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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 04:33

 

 

27 Déc. 2015, 08h25 

 

"C'est notre devoir, on va aller aux élections !" Dans la cour poussiéreuse de l'école Koudoukou de l'enclave musulmane de Bangui, Mohamed, Hissein, Camara, Bachir et les autres, sans maison, sans boulot, sont déterminés à voter mercredi. 


Chauffeurs, mécaniciens, électriciens, commerçants, ils ont tous trouvé refuge dans la grande mosquée proche du quartier musulman du PK5 depuis la reprise des violences intercommunautaires en septembre et octobre. Leurs maisons, situées à la périphérie des quartiers chrétiens, ont été brûlées, pillées, comme celles de chrétiens pendant ce cycle de représailles qui a coûté la vie à 61 personnes et en a blessé plus de 300.

 

Ils sont venus samedi recevoir leur carte électorale au bureau de vote installé dans l'école Koudoukou pour la présidentielle et les législatives du 30 décembre. Initialement, ces élections devaient avoir lieu dimanche, mais elles ont été reportées in extremis, en raison du retard pris dans les préparatifs tant dans la capitale que dans les lointaines provinces.

 

Ce report semble nécessaire si l'on en croit les files d'attente des habitants venus récupérer leurs cartes électorales empilées en petit tas, derrière les grilles d'où quatre agents électoraux les distribuent.

 

- 'Plus les armes'-

 

Pourquoi ces jeunes, pauvres et désoeuvrés, confinés dans leur quartier, tiennent-ils tant à voter? "J'ai choisi comme président un homme correct, un homme droit, qui ne vole pas. Pour le calme, la sécurité du pays et que l'on n'entende plus les armes", explique Hissein Salé, électricien.

 

Tous abondent dans son sens: plus de violences entre chrétiens et musulmans, la "réconciliation est nécessaire".

 

L'un des trois favoris à la présidentielle, Karim Meckassoua, est musulman mais "cela ne veut pas dire que nous voterons tous pour lui", affirme Camara Bouba, "nous gardons notre choix secret, dans notre coeur".

 

Les autres candidats viennent aussi battre campagne au PK5, les favoris Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, mais aussi de plus petits candidats sur les 30 en lice. Pour la plupart chrétiens.

 

"Les chrétiens peuvent venir ici, mais, nous, on ne peut pas aller chez eux. Ils nous décapitent, nous découpent, pièce par pièce", accuse Mohamed Moustapha.

 

Chauffeur, il a perdu son permis de conduire dans les dernières violences et n'ose pas aller en demander un nouveau "car il faut arriver dans le centre de la ville, et il y a trop d'ennemis".

 

- 'Un président qui aime son pays '-

 

Bachir Hissein a bien glissé un impressionnant poignard à sa ceinture mais lui non plus ne s'aventure pas "à traverser la frontière". Il se prend à rêver : "nous voulons un président qui aime son pays, qui travaille à la réconciliation, diminue le chômage et relève le PIB" du pays, l'un des plus pauvres au monde.

 

Pour éviter les débordements violents du référendum du 13 décembre, orchestrés dans ce quartier par des extrémistes de l'ex-rébellion Séléka, la Mission des Nations unies (Minusca) a visiblement renforcé sa présence : des policiers burundais sont présents à l'intérieur de l'école Koudoukou. Et des soldats musulmans des Forces centrafricaines (FACA) sont déployés dans le quartier pour neutraliser les extrémistes.

 

A la sortie est du PK5, des taxis-motos attendent leurs clients à un barrage pour entrer dans le 5e arrondissement habité par les chrétiens, et dans lequel maraudent des miliciens anti-balaka.

 

Dans l'école Benz-VI à la grande cour transformée en terrain de foot, des grappes de futurs électeurs s'agglutinent patiemment aux portes de classe derrière lesquelles des agents électoraux leur remettent lentement leurs cartes. 

 

Même affluence dans le quartier mixte de Lakouanga, qui, contrairement aux autres, a toujours su préserver une relative paix entre communautés.

 

"Mais souvent, deux ou trois cartes ont été imprimées pour la même personne. C'est embêtant", constate la superviseuse du centre de vote, Madeleine Yapierre.

 

Visiblement, tout sera loin d'être prêt et parfait pour la présidentielle et les législatives de mercredi, sans parler des opérations de dépouillement et d'acheminement des bulletins dans, et depuis, les coins reculés de province. 

 

Mais les Centrafricains, harassés par trois ans d'interminables violences, en se pressant nombreux pour récupérer leurs cartes électorales témoignent ainsi d'un premier "vote", celui-là unanime, "pour la paix, et plus le bruit des armes".

 Centrafrique: enclavés, démunis, les déplacés musulmans du PK5 veulent voter
Centrafrique-Presse.com
28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 04:09
Centrafrique: à quoi joue Noureddine Adam? (RFI)

 

 

 

Noureddine Adam est l'invité Afrique de RFI ce lundi matin

 

Par RFI  27-12-2015 à 23:17

 

Il y a une semaine, Noureddine Adam provoquait la surprise et déclarait son soutien aux élections ainsi que son rejet de la partition de la Centrafrique, huit jours seulement après avoir proclamé le 14 décembre une « République autonome » dans le nord-est du pays. Un revirement dû à la médiation de l'OCI et du Tchad, mais également à une réalité du terrain qui ne lui laisse guère d'autres choix.

 

Les autorités de la transition l’ont déclaré ennemi public numéro 1, mais la capacité de nuisance de Noureddine Adam s’est amoindrie. Sa proclamation d’une République autonome dans le nord-est du pays n’a quasiment été suivie d’aucun effet sur le terrain. Et cette partition, comme sa promesse de perturber les élections, ont été ignorées ou rejetées par les autres mouvements issus de l’ex-Seleka.

 

L’implosion de la mouvance en quatre groupes est d’ailleurs la conséquence de la tentative de reprise en main de la Seleka par Noureddine Adam en 2014. Aujourd’hui, il disposerait de moins de 300 hommes en armes. Son groupe, le FPRC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique), a également subi un sérieux revers face aux forces internationales à Sibut en octobre, alors que ses hommes descendaient vers Bangui.

 

Sanctions onusiennes

 

De source judiciaire centrafricaine, Noureddine Adam fait l’objet d’une enquête après la découverte de cadavres derrière le camp de Roux il y a deux ans et pour les exactions présumées commises par un organe qu’il dirigeait en 2013, le Cedad, sorte de police secrète du régime Seleka.

 

Depuis deux ans, Noureddine Adam est sous sanctions onusiennes pour son rôle dans les nombreuses exactions commises par l'ex-Seleka. Et beaucoup en Centrafrique et à l’étranger souhaiteraient le voir assis un jour prochain dans le box de la Cour pénale internationale (CPI).

 

Protection tchadienne

 

Depuis deux ans en tout cas, Idriss Déby a donné une base arrière au numéro 2 de l'ex-Seleka. C'est au Tchad que l'ancien chef de la rébellion s'était réfugié après la dissolution de la Seleka en 2013. Noureddine Adam possède d'ailleurs une maison familiale près de Ndjamena.

