Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 21:55

 

 

 

 

Bangui (AFP) - 13.04.2014 12:26

 

La majorité des 7.000 habitants de Boguila, dans le nord de la Centrafrique, se sont enfuis dans la brousse en raison d'affrontements armés au passage d'un convoi de la force africaine escortant plus de 500 musulmans qui gagnaient le Tchad, a déclaré dimanche Médecins Sans Frontières (MSF).

 

Le convoi, escorté par des soldats tchadiens de la Misca quittant eux aussi la Centrafrique, était parti vendredi de Bossangoa, à 150 km de la frontière tchadienne. Il "a été pris à partie (samedi) par des groupes armés locaux", vraisemblablement des miliciens anti-balaka, en majorité des chrétiens, selon MSF.

 

"Le convoi de 20 camions évacuait les derniers 540 musulmans de Bossangoa vers Goré, dans le sud du Tchad. A son passage dans Boguila, l'équipe de MSF présente à l'hôpital a entendu une forte explosion et des tirs nourris et a vu les habitants s'enfuir de la ville", précise l'ONG dans un communiqué, ajoutant avoir pris en charge trois blessés à Boguila et à Poua, localité proche.

 

MSF, présente à Boguila depuis 2006, craint que d'autres personnes aient pu être blessées au cours des échanges de tirs.

 

Samedi, une source au sein de la gendarmerie de Bossangoa, à quelque 300 km au nord-ouest de Bangui, avait rapporté que les derniers musulmans encore présents dans la ville avaient tous quitté la région pour le Tchad afin d'échapper aux violences des anti-balaka. Ils étaient escortés par des soldats de la Misca.

 

En septembre, des violences avaient éclaté dans la région de Bossangoa et dans celle de Bouca voisine. Les anti-balaka avaient attaqué et tué des civils musulmans, entrainant des représailles de la Séléka, ex-rébellion de majorité musulmane, alors au pouvoir. Au moins 150 personnes avaient été tuées et plusieurs centaines blessées.

 

Sur une grande partie de son territoire, la Centrafrique s'est enfoncée dans un cycle de tueries intercommunautaires après des mois d'exactions perpétrées par les combattants de la coalition Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui le 24 mars 2013 avant de devoir le quitter en janvier dernier.

 

Depuis la fin du régime des Séléka et leur désarmement par les forces française et africaines, les musulmans, souvent associés aux ex-rebelles et désormais sans défense se sont retrouvés en proie aux pires représailles de la part des milices anti-balaka. C'est par dizaine de milliers qu'ils fuient le pays depuis plusieurs mois.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: des habitants fuient après des violences au passage d'un convoi de musulmans

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 00:24

 

 

 

 

http://www.camerpost.com/ 

 

– 12/04/2014 - L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) se dit préoccupée du sort de milliers de Centrafricains qui tentent de traverser la frontière entre la Centrafrique (RCA) et le Cameroun. Se basant sur des témoignages recueillis sur place, deux de ses représentants affirment que des civils ont été attaqués par des miliciens anti-Balaka.

 

Sur la route de l’exode, c’est le chaos : le Dr Paul Spiegel, expert médical du HRC, déclare, images à l’appui : « Ce que nous voyons ici, ce sont des réfugiés en train de marcher. Ce jour-là, plus de 1.000 personnes ont traversé la frontière ».

 

Le médecin a lui-même tourné une vidéo alors qu’il se trouvait près du village camerounais de Gbiti, sur la rivière Bombé, qui sépare le Cameroun et la RCA. Elle montre des réfugiés traversant cette rivière pour se retrouver dans la partie camerounaise.

 

« Sur les images, nous avons l’impression de voir des gens qui ont les genoux assez gonflés. Mais ce n’est pas le cas. Ce que nous voyons ici, ce sont en fait les effets de la malnutrition. Pas seulement chez les enfants, mais les adultes aussi. Ils ont l’air très maigre. Ils ont marché depuis trois mois, certains de Bangui. Ils ont dû se cacher la nuit et se nourrir principalement de feuilles et boire de l’eau non potable ».

 

Beaucoup de réfugiés ont également été blessés par balle ou à la machette, selon le Dr Spiegel. Et d’ajouter que d’autres ont été contraints à faire de nombreux détours pour éviter les milices anti-Balaka qui bloquent les routes principales.

