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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 01:37

 

 

 

 

 

RFI   dimanche 09 février 2014 à 22:59

 

Jean-Emmanuel Ndjaroua, un membre du Parlement provisoire, a été assassiné ce dimanche 9 février en Centrafrique, a annoncé la Ligue centrafricaine des droits de l'homme. Ce représentant de la région de la Haute-Kotto aurait été abattu, d'après des témoins. Samedi, il s'était élevé contre les violences dont sont victimes les ressortissants  de sa région qu'il avait appelés «cosmopolites», autrement dit les musulmans.

 

Jean-Emmanuel Ndjaroua a été assassiné dans le 4e arrondissement de la capitale, Bangui, ce dimanche après-midi, selon la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH). La veille, il avait fait une intervention remarquée devant le Conseil national de transition, dans laquelle il s'était élevé contre les violences. 

 

Depuis samedi, au moins 11 personnes ont été tuées dans la capitale où des bâtiments ont été incendiés. Violences suivies de pillages à grande échelle. 

 

Tous ses actes ont été commis malgré le lancement samedi de patrouilles mixtes composées de gendarmes centrafricains, de soldats de la Misca et des militaires français de l'opération Sangaris.

 

Dans ce climat de violences sans fin, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian est arrivé dimanche à Ndjamena pour une nouvelle tournée régionale consacrée en grande partie à la crise centrafricaine.

 

 

Centrafrique: un parlementaire assassiné à Bangui


BANGUI AFP / 09 février 2014 21h05 - Un membre du parlement provisoire centrafricain a été assassiné dimanche à Bangui par des inconnus, au lendemain d'une dénonciation publique des violences contre les ressortissants cosmopolites de sa région, a annoncé la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH).

Jean-Emmanuel Ndjaroua, représentant la région de la Haute Kotto (sud-est) au Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire), a été assassiné dimanche après-midi dans le 4e arrondissement de Bangui, a précisé à l'AFP le président de la LCDH, Joseph Bindoumi.


Selon de premiers témoignages non confirmés recueillis par la LCDH, M. Ndjaroua aurait été tué par balles par des agresseurs circulant à moto.


Samedi, le parlementaire assassiné avait fait une intervention remarquée devant le CNT dans laquelle il s'était élevé contre les violences dont sont victimes les ressortissants cosmopolites de sa région, autrement dit les musulmans.


Cet assassinat porte à au moins onze le nombre de personnes tuées depuis samedi soir à Bangui, où des pillages de grande ampleur ont été constatés dans le centre-ville.

Selon la LCDH, le domicile de l'ancien ministre de la Justice Arsène Sendé a également été pillé dimanche, et un magistrat blessé.


Assassinats, lynchages et pillages restent le lot quotidien en Centrafrique malgré les efforts de 1.600 soldats français de l'opération Sangaris et de 5.500 militaires africains de la Misca pour rétablir l'ordre dans la capitale où exactions et vengeances nourrissent chaque jour la haine après des mois de tueries interreligieuses.



(©) 

Centrafrique: un parlementaire assassiné à Bangui

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 01:35

 

 

 

 

 

RFI  dimanche 09 février 2014 à 15:24

 

A Bangui, «la situation sécuritaire est intenable et est inacceptable», estime l'ONG Médecins sans frontières. Une analyse partagée par l'ensemble des acteurs humanitaires qui, au quotidien, déplorent les conséquences de la violence qui se poursuit dans les quartiers de la capitale centrafricaine. Parmi les victimes les plus vulnérables, les enfants.

 

Le plus souvent rapatriés par la Croix-Rouge, des enfants sont régulièrement admis à l’hôpital pédiatrique de Bangui. Ils sont quarante à avoir ainsi été accueillis au cours du mois de décembre. Et le chirurgien de l’ONG Emergency, le docteur Antonio Rignone, pense que le nombre d’enfants accueillis à l’hôpital ne devrait pas baisser au cours du mois de janvier. Plus préoccupant, le chirurgien constate des blessures de plus en plus profondes infligées aux enfants. « Ce sont des vraies blessures de guerre, soit des blessures par éclats, soit des blessures par balles », témoigne-t-il.

 

Lance-grenades

 

Les humanitaires constatent que les machettes ne sont en effet plus les seules armes à être utilisées. Des kalachnikovs, mais aussi de plus en plus d’armes plus lourdes, comme des lance-grenades, font des dégâts très importants.

 

A titre d’exemple, ce samedi 8 février trois enfants amenés à l’hôpital pédiatrique souffrent de blessures causées par des tirs de grenades. Tous viennent du quartier mixte de Bangui, le PK5.

