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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 12:58
RCA : Le pays célèbre en différé la Journée Mondiale de l'Alimentation
RCA : Le pays célèbre en différé la Journée Mondiale de l'Alimentation
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RCA : Le pays célèbre en différé la Journée Mondiale de l'Alimentation
RCA : Le pays célèbre en différé la Journée Mondiale de l'Alimentation

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 18 novembre 2019 17:05

 

Les agriculteurs et éleveurs centrafricains sont à l'honneur ce 18 octobre. La célébration en différé de la Journée Mondiale de l'Alimentation s'est déroulée ce matin à Bambari en présence du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera.

Pour le gouvernement cette célébration plusieurs fois reportée est un succès. Elle s'est tenue dans un contexte où les éléments de l'UPC encore actif dans la région n'ont pas influencé la tenue des festivités.

Pour la circonstance, l'état-major des armées a renforcé le dispositif sécuritaire dans la région. Faustin Archange Touadera se félicite du succès de ce rendez-vous qui témoigne l'effectivité de la mise en œuvre de l'accord de paix signé entre le gouvernement et les groupes armés.

Pour Bruno Glamé un habitant de Bambari, l'ambiance est à la fête. "Les activités se passent dans la gaieté et les habitants sont ici dans la liesse pour avoir vécu ce moment historique" a-t-il indiqué avant de saluer la présence du président de la République. "Nous nous réjouissons de la présence du chef de l'Etat ainsi que celle de toutes les autorités impliquées dans la préparation de la Journée Mondiale de l'Alimentation".   

Peu avant la festivité, les éléments de l'UPC se sont regroupés à Bokolobo et ont renforcé leur présence dans la ville de Bambari. La présence renforcée des forces armées ont dissuadé les groupes armés au point que la célébration s'est tenue dans le calme et sans incident.

L'édition de la Journée Mondiale de l'Alimentation de 2018 a été secouée par les violences armées ayant contraint le gouvernement à annuler les festivités.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement met en garde contre tout retour précipité dans les zones inondées

 

BANGUI, 18 novembre 2019 (RJDH) --- Le gouvernement centrafricain à travers le ministère de l’Action humanitaire, met en garde contre tout retour précipité dans les localités inondées sans respect préalable des consignes des autorités compétentes. Une décision rendue publique, dans une note publiée le jeudi 14 novembre par le Ministère de l’Action Humanitaire et de la réconciliation nationale Virginie Baikoua.

Le gouvernement centrafricain a mis en garde les sinistrés des zones inondées de ne pas regagner maintenant leur domicile, en attendant la décrue des eaux et le temps d’analyser les locaux pour éviter d’éventuelles contaminations.

Le niveau des eaux commence peu à peu à connaitre une décrue. C’est dans ce contexte que certains sinistrés manifestent depuis quelques jours le désir de regagner leur domicile et ce, en méconnaissance des dangers qui pourraient en résulter.

Craignant une éventuelle épidémie qui aurait des conséquences fâcheuses sur les populations riveraines en plus du drame actuel, le gouvernement a pris des mesures sécuritaires en demandant aux sinistrés de prendre en mal leur patience car, «  depuis quelques jours nous observons la décrue de l’Oubangui qui va se poursuivre dans les jours à venir. Cette période comporte ses lots de risque. Des maisons inondées encore debout risquent de s’effondrer et entrainer des pertes en vies humaines et des dégâts matériels ; des points d’eau inondés ont été contaminés et portent un risque sanitaire élevé. Enfin, le débordement des latrines et de fosses septiques ont propagé des microbes pouvant causer des épidémies », a prévenu Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire.

Elle a, par-ailleurs, indiqué que le gouvernement et ses partenaires vont entreprendre dans les jours à venir des actions de décontamination des zones sinistrées, « je mets en garde contre tout retour précipité dans les localités sans respect des consignes des autorités compétentes. Le gouvernement et ses partenaires vont mettre en place dans les prochains jours des mesures pour inspecter l’état des bâtiments, dépolluer les points d’eau et décontaminer les surfaces d’habitation », a-t-elle précisé.

