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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 12:17

 

 

Le président de la délégation spéciale de la commune de Niem Yéléwa et porte parole des chefs traditionnels peuhls de Centrafrique, Lamido Issa Bi-Amadou dénonce la spirale de violence dans sa commune. Dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka, il demande au gouvernement centrafricain de prendre à bras le corps ce problème qui a des conséquences sur la paix et la cohésion sociale dans la Nana-Mambéré.

 

« Je demande au gouvernement centrafricain de nous ramener la section des FACA qui était installée dans cette zone en juin 2015 », a déclaré Lamido Issa Bi-Amadou qui dénonce le fait que Niew-Yelewa est désormais considéré comme un champ de bataille des groupes armés.

 

Des affrontements armés, selon les informations fournies par le porte parole des chefs traditionnels peuhls de Centrafrique opposent ces derniers temps, des voleurs de bétails aux peuhls armés. Ce heurts ont provoqué de nombreuses pertes en vies humaines, l’incendie des villages et le déplacement massif d’une partie de la population vers Bouar, chef lieu de la Nana-Mambéré.

 

« Lorsque les FACA avaient été installées, la zone a été totalement sécurisée », précise Lamido Issa Bi-Amadou regrettant le retrait de ces militaires par le commandement de l'armée. Il fait noté que l'absence des éléments FACA a « laissé le terrain libre aux groupes rebelles qui s'y affrontent ».

 

Pour le porte parole des chefs traditionnels peuhls de Centrafrique, le gouvernement doit ramener les FACA dans la région afin que « les populations et leurs biens soient protégées et que notre frontière avec le Cameroun soit mieux surveillé ».

 

Sur cette même question d'insécurité dans les villes centrafricaines, la population de Berberati (ouest), a marché ce jeudi 30 juin pour réclamer non seulement la paix sur l'ensemble du territoire centrafricain, mais aussi la levée de l'embargo sur les armes à destination du pays.

 

(Ndeke Luka)

RCA : Insécurité à Niem-Yelewa, cri d'alerte du porte-parole des chefs traditionnels peuhls
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Centrafrique-Presse.com
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 21:36
Centrafrique: «urgent de désarmer les groupes armés» (ONU)

 

 

Par lefigaro.fr avec AFP

 

Mis à jour le 04/07/2016 à 16:06 Publié le 04/07/2016 à 15:37

 

 Le Haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein a jugé aujourd'hui "urgent de désarmer les groupes armés" en Centrafrique et de rétablir l'autorité étatique, craignant une nouvelle escalade de la violence.

"Alors que 2016 avait débuté sous de bons auspices, avec les élections réussies de février 2016, les événements récents qui se sont déroulés à Bangui et dans plusieurs endroits du pays me font craindre une nouvelle escalade de violence dans les mois à venir", a déclaré le Haut-commissaire dans un communiqué. 


"Il est urgent de désarmer les groupes armés - qui restent bien trop puissants et ont toujours le potentiel de rallumer le conflit, de rétablir l'autorité étatique et l'Etat de droit, et de garantir la sécurité de tous les civils", a-t-il ajouté.


Les tensions sont en hausse dans la capitale centrafricaine depuis la mi-juin, selon l'ONU qui note que plusieurs incidents récents ont aussi eu lieu dans diverses régions où les groupes armés continuent d'exercer leur contrôle et de "prendre les civils pour proie".


Les 12.000 soldats de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) déployés dans le pays se retrouvent aujourd'hui seuls en première ligne, en attendant la refondation d'une armée centrafricaine. 

 

lefigaro.fr avec AFP

 

 

L’ONU met en garde contre le risque d’une nouvelle flambée de violences en Centrafrique

 

 

Par Jeune Afrique

 

Après une série de violents incidents survenus dans la capitale et plusieurs zones rurales, l'ONU a averti lundi, par voie de communiqué, que la situation sécuritaire pourrait à nouveau se dégrader dans le pays.

