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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 17:56

 

 

 

 

 

BANGUI, 4 avril 2014 (AFP) - Ce matin, Jo Christian est heureux de pouvoir accompagner à pied son fils de cinq ans à l'école maternelle par une rue en terre, certes détrempée par les lourdes pluies mais tranquille. Les éclats de violence dans Bangui ces derniers jours les avaient empêché de sortir.

 

"Ca a trop tiré, on a eu trop peur pour sortir, et encore plus avec nos enfants", explique le père, fonctionnaire au ministère du Plan.

 

L'école de la Caisse nationale de Sécurité Sociale (CNSS) du 2ème arrondissement avait pu rouvrir le 17 février, profitant d'une relative accalmie dans les violences qui déchirent Bangui depuis la prise de pouvoir en mars 2013 de la Séléka, l'ex-rébellion qui a depuis cédé la place devant l'arrivée des forces françaises et africaines.

 

Mais, la semaine dernière, une grenade lancée contre une veillée funéraire, puis des tirs de soldats tchadiens ont de nouveau semé la terreur dans la capitale centrafricaine encore instable.

 

Le petit Emmanuel, accueilli par une sentinelle à la porte, lâche la main de son père pour entrer dans la vaste cour plantée de grands acacias aux puissantes racines qui affleurent la latérite.

 

La directrice, Geneviève Dekozo, accueille les retardataires.

 

"Le début de l'école est fixé à sept heures mais nous les accueillons jusqu'à huit heures. Si nous disions ouverture à huit heures, ils arriveraient à neuf", explique-t-elle.

 

"Certains des enfants viennent de loin. Alors, ils ont beaucoup de problèmes pour arriver ici. L'insécurité, les pénuries de carburant...".

 

De longues files d'attente, voitures et moto, s'allongent en effet devant les stations service de Bangui ces derniers jours.

 

Le pays, enclavé, dépend pour son approvisionnement de l'arrivée de camions depuis le lointain Cameroun, en convois sécurisés par les forces internationales.

 

Dans le bureau de la directrice, deux affiches au mur: "Dieu donne en son temps" et puis, en grand, "Ayez des enfants".

 

Pour ce qui est de la natalité, la Centrafrique comme la plupart des pays du continent fait des enfants, beaucoup d'enfants.

 

En ce qui concerne la religion, et en raison des violentes tensions intercommunautaires qui recoupent des appartenances chrétienne et musulmane, la directrice précise que cette école accueille enfants chrétiens et musulmans.

 

"Nous ne faisons pas de distinction", précise-t-elle. Son établissement, géré par la CNSS, n'a pas de vocation religieuse.

 

"Nous avions 342 élèves dans dix classes avant les événements, aujourd'hui nous en avons récupéré 284", explique la directrice.

 

-'Au revoir ma classe, à demain si Dieu le veut'-

 

Brigitte Kathoka, l'une des institutrices mène son petit monde à l'ancienne, longue règle en bois en main: fillettes en bleu et rose, cheveux artistiquement tressés, garçons en bleu ciel, tête rasée.

 

Il s'agit de réciter l'alphabet, plutôt de le chanter. Et puis de décrire les quatre temps: "le temps ensoleillé, le temps doux, le temps couvert et le temps pluvieux".

 

Brigitte, corpulente, moulée dans un boubou bleu nuit, rythme de ses hanches la mélopée en français, puis en sango, la langue nationale. Avant d'attaquer, bien lancée, "Bateau sur l'eau, vogue, vogue, vogue..."

 

Les vieux pupitres sont de bois, le tableau noir bien accroché, les salles sont propres.

Dans l'une d'elles, les enfants sont serrés sur leurs bancs. "Nous avons regroupé deux classes car l'un de nos bungalows a été pillé par les Séléka. Depuis, j'ai demandé les fonds pour réparer, mais il nous faut attendre".

 

L'année scolaire coûte 54.000 FCFA (82 euros), auxquels s'ajoute l'achat des fournitures scolaires.

 

En ce moment, certaines familles ont encore plus de mal à payer, explique la directrice, qui soulève des papiers sur son bureau: "je fais des relances".

 

Dans des quartiers plus chauds, comme le 3ème et le 5ème arrondissements, les écoles ne rouvrent toujours pas.

