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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 21:28
LA FIERTÉ D'APPARTENIR À UNE GÉNÉRATION D'ÉTUDIANTS EN DROIT

 


 

La vie sur terre est cyclique et chaque chose a son temps. Nous avons commencé nos premiers pas de Droit dans l'ancien parc automobile de l'ex empereur Bokassa à la villa Kolongo où des centaines d'étudiants (1000 environs) s'entassaient et prenaient des cours. Personne ne pouvait parier sur notre avenir avec les deux années blanches de 1991 et 1993. Nous avons persévéré dans des conditions difficiles pour suivre la logique de la devise de l'Université de Bangui:"kanga bè ti mon, gbou mbéti a goué yongoro".

 

Aujourd'hui une génération a pris le relais. Cette génération a mis à défi les détracteurs qui affirmaient que le système éducatif centrafricain est égal à la dérivée d'une fonction constante. Le modèle centrafricain est l'un des meilleurs en Afrique, il ne lui manque que des mesures d'accompagnement et des structures adaptées. Pour preuve, le nouveau gouvernement centrafricain compte dans ses rangs quelques ministres issus de cette génération. Il s'agit d'abord des sieurs Henry Marie Dondra, Charles Armel Doubane, Flavien Mbatta, Madame Aline Pana sans oublier le ministre d'Etat, Directeur du cabinet présidentiel Monsieur Firmin Ngrebada. Qui le croyait ? Nous sommes fiers d'appartenir à cette génération qui fait ses preuves sur le terrain.

 

Il s'agit entre autres de Richard Gueret-gbagba à l'agence nationale des élections, Jules Kikko-Gezza Directeur général de la fonction publique, Cherubin Mologbama et Martial Ndoubou aux affaires étrangères, le lieutenant Dieudonné Zébaï à la gendarmerie nationale, Brice Mbenga, Raymond Namkoïssé, Serge Ouarassio, Cherubin Yerada, les colonels de la douane Pierre Gougbe, Emmanuel Songuet-toko, Dapa-collomba, Belly, Thurine Bandarani, Christelle Loumandet, Aimé Kossanzi et Symphore Banga-botty au bureau des nations unies en Centrafrique, Michel Fils Djeukam, Fulgence Zeneth et JP Ombi qui défendent cette génération en effectuant des missions de développement en Afrique de l'ouest, les magistrats Emmanuel Ndakala, Alain Tolindo, Pirioua-yatongo Nicaise, Bakela, Pamphile Oradimo, Alain Gbaziali, Paul Ndongo-sindo, Gervais Mbatta, les avocats Crépin Mboligoumba, Jacob Sangone Demobona, Lydie Mbellet-koundja, Denis Modemadé, Blaise Fleury Hotto, Maître Yakondji.

 

Nous ne serons pas excusé si nous faisons abstraction de la diaspora en France et ailleurs en commençant par les sieurs Théophile Eka 2, Joachim Guerekanda, Anicet Yombo-Gbaka, Jean Bedel Kaïnze, Firmin Ngbeng-mokoué, Anicet Yanibada, Jérôme Allam, le commissaire de police Serge Saboro, Sana Beyamissi, Stanislas Kokota, Firmin Féindiro...ouf, je n'en peux plus, la liste est si longue que je ne pourrai citer tout le monde...je m'excuse auprès de ceux qui ne seront pas citer. Le mérite de cette génération revient de droit à nos valeureux enseignants qui nous ont encadré dans des conditions décriées ci-haut.

 

Il s'agit entre autres des défunts Ismaïlia Sy, Michel Ballo, Marcel Météfara, Bazoli et Moudjo-moudjo. On comptait également Madame Limbassa, les sieurs Mandé-Ndjapou, les frères Kosse, Voyémakoua, Maurice Dibert Dolet, Edouard Kazangba, Mathias Kanda, Monsieur Kongatoua et le couple Nanaré. Nous saisissons l'opportunité pour sensibiliser la jeunesse, la génération future que seul le travail paye. La jeunesse est la relève de demain. Pour ce faire, nous exhortons le nouveau gouvernement de créer les conditions nécessaires à la réussite de notre jeunesse.

 

Pour que la génération future ne nous reproche pas ce que nous avons reproché à nos aînés, nous devons aider ce gouvernement à bien gérer la chose publique en les critiquant, en les gardant en éveil car qui aime bien châtie bien. Ces critiques constructives sur les réseaux sociaux représentent notre part de contribution à l'édifice nationale. Ceux qui se réclament de cette génération doivent recadrer nos collègues du gouvernement pour qu'ensemble  nous soyons solidairement responsables de leurs actes.                                           

 

Paris le 22 avril 2016.
 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

 

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Centrafrique-Presse.com
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 17:39

 

 

APA-Ouagadougou (Burkina) 2016-04-23 12:22:00 - La presse burkinabè a largement commenté, ce samedi, l’audit sur la gestion de la période de transition au Burkina Faso (novembre 2014-décembre 2015) évoquée lors d’un point de presse animée par l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), la veille à Ouagadougou.


"Des attributions ont été faites au profit de certains membres du gouvernement, des membres de leurs familles et de 2 autres personnes", rapporte à sa Une, le journal privé Le Quotidien, reprenant les propos du contrôleur général d'Etat, Luc Marius Ibriga.


Selon le journal, celui-ci s'est prononcé, hier vendredi sur l'affaire de vente de parcelles de la SONATUR (Société national d'aménagement des terrains urbains) à Ouaga 2000, l'un des quartiers chics de la capitale burkinabè.


