Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 19:53

 

 

 

 

http://www.franceinter.fr  jeudi 4 décembre 2014

 

Il y a un an l’opération Sangaris - et ses 2000 hommes - se déployait en Centrafrique. Le pays venait alors de plonger dans l’horreur. Un déferlement de violences qu’on a souvent résumé à un affrontement entre milices chrétiennes et musulmanes. La réalité est plus complexe. Dans le centre du pays, comme à Bangui, Sengaris et intervenu et la situation semble s’améliorer mais reste assez tendue.

 

A Dekoa, une petite ville perdue dans la brousse, à sept heures de route de Bangui, on remarque que le marché a rouvert très récemment, premier signe tangible d’amélioration. D’autant qu’il y a six semaines seulement, la ville a subi une attaque des Séleka, ce groupe armé à majorité musulmane.

 

Les Séleka s’en sont pris à la paroisse et on fait huit morts et une dizaine de blessés, que des civils - il y a encore des impacts de balles sur la façade de l’église -.

 

Une journée terrifiante, racontée par celui qui l’a vécue en première ligne, le père Brésilien de la paroisse, Everaldo de Suza. Il a tenté de sauver un maximum de personnes, en les cachant dans sa mission catholique, et lui-même a été blessé par un éclat de grenade.

 

Everaldo de Suza 

 

« Ils ont entouré la mission et on tiré en direction des pièces où j'avais fait entrer les gens pour les protéger »

 

Pendant quelques temps les militaires français sont restés aux abords de l’église de Dekoa, désormais ils patrouillent régulièrement en proximité mais n’y sont plus en permanence depuis qu’ils ont cantonné les miliciens Séleka dans leur caserne,  en fait une bâtisse en mauvais état qui se trouve très près du centre-ville et de l’église qu’ils ont attaqué .

 

Il reste 22 combattants Séléka, ils sont dirigés par le général Comix

 

Le général Comix rit et ce rire fait comprendre beaucoup de choses. Lui il ne parle pas de conflit religieux, mais une guerre pour le pouvoir, seulement le pouvoir, dit ce combattant.

 

"Si les Séléka n'agissent pas, les anti Balaka n'ont pas de raisons d'agir"

 

Pour les soldats de l’opération Sangaris, l’un des objectifs, c’est de faire respecter des consignes très précises pour contrôler ses rebelles, ce qu’on appelle les "mesures de confiance". Le capitaine Christophe commande les 150 soldats français à Dekoa. Il parle des Séleka comme des "rebelles en sommeil".

 

Capitaine Christophe

 

Tous les samedi matin on compte leur effectif et leur armement

 

Les choses s’améliorent lentement. Dans le quartier musulman de Dekoa, 70 des 1059 personnes sont revenues. L’adjoint au maire, lui-même musulman, assiste à la messe tous les dimanches, pour montrer que les deux communautés ont toujours vécu côte à côte…

 

 A Sibut, à 70 km et deux heures de piste 

 

Ici on est surpris de l’apparente normalité dans la ville. L’église est pleine, le marché animé, c’est une ville stratégique, un carrefour commerçant. Mais ce sentiment de normalité est très vite dissipé quand on rencontre Nelson, il est pharmacien.

 

Nelson

 

« Les musulmans sont des mauvais gens on les a dégagés, ils sont partis chez eux et on pille leurs mosquées »

 

De leur côté, les hommes de Sangaris ne peuvent que constater l’exode des musulmans de Sibut, comme le confie ce soldat qui a préféré ne pas donner son identité

 

« Ils se sont fait tellement de mal entre eux qu'ils estiment que si tout le monde est séparé c'est  mieux comme ça »

 

Ces deux situations, très différentes et à si peu de distance, montrent bien la complexité de ce conflit plus ethnique que religieux, en réalité. Conflit qui continue d’exploser sporadiquement dans des zones de plus en plus localisées.

 

La Centrafrique n’est plus en guerre, mais elle est très très loin d'être en paix.

 

La Centrafrique un an après Sangaris
La Centrafrique un an après Sangaris

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 19:08

 

 

Comme en attestent son communiqué de presse que la rédaction publie ci-dessous  ainsi que la copie de la lettre de remerciement que le ministre polonais des affaires étrangères lui a adressée, la Communauté Sant'Egidio de Rome a conduit des négociations très serrées avec les autorités camerounaises et les preneurs d'otages du FDPC dans le plus grand secret comme à son habitude et joué un rôle très important dès le départ et cela, des semaines durant, pour que les otages centrafricains, camerounais et le prètre polonais de Baboua, puissent retrouver la liberté. La rédaction de Centrafrique-Presse qui s'en est fait l'écho se doit de restituer ce fait et cette vérité à ses lecteurs.