 

"Alors, explique Léopold un habitant du 5ème, j'ai pris un répétiteur privé pour mon garçon de cinq ans".

 

A la fin de la classe, à midi, les élèves de l'école de la CNSS peuvent entonner: "Au revoir ma classe, à demain, si Dieu le veut".

 

A Bangui ce matin, Jo Christian est heureux de pouvoir accompagner son fils à l'école

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 17:55

 

 

 

 

 

BANGUI, 04/04/14 (Xinhua) -- Aussitôt informés de la décision du Tchad de retirer son contingent annoncée jeudi lors du 4e sommet Afrique-UE à Bruxelles, les responsables de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), une force déployée sous mandat de l'Union africaine (UA), ont tenu une réunion d'urgence à Bangui au cours de laquelle ils ont affirmé prendre acte de la nouvelle.

 

"La MISCA a appris la nouvelle, elle prend acte et va communiquer sur cette décision", a confié à Xinhua un membre de la cellule de communication de la MISCA.

 

Sur les 6.000 soldats de la MISCA, le Tchad compte un contingent de 850 hommes, actuellement déployés dans le Nord de la République centrafricaine (RCA).

 

Les soldats tchadiens sont pointés du doigt, accusés de complicité avec les ex-rebelles de la Séléka à dominance musulmane qui se sont distingués par des pillages et des exactions à l'égard de la population après leur prise du pouvoir le 24 mars 2013 contre le régime de François Bozizé.

 

La décision de retrait annoncé jeudi à Bruxelles par le ministre tchadien des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine, Moussa Faki Mahamat, fait ainsi suite à de nombreux incidents impliquant ces soldats dans la capitale centrafricaine, le dernier en date ayant causé le 29 mars une trentaine de morts en majorité des civils.

 

Plusieurs manifestations hostiles à ces troupes ont été organisées à Bangui par des organisations de la civile et des populations chrétiennes pour réclamer leur départ.

 

De son côté, le contingent tchadien de la MISCA a perdu une dizaine de soldats dans des heurts avec des groupes armés centrafricains dont notamment les milices chrétiennes anti-Balakas.

 

"Face à des accusations répétées, le Tchad, après avoir informé la présidente de transition centrafricaine, la présidente de la Commission de l'Union africaine et le secrétaire général des Nations Unies, décide du retrait de contingent tchadien de la MISCA", précise le communiqué publié par Moussa Faki Mahamat.

 

Selon le communiqué, les modalités pratiques de ce retrait seront arrêtées de commun accord entre le Tchad et l'Union africaine. 

Centrafrique : la MISCA dit prendre acte du retrait du contingent tchadien

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 16:01

 

 

 

 

PRAGUE, 4 avril 2014 (AFP) - Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a condamné vendredi à Prague des "atrocités épouvantables contre les civils" en République centrafricaine (RCA) qui traverse une crise sans précédent avec des violences interreligieuses et environ un million de personnes déplacées.

 

"Je suis profondément troublé par les atrocités épouvantables perpétrées contre les civils (en Centrafrique)", a déclaré M. Ban, au cours d'une conférence de presse dans la capitale tchèque.

 

Selon lui, l'Union européenne, l'Union africaine et les Nations unies devraient "oeuvrer ensemble pour établir la paix et la stabilité" dans ce pays riche en diamants et en or, et où plusieurs centaines de milliers de personnes souffrent de la faim, selon les agences humanitaires de l'ONU.

 

"La Centrafrique constitue l'une de mes priorités (et) sera ma priorité permanente", a déclaré le chef de l'ONU.

 

Selon un communiqué de l'ONU diffusé lundi, M. Ban préconise de "dresser rapidement une liste d'individus qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité" en RCA afin qu'ils puissent être sanctionnés, comme le prévoit la résolution 2127 du Conseil de sécurité adoptée en décembre dernier.

 

M. Ban, 69 ans, est par ailleurs attendu samedi au Rwanda.

Ban condamne les "atrocités épouvantables" en Centrafrique

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 15:54

 

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2014-04-04 13:53:45 - Le secrétaire général patron des Nations unies Ban Ki moon est annoncé samedi à Bangui la capitale centrafricaine « pour se faire personnellement une idée exacte de la crise centrafricaine », a appris APA de sources concordantes.


Cette visite de travail de quelques heures de Ban Ki moon dans la capitale centrafricaine sera révélatrice des nouvelles décisions que l'Onu entend prendre pour une sortie de crise.


M Ban Ki Moon qui a toujours suivi de très près l'évolution de la crise centrafricaine n'est pas resté indifférent. Des messages de paix délivrés dans la langue nationale, le sango, à l'endroit du peuple centrafricain est à mettre à son actif. 


Il a également impliqué des stars mondiales (Yaya Touré, Angélique Kidjo, Lilian Thuram, etc, imbus d'expériences du bien fondé de vivre ensemble dans la recherche des solutions à la crise centrafricaine.


Les autorités de Bangui saisiront cette opportunité pour discuter avec le Secrétaire général de l'Onu de l'application de la résolution 2127, avec en filagramme l'embargo sur les armes et le réarmement des forces armées centrafricaines, en vue de créer des conditions propices en vue de l'organisation des élections.


Son agenda à Bangui prévoit une série de rencontres avec les autorités de la transition, un message à délivrer devant le conseil national de transition. Un point de presse mettra fin à son séjour à Bangui.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=600565#sthash.D2tOThuq.dpuf

Ban Ki moon annoncé à Bangui, samedi

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 15:52

 

 

 

  

APA Bangui (Centrafrique) 2014-04-04 14:12:14 - La décision prise par le gouvernement tchadien de retirer ses troupes de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine (MISCA) a été diversement accueillie par des habitants de Bangui interrogée par APA.


« je remercie vraiment le seigneur. Si les troupes tchadiennes partent les choses deviendraient claires », a dit à APA un habitant de Bangui 


Son accompagnant d'ajouter : « la RCA a déjà beaucoup de soucis à elle, mieux vaut qu'ils rentrent chez eux. Il y a d'autres troupes en Centrafrique qui peuvent nous soutenir ».


« C'est une décision que nous avons depuis toujours attendue de la part de la communauté internationale. Dieu merci que le concerné l'a prise, lui-même». Cette décision donne raison à la pétition lancée depuis le février 2013 », renchérit une autre personne abordée par APA dans les rues de la capitale centrafricaine.

Les musulmans centrafricains retranchés au centre commercial au quartier KM5, dans le 3è arrondissement de Bangui se sont aussi sentis concernés par cette mesure.

L'ancien président de la communauté islamique déclare ainsi : « Le Tchad est un pays souverain qui a pris une décision. Mais on l'oublie c'est tout. Depuis l'indépendance jusqu'à nos jours, est – ce que, ce sont les troupes tchadiennes qui nous ont toujours gardés à Bangui » s'est-il interrogé, avant de demander aux autorités de la transition de se mettre « au travail pour sécuriser la communauté musulmane »


Pour le conseiller national de transition, M Gervais Lakosso, c'est une décision salutaire et courageuse de la part du Tchad, pour la simple raison que « si tu fais quelque chose qui n'est pas apprécié des autres il faut savoir s'arrêter et changer de démarche » 


Il a décrié l'attitude des Tchadiens de la MISCA. 

« C'est leur comportement caractérisé par l'indiscipline, le non-respect des droits internationaux qui a créé inimitié entre eux et la population centrafricaine. 

Les militaires tchadiens une fois à Bangui se sont transformés en bourreaux du peuple centrafricain. Nous avons besoin des militaires de maintien de la paix ».
 
Le Tchad a annoncé, jeudi, dans un communiqué, son « retrait » de la mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), réagissant ainsi « à la campagne malveillante » dont il fait l'objet.


« Malgré les efforts consentis, le Tchad et les Tchadiens font l'objet d'une campagne gratuite et malveillante tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la RCA » indique un communiqué signé du ministre tchadien des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine, Moussa Faki Mahamat.


Le communiqué qui date de Bruxelles où se trouve M. Mahamat pour le sommet Union Européenne-Afrique, précise que « le Tchad assumera sans faille sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité en RCA » et que «les modalités de ce retrait seront arrêtés en commun accord avec le Tchad et l'Union africaine ».


Depuis son déploiement sur le sol centrafricain, des heurts parfois meurtriers ont souvent éclaboussé le contingent tchadien et ses soldats. Ils ont été à maintes fois accusés d'être partiaux dans le traitement de la crise que traverse la Centrafrique depuis le renversement du président François Bozizé. 


La Présidente de la Transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza a même annoncé l'ouverture d'une enquête sur un incident sanglant qui aurait impliqué les forces tchadiennes à Bangui.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=600567#sthash.BeD8OaHC.dpuf

Le retrait des soldats tchadiens de Bangui accueilli avec enthousiasme à Bangui

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 12:25

 

 

 

 

 

 

Par , publié le 

 

La mission Eufor-RCA annoncée mercredi n'a été rendue possible que par la participation de la Géorgie, qui n'est pas membre de l'Union européenne.

 

L'Union européenne a enfin bouclé les termes de son intervention en Centrafrique. Mercredi, lors du sommet UE-Afrique, la mission Eufor-RCA a été officiellement lancée. Mais cela n'a pu se faire que grâce à la Géorgie, qui n'est pas membre de l'Union, souligne Le Monde. Sur les 800 hommes que comptera l'Eufor-RCA, 150 seront géorgiens, soit le plus gros contingent de cette mission.

 

Autre difficulté soulignée par le quotidien, le transport. Au cours des réunions de préparation, personne ne s'est porté volontaire pour acheminer les Géorgiens en Centrafrique. C'est finalement le Royaume-Uni qui assurera cette tâche, à ses frais. 

 

Le déploiement de cette force européenne devrait prendre plusieurs semaines. Les hommes de l'Eufor-RCA -650 soldats sur le terrain et le reste dans les états-majors- viendront en renfort des soldats français de Sangaris et de ceux de la Mission africaine (Misca). Ils auront notamment pour mission de sécuriser l'aéroport de Bangui et certains quartiers de la capitale. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/l-ue-intervient-en-centrafrique-grace-a-la-georgie_1505922.html#rF8FOvUPVSBbksGh.99 http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=464934 

L'UE intervient en Centrafrique... grâce à la Géorgie

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 12:20

 

 

 

 

 

http://blogs.lexpress.fr/   le 4 avril 2014 10H51 | par  Vincent Hugeux

 

C’est du Déby pur jus. Exaspéré par les griefs visant ses troupes, le président Idriss Déby Itno -IDI- a donc annoncé hier jeudi à Bruxelles, en marge d’un sommet euro-africain, le retrait du contingent tchadien de la Misca, la force continentale déployée en Centrafrique. Contingent fort de 850 hommes -sur 6000- et en butte, accuse N’Djamena, à une « campagne gratuite et malveillante », assimilée ce matin sur RFI par le ministre des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat à un « lynchage ». Rien que ça… Décision « irrévocable », assène ce dernier. Voire : ex-rebelle et chef de guerre, le caïd zaghawa IDI est aussi un as du rezzou militaro-diplomatique. Et il est passé maître, hier au Mali, aujourd’hui en RCA, dans l’art de monnayer le retour sur investissement géopolitique de ses engagements. On ne peut exclure à ce stade que cette brutale défection - qui a surpris à Paris- ait avant tout pour vocation de susciter la remise à plat des termes de l’implication tchadienne dans la brûlante équation centrafricaine. Un tête-à-tête entre Déby et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, reconduit voilà peu à l’Hôtel de Brienne, était d’ailleurs programmé ce vendredi.

 

Le carnage du 29 mars -au moins 24 Banguissois tués par un détachement tchadien venu au secours de compatriotes assiégés et tombé, à en croire ses chefs, dans une embuscade tendue par les miliciens « chrétiens » anti-balaka- a bien entendu empoisonné un climat déjà hautement toxique. Jamais le puissant voisin du nord n’a pu désamorcer le procès en partialité que lui aura valu sa connivence avec la rébellion musulmane et nordiste Seleka, qui détrôna voilà un an François Bozizé, semant dans son sillage la mort et la désolation. De Bangui à Bossangoa, les insurgés et les « cousins » de la Misca inspiraient aux civils -adeptes de l’islam exceptés- une égale terreur.  Le surnom usuel dont ils affublent les Tchadiens ? Les « donner-la-mort ». A l’inverse, il va de soi que le retour au pays de ce contingent aguerri ne peut que décupler l’angoisse des rescapés de la minorité musulmane, qu’ils soient ou non de souche tchadienne, et qui voient en lui l’ultime bouclier contre la furie aveugle et vengeresse des anti-balaka. Il va en outre compliquer un peu plus la tâche déjà cauchemardesque des stratèges du dispositif français Sangaris et de la mission africaine, condamnés à suppléer dans l’est du pays les protecteurs en partance.