 

Mais, même lorsqu'il ne s'agit pas de victimes « collatérales », souligne Grant Leaty, responsable Unicef des urgences à Bangui, ce qui est encore plus inquiétant, « c'est lorsque les enfants sont clairement visés. Quand il y a des enfants coupés et parfois tués par des coups de machette, par exemple. Parce qu’avec un coup de machette c’est impossible que l’enfant soit au mauvais endroit au mauvais moment. »


L'Unicef s'inquiète des conséquences du début prochain de la saison des pluies

 

Judith Leveillée, n°2 de l'Unicef en Centrafrique, juge qu'il est urgent que le retour de la sécurité soit assuré, avant le début de la saison des pluies. « La situation dans laquelle Bangui se trouve en ce moment est intenable. Il y a plus de 68 sites de déplacés, et presque un million de gens qui vivent dans des conditions précaires ».

 

Une situation d'autant plus préoccupante que la saison des pluies va commencer sous peu, en Centrafrique. « Et les pluies en Centrafrique sont vraiment torrentielles. Donc, il y a plusieurs facteurs à considérer pour parer les sites aux grandes pluies, éviter le pire au niveau de la santé publique», insiste la représentante de l'Unicef. « La clé de voûte de la normalisation de la situation en Centrafrique passe par la sécurité. Il faut assurer la sécurité des enfants, la sécurité des familles, puisque c’est grâce à la sécurité que les populations vont pouvoir retrouver un rythme de vie normale, retourner dans leur quartiers, retourner dans leurs maisons, être captables de retourner à l’école, retourner dans les centres de santé et vaquer à leurs occupations normales. »

A Bangui, les enfants comptent parmi les victimes les plus vulnérables

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 01:33

 

 

 

 

 

 

Après les douloureux événements qu'a vécus et que vit encore le CENTRAFRIQUE après l'aventure SELEKA et son chef DJOTIODIA autoproclamé aventureusement chef de l’État Centrafricain, le peuple centrafricain a été mis à genoux et continue de subir cette posture avec la perpétuation des exactions qui n'ont pas connu une fin réelle.

 

En élisant une femme à la tête du pays après le putsch politique des chefs d’État de la sous-région pour débarrasser le pays de BOGANDA de l'invasion islamiste qui se tramait pour assujettir la nation, le Conseil National de Transition a pris ses responsabilités pour combler le vide politique créé au sommet de l’État.

 

Le signal lancé par le CNT en choisissant une femme pour remplir les fonctions de chef de l’État, même si ce même Conseil n'aurait peut-être pas pris conscience de la portée de son choix, est un signal fort, un signal qui porte en lui une signification déterminante dans le sens où, une femme à la tête du pays, c'était un changement radical qui devait s'opérer avec un tel choix.

 

Un changement pour dire que les anciennes pratiques qui avaient présidé à la destinée de ce pays ne devaient plus avoir leur lit dans cette nouvelle construction.

 

Un changement pour dire que, hier, c'étaient les hommes qui ont amené le pays dans le gouffre au fond duquel il s'est retrouvé et qu'aujourd'hui, une femme, (les femmes) doit tout faire pour corriger les fautes commises par les hommes.

 

Un changement pour dire que rien ne doit plus être comme avant.

 

En plus de cinquante ans d'indépendance, le CENTRAFRIQUE ne s'est pas réellement construit. Pour s'en convaincre, les vieilles maisons de commerce construites à l'époque par les portugais sont ces mêmes maisons que les commerçants venus d'ailleurs continuent de louer ( pour ne pas entre-temps acheter ) aujourd'hui, sans apporter la moindre peinture en signe de rénovation, sans tenter la moindre innovation en termes de reconstruction ou d'adaptation pour répondre aux besoins réels de développement du pays.

 

Aujourd'hui, il suffit de raser toutes ces maisons de commerce, de les piller totalement pour se rendre compte que le CENTRAFRIQUE n'a pas bougé d'un pouce dans ce domaine économique tant essentiel au développement d'un pays, car rien n'a été fait ailleurs pour pousser, encourager les entreprises privées à investir dans le pays. LA CORRUPTION à grande échelle est passée par là, tout le monde le sait bien.

 

Madame la Présidente de Transition, rien ne doit plus être comme avant, c'est le sens de votre choix pour diriger cette transition, c'est le sens de votre choix pour initier une autre pratique politique.

 

Malheureusement des voix s'élèvent déjà, pour critiquer les choix des hommes qui vous entourent. Le CENTRAFRIQUE est malade à cause de ce cancer qui est celui des hommes politiques qui ont entouré les anciens chefs d’État de ce pays et qui ne se sont pas réellement investis au développement de la nation centrafricaine, car un homme seul, une femme seule ne peut pas à lui seul , à elle seule décider de tout s'il (si elle ) n'est pas encouragé(e) par ceux qui l'entourent.

 

La composition de votre entourage proche, gouvernement comme conseillers, fait déjà grincer des dents, à cause de leur proximité avec vous.

