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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 11:53

 

 

http://afriqueeducation.com/  Mardi 6 septembre 2016 à 9:39

 

Chef d'état major des armées gabonaises, depuis mars 2015, le général de corps d'armées (4 étoiles), Auguste Roger Bibaye Itandas (notre photo), un autre fidèle des fidèles de Bongo Ondimba Ali (BOA) a démissionné de ses fonctions. Pour l'heure, le Palais du Bord de Mer, aux abois (le mot est faible), cherche la façon de l'annoncer sans grandes conséquences, pour la survie du régime. Car on commence à craindre ouvertement la survenance d'un coup d'état militaire.

 

Le général, entre autres griefs, se serait élevé contre la venue massive des mercenaires étrangers pour renforcer la répression, au Gabon : déjà au moins « vingt-cinq morts », avance le camp Ping. On a signalé, en effet, ces derniers jours, la présence de mercenaires burundais et tchadiens, envoyés, respectivement, par Pierre Nkurunziza et Idriss Déby Itno, actuel président en exercice de l'Union africaine (UA). Mais, au Gabon, on avance, aussi, la présence des mercenaires rwandais et somaliens, dont beaucoup savent à peine dire « Bonjour » en français.

 

Nommé ancien chef d'état major particulier du président de la République, en 2009, par la présidente de la transition, Rose Francine Rogombé, aujourd'hui, décédée, le général, Auguste Roger Bibaye Itandas (né en 1958) avait, aussi, aussi été le chef d'état major de la FOMUC (Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale en Centrafrique), de 2004 à 2008, avant de transmettre le flambeau à un autre général gabonais, Hilaire Mokoko.

 

Autre démission au sein du PDG : après le patron du PDG en France, Dieudonné Tahiro Aperano, ce week-end, le responsable PDG des Etats-Unis, Ony Obame Nzé, vient, aussi, de démissionner. Bref, le bateau prend l'eau de toutes parts. D'autres démissions sont prévues dans la journée, au sein du PDG, du gouvernement, des institutions, du Sénat, de l'Assemblée nationale (qui avait été incendiée) et d'autres institutions constitutionnelles.


Nous y reviendrons.

Lu pour vous : GABON : Démission du chef d'état major des armées Auguste Roger Bibaye Itandas
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Centrafrique-Presse.com
5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 21:31

 

Par RFI Publié le 05-09-2016 Modifié le 05-09-2016 à 22:38

 

M. Moundounga a annoncé cet après-midi, sur un média de Libreville, sa décision de démissionner. Une information confirmée au micro de RFI : « Ayant constaté que, du côté du pouvoir, on n'apportait pas de réponse à la préoccupation de la nécessaire garantie de la paix et du nécessaire affermissement de la démocratie, j'ai pris la décision de prendre congé, d'une part, du Parti démocratique gabonais, et de me décharger de mes fonctions de membre du gouvernement pour que grâce à ces deux actes majeurs que je pose, je puisse bénéficier de ma totale liberté. »

 

Le ministre de la Justice Séraphin Moudounga a annoncé ce lundi après-midi sa décision de démissionner. Il explique sur RFI vouloir « bénéficier de sa totale liberté ». Par ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a fait part de sa vive préoccupation quant au sort de « plusieurs de nos compatriotes » dont on est « sans nouvelles ». Du côté du pouvoir, on continue d'accuser Jean Ping d'être mêlé à un complot. Le ministre de l'Intérieur a refait le bilan des violences de la semaine dernière. Enfin, les accusations de fraudes réciproques continuent. Le point sur la situation.

 

■ Le ministre de la Justice du Gabon démissionne

 

Le deuxième vice-Premier ministre gabonais, Séraphin Moundounga, a annoncé ce lundi qu'il démissionnait. Il s'agit de la première défection de haut niveau depuis le début des troubles mercredi dernier.

 

« J'ai redouté que le Gabon puisse basculer dans la violence si les résultats étaient rendus publics sans qu'il ne soit procéder au recomptage des résultats, procès-verbal par procès-verbal de chaque bureau de vote. Ceci n'ayant pas pas eu lieu, le pays a basculé dans la violence et cette violence se poursuit de façon latente jusqu'à ce jour. Donc la paix est gravement menacée dans notre pays, la sécurité est gravement menacée. Il a été répondu que le recomptage n'était pas prévu par la loi électorale gabonaise », a indiqué M. Moudounga à RFI.

 

Ayant constaté que, du côté du pouvoir, on n'apportait pas de réponse à la préoccupation de la nécessaire garantie de la paix et du nécessaire affermissement de la démocratie, j'ai pris la décision de prendre congé, d'une part, du Parti démocratique gabonais, et de me décharger de mes fonctions de membre du gouvernement pour que, grâce à ces deux actes majeurs que je pose, je puisse bénéficier de ma totale liberté.

 

Séraphin Moundounga

 

05-09-2016 - Par Sébastien Nemeth

 

Il dit vouloir « oeuvrer au côté du peuple gabonais à ce que la paix soit garantie dans le pays ». M. Moundounga sera l'invité d'Afrique matin ce mardi.

 

■ Le pouvoir gabonais refait le bilan des violences post-électorales

 

Le pouvoir entend afficher sa fermeté vis-à-vis des fauteurs de troubles. Un nouveau bilan a été communiqué aujourd'hui par le ministère de l'Intérieur : trois morts et 150 blessés (67 membres des forces de l'ordre et 38 civils). L'opposition parle, elle, d'un bilan plus lourd, mais le ministre de l'Intérieur estime que ces victimes supplémentaires présumées sont des morts naturelles ou des gens tués lors de rixes et non pas suite à l'intervention des autorités.

 

Pacôme Moubelet Boubeya, ministre de l'Intérieur

 

05-09-2016 - Par Sébastien Nemeth

 

Quant aux personnes arrêtées, accusées d'être des « délinquants » et des « criminels » - il y en aurait 800 à Libreville -, Pacôme Moubelet Boubeya affirme qu'elles seront «sanctionnées avec la plus grande force ». Plusieurs dizaines ont commencé à être auditionnées au palais de justice aujourd'hui alors qu'environ 200 proches totalement désespérés attendaient dehors ne sachant pas ce qui allait leur arriver.

