Sommaire

Recherche

Liens

14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 00:33

 

 

 

 

 

 

RFI   13-03-2014 à 19:25

 

Les Nations unies viennent de publier une photo satellite de la capitale centrafricaine, Bangui, qui tente d'évaluer l'ampleur des destructions au cours des derniers mois. En comparant deux clichés, pris à la mi-novembre et fin février, cette image permet de dénombrer 1 872 structures ou bâtiment détruits et certains arrondissements ont été plus meurtris que d'autres.

 

Pour chaque structure détruite, un marqueur rouge. L'image satellite qui vient d'être publiée par les Nations unies montre une capitale criblée de destructions. Mais les bâtiments mis à terre se concentrent surtout en deux endroits. Le Ve arrondissement, autour de l'avenue du Lieutenant-Koudoukou et le quartier de Kokoro, dans le IIIe arrondissement. Ces deux zones totalisent à elles seules près de la moitié des destructions.

 

« J'ai essayé de faire des meetings de sensibilisation avec les populations du Ve arrondissement », se lamente un élu local, « mais quand les anti-balaka sont entrés dans le quartier, il y a eu un vrai déchaînement de violence. Les anti-balaka ouvraient la route, ils chassaient les musulmans. Derrière eux, les pillards se servaient », explique-t-il.

 

Un Banguissois se révolte contre cette mise à sac sous couvert de crise politique. « Tout cela a été le fait de jeunes qui écumaient les quartiers et qui attaquaient les maisons simplement pour se faire de l'argent », dit-il.

 

Différents témoins disent qu'on n'a pas seulement assisté au pillage des habitations mais également parfois à un véritable démantèlement des bâtiments.

 

« Les pillards prennent tout », dit l'une de ces sources. « Et quand il n'y a plus rien à prendre, ils se rabattent sur les tôles ou les parpaings pour aller les vendre », affirment des témoins.

Centrafrique: une photo satellite montre les destructions à Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 00:23

 

 

 

 

 

 

 

Un site islamique appelle les musulmans à frapper la France et à tuer son président, François Hollande, avec pour objectif de mettre fin à la présence militaire de l’armée française au Mali et en Centrafrique. L’appel n’est pas le premier, mais inquiète les services de renseignement français.

 

Il y a encore quelques jours, début mars, les services de renseignements français n’avaient jamais entendu parler de ce groupe jihadiste. Sur un site internet, celui-ci appelle dans un long communiqué à assassiner François Hollande. Le message est sans ambigüité : « A nos loups solitaires de France, nous disons : assassinez (votre) président ». Le site Al-Minbar Jihadi Media Network, une sorte de plate-forme médiatique moudjahidine, a intitulé sa campagne : « France nous ne demeurerons pas silencieux. » 

 

Terroristes contre militaires 

 

Le site jihadiste, vraisemblablement animé depuis le Pakistan, fait l’apologie de la violence envers le gouvernement français. Sur fond d’une photographie de la tour Eiffel suffoquant dans une épaisse fumée noire, on peut lire « Ô France ! (…) Nous arrivons, prépare-toi aux explosions et aux assassinats sur ton territoire ». Un peu plus loin, les cyberterroristes exhortent : « Terrifiez son gouvernement maudit et faites exploser des bombes, effrayez-les (…) faites leur vivre l’horreur. » 

 

Outre ces appels à la haine, une revendication principale se démarque des six images de cette campagne : mettre fin à la présence militaire française au Mali, en Centrafrique et d’une manière générale dans toutes les parties d’Afrique de l’Ouest où elle empêche les mouvements jihadistes de s’étendre à leur guise. Ainsi, sur une photographie de l’armée française, est écrit : « Ni Hollande, ni ses soldats ne connaîtront la paix en France à moins que les musulmans du Mali et de la Centrafrique ne la vivent concrètement chez eux. »

 

Une menace sérieuse 

 

Pour se venger de ce que les cyberterroristes qualifient « d’épuration ethnique et de croisade contre les musulmans de Centrafrique », ils demandent aux « braves musulmans de France (…) de retracer le chemin de Mohamed Merah », le terroriste franco-algérien qui avait assassiné sept personnes à Toulouse et Montauban en 2012. 

 

Face à la menace de mort du président de la République, François Hollande, la soixantaine de policiers et gardes rapprochés chargés de sa sécurité sont en alerte permanente. L’Elysée s’est déclaré « extrêmement vigilant », tout en rappelant que ces menaces ne sont pas une première, la dernière remontant à janvier 2013. Première ou pas, le parquet de Paris a ouvert une enquête confiée à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire. 

 

Pas de lien avec les Français partis en Syrie 

 

Les différents messages de cette campagne terroriste contre le président ont été rédigés en arabe ainsi qu’en français. Mais sur les versions françaises, plusieurs erreurs de traduction et des fautes d’orthographe ont été remarquées par des spécialistes - l’expression « loup solitaire » traduite par « loup individuel », par exemple -, remettant en question l’hypothèse d’auteurs francophones. 


Pour l’instant, difficile de savoir qui se cache derrière cette plate-forme. Mais c’est surtout la piste d’Aqmi (al-Qaïda au Maghreb Islamique) et du groupe jihadiste tunisien Ansar al-Charia  qui se profile. Enfin, alors que l’on estime à 700 le nombre de jeunes Français partis « faire le jihad » en Syrie, un membre de la communauté du renseignement français note que « cette campagne pourrait convaincre les plus déçus qu’un autre combat est possible, directement sur le sol français. Dans ce sens, la plus grande attention doit être apportée aux retours sur le sol national de ces candidats ». 


Source : Rfi.fr 

François Hollande menacé de mort sur un site jihadiste

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 00:10

 

 

 

 

 

 

APA Malabo (Guinée équatoriale) - 2014-03-13 18:08:23 - Le président Teodoro Obiang Nguema de Guinée équatoriale a décoré les 200 soldats équato-guinéens déployés en Centrafrique en octobre 2013 dans le cadre de la mission de soutien à la Centrafrique (MISCA).


« Vous êtes décorés pour votre bon comportement en Centrafrique, votre séjour en Centrafrique est une expérience de plus dans votre carrière militaire » a déclaré le président Teodoro Obiang Nguema tout en les félicitant pour avoir fait ‘'prestige'' à la Guinée équatoriale.


La cérémonie s'est déroulée mercredi au camp militaire de Mene Ela de Malabo, la capitale.

Le contingent équato-guinéen n'a déploré aucune perte encore moins de blessés selon le rapport présenté à la cérémonie de décoration. 


Les 200 soldats sont de retour au bercail, remplacés par un autre contingent de 195 éléments. 

La Centrafrique est déchirée par une crise née de la chute de François Bozize et l'accession au pouvoir par une coalition rebelle la Seleka en avril 2013.

 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=510459#sthash.6bqYoUGu.dpuf

Teodoro Obiang Nguema décore les soldats equato guinéens déployés en Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 00:01

 

 

 

 

 

 

http://www.topsante.com/   Le 13 mars 2014 à 17h00 - par Agathe Mayer

 

Un gel vaginal normalement utilisé avant les rapports sexuels pour bloquer l'infection au VIH pourrait être efficace même après, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue spécialisée Science Translational Medicine.

 

Il est possible de se protéger de l'infection par le virus de Sida par un gel microbicide (qui tue les microbes) vaginal en l'appliquant avant un rapport sexuel. Des scientifiques ont constaté que ce même traitement pouvait également être efficace sur des singes en étant appliqué après la relation.

 

Ces gels contiennent une substance (un inhibiteur d'intégrase) qui empêche le virus de pénétrer dans l'ADN des cellules immunitaires. Ils ont déjà montré leur efficacité chez les humains pour prévenir l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) s'ils sont appliqués avant un rapport sexuel.

 

Un taux de protection de 84% chez les singes

 

Après avoir vérifié l'efficacité du gel quand il est appliqué avant l'infection chez les macaques, Charles Dobard et les chercheurs des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) l'ont testé quand il est utilisé après.

 

Les résultats de leur étude révèle que les 4 singes traités avec un placebo ont été infectés au cours des 10 semaines, alors que 5 des 6 primates à qui on a appliqué le gel trois heures après infection sont restés séronégatifs dans les 10 semaines qui ont suivies. Le taux de protection du gel est donc chez les signes de 84%.

 

« Comme il faut 6 heures au VIH pour infecter les cellules de l'ADN, ce gel offre un délai raisonnable d'application après les relations sexuelles », rappelle Charles Dobard.