 

Le CENTRAFRIQUE n'a plus besoin de se payer encore une telle administration car son calvaire vient exactement de ces mêmes erreurs. Quand on choisit des acteurs qu'il ne faut pas, on produit un film qu'il ne faut pas.

 

Le CENTRAFRIQUE a déjà trop souffert de ce genre d'acteurs et de scénarios, il vous incombe de ne pas le replonger dans l'enfer d'où il veut désespérément sortir. Vous devez mettre en place des bases solides qui permettront au peuple et aux futurs dirigeants de ce pays de se doter d'outils fiables, pouvant leur permettre de poursuivre les actions de la transition en vue du redressement rapide et réel du pays.

 

Il n'est pas tard de corriger la trajectoire, le peuple a fondé beaucoup d'espoir en vous, comme il l'avait déjà fait avec d'autres avant vous, avec les résultats qu'il a eus. Il ne veut plus revivre les mêmes choses.

 

Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE RIEN NE DOIT PLUS ETRE COMME AVANT par Adolphe PAKOUA

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 01:30

 

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr/   Publié le 09.02.2014, 09h58 | Mise à jour : 14h34

 

Au moins dix personnes ont été tuées à Bangui, capitale de la Centrafrique, dans un quartier du centre-ville où des pillages étaient en cours dimanche matin. Les violences ont éclaté samedi soir aux abords de la mairie du 5e arrondissement. Cinq personnes ont été tuées dans des circonstances encore non établies, puis trois autres dans des affrontements intercommunautaires et une neuvième par des soldats de la force africaine, selon ces témoins. 

 

L'ONG Human Rights Watch, qui a également fait état du lynchage à mort d'un musulman dimanche dans la matinée, près du marché central de Bangui. Un deuxième musulman a eu la vie sauve grâce à l'intervention de soldats de la Misca. Des soldats français et des gendarmes centrafricains ont pris position dans le 5e arrondissement livré aux pilleurs, au milieu de ruines de commerces encore fumantes. Le quartier était survolé par un hélicoptère de combat français, faisant baisser la tension sans arrêter les pillages.


«Dehors, les Rwandais !»


Selon des habitants, après la mort de cinq personnes samedi soir, une femme chrétienne de ce quartier mixte a été tuée par un musulman. Son agresseur a été capturé et tué, et son cadavre brûlé devant la mairie, où son corps calciné gisait au milieu de la route dimanche matin. Un deuxième civil musulman a ensuite été tué et son meurtrier s'apprêtait à jeter le cadavre dans un brasier quand les soldats rwandais de la Misca ont ouvert le feu, a raconté Innocent, un habitant du quartier. «Ils l'ont tué», accuse Innocent, au milieu d'une foule surexcitée criant "A mort les Rwandais".

 

«Les Rwandais sont tous des musulmans ! Dehors, les Rwandais !», hurlait une femme, tandis que crépitaient des rafales de kalachnikov - vraisemblablement des tirs de sommation de la Misca. Dans la mairie, une petite dizaine de soldats rwandais était retranchée : «La nuit, c'était terrible», confiait l'un d'eux. En fin de matinée, malgré les remontrances des militaires français, des bandes de jeunes pillards continuaient de venir se servir, certains équipés de brouettes ou de charrettes se glissant entre les blindés. 


Au fil des heures, le nombre de pillards n'a cessé d'augmenter : «Les Français ne vont pas nous tirer dessus», assurait en riant un jeune coiffé d'un bonnet.

 

Jean-Yves Le Drian en tournée africaine


Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian est attendu dimanche après-midi au Tchad pour une nouvelle tournée consacrée en grande partie à la crise centrafricaine. Il doit s'entretenir à N'Djamena avec le président Idriss Déby Itno, acteur militaire et politique majeur d'Afrique centrale, de la situation à Bangui, mais aussi de la réorganisation du dispositif français au Sahel, où l'armée tchadienne a combattu en première ligne aux côtés des Français lors de l'intervention au Mali début 2013. Jean-Yves Le Drian se rendra ensuite au Congo, dont le président Denis Sassou Nguesso est médiateur dans le conflit centrafricain, puis mercredi à Bangui pour sa troisième visite depuis le début, le 5 décembre, de l'opération Sangaris.


Le chef de la Misca menace de recourir à la force


Samedi, le commandant de la Misca, le général Martin Tumenta Chomua, a menacé les groupes armés de recourir à la force pour arrêter assassinats, lynchages et pillages. «Je demande à tous les hors-la-loi de déposer les armes, à tous les ex-FACA (forces armées centrafricaines, armée régulière) de rester cantonnés. Sinon, ils seront considérés comme des hors-la-loi, des bandits et trouveront en face d'eux les forces de la Misca pour mettre un terme à leurs agissements», a averti le général Tumenta Chomu, déclarant «désormais, on aura des bilans (de victimes) et des bilans lourds», sans donner davantage de précisions.


A Bangui, plus de la moitié de la population vit dans des camps de déplacés, victimes d'abord des exactions des rebelles majoritairement musulmans de la Séléka qui a pris le pouvoir en mars, puis de celles de milices chrétiennes "anti-Balaka" dans un cycle de violences et de représailles auquel la Misca et la force française Sangaris, déployée dans le pays depuis décembre, tentent de mettre fin.

 

 

LeParisien.fr 

 

Centrafrique : dix morts à Bangui, dans un quartier livré au pillage

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 01:28

 

 

 

 

 

http://www.lexpressiondz.com/  Dimanche 09 Fevrier 2014 

 

Le général Tumenta Chomu les a qualifiés de «nébuleuse de hors-la-loi».

 

Le commandant de la force africaine en Centrafrique (Misca) a de nouveau appelé les groupes armés et autres «hors-la-loi», qui continuent de se livrer à des exactions dans le pays, a déposer les armes, tout en les menaçant d'une forte répression par les forces qu'il commande. «Je demande à tous les hors-la-loi de déposer les armes, à tous les ex-FACA (forces armées centrafricaines, armée régulière) de rester cantonnés. Sinon, ils seront considérés comme des hors-la-loi, des bandits et trouveront en face d'eux les forces de la Misca pour mettre un terme à leurs agissements», a déclaré lors d'un point de presse le général camerounais Martin Tumenta Chomu. «Désormais, on aura des bilans (de victimes) et des bilans lourds», a-t-il averti sans donner davantage de précisions.


Interrogé sur les exactions commises ces derniers jours à Bangui et en province par les milices chrétiennes anti-balaka, le général Tumenta Chomu les a qualifiés de «nébuleuse de hors-la-loi». Il a salué «les opérations menées par des soldats de la RDCongo qui ont permis de boucler certains quartiers de Bangui, de procéder à des rafles et de récupérer beaucoup d'armes». Hier, des soldats congolais de la Misca continuaient de fouiller des maisons, supposées appartenir à des «anti-balaka», dans le quartier chrétien de Miskine, ont rapporté des médias.


Auparavant, la force française déployée en Centrafrique, Sangaris, avait montré à la presse l'arsenal saisi par ses soldats et ceux de la Misca depuis le début décembre. Selon une source militaire sur place, si les armements lourds (mines anti-chars, canons) ont été saisis essentiellement dans les dépôts de l'ex-rébellion à dominante musulmane Séléka, qui ont occupé le pouvoir entre mars 2013 et janvier dernier, les milices chrétiennes disposent elles aussi de nombreux fusils d'assaut, lance-roquettes et également de mines anti-personnel. La Misca compte à ce jour 5 407 hommes, venus de huit pays africains, dont le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Tchad, selon les derniers chiffres obtenus auprès de la force. Elle doit atteindre un effectif total de 6000 hommes.


Rappelons que près de 9 000 personnes de différentes nationalités ont fui la Centrafrique vers le Cameroun au cours des dix derniers jours, a indiqué vendredi dernier à Genève le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations unies (HCR). Avec ces arrivées dans la ville de Kentzou, à l'est du Cameroun, le nombre total de réfugiés venus de Centrafrique dans ce pays suite aux violences actuelles contre les musulmans dépasse les 20.000, selon une porte-parole du HCR, Mme Fatouma Lejeune-Kaba. Sur les 8762 personnes enregistrées par le HCR, plus de la moitié sont des Centrafricains. S'y ajoutent des Tchadiens, des Camerounais, quelques Nigérians et Maliens. Il s'agit majoritairement de femmes et d'enfants.

Lu pour vous : Les milices chrétiennes font la loi

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 01:26

 

 

 

 

 

http://www.afrik.com/   DIMANCHE 9 FÉVRIER 2014 / PAR MALICK HAMID

 

 

La plate-forme des leaders religieux (catholiques, protestants et musulmans) a sévèrement dénoncé, lors d’une conférence de presse tenue vendredi à Bangui, les violences perpétrées en Centrafrique au nom de la religion.

 

Les leaders religieux s’insurgent aussi contre la récupération politique des violences, considérant que les politiques veulent imposer la guerre religieuse à un peuple qui a toujours vécu en harmonie. C’est ce qu’a déclaré Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui.

 

Ils rappellent que la cohésion a toujours régné au sein de la population centrafricaine, en majorité chrétienne (80%), avec une composante musulmane (10%) et des animistes (10%). « Il n’y a pas de raison d’entraîner la religion dans un conflit purement politique », s’est insurgé l’imam Oumar Kobine Layama, président du Comité islamique de Centrafrique.

 

Les leaders religieux pointent du doigt le Tchad dont disent-ils, l’implication dans le conflit centrafricain a fortement contribué au chaos sécuritaire et humanitaire que vit la Centrafrique. « Le Parlement provisoire, les forces vives de la nation, la communauté internationale se chargent de cette question. Bientôt il y aura la solution », a indiqué le pasteur Nicolas Guerekoyame, représentant des Eglises protestantes.