Le confrère relate que saisie par le Premier ministre (PM) de la Transition, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et son PM, pour vérifier la gestion de la Transition, l'ASCE-LC a mené des investigations sur la gestion foncière et comptable de la Transition d'une part et d'autre part, sur l'affaire dite de vente de parcelles de la SONATUR dans laquelle des membres du gouvernement précédent auraient bénéficié de passe-droit.


"Les conclusions des travaux ont été présentées à la presse le 22 avril au siège de l'institution", écrit le seul quotidien qui parait les samedis au Burkina Faso.

A ce sujet, Lefaso.net, journal en ligne, titre : "Audit de la Transition : Voici le rapport des investigations de l'Autorité Supérieure de Contrôle d'Etat", là où Burkina24.com mentionne : "Audit de la Transition : Des irrégularités révélées".


Le site d'information Burkina24.com. renseigne que des irrégularités ont été relevées, selon la synthèse des rapports d'investigations de l'ASCE-LC dont le contenu a été divulgué lors d'un point de presse ce 22 avril 2016.

 
La première, selon ce confrère, concerne le recours à l'entente directe pour les commandes publiques. 


"Le rapport indique que ce recours a été +abusif sous la Transition+. Il a concerné environ 63 milliards de F CFA sur un total de 114 milliards de F CFA, soit plus de 55% du montant total des commandes publiques passées sous la Transition", laisse lire Burkina24.com.


Et Fasozine.com, un autre site d'information, abonde sans le même sens en affichant à propos : "Audit de la Transition : L'ASCE révèle des irrégularités dans la gestion de la commande publique".

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=851588#sthash.LRK70wjj.dpuf

L'audit sur la gestion de la Transition au menu de la presse burkinabè
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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 17:12
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Une table ronde sur le DDR et la RSS se tient à Bangui sur initiative de L’USIP

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 23 AVRIL 2016

 

BANGUI, 23 avril 2016 (RJDH)—Une table ronde sur le DDR et la RSS se tient depuis ce matin, au restaurant Carré Gourmand à Bangui. Plusieurs entités nationales prennent part à cette table ronde dont l’objectif, est d’engager des discussions sur le processus en République Centrafricaine.

 

Cette table ronde est organisée, selon les initiateurs, pour faire l’état des lieux « nous sommes là pour discuter avec vous sur la circulation des armes en Centrafrique, ceci avec l’appui et l’expérience des experts qui sont là avec nous. Ce sont des échanges sur des points précis que nous verrons pendant ce moment », a expliqué Fiona Mangnan, directrice de l’USIP.

 

Mme Fiona Mangnan de l’USIP précise que cette table ronde n’est pas une conférence « nous ne sommes pas là pour prendre part à une conférence.    Il ne s’agit en fait d’un partage d’expérience car ce que vous avez comme expérience en matière du DDR en Centrafrique est un atout formidable. Avec les experts, nous allons échanger, partager les expériences afin que chacun sorte d’ici avec une certaine idée claire du processus DDR » a-t-elle fait savoir.

 

Un colonel de l’armée centrafricaine, participant à cette table ronde pense que cet exercice vient à point nommé « aujourd’hui la République Centrafricaine a besoin de réussir le DDR qui est la réponse à apporter à la crise. C’est la porte de sortie. Pour cela, il nous faut avoir une bonne approche du processus, c’est pourquoi, ce partage d’expérience est une occasion en or pour notre pays qui a besoin de profiter de toutes les expériences possibles afin de réussir le DDR » signale t-il.

 

Pour Jean-Christophe Robembe, président de l’ONG GECED, le retour de la paix en Centrafrique est conditionné par la réussite du DDR dont les bases sont en train d’être posées par cette table ronde « la paix va revenir en République Centrafricaine si nous arrivons à réussir toutes les étapes du DDR

 

 

Centrafrique : les activités ont repris au marché Km5, sous l’inquiétude de certains commerçants

 

http://rjdh.org/  PAR SANDRINE MBAGNA LE 23 AVRIL 2016

 

BANGUI, 23 Avril (RJDH) – Les activités ont repris ce matin au marché Km 5 sous le regard inquiet de certains commerçants dudit marché. C’est le constat fait ce 23 avril par le RJDH.

L’inquiétude est relative du coté des parents de la victime de l’évènement du 22 Avril, qui réclament à leur tour l’arrestation du présumé coupable, « les parents de la victime d’hier, sont revenus ce matin sur les lieux du drame afin de réclamer l’arrestation du présumé criminel qui est toujours introuvable », a confié un commerçant sous couvert de l’anonymat.

 

« Nous demandons aux nouvelles autorités d’entamer le processus du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) afin de nous libérer dans cette situation que je peux qualifier de la jungle, tout le monde au niveau du Km 5 à une liberté de tuer délibérément sans être inquiété », a expliqué une autorité dans le 3ème arrondissement, selon ces propres termes.

 

La majorité des commerces ont ouvert leurs portes ce matin. Cette reprise fait suite à l’assassinat d’un jeune commerçant le vendredi 22 avril. Ceci a provoqué la débandade au sein de la population du 3ème arrondissement.

 

 

Centrafrique : Le conseil municipal reporté à mardi prochain.

 

http://rjdh.org/  PAR NOURA OUALOT LE 23 AVRIL 2016

 

Bangui, 23 avril 2016 (RJDH) — Le premier conseil municipal de cette année qui devrait se tenir du 21 au 23 avril a été reporté pour le mardi prochain. D’après Joseph Takpalet maire du 7ème arrondissement de la ville de Bangui, ce report est dû au non-respect des textes règlementaires.

