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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 14:32
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le patron de la Minusca renvoie l’arrestation de Noureddine à la justice

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 3 JUIN 2016

 

BANGUI, 03 juin 2016 (RJDH)—Le représentant spécial du secrétaire générale des Nations Unies, Parfait Onanga Anyanga, a renvoyé la question de l’arrestation de Nouredime Adam dans le camps des autorités centrafricaines. Pour lui, les sanctions de l’ONU contre ce chef rebelle, devaient être un déclic pour les autorités afin de déclencher les procédures judiciaires contre lui. Il l’a dit mercredi dernier lors d’une conférence de presse à la Minusca.

 

Parfait Onanga Anyanga a rappelé que les sanctions des Nations-Unies contre certaines personnalités ne sont pas des décisions de justice mais elles doivent inciter les autorités judiciaires à s’intéresser à leur cas « ces sanctions ne sont pas des décisions de justice mais le conseil de sécurité donne des informations sur des activités dramatiques d’une personne sur la population civile. C’est une invitation pour que des dossiers de justice soient montés et que des arrestations soient faites dans le respect de la norme de droit», a-t-il déclaré.

 

Sur le cas Noureddine, Parfait Onanga Anyanga précise que son arrestation doit venir de la justice centrafricaine « l’arrestation de Noureddine dépendra des décisions de la justice centrafricaine. Toutefois,  si des mandats d’arrêts sont portés à la connaissance de la Minusca, des mesures seront prises », a-t-il promis.

 

Noureddine Adam, numéro 2 du FPRC (une des branches de l’ex-Séléka) est signalé depuis deux semaines dans le nord de la RCA. Les sanctions contre ce dernier sont le gel des avoirs et l’interdiction de  voyager, consacrées par la résolution 2262 du conseil de sécurité des Nations-Unies, adoptée le 27 janvier 2016.

 

 

Centrafrique : Le débat sur les victimes, la justice et la reconstruction lancé à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR THIERRY KHONDE LE 4 JUIN 2016

 

BANGUI, 04 Juin 2016 (RJDH)—Un débat sur les victimes de la crise, les questions de l’impunité et de la justice et la problématique de la réconciliation a été lancé par l’observatoire Pharos. C’était au cours d’un atelier de réflexion de trois jours à l’université de Bangui.

 

Plusieurs acteurs institutionnels, universitaires et des leaders des associations de la société civile ont pris part à la réflexion à l’issue de laquelle est mise en place la commission vérité et réconciliation.

 

Le but de ce séminaire, selon Jean-Pierre Massia de l’Association Française de justice transitionnelle, est de susciter la réaction des participants  sur les questions de liées à la situation des Victimes, de l’Impunité, de la Justice et de la Reconstruction.

 

 La même source a attiré l’attention des participants sur la commission vérité et réconciliation en ces termes « c’est une démarche de réflexion qui permettra de mettre en place la commission vérité et réconciliation. Cela suppose avoir une idée claire de sa compétence, ce qui pose aussi le problème  de la compétence du tribunal spécial qui sera mis en place. Il faut éviter que les deux institutions fassent la même chose et s’intéressent aux mêmes affaires », a expliqué Jean-Pierre Massia.

 

Dans la perspective de la réparation des traumatismes au sein de la  population qui a vécu les violences, les participants ont formulé des recommandations pour que les préoccupations des victimes soient au centre de toute action de réconciliation« nous avons découvert ensemble que les victimes doivent être le moteur de la réconciliation et de la reconstruction. La victime ne doit pas être seulement quelqu’un qui attend, qui doit être écouté, mais elle doit être prise comme », a proposé Kelly Picard de l’observatoire Pharos.

 

Kelly Picard pense que la justice ne saurait être la finalité du processus « la Cour Pénale Spéciale ne prévoit pas de réparations. Mais il ne faut pas désespérer, il y a d’autres réparations qui peuvent être développées. Il y a la formation, l’emploi, la reconstruction des écoles ou des hôpitaux, cela servira à toute la communauté », a-t-il dit.

 

Ce séminaire s’est terminé par la mise en place chargée de faire la synthèse de différentes recommandations et réflexions et les transformer en  propositions qui seront transmises aux acteurs institutionnels.