 

« Alors que 2016 avait débuté sous de bons auspices, avec les élections réussies de février 2016, les événements récents qui se sont déroulés à Bangui et dans plusieurs endroits du pays me font craindre une nouvelle escalade de violence dans les mois à venir », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, dans un communiqué rendu public lundi 4 juillet.

 

« Il est urgent de désarmer les groupes armés, qui restent bien trop puissants et ont toujours le potentiel de rallumer le conflit, de rétablir l’autorité étatique et l’état de droit, et de garantir la sécurité de tous les civils », a-t-il ajouté.

 

Regain des violences

 

Le jour-même, indique le haut responsable, les Casques bleus de la mission de l’ONU en Centrafrique (la Minusca) ont dû intervenir pour faire évacuer des membres de la police centrafricaine et de la mission onusienne qui se trouvaient dans les locaux d’un commissariat de la capitale encerclé par une foule hostile et armée.

 

Au total selon l’ONU, les heurts qui ont éclaté depuis mi-juin entre des éléments armés et les Casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique (Minusca) dans l’enclave musulmane du PK5 de Bangui ont fait six morts (parmi les hommes armés) et blessé une quinzaine de civils. Le 24 juin, un Casque bleu sénégalais avait été tué dans les rues de la capitale par des hommes armés non identifiés et dans des circonstances non élucidées. 

 

« Plusieurs incidents récents ont aussi eu lieu dans diverses régions, où les groupes armés continuent d’exercer leur contrôle, de commettre des violations graves des droits de l’homme et de prendre les civils pour proie », a souligné le Haut-commissaire. Selon l’ONU, ces affrontements impliquant des groupes armés, y compris les ex-Séléka et anti-Balaka, ont fait au moins 17 morts depuis début juin.

 

Abus commis par la LRA

 

Zeid Ra’ad Al Hussein a également exprimé sa préoccupation face aux violations continues des droits de l’homme commises dans le sud-est du pays par l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), qui s’est rendu coupable de meurtres à grande échelle, de mutilations, d’enlèvements, d’esclavage sexuel et de recrutement forcé d’enfants soldats.

 

S’appuyant sur des « informations crédibles et troublantes », le Haut-Commissaire s’est dit tout autant préoccupé par les violations et aux droits de l’homme qui auraient été commises cette fois par des membres de l’armée ougandaise déployés en Centrafrique dans le cadre d’opérations contre la LRA. Parmi ces allégations figurent notamment des accusations de violence et d’exploitation sexuelle, d’enlèvement et de mariage forcé.

 

« Les autorités ougandaises doivent garantir que d’autres abus ne surviennent pas, que tous les auteurs présumés fassent l’objet d’une enquête et qu’ils soient condamnés et punis avec toute la rigueur de la loi, si des preuves suffisantes sont réunies », a insisté le Haut-Commissaire.

 

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 21:28
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les missions des Nations-Unies interdites dans les zones sous tension

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 4 JUILLET 2016

 

BANGUI, 04 juillet 2016 (RJDH)—Les missions des systèmes des Nations-Unies sont interdites dans les zones où des tensions sont signalées ces derniers jours, apprend-t-on de sources onusiennes. 

 

Les localités concernées par cette mesure, selon nos sources, sont les villes de Batangafo, Bambari, Kabo et Kaga-Bandoro « les missions des Nations-Unies sont interdites dans ces destinations » a confié un cadre du système des Nations-Unies qui a requis l’anonymat. La même source a fait savoir au RJDH que cette mesure fait suite à la montée de tension dans ces villes « vous savez que la sécurité s’est dégradée dans ces régions depuis quelques jours. C’est essentiellement pour question de sécurité que cette mesure est prise »  précise-t-elle.

