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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 13:24

 

 

23 juin 2016 | Par Fabrice Arfi

 

Des documents découverts par la police et le témoignage sur procès-verbal d’un avocat parisien prouvent que des proches des deux principaux candidats à la présidentielle – le chef de l'État Ali Bongo et l'outsider Jean Ping – ont perçu ces dernières années des millions de dollars de commissions occultes, versées en Chine, sur plusieurs marchés étatiques gabonais.

 

C’est un tout petit monde qui se déchire, mais il est couvert du même or. La campagne pour l’élection présidentielle gabonaise, dont l’unique tour doit se tenir le 27 août 2016, offre ces temps-ci un spectacle paradoxal. D’un côté, les deux principaux candidats, le président en exercice Ali Bongo et l’ancien ministre Jean Ping, s’invectivent publiquement à grand renfort de formules assassines. De l’autre, invisibles, les dessous d’une guerre entre deux clans familiaux qui ont longtemps dansé autour d’un magot commun, l’argent des grands contrats de l’État. Avec, au passage, une victime, toujours la même : les citoyens du Gabon, petit pays de moins de 2 millions d’habitants, riche en pétrole et, de ce fait, bastion historique de la Françafrique.

 

Des documents découverts il y a deux ans par la police anticorruption française, que Mediapart a pu consulter, ainsi que le témoignage sur procès-verbal d’un avocat historique du clan Bongo sont aujourd’hui de nature à faire tomber les masques. Ils montrent que des membres des deux familles Ping et Bongo, qui ne font d’ailleurs qu’une à certains égards, ont perçu ces dernières années d’importantes commissions occultes sur plusieurs marchés étatiques décrochés par une multinationale chinoise. Les commissions perçues se chiffrent à plusieurs dizaines de millions de dollars, d’après les informations à la disposition de la police.  

 

Pour comprendre les enjeux cachés de la campagne gabonaise, qui sont parfois moins politiques que claniques, il faut imaginer la rencontre des Borgia et de House of Cards. Ali Bongo, président du Gabon depuis 2009, est le fils et successeur d’Omar, autocrate qui a régné à partir de 1967 durant quatre décennies sur le pays, avec le soutien indéfectible de la France et de ses meilleures barbouzes. Jean Ping, lui, fut le ministre durant vingt ans d’Omar Bongo, de 1990 à 2008, date à laquelle il est parti prendre les rênes de l’Union africaine. Pascaline Bongo, la fille d’Omar, dont elle a été la toute-puissante directrice de cabinet, fut aussi pendant longtemps la compagne de Jean Ping, avec qui elle a eu deux enfants (Nesta et Chritopher) – elle a également pris sous son aile protectrice un premier fils Ping, Franck. Réputée en froid avec son frère président, Pascaline Bongo n’en demeure pas moins aujourd’hui sa « haute représentante » à titre officiel.

 

Au centre des nouvelles découvertes policières françaises, réalisées par l’Office central de lutte contre la corruption en marge d’une enquête sur le « parrain des parrains » Michel Tomi, se trouve le géant Sinohydro, l’une des plus grandes entreprises chinoises, spécialisée dans la construction de barrages (mais pas seulement). En une dizaine d’années, Sinohydro a décroché de nombreux contrats d’ampleur au Gabon et au Cameroun. Et chaque fois, un Bongo ou un Ping a touché sa part par l’intermédiaire d’une société offshore hongkongaise.

 

Confrontés à ces documents, découverts pour la plupart lors d’une perquisition à son cabinet parisien, Me François Meyer, avocat historique du clan Bongo, a offert pendant sa garde à vue, en juillet 2014, une inestimable leçon de choses aux enquêteurs sur l’affairisme politique gabonais.

 

D’après les informations livrées sur PV par Me Meyer, Pascaline Bongo, du temps où elle travaillait au service de son père Omar mais aussi après, sous le règne de son frère Ali, a ainsi touché plus de 10 millions de dollars de commissions sur deux marchés d’État gabonais “remportés” par Sinohydro. Le premier porte sur la construction d’une route dans l’est du pays entre les villes d’Akieni et Okondja (environ 2,5 millions de dollars de commissions). Le second concerne la construction du barrage dit de Grand Poubara, grand projet de 200 millions de dollars porté par Sinohydro près de Franceville (environ 8 millions de dollars de commissions).

 

Les virements transitaient pour chaque opération par la société Sift Hong Kong Limited et son compte ouvert à la banque HSBC, dont l’ayant droit est Pascaline Bongo – son avocat n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien. « Je vérifiais les dépenses et j’exécutais les ordres de Pascaline. Je pouvais aussi accompagner Pascaline à ses rendez-vous avec les ministres, les directeurs d’administrations, les ingénieurs », a expliqué pour sa part François Meyer, conseiller de Pascaline Bongo, devant les policiers.

 

Me Meyer a précisé : « Pascaline négociait et discutait pendant ces rendez-vous. Pascaline avait un rôle très important pour permettre à l’entreprise chinoise de réaliser son marché dans un délai raisonnable. Pascaline sait mobiliser les administrations chargées du projet. Elle est le moteur du projet en quelque sorte côté gabonais. » Pratique quand on incarne d’une main, soit en tant que directrice de cabinet du président Omar, soit comme « haute représentante » personnelle du président Ali, l’État qui concède le marché, et que, de l’autre main, on touche des commissions sur ledit marché.

 

L’analyse par la police du compte HSBC de la société offshore de Pascaline Bongo a  aussi fait apparaître un transfert de fonds inexpliqué de 10 millions de dollars en 2008. Me Meyer a en outre expliqué qu’en 2009-2010 sa cliente avait souhaité verser depuis ce même compte HSBC la somme de 7 millions de dollars pour ses enfants, dont ceux qu’elle a eus avec Jean Ping.