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 23:10
Un accord en vue entre le Vatican et la Centrafrique

 

 

 

http://urbi-orbi-africa.la-croix.com/  2 juin 2016

 

Le Vatican et la Centrafrique préparent un accord de coopération dans les domaines de la santé, l’éducation, le social et l’économie.

 

L’agence de presse africaine a annoncé que le Vatican était sur le point de signer un accord avec la Centrafrique, alors que le président Faustin Archange Touadéra a rencontré, mardi 31 mai, le nonce apostolique en Centrafrique, Francisco Coppola.

 

Cet accord de coopération devrait porter sur les domaines de la santé, de l’éducation, du social et de l’économie

 

L’idée de signer un tel accord remonte à la visite papale en Centrafrique de novembre 2015 et à la visite du président centrafricain au Vatican, en avril dernier.

 

Une commission mixte d’experts des deux États sera mise en place pour rédiger cet accord, selon Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, archevêque de Bangui et président de la Conférence épiscopale de Centrafrique.

 

Pierre Wolf-Mandroux

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 23:02
Nominations dans les FACA

 

Les officiers supérieurs des FACA suivants sont nommés aux postes de responsabilité

 

Inspecteur général des armées: Général de division Jean pierre Dolle Waya
 

Secrétaire général du Conseil supérieur de la défense: Commissaire général Guillaume Lapo


Chef d’État-major des armées: Général de brigade Ludovic Ngaïfeï,
 

Sous chef d’État-major des armées: Colonel Victor Yacoub
 

Directeur de cabinet au ministère de la Défense: Colonel Malengué Papillon,
 

Grand chancelier: Général de brigade Bertrand Mamour
 

Sous chef d’État-major chargé de la planification: Lt colonel Kouagou Ismael,
 

Sous chef d’État-major chargé des opérations: Lt colonel Isidore Ngreppe

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 22:44
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Centrafrique : Les habitants de Batalimo s’en prennent au Responsable de l’industrie Forestière de la localité

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 2 JUIN 2016

 

BANGUI, 02 Juin 2016 (RJDH)—Les manifestants ont empêché la circulation routière à Batalimo commune située à 21 kilomètre de Mongoumba le 30 mai dernier. Cette jeunesse a soumis quelques revendications aux autorités locales entre autres l’urbanisation de leur localité et le départ du directeur de l’Industrie Forestière de Batalimo et un des personnels de ladite société.

 

« Depuis 47 ans d’existence de cette société dans la localité aucun projet  bénéfique à la population et à la commune, n’a été réalisé comme écrit dans  l’accord de l’Industrie Forestière de Batalimo (IFB) » a indiqué Mr Daniel un des manifestants.

 

Il poursuit en disant que la population locale n’a pas accès au véhicule en cas d’urgence.

 

La même source a également signifié que les résidus des déchets sont également exploités par les responsables de cette société et que  la population n’a pas accès aux déchets pour le bois de chauffage « Il emploie des gens à son compte pour la fabrication du charbon et qu’il exporte au Cameroun  et autre…. », a-t-il confié.

 

Cette jeunesse exige la revue de l’accord de l’IFB, la bonne gestion du personnel, l’urbanisation de la commune, la  construction des ponts, des routes, du marché central, l’électrification de la commune et des écoles, la construction de maison des jeunes et le terrain de sport, la réhabilitation du centre de santé et la prise en charge des personnels soignants.

 

Par ailleurs ces jeunes  exigent  le départ de Mr André  Desouza, directeur de l’Industrie Forestière de Batalimo et de Mr Dieudonné Djikidjane Amenagiste dans ladite société.

 

Contacté par le RJDH, Mme Isabelle Matako sous-préfète de Mongoumba a indiqué que  les revendications de la population sont fondées et que des discussions sont en cours avec le responsable de L’IFB.

 

L’Industrie Forestière de Batalimo s’est installée dans la région  depuis 1969

 

 

Centrafrique: MSF compte réadapter la prise en charge des malades sur le site des déplacés de l’aéroport

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 2 JUIN 2016

 

BANGUI, 2 juin 2016 (RJDH)—Médecin Sans Frontières a décidé de réadapter la prise en charge des malades sur le site des déplacés de l’aéroport pendant cette saison pluvieuse. Cette ONG compte réorienter les cas urgents vers les centres les plus proches. L’annonce a été faite par Yves Wailly, Coordonnateur terrain de l’hôpital MSF du site Mpoko.