 

Pour certains, si le président tchadien protège l'actuel leader du FPRC, c'est pour éviter qu’il ne crée des foyers de tensions à la frontière sud-est du Tchad, et notamment dans la région du Salamat. Le Tchad a donc intérêt à voir une Centrafrique stable.

 

Contacté mi-décembre par l'Organisation de la conférence islamique (OCI), le président Déby a accepté de faciliter la tenue de négociations au Tchad. A la présidence tchadienne, on explique qu'Idriss Déby « était très remonté après les déclarations du chef rebelle concernant la partition de la RCA. Quand l'occasion s'est présentée de le faire changer d'avis, il n'a pas hésité. »

 

D'autres soulignent que si Noureddine Adam a accepté de se rallier à la position d'Idriss Déby, c’est parce que le président tchadien lui aurait donné des garanties. Notamment de plaider sa cause devant les instances internationales.

Centrafrique-Presse.com
28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 03:37

 

 

 

MEDIAS PLUS, n°1362 du Lundi 28 décembre 2015

 

Que la politique soit l’art du mensonge, de la démagogie, de la ruse et de l’hypocrisie, il n’ya point de doute à cela et l’auteur du livre Le Prince, l’Italien Nicolas Machiavel et bien d’autres penseurs politiques, stratèges et hommes d’Etat, nous l’ont apprit.

 

Mais mentir au nom du Pape, le premier représentant du Christ sur la terre, la plus haute autorité spirituelle et morale du monde, premier porte-parole mondial de l’évangile, de la vérité, de l’amour, de la justice et messager de la paix, est le plus scandaleux des comportements que devrait éviter un homme politique qui a la prétention d’être l’homologue du pape, c’est-à-dire un chef d’Etat, surtout que les circonstances de la venue du Pape en Centrafrique sont connues de tous.

 

Il n’y a rien de plus malsain et de plus mensonger que cette litanie politique de l’ancien rebelle, allié du chef rebelle François Bozizé, je veux nommer Abdou Karim Meckassoua, ancien ministre d’Etat du régime sanguinaire, criminel, immoral et amoral de François Bozizé, et candidat à la présidence de la République.

 

Contexte

 

Depuis l’arrivée du Pape en Centrafrique les 29 et 30 novembre dernier, l’éternel ami des chefs rebelles François Bozizé (de l’ex-rébellion dénommée Coordination des patriotes centrafricains (CPC), devenue successivement le parti KNK, la milice Cocora puis la milice Antibalaka) et non moins allié du seigneur de guerre et chef rebelle tchado-centrafricain Martin Koumta Madji alias Abdoulaye Miskine, chef de la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain (FDC), le nommé Meckassoua, ne cesse d’inonder les réseaux sociaux et certains médias de la place payés pour la cause, avec des communiqués de presse et des déclarations selon lesquels c’est lui Meckassoua qui aurait été le tout premier devant Dieu et devant l’histoire à demander au Pape François de visiter la Centrafrique.

 

Il cite même les noms des cardinaux de la curie Romaine et quelques un d’Afrique qui sont écoutés à Vatican, comme le cardinal sénégalais Sara et le cardinal Laurent Monsengwo de la République démocratique du Congo (RDC), sans oublier le Nonce Apostolique en Centrafrique, l’archevêque de Bangui Monseigneur Dieudonné Nzapalainga et ses frères leaders de la Plateforme des confessions religieuses que sont le Révérend pasteur Nicolas Guèrèkoyamé Gbangou de l’Alliance des évangéliques en Centrafrique (AEC) et l’Imam Kobine Layama, président de la Communauté islamique en Centrafrique (CICA) comme étant ceux qu’il aurait contactés et sensibilisés afin que sa demande d’une visite papale en Centrafrique soit acceptée par le Saint Père.

 

Voilà l’erreur que ne devrait pas commettre en ce moment précis quelqu’un qui est candidat à l’élection présidentielle. Mais ce n’est pas une simple erreur dès l’instant où c’est un mensonge bien cousu: c’est une faute lourde, un péché, une falsification ou une tentative éhontée de falsification de l’histoire.

 

Ma foi catholique, ma connaissance si petite soit-elle de la diplomatie vaticane, et ma modeste expérience des affaires d’Etat m’amènent d’abord à m’insurger contre un tel mensonge grossier émanant d’un croyant qui se dit obligé de prier cinq (5) fois par jour, puis à rétablir la vérité historique que tente de falsifier grossièrement quelqu’un qui a occupé des hautes fonctions d’Etat dans un régime dictatorial issu d’une rébellion, la CPC, dont il a été par ailleurs responsable de l’aile politique au niveau de la diaspora centrafricaine en France, de fin 2001 à mars 2003.


Ce qu’il faut savoir

 

Première vérité: Au niveau de la curie romaine qui chapeaute la diplomatie vaticane, la visite du pape dans un Etat tiers est toujours décidée par le Souverain Pontife lui-même, sur conseil de ses proches collaborateurs, à la demande soit (i) des autorités catholique du pays à visiter, (ii) des chefs d’Etat ou de gouvernements du pays à visiter, lesquels en formulent la demande par la voie diplomatique. Quelque fois, (iii) c’est le pape lui-même qui, sur la base des informations qu’il reçoit d’un pays donné, exprime son intention de visiter le pays concerné pour un message précis. C’est alors que ses collaborateurs réfléchissent sur la forme, le fond et la faisabilité ou non d’une visite papale dans le pays concerné.

 

Ce n’est donc pas un individu, fut-il ancien rebelle et ancien ministre d’Etat d’un régime issu d’une rébellion, et ami de redoutables chefs de guerre comme Bozizé et Abdoulaye Miskine, qui peut prendre sur lui d’inviter le pape et d’obtenir que le pape visite son pays sans l’avis des autorités politiques dudit pays et des autorités religieuses catholiques qui sont les collaborateurs physiquement lointains mais spirituellement et canoniquement (juridiquement) proches du Pape. Et l’Eglise catholique est si bien organisée que les déclarations de Meckassoua prêtent à sourire. Il a l’excuse de son ignorance des rouages du catholicisme, mais qu’il cesse de mentir au nom du pape François qui n’est pas son collègue ni son homologue comme Mme Catherine Samba-Panza.

 

Si n’importe quel individu qui n’a pas le statut d’évêque, qui n’est ni chef d’Etat ni chef du gouvernement, pouvait obtenir à sa simple demande que le pape visite son pays comme le prétend l’inénarrable Abdou Karim Meckassoua, alors le pape ne serait jamais sur place à Rome un seul jour puisque rien que ses amis d’enfance, d’école, de catéchisme ou d’associations dispersés a travers le monde l’auraient fait déplacer tous les jours que Dieu faits pour leur faire plaisir de visiter le pays où ils se trouvent, et le pape ne serait alors qu’un simple pigeon voyageur, en perpétuel transit sur les cinq continents.