Ali Bongo, président du Gabon depuis 2009 et candidat à sa réélection

 

Le premier fils de ce dernier, Franck Ping, en grande partie élevé par Pascaline Bongo bien qu’elle ne soit pas sa mère, fut également bénéficiaire de commissions grassouillettes sur les marchés Sinohydro, et parfois sur les mêmes que ceux de son ex-belle-mère. Homme d’affaires et consul honoraire du Tchad au Gabon, Franck Ping a ainsi perçu, selon les confidences de Me Meyer, quelque 5 millions d’euros sur plusieurs marchés routiers, dont celui ralliant Akieni à Okondja. Les commissions étaient versées là encore par le truchement d’une société de Hong-Kong, baptisée Fiex dans le cas de Franck Ping. La société était dirigée par Me Meyer.

 

Un autre grand marché, le contrat Hydropower (réseau d’électricité de la capitale Libreville), a permis à Franck Ping d’empocher, cette fois en 2008, 8 millions de dollars de commissions.« Les démarches de Franck Ping se faisaient auprès du ministère du budget, du ministère des finances et de l’Assemblée nationale pour que les crédits soient payés », a observé Me Meyer.  

 

Trois ans plus tard, Franck Ping touchera 7 millions de dollars de commissions sur le projet de barrage M’vele au Cameroun. « Franck Ping a autant d’influence positive au Cameroun car son père est un ami personnel du président camerounais [Paul Biya – ndlr] », a assuré Me Meyer aux enquêteurs. Au total, tous les marchés Sinohydro auraient permis à Franck Ping de récolter 17 millions de dollars, déduction faite des honoraires d’avocats et de quelques frais fixes. Un beau pactole.

 

L’avocat parisien s’est ensuite livré à une explication de texte qui ne manque pas de franchise sur ce type de pratiques : « Que l’entreprise soit française, turque ou chinoise, pour que leur projet aboutisse, il faut qu’elles s’entourent de personnes connues et poussent l’administration à faire ce qu’elle a elle-même décidé. Ce n’est pas de la corruption mais une personne comme Frank Ping peut taper du poing sur la table en disant “si tu ne fais pas ton boulot, tu vas voir” en sous-entendant que le fonctionnaire pourra être remis à sa place. » « C’est d’ailleurs pour cela que les grandes sociétés choisissent des personnes comme Franck Ping ou Pascaline Bongo dont le nom est lié aux Bongo et au pouvoir », a-t-il ajouté.

 

Pour François Meyer, il ne faut pas forcément voir le fait de passer par des sociétés offshore comme une volonté de dissimulation coupable : « Ça permet une relative discrétion pour effectuer des activités licites. » Question étonnée de la commissaire qui l’interrogeait : « Pourquoi a-t-il besoin de discrétion surtout si les activités sont licites ? » Réponse de l’avocat : « Parce qu’il n’a pas un nom discret, ce nom de Ping est connu en Afrique. Vous savez que les affaires n’aiment pas le bruit. »

 

Interrogé par Mediapart, Franck Ping déclare quant à lui n’avoir « rien à dissimuler » même s’il dit « comprendre » l’impression de mélange des genres qui peut ressortir de telles découvertes. « Le statut de mon père, en réalité, ne m’apporte rien, jure-t-il. Si on me choisit à cause de mon nom pour obtenir des marchés, on pourrait alors voir cela comme une sorte de discrimination positive. Je ne vais quand même pas renier mon nom ! »

 

Avec le recul, cela ne manque pas de sel : dans un entretien accordé au journal Le Monde en mars dernier, Jean Ping, son père, avait annoncé qu’il se présentait à l’élection présidentielle gabonaise pour mettre fin au règne d'« un clan qui dirige le pays depuis cinquante ans ».

 

Roland Marchal 


Chargé de recherche CNRS 

Lu pour vous : Présidentielle au Gabon: deux candidats, un magot
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 12:50

 

BUREAU POLITIQUE

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  Secrétariat Général

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Les récentes élections générales ont favorisé le retour à l’ordre constitutionnel de la République Centrafricaine.

 

Le peuple centrafricain est donc fondé à croire à l’enclenchement d’une dynamique générale effective pour un retour à la paix et au rétablissement de la sécurité.

 

Malheureusement, et contre toute attente depuis quelques semaines, des foyers de violence s’allument quasi-simultanément çà et là sur toute l’étendue du territoire y compris à Bangui, la capitale. Leurs bilans font déplorer plusieurs dizaines de pertes en vies humaines, de nombreux villages ou maisons incendiés et plusieurs centaines d’habitants remis sur le chemin de l’exil ou du refuge en brousses.

 

Le décor d’un recommencement de la crise sécuritaire se remet progressivement en place avec pour conséquence la souffrance des populations qui n’aspirent qu’à vivre enfin en paix.

 

Le MLPC toujours soucieux du mieux-être du peuple centrafricain :

 

  • condamne avec la plus grande fermeté la recrudescence de ces actes de violences et leurs conséquences sur les populations innocentes ;
  • demande avec insistance au gouvernement de tout mettre en œuvre pour endiguer cette recrudescence et créer les conditions d’une marche résolue vers la paix, la sécurité et la cohésion sociale;
  • demande aux forces internationales de renforcer et de rendre visibles leurs opérations de sécurisation et de protection des populations civiles ;
  • exhorte toutes les parties à un changement d’état d’esprit afin d’éviter aux populations des souffrances supplémentaires.

Fait à Bangui, le 21 juin 2016

 

                                                                                   Le 1ème Secrétaire Général Adjoint

                                                                               

   Stanislas Samuel ZOUMBETI

COMMUNIQUÉ DE PRESSE RELATIF À LA RECRUDESCENCE DE L’INSÉCURITÉ EN RCA
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 12:45

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 22 juin 2016 - La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Diane Corner, et le Commissaire de la Police des nations Unies (UNPol), Luis Carrilho, ont tenu une conférence de presse ce mercredi 22 juin pour faire le point sur la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays. Cette rencontre avec les medias intervient à un moment où Bangui, la capitale, connait un regain de violence suite au kidnapping de six policiers centrafricains par des individus armés du 3e arrondissement. La conférence de presse a aussi été l’occasion de faire le point des actions de la Mission eu égard à la multiplication d’ilots d’insécurité dans plusieurs préfectures à travers le pays.