Une inquiétude partagée par le Représentant de la Fédération  internationale des Sociétés de la Croix rouge et du Croissant Rouge, Dénis Deffaut, pour éviter tout retour précoce, « il faut faudrait que les gens restent dans les sites avant que nous ayons fait l’évaluation de la situation.  Que les organisations avec qui nous travaillons puissent nettoyer les maisons et voir si les maisons soient encore solides pour y regagner », souhaite-t-il, avant de relever que, « nous avons pris cette mesure préventive pour éviter des éventuelles épidémies de choléra où d’Ebola. C’est dangereux de regagner le domicile très tôt », a prévu le chef de mission de la Société des croix rouge et de croissant Rouge.

 « Dans ces quartiers, les puits et les latrines ont été souillés, parce qu’ils se sont mélangés, il y a des maisons qui aujourd’hui sont instables, cela veut dire qu’on soit sûr qu’elles ne vont pas tomber dans les jours à venir. Il y a des bêtes, des petits animaux des bétails, qui sont morts noyés et qui sont aujourd’hui en putréfaction, et tout cela fait de ces endroits un environnement hyper contaminé. Si les gens rentrent maintenant, ils vont se trouver dans cet environnement et pourraient avoir une nouvelle catastrophe avec des épidémies comme le choléra », autant de sujets d’inquiétudes pour Dénis Deffaut.

Le nombre des victimes des inondations à travers le pays est estimé à environ 50 000 personnes selon les données officielles.

RCA : Le pays célèbre en différé la Journée Mondiale de l'Alimentation
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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 12:44
Le chef de l'Etat appelle les groupes armés à se conformer à l'accord de paix

 

RCA : le chef de l'Etat appelle les groupes armés à se conformer à l'accord de paix

French.china.org.cn | Mis à jour le 19-11-2019

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a exhorté lundi les groupes armés à se conformer aux engagements qu'ils ont pris dans l'accord de paix du 6 février 2019.

Ceux-ci doivent immédiatement cesser d'"imposer des taxes aux paisibles citoyens, d'ériger des barrières illégales, d'exploiter de manière frauduleuse les ressources minières du pays", a-t-il dit dans un discours retransmis en direct sur la radio nationale,

"Les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité, les crimes et délits de droits communs qu'ils commettent aujourd'hui" les rattraperont demain, a averti M. Touadéra, qui s'exprimait depuis Bambari (centre).

Cette ville a été choisie par le gouvernement centrafricain et la mission de l'ONU de maintien de la paix (MINUSCA) pour devenir une ville pilote sans groupes armés. Mécontent de sa reprise en 2017 par l'armée centrafricaine et la MINUSCA, le groupe Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d'Ali Darassa l'avait attaquée en 2018.

Source: Agence de presse Xinhua

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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 12:26
RCA: le 3R largement avancé dans la mise en œuvre de l’accord de paix

Lu pour vous

 

 RCA: le 3R largement avancé dans la mise en œuvre de l’accord de paix

 

Bangui 15 novembre 2019— (Ndjoni Sango): Signataire de l’Accord paix négocié à Khartoum et signé le 6 févier 2019 à Bangui, le mouvement Retour Réclamation et Réhabilitation (3R)  fait de son mieux pour mettre en œuvre les engagements pris dans cet accord dans sa zone, au nord-ouest de Centrafrique. Les faits et données récoltés par la rédaction de Ndjoni Sango attestent que ce mouvement à majorité peulh dont le leader Sidiki Abbass est en avance dans la mise en œuvre de l’accord de paix contrairement aux autres groupes signataires.

En septembre dernier, une équipe de site web Ndjoni Sango s’est rendue dans région nord-ouest de la République Centrafricaine, pour une investigation sur la mise en œuvre de l’accord de paix. Dans cette investigation, l’équipe de Ndjoni Sango a interviewé les autorités locales, les leaders du 3R, les populations qui sont pour la plupart des éleveurs et agriculteurs.

La sécurité, la libre circulation, la cohésion sociale, le DDR (Désarmement des combattants armés), la santé et l’éducation entre autres étaient au centre de notre voyage de presse conforment à la mise en œuvre de l’accord de paix signé entre le gouvernement centrafricain et les leaders des 14 groupes.

Dans cette partie du pays contrôlée par le mouvement 3R, la libre circulation des biens et des personnes est vérifiable. Des commerçants venus du Cameroun, du Tchad, des différentes localités du nord-ouest de la RCA, font des navettes, de ville en ville, pour vendre leurs marchandises sur les marchés hebdomadaires.

En dépit de l’ombre du mouvement 3R, les commerçants disent être serins dans leurs déplacements. Comme le témoigne un commerçant ambulant interviewé au village Ndakobira, qui sillonne les marchés hebdomadaires de la région afin d’écouler ses marchandises tels que les boubous hommes.

« Comme il y a un retrouve progressive de la stabilité ici, je sillonne les marchés depuis Boccaranga, Kouï, Ndakobira,  Nièm, Yéléwa, Besson, et autres. Durant cette navette, je ne suis pas inquiété par qui que ce soit. Je circule librement avec mes marchandises. Je viens du Cameroun, je peux passer 2 à 3 semaines ici avant de repartir », témoigne Ali Ousman,  un refugié centrafricain qui vit sur le site de Borgom au Cameroun.

Le 3R sensibilise sur la cohésion sociale

Les habitants des localités que l’équipe de Ndjoni Sango croise, consolident la cohésion sociale et la paix. Agriculteurs et cultivateurs, musulmans ou peulhs, Chrétiens ou animistes, tout le monde vit ensemble et parle en patois : fulfulde (langue peulh), gbaya et pana, signe d’une véritable cohésion sociale.

« Nous vivons ensemble, les musulman et chrétiens, après la signature de Khartoum. Tout revient normal en ce moment. Le leader du 3R donne des conseils à ses éléments qui maintenant n’agressent pas la population. Je n’ai pas vu et entendu un acte de banditisme. Nous circulons librement pour vaquer à notre préoccupation », a expliqué François Docko, un cultivateur de la commune d’élevage de Nièm qui déplore le manque des soins de santé, des infrastructures et de l’éducation.

Au-delà de la précarité de la vie des populations de la région nord-ouest face au problème d’eau potable, de centre de santé, de l’éducation, il y des avancées significatives dans la zone contrôlée par le mouvement 3R qui ne gène pas le mouvement de la population, conformément à l’accord de paix. Le mouvement a listé 2301 combattants pour le DDR dont 248 sont déjà désarmés pour intégrer le rang des Unité Spéciale Mixte de Sécurité dans la zone nord-ouest du pays.  

En juin dernier, les éléments de 3R ont été accablés dans une tuerie de masse des civils au nord du pays. Sous la pression du gouvernement, le leader du mouvement, Sidiki Abbass, a remis à la justice ses éléments responsables de ces forfaits.   

Suite à ces événements ternissant l’image du mouvement, les leaders du 3R ont sensibilisé leurs éléments sur la nécessité de promouvoir la paix, la cohésion sociale et la stabilité dans leur zone de contrôle.

Par ailleurs, le leader du 3R Sidiki Abbas a pris ses fonctions du Conseiller militaire au près du premier ministre durant cette semaine avec comme résidence à Bouar où il va contribuer à la mise en œuvre de l’Unité Spéciale Mixte de Sécurité. Ceci après plusieurs tractations avec le gouvernement et les partenaires internationaux de la mise en œuvre de l’accord de paix. Désarmé, il prouve sa bonne volonté de renoncer aux armes afin d’œuvrer définitivement en faveur de la paix.

 

 

RCA: Sidiki Abbas du 3R prend fonctions avec résidence à Bouar

 

Bangui, le 18 novembre 2019—(NdjoniSango) : Comme annoncé par le premier ministre, Firmin Ngrébada lors de son interpellation par les députés de la nation le mercredi dernier, c’est finalement dans la nuit du samedi au dimanche que Sidiki Abass,  le leader du mouvement rebelle Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) a été installé comme Conseiller militaire du premier ministre, avec résidence dans la ville de Bouar, chef-lieu de la Nana-mambéré au nord-ouest de la République Centrafricaine.

