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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 13:28
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

L’insécurité déplorée par les autorités locales de Kaga Bandoro

 

http://rjdh.org/  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 27 FÉVRIER 2016

 

Les autorités de la ville de Kaga Bandoro déplorent la pertinence de l’insécurité dans la préfecture de la Nana Gribizi, malgré la présence de la Minusca. Plusieurs cas de braquage à main armée sont quotidiennement enregistrés dans la ville et les périphériques.

 

Les habitants de la ville de Kaga Bandoro déplorent la pertinence de l’insécurité perpétrée dans la région par des groupes armés connus de tous. Les autorités soulignent que les activités de la Minusca sont limitées, raison pour laquelle des cas de braquage à main armée sont quotidiens.

 

Abel Schérif, maire de la ville de Kaga Bandoro a déploré l’inefficacité de la Minusca face à la souffrance de ses administrés « les forces onusienne sont là rien que pour des enquêtes. Elles n’ont pas de brigade et n’arrêtent pas les présumés auteurs des crimes », a fait savoir cette autorité municipale.

 

La même source a précisé que cette situation joue sur la libre circulation des personnes et des biens « tous les jours nous enregistrons des cas de braquage dans la ville au vue et au su de la Minusca. Si cette force était efficace, il ne devrait pas avoir des personnes qui se promènent avec armes dans la ville et les recoins de la Nana Gribizi », a-t-elle déploré.

 

Gaston Yendémo, préfet de la Nana Gribizi, a affirmé que « l’administration ne peut pas reprendre les activités dans la zone, parce que bien que la Minusca soit présente, les groupes armés frappent la population. Un présumé criminel a été remis aux groupes armés qui ont occupé les bureaux de la gendarmerie, malheureusement ces derniers ont libéré cette personne qui a été un danger permanent pour la population de Kaga Bandoro », a énuméré cette autorité préfectorale.

 

Les cultivateurs ne peuvent pas relancer les activités agricoles, parce que des groupes armés ont occupé les zones cultivables. Les agents de l’Etat ont refusé de regagner leur poste d’affectation parce que la sécurité est fragilisée par des hommes en arme.

 

 

La ville de Paoua vers la stabilité après des attaques des groupes armés

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 27 FÉVRIER 2016

 

La sous-préfecture de Paoua dans l’Ouham-Pende commence à retrouver son calme après des affrontements entre les groupes armés dans la région. Les communautés maintiennent le la cohésion sociale, une réalité, appréciée par le Sous-préfet de Paoua, Marc Ouefio qui a présenté la situation de la ville.

 

RJDH : Monsieur le Sous-préfet Marc Ouefio bonjour!

 

MO : Bonjour !

 

RJDH : Comment jugez-vous le niveau de la sécurité à Paoua depuis la prise de votre fonction?

 

MO : Paoua est une ville modèle comme disent les habitants qui vivent dans la cohésion. Mais au mois de décembre 2015, il y avait eu un malentendu entre les fils de Paoua et ce malentendu a été dissipé par l’arrivée des membres du gouvernement, une solution a été trouvée. Il y avait des sensibilisations de part et d’autre, et donc  il n’y a pas une guerre tribale à Paoua comme d’aucuns pensent, c’est un problème de malentendu et la paix est revenue grâce à la force des Nations unies et des forces nationales, tout le monde vaque librement à ses activités.

 

RJDH : Mais qu’est ce qui était à l’origine de ce malentendu ?

 

MO : Bon à ce que je sache, il n y a pas de division à Paoua. Ce sont des informations ou des allégations qui sont de nature à ternir l’image de la sous-préfecture. Les gens vivent dans l’ambiance sereine, la cohésion sociale, dans l’harmonie donc tout le monde dans la tranquillité. Il est difficile de dire avec exactitude l’origine de ce malentendu.

 

RJDH : Comment vivent les deux communautés de Paoua ?

 

MO : Evidemment, les communautés musulmane et chrétienne ont vécu de longue date à Paoua. Et donc ces communautés ont échangé des vies communes sur tous les plans, notamment les agriculteurs et les éleveurs. Nous avons eu à mettre en place des organes qui s’investissent pour la cohésion sociale. Plusieurs rencontres ont été organisées pour amener les fils de Paoua à ne pas briser cette couche sociale mais à la renforcer.

 

RJDH : Quel message avez-vous par rapport aux élections ?

 

MO : J’appelle mes frères de Paoua à continuer dans cet exercice pour le retour à la vie normale de notre pays.

 

RJDH : Marc Ouefio, Sous-préfet de Paoua merci !

 

MO : A moi de vous remercier.

 

Propos recueillis par Judicaël Yongo.

 

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Centrafrique-Presse.com
26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 17:16

 

 

 

Bangui, le 24 février 2016 - Le G8-RCA se félicite de la tenue dans le calme et de la participation active de la population aux scrutins du second tour de l’élection présidentielle et du premier tour des législatives du 14 février 2016. Le G8-RCA salue l’engagement de l’ensemble des autorités de la transition et des autres institutions de la République, notamment l’Autorité Nationale des Elections (ANE), la Cour Constitutionnelle, la Haute autorité de la communication ainsi que du Cadre de concertation, qui ont permis, malgré les défis, les meilleures conditions possibles d’organisation et de déroulement du scrutin avec l’appui de la communauté internationale.

 

Le G8-RCA prend note des résultats provisoires du second tour de l’élection présidentielle et des élections législatives du 14 février dernier annoncés par l’ANE. Selon l’ANE et dans l’attente de la décision de la Cour Constitutionnelle de transition, M. Faustin Archange Touadéra obtient 62,71% des suffrages exprimés et M. Anicet Georges Dologuélé 37,29%. Pour ce qui est des élections législatives, 46 sièges sur 140 ont été attribués.

 

En attendant la publication des résultats définitifs de l’élection présidentielle par la Cour Constitutionnelle de transition, le-G8-RCA félicite d’ores et déjà le président élu. Le G8-RCA se félicite de l’engagement pris par M. Faustin Archange Touadéra à privilégier le dialogue et la réconciliation nationale.