 

D’emblée, Diane Corner et Luis Carrilho ont condamné énergiquement la privation de liberté de représentants de l’autorité publique. Ils ont rappelé qu’il est important de libérer sans condition les policiers détenus par les éléments armés. La Représentante spéciale adjointe et le Commissaire de la Police de la MINUSCA ont enfin affirmé être en contact permanent avec les autorités et les communautés impliquées pour calmer les tensions. Tout en privilégiant le dialogue afin d’éviter une escalade de la violence, la Mission n’exclut pas l’usage d’une action robuste en fonction de l’évolution de la situation, ont-ils martelé.

 

A la faveur de la conférence de presse et concernant la recrudescence de la violence à travers la RCA, le leadership de la MINUSCA a réitéré que la protection des civils demeure la priorité de la Mission. C’est à cette tâche que s’attellent les 10 750 soldats et les 2080 policiers de la MINUSCA. Dans le cadre de l’exécution de cette tâche prioritaire, la Mission suit de très près l’évolution des points sensibles afin d’apporter les solutions les plus adaptées. C’est ainsi que les mouvements de transhumance ainsi que les tensions qu’ils induisent sont surveillés avec la plus grande attention en sus du travail de prévention qu’effectue la Mission. En effet, avec son maillage de onze bureaux de terrain, la MINUSCA a été en mesure d’établir un contact étroit avec les populations pour raffermir la cohésion sociale et le dialogue et répondre à leurs besoins dans le cadre de son mandat.

 

 La Représentante spéciale adjointe et le Commissaire de la UNPol ont aussi rappelé que la population est fatiguée de ce conflit qui perdure et que la majorité des Centrafricains aspirent à la paix et à la stabilité. Et c’est encourageant de voir que chaque fois que l’on implique la population, comme lors des consultations à la base, en prélude au forum nationale de Bangui, et des élections, il y a eu des avancées.

 

Diane Corner et Luis Carrilho ont conclu en rappelant que la situation sécuritaire de la RCA est encore fragile malgré les énormes progrès qui ont déjà été réalisés. Ils ont appelé tous les acteurs à s’attaquer aux causes profondes du conflit qui a affecté la RCA en trouvant des moyens paisibles et des solutions durables.

 

LA MINUSCA DEMANDE LA LIBERATION SANS CONDITION DES POLICIERS DETENUS DANS LE 3e ARRONDISSEMENT
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 19:08

 

 

 — Mis à jour le 22 juin 2016 à 16h34 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

Une trentaine de personnes ont perdu la vie entre dimanche et lundi dans des heurts à Bangui et dans le nord de la Centrafrique, dans la région de Batangafo à une centaine de kilomètres à l’ouest de Kaga-Bandoro.

 

Pourquoi le Km 5 à Bangui s’est embrasé ?

 

Une arrestation qui tourne mal

 

Dimanche 19 juin, les policiers centrafricains, qui ont renforcé les contrôles aux entrées de Bangui depuis plusieurs jours, arrêtent une quinzaine de personnes, des Peuls, au niveau du Pk 12 (point kilométrique 12). Si la majorité est rapidement libérée, cinq sont maintenus en détention à la Section de recherches et d’investigation (SRI).

 

Plusieurs font partie des groupes d’autodéfense du Kilomètre 5, quartier limitrophe du 3e arrondissement, certains seraient même des parents de leur leader, Haroun Gaye. Ce dernier est membre du FRPC (la branche de l’ex-Séléka dirigée par Noureddine Adam et Michel Djotodia). La Minusca a plusieurs fois tenté de l’arrêté, en vain.

 

Mécontents, les membres de cette milice réclament leur libération, avant d’attaquer le commissariat du 3e arrondissement. Grâce au soutien d’Abdoulaye Hissène, un des principaux « généraux » de l’ex-Séléka, brièvement arrêté mi-mars avant de s’échapper de la prison de Bangui, ils parviennent à prendre en otage cinq policiers.

 

Opération de police au cœur du Km 5

 

Le lendemain, après plusieurs heures de négociations infructueuses, les forces de police centrafricaines lancent une opération au cœur du Km 5. Rapidement débordées par des miliciens en nombre important, elles demandent l’aide de la Minusca. L’arrivée d’un contingent rwandais mettra fin aux troubles dans le sang : selon le ministre de la Sécurité, Jean-Serge Bokassa, le bilan des combats s’élève à 7 morts et 13 blessés. L’ONU affirme qu’un Casque bleu a été blessé par une grenade.

 

Si les violences ont cessé mardi, la confusion régnait toujours mercredi sur le sort des otages. La Minusca a affirmé que « tous les officiers de police ont pu être extraits sains et saufs », mais le gouvernement n’a pas encore confirmé l’information.

 

Pourquoi Peuls et ex-Séléka se sont affrontés dans le Nord ?

 

Autres violences, dimanche et lundi, à plusieurs centaines de kilomètres de Bangui. Selon un officier de la gendarmerie cité par l’AFP, « ces affrontements ont commencé dans la région de Batangafo [à une centaine de kilomètre à l’ouest de Kaga-Bandoro, ndlr] et se sont étendus aux localités de Wandago et Gondava ».

 

Ces affrontements sont le résultat de conflits communautaires et de luttes d’influence. Tout débute, dimanche, quand un groupe de Peuls armés, accompagnés par des éléments de l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique) du général peul Ali Darassa, arrivent dans une zone contrôlées par le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC, une autre faction de l’ancienne rébellion dirigée par Mahamat Alkhatim).

 

Les liens entre l’UPC et les éleveurs peuls sont forts. Il est fréquent que des combattants de cette mouvance de l’ex-Séléka les accompagnent lors de la transhumance du bétail. Mais leur présence passe mal auprès des membres du MPC. La situation s’envenime à un de leurs barrages et tourne à l’affrontement.

 

Bilan : une vingtaine de morts et plus d’une vingtaine de blessés.

