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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 10:18

 

 

 

 

 

ALAKHBAR (Nouakchott) 08.04.2014  Heure: 09:08 GMT - Le chef de l’Etat mauritanien, président en exerce de l’Union africaine a affirmé que son pays n’exclue pas l’envoi de troupes en République centrafricaine.

 

"Nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à ce qui ce passe en Centrafrique", a déclaré le président Mohamed Ould Abdel Aziz au cours d’une conférence de presse lundi à Nouadhibou (Nord).

 

http://fr.alakhbar.info/  

 

 

La Mauritanie pourrait envoyer des soldats en Centrafrique (président)

 

NOUAKCHOTT, 8 avril 2014 (AFP) - La Mauritanie "n'exclut pas d'envoyer des forces en Centrafrique" pour aider à la stabilisation de ce pays en crise, a déclaré lundi soir le chef de l'Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l'Union africaine (UA).

 

"Ce n'est pas à exclure, car nous ne pouvons rester les bras croisés alors que d'autres (les Centrafricains) s'entretuent et que nous avons les moyens de les aider", a répondu M. Ould Abdel Aziz à une question d'un journaliste lors d'une conférence de presse à Nouadhibou (nord).

 

"Nous avons un rôle à jouer", a-t-il ajouté en regrettant le départ des forces tchadiennes de Centrafrique où, selon lui, "la situation frôle le génocide, avec déjà des centaines de morts et cela continue toujours".

 

"Malheureusement, la principale force africaine, celle du Tchad, se retire (...) ce qui aggrave davantage la situation et nous impose de faire l'effort nécessaire d'envoyer des forces armées supplémentaires pour securiser le pays", a-t-il estimé.

 

Selon lui, la priorité est "d'aider ce pays à se stabiliser politiquement pour s'acheminer ensuite vers l'organisation d'élections libres et transparentes".

 

Dénonçant "une campagne malveillante" à son encontre, le Tchad a annoncé le 3 avril le retrait de ses quelque 800 soldats de la Force africaine en Centrafrique (Misca) composée de 6.000 hommes au total.

 

L'annonce de ce retrait est intervenu alors que les forces africaine et française Sangaris (2.000 soldats) réclament au contraire des renforts pour pacifier le pays, notamment en province.

 

L'Union européenne (UE) a décidé d'envoyer une force militaire en Centrafrique, mais ses effectifs - environ 800 hommes - suffiront à peine à combler le vide laissé par le retrait des troupes tchadiennes.

 

En visite samedi à Bangui, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, a appelé les Centrafricains et la communauté internationale à se mobiliser pour empêcher un nouveau génocide en Afrique, 20 ans après celui du Rwanda.

 

Ban Ki-moon plaide pour le déploiement avant fin 2014 d'une opération de l'ONU forte de 12.000 hommes en Centrafrique.

La Mauritanie pourrait envoyer des troupes en Centrafrique (Président)

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Centrafrique-Presse.com
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 00:37

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 08-04-2014

 

Au moins sept personnes ont été tuées dimanche et 21 autres blessées après une incursion d'hommes armés assimilés à l'armée régulière tchadienne au village Ngbengbere, situé à 45 km de la frontière entre la Centrafrique et le Tchad, a-t-on appris d'une source municipale de la ville de Paoua voisine.

 

"Il sont venus à bord de sept véhicules et trente et une motos. Ils ont tout brûlé dans le village, ne laissant que l'église. Le bilan fait état de 7 morts et 21 blessés et plus de 500 maisons incendiées. Aussitôt, ils sont repartis au Tchad", a rapporté Max Bataillon, 2e adjoint au maire de Paoua.

 

Cette attaque intervient après le retrait de 200 soldats tchadiens de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) vendredi à Bangui, suite à la décision prise par les autorités de N'Djamena de retirer leurs troupes de cette force africaine chargée d'aider à restaurer la paix et la sécurité dans ce pays d'Afrique centrale.

 

Le Tchad comptait 850 hommes sur les 6.000 de la MISCA. Ces soldats sont accusés de complicité avec les ex-rebelles de la Séléka qui ont renversé François Bozizé le 24 mars 2013 et ont brillé par des pillages et des exactions à l'égard de la population.

 

Poreuse, la frontière entre la République centrafricaine (RCA) et le Tchad est perméable aux groupes armés.

 

"Nous demandons aux autorités de la transition de veiller à la sécurisation de la frontière entre les deux pays voisins car, la frontière est libre et des groupes armés venus du Tchad ne cessent de commettre les violences sur la population", a plaidé à Xinhua Guy Motouri, responsable d'une Ong à Ngbengbere.

 

Ces hommes armés ont investi les villages frontaliers depuis jeudi.

