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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 18:11
Interview de Martin ZIGUELE à Diaspora Magazine

 

 

http://www.diaspora-magazine.com/  Mardi 25 Août 2015 à 12:06

 

Connaissez-vous bien Martin Ziguélé ? Ses relations avec François Bozizé ? Son combat politique et son projet de société pour la jeunesse ? Nous vous laissons le temps de le découvrir à travers cette interview réalisée à son domicile à Bangui, le 21 août 2015. 

 

Diaspora Magazine : En tant qu’homme politique, quelle lecture faites-vous de la situation politique à l’heure actuelle ? 


Martin Ziguélé : Je pense que la situation politique centrafricaine à ce jour est assez fébrile. Mais je ne suis pas du tout surpris parce que la difficulté que nous avons dans notre pays est le passage d’un régime de transition à un autre. Les périodes de la transition en Afrique sont toujours une période périlleuse. Prenez le cas de la Côte d’Ivoire après le président Houphouët Boigny, le Togo après le président Gnassingbe Eyadema, le Sénégal après le départ du président Diouf du pouvoir  et l’arrivée de Wade.  Prenez d’autres pays autour de nous que je ne citerai pas un à un.  Chaque fois que le peuple entame une transition politique d’un régime à un autre, lorsque le problème n’est pas constitutionnellement bien réglé et surtout exécuté, il y-a des hommes et des femmes qui tentent d’influencer les institutions sinon de les manipuler à leur profit, et cela crée automatiquement des réactions et la situation est difficile. Mais ce qu’il ne faut pas faire c’est d’éviter une rechute plus grave que le mal qu’on veut soigner.  Le rôle des acteurs politiques est de veiller à ce qu’on ne perde pas la raison. Lorsqu’on perd la raison, on bascule dans la guerre civile et on ne sait jamais comment la chose se termine.   


Quelle sont vos  relations avec l’ancien président Bozizé ? 


Le président Bozizé a toujours été quelqu’un que j’ai considéré comme un grand frère.  C’est le président Patassé qui me l’a présenté au mois de Septembre 1979. Donc, ça fait plus de 36 ans que je l’ai connu. Paradoxalement, nos relations ont toujours été excellentes. Même lorsqu’il avait été contraint à l’exil au Tchad suite aux évènements qui se sont passés en Novembre 2001, j’étais le seul membre du gouvernement et Premier ministre à m’opposer au président Patassé et exiger qu’il rentre et soit réhabilité dans ses fonctions et j’ai des témoins vivants qui sont encore là, des officiers généraux qui étaient membre du gouvernement qui peuvent le témoigner.  

Curieusement lorsqu’il est arrivé au pouvoir, les choses ont changé, pour quelle raison ? Je ne sais. Mais je pense que beaucoup de gens, étant donné que j’étais Premier ministre du président Patassé, l’ont convaincu que j’étais une cible politique à abattre et il n’a pas pris le recul nécessaire pour comprendre que je n’étais pas du tout dans la démarche d’une vengeance. Parce que, souvenez-vous quand il y a eu les évènements de Mars 2003, j’étais Premier ministre et j’étais refugié à l’ambassade de France. J’ai dit à tout le monde que j’attendais que les choses se calment pour sortir de là afin de vaquer à mes obligations. Donc, je n’avais nullement l’intention de sortir du pays. Je crois que dans son entourage il y a des zélés comme partout pour essayer de l’opposer aux uns et aux autres et surtout à moi de réprimer les paresseux comme je le disais et il est tombé dans cette facilité-là.  


C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, n’importe quel chef d’Etat centrafricain, que ce soit François Bozizé ou  un autre, doit veiller à ce qu’il n’y ait pas vraiment de mensonge et des fausses rumeurs distillées par leur entourage  qui empoisonnent des relations anciennes entre des personnes qui n’ont absolument rien à se reprocher l’une à l’autre. Il était  militaire, donc dans l’armée et moi, j’étais Premier ministre et  donc dans le gouvernement. On n’avait aucune raison d’avoir quoi que ce soit. Comme je vous l’ai dit c’est même après 2005  où l’on est allé aux élections. Il a gagné et j’étais allé à son investiture pour le féliciter et lui souhaiter un excellent mandat pour lui dire que j’étais prêt à l’aider mais je ne voulais pas entrer dans un gouvernement pour éviter des mélanges  de genres et que j’allais rester dans l’opposition mais qu’on s’entretienne pour aider notre pays à avancer. Ça s’est bien passé pour la première année. 

Malheureusement dès 2006, les spécialistes des fiches ont commencé à raconter des histoires les plus biscornues. J’ai été brutalisé, convoqué au tribunal, humilié etc. parce que tout simplement il avait une oreille attentive à des gens qui ne cherchaient manifestement pas la vérité et la paix pour conduire le pays. Et vous voyez ! Je considère cela comme un drame humain parce que les choses auraient pu se passer autrement.   

Et vous avez participé à son départ du pouvoir ? 


Non. Je ne l’ai pas du tout poussé à partir du pouvoir, bien au contraire. Et ça c’est une occasion de démentir une rumeur selon laquelle c’est moi qui aurait amené la Séléka. Lorsqu’il y a eu les élections de 2011 et que nous avons contesté les résultats des élections, nous n’avons jamais appelé à des manifestations dans la rue. Nous n’avons jamais appelé qui que ce soit à casser quoi que ce soit. Nous n’avons jamais organisé des sit-in, des marches ou des brutalités. On nous a même reproché de ne pas  avoir organisé des meetings. Donc, nous ne nous sommes pas inscrits dans une démarche d’action contre l’Etat. Mais nous avons politiquement refusé de reconnaitre les institutions issues de ces élections que nous continuons à considérer comme frauduleuses parce qu’elles se sont pratiquement déroulées en dehors du cadre légal mais nous avons demandé un cadre politique.

 
Lorsque la rébellion de la Séléka a commencé et que les chefs d’Etats de la CEEAC se sont réunis à Libreville, c’est nous, de l’opposition démocratique qui avions écrit à l’endroit de ces présidents pour demander qu’il fallait éviter un tête à tête entre des belligérants et il faut que les forces vives de la nation participent à ce forum là pour organiser la paix. C’est comme ça que nous sommes allés à Libreville. Dès que nous avons demandé la démission de Bozizé, ce qui est normal pour les forces politiques et que la Séléka aussi l’a demandé, tout de suite, ceux qui, de 2005 à 2007 ont mis de l’huile sur le feu, ont commencé à nous présenter comme des complices de la Séléka. Mais personne ne dit que c’est dans le même avion que nous sommes rentrés de Libreville à Bangui avec François Bozizé et que nous avons fait une photo de famille à l’aéroport de Bangui, au salon présidentiel. Ces photos  existent. 

Ensuite,  il y avait les manifestations des partisans de François Bozizé dans toute la ville pour dire que finalement, il demeure en place pour diriger  la transition. Si nous étions demeurés dans l’idée de demander son départ, on n’aurait pas signé l’accord de Libreville et on n’aurait pas proposé un Premier ministre de l’opposition démocratique, on n’aurait pas accepté d’entrer dans un gouvernement d’union nationale dirigé par le gouvernement Tiangaye I. D’ailleurs, les partisans du KNK avaient manifesté toute la nuit à Bangui pour dire leur joie que François Bozizé soit resté au pouvoir. 