Suite aux pressions subies, le mouvement 3R qui a finalement décidé de revenir dans le processus du DDRR tel que  prévu dans l’accord politique pour la paix et la réconciliation(APPR) signé le 6 février 2019  entre le gouvernement et les groupes armés. Et c’est dans cette optique que le leader de ce mouvement armé, Sidiki Abass, suit la ligne directive tracée dans cet accord  en renonçant aux armes pour suivre le reste du processus de la paix tant voulue par les habitants du nord-ouest.

C’est ainsi que du 4 au 9 novembre, sous l’égide du ministre chargé du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement, Maxime Mokom assisté par son collègue de la sécurité publique ont procédé au désarmement  de Abass Sidiki et ses éléments en présence des autorités locales et de la MINUSCA.

Ce dernier  a été installé par le gouvernement dans la ville de Bouar pour la suite dudit processus, notamment la mise en œuvre des Unités Mixtes de Patrouilles (USMS) dont le leader de 3R aura la responsabilité.

Aliou dit Général Siwo, le numéro2 du 3R que NdjoniSango a contacté, a confirmé l’information de l’installation de leur chef à Bouar. Il précise le leader du 3R va dorénavant travailler la main dans la main avec gouvernement pour la réussite du DDRR surtout de ses éléments.

Il a par ailleurs dénoncé les fausses informations circulant sur les réseaux sociaux et relayées par le site web Corbeau News, à propos de l’installation de Sidiki dans la ville de Bouar.

« Nous dénonçons les fausses informations qui circulent dans certains médias qui disent que le leader de 3R est sous contrôle surveillé mais il est plutôt dans le cadre du processus de la paix et c’est un engagement personnel qui mérite d’être encouragé par tous. C’est fausse histoire pour tenir l’image de notre mouvement», a clarifié Aliou.

S’agissant de ses éléments sur le terrain, le premier ministre, Firmin Ngrébada, a déclaré que des dispositions sont en train d’être prises pour que le complément des ex-combattants de 3R intègre les unités spéciales mixtes de sécurité de la zone de défense nord-ouest à Bouar pour atteindre la limite du quota attribué à ce mouvement.

« Pour le reste des ex-combattants, j’ai donné l’ordre qu’ils soient soumis aux autres composantes du programme DDR telle la reconversion socio-économique afin qu’ils redeviennent après leur formation des simples citoyens vaquant aux occupations de leur choix. Aussi il me paraît d’annoncer que le sieur AbassSidiki, leader de 3R a renoncé à la rébellion et s’active dorénavant après son propre désarmement à soutenir le processus de la paix », a indiqué le Chef du gouvernement aux élus de la nation à l’Assemblée nationale le mercredi dernier.

Le Mouvement rebelle retour, réclamation et réhabilitation (3R) est l’un des seuls groupes armés signataires de l’accord de Khartoum dont le leader a accepté volontairement de déposer les armes pour la cause de la paix.

Mais comme les leaders des groupes armés non conventionnels du pays ont souvent tendance à tenir un double langage avec leur duplicité habituelle ?  Est-ce-que Sidiki est en train de jouer un front jeu au gouvernement ? Seul l’avenir nous le dira.

 

RCA: le 3R largement avancé dans la mise en œuvre de l’accord de paix
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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 13:42
FACA et FSI sur le pied de guerre pour que la JMA de Bambari ait enfin lieu
FACA et FSI sur le pied de guerre pour que la JMA de Bambari ait enfin lieu
FACA et FSI sur le pied de guerre pour que la JMA de Bambari ait enfin lieu
FACA et FSI sur le pied de guerre pour que la JMA de Bambari ait enfin lieu
FACA et FSI sur le pied de guerre pour que la JMA de Bambari ait enfin lieu
FACA et FSI sur le pied de guerre pour que la JMA de Bambari ait enfin lieu

 

Bangui le 18 nov (C.A.P) - Afin de tenir enfin la Journée Mondiale de l'Alimentation et celle de la femme rurale prévue depuis 2018 par le gouvernement à Bambari, chef lieu de la préfecture de la Ouaka , le gouvernement a cette fois-ci bombé le torse et mis en place un dispositif sécuritaire suffisamment imposant.

