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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 11:55

 

 

http://minusca.unmissions.org/ 17 mai2016

 

Le président de la République, Faustin Archange Touadera puis le Premier ministre Simplice Sarandji ont reçu lundi le Sous-Secrétaire général des Nations Unies chargé des Opérations de maintien de la paix, El-Ghassim Wane.

 

M. Wane était accompagné de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Diane Corner, et les membres de la délégation venue évaluer le mandat de la MINUSCA afin de l’adapter au nouveau contexte centrafricain.

 

 « Nous sommes venus partager avec le président de la République les conclusions préliminaires et recueillir des éléments sur ce que les Nations Unies et le gouvernement centrafricain pourraient faire ensemble dans les deux ou trois années à venir», a dit El-Ghassim Wane à l’issue de sa rencontre avec le président de la République.

 

Auparavant, le Sous-Secrétaire général et sa délégation avaient été reçus par le Premier ministre, à qui ils ont fait un compte rendu de leurs différents échanges, notamment avec les représentants de la société civile, du corps diplomatique, des organisations de femmes et  avec certains chefs religieux, entre autres.  La délégation de l’ONU s’est également rendue à l’intérieur du pays pour faire « une évaluation exhaustive » et des « recommandations conformes aux réalités et aux intérêts du pays». 

 

Le Sous-Secrétaire général s’est dit satisfait des avancées enregistrées par la Centrafrique au plan politique. « Nous sommes évidemment heureux en tant qu’organisation des  Nations Unies d’avoir été associées à ce succès », a-t-il dit. Sans passer sous silence le reste du travail à faire, notamment en termes de restauration de l’autorité de l’Etat, de réconciliation, de retour des réfugiés et des personnes déplacées,  de lutte contre l’impunité et de redressement socio-économique.

 

El-Ghassim Wane a aussi souligné que le programme Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) est une question pressante à laquelle il faut trouver une solution globale. « Le Président a déjà pris un certain nombre d’initiatives fortes, qui méritent d’être soutenues et poursuivies », a-t-il indiqué, évoquant le lien entre désarmement et  la restauration de l’autorité de l’Etat.

 

A l’issue de sa rencontre avec le président de la République et le Premier ministre, le Sous-Secrétaire général des Nations Unies chargé des Opérations de maintien de la paix a salué la « grande convergence de vues entre les deux hommes. Il a réitéré son enthousiasme quant à la poursuite du partenariat Centrafrique-Nations Unies.

 

La mission, conduite par M. Wane, est en Centrafrique depuis le 10 mai pour consulter les autorités nationales, la MINUSCA, les agences onusiennes et les autres partenaires nationaux et internationaux sur les changements nécessaires à appliquer au mandat de la MINUSCA afin qu’il soit adapté aux défis actuels de la Centrafrique. Cette mission quittera le pays le 17 mai et rendra ses conclusions au Secrétaire Général de l’ONU en juin

 

L’ONU SALUE LES AVANCÉES SIGNIFICATIVES OBSERVÉES EN CENTRAFRIQUE
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 11:50

 

 

18/05/16 (AFP)

 

L'Américaine Jane Holl Lute, chargée par l'ONU de coordonner la lutte contre les abus sexuels commis par des Casques bleus, mise sur la fermeté pour régler une des crises les plus graves pour la réputation des Nations unies.

 

Forte de son expérience au ministère américain de la Sécurité intérieure (US Homeland Security) et à la Maison Blanche, Jane Holl Lute veut appliquer un "programme énergique" pour enrayer une longue série d'accusations qui ont terni l'image des missions de l'ONU, notamment en République centrafricaine (RCA).

 

"C'est scandaleux", a-t-elle déclaré mardi à l'AFP. "Il est stupéfiant de devoir parler de telles choses ici".

 

Mme Lute a été nommée en février coordinatrice spéciale de l'ONU dans ce dossier, un comité d'experts indépendants ayant vivement critiqué la manière dont l'institution avait réagi à des accusations de viols, notamment d'enfants, en RCA.

 

Depuis lors, elle s'est rendue en Centrafrique et en République démocratique du Congo pour voir de près les deux missions les plus souvent accusées, Minusca et Monusco, et elle a rencontré plusieurs fois les pays fournisseurs de Casques bleus.