Je pense que nous avons chez nous beaucoup d’amnésie sélective c'est-à-dire quand on veut raconter une histoire politique, on n’oublie volontairement des casiers. On raisonne à charge parce qu’on veut arriver à façonner l’opinion des uns et des autres d’une manière erronée,  cela ne résiste pas à la vérité. 


Pour me résumer, contrairement à ce qui s’est passé après 2006, j’ai toujours eu d’excellentes relations avec François Bozizé mais je l’ai toujours considéré comme un grand frère. Je lui ai d’ailleurs posé une question en 2007. Je lui ai dit : « Pourquoi croyez-vous  des gens qui viennent vous dire que je suis en train de préparer  un coup d’Etat et d’acheter des armes en France ? ».  Il m’a dit en riant que c’est parce que nous n’avons pas de contact régulièrement qu’il est obligé de croire à ce que lui dit. Je lui ai répondu que monsieur le président, ce que vous dites est grave. D’abord, vous êtes un chef d’Etat et je n’ai pas le droit de vous appeler tout les jours. Mais si de votre côté vous avez des informations me concernant, vous savez comment me joindre. On nous a accusés de faire venir des congolais pour faire un coup d’Etat etc. C’était des histoires comme ça,  à faire dormir debout qui ont pourri nos relations. 

Comment appréciez-vous la démission de Babacar Gaye qui sera remplacé par le gabonais Parfait Onanga ? 


Lorsqu’une situation comme celle de notre pays s’est quelque peu calmée, les critiques deviennent faciles. Mais voyez au mois de décembre 2013 jusqu’en janvier 2014, les centrafricains de toutes leurs forces demandaient l’intervention des forces internationales. 12000 hommes dans un pays fragile comme le nôtre. Naturellement, des écarts de comportement sont tout de suite possibles et il faut condamner cela. On ne peut pas accepter que des enfants, des jeunes  filles  et en plus des mineurs soient violés, cela est inadmissible.  Mais la responsabilité de Babacar Gaye n’est pas une responsabilité individuelle mais en tant que chef d’institution. Je pense qu’il en a tiré des leçons à son  honneur. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau de bain. Il ne faut pas que les centrafricains pensent que c’est parce dans une bonne partie de Bangui, on dort tranquillement, qu’il y a la paix, c’est faux. Nous sommes dans un pays sans système de sécurité autonome. Je ne sais pas s’il y a beaucoup de cas comme cela dans le monde. Nous n’avons ni armée sinon une armée qui est en train de se reconstituer mais sans aucun moyen. Nous avons des forces de police symboliques à Bangui et la force de la gendarmerie qui peinent à se reconstituer mais uniquement à Bangui parce que j’ai fait l’intérieur du pays. S’il y a des gendarmes et des policiers, ils sont sans armes cela veut dire qu’ils sont inefficaces. Donc, l’ensemble de ces choses-là doit dire attention,  n’ouvrons pas par facilité un front contre les forces internationales parce que nous existons encore à cause d’eux.  Nous devons plutôt aider ces forces à faire leur travail. 


S’agissant du remplacement de Babacar Gaye, je ne peux que souhaiter, en tant qu’acteur politique, la bienvenue au nouveau représentant et la réussite de sa mission. Cette réussite sera la paix de la RCA et c’est le vœu de tous les centrafricains. Pas seulement moi-même. 


Quand on parle de Martin Ziguélé, les gens pensent toujours à la politique. On aimerait bien que vous nous parliez de l’homme que vous êtes. 


C’est vrai. Si vous m’aviez demandé à l’âge de 11 ans, que voudrais-je être ? J’allais vous dire : je voudrais être prêtre parce que je suis entré au séminaire Saint Jean de Bossangoa en 1968 avec beaucoup de collègues dont certains sont prêtres aujourd’hui. D’autres sont morts, malheureusement. Je suis resté 4 ans au séminaire de Bossangoa et je suis venu au séminaire Saint Paul de Bangui où je n’ai pas pu intégrer la classe de seconde pour des raisons un peu privées. Je suis resté au Lycée d’Etat des Rapides avec des camarades séminaristes jusqu’en terminale et certains sont allés au grand séminaire. Et quand j’étais encore au petit séminaire de Bossangoa, chaque année les prêtres nous demandaient ce qu’on voulait faire dans l’avenir. Quant à moi, je disais que je voudrais être un prêtre Jésuite. Pour quoi faire ? Me questionnait-il. Ma réponse : Parce que je voudrais enseigner. C’était ça ce qui me plaisait dans la vie. 


Mais quand j’étais encore en classe de terminale, Bokassa avait sorti un décret qui interdisait aux étudiants centrafricains d’aller en France alors que je voulais faire une étude de philosophie après mon Baccalauréat. Et je voulais faire les plus longues études possibles pour faire de l’enseignement. Bokassa ayant pris son décret, nous qui étions sans soutien, on n’avait pas d’autre choix que d’intégrer l’université de Bangui.  Dès que  j’étais à l’université de Bangui, de la part des amis que je connaissais, j’ai entendu parler de l’Institut international d’assurance de Yaoundé et donc, je me suis inscrit par correspondance pour entrer à l’Ecole nationale d’administration à l’époque et aussi à l’institut national de Yaoundé. J’étais admis aux deux concours. J’ai choisi d’aller faire les assurances que je ne connaissais pas du tout. Mais par curiosité, je suis parti le faire pour me spécialiser en DESS (Diplôme d’études supérieures spécialisées). Je suis rentré à Bangui et j’ai été envoyé immédiatement au Maroc puis en Allemagne pour faire le cycle de spécialisation.  Donc, ma spécialité dans les assurances c’est l’épargne, les transmissions des patrimoines etc.  Je me suis retrouvé à un cheminement totalement complexe, différent de ce que je voulais faire. C’est ça Martin Ziguélé. 

C’est quand je suis rentré de mes études et pendant que je faisais mon service militaire que le MLPC est né. Et par hasard mon meilleur ami c’était  Ndodé parce qu’on était ensemble en 6e au séminaire à  Bossangoa. Et c’est lui qui m’a parlé du MLPC pour la première fois ici aux Castors et c’est comme ça que nous avons créé la cellule MLPC en Septembre 1979 dans laquelle je suis entré et je suis resté jusqu’à présent. C’était un itinéraire car j’étais comme une feuille d’arbre que le vent à transportée comme ça,  parce qu’aujourd’hui vous avez beaucoup de moyens de communication, d’information, vous avez beaucoup de choix. Mais à l’époque on ne nous demandait que d’étudier et puis le reste vous avancez parfois comme ça pour déboucher sur des horizons qu’on ne pouvait pas forcément prévoir. 