 

Cette information n’a pas été confirmée par la Minusca même si plusieurs organisations humanitaires ont fait état de cette interdiction. Mais plusieurs déplacements des humanitaires et des organisations dépendant des Nations-Unies ont été annulés ces derniers jours à cause de la précarité de la situation sécuritaire. Dans la ville de Bambari où des peulhs armés fidèles à Ali Daras et un groupe dissident du même mouvement se sont affrontés, les agents du système des Nations-Unies sont restés bloqués à leur base faute de sécurité.

 

La ville de Kaga-Bandoro, selon une autorité locale est menacée par les rivalités entre peulhs armés de Ali Daras et les autres tendances ex-Séléka (MPC et FPRC) « pour le moment, il n’y a pas d’affrontement mais, les menaces d’affrontement sont réelles entre les deux parties » explique-t-elle.

 

A Batangafo, la situation, selon nos informations, est calme malgré la méfiance qui, selon une autorité administrative, est palpable entre les peulhs de l’UPC et les combattants de MPC de Alkhatime.

 

Depuis deux semaines, plusieurs villes de l’arrière-pays sont en proie à des affrontements entre différentes tendances de l’ex-Séléka. Le dernier en date est celui signalé ce jour à Bambari.

 

 

Centrafrique : Des organisations musulmanes exigent du gouvernement un décret consacrant la fête du ramadan jour férie

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 4 JUILLET 2016

 

BANGUI, 4 juillet 2016 (RJDH)–Aboukar Modjodo président de l’association SOS victimes musulmanes de Centrafrique exige du gouvernement un décret consacrant la fête du ramadan jour férié en Centrafrique. Position exprimée lors d’une interview qu’il a accordée au RJDH ce 4 juillet 2016 en prélude à la fin du ramadan.

 

« Nous demandons que le gouvernement instaure cette fête, il reste qu’à prendre un décret pour concrétiser les deux fêtes, si on nous concrétise ces deux fêtes, nous supposons qu’il y a déjà la paix », a-t-il précisé.

 

La célébration de la fête musulmane est une exigence des recommandations du forum de Bangui du 4 au 11 mai 2015, a-t-il rappelé. Pour l’Imam de la Mosquée Centrale de Bangui, c’est un souhait de consacrer le ramadan jour férié pour que les recommandations du Forum de Bangui soient appliquées.

 

Joint au téléphone par le RJDH, un membre du comité de suivi des actes du forum de Bangui a salué le geste fait par le passé dans le sens de respecter les dispositions du forum de Bangui, mais concède néanmoins que « les fêtes légales sont du domaine de la loi, et non le ressort d’un décret », a-t-il indiqué.

 

Il propose à ce qu’un projet de loi soit présenté aux élus de la nation pour être voté avant la mise en application de cette volonté du forum national de Bangui.

 

La fête de ramadan a été décrétée journée chômée non payée par le gouvernement en 2015.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 21:09

 

 http://actusen.com/ - juillet 4, 2016

 

Parents, amis et collègues ont pris part à la levée du corps du Casque bleu Racine Diène, ce matin, à l’hôpital principal.  Abattu, le 24 Juin dernier sur le théâtre des opérations dans le 5eme arrondissement de Bangui, le Brigadier-chef des Agents Police n’a passé qu’un court moment en Centrafrique. En effet, c’est seulement le 15 Avril dernier que Feu Racine Dièye y a entamé une mission pour la stabilisation de la paix dans cette partie du Continent en proie à une insécurité alarmante.

 

La cérémonie fut empreinte d’une grande tristesse, sur le visage de sa famille et de ses frères d’armes qui ont témoigné du sens élevé du devoir, de l’amour du travail et du professionnalisme du défunt. Des qualités qui l’ont distingué parmi ses collègues au Sénégal et à Bangui.

 

De la 20 eme Promotion de l’Ecole nationale de Police, Feu Racine Dièye est né le 10 Janvier 1963. Marié à deux épouses avec 7 enfants, le Casque bleu est passé par le commissariat de Dieuppeul, de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor et enfin le commissariat urbain de Kolda, son dernier poste.