 

La Rédaction

 

------------------------------------------------------------------------------

                                          

 

                                                      Communiqué de presse

 

                                               26 Novembre 2014

 

Joie et satisfaction pour la libération en Centrafrique du missionnaire polonais Mateusz Dziedzic

 

La Communauté de Sant’Egidio a suivi toutes les phases de la négociation pour sa libération.

 

La Communauté de Sant’Egidio, qui, depuis le début de l’enlèvement, a suivi toutes les phases de la négociation pour la libération du Père Mateusz Dziedzic, prêtre polonais missionnaire en République centrafricaine, et des autres séquestrés camerounais et centrafricains détenus par le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), exprime sa satisfaction et sa joie pour la libération du Père Padre Dziedzic survenue aujourd’hui notamment grâce à l’intervention du gouvernement du Cameroun.

 

Enfin une bonne nouvelle pour un pays qui vit une situation difficile depuis plusieurs mois.

 

La Communauté de Sant’Egidio est entrée en contact au cours de ces dernières semaines avec les responsables du FDPC, demandant à plusieurs reprises la libération du Père Dziedzic et des autres ressortissants retenus prisonniers, comme un geste humanitaire et de bonne volonté.

 

La Communauté de Sant’Egidio continuera pour sa part son action en faveur de la paix et de la réconciliation en République centrafricaine.

 

Rome, 26 novembre 2014

La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC
La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC
La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC
La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC
La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC
La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC
La communauté Sant'Egidio de Rome a aussi joué un rôle important dans la libération des otages du FDPC

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 19:05

 

 

 

 

03/12/14 (Reuters) - La milice a annoncé samedi soir qu'elle allait poser les armes et se transformer en un mouvement politique. La milice des "anti-balaka", qui s'était constituée pour contrer les violences infligées par les rebelles de la Séléka parvenus au pouvoir l'an dernier en Centrafrique, a annoncé samedi soir qu'elle allait poser les armes et se transformer en un mouvement politique.

 

Les représentants de cette milice essentiellement chrétienne ont décidé, lors d'une assemblée générale dans la capitale Bangui, que le nouveau mouvement serait baptisé Parti centrafricain de l'unité et du développement (PCUD).

 

"A partir d'aujourd'hui, aucun membre des anti-balaka ne doit faire usage de ses armes, pour quelque raison que ce soit. Nos armes doivent toutes êtres enterrées", a déclaré Patrice-Edouard Ngaissona, homme d'affaires et coordinateur de la milice.

 

Ngaissona, qui s'exprimait devant un parterre comprenant des diplomates et des responsables gouvernementaux, n'a pas dit qui serait le candidat du nouveau parti à l'élection présidentielle prévue pour l'année prochaine, censée concrétiser la transition vers la démocratie.

 

Des milliers de personnes ont péri dans les violences depuis que les anti-balaka ont pris les armes, en septembre 2013, après des mois de tueries, de pillages et de viols commis par les forces de la Séléka.

 

Le chef de file de la Séléka Michel Djotodia, qui s'était autoproclamé chef de l'Etat en mars 2013 après la fuite du président François Bozizé, a démissionné le 10 janvier dernier de la présidence centrafricaine, cédant le pouvoir à un gouvernement de transition, mais les violences ont continué sporadiquement à secouer le pays.

 

Des dizaines de milliers de musulmans ont fui vers la zone du pays contrôlée par la Séléka dans le Nord, ce qui divise de fait la Centrafrique selon les lignes de partage religieuses.

Les anti-balaka "déposent" les armes
Les anti-balaka "déposent" les armes

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 19:02

 

 

 

 

30 novembre, 23:54

 

Le 3e peloton de l’escadron Lyautey a attaqué dès début septembre une préparation opérationnelle en vue d’une projection en RCA en 2015.

 

Il appartiendra au GTIA Vercors qui sera armé par le 7e BCA.

 

Cette préparation s'étale sur un peu plus de trois mois avec une première phase au camp de Canjuers afin de se perfectionner au tir niveau 6. Cette première phase a été l’occasion de former plusieurs soldats sur différentes spécialités (VBL, Sagaie, GBC, …) rendant ainsi le peloton très polyvalent.