Je me suis retrouvé très jeune à la tête d’un service dans une entreprise d’assurance d’Etat. Cinq ans plus tard, madame Samba Panza était aussi nommée dans la même entreprise et nous avons travaillé ensemble. Je développais tout ce qui concernait l’assurance vie et c’est comme ça qu’en 1988,  il a été créé un organisme Africain de réassurance à Lomé et il fallait entrer sur concours.  J’ai passé le concours, j’étais admis et je suis parti depuis 1988 et je ne suis rentré à Bangui qu’en Mars 2001, c'est-à-dire 13 ans après pour être directeur national de la BEAC, après Premier ministre et voilà la suite. Donc, j’étais militant dès l’âge de 22 ans mais je n’étais pas aux premiers rangs. En tout cas c’était ma carrière d’assurance qui était la chose dans laquelle j’ai plus investi professionnellement. 


Quel rôle joue votre épouse dans la lutte politique que vous menez ? 


Ma femme, je l’ai connue quand j’étais étudiant parce que j’ai eu mon premier fils quand je finissais les études à l’Institut national d’assurance de Yaoundé. Elle est centrafricaine aussi et au début vous savez, les épouses regardent un peu de loin les activités politiques mais elle a eu le temps de s’imprégner de la chose parce que pour moi, la politique c’est une conviction totale. Ma femme a toujours vécu dans cette ambiance  et aujourd’hui, elle participe activement aux activités du parti puisqu’elle est conseillère de la fédération MPLC de l’Europe. Et puis ici à Bangui, elle coache un peu ses camarades du bureau national des femmes du parti. Elle fait des descentes sur le terrain. Elle s’organise et travaille avec beaucoup de femmes des minorités telles que des pygmées. 


Si l’on  demande de passer une journée avec votre famille, comment allez-vous faire ? 

Toute ma famille sait que je suis quelqu’un qui lis beaucoup. Quand vous entrez dans ma chambre, c’est comme une bibliothèque. Et d’ailleurs quand j’étais Premier ministre et qu’il y avait le coup d’Etat du 15 mars 2003, ceux qui ont pillé ma maison étaient surpris que chez un Premier ministre on ne trouve que des livres parce qu’il y a beaucoup de livres que j’ai toujours lus. Je vais  vous raconter une anecdote. 

Quand  j’étais au séminaire à Bossangoa, entre la classe de 6e et celle de 3e, j’ai lu tous les livres qu’il y avait dans la bibliothèque. Et cette passion pour la lecture m’est restée. Donc, ma famille sait que si je m’isole une heure, deux heures, c’est que je suis en train de lire. Je lis tout et avec l’apparition de l’internet, je pense le mal s’est aggravé parce qu’une fois que je finis avec les visites et les causeries familiales, quand je m’isole c’est pour regarder sur internet  les informations sur la RCA d’abord et en suite les autres pays. Et quand ma femme me voit tout le temps en train de lire sur internet, elle me dit : mais pourquoi tu n’écris pas mais tu lis seulement ? Je dis non, parce qu’aujourd’hui le moyen d’expression de la jeunesse, des cadres, des intellectuels c’est l’internet. Lorsque vous lisez les débats entre les jeunes centrafricains, vous voyez tout de suite quelles sont leurs préoccupations, qu’est-ce qu’ils comprennent, qu’est-ce qu’ils ne comprennent pas, qu’est-ce qu’ils aiment ou pas.  Cela a remplacé l’arbre à palabre. 


 Et il y a quelque chose que je ne laisserai jamais dans ma vie c’est le sport et particulièrement le basket que j’ai appris lorsque j’étais au séminaire à Bossangoa. Le basket est resté ma passion. Même quand j’étais en exil en France, je jouais avec ma famille au stade municipal. C’est d’ailleurs  pour cela que je suis avec beaucoup de passion et de saignement au cœur l’épopée des Fauves à Tunis mais comme je ne peux plus jouer en équipe, tous les deux jours, je fais au moins sept ou dix kilomètres de marche. C’est pendant ces moments-là que je réfléchis. Donc hier par exemple, j’ai marché pendant une heure de temps et ça me permet de garder ma ligne avec le sport. 


Est-ce que vous écoutez de la musique ? 


Bon, je vous avoue que quand j’étais plus jeune comme tout centrafricain, on passait nos soirées dans les concerts. Maintenant je n’ai pas beaucoup de temps à écouter la musique. Mais lorsque je vois mes enfants ou ma femme mettre plusieurs fois une chanson, j’essaie de suivre ça pour comprendre. Je n’ai pas le même rapport avec la musique qu’avec le sport parce que je vous dis quand  la RCA joue un championnat international de basket, je ne rate pratiquement aucun match. Je m’organise pour suivre tout le match quels que soit les résultats. Et je ne les condamne pas quand ils perdent. On ne peut pas être tout le temps gagnant. Et puis avec la situation actuelle de notre pays, je pense que l’important n’est pas que de gagner YASSITOUNGOU. Si on gagnait ça, je serai le premier à aller les accueillir à l’aéroport. Mais si on ne gagne pas, je ne vais pas les condamner pour ça.

 
Quelle spécialité culinaire appréciez-vous ? 


Je vais vous surprendre. Depuis que j’ai fini mes études, depuis plus de 30 ou 40 ans, je ne mange que des plats centrafricains. Que je sois ici ou en Europe soit partout, je m’organise pour ne manger que des plats centrafricains. Et naturellement quand je peux, avec du « Gozo », mais mon plat préféré c’est du Gombo frais avec la viande ou bien du « Goussa » puis naturellement, peut-être pour des raisons liées à mon enfance, quand vous me faites du « Dongo » le dimanche, je vous embrasse sur les deux joues. 


Votre dernier mot. 