 

Les violences en Centrafrique proviennent des affrontements entre les milices d’autodéfense anti-balakas (anti-machettes) en majorité chrétiens et les ex-rebelles de la séléka à majorité musulmane, composé des mercenaires tchadiens et soudanais, renforcés par à des combattants centrafricains.

 

Plusieurs églises et mosquées ont été détruites dans les violences qui se poursuivent entre ces deux groupes. Les biens appartenant aux musulmans sont pillés par les anti-balakas, des ex- séléka tuent, violent, volent et pillent les habitants chrétiens dans les villes qu’ils contrôlent.

Centrafrique : les chefs religieux dénoncent les violences et accusent le Tchad

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 01:22

 

 

 

 

 

http://www.franceinfo.fr/  LE DIMANCHE 9 FÉVRIER 2014 À 12:11

 

Par Ouafia Kheniche

 

Au moins dix personnes ont été tuées dans la capitale centrafricaine entre hier samedi et aujourd'hui. Les scènes de pillage se multiplient et de nombreux bâtiments ont été incendiés. Ces nouveaux meurtres interviennent alors que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian commence ce dimanche une tournée dans la région pour évoquer la Centrafrique.

 

Selon des témoins présents à Bangui, la capitale centrafricaine, au moins dix personnes ont été tuées depuis samedi soir. Par ailleurs, de nombreux bâtiments ont été incendiés et de nombreux pillages sont à déplorer et cela malgré la présence de militaires français de gendarmes centrafricains.

 

Des violences ont éclaté dans la soirée de samedi

 

Les violences ont éclaté samedi dans la soirée. Cinq personnes ont été tuées aux abords de la mairie du 5e arrondissement dans des circonstances non élucidées. Puis trois autres personnes ont été tuées dans des affrontements intercommunautaires. Une dernière personne aurait été tuée par les soldats de la force africaine Misca.

 

Ces violences interviennent au moment au moment où Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, entame une tournée dans la région. Il sera en Centrafrique mercredi

 

Par Ouafia Kheniche

 

 

Centrafrique : Deux tués ce dimanche à Bangui

 

apanews.net   dimanche 9 février 2014  par Agence de Presse Africaine -

 

Deux jeunes centrafricains ont été tuées dimanche à Bangui où les activités commerciales ont repris timidement ce dimanche 9 février notamment au centre commercial KM5 dans le 3è arrondissement à Bangui, où résident la majorité des Tchadiens de Centrafrique, a constaté APA.

 

Cette reprise se déroule dans un climat d’insécurité après que des ressortissants tchadiens aient massivement quitté Bangui, sous bonne garde des soldats de l’Armée nationale tchadienne (ANT), à destination de leur pays d’origine.

 

Ce matin, aux environs de 7 heures locales, trois jeunes vendeurs de bois de chauffe communément appelés « pousseurs », voulant se rendre au KM5 pour écouler leurs marchandises, ont été pris à partie par des ressortissants tchadiens vivant aux abords de la route qu’ils avaient emprunté.

 

« L’un d’entre eux a été lynché à mort et un autre n’a dû sa vie sauve qu’à l’intervention des troupes de la Misca tandis que le troisième réussissais à prendre la fuite », raconte un passant témoin de la scène.

 

Quelques heures après, aux environs de 12 heures locales, un homme âgé d’environ 17 ans, s’est rendu au KM5 pour profiter des soldes des biens des ressortissants tchadiens mais une fausse alerte d’attaque d’éléments anti-balakas a causé une débandade amenant le jeune homme à se réfugier dans la maison d’un musulman où il a été tué, selon des témoins.

 

Pour sécuriser Bangui, une première patrouille mixte composée des soldats français de la force Sangaris et des gendarmes et policiers centrafricains, a sillonné la ville.

 

« On a besoin de vous. Puisque c’est vous qui connaissez les zones dans lesquelles vous allez patrouiller et aussi les gens qui peuvent être fauteurs de troubles », a déclaré samedi le général français Fransisco Soriano, commandant des troupes françaises de l’Opération Sangaris, s’adressant aux forces centrafricaines.

 

Des soldats de l’opération Sangaris et plus de 120 policiers et gendarmes vont ainsi circuler dans les rues de Bangui en vue de la sécurisation de la ville à travers des opérations de désarmement systématique des personnes qui détiennent encore illégalement des armes.

 

Selon une source à l’état-major des Sangaris, les uniformes et l’armement des policiers et des gendarmes centrafricains sont fournis par la République Centrafricain tandis que la France leur verse une prime globale d’alimentation de 2000 francs CFA par jour et par homme.

 

Une source militaire a annoncé que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est attendu mercredi à Bangui.

Dix personnes tuées à Bangui en Centrafrique

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 01:20

 

 

 

 

 

 

Pana 09/02/2014

 

Le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) a déclaré, samedi, que la violence en Centrafrique a provoqué le déplacement des milliers de personnes qui continuent d'affluer vers des pays voisins.

 

La porte-parole du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, Mme Fatoumata Lejeune-Kaba, a soutenu qu'environ 9000 personnes dont la plupart sont des Centrafricains, des ressortissants du Tchad, du Cameroun, du Nigeria et du Mali, auraient fui la Centrafrique pour se réfugier au Cameroun voisin.


'Cela porte à 20000, le nombre de Centrafricains réfugiés au Cameroun depuis le début des affrontements', a dit Mme Lejeune-Kaba, ajoutant que ces nouvelles vagues de départ sont dues aux confrontations en cours entre les ex-Séléka et les miliciens anti-Balaka, dans la capitale Bangui.


La majorité des réfugiés qui sont de confessions musulmanes, ont justifié leur départ pour sauver leur vie parce que accusés d'être de collusion avec les Sélékas, un groupe en majorité musulmane.' D'autres ont fui par crainte de voir les miliciens anti-Balaka débarquer dans leurs localités', a-t-elle affirmé.


Selon des statistiques, des milliers de personnes auraient été tuées en Centrafrique et 2,2 millions de personnes, environ la moitié de la population, sont en besoin d'aide humanitaire, dans un conflit qui a éclaté après que les Sélékas, un groupe en majorité musulmane, ont chassé du pouvoir, l'ex-président Bozizé, en décembre 2012.

La crise depuis lors, a pris un caractère sectaire et religieux avec la constitution de milices chrétiens anti-Balaka qui ont pris les armes pour se venger, faisant des millions de déplacés dont 1 million d'enfants.


Pendant ce temps, la Cour pénale internationale (CPI) a prévenu qu'elle va ouvrir des enquêtes sur des accusations de crimes de guerre dans le conflit inter-confessionnel sanglant en cours.


A cet effet, la procureur de la CPI , Mme Fatou Bensouda a informé de l'ouverture d'une enquête sur la situation en Centrafrique après avoir reçu des rapports détaillés sur des actes d'extrêmes brutalités et des accusations graves de crimes qu'auraient perpétré différents  groupes.


'Au cours des derniers mois, j'ai émis des déclarations publiques exhortant les parties en conflit à cesser immédiatement, les actes de violence, en les mettant en garde que les personnes tenues pour responsables de crimes odieux relevant de la compétence de la Cour pénale internationale, seront traduites en justice de manière individuelle', a-t-elle déclaré dans un communiqué.


Soulignant que la situation des civils en Centrafrique s'est empirée depuis le mois de septembre 2012, le communiqué fait remarquer que les informations reçues par rapport à ces accusations de crime et de la profonde souffrance humaine qui les accompagnent, sont  'totalement inquiétantes'.


Selon Bensouda, les accusations font état de centaines de meurtres commis sur la base de leur appartenance religieuse, des actes de viol, des destructions de propriétés, des pillages, des tortures, des déplacements forcés et des recrutements d'enfants pour des fins militaires.


A la lumière de toutes ces accusations, Mme Bensouda a indiqué que les efforts supplémentaires de la CPI consisteront à réunir et à analyser toutes les informations nécessaires pour déterminer s'il faut poursuivre, les investigations dans cette affaire.

'La CPI va travailler dans ce sens avec l'Union africaine et les organismes représentant l'ONU en Centrafrique', a-t-elle ajouté.


Mme Bensouda a dit, par ailleurs, que conformément au principe de complémentarité, la CPI compte saisir les autorités centrafricaines en vue de chercher les voies et moyens pouvant permettre d'amener au niveau des juridictions nationales, les personnes accusées de crimes.

Centrafrique: Des centaines de personnes en fuite

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 01:17

 

 

 

 

 

http://www.pressafrik.com/  Dimanche 9 Février 2014 - 02:09

 

L'exode des musulmans de la capitale centrafricaine s'est poursuivi ce samedi avec un nouveau vol de rapatriement vers Ndjamena. Depuis la fin décembre, ils sont 17 000 à avoir fui vers le Cameroun, 52 000 vers le Tchad.Si au début ils partaient par leurs propres moyens, aujourd'hui ils peuvent bénéficier des convois de camions organisés par l'armée tchadienne qui les amènent à la frontière, ou des vols vers Ndjamena, affrétés par le gouvernement tchadien et par l'Organisation internationale des migrations.

 

Chef de la force africaine en Centrafrique (Misca), le général Martin Tumenta Chomua, a menacé ce samedi les groupes armés de recourir à la force pour arrêter assassinats, lynchages et pillages qui se poursuivent à Bangui et en province en toute impunité. 

