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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 17:15

 

 

 

BRUXELLES, 27/05/15 (Xinhua) -- L'Union européenne (UE) a annoncé mardi qu'elle allait augmenter son soutien financier à la République centrafricaine (RCA) en mettant l'accent sur les besoins humanitaires, la relance et le renforcement des capacités de résilience du pays.

 

Afin de mobiliser l'attention et le soutien de la communauté internationale en faveur de la RCA, toujours aux prises avec les répercussions du récent conflit, une conférence internationale se tient actuellement à Bruxelles sous la houlette de la haute représentante et vice-présidente de l'UE Federica Mogherini.

 

Dans un communiqué officiel, la Commission européenne a annoncé qu'elle allait accroître son aide à la Centrafrique en octroyant au total 72 millions d'euros. Cette somme sera répartie en 10 millions d'euros d'aide humanitaire, 40 millions d'euros consacrés au soutien budgétaire et 22 millions d'euros de nouvelle contribution au Fond fiduciaire de l'UE pour la RCA.

 

Les premiers résultats et les perspectives futures de ce fonds de l'UE pour la RCA devaient être présentés lors de la conférence tenue ce mardi.

 

"Après des années de conflit, le peuple de la République centrafricaine a le droit à un présent et un avenir de paix. Dès le début de cette crise, l'Union européenne a été à ses côtés pour l'aider à trouver le chemin de la reprise, de la stabilité et du développement", a déclaré Mme Mogherini.

 

La RCA est en proie à une crise depuis 2013 et ses structures étatiques, économiques et sociales doivent être entièrement reconstruites, a souligné l'UE dans son communiqué.

 

 

Des millions d'Euro pour la RCA

 

27/05/15 (BBC)

 

La Conférence internationale des donateurs sur la République Centrafricaine a permis de mobiliser, mardi à Bruxelles, 280 millions d'euros pour la reconstruction du pays dévasté par la guerre civile.

 

Apparemment une somme énorme, ces centaines de millions sont pourtant en deçà des besoins financiers du pays.

 

La conférence de Bruxelles avait pour but de relancer la mobilisation des bailleurs de fonds qui trainent les pas à concrétiser leurs promesses.

 

Au cours d'un point de presse, à l'issue de la conférence, la présidente du gouvernement de transition, Catherine Samba-Panza, a indiqué que la rencontre était nécessaire.

 

Selon le Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires de l’Onu, dans le seul domaine humanitaire, à peine 21% des besoins estimés à 613 millions de dollars sont couverts.

 

L'écart entre les financements et les besoins, de plusieurs centaines de millions d'euros, va donc se réduire mais pas complètement.

 

 

Coup de pouce de la Commission européenne pour la Centrafrique

 

27/05/15 (Euronews)

 

La Commission européenne s’engage à verser une aide supplémentaire de 72 millions d’euros à la République de Centrafrique. 10 millions seront dédiés à l’aide humanitaire. Annonce faite à Bruxelles à l’occasion d’une conférence internationale pour ce pays ravagé par un conflit ethnique entre 2013 et 2014.

 

“Nous apportons une aide supplémentaire de 10 millions d’euros pour financer l’aide humanitaire”, a annoncé le commissaire européen à la Coopération et au Développement, Neven Mimica. “L’Union européenne reste aux côtés de la république de Centrafrique et nous nous engageons à aider ce pays à résoudre les défis à venir”.

 

L'UE accroît son aide financière à la Centrafrique
L'UE accroît son aide financière à la Centrafrique
Centrafrique-Presse.com
27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 17:12

 

 

 

27/05/15 (AFP)

 

Pieds et torses nus, en slips ou en shorts, une cinquantaine d'hommes suant à grosses gouttes, creusent un puit de sable de la taille d'un demi-terrain de football au milieu de la forêt centrafricaine. Un travail de forçat pour tenter de trouver le diamant qui, espèrent-ils, changera leur vie misérable.

 

La mine de Banengbele, près de Boda (sud-ouest), est une des dizaines de "chantiers" de la région où les "nagbata" (travailleurs) cherchent "le produit", le diamant, selon le jargon local.

 

"C'est dur. On travaille dur. J'ai mal partout", affirme Jean Bruno Sembia. Chaque coup de pelle semble dérisoire par rapport au chantier mais, comme des fourmis, les nagbata creusent pour arriver à une profondeur de 3 mètres où ils pourront ensuite fouiller le gravier.

 

La paie est de 1700 F CFA par jour (3 euros). Le concessionnaire de la mine, qui assure aussi les petits soins médicaux, retranche 200 F CFA pour la nourriture. Les nagbatas commencent à 7h00 du matin et terminent la journée à 16h00 avec une pause d'une demi-heure.

 

La mine est difficilement accessible. Il faut parcourir une dizaine de kilomètres sur la piste depuis Boda, et emprunter un chemin de 5 km en pleine forêt. Obligés de rester sur place, les mineurs se sont donc installés dans un campement de fortune.

 

Des bouts de bois, une bâche et une moustiquaire forment une tente d'à peine 1,5 m de large dans laquelle dorment quatre hommes. Vin de palme et cannabis, visibles sur le campement, aident à tenir le coup. Les repas sont préparés par des femmes. Parfois, l'ordinaire s'améliore avec de la viande de brousse, comme le serpent.

 

"Je fais la restauration. Ça nous permet de vivre. Je gagne 2000 F (3 euros) par jour. Les conditions sont difficiles. Je reste de cinq jours à un mois sur place. Mon mari est mort pendant la guerre. Je dois me débrouiller", affirme Huguette Zonki, mère de quatre enfants, dont un bébé à la tête couverte de petites pustules.

 

- Contrebande -

 

"Chaque matin, je prie pour que Dieu m'aide à trouver des gros diamants", dit Laurent Guitili. "Un jour c'est sûr, je trouverai un gros diamant. Je pourrai ainsi avoir ma propre mine et subvenir à tous mes besoins".

 

Les ouvriers procèdent aussi à des sacrifices de poulet ou à des dons aux enfants pour bénéficier d'un sort favorable.

 

Quand ils trouvent le "produit", le concessionnaire le prend et le vend. Il reverse alors une part au travailleur selon une équation compliquée dans laquelle il retire notamment ce qu'il a engagé comme frais et le salaire du mineur. Le nagbata touche généralement entre 20.000 et 40.000 (30 et 60 euros) par carat trouvé.

 

En raison des violences inter-religieuses qui ont fait des centaines de victimes depuis décembre 2013 dans la région, la ville de Boda est aujourd'hui partagée en deux avec une enclave musulmane. Les musulmans, qui contrôlaient jadis la plupart des mines du secteur, ne peuvent plus en sortir.

 

Après être passées successivement entre les mains de l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, puis des milices chrétiennes anti-balaka, la plupart des mines sont désormais aux mains de concessionnaires chrétiens.

 

"C'est mieux de travailler pour des fils du pays", disent les Nagbatas en référence aux chrétiens, majoritaires.

 

"Il y avait un problème sous-jacent", explique un fonctionnaire sous couvert de l'anonymat. La jalousie née de la relative richesse de certains musulmans dans le secteur a été un des facteurs aggravants des affrontements dans la région.

 

A la brigade des mines, une dessin équivoque montre un mineur vendant un diamant à un commerçant musulman et barbu d'une "boutique Ali" avec l'inscription: "Nagbata ne vendez pas vos diamants aux acheteurs illégaux".

 

Moussa Traoré, un collecteur musulman, s’est installé il y a deux mois à Boda. Il a payé une patente au ministère des Mines et promet qu'il vend légalement ses diamants aux centrales d'achat de Bangui.

 

Toutefois, de l'avis des mineurs comme des autorités, la contrebande fait fureur, le diamant étant "invendable" à l'étranger par les circuits légaux. Les filières informelles vers le Cameroun, Tchad, Congo ou Soudan, sont nombreuses.

 

"Avec l'embargo (sur le diamant centrafricain), le prix du diamant a baissé. C'est difficile", souligne M. Traoré. "Il faudrait une levée de l'embargo pour que l'activité reprenne".

Centrafrique : travail et sueur pour les diamants de Banengbele
Centrafrique-Presse.com
26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 22:18

 

 

Invité Afrique soir

 

Par Nathalie Amar   RFI  mardi 26 mai 2015

 

Financer les futures élections, le processus de DDR – désarmement/démobilisation/réinsertion – mais aussi remettre en marche l'économie. Pour toutes ces raisons, la Centrafrique a besoin de fonds. C’était le message de la présidente de la transition Catherine Samba-Panza ce matin alors que la RCA était à l'ordre du jour d'une réunion des donateurs à Bruxelles. Pour en parler, Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale de l’International Crisis Group.

 

« La résolution du problème sécuritaire, ou en tout cas le début de la résolution du problème sécuritaire, passe par un programme de démobilisation, de désarmement et de réinsertion. C’est en effet une des priorités du financement, le financement n’étant qu’un des problèmes du DDR. Puisque dès la fin du forum de Bangui, au moins deux groupes armés qui avaient donné leur accord pour participer à un programme de DDR ont retiré cet accord juste après l’avoir donné. […] Il y a une longue histoire d’échecs de DDR en Centrafrique. Néanmoins, il est nécessaire d’en faire un qui soit bien calibré, qui soit bien contrôlé surtout et qui évite les phénomènes d’évaporation financière qu’ont connu les autres DDR. »

 

Thierry Vircoulon : « Il y a une longue histoire d’échecs de DDR en RCA»
Centrafrique-Presse.com
26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 19:16

 

 

 

http://www.adiac-congo.com   Mardi 26 Mai 2015 - 18:12

 

Une conférence internationale axée sur les besoins humanitaires, la relance et le renforcement des capacités de résilience de la Centrafrique s’est tenue le mardi 26 mai à Bruxelles, en Belgique. La rencontre a permis de mobiliser l’attention et le soutien de la communauté internationale en faveur de la RCA.

 

À cette occasion, la Commission européenne a annoncé l’augmentation de son aide à la République centrafricaine d’un montant total de 72 millions d’euros. Ces fonds seront notamment consacrés à l’aide humanitaire (avec une enveloppe additionnelle de 10 millions d’euros). Ils seront aussi destinés à des mesures d’appui budgétaire (40 millions d’euros supplémentaires) et à une nouvelle contribution au Fonds fiduciaire de l’UE pour ce pays (qui bénéficiera d’un complément de 22 millions d’euros). Les premiers résultats et les perspectives futures de ce Fonds (dénommé Bêkou, ce qui signifie « espoir » en sango, la langue principale du pays) ont été également présentés lors de ces assises.

 

Dans une intervention, le commissaire pour la coopération internationale et le développement, Neven Mimica, a indiqué que le Fonds Bêkou a créé entre les partenaires internationaux des synergies puissantes pour aider les autorités centrafricaines à sortir de la crise que le pays a connue, à consolider l’État et rétablir la paix et la sécurité. « Je me réjouis de la rapidité avec laquelle le fonds Bêkou a été mis en place,  ce qui témoigne à quel point l’UE et ses partenaires avaient conscience de la nécessité de réagir rapidement à cette crise. La conférence d’aujourd’hui nous offre l’occasion de mettre en lumière le processus de stabilisation en cours en RCA et la solidarité internationale dont il fait l’objet », a-t-il déclaré.

 

Pour sa part, le commissaire pour l’aide humanitaire et la gestion des crises, Christos Stylianides, a plaidé pour une aide soutenue à la Centrafrique. « Nous vivons des temps agités, où de nouvelles crises surgissent à tout moment et partout. Mais nous ne devons pas détourner notre attention des crises humanitaires actuelles comme celle‑ci. Les Centrafricains continuent d’avoir besoin de notre aide pour survivre et reconstruire leur vie », a-t-il fait remarquer. Etant l’un des principaux partenaires de la Centrafrique, l’UE a pris d’autres engagements importants allant dans le sens d’un renforcement du soutien financier apporté à ce pays.

 

« Après des années de conflit, le peuple de la République centrafricaine mérite un présent et un avenir faits de paix », a déclaré quant à elle la haute représentante et vice-présidente, Federica Mogherini. « Dès le début de cette crise, l’Union européenne a été à ses côtés pour l’aider à trouver le chemin de la reprise, de la stabilité et du développement. Le récent Forum de Bangui a suscité une dynamique de réconciliation nationale portée par les Centrafricains eux-mêmes ; avec la conférence d’aujourd’hui, nous réaffirmons notre volonté, et celle de nos partenaires internationaux, de les soutenir sur la voie de la reconstruction et de la paix », a-t-elle assuré.

 

La conférence de Bruxelles sur le soutien à la Centrafrique a été organisée à l’initiative de la haute représentante et vice-présidente, Federica Mogherini, du commissaire pour la coopération internationale et le développement, Neven Mimica, et du commissaire pour l’aide humanitaire et la gestion des crises, Christos Stylianides. La délégation centrafricaine à cette conférence a été conduite par la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. Les ministres français, allemand et néerlandais du développement, les ministres des affaires étrangères de la région de l’Afrique centrale ainsi que des représentants d’organisations internationales ont participé également à la rencontre.

 

La Centrafrique est en proie à une crise depuis 2013. Ses structures étatiques, économiques et sociales doivent être entièrement reconstruites. Au cours de la période 2013-2014, l’Union européenne a déjà mobilisé 377 millions d’euros au titre de l’ensemble des instruments dont elle dispose afin d’aider le pays. En plus d’une aide humanitaire généreuse pour faire face à cette crise, l’UE a joué un rôle de premier plan dans les efforts déployés au niveau international en faveur de la relance et du renforcement des capacités de résilience de la RCA. En coopération avec la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, l’UE a lancé en juillet 2014 le premier Fonds fiduciaire européen : le Fonds fiduciaire Bêkou pour la République centrafricaine.

 

Doté d’un financement initial de 74 millions d’euros, ce Fonds a déjà engagé plus de 47 millions d’euros. Son objectif est de soutenir des mesures couplant les interventions à caractère humanitaire à des programmes de reconstruction et de développement à moyen terme.

 

Nestor N'Gampoula

 

 

L'UE accroît son aide financière à la Centrafrique

 

French.china.org.cn  le 27-05-2015

 

L'Union européenne (UE) a annoncé mardi qu'elle allait augmenter son soutien financier à la République centrafricaine (RCA) en mettant l'accent sur les besoins humanitaires, la relance et le renforcement des capacités de résilience du pays.

 

Afin de mobiliser l'attention et le soutien de la communauté internationale en faveur de la RCA, toujours aux prises avec les répercussions du récent conflit, une conférence internationale se tient actuellement à Bruxelles sous la houlette de la haute représentante et vice-présidente de l'UE Federica Mogherini.

 

Dans un communiqué officiel, la Commission européenne a annoncé qu'elle allait accroître son aide à la Centrafrique en octroyant au total 72 millions d'euros. Cette somme sera répartie en 10 millions d'euros d'aide humanitaire, 40 millions d'euros consacrés au soutien budgétaire et 22 millions d'euros de nouvelle contribution au Fond fiduciaire de l'UE pour la RCA.

 

Les premiers résultats et les perspectives futures de ce fonds de l'UE pour la RCA devaient être présentés lors de la conférence tenue ce mardi.

 

"Après des années de conflit, le peuple de la République centrafricaine a le droit à un présent et un avenir de paix. Dès le début de cette crise, l'Union européenne a été à ses côtés pour l'aider à trouver le chemin de la reprise, de la stabilité et du développement", a déclaré Mme Mogherini.

 

La RCA est en proie à une crise depuis 2013 et ses structures étatiques, économiques et sociales doivent être entièrement reconstruites, a souligné l'UE dans son communiqué.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : l’Union européenne accroît son soutien financier et politique au pays
Centrafrique : l’Union européenne accroît son soutien financier et politique au pays
Centrafrique-Presse.com
26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 19:02

 

Texte du décret portant désignation des membres du Comité de suivi du Forum National de Bangui

Composition du Comité de suivi du Forum de Bangui
Composition du Comité de suivi du Forum de Bangui
Composition du Comité de suivi du Forum de Bangui
Composition du Comité de suivi du Forum de Bangui
Composition du Comité de suivi du Forum de Bangui
Centrafrique-Presse.com
26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 17:58

 

 

 

Kaga-Bandoro, 26 Mai 2015(RDJH)--Les déplacés vivant sur le site de l’évêché de la ville de Kaga-Bandoro, témoignent subir des exactions, de la part des Anti-Balaka. Une ONG locale présente dans la région a relevé que ces miliciens exigent souvent des déplacés les produits alimentaires.

 

«Le site des déplacés de l'évêché regroupe seulement des personnes qui ont perdu leurs maisons. Malheureusement, ce site est transformé pour le moment à un lieu où des éléments disant des Anti-Balaka viennent commettre des forfaits » a déploré Armel Billo, responsable de sécurité du site.

 

Marcelin Bokoïnam, coordonnateur de l’ONG Caritas de la ville Kaga-Bandoro, a relevé que « certains groupes armés dans la région réclament au quotidien des vivres et des produits alimentaires que distribue la Caritas aux personnes déplacées dans le site et les villages. Au cas où nous n’arrivons pas à les satisfaire, nous sommes toujours exposés à des menaces ».

 

L'humanitaire a par ailleurs ajouté que la Minusca a promis multiplier les patrouilles dans le site de l’évêché de la ville et dans les villages que les activités de distribution s’effectuent souvent.

 

Une réunion de sensibilisation a été organisée par les autorités locales de la ville de Kaga-Bandoro et la Minusca aux mois d’avril et mai afin de lutter contre les exactions qui se multiplient dans la localité ces derniers temps.

 

Les autorités de ladite ville demandent à la Minusca de mener une opération de désarmement dans la ville pour que la paix revienne./

 

Daniel Nguerelessio

Centrafrique/Kaga-Bandoro: Les déplacés du site de l'évêché vivent sous la menace des Anti-Balaka
Centrafrique-Presse.com
26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 17:47

 


 

Bangui, 26 mai 2015 (RJDH)-  Plusieurs déplacés se sont regroupés sous une bâche ce mardi 26 mai sur le site des déplacés de M’Poko, pour attendre la réception des documents leur permettant  l’accès à un badge provisoire. Ces pièces d’identification seront délivrées par la mairie en appui avec les responsables de chaque zone, afin d’avoir des kits composés des 90000 FCFA, des Bâches etc. 

 

Sous le soleil ardent, les déplacés du site de M’Poko sont débout, d’autres sont assis sur des bancs. Sous la tente où se tiennent les réunions des responsables de la zone 10,11 et 1, les représentants du gouvernement et de l’ONG OIM se sont regroupés. Les déplacés entrent à tour de rôle. Des documents dits bordereaux leur ont été remis après une vérification de chaque entité présente pour les circonstances.

 

L’impatience se lisait sur le visage de ces déplacés. Ils se querellent pour les premières places. Les mères d’enfants sortaient et revenaient sitôt pour ne pas perdre leur place initiale dans le rang. De part et d’autres, des enfants pleuraient, parce qu’exposés au soleil.

 

Une campagne de sensibilisation s’effectue au fur et à mesure que les documents leur sont remis. Il leur est interdit de falsifier les pièces afférentes qui sont données. « En cas de perte, la reproduction de ces documents ne sera pas possible. L’acquisition des kits est conditionnée à la présentation de toutes ces pièces », a martelé un agent de l’OIM. 

 

Selon Juliana-Christy Bouiyadiam, membre de la cellule technique d’appui et action humanitaire au ministère des affaires sociales, « le but de ce contrôle est de vérifier les personnes qui ont été enregistrées, afin de leur remettre un bordereau d’accès à des kits ».

 

Elle a par ailleurs souligné que ces activités concernent les déplacés venus du 3ème, 8ème, 5ème, 4ème, Bégoua et Bimbo. « La plupart des déplacés qui sont sur le site de l’aéroport sont issus de ces localités. Ils vont se présenter dans les différents commissariats de leur arrondissement afin d’avoir ces badges », a fait savoir Juliana- Christy Bouiyadiam.

 

Jean-Baptiste Faranzo, déplacé  du site de M’Poko se dit insatisfait par rapport à la somme de 90000 FCFA. « Le montant pour la construction ou la réhabilitation d’une maison est supérieur à ce que nous allons recevoir. Nous sommes obligés d’accepter parce qu’il faut que nous quittions ce local qui appartient à l’ASECNA (Agence pour la Sécurisation Aérienne en Afrique) », s’est-il indigné.

 

Environ 4319 ménages ont été enregistrés par l’OIM en collaboration avec le ministère des affaires sociales, dans le but de l’acquisition des badges qui seraient des pièces d’identification afin d’avoir accès à un appui financier et matériel.  / 

 

Auguste Bati-Kalamet.

 

 

Centrafrique/Bangui : De retour dans les 3ème et 5ème arrondissements, les déplacés encore inquiets de leur situation sécuritaire

 

Bangui, 26 mai 2015 (RJDH)—Des personnes déplacées logeant les 5ème et 3ème arrondissements de Bangui sont en train de regagner leurs domiciles. Le constat est fait depuis la première semaine du mois de mai. La cohésion sociale est au centre  de vie des chrétiens et musulmans de ces  deux arrondissements.

 

Christella Telle,  habitant le quartier Baidi Sénégal, note que leur retour témoigne la cohésion sociale, à l’œuvre entre chrétiens et musulmans. « Présentement, chrétiens et musulmans vivent ensemble. Il n’y a plus de problèmes entre nous. Je me réjouis par ce que après notre retour nous nous fréquentons et la cohabitation pacifique est revenue », a dit-elle.

 

Simplice Bette, chef du quartier Baidi déplore la situation sanitaire des habitants et indique que leur habitation a été détruite, « nos frères musulmans viennent le plus souvent nettoyer leur concession  et me disent qu’ils  sont prêts à regagner leur maison. Ce qui pose problème c’est qu’une partie de leur maison a été détruite ». 

 

« Le secteur que nous habitons est beaucoup plus touché par la crise. La nuit, il n’y a pas de lumière, ce qui nous fait peur par ce que dans le noir on ne se sent pas en sécurité », a dit Mbana Ludovic habitant du quartier Sénégal.

 

La même source appelle les autres déplacés à regagner leur domicile, car selon lui c’est chez sois qu’on peut être compris si on n’a des difficultés.

 

Depuis le 05 décembre 2013, plusieurs personnes habitant le 5e  arrondissement se sont déplacées dans les sites des déplacés suite à la crise militaro-politique centrafricaine. Au début du mois d’Avril, le gouvernement centrafricain et certains partenaires humanitaires ont enclenché le processus du retour de ces personnes. Un mois après le lancement du processus, les choses semblent marcher bien./

 

Carole Bycekoan


 

Centrafrique/ Bangui : Des déplacés acceptent les conditions de leur retour
Centrafrique/ Bangui : Des déplacés acceptent les conditions de leur retour
Centrafrique/ Bangui : Des déplacés acceptent les conditions de leur retour
Centrafrique-Presse.com
26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 17:31

 

 


Ouagadougou AFP / 26 mai 2015 17h31 - Des ossements ont été exhumés de la tombe supposée contenir la dépouille de l'ex-président burkinabè Thomas Sankara, assassiné en 1987 lors d'un coup d'État, a affirmé l'avocat de sa famille à l'AFP.


Je peux certifier que dans la tombe supposée être celle de Thomas Sankara, des restes ont été exhumés. En tant qu'avocat représentant la famille, nous avons constaté aux environs de 8H35, à 45 cm de profondeur les premiers ossements, a déclaré Me Benewendé Stanislas Sankara, qui assiste à l'exhumation dans le cimetière de Dagnoën, un quartier de Ouagadougou.


Thomas Sankara avait été enterré à la sauvette le soir du 15 octobre 1987, après son assassinat lors du coup d'État qui porta Blaise Compaoré au pouvoir. Il aurait été inhumé au cimetière de Dagnoën, mais sa famille et ses nombreux partisans doutent que son corps s'y trouve réellement.


Les restes qui ont été retirés de la poussière, sont constitués de quelques ossements, de tissus au fonds rouge avec des traits noirs, a détaillé l'avocat.


Nous pensons que les restes qui ont été totalement enlevés aux environs de 11 heures pourront permettre aux experts de faire leur travail scientifique et de produire le rapport que nous attendons, a poursuivi Me Sankara.


La gendarmerie a empêché tout attroupement autour de l'endroit mais quelques curieux se sont réunis à plus de 500 mètres de là.


L'exhumation des corps censés être ceux de Sankara et de douze de ses compagnons a démarré lundi. Les tombes de deux de ses compagnons d'infortune de l'ex-président avaient été alors ouvertes.


Ils ont trouvé des restes de survêtement dans la première tombe. Dans la deuxième tombe, ils ont trouvé deux dents, une partie de la mâchoire et d'autres restes de survêtement, avaient indiqué à l'AFP des proches de victimes.


Au passage du corbillard transportant les caisses contenant ces restes, et escorté par la gendarmerie, la foule amassée aux abords du cimetière avait entonné l'hymne national.

L'opération d'exhumation est conduite par trois médecins, un Français et deux Burkinabè, en présence du commissaire du gouvernement et d'un juge d'instruction.

Le régime de M. Compaoré avait toujours refusé l'ouverture d'une enquête sur les circonstances de l'assassinat de Sankara. Début mars, le gouvernement de transition mis en place après la chute en octobre du président Compaoré a finalement autorisé l'exhumation du corps de Sankara dans le but de l'identifier formellement.

Les tombes ont été mises sous scellés début avril par la justice militaire du Burkina qui enquête depuis mars sur les circonstances de la disparition du père de la révolution burkinabè.


Plusieurs auditions ont déjà eu lieu et notamment le 14 mai celle de Mariam Sankara, veuve du défunt président.


La figure de Thomas Sankara, révolutionnaire loué pour son intégrité et icône du panafricanisme, a été abondamment évoquée durant le soulèvement populaire qui a conduit à la chute de Compaoré le 31 octobre dernier.

 

(©)

 

Burkina : des ossements exhumés de la tombe supposée de Sankara
Burkina : des ossements exhumés de la tombe supposée de Sankara
Centrafrique-Presse.com
26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 17:16

 

    

 

APA N’Djamena (Tchad) APA 2015-05-26 15:57:12 La Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a entériné la prolongation technique de la transition en Centrafrique, recommandée par le forum national de réconciliation tenu du 5 au 11 mai à Bangui.

 

Pour entrer en vigueur, cette recommandation du forum, combattue par plusieurs délégués, devait, au préalable, être entérinée par la CEEAC qui a définitivement tranché le débat en autorisant la prolongation technique de la transition.

Réunis lundi dans la capitale tchadienne pour leur 16ème sommet ordinaire, les chefs d'Etat de la CEEAC en ont décidé ainsi pour permettre aux autorités de la transition d'organiser des élections crédibles et transparentes avant la fin de l'année 2015 conformément aux recommandations du forum de Bangui, précise le communiqué final ayant sanctionné la 16ème session ordinaire de leurs assises.

Selon le communiqué lu, lundi soir, à  la télévision nationale tchadienne par le ministre tchadien de l'Economie, du Commerce et du Développement touristique, M. Aziz Ahamat Tibeg, la conférence des chefs d'Etat de la CEEAC a exhorté les Etats membres et les partenaires internationaux à  maintenir et à  accroitre leur appui multiforme à  la République centrafricaine.


Le communiqué annonce la tenue, à  une date qui n'est pas précisée, d'une session spéciale de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement du COPAX (Conseil de paix et de sécurité en Afrique centrale) exclusivement consacrée à  la République centrafricaine.

La conférence a décidé, par ailleurs, de rester saisie de la question centrafricaine, la CEEAC demeurant le cadre le plus approprié pour aider les Centrafricains à  sortir définitivement leur pays de la crise.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=824868#sthash.JGz1ZV19.dpuf

 

Centrafrique : La CEEAC entérine la prolongation technique de la transition
Centrafrique-Presse.com
26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 16:47

 

 


Bruxelles AFP / 26 mai 2015 15h20 - La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza a exhorté mardi la communauté internationale à verser l'aide promise au pays, notamment pour financer des élections d'ici la fin de l'année.

Je réaffirme ici ma détermination à organiser des élections démocratiques et crédibles (...) En tout état de cause ces élections se tiendront avant la fin de l'année 2015, a dit Mme Samba Panza à l'ouverture d'une conférence sur l'aide pour la Centrafrique à Bruxelles.


Le forum de réconciliation centrafricain a décidé le 11 mai de reporter les élections présidentielle et législatives initialement prévues avant le mois d'août.


Les quelque 600 délégués de ce forum s'étaient réunis pour trouver une sortie à la meurtrière crise politico-militaire de 2013-2014, sans précédent dans l'histoire pourtant très troublée de la Centrafrique.


Le processus électoral qui placera à la tête du pays un pouvoir démocratique est une priorité claire et absolue, a assuré Mme Samba Panza, et seules des contraintes logistiques et budgétaires sont responsables de ce report.


Nous n'avons pas assez de ressources pour financer ces élections, a abondé la ministre centrafricaine de l'Économie, Florence Limbio, en marge de la conférence. Elle a chiffré les fonds manquants à 17 millions de dollars et souligné que le pays ne dispose que de six, huit mois, pas plus, pour organiser le scrutin.


Les deux responsables ont reçu le soutien de la secrétaire d'Etat française au Développement, Annick Girardin. Malheureusement, le financement du processus électoral n'est pas assuré, 20 millions de dollars restent à trouver. J'appelle tous les bailleurs à se mobiliser, a-t-elle dit.


Sur le seul plan humanitaire, l'Onu a estimé les besoins d'aide de la Centrafrique à 613 millions de dollars pour 2015. Mais seulement 21% de ce montant a effectivement été versé à ce stade, selon Mme Samba Panza.


Nous avons eu beaucoup d'annonces, d'intentions, mais les décaissements des fonds n'ont pas suivi les attentes, a souligné la présidente.


La situation humanitaire reste désastreuse, a averti Kyung-Wha Kang, secrétaire générale adjointe du bureau des Affaires humanitaires de l'Onu (OCHA).


Un demi-million de personnes sont toujours déplacées dans le pays et un demi million se sont réfugiées dans les pays voisins, a-t-elle rappelé. Protéger les civils reste très difficile, les femmes et enfants, coincés entre les groupes armés, restent particulièrement exposés aux violences et abus.


En réalité, les besoins dépassent de loin les ressources disponibles. Nos partenaires nous informent que des opérations sont arrêtées en raison du manque de fonds, a déploré Mme Kang, alors que selon l'ONU, 2,7 des 4,6 millions d'habitants ont encore besoin d'aide.


La Commission européenne a annoncé mardi un relèvement de son aide humanitaire de 10 millions d'euros, portant à près de 100 millions l'aide prévue en 2015. La France a promis 35 millions d'euros cette année.


Mme Girardin a toutefois estimé que les efforts du gouvernement de transition commencent à porter leurs fruits.


La sécurité s'est considérablement améliorée, la vie économique et sociale reprend progressivement son cours en particulier à Bangui, l'administration se redéploie progressivement dans le pays, les finances publiques se redressent, les fonctionnaires sont payés, a-t-elle énuméré.


Il reste toutefois encore une centaine de camps de déplacés dans le pays, où les tensions entre chrétiens et musulmans restent vives après les tueries inter religieuses de 2013 et 2014.



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Élections en Centrafrique : au moins 17 millions de dollars manquent à l'appel

 

26/05/2015 à 16:45 Par Jeune Afrique

 

À l'ouverture d'une conférence sur l'aide à la Centrafrique à Bruxelles, la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a exhorté mardi la communauté internationale à verser l'aide promise au pays, notamment pour financer des élections d'ici la fin de l'année.

 

"Je réaffirme ici ma détermination à organiser des élections démocratiques et crédibles (...) En tout état de cause, ces élections se tiendront avant la fin de l'année 2015", a déclaré, le 26 mai, Catherine Samba-Panza, à l'ouverture d'une conférence sur l'aide à la Centrafrique à Bruxelles.

 

"Le processus électoral qui placera à la tête du pays un pouvoir démocratique est une priorité claire et absolue, a assuré la présidente de transition centrafricaine, et seules des contraintes logistiques et budgétaires sont responsables [du] report" des scrutins présidentiel et législatifs initialement prévus avant le mois d'août.

 

"Nous n'avons pas assez de ressources pour financer ces élections", a abondé Florence Limbio, ministre centrafricaine de l'Économie, en marge de la conférence. Elle a chiffré les fonds manquants à 17 millions de dollars et souligné que le pays ne dispose que de six à huit mois, pas plus, pour organiser le scrutin.

 

Les deux responsables ont reçu le soutien d'Annick Girardin, secrétaire d'État française au Développement. "Malheureusement, le financement du processus électoral n'est pas assuré, 20 millions de dollars restent à trouver. J'appelle tous les bailleurs à se mobiliser", a-t-elle dit.

 

Seulement 21 % de 613 millions de dollars débloqués sur le plan humanitaire

 

Sur le seul plan humanitaire, l'ONU a estimé les besoins d'aide de la Centrafrique à 613 millions de dollars pour 2015. "Mais seulement 21 % de ce montant a effectivement été versé à ce stade", selon Samba Panza. "Nous avons eu beaucoup d'annonces, d'intentions, mais les décaissements des fonds n'ont pas suivi les attentes", a souligné la présidente de la transition centrafricaine.

 

La Commission européenne a annoncé mardi un relèvement de son aide humanitaire de 10 millions d'euros, portant à près de 100 millions l'aide prévue en 2015. La France a promis de son côté 35 millions d'euros cette année.

 

 

L'UE se rassemble autour de la Centrafrique

 

https://rcf.fr 

 

La question centrafricaine s’invite ce mardi à Bruxelles. La Commission européenne accueille la conférence internationale sur la Centrafrique, une initiative de l’Union Européenne.

 

La présidente de transition de Centrafrique, Catherine Samba-Panza, est présente, tout comme Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne. Le but de cette conférence, faire le point sur la situation du pays. L’effondrement de l’Etat, en 2013, a fait sombrer la République centrafricaine dans la crise.

 

La conférence vise aussi à réunir des dons pour améliorer la situation humanitaire en Centrafrique. Une situation compliquée pour le pays comme l’explique Roland Marchal, chercheur CNRS basé à Sciences-Po Paris.

 

L’argent récolté lors de cette conférence doit servir à deux choses : payer les fonctionnaires pour préserver les institutions et organiser des élections. Des élections qui pourraient avoir lieu avant fin 2015 dans le cas de figure le plus optimiste. 

La Centrafrique en manque de fonds, notamment pour financer les élections
Centrafrique-Presse.com