Je voulais dire à mes compatriotes mais surtout à la jeunesse centrafricaine, chacun à sa lecture de la crise centrafricaine mais moi, je pense que la crise centrafricaine est d’abord un retour  de manivelle très fort à l’égard de tous les centrafricains, de tous les acteurs politiques, de tous les parents sur le fait que nous n’avons pas fait attention à l’évolution de la structure de notre pays. Ce pays, aujourd’hui il y a plus de 60% des jeunes centrafricains qui ont moins de 20 ans. Vous vous rendez compte ? C’est-à-dire, quand vous prenez  10 centrafricains, il y en a 6 qui ont moins de 20 ans. Où sont les écoles pour les former ? Où sont les centres d’apprentissage pour leur apprendre les métiers ?   Où sont les centres de mise en condition pour leur apprendre à devenir des fermiers ? Où sont les centres de santé pour les soigner ? Où sont les perspectives des infrastructures pour leur permettre de s’épanouir ? Vous allez me dire nous sommes un pays en développement mais … C’est qu’ailleurs l’investissement dans les infrastructures collectives et de développement ont été plus réguliers qu’en Centrafrique. On a passé beaucoup de temps à nous amuser et à nous distraire et notre jeunesse nous a renvoyé à la figure tous nos échecs. Et aujourd’hui, s’il ya une chose sur laquelle la jeunesse centrafricaine fera ou ne fera pas le pouvoir qui sera issu de ces élections là, ce sont les jeunes qui décideront du sort de ces élections là. Si j’ai un conseil à donner ça ne sera qu’aux jeunes, c’est de demander à chacun qu’est-ce qui ne va pas pour la jeunesse centrafricaine. Je crois que c’est le centre de la préoccupation de la RCA. Que vous  preniez tous le mouvement de rébellion, tous les mouvements de sédition, 99% de ce corpus c’est des jeunes, c'est-à-dire des enfants, ceux qui sont nés pendant que nous étions en train de travailler de gauche à droite et que nous n’avions pas fait attention à eux. Arrivés à un âge donné, ils n’ont pas de métier, pas de maison. Ils ont parfois des femmes et des enfants vice versa et ne peuvent pas subvenir à leurs besoins. Ils continuent d’habiter chez leurs parents et ce sont nos enfants là que nous avons oublié de regarder. Ce sont eux aujourd’hui qui nous demandent des comptes. Ce n’est pas autre chose. Que vous alliez chez la Séléka, c’est la même chose  que chez les Antibalaka. Et puis naturellement il y a derrière ça des hommes et des femmes politiques qui les manipulent pour des intérêts qui sont complètement surréalistes, c'est-à-dire qui sont complètement fantaisistes. Mais la vraie bataille, c’est la bataille de l’emploi, c’est la bataille de la réponse aux attentes de la République centrafricaine. S’il n’y a pas de réponse aux attentes de la jeunesse centrafricaine, je crains mais je ne le souhaite pas, que nous ne soyions pas encore au terme de notre crise. C’est pour cela que la réponse, la seule pour nous, pour moi et pour le MLPC, pour le projet politique que je suis en train de vouloir proposer demain aux centrafricains, le cœur de ce projet se résume aux réponses aux attentes de la jeunesse. Il faut mettre cette affaire au centre du jeu. 

 

Herve Serefio

 

Centrafrique-Presse.com
25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 17:14
Nouvelles nationales sur RJDH ET RNL
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Bambari, 6 jours après les événements, le gouvernement centrafricain réagit

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 25 août 2015 13:06

 

Le gouvernement centrafricain a annoncé l'ouverture d'une enquête sur les événements de Bambari. Déclaration faite ce 25 août 2015 par le porte parole du gouvernement centrafricain, Dominique Saïd Paguindji - ministre en charge de la sécurité publique, 6 jours après les violences inter-communautaires dans la localité.

« Le gouvernement centrafricain condamne les actes de violence qui ont été perpétrés à Bambari et lance un appel au calme et à la retenue », a déclaré le porte parole du gouvernement qui précise que pour éviter un regain de tension dans la région, des dispositions ont été prises. Il s'agit entre autres, « des discussions ouvertes avec les différents belligérants engagés dans ce conflit ; l'ouverture d'une enquête pour faire toute la lumière sur les violences de Bambari en demandant à l'UPC de se désengager de la position qu'elle occupe actuellement au niveau de La Pago pour revenir après le pont afin de faciliter le retour des personnes déplacées dans leurs lieux de résidences ».


Le 21 août déjà, un habitant de Bambari joint par Radio Ndeke Luka avait, au nom des populations de Bambari, demandé à ce que le général Ali Ndarass de l'UPC ainsi que ses complices soient arrêtées. « si Ali Ndarass n'est pas arrêté, les populations boycotteront le processus électoral dans la localité », avait-il précisé.

Nonobstant la visite éclair des autorités centrafricaines dans cette ville, Bambari, Capitale de la Ouaka est toujours contrôlée par les éléments de l'UPC du chef rebelle Ali Ndarass. Toutefois, le calme précaire qui règne depuis hier dans cette ville a permis à certains habitants qui avaient fui pour se réfugier en brousse à regagner les sites des déplacés, notamment le Camp de la Minusca et  l'aérodrome de la ville. 


C'est depuis le 20 août 2015 que Bambari est plongée dans une spirale de violences après l'assassinat sur l’axe Bambari-Simbolo d'un jeune musulman par des individus armés assimilés aux anti-balaka. Une situation qui s'est soldée par une douzaine de personnes tuées ainsi que plusieurs autres blessés parmi lesquels deux humanitaires du Comité international de la croix rouge.

 

 

Cinq morts et huit blessés dans un incident à Bria

 

http://rjdh.org/  PAR ANNETTE MAÉLAINE MALEBINGUI LE 25 AOÛT 2015

 

Un incident survenu le 24 août 2015 a fait cinq morts, huit blessés et cinq maisons incendiées. Un jeune homme blessé par des peulhs armés à 30 kilomètres de Bria serait à l’origine de l’incident. Un calme relatif règne depuis ce matin dans la ville et les personnes qui ont fui leur domicile, commencent à les regagner.

 

D’après une source communale, « l’incident a commencé à environ 30 kilomètres de Bria. Un jeune homme a été blessé par balle par des peulhs. La victime a été transférée dans la ville pour une évacuation à Bangui. Le meurtre d’un peulh en représailles a dégénéré la situation ».

 

Ahamat Katré, Imam de la mosquée du quartier Issa Ndélé de Bria et un des membres du comité de sensibilisation des différentes communautés de Bria a précisé que « des  négociations entre les membres des communautés ont été entreprises juste après l’Incident. Ce matin, nous avons rencontré  les déplacées,  pour leur demander de regagner leurs domiciles ».

 

D’autres sources ont fait savoir que la ville est actuellement sécurisée par les éléments de la Minusca. Toutefois, elle reste paralysée et les activités d’enregistrement électoral ont été interrompues.

 

Contacté par le RJDH,  le porte parole militaire de la Minusca, a confirmé les informations et a indiqué que « ce sont les casques bleus qui contrôlent la ville ».

 

Cet incident intervient après celui déclenché dans la ville de Bambari. La mort d’un peulh serait aussi à l’origine du regain de tensions dans ce chef-lieu de la Ouaka.

 

 

Lancement officiel des opérations de recensement électoral à Bangassou

 

http://rjdh.org/  PAR VICTOR KOMAS LE 25 AOÛT 2015

 

Le lancement officiel de l’inscription sur la liste électorale à Bangassou a eu lieu le lundi 24 août. Le préfet de Mbomou, Homer Hervé, a encouragé la population à se faire enregistrer massivement.

 

« Les agents recenseurs sont appelés à se mettre résolument au travail, pour le bon déroulement des opérations », a dit Homer Hervé

 

En signe d’exemple, les autorités de Bangassou se sont fait  inscrire sur la liste électorale à tour de rôle avant de se retirer.

 

Bangassou compte 15 centres pour les  45 agents recenseurs, et la commune de Gniakari, 35 centres pour 85 agents recenseurs », a expliqué Homer Hervé.

 

 

L’Autorité Sous-préfectorale de Bossémbélé satisfaite des résultats partiels du recensement électoral

 

http://rjdh.org/  PAR CAROLE BYCEKOAN LE 25 AOÛT 2015

 

Débuté le 22 Juillet, l’enregistrement sur la liste électorale a connu une forte mobilisation, selon Igor Wabiro, président de l’Autorité Sous-préfectorale des Elections de Bossémbélé. Plus de huit mille (8.000) personnes se sont déjà  inscrites, a relevé la source qui parle des  résultats encore partiels.