 

Plus grave, en disant pendant sa campagne électorale et en faisant dire ce qu’il a écrit dans ses communiquées de presse, Meckassoua affiche un mépris total à l’endroit des Evêques de Centrafrique en général et des autorités politiques centrafricaines en particulier, parce qu’il croit que ceux-ci n’ont rien fait pour que le Pape François arrive en Centrafrique. On sait que Meckassoua vaut une haine viscérale à l’égard des deux têtes de l’Exécutif parce qu’il digère mal l’échec de sa nomination au poste de Premier ministre, chef du gouvernement de transition sous Catherine Samba-Panza. Mais cela ne l’autorise pas à mentir au nom du Saint Père.

 

Le Pape François n’est pas son ami pour qu’il se croit permis de l’inviter chez lui comme n’importe quel ami ou connaissance que l’on peut inviter chez soi pour une excursion, un pique-nique, une soirée de gala, un anniversaire, une cérémonie de mariage ou de baptême, etc. Le Pape François n’est non plus un des coreligionnaires de sieur Meckassoua avec qui il a le devoir de vendredi dans les mosquées, pour qu’il se croit autorisé à avoir de grosses têtes pour lui envoyer un billet d’invitation à visiter son pays où son hôte lui-même n’est pas en sécurité.

 

Dans un contexte où beaucoup de musulmans se comportent comme des rebelles-terroristes et manquent de respect pour leurs chefs religieux comme l’Imam pacifiste Kobine Layama, ce mensonge du candidat Abdou Karim Meckassoua est déjà très mal digéré par la communauté chrétienne de Centrafrique en général et celle dite catholique y compris même certains musulmans qui demandent à Meckassoua de respecter le Pape, même si beaucoup de musulmans centrafricains ne respectent pas leurs Imams.

 

Pour l’information du public et au risque de nous répéter, il n’y a que les évêques catholiques et les autorités politiques d’un pays qui sont habilités à formuler la demande de visite du pape dans leur pays. Ou c’est le pape lui-même qui en exprime le désir et met en mouvement la diplomatie vaticane. Dans touts les cas, la demande suit toujours la procédure diplomatique idoine qui exige:

 

-l’implication de l’ambassade du Saint Siège (appelée Nonciature apostolique) accréditée auprès du pays à visiter;

 

-l’implication du ministère des Affaires étrangères du pays hôte, en tant que responsable de la diplomatie nationale;

 

-l’implication des évêques catholiques du pays à visiter.

 

Deuxième vérité: Le nom de Meckassoua ne figure ni dans les commissions et sous-commissions du Comité d’organisation de la visite du pape mis en place par le gouvernement ni dans celui mis en place par l’Eglise catholique en communion avec toutes les confessions religieuses de Centrafrique. Ne faisant pas partie des organisateurs de l’événement tant au niveau diplomatique, sécuritaire, politique, médiatique, protocolaire voire même culinaire ou matériel, comment Abdou Karim Meckassoua peut se targuer d’être celui grâce à qui le Pape François est venu en Centrafrique?

 

On le voit, il n’y a pas d’autre mot pour qualifier les déclarations de Meckassoua pour la visite du pape François en Centrafrique que celui de MENSONGE. Il ne lui reste qu’à dire que c’est également lui qui est à l’origine de la visite du Pape en Ouganda et au Kenya.

 

Si déjà celui qui n’est que candidat à la présidence de la République se permet de mentir au nom du pape, il mentira sûrement demain au nom de Dieu, de Jésus-Christ et de Mahomet s’il devenait président de la République.

 

Abdou Karim Meckassoua se trompe ainsi en croyant tromper les électeurs chrétiens et musulmans pour avoir leurs voix le 30 décembre prochain. Mais ce vote va se retourner contre lui le moment venu, car mentir au nom du pape c’est manquer de respect pour Dieu dont le pape est le digne serviteur et porte-volonté sur la terre. On ne ment jamais au nom de Dieu et de ses dignes serviteurs impunément.


Troisième vérité: Se croyant plus malin que Leuk le lièvre, Abdou Karim Meckassoua insinue par ces déclarations tapageuses que sans lui, la visite du pape n’aurait pas été un succès à Bangui, ce qui est archifaux.

 

Or, savons-nous, c’est le gouvernement de transition qui a mobilisé les propres ressources de l’Etat pour effectuer les travaux d’aménagement routier, d’embellissement de la capitale et l’esplanade de la cathédrale, sans oublier tout ce qui a trait à la sécurité et à la sensibilisation populaire pour que la visite du Pape connaisse un éclat.

 

Les forces internationales (Minusca et Sangaris) ont joué leur partition pour sécuriser l’événement. Les chrétiens catholiques de tous les diocèses de la RCA et d’autres bonnes volontés ont contribué financièrement, matériellement et par la prière pour que tout se passe bien et que le message du pape qui tourne autour du pardon, de la paix, de l’amour, de la réconciliation et de la miséricorde soit entendu, compris, et intégré dans les comportements de tous les Centrafricains quelque soit leur appartenance religieuse et politique.

 

Halte au mensonge !

 

Ce n’est pas parce que le gouvernement et l’Eglise catholique n’en parlent pas et ne font pas de publicité sur ce qu’ils ont fait par rapport à la visite du pape à Bangui que Meckassoua croit avoir le terrain favorable à une exploitation politique de la situation.

 

Le gouvernement et l’église catholique devraient en principe réagir pour demander au sieur Abdou Karim Meckassoua de cesser de mentir au nom de notre saint Père qui est sur la terre. Ce grossier mensonge ne peut rester sans conséquence sur son avenir politique proche et lointain en Centrafrique. Cela servira de leçon aux grands démagogues et menteurs politiques patentés de la République centrafricaine.

 

Cyrus-Emmanuel Sandy


MEDIAS PLUS, n°1362 du Lundi 28 décembre 2015

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE:LE CANDIDAT MECKASSOUA DOIT CESSER DE MENTIR AU NOM DU PAPE QUI N’EST PAS SON COLLÈGUE  - PAR CYRUS-EMMANUEL SANDY
Centrafrique-Presse.com
27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 12:17

 

 

Qui disait que Martin ZIGUELE ne mettrait jamais pieds au quartier KM 5 ! c'est pourtant chose faite dans ce quartier où le candidat n° 4 a pris un véritable bain de foule vendredi dernier et la population lui réservé un accueil délirant et fraternel. Martin ZIGUELE a même tenu un meeting pour soutenir les deux candidats du MLPC engagés dans les circonscriptions du 3ème arrondissement. 

 

Les images retraçant ce déplacement du candidat n° 4 parlent d'elles mêmes !

Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Martin ZIGUELE au KM 5 : les images parlent d'elles mêmes
Centrafrique-Presse.com
27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 02:47

 

 

Ce 25 décembre jour de Noel, Martin Ziguele et son épouse Germaine ont revêtu le bonnet de père et mère Noël et ont offert près de deux mille jouets aux enfants et leurs parents au stade 20.000 places après le géant meeting que le MLPC et ses alliés notamment de la CRPS de Me Nicolas Tiangaye et de l'ASD de Christophe Brémaidou  ont tenu le vendredi en milieu d'après-midi;  Ces principaux leaders ont pris la parole pour haranguer la foule venue de tous les arrondissements de Bangui et appelé à voter massivement leur candidat Martin ZIGUELE le mercredi 30 décembre prochain

Quand Martin ZIGUELE et son épouse jouent au père et mère Noel
Quand Martin ZIGUELE et son épouse jouent au père et mère Noel
Quand Martin ZIGUELE et son épouse jouent au père et mère Noel
Quand Martin ZIGUELE et son épouse jouent au père et mère Noel
Quand Martin ZIGUELE et son épouse jouent au père et mère Noel
Quand Martin ZIGUELE et son épouse jouent au père et mère Noel
Centrafrique-Presse.com
27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 02:41

 

 

"Il ne suffit pas de venir parler à la jeunesse mais donner confiance à cette jeune génération à travers le sport,la cohésion sociale et le vivre ensemble. On peut encore changer ce pays." dixit   Candidat Constant Gouyombia Kongba Zézé

 

 

 

Le candidat Constant Gouyombia Kongba Zézé avec la jeunesse à Bambari (images)
Le candidat Constant Gouyombia Kongba Zézé avec la jeunesse à Bambari (images)
Le candidat Constant Gouyombia Kongba Zézé avec la jeunesse à Bambari (images)
Le candidat Constant Gouyombia Kongba Zézé avec la jeunesse à Bambari (images)
Le candidat Constant Gouyombia Kongba Zézé avec la jeunesse à Bambari (images)
Le candidat Constant Gouyombia Kongba Zézé avec la jeunesse à Bambari (images)
Centrafrique-Presse.com
27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 02:30

 

 

 

 

Face à la Mondialisation, il y a nécessité d’avoir, en Centrafrique, un véritable BusinessPlan National, dès l’après Transition, dixit Christian Dominique DARLAN.

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C’est dans un souci de bien faire, au bénéfice de l’intérêt général, que le Collectif FINI-Ndara-FINI-Kodé vous offre cette réflexion.

 

L’expérience a démontré que le repli sur soi, voire l’isolement économiquement est un énorme handicap au développement. L’histoire de la Chine et de l’Inde du 3ème Millénaire prouve que, même pour les plus grands pays, la compétitivité internationale et l’intégration au marché mondial sont en fait incontournables. Mais quelles sont les chances pour un pays tel que la Centrafrique qui souhaite s’engager dans la course ? - En restant uniquement exportateurs de matières premières non transformées, je dirais que la réponse à la question est : - aucune chance, car les marchés porteurs, de nos jours, sont ceux des produits manufacturés à haute valeur ajoutée et des services.

 

Nous sommes donc « hors jeu » dans l’état actuel avec nos cadres juridiques, fiscaux et sociaux, sans parler de l’instabilité politique, qui sont restés parfaitement dissuasifs pour les investisseurs. La formation professionnelle est également inexistante et profondément inadaptée. Le coût des facteurs, qu’il s’agisse de l’électricité, des transports intérieurs, des services bancaires, portuaires et aéroportuaires, est très excessif.  Les infrastructures de base : routes, ports, énergie sont en ruine ou inexistantes. Le cadre macroéconomique est instable, l’inflation importante, le budget déséquilibré. Dans ces conditions, les investisseurs étrangers regardent évidemment ailleurs qu’en Centrafrique. Les capitaux locaux provenant de la perception des rentes ou de la corruption s’investissent hors du pays et les aides extérieures se demandent comment limiter les dégâts.

 

Face à tous ces maux et ces lourds handicaps, la véritable question qui se pose est celle de savoir comment allons nous faire pour créer un environnement global favorable à notre « entrée en jeu » ?

 

Il nous faut réagir faute de quoi, nous serons balayés par cette grande vague de la mondialisation. Nos productions, nos industries, nos populations risquent de ne pouvoir survivre dans un monde où, comme dans le modèle darwinien, ne survivent que les plus aptes.

 

Ce nouveau siècle dans lequel nous venons d'entrer est celui de l'intelligence;  - à nous de savoir faire preuve d'ingéniosité, de curiosité, d'imagination et d'adaptabilité. – A mon humble avis, les bases de notre modèle de développement, pour sortir de l’anonymat devront s’articuler autour de l’agriculture, le tourisme, le respect de l’environnement et autres.

 

Dans une Réflexion précédente, je disais ceci : « Une prise de conscience commune, un engagement de tous les fils et filles de la Centrafrique sont indispensables si nous voulons être capables, d’ici à l’horizon 2025, de développer de façon autonome les moyens de nous nourrir, de nous loger, de nous vêtir, de  nous instruire, de nous soigner, de nous protéger, de cohabiter en toute intelligence, de regagner le respect des autres, et par voie de conséquence, notre dignité et de participer activement à l’éradication de la pauvreté, qui rappelons le n’est pas une fatalité ».

 

Nous avons volontairement mis en premier « les moyens de nous nourrir » car il nous faudra produire d’abord pour nous. – S’articuler autour de l’Agriculture en premier, en produisant de manière suffisante pour nous, mais en ayant clairement à l’esprit la volonté et l’objectif de devenir à moyen terme le Grenier de la sous-région. - Pourquoi produire d’abord pour nous ?Réponse : parce que l’autosuffisance alimentaire, selon nous, doit être à la base de toutes nos prétentions. Car, retenons bien ceci : c’est seulement une fois que l’on a bien mangé et donc rassasié et en bonne santé, que l’on peut, en toute quiétude, penser à autre chose. Un peuple qui a faim ne pense pas à long terme.

 

Cette affirmation simple paraît désuète et basique mais elle est réaliste et primordiale. – Une fois que nous aurons suffisamment produit pour satisfaire nos besoins locaux, alors nous pourrons, en toute intelligence et objectivité, aller à la conquête des autres marchés de la sous-région et au-delà ; mais cela ne s’improvise pas. Pendant que nous nous donnerons les moyens pour « bien nous nourrir », nos stratèges devront déjà préparer les terrains et établir les stratégies qui nous faciliteront la conquête des autres marchés potentiels, afin d’y prendre très tôt des parts de marché conséquents, faisant de nous un acteur sous-régional reconnu.- Par Agriculture avec un Grand A, nous entendons également agroalimentaire dans toute sa diversité. – Nous devrons également nous appuyer sur le tourisme qui, comme nous le savons tous, lorsqu’il est utilisé avec des objectifs clairs, peut devenir une industrie industrialisante.

 

–Il y a un dicton Amérindien qui dit : « Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoissonnée, le dernier poisson capturée, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas ». – Les nations riches et principaux pourvoyeurs de l’APD sont de plus en plus en accord avec ce diction ; à nous de faire preuve d’intelligence et de réalisme en offrant notre participation. - Une stratégie spécifique, autour de la protection de l’environnement, devra donc nécessairement faire partie de notre arsenal de conquête afin de sortir de l’anonymat.