Il faut dire que cette journée a été déjà annulée à deux reprises et reportée en raison de la seule volonté de l'UPC et son seigneur de guerre, le criminel Ali DARASS qui se prennent pour les natifs et propriétaires de cette ville.

Cette fois-ci, il fallait coûte que coûte que le calendrier arrêté par le gouvernement soit respecté et que le seigneur de guerre Ali DARASS et son UPC comprennent qu'ils ne doivent pas indéfiniment humilier la République centrafricaine et son peuple. 

La JMA du 18 novembre 2019 a donc bel et bien eu lieu dans la ville de Bambari en présence du Président de la République et son gouvernement, pari donc tenu. 

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 13:20
RCA : Réouverture de la mosquée de Gobongo reconstruite
RCA : Réouverture de la mosquée de Gobongo reconstruite
RCA : Réouverture de la mosquée de Gobongo reconstruite

 

Bangui le 15 Novembre 2019 - La mosquée de Gobongo de Bangui détruite lors de la crise de 2013 et reconstruite par les fidèles et les jeunes du quartier a rouvert ses portes ce vendredi 15 Novembre 2019.

Musulmans et chrétiens de ce quartier, tous ensemble pour célébrer la réouverture de cette mosquée et marquer un grand pas de nouveau vers le vivre ensemble et la paix. La réalité de la Paix est là. Exemple à suivre !

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 13:16
Viols de casques bleus en RCA

 

Viols de casques bleus en RCA: l'ONU pointe les dysfonctionnements de l'enquête

 

Par RFI Publié le 17-11-2019 Modifié le 17-11-2019 à 21:07

 

Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

 

C’est un rebondissement dans l’affaire des violences sexuelles commises en République de Centrafrique par des casques bleus gabonais et burundais entre 2014 et 2015. Un audit interne des Nations unies, dont RFI a pu se procurer une copie, révèle de nombreux dysfonctionnements dans l’enquête menée dès 2016. Ils expliqueraient pourquoi de nombreuses accusations n’ont pu être confirmées, ni pourquoi l’enquête n’a pu réellement aboutir.

C’est une sévère autocritique que le service de contrôle interne de l’ONU - l’OIOS - a mené en diligentant cet audit. En effet, devant la liste accablante d’erreurs, on comprend pourquoi l’enquête sur les soupçons de viols par les soldats de la Minusca, à Dekoa, piétine. On peut craindre aussi qu’une majorité des preuves rassemblées par les enquêteurs, en 2016, ne seront jamais recevables devant un tribunal.

Il y a d’abord des dysfonctionnements d’organisation. L’UNICEF, par exemple, est la première à entendre les témoignages, mais tarde à prévenir l’ONU.

Il y a également le manque de préparation des interrogatoires qui, selon le protocole, a pris de court les 31 enquêteurs dépêchés à Dekoa.

Puis, le rapport pointe des erreurs dans la méthodologie des interrogatoires dont certaines questions pouvaient être « humiliantes » ou « intimidantes » pour les femmes qui témoignaient des viols qu’elles avaient subis.

Enfin, l’audit montre que de nombreux échantillons ADN, preuves primordiales dans les affaires de viols, ont été mal conservés et avaient tout simplement « pourri ».

Finalement, sur les 163 dénonciations, 26 n’ont pas été retenues. Les 69 cas impliquant les soldats burundais ont été requalifiés en relations de « fraternisation » avec des civils, et les 68 cas mettant en cause les casques bleus gabonais sont toujours en attente.

La Minusca affirme mener, depuis quelques mois, une politique de « tolérance 0 » vis-à-vis des casques bleus qui entretiendraient des relations avec des Centrafricaines ou seraient soupçonnés de violences sexuelles. Les sanctions sont immédiates et les soldats incriminés radiés à vie des missions de maintien de la paix.

De nombreuses sensibilisations sont menées auprès des troupes déployées ainsi qu’au sein de la population et toute « fraternisation » est désormais interdite. Un réseau d’une vingtaine d’associations relais, chargées de recueillir les témoignages de futures victimes, a été mis en place par les Nations unies.