 

Igor Wabiro se dit satisfait de ce résultat partiel, « ceci  malgré quelque les difficultés rencontrées ».

 

Il a par ailleurs relevé que les résultats des autres centres installés sur les axes de Yaloké, Bossangoa et Boali restent inconnus. «  Par rapport au manque des moyens roulants, ces résultats sont entre les mains des agents recenseurs de ces centres », a-t-il  noté.

 

Une source locale a fait savoir que les agents recenseurs des centres restant ont évoqué le problème de transport afin de ramener les résultats qu’ils détiennent.

 

« Ces trois jours de retard peuvent  entrainer des cas de fraude  sur ces lites électorale », s’inquiète une source communale.

 

Les opérations de recensement électoral ont commencé le 22 juillet dans la ville de Bossémbélé.

 

 

L’ONG AMGA à la rescousse des membres du groupement Bibalé à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 25 AOÛT 2015

 

Dans ses perspectives de soutien aux personnes vulnérables, l’Association Missionnaire des Gagneurs d’Ames (AMGA) a fait don des vivres et des non vivres à plus de 600 membres du groupement Bibalé. L’assistance dont la valeur est de 3.821.000 FCFA, a été effective ce mardi 25 août au siège de cette structure au camp des Castors, dans le 3ème arrondissement de Bangui.

 

Les bénéficiaires de ces dons effectués sont des musulmans et non musulmans d’une partie du 3ème arrondissement, dont leurs biens ont été détruits pendant la crise. Les vivres sont composés de boîtes de conserve, de bidons d’huile végétale, de sacs de lait en poudre, de sacs de sel de cuisine. Des pagnes, des ustensiles de cuisine, des moustiquaires imprégnées d’insecticide et des cartons de détergent constituent les non vivres.

 

Marie-Josèphe Fitta Kona, 1ère conseillère de la mairie du 3ème arrondissement, se dit satisfaite  de cette action. « C’est la deuxième fois que j’assiste à une cérémonie de gratification, organisée par cette ONG», a affirmé la conseillère.

 

Jean-Baptiste Mokolango Mangadja, président du groupement de Bibalé a loué l’initiative de cette ONG. « Cet acte de charité est une  forme de sensibilisation à la cohésion sociale. Nous nous sommes regroupés ici dans un même endroit. J’ai vu des femmes qui se sont embrassées en pleurant », a décrit le président du groupement Bibalé.

 

L’ONG Amga promet de poursuivre cette série d’activités envers les personnes qui ont besoin d’assistance.

 

Centrafrique-Presse.com
25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 12:46

 

 

 

25/08/15 (AFP)

 

Au moins 20 personnes ont été tuées et de nombreuses blessées au cours d'affrontements intercommunautaires qui ont éclaté le 20 août dans la ville de Bambari (centre de la Centrafrique) où le calme semble revenu, selon des sources concordantes.

 

Un précédent bilan communiqué lundi faisait état de quinze morts et de 20 blessés.

 

Des violences avaient éclaté le 20 août après la mort d'un jeune musulman tué par des miliciens anti-balaka dans les environs de Bambari, déclenchant un cycle de représailles entre communautés chrétienne et musulmane.

 

Selon une source de la gendarmerie, "les affrontements ont fait depuis jeudi 20 morts et de nombreux blessés. Il s'agit pour la plupart de non musulmans tués par balle dans les quartiers Bornou et Kidjigra, où les groupes armés, anti-balaka et jeunes musulmans" appuyés par l'ex-rébellion séléka se sont affrontés.

 

Mardi, le calme semblait revenu. "La ville est déserte on entend plus de tirs. Des autorités venues lundi de Bangui et celles de la région, ainsi que la Minusca (Mission des Nations unies), ont tenté de convaincre les deux camps de cesser les hostilités", a déclaré mardi à l'AFP Isidore Andjizago, un habitant joint par téléphone.

 

Selon Manassé Boundayo, cadre de la santé, les anti-balaka réclament le départ de Bambari du colonel Ali Ndarass, chef du groupe rebelle de l'Unité du Peuple Centrafricain (UPC): "ils l'accusent d’avoir mené les représailles aux côtés des jeunes musulmans".

 

"Toutefois, les jeunes musulmans et ex-combattants séléka s'opposent à son départ, estimant que c'est un Centrafricain et qu'il ne doit pas bouger de cette ville", précise M. Boundayo.

 

Le président du Conseil national de transition (Cnt, parlement de transition), Alexandre-Ferdinand Nguendet, a condamné lundi soir ces violences dans un message radiotélévisé.

 

"Le Conseil national de transition dénonce avec force ces violences aux relents communautaires et appelle tous les habitants de Bambari au calme", a-t-il déclaré, condamnant ces "groupuscules qui trouvent toujours des raisons pour mettre la paisible ville de Bambari à feu et à sang".

 

Comme à chaque regain de violences, plusieurs milliers de personnes ont fui les quartiers et les sites de déplacés pour aller se réfugier en brousse.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes (notamment les milices anti-balaka).

 

Chassée du pouvoir en janvier 2014 par une intervention militaire internationale (française et onusienne), la Séléka avait installé son état-major à Bambari, depuis lors régulièrement secouée par des violences intercommunautaires.

Centrafrique: au moins 20 morts dans les violences intercommunautaires de Bambari, le calme revient
Centrafrique: au moins 20 morts dans les violences intercommunautaires de Bambari, le calme revient
Centrafrique-Presse.com
25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 11:51

 

 

 

L'Association MEKASNA appelle à voter Martin ZIGUELE et les candidats du MLPC aux législatives
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Centrafrique-Presse.com
25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 11:21

 

 

 

http://lepays.bf/  n° 5925 du 25/8/2015

 

Les démons de la violence ont repris du service en Centrafrique. En effet, deux humanitaires dont un expatrié européen ont été pris à partie et blessés lors de violences communautaires qui ont fait 10 morts à Bambari, dans le centre du pays. Tout est parti de la mort d’un jeune musulman tué par des miliciens anti-Balaka. Ce qui a suscité le courroux des ex-Séléka qui, illico presto, ont réagi avec violence. Cette tuerie de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes n’est pas la première du genre. Le pays en a connu depuis la chute du régime de François Bozizé, en mars 2011. Depuis lors, les deux communautés se regardent en chiens de faïence, si fait que la moindre altercation dégénère en affrontements.

 

Il est difficile de croire que l’organisation prochaine des élections, à elle seule, suffira à apaiser les cœurs

 

En dehors de la capitale Bangui qui connaît un calme relatif, le reste du pays est constamment en proie aux groupes armés et aux bandits de tout poil qui y font la pluie et le beau temps. Dans ces conditions, comment ne pas rester pessimiste quant à une sortie de crise en Centrafrique, tant la méfiance entre les acteurs est grande ? La haine communautaire a atteint son paroxysme au point qu’il est difficile de croire que l’organisation prochaine des élections, à elle seule, suffira à apaiser les cœurs et à taire les rancoeurs devenues par trop tenaces.