 

Aujourd'hui, le ministre a aussi estimé que l'ordre et le calme était revenu dans la capitale, que les Gabonais étaient en confiance et que maintenant « la peur » était dans le camp des casseurs. Interrogé sur l'attaque du QG de Jean Ping où se trouvaient des centaines de personnes, M. Moubelet Boubeya a affirmé que des voyous avaient investi les lieux et séquestré l'immeuble, et que pour lui, les forces de l'ordre se devaient de sécuriser les civils et les partisans de Jean Ping à l'intérieur.

 

Il reconnaît un assaut à balles réelles de la part des forces de l'ordre, mais selon lui, il s'agissait d'une réponse à des tirs au AK-47 provenant du QG. Il affirme au passage que du matériel a été saisi et que ces preuves seront données en temps voulu à la justice. Ce qui contredirait des témoignages de personnes ayant vécu l'assaut, qui elles parlent de tirs durant toute la nuit de la part des forces de l'ordre.

 

Le ministre de la Communication a renchéri. Alain-Claude Bilie-By-Nze a parlé d'une opération juste des forces de l'ordre qui a permis une accalmie dans la capitale. Il affirme que le bâtiment était en fait le quartier général coordonnant la contestation à Libreville. Pour le ministre donc, l'Etat devait imposer la sécurité.

 

■ Les autorités gabonaises continuent d'accuser Jean Ping d'être mêlé à un complot

 

Il s'agirait selon elles d'un complot avec des ressortissants ivoiriens pour déstabiliser le processus électoral. Le gouvernement accuse de nouveau Jean Ping d'être un donneur d'ordres et d'avoir impliqué même des hackers ivoiriens.

 

Le ministre de la Communication parle d'une action destinée à « fabriquer des faux procès-verbaux de bureaux de vote » avec la mise en place d'un système de collectes de données et de falsification des résultats. Rappelons qu'Ali Bongo a été réélu notamment grâce aux voix de la province du Haut-Ogooué où il a obtenu 95% des votes. Depuis, l'opposition crie à la fraude.

 

Alain-Claude Bilie-By-Nze ajoute qu'un Ivoirien a été arrêté au QG de Jean Ping lors de l'assaut, que de l'équipement informatique a été saisi grâce auquel cet homme « travestissait » les chiffres. Il mêlent une autre personne dans ce complot, un chargé de mission à la présidence ivoirienne, tout en affirmant que l'Etat ivoirien lui-même n'était pas en cause. L'opposition répond : Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi a bien été arrêté. Il faisait partie de l'équipe informatique chargée de collecter les résultats dans le pays après le vote. Pour le responsable de la Communication du camp Ping, il s'agit d'accusations ridicules : comment modifier, se demande-t-il, des PV qui sont à la base remplis manuellement ? Selon lui, il s'agit là d'une diversion du pouvoir.

 

En tout cas, lorsqu'on demande au ministre de la Communication si Jean Ping pouvait être arrêté, M. Bilie-By-Nze répond que ce n'est pas à l'ordre du jour, mais qu'une procédure va être engagée puisque selon lui, l'opposant serait fortement impliqué dans ce qu'il appelle « un complot contre le Gabon ».

 

■ Le pouvoir crie lui aussi à la fraude, mais contrairement à l'opposition, déposera des recours

 

Accusé de fraude massive dans le Haut-Ogooué ou Ali Bongo l'emporte officiellement avec 95% des voix pour une participation dépassant les 99%, le camp du président sortant crie également à la fraude. « Nous présenterons des recours qui vont de la question de la fraude observée dans certains bureaux de vote, à la falsification des procès-verbaux jusqu'à l'introduction de matériel illicite au Gabon », explique Alain Claude Bilie-By-Nze, porte-parole du gouvernement.

 

En cause notamment, selon les pro-Bongo, l'Ogooué maritime, et la ville de Bitam dans la province du Woleu-Ntem. Sur notre antenne, il y a quelques jours Alain-Claude Bilie-By-Nze parlait de bourrage d'urnes à Bitam où l'on dépassait les 100% en faveur de Jena Ping. Totalement faux, répond le député de Bitam, issu de l'opposition, Patrick Eyogo Edzang : « Il n'y a eu aucun bourrage d'urnes à Bitam. Les résultats sont connus. On a parlé de 104% de score sur Bitam, alors que la réalité est que Jean Ping a eu 69,55% [des voix] pour cette circonscription. Sur le département, Jean Ping a eu 77,64% contre 21,26% pour M. Ali Bongo. »

 

Les partisans de Jean Ping ne déposeront pas de recours. Leur revendication reste la même : ils exigent la reprise des travaux de la commission électorale pour examiner les résultats du Haut-Ogooué dans le détail.

 

■ Le Quai d'Orsay inquiet pour une dizaine de « compatriotes »

 

La France est « sans nouvelles de plusieurs de ses compatriotes » après les troubles violents qui ont suivi l'annonce de la réélection contestée du président Ali Bongo Ondimba au Gabon, a fait savoir lundi le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, dans un communiqué.

 

« Des arrestations ont eu lieu ces derniers jours. La France est sans nouvelles de plusieurs de ses compatriotes », a déclaré le ministre, qui exprime « sa vive préoccupation ». Une dizaine de personnes, possédant toutes la double nationalité franco-gabonaise, ne peuvent être localisées, a précisé une source diplomatique à l'AFP.

 

 

Jean Ping appelle à la grève générale pour « faire tomber le président Ali Bongo »

 

APA Libreville (Gabon) 2016-09-05 19:15:02   - Jean Ping qui conteste toujours la victoire du chef de l’Etat gabonais sortant Ali Bongo, à la présidentielle du samedi 27 aout dernier a appelé ses compatriotes à résister par tous les moyens pour faire tomber le président réélu.


« Puisqu’ Ali Bongo veut tuer les Gabonais, je déclare le Gabon pays mort » a-t-il dans un ‘’message à tout le peuple gabonais’’ publié ce lundi sur les réseaux sociaux.

Il leur a toutefois demandé de ne pas user de la violence et de résister par le blocage économique du pays.