 

Vincent Duhem

Lu pour vous : Retour sur les deux jours de violence qui ont secoué la Centrafrique
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 18:59

 

 

http://lepays.bf/  21 juin 2016

 

La tension est montée d’un cran, le 20 juin dernier, dans le PK5, du nom de ce quartier musulman de Bangui, en Centrafrique, qui a vu fuir beaucoup de ses habitants. A l’origine de cette poussée d’adrénaline, la prise en otage de six policiers centrafricains par des milices d’autodéfense créées aux fins de protéger la communauté musulmane alors victime des exactions des anti-balaka. La situation est d’autant plus volatile en RCA que les échanges de coups de feu entre les forces armées centrafricaines appuyées par les soldats de la MISCA ont déjà laissé trois macchabées sur le carreau. Ce qui fait craindre une reprise des hostilités quand on sait que le pays tente tant bien que mal de se remettre de la longue crise sociopolitique qui, trois années durant, aura mis à mal son développement et renforcé la méfiance entre les Centrafricains. C’est pourquoi, le nouveau président Faustin Archange Touadera qui a hérité d’un pays en ruines où tout est à reconstruire, avait fait de la réconciliation des Centrafricains la priorité des priorités. Car, comme on le sait, aucune nation ne peut se construire dans la haine et la division.

 

Les autorités doivent mettre un point d’honneur à contraindre tous les groupes armés à rentrer dans les rangs

 

Osons donc espérer que ce qui s’est passé à Bangui sera vite maîtrisé et que le pays poursuivra sa longue marche vers la rédemption. Et l’occasion faisant le larron, les autorités centrafricaines doivent mettre un point d’honneur à contraindre tous les différents groupes armés à rentrer dans les rangs pour que force revienne à la loi. A défaut, on risque de se retrouver dans la même situation qu’au Mali avec de nombreuses factions armées ; chacune disposant d’une parcelle de territoire où elle dicte sa loi. On n’en est pas encore là certes, mais le glissement est vite arrivé si rien n’est fait pour réduire la voilure des ex-rebelles centrafricains dont on sait que certains, au nom de leurs propres intérêts, se montrent ostensiblement hostiles à la paix. En tout cas, c’est l’occasion ou jamais pour l’Archange de montrer à ceux qui rament à contre-courant de la paix, qu’il ne saurait y avoir deux capitaines dans le même bateau centrafricain.

 

B.O 

Lu pour vous : VIOLENCES MEURTRIERES EN RCA : Il faut que force revienne à la loi
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 18:50
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Statu quo sur la situation des policiers pris en otage

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 22 JUIN 2016

 

BANGUI, 22 juin 2016—Les négociations au sujet des policiers pris en otage au km5 piétinent apprend-t-on de sources sécuritaires. Le député de Bambari faisant office d’intermédiaire aurait lui aussi été enlevé dans la journée par les ravisseurs.

 

L’enlèvement de l’honorable Kabirou, député de Bambari a été confirmé au RJDH par un cadre du ministère de la sécurité publique qui avoue la complexité du dossier « c’est une affaire très complexe. Cette complexité est due aux comportements aussi complexes de ceux avec qui nous négocions » témoigne-t-il.

 

De sources bien informées, les ravisseurs campent sur leur exigence du départ « ils continuent d’exiger la libération des éleveurs avant celle des otages « les membres de l’équipe de 50-50 veulent qu’on leur envoie les peulhs arrêtés avant qu’ils ne libèrent les policiers. Ils tiennent à cela » a confié au RJDH sous anonymat, un proche du député de Bambari.

 

Des informations relatives à une exigence de rançon circulent depuis quelques heures sur cette affaire. Selon un proche du ministre de la sécurité publique, le député aurait proposé que l’Etat puisse remettre de l’argent « il (député) a appelé le ministre pour lui dire qu’ils ont rassemblé 450000 Fcfa pour que le gouvernement complète afin de remettre aux ravisseurs mais le ministre a catégoriquement refusé. Voilà le niveau actuel des négociations où on était quand on a appris que le député est enlevé à son tour » confie cette source.

 

Le téléphone de l’honorable a été décroché par quelqu’un d’autre lorsque le RJDH a voulu le joindre pour sa version des faits. Ce matin, une équipe du département de la sécurité publique conduite par le Directeur Général de la police a essuyé des tirs alors qu’elle s’était rendue au km5 en vue de négocier avec les ravisseurs.

 

Les six policiers ont été pris en otage le dimanche 19 juin. Les autorités centrafricaines ont exclu toute négociation avec les ravisseurs qui exigent la libération de quatre éleveurs peulhs de Bambari arrêté par la police à l’entrée de Bangui lors d’un contrôle de routine.

 

 

Centrafrique : Les activités restent paralysées au km5

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 22 JUIN 2016

 

BANGUI, 22 juin 2016—Les activités au km5 restent paralysées. C’est un constat fait dans la journée par le RJDH.

 

La circulation en direction du km5 est rare. Seuls les véhicules des Nations-Unies font les navettes entre ce secteur et le centre-ville. Un chauffeur de taxi rencontré sur le pont Jackson dit s’être arrêté à ce niveau par mesure de sécurité « depuis la tension, nous nous arrêtons au niveau du pont qui est à huit cent mètres du km5. Ceci par mesure de sécurité car nous ne maîtrisons pas ce qui se passe là-bas » confie-t-il avant de faire demi-tour en direction du centre-ville.

 

Le calme est lourd à partir du pont jusqu’au km5 où les activités commerciales sont au ralenti. La majorité des boutiques sont fermées. Un commerçant qui a ouvert sa boutique s’inquiète des conséquences de ces violences sur son commerce « depuis trois jours aujourd’hui, nos activités sont paralysées. Les gens ne rentrent pas au km5 comme d’habitude et cela joue sur nos activités commerciales. Je suis venu ouvrir pour voir si je peux avoir quelques clients mais rien » raconte ce dernier qui a l’air déçu.

 

Au commissariat du port, c’est le désert. Quelques jeunes du secteur réunis en petits groupes discutent sur la situation. Interrogés par le RJDH sur la situation, aucun n’a souhaité répondre. L’entrée du commissariat est contrôlée par les éléments mauritaniens de la Minusca qui ont positionné un blindé. A l’intérieur deux chars de guerre sur lesquels sont placés des tireurs. Un casque bleu a demandé à l’équipe du RJDH de quitter le secteur « c’est risquant de rester ici. Tout peut arriver à tout moment, je vous propose de quitter les lieux » a conseillé ce militaire onusien aux journalistes du RJDH.