 

Pour réussir notre « entrée en jeu », il nous faut d’abord ingénieusement établir différentes stratégies conquérantes afin de remettre de l’ordre dans notre pays et d’engranger des revenus issus des plus values et de la valeur ajoutée que nous allons réaliser. La vérité donne et facilite le pouvoir de toute action politique, surtout lorsqu’il y a des réformes courageuses et importantes à entreprendre pour le bien-être à moyen et long terme de la nation toute entière.

 

Le processus de modernisation, qu’il nous faut impérativement et inéluctablement engager, impliquera non seulement les entreprises, petites ou grandes, qui doivent se restructurer, investir et se moderniser, mais aussi l’Etat Centrafricain. Ce dernier devra réformer ses politiques sectorielles, améliorer l’environnement juridique, fiscal et réglementaire, et revoir les conditions globales de compétitivité des entreprises qui vont de la politique macroéconomique et du taux de change, aux politiques qui influent directement sur les entreprises : - politique de l’énergie, des transports, de la formation professionnelle.

 

Nous ne pourrons pas réformer le pays sans passer un compromis historique avec le Peuple Souverain, afin que l’appropriation de la lutte contre la pauvreté soit l’affaire de tous et déclarée « Cause historique et prioritaire Nationale », et ce, jusqu’à ce que dans le classement mondial IDH (Indice de développement Humain) la RCA ne soit plus parmi les 50 derniers de la classe.

 

– A ce jour de 2015, Notre pays en tant que Nation est à la croisée des chemins, et c’est notre responsabilité de choisir, pas demain ni après demain mais maintenant, la meilleure voie qui est celle de nous donner les moyens d’amorcer, à l’horizon 2025/2030, les bases solides de notre modèle de développement, qui se veut durable, équitable et solidaire. Nous n’avons pas d’autres choix, si nous ne voulons pas sombrer définitivement dans l’anonymat et la misère généralisée ; les conséquences seraient dramatiques et humainement catastrophiques. Notre leitmotiv : rétablir les lettres de noblesse du « Mieux vivre ensemble». Pour cela, il nous faut, dès aujourd’hui, être architecte et bâtisseur au pied du mûr de notre propre destin, afin d’enraciner profondément les fondations des meilleures conditions qui faciliteront notre quiétude et prospérité future. – Comme j’ai déjà eu à le dire dans l’une de mes précédentes publications : « Avant de monter en haut de l’escalier, il faut déjà monter la première marche ». Pour le cas Centrafrique, cette première marche c’est établir un véritable projet de société ambitieux et crédible,  un Businessplan National clairement expliqué au Peuple Souverain afin de susciter l’adhésion pour que Chaque Centrafricaine et Centrafricain soit partie prenante dans les efforts à consentir au quotidien, étape par étape, pour amorcer le développement de notre chère et tendre République. Ce BusinessPlan National devra clairement promouvoir les stratégies de mise en action permettant réellement d’atteindre les objectifs fixés. Les résultats de nos performances forceront et façonneront le respect des autres à notre égard. - S’engager, engager une parole et faire en sorte que la parole soit respectée. C’est ainsi que l’on crée à terme le respect des autres et la crédibilité.

 

L’avenir de la Centrafrique ne dépend principalement que d’elle-même, mais le pays est dans une situation si difficile qu’il ne peut s’en sortir seul. Il a besoin d’aide, mais d’une aide qui débloque le plein usage de ses propres forces plutôt que d’une aide qui cherche à le façonner selon le modèle occidental.

 

L’aide que nous solliciterons devra être présentée et fournie sous forme de « Solidarité et NON de Charité Internationale ». Dans une précédente publication, j’ai déjà détaillé ce que j’entends par cette affirmation ; cela a été une belle occasion pour que nous parlions des ODM (Objectifs de Développement du Millénaire) plus connus en Centrafrique au travers du terme technique DSRP.

 

A l’instar du Japon qui au sortir de la guerre a eu besoin d’aide financière pour reconstruire le pays ; - aujourd’hui, la Centrafrique après un demi-siècle d’indépendance marquée par un sous-développement chronique et sa cohorte de coups d’états, rebellions, mutineries, pauvreté et sans volonté réelle, de la part des dirigeants de l’époque, d’accéder au bien-être de leurs populations, la Centrafrique de l’après 2015, de l’après Transition a besoin d’une aide financière et technique massive afin de mettre en chantier les projets et réformes qui, à terme, permettront au pays de s’installer définitivement, donc durablement, sur les rails de la prospérité, de la démocratie, de l’éducation, de la santé, de la stabilité et du développement. – Pour cela, le pays a besoin d’établir un véritable projet de société clair et crédible pour les 10 à 15 prochaines années. – Sans projet de société cohérent, donc sans Businessplan (pour utiliser le langage des investisseurs et créateurs d’entreprise), il n’y aura pas d’aide massive, donc pas de financement ; on continuera à se contenter du DSRP et autres prêts, aides ou financements qui nous ont permis et nous permettent de maintenir la tête, à peine hors de l’eau, évitant ainsi la noyade.

 

Cela fait plus de 50 ans que cela dure et nous connaissons le résultat : Certes, l’aide au développement protège de la famine, elle n’a jusque là guère provoqué le développement ni empêché la pauvreté de se répandre et de s’aggraver en Centrafrique. - Au bout de 55 années d’indépendance, ayons l’humilité et l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que nous avons plus qu’abuser de notre droit à l’erreur dans ce domaine.

 

Dans une acceptation ludique, l’erreur étant généralement perçue comme formatrice, et c’est par contre la récurrence d’une même erreur qui devient une faute ; cela fait longtemps que nous savons tous que l’aide au compte goutte n’est pas et n’a jamais été la solution. – Oui, mais comment voulez-vous que nous obtenions une aide financière et technique massive, si nous même nous ne savons pas exactement ce que nous voulons pour notre Pays et notre Peuple pour les 10, 15 à 20 ans à venir ? – Où est à ce jour de 2015, à l’aube des élections générales, notre BusinessPlan National ?

 

– Avec un Projet de société clair, cohérent, crédible et ambitieux, nous pourrons aisément définir les conditions dans lesquelles le soutien de notre action est acceptable ; faute de quoi, nous continuerons à faire comme depuis toujours, c’est-à-dire, croire bon devoir laisser les autres penser pour nous, faire pour nous, décider pour nous et financer nous, alors que de la matière grise, nous en avons tous. Il est donc temps que nous utilisions la notre afin de promouvoir le BusinessPlan « Made in RCA ».  

 

Sans véritable projet de société cohérent, crédible et ambitieux, d’ici 2025 la pauvreté aura atteint un tel degré que les gens seront prêts à suivre le premier populiste qui émergera et plongera le pays dans le chaos, car l’Etat Républicain aura complètement disparu ; chaque chef de guerre annexera une partie de nos provinces et imposera son autorité par la terreur. Comprenez bien ce que je suis entrain de vous dire : -si nous ne faisons rien, là dès maintenant, c’est la somalisation de la RCA qui nous guette et, au mieux ce sera la partition du pays en 2 voir 3 micro Etats.