 

Pour un monde de paix, il s’était engagé en Centrafrique pour participer au règlement du conflit. Mais Hélas, tout à basculé un 24 Juin 2016, quand il  a été froidement abattu à Bangui. Le Haut Commandement de la Minusma, les autorités gouvernementales centrafricaines, le Président de la République du Sénégal et le  Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ainsi que la Direction générale de la Police, les Directeurs et chefs de services ont présenté leurs condoléances les plus attristées et prié pour le repos éternel de son âme.

 

Son souvenir restera à jamais gravé dans la mémoire  de ses frères d’armes sénégalais. Que la terre de Cambérène, où il sera inhumé, ce lundi 4 juillet, lui soit légère ! Amen.

 

Aissata Bathily (Actusen.com)

Lu pour vous : Levée du Corps de Feu Racine Sy, Casque bleu assassiné en Centrafrique : tout policier aurait voulu bénéficier de ces témoignages élogieux
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 12:44

 

Plaque dépôt pharmaceutique

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 19:55
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le gouvernement regrette la non-exécution par la Minusca des mandats d’arrêt délivrés contre certains criminels

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 2 JUILLET 2016

 

BANGUI, 02 juillet 2016—Le ministre de la justice, Flavien Mbata a annoncé devant les députés lors de son intervention le jeudi 30 juin dernier qu’une centaine de mandats d’arrêts ont été délivrés contre certains criminels. Le membre du gouvernement a regretté la non-exécution de ces mandats par la Minusca.

 

Selon le ministre de la justice, Flavien Mbata, plusieurs criminels sont visés par des mandats d’arrêt que la justice centrafricaine a délivrés et remis à la Minusca pour exécution « aujourd’hui une centaine de mandat peut être plus ont été délivrés par le parquet à l’encontre des criminels qui continuent de créer le désordre » a annoncé le membre du gouvernement du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale. Le membre du gouvernement regrette, cependant l’exécution de ces mandats d’arrêt « jusque-là, ces mandats d’arrêt ne sont pas exécutés et nous sommes bloqués » a-t-il précisé.

 

Le ministre de la sécurité publique a aussi abordé cette question lors de son intervention devant les députés « il y a des mandats qui sont délivrés mais nos partenaires ne les exécutent pas » avance-t-il. Pour le ministre de la justice, tout n’est pas de délivrer des mandats mais il faut les exécuter « si les mandats sont délivrés qu’ils ne sont pas appliqués, cela pose problème et on avance pas » note Flavien Mbata. Le gouvernement centrafricain dit ne pas avoir les moyens pour faire exécuter les mandats délivrés par la justice. 

 

Le porte-parole de la Minusca, interrogé par le RJDH sur la question le mercredi dernier, a renvoyé sans précision la balle dans le camp du gouvernement. Il a évité de confirmer ou d’infirmer l’information faisant état de ce que des mandats d’arrêt à l’encontre des chefs de guerre lui ont été transmis par les autorités.

 

De sources bien informées, le président de la République Faustin Archange Touadéra n’a pas apprécié le fait que la Minusca hésite d’exécuter les mandats qui lui sont transmis. Une source généralement bien informée a confié que le chef de l’Etat centrafricain, lors d’une réunion avec la Minusca a exprimé son mécontentement à ce sujet.

 

La question de ces mandats d’arrêt est survenue après la prise en otage des policiers centrafricains par un groupe armé du km5 dont le chef Issa alias 50-50 serait aussi concerné par ces mesures.

 

 

Centrafrique : Le parlement recommande la restitution aux FACA des armes sous séquestre à la Minusca

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 2 JUILLET 2016

 

Bangui le 2 juillet (RJDH)—Les députés centrafricains ont demandé à la Minusca de restituer aux forces armées centrafricaines, les arme qu’elles a pu récupérer.  C’est la recommandation forte que la représentation nationale a faite à l’endroit de la  Minusca.