 

« Je demande à tous les hors-la-loi de déposer les armes, à tous les ex-FACA (forces armées centrafricaines, armée régulière) de rester cantonnés. Sinon, ils seront considérés comme des hors-la-loi, des bandits et trouveront en face d'eux les forces de la Misca pour mettre un terme à leurs agissements », a averti lors d'un point de presse le général camerounais Martin Tumenta Chomu. 

 

Face aux violences, malgré la présence des 5 400 soldats de la Misca et des 1 600 Français de Sangaris, l'exode des musulmans de la capitale s'est encore poursuivi samedi avec un nouveau vol rapatriant des ressortissants tchadiens à Ndjamena. 

 

Depuis le 21 décembre 2013, les rotations aériennes avec Bangui ont déposé à Ndjamena près de 16 000 personnes. Mais la plupart des « retournés » - ces Tchadiens qui reviennent au pays après avoir tout laissé derrière eux - s'entassent chaque jour un peu plus dans l'un des 5 camps gérés par l'OIM, situés non loin de la frontière. 

 

Plus de 6 000 « retournés » à Goré, dans le sud du Tchad 

 

Anour Oumar Abdelkarim est arrivé en Centrafrique en 1980. Et fin décembre il a dû quitter la ville de Paoua ou il vivait : « A Bozoum à 120 Km de Paoua, il y a les anti-balaka. Ils annoncent qu'ils vont progressivement vers la ville de Paoua pour faire n'importe quoi à Paoua. C'est ça qui a motivé notre départ au Tchad ». 

  

Beaucoup de ces « retournés » arrivent au Tchad pour la première fois, puisqu'ils sont nés en Centrafrique. D'autres ne sont même pas Tchadiens.  

 

« Le jour où nous avons quitté là-bas, toute personne de bonne volonté qui a voulu monter dans le véhicule a pu le faire, pas seulement des Tchadiens. Il y a même des Centrafricains. Nous sommes venus ensemble à Goré », raconte à RFI Anour Oumar Abdelkarim.   

 

Le flot continu de réfugiés semble loin de se tarir à Goré. Et les pénuries se font criantes. Alain Abdoulaye est l'un des administrateurs du camp : « Au niveau de la nourriture, au niveau de la santé, au niveau surtout de l'abri, la situation est vraiment très alarmante. Au niveau du PAM, on a donné sept jours de ration alimentaire, c'est même déjà expiré ».  

 

Il y a un mois l'OIM demandait 17,5 millions de dollars pour organiser les retours et apporter une aide d'urgences aux déplacés. L'organisation n'a reçu que 8 % de cette somme.  

 

Dans ce contexte de crise persistante, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, débute dimanche à Ndjamena une tournée axée notamment sur la poursuite de l'action militaire de la France pour stabiliser la Centrafrique.  Après la capitale tchadienne, le ministre français se rendra à Brazzaville et à Bangui.  


Source: RFI 

RCA : L'exode des musulmans de Centrafrique se poursuit

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Centrafrique-Presse.com
8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 23:57

 

 

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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UNITE - DIGNITE-TRAVAIL

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CONFERENCE DE PRESSE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PREMIER, CHEF DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION                                    

                            

 

 

                           Bangui, le 7 février 2014

 

Chers compatriotes,

 

Il y a à peine deux semaines,  les représentants de notre peuple ont élu une nouvelle présidente.

Cet évènement favorablement accueilli par la population et même  par le monde entier, a été suivi par la mise en place du gouvernement que j’ai l’honneur de diriger.

Grâce à ces évènements, notre pays s’est  placé au centre de l’intérêt de la communauté internationale qui ne cesse de manifester sa volonté de nous aider.

Le Gouvernement que je dirige, fort du soutien et de l’encouragement de la communauté internationale, travaille d’arrache – pied pour remettre la République Centrafricaine sur le chemin de la légalité et du développement.

Mais l’évènement du mercredi 4 février à l’ENAM, le lynchage barbare d’un militaire par d’autres militaires devant les caméras du monde entier, a été un coup dur porté aux efforts du gouvernement , un coup dur porté à l’image de notre pays et à l’honneur de notre armée, garante de l’unité nationale et de la protection des biens et des personnes.

Nous ne mesurons pas encore l’effet destructeur de cet acte ignoble pour notre pays. Le gouvernement que je dirige, condamne avec la plus grande fermeté, cet acte barbare.

Lors du conseil des ministres du jeudi 6 février 2014 pendant lequel ce crime odieux a été largement discuté, Madame la Ministre de la Justice, le Ministre de la Sécurité Publique et le Ministre de la Défense ont reçu pour instruction ferme de traquer jusque dans les derniers recoins de la République, ces criminels qui ont souillé la tenue de combat et l’honneur de nos valeureux soldats,  à qui la Présidente était venue redonner espoir ce jeudi 6 février, une journée qui s’est transformée « en jeudi noir » pour la République Centrafricaine.