 

La seconde phase de la préparation se déroula à Mailly. L’objectif consistait à mettre en situation les tireurs et les chefs d’engins sur des tirs niveau 9 et 7. A bord de leurs Sagaies, les soldats firent tonner leurs canons de 90 tandis que les escouades effectuèrent des tirs ALI, 7,62 et 12,7.  Au final : plus de 87% de cibles atteintes, le peloton Sagaie sera alors classé 5/5.

 

Après une petite remise en condition, les chasseurs repartent pour deux semaines à La Courtine où ils rencontrèrent leurs camarades fantassins du 7e et 13e BCA. Sur place, les militaires ont pu bénéficier des témoignages et des retours d’expériences des soldats qui ont déjà été projetés en RCA. Ils ont poursuivi leur entrainement sur véhicule blindé, ainsi qu’au FAMAS pour la pratique des tirs à très courte distance. A l’issue de cette troisième phase, c’est 100% du peloton qui fut formé PAMAS, 7.62, 12.7 et AT4.

 

La 4e et dernière phase de cette préparation se déroulera au CENZUB de Sissone à la fin du mois de novembre. Ce sera une manœuvre  importante qui nécessitera de travailler en collaboration avec l’infanterie. Soulignons aussi le travail des mécaniciens et de la cellule tir qui permet au peloton d’être opérationnel aux différents rendez-vous.

Les chasseurs du 1er escadron se préparent pour la Centrafrique
Les chasseurs du 1er escadron se préparent pour la Centrafrique
Les chasseurs du 1er escadron se préparent pour la Centrafrique
Les chasseurs du 1er escadron se préparent pour la Centrafrique
Les chasseurs du 1er escadron se préparent pour la Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 19:00

 

 

 

 

http://www.un.org  3 décembre 2014 – La Coordonnatrice humanitaire principale en République centrafricaine, Claire Bourgeois a effectué la semaine dernière une visite dans deux préfectures au nord de la capitale Bangui pour évaluer la réponse humanitaire et identifier les besoins prioritaires.

 

« A Dekoa (préfecture de Kémo), les acquis récents de stabilité témoignés par la diminution du nombre de personnes déplacées, la réouverture du centre de santé et du marché, doivent être consolidés », a souligné Mme Bourgeois dans un communiqué de presse publié mercredi. « Le travail réalisé par la mission catholique pendant les moments forts de la crise, en accueillant les personnes déplacées et en leur fournissant les premiers soins, est à remercier. »

 

A Kaga Bandoro, dans la préfecture de Nana Gribizi, où l'hôpital préfectoral et les sites spontanés ont été visités, les besoins urgents identifiés sont la sécurité dans la zone, les besoins alimentaires, les abris, l'éducation et les non vivres, a précisé le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 

Les personnes déplacées rencontrées par la délégation menée par Mme Bourgeois ont déclaré souhaiter retourner chez elles dès que la sécurité et une assistance dans leur zone de retour sont assurées.

 

La délégation a constaté que tout au long de l'axe Kaga Bandoro-Mbatta, la population retourne graduellement et les différentes activités se remettent en place avec la reprise des structures scolaire et sanitaire grâce à l'intervention de la communauté et des actions humanitaires. Toutefois, le village de Mbatta reste un village déserté dont les habitants sont en brousse.

 

« Il est encourageant de rencontrer ces retournés même si ce retour est timide dans certaines zones. Il est par contre inacceptable de voir d'autres populations, avec femmes, enfants, personnes âgées, retourner en brousse pour rechercher de la sécurité mettant ainsi en péril leur santé », a dit Mme Bourgeois.

 

Quant à des groupements peulhs rencontrés, l'instabilité les oblige à adopter des modes de vie différents des leurs, rendant également ces populations plus vulnérables.

 

Quelles que soient les populations civiles, les humanitaires continuent à déployer tous leur efforts pour favoriser l'accès au service de base, aider les plus vulnérables, créer des conditions favorables au retour et travailler sur la résilience.

 

« Je me réjouis de l'annonce de la restauration de l'Etat dans la région et de l'augmentation de la patrouille de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) qui contribueront à la sécurisation et redonnent espoir », a déclaré Mme Bourgeois.

 

La République centrafricaine continue de faire face à une grande crise humanitaire. Environ 2,7 millions de personnes sur 4,6 millions d'habitants dans le pays, ont besoin d'une assistance humanitaire.