 

Pour les députés, les armes récupérées auprès des groupes armés doivent être mises à la disposition des Faca pour la sécurisation du pay« le parlement recommande la mise à disposition des Faca des armes sous séquestre à la Minusca » peut-on lire dans les recommandations lue à la clôture de la session extraordinaire du parlement sur la sécurité.

 

Les élus de la nation pensent que les autorités ont besoin de ces armes pour assurer la sécurité des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire « nous exigeons que ces armes soient rétrocédées au gouvernement afin de permettre aux Faca de protéger la population civile » a expliqué un élu à la fin de la session.  

 

Dans leurs recommandations, les députés ont exigé du gouvernement la mise en place rapide de la Cour Pénale spéciale et de facilitation du retour des déplacés.

 

Le président de l’Assemblée Nationale, dans son discours de clôture a exprimé sa volonté d’initier un cadre de concertation sur les questions sécuritaires dans lequel se retrouveront le gouvernement, le parlement et la Minusca.

 

Au sortir de la session, le ministre de la sécurité publique Jean Serge Bokassa dit mesurer l’indignation des élus et promet des mesures drastiques pour garantir la sécurité dans le pays.

 

L’Assemblée Nationale a été convoquée en session extraordinaire du 27 juin au 1er juillet suite au regain de violence à Bangui et dans plusieurs viles de l’arrière-pays, deux semaines plutôt.

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 13:36

 

 

 

Bonjour Monsieur le Ministre soyez les bienvenus en RCA vous venez d’être reçu par le chef de l’Etat, êtes-vous porteur d’un message ? Si oui le quel?

 

J’ai effectivement été reçu par le Président de la RCA, Monsieur TOUADERA que j’avais d’ailleurs reçu à Paris juste après son élection.  Il n’était pas encore investi, mais il était passé à Paris et j’avais eu  beaucoup de plaisir à le rencontrer.  Il m’a donc fait  honneur  de me rencontre avec M. l’Ambassadeur de France, à l’instant nous avons beaucoup discuté des situations Centrafricaines, je lui ai d’abord apporté  un message de soutien, de solidarité et d’amitié très chaleureuse de la part du Président Hollande et je lui ai dit bien sûre, au Président Centrafricain que la France est aux côtés de la Centrafrique depuis longtemps et pour longtemps.

 

La France fait part des nations qui sont les plus actives, qui ont la volonté de redresser la République centrafricaine. Nous sommes évidemment donateurs aux Fonds Bekou. C’est un fonds sur lequel nous avons travaillé hier avec l’Union Européenne. Nous aidons aussi directement la Centrafrique, en bilatéral comme on dit. La France aide la Centrafrique directement avec l’aide budgétaire, nous contribuons aux fonds Bekou dont je viens d’en parler, nous mobilisons aussi les institutions financières internationales.

 

J’ai rencontré hier le représentant de la banque mondiale, qui est en train de mobiliser une somme extrêmement importante qui pourrait être apportée à la Centrafrique dès l’année prochaine pour l’aider à se redresser, à se relever après les dernières épreuves qu’elle a subies, donc ce que j’ai dit au Président Touadéra, c’est que, nous français nous sommes confiants dans l’avenir de la Centrafrique. Vous avez une population jeune, des dirigeants bien élus, démocratiquement élus à commencer par le Président qui ont la volonté de redresser leur pays, vous avez beaucoup d’atouts pour réussir, une communauté internationale solidaire qui est là pour vous aider.