 

Liz Ahua coordonne la situation des réfugiés centrafricains pour le HCR. Elle a recueilli de nombreux témoignages en RCA, au Tchad et au Cameroun. Elle dit avoir rencontré des réfugiés et déplacés profondément traumatisés. « Qu’ils soient en exil ou dans leur propre pays, ce sont des gens pris au piège, pris dans un nid de vipères. Et il n’y a pas d’issue pour le moment. Nous avons le devoir d’aider les Centrafricains pour mettre fin à cette descente dans le chaos, cette descente aux enfers ».

 

Le camp camerounais de Gbiti abrite déjà 15.000 réfugiés. Pourtant, il ne s’agit que d’un lieu de transit. Le HCR cherche à ériger des camps permanents et encourage les réfugiés à s’intégrer dans les communautés environnantes.

 

Source : Voice Of America ( VOA)

Lu pour vous : Centrafrique : Le HCR dénonce les attaques des anti-Balaka contre les civils fuyant vers le Cameroun

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 13:03

 

 

 

 

http://www.pointschauds.info/ 12 avr 2014

 

L’ancien protégé de Omar Bongo, fils spirituel de Jacques Foccart et proche de Nicolas Sarkozy, revient sur l’intervention française en Centrafrique. Il estime que, loin de renforcer l’influence de Paris en Afrique, elle démontre une méconnaissance du pays et de l’Afrique en général. Première partie d’entretien.

 

Robert Bourgi reçoit dans son bureau parisien du très chic seizième arrondissement de Paris. Assis sur un petit fauteuil en cuir, il égraine un de ses nombreux tasbih, chapelet musulman. Le gratin franco-africain est passé dans ce bureau aux airs de brocante.

 

L’africain blanc, surnom qu’il chérit, est né il y a presque 70 ans au Sénégal. Il y a grandi en restant attaché à ses racines du sud-Liban. Après des études de droit en Côte d’Ivoire, il devient, en 1986, conseiller politique du ministre de la Coopération, Michel Aurillac.

 

Celui qui se dit fièrement gaulliste se rapproche ensuite de Dominique de Villepin, avec qui il est aujourd’hui brouillé. En 2005 il passe du côté de Nicolas Sarkozy, pour lequel il établira des liens avec l’Afrique dès la campagne présidentielle de 2007.

 

Nicolas Sarkozy, devenu président de la République, saluait « l’efficacité et la discrétion » de Robert Bourgi qui a eu « le meilleur des professeurs » en la personne de Jacques Foccart. À l’heure où tout le monde fustige, parfois hypocritement, la Françafrique, le libano-sénégalo-français clame fièrement cette filiation spirituelle. Des papas, il dit en avoir plusieurs, chacun représentatif d’une des facettes du personnage : Mahmoud Bourgi (de sang), Jacques Foccart (d’esprit) et Omar Ondimba Bongo (de cœur).

 

Aujourd’hui il prépare ses mémoires avec le journaliste d’investigation Laurent Valdiguié. Rencontre en deux parties de cette boîte noire des turpitudes franco-africaines.

 

Entretien avec Robert Bourgi

 

Mondafrique. Dans une interview au « Figaro » vous avez estimé que la France s’est empêtrée dans un bourbier en Centrafrique, quelle est votre analyse de la situation actuelle ?

 

Robert Bourgi. La Centrafrique a toujours été un pays particulier dans l’espace politique franco-africain. C’est un pays extrêmement agité où nous avons vu gouverner des personnages ubuesques comme Jean-Bedel Bokassa et Ange-Félix Patassé. C’est un pays qui ne m’a jamais intéressé et je n’y ai jamais mis les pieds. J’aurais pu y aller mille fois, notamment quand j’étais au ministère de la Coopération de 1986 à 1988, mais je n’ai pas voulu. Est-ce que c’est parce que j’ai du flair ? Je ne sais pas. Toujours est-il que c’est un pays où évoluent des personnages assez dangereux, des personnages sulfureux attirés par les diamants et l’or.

 

L’opération malienne était souhaitable parce qu’il y avait véritablement un danger islamiste pour les Etats africains avoisinants. Ce fut un succès sur le plan militaire mais je ne sais pas si le Mali s’en est sorti, j’en doute fort. A-t-on extirpé l’abcès jihadiste ? Je ne pense pas. Et même sur le plan politique interne, il y a quelques agitations. Et voilà que le président de la République française s’implique une deuxième fois sur le continent avec l’opération Sangaris en Centrafrique.

 

Il y va sans avoir réalisé que le pays est immense, qu’il est traversé par des troubles confessionnels entre chrétiens et musulmans et surtout que le Tchad et le Congo Brazzaville sont des acteurs de déstabilisation. Je ne comprends pas que des hommes aussi avertis que nos généraux qui entourent Hollande aient pu se laisser entrainer.

 

Mondafrique. Selon vous, la situation d’enlisement serait donc plus liée aux caractéristiques du pays qu’à la politique ou la stratégie de la France ?

 

R.B. Le budget de la défense a été rogné et les multiples interventions vont le vider de sa substance. Il ne permet pas de mener les opérations telles qu’elles devraient l’être pour aller au bout des objectifs fixés. Nous avons deux mille hommes sur place quand il en faudrait dix mille. Les forces africaines n’ont ni le niveau, ni l’envie d’être impliquées et je doute fort que l’aide européenne se précise. Donc si vous regardez les réalités d’un pays complexe et le manque d’adéquation entre les objectifs et les moyens, vous comprenez bien que c’est impossible de s’en sortir.

 

Si François Hollande pense que la France pourra revenir en grâce par ces opérations militaires, il se trompe lourdement. La France a perdu complètement et définitivement l’influence qu’elle avait en Afrique, elle n’est plus la grande puissance qu’elle était, n’en a plus les moyens et les Africains le savent. Nous ne pouvons pas lutter contre la concurrence des Chinois ou des Brésiliens. Quand la France hésite à mettre vingt millions la Chine, elle, met des milliards. Je crois que la France, aujourd’hui en Afrique, est une puissance comme une autre et sur le plan mondial une puissance moyenne. Il suffit de regarder sur le terrain, personne n’est avec nous, que ce soit en Centrafrique ou au Mali.

 

Mondafrique. L’influence française n’a pas pour autant disparu. En Centrafrique et au Mali, par ces interventions militaires, la France a quasiment adoubé les chefs d’Etat.

 

R.B. Encore faudrait-il que la situation s’améliore. Ce pays (la Centrafrique ndlr) est perdu et peu importe qui nous mettons aux commandes. Nos interventions n’apportent rien à la France en termes d’influence. Même au niveau politique français il n’y a pas d’accord entre le quai d’Orsay, la Défense et l’Elysée sur ces questions. Ce qui me fait de la peine, c’est que la France s’enlise et ne saura même pas comment s’en sortir. Je crains qu’en dehors du Congo et du Tchad, les pays africains commencent à en avoir assez. J’en ai parlé personnellement avec certains d’entre eux et toutes ces aventures militaires les indisposent beaucoup.

 

Mondafrique. Le Tchad d’Idriss Deby a annoncé le retrait progressif de ses hommes des forces de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca). A votre avis, pourquoi ce revirement soudain ?

 

R.B. Parce qu’il n’a pas supporté d’être pointé du doigt, qu’on dise qu’il est responsable en grande partie des troubles centrafricains. Aujourd’hui beaucoup de gens en France disent qu’il est la cause du mal, que Idriss Deby est le pompier pyromane. C’est vrai qu’il est responsable de tout ce qu’il se passe, la Seleka c’est lui, Djotodja c’est lui. Deby est un drôle d’individu.

 

Mondafrique. Certains vous disaient pourtant proche de lui

 

R.B. Il n’y a pas que Le Drian ou Fabius qui le tutoient. Je le voyais c’est vrai, je suis allé deux ou trois fois à N’Djamena du temps de Bongo père, j’entretenais des relations amicales avec lui. À chaque fois qu’il venait à Paris, je passais le voir, on se parlait au téléphone. Mais j’ai pris mes distances à partir des événements de 2008.

 

Mondafrique. La Centrafrique a été le terrain d’opposition entre le Tchad, l’Afrique du Sud et le Congo Brazzaville, est-ce qu’on assiste à une bataille pour un leadership régional ?