 

C’est depuis lundi que le km5, dans le 3ème arrondissement est paralysé suite à l’enlèvement de six policiers par un groupe armé commandé par un certain Issa alias 50-50.

 

 

Centrafrique : L’insécurité à Ngaoundaye et Batangafo complique la situation humanitaire

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 22 JUIN 2016

 

BANGUI, 22 JUIN 2016 (RJDH)—La situation humanitaire est préoccupante à Ngaoundaye et Batangafo après la tension de ces derniers jours. Plusieurs familles dans ces deux localités sont contraintes de vivre hors de leurs domiciles dans des conditions difficiles.

 

 Selon le député de Ngaoundaye, Bernard Dillay, joint ce matin par le RJDH de nombreux habitants de la ville se sont réfugiés à la frontière où leurs conditions de vie sont déplorables « à l’issue de la rentré des ex-Séléka, certains habitants ont fui et se sont réfugiés à la frontière avec le Cameroun. Mais ils manquent de tout. Ils n’ont pas d’abri, de nourriture et les conditions d’hygiène sont inquiétantes » a-t-il expliqué.

 

Selon la même source, ceux qui sont rentrés en ville sont aussi dans la même situation « plusieurs maisons ont été incendiées par les assaillants, ce qui fait que les retournés sont aussi sans abri et ils manquent de nourriture. L’hygiène n’est pas au point parce que les corps ont été enterrés en désordre » regrette Bernard Dillay qui a lancé un SOS en ces termes « la population de Ngaoundaye a besoin d’assistance d’urgence surtout les femmes et les enfants. C’est pourquoi, j’appelle les bonnes volontés à voler à leur secours ». Selon la coordination des affaires humanitaires, les dernières violences à Ngaoundaye ont fait vingt-deux mille déplacés.

 

Le sous-préfet de Batangafo a qualifié la situation humanitaire de dramatique dans sa ville « la population se trouve depuis la dernière tension sur des sites de déplacés où les conditions de vie sont dramatiques et inquiétantes surtout pour les femmes et les enfants » a-t-i fait savoir dans un échange téléphonique avec le RJDH.

 

Les ONG DRC et MSF ont apporté une aide aux déplacés de la ville. Mais selon le sous-préfet, les besoins malgré cette aide, sont restés énormes « MSF a apporté un appui médical et DRC une aide matérielle mais les besoins restent énormes et certains secteurs où ont eu lieu les combats n’ont pas été touchés » explique-t-il.

 

La localité de Ngaoundaye a été attaquée par des combattants de l’ex-Séléka le 08 juin. L’attaque avait fait une dizaine de morts selon des sources locales. A Batangafo par contre, c’est la coalition des forces FPRC-MPC qui ont attaqué le  20 juin dernier la position des combattants de l’UPC.

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:14

 

 

http://www.voaafrique.com/  21 juin 2016

 

Les violences qui ont fait plusieurs morts dans un quartier musulman de Bangui se sont calmées après la libération de six policiers pris en otage depuis dimanche par groupe d'autodéfense.

 

Une source policière précise que la libération de six agents a eu lieu grâce a une médiation de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) et des personnalités centrafricaines avec un groupe d'autodéfense du PK5, le quartier musulman de Bangui.

 

"Je peux confirmer que les policiers sont libérés. Ils se trouvent présentement chez un député et seront ensuite remis aux autorités", a confirmé un membre du comité d'autodéfense du PK5 joint par l'AFP. Leur libération n'était pas encore confirmée de source gouvernementale.

 

Lundi, les Casques bleus avaient mené "une opération militaire à PK5", a indiqué la Minusca dans un communiqué mardi matin.

 

"Durant l'opération, les Casques bleus ont essuyé des coups de feu et ont riposté à l'attaque. Au moins trois assaillants ont été tués et trois autres arrêtés. Un soldat de la paix a aussi été blessé par une grenade", selon la Minusca.

 

Mardi soir, de source hospitalière, on dénombrait sept morts et plus d'une vingtaine de blessés dont certains dans un état grave.

 

Des violences ont aussi touché le nord de la Centrafrique, où seize personnes ont été tuées dans des affrontements entre des éleveurs peuls et des hommes armés issus de l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane depuis dimanche.

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos après le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, coalition hétéroclite de plusieurs groupes armés alliés de circonstance.

 

Pour mettre un terme aux tueries inter-communautaires entre Séléka et la résistance anti-Balaka, la France est intervenue militairement fin 2013 dans son ex-colonie avec l'opération Sangaris, depuis rejointe par la Minusca.

 

"Nous nous trouvons à un tournant crucial de l'histoire de la République centrafricaine : sombrer à nouveau dans la violence compromettra dangereusement les avancées démocratiques", a déclaré le chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, cité dans le communiqué de la mission des Nations unies.

 

"Les auteurs des violences auront à rendre compte de leurs actes", a prévenu le ministère français des Affaires étrangères, réitérant son soutien au président Faustin-Archange Touadéra, élu en février.

 

Avec AFP

Calme à Bangui après la libération de six policiers pris en otage par un groupe d'autodéfense
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:10

 


BANGUI / GENEVE (21 juin 2016) – Au terme de sa septième visite en République centrafricaine, l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, s’est inquiétée de la menace que font peser les groupes armés affiliés aux Anti-balaka et aux ex-Seleka et le grand banditisme sur la protection des civils, les ressources naturelles et les perspectives d’une sortie de crise durable. 

       
Malgré la présence d’opportunités pour une amélioration des droits de l’homme, Mme Keita-Bocoum a constaté une situation sécuritaire encore très précaire et imprévisible, marquée par les violences survenues depuis le 10 juin à Bangui, dans le quartier de PK5, et à Ngaoundaye, dans l’ouest du pays. 


« J’invite le gouvernement, en coordination avec les forces internationales, à mettre en œuvre des mesures robustes pour faire cesser les affrontements, assurer l’impératif de protection des civils et des acteurs humanitaires, et porter assistance aux victimes et aux personnes déplacées », a déclaré Mme Keita Bocoum. 


Elle a noté l’urgence de désarmer les groupes armés, de réformer les forces de sécurité et de défense nationale, et de rétablir l’autorité de l’Etat par une présence effective de l’administration sur l’ensemble du territoire centrafricain. 


« Au cours de ma visite, j’ai fait le constat d’une société civile inquiète et qui attend de voir les premières mesures du gouvernement se réaliser de manière inclusive et stratégique, notamment en matière de sécurité et de justice. J’ai aussi noté la frustration et le sentiment d’exclusion parmi les jeunes, les femmes et les communautés religieuses, à Bangui et l’intérieur du pays», a déclaré l’experte. 


Au lendemain du discours de politique générale du gouvernement devant l’Assemblée nationale, Mme Keita-Bocoum a encouragé les autorités à rendre opérationnels cette feuille de route et les plans d’actions sectoriels dans les meilleurs délais, avec l’appui coordonné des partenaires internationaux. Elle a salué la reconnaissance de l’importance de mettre en œuvre les mesures du Pacte républicain adopté à l’issue du Forum de Bangui en mai dernier, notamment en matière de lutte contre l’impunité, et en faveur de l’inclusion des personnes et des groupes qui se sentent marginalisés 


Mme Keita-Bocoum a noté avec satisfaction les récents progrès en faveur de la mise en place de la Cour Pénale Spéciale chargée de juger les crimes commis depuis 2003, notamment l’adoption de son budget de fonctionnement. Elle a encouragé les autorités à accélérer les processus de recrutement afin de rapidement démarrer les enquêtes et établir un programme de protection pour les victimes et les témoins qui participeront aux procédures judiciaires. 


En matière de justice ordinaire, l’experte a invité les autorités à valider la feuille de route pour la réforme de la justice et à mettre en œuvre les premières actions urgentes, dont notamment la seconde session des audiences criminelles devant la Cour d’assises. 


L’experte a insisté sur le fait que des mécanismes non-judiciaires de recherche de la vérité et des mesures de réparation seront également nécessaires pour faire la lumière sur le passé, tourner la page de l’héritage des violences antérieures et garantir la non-répétition.

   
Au cours de sa visite à Bangui et à Ndélé, l’experte a rencontré plusieurs représentants du nouveau gouvernement, y compris le Premier Ministre, les ministres de la justice, de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire, des affaires sociales et de la réconciliation et de l’environnement. Elle a également échangé avec le Président de l’Assemblée Nationale et les membres de son bureau, des partenaires internationaux, des représentants de la société civile et des autorités religieuses. 


L’experte indépendante s’est également informée de la situation des allégations d’exploitation et abus sexuels portés à l’encontre des forces internationales. Elle a pris note des efforts déployés en matière d’enquête, de protection des victimes et des témoins et des mesures prévention pour mettre fin à ce fléau. 


Le 28 juin, Mme Keita Bocoum discutera, devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, de la question de la justice transitionnelle avec des représentants des autorités centrafricaines, de la MINUSCA et des organisations de la société civile. 

L’experte indépendante présentera son rapport final au Conseil des droits de l'homme en septembre 2016. 

 

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Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

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République centrafricaine : l’experte de l’ONU note l’urgence de désarmer les groupes armés et de rétablir l’autorité de l’Etat
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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 21:16

 

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE 


 


LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CHEF DE L’ÉTAT


Vu la constitution de la République centrafricaine du 30 Mars 2016,


Vu le Décret N’ 16.0218 du 30 Mars 2016, portant promulgation de la Constitution de la République Centrafricaine ;


Vu le Décret N 6.0221 du 02 Avril 2016, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;


Vu le Décret N 96.190 du 03 Juillet 1996, portant organisation et fonctionnement des services de la Primature et son modificatif subséquent.

 


Sur PROPOSITION DU PREMIER MINISTRE CHEF DU GOUVERNEMENT
 

DÉCRÈTE


Art.1 : Sont nommés ou confirmés au Cabinet de la Primature, les Personnalités
dont les noms suivent:

 

I- DIRECTION DE CABINET


Ministre, Directeur de Cabinet : – Monsieur Ghislain MORDJIM
Directeur de Cabinet Adjoint : – Monsieur Maxime BALALOU
Chef de Cabinet Particulier : – Monsieur Rameaux GANAZOUI
Secrétaire Particulier du Premier Ministre, Chef du Gouvernement:
- Monsieur Guillaume GBAMOU
 

II-,CONSEILLERS


Conseiller chargé des Affaires Sociales, Promotion du Genre et Réconciliation:
- Madame Marguerite RAMADAN
Conseiller chargé du Désenclavement et des villes
- Monsieur Binga BASSOUKPALO
Conseiller chargé de la Jeunesse, des ONG et Actions Humanitaires:
- Monsieur Patrick NAMBEANRE NGAGUENE
Conseiller chargé des Finances et Budget:
- Monsieur Etienne SANZE
Conseiller chargé de la Bonne Gouvernance et des Relations avec les Partenaires
Financiers internationaux:
- Monsieur André SERBOUA
Conseiller chargé des Affaires Politiques et Institutionnelles :
- Monsieur José Gonstant ZEKEMA
Conseiller chargé de l’Education, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche:
- Monsieur Gélestin NAMKPEA
Conseiller Diplomatique : – Monsieur Léon DODONOU NANAGAZA
Conseiller chargé de la Gouvernance des Ressources et du Développement Durable :
- Madame DJIEBËBE NDJIGUIM Ghantal Laure
Conseiller chargé du Monde Rural
- Monsieur Edouard YARAMANDJI
Conseiller Juridique: – Monsieur Martial SOUROUNGBA
Conseiller en Communication: – Monsieur Lord Esaie NGANAMOKOI
Conseiller chargé des Sports, Arts et Culture
- Madame Henriette YOUWANGA
Conseiller Défense et Sécurité:
- Général de Brigade WANZE LINGUISSARA Henri
 

III . CHARGE DE MISSIONS


Chargé de Mission aux Affaires Politiques chargé des Institutions Religieuses
- Monsieur Rigobert VONDO
Chargé de Mission aux Affaires Sociales chargée des Organisations Féminines et
du Droit de la Femme: – Madame NGBODA née KOYT Clarisse Blanche
Chargée de Mission aux Affaires Sociales chargée de la protection de l’enfant :
‘ Madame Virginie MOKONDJI


IV-INSTITUTIONS RATTACHÉES A LA PRIMATURE


HAUT COMMISSARIAT A LA DÉCENTRALISATION, RÉGIONALISATION ET AU DÉVELOPPEMENT LOCAL

- Monsieur Georges PETROKONI ZEZE
COORDONNATEUR NATIONAL DU COMITE NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA (CNLS)
- Professeur Nestor MAMADOU NALI
CONTRÔLEUR GÉNÉRAL DU SECTEUR PARA.PUBLIC
- Monsieur Arthur PIRI
COORDONNATEUR CHEF DU CADRE PERMANENT CHARGE DE LA REFORME DE L’ADMINISTRATION CENTRAFRICAINE (CPRAC)


- Monsieur Eloi KOUZOUNDJI

V. DIRECTION


Attaché de Cabinet du Ministre, Directeur de Cabinet: – Monsieur Simplice NGAKOUNDOU
Directeur de Protocole : – Monsieur Felix BEANZOUI
Directeur de Presse : – Monsieur Célestin-David GAMOU
Directeur des Ressources – Monsieur Thomas ZANDANGA
Directeur des Archives et Base des Données – Monsieur Eric Vivien BAMANDA
Directeur de Sécurité :
- Lieutenant OUANGAI KPAWIRENA VaIérie
 

VI – CHEFS DE SERVICE


Chefs de Service de protocole :
- Madame Noëlla ZOUMORO
- Monsieur Max Ghislain GBELE-KO
- Madame BEBIE née GOGO Ghylaine
Chef de Service du Personnel
- Monsieur Dieudonné Narcisse NGANAFEI
Chef de Service du Secrétariat du Ministre, Directeur de Cabinet du premier
Ministre :
- Madame YAKOUDOU Sotange Odile
Chef de Service Financier et du Matériel
- Monsieur Jean – Pierre WASSI
Chef de Serviçe du Secrétariat Commun :
- Madame INZA Marianne
Chef de Service des Archives :
- Monsieur Aimé KONAMNA
Chef de Service des Bases des Données:
- Madame Marlène YANGOUBANDA ALLADOUM
Chef de Service de Vidéographie
- Monsieur Marius KOINGBO
Chef de Service de Photographie
- Monsieur Emmanuel PABANDJI
Chef de Service de Documentation :
- Monsieur Jean de la Groix PELI
Chef de Service d’Escorte :
- Monsieur Guy Gervil MALESSARA KAKOMALE


Art.2 : Les Responsables des Institutions Rattachées à la Primature ont rang et Prérogatives de Ministres.


Le Directeur de Cabinet Adjoint a rang et prérogatives de Ministre
Délégué.


Le Secrétaire Particulier du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Directeur de Protocole et L’Attaché de Cabinet du Ministre, Directeur de cabinet ont rang et prérogatives de Directeur Général.


Art.3: Le Présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet pour compter de la date de sa signature sera enregistré et publié au Journal Officiel.


Fait à Bangui, Ie 21 juin 2016

 

Le Premier Ministre,Chef du Gouvernement 

           Pr Simplice Mathieu SARANDJI

Le Président de la République,Chef de l’Etat,

Pr Faustin Archange TOUADERA

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 20:34

 

 

http://www.jeuneafrique.com/   21 juin 2016 à 14h28 — Mis à jour le 21 juin 2016 à 15h26

 

Par Trésor Kibangula

 

Reconnu coupable le 21 mars, en tant qu'autorité hiérarchique, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la RD Congo, a écopé mardi d'une peine de 18 ans de prison devant la CPI. Le temps que le condamné a déjà passé en prison sera déduit de la peine ordonnée, a précisé la juge.

 

La chambre de première instance III de la CPI a annoncé, mardi 21 juin, la condamnation de Jean-Pierre Bemba, en qualité de chef hiérarchique du Mouvement de libération du Congo (MLC), alors groupe rebelle, à une peine de 18 ans de prison.

 

Les juges de la CPI ont ainsi décidé de procéder à la « confusion des peines d’emprisonnement » retenues pour chacun des cinq crimes dont Jean-Pierre Bemba était reconnu coupable : 16 ans de prison pour meurtre comme crime de guerre ; 16 pour meurtre comme crime contre l’humanité ; 18 ans pour viol comme crime de guerre ; 18 ans pour viol comme crime contre l’humanité et 16 ans pour pillage comme crime de guerre.

 

Circonstances aggravantes

 

À l’exception du meurtre, la Cour a retenu des circonstances aggravantes pour tous les crimes commis par les troupes du MLC en Centrafrique ainsi que pour le « comportement coupable de Jean-Pierre Bemba ».

 

Selon la CPI, l’ancien vice-président de la RD Congo, notamment « en raison de son instruction et de son expérience », était conscient de la gravité des crimes que « [ses] troupes commettaient et allaient commettre » en Centrafrique.

 

Appel de la défense contre la condamnation

 

À la veille de l’annonce de la peine, la défense a interjeté, lundi 20 juin, l’appel contre le premier arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), rendu en mars, reconnaissant Jean-Pierre Bemba coupable de deux chefs de crimes contre l’humanité et de trois chefs de crimes de guerre commis par ses troupes en Centrafrique entre 2002 et 2003.

 

« Nous avons en effet déposé un plan provisoire d’appel auprès de juges de la chambre d’Appel de la CPI. Il s’agit d’un document officiel qui expose d’ores et déjà nos arguments avant le développement de ces derniers dans une déclaration finale qui sera déposée le 19 septembre », a précisé à Jeune Afrique un membre du bureau de l’avocat Peter Haynes, conseil principal de l’ancien-vice président de la RD Congo.

 

Appel non suspensif 

 

Cet appel n’étant pas suspensif de la procédure, il n’a pas empêché la chambre de première instance III de la CPI de prononcer la peine à l’encontre de Jean-Pierre Bemba.

 

Trois mois plus tôt, la même chambre de la Cour avait déclaré l’accusé « coupable au‑delà de tout doute raisonnable de deux chefs de crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois chefs de crimes de guerre (meurtre, viol et pillage) ». Des crimes qui ont été commis lors de l’intervention des troupes du MLC en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

 

Arrêté fin mars 2008, le leader du MLC a déjà passé huit ans au quartier pénitentiaire de la CPI. Des années de prison qui seront déduites de la peine de 18 ans de prison prononcée à l’encontre de Jean-Pierre Bemba, a précisé la Cour.

 

Trésor Kibangula

 

 

 

FIDH


et ses organisations membre et partenaire en République centrafricaine


Ligue centrafricaine des droits de l’Homme (LCDH)
Observatoire centrafricain des droits de l’Homme (OCDH)

Communiqué de presse

Jean-Pierre Bemba condamné par la CPI à 18 ans d’emprisonnement 
pour viols, assassinats et pillages en République centrafricaine


 

(La Haye, Paris – 21 juin 2016) La Cour pénale internationale (CPI) a rendu aujourd’hui un verdict fort et symbolique en condamnant Jean-Pierre Bemba à 18 ans d’emprisonnement pour les viols, assassinats et pillages perpétrés par ses troupes en République centrafricaine en 2002 et 2003. Nos organisations se félicitent de cette décision qui reconnaît la gravité de la violence infligée aux victimes ainsi qu’à leurs communautés et, en particulier, les effets dévastateurs et intergénérationnels des crimes sexuels.


“La CPI a délivré un message fort et clair : les crimes sexuels perpétrés dans le cadre des conflits armés ne seront plus impunis.” a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH. “Cette condamnation est un avertissement à tous les autres chefs de guerre qui laissent leurs troupes brutaliser les femmes et les hommes : vos actes sont criminels et vous serez punis”.


Jean-Pierre Bemba a été condamné à 16 ans de prison pour le crime de guerre et le crime contre l’humanité de meurtre, à 18 ans de prison pour le crime de guerre et le crime contre l’humanité de viol et à 16 ans de prison pour le crime de guerre de pillage. Les juges ont estimé que les actes de viols ont été perpétrés avec une exceptionnelle cruauté et contre des victimes particulièrement vulnérables. Cette considération a contribué à aggraver les circonstances des crimes. Les peines de prison seront purgées de façon simultanée et non consécutive. La durée de sa détention préventive (8 ans) sera décomptée de ces peines.

 

Cette peine de prison est la plus longue jamais prononcée par la CPI. Elle reste cependant moins élevée que celle demandée par le Bureau de la Procureure : 25 ans. Les avocats des 5 000 victimes participant au procès avaient également demandé 25 ans, la peine maximale.


Le 21 mars 2016, Jean-Pierre Bemba avait été reconnu coupable de viols, assassinats et pillages en sa qualité de commandant militaire du Mouvement de Libération du Congo (MLC). Le verdict constituait deux précédents historiques et importants. En premier lieu, il s’agissait de la première affaire à la CPI qui concernait essentiellement les crimes de violence sexuelle, et où le viol a été qualifié de crime de guerre et de crime contre l’humanité. Ensuite, et pour la première fois, les juges ont considéré que l’accusé devait être tenu pénalement responsable hiérarchiquement en tant que commandant militaire des crimes commis par les troupes agissant sous son contrôle.


La défense a annoncé son intention de faire appel du jugement et a jusqu’au 19 septembre 2016 pour déposer tout document pertinent.


« Nos organisations souhaitent que cette décision, importante et historique pour les victimes et la justice internationale, soit confirmée en appel » a déclaré Me Olivier Mangereka, président de la LCDH.


“La prochaine étape consiste maintenant à déterminer si Mr Bemba pourra, sur ses propres fonds, dédommager les milliers de victimes de ces crimes” a déclaré Mathias Morouba, président de l’OCDH et avocat des victimes. “Nous appelons la CPI à rapidement se saisir de cette question et demandons aux États parties à la CPI de contribuer activement aux Fonds au profit des victimes afin qu’il puisse pleinement remplir son mandat.”


Le rôle de la FIDH, de la LCDH et OCDH dans cette affaire


Depuis 2002, la FIDH et ses organisations membres et partenaires ont régulièrement enquêté et documenté les crimes commis en République centrafricaine. Elles ont également soutenu l’accès des victimes à la justice et à la CPI, en soumettant régulièrement des communications au Bureau du Procureur de la CPI sur les crimes commis en RCA. Elles ont également insisté sur la gravité de ces crimes, ainsi que sur l’absence de volonté et de capacité de l’État à enquêter sur ces crimes et à poursuivre leurs auteurs.


La FIDH et ses organisations se sont illustrées en plaidant particulièrement pour que les crimes sexuels soient spécifiquement pris en compte et soient l’objet principal de l’enquête du Bureau du Procureur.


Dans la procédure devant la CPI, les éléments de preuve soumis par la FIDH ont été repris par la Bureau du Procureur, les représentants des victimes et les juges, y compris dans leur jugement, et ont joué un rôle déterminant pour prouver les crimes par Jean-Pierre Bemba et son rôle dans cette affaire.


Dans les réquisitions du Procureur lors de l’audience portant sur la condamnation, le rapport de la FIDH a également été utilisé pour démontrer le mépris total de M. Bemba pour les victimes des crimes commis par ses forces.



--FIN--

Contact presse :


Arthur Manet (français, anglais, espagnol) - Tél: +33 6 72 28 42 94 - Email: presse@fidh.org


Audrey Couprie (français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 91 57 - Email :  press@fidh.org

 

La FIDH est une ONG internationale de défense des droits humains qui fédère 178 organisations dans près de 120 pays. Depuis 1922, la FIDH est engagée dans la défense de tous les droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La FIDH a son siège à Paris et des bureaux à Abidjan, Bamako, Bruxelles, Conakry, Genève, La Haye, New-York,  Pretoria et Tunis. 

 

CPI : Jean-Pierre Bemba condamné à 18 ans de prison pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre
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