 

Le G8-RCA tient à saluer également M. Anicet Georges Dologuélé qui dans sa Déclaration, a reconnu les résultats provisoires publiés par l’ANE et félicite M. Faustin Archange Touadéra, et décide, dans le souci de promouvoir l’esprit de paix de ne formuler aucun recours devant la Cour Constitutionnelle de Transition.

 

Le G8-RCA réitère l’engagement de la Communauté internationale à continuer à soutenir le processus en cours avec le second tour des élections législatives qui mettront fin à la transition.

 

Le G8-RCA souligne que le peuple centrafricain aura besoin de toutes ses ressources humaines pour contribuer à la reconstruction du pays. Dans ce cadre, le G8-RCA appelle toutes les personnalités, partis politiques et forces vives du pays à continuer à jouer un rôle dans la recherche de solutions durables pour la paix, la réconciliation, le développement économique et social de la République centrafricaine.

 

Le G8-RCA poursuivra aux côtés de la population centrafricaine et des nouvelles autorités élues à apporter son appui aux projets et programmes qu’elles voudront bien mettre en place, en vue notamment de la promotion de la paix et de la sécurité, de la restauration de l’autorité de l’état, de la promotion de la justice et du refus de l’impunité, du DDR, de la réforme du secteur de sécurité et de la relance du programme de développement de la République centrafricaine.

 

Groupe de coordination pour la préparation et le suivi des réunions du Groupe international de contact sur la République centrafricaine (G8-RCA)
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Centrafrique-Presse.com
26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 16:38

 

 

Bangui 26 fév (CAP) – A l’initiative et invitation du Centre international pour le dialogue inter religieux (KAICIID), une importante délégation conduite par la ministre de la Réconciliation nationale Mme Lydie Florence NDOUBA a quitté Bangui mardi 23 février pour Vienne en Autriche afin de prendre part les 25 et 26 février 2016 à une conférence sur la République centrafricaine.

 

Outre le célèbre trio de religieux à savoir l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné NZAPALAINGA, le Révérend Pasteur Nicolas GUEREKOYAME GBANGOU et l’imam Oumar KOBINE LAYAMA, est du voyage ainsi que le cheikh Abdallah BEN BEYA de nationalité saoudienne, président des organisations Islamique pour la Paix dans le monde. Seul l’imam de la mosquée centrale du Km 5, Ahamadou TIDJANI n’a pas voulu faire le déplacement.

 

Voir ci-dessous la composition de la délégation et les participants à la conférence

Conférence sur la RCA et renforcement des capacités et dialogue intra-musulman centrafricains à Vienne (Autriche)
Conférence sur la RCA et renforcement des capacités et dialogue intra-musulman centrafricains à Vienne (Autriche)
Conférence sur la RCA et renforcement des capacités et dialogue intra-musulman centrafricains à Vienne (Autriche)
Conférence sur la RCA et renforcement des capacités et dialogue intra-musulman centrafricains à Vienne (Autriche)
Conférence sur la RCA et renforcement des capacités et dialogue intra-musulman centrafricains à Vienne (Autriche)
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Centrafrique-Presse.com
26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 13:39

 

 

26/02/16 (APA)

 

La chargée d’affaires de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en Centrafrique, Anne Catherine Shiffer, a démenti ce jeudi à la presse à Bangui, les informations selon lesquelles elle aurait entrepris des démarches pour faciliter l’extradition vers l’Ouganda d’un commandant de la rébellion ougandaise de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA).

 

Plus connu sous l’appellation de Sam, ce commandant de la LRA avait été arrêté le 7 février dernier au nord-est de Centrafrique et gardé par la troupe américaine basée à Obo, une ville de l’est du pays.

 

Pour la chargée d’affaires de l’OIM Centrafrique, son organisation n’a jamais envisagé une telle démarche.

 

Ajoutant que la semaine dernière l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique en Centrafrique a pris contact avec le Ministre centrafricain de la Justice Dominique Said Paguendji pour étudier la possibilité de livrer le commandant Sam à la Cour Pénale Internationale (CPI) qui juge en ce moment l’un des commandants de la LRA, Dominique Ongwen, capturé en Centrafrique, en 2015.

 

 

L’OIM pas concernée par l’extradition d’un commandant de la LRA arrêté en Centrafrique
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 13:21

 

 

 

 

NDLR : Certaines personnes qui ne représentent que leur modeste personne doivent comprendre que les urnes ont déjà parlé et qu'il est vain de jouer au plus malin. Le nouveau président élu saura trier le bon grain de l'ivraie en sachant reconnaître qui pèse réellement quoi parmi tous ceux qui s'agitent autour de lui pour le prendre déjà en otage.

Communiqué de presse de la Concertation élargie des plateformes, Partis et Associations politiques et personnalités politiques indépendantes
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 13:18

 

 

Par Laura French.china.org.cn  26-02-2016

 

En attendant la proclamation officielle des résultats du second tour de la présidentielle en République centrafricaine, le président élu Faustin Archange Touadéra a entamé un périple les pays d'Afrique centrale, a annoncé son entourage à Xinhua.

 

Ancien Premier ministre de François Bozizé (renversé par l'ex-alliance rebelle de la seleka le 24 mars 2013 à bangui), Faustin Archange Touadéra a été élu nouveau président de la RCA avec 62,71% des voix, selon les résultats provisoires publiés samedi dernier Bangui par l'Autorité nationale des élections (ANE).

 

Sans attendre, il a entrepris une tournée en Afrique centrale qui l'a conduit lundi et mardi à Malabo en Guinée équatoriale où il a rencontré le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

 

Il s'est ensuite entretenu mercredi à N'Djamena avec le chef de l'Etat tchadien Idriss Feby Itno, président en exercice de l'Union africaine (UA) et de la communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC).

 

D'après les résultats provisoires de l'ANE, M. Touadéra est crédité d'un score de 62,71% des voix, contre 37,29% à son adversaire. Candidat indépendant, l'ancien deuxième vice-président du Kwa Na Kwa (KNK), l'ancien parti de Bozizé qui a plutôt choisi de s'allier dès le premier tour à son adversaire Anicet Georges Dologuele, était soutenu par un collectif de 22 perdants du premier tour.