 

Ce report est survenu après la cérémonie d’ouverture des activités du conseil présidée par la présidente spéciale de la ville de Bangui Yacinthe Wodobode.

 

D’après les informations reçues auprès  du maire du 7ème arrondissement de la ville de Bangui, ce report se justifie par la non application des textes règlementaires, « avant la tenue du conseil municipal, les documents qui y sont relatifs doivent être distribués à tous les conseillers trois jours franc. Et nous avons constaté avec regret que c’est seulement la veille et même séance tenante que les documents ont été remis aux conseillers. Ainsi donc, ils ne peuvent vraiment pas faire  une étude approfondie de tous les documents pour reprendre ou poser des questions pertinentes par rapport à la tenue de ce conseil » a expliqué ce dernier comme raison du report dudit conseil.

 

Il était question pendant  ce conseil municipal d’apprécier le bilan d’exercice  de la présidente spéciale de la ville de Bangui de l’année 2015 et valider le coût budgétaire des activités de l’année 2016.

 

Les activités de ce conseil municipal seront reprises le mardi prochain à la mairie centrale de la ville de Bangui. /

 

Noura Oualot

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 18:17

 

 

 

http://www.yawatani.com/  22 avril 2016

 

Une cérémonie funéraire a été organisée pour le soldat des Forces Armées Royales, tué le 17 avril dernier en Centrafrique. 

 

Le militaire marocain avait été blessé mortellement par balles, lors d'un accrochage armé entre une unité des FAR qui patrouillait dans la ville de Rafai, préfecture de Mbomou en RCA et des assaillants 'non identifiés'. 

 

L'ONU avait néanmoins accusé la milice chrétienne 'l’Armée de résistance du Seigneur' de ce crime.

Cérémonie funéraire pour le soldat Marocain tué en Centrafrique
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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 17:49
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Une scène de débandade ce matin au marché Km5 de Bangui.

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 22 AVRIL 2016

 

Bangui, 22 avril (RJDH)-Les commerces sont quasi  fermés ce matin au marché km5 dans le 3è arrondissement de la capitale. La mort tragique  d’un jeune homme  par son ami en est la cause.

 

Des  magasins, des kiosques et des ateliers de couture, soudure, mécanique sont fermés. Selon les informations recueillies sur le lieu du drame, l’affaire découlait d’une « dispute entre le défunt et son ami ». Ensuite, la victime aurait tenté de poignarder son camarade mais ne l’aurait pas atteint. C’est ainsi que celui-ci  à son tour  a poignardé  le défunt qui en est mort. Selon toujours cette source, le grand frère du disparu ayant été informé « s’est servi de deux armes Kalachnikovs pour tirer en l’air en plein marché juste au niveau de la station Total Rex », a-t-elle confié  au RJDH.

 

C’est ce qui a provoqué la débandade chez les commerçants en particulier, et au sein de la population du troisième arrondissement de Bangui en général.

 

Au moment de la publication de cet article  le calme est revenu et les gens vaquent librement à leurs occupations en dehors des commerces ne sont pas encore  ouverts. Les taxis  et les motos taxis  continuent de faire de  va et vient vers ce secteur.

 

 Les forces Onusiennes de la Minusca prennent le contrôle du marché de km5 afin d’assurer protection des biens et personnes.

 

 

Bambari : Des maisons incendiées par les Anti-Balaka au village Gamandji

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 22 AVRIL 2016

 

Bambari, 22 Avril (RJDH) – Plusieurs maisons ont été incendiées, le mercredi 20 Avril au village Gamandji situé à 40 kilomètres de Bambari sur l’axe Bambari-Kouango. Selon les informations du RJDH, un groupe des Anti-Balaka accuse la population d’être à l’origine de la mort de leur chef surnommé ‘’Fally’’ et ils ont voulu vengé leur chef.

 

Un habitant du village Gamandji qui a réussie a regagné la ville de Bambari a témoigné les faits en ces termes. « C’était le mercredi aux environs de 5 heures du matin que les Anti-Balaka ont fait irruption dans le village. Ils ont commencé a pillé les boutiques, les maisons et autre. Ils ont  récupéré trois motos des commerçants et ils ont demandé à ce que chaque commerçant leur donne une somme de 250.000 FCFA avant la libération de leurs motos. Peu de temps après ils ont commencé à tirer sur la population, lorsque ces derniers se sont enfuient dans la brousse ils ont profité pour incendier presque tout le village » a-t-il témoigné.

 

Un élément de la gendarmerie qui a requis l’anonymat a confirmé les faits et souligne que la gendarmerie a ouvert une enquête sur le sujet. « Nous avons été mis au courant de cette affaire, nous nous sommes rendue dans le village et nous avons constaté les dégâts causé par ces hommes. Pour le moment nous allons ouvrir une enquête, nous allons chercher tous les auteurs et ils seront traduit devant la justice » a-t-il dit.

 

C’était le jeudi 18 avril dernier, dans des échanges de tirs entre des gendarmes et son groupe au village Gamandji sur l’axe Bambari-Kouango que le redoutable chef Anti-Balaka surnommé Fally a été tué.

 

 

Centrafrique: 21 ONG nationales et internationales des droits humains appellent à la mise en place rapide de la Cour Pénale Spéciale

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 22 AVRIL 2016

 

BANGUI, 22 Avril 2016(RJDH) – Dans un communiqué de presse publié le jeudi 21 avril 2016 par Human Rights Watch, 21 organisations centrafricaines et internationales de défense des droits humains appellent le nouveau président Centrafricain à faire de la Justice une des principales priorités de son gouvernement.

 

Selon ce document, « le peuple centrafricain a été victime d’abus inexprimables indicibles et a exprimé sa volonté de tourner la page sur le passé où régnait l’impunité », ont déclaré ces ONG de défense des droits humains tout en appelant le nouveau président de la République à mettre en place rapidement la Cour Pénale Spéciale et continuer de coopérer avec la Cour Pénale Internationale.

 

D’après ce communiqué, au cours des treize dernières années en RCA, les cycles de violence à répétition ont tous été marqués par la commission de crimes internationaux graves. La dernière qui remonte en 2012 a submergé le pays. 

 

Des groupes armés Séléka et Anti-Balaka ont perpétré des exactions contre les civiles, notamment des meurtres, violences sexuelles, ainsi que des destructions des biens et les responsables de ces crimes n’ont pas toujours été traduits en justice.

 

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 17:42

 

 

http://kamachgroup.com/

 

Conformément à ses engagements, DAMECA a débuté l’installation de lampadaires solaires dans plusieurs quartiers de Bangui. Depuis qu’il a remporté ce marché, le Groupe a planifié la mise en service de ces équipements afin de contribuer au plus vite à cette initiative de l’Organisation Internationale des Migrations (OIM).

 

Le projet porte au total sur 50 lampadaires qui seront installés dans des quartiers sensibles de la capitale : les  3ème, 4ème et 5ème arrondissements de la ville, ainsi qu’à Bégoua et Bimbo. Équipées d’un panneau solaire et d’une batterie de grande autonomie, ces équipements très performants peuvent emmagasiner assez d’énergie pour fonctionner durant 5 jours. Les lampes sont fixées sur des poteaux de 5 mètres de hauteur et permettent l’éclairage d’une zone de 24 à 30 mètres sur 17 à 19 mètres.

 

Les techniciens de DAMECA ont ainsi démarré ce chantier depuis un mois et prévoient de l’achever d’ici cet été. Les premiers lampadaires installés sont jugés très satisfaisants par les habitants et améliorent déjà la qualité de vie des riverains. C’est « la lumière pour tous » a déclaré Eric Kamach, Directeur Général Adjoint de DAMECA.

 

KGROUP démontre ainsi tout son savoir-faire dans ce domaine qu’il connaît bien. Il faut en effet rappeler qu’il était chargé de l’entretien des sites de Orange Centrafrique, avec plusieurs dizaines de panneaux solaires. Au-delà de Bangui, DAMECA projette d’installer un millier de lampadaires solaires dans les autres grandes villes du pays,  réaffirmant ainsi sa volonté d'accompagner la République Centrafricaine dans son développement.

 

DAMECA INSTALLE LES 1ERS LAMPADAIRES SOLAIRES À BANGUI
DAMECA INSTALLE LES 1ERS LAMPADAIRES SOLAIRES À BANGUI
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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 17:16

 

Palais de l’Elysée – Mercredi 20 avril 2016

 

Mesdames, Messieurs,

 

J’ai accueilli le Président de la République centrafricaine, monsieur TOUADERA. C’était pour nous l’occasion, une fois encore, de le féliciter pour l’élection présidentielle dont il est sorti victorieux, qui a été une élection transparente, incontestable et qui a permis de montrer qu’en Afrique, il est possible, même après une période particulièrement tumultueuse, de réussir à organiser un scrutin qui ne crée pas de troubles et, au contraire, permet de rassembler.

 

Ce scrutin-là est un exemple parce que la Centrafrique, je le rappelle était dans une situation proche du chaos en décembre 2013. Il y avait des massacres, il y avait des crimes, il y avait des conflits interreligieux. Il a fallu que la France prenne ses responsabilités, c’est ce que j’avais décidé, avec nos amis africains, avec le soutien des Nations unies, pour que nous puissions mettre un terme à ces combats fratricides, à ces bandes armées qui se livraient aux pires exactions et pour qu’il puisse y avoir une transition.

 

Je veux d’ailleurs remercier la Présidente SAMBA-PANZA, parce qu’elle a assumé cette responsabilité pendant toute cette période.

 

Il a fallu beaucoup de courage pour que nos forces armées, dans le cadre de Sangaris, pour que la Mission des Nations unies, la Minusca, pour que les Centrafricains eux-mêmes puissent se délivrer de ces tourments qui les divisaient et pour que nous puissions assurer un retour progressif vers la sécurité.

 

Je constate qu’un peu plus de deux ans après, il a été possible d’organiser une élection présidentielle et des élections législatives, avec tous les critères qui sont ceux d’une démocratie.

 

Deux ans et un peu plus, c’est un temps finalement court, quand on songe à ce qu’était la situation de la Centrafrique, quand on songe à ce qu’il y avait comme devoir de protection à assurer à la population, quand on songe à ce qu’était l’état de l’économie, c’est-à-dire finalement une Centrafrique qui ne parvenait plus à satisfaire les besoins de sa population.

 

Je rappelle qu’il y a eu des milliers de déplacés, 800 000, et 450 000 réfugiés, dont beaucoup sont encore dans les pays voisins, au Tchad, en RDC, au Cameroun.

 

Quand il y a une opération et qu’elle connait ce succès-là, je pense qu’il faut à la fois féliciter celles et ceux qui l’ont mise en œuvre. Je pense à notre armée. Je pense aussi à tout ce que nous avons pu faire au titre de la coopération civile, à cette relation que nous avons pu établir avec les autorités de transition. Il faut aussi en comprendre les raisons. C’est parce qu’il y a eu une mobilisation de la communauté internationale exceptionnelle, qui s’est traduite par la présence de la Minusca, mais qui s’est traduite aussi par la force européenne qui a été engagée. Parce que les Centrafricains eux-mêmes ont été capables de dépasser ce qui les opposait.

 

Il y a eu aussi des gestes symboliques, ceux que vous avez accomplis, Monsieur le Président. La visite du Pape, qui a également contribué à apaiser la situation au moment des élections.

 

Et puis, il y a les Centrafricains qui ont exprimé une volonté, à travers votre élection, qui est de vivre en paix et de pouvoir engager un processus de réconciliation.

 

Par rapport à tous ceux qui s’interrogent toujours face aux interventions extérieures, notamment en Afrique, particulièrement en Centrafrique, nous avons montré que celle-là était différente de toutes les autres. Elle a permis d’avoir les résultats que je viens de saluer.

 

Néanmoins, il reste beaucoup à faire encore – c’est ce que le Président TOUADERA m’a dit – beaucoup à faire pour la sécurité, pour le désarmement d’un certain nombre de groupes, de tous les groupes d’ailleurs qui doivent être désarmés. C’est pourquoi Sangaris n’a plus de raison d’être au niveau que l’on a pu connaitre au début de l’opération. Je rappelle qu’il y a eu 2 000 soldats qui ont été à un moment présents en Centrafrique. Sangaris demeurera en Centrafrique, je vous l’assure. Nous ferons en sorte qu’il y ait, pour aider les forces centrafricaines, le soutien indispensable et la présence de nos militaires, au sein d’une mission européenne, pour vous accompagner dans la tâche d’encadrement et de formation de l’armée centrafricaine, qui est essentielle pour assurer la sécurité.

 

Et puis, il y a le développement économique. Là encore, la France sera présente à vos côtés, avec son aide budgétaire, avec les projets de l’Agence française de développement et avec l’Europe. Je veux saluer l’Europe, là aussi, on ne souligne pas suffisamment son rôle. L’Europe est capable, lorsqu’il y a des sujets graves, de montrer sa mobilisation. Les pays européens se sont engagés comme les institutions européennes. La force européenne devra jouer son rôle. D’ailleurs, l’opération Sangaris, d’une certaine façon, se prolongera à travers la force européenne.

 

Et puis, l’Europe doit également se mobiliser pour le développement économique. Il y aura dans les prochains mois - il faut prendre son temps, mais il faut être sûr que nous pourrons avoir un haut niveau de participation – une table-ronde à Bruxelles pour assurer l’aide indispensable et le soutien au développement économique de la Centrafrique, pour atteindre les objectifs qui ont été fixés par le Président Touadéra.

 

Je voudrais terminer pour dire que j’ai bien sûr aussi évoqué les scandales qui ont pu toucher la Minusca ou des éléments de l’armée française. La justice est saisie et rien ne sera laissé caché ou occulté. La transparence, la vérité devront être établies, y compris pour l’honneur de l’armée française. S’il y a eu des accusations qui n’ont pas de fondement, on devra le savoir aussi. Mais si des cas sont établis, il n’y aura de la part de la justice française aucune impunité. Je vous l’assure.

 

Mais au-delà de ces cas-là, qui devaient être évoqués et ils l’ont été à mon initiative, je crois que ce qu’on doit saluer, c’est le succès. Le succès qui a été celui de cette opération. Le succès de la Centrafrique qui peut, à juste raison, malgré tous ses malheurs, malgré toutes ses difficultés, s’enorgueillir de ce processus qui a conduit à votre élection et à votre présence aujourd’hui, Monsieur le Président.

 

Déclaration de François Hollande avec M. Faustin-Archange Touadera, président de la République Centrafricaine
Déclaration de François Hollande avec M. Faustin-Archange Touadera, président de la République Centrafricaine
Déclaration de François Hollande avec M. Faustin-Archange Touadera, président de la République Centrafricaine
Déclaration de François Hollande avec M. Faustin-Archange Touadera, président de la République Centrafricaine
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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 10:03

 

 

Par AFP — 22 avril 2016 à 00:05 (mis à jour à 02:01)

 

Huit candidats, dont le chef de l’opposition, ont accusé le pouvoir de fraude et de «hold-up électoral». Les résultats provisoires doivent être avalisés dans un délai de 15 jours par le Conseil constitutionnel.

 

Le chef de l’Etat tchadien Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 26 ans, a été réélu sans surprise pour un cinquième mandat au premier tour de la présidentielle du 10 avril avec 61,56% des voix. Il est loin devant le chef de l’opposition, Saleh Kebzabo, qui dénonce un «hold-up électoral». Saleh Kebzabo arrive en effet en deuxième position avec seulement 12,80 % des voix, a annoncé jeudi soir la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Laokein Kourayo Medar, maire de Moundou, capitale économique située dans le sud, est en troisième position avec 10,69 % des suffrages.

 

Ces résultats provisoires doivent être avalisés dans un délai de 15 jours par le Conseil constitutionnel.

 

Plus de six millions d’électeurs étaient inscrits et le taux de participation a été de 71,11 %. Au total, 13 candidats se présentaient à cette élection dont Idriss Deby, disposant des structures d’Etat et de moyens financiers nettement supérieurs à ses adversaires, était le grand favori. Sa victoire a été saluée par des coups de canon et des rafales de fusil automatique par les militants de son parti, le Mouvement patriotique du salut (MPS), qui s’étaient donné rendez-vous sur la vaste place de la Nation de N’Djamena, face au palais présidentiel.

 

«Disparition d’urnes et de procès-verbaux»

 

Toute la journée, comme d’ailleurs le jour du premier tour, la capitale a été quadrillée par nombre de policiers, de gendarmes et de bérets rouges de la garde présidentielle, présents à tous les carrefours, a constaté l’AFP. Cette démonstration de force et d’intimidation d’un pouvoir omnipotent, qui ne supporte pas la contestation, s’illustre aussi par la victoire dès le premier tour d’Idriss Deby. Car, au vu du nombre de candidats, la question était surtout de savoir si Deby passerait au premier ou bien au second tour.

 

Avant la publication des résultats, jeudi, huit candidats dont le chef de l’opposition avaient accusé le pouvoir de fraude et de «hold-up électoral», estimant qu’aucun candidat «ne peut l’emporter au premier tour» au vu des résultats dans les régions dont ils disent disposer. Les signataires dénonçaient «la disparition de centaines d’urnes et de milliers de procès-verbaux», ajoutée notamment au «trafic de cartes d’électeurs» de la part du MPS.

 

Ils dénonçaient également la disparition de militaires qui n’auraient pas voté pour Idriss Deby et dont certains, «arrêtés et emprisonnés», sont «à ce jour portés disparus». Ils mettaient aussi «solennellement en garde» la CENI et le Conseil constitutionnel «contre toute tentative d’avaliser le hold-up électoral du MPS». Plusieurs de ces candidats, notamment dans les quartiers pauvres de N’Djamena, et dans le sud, région la plus peuplée, disposent effectivement d’une implantation solide, censée leur rallier un nombre important d’électeurs.

 

Interdiction de manifester pour une alternance démocratique

 

Dans l’hypothèse d’une victoire au premier tour d’Idriss Deby, dont le slogan de campagne était «1er tour, KO», les huit candidats envisageaient enfin de «ne pas reconnaître toute institution issue de ce hold-up électoral» et de «mettre en place un gouvernement de salut public».

 

L’élection de Deby intervient au moment où plusieurs administrations, hôpitaux, écoles et universités sont en grève depuis de longues semaines : pour des arriérés de salaires, de bourses, toujours pour les moyens de survie quotidienne. Mais la société civile n’a pas le droit de manifester pour une alternance démocratique. Pour avoir enfreint cette interdiction, quatre leaders de la société civile ont été emprisonnés trois semaines avant d’être condamnés à quatre mois de prison avec sursis.

 

A cette lourde tension sociale, s’ajoute la menace d’attentats par les islamistes du groupe nigérian Boko Haram, qui ont frappé deux fois N’Djamena en 2015, et qui légitime d’autant plus l’imposant déploiement sécuritaire d’un régime guerrier qui, en 26 ans de pouvoir, s’est maintenu par les armes.

 

Malgré la manne pétrolière depuis 2003, le Tchad est classé par l’ONU parmi les cinq pays les plus pauvres au monde. Soixante-dix pour cent de ses 13 millions d’habitants sont analphabètes.

 

AFP

 

Tchad : Idriss Deby réélu pour un 5e mandat, sans surprise
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Centrafrique-Presse.com
22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 09:31

 

 

http://www.voaafrique.com/ 22 avril 2016

 

Entretien exclusif du nouveau président centrafricain à VOA Afrique peu après sa rencontre jeudi soir avec le Secrétaire général de l’Onu à New York. Faustin-Archange Touadéra reconnaît que la situation économique et le problème sécuritaire restent difficiles en république centrafricaine.

 

Son pays, dit-il, a besoin de la communauté internationale. Il affirme toutefois tenir compte de l’ensemble de la classe politique de son pays pour faire en sorte que les Centrafricains aient confiance au gouvernement pour les diriger vers la paix et la réconciliation nationale. Lors de son tête-à-tête hier avec Ban Ki-moon, il a évoqué le problème de l’embargo sur les armes et les accusations d’abus sexuels contre des Casques bleus en RCA. Voici l’intégralité de cette interview:

 

Vous avez pris vos fonctions le 30 mars dernier dans un pays à rebâtir, un pays en ruine et profondément divisé par trois années de violences inter-communautaires. Les chantiers sont énormes : la sécurité, l’administration, les services de santé, le secteur de l’éducation, pour ne citer que ceux-là, doivent être remis sur pied : comment vous y prenez-vous ?

 

Les Centrafricains qui ont massivement voté le 30 décembre et le 14 février veulent la paix. Évidemment les défis sont énormes après ces périodes de crise. Les infrastructures de santé, de l’éducation ont subi beaucoup de dommages, tout comme la base même de l’économie et l’agriculture, qui était l’activité principale de nos concitoyens qui ne pouvaient plus mener ces activités à cause de la violence, des groupes armés. En ce qui nous concerne, la priorité pour l’instant demeure la sécurité. Parce que sans sécurité aucune activité de développement ne peut être menée à bien. Nous disons la sécurité, la paix et aussi la réconciliation nationale, ce qui va permettre à tous les Centrafricains, à tout le peuple de pouvoir vaquer librement à ses occupations. Cela implique le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement des ex-combattants. Et deuxième point comme élément de priorité, c’est la réforme de notre secteur des forces armées centrafricaines. C’est par là que nous allons démarrer parce que sans ça nous ne pourrons pas mener à bien les activités économiques et autres aspects que vous avez mentionnés.

 

Comment persuader les Centrafricains à patienter en attendant les solutions ?

 

Nous avons appelé tous les Centrafricains à se mobiliser parce qu’il faut travailler. Si nous ne travaillons pas, nous n’allons pas régler ces problèmes-là. Un grand nombre de projets économiques ont été identifiés. Et d’ici l’automne prochain, nous allons aller à une table ronde pour permettre de mobiliser des ressources afin de mettre en œuvre ces projets prioritaires.

 

Comment concilier les exigences de la justice pour les victimes des violences avec la nécessité de la réconciliation nationale qui vise la paix entre les bourreaux d’hier et leurs victimes ?

 

Il y a eu le Forum de Bangui et ses recommandations vont dans le sens de la réconciliation. Le gouvernement que nous venons de former va mettre en œuvre ces recommandations. L’un des éléments importants de ces recommandations est la justice et le droit des victimes. C’est le ciment de la réconciliation.

 

Certains groupes armés continuent d’écumer l’arrière-pays en Centrafrique. Tout dernièrement les éléments de la LRA se sont illustrés par diverses exactions dans l’est du pays, notamment dans la région de Rafai. Quelles solutions immédiates envisagez-vous pour pallier cette situation qui perdure depuis de nombreuses années ?

 

La LRA est une rébellion, un mouvement qui n’est pas d’origine centrafricaine. Il y a des dispositions avec le concours d’un certain nombre de pays amis. Il y a une lutte acharnée contre la LRA en ce moment. L’Union africaine nous appuie aussi depuis de longue date, les Etats-Unis aussi, avec les Nations unies et la Minusca. Tout dernièrement, nous avons fait un déplacement à Obo pour comprendre, voir comment ces forces travaillent pour harmoniser avec les stratégies que nous allons mettre en place. Au jour d’aujourd’hui, nos forces de défense ne sont pas opérationnelles. Nous allons avec la communauté internationale relever, réformer, nos forces de défense et de sécurité. Mais pour l’instant il y a un travail de coordination entre les forces américaines qui sont basées à Obo et les forces ougandaises qui sont toujours pour la lutte contre la LRA et une petite unité centrafricaine. Avec tout cela, nous pouvons organiser la lutte contre la LRA en attendant que nous reformions nos forces de défense et de sécurité. Mais d’après les informations que nous avons pu obtenir sur place, il y a des progrès. Mais puisque cette force constitue toujours une menace pour nos populations, nous allons poursuivre la lutte à travers les différents instruments que je venais de vous citer.

 

Pour la première fois depuis que vous êtes président vous avez été reçu ce jeudi par le secrétaire général de l’Onu. Vous l’avez dit, la sécurité constitue l’une de vos principales priorités. Mais la question de la levée de l’embargo sur les armes a-t-elle été abordée au cours de votre entretien avec Ban Ki-moon ?

 

Bien-entendu. Nous ne pouvons pas venir voir le secrétaire général sans parler de cette question. Comme vous le savez, dans très peu de temps nous allons avec l’Union européenne et les Nations unies commencer la formation, ou tout au moins la réforme du secteur de sécurité. Pour refonder notre armée, nous avons besoin que cet embargo soit levé ou tout au moins dans une mesure permettant de rendre opérationnel les éléments qui seront formés. Et je pense que dans le prochain Conseil de sécurité le problème sera posé, d’après ce que disait le Secrétaire général.

 

Quel état des lieux faites-vous des ressources naturelles de la RCA (diamant, or, bois, etc.) et de leur exploitation ? 6. B. Quelle stratégie envisagez-vous de mettre en place pour mobiliser les revenus de ces secteurs en vue de développer votre pays ?

 

Nous allons mettre en place des structures ou tout au moins réorganiser le secteur par des codes. La dernière fois nous avions un code du secteur. Nous allons revoir les codes - par exemples, le code forestier, le code minier -, ensuite faire des réformes pour que les ressources qui vont découler de ces richesses comme le diamant et autres seront utiles à notre pays en luttant contre la corruption et la fraude. Nous allons mobiliser les ressources, réformer pour que nous puissions avoir les moyens nécessaires pour financer notre économie.

 

Parlons des accusations d’abus sexuels des forces internationales : que fait la justice centrafricaine à ce sujet ? Quelle assistance est apportée aux victimes ?

 

Cette question d’abus sexuels est grave qui touche toute la société. Tous les Centrafricains sont touchés par cette situation. Mais ce que nous voulons, c’est que la justice soit rendue. Par rapport aux enquêtes qui sont menées, les autorités centrafricaines ne sont pas souvent associées à cela. Notre souhait – c’est ce que j’ai dit au Secrétaire général – est que s’il y a des cas qui sont avérés qu’au moins nous soyons informés et que nous soyons associés à la recherche de la vérité à ce niveau-là. Nous allons aussi, dans le cadre bilatéral, discuter avec les pays contributeurs pour accélérer le processus parce que dans les dispositions actuelles, la justice ne pourrait se faire que par rapport aux pays contributeurs. Au jour d’aujourd’hui, les choses trainent un peu à ce niveau-là. Nous allons sensibiliser nos amis, ceux qui ont contribué au niveau des forces pour que la procédure soit accélérée, pour que la justice soit rendue à ces victimes.

 

A l’issue du second tour de la présidentielle de février, vous avez créez la surprise en surclassant votre rival Anicet-Georges Dologuélé. Mais en négociant des alliances avec autant de candidats qui étaient dans la course, vous faudra-t-il désormais satisfaire vos soutiens ?

 

Vous savez ces alliances… il n’y avait pas de conditions au sortir du premier tour. Certains de ces candidats de manière spontanée ont décidé de me soutenir. Ceci, sans conditions. Nous avons échangé, discuté quant à la suite à donner à ce soutien-là. Quelques-uns aujourd’hui sont au niveau du gouvernement. Nous allons poursuivre cette collaboration pour des activités futures puisque de toute façon nous avons même avec M. Georges Dologuele, pris langue pour qu’il puisse participer à ce vaste rassemblement que nous souhaitons. A la fin de la transition, beaucoup de problèmes demeurent et qui engagent aussi la nation, par exemples les questions que nous avons évoquées comme le désarmement, la réforme du secteur de sécurité. On a besoin de l’avis, d’orientation, de discussion de pratiquement toute la classe politique. Ce vaste rassemblement va permettre justement de jeter les bases vraiment d’une République soudée, unie.

 

En d’autres mots, on pourra vous proposer, et non pas vous imposer, vous dicter…

 

Ecoutez, les Centrafricains ont massivement voté par rapport à un projet de société. Imposer, non je le pense pas mais nous devions tenir compte de l’ensemble de la classe politique pour faire en sorte que les Centrafricains aient confiance au gouvernement, aux activités, et aussi aller vers la paix et la réconciliation nationale. Il y a un certain nombre de facteurs dont il faut tenir compte. Et c’est ce que nous pensons avoir fait et que nous ferons.

 

Votre pays dépend largement de la communauté internationale. [C’est elle qui, depuis plus de deux ans, paie les fonctionnaires et assure la sécurité.] Un appui nécessaire, mais pour certains commentateurs dans votre pays, les grandes puissances veulent vous dicter leur politique au détriment du peuple centrafricain. Que répondez-vous à ces critiques au moment même où vous êtes en tournée justement pour rappeler à quel point la RCA a besoin de la communauté internationale pour se relever ?

 

Mais vous savez, ce n’est pas de dicter. Au jour d’aujourd’hui, la situation économique, la situation sécuritaire sont difficiles. Nous savons qu’au niveau de notre économie, nous ne pouvons pas aller seuls pour régler ces problèmes. C’est pourquoi nous avons besoin de la communauté internationale à travers des programmes, des projets que nous nous jugeons prioritaires pour justement le décollage et pour la sécurité. Donc, c’est ensemble, en toute concertation que nous sollicitons l’appui de nos amis, l’appui de la communauté internationale.

 

Et je comprends que vous allez également rencontrer le secrétaire d’Etat américain John Kerry. Quel est le message que vous comptez lui transmettre?

 

Bon, je ne sais pas si c’est à l’agenda mais si ça devait se faire, c’est le même message : un appui pour que nous puissions au jour d’aujourd’hui aller à ce processus de DDR qui nécessite beaucoup de moyens pour désarmer les ex-combattants et surtout la réintégration et en même temps la réforme de nos forces de défense. Ce sont des éléments importants sur lesquels nous avons besoin de la communauté internationale, des Etats-Unis et de tous les amis de la République centrafricaine. Il y a aussi l’aspect économique. Cette crise a sapé les bases de notre économie. Donc il faut relancer l’économie, et il faut des moyens.

 

Sortez-vous satisfait de votre tête-à-tête avec Ban Ki-moon ?

 

Bien-sûr. Il y a eu des engagements de soutien, de revoir le mandat de la Minusca parce qu’au jour d’aujourd’hui, la Minusca fait un travail important et parce que nous n’avons pas encore atteint un niveau assez suffisant pour nos forces de défense. Nous avons besoin de cette force-là. Nous avons ce soutien important et aussi sur le plan humanitaire. Il y a des perspectives qui permettent de poursuivre les activités dans ce domaine. Je peux dire que je suis satisfait de cet entretien.

 

Interview réalisée par Jacques Aristide

 

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 00:00

 

 


N'Djamena - AFP / 22 avril 2016 00h43 - Le chef de l'Etat tchadien Idriss Deby Itno a été réélu pour un cinquième mandat au premier tour de la présidentielle du 10 avril avec 61,56% des voix, selon les résultats provisoires publiés jeudi soir par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).


Le chef de l'opposition, Saleh Kebzabo, arrive en deuxième position avec 12,80 % des voix. Laokein Kourayo Medar, maire de Moundou, capitale économique située dans le sud, est en troisième position avec 10,69 % des suffrages.


Plus de six millions d'électeurs étaient inscrits et le taux de participation a été de 71,11 %.


Au total, 13 candidats se présentaient à cette élection dont Idriss Deby, au pouvoir depuis 26 ans, disposant des structures d'Etat et de moyens financiers nettement supérieurs à ses adversaires, était le grand favori.


Sa victoire a été saluée par des coups de canon et des rafales de fusil automatique par les militants de son parti, le Mouvement patriotique du salut (MPS), qui s'étaient donné rendez-vous sur la vaste place de la Nation de N'Djamena, face au Palais présidentiel.

Avant la publication de ces résultats, huit candidats dont le chef de l'opposition avaient accusé le pouvoir de fraude et de hold-up électoral, estimant qu'aucun candidat ne peut l'emporter au premier tour au vu des résultats dont ils disaient disposer.

Le conseil constitutionnel doit avaliser ces résultats dans les prochains jours.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=697008 

Tchad: le président Idriss Deby Itno réélu pour un 5e mandat
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