 

Au Collectif FINI-Ndara-FINI-Kodé, nous ne voulons pas de cela pour notre Pays, ni pour nos enfants, ni pour la multitude de nos frères et sœurs en Christ, compatriotes et autres ; - Alors, encore une fois dès aujourd’hui, nous tirons la sonnette d’alarme et nous crions aussi bien, aux oreilles de ceux qui veulent l’entendre, que de ceux qui ne mesuraient pas, jusqu’à ce jour, la gravité de la situation et ainsi qu’à ceux qui s’en foutent : « Attention, le danger nous guette, il frappe déjà à notre porte ; il nous faut rapidement mettre en chantier et en action différentes réformes indispensables ».

 

Le Peuple doit se réveiller et, s’il le faut, forcer la main de nos gouvernants afin qu’ils fassent ce dont pourquoi ils sont grassement payés. D’ailleurs, s’ils ne font rien, même leurs intérêts personnels et intimes seront impactés ; à bien réfléchir, ils n’ont plus le choix que de faire ce qu’ils doivent impérativement faire afin de laisser des traces positives dans l’Histoire du Pays et dans la Mémoire du Peuple Souverain.

 

Dans une précédente publication, j’écrivais ceci : « Lorsqu’on est Dirigeant, il faut comprendre que la principale mission est de servir le peuple et qu’on n’est pas Chef sans sujets ; - c’est grâce aux sujets qu’on est Chef. - La Communauté Internationale qui a accepté de nous aider et nous accompagner à avancer jusque-là a un rôle à jouer afin d’avoir une meilleure gouvernance dans notre pays. – L’aide au compte goutte ne suffit plus. Le Peuple ne peut plus continuer à souffrir ainsi. - La Communauté Internationale devrait commencer à soutenir de véritable projet de société viable. - Elle devrait mettre en place un véritable système de surveillance afin de savoir vers quoi l’aide octroyée a été utilisée car, le but premier de toute aide est de soutenir les efforts du peuple à sortir de la spirale du sous-développement. - Aider les centrafricains ce n’est pas les remplacer ou faire à leurs places. - Nous ne disons pas qu’il faut remplacer les centrafricains pour aider les centrafricains à aller de l’avant, mais c’est de taper sur les doigts de ceux qui ne font pas ce qu’ils doivent faire parce qu’aujourd’hui le monde est devenu compétitif ; - on n’évalue plus quelqu’un sur le poste qu’il occupe mais sur le rendement qu’il produit au poste qu’il occupe. - Quand il n’est pas rentable, il faut l’enlever et mettre quelqu’un de plus compétent pour que les choses avancent ».

 

Nous avons besoin d’aide sous diverses formes : - don, prêt non-remboursable, prêt à taux minimum, assistance technique et autres, dans le seul but principal de nous fournir les moyens de travailler, afin de réduire la pauvreté et, un peu plus tard nous développer offrant ainsi des perspectives d’un avenir meilleur à nos populations.

 

Plus de 55 ans après l’indépendance le pays n’a pas avancé, le Peuple survit or qu’il a tout pour être heureux. Nous qui sommes nés après l’indépendance et qui avons voyagé, côtoyé d’autres peuples, d’autres cultures, nous savons que des solutions existent et par volonté politique, détermination et pédagogie l’avenir sera meilleur chez nous aussi. Pour cela, il faudra désormais compter sur nous même, car les solutions du quotidien qui nous conviennent nous les connaissons ; - il faudra ensuite concevoir un véritable BusinessPlan National, puis avoir l’intelligence élégante de nous élever et d’admettre humblement que quand on ne sait pas comment faire, - pour gérer efficacement l’aide massive que notre modèle de développement nécessitera, et comme nous ne voulons pas faillir dans notre mission et surtout relever le défi que nous nous sommes collectivement fixés,- il n’y a pas de honte à demander d’apprendre auprès de plus qualifié que soit.

 

Il y a un proverbe Africain qui dit : «Si tu ne peux, seul, t’organiser et défendre le Pays de tes Pères, fais appel aux hommes plus valeureux et profites du séjour de tes hôtes, sur la Terre de tes Pères, pour te familiariser avec leurs techniques et méthodes de travail ; cela te servira dans l’avenir ».

 

L’avenir de la Centrafrique ne dépend principalement que d’elle-même, mais le pays est dans une situation si difficile  qu’il ne peut s’en sortir seul. Il a besoin d’aide, mais d’une aide qui débloque le plein usage de ses propres forces. – Ainsi, afin d’assimiler efficacement les méthodes de production, d’administration et de gestion efficace, nous devrons faire appel à l’assistance technique étrangère, à la coopération internationale, aux institutions de développement, à l’expertise des agences de développement, à la diaspora centrafricaine, aux jeunes diplômés centrafricains et africains qui résident en Occident, le tout pour que des cadres et techniciens compétents viennent en Centrafrique, dans un cadre prédéfini de partenariat avec les autochtones, sous l’œil fédérateur de l’Agence Spéciale de Développement que l’Etat devra mettre en place. - Grâce à ce système ingénieux de « learning by doing », aussi bien les cultivateurs Centrafricains que les technocrates sauront collectivement assimiler cette méthode d’auto-apprentissage par la  pratique du terrain productif, industriel, économique, administratif et de la bonne gestion financière ».

 

Tous ensemble, nous devrons faire des choses merveilleuses en Centrafrique ; nous démontrerons qu’il est possible en quelques années, lorsqu’on sait ce que l’on veut et où on veut aller, -d’où l’élaboration stratégique d’un BusinessPlan National clair, cohérent, crédible et ambitieux,- de sortir des méandres de la pauvreté, du sous-développement et d’être considéré par tous comme étant le Jeune Bamara au cœur de l’Afrique. - Nous devrons nous surpasser et remettre notre pays, notre Peuple sur les voies du progrès, de la démocratie, du développement, des droits de l’homme. Les résultats de nos performances forceront le respect des autres à notre égard.

 

En matière d’aide financière, 1953 a été une année déterminante pour le Japon car c’est cette année-là qu’il a perçu le 1er prêt octroyé par la Banque Mondiale et ce une année avant que ce dernier n’adhère au Plan Colombo dont la durée de vie a été de 14 ans, c’est à dire jusqu'en 1966. - .Au début des années 1960, le Japon était le deuxième principal bénéficiaire des prêts de la Banque Mondiale après l’Inde. Ces prêts ont servi à la construction des autoroutes, des trains à grande vitesse et des centrales électriques, bref les infrastructures de base qui ont accompagné la période de grande croissance économique du Japon. - Les investissements dans les grandes entreprises comme Yawata Steel (Actuellement Nippon Steel), Toyota et les chantiers navals Mitsubishi ont été consentis par la Banque Mondiale, dont les prêts n’ont pris fin qu’en 1990, année qui a vu l’avènement du Japon en tant que deuxième donateur mondial derrière les Etats-Unis.

 

Nous aussi, en Centrafrique, lorsque nous aurons clairement établi un Businessplan National, un véritable projet de société visionnaire et nettement plus ambitieux que le DSRP, nous aurons besoin d’un Plan du type Colombo. - Notre objectif : - La croissance et le développement !…. assurant le Bien-être, la sécurité, la stabilité, le bien vivre ensemble, la prospérité, la solidarité entre toutes les personnes vivants en Centrafrique sans distinction d’âge, de couleur, de religion, d’appartenance sociale ; - l’essentiel étant de vivre en toute intelligence ensemble car au delà de nos nationalités, de notre statut social , de notre position dans le concert des Nations, nous sommes tous des Humains et vivons tous sur la même planète.

 

Ceci étant dit, alors, la question qui s’imposera à nous sera celle de savoir : qu’entendons-nous par développement ? - Il nous faudra donc d’abord répondre à cette question et ensuite y adjoindre en face les projets, qui à nos yeux, serviraient de catalyseur en faveur de cette alchimie complexe qu’est le développement de la Centrafrique d’autant plus que nous le voulons durable, équitable et solidaire. Le développement en Centrafrique devra se conjuguer prioritairement avec le verbe « être » qu’avec le verbe « avoir ». - Pour cela, il nous faudra établir de véritables stratégies qui devront nous permettre de réduire la pauvreté, de promouvoir l’éducation de qualité équitable pour tous, d’améliorer les conditions de vie et de santé, d’influer sur les idées, sur les savoir-faire et compétences locales, sur nos institutions chargées du développement et sur les politiques s’y afférant.

 

Pour la Centrafrique, l’heure est venue de se retrousser les manches, de prendre des décisions précises quant à notre avenir ; - il y a tellement de problèmes et le retard est tel qu’il m’a fallu faire une analyse profonde et spécifier notre stratégie de développement en fixant les étapes à suivre. – Au Collectif FINI-Ndara-FINI-Kodé, nous proposons donc que notre modèle conquérant d’amorçage d’un développement durable, équitable et solidaire se fasse en trois phases :

 

  • La 1ère  se consacrera à mettre les bases indispensables soucieuses du bien-être du Peuple ».
  • La 2ème aura pour mission de structurer et fiabiliser les institutions d’un Etat de Droit
  • La 3ème devra mettre les bases solides favorisant un développement durable et stable

 

La Jeunesse Centrafricaine et la Nouvelle Génération, arrivées en âge de comprendre et prendre les choses en mains, en ont plus qu’assez d’appartenir à un pays minable, complexé où la médiocrité occupe une place considérable ; la jeunesse des rues, celle scolaire, veut également que les choses changent. - Cette jeunesse semi-lettrée écoute la radio et s’informe via d’autres médias et comprend mal que la République Centrafricaine reste à la traîne, alors que les autres avancent. – Il suffit de se promener dans Bangui et à travers le pays, en côtoyant le Peuple et en échangeant avec lui, pour savoir que cette nouvelle génération désire ardemment être le pilier de cette reconstruction après ces décennies de tâtonnements, de non progrès, d’attentisme, de non développement. Le Peuple est conscient qu’il est plus que temps de prendre notre destinée en mains afin d’offrir un meilleur devenir aux générations futures.

 

Le Collectif FINI-Ndara-FINI-Kodé est ouvert à toutes discussions constructives, apportant ainsi notre expertise aux Futurs Gouvernants de Centrafrique qui seront très prochainement élus par le Peuple Souverain.

 

Les Réformes que nous suggérons ici peuvent parfois vous sembler fastidieuses, parfois basiques, parfois radicales, mais elles obéissent à des stratégies permettant d’installer des actions tenaces qui visent à labourer en profondeur un terreau social et psychologique complexe. – Le but étant d’apporter l’espoir à nos populations déshéritées et désœuvrées, ouvrant ainsi au dessus de leurs têtes un espace de ciel dégagé de tout nuage épais ; - ce qui leurs feraient dire en eux-mêmes : « Oui, Demain sera Meilleur ». - Cela devrait alors créer une dynamique favorisant, à terme, la stimulation de la volonté de chacun pour se battre au quotidien afin de sortir des méandres et des maux du sous-développement. Nous signerons ainsi l’acte de naissance de « Notre YES WE CAN national ».

 

Je disais plus haut que vu nos atouts, le modèle de développement que nous devrions mettre en place, pour sortir de l’anonymat, devra principalement s’articuler autour de l’agriculture. – Principalement ne veut pas dire exclusivement.- Jusqu’à ce jour l’agriculture Centrafricaine, malgré ses atouts, n’a pas su acquérir dans la sous-région la place qui lui revient. Cela est dû au fait que dans le passé, les gouvernants ont bâti sans intelligence des structures non viables du fait que les projets étaient initialement mal dimensionnés. Désormais, il nous faudra démontrer qu’en suivant des méthodes simples qui prennent en compte des réalités locales, il est tout à fait possible d’agir pour le meilleur, dans des contextes aux apparences figées.

 

La Centrafrique de l’après Transition, de l’après 2015, puisqu’elle désire s’en sortir, a l’impérieuse l’obligation de reprendre les rênes d’une gestion anarchique et cela grâce à des actions structurantes à coût limité. C’est à ce prix que l’amorçage d’un développement souhaitable d’ici 10 ans sera possible. Il nous faut réagir faute de quoi, nous serons balayés par cette grande vague de la mondialisation. Nos productions, nos industries, nos populations risquent de ne pouvoir survivre dans un monde où, comme dans le modèle darwinien, ne survivent que les plus aptes.

 

Ce nouveau siècle dans lequel nous venons d'entrer est celui de l'intelligence;  - à nous de savoir faire preuve d'ingéniosité, de curiosité, d'imagination et d'adaptabilité. - Les fruits de nos réflexions constructives, en faveur du bien-être de notre peuple, doivent nous surprendre positivement en premier lieu ; - cela façonnera plus tard le respect des autres à notre égard.

 

Cher compatriote, merci d’avoir pris le temps de me lire. Avant de te coucher le soir, poses-toi la question : « Qu’ai-je Fais pour faire avancer Mon Pays aujourd’hui ? – Gui tênè ti ôkô bozo ti mbi la akè so mbi ? – Quel acte ai-je, directement ou indirectement, posé pour favoriser le bien-être des générations futures ? – L’avenir dans un « Mieux vivre ensemble en Centrafrique » a-t-il un jour fait partie ou fait-il encore partie de mes priorités au quotidien ? – Wala mbi kê na vourou bê ti molengué ti kodro, wala mbi kê na kota bê ti yé ti séssé ???.....». - Toutefois, souviens-toi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et qu’une action personnelle venant de toi, quel quelle soit, est espérée et attendue car : « Aucune Nation ne naît grande, les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens ».La construction de notre Pays est l’affaire de TOUS. Notre YES WE CAN Collectif exige cette détermination individuelle.

 

 

CD. DARLAN  

 

– Décembre 2015.

 

Co-Fondateur du Collectif FINI-Ndara-FINI-Kodé

 

E-mail : fini.ndara@gmail.com

Face à la Mondialisation, il y a nécessité d’avoir, en Centrafrique, un véritable BusinessPlan National, dès l’après Transition par Christian Dominique DARLAN
Centrafrique-Presse.com
27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 02:15

 

 

Après le report de trois jours de la date du double scrutin de la présidentielle et des législatives au 30 décembre 2015, le candidat n° 4 Martin ZIGUELE reprend son bâton de pélerin. Sa DNC annonce pour ce dimanche, son départ pour les villes de Bria et Ndélé où il compte reprendre son tryptique des "trois R" à savoir : Rassemblement, Réconciliation et Reconstruction

 

 

 

 

Le candidat Martin ZIGUELE annoncé dimanche à Bria et Ndélé
Le candidat Martin ZIGUELE annoncé dimanche à Bria et Ndélé
Le candidat Martin ZIGUELE annoncé dimanche à Bria et Ndélé
Centrafrique-Presse.com
27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 02:02

 

 

 

http://www.dakaractu.com/ Samedi 26 Décembre 2015

 

Après une année de transition politique, la République Centrafricaine s’apprête à organiser le premier tour de ses élections présidentielle et législatives les plus ouvertes. Ce premier tour qui devait se tenir ce dimanche 27 décembre vient d’ailleurs d’être reporté de trois jours, au mercredi 30 décembre, en raison de difficultés logistiques qui ont fait que tout le matériel de vote n’a pas encore été acheminé sur tous les lieux de votes. En effet, si les urnes et les isoloirs sont restés en province après le référendum constitutionnel du 13 décembre, les bulletins, les formulaires servant à l’établissement des procès -verbaux de décompte des suffrages, n’ont pas encore été acheminés dans les quelque 2 600 centres de vote. D’autres sources récentes font également part de soupçons de fraude, ainsi que de cartes et d’inscription multiples. 


C’est à ce titre que l’Union Africaine a fait appel à l’expertise d’observateurs africains en vue de superviser, d’observer et de contrôler la régularité du processus électoral dans ce pays d’Afrique centrale qui se remet à peine d’une  crise politique aigüe sur fond de violences ethniques, religieuses et confessionnelles meurtrières. C’est dans cette Afrique déchirée par les violences que le Pape François avait tenu a effectuer, le 29 novembre dernier, une visite de deux jours placée sous le signe du pardon et de la réconciliation entre les communautés chrétienne et musulmane. Il y avait fustigé « la haine aveugle que le démon déchaîne en Centrafrique », affirmant que « toutes les communautés souffrent indistinctement » et que Dieu « ne fait pas de différences » entre elles. 


L’Union Africaine prend part à ces joutes électorales en raison des dispositions de la Charte africaine sur la démocratie, les Elections et la Gouvernance d’une part, et de la Déclaration de Durban sur les principes régissant les élections démocratiques en Afriques. 

 

Parmi ces experts africains chargés par la commission de l’Union Africaine d’assurer et de garantir la transparence et la crédibilité de ces élections cruciales qui se tiennent du 22 au 31 décembre 2015, l’ancien Premier Ministre sénégalais Me Souleymane Ndéné Ndiaye a été choisi en vue de diriger cette fine équipe d’observateurs. Ce faisant, l’UA a justifié son choix par la « vaste expérience » et l’ « engagement » de Souleymane Ndéné Ndiaye pour la consolidation de la démocratie sur le continent. « Votre vaste expérience et votre engagement pour la consolidation de la démocratie sur le continent sont autant d’atouts qui me confortent d’ans l’idée que vous conduirez cette mission à la satisfaction aussi bien de la commission, des autorités centrafricaines qu’à l’Afrique toute entière », selon la commission de l’UA. 

  

La Cour constitutionnelle de transition a retenu les noms de trente candidats, dont quatre font la course en tête. Anicet Georges-Dologuélé, Premier ministre de 1999 à 2001 sous Ange-Félix Patassé puis président de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale ; Karim Meckassoua, candidat musulman indépendant de 63 ans né à Bangui dans une famille de Haoussa du Nigéria, ingénieur ergonome de formation ; Martin Ziguélé dernier Premier ministre d’Ange-Félix Patassé (2001-2003) ; et Bilal Désiré Nzanga-Kolingba, ancien député passé par la Banque mondiale et plusieurs fois ministre sous François Bozizé. 

  

En République de Centrafrique, les défis du prochain Président élu sont immenses : mettre  un terme aux violences, restaurer la souveraineté de l’Etat, ressusciter  des institutions exsangues et relancer l’économie d’un pays dont la richesse des sous-sols a alimenté le conflit. 

Elections en Centrafrique : Souleymane N'déné N'diaye dirige la mission de l’Union Africaine
Centrafrique-Presse.com
27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 02:00
RCA: des candidats dénoncent un trafic de cartes d'électeurs

 

 

 

Par RFI Publié le 26-12-2015 Modifié le 27-12-2015 à 00:59

 

En République centrafricaine, un trafic de cartes d’électeurs a été signalé par des candidats à la présidentielle ou aux législatives. Plusieurs s'en seraient fait proposer pour 1000 francs CFA pièce. De nouvelles irrégularités présumées qui surviennent alors que les difficultés dans l'organisation des élections ont provoqué leur report de trois jours. Reportage.

 

La scène est peu banale dans cette rue de Bangui. « J’ai vu un gars avec plein de cartes d’électeur », explique Elvis Bindala. Le candidat aux élections législatives dans la première circonscription du 6e arrondissement ajoute : « Il m’a dit que c’est son cousin qui lui a donné les cartes et son cousin, c’est le président du bureau du candidat. »

 

Elvis Bindala pose une dizaine de cartes sur la table, toutes au nom des candidats inscrits dans cette circonscription de la capitale centrafricaine. « Il y a au moins sept jeunes qui sont venus me voir. Ils m’ont présenté neuf cartes, et après ils m’ont demandé de l’argent. J’ai dit non parce que ce n’est pas normal ! », témoigne le candidat.

 

Stupéfait de ce trafic, Elvis Bindala décide de prévenir le QG du candidat à l’élection présidentielle qu’il soutient : Anicet Georges Dologuélé.

 

7 000 cartes d’électeurs

 

Si Elvis Bindala a fait cette découverte par hasard au détour d’une balade dans son quartier, d’autres candidats ont également fait part de choses similaires dans la 6e circonscription du deuxième arrondissement de la capitale.

 

« Nous avons un candidat dans le 6e qui nous a donné le nom de son compatriote qui détient plus de 7 000 cartes d’électeur et qui les vend », affirme Thierry Patrick Akoloza, le porte-parole du candidat Timoléon Baikoua.

 

Le ministre de l'Administration territoriale de Centrafrique, Modibo Bachir Walidou, a dit à RFI prendre ces informations très au sérieux. Une enquête serait en cours et le politique rappelle que des mesures ont été prises en conséquence pour empêcher les fraudes le jour du vote. A l’instar de l’obligation pour tous les citoyens de présenter en plus de leur carte d'électeur, une pièce d'identité.

 

Fraude organisée ou sérieux problème d’organisation ? Face à ce trafic, tous les candidats témoignent d’ores et déjà de leurs inquiétudes quant à la crédibilité du scrutin.

Centrafrique-Presse.com