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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 15:08

 

 

   

APA Bangui Centrafrique) - 2014-11-16 13:06:29 -Le professeur centrafricain Eugène Sérédouma, professeur agrégé en gynécologie obstétrique, a passé avec succès le 17è concours d'agrégation de médecine, pharmacie, odonto stomatologie, médecine vétérinaire et production animale, du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) tenu du 3 au 11 novembre 2014 à Yaoundé au Cameroun.


Sur trois candidats présentés par l'Université de Bangui, seul un a pu franchir les trois étapes du concours d'agrégation. 


Le nouveau professeur agrégé a présenté samedi son diplôme à la communauté universitaire venue l'accueillir à l'aéroport.


Le 16è concours du CAMES s'était déroulé à Libreville au Gabon

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=809785#sthash.91ilO2O8.dpuf

Un Professeur centrafricain agrégé en gynécologie obstétrique admis au CAMES

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Centrafrique-Presse.com
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 14:09

 

 

 

La famille Kombet et Mme Hortence Mokosse Kizima ont l'immense douleur de vous faire part du décès de leur époux, petit frère, oncle, Mr Gatien Kizima, survenu à Washington, le 13 Novembre 2014, dans sa cinquante-troisième année. La levée de corps aura lieu le 19 novembre 2014, à 12 heure a Atlanta, Georgia- USA. Les obsèques auront lieu au cimetière du Liberty Hill Cemetery dans la ville d' Acworth en Georgia -USA.

 

16 novembre 11:23

 

Luce Evelyne Haefke Kombet

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Centrafrique-Presse.com
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 12:44

 

 

 

 

La rédaction de Centrafrique apprend la mort de Lévi YAKITE le samedi 15 novembre 2014 peu avant minuit à l’hôpital de Rennes en France, suite  à un accident de la route. Il fut le coordonnateur des jeunes pro-Bozizé réunis dans la tristement célèbre «Coalition citoyenne d’opposition aux rébellions armées» (Cocora) qu’il a créée et qui s’est surtout illustrée par la distribution massive d’armes et de machettes dans la période allant de la fin d’année 2012 à l’entrée de la rébellion de Séléka dans Bangui le 24 mars 2013 et la fuite de Bozizé. Il venait de fêter ses 50 ans le 14 août dernier.

 

Le 9 mai 2014, voici ce qu’écrivait à son sujet le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine et prononçant des sanctions prévues par les paragraphes 30 et 32 de la résolution 2134 (2014): à l’encontre de François Bozizé, Nouredine Adam et Lévi Yakité :

 

« Le 17 décembre 2013, Yakité est devenu le coordonnateur politique d’un nouveau groupe rebelle antibakala, le Mouvement de résistance populaire pour la refondation de la Centrafrique.  Il a participé directement à la prise de décisions du groupe rebelle dont les actes, commis notamment le 5 décembre et depuis cette date, ont compromis la paix, la stabilité et la sécurité de la République centrafricaine.  En outre, ce groupe a été explicitement désigné comme responsable de ces actes dans les résolutions 2127 (2013)2134 (2014) et 2149 (2014).  Yakité est accusé d’avoir ordonné l’arrestation de personnes ayant des liens avec la Séléka, commandé des attaques contre des opposants au Président Bozizé et recruté de jeunes miliciens pour agresser à la machette les personnes hostiles au régime.  Étant resté dans l’entourage de François Bozizé après mars 2013, il a rejoint le Front pour le retour à l’ordre constitutionnel en Centrafrique (FROCCA), qui a pour objectif de ramener le Président déchu au pouvoir par tous les moyens nécessaires.  À la fin de l’été 2013, il s’est rendu au Cameroun et au Bénin pour tenter d’y recruter des combattants contre la Séléka.  En septembre 2013, il a tenté de reprendre le contrôle des opérations menées par les combattants proBozizé dans les villes et les villages près de Bossangoa. Yakété est également soupçonné d’encourager la distribution de machettes aux jeunes chrétiens sans emploi pour faciliter les attaques contre les musulmans. »

 

 

A propos de l'accident, voici ce qu'en dit l'édition de ce dimanche du quotidien breton OUEST FRANCE 

 

Lu pour vous : Axe Saint-Malo - Rennes. Tué alors qu'il poussait sa voiture sur la route

 

http://www.ouest-france.fr/  16 novembre 2014

 

L'accident s'est produit sur l'axe Saint-Malo-Rennes, à hauteur de Vignoc, à 22 h, samedi 15 novembre. Deux véhicules sont en cause. Cinq personnes ont été blessées

 

L'accident est survenu à 22h, samedi 15 novembre, sur la quatre voies Saint-Malo-Rennes, à hauteur de Vignoc. Un homme pousse son véhicule avec son frère sur le bord de la quatre voies. A son bord, sa compagne et leurs deux enfants, âgés de 5 et 8 ans.