 

Son challengeur, ancien Premier ministre lui aussi mais sous Ange-Félix Patasse, a dans une déclaration reconnu sa défaite et souhaité plein succès au nouveau dirigeant.

 

Cette victoire devra être validée lors de la proclamation des résultats officiels par la Cour constitutionnelle annoncée pour le 4 mars à Bangui, annonce l'entourage du nouveau président.

 

Faustin Archange Touadéra aura la lourde tâche d'oeuvrer au retour de la paix et de la sécurité en Centrafrique, à la restauration de l'administration, la relance de l'économie nationale et la réconciliation nationale, pour tourner la page de trois ans de violences.

 

Titulaire de deux doctorats en mathématiques obtenu en 1986 à l'Université de Lille et en 2004 à l'université de Yaoundé, M. Touadéra a été recteur de l'Université de Bangui entre 2004 et 2008, avant d'être nommé Premier ministre par le président François Bozizé.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Le nouveau Président élu de la République centrafricaine Faustin Archange Touadéra a effectué ce mercredi une brève visite à N’Djamena.

 

Arrivé en N’Djamena, ce mercredi 24 février matin, le nouveau Président élu de la République Centrafricaine Faustin Archange Touadéra, a été aussitôt  reçu en mi-journée par le Président de République IDRISS DEBY ITNO, président en exercice de l’Union Africaine. Le nouveau Chef de l’Etat centrafricain  a tenu à effectuer, le déplacement de N’Djamena à quelques jours de son investiture pour échanger avec son aîné, le Président IDRISS DEBY ITNO


Le nouveau Président élu de la République centrafricaine a recueilli ainsi, les conseils et avis du Président en exercice de l’Union Africaine, IDRISS DEBY ITNO et ancien président de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) pour rétablir la paix définitive dans son pays et  réconcilier, les Centrafricains. « J’ai saisi l’opportunité pour remercier, le Président DEBY qui nous a accordé cette audience en sa qualité en exercice de l’Union Africaine. Le Tchad et son gouvernement ont beaucoup travaillé pour la résolution de la crise en République centrafricaine. »a souligné Professeur Faustin Touadéra. Le Tchad et la RCA sont deux pays voisins partageant les mêmes idéaux de paix.


L’entrevue finie, le  nouveau Chef de l’Etat centrafricain a pris son avion pour regagner son pays. 

Centrafrique : En attendant la proclamation des résultats officiels de la présidentielle, Touadéra se rend en visite à N'djamena
Centrafrique : En attendant la proclamation des résultats officiels de la présidentielle, Touadéra se rend en visite à N'djamena
Centrafrique : En attendant la proclamation des résultats officiels de la présidentielle, Touadéra se rend en visite à N'djamena
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 12:43
Centrafrique: le sexe, un moyen de survie dans un pays meurtri

 

 

 

Abus sexuels en Centrafrique: "Plus personne ne pourra se cacher" (ONU)

 

26/02/16 (AFP)

 

Face à la multiplication des cas présumés d'abus sexuels commis par des Casques bleus sur des civils en Centrafrique, le chef de mission de l'ONU (Minusca), Parfait Onanga-Anyanga assure que désormais, "plus personne ne pourra se cacher".

 

Question: Les scandales d'abus sexuels sur des civils se multiplient, à combien en est-on aujourd'hui?

 

Réponse: Nous avons recensé à l'heure actuelle 42 cas d'abus sexuels depuis le début de notre mandat (en septembre 2014, NDLR), ce qui est beaucoup trop. Par rapport aux autres missions des Nations unies dans le monde, nous avons tristement la palme d'or (parmi 16 missions dans le monde, 30% des cas d'abus sexuels commis l'an dernier sont attribués à la Minusca, NDLR).

 

C'est une abomination d'avoir des forces de maintien de la paix des Nations unies qui profitent d'une situation humanitaire qui est déjà elle-même calamiteuse.

 

Je suis extrêmement choqué de voir la corrélation entre les camps des déplacés et les lieux où ces abus sexuels se produisent, signe que cela frappe surtout les plus vulnérables. Ce que je peux dire, c'est que ce ne sont certainement pas les derniers cas, il n'y a pas de raison que cela s'arrête là, maintenant que les langues se délient.

 

Si je dois révéler 1.000 cas d'abus sexuels commis par mes troupes, je le ferai. Plus personne ne pourra se cacher.

 

Q: Comment expliquez-vous qu'une telle proportion de cas d'abus sexuels concerne la Minusca?

 

Ce qui se passe ici ne s'est pas produit par hasard. Nous sommes dans un pays meurtri et profondément déstructuré par les conflits répétés où malheureusement ceux qui n'ont plus rien se trouvent livrés à la merci des prédateurs pour survivre.

 

Il faut comprendre que beaucoup de cas remontent à 2014, alors que régnait le chaos, même s'ils sortent aujourd'hui. Nous avons hérité de troupes de la force sous-régionale Misca, qui sont passées sous commandement onusien: elles ont simplement changé de casquette.

 

Nous nous sommes donc retrouvés avec des soldats qui étaient déjà ici depuis longtemps, certains depuis 2013, sans rotation sur le terrain ou très peu, et c'est un gros problème.

 

Par exemple la France organise des relèves tous les quatre mois, les Bangladais tous les six mois. Mais certaines troupes sont ici depuis plus de deux ans, elles ne sont jamais reparties chez elles. Or on est là sur un terrain extrêmement difficile, les soldats ont besoin de rentrer chez eux et recharger les batteries.

 

La responsabilité première incombe aux Etats membres de relever le niveau et de s'assurer qu'ils envoient des hommes en uniforme qui sont formés et qui comprennent bien les missions qui sont les leurs. Malheureusement ce n'est pas toujours le cas.

 

Si la structure de commandement des contingents n'est pas solide, les soldats commencent à faire un peu n'importe quoi.

 

Q: Le secrétaire général de l'ONU prône une politique de "tolérance zéro". Comment cela est-il mis en oeuvre?