 

Le peuple centrafricain a besoin de se réconcilier avec lui-même. Et cette réconciliation ne peut avoir lieu tant que François Bozizé et Michel Djotodia continueront de tirer les ficelles, eux qui, on le sait, n’ont jamais fait mystère de leur volonté de voir la Centrafrique divisée en deux, avec un nord majoritairement musulman et un sud à dominante chrétienne. Cela dit, la Communauté internationale est interpellée, si l’on ne veut pas que la RCA connaisse le même sort que le Soudan du Sud.

 

B.O

Lu pour vous : VIOLENCES COMMUNAUTAIRES EN RCA : Comment enterrer la hache de guerre ?
Lu pour vous : VIOLENCES COMMUNAUTAIRES EN RCA : Comment enterrer la hache de guerre ?
Centrafrique-Presse.com
25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 11:11

 

 

COMPTE RENDU

 

 

Par Morgane Bona Le Monde.fr 

 

De violents affrontements intercommunautaires ont lieu depuis jeudi 20 août dans les environs de Bambari, au centre de la République centrafricaine (RCA). Ces heurts font suite au meurtre d’un jeune musulman, abattu par un groupe identifié comme anti-balaka (miliciens d’autodéfense majoritairement chrétiens). Le bilan provisoire des représailles fait état de 15 morts et 20 blessés. Ces violences démontrent l’instabilité qui prédomine toujours en RCA, alors que les Centrafricains sont appelés, à l’automne, à approuver le projet de Constitution, puis à choisir leurs représentants. Mais l’organisation d’élections libres et transparentes relève du défi, tant la situation sécuritaire reste précaire.

 

Ces élections, initialement prévues en novembre 2014, ont été par deux fois ajournées. Sous la pression de la communauté internationale, les autorités ont finalement fixé au 18 octobre le premier tour des législatives et de la présidentielle.

 

Alors que l’échéance se rapproche, aucune candidature n’a encore été validée par les autorités centrafricaines. Supposé s’ouvrir le 9 août, le dépôt des candidatures a été reporté sine die, faute de découpage électoral, et en attendant l’adoption des dispositions dérogatoires au code électoral de 2013. « Il n’y a pas vraiment de campagne, pas de candidats qui viennent s’exprimer », note Lewis Mudge, de l’ONG Human Rights Watch, après avoir passé trois semaines dans l’est du pays.

 

« Zones rouges »

 

La sécurité, nécessaire au recensement et au processus électoral, est loin d’être rétablie. Celle-ci « s’améliore partiellement dans la capitale, et en général dans l’ouest, mais reste volatile dans le reste du pays », note le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU. D’est en ouest, il existe de facto des « zones rouges », où se multiplient les braquages et les extorsions. « Est ce que les gens vont oser sortir de la brousse et aller en ville, après une année où les villages ont été brûlés ou des membres de leur famille ont été tués ? s’interroge Lewis Mudge. Pour aller en ville, il faut marcher une quinzaine, voire une vingtaine de kilomètres. »

 

Dans le centre du pays, la Séléka (milice à dominante musulmane, qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013, avant d’en être chassée l’année suivante), aujourd’hui divisée en quatre groupes armés, règne sur la province de Ouaka. Mais ce sont les miliciens anti-balakas, tenant Bouca, plus à l’ouest, qui inquiètent le spécialiste : « Ils circulent en plein air avec leurs kalachnikovs. Les femmes accusées de sorcellerie sont tuées et les gens qui ne paient pas les anti-balakas voient leur village brûlé ». Dans l’Ouest anti-balaka, les camions sont régulièrement attaqués sur l’axe commercial Bangui-Garoua-Boulaï, principal chemin d’approvisionnement du pays, si bien que les chauffeurs camerounais ne prennent plus la route, entraînant la pénurie de certains produits dans la capitale

 

A Bangui, l’OCHA constate également une augmentation de la délinquance et de la criminalité. Les tensions entre la population et les forces onusiennes sont récurrentes dans la capitale. Le 2 août, un casque bleu a été tué lors d’un affrontement dans le quartier de PK5. Le scandale des accusations de viols à l’encontre des forces françaises et des membres de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) ne contribue pas à apaiser la situation. Le 12 août, Babacar Gaye, chef de la Minusca depuis 2013, a été contraint à la démission sur fond d’accusations d’abus sexuels, d’un viol et d’un double-homicide commis par des casques bleus. A moins de trois mois de l’échéance prévue pour les élections, il a été remplacé par le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga, sans expérience du terrain centrafricain.

 

« Je pense que ça n’est pas raisonnable d’avoir des élections législatives et présidentielle dans un contexte de guerre », estime Lewis Mudge. A l’absence de sécurité s’ajoutent des retards en cascade dans l’organisation des élections. Depuis l’officialisation du calendrier électoral, le 19 juin, l’Autorité nationale des élections (ANE) centrafricaine rencontre nombre de difficultés dans le processus de recensement. Les agents de l’ANE n’ont démarré leur mission que le 26 juillet, dans l’ouest de la Centrafrique, alors que les opérations de recensement devaient s’achever le lendemain au plus tard.

 

La capitale est désignée comme responsable de ce retard. Les habitants de Bangui ont longtemps boudé les 470 agents de recensement déployés dans la ville. Si bien que l’ANE a dû prolonger de deux semaines les opérations et organiser une campagne de sensibilisation de la population d’environ 600 000 habitants pour recueillir 314 000 inscriptions sur les listes électorales. Contacté par Le Monde, le président de l’ANE, Dieudonné Kombo-Yaya, estime que « le retard de Bangui s’est légèrement répercuté sur le reste du pays ». Aujourd’hui, le recensement des citoyens de l’est du pays commence avec près d’un mois de retard.

 

La question des déplacés

 

Les agents de l’ANE sont également tenus de recenser les 460 000 réfugiés et les 368 000 déplacés centrafricains. D’abord écartés du processus démocratique Conseil national de transition (tenant lieu de Parlement), pour des raisons de coût, ils sont finalement appelés à participer aux scrutins. Le 20 juillet, la Cour constitutionnelle a réaffirmé le droit de vote des réfugiés centrafricains établis au Tchad, au Cameroun, au Congo et en République démocratique du Congo.

 

Mais, note Lewis Mudge, « les élections ne sont pas la priorité [des déplacés]. Ils cherchent à manger, à boire et à éviter le paludisme ». Malgré les 2 millions d’euros versés par la France le mois passé, les organisateurs des élections manquent de ressources. Dieudonné Kombo-Yaya le reconnaît : « Nous avons de sérieux problèmes de financement, il nous manque environ 8 milliards de francs CFA [12 millions d’euros] » pour organiser de manière optimale les élections de l’automne.

 

Deux mois après la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) du 25 mai, le chef d’Etat gabonais Ali Bongo, président en exercice de la CEEAC, vient de signer l’acte de prorogation du régime de transition centrafricain jusqu’au 30 décembre. La CEEAC et ses membres influents accordent encore quatre mois de répit à la présidente de transition Catherine Samba-Panza pour organiser ces élections législatives et présidentielle.