 

Pour des raisons qui restent inconnues, le véhicule a été percuté à l'arrière par une voiture, conduite par un homme âgé d'une trentaine d'années.

 

Un mort et cinq blessés

 

Le père de famille, âgé de 50 ans, originaire de la région nantaise, n'a pu être réanimé par les sapeurs-pompiers.

 

Les autres passagers, blessés légers, ont été conduits au centre hospitalier de Rennes. Le conducteur du second véhicule, blessé léger, est actuellement entendu par les gendarmes. Il sera conduit à l'hôpital pour différents contrôles.

 

 

(la voiture percutée)

Le porte-parole de BOZIZE, Lévi YAKITE, se tue dans un accident de la route en France
Le porte-parole de BOZIZE, Lévi YAKITE, se tue dans un accident de la route en France

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Centrafrique-Presse.com
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 01:39

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/  Samedi 15 Novembre 2014 - 16:29

 

Cette  plainte a été déposée au nom de l’Etat  centrafricain devant le Parquet national financier, à Paris par William Bourdon. L’avocat de l’Etat centrafricain a indiqué que cette plainte vise François Bozizé, son clan et ceux qui ont pu profiter sous sa présidence.

 

« Le sens de cette plainte c’est, premièrement, l’inventaire du patrimoine immobilier et mobilier qui aurait été acquis dans des conditions frauduleuses par le clan Bozizé; certains de leurs complices et certains de leurs proches, et c’est aussi un certain nombre d’opérations "commerciales" à l’occasion desquelles des commissions auraient été versées de façon illicite et auraient participé à l’enrichissement d’un certain nombre de citoyens français et, parmi ceux-là, monsieur Balkany », a expliqué maître William Bourdon, l’avocat mandaté par les autorités centrafricaines.

 

Cette volonté des autorités centrafricaines actuelles consiste à relancer "l'affaire Uramin" qui a débutée en juin 2007, dans laquelle est cité le nom de Patrick Balkany du député-maire de Levallois-Perret. Le groupe nucléaire français Areva annonce avoir signé un accord avec la société Uramin pour une Offre publique d’achat (OPA) amicale. Le 1er août 2008, un accord censé solder le contentieux avait été signé avec l’Etat centrafricain. Dans un courrier interne, les dirigeants d'Areva assurent au contraire que tous ceux qui ont permis la signature de cet accord, n’ont perçu aucune contrepartie. Et selon William Bourdon, le président de l’époque, François Bozizé qui, n’étant pas satisfait de l'opération, avait multiplié des stratégies pour empêcher le nouvel acheteur. Afin de pouvoir débloquer la situation, les responsables d'Areva avaient fait appel à des intermédiaires pour ramener le chef d'Etat centrafricain d’alors à de meilleurs sentiments. Il s’agissait du député-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, qui est un ami fidèle de François Bozizé et de l'homme d'affaires belge, Georges Forrest, qui était consul de France à Lubumbashi, en République démocratique du Congo.  Les autorités de transition soupçonnent les anciens dirigeants  du régime Bozizé et d’autres réseaux d’hommes d’affaires français d’avoir perçu des frais de rétro-commissions pendant ces transactions. Elles demandent donc à la justice française de faire la lumière sur cette affaire.  « Pour la première fois, un Etat demande à la justice d'un autre Etat d'enquêter sur des ressources publiques qui auraient été versées dans des conditions frauduleuses à des acteurs étrangers », a indiqué William Bourdon.

 

Nestor N'Gampoula et Fiacre Kombo

Lu pour vous : Centrafrique : le clan de l’ex-président François Bozizé visé par une plainte à Paris
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 00:25

 

 

 

 

http://www.la-croix.com/  14/11/14 - 16 H 26

 

Pasteur Jean-Arnold de Clermont était membre de la délégation Pharos qui s’est rendu fin octobre en Centrafrique afin de nouer un dialogue avec des personnalités locales sur les raisons de la violence dans le pays.

 

« Nous avons rencontré 120 intellectuels de tous horizons, musulmans et chrétiens, au sujet des violences extrêmes qui ont eu lieu depuis un an et demi : des gens découpés, enterrés vivants, des scènes d’anthropophagie…La logique de la vengeance est claire. Les milices de Michel Djotodia (auteur d’un coup d’état en 2013, qui a depuis démissionné) étaient sanguinaires, des massacres ont répondu aux massacres. Mais il y a autre chose. Cette violence semble venir de frustrations accumulées pendant cinquante ans de mal-gouvernance, de l’époque coloniale de l’esclavagisme sous le sultanat. Nous avons été frappés par la situation des intellectuels : ils sont à l’écart de la vie politique et ne parlent pas ensemble. Il semble que jamais les divisions ethniques n’aient été affrontées ni verbalisées, qu’une crise, où tout s’est enflammé. Nous voudrions permettre ce dialogue des mémoires, aider des personnes de tous les groupes à évoquer leur vie ensemble et échanger leurs récits.

 

Jean-Arnold DE CLERMONT

 

 

Penser la violence en Centrafrique. De fil en aiguille, la confusion s'établit entre le sociologique et le religieux. Pasteur Jean-Arnold de Clermont

 

http://www.la-croix.com/  7/11/14 - 00 H 00

 

A l'arrière-plan des violences en Centrafrique, il y a sans aucun doute des tensions interreligieuses. Si les principaux leaders chrétiens et musulmans affirment la tradition de cohabitation pacifique entre les uns et les autres, il n'empêche que de fortes tensions se sont manifestées depuis longtemps. En 2008, dans une enquête du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), à la question: « Vous sentez vous exclus? », 29 % des chrétiens centrafricains disaient oui pour des raisons économiques, 51 % des musulmans pour des raisons religieuses. Les musulmans sont négociants, ...

...

Jean-Arnold DE CLERMONT 

Lu pour vous : Pasteur Jean-Arnold de Clermont : « En Centrafrique, permettre un dialogue des mémoires »

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 22:45

 

 

 

 

Les familles KITICKI,  AKONDJA , YAMODO et LEDOT informent,

les parents, amis et connaissances qu'une messe d'action de grâce, sera célébrée

pour Innocent Hervé YAMODO

 

                      Le samedi 15 novembre 2014  à 18 H 30

 

Lieu : Eglise Saint Saturnin de Gentilly


Adresse : Place du marché, 1 Avenue de la République 94250 Gentilly


Transport: bus 57 direction Arcueil et descendre à l’arrêt Mairie de Gentilly

 

                   ou le RER C et descendre à Arcueil

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 22:25

 

 

 

MARIA MALAGARDIS LIBERATION 14 NOVEMBRE 2014 À 17:06

 

GRAND ANGLE

 

Le «Che Guevara africain», assassiné en 1987 et remplacé par Blaise Compaoré, est devenu l’une des figures emblématiques du «Balai citoyen». Un mouvement de la jeunesse qui a joué un rôle clé dans le départ du chef de l’Etat.

 

C’est une tombe enfin «libérée». Celle d’un mort, dont le seul nom suffit, encore aujourd’hui, à galvaniser les foules africaines et bien plus encore celles de son pays natal, le Burkina Faso. Le soulèvement populaire qui a embrasé pendant la dernière semaine d’octobre ce petit Etat d’Afrique de l’Ouest, balayant le régime en place, a aussi permis de libérer l’accès au cimetière de Dagnoe, gardé depuis plusieurs décennies par des militaires armés. Lesquels en interdisaient l’entrée sans laissez-passer officiel, à l’exception d’un seul jour dans l’année. Début novembre, ils ont discrètement disparu.

 

UN LEADER CONTRE «L’OCCIDENT REPU»

 

Ce vaste cimetière aux tombes éparses, isolé à la périphérie de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, abrite celle de Thomas Sankara, le «Che Guevara africain». Un leader singulier, charismatique et visionnaire rendu célèbre par ses projets en faveur de l’autosuffisance nationale et ses discours audacieux. Comme celui à la tribune des Nations unies, en octobre 1984, lorsqu’il n’avait pas hésité, avec une politesse malicieuse, à affirmer aux grands de ce monde que son tout petit pays souhaitait «risquer de nouvelles voies pour être plus heureux» et ne plus être «l’arrière-monde de l’Occident repu». Le rêve était peut-être utopique ou idéaliste, il fut en tout cas vite brisé. Jeune capitaine de l’armée burkinabée, Sankara a pris le pouvoir à 34 ans, en 1984. Moins de quatre ans plus tard, le 15 octobre 1987, il sera renversé et assassiné. Son tombeur n’est autre que son plus proche collaborateur, son frère d’armes, son ami : Blaise Compaoré. Celui-ci devient alors l’homme fort du pays, à sa tête durant vingt-sept ans, avant que les manifestants de Ouagadougou ne le contraignent, le 31 octobre, à une fuite peu glorieuse.

 

Durant toutes ces années, le président fratricide aura tenté en vain de se débarrasser d’un fantôme qui ressurgit aujourd’hui avec d’autant plus de force que l’insurrection populaire d’octobre s’est réclamée de son nom. «Sankara», souffle Souleymane Ouedraogo devant les portes désormais grandes ouvertes du cimetière. «Pendant toutes ces années, on a maintenu vivante la flamme de son souvenir. Nos parents nous parlaient sans cesse de lui à la maison. Encore petit, j’avais dessiné un portrait de Sankara que mon père, alors installé en Côte-d’Ivoire [pays frontalier, ndlr], avait mis dans sa boutique. Ma première fierté d’enfant ! s’exclame ce jeune quadragénaire avec enthousiasme. Mais jusqu’à début novembre, personne ne pouvait venir se recueillir sur sa tombe. Sauf le 15 octobre, jour qui commémorait son assassinat.» Son regard balaye le cimetière silencieux, où se détache au loin la sépulture de Thomas Sankara, peinte aux couleurs vives du drapeau burkinabé. Elle est entourée d’une douzaine de tombes blanches, celles de ses collaborateurs, tous fauchés par les balles des mutins qui ont surgi ce fameux «jeudi noir» d’octobre 1987, lors d’une banale réunion de travail.

 

Au Burkina Faso, personne ne s’attendait à ce coup d’Etat, et personne n’a oublié la stupeur qui a saisi le pays à ce moment-là. Puis le silence s’est imposé, pour longtemps. Jeune rappeur engagé sous le nom de scène de Basic Soul, Souleymane Ouedraogo a composé en 2003 une chanson intitulée Capitaine. Immédiatement interdite de diffusion car elle évoquait Thomas Sankara. D’autres artistes, comme Smockey ou Sams’K Le Jah, s’y sont également risqués, avant de subir eux aussi la censure du régime.

 

LE PAYS DES HOMMES REBELLES

 

On les retrouve tous, un matin de novembre, dans une banlieue misérable, à l’autre extrémité de la capitale. Le long d’une route défoncée, parsemée d’ordures au milieu desquelles broutent des chèvres, s’égrène une série de petites boutiques aux façades d’un beige triste. Avec quelques camarades, Souleymane, Smockey et Sam sont venus présenter leurs condoléances à la famille d’une des victimes des journées d’insurrection fin octobre. Abdul Moubarak Belem était un jeune plombier de 18 ans, il n’a jamais connu Sankara. Une balle en pleine tête a mis un terme à sa courte existence lors des manifestations qui ont forcé Compaoré à quitter le pouvoir. Sa famille a retrouvé son corps à la morgue. «On ne peut imaginer à quel point la mort d’un être créé un vide. Nos mots ne suffiront pas», s’excuse presque Sam devant le père d’Abdul, digne vieil homme en gandoura (tunique sans manches), qui écoute en silence, le regard sombre. Avant de prendre la parole à son tour : «Mon fils est un vrai citoyen. Il a donné sa vie pour le Burkina Faso», souligne-t-il avec une fierté tremblante. «La patrie ou la mort» : le fameux slogan de Sankara, refrain de l’hymne national, n’a visiblement rien perdu de son actualité.

 

Blaise Compaoré aurait dû s’en douter, car c’est une longue histoire : la Haute-Volta, rebaptisée en 1984 «Pays des hommes intègres» (Burkina Faso) par Thomas Sankara, est aussi le pays des hommes rebelles, jamais totalement soumis malgré un tempérament plutôt pacifique. «La génération de nos parents s’était déjà révoltée le 3 janvier 1966, renversant le régime corrompu du premier président, Maurice Yaméogo, rappelle Zinaba Rasmane, 28 ans, étudiant en maîtrise de philosophie. C’était la première insurrection populaire de l’Afrique postcoloniale.» Le jeune homme fut lui-même aux premières loges de la dernière révolution, considérée par certains comme l’aube annonciatrice d’un nouveau printemps africain. «Ma génération n’a connu que Blaise au pouvoir. Mais depuis des années, la colère couve et personne n’a jamais oublié les victimes de son régime», précise encore Zinaba. Il énumère : «Chaque 19 mai depuis 1990, les étudiants refusent d’aller en cours en mémoire de Boukari Dabo, étudiant en médecine assassiné par les sbires de Compaoré. Chaque 6 décembre depuis l’an 2000, ce sont les écoliers qui font grève pour marquer le souvenir du jeune Flavien Nebré, tué par balles lors d’une manifestation. Et chaque 13 décembre, tout le monde se recueille, en mémoire de Norbert Zongo.»

 

HÉROS OSTRACISÉ

 

Zinaba est assis devant un «plat de riz-sauce» à la cantine du syndicat des journalistes - un centre de presse, baptisé «Norbert-Zongo» en hommage à ce journaliste assassiné le 13 décembre 1998, presque autant adulé que Thomas Sankara. Son meurtre - vaguement maquillé en accident de voiture - alors qu’il enquêtait sur l’assassinat du chauffeur de François Compaoré, le redoutable frère du Président, avait embrasé le pays, menaçant une première fois de faire tomber le régime. Contraint de lâcher du lest, le tombeur de Sankara accepte alors de modifier la Constitution pour limiter son maintien au pouvoir à deux mandats de cinq ans. C’est cette disposition qu’il a tenté de changer il y a trois semaines pour se représenter en 2015, entraînant sa chute brutale sous la pression de la rue.

 

C’est aussi en 1998 que Compaoré lève partiellement le tabou qui pesait sur Sankara, subitement élevé officiellement au rang des «héros de la révolution». Mais du bout des lèvres et en tant que héros «parmi d’autres». Des gestes cosmétiques qui n’ont pas réussi à banaliser la figure du leader assassiné : «Pour les jeunes d’aujourd’hui, même ceux qui ne l’ont pas connu, Sankara reste l’homme politique qui les captive le plus. Depuis sa mort, il n’y avait plus d’horizon pour la jeunesse de ce pays», explique Zinaba.

 

2012, LE «DÉCLIC» DE L’INSURRECTION

 

Comme Smockey, Sams’K Le Jah ou encore Souleymane, alias Basic Soul, le jeune étudiant en philosophie est l’un des militants les plus actifs du «Balai citoyen». Ce mouvement de désobéissance civile a été créé il y a un peu plus d’un an avec l’objectif de «balayer» le régime Compaoré, en commençant par l’empêcher de se représenter. Il se revendique ouvertement de l’héritage de Thomas Sankara. Pendant les récentes manifestations, ses membres se sont retrouvés en première ligne. Mais si la mobilisation a réussi à chasser aussi rapidement l’homme fort du pays, réputé indétrônable, c’est également parce que le terrain avait été préparé à l’avance.

 

«Le déclic, ce fut le scrutin de 2012, se souvient Guy-Hervé Kam, un avocat d’affaires. Les élections municipales et législatives ont surtout renforcé l’aile la plus dure du parti de Compaoré, le Congrès pour la démocratie et le progrès. On a alors compris que rien n’arrêterait le régime dans sa course à la survie. Il fallait donc sortir de nos bureaux, susciter un vrai mouvement populaire et, surtout, convaincre les jeunes des quartiers déshérités, souvent désabusés, que la question du pouvoir était plus importante que le foot.» Ce quadragénaire à l’allure moderne, très casual chic, est le porte-parole du Balai citoyen. Et également un peu son mentor. Il ne faut pas se fier aux apparences : lui aussi a un passé de rebelle. «J’ai longtemps été un activiste un peu isolé», raconte-t-il en souriant derrière son bureau, installé dans une villa discrète au cœur de Ouagadougou. Nommé à 28 ans secrétaire général du syndicat de la magistrature, il se lance alors dans une virulente campagne contre la corruption qui le contraindra à la mise au placard puis à la démission.

 

Tirant les leçons de ses déboires passés, Guy-Hervé Kam a insufflé, avec d’autres, l’originalité du mouvement citoyen : «On a organisé des caravanes avec concerts et meetings dans les quartiers populaires. On parlait aux jeunes en moré, la langue la plus usitée ici, et non plus en français. Ils ont tout de suite adhéré : enfin on parlait leur langage, on les rassemblait autour d’artistes qu’ils connaissaient.» Le Balai citoyen a aussi mis en place des «barrages pédagogiques» : «A la mi-octobre, on a plusieurs fois bloqué toutes les artères principales de la ville en même temps pendant deux heures pour diffuser des slogans de mobilisation avec des mégaphones», se souvient Guy-Hervé Kam. L’avocat rappelle aussi la création des Cibal, ces clubs de «citoyens balayeurs» qui «se sont tellement multipliés dans les quartiers, les collèges, les universités, qu’on ne peut plus les compter !»

 

Il ne cache pas sa fierté à l’évocation de cette organisation prérévolutionnaire :«Quand le moment est venu d’empêcher les députés de voter la réforme constitutionnelle pour permettre à Blaise de se représenter, tout le monde était prêt pour l’épreuve de force.» Il y eut certes des moments de flottement. «Quand j’ai vu le dispositif militaire déployé dans la ville ce 30 octobre, le jour prévu pour le vote, je me suis dit : "Waouh, c’est gâté !" reconnaît-il. Mais les jeunes étaient déterminés, ils m’ont dit : "On y va, on passe en force." Et c’est comme ça qu’on a pris d’assaut l’Assemblée et empêché le vote. Le lendemain, Blaise quittait le pays.» Tout est allé si vite que personne n’a anticipé la suite. Les lendemains de révolution sont souvent difficiles à gérer, même dans un pays qui se réclame d’un héros sacrifié.

 

«NOUS RESTERONS UNE SENTINELLE»

 

Bien qu’inspiré par Thomas Sankara, le Balai citoyen se refuse à imposer des options idéologiques : «Dans ce pays, nous n’avons pas besoin de théorie, affirme Guy-Hervé Kam. Nous avons des problèmes concrets : permettre aux enfants d’aller à l’école, offrir eau potable et nourriture à tout le monde. Tout ce qui ira dans ce sens sera positif.» Son mouvement refuse de participer au nouveau pouvoir : «Nous resterons une sentinelle, la mauvaise conscience des gouvernants», assure-t-il. «Le peuple a décidé que l’exercice du pouvoir ne se ferait pas sans lui : ça, c’est du Sankara ! Mais il est mort il y a près de trente ans et son discours doit être adapté aux défis du monde actuel. Or, dans ce pays, nous n’avons pas d’avant-garde politique dans laquelle la population se reconnaîtrait spontanément», avoue Bénéwendé Sankara, le leader du principal parti d’opposition dit «sankariste» (sans lien de parenté direct avec Thomas Sankara). Ce mouvement n’a été créé qu’en 2000, dans la foulée de la vague de contestation qui avait suivi le meurtre de Norbert Zongo.

 

Au bout d’une route de latérite rouge, le siège de ce parti est un véritable petit musée en l’honneur du héros disparu : dès l’entrée, on tombe sur un grand buste coloré de Sankara, et de multiples portraits ornés de slogans révolutionnaires un peu désuets décorent les salles vétustes. Plutôt populaire, elle est néanmoins restée marginale en raison de ses incessantes divisions.

Dès lors, au lendemain du départ de Blaise Compaoré, la scène politique locale semble dominée par des partis d’opposition «libéraux» ou de droite qui ont suivi, plus qu’ils n’ont anticipé, la colère de la rue. Aux premiers jours de novembre, on pouvait voir leurs leaders errer dans les halls d’un hôtel de luxe, lors des premières tractations pour la transition : silhouettes en costume-cravate, imposantes et assurées, qui semblaient encore marquées par la posture d’anciens ministres de Compaoré que ces hommes ont souvent été avant de rompre soudain avec le pouvoir.

 

Que restera-t-il de cette révolution d’octobre inspirée par Sankara ? A Ouagadougou, les vautours ont disparu. Les «vrais», ceux qui pendant des années ont déployé leurs lourdes ailes au-dessus du marché central, ne sont plus visibles depuis longtemps. Selon une rumeur persistante, ils auraient été mangés par une population affamée. Les autres - ceux qui accaparaient les richesses du pays - sont depuis peu partis en exil. Mais certains anciens dignitaires du régime restent dans l’ombre. Comme le général Gilbert Diendéré, ancien chef d’état-major particulier de Compaoré, accusé d’avoir envoyé ses hommes assassiner Sankara ce fameux jour d’octobre 1987 qui hante le pays. Toute l’armée était aux ordres de Compaoré. Fallait-il pour autant exclure ce haut gradé de la nouvelle ère ? Certains ont pu reprocher au Balai citoyen d’avoir cautionné la prise du pouvoir par les militaires au lendemain de l’insurrection. «Face au vide du pouvoir, on risquait le chaos ! C’est pour cette raison que nous sommes allés trouver les militaires, pour leur dire de prendre leurs responsabilités en se démarquant de Compaoré et en assurant le retour de la sécurité», se défend Me Kam, qui trouve cependant «gênant» le maintien du général Diendéré à l’état-major.

 

«UN GOÛT D’INACHEVÉ»

 

Mais au pays des hommes rebelles, il y a d’autres adversaires tapis dans l’ombre. A commencer par cette survivance archaïque : le Parti communiste révolutionnaire voltaïque, ouvertement stalinien, a été créé dans la clandestinité sous la colonisation. Officiellement, personne ne connaît ses membres ni même ses dirigeants. Pourtant, les très puissants syndicats burkinabés lui obéissent aveuglément. C’est pour cette raison qu’ils ont loupé le coche de la révolution, restant singulièrement absents lors de ces journées historiques au cours desquelles le destin du pays a basculé. «Ils ont conclu un pacte avec Blaise. Ils menaient leurs luttes mais sans réellement remettre en cause le régime, au nom d’une "vraie alternative" toujours en attente. Désormais, ils tentent de saper la réputation du Balai citoyen», assure Zinaba.

 

Alors que le jeune activiste quitte la cantine du centre de presse Norbert-Zongo, un homme l’interpelle joyeusement : «Mon frère ! Ça y est, on a presque fini !» «Non, on n’a pas encore commencé», lui répond d’une voix lasse Zinaba. Il soupire : «La révolution a encore un goût d’inachevé. Il nous faut construire, tout en nous occupant de nos ennemis.» A la fin du mois, il se rendra sur la tombe de Thomas Sankara «Je lui dirai que non seulement nous avons vengé sa mort, mais que nous avons aussi fait revivre son esprit, son rêve de liberté.» Avant de s’éloigner, pour aller se replonger dans ses recherches sur «l’humanisme dans l’œuvre de Karl Marx», son sujet de maîtrise.

 

Maria MALAGARDIS

 

 

Blaise Compaoré va poser ses valises au Maroc

 

14/11/2014 à 12h20 -  Exilé à Yamoussoukro depuis le 31 octobre, Blaise Compaoré devrait quitter son exil doré dans la villa des hôtes de la capitale ivoirienne - baptisée le "Giscardium" - pour se rendre au Maroc. Selon les informations de La Lettre du Continent, ....

Lu pour vous : Burkina Faso Thomas Sankara, l’âme de fond de la révolution

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 22:02

 

 

 

 

14/11/14 (AFP)

 

La Mauritanie va envoyer une compagnie aéroportée pour participer à la force de l'ONU en Centrafrique, un pays en proie au chaos depuis 2013, a rapporté l'Agence mauritanienne d'information.

 

Cette force "spécialement équipée et formée pour cette mission" comprend notamment une "compagnie aéroportée de fantassins" et "un escadron de la gendarmerie qui assurera la police militaire en RCA", a précisé l'agence officielle, sans indiquer la date de son départ.

 

D'un effectif estimé d'une centaine d'hommes, la force a été installée dans la banlieue de la capitale, Nouakchott, où elle a été passée en revue mercredi par le ministre de la Défense Dialla Mamadou Bathia et le chef d'état-major général des armées, le général Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, selon l'agence.

 

La Mauritanie participe déjà en Côte d'Ivoire à la force de maintien de la paix dans ce pays (Onuci) avec un contingent similaire.

 

La Centrafrique avait sombré dans le chaos avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la rébellion Séléka, plongeant le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l'envoi de forces française, européenne et onusienne.

Centrafrique: la Mauritanie va envoyer un contingent pour la force de l'ONU

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 21:40

 

 

 

 

Mots d'introduction de Mr. Joseph AGBO

Ministre des Mines et de la Géologie

 

 

GUANGZHOU, le 12 novembre 2014 à 16h

 

 

Messieurs les Présidents des Groupes de Travail

 

Chers Amis du Processus de Kimberley

 

Mesdames, Messieurs

 

 

Je voudrais , au nom de la Délégation qui m'accompagne ainsi qu'au mien propre, vous remercier pour l'occasion que vous nous donnez de pouvoir vous entretenir de la situation de notre Pays la République Centrafricaine.

 

La présentation qui vous sera faite dans quelques instants par un membre de notre délégation, vous permettra de mesurer les efforts consentis (souvent dans des conditions difficiles), et cela pour témoigner de notre ferme volonté de ne pas céder un seul pouce de notre attachement à la famille du Processus de Kimberley, comme en témoigne l'importante délégation aujourd'hui présente devant vous.

 

Du point de vue des mesures d'assainissement et de mise en conformité avec les exigences du Processus de Kimberley, nous n'avons ménagé aucun effort pour parvenir à tout ce qui, dans l'ordre du possible, pouvait être fait afin de pouvoir espérer la levée de cette sanction qui nous pèse tant.

 

Bien entendu il y a des mesures à caractère sécuritaires qui ont besoin de temps pour être déployées, et dont l'efficacité requiert d'importants moyens dont ne dispose pas la RCA.

 

Le redéploiement effectif sur toute l'étendue du territoire, des forces de sécurité intérieures de Police et de Gendarmerie; un redéploiement actuellement renforcé par des troupes des Nations Unies , de l'Eufor et des éléments Français ″Sangaris″, peut laisser augurer d'un retour progressif à l'ordre, dans certaines zones de production minières jusqu'alors investies par des milices armées.

 

Il y a dix jours, je faisais encore partie d'une délégation gouvernementale, appuyée par les plus grands chefs des troupes militaires internationales en mission en Centrafrique, ainsi que des Hauts Représentants de la Communauté Internationale .

 

Cette Délégation s'est rendue dans les villes sous contrôle rebelle, et a rencontré tous les commandants des composantes de l'ex-rébellion qui ont répondu favorablement à l'Appel du Gouvernement de déposer les armes, et de s'engager désormais dans la voie du dialogue et de la paix, par la participation au Forum National de Réconciliation prévue pour la fin décembre à Bangui.

 

C'est donc dans cette double dynamique de normalisation de la filière, et d'un retour incontournable à la sécurité (avec le concours de la Communauté Internationale), que je souhaiterais inviter le Processus de Kimberley à faire un geste qui serait tout à fait à son honneur, et pour le plus grand soulagement d'une population centrafricain dont la misère, amplifiée par les effets pervers de l'embargo sur les exportations de diamants bruts, s'amplifie de manière inquiétante pour la paix et la cohésion sociales.

 

S'il est vrai qu'il y avait lieu, au mois de mai 2013, de sanctionner la République Centrafricaine, nous disons que voici venu maintenant le temps d'encourager, au regard des efforts entrepris et en considération de la vie des populations centrafricaines.

L'encouragement, par une levée partielle de l'embargo sur les exportations de diamants bruts centrafricains, serait le signe patent de cette solidarité si cher à la famille du Processus de Kimberley; une solidarité qui ne saurait être qu'un vain mot dans le cas de mon Pays (je le rappelle), membre fondateur du Processus de Kimberley qu'il a, quand il le fallait, toujours servi avec un zèle qui ne s'est jamais démenti.

 

C'est parce que je crois fermement en un Processus de Kimberley vigilant et proactif , dont l'une des missions consiste à aider les peuples à vivres des ressources tirées de la commercialisation des diamants de leur sous-sol, que je sais que mon pays peut compter sur vos travaux pour une appréciation positive et solidaire de sa situation, et pour que soit surtout proposé à la réunion plénière, l'envoi le plus tôt possible car il y a urgence, d'une mission de revue que la République Centrafricaine est prête et serait heureuse d'accueillir, même demain.

 

Je vous remercie.

PRESENTATION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE  A LA REUNION DES GROUPES DE TRAVAIL DU PROCESSUS DE KIMBERLEY

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 21:26

 

 

 

 

14/11/2014 à 16:55 | AFP

 

La Centrafrique a porté plainte cette semaine à Paris contre François Bozizé, pour obtenir une enquête sur les biens qui auraient été acquis par l'ex-président et son entourage, ont indiqué vendredi à l'AFP des sources concordantes qui confirmaient une information de L'Obs.

 

Une source judiciaire a indiqué que cette plainte était à l'étude au parquet national financier (PNF), qui peut décider d'ouvrir une éventuelle enquête préliminaire ou de classer.

 

Elle vise des propriétés immobilières appartenant à François Bozizé, à son entourage ou à d'anciens alliés politiques, ainsi que des véhicules de luxe et des avoirs bancaires, a précisé une source proche du dossier.

 

"Cette plainte est inédite car elle vise à la fois des faits de corruption et de biens mal acquis, les deux principaux outils d'appauvrissement d'un pays quand il est sous la coupe d'un clan", a commenté l'avocat de la Centrafrique, Me William Bourdon.

 

François Bozizé avait été renversé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane dans un pays très majoritairement chrétien. Elle avait été chassée à son tour du pouvoir en janvier 2014. François Bozizé avait pris le pouvoir en 2003 après avoir renversé Ange-Félix Patassé.

 

Selon la source proche du dossier, les autorités centrafricaines jugent, dans leur plainte, "fort probable (. . . ) que ce patrimoine a été financé par des moyens illicites" et que les comptes bancaires "aient été alimentés par des revenus frauduleux" tout comme les véhicules.

 

Selon cette source, la plainte évoque notamment des pots de vin qui auraient pu être versés dans le cadre de contrats miniers et de cession de droits d'exploitation. L'un d'eux, qui concerne la société Areva, est notamment en cause.

 

La plainte de la Centrafrique évoque une commission qui aurait été versée sur un compte de Singapour dont l'ayant-droit serait le député-maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany. Un paiement intervenu en rétribution d'une médiation pour trouver une issue à un conflit entre Areva et les autorités centrafricaines, explique la source. Sollicités par l'AFP, Patrick Balkany et son avocat, Me Grégoire Lafarge, n'ont pas donné suite.

 

Autres faits dénoncés dans la plainte, la délivrance de passeports de complaisance contre rémunération, ainsi que des commissions sur des contrats commerciaux.

 

La plainte vise notamment des faits présumés de recel de détournement de fonds publics, d'abus de bien sociaux, d'abus de confiance, de corruption.

Biens mal acquis la Centrafrique porte plainte à Paris contre Bozizé
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