 

"Il y a eu une grave défaillance de la chaîne de commandement au sein des unités impliquées" de la Minusca, estime-t-elle. "Il faut créer un environnement où de tels agissements ne seront pas tolérés."

 

L'ONU a recueilli depuis le début de l'année 29 accusations portées contre des Casques bleus de la Minusca, contre 22 pour l'ensemble de l'an dernier, mais la plupart des faits datent des années précédentes.

 

"Nous nous attendons à découvrir davantage de cas encore", explique Mme Lute. Mais ces nouveaux cas "attireront immédiatement l'attention au plus haut niveau" des Nations unies. "La priorité numéro un est de sensibiliser tous les échelons du système", explique-t-elle.

 

- 'Poches de résistance' -

 

Ce changement d'attitude implique de serrer la vis aux unités militaires et de police servant dans les 16 missions de maintien de la paix de l'ONU dans le monde, de fixer des règles de non-fraternisation qui empêchent aux soldats d'entretenir des relations entre eux, et d'imposer dans certains cas cantonnement ou couvre-feu.

 

Jane Holl Lute admet rencontrer des "poches de résistance" chez certains responsables militaires qui ne veulent pas assumer la responsabilité de prévenir les abus sexuels.

 

A ceux qui prétendent "qu'il n'y a pas de problème dans ma mission, je réponds: c'est du baratin", lance-t-elle. "Nous devons tous nous préoccuper de ce problème".

 

La pression monte sur les pays fournisseurs de Casques bleus afin qu'ils mènent rapidement des enquêtes et prennent des mesures pour poursuivre et sanctionner leurs hommes quand les allégations sont crédibles.

 

L'Afrique du Sud vient ainsi d'annoncer qu'elle allait mettre en place des cours martiales in situ en République démocratique du Congo pour juger ses soldats soupçonnés.

 

L'Egypte a récemment infligé cinq ans de prison à un de ses soldats coupable d'abus sexuel en Centrafrique, après un mois d'enquête, un record selon l'ONU.

 

Les Nations unies envisagent de relever les empreintes génétiques des Casques bleus avant déploiement afin de pouvoir mener des tests ADN le cas échéant, ainsi que de cesser de payer leurs soldes quand ils font l'objet d'accusations crédibles de viol ou d'exploitation sexuelle.

 

L'ONU a aussi créé en mars un fonds pour aider les victimes, auquel la Norvège vient de verser 125.000 dollars.

 

"Nous avons fait beaucoup de progrès", affirme Jane Holl Lute. "Nous en avons encore à faire".

 

Abus sexuels des Casques bleus: la coordinatrice de l'ONU veut des mesures énergiques
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 23:39
Programme des funérailles d'André DOUNGOUMA FOKY

 

                                                                                                01/05/1948- 09/05/2016

 

 

L’épouse, les enfants, les neveux,  les nièces et les petits-enfants ont la tristesse de vous faire part du décès de Monsieur André FOKY DOUNGOUMA dit « FOX », survenu le lundi 9 mai 2016 à 13h42 à l’Hôpital de Jossigny sur Marne (77600).

 

Ci-dessous le programme de ses obsèques mardi 17 mai 2016 :

 

  • 11h00-12h00 :   Levée de corps à la chambre mortuaire de l’Hôpital de Jossigny sur Marne   2-4, Cours de la Gondoire.

 

  • 14h00-15h00 :   Messe de bénédiction à l’Eglise de Torcy-Place de l’Eglise.

     

  • 15h30 :    Inhumation au Cimetière- Chemin de la messe de Torcy.

 

  • 16h00 :   Partage d’un pot de l’amitié Salle Remise aux Fraises                                                                            Cours de l’Arche Guédon 77186 Noisiel.

 

 

          Contact : Marina  07 52 64 45 20/ Tito 06 67 44 10 37

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 23:30

 

Célébration de la FÊTE DES MÈRES

« Honneur et Respect aux Mamans de Centrafrique »

Communauté Centrafricaine Montpellier

 

Le Club BASKET’ELLES  et l’Association des Centrafricains de Montpellier (ACAM) ont le plaisir de vous annoncer la célébration de la Fête de mère qu’ils organiseront  le 28 mai 2016 à Montpellier.