 

Ce retrait, si retrait il y a, est-il pour autant un désastre ? Pas si sûr. « En RCA, relevait hier sur LCI notre confrère de Jeune Afrique Seidik Abba, les Tchadiens, sont à la fois la solution et le problème. » Le constat ne date pas de ce début d’avril. Idriss Déby, qui considère l’ex-Oubangui-Chari comme son arrière-cour, y joue depuis des lustres les faiseurs de rois. C’est avec son concours que le futur déchu François Bozizé renversa en 2003 Ange-Felix Patassé. C’est fort de son aide que Michel Djotodia, figure de proue de la Seleka, évinça « Boz » lorsque ce dernier eut cessé de plaire. Et c’est bien le lâchage de son mentor tchadien qui fut fatal en janvier dernier audit Djotodia, congédié… à N’Djamena, avant que soit adoubée Catherine Semba-Panza, chef d’Etat de transition d’une nation à feu et à sang. Là est tout le dilemme : on ne peut pas faire sans le Tchad ; mais comment faire avec lui ?

Lu pour vous : RCA: Déby, sa colère et ses calculs

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 12:08

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/   Jeudi 3 Avril 2014 - 17:59

 

Le Premier ministre Matteo Renzi a précisé que son pays prendra part à la partie non guerrière de la mission de l’Union européenne

 

Le 4e sommet de l’Union européenne et de l’Afrique tenu à Bruxelles mercredi et jeudi, représentait pour Matteo Renzi un baptême en matière de politique africaine. Le Premier ministre italien a eu des tête-à-tête avec des dirigeants africains au cours de ce sommet, et promis au Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, que son pays participera bien à la mission européenne en Centrafrique. Mais ce sera une participation a minima.

 

« Notre contribution à la mission de l’Union européenne en Centrafrique ne sera pas militaire, mais consistera en l’envoi d’ingénieurs pour donner un coup de main au développement et à la coopération », a précisé le Premier ministre italien. Vague et précis tout à la fois. En tout cas, ce n'est pas un saut dans l’inconnu de la politique africaine où le Premier ministre ne semble pas vouloir s’aventurer avec plus d’élan. Tout à ses préoccupations de politique intérieure, sa politique africaine ne donne pas – pas encore – de ligne de lisibilité.

 

Matteo Renzi rappelle bien volontiers que son pays est le premier fournisseur des Casques bleus de l’ONU dans le monde ; que ses soldats sont partie prenante de toutes les missions de paix. Aussi avec le Secrétaire général de l’ONU, la conversation a porté moins sur des questions de paix mondiale que sur une préoccupation au cœur de l’actualité italienne de ces derniers mois : le procès en Inde pour « terrorisme » de deux fusiliers marins accusés d’avoir tué deux pêcheurs en pleine mer en février 2012. C’étaient des pirates, soutiennent les fusiliers ; de paisibles pêcheurs indiens, affirme-t-on à New-Dehli.

 

Pour le Premier ministre italien, il faut internationaliser cette affaire, puisque les lois indiennes ne cadrent pas avec le standard commun de justice. Qui plus est, l’affaire piétine depuis deux ans aussi du fait qu’elle est l’otage de préoccupations électoralistes au moment où l’Inde est engagée dans une vigoureuse campagne pour des législatives qui se tiendront à partir de lundi prochain. « Nous n’avons jamais rien demandé à personne alors que nous sommes les plus contributeurs des forces de maintien de la paix de l’ONU. Nous voulons que le Secrétaire général intervienne pour la libération de nos ‘marò’ injustement traités en Inde », a insisté Matteo Renzi, en parlant de ces fusiliers marins.