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 13:01
RCA: les éco-gardes en danger de mort face aux braconniers

 

http://www.adiac-congo.com/ 18-11-2019 11:35

 

De nombreuses espèces protégées dans le pays sont des cibles à abattre par les trafiquants pour leur ivoire ou leur viande.

La Brigade de lutte anti-braconnage(Blad) qui opère dans un parc au sud-ouest de la République centrafricaine se bat à armes inégales pour défendre le patrimoine naturel face à des hommes mieux équipés. Un jeu de piste à haut risque se joue au cœur du continent africain dans la forêt vierge des aires protégées de Dzanga Sangha , au sud-ouest de la Centrafrique.

Des espèces toujours plus menacées (éléphants de forêt, gorilles, buffles…) vivent sur ce territoire dans lequel les éco-gardes chassent sans relâche les trafiquants d’ivoire et autres braconniers. 

Les hommes de la Blab sont de nouveau opérationnels avec des patrouilles journalières mais sous-équipés. Depuis la guerre, l’ONU a imposé un embargo sur les armes dans ce pays, ne permettant pas au conservateur du parc de renouveler son arsenal. Il se fait du souci à chaque départ en mission de ses hommes. "On se rend compte que les braconniers sont plus armés que nous…"avoue-t-il.

Les trafiquants contournent, cependant, cet embargo que l'organisation internationale a décidé, en septembre 2019, d'alléger. Pour preuve, le stock d’armes saisies ne cesse d’augmenter. Elles peuvent être aussi de fabrication artisanale et capables de tuer des éléphants avec des balles qu’ils confectionnent.

Noël Ndong

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 12:59
L’ex-secrétaire national de Caritas en Centrafrique au cœur d’une enquête pour pédophilie

Lu pour vous 

 

L’ex-secrétaire national de Caritas en Centrafrique au cœur d’une enquête pour pédophilie

 

https://www.lemonde.fr/ Par Gaël Grilhot  à 14h52, mis à jour hier à 15h28

 

Un prêtre déjà condamné en Belgique, et interdit d’exercer auprès de mineurs, est accusé d’abus sexuels en Centrafrique où il a assuré une mission de six années.

 

L’ONG catholique Caritas au cœur de la tourmente en Centrafrique. A la suite du dépôt d’une plainte le 7 octobre à l’encontre de l’ancien secrétaire national de l’organisation pour la Centrafrique, pour des abus sexuels présumés sur mineur, dans les villes de Kaga Bandoro (au nord du pays) et dans la capitale, Bangui, le bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) a décidé, « à titre conservatoire, de suspendre toute collaboration avec Caritas, jusqu’à ce que les enquêtes qui sont en cours aboutissent », précise son bureau de communication. « Au sein de l’équipe humanitaire pays, organe de gestion stratégique pour toutes les actions humanitaires, qui regroupe l’ensemble des organisations onusiennes, nationales et internationales, la politique pour les abus et l’exploitation sexuels, c’est la tolérance zéro envers les personnels qui travaillent ici, mais aussi avec les partenaires, qui sont là pour aider les personnes en détresse comme Caritas », ajoute l’Agence.

Déjà condamné en Belgique en 2012

L’affaire concerne un prêtre de la congrégation des Salésiens arrivé en Centrafrique en 2015 pour coordonner les activités de Caritas dans la ville de Kaga Bandoro avant d’être plébiscité au poste de secrétaire national de l’organisation humanitaire. L’organisation catholique Caritas, liée au Vatican, effectue en effet de nombreuses missions de développement et d’assistance aux victimes du conflit entre groupes armés et gouvernement qui sévit depuis 2013 dans ce pays d’Afrique centrale. Elle apporte également un soutien aux jeunes vulnérables, parmi lesquels de nombreux enfants issus des groupes armés. Pour cela, elle peut s’appuyer sur des organisations catholiques comme la congrégation des Salésiens fondée au XIXe siècle par Don Bosco, basée en Belgique mais présente sur les cinq continents, et notamment dans cet Etat d’Afrique centrale, pour une mission d’éducation et plus largement d’aide aux jeunes les plus vulnérables.

Selon la presse belge, le prêtre en question a déjà été poursuivi en Belgique pour des faits d’attouchements sur mineurs remontant à 2001, alors qu’il était éducateur au pensionnat de l’école Don Bosco de Gand. En 2009, il avait également été arrêté avec des vidéos pédopornographiques. Condamné en 2012 à dix-huit mois de prison avec sursis, cinq ans de privation de droits civiques et l’obligation de suivre un traitement psychologique. La Cour criminelle de Gand avait assorti sa peine de dix ans d’interdiction d’exercer un travail au contact de mineurs.

Pourtant, un an plus tard, en 2013, l’homme prend le poste de chef de mission à Kaga Bandoro, où Caritas vient en aide aux nombreuses familles de déplacés. Et selon une source proche de ce prêtre, lorsqu’il passait à Bangui, ce dernier était hébergé au centre Don Bosco, un centre éducatif qui travaille lui aussi avec des enfants vulnérables.

Une mission qui n’aurait pas dû avoir lieu

A l’heure où ce prêtre quittait la Centrafrique, fin juin, la fondation belge catholique Dignity, qui lutte contre les abus sexuels au sein de l’Eglise, avait déjà déclaré à La libre Belgique que la mission que venait d’assurer cet homme durant deux ans n’aurait jamais dû avoir lieu. Une source interne à l’Eglise catholique centrafricaine rappelle par ailleurs au Monde Afrique que « le prêtre a commencé sa mission à Kaga-Bandoro alors que l’évêque de ce diocèse, Albert Vanbuel, était lui aussi un Salésien d’origine belge et que deux ans plus tard, en 2015, l’évêque Vanbuel, âgé de 75 ans, a démissionné de son poste, devenant évêque émérite ».
L’enquête judiciaire a été confiée à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bangui.

Gaël Grilhot (Bangui, correspondance)

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 12:10
Diplomatie : L’Ambassadeur Du Niger Présente Ses Lettres De Créances

 

Diplomatie : L’Ambassadeur Du Niger Présente Ses Lettres De Créances Au Président Archange Touadera

 

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Niger auprès de la République centrafricaine, avec résidence à N’Djamena (au Tchad), SE. Cissé Ousmane a présenté, le vendredi 15 novembre dernier, ses lettres de créances au Président centrafricain, SE. Faustin-Archange Touadera.

La cérémonie s’est déroulée au palais de la présidence à Bangui, en présence des proches collaborateurs du Chef de l’Etat centrafricain. A, son arrivée au palais de la présidence, le Commissaire Cissé Ousmane a reçu les honneurs militaires, avant de présenter ces lettres de créances au Président de la République Centrafricaine. A l’issue de cette présentation des lettres de créances, le diplomate nigérien a eu un entretien avec SE. Faustin-Archange Touadera.

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 18:40
Birao, une poudrière aux confins de la Centrafrique
Birao, une poudrière aux confins de la Centrafrique

 

Publié le 09.11.2019 à 08h50 par AFP

 

Un épais silence plane sur les allées poussiéreuses de Birao. Seules de rares silhouettes y déambulent encore entre les cases vides et les haies de roseaux.

La ville, échouée dans l’extrême nord-est de la Centrafrique, a été durement touchée depuis le 1er septembre par des combats entre deux groupes armés, pourtant signataires en février de l’accord de paix de Khartoum qui avait ramené un calme précaire dans un pays ravagé par la guerre civile.

La plupart des 14.000 habitants sont désormais réfugiés à côté de la base des Nations unies. Entassés sous des tentes de fortune, à quelques mètres des maisons abandonnées où personne n’imagine revenir de sitôt: la veille encore, une énième rumeur d’attaque du groupe armé FPRC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique) a amené une nouvelle vague de déplacés dans le camp, où l’eau se fait rare en ce début de saison sèche.

Seul le marché central a retrouvé un semblant d’activité. Les patrouilles de Casques bleus y côtoient les pickups de miliciens enturbannés sous le regard indifférent des anciens qui prennent le thé à l’ombre des acacias. Presque un retour à la normale, dans ce foyer de rébellion qui échappe depuis des décennies au contrôle de l’Etat centrafricain.

