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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 16:19

 

 

 

 

LIBREVILLE, 02 mars 2014 (AFP) - 02.03.2014 14:05

 

La présidente de transition de Centrafrique, Catherine Samba Panza, a estimé dimanche que la situation s'était "énormément améliorée" depuis sa prise de fonction il y a un mois, lors d'un entretien sur TV5 Monde et RFI.

 

"Quand je suis arrivée à la tête de l'Etat il y avait une crainte d'un embrasement général, d'une guerre civile", a rappelé M. Samba Panza selon qui "les choses se sont énormément améliorées" depuis fin janvier.

 

"L'insécurité qu'il y a à Bangui depuis pratiquement un an et demi ne peut pas se résorber du jour au lendemain (...) il y a toujours des pics de violences mais les choses s'améliorent", a-t-elle ajouté.

 

La présidente a jugé "insuffisants" les effectifs actuels des forces françaises de l'opération Sangaris (2.000 hommes) et africaine Misca (5.700) face aux difficultés rencontrées sur le terrain, demandant à nouveau le déploiement d'une opération de maintien de la paix onusienne forte d'environ "10.000 hommes".

 

Interrogée sur le calendrier de la transition, qui doit s'achever en février 2015, elle a expliqué que "nous devons faire en sorte d'organiser des élections crédibles, libres, transparentes (...) il est possible que cela soit tenu à condition que nous soyons accompagnés".

 

"L'Etat n'a plus de présence à l'intérieur du pays, l'autorité de l'Etat n'existe pratiquement plus. Il faut réhabiliter l'administration, il faut (...) réhabiliter les mairies pour que l'état civil puisse reprendre, le recensement doit se faire avec la contribution des préfectures, des sous-préfectures, des mairies, c'est des structures qui n'existent plus", a reconnu Mme Samba Panza, soulignant que les fonctionnaires n'ont plus été payés "depuis cinq mois".

 

La présidente a par ailleurs réaffirmé sa volonté de "lutter contre l'impunité" des auteurs de pillages et d'exactions, tout en soulignant l'"état de délitement complet" dans lequel se trouve la justice centrafricaine.

 

"A l'intérieur du pays nous n'avons plus de magistrats, ils sont tous à Bangui pour des raisons de sécurité. Il n'y a plus de prison, les brigades de gendarmerie n'existent pratiquement plus, les commissariats de police (...) ont tous pratiquement disparu", a-t-elle énuméré pour rappeler l'ampleur de la tâche qui attend l'Etat centrafricain.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: "les choses se sont énormément améliorées", selon la présidente de transition

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 03:19

 

 

 

 

 

Bouar (Centrafrique) (AFP) - 01.03.2014 17:44

 

Depuis l'arrivée des troupes françaises de l'opération Sangaris à la mi-février, Bouar, ville clé sur la route reliant le Cameroun à Bangui, connaît une accalmie sur le front des violences, ont affirmé à l'AFP des sources concordantes.

 

Après une série d'attaques menées depuis octobre par les milices anti-balaka à dominante chrétienne contre les ex-rebelles Séléka majoritairement musulmans, accusés de nombreuses exactions contre la population, ces derniers ont dû quitter Bouar le 22 janvier. Les troupes françaises, elles, sont arrivées le 14 février.

 

"Depuis leur arrivée, les coups de feu sont en diminution, il y a moins d'exactions. Il y a encore beaucoup d'armes à Bouar mais elles sont cachées", a déclaré à l'AFP un travailleur de l'ONU connaissant bien la ville.

 

"Il y a une accalmie", confirme Firmin Mbifoyo, préfet intérimaire de la région de la Nana Mambéré. "Mais même après le départ des Séléka, la peur demeure".

 

"Les anti-balaka se baladent en ville mais sans armes", précise le préfet. Pour lui, l'urgence est de payer les salaires des fonctionnaires, ce qui n'est plus arrivé depuis six mois, pour que les écoles reprennent notamment.

 

Des hommes blessés par balle continuent d'arriver à l'hôpital préfectoral, mais en petit nombre et ils viennent pour beaucoup de la brousse, a indiqué un médecin à l'AFP.

 

Quelques centaines de familles musulmanes vivent toujours recluses autour de la mosquée du quartier Haoussa. Samedi, plusieurs d'entre elles s'apprêtaient à quitter la ville à bord d'un petit camion, comme beaucoup de musulmans l'ont fait à Bouar ces dernières semaines, pour fuir les anti-balaka.

 

Même si les violences tendent à s'estomper depuis quelques jours, "la population vit dans la peur et dans une pauvreté extrême", indique Abdou Dieng, le coordinateur humanitaire pour la Centrafrique, lors d'un déplacement samedi.

 

"Beaucoup de familles à qui des semences avaient été distribuées ont dû les manger tant ils avaient faim. Ici la majorité de la population va devoir compter sur l'aide humanitaire", note-t-il.

 

Quelque 450 soldats français et de l'Union africaine sont positionnés à Bouar.

 

Cela fait bientôt un an que la Centrafrique a basculé dans le chaos, avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la coalition rebelle Séléka.

 

Avec Bangui, le nord-ouest de la Centrafrique est la région qui a été la plus touchée par les affrontements interconfessionnels meurtriers entre ex-Séléka et milices anti-balaka.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: à Bouar, accalmie sur le front des violences

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 02:57

 

 

 

 

http://www.rtl.fr/   Par La rédaction de RTL , Publié le 01/03/2014 à 10h00 | L'invité RTL du week-end

 

Monseigneur Dieudonné Nzapalainga aspire à la paix, il ne veut pas d'une partition de la Centrafrique et conteste l'idée de guerre de religion.

 

Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui en Centrafrique, a rencontré François Hollande lors de sa visite vendredi 28 février. Il revient sur ses aspirations pour son pays.


"Nous avons dit au président français que le peuple centrafricain aspire à la paix, explique l'archevêque de Bangui, c'est-à-dire la sécurité, et je pense que c'est la raison d'être de l'opération Sangaris et de la Misca."


Dieudonné Nzapalainga énumère ses désirs pour la Centrafrique : des aides pour les fonctionnaires, les pensionnaires et les étudiants, "un seul pays, sans partition", une armée "refondée" et surtout, que Musulmans et Chrétiens continuent à vivre ensemble. "Hors de question de rejeter l'autre", dit-il.

 

Il conteste totalement l'idée que le conflit centrafricain serait une guerre de religion. "Le président de la communauté islamique, moi-même et le pasteur avons eu à nous prononcer plusieurs fois, nous pensons que dans le passé Musulmans et Chrétiens ont vécu ensemble et nous voulons que ça continue", affirme-t-il. Ceux qui entrainent le pays vers les conflits religieux, "ce sont plutôt les politiciens", estime-t-il.


François Hollande a annoncé que les 2.000 soldats français allaient rester plus longtemps que prévu en Centrafrique, mais pour l'archevêque de Bangui, il faudrait également des casques bleus en grand nombre. "Il est impératif qu'il y ait des Casques bleus de l'ONU en grand nombre parce que ce pays est plus grand que la France et le Luxembourg", affirme-t-il. Selon lui 6.000 ou même 10.000 hommes, "c'est insuffisant".


Il compte sur plus de moyens militaires et financiers, pour "plus tard, avoir la tenue d'élections dans des conditions fiables, crédibles, transparentes". "C'est le but in fine", dit-il. 

 

 

Centrafrique : la journée, qui avait commencé sous les meilleurs auspices, finit en bain de sang

 

http://www.rtl.fr/   Par Christophe Decroix | Publié le 01/03/2014 à 18h58 | RTL Soir Week End

 

REPORTAGE - Alors que l'évêque de Bangui venait de terminer un discours d'appel à la paix, quatre personnes ont été abattues dans un taxi samedi 1er mars.

 

C'est une journée qui avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices. L'évêque de Bangui était venu inaugurer une grotte en l'honneur de la Vierge Marie, Reine de la Paix. "Nous avons assez souffert", a-t-il clamé à la foule venue l'écouter. "Trop c'est trop. On dit : 'plus jamais ça' !"


Mais une heure plus tard, à quelques kilomètres de là, un taxi soupçonné de transporter des ex-Sélékas musulmans était pris sous le feu de tireurs inconnus comme le raconte le chauffeur rescapé. "Un 4X4 noir est venu près de moi. Un monsieur en tenue militaire m'a demandé de m'arrêter. Puis j'ai ressenti le coup de feu directement dans le feu véhicule. Il y a eu quatre morts.

 

La Centrafrique ne parvient pas à apaiser ses démons

 

Tandis que la Croix Rouge emmenait cadavres et blessés entassés dans le même pick-up, la foule hurlait sa colère. "On ne veut pas de Séléka à Bangui", explique un homme.

 

Les chants religieux du matin étaient bien loin et l'appel de l'évêque semblait résonner dans le vide d'une Centrafrique qui ne parvient pas encore à apaiser ses démons.

Centrafrique : "Il faut impérativement des Casques bleus en grand nombre", dit l'archevêque de Bangui
Centrafrique : "Il faut impérativement des Casques bleus en grand nombre", dit l'archevêque de Bangui

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 02:53

 

 

 

 

RDC/RCA : Catherine Samba-Panza à Kinshasha à l’invitation de l’OIF

 

samedi 1er mars 2014  par Agence de Presse Africaine - apanews.net 

 

La présidente de transition Catherine Samba-Panza, répondant à l’invitation officielle de l’organisation internationale de la francophonie (OIF), s’est envolée ce samedi à la tête d’une forte délégation centrafricaine, pour Kinshasa en Rd Congo, où elle prendra part aux travaux du 2è forum mondial des femmes francophones au tour du thème « femme actrice du développement ».

 

Plus de 500 participants venus des pays francophones vont plancher du 3 au 4 mars prochain sur les modules tels que, Femme et Pouvoir ; Femme et Démocratie et Paix ; enfin Femme et Education. Donc un accent particulier sera mis sur la déscolarisation précoce et la non-scolarisation des filles, véritables freins au développement.

 

En faisant le déplacement de Kinshasa, la chef d’Etat de transition Samba-Panza, en prélude é ce rendez-vous, effectuera sur place une visite de travail durant laquelle elle s’entretiendra avec son homologue congolais Joseph Kabila Kabangué et le gouvernement de la RDC.

 

Leurs entretiens porteront sur la sécurisation des frontiéres entre les deux pays pour favoriser la libre circulation des biens et des personnes, l’appui du gouvernement congolais é la République Centrafricaine pour une sortie de crise et le départ des ressortissants congolais de Centrafrique.

 

Nous avons déjà organisé 5 vols d’évacuation et des traversées pour les ressortissants congolais qui ne peuvent plus rester en Centrafrique. Mais ce n’est pas un mouvement de masse comme pour les autres pays tels que le Tchad é a expliqué une source proche de l’ambassade de RD Congo en Centrafrique.

 

 

 

Première visite en RDC de la présidente centrafricaine Catherine Samba

 

http://radiookapi.net/   mise à jour le 1 mars, 2014 à 9:24

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba est arrivée à Kinshasa samedi 1ermars. C’est sa toute première visite en République démocratique du Congo (RDC) depuis son arrivée à la tête de la République centrafricaine (RCA) au mois de janvier dernier. Elle indique qu’elle est venue présenter toute sa gratitude au président Joseph Kabila « pour sa présence aux côtés de son pays pendant les moments difficiles de son histoire ».

 

La situation sécuritaire est précaire en RCA depuis le renversement de l’ancien président François Bozizé par les rebelles de la Seleka conduits par Michel Djotodia. Des milliers de réfugiés centrafricains et de Congolais vivant dans ce pays avaient fui cette insécurité pour se réfugier à Zongo en RDC.

 

Pour Catherine Samba, les défis sont énormes mais les prioritaires sont le désarmement des rebelles, la réforme de la gendarmerie et de la police.

 

« Quand je suis venue à la tête de l’Etat, je savais que la tâche ne serait pas facile. Je compte y parvenir avec l’appui de la population mais également des frères africains et aussi avec la communauté internationale », a affirmé la présidente centrafricaine à sa descente d’avion à l’aéroport de N’djili.

 

Pour permettre à ce pays de retrouver la paix, la RDC a dépêché un important contingent militaire composé de 850 éléments, dans le cadre de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca).

 

Catherine Samba-Panza reconnait cette aide de la RDC et dit être venue à Kinshasa pour remercier le président Joseph Kabila pour son implication personnelle dans la résolution de la crise qui secoue son pays.

 

« Le peuple congolais est un peuple frère du peuple centrafricain. Nous avons une longue frontière commune de plus de 2 000 km, une histoire commune des peuples et surtout l’implication personnelle du président Kabila dans la recherche de la solution dans la crise centrafricaine aux côtés de ses pairs de la CEEAC [Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale », a-t-elle ajouté.

 

 

La présidente centrafricaine Cathérine Samba-Panza est arrivée samedi à Kinshasa

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 02-03-2014

 

La présidente de la République Centrafricaine, Madame Cathérine Samba Pamba, est arrivée samedi à Kinshasa dans le cadre d'une visite d'Etat de plusieurs jours.

 

A sa descente d'avion, la présidente centrafricaine a été accueillie par le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo et la ministre du Genre et famille, Madame Geneviève Inagosi.

 

Au cours de sa visite en République démocratique du Congo, la présidente Cathérine Samba Pamba rencontrera samedi le président congolais et prendra part au Forum des femmes francophones qui se tiendra du 3 au 5 mars prochain à Kinshasa, a indiqué une source de la présidence de la République démocratique du Congo.

 

"Je suis venue ici en République démocratique du Congo d'abord pour exprimer ma gratitude et mes remerciements au peuple frère de la RDC qui est actuellement aux côtés du peuple centrafricain en ce moment difficile de l'histoire de la Centrafrique. Actuellement il y a d'énormes défis à relever en Centrafrique. Et nous tenons à relever ces défis et bien entendu nous saluons la participation de la République démocratique du congo à l'effort de paix et de pacification en république centrafricaine", a affirmé la présidente centrafricaine.

 

Une bataillon des Forces armées de la République démocratique du Congo et de la Police Nationale Congolaise participe à la mission de la paix en République Centrafricaine dans le cadre de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

 

Madame Cathérine Samba Pamba a été élue président de la transition en République centrafricaine en janvier dernier. Le pays est actuellement déchirée par une guerre civile depuis la chute du régime de l'ancien président François Bozizé, en octobre 2013.

 

Source: Agence de presse Xinhua

La présidente centrafricaine Cathérine Samba-Panza est arrivée samedi à Kinshasa

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 02:51

 

 

 

 

http://www.alterinfo.net/  Fouâd Harit  Dimanche 2 Mars 2014

 

L’arrivée de François Hollande ce vendredi matin à Bangui, pour une visite d’une journée, a déclenché une colère monstre au sein de la communauté musulmane. Elle demande le départ du président français, accusé de fermer les yeux sur les meurtres des musulmans de Bangui.

 

« Pas la peine de venir, nous sommes déjà tous morts M. Hollande », lance une femme dans le quartier musulman du PK-5, en marge de la visite du président français. Cette enclave musulmane de la capitale, l’une des dernières à Bangui, a essuyé ses deux derniers jours de violentes attaques de la part de miliciens chrétiens anti-balaka. La population musulmane continue d’être lynchée et découpée en morceaux. Mardi et mercredi dernier, pas moins de onze cadavres ont été ramassés dans ce quartier où le vivre ensemble était pourtant de mise avant l’intervention de la France. 