 

Le seul vrai problème, c’est un problème important, que nous avons évoqué avec le président Touadera. C’est qu’il y a encore des rebelles armés qui empêchent l’Etat Centrafricain de faire son travail notamment dans le Nord et l’Est du pays. Et puis, pour être encore plus clair, nous nous sommes interrogés avec le Président Touadera sur le rôle de la MINUSCA. Le rôle de la MINUSCA est de ramener la paix dans le pays, le rôle de la MINUSCA est de faire en sorte, que les groupes armés soient mis hors d’Etat de nuire. Or à ce jour la vérité oblige à dire que ce n’est  pas le cas. Donc il faut absolument que les choses s’améliorent. J’en ai parlé hier avec la représentante spéciale des Nations Unies, enfin  l’adjointe Madame Corner, qui est consciente que tout ne fonctionne  pas comme cela devrait fonctionner et qui est consciente du fait qu’il faut que la MINUSCA soit plus active, plus combative entre guillemets, les soldats ne sont pas là pour faire la guerre, mais ils sont là pour ramener la paix. Or aujourd’hui dans certains territoires du pays, la paix n’est pas ramenée en Centrafrique et si la paix ne revient pas, si la sécurité ne revient si le calme ne revient pas dans tout le territoire du pays, cela pose de problème de savoir si les bailleurs internationaux vont répondre au présent. Parce que pour obtenir de l’aide internationale de la part de L’Union Européenne, la Banque Mondiale, il faut bien sur un pays calme, un pays pacifique où le climat des affaires soit bon pour que les investisseurs puissent venir travailler en Centrafrique. Aujourd’hui ce n’est pas le cas Monsieur l’Ambassadeur de France m’avait alerté sur ce sujet, il avait bien raison parce que depuis mon arrivée en Centrafrique, je me rends compte, que le seul vrai problème c’est celui, là c’est celui de ces rebelles armés qui sont toujours-là, qui ne sont pas désarmés, qui violent la loi, qui empêchent l’économie régulière, l’économie normale de fonctionner, qui font vivre une espèce d’économie parallèle à base de trafic et de rackets.

 

Tout ça est insupportable et tout cela compromet gravement l’avenir de la Centrafrique, donc ce problème, il a une solution. La solution, c’est que la MINUSCA, donc les Nations Unies fassent leur travail, complètement en désarmant ces groupes pour permettre aux populations Centrafricaines de vivre enfin dans la paix et surtout à la Centrafrique de retrouver le chemin du développement.

Propos du ministre français André Vallini à sa sortie d’audience avec le président Faustin Touadéra
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 13:06

 

 

 

Nous,

 

Députés de la Nation, réunis en session extraordinaire par Décret n° 16.278 du 27 juin au 1er juillet 2016 à notre demande avec un seul point inscrit à l’ordre du jour, à savoir la question sécuritaire qui préoccupe la représentation nationale après le retour à l’ordre Constitutionnel :

 

– Considérant les articles 1 et 5 de la Constitution du 30 mars 2016 relatifs au respect et à la protection de la personne humaine ainsi que de la liberté d’aller et venir ;

 

– Considérant que les récents évènements survenus tant à Bangui que dans certaines localités de l’arrière-pays constituent des sujets de sérieuses préoccupations pour les représentants du peuple ;

 

– Considérant la résurgence des groupes armés en dépit de la signature des accords de cessation des hostilités et de D.D.R.R ;

 

– Considérant la recrudescence d’actes de violences entrainant des pertes en vies humaines, la destruction des biens publics et privés, le déplacement des populations civiles, la violation des droits humains, la séquestration des agents de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions ayant pour corolaire l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat ;

 

– Soucieux de l’impérieuse nécessité de réaliser le Désarmement, la Démobilisation, la Réinsertion et le Rapatriement des ex combattants ;

 

– Considérant les Résolutions 2127 et 2149 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies ;

 

– Considérant l’accord du Comité de Sanction des Nations-Unies relatif à la récupération de nos équipements militaires ;

 

– Considérant l’état de vérification de nos Forces Armées par le comité composé de la MINUSCA, de SANGARIS et de l’EUMAM ;

 

– Considérant la détention de nos armes par la MINUSCA en dépit de l’envoi en formation des FACA et des Forces de sécurité intérieures sur la gestion des armes ;