 

La réadaptation, selon Yves Wailly, implique la réduction des consultations et l’orientation de certains malades vers des centres de santé proche du site de l’aéroport. Le Coordonnateur terrain de l’hôpital MSF du site Mpoko a précisé que cette opération ne concerne que les malades de plus de 15 ans « la réduction de nos activités vise les consultations. Les patients de plus de 15 ans dont la prise en charge n’est pas urgente, seront orientés vers des structures de santé environnantes et les enfants de zéro à 15 ans ne seront pas réorientés mais seront soignés sur ledit site» explique-t-il.

 

Mais le nombre des consultations quotidiennes seront limitées à cinquante, selon Yves Wailly qui justifie ce choix par la volonté de MSF de garantir aux malades des traitements adéquats.

 

Cette restriction ne concerne pas, selon des sources proches de MSF, les victimes des violences notamment sexuelles.

 

La réadaptation des soins de MSF sur le site des déplacés de l’aéroport est entrée en vigueur depuis le 1er juin dernier. Cette ONG est présente sur ledit site depuis décembre 2013.

 

 

Centrafrique : L’ONG JUPEDEC appuie les groupements maraîchers dans la Nana Mambéré

 

http://rjdh.org/  PAR FIRMIN YAÏMANE LE 2 JUIN 2016

 

BOUAR, 02 juin 2016 (RJDH)—Une mission de l’ONG Jeunesse Unie pour la Protection de l’Environnement et pour le Développement Communautaire (JUPEDEC) séjourne depuis le 31 mai dernier à Bouar, chef-lieu de la Nana Mambéré. L’objectif est de former les groupements maraichers et de leur distribuer des kits pour la relance des activités maraîchères dans la région.

 

Belphor Siradémo, chef du département de la sécurité alimentaire à JUPEDEC a détaillé les objectifs de cette mission en ces termes « nous sommes là pour identifier et sélectionner les groupements maraîchers afin de les former et leur donner les kits. Nous voulons en fin de compte aider à la relance des activités maraichères dans toute la région ».

 

La même source a précisé que le choix de la région est motivé par le degré de la crise qui a secoué la ville et ses environs « la Nana Mambéré est l’une des régions les plus touchées par la dernière crise. Les gens ont tout perdu et ils ont aussi perdu espoir. C’est pour cela que nous avons décidé de soutenir la région à travers ce programme ».

 

Avant la Nana Mambéré, l’ONG JUPEDEC avait mis en œuvre ce programme dans Mambéré-Kadei. Elle compte le poursuivre dans le Haut Mbomou.

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 13:19

 

 

02 juin 2016 à 12h25 — Mis à jour le 02 juin 2016 à 12h31 Par Jeune Afrique

 

Détentrices de deux permis de recherche d'hydrocarbures dans le nord-est de la Centrafrique, PTI-IAS et PTI-AL, deux filiales de Poly Technologies, un géant de l'équipement militaire et civil appartenant à l'État chinois, ont repris leurs activités depuis plusieurs semaines.

 

Du matériel a été dispatché au nord de Ndélé et près de Boromata (préfecture de la Vakaga) en attendant la reprise des prospections, sans doute après la saison des pluies. Les installations sont protégées par les hommes du général Adoum Katon, l’un des chefs du FPRC, une branche de l’ex-Séléka. Ils ont été recrutés par Site Protection, une société de sécurité centrafricaine dirigée par Christophe Gazam Betty, un ancien ministre de Michel Djotodia.

Lu pour vous : Centrafrique : des hommes de l’ex-Séléka protègent des installations chinoises
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 17:41
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Centrafrique : Parfait Onanga Anyanga rassure les nouvelles autorités du soutien de la Minusca

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 1 JUIN 2016

 

BANGUI, 1er Juin (RJDH)—Le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies en Centrafrique, Parfait Onanga Anyanga a promis le soutien de la Minusca face aux groupes armés. Il l’a dit ce matin, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca. 

 

Les prochaines priorités de la Minusca, selon son chef seront fondées sur trois piliers « le premier pilier sera la protection des civiles et cela reste au cœur de notre mandat.  On ne peut le faire sans réduire le niveau des violences dans le pays. C’est ça notre deuxième pilier. Le troisième, c’est la protection des institutions aujourd’hui toutes légitimes » a-t-il énuméré.

 

Face aux agissements des groupes armés Parfait Onanga Anyanga rassure le nouveau pouvoir du soutien de la Minusca « les actions des groupes armés dans le pays ne pourront pas aboutir à la déstabilisation des autorités. Les forces et la police de la Minusca seront toujours là pour soutenir les actions des nouvelles autorités. Quiconque rêverait de marcher sur Bangui ou de venir faire un coup d’Etat, rêve en plein jour et ça ne passera pas. Nous ne permettrons pas que les institutions qui ont été établies avec tant de peine soient remis en cause par des aventuriers » a-t-il déclaré.

 

Pour le chef de la Minusca, les actions de ces groupes armés ne sont que des actes de criminalité, de tensions intercommunautaires motivées par la recherche des richesses « la Minusca est en train de prendre des dispositions pour ces cas » promet-il.

 

Parfait Onanga Anyanga souhaite que le dialogue engagé par le nouveau président et les groupes armés puisse aboutir « il faudrait que le dialogue que le président a initié et le processus de la réforme du secteur de  sécurité puissent réussir afin de réduire les violences dans le pays ».

 

Plusieurs groupes armés ont repris les violences à l’intérieur du pays alors que  le nouveau président a ouvert des discussions avec eux dans le cadre du processus DDRR.

 

 

Centrafrique : Plusieurs enfants malnutris enregistrés au centre Emergency à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 1 JUIN 2016

 

BANGUI, 1er juin 2016 (RJDH) — Plusieurs cas de malnutrition sont enregistrés au Centre Emergency à Bangui. Les responsables de cette ONG ont organisé lundi dernier une sensibilisation sur cette maladie.

 

Pour le seul mois d’avril, Emergency dit avoir enregistré vingt-trois cas de malnutrition sévère Melvin- Simplice Kpata, coordonnateur des activités de ladite sensibilisation a indiqué que cette campagne est organisée à cause du taux élevé de malnutrition « cette sensibilisation fait suite aux nombreux cas de malnutrition que nous avons enregistrés. Notre objectif est que  les parents prennent conscience de la recrudescente de la maladie pour qu’ils participent à la lutte », a-t-il précisé.

 

Il a annoncé la mise en place d’un programme d’installation de postes de secours communautaires afin que les parents éloignés de la ville soient informés du danger de la malnutrition. Melvin- Simplice Kpata  a précisé que le sevrage précoce, la mauvaise gestion alimentaire sont les principales causes de la malnutrition chez les enfants. Il a appelé les parents à éviter ces pratiques.

 

Joël Ngaïpéra, infirmier et agent sensibilisateur à Emergency, lie cette maladie non seulement à la sous-alimentation mais aussi à l’insalubrité, à la consommation de l’eau de mauvaise qualité et à une irrégularité alimentaire.

 

La dernière sensibilisation sur la malnutrition remonte au mois d’avril dernier.

 

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 16:00

 

DÉCRYPTAGE

 

Par Joan Tilouine  LE MONDE Le 01.06.2016 à 15h01

 

Depuis près de trois mois, Jean-Marie Michel Mokoko tourne en rond dans sa villa du centre de Brazzaville. Candidat malheureux à la présidentielle du 20 mars, arrivé troisième selon les résultats officiels, il est aujourd’hui assigné à résidence. Denis Sassou-Nguesso, réélu dès le premier tour avec 60 % des voix, lui reproche de contester la légitimité de son pouvoir. Et accuse ce général formé à Saint-Cyr d’avoir ourdi un complot visant à déstabiliser le pays pour prendre le pouvoir par la force.

 

Le régime affirme qu’il dispose d’éléments de preuves d’un plan pensé avec certains ressortissants français, notamment 70 pages de transcriptions de conversations téléphoniques. Ce que dément Jean-Marie Michel Mokoko, qui attend son heure, comme il dit, privé de mouvements et de visites.

 

La routine et l’ennui ont néanmoins été récemment brisés par les visites successives d’un intermédiaire français et de l’ambassadeur de France.

 

Un binôme pour détendre l’atmosphère

 

Dimanche 22 mai, l’homme d’affaires français Jean-Yves Ollivier a franchi les barrages et contrôles des policiers qui montent la garde, en uniforme ou en civil. Ami proche de Denis Sassou-Nguesso, qu’il conseille et promeut à l’étranger, il se dit aussi diplomate de l’ombre. « J’agis en tant que Jean-Yves Ollivier, les gens me connaissent », explique-t-il.

 

M. Mokoko et M. Ollivier s’étaient déjà rencontrés un mois plus tôt. Malgré les efforts de l’émissaire de Denis Sassou-Nguesso, l’opposant n’a pas fait la déclaration escomptée, dans laquelle il était censé reconnaître la légitimité de la « nouvelle République ». Et donc la victoire de M. Sassou-Nguesso. Le texte qu’il devait lire a fait plusieurs allers-retours et fut amendé à la virgule près par les deux adversaires à la présidentielle. « Ce que me proposait M. Ollivier, c’était comme une capitulation. Pas question pour moi de plier face à un régime que Paris, Washington et l’Union européenne ne reconnaissent pas », explique M. Mokoko, joint par téléphone.

 

Ce dimanche 22 mai, Jean-Yves Ollivier a donc un nouveau plan, et surtout un nouveau partenaire avec lequel il a coordonné cette négociation. Il s’agit de l’ambassadeur de France au Congo, Jean-Pierre Vidon. Ce diplomate, dont le mandat est arrivé à terme fin mai, a vu sa mission prolongée à Brazzaville pour tenter de détendre la situation politique congolaise et de trouver une issue à la situation de M. Mokoko. Cela afin de poser les bases d’une nouvelle relation entre la France et le Congo, qui n’a « jamais été aussi mauvaise », déplore-t-on à Paris.

 

Le Congo n’a d’ailleurs toujours pas d’ambassadeur en France, s’étant vu refuser l’agrément pour Alain Akouala Atipault, finalement nommé ministre des zones économiques spéciales dans le nouveau gouvernement. Pourtant, la normalisation diplomatique est amorcée : Bertrand Cochery va quitter l’ambassade de France à Conakry pour la Case de Gaulle à Brazzaville ; et l’ancien ministre des affaires étrangères congolais, Rodolphe Adada, devrait être proposé comme ambassadeur du Congo en France. Même si, pour le moment, aucune demande d’agrément d’ambassadeur n’a été transmise, indique-t-on à Paris.

 

Quid du binôme Ollivier-Vidon auprès de M. Mokoko pour négocier un apaisement et permettre de faciliter le réchauffement entre Paris et Brazzaville ? « M. Ollivier ne représente rien d’autre que lui-même et ses clients, il n’est en aucun cas mandaté par la France pour discuter avec M. Mokoko », précise-t-on à l’Elysée.

 

« Assouplissement et action pacifique »

 

Ce dimanche 22 mai, M. Ollivier a fait une offre simple. « Reconnaître l’élection et la légitimité de Denis Sassou-Nguesso en échange d’un assouplissement de mes conditions de vie et d’un engagement à une action pacifique dans l’opposition, explique M. Mokoko. M. Ollivier m’a laissé entendre que la France ne ferait plus d’efforts pour moi et les autres opposants, car les relations entre Paris et Brazzaville se normalisent. Il a dit que, d’ailleurs, le lendemain, l’ambassadeur de France au Congo allait venir me voir pour me le dire. »

 

Lundi 23 mai, Jean-Pierre Vidon s’est en effet rendu chez M. Mokoko, visiblement informé de la teneur de l’entretien de la veille. « Il était au courant de la visite de M. Ollivier et ne se cachait pas de collaborer avec lui, reprenant même les termes de son offre », lâche M. Mokoko. Contacté, Jean-Pierre Vidon n’a pas souhaité réagir. Mais au sein de sa hiérarchie, on minimise le rôle de M. Ollivier et on salue une « action humanitaire et des efforts importants de l’ambassadeur qui a été le seul acteur neutre à pouvoir se rendre chez M. Mokoko et ainsi évaluer ses conditions de vie ».

 

Ces derniers temps, M. Vidon avait tenté de convaincre Denis Sassou-Nguesso de laisser M. Mokoko sortir de sa résidence, voire de quitter le pays avec une discrète logistique française. En vain. « Ce fut perçu comme une ingérence », lâche-t-on dans l’entourage de M. Sassou-Nguesso.

 

Confiné chez lui, M. Mokoko observe ainsi le « drôle de jeu » de ses rares visiteurs et les efforts de Denis Sassou-Nguesso pour obtenir un ralliement international autour de sa réélection. Après trente-deux ans au pouvoir, celui-ci avait modifié la Constitution en octobre 2015 pour pouvoir se faire réélire le 20 mars dès le premier tour. La France a pointé un « contexte préoccupant ». L’Union européenne s’est inquiétée d’« atteintes aux droits de l’homme, arrestations et intimidations ». Les Etats-Unis ont dénoncé des« irrégularités généralisées ». Aucune de ces puissances n’a adressé de messages de félicitation à Denis Sassou-Nguesso comme l’ont fait les chefs d’Etat d’Afrique centrale, Vladimir Poutine et le roi du Maroc, réunis sur une grande affiche disposée… juste en face à l’ambassade de France à Brazzaville.

Lu pour vous : Comment Paris et Brazzaville tentent de se réconcilier sur le dos du général Mokoko
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 13:52

 

 

En envoyant 750 soldats en renfort des casques bleus en Centrafrique, Aziz donne des gages à la communauté internationale

 

Par La redaction de Mondafrique - 1 juin 2016

 

Le déploiement progressif des 750 casques bleus mauritaniens en Centrafrique décidé en janvier dernier est tout récemment arrivé à terme. Une opération qui tombe à pic pour le président mauritanien Aziz confronté à une situation socio-économique très dégradée marquée par la chute du prix du fer et la baisse des recettes budgétaires de l’Etat.

 

Image ternie

 

L’envoi de militaires sur un théâtre étranger, une première sous sa présidence, est une bonne façon de parer à toute éventualité de putsch alors que la colère monte dans les cercles de pouvoir, l’armée, et parmi la population. Une opportunité également pour le chef de l’Etat de redorer son blason auprès de la communauté internationale qui pointe les conditions de vie misérables dans lesquelles continuent de vivre la grande majorité des mauritaniens et les atteintes régulières aux droits de l’homme dans le pays.

 

Cette opération onusienne a été facilitée par El Ghassim Wane, ancien responsable à l’Union africaine et désormais Sous Secrétaire Général des Nations Unies pour la paix et la sécurité. Il aura bénéficié de l’appui du ministre de la Défense d’Aziz Mamadou Bathia Diallo. Du même âge, les deux hommes sont originaires de la même région et issus de la même ethnie toucouleur ayant fait allégeance aux élites maures.

 

A Bangui, l’opération menée par le contingent mauritanien pourra être confortée par l’Union africaine dont le représentant sur place est Mohamed Ould Lebatt, ancien ministre des affaires étrangères de l’ex président mauritanien Mohamed Ould Taya.

 

Lu pour vous : Le président Aziz redore son blason en Centrafrique
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 11:56

 

 

NEW YORK (Nations Unies), (Xinhua) 01/06/16-- Une enquête sur les accusations d'exploitation et d'abus sexuels commis par des membres des forces de maintien de la paix de l'ONU conjointement menée par le Bureau de services de contrôle interne de l'ONU (OIOS), le Burundi et le Gabon est en cours dans la préfecture de Kemo, en République centrafricaine, a déclaré mardi à la presse Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général de l'ONU.

 

"Jusqu'à présent, l'OIOS nous a informé que plus de 60 des 106 plaignants ont été interrogés par les équipes conjointes", a indiqué M. Dujarric, cité par un communiqué de l'ONU.

 

"Les entretiens devraient être conclus dans les prochaines semaines", a déclaré M. Dujarric.

 

"Les accusations remontent aux années 2014 et 2015 et les enquêteurs disposent de peu de preuves médicales, judiciaires et physiques, c'est pourquoi leur travail dépend essentiellement des témoignages des victimes et des témoins", a-t-il expliqué.

 

"La procédure suit son cours mais il faudra du temps pour identifier les auteurs présumés et faire avancer l'enquête", a-t-il reconnu. "Pendant la durée de l'enquête, l'ONU maintiendra huit à dix agents dans cette zone à tout moment".

 

Par ailleurs, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et leurs partenaires continueront à apporter une assistance médicale, psychosociale et judiciaire sur place, a-t-il indiqué.

 

L'Association des femmes juristes centrafricaines (AFJC), une organisation partenaire de l'UNICEF, porte assistance à toutes les victimes, mineures ou adultes, au cours des entretiens avec l'OIOS, a-t-il ajouté.

 

La plupart des accusations concernent les contingents burundais et gabonais stationnés entre 2013 et 2015 dans la région de Kemo, ainsi que la force française Sangaris qui a été présente dans la région à la même période, a indiqué l'ONU.

 

L'ONU a officiellement informé les pays d'origine des troupes de ces inculpations et demandé aux pays d'envoyer immédiatement des enquêteurs pour participer à l'enquête en cours.

Poursuite de l'enquête sur les abus sexuels commis par des Casques bleus en Centrafrique
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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 11:45

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 119/01-2016

 

 

Libreville (Gabon), 1er juin 2016 – La  42e réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) aura lieu du 6 au 10 juin 2016 à Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA). L’UNOCA, qui assure le Secrétariat dudit Comité depuis mai 2011, a pris les mesures habituelles pour apporter l’appui nécessaire au pays hôte afin de garantir le succès des travaux. 

 

Les travaux commenceront le 6 juin avec la réunion des experts. Pendant trois jours, ils feront le tour d’horizon des dossiers sécuritaires de la sous-région : piraterie maritime dans le golfe de Guinée, prolifération des armes légères et de petit calibre, phénomène du braconnage et du trafic illicite des espèces sauvages, tensions électorales, trafic des drogues, criminalité transnationale organisée, groupes armés et terroristes, etc.  Dans ces derniers chapitres, la lutte contre Boko Haram et l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) font partie des points qui mobiliseront l’attention des participants. La Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) présentera une revue permettant d’avoir une idée générale sur ces questions. Au-delà des derniers développements politiques, institutionnels et humani­taires dans la sous-région, l’exposé mettra en lumière les enjeux liés à la gouvernance, aux droits de l’homme, à la sécurité intérieure et transfrontalière. Un expert de la CEEAC proposera aussi un état de la situation géopolitique dans les onze pays membres (Angola, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Tchad).

 

A l’issue de leurs réflexions et discussions, les experts adopteront un rapport qui sera soumis à l’appréciation des Chefs de délégations lors de la session ministérielle. L’ouverture officielle de ladite session est prévue le 9 juin – en présence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale, Chef de l’UNOCA, M. Abdoulaye Bathily, qui lira le message de circonstance de M. Ban Ki-moon. Un nouveau bureau du Comité sera mis en place à cette occasion. Selon les usages, la présidence tournante, actuellement assurée par le Ministre gabonais des Affaires étrangères, sera confiée à son homologue centrafricain pour six mois. Ce sera alors la deuxième fois que la RCA assumera cette responsabilité depuis que l’UNOCA est chargé du Secrétariat de l’UNSAC. Elle en avait déjà pris les commandes à l’issue de la 33e réunion tenue du 5 au 9 décembre 2011 à Bangui. C’est au cours de cette session historique  que les Etats membres avaient adopté « la Déclaration sur une feuille de route pour la lutte contre le terrorisme et la non-prolifération des armes en Afrique centrale ». Le suivi de la mise en œuvre de cette Déclaration a abouti au développement puis à l’adoption d’une stratégie régionale de lutte contre le terrorisme et la prolifération des armes légères et de petit calibre en Afrique centrale. Ce processus a été conclu en novembre 2015 à Libreville (Gabon) lors de la 41e réunion du Comité. 

 

Mis en place le 28 mai 1992 par l’ONU (à la demande de la CEEAC), l’UNSAC a pour mission de promouvoir la limitation des armements, le désarmement, la non-prolifération et le développement en Afrique centrale. Il mène également des activités de reconstruction et de renforcement de la confiance entre les États membres. A cet égard, le Chef de l’UNOCA réaffirme son soutien aux efforts que ces Etats déploient afin d’atténuer les tensions et les conflits, de favoriser la paix, la stabilité et le développement durables dans la sous-région.

 

UNSAC : Bangui accueille la 42e réunion ministérielle sur les questions de sécurité du 6 au 10 juin
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