A l’entrée du PK-5, les musulmans donnent le ton : « NON à la France », lit-ont sur une pancarte. « PK-5 c’est le dernier quartier qui nous reste mais depuis trois jours la situation est pourrie. Les musulmans sont découpés en morceaux, nos maisons détruites et pillées. On ne comprend pas à quoi servent les Français depuis qu’ils sont là », accuse un habitant du quartier.

 
« La France pourrait sécuriser Bangui en 48 heures »

 
De nombreux médias musulmans, à l’image d’Al-Kanz qui s’étonne du silence assourdissant des institutions musulmanes de France, ne comprennent pas non plus ce que fait la France à Bangui. Car de l’avis de la communauté musulmane, la force Sangaris pourrait sécuriser la capitale en 48 heures. « La France pourrait sécuriser Bangui en 48 heures si elle le souhaitait mais elle laisse faire les attaques et les pillages. On a perdu confiance en la France », affirme Miradje Asfarany, un économiste de 45 ans. La visite éclair de François Hollande, plutôt que d’avoir calmé les tensions, semble au contraire les avoir attisées. 


Le cheikh Daoud Muslim Mbockani est formel, les soldats français n’ont pas bougé d’un iota lorsque des anti-balaka ont emporté sa famille. « Je vis les actions de Sangaris dans mon sang, dans ma chair. Dieu ne laissera pas la France impunie », clame-t-il. Massée autour de lui, la foule acquiesce les accusations du cheikh. Un peu plus loin au nord, au PK-12, une poignée de musulmans vivent retranchés, cernés par des miliciens. Les rixes entre anti-balada et musulmans y sont récurrentes. 

Pour leur défense, les soldats affirment que « c’est difficile » et que « tout va très vite » lors des attaques. Afin de justifier les nombreux dérapages dans la capitale, ces derniers se replient derrière « des règles d’engagement. Ils le savent. On ne va pas tirer sur tout ce qui bouge ». 

 

 http://www.afrik.com/centrafrique-retranches-au-pk-5-les-musulmans-disent-non-a-hollande

 

Lu pour vous : Centrafrique: les musulmans disent "NON" à Hollande

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 02:47

 

 

 

 

 

 

Stéphane ©armenews.com 

 

BRUXELLES samedi 1er mars 2014,- La Géorgie participera avec 150 militaires à la force européenne (EUFOR) envoyée en Centrafrique, soit près d’un quart des troupes actuellement mises à la disposition de l’opération, a indiqué son ministre de la Défense, Irakli Alassania.

 

Nous participerons avec une compagnie, jusqu’à 150 hommes, a confirmé M. Alassania lors d’un entretien avec l’AFP à Bruxelles.

 

La composition exacte du bataillon européen qui doit être dépêché début mars à Bangui sera finalisée lors d’une réunion de représentants des Etats mardi prochain, mais elle tourne dans l’immédiat autour de 600 hommes, a-t-il précisé.

 

Au final, un déploiement de l’ordre de 800 à 1000 personnes est une appréciation raisonnable, a pour sa part indiqué le général français Philippe Pontiès, commandant de l’opération EUFOR, lors d’un point de presse.

 

L’Union européenne reste dans l’attente de la confirmation des Etats qui choisiront de s’impliquer, a-t-il ajouté. Nous sommes sur les rails pour tenir l’agenda de l’opération, avec un déploiement prévu début mars des premiers éléments de réaction rapide sur l’aéroport de Bangui, a-t-il ajouté.

 

Outre la France et la Géorgie, dont il s’agira du premier déploiement en Afrique, les plus importantes contributions ont jusque-là été offertes par des pays d’Europe orientale, a de son côté relevé le ministre géorgien. La France a prévu d’engager une centaine de militaires dans l’opération européenne.

 

La Pologne pourrait ainsi envoyer jusqu’à 140 hommes, tandis qu’une autre compagnie (de 100 à 150 hommes) pourrait être formée de militaires déployés par l’Estonie, la Lettonie, le Portugal et la Roumanie.

 

Nous montrons l’exemple, a souligné M. Alassania.

 

La participation géorgienne, la première à une opération militaire de l’UE, montre la volonté du peuple géorgien de faire partie de la famille européenne, et atteste de la détermination du pays à intégrer à terme l’UE et l’Otan, a-t-il relevé.

 

Tbilissi va aussi envoyer trois officiers pour participer à la mission européenne de formation de l’armée malienne (EUTM), dont l’UE vient d’annoncer la prolongation jusqu’en 2016.

 

Cela montre aussi que le Partenariat oriental marche, a estimé le ministre géorgien, alors que cette politique initiée par l’UE pour resserrer ses liens avec les pays de l’ex-bloc soviétique montre ses limites avec la crise ukrainienne.

 

AFP

La Géorgie enverra quelque 150 soldats en Centrafrique avec l’UE

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 02:43

 

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/   Le Point.fr - le 

 

"Ange gardien" ou chef militaire d'une opération "vouée à l'échec" : les réactions des Centrafricains sont partagées au lendemain de sa visite.