 

Et c’est toujours pour une préoccupation avant tout de politique intérieure que le Premier ministre a également noué ses premiers pas – ou entend le faire – avec les chefs d’État africains, notamment d’Afrique centrale. « Malheureusement, le président du Congo (RdC, Ndlr) n’était pas à Bruxelles aujourd’hui. Je l’appellerai pour résoudre cette question des adoptions qui me tient à cœur et qui doit trouver une solution », a-t-il indiqué. J’appellerai moi-même le président Kabila dans les prochaines heures pour cela. » 

 

La question des adoptions ? C’est cette véritable épine diplomatique entre la République démocratique du Congo et l’Italie. Une vingtaine de familles italiennes avaient rempli les formalités pour adopter autant de petits Congolais qui devaient arriver dans la péninsule pour les fêtes de fin d’année. Les familles avaient fait le déplacement de Kinshasa, certaines depuis novembre de l’an dernier. Mais à la dernière minute, le Congo, arguant de sa souveraineté et de la découverte d’irrégularités dans certaines adoptions, a bloqué tous les dossiers pour se donner le temps de les réexaminer au cas par cas.

 

Depuis lors, les choses n’avancent pas, au grand désespoir des adoptants italiens qui ont le sentiment de faire les frais d’entourloupes organisées par d’autres familles, sans doute occidentales, mais pas forcément italiennes. L’affaire est très sensible en Italie. Même l’ancienne ministre de l’Intégration, l’Italo-Congolaise Cécile Kyenge Kashetu qui s’en était saisie, a dû ensuite jeter l’éponge, ayant trop présumé de ce qu’elle pouvait faire. Sa mise à l’écart du gouvernement que dirige M. Renzi aujourd’hui, est vue par certains comme un facteur de blocage supplémentaire. D’autant que trois mois après son installation à la primature, Matteo Renzi semble avare de signaux de décryptage de sa politique africaine.

 

Lucien Mpama

 

L’Italie participera à la mission européenne en Centrafrique

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 12:06

 

 

 

 


GENEVE AFP / 04 avril 2014 12h48 - Les soldats de l'armée tchadienne ont tiré sans avoir été provoqués sur la foule à Bangui le week-end dernier, tuant au moins 30 personnes et faisant au moins 300 blessés, a indiqué vendredi l'ONU.


Dès que le convoi de l'armée nationale tchadienne a atteint la zone de marché du (quartier) PK12, ils auraient ouvert le feu sur la population sans qu'il y ait eu de provocation, a déclaré à Genève un porte-parole de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville, présentant aux médias les premiers résultats des enquêteurs des Nations unies sur l'incident.


Alors que les gens fuyaient dans la panique dans toutes les directions, les soldats ont continué à tirer de façon indiscriminée, a-t-il ajouté.


Pourquoi ont-ils commencé à tiré? Ce n'est pas clair, a-t-il indiqué, répondant à plusieurs questions des médias sur ce sujet.


Selon les premiers résultats du l'enquête, au moins 30 personnes ont été tuées et au moins 300 autres blessées, dont des enfants, des handicapés, des femmes enceintes et des personnes âgées.


Il a précisé que les soldats tchadiens impliqués étaient des membres de l'armée tchadienne, et non pas de la force africaine en Centrafrique (Misca).


Selon les informations recueillies par les enquêteurs de l'ONU, il semble que l'action des forces tchadiennes a été totalement disproportionnée, puisqu'ils ont tiré sur un marché bondé de civils non armés, a insisté M. Colville.


Le porte-parole a également estimé que le nombre de soldats tchadiens impliqués ne devait pas être très élevé et que ces individus avaient dû repartir directement dans leur pays.


Les enquêteurs de l'ONU se sont rendus sur les lieux des faits, une zone de marché, et ainsi que dans deux centres médicaux où ils ont parlé avec des blessés.


Acteur-clé de la crise centrafricaine et incontournable puissance régionale, le Tchad a claqué la porte jeudi de la Misca, dénonçant une campagne malveillante contre ses soldats, à nouveau mis en cause après avoir tué des civils le 29 février à Bangui.

Il s'agit de l'incident le plus grave impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par la Séléka, une coalition à dominante musulmane appuyée par le Tchad.