"Afin de préserver les vies humaines, je vous demande à partir d'aujourd'hui de ne pas user de violence mais de résister par le blocage économique du pays", écrit Jean Ping dans un communiqué.


Cinq jours après la réélection de Ali Bongo déclaré vainqueur avec 49,80 pour cent des voix contre 48,23 pour cent pour son principal challenger, Jean Ping, selon les résultats provisoires publiés par le ministère de l’intérieur, le Gabon est toujours dans l’expectative.

Sur place dans la capitale, la reprise du travail est très timide avec peu de bureaux ouverts et des gens s’alignant devant quelques banques pour percevoir leurs salaires. 

Réagissant à cette timidité dans la reprise du travail, le porte-parole de Jean Ping, a expliqué l’appel de son leader à rester à la maison par le fait que la sécurité est loin d’être assurée dans la capitale et partout ailleurs dans le pays. 


Les forces de l’ordre sont toujours visibles dans les rues de Libreville où l’on note une reprise partielle de l’internet qui n’est toutefois pas effectif au niveau des réseaux sociaux.

Au total, les violences notées à la suite de la proclamation des résultats de la présidentielle, ont fait depuis mercredi sept morts, dont cinq civils à Libreville, un à Port-Gentil, la capitale économique, et un policier à Oyem (nord).


Concernant les arrestations, elles sont au nombre d’un millier à l’échelle du pays et plusieurs familles disent encore être sans nouvelles de leurs proches. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862086#sthash.zCgXb6yC.dpuf

 

 

Crise gabonaise: une délégation de Chefs d’Etat africains ‘’prête’’ à se rendre à Libreville (Déby) 

 

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) 2016-09-05 17:42:13 - Une délégation de haut niveau composée de Chefs d’Etat africains, accompagnés de hauts responsables de la Commission de l’Union africaine et des Nations unies, est prête à se rendre à Libreville dès que les conditions d’une telle visite seront réunies, a annoncé lundi, le Président en exercice de l’Union africaine, le Tchadien Idriss Deby Itno.


Dans une note transmise à APA, Idriss Deby Itno ‘’continue de suivre avec une attention renouvelée l’évolution de la situation au Gabon, à la suite de la proclamation, le 31 août 2016, des résultats provisoires de l'élection présidentielle tenue dans ce pays le 27 août 2016’’.


A cet égard, poursuit cette note, il maintient un contact constant avec les principaux acteurs gabonais et l’ensemble des parties prenantes concernées.


Le Président en exercice de l’Union réaffirme, une fois encore, la disponibilité de l’UA, avec l’appui des pays de la région et des partenaires concernés, à assister les parties gabonaises dans la recherche d’un règlement rapide à la situation post-électorale qui prévaut dans leur pays, dans le respect strict des dispositions constitutionnelles et légales, ainsi qu’à la lumière des instruments pertinents de l'UA en matière de démocratie et d’élections.


La commission électorale du Gabon a déclaré Ali Bongo Ondimba vainqueur de cette élection présidentielle, avec 49,80 % des voix. Cette victoire a été confirmée par le ministre de l'Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya.


Jean Ping, le principal adversaire d'Ali Bongo Ondimba, a obtenu 48,23 % des suffrages, selon la Commission électorale. M. Ping a revendiqué la victoire le dimanche 28 août, au lendemain de l'élection présidentielle.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862070#sthash.2v63ycqK.dpuf

Gabon: le ministre de la Justice, Séraphin Moundounga, annonce sa démission
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 18:09

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 5 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 05 Septembre 2016 (RJDH)—Dieudonné Modompté, stagiaire à la radio Centrafrique a reçu dans la soirée de dimanche  4 septembre 2016 une balle au bras droit à PK26. Selon la victime, tout serait parti d’une affaire de formalités qu’exigent les forces nationales sur la barrière qu’elles tiennent au PK26.

 

Revenant de Garoua-Mboulai,  Dieudonné Modompté parle d’une mésentente sur les questions de formalité, « j’étais sur ma moto. Arrivé au PK26, les douaniers m’ont exigé 2500f pour la formalité. Au moment où je voulais partir, un gendarme s’est présenté pour demander 500F mais  je lui ai remis les 240F qui me restaient. Voulant partir à nouveau, les FACA qui sont derrière moi, ont commencé à crier. Les trois qui se trouvaient en face de moi, ont voulu m’arrêter et dans la foulée,  l’un de ceux qui étaient derrière moi, m’a tiré une balle dans l’épaule droite et je suis tombé », a expliqué la victime.

 

Dieudonné Modompté a été conduit, après l’incident à l’hôpital communautaire de Bangui puis  à l’hôpital  général où il est pris en charge par Médecins Sans Frontière.

 

Le RJDH a tenté en vain toute la journée d’entrer en contact avec le ministre de la défense.

Centrafrique : Bavure des FACA sur un journaliste stagiaire de la radio nationale
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 13:45

 

 

http://www.irinnews.org/

 

Emma Supple  IRIN contributor

 

Ben Parker  Responsable des projets spéciaux 

 

Télégramme : +44 7484 709472

 

LONDRES, 2 septembre 2016

 

L'ONU a versé plus d'un demi-million de dollars à une société ayant alimenté le conflit en République centrafricaine par la vente des «diamants du sang» et figurant sur sa propre liste de sanctions, selon une enquête d’IRIN.

 

Le Bureau d'Achat de Diamant en Centrafrique (Badica) a été placé sur la liste des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies en Août 2015 pour son rôle dans le commerce du diamant en RCA.

 

L'ONU accuse l'entreprise de financer une des deux principales milices en RCA, connu sous le nom Séléka, en achetant des diamants provenant des mines contrôlées par Séléka, qui ont ensuite été passés en contrebande hors du pays par la société sœur de Badica, KARDIAM, à Anvers, en Belgique.

 

Et pourtant, la mission de stabilisation de l'ONU en RCA, dont le mandat inclut le désarmement et la démobilisation des combattants, a une base sur des terres appartenant à Badica.

 

Dans une réponse officielle à IRIN, le département de maintien de la paix des Nations Unies a confirmé qu'il est titulaire d'un contrat de location avec Badica pour les locaux dans la capitale Bangui. Dans une réponse écrite, un porte-parole a dit que tout loyer payé à Badica va dans un compte bloqué, qui est contrôlé par les autorités de la RCA. Un paiement d'arriérés de loyer sur le compte Badica Ecobank ONU a été autorisé en Juin, ce qui suggère que des paiements ont été retenus pendant plusieurs mois.

 

Badica conteste la liste des sanctions et a lancé une contestation judiciaire à son exécution dans l'Union européenne, qui est tenue de mettre en œuvre des sanctions des décisions des Nations Unies. Une personne qui répond au téléphone au bureau de KARDIAM en Belgique a refusé de commenter et les efforts pour contacter Badica en RCA ont été infructueux.

 

Selon l'ONU, il a tenté de trouver d'autres locaux depuis l'inscription de Badica, mais sans succès.

 

"Aucun autre site à Bangui répond aux besoins de la mission," le porte-parole de l'ONU a dit à IRIN. «Les locaux de Badica sont uniques dans leur taille et leur capacité à accueillir le BJTF (Joint Task Force Bangui)."

 

La mission de l'ONU, connue sous le nom Minusca, se compose actuellement de près de 13.000 personnels en uniforme. Il a été créé en 2014 après le renversement du président François Bozizé par les rebelles Séléka en 2013 avec un mandat pour protéger les civils, promouvoir les droits de l'homme et de soutenir le processus de transition politique.

 

Les sanctions, autorisées par le Conseil de sécurité des Nations unies, interdisent le commerce et les transactions internationales et ont force mondiale. Tous les actifs financiers de l'entreprise et les ressources économiques sont gelés et aucun autre fonds ne peut être transféré à la société par des individus ou entités. Les règles de passation des marchés de l'ONU excluent spécifiquement les entreprises figurant sur la liste des sanctions.

 

Les contrats préexistants avec des entreprises sanctionnées peuvent toutefois continuer dans certaines circonstances, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. Le porte-parole a déclaré que le contrat de Badica, comme elle a commencé avant l'inscription, était admissible aux termes de la résolution sur les sanctions. Le département de maintien de la paix de l'ONU a informé le Comité des sanctions du Conseil de sécurité et un groupe d'experts qui conseille sur les questions liées aux sanctions pour la République centrafricaine.

 

L'ONU a modifié deux fois son contrat avec Badica initialement signé le 1er Novembre 2013. L'extension actuelle se poursuit jusqu'à la fin de Octobre 2016, et les paiements mensuels ont augmenté 5.600.0000 FCFA (10.200 $) par mois, selon l'ONU déclaration à IRIN.

 

«La mission continue de faire tous les efforts pour explorer et identifier d'autres locaux," poursuit la déclaration.

 

Badica fait partie du groupe basé à Anvers Groupe Abdoulkarim, dirigé par l’homme d’affaires Abdoulkarim Dan Azoumi, qui vit en Belgique. Le groupe comprend également Minair, une compagnie d'aviation, et Sofia-TP, une entreprise de transport, classé comme «filiales» de Badica dans la liste des sanctions de l'ONU.

 

L'examen par IRIN des données d'approvisionnement de l'ONU a également révélé un contrat avec l'ONU Sofia-TP pour les «services de transport et de fret" en 2014.

 

Grâce à la fois le contrat de location avec Badica et le contrat avec Sofia-TP, l'ONU avait payé un total de 495.571 $ à Groupe Abdoulkarim d'ici la fin de 2015, tout en condamnant l'une de ses entreprises pour son rôle dans le financement des rebelles Séléka à travers le commerce des diamants. Le loyer dû en 2016 augmenterait le total à plus de 550.000 $.

 

L'ONU états annonce: "Badica / KARDIAM a apporté son soutien à des groupes armés en République centrafricaine, à savoir l'ancien Séléka et anti-Balaka, par l'exploitation et le commerce des ressources naturelles, y compris les diamants et l'or illicite."

 

"Ces découvertes récentes qui révèlent des transactions financières effectuées entre la mission de maintien de la paix des Nations Unies en RCA et Badica autorisées par le conseil de sécurité de l'ONU, reflète l'échec de la communauté internationale pour régler le financement des conflits armés en RCA», dit Nathalia Dukhan du projet Enough, une campagne qui vise à mettre fin au génocide et des atrocités de masse en Afrique.

 

Un nouveau rapport du Conseil de sécurité de l'ONU sur le conflit en RCA dresse un tableau de la poursuite de la contrebande d'armes, l'activité des milices, l'exploitation illicite des ressources naturelles et une recrudescence des conflits ainsi que les abus et les déplacements de civils.

 

La mission de l'ONU pour stabiliser la RCA a été accablée par des révélations d'abus sexuels commis par des soldats de la paix. Un haut officiel des Nations Unies aux droits de l'homme a récemment démissionné sur la mauvaise gestion des rapports d'abus sexuels commis par des troupes étrangères de l'ONU.

 

Il en résulte une série d'opérations françaises et dirigées par l'ONU, y compris l'Opération Sangaris et BINUCA. Le budget annuel de minusca se situe à 816 millions $.

 

Une paix fragile

 

Après le renversement de Bozizé en 2013, un certain nombre de mines de diamant en RCA est tombé sous le contrôle de la milice Séléka du pays, une alliance de factions armées principalement musulmanes.

 

Les «taxes» illégales imposées sur les mines par les milices ont conduit le pays à être exclu du Processus de Kimberley, une initiative mondiale visant à empêcher le commerce international des «diamants du sang», ce qui signifie que des sociétés comme Badica ne pouvaient pas légalement exporter des diamants.

 

Les diamants bruts exportés d'un Etat participant au Processus de Kimberley doivent comporter un certificat attestant qu'ils ne sont pas des «diamants de la guerre».

 

En dépit de sa richesse en ressources naturelles, la RCA reste l'un des pays les plus pauvres du monde. Avant l'interdiction 2013 sur la circulation des diamants de la guerre, ils étaient une exportation clé. À leur apogée en 2006, la valeur des exportations de diamants a atteint 70 millions $.

 

Badica a été sanctionné après que les fonctionnaires à Anvers en Belgique, ont saisi un colis expédié à sa société soeur KARDIAM. Il contenait des diamants bruts que le Groupe spécial d'experts ont jugé susceptibles de provenir de la RCA malgré l'interdiction du Processus de Kimberley. La société, dans une lettre à l'ONU, a contesté l'affirmation selon laquelle Badica était derrière le colis saisi à Anvers, qui avait transité par Dubaï, et se demande si les diamants proviennent de la RCA en premier lieu.

 

Le gouvernement centrafricain est désireux de retrouver la paix et de voir les restrictions à l'exportation levées. C’est ce qui a conduit le Processus de Kimberley à lever partiellement les restrictions à l'exportation dans certaines régions du pays. En Juin, la première exportation légale de la RCA a eu lieu après que le Processus de Kimberley a déclaré certaines zones assez pacifiques pour répondre à ses critères.

 

Cependant, le dernier rapport du Panel d'experts de l'ONU suggère que l'interdiction d'exportation a été levée prématurément.

 

Selon les règles du processus de Kimberley, afin d'assurer que les diamants n’alimentent les conflits, il doit y avoir le contrôle du gouvernement, une absence de groupes armés dans les zones minières et la liberté de mouvement. Le Groupe d'experts estime que la liberté de mouvement est encore limitée et les milices ont un intérêt dans la production et le commerce de diamants.

 

«Sans le respect de la liberté de mouvement et d'autres droits de l'homme, les diamants de la RCA ne peuvent pas être considérés comme appropriés pour l'exportation," Michael Gibb, le chef de campagne pour les ressources en conflit au groupe de défense Global Witness, a dit à IRIN.

 

Alors que Global Witness ne préconise pas l'interdiction générale, pour Gibb, la crédibilité de toute reprise du commerce repose sur une surveillance constante sur le terrain et une évaluation générale des conditions dans les zones conformes.

 

"Si le même abus, la corruption et le pillage sont à nouveau autorisés à prendre racine dans les secteurs des ressources de la RCA, ils continueront à saper la paix et la stabilité de la RCA comme tout au long de l'histoire troublée du pays," a-t-il dit.

Lu pour vous : EXCLUSIF: Les Nations Unies rémunèrent une société de diamants sur la liste noire en République centrafricaine
Lu pour vous : EXCLUSIF: Les Nations Unies rémunèrent une société de diamants sur la liste noire en République centrafricaine
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 12:13
Lu pour vous : ALI BONGO : un triomphe par l’épée

 

 

http://www.ledjely.com/  Par ledjely.com le 5 septembre 2016

 

Ainsi donc, Ali Bongo, bien que n’ayant pas gagné l’élection du 27 août 2016, se succédera à lui-même et régnera sur le Gabon pour les sept prochaines années. La France, l’Union européenne et les Etats-Unis, renonçant exceptionnellement au sacro-saint devoir de réserve qui fonde la diplomatie internationale, auront fait ce qu’ils ont pu. Mais à Libreville, Ali Bongo, disposant de l’armée et des forces de sécurité, pour étouffer les velléités de contestation et réprimer les tentatives de protestation, apparait plus puissant. A dieu les résultats des élections, A dieu tous les vertueux principes démocratiques. Jean Ping aura beau crier. Ses lamentations ne lui seront d’aucun secours. Parce qu’au Gabon, mais aussi dans beaucoup de pays africains, la seule loi qui prévaut, c’est celle du plus fort. Autant le savoir pour l’intégrer.

 

Au grand dam de Jean Ping

 

Quand, un certain 31 octobre 2014, comme un seul individu, les burkinabé se sont mobilisés et chassé Blaise Compaoré, quelques naïfs et idéalistes observateurs de la scène politique africaine y ont vu un signe d’espérance. L’espoir que cette révolution jadis inimaginable sonnait l’avènement imminent de la fin du règne des dictateurs et des présidents têtus en Afrique. Hélas, les contre-révolutionnaires s’échinent à limiter la casse et à circonscrire la déferlante révolutionnaire. Et le Gabon est aujourd’hui l’incarnation même de cette parade anti-progressiste. Bien qu’ayant la majorité de ses compatriotes contre lui, Ali Bongo n’entend pas partir. Les Gabonais ont fait leur choix, mais lui s’en fout éperdument. Sa vérité à lui, est la seule qui vaille. Son départ n’ayant visiblement jamais fait partie des éventualités qu’il avait envisagées, il se sent incapable de souscrire à la volonté de ses compatriotes. Et pour que tout le monde comprenne qu’une telle perspective n’est pas à l’ordre du jour, il a usé d’arguments d’une persuasion imparable, à savoir la force et la violence. Ainsi donc, sept Gabonais sont tombés sous les balles de l’armée ou des forces de sécurité, des dizaines d’opposants momentanément séquestrés et de milliers de citoyens interpellés et mis en prison pour avoir essayé de revendiquer le respect de leur choix authentique. Depuis, les choses se calment peu à peu. Comme pour dire que la stratégie est plutôt payante. Au grand dam de Jean Ping.

 

Une stratégie panafricaine ?

 

Ceci étant, il est à relever qu’Ali Bongo n’est pas le géniteur exclusif et ultime de cette approche du fait accompli. Bien avant lui, Denis Sassou Nguesso s’en était servi avec un succès certain. Au Burundi aussi, c’est à la force de l’épée que Pierre Nkurunziza doit son maintien au pouvoir. De même, au Tchad, la réélection d’Idriss Deby Itno est loin d’avoir été transparente. Et on peut légitimement s’attendre à ce qu’en RDC, au-delà de toutes les agitations, Joseph Kabila se serve de la même recette. On comprend mieux ce pour quoi ni l’Union africaine, ni les autres dirigeants africains individuellement, n’aient daigné se prononcer sur la situation au Gabon. Partout, le schéma est le même. Quelques remous et des pertes en vies humaines en guise de mise en garde. Mais à la fin du compte, le pouvoir se maintient. En dépit des doutes et suspicions émanant de la communauté internationale et des ONG de défense des droits humains. Bien entendu, comme cela se voit actuellement avec le Burundi, les pouvoirs ainsi confisqués se révèlent souvent périlleux et incertains. Encore que ce sont les populations qui en paient le prix.

 

Boubacar Sanso Barry  

 

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 23:13

 

 

3 septembre 2016 (APA) - Le gouvernement centrafricain s’est engagé à relancer les activités du diamant à travers un projet dénommé « Droit de Propriété et Développement du Diamant Artisanal » (DPDDA) financé par le programme USAID.

 

A cet effet, une réunion s’est tenue jeudi dernier à Bangui pour déterminer les conditions de relance de ce projet, et a regroupé les acteurs du secteur minier du pays.

 

Cette rencontre fait suite à la récente visite de deux membres du gouvernement à savoir : le Ministre des Mines, Léopold Mboli-Fatrane et celui des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Mbaïkoua, ainsi que de l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Centrafricaine, Jeffrey Hawkins dans la ville de Berberati chef-lieu de la préfecture de la Mambére Kadéï où le Processus de Kimberley avait décidé de la reprise de l’exportation du diamant au mois d’avril dernier.

 

Le but de cette visite était de s’imprégner de l’avancée de ce projet et échanger avec les autorités locales, les artisans miniers de la sous-préfecture de Berberati et voir les perspectives pour étendre la zone verte définie par le processus de Kimberly aux autres sous-préfectures de la Mambéré Kadeï.

Les  USA s’impliquent dans la relance du secteur minier en Centrafrique
Les  USA s’impliquent dans la relance du secteur minier en Centrafrique
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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 23:00

 

 

Bangui 4 sept (CAP) - Une réunion de sécurité convoquée par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) basées aux KM5 a eu lieu ce jour à la mairie du 3eme arrondissement.. Ont pris part à la réunion, tous les responsables des associations du km5, un représentant de la Minusca, les éléments d’auto-défense et les Imams.

 

Le but de la réunion était d'informer toute la population du Km5 qu'à partir de maintenant, les FACA ont reçu l'autorisation de sécuriser le bloc km5. Une autorisation signée du Directeur de Sécurité de la présidence de la République avec bien sûr l'aval du président de la République.

 

Désormais la gestion du commissariat du 3ème Arrondissement revient au FACA. Il y aura à cet effet 3 check points qui seront installés :

 

  1. au niveau du pont Jackson;
  2. 2- en haut vers le marché Kokoro;
  3. 3- au croisement du 5eme arrondissement.

 

Le message est clair : celui qui se promène avec des armes dans ce secteur ou qui commet un braquage, un vol, un homicide ou qui balance une grenade sur les paisibles citoyens dans ce quartier, sera automatiquement arrêté et remis à la police ou à la gendarmerie.

Réunion de sécurité du Km 5 à la mairie du 3eme arrondissement
Réunion de sécurité du Km 5 à la mairie du 3eme arrondissement
Réunion de sécurité du Km 5 à la mairie du 3eme arrondissement
Réunion de sécurité du Km 5 à la mairie du 3eme arrondissement
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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 22:16

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#021/2016

 

 

Bangui, le 4 septembre 2016 - Le 3 septembre, dans la région de Dekoa, un affrontement entre un groupe de fugitifs ex-sélékas remontant vers le Nord et des villageois de Nangayan a entraîné la mort de deux villageois (dont le chef du village), et d’une troisième personne non identifiée, présumée ex-séléka dont le corps a été remis aux autorités locales de Dékoa par la MINUSCA, en présence de la Croix-Rouge.

 

Le bataillon burundais de la MINUSCA est immédiatement intervenu pour protéger et rassurer la population.

 

Plus tard dans la nuit de samedi à dimanche, une unité du bataillon burundais de la MINUSCA a été prise à partie à 5km au Nord de Dekoa par une colonne de motos ex-séléka tentant de forcer le passage vers le Sud. Les soldats de la MINUSCA ont riposté. L’un des assaillants a trouvé  la mort  et trois motos ont été saisies. Deux soldats burundais ont été grièvement blessés au cours du combat et reçoivent depuis des soins intenses à la clinique de la MINUSCA. La MINUSCA demande aux fugitifs de répondre à l’appel du gouvernement de se rendre et de se soumettre à la justice de leur pays.

 

La MINUSCA continuera à s’opposer à tout acte violent de quelque groupe que ce soit, si nécessaire par la force conformément à son mandat. La MINUSCA appelle à nouveau les groupes armés à respecter l’engagement qu’ils ont pris lors de la signature de l’Accord sur les principes de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR). Elle les exhorte également à s’engager résolument dans  le dialogue initié par le Président Touadéra.

 

Enfin, la MINUSCA rappelle que porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et est punissable conformément aux lois internationales en vigueur.

LA MINUSCA CONDAMNE FERMEMENT LES ACTES DE VIOLENCE PERPETREES PAR LES EX-SELEKA A DEKOA
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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 21:30
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Touadera attendu à Bria le lundi prochain

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 3 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 03 septembre 2016—Le président Faustin Archange Touadéra se rendra lundi prochain à Bria, chef-lieu de la Haute Kotto et fief de l’ex-Séléka. L’information est confirmée par la présidence de la République qui inscrit le déplacement dans le cadre de visite ordinaire prévue par le nouveau chef d’Etat.

 

Selon des sources à la présidence, le chef de l’Etat se rend à  Bria pour remercier la population et discuter avec elle sur les questions de paix et de développement. Un ministre conseiller à la présidence a, sous couvert de l’anonymat parlé d’une perche tendue à la Séléka « le président de la République fidèle à sa philosophie de paix, va aller rassurer la population et tendre la main encore une fois de plus pour consolider la paix dans la région » a-t-il confié.

 

Le président de la République Centrafricaine se rend à  Bria au moment où plusieurs tendances de l’ex-Séléka se réussissent dans cette ville pour tenir une Assemblée Générale.

 

Le nouveau président centrafricain se rend à Bria, un mois après sa visite à Kaga-Bandoro, une autre ville contrôlée par l’ex-Séléka.

 

 

Centrafrique : Les fugitifs de l’ex-Séléka s’affrontent avec les éléments auto-défense de Dekoa

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 3 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 03 septembre 2016—Un combat a opposé, jeudi dernier un groupe de fugitifs de l’ex-Séléka et les jeunes auto-défense de Dékoa. L’information a été confirmée au RJDH par le sous-préfet de Dékoa Guy Yves Mbetingaza qui craint des représailles de la part des ex-Séléka de Kaga Bandoro.

 

De sources indépendantes, le combat a eu lieu dans la brousse. Selon le sous-préfet, l’affrontement a fait un mort et plusieurs blessés dans les rangs des fugitifs. Le sous –préfet de Dékoa a confié qu’à chaque village, les fugitifs prennent des jeunes en otage pour leur indiquer le chemin « depuis qu’ils ont fui, ils prennent des jeunes pour qu’ils leurs montrent le chemin, une fois arrivée dans un autre village il libère les premiers, c’est ainsi que les fugitifs avancent » .

 

Guy Yves Mbetingaza qui précise que le combat fait suite à ces séries de prises d’otage « Arrivée au village Cotonaffoh, ils ont pris des otages pour leur montrer le couloir de transhumance pour arriver à au carrefour Bedanmbor, manquant  de vrais pisteurs, ils sont arrivés au village Woulo à 3km mètres de Dekoa et ils ont pris encore des otages. Informés par les auto-défense, c’est là ou y a eu altercation causant la mort d’un des fugitifs dont le corps a été inhumé par la Croix-Rouge de Dekoa », souligne-il.

 

Le sous préfet de Dékoa dit avoir reçu des menaces de la part d’un général de l’ex-Séléka qui aurait promis d’attaquer la ville « un général de l’ex-Séléka m’a appelé le 31 aout à 23h en disant qu’il va descendre sur Dekoa pour en finir avec nous, car ses éléments ont traversé plusieurs villages sans difficultés mais se sont fait attaqués dans la ville. J’ai saisi la Minusca de Dekoa qui a par la suite informé celle de Kaga-Bandoro qui malheureusement n’a pas pris l’information au sérieux », a t-il regretté.

 

Les cadres du FPRC contactés à Bandoro n’ont pas souhaité se prononcer sur ce dossier. La Minusca n’a pas aussi été disponible pour nous répondre à ce sujet.

 

La présence de plusieurs groupes d’éléments de l’ex-Séléka est signalée dans la brousse entre Sibut et Kaga-Bandoro depuis que la Minusca a mis une équipe de ce mouvement en débandade.

 

Centrafrique: Les prix des produits pétroliers baissent à la pompe

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 3 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 03 Septembre 2016(RJDH)—le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a signé un arrêté portant en baisse le prix des hydrocarbures en République Centrafricaine.

 

Dans cet arrêté le prix du Super passe de 880 à 865 Fcfa le litre, le pétrole lampant passe de 660 à 645 Fcfa le litre et le Gasoil de 870 à 885 Fcfa. Peut-on lire dans cet arrêté.

 

Dans un communiqué de la primature, le premier ministre justifie cette baisse par une nette amélioration de la fiscalité pétrolière due à la baisse continue des cours du pétrole sur le marché international, de 112 dollars US en 2012, le baril du pétrole est passé en dessous de 50 dollars US, a précisé ce communiqué.

 

L’arrêté qui devrait entrer en vigueur le 2 septembre n’a pas pu et c’est finalement ce 3 septembre matin que les usagers ont pu bénéficier des retombés de cette décision, a constaté le RJDH

 

La dernière augmentation du prix des hydrocarbures a été consacrée dans la loi de finance votée par les députés en décembre 2011.

 

 

Centrafrique : Plaintes des cultivateurs de Cacao dans la Sangha Mbaéré

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 3 SEPTEMBRE 2016

 

NOLA, 3 septembre 2016 (RJDH)—Les cultivateurs de cacao des villages Anam et Ziendi, situés à 45 Km de la ville de Nola se plaignent de manque d’encadrement, des acheteurs et la dégradation des routes allant dans la localité. Ils ont lancé un appel au gouvernement et ses partenaires pour leur formation et l’évacuer de leurs produits. Position exprimée lors d’une mission du RJDH le 26 aout dernier dans cette localité.

 

La culture du Cacao a effectivement repris dans la Sangha Mbaéré après au moins 39 ans d’inactivité. Cependant, les autorités locales et les agriculteurs éprouvent d’énormes difficultés.

 

Arthur Bebagolo, responsable d’un groupement des agriculteurs de Cacao à Anam présente quelques difficultés, « je suis cultivateur de Cacao. J’ai 2 hectares. Nous avions repris la culture de cacao après nos parents afin de faire développer notre pays, Malheureusement, ce sont les camerounais qui viennent de temps en temps acheter nos produits. Il n’y a pas de route, ni la formation adéquate », a-t-il énuméré.

 

Pour lui, le gouvernement et ses partenaires doivent tout faire pour les aider à améliorer la production, et rendre compétitif le cacao centrafricain sur le marché mondial. « J’invite le gouvernement à nous former sur cette culture », a-t-il lancé.

 

Marc Mbali Metamba, chef du village Anam, regrette le fait que les organisations nationales et internationales qui appuient la relance de l’agriculture ainsi que d’autres projets restent seulement dans la grande ville à Nola, « les gens ne pensent pas à nous, comme-si nous ne sommes pas des centrafricains. Non seulement qu’ils ne pensent pas à nous, mais nous sommes dépourvus de tout : eau potable, route, centre de santé, enseignants etc. », s’est-t-il lamenté.

 

La culture de cacao représentait dans les 70 et 80, 5% de PIB. En juillet 2016, Le directeur général de l’Office de Règlementation du Contrôle et de Conditionnement des Produits Agricoles (ORCPPA) Georges Dambéti avait évoqué la question de la relance de la culture du cacao et ses préparatifs pour cette année 2016 sur le territoire national, en vue de permettre une réelle relance économique tant souhaitée par tous après toutes ces années de tumultes stériles.

 

Selon la projection du ministère du développement rural, la Centrafrique disposera d’ici à 2020 de plus de 45 000 hectares de cacao sur le territoire national.

 

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 16:22
Lu pour vous : L’inexorable déclin des éléphants d’Afrique

 

 

Par Pierre Le Hir LE MONDE Le 02.09.2016 à 06h41

 

L’éléphant d’Afrique est en danger de mort. C’est sur ce tragique constat que s’est ouvert, jeudi 1er septembre à Hawaï, le Congrès mondial de la nature organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). En prélude à ses dix jours de travaux, deux études, rendues publiques la veille, brossent un très sombre tableau de l’état des populations de l’éléphant de savane (Loxodonta africana) et de son cousin de forêt (Loxodonta cyclotis), les deux sous-espèces présentes sur le continent.