Depuis 2014, le FPRC, l’un des principaux mouvements rebelles du pays, contrôlait la région et la lucrative taxation des marchandises en provenance du Soudan voisin. Son chef militaire, Abdoulaye Hissène ainsi que plusieurs de ses officiers, sont membres de l’ethnie rounga, minoritaire à Birao mais bien implantée dans l’économie locale.

De quoi attiser des tensions anciennes avec l’ethnie kara, environ 40% de la population de Birao, qui compose la grande majorité des membres du MLCJ (le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice).

– Maîtres réfugiés –

Le 29 août, l’assassinat du fils du sultan-maire kara de Birao par un milicien du FPRC a servi d’étincelle: après une premier affrontement le 1er septembre, le puissant FPRC a été mis en déroute et chassé de la ville deux semaines plus tard par des éléments du MLCJ et des civils kara armés. Dans la foulée, les riches demeures du quartier rounga ont été pillées et incendiées.

Les anciens maîtres de Birao sont désormais réfugiés avec les membres de leur communauté près de l’aérodrome, sous la protection des Casques bleus, et séparés des Kara par 15 km de piste.

« Les bandits qui nous ont chassés ont barré la route et empêchent les vivres de venir ici. C’est une manière de faire plus que sauvage », s’émeut Gabriel Redjal, le chef du camp de l’aérodrome, dans un français châtié. « Pour les Rounga, ce n’est plus le moment de vivre dans Birao. Il faut que l’on nous déplace loin d’ici », demande-t-il.

Le temps presse: pour les observateurs internationaux, la crise de Birao menace de dégénérer en une guerre ouverte qui pourrait s’étendre aux régions voisines. Le FPRC promet de reprendre la ville dès la fin des pluies qui rendent les routes impraticables.

Fort de sa victoire à Birao, le MLCJ a continué de grignoter le territoire de son ancien allié dans la région, et lorgne sur une nouvelle localité, Tissi.

– Ethnique ou politique –

“D’ici une semaine, quelque chose va se passer là-bas » confie avec un sourire énigmatique Adramane Ramadan, « chef de race » des Kara. Ce leader communautaire au regard d’acier, nouvel homme fort de Birao, reçoit dans sa propriété gardée par des hommes lourdement armés.

« Ils ne sont pas miliciens du MLCJ », assure-t-il, réfutant tout lien avec le groupe armé: « Ce n’est pas une guerre entre MLCJ et FPRC, c’est une guerre ethnique ».

Les mots ravivent de mauvais souvenirs dans un pays marqué par des années de violences intercommunautaires. Or, du côté rounga, les chefs font une toute autre lecture du conflit: « Il y a toujours eu une certaine jalousie, mais les Kara et les Rounga vivaient bien ensemble » assure Gabriel Redjal. « Il y a de la manipulation politique derrière cela. Et cette manipulation est profonde. »

Le responsable vise Adramane Ramadan, qui reconnaît volontiers briguer le poste de maire de Birao, où les élections locales ont toujours été déterminées par le vote ethnique. Mais également le chef du MLCJ, Gilbert Toumou Deya. Bien installé à 800 km de là dans la capitale, Bangui, il siège au gouvernement comme ministre chargé des relations avec les groupes armés.

Alors que leur chef Abdoulaye Hissène a été accusé par un rapport de l’ONG The Sentry d’avoir manipulé les clivages ethniques à Bangui pendant les violences de 2013, les Rounga de Birao s’estiment à leur tour victimes d’un complot politique orchestré depuis la capitale, à l’aune de l’élection présidentielle de 2020 où les votes de l’arrière-pays seront déterminants.

« Le FRPC respectait l’accord de paix. Et ceux qui ne respectent pas l’accord, qui nous ont attaqués, ils sont là, avec leurs armes dans la ville! Où est la justice? », s’emporte le capitaine Moussa, un commandant du FPRC réfugié à l’aérodrome qui a dû troquer son uniforme contre un survêtement de sport. Pour lui, « il n’y a pas de vérité en Centrafrique. On ne sortira jamais de l’affaire de Birao. »

 

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