Messieurs les Ministres, traquez – les, et traînez – les devant la justice. Ils sont sur Internet, ils paradaient devant les caméras dans un spectacle macabre et à visage découvert.  Ils sont donc identifiables.

Je suis convaincu que les amis de la République Centrafricaine comme la France, l’Union Européenne, les Etats – Unis d’Amérique, Sangaris et MISCA mettront à notre disposition les technologies les plus modernes pour identifier et arrêter rapidement les auteurs de ce crime odieux.

Dans un pays où les passions ont pris le dessus sur la raison, seules la justice et l’application stricte des règles du droit peuvent nous aider à mettre fin à ces dérives.

Je demande donc aux responsables de l’institution judiciaire de se remettre au travail sans délai et à sévir contre tout ce qui peut mettre en danger les fondements de notre nation.

Que nous arrive t – il ? Qu’est ce qui nous arrive ? Qu’arrive  t – il à cette nation ?

A Bangui, des milliers de femmes, de bébés et d’hommes déplacés s’entassent, survivent, à quelques mètres de chez eux dans des conditions inacceptables.

A Boali, à Boda, dans diverses régions du pays, nos frères et sœurs sont pourchassés et exécutés au prétexte de leur confession. Ailleurs, des fanatiques terrorisent et tuent au nom de Dieu.

Ne souillons pas le nom de nos religions. Mon défunt père qui fut Pasteur et ma mère qui a servi l’église jusqu’à sa mort, m’ont appris que Dieu est Amour et Bonté et l’homme est créé à son image.

 

Centrafricaines, Centrafricains, faisons – nous partie des rares personnes sur cette terre à n’avoir pas été créées à l’image de Dieu ?

On me dit que certains ne veulent pas de musulmans dans ce pays ? Mais quand tous les musulmans auront quitté le territoire, quel sera la suite ? les protestants se jetteront-ils sur les catholiques ? Et ensuite les baptistes sur les évangélistes ? et enfin, les animistes sur les croyants ?

 

Chers compatriotes, il est temps de nous ressaisir et d’arrêter cette dérive qui ne fait que nous plonger dans l’abîme.

Je suis conscient  de ce que les centrafricains ont enduré. L’ampleur de la douleur de nos soldats dont la dignité a été traînée dans la boue. Chaque famille centrafricaine, quelle que soit sa religion, a souffert de cette crise. Mais, chers compatriotes, le pardon existe parce que nous sommes condamnés à poursuivre notre chemin ensemble.

J’ai été à Addis–Abéba, au siège de l’Union Africaine et j’ai vu comment le monde entier était mobilisé pour nous aider à sortir des marécages dans lesquels nous pataugeons.

Mais on ne peut pas nous aider contre nous – mêmes. Aide – toi et le ciel t’aidera, dit un vieil adage.

Le ciel se manifeste aujourd’hui à travers cette forte volonté de la communauté internationale à nous aider. Nous n’obtiendrons aucune aide si nous continuons de fouler aux pieds les droits humains, si nous continuons à bafouer le droit international.

Les criminels, les traitres et toutes autres personnes ayant commis des actes répréhensibles doivent être remis aux forces de l’ordre pour être jugés dans le respect de la loi.

La loi de la jungle ou encore celle du Talion ne doit plus avoir droit de cité dans notre pays.

Je lance un vibrant appel à tous les centrafricains pour s’unir derrière le gouvernement de la République.

La Présidente et moi-même sommes à l’écoute de la population. Nos portes sont ouvertes. Je peux vous assurer qu’il n’y aura pas de politique d’exclusion et nous ne serons pas des autistes.

Jeunesse centrafricaine, l’avenir vous appartient, ne l’hypothéquez pas en perpétuant des actes anti – républicains.

Des élections libres, transparentes et crédibles seront organisées dans notre pays à la fin de la transition. En attendant, mobilisons – nous derrière le gouvernement qui mettra tout en œuvre pour ne pas vous décevoir.

Je demande à tous les centrafricains de s’engager à faire cesser immédiatement tout acte d’agression afin de donner une chance à la paix et à la réconciliation nationale.

Quant à vous, vaillants soldats, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que vous puissiez retrouver votre dignité, pour qu’une armée républicaine renaisse afin de redonner à la République Centrafricaine, sa fierté perdue.

Chers compatriotes, Boganda, notre seule référence nous a légué les mots d’ordre ci – après :

Unité : unis nous le resterons dans une République unie.

Dignité : Soyons et restons dignes pour avancer. Débarrassons – nous de nos démons pour ne pas continuer à avoir honte de nous-même quand nous nous regardons dans le miroir.

Travail : Le travail et rien que le travail. C’est notre seule voie de survie.

Dorénavant, tous les actes de violence et pillage seront sévèrement punis et leurs auteurs traduits en justice.

C’est ensemble que nous réussirons.

 

Je vous remercie.

 

 

  Déclaration liminaire à la conférence de presse du PM André Nzapayéké

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