 

Morgane Bona


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/08/24/malgre-le-chaos-la-centrafrique-prepare-les-elections_4735405_3212.html#AeMmrIMJUpG5wZ4J.99

Lu pour vous : Malgré le chaos, la Centrafrique prépare les élections
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Centrafrique-Presse.com
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 22:30

 

 

 

http://www.le360.ma/  Par Ziad Alami le 24/08/2015 à 21h30

 

Kiosque360. L’Inspection générale des Forces armées royales a ordonné l’ouverture d’une enquête sur de présumés «scandales sexuels» impliquant des soldats marocains en mission en Afrique sous commandement des Nations unies.

 

L’Inspection générale des Forces armées royales est décidée à châtier sévèrement tout manquement à l’éthique militaire, à plus forte raison les abus sexuels. C’est ce qui ressort de la décision prise par le général de corps d’armée, Inspecteur général des FAR, d’ouvrir une enquête sur un présumé «viol de mineure» par un casque bleu marocain en Centrafrique. «Le Général Arroub enquête sur des scandales sexuels impliquant des soldats marocains», titre en effet Assabah, dans son édition de ce mardi 25 septembre.

 

Selon le quotidien arabophone, «l’enquête pourrait s’élargir pour englober tous les abus sexuels prétendument perpétrés par des casques bleus marocains à l’encontre de femmes et d’enfants, en contrepartie de promesses de leur fournir argent et nourriture».

 

 S’agissant de l’auteur présumé du «viol sur une mineure centrafricaine», Assabah indique que les Forces armées royales, qui comptent un bataillon en Centrafrique depuis 2013, ont décidé d’interroger le soldat incriminé ainsi que ses supérieurs, conformément aux lois encadrant le travail des casques bleus.

 

«Au moment où le soldat concerné est confronté à l’accusation de viol sur une mineure de 16 ans, des sources révèlent que l’enquête pourrait être étendue à d’autres hommes soupçonnés d’avoir fait miroiter, sur la période allant de décembre 2013 à juin 2014, des promesses sonnantes et trébuchantes à des mères et à leurs filles en échange de rapports sexuels», dévoile encore Assabah, rappelant que 14 soldats français avaient été déférés devant la justice pour répondre de ces actes rédhibitoires.

 

«Les prévisions d’élargissement de l’enquête à d’autres cas similaires interviennent alors que les Nations unies, à travers leur instance décisionnelle, le Conseil de sécurité, ont été saisies de plusieurs cas de viols depuis début août et veulent, coûte que coûte, obtenir réparation pour les victimes des viols», explique Assabah.

 

«Pas moins de 13 cas de viols sexuels sur mineures ont été enregistrés durant le mois d’août en Centrafrique», chiffre le quotidien, indiquant que ces agressions sexuelles ont coûté son poste au chef de la Mission de l’ONU en Centrafrique, le diplomate sénégalais Babakar Gaye.

 

Par Ziad Alami

 

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Lu pour vous : LE GÉNÉRAL ARROUB ENQUÊTE SUR DES «SCANDALES SEXUELS» CHEZ LES CASQUES BLEUS MAROCAINS
Centrafrique-Presse.com
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 22:13

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 24 AOÛT 2015

 

Le Chargé d’Affaires des États-Unis en Centrafrique, David Brown demande l’arrestation d’Ali Darass, source selon lui, des troubles à Bambari dans la Ouaka (Centre). Il exige également des actions vigoureuses contre les Anti-Balaka présents autour de la ville. Une déclaration faite sur le plateau de l’Émission Espace Francophone de la Radio Notre Dame, le dimanche 23 août 2015 et se situe dans un contexte de regain de tensions dans la ville de Bambari.

 

« J’ai visité Bambari le 24 juillet dernier et pour moi c’était choquant de constater que Ali Darass, d’une faction des séléka dont les éléments braquaient toujours, rackettaient toujours au vu et au su de la Minusca et de la Sangaris en plus. Il prélève des taxes sur les productions du café », a noté le diplomate.

 

Le Chargé d’Affaires a trouvé d’inadmissible la présence et les actions de Ali Darass dans une grande partie de la région que lui et ses hommes occupent. « Je trouve intolérable qu’un Monsieur comme soit permis de continuer à mener des actions illégales et de grandes envergues, qui touchent au moins trois préfectures. Je crois qu’il faut faire quelque chose, soit Monsieur Ali Darass doit arrêter ce type de comportement soit il doit être arrêté ».

 

En plus des éléments de l’ex-Séléka, les Anti-Balaka sont également considérés comme étant l’une des sources des problèmes de Bambari, « Pas loin de Bambari, il y a des Anti-Balaka qui eux menacent des Centrafricains y compris des peuls. Je crois que toute ethnie doit être protégée par l’État et par la Minusca. Donc il faut non seulement agir contre Ali Darass mais agir contre ces Anti-Balaka ».

 

La réaction du Chargé d’Affaires américain fait suite à celle du président du Conseil National de Transition, qui après une visite à Bambari dans les mois passés, a « appelé à l’arrestation de Ali Darass », considéré par lui comme « un mercenaire soudanais ».

 

Ali Darass est l’un des généraux de l’ex-Séléka. Il est présentement de l’une des factions de cette ancienne coalition, Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) dont le siège se trouve à Bambari.

Le Chargé d’Affaires américain, David Brown demande l’arrestation d’Ali Darass de l’ex-Séléka à Bambari
Le Chargé d’Affaires américain, David Brown demande l’arrestation d’Ali Darass de l’ex-Séléka à Bambari
Le Chargé d’Affaires américain, David Brown demande l’arrestation d’Ali Darass de l’ex-Séléka à Bambari
Centrafrique-Presse.com
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 22:09

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 24 AOÛT 2015

 

Un nouvel affrontement a opposé les éléments des ex-Séléka aux Anti-Balaka hier 23 Aout 2015 dans la ville de Bambari. Le bilan n’est pas encore connu. D’après une source locale, la ville est sous contrôle de Ali Darass de la Séléka. Une situation qui a amené les habitants à rejoindre les camps des déplacés. Une mission gouvernementale s’est rendue ce matin à Bambari pour décanter la situation.

 

La mission gouvernementale est composée du ministre de la sécurité publique Said Panguendji, du ministre résident de la Ouaka et de celle de la réconciliation nationale Florence Lydie Ndouba. L’objectif de cette mission, selon des sources proches de la primature, est d’écouter les parties en conflit et de trouver des terrains d’entente.

 

Une rencontre entre les membres de cette délégation, les leaders religieux et les groupes armés.  L’abbé Félicien Indimoyo, chancelier de l’évêque de Bambari ayant pris part à cette réunion, a fait savoir au RJDH que toutes les sensibilités étaient représentées sauf les anti-Balaka car ces derniers ne sont pas visibles dans la ville après l’affrontement d’hier.

 

Un élément de la Séléka a fait savoir que la tension a été provoquée par certains évadés de la prison de Bangui  qui ont rejoint la ville de Bambari. « Auparavant, il y avait une entente entre les éléments de la Séléka et les Anti-Balaka, mais il y a 14 éléments des Anti-Balaka qui ont rejoint la ville de Bambari, ils ont contourné la base des Minusca pour nous attaquer et nous avons réagi pour riposter », a-t-il expliqué lors de cette réunion.

 

Comme voie de ramener la paix dans la ville de Bambari, la population présente à cette réunion a décidé de mettre en place un comité de sensibilisation auprès des habitants pour dénoncer les auteurs des crimes. Ce comité doit regrouper les deux partis en conflit c’est-à-dire les Séléka et les Anti-Balaka,  a-t-on appris des sources locales.

 

Les quartiers Bornou, Haoussa et Kidikra sont sous contrôle des éléments des ex-Séléka depuis hier, « 90% de la population ont regagné les sites des déplacés fuyant les exactions car la ville est sous contrôle de Ali Darass », a déclaré un habitant sous l’anonymat joint par le RJDH.

 

« Les ex-Séléka font la patrouille et Ali Daras est toujours présent dans la ville», a-t-elle souligné.

 

Les barrières érigées ne sont pas encore enlevées, et la mission ministérielle a déjà quitté la ville de Bambari pour Bangui. Les activités restent toujours paralysées après l’affrontement d’hier.

 

 

Calme précaire à Bambari après 5 jours de tension

 

http://www.radiondekeluka.org/   lundi 24 août 2015 13:30

 

Cinq jours après les affrontements inter-communautaires qui ont fait plus d'une douzaine de victimes, plusieurs blessés dont deux humanitaires du CICR (Comité International de la Croix Rouge), un calme précaire règne à Bambari, ville encore paralysée et vidée d'une bonne partie de sa population. 


Selon les informations reçues ce matin, plusieurs centaines de personnes ont regagné les 4 anciens sites des déplacées de ladite ville afin de se mettre à l'abri d'autres représailles. Toutefois, en cette matinée du 24 août 2015, la tension a baissé et ce, sans un consensus entre les belligérants. Les barricades érigées par une partie de la population au quartier Kidikra sont, selon certaines sources, « totalement démantelées par les soldats de la Minusca appuyés par les éléments de l'UPC », précisant par la même occasion que « les éléments de l'UPC, ex seleka sont très visibles dans ce quartier  sinon une partie de la ville ». 

Ce que dénonce les responsables Antibalakas de Bambari qui y voient une sorte de « parti pris » des soldats de la Minusca.Marcellin Orobo, porte parole des anti balaka de ladite ville explique : « nous avons donné consigne de ne pas toucher à la Minusca. On s'est retiré leur laissant la possibilité de faire cette opération mais ce qui est étonnant, c'est que l'équipe de la Minusca est mélangée avec celles de Ndarassa, une force non conventionnelle, ce qui nous inquiète ».

Du côté de l'UPC, le colonel Daouda renchérit que l'UPC « est une force conventionnelle envoyée à Bambari en tant que commandement de la 5ème région militaire de la République Centrafricaine par un décret présidentiel ».

Même si la réaction du gouvernement centrafricain est toujours attendue depuis le déclenchement de cette crise, les responsables de la Minusca, accusés de « partie pris », déclarent avoir envoyé une mission à Bambari et qu'ils réagiront à leur retour. 

Du côté du CNT – le parlement provisoire, le président de cette institution, Ferdinand Alexandre Nguendet – lui-même originaire de Bambari, est sorti de sa réserve : « Devant la gravité des faits, le Conseil national de transition dénonce cette violence aux relents communautaires et appelle les populations de Bambari au calme ». 


«  ...rien, absolument rien ne peut justifier de tels actes de violences dans un contexte où le peuple centrafricain tout entier aspire à la paix et à la réconciliation entre les communautés », a par ailleurs ajouté Alexandre Ferdinand Nguendet.


C'est depuis le 20 août 2015 que la Capitale de la Ouaka est secouée par des scènes de violences après l'assassinat sur l’axe Bambari-Simbolo d'un jeune musulman par des individus armés assimilés aux anti-balaka. Une situation qui a mis le feu aux poudres faisant une douzaine de personnes, tuées ainsi que plusieurs autres blessés.

Une mission gouvernementale à Bambari après un nouvel affrontement entre Séléka et Anti-Balaka
Centrafrique-Presse.com
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 22:07

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 24 AOÛT 2015

 

L’inscription sur la liste électorale se poursuit à l’intérieur du pays. Mais quelques difficultés ont été signalées à Kaga-Bandoro et à cela s’ajoute le mécontentement des agents recenseurs de la ville de Baboua qui réclament leurs per diem. Par contre à Nola, le bureau de l’ASPE de la ville  a communiqué ce lundi 24 août 2015 le résultat provisoire des opérations lancées dans la circonscription.

 

Les 159 agents recenseurs de la sous-préfecture de Baboua ont manifesté ce lundi 24 août,  après avoir terminé les opérations d’enrôlement des électeurs, expliquant que c’est  depuis trois jours qu’ils n’ont pas reçu leur argent.

 

« Nous avons travaillé depuis 20 jours dans des conditions difficiles et c’est avec nos propres moyens sans avoir du côté de l’ASPE de Baboua nos primes. Et nous allons confisquer les kits d’enregistrement pour que nos per diem soient versés par l’ASPE de Baboua», a expliqué un agent recenseur.

 

Brice Jefferson  Yadere, président de l’ASPE de Baboua accuse l’ANE à Bangui car ils sont abandonnés depuis leur prestation de serment. D’après lui, « l’ASPE de Baboua ne dispose pas de moyens nécessaires pour répondre aux préoccupations de ces agents même pour superviser les opérations dans toutes les communes de la sous-préfecture de Baboua ».

 

Par contre à cinq jours des opérations du recensement électoral dans la ville de Kaga-Bandoro, quelques difficultés ont été signalées. Ces difficultés sont liées à la mauvaise utilisation des appareils photo par les agents, la rupture des fiches d’enregistrement, le manque des moyens logistiques des superviseurs, le manque de frais de restauration des agents sur les terrains.

 

C’est ce qui a été relevé par le président de l’Autorité Sous-préfectorale des Elections de Kaga-Bandoro Noël Ngodi.« Ces difficultés et surtout la panne des appareils photo entravent souvent la bonne marche d’inscription de la population sur la liste électoral. Malgré que la population est venue massivement pour se faire inscrire sur la liste, il se pose à tout moment des difficultés », a-t-il souligné.

 

Au bureau de l’Autorité Sous-préfectorale des Elections de Nola, le président de cette institution Jean-Pierre Kondho  a donné les résultats provisoires des travaux d’enrôlement des électeurs pour les trois communes de Nola du 23 juillet au 09 aout 2015 dernier.

 

Il s’agit de la commune de Nola où  24.749 électeurs se sont inscrits sur la liste, à Salo 4.741 électeurs et à Bilolo 5.231 électeurs se sont fait  enregistrés. Ces chiffres donnent un résultat provisoire de 34.721 électeurs de la circonscription de Nola  sans compter les centres de Mekaran,  Bandoka, Gonde où les résultats ne sont pas encore connus, a indiqué le président de l’ASPE de Nola Jean-Pierre Kondho.

 

Des difficultés enregistrées dans les opérations de recensement à l’intérieur du pays
Centrafrique-Presse.com