 

Cette cérémonie placée sous le symbole de la « Femme, mère de l’humanité »,  se déroulera en deux étapes :

 

Une matinée multisports très conviviale et riche en sensation

 

Deux tournois sportifs de football et basket-ball auront lieu au gymnase Micheline OSTERMEYER du complexe sportif Alain Delylle, sis à la rue Les Sorbes – 34080 Montpellier.

 

L’une des grandes surprises de la matinée sera la participation symbolique des  anciennes « FAUVES de BAZOUANGUI » de l’équipe emblématique Centrafricaine de Basket-ball féminin, attendues pour un match spectaculaire de format All Stars.

 

Plus de 200 spectateurs, venant de toute la France, ont déjà manifesté leur présence pour cette matinée ensoleillée  de rencontre sportive où nos mamans seront  ovationnées au rythme des slogans et chants nostalgiques des supporters  des stades Martin NGOKO et Barthélémy BOGANDA.

 

Des boisons et mises en bouche de spécialités africaines seront aux choix pour agrémentées ces moments joyeux et pleins d’intensités.

 

Une soirée de gala  à l’honneur de nos déesses de la maternité

 

Ambiance festive garantie en surprises et émotions, cet évènement est totalement consacré à nos dignes mamans méritées.

 

Sont prévus au programme :

 

  • Des présentations de plusieurs associations et fondations dirigées par des femmes.
  • Un défilé de mode organisé par le styliste Panafricain Oumarou MAGBA de Centrafrique 
  • Un menu découverte de spécialités culinaires Centrafricaines et Africaines en restauration
  • L’artiste musical  MAKINTOCHE nous accompagnera au rythme de la musique Centrafricaine

 

BASKET'ELLES ET L’ASSOCIATION DES CENTRAFRICAINS DE MONTPELLIER (ACAM) SERONT TRÈS HEUREUX DE VOUS ACCUEILLIR  LE SAMEDI 28 MAI 2016 A MONTPELLIER.

 

Pour réserver et recevoir vos billets d'entrée, merci de nous contacter au :

 

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Communauté Centrafricaine Montpellier : Célébration de la FÊTE DES MÈRES
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 23:24

 

 

La Haye (AFP) 16 mai 2016 à 18h50 - Après cinq ans d'un interminable procès, le Congolais Jean-Pierre Bemba comparaissait de nouveau lundi devant la CPI, qui doit déterminer sa peine pour les crimes perpétrés par sa milice en Centrafrique, tandis qu'un expert présentait les répercussions des viols commis par ses troupes.

 

Le 21 mars, au terme d'un procès ouvert en novembre 2010, la Cour pénale internationale (CPI) a reconnu l'ancien chef rebelle du nord de la République démocratique du Congo (RDC) coupable de cinq crimes de guerre ou crimes contre l'humanité commis en 2002 et 2003 en Centrafrique, en vertu du principe de la "responsabilité du commandant".

 

Mais le quantum de la peine de M. Bemba, 53 ans, vice-président de RDC entre 2003 et 2006, restait encore à fixer après de nouveaux débats. Ils se sont ouverts lundi et doivent s'achever mercredi. Durant ces trois jours d'audience, les juges entendront plusieurs témoins, les réquisitions du ministère public, ainsi que les plaidoiries de la défense.

 

Jean-Pierre Bemba encourt jusqu'à 30 ans de prison, voire la perpétuité si les juges estiment que l'"extrême gravité du crime" le justifie. Il a déjà passé huit années en détention.

 

Témoin cité par la défense, l'évêque catholique Fridolin Ambongo a cherché lundi à démontrer que Jean-Pierre Bemba et sa milice - le Mouvement de libération congolais (MLC) - avaient joué un rôle dans l'établissement "de la paix et de la stabilité" dans la province de l'Equateur, au nord-ouest de la RDC.

 

En octobre 2002, quelque 1.500 hommes du MLC s'étaient rendus en Centrafrique pour soutenir le président Ange-Félix Patassé, victime d'une tentative de coup d'Etat menée par le général François Bozizé. Jusqu'en mars 2003, les troupes de Jean-Pierre Bemba y avaient tué, pillé et violé.