Centrafrique : la Coordonnatrice humanitaire évalue les besoins au nord de Bangui
Centrafrique : la Coordonnatrice humanitaire évalue les besoins au nord de Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 18:57

 

 

 

 

(RV) - Entretien - Il est prêtre, catholique, et a sauvé la vie de centaines de musulmans, au risque de sa propre vie. Le père Bernard Kinvi est un exemple de courage et de charité dans un pays détruit par la violence : la Centrafrique. Ce religieux camillien togolais dirige l’hôpital de la mission catholique de Bossemptelé. C’est dans cette ville, située à plus de 200 km de Bangui, que le 18 janvier 2014, des centaines de civils sont massacrés par des anti-balaka, les milices d’auto-défense.

 

Malgré le danger, le père Bernard continue sa mission : soigner les blessés et accueillir les déplacés, sans aucune discrimination. L’ONG Human Rights Watch lui a remis le Prix Alison Des Forges pour récompenser son action. Une action qu’il va poursuivre à son retour en Centrafrique, en janvier prochain. Car le père Bernard Kinvi est pour quelques semaines en Europe. A Rome, Adélaïde Patrignani l’a rencontré. Il commente d’abord la situation en Centrafrique .

 

Le père Bernard Kinvi appartient à l’ordre fondé par Saint Camille de Lellis au XVIe siècle. Les religieux camilliens prononcent quatre vœux : pauvreté, chasteté, obéissance, et celui de soigner les malades, même contagieux, au péril de notre vie. Un engagement qui a motivé le père Bernard à continuer sa mission, quelle qu’en soit l’issue 

 

Plusieurs fois, le père Bernard a senti qu’il risquait de mourir. Il nous raconte un de ces moments où sa vie et celle des autres étaient en jeu 

 

Plus qu’une épreuve physique et morale, le conflit centrafricain est aussi un parcours spirituel qui transforme la  foi. Celle du père Bernard Kinvi, loin de s’affaiblir, a grandi.

Le Père Bernard Kinvi, sa vie pour la paix en Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 15:58

 

 

 

La RCA est au 150ème rang sur 174 pays !

 

http://www.transparency.org 

Rank

Country

2014 SCORE

2013 SCORE

2012 SCORE

1

Denmark

92

91

90

2

New Zealand

91

91

90

3

Finland

89

89

90

4

Sweden

87

89

88

5

Norway

86

86

85

5

Switzerland

86

85

86

7

Singapore

84

86

87

8

Netherlands

83

83

84

9

Luxembourg

82

80

80

10

Canada

81

81

84

11

Australia

80

81

85

12

Germany

79

78

79

12

Iceland

79

78

82

14

United Kingdom

78

76

74

15

Belgium

76

75

75

15

Japan

76

74

74

17

Barbados

74

75

76

17

Hong Kong

74

75

77

17

Ireland

74

72

69

17

United States

74

73

73

21

Chile

73

71

72

21

Uruguay

73

73

72

23

Austria

72

69

69

24

Bahamas

71

71

71

25

United Arab Emirates

70

69

68

26

Estonia

69

68

64

26

France

69

71

71

26

Qatar

69

68

68

29

Saint Vincent and the Grenadines

67

62

62

30

Bhutan

65

63

63

31

Botswana

63

64

65

31

Cyprus

63

63

66

31

Portugal

63

62

63

31

Puerto Rico

63

62

63

35

Poland

61

60

58

35

Taiwan

61

61

61

37

Israel

60

61

60

37

Spain

60

59

65

39

Dominica

58

58

58

39

Lithuania

58

57

54

39

Slovenia

58

57

61

42

Cape Verde

57

58

60

43

Korea (South)

55

55

56

43

Latvia

55

53

49

43

Malta

55

56

57

43

Seychelles

55

54

52

47

Costa Rica

54

53

54

47

Hungary

54

54

55

47

Mauritius

54

52

57

50

Georgia

52

49

52

50

Malaysia

52

50

49

50

Samoa

52

#N/A

#N/A

53

Czech Republic

51

48

49

54

Slovakia

50

47

46

55

Bahrain

49

48

51

55

Jordan

49

45

48

55

Lesotho

49

49

45

55

Namibia

49

48

48

55

Rwanda

49

53

53

55

Saudi Arabia

49

46

44

61

Croatia

48

48

46

61

Ghana

48

46

45

63

Cuba

46

46

48

64

Oman

45

47

47

64

The FYR of Macedonia

45

44

43

64

Turkey

45

50

49

67

Kuwait

44

43

44

67

South Africa

44

42

43

69

Brazil

43

42

43

69

Bulgaria

43

41

41

69

Greece

43

40

36

69

Italy

43

43

42

69

Romania

43

43

44

69

Senegal

43

41

36

69

Swaziland

43

39

37

76

Montenegro

42

44

41

76

Sao Tome and Principe

42

42

42

78

Serbia

41

42

39

79

Tunisia

40

41

41

80

Benin

39

36

36

80

Bosnia and Herzegovina

39

42

42

80

El Salvador

39

38

38

80

Mongolia

39

38

36

80

Morocco

39

37

37

85

Burkina Faso

38

38

38

85

India

38

36

36

85

Jamaica

38

38

38

85

Peru

38

38

38

85

Philippines

38

36

34

85

Sri Lanka

38

37

40

85

Thailand

38

35

37

85

Trinidad and Tobago

38

38

39

85

Zambia

38

38

37

94

Armenia

37

36

34

94

Colombia

37

36

36

94

Egypt

37

32

32

94

Gabon

37

34

35

94

Liberia

37

38

41

94

Panama

37

35

38

100

Algeria

36

36

34

100

China

36

40

39

100

Suriname

36

36

37

103

Bolivia

35

34

34

103

Mexico

35

34

34

103

Moldova

35

35

36

103

Niger

35

34

33

107

Argentina

34

34

35

107

Djibouti

34

36

36

107

Indonesia

34

32

32

110

Albania

33

31

33

110

Ecuador

33

35

32

110

Ethiopia

33

33

33

110

Kosovo

33

33

34

110

Malawi

33

37

37

115

Côte d´Ivoire

32

27

29

115

Dominican Republic

32

29

32

115

Guatemala

32

29

33

115

Mali

32

28

34

119

Belarus

31

29

31

119

Mozambique

31

30

31

119

Sierra Leone

31

30

31

119

Tanzania

31

33

35

119

Vietnam

31

31

31

124

Guyana

30

27

28

124

Mauritania

30

30

31

126

Azerbaijan

29

28

27

126

Gambia

29

28

34

126

Honduras

29

26

28

126

Kazakhstan

29

26

28

126

Nepal

29

31

27

126

Pakistan

29

28

27

126

Togo

29

29

30

133

Madagascar

28

28

32

133

Nicaragua

28

28

29

133

Timor-Leste

28

30

33

136

Cameroon

27

25

26

136

Iran

27

25

28

136

Kyrgyzstan

27

24

24

136

Lebanon

27

28

30

136

Nigeria

27

25

27

136

Russia

27

28

28

142

Comoros

26

28

28

142

Uganda

26

26

29

142

Ukraine

26

25

26

145

Bangladesh

25

27

26

145

Guinea

25

24

24

145

Kenya

25

27

27

145

Laos

25

26

21

145

Papua New Guinea

25

25

25

150

Central African Republic

24

25

26

150

Paraguay

24

24

25

152

Congo, Republic of

23

22

26

152

Tajikistan

23

22

22

154

Chad

22

19

19

154

Congo, Democratic Republic of

22

22

21

156

Cambodia

21

20

22

156

Myanmar

21

21

15

156

Zimbabwe

21

21

20

159

Burundi

20

21

19

159

Syria

20

17

26

161

Angola

19

23

22

161

Guinea-Bissau

19

19

25

161

Haiti

19

19

19

161

Venezuela

19

20

19

161

Yemen

19

18

23

166

Eritrea

18

20

25

166

Libya

18

15

21

166

Uzbekistan

18

17

17

169

Turkmenistan

17

17

17

170

Iraq

16

16

18

171

South Sudan

15

14

#N/A

172

Afghanistan

12

8

8

173

Sudan

11

11

13

174

Korea (North)

8

8

8

174

Somalia

8

8

8

             

 

Classement pays de la corruption dans le monde selon Transparency International

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 15:11

 

 

 

 

http://survie.org   3 décembre 2014 (rédigé le 30 septembre 2014) par Yanis Thomas

 

Si le système de la Françafrique se déploie en Afrique de façon officielle à travers diverses interventions militaires surmédiatisées, il s’appuie aussi encore et toujours de façon officieuse sur des officines privées. La Centrafrique est à cet égard un cas d’école de la présence de barbouzes au plus proche des dirigeants d’un pays.

 

L’utilisation de mercenaires français par le pouvoir en place est une constante en République centrafricaine. En 2002 déjà, le président Ange-Félix Patassé avait fait appel à l’ancien gendarme français Paul Barril et à ses comparses pour l’aider contre la rébellion de François Bozizé [1] (FIDH 2003). La justice centrafricaine avait d’ailleurs appelé la Cour Pénale Internationale à se saisir du cas de Paul Barril, pour la participation de sa société de sécurité dans ce conflit (LeMonde.fr, 22/05/2007).

 

Arrivé au pouvoir en 2003 après une lutte sanglante, François Bozizé perpétue la tradition. Confronté aux attaques de rébellions dans le nord du pays, il s’attache les services de la société de sécurité militaire EHC, dirigée par le général français Jean-Pierre Pérez, afin de former les cadres des forces armées centrafricaines (blog Lignes de défense, 27/12/2012). Les deux hommes se connaissent bien : Pérez a été le conseiller en matière de défense de Bozizé après son coup d’état en 2003 (FIDH, 2004). A l’époque, c’était le gouvernement français qui l’avait placé auprès du putschiste récemment arrivé au pouvoir. En décembre 2012, c’est aux encore aux hommes de Pérez que Bozizé confie les clefs de la capitale lors de son voyage au Tchad (Jeuneafrique.com, 24/12/2012). Cela n’empêche pas sa chute trois mois plus tard, chassé du pouvoir par les rebelles coalisés de la Séléka.

 

A peine autoproclamé président de la transition, le chef de la Séléka, Michel Djotodia, suit lui aussi la voie de ses prédécesseurs. Il confie sa garde rapprochée à Jérôme Gomboc, un ancien militaire du 3ème régiment de parachutistes d’infanterie de Marine, accompagné d’une vingtaine d’hommes (Jeuneafrique.com, 17/03/2013). Ceux-ci plient bagages en octobre 2013 et seul Gomboc reste sur place, ayant été bombardé en août Conseiller spécial chargé de la sécurité du Président de la transition (Jeuneafrique.com, 11/10/2013). Il reste auprès de Michel Djotodia jusqu’à ce que celui-ci soit sèchement « démissionné » en janvier 2014 par la France et les autres chefs d’Etat de la sous-région (Tchad, Congo…). Qui vont propulser Catherine SambaPanza à la tête de ce qu’il reste de l’Etat centrafricain.

 

Là encore la tradition va perdurer : la société Gallice, fondée par trois anciens membres du Service Action (le bras armé de la DGSE, les services secrets français) et un ancien chef du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN), assure la formation et l’encadrement de la garde rapprochée de la nouvelle présidente (La Lettre du Continent, 09/04/2014). Elle a aussi la charge de la formation d’un embryon de gendarmerie centrafricaine (Lemonde.fr, 13/06/2014). A Bangui, la manoeuvre est supervisée par Jacky le Pemp, un ancien gendarme français, passé notamment par la Direction de la Communication de la Défense, l’organe chargé d’assurer la propagande de l’armée française.

 

Si ces entreprises de l’ombre agissent officiellement à titre privé, on ne peut pas exclure qu’elles continuent de recevoir leurs ordres des autorités françaises. En ce sens, la protection des dirigeants successifs cache aussi potentiellement leur surveillance et leur contrôle par les services secrets français. Ainsi, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, assumait en 2003 devant le Sénat que « toute personne envoyée en mission par l’Etat ne l’est pas toujours de manière officielle ou officialisée » (Sénat 06/02/2003).

 

Et l’embargo, dans tout ça ?

 

La présence de ces militaires privés pourrait bien contrevenir au régime d’embargo imposé à la République centrafricaine par le Conseil de Sécurité des Nations Unies depuis le 5 décembre 2013. Car selon le texte de la résolution 2127, le Conseil de Sécurité « décide que, pour une période initiale d’un an à compter de la date d’adoption de la présente résolution, tous les États Membres devront prendre immédiatement les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la République centrafricaine, à partir de leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs ressortissants, ou au moyen de navires ou d’aéronefs battant leur pavillon, d’armements et de matériels connexes de tous types, y compris les armes et les munitions, les véhicules et les matériels militaires, les équipements paramilitaires et les pièces détachées correspondantes, ainsi que toute assistance technique ou formation » (article 54, nous soulignons). Or qu’a fait Gomboc et que fait toujours Gallice ? De l’assistance technique ou de la formation, pour la garde rapprochée de dirigeants…

 

Mais, même dans ces conditions, le mercenariat français ne risque pas grand-chose. En effet, il n’existe pas en droit pénal français, de sanctions pour violation d’un embargo. Un Conseil des ministres avait bien inscrit une telle mesure à l’ordre du jour…en 2006 ! Il faut attendre début 2013 pour qu’une loi soit proposée au Parlement. Elle est toujours en attente de vote. A l’heure où le gouvernement restreint les libertés publiques en renforçant massivement son arsenal antiterroriste, on ne peut que remarquer que rien n’est fait contre les barbouzes [2].

 

Affaire Tomi

 

La société Gallice assure aussi les mêmes services auprès du président malien Ibrahim Boubacar Keita (IBK). Frédéric Gallois, l’ancien patron du GIGN, a d’ailleurs été mis en examen par la justice française en juin 2014 pour faux et usage de faux et recel d’abus de confiance dans l’enquête visant Michel Tomi (Jeuneafrique.com, 26/06/2014), sulfureux homme d’affaires français bien connu du système Françafricain pour son empire des jeux en Afrique. Celui-ci, très proche d’IBK, est poursuivi pour blanchiment aggravé en bande organisée, abus de biens sociaux et faux en écriture privée (Cf. Billets n°234, avril 2014).

 

 

[1] Ange Félix Patassé avait aussi fait appel aux miliciens du congolais Jean-Pierre Bemba ainsi qu’aux rebelles d’Abdoulaye Miskine.

 

[2] Si la loi avait été votée avant 2011, des hauts responsables français auraient pu être traînés devant les tribunaux pour violation de l’embargo en Libye du fait de la fourniture d’armes aux rebelles du Djebel Nefoussa.

Lu pour vous : Mercenariat en Centrafrique : une tradition bien française (Survie)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 11:13

 

 

 

 

http://gabonreview.com   par Désiré-Clitandre Dzonteu mercredi 03 décembre 2014 à 4:41

 

Le Mausolée dédié au défunt président de la République gabonaise a été présenté  le 2 décembre courant à Franceville.

 

Franceville a  connu, deux jours durant, une ambiance digne des grands moments du pays. Alors qu’on annonçait une inauguration, le président de la République, le Premier ministre et l’ensemble du gouvernement se sont rendus dans la capitale provinciale du Haut-Ogooué pour la présentation officielle du Mausolée Omar Bongo Ondimba.

 

Bâti sur 6 500 m², ce monument dispose d’une mosquée, d’une église, d’une bibliothèque et d’un musée où seront présentés certains objets personnels de l’ancien président, parmi lesquels le collier qu’il a arboré le 2 décembre 1967 lorsqu’il accédait à la magistrature suprême. «Un espace d’histoire et de culture», a déclaré l’architecte arabe, Chafik Kabbaj. Construit selon celui-ci avec des caractères revisités et épurés, il «magnifie et immortalise l’œuvre d’Omar Bongo», a indiqué le maire de Franceville Roger Ayouma.

 

Le Premier ministre a souligné que les travaux de ce chantier ne sont ni arrêtés ni interrompus, précisant que l’édifice est réalisé grâce aux fonds alloués par le président de la République, les amis et donateurs. «Il n’y a pas eu de financement de l’extérieur, encore moins une inscription au budget de l’Etat. Le président de la République a dû interrompre les travaux de sa résidence pour accélérer les travaux du mausolée», a-t-il déclaré, s’offusquant de ce que certains collaborateurs de l’ancien président aient dilapidé son héritage politique. C’est en ce sens qu’il a appelé au respect des valeurs défendus par Omar Bongo Ondimba, notamment la paix, la tolérance, le dialogue et le partage.

 

Pascaline Mferri Bongo, l’aînée de la progéniture d’Omar Bongo Ondimba a rappelé les valeurs intrinsèques qui ont guidé l’ancien chef de l’Etat. Il s’agit du courage, du sens du rassemblement et du consensus, entre autres. Ce faisant, elle n’a pu retenir ses larmes. Comme elle, Michel Essongué s’est remémoré des années passées auprès d’Omar Bongo Ondimba. L’ancien ministre a tenu à insister sur la mobilisation de la communauté nationale et internationale et les hommages consécutifs à son décès. Puis, il est revenu sur certaines de ses réalisations, s’agissant notamment d’électrification ou des transports. Pour lui, Omar Bongo Ondimba a été «africain et citoyen du monde». Raison pour laquelle il a indiqué que «ne meurt que ceux dont on ne se souvient plus». Comme une pique aux anciens collaborateurs d’Omar Bongo Ondimba passés à l’opposition, il a lancé: «la jeunesse actuelle nous suit. Elle sait que nous fûmes tous un jour bongoïste. Bongoïste pour toujours».

 

Enfin, un culte a été dit par les responsables de toutes les obédiences religieuses au Gabon. Les mots «paix, dialogue, pardon» ont caractérisé cette messe qui était précédée par deux séries de décorations. L’une par le Premier ministre et l’autre par le Président de la République. Parmi les décorés, Michel Essongué, Pascaline Mferri Bongo, Maixent Accrombessi.

 

La date de cette présentation n’a pas été choisie au hasard puisque, s’il s’est éteint le 8 juin 2009, Omar Bongo Ondimba a accédé au pouvoir le 2 décembre 1967. On ne peut, dès lors, que s’étonner de ce que ce soit au dernier moment que les ouvriers aient été mis à contribution pour couper l’herbe sur l’artère principale menant au centre-ville où elle avait atteint, à certains endroits, le mètre cinquante. «Il a fallu qu’on annonce l’arrivée du président de la République à Franceville pour que les gens constatent que la ville est sale. On les a élus pour quoi faire ?», s’est interrogée une hôtesse notant en outre qu’avec «l’ancienne équipe municipale, la ville était toujours propre».

 

Si l’on doit faire remarquer l’absence de personnalités réputées proches d’Omar Bongo Ondimba, notamment Zacharie Myboto, Paul Toungui, Jean Ping, Casimir Oyé Mba, Jean Eyéghé Ndong, Jean-François Ntoutoume-Emane, Léon Mebiame, Paulin Obame Nguéma, Jacques Adiahénot, Simplice Guédet Manzela, on ne manquera pas de souligner que l’initiative du mausolée Omar Bongo Ondimba est l’œuvre de la Fondation Omar Bongo Ondimba. Elle s’attèle désormais à la défense de l’œuvre et de la mémoire d’Omar Bongo Ondimba.

Lu pour vous : Le Mausolée Omar Bongo Ondimba officiellement présenté
Lu pour vous : Le Mausolée Omar Bongo Ondimba officiellement présenté
Lu pour vous : Le Mausolée Omar Bongo Ondimba officiellement présenté
Lu pour vous : Le Mausolée Omar Bongo Ondimba officiellement présenté

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 10:52

 

 

 

 

Par RFI 03-12-2014 à 08:37

 

 

Au Tchad, l’ancien préfet de la Grande Sido, Baba Laddé, reste introuvable depuis lundi. Cet ancien chef rebelle, nommé préfet de cette région frontalière, a été relevé de ses fonctions il y une dizaine de jour par un décret du chef de l’Etat. Mais au moment de quitter la ville, une partie de la population s’est opposée à son départ. Avant-hier, un commando est venu le chercher. Mais Baba Laadé a réussi à s’échapper.

 

Lundi 1er décembre au soir, alors que la nuit vient de tomber sur Maro, un groupe de trois véhicules militaires s’approche de la résidence occupée par l’ancien préfet, Abdelkader Baba Laddé. Des hommes en armes lui indiquent qu’il est sollicité par leur hiérarchie.

 

Selon plusieurs témoins, Baba Laddé prétexte alors vouloir se changer, pour disparaître dans la nuit. Son épouse et son garde du corps, restés sur place, seront brutalisés par les hommes armés qui repartent sans l’ancien rebelle, alimentant les rumeurs les plus folles dans la ville de Maro. Une ville qui n’a pas voulu se séparer de son préfet, arrivé il y a seulement deux mois.

 

Pas normal

 

En effet, mercredi dernier, alors que Baba Laddé, relevé de ses fonctions, s’apprêtait à acheminer sa famille vers la capitale, des jeunes l’en ont empêché et ont décidé de monter la garde devant sont domicile.

 

Pour les habitants de Maro, il n’est pas normal que des agents de commandement ne restent pas longtemps quand ils sont affectés. Surtout que Baba Laddé, lui, était engagé dans la résolution des conflits et se penchait sérieusement sur les loisirs des jeunes.

 

Depuis lundi soir, Baba Laddé n’a toujours pas donné de nouvelles.

Tchad: la mystérieuse disparition de l’ancien rebelle Baba Laddé
Tchad: la mystérieuse disparition de l’ancien rebelle Baba Laddé

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com