactions des hommes de la Séléka, des milices « anti-balaka », à majorité chrétienne, se sont constituées, avec dans leurs rangs des fidèles du président déchu. Très vite, ces groupes armés se revendiquant de « l’autodéfense » commettaient à leur tour des atrocités, alimentant le cycle infernal des représailles et des violences communautaires, poussant des milliers de musulmans à fuir le pays.

 

Faustin-Archange Touadéra est devenu le 20 février dernier le nouveau président de la République centrafricaine. Indépendant soutenu par le milieu enseignant et présenté comme le « candidat du peuple », Faustin-Archange Touadéra, 58 ans, a été le dernier premier ministre de l’ex-président François Bozizé, renversé en 2013 par la rébellion Séléka.

 

 

En visite en Centrafrique, François Hollande annonce la fin de l'opération Sangaris

 

http://www.francetvinfo.fr/ 14/05/2016 | 09:10

 

Les militaires français, déployés dans le pays en décembre 2013, vont progressivement se désengager. 

 

"Aujourd'hui, l'opération Sangaris se termine". Le président français François Hollande a effectué, vendredi 13 mai, une visite de quelques heures en Centrafrique pour parler du désengagement des troupes françaises et la reconstruction d'un pays ruiné.

 

"Je l'avais décidée au tout début de décembre 2013 parce que le chaos avait hélas saisi la Centrafrique et parce que des massacres s'y produisaient", a-t-il rappelé, avant le saluer "le courage exemplaire" des soldats. "Sangaris est une opération parfaitement réussie", a-t-il jugé. L'opération doit se terminer en décembre, au terme d'un désengagement progressif. De plus de 2 500 militaires au plus fort de la crise, Sangaris n'en compte déjà plus que 650, selon l'entourage de Hollande. 

 

"Nos armées sont appelées sur d'autres fronts"

 

"Nos armées sont appelées sur d'autres fronts, toujours la zone du Sahel", mais aussi "la Syrie et l'Irak", a-t-il expliqué, ajoutant, "la France est toujours sous la menace terroriste". "Mais la France est et sera toujours là" dans le cadre de la force de l'ONU (Minusca) et de la mission européenne, a-t-il assuré à son homologue centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

 

Le président français s'était déjà rendu dans le pays à deux reprises, en décembre 2013 et février 2014, alors que l'opération Sangaris venait de se déployer pour stopper des violences intercommunautaires. Aujourd'hui, "je reviens alors que la transition a réussi, la stabilité a été retrouvée", a affirmé le président français

 

Sa visite est également intervenue alors que des soldats français et des Casques bleus engagés en Centrafrique sont soupçonnés d'abus sexuels pour lesquels trois enquêtes judiciaires ont été ouvertes à Paris. "S'il y a des responsabilités, il n'y aura pas d'impunité", a-t-il répété.

 

 

RCA: François Hollande tourne la page Sangaris

 

Par RFI  14-05-2016 Modifié le 14-05-2016 à 08:20

 

Avant de se rendre au sommet anti-Boko Haram à Abuja (Nigeria), François Hollande a fait une brève halte en Centrafrique pour clore la mission militaire française Sangaris. Le chef de l'Etat s'est également rendu dans le dernier secteur musulman de la capitale.

 

« Ne partez pas! », a lancé ce vendredi une mère de famille musulmane à Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense. C'était pendant la visite de François Hollande au KM5, le dernier quartier de Bangui où vivent encore des musulmans.

 

De fait, les soldats français ne vont pas tous partir. Certes, Sangaris, c'est fini, François Hollande l'a annoncé officiellement hier soir, et cela lui permet de dire que l'armée française ne s'est pas enlisée en Centrafrique.

 

Mais en réalité, quelque 500 soldats français vont continuer de stationner à Bangui. Une centaine dans le dispositif européen de formation de la nouvelle armée centrafricaine ; une centaine d'autres dans la conduite des futurs drones de la Minusca ; et surtout, quelque 300 autres à l'aéroport de Bangui-Mpoko, comme embryon d'une force de réaction rapide qui ne dit pas son nom.

 

On savait que les Français n'étaient pas là pour rester indéfiniment [...] Je regrette simplement que l'armée centrafricaine, les Faca que nous appelons de nos veux n'aient pas été suffisamment restructurées pour que le départ de Sangaris correspondent à leur montée en puissance.

 

Abdou Karim Meckassoua donne son opinion sur le retrait de Sangaris

 

14-05-2016

 

Hier, lors d'un point de presse avec son homologue centrafricain Faustin-Archange

 

 

François Hollande: «l'élection peut servir de référence en Afrique»

 

14-05-2016 - Par RFI

 

Touadéra, le chef de l'Etat français a tenu à rappeler que les dernières élections en Centrafrique se sont déroulées dans des « conditions exemplaires » et que cela « s'est produit ailleurs en Afrique, mais pas partout », une allusion sans doute au dernier scrutin au Tchad et au Congo-Brazzaville.

 

De son côté, Faustin-Archange Touadéra a remercié la France pour son engagement en RCA et s'engage à poursuivre ses efforts pour mettre en oeuvre le programme de désarmement DDR, « clé de voûte de notre relèvement, condition sine qua non du retour à la paix et de l'engagement du pays vers la voie du développement », a dit . Touadéra. « Je l'ai compris et j'y travaille sans relâche », a-t-il affirmé, avant de saluer « le leadership » de son visiteur.

 

 

Hollande fait une brève visite en Centrafrique, rassurant du soutien de la France pour le retour à la paix

 

YAOUNDE, 13 mai (Xinhua) -- Le président français François Hollande est arrivé vendredi après-midi à Bangui pour une brève visite en Centrafrique.

 

C'est la première fois depuis l'accession au pouvoir de Faustin Archange Touadéra fin mars et la troisième depuis 2013 que M. Hollande s'est rendu en Centrafrique.

 

Il a visité le quartier PK5, ex-épicentre des violences intercommunautaires dans la capitale centrafricaine, et rassuré du soutien de la France pour le retour à la paix dans ce pays.

 

En route pour Abuja (Nigeria) où il prendra part à un sommet sur la lutte contre Boko Haram aux côtés de ses pairs de la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT) samedi et dimanche, le chef de l'Etat français a salué l'engagement du nouveau président centrafricain et son gouvernement pour la normalisation nécessaire pour relancer l'économie nationale, après plus de deux ans de crise grave.

 

Ce défi implique le désarmement des groupes armés dont les ex-rebelles de la Séléka et les milices anti-Balakas, les deux principaux protagonistes de cette crise due à la chute du régime de François Bozizé en mars 2013, un dossier crucial pour lequel le pouvoir de Bangui, qui hérite d'une situation délicate caractérisée par une sécheresse financière pour les caisses de l'Etat, sollicite l'aide de la France.

 

"Le processus de désarment, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) est enclenché sur tout le territoire national et les responsables des groupes armés que j'ai reçus m'ont tous donné leur accord de déposer les armes afin de revenir dans la vie civile et active pour le développement de la RCA", a notamment souligné Faustin Archange Touadéra lors de l'accueil de son homologue.

 

Ex-puissance coloniale, la France dispose des décennies à Bangui d'une base militaire, renforcée par le déploiement sous mandat onusien en décembre 2013 d'une opération dénommée Sangaris, dans le but d'aider à mettre fin aux violences, en appui de la Mission d'intervention sous conduite africaine (MISCA) alors opérationnalisée par l'Union africaine (UA).

 

François Hollande, présent à Bangui pour quelques heures entre le milieu de l'après-midi et le début de soirée, a réitéré la décision de retrait de cette force, (aujourd'hui visée par des accusations d'abus sexuels concernant certains de ses soldats) avant la fin de l'année en cours, sans rupture cependant de la présence militaire française dans ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale.

 

Avec l'arrivée aux affaires de Faustin Archange Touadéra, le pouvoir français, qui voit d'un mauvais œil la montée en puissance de la Chine dans ce pays comme ailleurs dans son ex-pré carré africain, entend reprendre sa place de partenaire principal de la Centrafrique.

 

C'est à l'évidence le sens donné à la visite effectuée par le nouveau président en avril à Paris, où il avait été reçu par son homologue pour un entretien en tête-à-tête à l'Elysée.

 

Suite au coup de force de 2013 de l'ex-coalition rebelle de la Séléka et la mise au ban de la Centrafrique de la communauté internationale, la coopération bilatérale entre les deux pays avait été réduite à un niveau faible.

 

"La France, à travers l'Agence française de développement, est en train de financer un projet coutant 75 millions d'euros en Centrafrique pour soutenir l'éducation, la santé, l'agriculture ainsi que les travaux à haute intensité de main d'œuvre dans le but de créer de l'emploi sur tout le territoire centrafricain au lendemain cette grande crise", a souligné M. Hollande.

 

 

François Hollande décoré à la dignité de Grand-croix dans l’ordre national de la reconnaissance centrafricaine

 

APA  13/05/2016 à 20:38 UTC 

 

Faustin Archange Touadéra a décoré ce vendredi soir le Président Français François Hollande dans la plus haute distinction honorifique du pays à savoir la dignité de Grand-croix dans l’ordre national de la reconnaissance centrafricaine.

 

Dans son allocution, le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra a rendu une profonde gratitude à la France pour ses appuis qui ont permis à la Centrafrique de s’engager pour son relèvement.

 

Il a aussi loué les liens qui unissent les deux pays et relevé que la France reste le premier partenaire bilatéral de la RCA en déboursant depuis 2014 plus de 70 millions d’euros en faveur de ce pays.

 

Le Président centrafricain a demandé à son homologue Français de soutenir son programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion qui reste la clé de voute de relèvement de la RCA.

 

Il a dit compter sur François Hollande pour l’aider à réhabiliter les bases de l’économie pour créer la croissance.

 

C’est en compagnie du Président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua que les deux Chefs d’Etat ont visité l’Institut Pasteur de Bangui et le quartier Km5 habité en majorité par des musulmans de Centrafrique.

 

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 16:15
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : De nouveaux combattants de l’ex-Séléka entrent dans la ville de Paoua

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 13 MAI 2016

 

PAOUA, 13 Mai 2016(RJDH)—Un autre groupe d’éléments d’ex-Séléka est arrivé dans la ville de Paoua, le mercredi dernier. L’entrée de ces hommes armés a paniqué la population qui a aujourd’hui réduit ses activités.

 

Ces hommes armés, selon les informations du RJDH sont entrés dans la ville à bord de plusieurs motos. De sources locales, ils sont une vingtaine. Une autorité contactée a confirmé l’information en précisant que ces combattants ont tenté de voler des motos dans la vile, « depuis qu’ils sont entrés ici, nous sommes informés de plusieurs tentatives de vol de motos perpétrées par ces combattants. Mais la jeunesse s’y est toujours opposée » a expliqué cette source.

 

Une autorité locale a confié au RJDH que ces ex-Séléka sont visibles dans la ville avec leurs armes « ils sont partout dans la ville avec des armes sans la réaction des forces onusiennes » note t-il.

 

Ce nouveau groupe d’ex combattants Séléka est entré dans la ville de Paoua deux semaines après l’arrivée d’un autre groupe toujours présent dans cette ville.

 

De sources concordantes, les casques bleus n’ont pas réagi depuis l’arrivée de ces deux groupes qui se sont rassemblés. Les informations du RJDH font état d’une éventuelle manifestation des jeunes de la ville pour dénoncer l’inaction des soldats onusiens « les jeunes ont voulu organisé une marche afin de dénoncer la passivité des casques bleus et surtout réclamer le désarmement de ces hommes en armes mais les autorités leur ont demandé d’attendre » a confié une source bien informée.

 

Les hommes armés dont la présence est signalée depuis deux semaines à Paoua seraient des combattants du MPC du chef rebelle Alkhatime.