 

Lors de son procès, sa défense avait argué qu'il n'y avait "aucune preuve d'un ordre venant de M. Bemba vers ses troupes en Centrafrique" mais les juges ont estimé que par téléphone, radios ou téléphone satellite, Jean-Pierre Bemba, alors en brousse dans le nord-ouest de la RDC, était en "contact constant" avec ses soldats.

 

Les crimes étaient considérés comme "une compensation pour les soldes et rations insuffisantes et/ou pour déstabiliser, humilier ou punir ceux suspectés d'être rebelles", ont estimé les magistrats dans leur jugement, le premier de la Cour internationale à avoir condamné le recours au viol comme un crime de guerre.

 

- Hommes, femmes, enfants: tous violés -

 

Tout en affirmant ne pas avoir eu connaissance de ce qui se passait en Centrafrique, l'évêque Ambongo a déclaré lundi que les forces du MLC avaient "enfin permis à la population de se sentir libre, parce que le MLC est venu reconstruire tout ce qui avait été détruit".

 

Il dit peiner à comprendre comment Jean-Pierre Bemba, qui a aidé sa province "pendant une période très troublée", a pu se "transformer en monstre" de l'autre côté de la frontière.

 

Dans l'après-midi, c'est un expert américain cité par l'accusation qui a rejoint la barre, afin d'établir les conséquences de ces viols de masse commis durant cinq mois en Centrafrique.

 

Daryn Reicherter, de l'Université californienne de Stanford, a relevé chez des dizaines de victimes "des taux effroyablement haut de troubles liés au stress post-traumatique".

 

"Un simple viol peut avoir des conséquences sur plusieurs générations", a-t-il dit, évoquant le rejet par leurs familles de nombreuses victimes, totalement abandonnées à elles-mêmes.

 

Hommes, femmes, enfants: tous étaient violés indifféremment, a raconté M. Reicherter, parlant même d'un cas où trois générations de la même famille ont été violées par des miliciens du MLC et forcées, une arme sur la tempe, à assister aux viols de leurs proches. "Ce n'était pas une question de plaisir sexuel, mais une volonté de terroriser et de torturer", "d'humilier et de contrôler toute une population", a décrypté l'expert.

 

Riche homme d'affaires devenu chef de guerre, Jean-Pierre Bemba a été de juillet 2003 à décembre 2006 l'un des quatre vice-présidents du gouvernement de transition de Joseph Kabila en RDC. En 2006, il avait perdu au deuxième tour de l'élection présidentielle contre ce dernier, puis s'était installé en Europe.

 

Il a été arrêté à Bruxelles en 2008 puis remis à la CPI. Depuis, le MLC est devenu un parti politique, le deuxième plus gros parti d'opposition à l'Assemblée nationale congolaise.

 

© 2016 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Crimes en Centrafrique: Bemba de retour devant la CPI, qui doit fixer sa peine
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 23:21

 

 

Par RFI  15-05-2016 Modifié le 15-05-2016 à 22:41

 

Les électeurs étaient conviés aux urnes ce dimanche 15 mai dans dix circonscriptions de Centrafrique pour des législatives partielles. La Cour constitutionnelle de transition avait, pour la deuxième fois en mars, invalidé le premier tour des législatives dans ces circonscriptions pour fraudes. Les résultats devraient être connus d'ici la fin de la semaine.

 

Pour la troisième fois, les électeurs de dix circonscriptions centrafricaines étaient appelés à voter ce dimanche pour le premier tour des élections législatives. Le scrutin du 30 décembre visant à départager les candidats au Parlement avait été annulé sur l'ensemble du territoire. Un deuxième premier tour s'était tenu le 14 février. Mais il a été invalidé une deuxième fois dans ces dix circonscriptions par la Cour constitutionnelle.

 

A Bangui, deux circonscriptions étaient concernées, dans les 3e et 5e arrondissements. On votait également à Sibut, Kaga Bandoro 2, Bangassou 1, Bimbo 1, Bossangoa 4, Ippy 1 et 2 et Koui.

 

Et apparemment l'exercice fatigue les électeurs puisque la participation semble particulièrement faible cette fois-ci à peu près partout. Selon l'Autorité nationale des élections (ANE), les résultats provisoires de ce nouveau premier tour devraient être connus d'ici le 21 mai.

 

Les électeurs seront ensuite convoqués, avec ceux de deux circonscriptions supplémentaires à Bangui et Batangafo, pour un second tour vers la fin juin. Les résultats définitifs devraient, si tout va bien, être proclamés fin juillet après examen des éventuels contentieux. Ce n'est qu'à l’issue de cette proclamation que l'Assemblée nationale centrafricaine sera au complet.

Législatives partielles en RCA: participation en berne après deux annulations
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 23:17

 

 

Par Cyril Bensimon (Bangui) LE MONDE Le 14.05.2016 à 07h25 • Mis à jour le 14.05.2016 à 11h17

 

Figé dans sa statue plantée à l’entrée du quartier du KM5, le lieutenant Georges Koudoukou aurait tant de choses à dire à François Hollande, en visite à Bangui vendredi 13 mai après-midi. Lorsque le chef de l’Etat français est passé devant le monument érigé en l’honneur de ce héros de la France libre, mort après avoir été blessé à Bir-Hakeim, en 1942, ce dernier aurait pu lui glisser qu’il n’y a pas si longtemps, étaient inscrits sur le socle de sa statue des messages promettant à son visiteur du jour la Cour pénale internationale.

 

Dans le KM5, dernière enclave musulmane de la capitale centrafricaine, les sentiments à l’égard de la France ont depuis évolué. Vendredi, il n’était plus question de la vouer aux gémonies, de lui rappeler que le déclenchement de l’opération « Sangaris » en décembre 2013 avait entraîné la chute du pouvoir de la Séléka – alliance de mouvements rebelles à majorité musulmane –, suivie d’un cycle de vengeances contre la minorité islamique.« Restez ! », clame un commerçant, derrière un solide dispositif de sécurité.« Il ne faut pas que la France nous tourne le dos. La paix n’est pas sûre », ajoute son voisin. M. Hollande a fait ce bref déplacement pour signifier au nouveau président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, et aux 650 soldats français encore présents, la fin de « Sangaris ». Dans le reste de la capitale, l’accueil était bien moins chaleureux.

 

Une myriade de conflits

 

La République centrafricaine (RCA) n’est plus le théâtre d’une guerre de blocs, s’ils ont jamais existé, entre Séléka et anti-balaka (milices d’autodéfense chrétiennes), mais d’une myriade de conflits où se mêlent luttes pour le contrôle de territoires, banditisme et « protection » de communautés. Près de Ndélé, dans le nord, les mouvements du général Al-Khatim, chef d’une branche des ex-rebelles de la Séléka, font des frayeurs à la population et aux Chinois prospecteurs de pétrole qui s’y trouvent. Plus à l’ouest, à proximité des frontières du Cameroun et du Tchad, les tensions ne cessent de s’exacerber entre pasteurs peuls et agriculteurs. Des conflits qui se règlent désormais à coups de fusils d’assaut.

 

Trois mois après son élection à la présidence, le professeur de mathématiques Faustin-Archange Touadéra a déjà résolu plusieurs équations. Celle de la réalisation d’une victoire dans les urnes sans appareil politique, puis de la formation d’un gouvernement composé de son cercle rapproché, d’un fils d’empereur, Jean-Serge Bokassa, à l’intérieur, d’un conseiller municipal PS à la mairie du 13e arrondissement de Paris, Joseph Yakété, à la défense, et d’anciens membres des gouvernements de l’ex-président François Bozizé, dont. M. Touadéra fut le premier ministre entre 2008 et 2013.

 

L’aide de la France est attendue

 

Il reste désormais au nouvel élu, comme il le détaille, à remporter les défis de « la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, l’assainissement des finances publiques, la relance de l’économie et la satisfaction des besoins de base des populations ». Pour y parvenir, sa première urgence sera d’engager un processus de désarmement et de réinsertion des combattants,« clé de voûte de la relève » de la RCA. L’aide des bailleurs étrangers, et notamment de la France, premier partenaire, est à ce titre fortement attendue.

 

Honoré par son hôte, qui lui a signifié « la reconnaissance des Centrafricains », François Hollande a, lui, salué « une élection qui peut servir de référence en Afrique », avec un scrutin pluraliste comme « ailleurs en Afrique, mais pas partout ». Une allusion aux élections contestées au Congo-Brazzaville et au Tchad.

 

Vers un désengagement militaire

 

Pour la France, le problème à régler est celui d’un désengagement militaire, sans laisser l’impression d’abandonner la RCA à un moment crucial. « La responsabilité qui était la mienne était de prendre la décision d’intervenir alors que nos armées étaient déjà engagées au Mali, a déclaré le président français, qui effectuait sa troisième visite en trente mois. Mais ma responsabilité de chef de l’Etat, une fois que cette opération a été menée à son terme avec le succès que l’on vient de saluer, c’est alors d’y mettre un terme, parce que nos armées sont appelées sur d’autres fronts. » Les priorités militaires sont au Sahel, « encore pour longtemps en Syrie et en Irak », ou à la protection du territoire, mais « la France est et sera toujours là », a insisté M. Hollande.

 

Selon le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, qui accompagnait le chef de l’Etat, dans un proche avenir, entre 70 et 100 militaires contribueront, au sein d’une mission de l’Union européenne, à la formation d’une nouvelle armée centrafricaine, une centaine d’autres seront déployés au sein de la Mission des Nations unies. Enfin, un détachement d’environ 250 hommes sera positionné sur l’aéroport de Bangui-M’Poko. L’armée française n’en a donc pas terminé avec l’un de ses principaux terrains d’intervention (six depuis 1979).

 

L’étape de Bangui achevée, François Hollande s’est rendu vendredi soir à Abuja, la capitale du Nigeria. Samedi, le chef de l’Etat devait participer au sommet régional consacré à la lutte contre Boko Haram. Une autre crise où les militaires français sont engagés.

 

Cyril Bensimon Bangui

Lu pour vous : A Bangui, François Hollande annonce la fin de l’opération « Sangaris »
Lu pour vous : A Bangui, François Hollande annonce la fin de l’opération « Sangaris »
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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 23:14

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 16 mai 2016 – La MINUSCA entame ce mardi une série de rencontres avec des jeunes, des femmes, des leaders religieux et des chefs traditionnels de Bangui. L’objectif est d’échanger avec ces groupes sur les mesures mises en place par la Mission pour prévenir et combattre les exploitations et abus sexuels commis par des Casques bleus.

 

Sous le thème «Combattons ensemble l’exploitation et les abus sexuels », ces formations se dérouleront  du 17 au 20 mai à la FATEB et réuniront environ 280 personnes. Ces leaders communautaires seront en mesure de mieux expliquer à leur communauté respective comment reconnaitre les comportements prohibés et les dénoncer en toute confidentialité.

 

Cette activité de sensibilisation et formation vient s’ajouter aux rencontres que les responsables de la MINUSCA ont déjà eues avec les populations locales à Bambari, Bria et Bouar pour exprimer la détermination de la Mission à mettre fin à ce fléau. Lors de ces rencontres, le Représentant spécial du Secrétaire général a demandé à la population d’aider la MINUSCA en dénonçant des comportements interdits dont se seraient rendus responsables des fonctionnaires de la MINUSCA mais également d’éviter de stigmatiser les victimes des exploitations et abus sexuels.  

 

La MINUSCA a mis en place un ensemble de mesures de prévention et combat contre ce fléau, en mettant notamment l’accent sur la protection des victimes, la conduite d’enquêtes dès que des allégations sont connues et le suivi des cas, pour que justice soit rendue aux victimes.

 

A ces mesures au niveau de la Mission, s’ajoutent celles prises au siège dans le cadre de la politique de tolérance zéro du Secrétaire général des Nations Unies. Parmi elles, la nomination de la Coordonnatrice spéciale pour l’amélioration de la réponse de l’ONU à l’exploitation et aux abus sexuels, qui a séjourné en Centrafrique en avril dernier, et l’adoption de la résolution 2272par le Conseil de sécurité. Elle prévoit, entre autre, de «rapatrier une unité militaire ou une unité de police constituée d’un contingent lorsqu’il existe des preuves crédibles de cas répandus ou systématiques d’exploitation et d’atteintes sexuelles». Elle met également un accent particulier sur la conduite des enquêtes par les Etats membres et donne au Secrétaire général des Nations Unies la possibilité de remplacer toutes les unités militaires ou unités de police constituées lorsque les auteurs d’abus échappent à la loi de leur pays.

280 LEADERS LOCAUX RÉUNIS PAR LA MINUSCA POUR COMBATTRE L’EXPLOITATION ET LES ABUS SEXUELS
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 19:00

 

 

13/05/2016

 

L’USAID et un groupe de partenaires financent un Projet de paix dénommé « Partenariat interconfessionnel pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine CIPP ».

 

Ce projet qui s’étend sur une période de 5 ans, est financé à hauteur de 7 millions de dollars, soit 4.022.470.000 de francs CFA. Lancé officiellement ce vendredi à Bangui, CIPP vise à sauver la paix en Centrafrique.

 

« Partenariat interconfessionnel pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine CIPP » est une œuvre de la plateforme inter-religieuse de Centrafrique, Catholic Relief Service (CRS), Islamic Relief Worldwide, World vision et Aegis Trust.

 

« Ce sont quatre ONG qui ont constitué un consortium et essayé de l’élaborer en trois objectifs stratégiques. Le premier est de renforcer la capacité des institutions centrafricaines afin qu’elles deviennent des promoteurs de la cohésion sociale. Le deuxième, c’est de faire en sorte qu’il y ait un relèvement économique au niveau du peuple et le troisième parle de la guérison des traumatismes et l’éducation à la paix », a expliqué Alain Bertrand Lazaret, directeur pays de l’Aegis Trust.

 

L’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, l’un des leaders de la plateforme inter-religieuse de Centrafrique se réjouit de ce projet.

 

« Pour la première fois, les partenaires vont soutenir un projet à durée de 5 ans, ce qu’ils n’ont jamais fait. Je pense que nous pouvons être habités par un sentiment de satisfaction », a-t-il déclaré à la fin des travaux tout en ajoutant qu’ « Il y aura une grande assemblée nationale et il y aura des Centrafricains qui seront placés à la tête pour mener à bon port ce projet ».

 

Le prélat a indiqué tout de même que les privés ont contribué à hauteur de 4 millions de dollars soit 2.298.550.000 de francs CFA.

 

Une projection cinématographique sur les témoignages des trois leaders religieux centrafricains a marqué le temps fort du lancement de ce projet. Des témoignages qui déterminent la véritable nature de la crise centrafricaine qui est loin d’être une crise inter confessionnelle comme cela a été présenté par certains médias internationaux.

 

Etait présent à la cérémonie du lancement Jeffrey Hawkins, ambassadeur des Etats Unis en poste à Bangui. Le gouvernement était représenté par le directeur de cabinet du ministre du Plan.

CENTRAFRIQUE : 7 MILLIONS DE DOLLARS POUR CONSOLIDER LA PAIX EN CENTRAFRIQUE
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 18:06
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le président du PUR s’inquiète suite aux soupçons de corruption à l’Assemblée Nationale

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 14 MAI 2016

 

BANGUI, 14 mai 2016—Eddy-Symphorien Kparékouti, président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) se dit inquiet par rapport aux soupçons de corruption qui ont émaillé l’élection du bureau de l’Assemblée Nationale. Pour lui, ces faits sont inadmissibles pour un pays qui veut refonder sa démocratie. Le président du PUR l’a dit dans une interview accordée le vendredi dernier au RJDH.

 

Eddy-Symphorien Kparékouti dit avoir eu des informations sur des soupçons de corruption avant et pendant l’élection du bureau de la nouvelle Assemblée Nationale. Mais pour lui « il faut chercher à établir la vérité sur ces allégations avant de prendre des mesures. Je pense qu’à l’état actuel des choses, il faut que le nouveau régime puisse situer l’opinion sur cette affaire en ouvrant des enquêtes qui pourront nous dire réellement ce qui s’est passé » a-t-il avancé.

 

Le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction est catégorique « si ces faits sont confirmés, je pense que ce sera une atteinte grave à la renaissance de la démocratie que le peuple centrafricain a conquise par ses sueurs, ses pleurs, ses souffrances et son sang. Ce sera un fait hautement condamnable. Il est inadmissible que des individus mandatés par le peuple puissent s’engager dans des voix aussi honteuses que la corruption pour atteindre des objectifs égoïstes. Je pense que si ces faits sont  vérifiés, les auteurs et co-auteurs doivent être dénoncés voire punis » a-t-il fait savoir.

 

Eddy-Symphorien Kparékouti pense que les faits sont graves parce qu’ils touchent l’instance qui est censée contrôler la nation dans  tous les domaines « ce sont les députés qui sont appelés d’ici là à contrôler l’exercice du pouvoir dans ce pays qui est encore en crise. Si eux-mêmes sont des corrompus ou des corrupteurs, je pense que la barque prend l’eau avant même d’être lancée et il faut penser à la sauver dès maintenant en sanctionnant les auteurs et complices de ces actes ignobles et antirépublicains qui n’honorent ni le nouveau parlement ni le peuple qui l’a élu » dénonce ce leader politique.

 

Pour le président du PUR, ces soupçons de corruption sont en fait, un essai qui risque de faire école « aujourd’hui la République Centrafricaine n’a pas besoin d’une Assemblée Nationale téléguidable, malléable par des espèces sonnantes et trébuchantes. Ce genre de parlement est une bombe à retardement et l’histoire politique de ce pays est là pour le témoigner. Il faut mettre fin à cette idée au cas où ces soupçons sont avérés parce qu’il s’agit d’un essai et s’il n’est pas réprimé, il fera école au sein de cette Assemblée pour anéantir tous les efforts consentis par le peuple centrafricain pour retrouver aujourd’hui le chemin de la démocratie » développe le numéro 1 du PUR.

 

Il se dit aussi déçu par la sous-représentativité des femmes au niveau du bureau de la nouvelle Assemblée Nationale « nous n’avons qu’une seule femme dans le bureau de l’Assemblée Nationale soit moins d’un pourcent. Ceci est regrettable pour un pays comme la RCA. Je pense que cela doit être vite  corrigé. Il faut encourager le leadership féminin qui est capable de beaucoup de choses. C’est un raté que je condamne avec énergie » indique Eddy-Symphorien Kparékouti.

 

Karim Meckassoua, président du bureau de la nouvelle    Assemblée Nationale est, lui aussi accusé d’avoir corrompu les députés. Ce dernier n’a jamais répondu à ces accusations. La position de Eddy-Symphorien Kparékouti est partagée par le président du PARC Gaston Nguerekata qui a ouvertement accusé Karim Meckassoua de corruption.

 

 

Kabo: Tension entre agriculteurs et éleveurs peulhs suite à la destruction des champs par des bœufs

 

http://rjdh.org/PAR JAPHET BEOROFEI LE 14 MAI 2016

 

KABO, 14 Mai 2016 (RJDH)—La tension entre les agriculteurs et les éleveurs peulhs de Kabo est montée d’un cran depuis une semaine. Cette situation est liée à la destruction de plus de trois hectares de champs par des bœufs appartenant aux éleveurs peulhs armés appelés Mbarara.

 

Pour le moment aucun incident majeur entre les deux parties n’est encore signalé bien que la tension soit vive entre elles.

 

Un agriculteur interrogé par le correspondant du RJDH à Kabo, témoigne les faits en ces termes « j’ai vu mon champs et plusieurs autres appartenant aux gens du village, être détruits par des bœufs dont les propriétaires sont les éleveurs peulhs qui sont ici ». Selon la même source, les tentatives de dialogue ne sont pas appréciées de l’autre coté « quand nous allons vers eux pour tenter de régler la situation, ils répondent par des menaces parce qu’ils ont des armes ».

 

Cette tension est signalée à Kabo au moment où la région entre dans la phase de campagne agricole intense.

Le maire de la ville de Kabo Robert Sanzéman se dit dépassé par la situation « mon pouvoir est limité parce qu’il ne s’exerce pas sur ceux qui ont des armes. Alors comme les forces de sécurité et de défense sont quasi inexistantes dans la région, les plus forts imposent leur loi c’est ce qui arrive dans ce cas précis où les bœufs des peulhs armés détruisent les champs. La situation est là mais on ne peut rien en ce moment » s’est-il lamenté.

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les éleveurs peulhs accusés dans cette affaire.

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