 

"Le maire et le sous-préfet, tous des intérimaires, ont fait mouvement vers la base de la MISCA à Paoua pour les informer de la présence de ces assaillants. Mais aucune solution n'est trouvée jusqu'à ce jour", s'inquiète Max Bataillon.

 

Une source du ministère de la Sécurité publique a confié à Xinhua que le pouvoir de Bangui se réserve de faire une déclaration sur cet acte qu'il considère comme une "provocation".

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : 7 morts et 21 blessés suite à une incursion d'hommes armés à la frontière avec le Tchad

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Centrafrique-Presse.com
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 00:34

 

 

 

 

 

BANGUI, 7 avril 2014 (AFP) - Une grande tension régnait lundi à Bouar, dans le nord-ouest de la Centrafrique, où de nombreux tirs étaient entendus, après une opération de désarmement de miliciens armés par l'armée française, a-t-on appris auprès de la gendarmerie de Bouar.

 

Une opération de désarmement concernant "un groupe armé composé d'anti-balaka (miliciens majoritairement chrétiens) et d'éléments des FACA (anciennes Forces armées centrafricaines) auteurs de plusieurs exactions" a été menée "par les forces françaises de l'opération Sangaris tôt lundi matin" à Bouar, a déclaré à l'AFP une source de la gendarmerie locale sous couvert d'anonymat.

 

"Plusieurs membres dudit groupe ont été arrêtés et l'un d'eux qui a tenté de prendre la fuite a été blessé à la jambe. Les autres (...) ont alors promis de se venger et se sont mis à tirer des coups de feu en l'air dans la ville. Pour l'instant on ignore si ces tirs ont fait des victimes", a précisé cette source.

 

Toujours selon la même source, les tirs se faisaient toujours entendre à Bouar en milieu d'après-midi.

 

"Des éléments français patrouillaient dans la ville survolée en permanence par des hélicoptères de l'armée française. La tension restait vive dans la ville où les banques, marchés, magasins, petit commerces... sont fermés. On note aussi des déplacements des populations", a-t-elle ajouté.

 

Bouar est une ville clé située sur l'axe stratégique qui relie Bangui au Cameroun, principale voie d'approvisionnement pour la Centrafrique.

 

Les forces internationales de Sangaris et africaine de la Misca sécurisent les convois qui transitent chaque semaine entre le poste-frontière camerounais de Garoua-Boulaï et Bangui.

 

La ville de Bouar avait connu une accalmie avec l'arrivée des troupes françaises mi-février, après plusieurs mois d'affrontements violents entre anti-balaka et ex-rebelles Séléka majoritairement musulmans, qui avaient pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013.

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants Séléka, les milices anti-balaka, groupes formés à l'origine de paysans chrétiens de l'ouest, pourchassent la population musulmane, contrainte à l'exode.

 

Quelque 450 soldats français et de l'Union africaine sont positionnés à Bouar.

 

Centrafrique: tirs et tensions dans une ville du nord-ouest après une opération de désarmement
Centrafrique: tirs et tensions dans une ville du nord-ouest après une opération de désarmement

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 00:31

 

 

 

 

 

 

http://observers.france24.com/   07/04/2014 / CENTRAFRIQUE

 

Le Cameroun est confronté à un important afflux de réfugiés centrafricains, pour la plupart des musulmans qui fuient les représailles des milices anti-Balakas. Des réfugiés qui passent souvent de longues semaines sur la route, dans le plus grand dénuement, avant d’atteindre la frontière.

 

 D’après les Nations unies, plus de 130 000 personnes en provenance de la République centrafricaine ont trouvé refuge sur le sol camerounais entre décembre 2013 et mars 2014. La majorité d’entre eux arrivent dans un état d’épuisement et de malnutrition, comme en témoigne cette vidéo mise en ligne par le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies.

 

"Ils s’étaient nourris principalement de feuilles"

 

Ces images ont été tournées le 29 mars dernier par le Dr Paul Spiegel, expert médical du HRC, près du village camerounais de Gbiti, sur la rivière Bombé, qui sépare le Cameroun et la Centrafrique à cette section de la frontière.

 

 J’ai vu une soixantaine de personnes traverser la rivière ce jour-là. Il s’agissait en majorité de femmes et d’enfants. La plupart marchaient depuis deux ou trois mois et certains arrivaient même de Bangui. C’était un voyage très épuisant pour eux car ils devaient se cacher des milices anti-Balakas en permanence, même la nuit, ce qui les a obligés à faire de nombreux détours.

 

 Beaucoup avaient les genoux gonflés par les heures de marches qu’ils avaient dû effectuer, et cela contrastait avec le reste de leurs jambes qui étaient extrêmement maigres. Ca m’a beaucoup marqué parce qu’en tant que médecin, ce n’est pas quelque chose que je vois tous les jours. Ces personnes avaient notamment rencontré beaucoup de difficultés pour trouver de l’eau et de la nourriture et ils s’étaient nourris principalement de feuilles.