 

R: Nous traitons les questions d'abus sexuels du point de vue des victimes, pour que cela ne se reproduise pas. Déjà, des mesures fortes ont été prises: renvoi de tout un bataillon (RDCongo, NDLR) en raison de la multiplication des allégations d'abus sexuels et casernement de 120 soldats d'un autre contingent (Congo, NDLR) en attendant que les enquêtes soient menées. L'idée est claire: c'est de dire halte à ce type d'attitude.

 

De plus, nous avons été jusqu'à donner des noms de pays (dont les contingents sont accusés, NDLR) ce que nous n'avions jamais fait auparavant.

 

Il y a aura également une politique de tolérance zéro contre l'impunité. Nous voulons que ceux qui ont commis ces actes rendent des comptes et nous travailleront avec les pays d'origines pour qu'une fois le soldat renvoyé chez lui il y ait une justice.

 

Les pays doivent comprendre qu'ils ne peuvent pas protéger des criminels car cela reviendrait à commettre un double viol. C'est pourquoi le secrétaire général (Ban Ki-moon) a pris les dispositions pour retenir les paiements qui sont dus aux pays d'origines des troupes si au bout de 6 mois ils n'ont pas rendu compte des mesures qui ont été prises pour que la justice soit rendue. C'est en train d'être appliqué, on a déjà fait des rétentions de paiement à l'endroit de certains pays.

 

Et nous irons plus loin encore. Si des pays deviennent des protecteurs de criminels, ils n'auront plus leur place dans les opérations de maintien de la paix.

 

 

Centrafrique: le sexe, un moyen de survie dans un pays meurtri

 

26/02/16 (AFP)

 

Pas une semaine ne passe sans que l'ONU révèle un nouveau scandale en Centrafrique: les allégations d'abus sexuels de ses Casques bleus sur des civils se multiplient dans ce pays meurtri par des années de guerre, où le commerce du sexe est devenu un moyen de survie généralisé.

 

Depuis le début du mandat onusien pour déployer la Minusca en Centrafrique en septembre 2014, 42 cas présumés d'exploitation ou d'abus sexuels commis par des Casques bleus ont déjà été signalés. Parallèlement, la justice française enquête sur de présumés cas de viols commis par des soldats de l'opération Sangaris.

 

L'an dernier, près d'un tiers des cas recensés par l'ONU au sein de ses 16 missions de paix dans le monde concernait la Minusca.

 

"Nous avons tristement la palme d'or et c'est inacceptable", déplore le chef de la mission de l'ONU à Bangui, Parfait Onanga-Anyanga.

 

La dernière affaire, révélée le 16 février, concernait quatre enfants qui auraient été abusés par des soldats de la RD Congo dans un camp de déplacés de l'est du pays, à Ngabkobo.

 

Pour Parfait Onanga-Anyanga, "ce ne sont certainement pas les derniers cas, il n'y a pas de raison que cela s'arrête là, maintenant que les langues se délient".

 

De nombreuses nationalités ont déjà été mises en cause (Congo, RDCongo, Maroc, Bengladesh, Niger, Sénégal...) - dont certaines citées publiquement par l'ONU, une première.

 

A chaque fois ou presque, ces drames se sont produits très près de camps de déplacés particulièrement vulnérables, à proximité d'une base de la Minusca.

 

Certaines victimes ont évoqué des agressions sous la contrainte, comme cette jeune femme de 18 ans qui dit avoir été violée par trois hommes armés fin 2015 alors qu'elle cherchait de l'argent ou de la nourriture sur la base de soldats congolais de Bambari (est): "ils m'ont emmenée en brousse (...) Ils étaient armés. Ils ont dit que si je résistais ils me tueraient", a-t-elle expliqué à l'ONG Human rights watch.

 

- Rapport sexuel à moins d'un euro -

 

Mais au-delà des scandales impliquant l'ONU, dans ce pays ravagé par trois années de conflit où sévissent encore de nombreux groupes armés, les violences sexuelles sont généralisées partout dans le pays.

 

D'après le Fonds des Nations unies pour la population, 30.000 cas - notamment de viols - ont été enregistrés au cours des dix premiers mois de l'année 2015, un chiffre probablement bien en deçà de la réalité puisque la plupart des victimes se taisent.

 

Mais pour les plus démunis, le commerce du sexe est surtout devenu un moyen de survie.

D'après des témoignages recueillis par l'AFP sur le camp de déplacés de M'poko de l'aéroport de Bangui, un grand bidonville, de nombreuses jeunes filles acceptent quotidiennement des rapports sexuels ou de fellations avec des hommes - Casques bleus ou pas - en échange d'un peu de pain, ou de 500 francs FCFA (0,8 euro).

 

"Les femmes n'ont que leur corps à offrir pour nourrir leurs familles", alors que leurs maris ont été tués ou déplacés ailleurs dans le pays, explique Irène Ngogui de l'ONG locale Vitalité Plus à Bangui.

 

D'après un autre humanitaire, "énormément d'enfants en âge d'avoir des rapports sexuels se vendent" et parfois ce sont même les parents qui les poussent à se prostituer: "récemment une mère voulait que sa fille de 14 ans ramène de la nourriture. La petite a refusé alors elle l'a battue et chassée de la maison".

 

Dans ce contexte, les récentes révélations onusiennes ne semblent pas étonner grand monde à M'Poko, situé juste en face des bases de la Minusca et de la force française Sangaris.

 

Le camp n'étant pas clôturé, il est très difficile d'empêcher les rencontres entre les deux mondes. "La nuit, les Casques bleus passent en voiture derrière la piste et les filles les suivent, raconte Léa, une mère de famille de la zone 13. Elles savent qu'elles auront des sardines".

 

Depuis les premiers scandales, la Minusca assure avoir pris des mesures pour cantonner les troupes "quand c'est possible". Des missions de police interne sont aussi organisées avec "des rondes de nuit pour s'assurer que nos hommes en uniformes ne se retrouvent pas là où ils ne devraient pas".

 

"Nous sommes dans un pays meurtri et profondément déstructuré, estime Parfait Onanga-Anyanga, et mettre du sel sur une plaie ouverte est une abomination".

 

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 12:31
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La Mairie de Paoua confrontée aux problèmes des recettes et matériels

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 25 FÉVRIER 2016

 

La commune de Paoua dans l’Ouham-pende fait face à des difficultés pour son fonctionnement dans la localité. Le niveau de la recette a connu une baisse selon le 1er adjoint au maire, c’est suite aux attaques à répétition des groupes armés dans la région, et la fermeture des grands axes entre Paoua- Tchad, et le Cameroun qui a affaibli le niveau de la recette municipale.

 

Ali Amssami le 1er adjoint au maire de Paoua a indiqué que le niveau de la recette de la municipalité est en baisse. « La mairie de Paoua est une ville stratégique qui génère beaucoup d’argent à travers les grands axes reliant Paoua au Tchad et le Cameroun.  Pendant cette période de crise, le niveau de la recette de la mairie a connu une chute pour la simple raison que des groupes armés occupent des points stratégiques qui génèrent de l’argent à la caisse de la municipalité. Nous nous sommes focalisés seulement sur les mini recettes rien qu’au niveau du marché du centre-ville» a-t-il précisé.

 

En marge du faible rendement à la caisse de cette institution locale, le manque de matériels bureautiques et le problème de bâtiment viennent allonger la liste des difficultés des autorités municipales de Paoua.

 

« La mairie ne dispose pas de local approprié pour son fonctionnement, ni le matériel bureautique ni une salle d’audiences ainsi que pour les responsables. C’est un petit bâtiment qui a été réhabilité par des ONGs internationales présentes dans la ville qui sert à l’administration. Nous attendons la subvention de l’Etat depuis 2014, 2015», a souligné Ali Amssami.

 

Le 25 novembre 2015, les maires des communes de la RCA ont été édifiés sur la gestion de leurs communes, une initiative du ministère de l’Administration du Territoire.

 

 

Des hommes armés quittent N’dim en causant des dégâts

 

http://rjdh.org/ PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 26 FÉVRIER 2016

 

Dans la nuit du 23 au 24 février 2016, les hommes armés assimilés aux ex-Séléka, qui s’étaient rendus au village N’dim, situé à 36 Km de Bocaranga ont quitté cette localité après voir brûlé le marché pour exprimer leur mécontentement. Selon les propos de ces hommes armés rapportés par des sources locales, ils sont mécontents parce que les autorités n’auraient pas donné des réponses claires à leurs revendications.

 

Selon nos informations, ce groupe armé composé de 19 hommes au départ puis 29 plus tard, lourdement armés, ont quitté finalement ce village. Un habitant de la localité joint au téléphone ce jeudi 25 février a confirmé l’information. «  Ils ont quitté le village entre 24 heures et une heure du matin. Sur leur passage, ils ont incendié le marché ainsi que plusieurs maisons des villageois. Aucun dégât humain n’est constaté. Seulement, des biens sont partis en fumé », a fait savoir cette source.

 

«  Ils se trouvent actuellement  Mbai-dèck, village situé  à 65 km de N’dim vers la sortie nord. De N’dim à Mbai- dèck en passant par d’autres villages, ils ont commis des mêmes dégâts », a ajouté une source concordance.

 

Une source proche de la Minusca a confié que c’est sur l’ultimatum des forces onusiennes de la Minusca basées à Bocaranga que ces hommes armés auraient quitté le village.

 

Mercredi dernier, le porte-parole militaire de la Minusca Adolphe Manirakiza soulignait lors d’une conférence de presse que les forces onusiennes sont encore en pourparler avec ces hommes armés.

 

Les intentions de ces hommes armés étaient de s’inscrire dans la programme désarmement, démobilisation et réinsertion, en a croire des sources du village. Un habitant a déploré que les revendications de ces hommes armés n’aient pas été prises en compte.

 

C’est la deuxième fois que des hommes non identifiés font leur irruption dans le village N’dim. A chaque passage, ils incendient et pillent des maisons.

 

 

Plus 449 familles touchées par l’incendie à Batangafo reçoivent des Kits de MSF

 

http://rjdh.org/ PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 25 FÉVRIER 2016

 

Des kits ont été distribués aux déplacés de site de Batangafo dans l’Ouham par le Médecins Sans Frontière (MSF) ce jeudi 18 février 2016. Plus de 449 familles touchées par le cas d’incendie ont bénéficié de cette assistance.

 

Ces kits distribués sont constitués des bâches plastiques, des couvertures, des cordes, des moustiquaires, de matériels d’hygiène et de cuisine. Une assistance qui tient en compte le nombre de personne par famille selon le document de MSF rendu public le 24 février.

 

Joao Martins, coordinateur du projet MSF de Batangafo a expliqué que cette aide concerne les personnes touchées par le dernier cas d’incendie qui a ravagé le site de Batangafo, « plusieurs familles vivant dans des zones proches de l’incendie ont été affectées,et leurs biens ont détruits. Nous avons donc décidé de venir en aide à ceux qui ont véritablement tout perdu » a-t-il expliqué.

 

Le camp de déplacés de Batangafo a accueilli des dizaines de milliers de personnes depuis le début des violences entre les différents groupes armés en fin 2014, provoquant la majorité des habitants de la ville à quitter leur maison pour se réfugier dans des sites des déplacés.

 

Ces dernières semaines, de nombreux cas d’incendie se sont signalés sur plusieurs sites des déplacés à l’intérieur du pays. Le site de Batangafo, a été le dernier survenu le 10 février 2016 où plus de 449 familles déplacées ont perdu leur abri et leurs biens.

 

 

Le Tribunal de Grande Instance de Bimbo dispose désormais d’un bâtiment

 

http://rjdh.org/ PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 26 FÉVRIER 2016

 

La commune de Bimbo a été dotée d’un bâtiment servant le Tribunal de Grand Instance. La Minusca a procédé officiellement ce 25 février  à la remise du bâtiment qui a été réhabilité par l’ONG nationale Synergie Centrafricaine pour le Développement (SYNERCADE). La cérémonie s’est déroulée en présence d’Harold Ahamat Deya, représentant du ministre de la justice et du chef de projet de la Minusca Franck Dalton.

 

Franck Dalton chef de projet de la Minusca a souligné que la réhabilitation dudit bâtiment est rendu possible grâce à l’appui de la Minusca. « Le mandat de la Minusca comprend entre autres, l’appui aux efforts des autorités nationales pour lutter contre l’impunité, l’extension de l’autorité de l’Etat et le renforcement du système judicaire dans le pays », a-t-il dit.

 

Harold Ahamat Deya, représentant du ministre de la justice appelle les magistrats de la commune de Bimbo en sens de responsabilité. « Je m’adresse à vous les magistrats et les Greffiers qui sont à la charge de gérer ce Tribunal d’agir avec le sens de responsabilité pour rétablir l’autorité de l’Etat dans la commune », a-t-il lancé.

 

Le bâtiment du Tribunal de Grande Instance de Bimbo a été réhabilité par l’ONG Synergie Centrafricaine pour le Développement (SYNERCADE) et le coût des travaux s’élève à environ 50 millions de Francs CFA.  « Le coût des deux projets à savoir la réhabilitation du bâtiment et la construction d’une clôture s’élève à 49.568.820 Francs CFA, 85.464 Dollars américain » a  soutenu le représentant du ministre.

 

La commune de Bimbo ne dispose pas de bâtiment de la justice depuis 2013. Les procès se déroulaient dans la salle de conférence de la mairie de Bimbo.

 

 

Problème d’eau à Bangui : Le CICR renforce ses distributions d’eau à l’Hôpital communautaire et le site du M’Poko

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 26 FÉVRIER 2016

 

La pénurie d’eau est générale dans la ville de Bangui, ainsi que celles de provinces, en cette période de saison sèche, où la Société de Distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) est aussi confrontée à d’énormes difficultés. Son partenaire Comité International de la Croix Rouge (CICR) a renforcé les distributions d’eau à l’hôpital Communautaire de Bangui et sur le site des déplacés du M’Poko, afin de minimiser les impacts.

 

Bangui et les villes de provinces manquent d’eau depuis le début de la saison sèche. Cette pénurie s’est accentuée à Bangui, avec l’arrêt de fonctionnement d’une usine de l’Energie Centrafricaine (ENERCA), qui fait tourner les usines de la Société de Distribution d’eau en Centrafrique (SODECA).

 

Chaque jour, il faut un parcours de combattant pour avoir de l’eau. Certains quartiers sont purement victimes de coupure d’eau. La situation dans les hôpitaux et les sites des déplacés est aussi critique.

 

A l’Hôpital Communautaire, Jérôme Guillaumet délégué en eau et habitat au CICR explique les mesures prises pour minimiser les impacts sur les malades. « L’approvisionnement en eau à l’hôpital communautaire a été affecté. Nous avons emmené un camion citerne de 15.000 litres pour remplir toutes les réserves installées par le CICR, notamment le bloc opératoire, le service des urgences, la stérilisation et  la traumatologie avec un réservoir de 20.000 litres disponible pour la famille des malades », a –t-explique lors d’un entretien jeudi 25 février 2016 avec le RJDH.

 

Sur le site des déplacés de M’Poko, la situation est plus ou moins maitrisée, malgré quelques difficultés liées à l’approvisionnement en eau. « Le site est connecté sur le réseau SODECA. Quant il n’ya plus d’eau dans le réseau, nous faisons appel à des camions d’eau privés pour répondre aux besoins des déplacés», a expliqué  Guy Mouron, Coordonnateur adjoint du programme Eau et habitat à CICR.

 

Selon Guy Mouron, quelques problèmes sont à relever. « En début de la semaine, plusieurs compagnies ont eu des pannes techniques et on a trouvé d’autres entreprises pour les remplacer. Il ya beaucoup des difficultés pour trouver des camions citernes ici. La SODECA a aussi plusieurs problèmes et le CICR son partenaire fait tout pour l’appuyer », a-t-il énuméré.

 

Contactée par le RJDH, la SODECA n’est pas disponible à répondre suite aux difficultés d’eau en Centrafrique, précisément à Bangui.

 

Selon une source de cette société nationale, sa société est débordée de travail, dépourvue des moyens financiers et logistiques voire en ressources humaines pour répondre à ces difficultés d’eau. « En saison sèche, les conduite d’eau sont chaque fois cassées et il faut des moyens énormes pour réparer. Notre partenaire CICR a démarré la réparation de conduite d’eau principale de 4 km de long, mais il faut d’autres moyens pour pallier aux difficultés d’eau à Bangui et en provinces », a justifié cette source.

 

Difficile de trouver de l’eau potable, Bangui et ses environs vivent la pénurie dont les raisons sont multiples.

 

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 12:25

 

 

 

2 mars 2016, aux éditions Presses Universitaires de France, de mon 1er livre : Fugitif, où cours-tu ?


Il s'agit d'un essai philosophique et littéraire consacré au marronnage, et plus généralement aux résistances créatrices des colonisés. Dans mon prochain livre, j'étendrai ma réflexion à l'Afrique subsaharienne. Comme vous le savez, la question de l'esclavage et des résistances qu'il a pu susciter n'est pas étrangère à la Centrafrique, en témoigne le beau livre d'Etienne GoyémidéLe dernier survivant de la caravane. Bien sûr le contexte est très différent de celui des sociétés de plantations des Amériques. Je vous envoie la maquette du livre ainsi que des extraits. Fugitif, où cours-tu ? ne se réduit pas à un exposé théorique, il s'agit aussi d'un objet littéraire où le travail sur la langue est indissociable du travail conceptuel. 

 

Les dernières élections m'ont redonné espoir en la Centrafrique, j'aimerais beaucoup contribuer à mon échelle à la renaissance de ce beau pays. Je le connais à peine, je n'ai pu y faire que 2 courts séjours mais justement, je suis d'autant plus désireux de m'y impliquer sur le plan de la culture et de l'éducation : faire des ateliers d'écriture, des cours de philosophie, participer à  des projets de création et de mise en valeur de la richesse culturelle centrafricaine (des Aka aux Peuls en passant par les G'baya, Zandé, Yakoma : faire en sorte que toutes ces ethnonymes ne soient plus source de divisions mais d'unité dans la diversité).


Actuellement, je vis à Mayotte où j'enseigne la philosophie dans un lycée. J'y mène régulièrement des actions pédagogiques et culturelles visant à mettre en lumière la culture et l'histoire régionales. Ce travail, j'aimerais pouvoir le faire pour la jeunesse de Centrafrique. 

 

Voici le blog de mon atelier philo. La direction du lycée ne m'a pas autorisée à mettre les textes des élèves en ligne pour éviter des réactions négatives de certains parents à l'Islam rigoriste, mais cela vous donnera une idée de ma démarche :https://atelierphilomassiwa.wordpress.com/

 

Bien que ma famille centrafricaine soit chrétienne, j'ai appris à dépasser certains a priori sur les "musulmans" en vivant à Mayotte et en découvrant les autres îles de l'archipel des Comores où l'Islam traditionnel, modelé en grande partie par le soufisme (courant mystique mettant l'accent sur l'art et l'acceptation des différences) est très tolérant. Bien sûr, comme partout, un Islam fondamentaliste globalisé tente de s'imposer et menace la culture locale. Mais justement, je fais partie de ceux qui lutte par le biais de projets pédagogiques et culturels contre cet Islam intégriste et intolérant. Tout cela pour dire que j'aimerais contribuer à ce que les tensions s’apaisent entre musulmans et chrétiens de Centrafrique. Je sais que cela prendra beaucoup de temps, mais il faut y croire je pense. 

 

Voici le seul article que j'aie écrit sur la Centrafrique, j'aimerais écrire d'autres  textes sur ce pays, des textes qui rendent compte des difficultés mais aussi de toutes les potentialités de ce pays injustement méconnu :

 

http://www.africultures.com/php/?nav=article&no=7250
 

Dans l'attente d'une réponse, cordialement,

 

Dénètem Touam Bona

 

 

 

EXTRAITS :

A lorée dune ligne de fuite 
(...)
 

A Saint-Laurent, le Maroni forme un grand lac allongé dont les eaux brunes ou dorées, suivant l’angle des rayons solaires et la densité des nuages, baignent de grandes étendues de terre ; des îles couvertes d’une végétation touffue. Nous sommes dans l’estuaire du plus grand fleuve de Guyane, les courants et marées y sont puissants, les vents y font frémir les frondaisons ciselées des palmiers. C’est du lieu-dit « La Glacière », tout près du quartier de la Charbonnière, le quartier “ Marron ” de Saint-Laurent, que partent les pirogues-taxis pour rejoindre les villages situés en amont. Le fleuve Maroni tire son nom des populations marronnes qui peuplent ses rives. Toute la vie des Noirs marrons est axée autour du fleuve et de l’écheveau infini que forment les criques à l’intérieur des terres. « Liba »désigne aussi bien le fleuve que le territoire. Les Marrons de Guyane ont un flux, un espace lisse pour territoire, avec des variations d’intensité, des sauts, des ruptures. Boni, Ndjuka, Saramaka, se définissent eux-mêmes comme les « hommes de la forêt », les  « businenge », mais aussi comme les maîtres du fleuve.

 

 L’embarcadère de “ La Glacière ” consiste en une simple plage au sable foncé, humide et lourd ; une plage semée de canettes, de tessons de bouteilles, de sacs plastiques et d’autres rebuts de notre modernité. Chaque matin, entre neuf et onze heures, une demi-douzaine de pirogues y stationnent, échouées à même le sable, prêtes à charger passagers et marchandises. Pour convaincre les voyageurs de choisir leur compagnie et empocher les douze euros de la course Saint-Laurent – Apatou (50 km à vol d’oiseau), chaque piroguier prétend avoir la meilleure embarcation et le moteur le plus puissant. Le choix est difficile, les taxis du Maroni sont tous aussi flamboyants les uns que les autres : leurs flancs et leurs banquettes sont couverts de couleurs vives, les uns sont ornés de Tembe (motifs traditionnels), les autres de symboles ou de personnages Rastafari ou encore de pulpeuses pin-up. Conçues à la fois pour la vitesse et pour le transport du fret dans des eaux peu profondes, ponctuées de rapides, ces pirogues aux lignes parfaitement effilées sont sans doute les plus  beaux esquifs d’Amazonie.

 

 Une fois l’heure du départ venue, le pilote arrache les premiers toussotements à son moteur (en général des 75 Ch.). Alors, légèrement déséquilibrée par l’arrière, la pirogue relève sa proue et s’élance vers l’autre rive du Maroni, vers Albina, la voisine surinamienne de Saint-Laurent. C’est un petit port de fortune où les « botoman » viennent systématiquement s’approvisionner en carburant et en marchandises diverses. De loin, on aperçoit, à la verticale de trois grosses citernes en fer-blanc, le célèbre coquillage de la compagnie Shell. L’embarcadère d’Albina est tout aussi rudimentaire que celui de la Glacière, mais la berge est mieux aménagée et beaucoup plus animée. Sur toute sa longueur et dans les allées qui la jouxtent, on trouve une série de grosses épiceries où l’on vend de tout : des sacs de pomme de terre, de riz, d’oignons, des cartouches de Morello, des packs de Parbo Bier, des boîtes de conserve, des aliments pour bébé, de la quincaillerie, etc. Les publicités sont peintes à même les murs, la plupart d’entre elles représentent des verres, des bouteilles d’alcool et des paquets de cigarettes. Un peu en retrait, des minibus stationnent près d’un kiosque à musique délabré. Les chauffeurs discutent entre eux ou hèlent les clients potentiels, en attendant de reprendre la route, une piste défoncée, en direction de la capitale Paramaribo.