 

Un recensement d’ampleur inédite, le Great Elephant Census, révèle que le nombre de pachydermes vivant dans les savanes d’Afrique a chuté de 30 % entre 2007 et 2014. Et ce déclin s’accélère, pour atteindre désormais un taux de 8 % par an.

 

Cette enquête à 7 millions de dollars (6,3 millions d’euros), financée par le cofondateur de Microsoft et mécène Paul Allen, a mobilisé une centaine de scientifiques, avec le concours de plusieurs ONG. Elle a été réalisée sur deux ans, sous forme de survols aériens, par avion ou par hélicoptère, de dix-huit pays totalisant près de 90 % des effectifs d’éléphants de savane du continent.

 

Les conclusions sont accablantes. Alors que, rappellent les chercheurs, l’Afrique a pu compter « plus de 20 millions d’éléphants avant la colonisation européenne », et que leur nombre était encore estimé à 1 million dans les années 1970, il n’en reste plus qu’un tiers aujourd’hui. Soit 352 000 individus en 2014, contre 496 000 en 2007. Leur répartition est très inégale. A eux seuls, le Botswana, le Zimbabwe et la Tanzanie abritent près des trois quarts de l’espèce. Mais la tendance démographique s’inscrit à la baisse sur la plus grande partie du continent, à l’exception de quelques pays où elle se stabilise (comme au Kenya) ou même se redresse (en Ouganda dans l’est, ou au Bénin, au Burkina Faso et au Niger, dans l’ouest).


Le trafic d’ivoire a repris de plus belle

 

Le plus inquiétant est que la situation n’a cessé de se dégrader ces dernières années. Pourtant, l’espèce, décimée pendant les décennies 1970 et 1980, avait commencé à se reconstituer dans certaines régions, à la suite de l’interdiction, en 1989, du commerce international d’ivoire. Cette embellie est terminée.

 

« Si les populations continuent de diminuer au rythme annuel de 8 %, la zone que nous avons étudiée perdra la moitié de ses éléphants de savane tous les neuf ans, préviennent les chercheurs. La disparition de certaines populations est possible, spécialement dans des pays comme le Mali, le Tchad et le Cameroun, où elles sont de petite taille et isolées. »

 

Les causes de ce recul sont connues. Il s’agit, d’abord, du braconnage des pachydermes, abattus pour l’ivoire de leurs défenses. Ce trafic a repris de plus belle. En 2008, le comité permanent de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) a autorisé la vente à la Chine d’un stock de 108 tonnes d’ivoire provenant de quatre pays d’Afrique australe. « Ce signal, ajouté à l’émergence d’une classe moyenne de Chinois dotés d’un fort pouvoir d’achat, a entraîné la mise en place de réseaux criminels d’exportation d’ivoire, dont la Chine est le principal débouché », décrit Céline Sissler-Bienvenu, directrice pour la France et l’Afrique francophone du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW).

 

L’ivoire, s’il n’est pas doté des prétendues vertus médicinales qui alimentent le trafic de cornes de rhinocéros, constitue, pour les nouveaux riches chinois, un signe de réussite sociale, qu’il soit transformé en décoration, sceau ou baguettes. C’est un marché très juteux, le kilo d’ivoire se négociant environ 1 000 euros. Or, déplore Céline Sissler-Bienvenu, la lutte contre « le trafic d’espèces sauvages n’a jamais été une priorité pour les gouvernements, qu’ils soient occidentaux, asiatiques ou africains ». Le recensement montre que l’on retrouve autant de carcasses d’éléphants dans les aires où ils sont protégés que là où ils ne le sont pas, preuve que ces parcs ou réserves n’empêchent pas leur abattage.

 

Avenir précaire

 

Mais le braconnage n’est pas le seul fléau dont souffrent les éléphants. Ils pâtissent aussi de la perte de leurs habitats naturels devant l’extension des villages, des activités agricoles et de l’élevage, sources de « tensions » entre l’homme et l’animal. « Ces conflits sont plus difficiles à régler, car ils mettent en jeu les politiques d’aménagement du territoire », note la directrice de l’IFAW.

 

Et les éléphants de forêt ? Dissimulés par les houppiers, ils n’ont pas été répertoriés par les survols aériens. Mais leur sort n’est pas plus enviable. Une étude, parue en 2013 dans la revue PlosOne, estimait que leurs peuplements dans les forêts d’Afrique centrale (Cameroun, Congo, Gabon ou République centrafricaine) avaient fondu de plus de 60 % en dix ans. Leur population, de 500 000 individus en 1993, est tombée à moins de 100 000, vingt ans plus tard.

 

Une nouvelle étude, publiée dans le Journal of Applied Ecology le 31 août, esquisse un avenir particulièrement précaire pour ces éléphantidés – plus petits que leurs cousins de savane mais pourchassés eux aussi pour leur ivoire –, jusqu’alors peu étudiés. Il apparaît qu’ils se reproduisent à un rythme beaucoup plus lent que ceux de savane : les femelles mettent bas pour la première fois à l’âge moyen de 23 ans (au lieu de 12 pour leurs cousines), et un intervalle de cinq à six ans sépare deux naissances (contre trois à quatre ans). Si bien que, même s’il était mis fin au braconnage, il faudrait près d’un siècle (précisément quatre-vingt-un ans selon les calculs des chercheurs) pour qu’ils retrouvent leur population des années 2000.

 

Ce n’est malheureusement pas l’éléphant d’Asie (Elephas maximus) qui sauvera cet animal emblématique. De cette espèce – différente de celle d’Afrique – ne subsistent que quelque 40 000 individus. S’ils sont moins traqués pour leur ivoire, seuls les mâles étant pourvus de défenses, ils sont capturés pour effectuer de multiples tâches, notamment dans les coupes forestières. D’Afrique ou d’Asie, l’éléphant peut-il encore être sauvé ?


http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/09/02/l-inexorable-declin-des-elephants-d-afrique_4991313_1652692.html#7VrdXjZSSeDrCcsC.99

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