 

«Cette découverte scientifique devrait améliorer l'utilisation et l'efficacité de ce moyen de prévention », estiment les chercheurs américains qui ont mené cette étude.

 

«Nous avons pensé qu'un gel pouvant être appliqué par les femmes après un rapport affecterait moins leurs habitudes avec leur partenaire, leur donnerait un meilleur contrôle de son utilisation et éliminerait la nécessité d'anticiper une relation sexuelle », expliquent les auteurs de cette étude.

 

Si les résultats de cette étude sont encourageants, les auteurs rappellent qu' «ils doivent mettre en place d'ici cinq à dix ans des études cliniques pour valider leurs conclusions chez les humains. »

SIDA : un gel vaginal pour se protéger de l'infection au VIH

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 23:41

 

 

 

 

 

 

Musulmans et chrétiens sont victimes de l’atrophie étatique

 

Publié le 13 mars 2014 à 9:00 dans Le Monde

 

Des lynchages de musulmans ponctuent régulièrement l’actualité centrafricaine. Depuis le déploiement des forces internationales en décembre, près de 50 000 musulmans se seraient réfugiés au Tchad voisin1. Il ne s’agit donc pas d’un fantasme médiatique. Pourtant le déchirement de la Centrafrique va bien au-delà des faux-semblants d’une  prétendue guerre de religion.

 

Des tensions historiques et des rancœurs plus récentes alimentent la rivalité entre chrétiens et musulmans de Centrafrique2. Historiquement l’Islam incarne une menace. Au XIXe siècle, les razzias sont venues du Nord et des sultanats musulmans,  dans le cadre de la traite musulmane en direction de l’Afrique orientale. Des rancœurs plus récentes se sont développées autour du partage de l’activité économique. Les « Tchadiens », toujours plus nombreux depuis l’indépendance, et dont beaucoup constituent déjà la 2e ou 3e génération installée en Centrafrique, tiennent le commerce de gros, la petite quincaillerie, l’extraction de l’or et du diamant.

 

Sur le marché des principales localités centrafricaines, à Bouar, Berberati, comme à Bangassou ou Bambari, à Nola comme au fameux PK5 de Bangui, c’est eux que l’on retrouve. Identifiables à leurs djellabas et à leurs boutiques étroites et encombrées, ils négocient, ils importent, ils écoulent des mètres de pagne, des kilos de manioc, et des dizaines de motos Honda, de contrefaçon nigériane ou chinoise. Enfin, la position limitrophe de la Centrafrique face aux pays du Sahel, à majorité musulmane, est depuis longtemps source de méfiance. On jauge l’avancée du « péril musulman ». Bien implanté au Nord et à l’Est du pays depuis maintenant deux siècles, l’Islam sunnite a progressé visiblement, ces vingt dernières années, dans les régions traditionnellement chrétiennes du Sud et de l’Ouest. Par ailleurs, de nouveaux courants musulmans, certes minoritaires mais radicaux, ont fait leur apparition dans les années 2000.

 

Aussi réelles soient-elles, ces tensions et ces rancœurs n’avaient pourtant jamais remis en cause, avant le coup d’Etat du 24 mars 2013, le caractère pacifique de la cohabitation entre chrétiens et musulmans en Centrafrique. Ainsi, ceux que l’on appelle les « Tchadiens » n’ont pas quitté la Centrafrique par crainte de leurs voisins chrétiens, mais bien davantage par peur des raids d’anti-balakas. La tolérance mutuelle reste la règle. Au quotidien, les rapports économiques et sociaux sont étroits. Les appels pacifiques lancés ces derniers mois, conjointement par l’imam Kobine, président de la communauté islamique du pays et l’archevêque catholique, Mgr Nzapalainga n’ont rien d’artificiel ou d’incantatoire3. Ils s’inscrivent dans la tradition d’une cohabitation intelligente et pacifiée entre les deux confessions.

 

Coalition de rebelles insatisfaits du nord de la Centrafrique et de mercenaires tchadiens et soudanais aux méthodes de guerres éprouvées, la Séléka a laissé libre cours à sa violence depuis le coup d’Etat du 24 mars jusqu’à l’intervention des Français, dans le cadre de l’opération Sangaris, le 5 décembre 2013. Premier président musulman de la RCA, Michel Djotodia, politiquement illégitime et impuissant, s’est bien gardé d’y mettre un frein. Les chrétiens ont été les principales victimes de ces exactions. Pourtant, les pillages, les viols, les meurtres, sur lesquels les musulmans de Centrafrique ont cru bon fermer les yeux, se sont davantage apparentés aux débordements d’une armée de mercenaires mal payée et mal commandée qu’au djihad déguisé qu’ont cru y voir les chrétiens de Centrafrique. Pas un imam n’a élevé la voix pour appeler à une quelconque guerre sainte. Les va-t-en-guerre de tout poil, Janjawids soudanais,  Zagawas tchadiens, émules de Baba Ladé, ont reproduit à Bangui et dans tout l’Ouest du pays ce qu’ils pratiquent partout ailleurs, une économie de la rapine et de la terreur.

 

La thèse d’une guerre religieuse peut également être battue en brèche si l’on considère la réalité des milices anti-balakas dites « chrétiennes ». Difficile de cerner en effet une once de conviction religieuse dans ces troupes « de jeunes désœuvrés analphabètes, de coupeurs de route au chômage, de paysans spoliés, d’anciens militaires des Forces armées nationales (FACAS), de ruraux non scolarisés et de quelques boutefeux »4. Ces milices acéphales ne sont pas mieux commandées que leurs adversaires de la Séléka, elles coalisent les sans-grades et s’alimentent de la logique simplificatrice du bouc émissaire. L’usurpation d’une identité chrétienne face à l’ennemi musulman leur a permis de radicaliser leur discours et leurs pratiques. Et de légitimer ainsi une violence extrême, mise en scène sous l’œil effaré des caméras occidentales.

 

La crise qui déchire le pays depuis un an a révélé bien plutôt les insuffisances d’un Etat fantôme face à un peuple centrafricain divisé malgré lui et qui ne place aucun espoir dans la partition du pays. Le redressement politique de la Centrafrique appelle autre chose qu’un schéma théorique séduisant, cristallisé autour de la question religieuse. Il exige une réponse politique.

 

 

  1. Article RFI du 7 février 2014. 

 

  1. Nous manquons de données fiables à propos des appartenances religieuses en Centrafrique. Les croyances animistes, si elles peuvent dans certains cas être une pratique exclusive (peut-être 10% de la population), sont ainsi largement partagées par une grande majorité de la population. Ainsi, on estime que la population centrafricaine est majoritairement chrétienne (entre 60 et 70%), partagée pour moitié entre protestants (surtout les églises évangéliques, en plein essor) et catholiques. Les musulmans représenteraient, grosso modo, un tiers de la population centrafricaine. 
  2. Interview de l’imam Kobine par Thomas Vampouille, « Centrafrique : “Réconciliez-vous !”, l’appel de l’imam de Bangui », pour Métronews, 3 mars 2014. 
  3. Voir l’étude intéressante produite récemment par Didier Newiadowski, Conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France de Bangui (2008-2012), La République centrafricaine: le naufrage d’un Etat, l’agonie d’une Nation.

Source : http://www.causeur.fr/centrafrique-musulmans-chretiens,26601#

 

Lu pour vous : Centrafrique : la guerre de religion n’aura pas lieu

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 23:34

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 14-03-2014

 

Le président de l'Autorité nationale des élections (ANE) centrafricaine Dieudonné Kombo-Yaya, peu optimiste pour la tenue des élections générales en février 2015, a déclaré jeudi à Xinhua que la restauration de la sécurité sur toute l'étendue du territoire national est un préalable pour l' organisation de ces consultations censées mettre fin à la période de transition. 

 

La transition en Centrafrique a débuté après la chute du régime de François Bozizé le 24 mars 2013, renversé par l'ex-coalition rebelle de la Séléka conduite par Michel Djotodia, constraint lui- même à la démission de ses fonctions de président de la transition il y a deux mois par les dirigeants d'Afrique centrale et la France à cause de la persistance des violences dans le pays. 

 

Catherine Samba-Panza, élue le 20 janvier par le Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire), conduit désormais cette transition avec un nouveau gouvernement d'union nationale dirigé par l'ex-vice-président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique central (BDEAC) André Nzapayeke en remplacement de Nicolas Tiangaye, poussé également à la porte, jusqu'aux élections présidentielle et législatives projetées en février 2015. 

 

Selon Dieudonné Kombo-Yaya, la situation actuelle d'insécurité reste "potentiellement explosive même dans les localités où règne un semblant de paix. Il serait suicidaire de déployer des agents électoraux dans ces localités. Nous accusons déjà du retard dans le démarrage du processus", a-t-il remarqué lors d'un entretien exclusif avec Xinhua jeudi à Bangui. 

 

Nommée le 16 décembre, l'équipe de l'ANE n'a pas encore reçu les financements nécessaires à la mise en oeuvre de la machine électorale. "C'est pénible, honteux et gênant. On a créé une institution de cette dimension sans pour autant prévoir des moyens matériels, financiers et roulants pour son opérationnalisation", regrette le dirigeant.

 

"Il n'est un secret pour personne que les caisses de l'Etat sont vides. Malgré cette situation, l'Etat devra prendre ses  responsabilités. Le temps presse", a-t-il ajouté. 

 

Malgré ces difficultés, les membres de l'ANE ont sillonné en janvier onze préfectures sur les seize que compte la Centrafrique pour établir un premier état des lieux des ressources disponibles.  

 

La transition en Centrafrique doit s'achever par l'organisation des élections en février 2015. Cependant, la préoccupation majeure demeure la restauration de la paix et de la sécurité dans ce pays frappé par une grave crise sécuritaire et humanitaire depuis plus d'un an. 

 

Près d'un million de sa population vit toujours dans des camps des déplacés, fuyant les exactions commises soit par des ex- rebelles de la Séléka soit par des milices d'autodéfense anti- Balakas (anti-machettes).

 

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : la restauration de la sécurité, préalable pour la tenue des élections en février 2015

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 23:32

 

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 14-03-2014

 

La présidente de la transition en Centrafrique Catherine Samba-Panza a créé jeudi par décret un conseil national de sécurité qu'elle préside avec le Premier ministre dans un contexte de persistance des violences intercommunautaires dans le pays malgré son élection en janvier par le Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) après la démission forcée de l'ex-chef rebelle Michel Djotodia.

 

D'après le décret dont Xinhua a obtenu copie, ce conseil national de sécurité se réunit une fois par semaine et il a pour mission de fixer les objectifs et de coordonner la politique de sécurité et de défense, de définir les orientations de programmation militaire, de conduire des opérations et de  planifier des réponses aux crises.

 

C'est un organe qui réunit les ministères en charge de la sécurité, de l'intérieur et des renseignements. 

 

Catherine Samba-Panza a aussi nommé le même jour à la tête de la police nationale Etienne Bissa, commissaire de police divisionnaire, et le lieutenant-colonel Guy Bertrand Damango à la tête de la gendarmerie nationale. 

 

La présidente de la transition a pris d'autres décisions dont l'allègement du couvre-feu de 23 heures à 5 heures du matin, au lieu de de 20 heures à 5 heures du matin.

 

Les forces de défense et de sécurité sont invitées vendredi à regagner les casernes, afin de soutenir les actions de restauration de la sécurité. 

 

Selon un communiqué de l'état-major des armées, les Forces armées centrafricaines (FACA) sont invitées à s'associer aux  opérations menées par les troupes africaines de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) et les soldats français de l'opération Sangaris en vue de la stabilisation du pays. 

 

Les FACA vivent dans la clandestinité depuis la chute du régime de François Bozizé le 24 mars 2013 par l'ex-coalition rebelle Séléka dirigée par Michel Djotodia, poussé à la démission de ses fonctions de président de la transition il y a deux mois par les dirigeants d'Afrique centrale et la France à cause de persistance des violences et de l'insécurité dans le pays.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : la présidente de la transition crée un conseil national de sécurité

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 23:23

 

 

 

 

(RFI 13/03/14)

 

La commission chargée par le Conseil de sécurité des Nations unies d’enquêter sur les violations des droits de l'homme en Centrafrique est à Bangui. Elle a seulement deux semaines pour mener à bien sa mission, qu’elle entame par un couac : l’un des trois experts a quitté précipitamment le pays. Les raisons de ce départ restent floues.