 

– Préoccupés par l’impunité des auteurs de crimes et violations graves des droits humains ;

 

– Notant la ferme volonté du Gouvernement de faire de la lutte contre l’impunité l’un des axes majeurs de sa politique ;

 

– Soucieux de doter notre pays de forces de défenses et de sécurités républicaines et professionnelles ;

 

– Résolus à contribuer à la stabilité des nouvelles institutions républicaines, à la restauration de la sécurité, de la paix durable et à la cohésion sociale ;

 

RECOMMANDONS :

 

1.     AU GOUVERNEMENT

 

2.     De veiller au respect et à la protection de la personne humaine ainsi qu’au respect de la liberté d’aller et venir ;

 

3.     De travailler de concert avec la Communauté internationale pour assurer la défense de l’intégrité du territoire et la protection des populations civiles et des biens ;

 

4.     D’accélérer la mise en œuvre du plan d’urgence de sécurité intérieure et d’assurer le renforcement de l’effectif et des capacités de nos forces de sécurité intérieures ;

 

5.     D’accélérer le processus d’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale ;

 

6.     D’adopter et de mettre en œuvre dans les meilleurs délais la politique nationale de sécurité ;

 

7.     D’adopter le programme D.D.R.R et de créer un département ministériel à cet effet afin de permettre son contrôle démocratique ;

 

8.     De rechercher dans un délai raisonnable des solutions au retour des déplacés internes et des réfugiés centrafricains.

 

9.     D’élaborer et de mettre en œuvre à court et moyen terme une stratégie nationale de restructuration et de redéploiement des FACA.

 

10.                       A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

 

11.                       De passer à l’application urgente et stricte par la MINUSCA des Résolutions 2127, 2134 et 2149 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies ;

 

12.                       De faire restituer au Gouvernement par la MINUSCA l’intégralité des armes saisies ;

 

13.                       De procéder à la levée de l’embargo sur les armes dans les meilleurs délais ;

 

14.                       D’appuyer l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale ;

 

15.                       De mettre en place un cadre d’échange et de concertation entre l’Exécutif, l’Assemblée Nationale et la MINUSCA sur la question sécuritaire ;

 

16.                       De poursuivre l’appui multiforme aux efforts du Gouvernement.

 

Fait à Bangui, le 1er juillet 2016

 

Pour les Députés,


Le Président l’Assemblée Nationale


Abdou Karim MECKASSOUA

 

Assemblée Nationale De La République Centrafricaine

 

CENTRAFRIQUE : LES RECOMMANDATIONS DES PARLEMENTAIRES AU POUVOIR ET À LA MINUSCA
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 12:41

 

 

Par Jacques Deveaux@GeopolisFTV | Publié le 01/07/2016 à 16H16

 

Les tensions reprennent en Centrafrique, à l’heure où la France annonce le retrait de ses forces de l’opération Sangaris. Des affrontements ont eu lieu dans le nord du pays et également à Bangui, provoquant la mort de plusieurs personnes.


Une vingtaine de personnes ont été tuées les 19 et 20 juin dans le nord, lors de combats opposant d'ex-Séléka à des Peuls armés, qui mènent régulièrement des représailles en réaction à des vols de bétail. Plusieurs factions dissidentes de l’ex-Séléka poursuivent les coups de main dans leur fief du Nord et de l’Est. On évoque notamment le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique mené par Nourredine Adam.

 
Voleurs de bétail

 

Selon la gendarmerie de Kaga Bandoro, dans le secteur où ont eu lieu ces échauffourées, la transhumance annuelle est à l’origine de ces affrontements. Les éleveurs peuls sont armés pour conduire leurs troupeaux et se protéger des voleurs. Ils viennent du Cameroun ou du Tchad pour faire paître leur bétail dans le nord de la Centrafrique. Alliés de circonstance avec des bandes issues de l’ex-Séléka, ils n’hésitent pas à mener des représailles dans les villages dont sont originaires les voleurs de bétail.

 
Violences à Bangui

 

Mais les violences touchent aussi la capitale. Ainsi dans le PK5, le quartier musulman de Bangui, le 20 juin 2016, un groupe «d’autodéfense» a pris en otage six policiers«Des groupes armés détiennent toujours des armes de guerre en quantité» selon Jean-Serge Bokassa, le ministre de la Sécurité. Et ces groupes posent des problèmes aux casques bleus de la Minusca qui doivent s’interposer. Et cette fois, l’intervention a fait sept morts et une vingtaine de blessés.

 
En fait, la situation politique n’a pas beaucoup progressé depuis le retour au calme de 2015. Le gouvernement tente de négocier depuis des mois ce qu’il appelle le DDR pour: désarmement, démobilisation, réinsertion. La population a peur, et sent revenir les pires moments de 2013. Le désengagement de la France ne va rien arranger pensent certains. Il ne restera plus que 350 hommes contre 2500 au plus fort des tensions. La Minusca restera seule en première ligne.

Centrafrique: Paris retire des troupes tandis que les tensions reprennent
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Centrafrique-Presse.com
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 12:37

 

 

01 juillet 2016

 

Les Nations unies ont annoncé vendredi avoir lancé une enquête sur deux nouveaux cas d'agressions sexuelles présumées de mineurs par des Casques bleus en Centrafrique, qui font déjà l'objet d'accusations similaires.

 

Les accusations datent de mai et les agressions présumées se seraient produites dans la région centrale de Kemo, a précisé le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.

 

"La mission a été informée de deux nouvelles allégations dans la région impliquant deux mineurs", a-t-il dit.

 

L'une des victimes n'a que 12 ans et l'autre "moins de 18 ans", a précisé un responsable de l'ONU sous couvert de l'anonymat. C'est une organisation non gouvernementale qui a transmis ces informations à l'ONU, selon ce responsable.

 

Le porte-parole n'a pas précisé le nombre de Casques bleus soupçonnés de ces abus ni leur nationalité. Mais les soldats de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusma) déployés dans la région de Kemo viennent du Gabon et du Burundi.

 

L'ONU va transmettre ces allégations aux pays concernés et leur demander d'envoyer des enquêteurs sur place pour établir les faits.

 

Au total, 106 personnes se sont plaintes d'agressions sexuelles ou d'exploitation par des Casques bleus dans la région de Kemo, principalement en 2014 et 2015.

 

Les enquêteurs de l'ONU sur place ont interrogé ces derniers mois une cinquantaine de témoins.

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait renvoyé l'an dernier le chef de la Minusca, dont des Casques bleus sont soupçonnés d'avoir violé des mineures.

 

Quelque 12.000 hommes servent dans la Minusca, qui a pris le relais d'une force de maintien de la paix de l'Union africaine en septembre 2014.

 

Le dernier rapport annuel du secrétaire général de l'ONU recensait 69 cas au total d'agressions sexuelles commises par des Casques bleus en 2015, en "nette augmentation" par rapport à 2014.

 

A elles seules, deux missions cumulent la moitié des cas: la Minusca en Centrafrique et la Monusco en République démocratique du Congo.

 

Un haut responsable de l'ONU, Anders Kompass, directeur des opérations du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme, a démissionné début juin pour protester contre "la totale impunité" concernant les cas de viols sur des enfants commis par des Casques bleus en Centrafrique.

 

M. Kompass est à l'origine de la fuite d'un rapport confidentiel de l'ONU sur les "abus sexuels sur des enfants par les forces armées internationales", qu'il avait transmis à la justice française en juillet 2014, estimant que l'organisation tardait à agir.

 

Avec AFP

Enquête sur deux nouveaux cas d'agressions sexuelles présumées de mineurs par des Casques bleus en Centrafrique
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