 

 Quand enfin la pirogue quitte Albina et le couple d’Indiens taillé dans la pierre qui en garde silencieusement les berges, il reste encore une heure trente à deux heures de navigation jusqu’à Apatou. Les piroguiers marrons empruntent des routes invisibles, ils longent par moments la rive surinamienne, reviennent ensuite du côté guyanais, s’engagent finalement au milieu du fleuve ; ils ne cessent d’explorer de nouveaux chemins d’eau. Ces louvoiements ne sont jamais fortuits : les eaux du Maroni sont traîtres (surtout à marée basse et durant la saison sèche), les courants sont puissants à certains endroits, et bancs de sable et rochers sont toujours à craindre. Il faut donc suivre des itinéraires bien précis pour profiter le mieux possible des courants et éviter le chavirement, l’ensablement, le fracas contre les rochers immergés. Ce qui explique l’importance du  « takariste », le pilote posté à la proue de l’embarcation d’où il déchiffre, au fur et à mesure, la surface du fleuve afin de déjouer ses caprices. Pour passer les sauts, ce funambule mobilise l’ensemble de son corps sur le fil des eaux : il manœuvre au moyen d’une « pali » (pagaie) ou d’untakari, une longue perche en bois, et signale au botoman, par d’énigmatiques pantomimes, l’itinéraire à suivre dans les passages difficiles. Officiellement le Maroni n’est pas navigable, aucune loi n’y régit la navigation. Y naviguer, c’est donc déjà être hors-la-loi. Quoi de plus normal puisque nous sommes chez les descendants des « revolted negroes »

 

L’art de la fugue

 

Des esclaves fugitifs aux réfugiés…

 

(Extrait)


      Dans le sud des Etats-Unis, à l'époque funeste de l'esclavage, la musique acquit chez les « noirs » une dimension profondément émancipatrice : le temps d'un office religieux, rythmé par les scansions du prêche, par les battements des mains et des pieds, par les transes des uns et des autres, les esclaves échappaient à leur misérable condition –collectivement, ils s'élevaient vers Dieu. Et cette ascension spirituelle prenait forme et s'amplifiait à travers le chant : lenegro spiritual, le gospel, le " go down Moses " des enfants noirs d'Israël. Les esclaves se reconnaissaient en effet dans l'Exode du peuple Juif et dans la figure héroïque de Moïse. Cette « communion » du chant qui faisait vibrer leséglises noires – parfois de simples abris de planches – joua un rôle essentiel dans la genèse de ce qui, un jour, après bien des combats, deviendrait la communauté " African-American ". Véritable échappée spirituelle, le chant des esclaves nègres devenait, en certaines occasions, l'instrument d'évasions bien réelles. En effet, dans les fabriques et moulins à sucre, dans les champs de canne et de coton, à l'insu des planteurs et des commandeurs, des itinéraires de fuite circulaient d'un esclave à l'autre sous la forme de chants codés : les " songslines " ou itinéraires chantés. La ligne de chant du songsline était le prélude d'une ligne de fuite dont les subtiles ramifications couvraient un vaste territoire, depuis le delta tropical du Mississipi jusqu'aux froides rives du lac Ontario, à la frontière du Canada. Cette voie d'évasion, abolitionnistes, esclaves et affranchis l'appelaient affectueusement l'" Underground railroad ", la " voie ferrée souterrainne ". Bien sûr, il ne s'agissait pas d'un véritable chemin de fer mais d'un réseau d'évasion : une organisation secrète de passeurs et de maisons de confiance destinée à relayer la course des esclaves évadés vers le Nord. De 1830 à 1860, fuyant le Sud esclavagiste, plus de 30 000 " noirs " empruntèrent le " train de la liberté " pour rejoindre le nord de l'Union et le Canada. Ce gigantesque marronnage avait débuté dès 1780, mais il ne prit le nom et la forme singulière de l'" underground railway " que vers 1830, au moment où le développement du rail s'accélérait. A la fin de la guerre de sécession, en 1865, en l'espace de 80 ans, plus de 100 000 " noirs " auront fui les plantations du deep southen transitant par les différents réseaux d'évasion que connut l'histoire nord-américaine.

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 13:23

 

 

Par RFI  24-02-2016 Modifié le 24-02-2016 à 14:00

 

Greenpeace tire la sonnette d’alarme face aux menaces de déforestation accélérée en Afrique. Dans un rapport publié ce mardi 23 février, l’ONG de protection de l’environnement, s’intéresse aux plantations d’hévéas et de palmiers à huile exploitées par un groupe luxembourgeois, la Société financière des caoutchoucs (Socfin) présente dans huit pays africains et qui refuse de prendre des engagements de protection des forêts. Greenpeace interpelle par ailleurs l’homme d’affaires français Vincent Bolloré, très actif en Afrique.

 

De plus en plus d’investisseurs, de planteurs et de courtiers de palmiers à huile et d’hévéas s’intéressent beaucoup à l’Afrique et particulièrement au bassin du Congo. Le rapport que Greenpeace vient de sortir pointe une entreprise : la holding luxembourgeoise Socfin.

 

« Le groupe Bolloré est actionnaire à hauteur de 38,75 % exactement de la Socfin, explique Cécile Leuba, chargée de campagne forêt chez Greenpeace France. C’est pour cela qu’aujourd’hui, on s’adresse directement à Vincent Bolloré pour lui demander de s’engager contre la déforestation et de faire pression sur cette entreprise, la Socfin, pour qu’elle aussi puisse s’engager contre la déforestation. »

 

Les discussions n'avancent plus, selon Greenpeace. L'ONG est en contact avec la Socfin depuis plus d’un an et avec le groupe Bolloré depuis près de six mois. En République démocratique du Congo par exemple, la Socfin aurait une concession de 29 066 hectares dont 6 090 plantés. Environ 20 000 hectares de forêts denses sont donc potentiellement menacés. « Jusqu’à présent, la Socfin refuse de publier une politique zéro déforestation qui réponde aux standards les plus élevés », regrette Cécile Leuba.

 

De son côté, Vincent Bolloré botte en touche et dit n'être qu'un facilitateur du dialogue entre la Socfin et la société civile.

Déforestation en Afrique: Greenpeace interpelle Vincent Bolloré
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