Le contingent tchadien, qui avec environ 850 soldats aguerris est l'un des principaux fournisseurs de la Misca (6.000 hommes au total), va donc se retirer alors que les forces africaine et française Sangaris (2.000 soldats) réclament au contraire des renforts pour pacifier le pays, notamment en province, où l'armée française a commencé à se déployer cette semaine dans l'Est.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=464962

Centrafrique: l'ONU accuse les soldats tchadiens d'avoir tiré sans avoir été provoqués sur la foule

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:52

 

 

 

 

 

 

04 avril 2014 (AFP)

 

Le Cameroun, pays frontalier du Nigeria, est devenu ces dernières années une plaque tournante d'un trafic international d'armes de guerre destinées au groupe islamiste armé nigérian Boko Haram, selon des responsables sécuritaires camerounais.

 

"Les trafiquants se servent de notre territoire pour acheminer des armes aux Boko Haram" dans une région où les frontières sont poreuses et propices à toutes les formes de contrebande, affirme sous couvert d'anonymat un officier supérieur de la gendarmerie camerounaise. 

 

Doté d'armes de guerre, le groupe, classé organisation terroriste par les États-Unis, mène des attaques sanglantes contre les forces de sécurité et les civils depuis 2009 dans le nord du Nigeria. L'armée nigériane a lancé en mai 2013 une vaste offensive, toujours en cours, pour tenter d'écraser l'insurrection. 


Afin de s'approvisionner en armes et munitions, Boko Haram a noué des contacts au sein de l'armée tchadienne notamment, selon l'officier supérieur de la gendarmerie camerounaise. 

Trois trafiquants présumés d'armes, soupçonnés d'être liés à Boko Haram, ont été arrêtés le 26 mars près de la frontière avec le Tchad, avait-on

 

indiqué de source sécuritaire camerounaise, précisant qu'un important stock d'armes "provenant du Tchad" avait été saisi. 

 

Cette saisie est la plus importante jamais enregistrée jusqu'à présent au Cameroun, mais elle n'est pas la seule. 

 

"Les découvertes d'armes destinées aux Boko Haram sont trop fréquentes" dans l'extrême-nord du Cameroun, confie l'officier de la gendarmerie: "nous avons fait un certain nombre de saisies (notamment en 2013) à Kousseri", ville camerounaise que seul un pont sépare de N'Djamena. 


De même source, ces armes proviennent généralement du Tchad et prennent régulièrement la destination du Nigeria. "Le trafic se passe entre le Tchad et le Nigeria, mais comme il n'y a pas de route directe entre les deux pays, les trafiquants transitent par le Cameroun", assure l'officier de la gendarmerie.

 
Armes dans des sacs d'oignons 

 

La récente saisie a également permis d'établir que certaines armes sont stockées au Cameroun, en attendant leur utilisation par les islamistes nigérians. Les trafiquants utilisent toutes sortes de subterfuges pour acheminer leurs cargaisons en déjouant la vigilance des policiers et des douaniers camerounais. 

 

Le 28 avril 2013, un Tchadien, mutilé de guerre, avait été interpellé à la frontière, au niveau de Kousseri, transportant à bord de son tricycle du matériel militaire constitué notamment de 38 uniformes de l'armée tchadienne. Les gendarmes avaient établi que ce matériel était destiné à Boko Haram. 


Depuis la vigilance s'est accrue et les trafiquants utilisent désormais des voies de contournement comme les rivières, ou dissimulent les armes dans des sacs de marchandises (oignons, arachides) à destination du Cameroun. 


Les trafiquants sont pour la plupart des Tchadiens et des Nigérians, mais des Camerounais sont également impliqués, selon les autorités sécuritaires camerounaises. 

Cinq trafiquants camerounais ont ainsi été arrêtés au Tchad alors qu'ils s'apprêtaient à regagner leur pays avec des armes enfouies dans des sacs d'arachide. Pour l'officier de gendarmerie camerounaise, "si ce trafic d'armes qui rapporte gros est stoppé totalement, une importance source d'approvisionnement en matériel militaire pour les islamistes sera fermée". 


Mais le commissaire de police est sceptique car "le Cameroun ne dispose pas de scanners" à ses postes-frontières pour détecter des armes dissimulées entre les marchandises. De surcroît, déplore-t-il, les différents corps déployés aux frontières "sont corrompus".

 

Le Cameroun, plaque tournante d'un trafic d'armes destinées à Boko Haram

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