 

 Je me souviens notamment d’une femme qui était accompagnée de trois ou quatre enfants, dont l’un montrait des signes graves de malnutrition. Elle avait beaucoup de mal à traverser la rivière, alors nous avons dû l’aider. Elle avait l’air complètement épuisée et souffrait de diarrhée. Nous l’avons donc directement envoyée à l’hôpital pour qu’elle puisse être soignée de toute urgence.

 

 Beaucoup de ces réfugiés étaient partis avec toute leur famille et leur bétail, mais ils ont perdu beaucoup de monde en route. Certains ont été tués et d’autres ont été égarés en chemin. De nombreux enfants sont donc arrivés seuls à la frontière et il va être important de travailler pour réunir ces familles qui ont été dispersées.

 

"Tous les réfugiés sont partis après avoir eu vent de l’arrivée imminente des anti-Balakas"

 

À l’origine formées en province en tant que groupes d’auto-défense villageois, les milices anti-Balakas cherchent à se venger des atrocités commises par les rebelles de la Séléka, composés essentiellement de musulmans. Depuis que ces derniers ont été chassés du pouvoir en janvier dernier, les miliciens anti-Balakas sont accusés d’avoir multiplié les exactions à l’encontre des civils musulmans qu’ils traquent à travers tout le pays. Roger [pseudonyme], l’un de nos Observateurs à Gamboula, une ville centrafricaine à la frontière avec le Cameroun, a lui aussi vu passer le flot de réfugiés.

 

Il y a environ un mois et demi, des réfugiés cherchant à gagner le Cameroun sont arrivés en grand nombre dans ma ville. Ils venaient principalement de Baoro ou de Carnot, mais il y en a qui venaient de beaucoup plus loin. Une femme de Bossembélé, qui venait de perdre son mari, avait fait une semaine de route pieds nus à travers la brousse avec ses deux enfants. Elle est arrivée affamée et elle a été accueillie par un centre de missionnaires situé à quelques kilomètres du centre-ville.

 

 Puis il y a deux semaines, tous les réfugiés sont partis précipitamment après avoir eu vent de l’arrivée imminente des anti-Balaka. Quand ces derniers sont arrivés, ils n’avaient donc plus aucune personne à attaquer. Ils se sont alors rabattus sur une voiture du centre missionnaire qui transportait les bagages de certains réfugiés. Des coups de feu ont été tirés en l’air, mais je crois que les prêtres sont finalement parvenus à calmer les miliciens.

 

 Depuis, les musulmans qui cherchent à traverser la frontière ne transitent plus par Gamboula. Ils évitent également les grandes routes et préfèrent passer par de petits sentiers dans la brousse pour ne pas être repérés avant d’arriver à la rivière Kadeï, qu’ils doivent traverser pour rejoindre le Cameroun. Beaucoup se dirigent ensuite vers des camps de réfugiés à Kenzou ou Lolo [situées à respectivement 15 et 40 kilomètres de Gamboula].

 

 Selon Djerassem Mbaiorem, porte-parole du HCR au Cameroun, les réfugiés qui parviennent à franchir la frontière s’installent ensuite dans des mosquées, dans des stades ou juste sous des arbres. Pour faire à cette situation de plus en plus alarmante sur le plan humanitaire, le HCR évalue à 81 millions d’euros la somme nécessaire pour financer ses opérations auprès des réfugiés centrafricains.

 

Témoignages sur l’exode chaotique des musulmans centrafricains
Témoignages sur l’exode chaotique des musulmans centrafricains

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Centrafrique-Presse.com
8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 00:28

 

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-04-07 21:45:44 - Le Président de la Commission d'enquête internationale en Centrafrique, Bernard Acho Muna, a exhorté lundi, à l'issue d'une mission de quatre semaines en République centrafricaine, toutes les parties à faire preuve de retenue dans la crise actuelle.


Selon un communiqué de l'ONU parvenu lundi à APA, « M. Acho Muna a notamment invité les média, au cours d'une conférence de presse au Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), à observer scrupuleusement les règles d'éthique et de déontologie qu'exige la profession ».


« Le droit à l'information est un droit fondamental qui ne doit en aucun cas être confondu à la propagande qui, elle, ne fera qu'envenimer la situation qui prévaut actuellement en Centrafrique », a dit le Président de la Commission d'enquête lors d'une conférence de presse à Bangui. 


Il a « rappelé avec force l'engagement de la Commission d'enquête, qui est une institution indépendante, à assumer pleinement ses responsabilités et à s'acquitter avec impartialité du mandat que lui a confié le Conseil de sécurité des Nations Unies », poursuit la même source.


Selon M. Acho, la commission d’enquête créée par les Nations Unies dont le mandat a été défini dans la Résolution 2127 du 5 décembre 2013, est une marque de solidarité de la communauté internationale à la souffrance du peuple centrafricain en vue d’apporter une solution à la tragédie centrafricaine.


« Notre mission est d’aider le peuple centrafricain à avancer pour qu'à l’avenir on n'ait plus cette impunité »a-t-il réitéré, ajoutant qu'en plus de l’assistance humanitaire et financière, il faut nécessairement combattre l’impunité pour que « les leaders avec des mains ensanglantées ne puissent pas encore, après différents mouvements de conciliation, d’amnistie, se retrouver dans le gouvernement, au parlement ou à la municipalité ».


Cette enquête pour déterminer les éventuels responsables des crimes commis en Centrafrique depuis le 1er janvier 2013, ne se limite pas seulement aux Centrafricains car les forces étrangères déployées en Centrafrique pourraient aussi être inquiétées, a-t-il dit. 


« Notre mandat est bien explicite, personne n'est exemptée », a-t-il conclu. 


La mission de quatre semaines en République centrafricaine de la Commission d'enquête lui a permis de démarrer ses travaux sur le terrain. Son rapport intérimaire sera présenté en juin prochain au Conseil de sécurité, indique-t-on. 


Le président Bernard Acho Muna sera de retour le 7 mai prochain en Centrafrique, précise-t-on.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=600788#sthash.9abY5qRg.dpuf

La Commission internationale d'enquête en RCA exhorte à la retenue

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Centrafrique-Presse.com
7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 16:27

 

 

 

 

 

Par   7 avril 2014 | 11:11

 

Tout génocide est un humanocide. Ce constat emprunté à Eric-Emmanuel Schmitt nous rappelle qu’un génocide, même éloigné géographiquement, n’est pas celui des autres, d’un peuple éloigné avec lequel nous n’avons aucune attache. Un génocide, quelque qu’il soit, est celui de l’humanité toute entière qui se poignarde et anéantit une partie d’elle-même.

 

N’oublions pas…100 jours d’horreur, 1 million de morts, c’était il y a 20 ans au Rwanda. À date, le dernier génocide répertorié en tant que tel. Le dernier ? Pas sûr quand autant de pays sont encore plongés dans les horreurs de la guerre civile comme en Syrie ou en Centrafrique.

 

La République centrafricaine, où Chrétiens et Musulmans se déchirent, se rapproche du schéma génocidaire, soit «l’extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe ou d’une partie d’un groupe en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales».

 

Mais une certaine pudeur lâche ou lâcheté pudique, empêche la communauté internationale de trouver une réponse adéquate dès que pointent des signes avant-coureurs d’une mécanique de l’horreur génocidaire. Pourquoi attendre un x nombre de morts avant d’intervenir ? Un mort, en raison de son appartenance ethnique, est un mort de trop !

 

Le bourbier centrafricain est le triste exemple d’un pays qui sombre, et les grands capitaines de ce monde regardent le naufrage sans bouger. Pourquoi le Canada, membre de la francophonie, est-il absent en Centrafrique ? Pourquoi rester sourd aux appels du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a confirmé le 5 avril qu’une épuration ethnico-religieuse était une réalité dans le pays ?

 

Le lieutenant-général Roméo Dallaire, qui a senti de près les odeurs de la folie humaine, le déplorait la semaine passée. Le schéma se répète bel et bien en Centrafrique. Les ONG estiment qu’environ 6000 enfants soldats combattent au sein des milices chrétiennes et musulmanes, et selon Dallaire, ce recrutement massif est un signe avant-coureur, car « rien n’arrête un enfant soldat endoctriné et drogué ».

 

Sous couvert du devoir de non-ingérence, ou plus concrètement, parce que la République centrafricaine n’est pas un pays stratégique dans la diplomatie contemporaine guidée par les intérêts privés, on envoie pour soulager sa conscience une poignée de soldats de maintien de la paix…

 

Mais dans la mesure où c’est une partie de l’humanité, quelle que soit sa couleur, son ethnie et la distance géographique qui nous sépare d’elle, qui est en train de mourir, un effort collectif des « grandes Nations » devrait être une réponse naturelle.

 

Oui, les commémorations sont essentielles pour l’histoire et le devoir de mémoire des victimes. Mais il semblerait que les hommes oublient facilement, et ne veulent pas voir que la Centrafrique est le Rwanda d’il y a 20 ans.

Tout génocide est un humanocide

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 14:37

 

 

 

Verbatim de la conférence de presse du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à l’issue de sa visite en République Centrafricaine.

 

 

Samedi 05 avril 2014

 

Ban Ki-moon:

 

Mbi bara ala koue (bonjour à tous) !

 

Je tiens à remercier les dirigeants et la population de ce pays pour leur accueil chaleureux. Je suis très encouragé par la détermination de Mme Samba-Panza, la Chef de l’Etat de transition de la République centrafricaine.

 

 Je me suis arrêté à Bangui avant d’aller au Rwanda pour une raison. Je veux que le monde sache ce qui se passe ici. Avant de partir, j’aurai trois messages à donner.

 

 Le premier message s’adresse à la population de ce pays. Vous n’êtes pas seuls. Les Nations Unies sont honorées d’être à vos côtés. Je veux exprimer mes sincères condoléances à tous ceux qui ont perdu un p! roche dans cette tempête de violences. J’ai rencontré aujourd’hui de nombreuses personnes qui ont été chassées de leurs foyers et de leurs communautés. Leurs récits resteront à jamais dans ma mémoire. Je tiens à rassurer chacun de vous, jeune et moins jeune, femme et homme, musulman et chrétien, je ne vous oublierai pas. Je vous ai entendu. Je soutiens votre appel. La sécurité et la Justice doivent être au centre du processus de réconciliation. La commission d’enquête des Nations Unies et d’autres efforts aideront à faire en sorte que les responsables des exactions en répondent et à empêcher que de nouvelles violations épouvantables des droits de l’Homme ne soient commises. 

 

Le second message s’adresse au monde. Ne fermez pas les yeux sur ce qui se passe ici. Je me félicite du déploiement des forces annoncées par l’Union européenne. Je remercie le contingent français (Sangaris), celui de l’Union africaine (MISCA) pour leurs actions salvatrices, mais il faut faire d’avantage pour la République centrafricaine et il faut le faire maintenant. Le risque d’une partition qui déstabiliserait une région déjà fragile menace le pays. Le Conseil de sécurité est sur le point d’autoriser le déploiement d’une nouvelle mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine. Les soldats de la paix ne peuvent cependant pas, à eux seuls, résoudre tous les problèmes. La réussite passera par une détermination sans faille des Centrafricains eux-mêmes pour instaurer la paix et par une étroite concertation entre tous les partenaires. Les casques bleus ne seront pas déployés immédiatement et nous devons aujourd’hui travailler ensemble au rétablissement de la sécurité tout en jetant les bases nécessaires pour que la paix et la stabilité soient assurées à moyens terme! .

 

 Mon troisième et dernier message sera bref. Il y a lieu d’espérer.

 

Je suis convaincu que le peuple centrafricain, malgré les difficultés qu’il traverse, pourra envisager, comme il le mérite, un avenir sûr et prometteur. De telles transformations se sont produites dans d’autres pays déchirés par la guerre au rang desquels on peut citer la Sierra Leone, le Timor Leste ou le Libéria. Cette transformation ne se produira pas sans aide. Il faudra, pour qu’elle ait lieu, toute la détermination du peuple centrafricain et de la communauté internationale. Vous pouvez compter sur mon appui. Nous pouvons agir. Nous en avons l’obligation et nous devons le faire maintenant.

 

Singuila mingui (je vous remercie).

 

 

Questions/Réponses

 

 Le Citoyen : Monsieur le Secrétaire général, croyez-vous et pensez-vous que l’organisation et la tenue des prochaines élections seront possibles sans la contribution de l’armée nationale ?

 

Ban Ki-moon : Je sais que l’élection présidentielle se tiendra en février de l’année prochaine. J’espère que le déploiement de l’opération de maintien de la paix aidera à établir la stabilité politique et socio-économique en protégeant les droits de l’homme. Je suis convaincu que les élections présidentielles, l’année prochaine, peuvent être conduites objectivement de manière démocratique.

 

Q1- France 24: M. le Secrétaire général, dans votre intervention, vous avez établi une sorte de parallèle entre ce pays et le Rwanda. Vous avez aussi décrit l’état dans lequel se trouve ce pays. Pensez-vous la République centrafricaine pourrait devenir un état complètement défaillant ?

 

Ban Ki-moon: Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour justement empêcher une telle éventualité, et nous l’avons répété à plusieurs reprises : « jamais plus, jamais plus ».

 

C’est pour cela que je me rends ce soir au Rwanda, en vue de prendre part à la commémoration du 20ème anniversaire du génocide au Rwanda. Il y a eu également un autre gé! nocide à Srebrenica. C’est pourquoi le monde ne doit plus jamais voir cela. Et je suis justement ici pour démontrer la solidarité des Nations Unies, pour démontrer la ferme détermination des Nations Unies à œuvrer pour la paix et la sécurité.

 

Centrafrique Matin : Nous savons qu’en République centrafricaine il n’y a pas que la crise que nous traversons actuellement. La Centrafrique est aussi victime de la présence de forces étrangères telles la LRA et hommes de Baba Laddé qui hantent notre pays. Que faudra-t-il pour résoudre ces problèmes ?

 

 Ban Ki-moon : Il importe, au premier chef, que tous les acteurs et que tous les voisins coopèrent. Il n’est pas acceptable que des forces extérieures déstabilisent le pays. C’est la raison pour laquelle j’ai fait une proposition au Conseil de sécurité, et c’est la raison pour laquelle une opération de maintien de la paix va être déployée [dans ce pays]. Je suis en contact constant avec tous les dirigeants africains, avec tous les dirigeants du monde.

 

Nous allons œuvrer pour la paix et la stabilité. Nous allons œuvrer pour que le peuple centrafricain ait des moyens de subsistance. Ce que nous souhaitons, c’est le respect de la dignité humaine. Nous avons par conséquent trois priorités à savoir la paix et la stabilité, le développement durable et le respect des Droits de l’Homme, et c’est la raison de ma présence ici : montrer la solidarité et la détermination de! s Nations Unies.

 

Merci beaucoup.

 

 

 

Quelques Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui le samedi 5 avril 2014

 

- Avec la communauté musulmane à la mosquée centrale du Km 5

 

- Au Conseil National de Transition (CNT)

 

- Avec la Présidente de la Transition au Palais de la Renaissance

Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui
Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui
Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui
Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui
Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui
Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui
Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui
Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui
Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui
Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui
Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui
Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui
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Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui
Images de la visite éclair du Secrétaire Général des Nations Unies Ban ki moon à Bangui

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Centrafrique-Presse.com
7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 14:29

 

 

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) 2014-04-07 12:47:20 - Six sites destinés à l’accueil des citoyens centrafricains, fuyant l’instabilité dans leur pays, ont déjà été érigés dans les régions camerounaises de l’Adamaoua et de l’Est, a appris APA lundi de source gouvernementale.


L'annonce intervient au lendemain d'une session du comité interministériel ad hoc mis sur pied le 13 mars 2014 en vue de la gestion des situations d'urgence des réfugiés.

Dans le même temps, les enfants en âge scolaire sont progressivement intégrés dans le système éducatif local.


Le comité ad hoc, en dehors de la création d'un système d'encadrement de proximité à travers des sous-comités locaux, a aussi permis le renforcement de la surveillance épidémiologique à travers l'extension de la flotte téléphonique à coût zéro dans 61 aires de santé.


Il fait également état de l'organisation de campagnes de vaccination et de la mobilisation du personnel sanitaire, et du maillage réussi des principaux couloirs de passage des migrants avec fouille systématique des bagages.


D'une manière générale, le Cameroun accueille actuellement entre 6000 et 10.000 réfugiés par semaine, en provenance principalement de la République centrafricaine et du Nigeria, selon les statistiques du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=600731#sthash.0MA5quJY.dpuf

 

Accueil des réfugiés centrafricains : six sites d'accueil ouverts au Cameroun
Accueil des réfugiés centrafricains : six sites d'accueil ouverts au Cameroun

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 14:06

 

 

 

 

(Jeune Afrique ) 07/04/14

 

Un État sans forces armées, une présidente sans pouvoir réel... Malgré l'aide internationale, le pays sombre chaque jour un peu plus dans la violence.

 

"Ah bon ? Le gouvernement centrafricain va faire une annonce ?" s'amuse le général Martin Tumenta Chomu. Le Camerounais, commandant militaire de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), vient d'apprendre qu'André Nzapayeke, le Premier ministre, allait tenir une conférence de presse. Le colosse, chargé de la sécurité du pays avec son homologue français de Sangaris, le général Francisco Soriano (ils se voient au moins trois fois par semaine), s'en moque éperdument. "Si le gouvernement parle d'une opération, poursuit-il de sa voix de stentor, demandez-lui avec quelle force il va la mener ! Ni nous ni Sangaris n'avons d'ordre à recevoir de lui."

 

Les exactions continuent

 

À Bangui, plus personne - pas même la présidente de la transition - ne nie l'évidence : le gouvernement ne contrôle absolument plus son territoire. Catherine Samba-Panza dispose certes de tous les attributs du pouvoir : un gouvernement plutôt sérieux et apprécié de Paris ; une pléthore de ministres-conseillers ; une garde personnelle assurée par les Rwandais de la Misca et un agenda surchargé d'incessants déplacements dans la sous-région. Mais elle n'a pas les moyens de l'exercer. Les préfets qu'elle a nommés n'ont toujours pas quitté la capitale par crainte pour leur sécurité. Se refusant à verser dans un populisme vindicatif - ce qui est tout à son honneur -, Samba-Panza n'a pas non plus réussi à s'imposer dans le coeur de Centrafricains, en quête d'autorité.

 

Seules les forces internationales, par définition moins légitimes, maintiennent un semblant d'ordre. Seulement, leur manque de moyens et de connaissance du terrain est évident. À Bangui, alors que les Français estimaient mi-mars qu'une "paix fragile avait été rétablie", les fusillades et les lynchages se sont multipliés peu après. Quatre mois après le début de leur intervention, les 200 Français de Sangaris stationnés dans la capitale pour "épauler" les 1 700 Rwandais et Burundais ne sont pas parvenus à mettre fin aux exactions. On imagine avec effroi la situation dans le reste d'un pays plus vaste que la France et la Belgique réunies.

 

Traquer les civils musulmans et leurs biens

 

Profitant du vide sécuritaire, des miliciens anti-balaka dont les chefs ne craignent plus d'être arrêtés (sept d'entre eux se sont évadés sans un coup de feu de la prison de Ngaragba fin février) contrôlent désormais la plupart des quartiers de Bangui, dressant parfois des barrages sur les principaux axes. Ces hommes qui, le plus souvent armés de machettes, se disent chrétiens mais sont couverts de gris-gris et ignorent tout de la miséricorde, affirment défendre la population contre les "musulmans". Une menace bien difficile à percevoir à l'heure où ces derniers ne sont plus, à Bangui, que quelques milliers. Les anti-balaka, désormais considérés par la Misca comme des "ennemis", font montre en revanche d'une efficacité certaine quand il s'agit de monnayer leur "protection" ou de traquer les civils "musulmans" et leurs biens. À preuve : les centaines de maisons où vivaient autrefois ces derniers qui ont été détruites - plutôt qu'occupées - jusqu'aux murs, démontés pour en revendre les briques. Métaphore parfaite d'un suicide collectif dans un pays où les "musulmans" assuraient une grande partie de l'activité économique.

 

L'humiliation, la peur et la perte d'êtres chers subies par les Banguissois pendant les neuf mois qu'a duré la violente occupation des rebelles majoritairement musulmans de la Séléka expliquent sans doute en partie cette réaction épidermique. Mais elles ne sauraient justifier l'invraisemblable torrent de haine revancharde qui emporte la ville. "On ne veut plus vivre avec les musulmans, entend-on à chaque coin de rue. Qu'ils partent tous, sinon, nous allons nous en charger." Le soupçon d'"islamité" pèse même désormais, contre toute évidence, sur les soldats rwandais et burundais...

 

On voit donc mal comment le pays parviendra à surmonter ses divisions et à échapper au risque de partition. Car les ex-Séléka ont maintenu leur présence dans l'Est, où ils imposent une "pax sélékana". Pour éviter toute remise en question des frontières, Sangaris et la Misca prévoient de se déployer dans la région. "Sangaris est sur le point de prendre le contrôle de Bria, et le contingent de RD Congo va s'installer à Bangassou", explique le général congolais (Brazzaville) Jean-Marie Michel Mokoko, chef de la Misca. Mais le risque est grand - et les Français s'en disent conscients - que ces forces entraînent des miliciens dans leur sillage, ce qui mènerait à de nouveaux massacres.

 

Autoriser un réarmement de la force centrafricaine reste hors de question

 

Face à l'urgence de la situation, le relatif optimisme qui prévaut à l'ambassade de France, où l'on assure que "le rétablissement de la paix" passe par "celui de la chaîne pénale, de l'éducation et de l'emploi des jeunes désoeuvrés", paraît quelque peu décalé. Comment un État fantôme pourrait-il conduire de telles actions ? Mais pour Paris, autoriser un réarmement de la force centrafricaine reste hors de question : même les aides de camp du Premier ministre et de la présidente ont interdiction de porter une arme.

 

De fait, les militaires centrafricains n'inspirent plus confiance depuis l'incident du 5 février à l'École nationale d'administration et de magistrature, au cours duquel un "musulman" venu répondre à un appel des Forces armées centrafricaines (Faca) a été lynché par ses frères d'armes devant les journalistes du monde entier.

 

Il est donc peu étonnant que seuls les militaires "chrétiens" rentrent dans le rang après avoir, pour certains, fait partie des anti-balaka. Ils défilent chaque jour en uniforme dépareillé dans le camp Kassaï, au milieu des carcasses de blindés datant de l'ère Bokassa. Un nouveau chef d'état-major, le général Jérôme Bouba, a été nommé par la présidente le 4 février. Mais il commande des troupes sans armes ni missions. "On dépense des centaines de millions d'euros pour Sangaris et la Misca, peste son adjoint, le colonel Alfred Service. Nos hommes pourraient faire mieux avec moins !"

 

La fin de cette transition d'ici à février 2015 paraît difficilement imaginable, puisqu'elle suppose l'organisation d'un scrutin dans un pays sans état civil et où la nationalité d'une partie de la population fait l'objet d'interrogations. Au-delà de cette élection, c'est surtout l'État centrafricain qu'il faut reconstruire. Ce qui pourrait prendre des années.

 

Ghettos pour musulmans

 

À la sortie d'une banque, en plein centre-ville de Bangui, une rumeur parcourt la foule. "C'est un musulman ! Il a tué un chrétien au PK5 !" Soudain, un petit groupe cherche à lyncher un homme qui vient de retirer de l'argent. Il ne devra son salut qu'aux soldats burundais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), qui ouvrent le feu sans hésiter sur les poursuivants.

 

Cette scène, devenue tristement banale dans la ville, montre à quel point s'aventurer en dehors du quartier PK5 est devenu dangereux pour un "musulman". L'ancien coeur commercial grouillant de vie de Bangui est à présent un sinistre ghetto de quelques centaines d'âmes, s'étendant sur plusieurs pâtés de maison autour de la mosquée centrale. Dans la cour de cette dernière, hommes, femmes et enfants survivent sous la protection des Burundais, dans la crainte d'incursions anti-balaka. Des armes à feu, dont ils feraient un usage offensif selon les chrétiens des quartiers voisins, leur ont été laissées. "Nous ne pouvons pas être là jour et nuit, explique un haut gradé de la Misca. Si on les leur retire, ils se feront massacrer."

 

La principale menace vient du camp de déplacés de l'aéroport de M'Poko, distant de quelques centaines de mètres, un repaire de miliciens anti-balaka - influents au point que certaines organisations internationales doivent traiter avec eux pour aider la population. Ce camp parsemé de carcasses d'avions est, de fait, protégé par l'armée française qui sécurise l'aéroport.

 

Les militaires hexagonaux n'ont donc pas bonne presse auprès des derniers musulmans de la ville. C'est le cas des centaines d'ex-rebelles de la Séléka, dont certains ont été désarmés par la France et qui vivotent, totalement déprimés, dans les camps RDOT et Béal, en attendant une incertaine intégration dans la force centrafricaine. Mais c'est du PK12, autre ghetto musulman de Bangui qui ne compte plus que quelques dizaines d'habitants, que viennent les critiques les plus vives. "Nous nous battons contre les anti-balaka noirs et les anti-balaka blancs, les Français, va jusqu'à affirmer Ibrahim Alawad, l'un des chefs de la communauté, né au Soudan et ne parlant pas français. Pourquoi, à chaque fois que Sangaris vient chez nous, sommes-nous attaqués par des anti-balaka ?"

 

Des accusations graves et non étayées. Mais il n'est pas exclu que des anti-balaka suivent des patrouilles de Sangaris à leur insu. Les musulmans du PK5 le font, parfois, avec les Burundais de la Misca, pour s'échapper un moment de leur ghetto.

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2777p032.xml0/bangui-c...

Lu pour vous : Centrafrique : plongée au coeur du chaos

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Centrafrique-Presse.com
7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 13:48

 

 

 

 

 

07/04/2014(PANA )

 

L'annonce surprise faite le 3 avril à Bruxelles par le ministre tchadien des Affaires étrangères sur le retrait progressif de ses troupes engagées dans les opérations de maintien de la paix en République centrafricaine, (RCA) ne doit pas résulter sur une impunité pour les violations des droits de l'Homme commis sur place, a déclaré Amnesty International.

 

“Le retrait ne doit pas assurer l'impunité aux soldats de la paix tchadiens qui seraient responsables de violations des droits de l'Homme perpétrées le week-end dernier en République centrafricaine, dont le bilan en vies humaines s'élèverait à des dizaines de civils”, a déclaré M. Christian Mukosa, chercheur d'Amnesty International en Centrafrique.

 

“Avec le vide créé par le retrait de ces troupes, il urge que la communauté internationale s'implique et apporte son soutien aux troupes africaines et françaises sur le terrain dont le mandat consiste à protéger les populations civiles. Le déploiement urgent de la force européenne EUFOR RCA lancée cette semaine ne doit être que le début d'efforts intenses visant à empêcher la terrible situation d'empirer”.

 

Environ 850 soldats tchadiens sont actuellement déployés en RCA dans le cadre de la mission internationale africaine de soutien à la République centrafricaine, (African-led International Support Mission to the Central African Republic, MISCA). La situation s'est détériorée depuis fin mars avec les troupes de la MISCA qui ont eu pour la première fois des accrochages armés avec les milices anti-Balaka à Bangui, la capitale et entre autres endroits.

 

Amnesty International s'est fait l'écho des appels du gouvernement de transition de la RCA pour que les Nations unies et l'Union africaine (UA) mènent une enquête indépendante, impartiale sur le présumé rôle des soldats de la MISCA dans les deux incidents survenus à Bangui les 27 et 29 mars derniers et qui ont fait des dizaines de victimes parmi les civils. On rapporte que les soldats tchadiens auraient ouvert le feu sur des civils.

Amnesty International déplore l'impunité des soldats tchadiens en République centrafricaine
Amnesty International déplore l'impunité des soldats tchadiens en République centrafricaine

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