 

"Ange gardien" pour les uns, chef militaire d'une opération "vouée à l'échec" pour les autres : au lendemain de la visite du président François Hollande à Bangui, les réactions des Centrafricains étaient partagées. Des violences persistent toujours, près de trois mois après le début de l'intervention française.

 

"Le président François Hollande a redonné l'espoir à tous les Centrafricains. Et il a prouvé qu'il est vivement préoccupé par la situation centrafricaine en risquant sa vie, parce qu'il est venu alors que la paix n'est pas totalement restaurée", estime pour sa part Alfred Kongala, étudiant à Bangui. "C'est notre ange gardien", renchérit un commerçant, Serge-Théophile Gouengali. "Il a ordonné une intervention militaire au moment où on ne savait pas quel était notre sort. Et il vient constater l'évolution de la situation, c'est un réconfort très important", affirme-t-il.

 

"La vie a repris"

 

Lors de sa deuxième visite en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération Sangaris le 5 décembre, le président Hollande, qui venait saluer l'action des militaires français, a rencontré la présidente de transition Catherine Samba Panza ainsi que les autorités religieuses du pays. Solidement escorté, le chef de l'État français s'est déplacé pour la première fois dans les rues de Bangui, traversant certains des quartiers les plus dangereux de la capitale, comme pour montrer que la situation s'était améliorée. "La vie a repris, les commerces ont rouvert, l'activité est là", même "s'il reste beaucoup à faire", a-t-il souligné vendredi soir.

 

La France a pourtant dû réviser ses objectifs initiaux en envoyant 400 soldats en renfort des 1 600 déjà présents et en prolongeant une opération Sangaris qui se voulait courte, le gouvernement reconnaissant que les troupes étaient confrontées à des "difficultés considérables sur le terrain". Face à la persistance des violences et des pillages, doutes et inquiétudes sont palpables dans la capitale centrafricaine. "Près de 8 000 soldats (2 000 Français et 5 700 Africains de la force Misca) pour sécuriser uniquement Bangui, avec une population de 800 000 habitants, et cela dure depuis plus de deux mois, c'est un résultat mitigé", affirme Joseph Bendounga, ancien opposant au régime de François Bozizé et ministre du précédent gouvernement de transition. "Ce que la France est en train de faire en Centrafrique est voué à l'échec. François Hollande continue à agir comme les autres présidents français. Ils agissent en chefs militaires, alors que la crise centrafricaine est politique", ajoute M. Bendounga.

 

On "a évité le pire"

Cela fait bientôt un an que la Centrafrique a basculé dans le chaos, avec le renversement en mars 2013 du régime Bozizé par la coalition rebelle à dominante musulmane de la Seleka. Des mois d'exactions perpétrées en toute impunité par ses combattants contre la population majoritairement chrétienne ont abouti à la formation de milices d'autodéfense anti-balaka, déclenchant un cycle infernal de violences interconfessionnelles. Ces violences ont provoqué une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés et ont entraîné l'exode de dizaines de milliers de civils musulmans terrorisés.

 

Pour Juste-Roland Angbapa, juriste, "le président Hollande et la France nous ont fait éviter le pire. Les massacres étaient déjà en cours" lorsque l'opération Sangaris a démarré. "La France a permis au peuple centrafricain de sortir la tête de l'eau et de retrouver ses repères. C'est désormais à la classe politique centrafricaine de prendre ses marques et de s'intégrer dans le processus de transition en cours", juge Enoch-Dérant Lakoué, ancien Premier ministre et plusieurs fois ministre.

 

Vendredi, François Hollande a quant à lui fixé le prochain cap : "Maintenant, l'enjeu, ce n'est même pas de rétablir, mais d'établir l'État", et pour cela, "il faut commencer par payer les fonctionnaires", a-t-il souligné. Fonctionnaires et membres des forces de sécurité ne sont plus payés depuis des mois, un phénomène récurrent dans l'histoire troublée de la Centrafrique. Selon lui, les salaires seront rapidement versés grâce à une aide des pays de la région.

Centrafrique : François Hollande suscite espoirs et doutes après sa visite

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 02:37

 

 

 

 

 

http://www.humanite.fr/  le 28 Février 2014

 

 

Envoyé spécial. Ces éleveurs « transfrontaliers », nomades à l’origine, ne peuvent plus vendre leurs bêtes ni se rendre à Bangui. 

 

El Hadi Daudoulou Aliou est là assis devant sa maison, sur une chaise en bois où son corps se love avec souplesse. Malgré la finesse des doigts, les mains trahissent son âge alors que le visage cuivré est lisse. On dirait de lui un beau vieillard dans un roman français du XIXe siècle. Dans sa large gandoura d’un bleu ciel tranchant avec la rouge latérite, immobile, il scrute tout ce qui passe, tous ceux qui passent. Vous, lorsque vous arrivez devant lui !

 

El Hadi est le maire de la commune d’élevage, celle qui, à Bria, regroupe les Peuls. Ils seraient plus de 5 000. Le même nombre que les têtes de bétail, principalement des zébus, qu’ils possèdent. Les Peuls sont ces nomades éleveurs, « transfrontaliers » dont beaucoup, au vue des difficultés régionales, se sont sédentarisés. Comme l’ont fait, il y a vingt-cinq ans, ceux qui vivent ici. « En arrivant, nous avons apporté la richesse», souligne El Hadi sans détour.

 

Une visite au parc où sont vendues les bêtes corrobore les dires du maire. Peu de monde, peu de ventes. En cause, les événements qui frappent la Centrafrique. « Maintenant, nous avons beaucoup de difficultés. Il n’y a pas de commerçants pour acheter nos bêtes. » Auparavant, ils prenaient même la route jusqu’à Bangui. Un voyage d’un mois, au gré de la marche des troupeaux. Président de la fédération des éleveurs de la Haute-Kotto, Bobiri Amath Aliou énumère les problèmes. « Nous n’avons pas de produits vétérinaires. Or il y a la mouche tsé-tsé et énormément de tiques.» Par manque d’argent, les éleveurs ne peuvent plus acheter le sel nécessaire aux zébus pour éviter la déshydratation. Et puis, musulmans, ils redoutent les anti-balakas qui ne font pas de quartier et les coupeurs de route, avides de viande et de marchandises précieuses. Conscient des enjeux, Bobiri siège au comité de sensibilisation pour la paix entre les communautés chrétienne et musulmane (lire page 4). Philosophe, il dit : « Quand la barbe de ton voisin prend feu, tu dois te raser au plus vite.»

 

Pierre Barbancey

Lu pour vous : Centrafrique : Le calvaire des Peuls

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 15:10

 

 

 

 

 

http://www.humanite.fr/  

 

Bria (Centrafrique),  28 Février 2014 reportage de notre envoyé spécial. À six cents kilomètres au nord-est de Bangui, Bria est au cœur du fief des Séléka, ces milices d’obédience souvent musulmane qui ont renversé l’ancien potentat François Bozizé. La cité était surnommée « la Scintillante » à cause de ses diamants. Exsangue, elle semble retenir son souffle dans la crainte des violences. 

 

« Bria la Scintillante ». C’est ainsi qu’est surnommée cette ville de la Haute-Kotto, à six cents kilomètres au nord-est de Bangui. Ce qui scintille ? Le diamant ! Pourtant, dans les grandes allées poussiéreuses de latérite, ce qu’on distingue avant tout ce sont des hommes en armes, aux treillis dépareillés, pas toujours très avenants. Bria est, avec Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran, le fief des ex-Séléka. C’est là que bon nombre d’entre eux ont trouvé refuge après avoir été forcés de quitter la capitale, chassés par les troupes françaises de l’opération « Sangaris » et celles de la Misca (les forces africaines), laissant une bonne partie de la population subir les exactions des anti-balakas.

 

L’atmosphère est étrange ! A priori, le calme règne. Des enfants jouent, des femmes portent leurs paniers sur la tête, les hommes sont assis cherchant le repos à l’ombre des boutiques. Les voitures sont rares. Seules circulent des motos qui filent comme des libellules au-dessus d’un plan d’eau. Rien que de très normal lorsqu’on sait que le carburant est rare et cher. Les regards pourtant sont lourds, suspicieux. « On maintient la paix en Haute-Kotto», affirme Robert Morgode, le préfet qui nous reçoit dans une tenue d’apparat – casquette comprise – qui n’a rien à envier à celle des préfets français et se dit à la tête d’une « préfecture post-conflit». À l’entendre, tout irait bien à Bria. Voire ! Les bâtiments administratifs ont été brûlés il y a un an par des Séléka déchaînés et son autorité actuelle vaut plus par un modus vivendi accepté par le commandement militaire de la zone entre les mains, justement, des ex-Séléka.

 

Nommé par Michel Dotodjia, le colonel Ousta estime avoir « arrêté le désordre à Bria ».

 

Le « comzone », comme on l’appelle ici, est le colonel Ali Ousta, un géant à la mâchoire prognathe, des plus impressionnant. Nous avions eu le loisir d’apprécier son autorité en l’entendant, la veille de notre rencontre, sur les ondes de la station communautaire locale, Radio Barangbaké. Dans le plus pur style militaire, il mettait en garde « ceux qui commettent des braquages, se promènent en armes la nuit, portent des treillis et font accuser les Séléka». À ceux-là, ils lançaient un avertissement : « J’ai donné ordre à la police militaire de les abattre s’ils sont pris en flagrant délit.» Nommé par l’ancien président de la transition, Michel Dotodjia, le colonel Ousta estime avoir « arrêté le désordre à Bria». Pour cela, ancien forestier, il s’est déplacé en brousse pour « demander aux gens de revenir». Un périple qui l’a amené jusqu’à Nzacko, à plus de 130 kilomètres. « J’ai eu affaire à Joseph Koni et à ses rebelles de la LRA (l’armée de résistance du seigneur, sanguinaire rébellion ougandaise qui sévit aux frontières du Tchad, du Soudan et de la Centrafrique– NDLR). Ils avaient enlevé plus de 60 personnes. On les a eus à la frontière du Soudan et on a récupéré tous les otages», raconte-t-il. Une façon de montrer que l’époque Séléka est révolue. « Nous sommes ici dans un site de cantonnement. Autrefois, c’est vrai, il y avait des étrangers parmi nous (allusions aux miliciens tchadiens et soudanais que comptait la Séléka– NDLR), mais ce n’est plus le cas. Les armes que nous avons servent à protéger les personnes et les biens», explique encore le colonel Ousta, qui dit « attendre des instructions du ministère de la Défense». Des instructions qui tardent à venir. Comme il le révèle, des soldats français sont venus à deux reprises à Bria, hélicoptères à l’appui, puis s’en sont allés après quelques tensions.

 

« Depuis le temps des Blancs, déjà, il n’y a rien, même pas de routes, pas d’écoles, pas d’hôpitaux. »

 

Forcés de fuir Bangui, bon nombre d’originaires de Bria sont revenus, dont beaucoup de fonctionnaires. C’est le cas de Delphin Grebaye « chrétien mais de famille musulmane», comme il le dit – qui dénonce l’idée d’une guerre confessionnelle et préfère parler d’un nord délaissé de tout temps, y compris pendant la colonisation. « Depuis le temps des Blancs, déjà, il n’y a rien, même pas de routes, pas d’écoles, pas d’hôpitaux.» Pour Mahamat Service, ingénieur géographe, « le calme était revenu à Bangui. On avait même repris le travail. Mais quand les soldats français sont arrivés, le désordre a commencé, on a été attaqué. Si on demande à la France d’envoyer cent personnes pour l’éducation ou pour des tâches d’intérêt général, on n’aura rien. Par contre, elle sait envoyer ses troupes». Pour les étudiants, la situation est encore plus dramatique. La Centrafrique ne possède qu’une université. Elle est à Bangui. Les cours ont repris mais ceux qui se trouvent à Bria, dans l’impossibilité matérielle et sécuritaire de retourner dans la capitale, sont pénalisés et leur année compromise. « Il ne me reste que deux matières à valider mais j’ai trop peur d’aller à Bangui», avoue Kamal Come. Miskine Zackarie explique qu’il aimerait bien continuer ses études mais « je suis renié à cause de mon appartenance ethnique de la région du nord-est ». Pis, comme le souligne El Makin Mansour, « certains de nos collègues ont été froidement abattus, d’autres ont été kidnappés». Ils ont lancé un appel (et demandé à l’Humanité de le relayer) à l’Unesco, aux ONG et aux universités « pour poursuivre nos études dans une université qui pourra nous accueillir».

 

Ce soir-là, à proximité de notre logement, une altercation entre ex-Séléka a viré au drame

 

Les troupes du colonel Ousta ne touchent plus la prime globale d’alimentation (PGA) et ne sont pas payées. Alors, ses hommes touchent quelques subsides pour sécuriser les camions qui passent ou laisser passer les marchandises aux barrières d’entrée. À peine quelques billets en poche, ils se précipitent dans une cave (les bars locaux) où ils ingurgitent un alcool frelaté (70 degrés, quand même !) qui les rend fous. Dans ces moments-là, les femmes évitent de les croiser et se cachent aussi vite que possible. Ce soir-là, à proximité de notre logement, une altercation entre ex-Séléka a viré au drame. L’un a lancé une grenade, blessant plusieurs personnes avant d’être abattu. Le lendemain, pour un rien, les armes ont encore parlé aux quatre coins de la ville, semant la terreur parmi les habitants. Tout le monde sait que, chaque jour, arrivent des réfugiés dont certains n’ont pas lâché leurs armes. Des recrues potentielles pour des milices ou des rébellions, venues des frontières toutes proches, que l’ont dit en pleine recomposition.

 

Bria la Scintillante est recouverte d’une sale poussière. Non plus celle de la latérite, si belle, mais celle de la misère, de la peur et de la déshérence, si affreuse celle-là.

 

 

À Boungou, une rivière de diamants qui excite les convoitises

 

http://www.humanite.fr/  

 

Boungou 28 Février 2014 (Centrafrique), envoyé spécial. Officiellement étroitement contrôlée, l’extraction des pierres précieuses fait la convoitise des marchands aussi bien que des groupes armés.

 

Le village de Boungou 2, situé pratiquement sur les berges de la rivière Boungou, à une vingtaine de kilomètres de Bria, ne paie pas de mine. Enfin, c’est une façon de dire. Parce que des mines, il y en a ! La rivière draine du grès dans lequel se trouvent un grand nombre de petites pierres, très précieuses : les diamants. Un bonheur et un malheur pour les habitants.

 

Hamat Mahamat est ce qu’on appelle un artisan minier. Financé par un collecteur, il construit des petits barrages sur le fleuve, là où se trouve le lit vif, pour que les ouvriers qu’il emploie puissent, à grands coups de pelles, remplir les tamis et retenir les pierres. Un travail dur, ingrat, usant pour ces hommes qui ont autant les pieds dans l’eau que dans la pauvreté. Ici, pas de pelleteuses ou autres machines coûteuses comme l’utilisent des compagnies canadiennes et chinoises (les Sud-Africains ont déserté les lieux il y a peu) dans des secteurs plus éloignés, mais des motopompes de fortune. « Pour trouver les bons endroits, il suffit de regarder la couleur de la terre», dit l’artisan.

 

Officiellement, l’extraction du diamant est sous haute surveillance administrative. Pour s’y rendre il faut même montrer patte blanche. Simon Bouyoulo, chef du service préfectoral des mines de Bria, qui nous accompagne, explique que son rôle est de contrôler le secteur et le circuit des diamants. « Sinon, il y aurait beaucoup de contrebande», assène-t-il sans rire. Il parle consciencieusement de la patente qui doit être réglée, du registre dans lequel tout est noté et s’inscrit en faux contre le « processus de Kimberley », regroupement d’États pour la supervision de l’extraction et du flux financier généré. Le diamant de Centrafrique étant soupçonné de financer des groupes armés, le pays n’est plus autorisé à en exporter depuis mai 2013. Ce qui, bien sûr, n’empêche pas les pierres d’être vendues à l’étranger puisqu’en réalité la surveillance est impossible et la corruption largement répandue.

 

Si les ex-Séléka se sont installés dans cette zone, ce n’est évidemment pas pour rien. Les habitants sont peu loquaces lorsqu’on aborde cette question. Certains acceptent néanmoins, si on ne dévoile pas leur nom, de raconter comment ils se font racketter à chaque franchissement de barrières contrôlées par les miliciens en treillis. D’autres racontent les attaques subies, de nuit, par des hommes en armes à la recherche de sacs de diamants. Mais aucun n’est jamais allé se plaindre…

 

Pour les artisans et les ouvriers du diamant, la situation actuelle est un manque à gagner certain. Abdelkader, un garagiste de Bria qui fait aussi dans l’extraction de diamants, en sait quelque chose. « Récemment, j’ai trouvé un diamant de 12 carats », assure-t-il. « Je ne l’ai vendu que 200 000 francs CFA (un peu plus de 300 euros – NDLR). Mais j’ai besoin d’argent». Une baisse du coût qui n’est pas perdue pour tout le monde. Les bureaux d’achat, comme Sodiam ou Badica Côte d’Azur, à la surface financière suffisante, peuvent se permettre de stocker en attendant une reprise des ventes, moment où la plus-value sera extrême.

 

Pierre Barbancey

 

Lu pour vous : Centrafrique : Au nord d’un pays meurtri par la misère et la peur
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Centrafrique-Presse.com
1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 14:43

 

 

 

 

http://www.africaguinee.com/ 

 

ADDIS-ABEBA- Annoncé récemment dans la capitale Centrafricaine, le Général Sékouba Konaté ne s’y rendra finalement pas ! La raison, le conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine a opposé un refus face à la volonté du haut représentant de l’institution pour l’opérationnalisation en attente. Les raisons évoquées par le CPS, le niveau de sécurité même dans la capitale Centrafricaine.

 

Le Général Sékouba Konaté qui a fait plusieurs fois le front, comptait se rendre à Bangui pour s’enquérir de l’état des troupes de l’Union Africaine.  “On nous a simplement dit qu’il n’est pas prudent pour l’instant pour le Général Konaté de se rendre là-bas vu que la situation sécuritaire ne s’est pas beaucoup améliorée même dans la capitale Bangui“ a confié un proche de l’ancien président de la transition guinéenne en poste à Addis-Abeba.

 

L’Union Africaine tenterait t-elle de protéger le Général Sékouba Konaté ou l’empêche de faire correctement son travail ? A cette question, le haut représentant de l’Union Africaine pour l’opérationnalisation de la force africaine en attente a estimé que : “Mon rôle est à la fois politique et diplomatique. Ma mission consiste à faire des plaidoyers auprès des dirigeants africains mais aussi auprès de la communauté internationale pour le financement du projet de mise en place de cette force en attente“ a expliqué le Général Sékouba Konaté qui a été contacté par notre rédaction.

 

Sur les raisons de sa volonté de se rendre dans la capitale Centrafricaine, l’ancien numéro deux du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (ancienne junte au pouvoir en Guinée, Ndlr) confie : “ Vous savez moi j’ai passé beaucoup de temps au front. Du grade de lieutenant à celui de Colonel j’étais au front. Je suis donc bien placé pour comprendre combien de fois ces soldats qui sont aujourd’hui en Centrafrique ont besoin d’être réconfortés et d’être encouragés“ réagit t-il.

 

Après la publication de notre article intitulé “Crise Centrafricaine : Le Général Sékouba Konaté envisage de se rendre à Bangui“, notre rédaction a reçu assez d’appels anonymes. La plupart des gens que nous avons eu bout du fil déconseillaient à l’ancien homme fort de Conakry de se rendre dans cette zone en proie à la violence.

 

Malgré cela, des proches du Général Sékouba Konaté voient une main noire derrière cette décision du Conseil de Paix et de Sécurité. “ Il ya quand même assez de personnes que l’UA a dépêché en Centrafrique. Des militaires et même des civils ont été envoyés sur les lieux. Je ne comprends donc pas comment on peut avancer un argument comme celui de la sécurité du Général Konaté qui a quand même fait plusieurs fronts“ a estimé ce proche du haut représentant de l’UA pour l’opérationnalisation de la force en attente.

 

SOUARE Mamadou Hassimiou

Pour Africaguinee.com

Tél. : (+224) 664 93 51 31

Lu pour vous : Crise Centrafricaine : L’UA s’oppose au déplacement du Général Sékouba Konaté à Bangui…

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