 

 

Ndélé : La population s’insurge contre la présence des éléments du MPC d’Alkatime

 

 http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 13 MAI 2016

 

NDELE, 13 Mai (RJDH)—Les habitants de Ndélé se sont opposés à la présence des combattants du MPC, une des branches de l’ex-Séléka dirigée par le chef rebelle Alkatime. Un rassemblement a eu lieu ce matin à cet effet au domicile du sultan de la région.  

 

L’information est confirmée au RJDH par plusieurs sources locales jointes dans la ville. Selon les habitants interrogés, cette réaction fait suite à de nombreux cas d’exactions attribués aux éléments de ce mouvement armés présents dans la ville depuis quelques jours « nous nous sommes mobilisés pour dire non à la présence de ces hommes armés. C’est pour cela que nous avons décidé de rencontrer le sultan afin qu’il pèse de son poids pour que ces combattants quittent la ville » a confié une source locale.

 

Une source indépendante a confirmé les faits en ces termes « la population s’est effectivement rendue ce matin au domicile du sultan à qui elle a exigé le départ des combattants qui sont entrés dans la ville. Les manifestants se disent prêts à tout si ces rebelles ne partent pas dans la journée » a confié un humanitaire joint ce matin à Ndélé.

 

Pour le sultan de Ndélé joint par le RJDH, l’affaire oppose deux mouvements qui disposent des éléments dans la ville.« L’affaire oppose les éléments du FPRC de Nouredine Adam à ceux du MPC de Alkatime » précise le notable avant d’annoncer être en négociation avec les deux parties « nous sommes en ce moment en pourparler pour décompter la situation » a-t-il promis.

 

« Ce sont les éléments du FPRC qui réclament le départ de ceux du MPC qui sont arrivés suite au massacre de certains d’entre eux. Aujourd’hui, ils réclament de la population vingt million de franc CFA » a indiqué le sultan.

 

Cette situation a paralysé la ville de Ndélé depuis ce matin.

 

 

Centrafrique : Le Pr. Gaston Nguerekata accuse de corruption le nouveau président de l’Assemblée Nationale

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 13 MAI 2016

 

BANGUI, 13 mai 2016—Dans une interview accordée au RJDH, Gaston Nguerekata, président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) a accusé le nouveau président de l’Assemblée Nationale de corruption. Pour ce leader politique, l’élection du bureau du nouveau parlement présidé par Karim Meckassoua est émaillée de corruption.

 

Gaston Nguerekata ne passe pas par le dos de la cuillère pour accuser le nouveau président de l’Assemblée Nationale « vous me parlez de soupçons de corruption mais moi, je vous dis qu’il y a eu corruption avant et pendant l’élection du bureau de la nouvelle Assemblée Nationale. Karim Meckassoua a donné de l’argent à un de mes députés pour m’abandonner afin de le suivre, c’est de la corruption. Il y  a eu aussi des rencontres dans des restaurants de Bangui où de l’argent a été distribué aux députés à qui promesse de voiture a été faite » a déclaré le président du PARC sur un ton ferme.

 

Cette attitude est intolérable pour Gaston Nguerekata qui pense que les auteurs méritent d’être sanctionnés « ces faits sont déshonorants pour un pays qui renoue avec la démocratie. Il faut punir les coupables pour corriger ces genres de comportements » propose t-il.

 

Le professeur Gaston Nguerekata a aussi condamné la sous représentativité des femmes dans le bureau du nouveau parlement « il n’y a qu’une seule femme parmi les onze membres du bureau. C’est regrettable. C’est la preuve que la question du genre n’a pas encore pris dans ce pays et il faut continuer à travailler dans ce sens pour que les femmes soient autant représentées dans nos institutions que les hommes » indique ce dernier.

 

Le président du PARC se dit prêt à soutenir les efforts de la reconstruction du pays « je suis là à Bangui pour essentiellement animer la vie politique en tant que leader d’une formation politique. Mais si le président me demande d’apporter ma contribution, je pense qu’on pourra en discuter » annonce t-il.

 

Le professeur Gaston Nguerekata est l’un des candidats malheureux à soutenir Faustin Archange Touadéra au second tour de la présidentielle. Son parti le PARC compte aujourd’hui quatre députés à l’Assemblée Nationale qui est composée de cent quarante honorables.

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