 

R.B. Ils se sont faits une guerre d’influence pour s’imposer dans un pays très fragile. Ce sont des apprentis doyens ces Idriss Deby, Jacob Zuma et Sassou Nguesso. Nous sommes en Afrique, nous avons besoin d’un vrai doyen, un personnage au-dessus de la mêlée. On ne peut pas remonter le temps, mais dans ces affaires du Mali et de la Centrafrique Bongo eut agi autrement. À l’époque, Omar aurait convoqué tout le monde à Libreville et ça se serait réglé comme ça. On s’en sortait. Et en Côte d’Ivoire c’est pareil, j’en ai parlé avec Ouattara comme j’en ai parlé avec Laurent (Gbagbo ndlr), ils m’ont dit « oui le doyen manque, il aurait fait le lien ».

 

C’est ça qui manque aujourd’hui en Afrique, il y avait Félix Houphouët-Boigny, il y a eu Omar Bongo et il n’y a plus personne aujourd’hui.

 

À suivre dimanche, la seconde partie de l’entretien Robert Bourgi“Quand les chefs d’Etats africains viennent à Paris, ils rendent visite à Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas l’ancien président Sarkozy qui va les voir, mais ce sont eux qui se déplacent. Ils se parlent souvent au téléphone, même si maintenant ils vont peut être éviter ce moyen de communication pour des raisons que tout le monde sait.”

 

Mondafrique

Lu pour vous : Robert Bourgi, la France a perdu « définitivement » son influence en Afrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 12:50

 

 

 

 

 

 

 

http://radiookapi.net/   12 avril, 2014 à 9:50

 

Le Représentant du secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique centrale, Abou Moussa, a bouclé le vendredi 11 avril à Kinshasa une visite qui l’a conduit au Tchad, au Cameroun et dans les deux Congo pour s’enquérir de la situation des Centrafricains réfugiés dans ces pays. Ce séjour était destiné à cerner les défis que pose la situation de ces réfugiés et apprécier les besoins des gouvernements et des acteurs concernés par cette question afin de développer une réponse conséquente sur le plan humanitaire, sécuritaire et politique.

 

L’instabilité politique et sécuritaire que connaît la Centrafrique depuis plusieurs mois conduit des milliers de Centrafricains à trouver refuge dans les pays voisins.

 

« La prise en charge commence d’abord avec les pays concernés. Qu’ils appliquent ce que nous appelons Terre d’asile, qu’ils ouvrent les frontières. Que les gens rentrent [pour] trouver où dormir et avoir la protection », plaide Abou Moussa.

 

Le Représentant du secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique centrale invite aussi les agences humanitaires et les ONG à formuler « des projets pour soutenir les gouvernements et les populations concernées ».

 

« Que ça soit ici ou ailleurs. Il est important de répondre à ces exigences humanitaires. Il est évident que les agences humanitaires n’ont pas prévu que la crise allait durer. Il y a le problème du financement  de leurs activités », a-t-il ajouté.

 

Pour tenter de résoudre ce problème de financement, Abou Moussa estime qu’il faut continuer à sensibiliser les donateurs. Il remercie également les populations qui ont accueilli ces réfugiés.

 

Selon Ocha, depuis décembre 2013, près de 18 000 réfugiés centrafricains sont arrivés en RDC et près de 8 000 autres au Congo-Brazzaville.

Abou Moussa s’enquiert de la situation des réfugiés centrafricains

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 12:44

 

 

 

 

 

 

http://maliactu.net/  le 11 avr 2014 - 10:53

 

Lors de la cérémonie de lancement officiel des activités du Groupe de réflexion pour la contribution de la presse dans la résolution de la crise centrafricaine (Grcprc) le week-end dernier, le Président du Haut conseil Islamique (Hci), Imam Mahmoud Dicko a invité ses frères centrafricains à venir prendre des leçons au Mali pour la gestion de leur crise.

 

« Nous avons démontré que nous pouvons donner l’exemple aux autres par notre maturité. Le Mali a subi une crise profonde, une déchirure n’eut été la maturité de cette nation. N’eut été l’union sacrée des confessions religieuses, le Mali ne serait pas là où nous sommes aujourd’hui », indique Imam Dicko. L’allocution de Mahmoud Dicko  qui a duré environ une vingtaine de minutes a pris l’allure d’un prêche.

 

Aucun domaine n’a été épargné dans sa déclaration aussi bien au Mali qu’en Centrafrique. Il a soulevé des points au Mali et donné des leçons aux Centrafricains. « Je pense réellement que le Mali peut donner des leçons aux autres. La cohésion entre nos différentes confessions religieuses. Nous avons ici au Mali l’union sacrée entre les confessions religieuses.

 

 Il y’ a eu des pères fondateurs de cette union qui nous a permis de résister à beaucoup de choses. Ce que les centrafricains sont en train de vivre est la conséquence de la mauvaise gouvernance. Je suis vexé quand je vois l’archevêque et l’Imam de Bangui  sillonner New-York, la France et ailleurs, mais pas l’Afrique. Qu’ils viennent nous demander. Nous avons suffisamment d’expériences. Nous pouvons leur montrer des exemples », a déclaré le président du Haut conseil Islamique (Hci), Imam Mahmoud Dicko.

 

Selon lui, depuis 2012, il ne se passe une semaine sans qu’il ne rencontre l’archevêque de Bamako pour discuter et réfléchir ensemble ce qu’il y’a lieu de faire. Imam Dicko a sans ambages indiqué que les politiques cherchent un bouc émissaire dès qu’ils échouent. Tous les problèmes africains sont dus à la mauvaise gouvernance. « Ce n’est pas un problème religieux ni ethnique, ni racial », a-t-il dit. Et de poursuivre que ce qui se fait dans nos pays et ailleurs n’est pas gratuit. Dès qu’on veut manipuler les gens, on leur fait croire que leur malheur vient  de la religion.

 

La crise centrafricaine n’est pas une crise religieuse. Il y a des mains invisibles derrière tout ça. Pour Mahmoud Dicko, les gens ont décidé de s’éloigner trop de la religion raison pour laquelle il n’y a plus de morale.

 

Aguibou Sogodogo

 

SOURCE: Le Républicain du 11 Avr 2014

 

 

(Imam Mahmoud Dicko)

Mahmoud Dicko: ‘’ Je suis vexé de voir l’archevêque et l’Imam de Bangui sillonner New-York, France et ailleurs, mais pas en Afrique’’

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 12:22

 

 

 

 

 

(La Voix de l'Amérique 12/04/14)

 

Washington s’est félicité de l’adoption jeudi par le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) de la résolution qui autorise l'établissement d'une opération de maintien de la paix de l’ONU en République centrafricaine (RCA) d’ici à la mi-septembre 2014.

 

Cette opération viendra appuyer la Mission de l'Union africaine dirigée internationale de soutien en RCA (MISCA), la force française Sangaris, ainsi que les forces de l'Union européenne (UE) qui seront bientôt sur le terrain. La nouvelle mission intégrée des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) sera chargée de protéger les civils et d'établir un environnement sûr pour la livraison de l'aide humanitaire, a noté le département d’Etat dans un communiqué. Elle aidera également à soutenir le rétablissement de la gouvernance et la préparation des élections tout en facilitant le désarmement et la démobilisation des combattants ainsi que le processus de réconciliation, a souligné la porte-parole du département d’Etat américain, Jan Psaki.

 

La MINUSCA devrait également promouvoir et protéger les droits humains, et soutenir la mise en place de mécanismes pour que les responsables de violations de ces droits rendent des comptes, a poursuivi Mme Psaki.

 

« Nous continuerons à travailler sans relâche avec nos partenaires internationaux pour que toutes les personnes responsables des atrocités commises en RCA en soient tenues responsables » a insisté la porte-parole.

 

Les États- Unis se sont engagés à fournir jusqu'à 100 millions de dollars pour le transport, l'équipement, et la formation des unités de la MISCA et pour appuyer la force Sangaris. Toujours selon Mme Psaki, Washington a récemment annoncé une aide supplémentaire de 22 millions de dollars à RCA.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/washington-salue-la...

 

 

(Mme Jan Psaki)

Washington salue la création de la MINUSCA

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 12:18

 

 

 

 

ADDIS ABEBA (© APO) Vendredi 11 avril 2014 | 12:53 UTC - Communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 427ème réunion Commission sur les incidents survenus à Bangui le 29 mars 2014 et de la décision de la République du Tchad de retirer son contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 427ème réunion tenue le 9 avril 2014, a rappelé la communication faite par le Commissaire à la Paix et à la Sécurité, lors de sa 426ème réunion tenue le 7 avril 2014. Le Conseil a également pris note de la Note d’information de la Présidente de la Commission sur les incidents survenus à Bangui le 29 mars 2014 et de la décision de la République du Tchad de retirer son contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

 

Le Conseil a réitéré la détermination de l’UA à continuer à ne ménager aucun effort pour faciliter la stabilisation de la situation en RCA. À cet égard, le Conseil a salué le travail accompli par la MISCA et les progrès significatifs accomplis dans la mise en œuvre du mandat de la Mission. Le Conseil a rendu hommage à la direction de la Mission, y compris le Représentant spécial, le Commandant de la Force et le chef de la composante police, ainsi qu’aux pays contributeurs de troupes et de personnels de police, pour leur engagement continu en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité en RCA. Le Conseil s’est incliné devant la mémoire des personnels en uniforme morts dans l’accomplissement de leur devoir, et a souhaité prompt rétablissement aux éléments blessés.

 

Le Conseil a pris acte de la décision annoncée par le Gouvernement tchadien, le 3 avril 2014, de retirer son contingent de la MISCA. Le Conseil s’est félicité du communiqué de presse publié, le 4 avril 2014, par la Présidente de la Commission, et a fermement condamné les allégations malicieuses et infondées contre le Tchad, notamment à la suite de l’incident survenu le 29 mars 2014, au PK12, et au cours duquel des éléments armés ont tendu une embuscade à des éléments du contingent tchadien, qui ont dû réagir en état de légitime défense. Le Conseil a déploré la précipitation avec laquelle des informations erronées et tendancieuses sur cet incident ont été diffusées par certains medias internationaux, contribuant ainsi à l’aggravation du climat d’hostilité entretenu par des fauteurs de troubles en RCA contre les ressortissants tchadiens et, plus généralement, contre la communauté musulmane vivant sur place.

 

Le Conseil a renouvelé sa profonde appréciation du rôle crucial du Tchad dans les efforts visant à trouver une solution à la grave crise que connaît la RCA. Dans ce contexte, le Conseil a rendu hommage au Président Idriss Deby Itno du Tchad, Président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), pour son implication personnelle et les immenses sacrifices consentis par son pays en faveur de la paix en RCA. Le Conseil s’est félicité de l’engagement du Gouvernement tchadien à continuer à œuvrer au règlement de la crise centrafricaine. Le Conseil a aussi rendu hommage au Président Denis Sassou-Nguesso de la République du Congo, Médiateur de la CEEAC, et aux autres dirigeants de la région, ainsi qu’au Secrétariat général de la CEEAC, pour leurs efforts inlassables et leur engagement. Le Conseil a réitéré sa conviction que le règlement durable de la crise centrafricaine requiert des efforts concertés de la région, avec un soutien international continu à la transition et au processus politique. Le Conseil a appelé à nouveau le Conseil de sécurité des Nations unies et les autres membres de la communauté internationale à continuer à apporter leur plein appui à la région.

 

Le Conseil a noté avec satisfaction les mesures prises par la Commission pour mobiliser de nouvelles troupes pour remplacer le contingent tchadien, et s’est félicité de l’offre faite par certains Etats membres de contribuer des troupes à la Mission. Le Conseil a souligné l’importance que revêt une coordination étroite avec les autorités tchadiennes pour assurer un retrait ordonné de leurs troupes et autres personnels en uniforme et éviter tout vide de nature à remettre en cause les acquis enregistrés sur le terrain, en particulier en ce qui concerne la sécurité des populations civiles. Le Conseil a aussi noté avec satisfaction les dispositions prises par la Commission pour renforcer la MISCA, dans le cadre du suivi de son communiqué du 7 mars 2014. Dans ce cadre, le Conseil s’est félicité du déploiement envisagé dans les jours à venir de deux Unités de police constituées du Burundi, avec le soutien aérien de l’Algérie, ainsi que de l’offre faite par Djibouti de fournir une Unité de police constituée.

 

Le Conseil a réitéré son appui à la MISCA, et a encouragé la Mission à poursuivre et à intensifier ses efforts en vue de stabiliser la situation en RCA.

 

Le Conseil a exhorté les autorités de la transition en RCA, ainsi que les acteurs politiques et les autres parties prenantes concernées, à jouer pleinement le rôle attendu d’eux, en vue de faciliter le parachèvement de la transition et la restauration de l’ordre constitutionnel dans leur pays. A cet égard, le Conseil a appelé la communauté internationale à accompagner leurs efforts.

 

Le Conseil a réitéré son avertissement à tous les fauteurs de troubles en RCA, en particulier les éléments anti-Balaka, qu’ils répondront de leurs actes.

 

Le Conseil a convenu de rester saisi de la situation en RCA.

 

 Ethiopie, 11 avril 2014

 

SOURCE - African Union Commission (AUC)

Communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 12:13

 

 

 

 

 

 

(La Voix de l'Amérique) 12/04/14

 

Le gouvernement de la République centrafricaine RCA) considère le vote de jeudi aux Nations unies (ONU) en faveur du déploiement d’une force onusienne de maintien de la paix de près de 12.000 casques bleus en RCA comme « un bon début », mais il s'interroge sur la viabilité du calendrier de la mission.

 

Dans une interview avec Nathalie Barge, la porte-parole du gouvernement centrafricain, Gisèle Bedan, a émis une certaine réserve sur le délai lointain du 15 septembre prévu pour le déploiement de la nouvelle mission intégrée des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA). Septembre, c’est bien loin, si l’on considère que la Centrafrique est en proie à la violence et l’anarchie.

 

Ce vendredi, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s’est déclaré « extrêmement préoccupé » par les informations selon lesquelles les milices anti-Balaka, à majorité des chrétiens, attaquent toujours des civils qui tentaient de fuir le pays. Car l’exode massif des musulmans se poursuit.

 

La porte-parole du HCR, Melissa Fleming, a dit que ces deux dernières semaines, les réfugiés sont arrivés au Cameroun avec des blessures d’armes à feu et de machettes. Un nombre croissant arrivent « dans un état physique épouvantable », ayant dû emprunter des chemins détournés pour échapper aux anti- Balaka, a-t-elle ajouté.

 

Les anti-Balaka ont vu le jour en 2013, en réaction aux meurtres et pillages commis à l’époque surtout par les Séléka, des miliciens à majorité musulmans.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/la-rca-sinterroge-s...

 

 

(Gisèle Bedan)

La RCA s'interroge sur la viabilité de la date de déploiement de la MINUSCA

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 12:11

 

 

 

 

 

 

BANGUI, 12 avril 2014 (AFP) - Plus d'un millier de musulmans jusqu'alors réfugiés dans deux sites à Bossangoa, dans le nord de la Centrafrique, pour échapper aux violences des milices anti-balaka, ont tous quitté la région en direction du Tchad voisin, a-t-on appris auprès de la gendarmerie de la ville samedi.

 

"Plus aucun musulman ne reste à Bossangoa. Tous ceux qui vivaient retranchés à l'école coranique et au niveau de l'évêché, ont quitté la ville jeudi en direction du Tchad. Ils ont été escortés par des éléments de la force africaine jusqu'à la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine", a affirmé une source au sein de la gendarmerie.

 

"La tendance à Bossangoa est au retour des populations dans les quartiers mais les musulmans ont estimé qu'ils n'étaient pas en sécurité et que seul leur départ pourrait leur garantir la vie", a ajouté la source.

 

Courant septembre, des violences avaient éclaté dans la région de Bossangoa, à 150 km de la frontière tchadienne, et celle de Bouca voisine. Les anti-balaka, milices d'auto-défense à majorité chrétienne, ont attaqué et tué des civils musulmans entrainant des représailles de la Séléka, ex-rébellion de majorité musulmane, alors au pouvoir. Au moins 150 personnes ont été tuées et plusieurs centaines d'autres blessées.

 

Sur une grande partie de son territoire, la Centrafrique s'est enfoncée dans un cycle de tueries interreligieuses après des mois d'exactions essentiellement contre les chrétiens, perpétrées par les combattants de la coalition Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui le 24 mars 2013 avant de devoir le quitter en janvier dernier.

 

Ces violences avaient ont provoqué la fuite des populations civiles chrétiennes comme musulmanes à Bossangoa et dans d'autres villes.

 

Depuis la fin du régime des Séléka et leur désarmement par les forces française et africaines, les musulmans, souvent associés aux ex-rebelles et désormais sans défense se sont retrouvés en proie aux pires représailles de la part des milices anti-balaka. C'est par dizaine de milliers qu'ils fuient le pays depuis plusieurs mois.

Centrafrique: tous les musulmans de Bossangoa sont partis pour le Tchad

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 11:53

 

 

 

 

 

 

BANGUI, 12 avril 2014 (AFP) - Le musée national Barthélémy Boganda n'a plus de stores, plus de vitres, plus de portes. Saccagé par les violences qui ont éclaté en décembre dans Bangui, il est fermé au public. Et, comme si la nature devait ajouter au désastre humain, construit sur un terrain marécageux, il s'enfonce inexorablement dans la terre.

 

Sa jeune directrice à l'élégante coiffure, Albertine Ouaboua, est cependant présente à son bureau sans porte, fidèle au poste. "Venez seulement à partir de 10 heures, avait prévenu la veille le vigile, car, comme les gens ne sont plus payés, ils viennent en +saccades+".

 

Elle tient d'abord à préciser que, d'emblée, l'histoire de l'unique musée national était mal partie. "Il a été construit en 1950 sur un terrain marécageux pour abriter une clinique. Et puis, après l'époque coloniale, il est devenu la résidence du père fondateur de la nation, Barthélémy Boganda, avant de devenir musée en 1965".

 

"Seulement, la maison commence à s'affaisser, l'eau coule constamment à l'arrière, regardez ces lézardes dans les murs".

 

De plus, ajoute-t-elle, "il ne répond pas aux normes universelles d'un musée, la lumière, trop directe, abîme les collections". N'empêche, ce musée ethnographique était ouvert jusqu'au 5 décembre 2013, jour où l'attaque des milices anti-balaka contre la rébellion des ex-Séléka embrasa Bangui.

 

Un mois plus tard, début janvier, la directrice revient au musée et elle trouve, éparpillées dans l'herbe sauvage, des pièces de collection : des photos en noir et blanc, des poteries, des instruments de musique, des couteaux de jet, des arcs sans flèche. Ils sont encore là, éparpillés sur le rebord intérieur de la fenêtre de son bureau, à côté d'une chaise métallique à laquelle on a arraché tout le dossier.

 

"Ils ont vraiment eu le temps de piller, mais il reste encore des collections qui n'étaient pas exposées, faute de place".

 

"On voit que ce n'était pas des antiquaires, ils auraient préféré ne trouver que des ordinateurs", observe-t-elle.

 

Elle relève que ce sont les calebasses des Peuls (pour boire) et, surtout, les bâtons de commandement qui ont été volés.

 

"Les bâtons de commandement détiennent des pouvoirs mystiques, explique Mme Ouaboua, ils sont remplis de puissances, bénéfiques ou maléfiques selon la volonté de celui qui les possède. Ils sont faits de certains arbres de la forêt et se transmettent".

 

Les yeux de la directrice s'illuminent lorsqu’elle parle ethnographie mais s'assombrissent vite lorsqu'elle évoque l'ampleur des dégâts, l'insécurité constante, l'hypothétique financement qui serait nécessaire pour renflouer le vieux rafiot patrimonial.

 

- Le musée de la femme saccagé -

 

"Nous sommes confrontés à un problème crucial. Nous ne cessons de constater les cas de vandalisme accumulés depuis. Même maintenant, la nuit, des gens continuent de venir voler".

 

Il leur faut trouver l'argent pour renforcer le dispositif de sécurité. Et, en attendant, Madame la directrice vient tous les jours à son poste. Même si elle n'est plus payée depuis cinq mois, comme les autres fonctionnaires du musée, et de beaucoup d'autres administrations.

 

"J'ai un chef au dessus de moi. Si je ne viens pas, il me sanctionnera".

 

Elle ajoute: "depuis le 24 mars 2013 (prise de pouvoir par la rébellion Séléka), nous n'avons plus de paix".

 

Elle sourit malgré tout en racontant la litanie des plaies personnelles et collectives de son pays à la dérive. Elle se trouvait à la sortie nord de la ville le samedi 29 mars lorsque des Tchadiens de la force africaine ont ouvert le feu sur une foule. "Il y a eu tant de morts, que j'ai perdu connaissance".

 

Pourquoi sourit-elle toujours dans son bureau du musée national dévasté?. "Si on reste triste, on va tomber malade".

 

Hypothétiques touristes, ne cherchez pas d'autres musées à visiter dans Bangui: "le musée de la femme a été complètement saccagé, on ne peut même pas y trouver une aiguille, et celui des Peuls a été brûlé".

Le musée national de Bangui, saccagé par les violences, à la dérive

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog