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25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 13:33
“Pardon et réconciliation, voies royales de sortie de crise en Centrafrique”, estime Mgr Nongo Aziagbia

Lu pour vous

 

https://www.la-croix.com  La Croix le 25/04/2019 à 09:34 

 

(*)

Dans son message de Pâques en date du 16 avril 2019, intitulé « En route avec le Christ », Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia, sma, évêque de Bossangoa (République Centrafricaine) souligne notamment que la « célébration de la Résurrection engage les chrétiens à l’adéquation à la volonté de Dieu ». Ce qui, pour lui, signifie « devenir acteurs de libération » et « promoteurs de paix et de justice dans un monde solidaire et plus humain ». À la suite du Christ, trois attitudes fondamentales sont à privilégier, poursuit-il, « à savoir l’humilité, le service et la réconciliation ». Un chemin de l’humilité exigeant « dans un environnement où tout le monde cherche à s’accrocher au pouvoir aussi bien dans le monde politique que dans l’Église ». Un contexte militaro-politique où certains « se sont arrogé le droit de décider du destin de leurs frères et sœurs en leur imposant la misère et la pauvreté dans un climat délétère… », affirme Mgr Nongo Aziagbia. L’évêque de Bossangoa qui précise également que ni l’Église ni même le diocèse « ne sont épargnés par ces déviances ». Alors que les bases du vivre-ensemble sont ébranlées en Centrafrique, il estime que « seuls le pardon et la réconciliation sont les voies royales de sortie de cette crise ». Un pardon sans condition qui donne toutes ses chances « à la reconstruction et à un nouveau départ ». « Tels sont les défis que nous sommes appelés à relever avec le Ressuscité », conclut Mgr Nongo Aziagbia.

La DC

  •  

Depuis le premier dimanche de Carême, nous nous sommes mis en route avec le Christ. Cette belle aventure nous a conduits à la joie de Pâques et de la Résurrection. Pourtant quels chemins avons-nous parcourus à ce jour ? Tandis que les exigences de la vie du disciple imposent une parfaite adéquation au Christ, les fidèles sont appelés à opérer des choix radicaux.

Face aux multiples tentations liées au besoin de survie, à l’envie de pouvoir en vue de tout contrôler et de tout soumettre à sa propre volonté et enfin au désir de se prendre pour Dieu et de douter de sa protection, le fidèle est exhorté à résister à Satan et à toutes ses manipulations pour que se manifeste dans sa vie (cf. Lc 4, 1-13) la pleine volonté de Dieu. C’est pourquoi Saint Paul encourage les Philippiens à tenir bon dans le Seigneur (Ph 4, 1).

Certes les tribulations sont énormes. Mais de diverses manières, le Seigneur ne cesse d’encourager et d’affermir la foi de son peuple. En effet le récit de la transfiguration (Lc 9, 28b-36) donne aux disciples d’entrevoir la gloire à laquelle ils aspirent dans le Christ. Dieu se révèle dans sa magnificence et se fait proche des hommes. Sa beauté est irrésistible au point que Pierre souhaite planter sa demeure chez Lui (Lc 9, 33a). Pourtant le chemin vers la gloire passe par les blessures, les fragilités et les vulnérabilités de notre vie. C’est l’expérience de la croix qui traverse notre existence marquée par la jalousie, la haine, la méfiance, la rancœur, l’envie de vengeance et l’hypocrisie. Aussi sommes-nous prestement invités à sortir de la bulle d’évasion du merveilleux et d’un monde idyllique pour nous plonger dans les conditions parfois difficiles de notre existence en descendant de la montagne. En effet la Résurrection ne nous coupe pas de nos réalités. Mais elle les illumine du rayon de la foi et de l’espérance.

Marcher avec le Christ sur le chemin de Pâques, c’est s’engager à faire la volonté de Dieu, sortir de l’esclavage, créer les conditions d’une humanité nouvelle dans un monde renouvelé en Dieu.

Confrontés aux doutes qui nous assaillent et à l’indécision qui caractérise nos choix, nous nous sentons comme ballotés par les vents contraires sans orientation précise. Nous succombons ainsi à la tentation de culpabilisation et de remise en cause de l’existence de Dieu. Et pourtant la volonté de Dieu vise en toutes circonstances le bonheur de l’homme dans les choix parfois difficiles que chacun est appelé à faire en vue de rester humain et proche des autres. Cette volonté se déploie dans les événements de notre quotidien et nécessite de manière active notre collaboration. Dans cette perspective, la volonté de Dieu n’est ni un diktat qui s’impose à l’homme, ni une liste de tâches à cocher.

Dans l’accomplissement de la volonté de Dieu, l’homme coopère à sa propre libération. Tel est fondamentalement l’événement que nous célébrons dans la résurrection du Christ. De la victoire sur le péché et le mal, du passage des ténèbres à la lumière ainsi que de la mort à la vie, Pâques nous inscrit résolument dans une dynamique de vie nouvelle en Jésus le ressuscité. Dans le contexte vétérotestamentaire de la sortie d’Égypte et de l’exode, la libération prend la forme d’un environnement socio-politique où l’homme jouit de tous ses droits. Nous pouvons à juste titre l’étendre aux combats de toute personne en faveur d’un monde plus juste et solidaire, aux préoccupations liées à la protection des enfants et des personnes vulnérables, aux combats pour l’égalité entre les hommes et une meilleure reconnaissance des femmes.

Ce combat mène inéluctablement au paradigme d’une création nouvelle (1 Co 5, 17-21) et d’une nouvelle humanité (Lc 4, 1-13) dont Jésus est le modèle par l’indéfectible foi et la confiance qu’il a placées en son Père. Il trace ainsi à tous ses disciples le chemin d’humilité dans l’abnégation à soi au service des autres. Dans cette perspective, la célébration de la résurrection engage les chrétiens à l’adéquation à la volonté de Dieu, à devenir acteurs de libération pour leurs frères et sœurs, et promoteurs de paix et de justice dans un monde solidaire et plus humain. Ambassadeurs du Christ dans un environnement hostile, nous sommes appelés à témoigner à temps et à contretemps, enracinés dans la foi et la Parole de Dieu.

Humilité, service et réconciliation

En dehors des structures du péché qu’il faut éradiquer et un ordre socio-éthique qu’il convient d’établir, comment pouvons-nous donner sens à la résurrection du Christ dans le contexte pastoral et sociopolitique qui est le nôtre ? Loin de satisfaire à une quelconque convenance culturelle, la résurrection nous transforme dans notre manière d’être avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Nous pouvons à la suite du Christ privilégier trois attitudes fondamentales, à savoir l’humilité, le service et la réconciliation.

De nature divine et d’égale dignité avec le Père, le Christ s’est entièrement dépouillé pour se faire serviteur de ses frères et sœurs sans considérer le prix à payer jusqu’au don de sa propre vie (Ph 2, 6-8). Le chemin de l’humilité est exigeant dans un environnement où tout le monde cherche à s’accrocher au pouvoir aussi bien dans le monde politique que dans l’Église. Il parait normal de se hisser en haut de la pyramide en prenant les autres pour marchepied. L’autre devient littéralement un instrument à mon service. C’est la logique qui soutient et perpétue le conflit qui a complètement plongé notre pays depuis bientôt sept ans dans une profonde crise militaro-politique aux conséquences désastreuses. Certains se sont alors arrogé le droit de décider du destin de leurs frères et sœurs en leur imposant la misère et la pauvreté dans un climat délétère, fait d’insécurité et de précarité. Comme des vampires ils se nourrissent de leur sang.

Notre Église et notre diocèse ne sont pas épargnés de ces déviances qui fragilisent notre témoignage et l’efficacité de nos actions pastorales. C’est le risque du cléricalisme que dénonce avec force le pape François. Le ministère est perçu, non plus comme un service au profit de la promotion de l’homme et de l’annonce de l’Évangile, mais plutôt comme un moyen de faire carrière, de bien se faire voir, de faire pression sur ceux qui sont confiés à notre charge pastorale et de les exploiter à notre avantage. Le défi de la résurrection consiste, en ce domaine particulier, à imiter le Christ dans le service de nos frères et sœurs. En effet Jésus l’a rappelé à ses disciples, il n’est pas venu pour être servi, mais pour servir (Mc 10, 45). Avec le ressuscité, nous sommes invités à un changement de paradigme et au renouvellement de notre schème mental.

La configuration au Christ fait de nous des créatures nouvelles et un peuple de réconciliés (2 Co 5, 17). En Jésus-Christ, nous sommes en effet réconciliés avec Dieu et les uns avec les autres. Nous avons obtenu, comme le rappelle saint Paul, le ministère de la réconciliation. Comment pouvons-nous donc exercer ce ministère si nous trouvons difficile de dépasser les fautes de nos frères et sœurs ? Dans le contexte militaro-politique qui a détruit les bases du vivre-ensemble et provoqué certains antagonismes entre communautés voire entre individus, seuls le pardon et la réconciliation sont les voies royales de sortie de cette crise. Pardonner sans condition, donner la chance à la reconstruction et à un nouveau départ, tels sont les défis que nous sommes appelés à relever avec le Ressuscité.

En route avec le Ressuscité et pour une résurrection qui fait de nous des acteurs de notre propre libération et du renouvellement de notre société à l’image de la création voulue par Dieu, laissons-nous conduire par l’Esprit d’amour, de justice, de paix, de pardon et de réconciliation.

(*) Titre et intertitre de La DC.

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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 14:29
RCA : Les députés ont adopté avec amendements le code électoral

 

https://www.radiondekeluka.org  mercredi 24 avril 2019 12:01

 

Les députés ont adopté ce 23 avril avec amendement la loi portant code électoral de la République Centrafricaine. 126 députés sur 140 ont donné leur quitus à cette loi défendue par Augustin Yangana Yahoté, ministre de l'Administration du territoire.

La caution présidentielle passe de 5 à 15 millions de francs Cfa et les législatives de 100.000 à 250.000 francs Cfa. Entretemps le pouvoir table sur 25 millions pour la présidentielle et 1 million pour les législatives. Ce qui a divisé à l'hémicycle.

D'abord le président de l'Assemblée nationale Moussa Laurent Ngon-Baba qui soutient l'idée d'augmentation des cautions. "Au Cameroun, la caution est en hausse, au Congo démocratique et Brazzaville partout dans la sous-région, le coût des cautions est en hausse et pourquoi la RCA doit faire exception" a-t-il exhorté.

Dans le même élan, Clément Ndombé, député de Berberati justifie cette caution par le blocage de candidatures fantaisistes. "Nous sommes députés, nous savons ce que cela représente à l'intérieur du pays. Il faut augmenter la caution pour limiter le nombre des candidats qui viennent et après prendre en otage le président élu parce qu'ils ont participé aux élections. C'est pourquoi nous au MCU, nous estimons qu'il faut mettre terme à cela" a-t-il lancé.

La réplique de l'opposition n'a pas tardé. Anicet Georges Dologuélé qualifie de mesures discriminatoires l'augmentation de caution. "La loi ne doit pas porter les gênes d'exclusions. Si hier, la caution était à 25 millions, Touadéra ne serait pas candidat. Le MLPC a 40 ans, il est là, l'URCA a 4 ans nous sommes là et le MCU aujourd'hui à trois semaines pourquoi tout ça ?" S'est-il interrogé avant de demander "en quoi le nombre pléthorique des candidats pose problème ? Mais l'honorable Clément Ndombé n'est pas bien placé pour nous faire de leçon lui qui a été membre fondateur d'au moins cinq partis dans ce pays" a-t-il rétorqué.

Cette loi entre en vigueur dès sa promulgation et le président en exercice démissionne 6 mois avant l'ouverture de la campagne électorale.     

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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 14:02

 

Par l’Honorable NOBONA Clément, Député de Kabo1 et Président du Groupe Parlementaire MLPC

 

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

 

Monsieur  le Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Locale, précédemment  Député à l’Assemblée Nationale,

 

Honorables Députés de la nation chers collègues, Distingués invités, en vos rangs et grades,

 

Auditeurs de la plénière de l’Assemblée Nationale ;

 

 Mesdames Messieurs,

 

Ce jour 23 Avril 2019, n’est pas comme les autres jours d’activité parlementaire, car aujourd’hui nous sommes en face du destin du peuple centrafricain avec le vote de la loi portant Code électoral.

L’avenir et le développement de notre  pays sont concentrés dans cette loi essentielle et par conséquent, la conscience de chaque Député est interpelée pour une adoption responsable de cette loi. Celle-ci est la seule qui régule l’organisation de toutes les élections, depuis  les présidentielles aux municipalités, en d’autres termes, la désignation des filles et des fils du pays appelés à conduire la destinée de notre pays pendant quelques années. 

Par conséquent ces élections ne doivent en aucun cas se baser sur des critères discriminatoires de fait tels que la richesse supposée des postulants, mais plutôt sur des valeurs fondatrices de toute société humaine que sont le sens de l’intérêt général, l’intégrité morale, l’inclusivité et naturellement le patriotisme.

Cette loi porte donc l’espoir de tout un peuple qui souhaite que son choix soit respecté, et que ses représentants soient effectivement ceux en faveur de qui il a donné son suffrage dans les urnes. C’est là toute la question, et il revient aux Députés de la nation de prendre la mesure de l’importance de ladite loi et de l’adopter en toute responsabilité, et sans complaisance dans toutes ses dispositions,  pour l’intérêt de la nation. 

Honorables Députés

Chers Collègues,

Le Groupe Parlementaire MLPC saisit cette occasion pour féliciter la Commission élargie qui n’a ménagé aucun effort pour faire un travail remarquable d’examen de cette importante loi dans le temps imparti. De même, le Groupe Parlementaire MLPC félicite également le gouvernement pour l’exercice itératif qui a eu lieu depuis les travaux du Groupe des Experts jusqu’à l’Atelier National de Validation, et qui a permis de mettre à la disposition de l’Assemblée Nationale un projet de loi et les documents des instances de débat en amont. 

 

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

Chers collègues, 

 

Voter une loi, cela prend quelques heures seulement. Promulguer une loi votée, cela prend juste quelques minutes. Cependant, nous avons tous à l’esprit que dans notre pays, l’histoire de nos élections a toujours été douloureuse car porteuse de grandes incertitudes. L’histoire de nos élections reste toujours un livre aux pages douloureuses. Souvent nos élections avaient un caractère abracadabrant et surréaliste. Trop souvent hélas, nos élections ont été un chapelet de multiples et grossières irrégularités, volontairement et consciencieusement exécutées par des institutions réputées en charge des élections, sous la dictée et l’œil vigilant des pouvoirs en place du moment. Chacun sait que cette culture de la fraude électorale est la cause des crises à répétition qui surviennent dans notre pays.

 

C’est pourquoi le Groupe parlementaire MLPC souhaite que le code électoral qui sera examiné ce jour permette à toute centrafricaine et à tout centrafricain qui le souhaite de se présenter devant ses compatriotes aux scrutins de son choix, pourvu qu’il en remplisse les conditions conformes à notre Constitution. Les élections constituent le moment suprême de la rencontre entre le peuple et les prétendants à sa représentation à différents niveaux, et la candidature à l’un ou l’autre de ces scrutins ne doit pas s’apparenter à une sélection par la fortune, comme en d’autres temps et sous d’autres cieux cela se faisait par la naissance. Les conditions de candidature ne doivent pas être un parcours de combattant, laissant sur le carreau des compatriotes non fortunés.

Le Groupe parlementaire MLPC votera ce projet de code électoral, en espérant que le moment venu, c’est-à-dire pendant les élections,  ce code électoral ne sera pas mis de côté dans son application. Nous ne voulons plus assister à des spectacles de fraudes inimaginables de toutes parts, connues de tous, et nous voulons  que les institutions responsables de la conduite et du suivi du processus électoral nous fassent oublier le passé, par une professionnalisation de tout le processus électoral. La corruption ne doit pas remplacer les dispositions du code électoral, et nous ne souhaitons plus avoir à constater des  résultats contradictoires entre les institutions à charge des élections, notamment l’ANE, la Cour Constitutionnelle et le Ministère de l’Administration du Territoire. 

 

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

Chers collègues, 

 

Si nous insistons sur ces tares du passé, c’est parce que nous sommes des démocrates, et un parti politique démocratique a vocation à aller aux élections. Les fraudes sont des crimes, et des bombes à retardement. L’histoire nous apprend que les victoires électorales à la Pyrrhus, ne sont pas productives d’avenir meilleur ni encore moins de stabilité. De même, puisque nous sommes en train de construire un Etat de droit et une démocratie, conformons nos actes à nos déclarations : créons les conditions, par cette loi qui est devant nous, pour que tous nos compatriotes, femmes et hommes, ne considèrent pas les mandats électoraux comme un domaine réservé à des personnes physiques et morales fortunées, donc à une caste, puisque les conditions d’accès aux mandats électifs s’avèreraient difficiles, sinon inaccessibles aux compatriotes ne disposant pas d’assez de moyens. Je ne pense pas qu’on puisse faire de l’inclusion en prenant des décisions qui consacrent l’exclusion de fait, mais j’ai confiance en la vigilance de nos collègues qui n’a jamais été prise en défaut lorsqu’il s’agit de défendre l’intérêt général.

 

Chers collègues Députés, 

 

Le Gouvernement nous a  remis un document plein d’enjeux à examiner afin de l’adopter. Ce document disais-je porte l’espoir et l’avenir de tout un peuple, donc il faut l’examiner avec soin. En effet, notre nation n’est pas et ne doit pas être un terrain d’expérimentations hasardeuses. C’est pourquoi Chers collègues, nous devons veiller à ce que cet important projet de Code électoral que nous allons adopter dans quelques moments ne soit exclusivement que le reflet des aspirations profondes du peuple centrafricain dans son ensemble, et basée sur nos réalités sociales, économiques et politiques.

Pour terminer mon propos, je voudrais poser quelques questions au Ministre de  L’Administration du Territoire :

1- Quelles dispositions exactes, votre Département prendra-t-il pour un suivi et une bonne appréhension de ce texte de loi pour que les élections soient tenues conformément aux dispositions de cette  loi ?

2- Quelles sont les garanties que l’Autorité Nationale des Elections donnera des  résultats conformes aux suffrages exprimés par nos compatriotes ?

3- Nous avons constaté à l’issue des dernières élections que la Cour Constitutionnelle rejette systématiquement les recours sans aucune enquête préalable. Quelles dispositions seront prises pour que les décisions de justice soient fondées sur des enquêtes effectives ?

Honorable Président de l’Assemblée Nationale, chers collègues, Monsieur le Ministre ancien Député, telles sont les préoccupations du Groupe parlementaire MLPC, et donc je demande à mon groupe de voter favorablement ce projet de loi pour l’avenir de notre démocratie. 

Je vous remercie.

Vote du Code électoral : DECLARATION DU GROUPE PARLEMENTAIRE MLPC

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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 13:15

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 24-04-2019

 

Les anciens leaders des groupes armés, récemment nommés à la fonction publique de la République centrafricaine faisant suite à un accord de paix, bénéficient pour l'instant la présomption d'innocence en ce qui concerne leur culpabilité, a affirmé mardi le procureur général près la Cour d'appel de Bangui, Eric Didier Tambo.

Au cours d'une déclaration à la presse ce mardi, M. Tambo a mis un accent particulier sur le caractère supranational de l'accord inter-centrafricain de paix signé le 6 février, du fait qu'il ait regroupé le gouvernement centrafricain, les leaders des groupes armés actifs sur le territoire centrafricain, et des facilitateurs des organisations sous-régionales et internationales.

C'est en raison de cet accord, dominant sur les lois nationales et la constitution de la République centrafricaine, que ces leaders des groupes armés ont été nommés à des postes de responsabilité à la Primature, au gouvernement comme à la Présidence de la République, a poursuivi le magistrat.

Cette prise de position a provoqué un tollé ce mardi au sein des parlementaires réunis en session pour examiner la Code électoral.

Toutefois, a précisé M. Tambo, lorsque ces ex-chefs de guerre devront être poursuivis, ils seront alors appelés à répondre de leurs actes devant la justice. 

 

Source: Agence de presse Xinhua

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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 13:12
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA BDEAC

 

 

Le Conseil d’Administration de la BDEAC approuve de nouveaux financements pour un montant global de 151 milliards de FCFA

 

Le Conseil d’Administration dans sa nouvelle configuration, c’est-à-dire présidé par un Ministre des Finances de la CEMAC, en l’occurrence, Louis –Paul MOTAZE, Ministre des Finances du Cameroun, s’est réuni le 19 avril 2019, au centre de conférence de Sipopo à Malabo en Guinée Equatoriale.

Au cours de cette réunion, le Conseil d’Administration a examiné les principaux dossiers suivants :

- Les comptes clos au 31 décembre 2018 ;
- Le Rapport d’activités de l’exercice 2018 ;
- Les dossiers de prêts en faveur des secteurs public et privé ;
- Les politiques et procédures d’annulation des prêts et des prêts complémentaires ;
- Le règlement intérieur du Comité de crédit ;
- et plusieurs notes d’information.

Examinant les comptes clos de l’exercice 2018, le Conseil a noté la bonne dynamique des principaux indicateurs de gestion de la Banque. En effet, la plupart des éléments constitutifs des comptes de gestion sont en progression significative. La marge d’activité bancaire s’établit à 19, 4 milliards de FCFA contre 14, 1 milliards FCFA en 2017 enregistrant ainsi une variation positive de 24 %. Le résultat d’exploitation de la Banque a plus que doublé en 2018 par rapport à 2017 puisqu’il ressort à 8, 4 milliards de FCFA contre 3 milliards de FCFA.

Au final, le résultat net bénéficiaire affiché en 2018 atteint 12,1 milliards de FCFA contre 2 ,3 milliards de FCFA en 2017 soit une progression de 426% en comparaison au résultat enregistré en 2017, illustrant ainsi la bonne qualité à la fois du portefeuille de la Banque et des transactions effectuées par la elle et surtout la maîtrise des charges d’exploitation. Le Conseil d’Administration a par la suite décidé de les soumettre pour approbation à l’Assemblée Générale des Actionnaires.

Poursuivant ses travaux, le Conseil d’Administration a examiné le Rapport d’Activités de l’année 2018 de la BDEAC; il y a émis un avis favorable et l’a également soumis à l’Assemblée Générale pour approbation.

Les Administrateurs ont en outre approuvé les propositions de financement pour un montant global de 151 milliards en faveur des projets suivants :
- la construction du nouveau terminal à passagers de l’aéroport international de Bata, en Guinée Equatoriale ;
- la construction de 1000 logements à Okolassi par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) du Gabon ;
- le renforcement du Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville (CHU-B );
- l’installation d’une unité de fabrication, de conditionnement et d’emballage des produits pharmaceutiques à Ollombo au Congo ;
- la construction d’un hôtel 4 étoiles à Douala. ;
- l’extension du Groupe scolaire Du Vaal à Douala ;
- la création d’un complexe agropastoral à Bata ;
- la construction d’une usine de ciment colle à Bata.
L’ensemble de ces financements sont conformes aux objectifs du Plan Stratégique 2017 – 2022 de la BDEAC.
Toutefois, il convient de relever la spécificité de deux projets phares qui, en plus de générer de milliers d’emplois, dégagent une portée exceptionnelle. Il s’agit notamment du projet de construction du nouvel aérogare de Bata et du projet de renforcement du Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville. Alors que le premier soutiendra davantage le positionnement stratégique de la ville éponyme de Bata tant à l’intérieur du pays qu’au plan régional du fait de sa proximité avec le Cameroun et le Gabon, le deuxième quant à lui, apportera une solution sanitaire efficace aux populations congolaises qui disposeront ainsi d’une structure plus fiable.

Le Conseil d’Administration a, par ailleurs, adopté le règlement intérieur du Comité de Crédit. Il a par la suite procédé à la nomination de ses membres.

Le Conseil d’Administration a ensuite examiné la politique et procédures de financements complémentaires et la Politique et Procédure d’annulation des prêts. Il a recommandé l’adoption de ces textes par l’Assemblée Générale.

Enfin, le Conseil a approuvé l’organisation d’un Forum économique agricole en zone CEMAC.
Ce Forum sera un lieu d’échanges et de dialogue productifs entre les décideurs publics, les investisseurs nationaux et internationaux, les partenaires stratégiques, techniques et financiers, ainsi que les Institutions de développement et de promotion des investissements en vue de transformer l’essentiel du potentiel agricole de la CEMAC en produits alimentaires de qualité et accessibles à tous les citoyens.

Clôturant les travaux, le Ministre Louis – Paul MOTAZE, a remercié au nom du Conseil d’Administration, les Autorités Equato-guinéennes, pour l’accueil chaleureux et fraternel qui a été réservé aux Administrateurs, ainsi que pour les dispositions matérielles et organisationnelles ayant permis la tenue de cette session dans de très bonnes conditions.

Fait à Malabo 19 avril 2019.

 

Service Communication BDEAC/ Siège Brazzaville - site web : www.bdeac.org email : bdeac@bdeac.orgTél : + 242 04 426 83 00


Contacts: Yvette Josiane KOFANE II MEYING, Tél: 00242 05 304 18 39, Email : J.meying@bdeac.org 

 

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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 12:54
« Il y a des préoccupations sur le respect de l’Etat de droit dans certains pays d’Afrique » : Stéphane BRABANT
« Il y a des préoccupations sur le respect de l’Etat de droit dans certains pays d’Afrique » : Stéphane BRABANT

Lu pour vous

 

http://businessafricamag.com 19 avril 2019

 

Stéphane BRABANT, Avocat associé & Co-Chairman du Groupe Afrique, HERBERT SMITH FREEHILLS

En collaboration avec Me Sylvain SOUOP, Avocat d’Affaires – Souop Law & Finance – Membre du Conseil de l’Ordre – Yaoundé, Cameroun

 

Stéphane Brabant a une expérience confirmée comme avocat en matière d’investissements et de structurations de projets, notamment dans les domaines de l’énergie, des ressources naturelles (pétrole, gaz, mines, électricité, eau), et des infrastructures (ports, aéroports, chemins de fer), ainsi qu’à l’occasion de  gestions de crises et contentieux (médiation, arbitrages, contentieux devant les tribunaux), avec une expertise particulière dans les marchés émergents, et plus particulièrement en Afrique. Au cours de ces dernières années Stéphane a développé une expertise particulière en matière de respect des droits de l’homme par les entreprises. Il a notamment agi comme l’un des experts juridiques auprès du Professeur John Ruggie, représentant spécial de l’ONU pour la question des droits de l’homme, des sociétés transnationales et autres entreprises. Il est membre du conseil consultatif du projet de entreprises et droits de l’homme du centre des droits de l’homme de l’American Bar Association, et ancien Co-Chairman du Comité RSE de l’International Bar Association. Stéphane est désigné par Chambers Global comme avocat de premier plan au niveau mondial pour l’activité Business & Human Rights et il est également le seul avocat désigné comme « Senior Statesman » par Chambers Global pour l’activité Africa-Wide Projects & Energy.

 

En votre qualité d’avocat, donc de praticien du Droit notamment en Afrique, quel regard portez-vous sur la pratique du Droit sur le continent ?

 Il faut se placer dans le contexte africain. Il y a eu, au moment de la décolonisation, une volonté de la part des premiers chefs d’Etat de vouloir construire des Etats-nations, ce qui, compte tenu notamment de la diversité des ethnies, avait motivé des pouvoirs forts. Dans certains pays ces pouvoirs ont malheureusement été parfois dévoyés et le droit n’a pas toujours été respecté.

Aujourd’hui, on constate que dans certains pays africains, il existe encore un exercice du pouvoir qui ne respecte pas l’Etat de droit, ou « l’état de droit »  mais je ne distinguerai pas dans cet interview par souci de simplicité et je me réfèrerai à la notion voisine de « rule of law » anglophone qui renvoie globalement à l’ensemble des règles de droit opposables à tous dans une société donnée. L’État de droit est « le plus grand défi de la civilisation africaine du 21ème siècle» souligne Franklin Nyamsi. 

Quelles en sont, selon vous, les principales raisons ?

Il manque dans certains pays un contrôle objectif et transparent des activités de l’exécutif et du judiciaire. Certains de ces manquements relèvent-ils d’une solidarité entre certains groupes de personnes ? D’une corruption systémique ? De l’appui de certains pouvoirs sur les militaires ou sur un corset sécuritaire dissuasif pour gouverner ?  De l’influence de puissances ou intérêts étrangers ? En tous les cas différents facteurs empêchent parfois les institutions de pouvoir toujours jouer pleinement et efficacement leur rôle.

Cependant, de nombreux pays ont pris des mesures et il y a de plus en plus de contre-exemples, mais cela nécessitera du temps et une forte volonté politique pour renverser certaines pratiques. Il faut comme partout dans le monde que cela commence par le haut qui pourra ainsi légitimement imposer les principes de bonne gouvernance à tous et qui s’irradieront dans le privé aussi malheureusement souvent « contaminé ». 

Dans les causes on peut aussi penser, avec certains intellectuels africains, à la nécessité d’une meilleure cohérence entre l’organisation institutionnelle de certains pays africains et les réalités du contexte culturel. 

N’y a-t-il pas également le fait de l’homme ?

Le fait pour un dirigeant politique d’aller au-delà du pouvoir qu’on lui a attribué est presque « humain » mais, pour la survie des peuples qui l’ont élu, cette dérive doit être sanctionnée. Montesquieu écrivait dans l’Esprit des Lois que » c’est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Qui le dirait ! La vertu même a besoin de limites »

Le problème précisément est que lorsqu’il n’y a pas d’Etat de droit il n’y a pas, par définition, d’évaluation, de recevabilité et de responsabilité (notion d’ « accountability« ) et pas plus de sanction. Dans certains pays d’Afrique, les investisseurs y compris étrangers doivent toujours faire face à une absence ou faiblesse de l’Etat de droit – et donc de gouvernance – et dès lors, soit ils choisissent de ne finalement pas investir ou de se retirer, soit ils préfèrent limiter le mieux possible les risques en ayant recours à des mécanismes contractuels de protection toujours plus coûteux et complexes.

Sur ce point, le développement de l’arbitrage ne signifie-t-il pas également la faillite du système judiciaire des Etats ?

Pas forcément. L’arbitrage international est un mécanisme différent qui permet aussi par le choix des arbitres de débattre des arguments liés aux activités de la société et sur les litiges sur un terrain plus international parfois mieux adapté aux investissements internationaux.

Il est toutefois vrai que plus le système judiciaire interne est fragile, plus on a tendance à aller vers l’arbitrage. Dans ce sens, pour renforcer la sécurité juridique et judiciaire des affaires, certains Etats, à l’instar des 17 pays membres de l’Ohada, encouragent le recours à l’arbitrage pour régler les différends contractuels. Mais les arbitrages ne peuvent pas tout régler et nombre des litiges sont de la compétence exclusive des tribunaux locaux comme en droit pénal ou en droit du travail et l’exigence de l’Etat de droit demeure donc une exigence forte pour les investisseurs à la recherche de stabilité et sécurité juridique.

Dans les projets miniers, pétroliers ou d’infrastructures qui nécessitent des investissements lourds et sur le long terme, l’investisseur aura plus de préférence pour l’arbitrage en cas de litige avec les États. Il convient d’ajouter que ce mécanisme de règlement des différends est d’ailleurs aussi une exigence des banques.

Au final, le plus important est de créer la confiance dans le système étatique et, pour cela, seule la volonté politique compte qui souvent existe en parole mais malheureusement moins dans les actes. Tout le monde finit par être déçu et notamment les investisseurs, les entrepreneurs et les populations.

Les voies de la médiation organisée et volontaire restent en outre à être explorées et c’est le lieu de se féliciter de ce que le droit Ohada vient d’adopter une législation spécifique sur la médiation (entrée en vigueur en 2018).  

Quelle peut être cette solution que le politique devra trouver ? réformer les textes ? mieux former le personnel de l’administration judiciaire ?

Au contraire de ce qui est dit par certains, le droit applicable en Afrique est le plus souvent bien construit même si l’accès à certains textes peut parfois s’avérer difficile, mais c’est franchement de moins en moins le cas. Ce n’est donc pas tant le droit ni, bien entendu, la qualité notamment technique des personnes qu’il faut remettre en cause même si comme partout ailleurs tout est toujours perfectible (on note par exemple dans certains pays en Afrique des contrôles fiscaux qui aboutissent à des montants extravagants et confiscatoires). C’est malheureusement plutôt le phénomène de corruption qui dans certaines juridictions empêche une bonne justice. 

Là aussi il faut avant tout une volonté politique et aussi envisager en parallèle et comme suggéré par certains un meilleur statut pour les magistrats et probablement aussi pour d’autres corps de fonctionnaires à l’instar de ce qui a été fait dans d’autres pays. 

Aussi, de façon générale et comme partout dans le monde, il faut simplement sensibiliser dès l’école puis de façon répétée sur les méfaits de la corruption et la nécessité pour tous d’avoir le sens civique. 

J’admets également que ce sens civique pourrait aussi être mieux respecté par certains investisseurs si les contrats sont plus équilibrés, en s’interdisant les contournements fiscaux, en respectant mieux les droits de chaque participant aux projets et notamment les populations locales etc. En outre et au-delà de la sensibilisation, la sanction des actes de corruption doit être plus énergique à travers une législation claire et applicable à tous.

On sent ici ou là notamment chez certains entrepreneurs africains et des politiques, un vent nouveau prometteur pour l’avenir et chargé d’espoirs légitimes pour tous. Comme le martèle aussi souvent l’Université des Connaissances Africaines, l’Etat de droit lentement épouse les courbes des dynamiques endogènes africaines grâce à l’innovation sociale sur le terrain. Cette dynamique entrepreneuriale, dont les effets se font sentir depuis quelques années (dans l’investissement local, l’investissement dans l’immobilier, le développement des services financiers et la microfinance) amène  les exécutifs dans une démarche de co-construction, avec les acteurs économiques,  à améliorer le climat des affaires. Ce climat, les Etats Africains l’ont bien compris, crée un cercle vertueux de développement qui ne s’arrêterait plus et aboutirait à l’émergence de tout le continent  profitant ainsi à tous. Il faut noter que cette vertu est un long processus d’apprentissage multidimensionnel, et que ses bienfaits se disséminent sur le long terme en enrichissant beaucoup plus l’ensemble des citoyens que chacun par des « arrangements courtermistes» individuels.

Parlons maintenant des remous qui ont suscité, auprès d’opérateurs miniers étrangers, la réforme du code minier en République Démocratique du Congo, quel est votre sentiment sur la question ?

Je ne vais pas rentrer dans les détails du dossier qui est en cours et aussi parce que je suis avocat avec des obligations déontologiques. Je peux simplement dire que je veux croire que l’Etat congolais et les investisseurs étrangers du secteur pourront trouver un terrain d’entente dans l’intérêt de tout le monde. Il est vrai que l’on est dans une période où des réflexions et propositions constructives sont faites pour assurer un équilibre dans les contrats miniers tout en préservant l’indispensable sécurité juridique dont ont besoin les investisseurs. 

 Aussi, les activités minières sont d’une extrême sensibilité d’autant que ce qui est extrait ne sera pas remplacé et qu’on ne peut investir de manière durable qu’avec l’acceptabilité des États et des communautés locales et ceci non pas seulement le jour de l’acquisition de droits miniers mais tout au long du projet. 

C’est dans cette perspective que j’ai parfois préconisé pour les miniers de peut-être s’inspirer des contrats de partage de production pétroliers qui permettent d’à la fois faire varier automatiquement les revenus revenant à l’Etat et à la société (en fonction des cours et de la récupération des coûts) et de préserver une stabilité financière et fiscale.

Venons-en, à présent, à l’affaire Maurice Kamto, l’opposant camerounais, candidat malheureux aux élections présidentielles et qui est aujourd’hui emprisonné. Vous faites partie du collectif d’avocats constitué pour assurer sa défense. Pourquoi cet engagement ?

Je dois préciser que c’est Christian Penda Ekoka du mouvement AGIR qui m’a demandé de l’assister et c’est à titre personnel que j’agis. Nous avons ainsi avec mes confrères William Bourdon, le Bâtonnier Christian Bournazel-Carrière et Vincent Fillola constitué à Paris un collectif d’avocats qui agit surtout aux côtés de nos confrères au Cameroun dont le collectif est lui mené par Me Sylvain Souop. Nous voulons en outre agir le plus étroitement possible avec nos autres confrères à Paris saisis par le Professeur Kamto notamment Maitres Éric Dupond-Moretti et Antoine Vey.  Pour ma part et d’une manière générale, je suis très attaché au principe de l’Etat de Droit, que cela soit en Europe, aux Etats Unis, en Afrique ou ailleurs. 

Lorsqu’un pays ne respecte pas le droit relatif à la liberté de manifester, l’arrestation, la garde à vue, la mise en détention de citoyens ayant marché pacifiquement, l’assurance d’un procès équitable par une juridiction civile et non militaire comme c’est le cas au Cameroun pour Maurice Kamto, Christian Penda Ekoka et d’autres détenus, alors en tant qu’avocat travaillant avec l’Afrique depuis 30 ans, il était un devoir d’accepter de me constituer à titre personnel face, dans cette affaire, à des violations flagrantes de l’Etat de droit et des droits humains.

Il y a de mon point de vue un intérêt commun pour tout le monde et notamment les populations et les investisseurs à ce que l’Etat de droit soit respecté. Notre rôle en tant qu’avocat est de contribuer au respect du droit et en la matière, des principes de base concernant des droits humains auxquels le Cameroun a souscrit.

Vous intervenez je suppose sur l’angle du Droit et non celui de la politique ?

C’est justement parce qu’avec mes confrères nous respectons l’État de droit, que nous n’entendons pas placer notre défense sur le terrain politique mais uniquement sur le terrain du droit. Nous sommes avocats, seulement et totalement avocats. Il ne s’agit pas ici d’être les portes voix d’opposants politiques, mais les défenseurs de justiciables détenus arbitrairement et illégalement. 

L’angle politique n’est donc certainement pas de ma/notre compétence et nous nous devons en tant qu’avocats étrangers ou locaux et avec mes confrères d’éviter aussi toute ingérence et nous en tenir à participer aux côtés de nos confrères camerounais aux recours devant les instances internationales que sont les Nations Unies et l’Union Africaine. Je veux souligner que ce qui m’intéresse en tant qu’avocat et notamment d’affaires, c’est le respect de l’Etat de droit dans l’intérêt de tous y compris des investisseurs. 

 L’exemple du Cameroun est-il valable pour d’autres pays africains ?

Pas qu’africains ! La nécessité du respect de l’Etat de droit s’applique partout y compris en Afrique où il demeure dans certains pays une préoccupation plus certaine qui participe malheureusement à créer et maintenir une incertitude et une insécurité juridique préoccupantes pour tous, qu’ils soient citoyens ou investisseurs étrangers. Je puis vous dire que je participe activement dans des associations d’entrepreneurs africains qui ont exactement les mêmes préoccupations que les investisseurs étrangers avec en plus une conscience aigüe de l’importance pour eux, leurs familles, leurs pays et le continent, d’assurer l’Etat de droit en Afrique. Ils savent qu’en y parvenant alors chaque village, chaque quartier, chaque ville, chaque région et chaque pays d’Afrique feront le continent où il fera pour tous si bon de vivre. Tout ceci tient pour beaucoup, même si pas uniquement et il peut y avoir d’autres facteurs parfois externes, dans le respect de l’Etat de droit. L’Afrique est incontestablement le continent de l’avenir aussi parce qu’il est celui d’une très belle jeunesse chargée d’espoirs.

Interview réalisée par A. Touré

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 18:39
Accord de paix : Point de presse des Vice-Présidents MAPENZI et DIMBELET

 


Le Premier vice-président de l’Assemblée Nationale Jean-Symphorien Mapenzi, assisté de son collègue Mathurin Dimbelé Nakoé, a animé une conférence de presse le 12 avril 2019 à l’Hôtel Plazza de Bangui. Conférence laquelle, on notamment la présence de certains membres du gouvernement, des ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques, de certains cadres et militants du Mouvement Cœurs Unis qui ont apprécié à leur juste valeur, la manière dont le président Mapenzi a donné des plus amples détails le contenu de l’Accord de paix signé. Dans ses éléments de réponses aux préoccupations des journalistes, celui-ci a fait comprendre aisément à tout le monde certaines zones d’incompréhension qui taraude les esprits des uns et des autres. Nous vous publions ici l’intégralité de son propos liminaires…

 

Mesdames et Messieurs ;

Distingués invités ;

C’est avec un réel plaisir que nous vous convions à cette conférence de presse consacrée à la présentation de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine.

Nous voudrons avant tout vous remercier d’avoir répondu favorablement à notre invitation à travers votre présence.

L’objet de cette rencontre est de partager avec vous les informations contenues dans cet Accord en vue d’éclaire le peuple centrafricain, épris de paix.

Il s’agit donc d’un exercice à effet de permettre à nos compatriotes de s’informer sur ce que le Gouvernement a conclu avec les quatorze groupes armés sur la destinée de notre pays.

Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez tous, notre pays a connu des crises récurrentes qui ont compromis les efforts de développement et d’épanouissement des centrafricains. Cette situation s’est exacerbée avec celle de 2013.

L’unité nationale a été menacée, la cohésion sociale mise à rude épreuve, le projet et le repli sur soi ont fait naître le sentiment d’un disloqué.

L’armée nationale symbole de la souveraineté de notre pays a été ébranlé laissant ainsi le peuple centrafricain à son triste sort.

Sur le plan économique, nous avons assisté, médusés à la destruction du tissu économique, à la prédation et aux pillages des ressources minières et fauniques ainsi que nos actifs agro-pastoraux. Les idéaux du président Fondateur de la République Centrafricaine, Feu Barthelemy Boganda ont volé en éclat. La jeunesse, fer de lance du pays, a été déboussolée et a perdu tout espoir et confiance aux politiques qui n’arrivaient pas à lui offrir un avenir radieux.

Les groupes armés ont sanctuarisé une partie du territoire et soumis la paisible population à des souffrances indicibles. Mieux encore, notre pays a vécu une descente aux enfers. En dépit du retour à l’ordre constitutionnel et la brillante élection de son Excellence, Professeur Faustin-Archange TOUADERA comme Président de la République, Chef de l’Etat, le pays reste confronté à la persistance de la crise.

Mesdames et Messieurs,

Par sa volonté de main tendue, le Président de la République, Chef de l’Etat, a réussi à réunir le Gouvernement et les quatorze groupes armés en tenant à Khartoum en République du Soudan, du 24 janvier au 05 février 2019, un dialogue en vue d’obtenir un accord global consensuel de sortie définitive de crise.

Les parties prenantes, en reconnaissant que les souffrances du peuple centrafricain sont grandes et que tous doivent agir pour bâtir le bien commun au-delà des divergences politiques légitimes, et que toutes les filles et tous les fils de la République Centrafricaine doivent faire preuve d’un sens de patriotique élevé pour surmonter leurs différends afin de mettre fin à ces souffrances, se sont entendues et convenues sur un document dit « Accord politique pour la paix et la Réconciliation en République Centrafricaine ».

Mesdames et Messieurs,

Cet Accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine traite les quatre questions suivantes : la politique ; la justice et la réconciliation nationale ; la paix et la sécurité ; l’économie et le social.

Sur la composante politique

Cette composante regroupe toutes les questions relatives à la gouvernance politique notamment :

La mise en œuvre d’une politique inclusive à tous les niveaux en garantissant des niveaux élevés de capacité, compétence et intégrité ; la mise en place d’un mécanisme transparent de recrutement dans la fonction publique ; la reconstitution nécessaire de l’état civil dans le but de lutter contre le repli identitaire ; la mise en œuvre des Comités préfectoraux et techniques de sécurité ; la mise en place d’un plan national pour la prévention de l’incitation à la haine et à la violence ; une vaste campagne de sensibilisation sur la réconciliation nationale et la cohésion sociale afin de consacrer le vivre ensemble ; le respect de la Constitution et des Textes en vigueur ; le bannissement de la prise ou la conservation du pouvoir par la force ; l’organisation d’élection libre et transparente ; l’adoption d’un Code des collectivités locales afin d’élargir la base de participation aux affaires publiques de toutes les parties prenantes signataires de l’Accord ; la mise en œuvre de la décentralisation participative qui est un gage d’une Nation plurielle ; la redéfinition de la gouvernance politique pour introduire un cadre référentiel de redevabilité de la base au sommet ; le renforcement de l’ancrage démocratique en modernisant la vie et l’espace politique par la révision de la Loi sur les partis politiques afin de promouvoir les Droits de l’Homme et la culture de la paix ; la mobilisation des centrafricains autour d’une vaste réflexion sur la citoyenneté et les principes de laïcité et de la protection de la minorité ; la définition d’un statut pour les anciens présidents de la République.

Sur la composante justice et réconciliation nationale

Mesdames et Messieurs,

Les parties prenantes à l’Accord de paix ont librement admis : le principe de la lutte contre l’impunité afin de mettre en avant la justice ; la création des Comités locaux de paix afin de mettre en place une justice de vérité, la réhabilitation des victimes et la réconciliation nationale par un système de réparation consensuel ; l’identification des victimes, les biens publics et privés volés, les édifices religieux saccagés lors de la crise seront afin de constituer une base de données. Ainsi, les premières réparations symboliques seront entamées ; une commission vérité, justice, réparation et réconciliation sera instituée. Elle mettra en place un système de réparation, ceci afin de faire cesser définitivement les massacres dans notre pays.

Sur la composante paix et sécurité

Mesdames et Messieurs,

Le premier résultat attendu de l’Accord de paix est la cessation de toutes les violences et de toutes les exactions sur la population civile.

L’accord prévoit :

La création de l’Unité Spéciale Mixte de Sécurité composé des Forces de Défense et de Sécurité et des membres des anciens groupes armés. Elle est placée sous la supervision de l’Etat major et peut bénéficier de l’appui de la MINUSCA ;


La dissolution des groupes armés ;


La mise en place d’une commission chargée d’analyser les dossiers des réintégrations sociale dans la dignité, des réfugiés et des personnes déplacées ;


L’effectivité du DDRR en revisitant les organes de gestion et de la mise en œuvre ;


La sécurisation des couloirs de transhumance ;


Le recrutement sur la base équitables, inclusives et transparentes tout en garantissant la représentation de l’ensemble des composantes du pays.


Mesdames et messieurs,

DANS LE DOMAINE ECONOMIQUE

L’accent a été mis particulièrement sur l’accélération de la mise en œuvre du plan de relèvement et de la consolidation de la paix en République Centrafricaine afin d’offrir à chaque préfecture ainsi qu’aux arrondissements de Bangui des projets de développement.

Il s’agira de créer ou réhabiliter les marchés, les centres de santé, les points d’eau, les écoles…etc.

Il s’agira également d’organiser des FORA à Birao, BANGASSOU, BOUAR et MBAIKI en vue d’identifier des filières de productions génératrices d’emploi.

Mesdames et Messieurs,

L’Accord politique de paix et de réconciliation a prévu le règlement des litiges par la saisine des garants et facilitateurs. Il a prévu également les sanctions internationales en cas de violation. Voici le résumé, Mesdames et Messieurs, le contenu de l’Accord politique de paix et de réconciliation pour la République Centrafricaine. Cependant, nous devons nous poser quelques questions : devons-nous aller en guerre plutôt que faire la paix ? A-t-on trahi le pays à travers cet Accord ? A-t-on consenti l’amnistie à travers cet Accord ?

La réponse à ces questions est naturellement NON. Car, l’objectif visé par son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, à travers cet Accord, est véritablement de garantir la paix, faire prendre conscience à tous de la nécessité de régler la crise centrafricaine par le dialogue.

L’Accord politique de paix et de réconciliation, ne saurait contribuer à mettre fin à la crise centrafricaine sans que chacun n’y apporte sa contribution et fasse des sacrifices nécessaires pour soutenir véritablement les efforts du gouvernement. C’est pourquoi, nous devons tous nous réjouir en ce que l’Accord politique de paix et de réconciliation est pour notre pays :

Une véritable Charte de réconciliation ; Une volonté de laisser de côté la haine, la guerre et la négation de l’autre ; une entente pour la réhabilitation des victimes et la réparation des cœurs.

Mesdames et Messieurs,

Cet Accord est rendu possible grâce à la détermination de la Communauté internationale qui nous a appuyé et la volonté de tout le peuple centrafricain qui a décidé de mettre de côté la guerre. Nous profitons de cette occasion pour rendre un hommage mérité à son Excellence Monsieur le président de la République, Chef de l’Etat Professeur Faustin-Archange TOUADERA pour son engagement politique en faveur de la paix en Centrafrique.

A son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Firmin Ngrébada, nous formulons nos vœux d’encouragement pour sa détermination patriotique sans laquelle cet Accord n’aurait été rendu possible

Mesdames et Messieurs,

Tel est le contenu de nos propos liminaires pour cette conférence de presse.

Je vous remercie.

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 18:39

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 18:17
Basse-Kotto : Violence à Zangba, le député de Bocaranga 3 Martin Ziguélé tire la sonnette d'alarme

 

 

https://www.radiondekeluka.org lundi 22 avril 2019 12:05

 

L'élu de la nation, Martin Ziguélé député de Bocaranga 3, élève le ton face à la recrudescence des violences armées à Zangba dans la préfecture de la Basse Kotto. Selon le parlementaire, le bilan des affrontements entre combattants de l'UPC et Autodéfenses est lourd malgré l'Accord paraphé à Khartoum le 5 février et signé à Bangui le lendemain entre le Gouvernement et les 14 groupes armés.

Martin Ziguélé appelle le gouvernement et la Minusca à une action d'urgence.

"Près d'une centaine de nos compatriotes sont massacrés depuis 4 ou 5 jours et en plus 19 villages ont été incendiés", s'est inquiété Martin Ziguélé expliquant que "des compatriotes, fuyant les combats pour traverser le fleuve Oubangui en direction du Congo démocratique pour sauver leur vie" ont été tués par les éléments de l'UPC "dans les pirogues". Pour le député de Bocaranga 3, "cela est inacceptable".

Après la signature de l'Accord de paix du 6 février 2019, Martin Ziguélé souhaite que la communauté internationale, le Groupe International de soutien, les Nations Unies et les autorités nationales prennent les mesures qui s'imposent pour arrêter ce qu'il qualifie de "massacre".

"J'appelle la Minusca, la communauté internationale et les facilitateurs de l'Accord entre les parties, notamment le gouvernement à prendre toutes les dispositions pour que de telles choses ne se reproduisent plus".

Martin Ziguélé s'insurge contre cette politique des chefs rebelles qui vise à brandir les galons pour exiger du Gouvernement des postes de responsabilités et de continuer à commettre des exactions sur le terrain. "Il ne faut pas que dans un cas, ils invoquent leur position de chefs de groupes armés pour demander des avantages et dans l'autre cas, ils disent que ce sont des incidents provoqués par leurs élèves sur le terrain à leur insu ou contre leur gré", a souligné le parlementaire. Pour Martin Ziguélé, de nombreuses questions restent en suspens : "qu'est-ce qu'on fait des morts ? Qu'est-ce qu'on fait des blessés, des dégâts matériels surtout des villages brûlés ? Qu'est-ce qu'on fait de ceux qui se sont réfugiés à l'étranger ?", relevant qu'il "faudrait absolument que nous soyons sincères dans l'application de cet accord".

Depuis début avril 2019, la localité de Zangba est replongée dans une spirale de violences armées malgré l'Accord de paix du 6 février.

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 18:04
Décès de Lamine Cisse : François Bozizé écrit à sa famille

Décès de Lamine Cisse : François Bozizé écrit à sa famille

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