 

Nommée en décembre dernier par le Conseil de sécurité, la commission chargée d’enquêter sur les violations des droits de l’homme en République centrafricaine a un travail considérable à abattre en seulement deux semaines. Emmenés par le Camerounais Bernard Muna, 74 ans, ancien procureur au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), les experts doivent recueillir un maximum d'informations sur les exactions et crimes les plus graves commis depuis janvier 2013. Ils en rendront ensuite compte au Conseil de sécurité, en vue d'éventuelles suites judiciaires.

 

Pour compiler le plus grand nombre de preuves possibles, les enquêteurs entendent rencontrer tout le monde : autorités locales, diplomates, responsables des forces militaires internationales, société civile, autorités religieuses et, même, les victimes de violences. « Nous aimerions parler aux réfugiés, à des groupes de musulmans ou des groupes de chrétiens qui ont fui la violence. Ils ont une histoire à raconter et ces histoires pourraient nous conduire à mieux décrire la situation au Conseil de sécurité », a déclaré Bernard Muna, avant d'arriver à Bangui.

 

Interrogations autour du départ de Jorge Castaneda

 

Avec les deux autres experts, la Mauritanienne Fatimata Mbaye, vice-présidente de la FIDH, et Jorge Castaneda, l'ancien ministre mexicain des Affaires étrangères, ils doivent rendre leur rapport au mois de juin. Mais la mission a commencé sur une fausse note. Arrivé mardi soir à Bangui, l'un des trois experts, Jorge Castaneda, a pris l'avion dès ce mercredi dans l'autre sens. « Il a fait un scandale quant à ses conditions d'hébergement et a décidé de repartir », a confié à RFI une source onusienne. Au sein de la commission d'experts, on indique que l'ancien ministre mexicain a du quitter la Centrafrique en urgence « pour régler un problème personnel ».

Centrafrique: départ précipité d’un des experts des Nations unies

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 23:21

 

 

 

 

(L'Humanité 13/03/14)

 

Le pays, confronté aux exactions des différentes milices, est toujours incapable de payer les arriérés de salaires de ses fonctionnaires. La France préfère l’envoi de troupes à l’aide financière.

 

Des files d’attente interminables se sont formées très tôt, hier matin, devant les principales banques de Bangui, prises d’assaut par des fonctionnaires impatients de récupérer leur argent et qui venaient d’apprendre qu’ils allaient percevoir un mois de salaire sur les six non perçus. Les salaires n’avaient plus été versés aux fonctionnaires depuis le mois de septembre 2013. La crise a paralysé toutes les administrations, à commencer par les régies financières (douanes, impôts, Trésor public…), privant l’État des ressources nécessaires pour payer les salaires et les retraites.

 

« Mieux vaut un mois que rien. On ne vit plus. Pourvu que le gouvernement fasse l’effort de nous ajouter un ou deux autres mois, si la trésorerie le permet », espérait, optimiste, Jean Nguélébo, cadre dans la santé. « Avec ça, la famille peut prétendre à quelques plats de pointinini (à base de petits poissons de mer), en attendant les jours meilleurs », expliquait Cyrille Ngoazeyou, enseignant, considérant que « dans la situation actuelle, on se contente de ce qu’on a ».

 

Des mois sans salaires

 

Mais beaucoup exprimaient aussi leur mécontentement et leur impatience, après ces long mois d’attente sans salaires. « Les banques ne nous font pas de cadeau. Elles prélèvent systématiquement tout ce que les fonctionnaires avaient perçu comme avance et en une seule fois. Certains ont moins de 15 000 ou 20 000 francs CFA (23 ou 30 euros), d’autres moins de 50 000 FCFA ! » s’emportait Anatole Zégbé, cadre aux Eaux et Forêts, affichant une mine renfrognée. « Moi, par exemple, j’ai la moitié de mon salaire. Et ça va me servir à quoi ? » s’agaçait-il. « Le premier ministre a pris soin de rencontrer les dirigeants des banques avant la paie. Il aurait pu voir avec eux la possibilité d’obtenir une dérogation pour ce premier salaire afin que rien ne soit ôté. Que vont faire ceux qui n’ont rien à percevoir à cause des conditions bancaires ? » s’insurgeait à son tour un agent d’hygiène, Kléber Bossoko. Un peu plus loin, un autre enseignant, Jean-Christ Mbaké, renchérissait : « Même Bozizé (ancien président, renversé en 2013 – NDLR) faisait mieux. Il nous avait donné, deux ou trois fois, deux sim (deux salaires). »

 

Le 28 février, François Hollande, de passage à Bangui, avait annoncé que les salaires des agents de l’État seraient rapidement versés. Une annonce étonnante. D’abord, parce que, à ses côtés, se trouvait la présidente par intérim, Catherine Samba-Panza, qui aurait dû délivrer elle-même ce message. D’autant que la France ne verse pas un centime dans ce dossier. Les pays de la région ont été priés de mettre la main à la poche. Visiblement pas suffisamment puisque la dotation ne couvre qu’un mois de salaire. Aucune communication n’a été faite sur les prochains versements. « Je voulais bien vous donner deux sim, mais les moyens font défaut. Vous allez vous contenter de l’unique sim et peut-être, prochainement, je pourrai vous donner deux, trois, quatre, voire cinq sim », avait déclaré, samedi, Catherine Samba-Panza, dans un discours en langue nationale sango prononcé à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme.

 

Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement, s’est rendu en Centrafrique pour s’entretenir avec Mgr Dieudonné Nzapalainga et avec Omar Kobine Layama, respectivement archevêque et imam de Bangui. Un déplacement dont on voit mal l’intérêt si ce n’est à montrer la place indéfectible de la France, qui finance les armes mais pas les salaires.

Corps découpés à la machette Trois musulmans se rendant à l’aéroport de Bangui M’Poko ont été attaqués dans le quartier Combattant, l’un des plus dangereux de la capitale (proche de l’aéroport où sont basées les forces françaises Sangaris et africaines Misca), au moment d’une panne survenue à leur voiture. Les trois personnes ont été abattues et leurs corps mutilés. Par ailleurs, une quatrième personne musulmane, habitant le quartier Malimaka dans le 5e arrondissement, a été attaquée par des individus qui l’ont lynchée et découpée à la machette. Certaines parties de son corps, notamment ses mains, ont été portées par des jeunes faisant le tour du quartier. Les corps de toutes ces victimes ont ensuite été ramassés par la Croix-Rouge centrafricaine.

 

Pierre Barbancey

Un État toujours exsangue face aux massacres

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 23:19

 

 

 

 

 

 

PARIS, 13 mars (Xinhua) -- Pascal Canfin, ministre délégué français chargé du Développement, Gerd Müller, ministre de la Coopération et du Développement économique d'Allemagne, et Andris Piebalgs, commissaire européen chargé de l'aide au développement, effectueront les 13 et 14 mars un déplacement conjoint en République centrafricaine. La délégation comprendra également Erik Solheim, président du Comité d'aide au développement de l'OCDE, a déclaré jeudi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal, lors d'un point de presse.

 

Deux mois après la réunion de haut niveau sur l'action humanitaire en République centrafricaine organisée par l'Union européenne et le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies, le commissaire et les ministres feront le point avec les autorités de transition centrafricaines sur la mise en oeuvre de la réponse humanitaire, selon Romain Nadal.

 

Le commissaire et les ministres visiteront les programmes déjà mis en oeuvre dans le domaine de la santé et de la sécurité alimentaire qui assurent un soutien d'urgence aux populations. Au-delà des besoins humanitaires urgents, ce déplacement sera l'occasion de discuter avec les autorités de transition des priorités des prochains mois pour compléter la réponse humanitaire par des actions de stabilisation et de relance des fonctions essentielles de l'Etat. Ce déplacement marque la mobilisation de l'Union européenne, de l'Allemagne et de la France pour le redressement du pays, a ajouté le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

 

Cette délégation insistera auprès de tous ses interlocuteurs sur le nécessaire apaisement des tensions entre communautés. Le commissaire et les ministres rencontreront les organisations non gouvernementales pour évoquer les atteintes aux droits humains en République centrafricaine.

 

Le rétablissement des services de l'Etat sera également au centre de leurs entretiens avec les autorités de transition. Ils visiteront avec la présidente centrafricaine Mme Catherine Samba-Panza le palais de justice de Bangui. La remise en route de l'institution judiciaire centrafricaine est indispensable pour mettre fin à l'impunité des auteurs de violences, a précisé le porte-parole.

Prochaine visite en République centrafricaine de Pascal Canfin, Gerd Müller et Andris Piebalgs

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog