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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 01:19

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#050/2015

 

 

Bangui, 17 octobre- La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) appelle tous les groupes armés à respecter les engagements pris dans l’Accord de Cessation des Hostilités de Brazzaville de Juillet 2014 et l’Accord DDR du Forum de Bangui de mai 2015.

 

La MINUSCA note qu’une partie des éléments armés n’a pas respecté ces engagements, comme l’ont montré les actions violentes perpétrées à Bangui depuis le 26 septembre par des éléments affiliés aux Anti-Balaka et Ex-Seleka. 

 

La MINUSCA réitère sa forte détermination à empêcher les éléments de tous les groupes armés à causer du tort à la population civile, comme elle l’a demontré par l’action robuste menée au nord de Sibut les 10 et 12 octobre 2015. 

 

Suite à ces événements, la MINUSCA appelle le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) à regrouper et désarmer ses éléments, et à entamer les activités de pré-DDR, comme ils s’y sont engagés à Brazzaville et au Forum de Bangui. La MINUSCA a clairement notifié à tous les groupes armés, en particulier au commandement du FPRC, que ces accords n’étaient pas ouverts à la négociation. 

 

La MINUSCA et ses partenaires internationaux sont prêts à recourir à tous les moyens autorisés par son mandat afin d’assurer la protection des civils, soutenir le processus politique et les autorités de la Transition. La MINUSCA et ses partenaires du G8-RCA sont déterminés à assurer la tenue d’élections présidentielle et législatives libres, justes, transparentes et inclusives de la manière la plus efficace pour rétablir l’ordre constitutionnel et la gouvernance démocratique en République centrafricaine

LA MINUSCA APPELLE LES GROUPES ARMÉS À RESPECTER LEURS ENGAGEMENTS VIS-À-VIS DU PROCESSUS DE PAIX
Centrafrique-Presse.com
18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 01:14

 

 


Bangui, 14 Octobre 2015

 

PROPOS LIMINAIRE

 

Mesdames et Messieurs.


Distingués Invités en vos rangs et grades.

 

Le 26 septembre de cette année, une fois de plus, mort et désolation avaient frappé des centaines de familles centrafricaines. Comme-ci cela ne suffisait pas, depuis quelques jours, à moins de 200 Km de Bangui, des bruits de bottes se font à nouveau entendre, semant comme d’habitude mort et destruction sur leurs passages.
Hier encore une partie du 3ème arrondissement a été mise en débandade avec des pertes humaines et matérielles.

Je voudrai vous demander d’observer une minute de silence en mémoire de nos frères et sœurs dont la vie fut arrachée au cours de ces évènements.


Merci.


Mesdames et Messieurs,


Notre pays traverse la période la plus sensible de son existence. Cette singularité exige que l’on fasse recours à l’histoire et à la réalité afin de mieux projeter les solutions capables de relancer la République. C’est une exigence existentielle. Autrement, nous vendrions de dangereuses illusions hypothéquant toute possibilité de redressement. L’heure est grave et nous devrons être à la hauteur des attentes et doléances légitimes du peuple Centrafricain exprimées lors des consultations populaires à la base et au Forum National de Bangui.

 

Je suis donc ici au nom de ce peuple dont le droit à la vie est mis en charpie depuis plus de deux décennies. 

 

Je suis ici au nom des milliers de nos compatriotes dont la vie fut arrachée à cause de cette crise.

 

Je suis ici au nom de cette jeunesse dont l’espoir est otage de cette crise et de ses manifestations.


Je suis ici au nom de notre communauté de destin.

 

Mesdames et Messieurs


Avant d’aborder les sujets d’actualité, j’aimerai préciser que les principes fondamentaux qui encadrent la prise de position du Rassemblement Démocratique Centrafricain et qui constituent la matrice de son offre politique sont :


- La justice pour le rétablissement de l’ordre, le respect des principes, des symboles et des valeurs de la République ainsi que des droits ;


- Le dialogue pour la création ou l’amélioration des espaces d’échange afin de favoriser le retour à l’acceptation de la communauté de vie ;


- Le pardon pour le retour de la paix, gage de l’unité nationale, de l’équité et de la cohésion sociale. 


Le parti dont je suis le Président et qui m’a investi comme son Candidat à la prochaine élection présidentielle, s’oppose à toute forme d’instabilité institutionnelle. Il milite pour un processus électoral de qualité, conforme au code électoral dont l’aboutissement ne devra pas être l’occasion pour une nouvelle implosion de la République Centrafricaine.


Notre pays est en train de glisser vers une anarchie intégrale, laquelle a révélé plus d’éléments d’instabilité que ceux que soutendaient les résultats des consultations nationales. S’agissant là aussi d’une autre source de crise, nous ne devons faire l’économie d’aucun effort afin que les futures élections soient Transparentes, de Qualité et Incontestables.


Il convient malheureusement de relever que les évènements du mois de septembre 2015 et les colonnes armées qui fondent sur Bangui confortent la pérennisation de la crise du 23 mars 2013 dont aucun début de solutionnement n’est effectif malgré la présence des forces internationales sous résolution des nations-unies et la pléthore d’initiatives demeurées en majeure partie infructueuse jusqu’à ce jour. Au-delà d’une crise politique, la crise centrafricaine est aussi et surtout sécuritaire, sociale, sociétale et économique.


Faire une fixation sur un seul des aspects de la crise, c’est non seulement minorer son ampleur mais c’est surtout vouloir qu’elle s’éternise. Au nom de nos souffrances communes et de notre histoire, le Rassemblement Démocratique Centrafricain demande donc que ne soit pris en compte que le destin de la République et de ses enfants.


Mesdames et Messieurs.


L’actualité Nationale de ces dernières semaines s’articule autour de trois points :


1. La crise du 26 septembre etles Colonnes armées qui marchent sur Bangui ;


2. Le Projet de Concertation de la Chef de l’Etat de Transition avec les Forces Vives de la Nation ;


3. Le Nouveau Chronogramme électoral.

 

I : La Crise du 26 Septembre 2015


Une violence inouïe, des dizaines de morts, des pillages et des milliers de déplacés. En quelques heures, Bangui la Coquette jadis ville de SIRIRI a sombré dans l’horreur absolue. Un évènement isolé et c’est toute l’agglomération qui est par terre avec des conséquences au niveau national. Ce déchaînement de violence indique les limites des efforts nationaux et internationaux faits pour rendre étanche la sûreté des personnes et des biens. Il est aussi le miroir du déficit de la gestion rigoureuse du désarmement des forces non-conventionnelles, de l’injustice et de l’impunité chronique devenue la denrée servie à tour de bras au peuple centrafricain. Il faut bien que l’on mette un terme à cette pratique.


II : Le Projet de Concertation de la Chef de l’Etat de Transition avec les Forces Vives de la Nation


A son retour de New York et face à l’ampleur de la dernière crise et son impact sur le processus politique et de réconciliation, la Chef de l’Etat de la Transition a émis le vœu qu’une concertation ait lieu avec les forces vives. 


Tout en saluant l’initiative, le Rassemblement Démocratique Centrafricain formule les vœux qu’à l’issue de cette concertation que les différentes résolutions seront effectivement mises en œuvre pour redonner confiance au peuple et le préparer à la tenue des prochaines échéances électorales.


III : Le Nouveau Chronogramme électoral


Ici et là, l’ivresse du nouveau chronogramme électoral s’est emparé de nos esprits. On oublie la tragédie qui se déroule sous nos yeux. Les dizaines de barrières revenues sur les routes. Les expéditions armées qui reprennent de plus belle. Le redéploiement de l’administration et la réunification territoriale du pays qui demeurent une simple vue de l’esprit. La présence de la gendarmerie et de la police qui n’est effective qu’à Bangui.

Mesdames et Messieurs, 


D’un commun accord, nous nous sommes dotés d’un code électoral déjà réviséet ceci, en méprisant certaines réalités du terrain comme l’insécurité, l’impraticabilité du réseau routier, les déplacements de population et l’absence de la réunification territoriale du pays. Malgré ces limites, ce code électoral revisé demeure à l’heure d’aujourd’hui, l’unique cadre légal dans lequel des élections peuvent être organisées. Au nom de quoi devrions-nous donc sacrifier cette légalité ? Qui sécurisera le processus électoral lorsqu’on sait que toutes les forces belligérantes ont conservé intacte leurs capacités de nuisance ?


La définition d’un nouveau chronogramme électoral doit non seulement se faire de manière consensuelle mais aussi et surtout répondre aux impératifs suivants :


a) Strict respect du code électoral révisé ;


b) Relèvement du défi sécuritaire ;


Sans la prise en compte de ces deux paramètres majeurs, toute élection organisée dans le contexte actuel ne résoudra pas la crise centrafricaine. Pire, elle l’aggravera. Nous ne le disons pas pour l’histoire, nous le disons pour qu’ensemble nous ayons dès maintenant le courage d’opérer les bons choix qui permettront la pacification de notre pays et sa relance effective.


Mesdames et Messieurs,


Je ne saurai terminer ces propos sans parler du 31 décembre 2015 :


En 1992, lorsque le 1er tour des élections fut annulé, les acteurs de l’époque s’étaient entendus et un nouveau cadre institutionnel fut mis en place, assurant la continuité de l’état. Cela avait permis d’organiser une année plus tard des élections qui ont permis la première et l’unique véritable alternance politique et démocratique de l’histoire de notre pays.


Aujourd’hui le contexte n’est pas le même, comme je l’ai précisé en amont, il est hautement souhaitable que la stabilité des institutions de la transition soit préservée pour éviter des crises surabondantes. 


En émettant ce vœu, je reste conscient de la problématique de la prorogation ou non, de la période de la transition au-delà du 31 décembre 2015. L’arithmétique politique, sans appel, nous fait entrevoir le voile de l’inconnu que cache cette date. C’est ici le lieu de dire que nous devons prendre notre destin en mains et faire appel au génie centrafricain pour transcender les considérations parfois subjectives afin de faire renaître dans les cœurs et les esprits de nos concitoyens la lueur d’espoir nécessaire à la survie de notre peuple. De cette lueur dépendra la détermination de chacun d’entre nous à ne pas se laisser gagner par le désespoir et sombrer dans les profondeurs de la fatalité.


Enfin, je rappelle que le désarmement des forces non-conventionnelles et les détenteurs illégaux d’armes de guerre doit se faire dans les meilleurs délais pour rassurer et mettre en confiance le peuple. C'est pourquoi, je voudrai saluer le discours de fermeté tenu par le chef de l’état de la Transition de son retour de New York à ce propos. Je l’exhorte ainsi que l’ensemble du gouvernement de transition et les forces internationales à matérialiser cette volonté pour le plus grand bien du peuple centrafricain.


On le voit, l’histoire nous enseigne que lorsque nous le voulons, nous faisons les choix nécessaires qui nous conduisent à préserver l’essentiel à savoir la nation et le pays. C’est pourquoi en appelant de tous mes vœux à la tenue des élections pour le retour à l’ordre constitutionnel, j’exhorte à plus de réalisme et de considération pour un peuple suffisamment meurtri qui n’aspire qu’à la paix.


L’histoire de la République Centrafricaine n’est pas vide de sens. Elle est riche. Riche en évènements qui nous permettent de prendre les positions qui sont les nôtres et que la réalité de nos populations vient attester.

 

Je vous remercie.

CONFERENCE DE PRESSE DU RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN SUR L’ETAT DE LA NATION
Centrafrique-Presse.com
18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 01:08
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Violences de Bangui, la Justice se veut rassurante par rapport au déroulement des enquêtes

 

http://rjdh.org/  PAR RJDH LE 17 OCTOBRE 2015

 

Le tribunal est à pied d’œuvre pour traduire en justice les présumés auteurs de la dernière crise à Bangui. C’est ce qui ressort de l’allocution du Procureur près le tribunal de grande instance de Bangui, Ghislain Grésenguet, lors d’un point de presse vendredi 16 octobre à Bangui.

 “Le parquet de Bangui a divulgué l’évolution des différentes enquêtes ouvertes suite à la crise qui a secoué la capitale centrafricaine ces derniers », a affirmé Ghislain Grésenguet.

 

Ces  enquêtes dévoilées sont entre autres, l’assassinat du jeune musulman dont le corps a été retrouvé dans la concession du FNEC au quartier Combattants dans le 8è arrondissement, l’enquête relative à la tentative de coup d’Etat manqué, l’enquête relative aux violences et assassinats perpétrés au quartier Bazanga et ses environs dans le 5è arrondissement de Bangui. A cela s’ajoute celle sur le pillage des ONG œuvrant en République Centrafricaine.

 

« Toutes ces enquêtes suivent actuellement leur cours normalement et enregistrent des résultats positifs », a déclaré le procureur Ghislain Grésenguet.

 

Il a par ailleurs lancé un appel à l’endroit de la population de collaborer avec la justice pour que toutes les responsabilités soient clairement établies.

 

 

Ouverture de plusieurs enquêtes par le parquet de Bangui

 

http://www.radiondekeluka.org/  samedi 17 octobre 2015 12:09

 

Les présumés auteurs des derniers troubles meurtriers à Bangui et à Sibut, chef lieu de la Kémo en République Centrafricaine, sont désormais dans le viseur de la justice centrafricaine. 

Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui, Ghislain Grézénguet, a annoncé au cours d'un point de presse ce vendredi à Bangui, l'ouverture de plusieurs enquêtes notamment sur le dernier événement malheureux déclenché le 26 septembre à Bangui, l'attaque de Sibut, le coup d'état manqué, les évadés de la prison centrale de Ngaragba ainsi que le corps sans vie du sujet musulman retrouvé au quartier Combattant, facteur de la dernière crise dans la capitale. 

« La dernière crise qu'a connue la République Centrafricaine est née d'un fait criminel odieux à savoir, l'assassinat d'un jeune sujet musulman dont le corps avait été retrouvé dans la concession de la Fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC). Suite à cette découverte macabre et par une certaine combinaison d'actions, des ennemis de la paix en ont profité pour déclencher des actes de violence inouïs, de barbaries et d'atteinte contre des personnes et des biens ». 


« Comme d'habitude, face à une telle situation de crise, la population est en droit de se poser la question de savoir, que fait la justice ? C'est justement le but de ce point de presse qui vise à informer la population sur les actions menées par la justice en cette période de crise. Ce point de presse n'a donc pas vocation à se transformer en une enquête radio diffusée mais vise plutôt à rassurer la population de ce que la justice centrafricaine est à pied d’œuvre », a-t-il expliqué.


Par ailleurs, le magistrat Grézénguet appelle la population centrafricaine à collaborer avec la justice. 


« Vous qui êtes dans les quartiers, si vous avez connaissances des faits criminels, il vous appartient de dénoncer ces faits pour pouvoir permettre à la justice de votre pays de faire un bon travail ».


Bangassou : des hommes armés attaquent Médecins sans Frontières


Cinq hommes armés non identifiés ont investi dans la nuit de mercredi à jeudi à 22 heures, la base de l'organisation Médecins Sans Frontière France-Belgique basée à Bangassou. Le bilan de cette attaque à main armée fait état d'une personne grièvement blessé et une autre passé à tabac. Les deux victimes sont admises à l'hôpital de la ville pour des soins. Plusieurs outils informatiques ont été emportés par les assaillants.


Après le forfait, les hommes armés ont contraint la coordonnatrice de l'organisation de les déposer à l'hôpital. Chemin faisant, ils ont demandé au chauffeur de s'arrêter au niveau de l'école préfectorale filles, et ils se sont évanouis dans la nature.  Informés, certains éléments de la gendarmerie se sont mis à leur trousse sans pouvoir les rattraper.


Une enquête judiciaire est donc ouverte par la brigade des Recherches et d'Investigations de Bangassou en vue de rechercher les présumés auteurs de cet acte de braquage à main armée afin de les traduire en justice.


L'organisation Médecins Sans Frontières France-Belgique appui l’hôpital régional universitaire de Bangassou dans la prise en charge gratuite des malades.


Le RDC qualifie de chaotique la situation générale du pays 


Le président du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) et candidat à la prochaine présidentielle, Désiré Zanga-Kolingba, a annoncé au cours d'une conférence de presse animée ce vendredi 16 octobre que les dernières violences des 26, 27 et 28 septembre 2015 ont été un coup dur pour les avancées enregistrées dans le rétablissement du pays. 


« Nous avons trouvé que plus de deux ans de transition, la situation chaotique perdure alors qu'au sortir du Forum de Bangui, les Centrafricains ont pensé que l'espoir renaissait, que nous étions en train de nous diriger vers la porte de sortie de cette grave crise que notre pays a connue. Nous sommes retombés à partir du 26 septembre dans des événements qui nous ont ramenés dans le désespoir ». 


Il appelle de ce fait les centrafricains à l'unité et à une prise de conscience collective en vue d'une sortie de crise définitive. « Il est temps qu'aujourd'hui nous puissions faire appel à tous les compatriotes de réfléchir sur la situation de notre pays. Il est temps que la résilience des Centrafricains puisse se faire entendre. Cette crise de résilience doit cesser. Nous devons trouver ensemble les voies et moyens pour sortir notre pays de l'ornière », a indiqué M. Zanga-Kolingba.

 

MSF réduit ses activités à Bangassou, suite au braquage de sa base

 

http://rjdh.org/  PAR CAROLE BYCEKOAN LE 17 OCTOBRE 2015

 

La base de l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) de Bangassou fait l’objet d’un braquage dans la nuit du 14 au 15 octobre. Suite à cet acte, cette structure humanitaire a réduit ses activités. L’annonce a été faite dans un communiqué qui condamne fermement cette attaque et qui demande le respect de ces structures médicales.

 

 « C’est vers 22 heures que cinq hommes armées  ont fait irruption dans la base de Médecins Sans Frontières (MSF) à Bangassou. Ils ont commencé par voler du matériel, puis ont par la suite enlevé quatre membres du personnel pendant 30 minutes. Un des expatriés a été blessé à la tête par un coup de machette qui a nécessité une intervention chirurgicale. Sa vie n’est pas en danger », a relevé le document.

 

Dans un contexte instable comme celui qui sévit actuellement en Centrafrique, MSF a souligné que «  le respect du travail des organisations humanitaires est nécessaire car il permet aux populations d’avoir accès aux soins médicaux. L’impact immédiat de cette attaque à Bangassou est la réduction des équipes et des activités médicales dans cette zone ».

 

MSF promet d’assurer les urgences vitales et maintiendra dans la mesure du possible ses activités médicales externes mais ne reviendra à son niveau d’activités médicales habituel que lorsque la sécurité pour ses équipes sera assurée.

 

Les personnes les plus touchées sont les populations elles-mêmes qui voient leur accès aux soins diminuer.

 

Dans une émission avec le RJDH mercredi dernier, Thierry Dumont, Chef de Mission MSF a rappelé les principes humanitaires et la nécessité de respecter les structures sanitaires qui appuient les dispositifs du ministère de la santé, affaiblis par les violences dans le pays.

 

« L’Action médicale d’abord, le témoignage, complément indissociable. Le respect de l’éthique médicale, la défense des Droits de l’Homme, le souci d’indépendance. Un principe fondateur: l’impartialité, un esprit de neutralité, responsabilité et transparence. Une organisation de volontaires et un fonctionnement associatif, sont les dix principes des MSF qui guident nos actions », a rappelé Thierry Dumont.

 

Les violences dans le pays ont touché des structures humanitaires dans la capitale et à l’intérieur du pays. Cela a conduit à la limitation des interventions des ONGs dans le pays. Toutefois, ces  ONGs sont déterminées à poursuivre leurs actions en faveur des personnes vulnérables.

 

 

Les femmes de Kabo lancent un appel d’urgence au gouvernement pour leur sécurité

 

http://rjdh.org/   PAR JAPHET BEOROFEI LE 17 OCTOBRE 2015

 

Les femmes de Kabo déplorent l’absence de l’autorité de l’Etat et des forces de défense dans la ville. D’après Binesset Anastasie, présidente de l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA) de Kabo, des femmes vivent dans des conditions déplorables, elles sont souvent les principales victimes de attaques et subissent des violences de tous genres. C’était à l’occasion de la journée internationale des femmes rurales.

 

Ces femmes se plaignent de violences physiques, sexuelles, morales et psychologiques dont elles font l’objet. Les soixante groupements des femmes formées par la Caritas en 2013 ne fonctionnent plus. « Les matériels que la Caritas nous a donnés sont tous emportés par les hommes armés », déplore Modilalet Madeleine, présidente du groupement maraîchère. « La plupart parmi nous n’arrive pas à se rendre aux champs au-delà de 3km par peur de se faire agresser », a-t-elle ajouté.

 

Sous l’anonymat, une autre femme qui est dans un autre groupement affirme qu’elles ne peuvent plus faire des activités génératrices de revenu. « Nous ne pouvons plus fabriquer des savons car les bidons d’huile,  et le soude caustique ont été volés par des braqueurs », s’est-elle plainte.

 

Ces groupements ne sont plus fonctionnels. Elles ne tiennent plus des réunions pour leurs activités génératrices de revenus qui leur permettent de répondre aux besoins de leurs familles car la plupart des hommes ont fui les exactions pour se réfugier au Tchad.

 

Les femmes de Kabo lancent un appel aux organisations non gouvernementales nationales et internationales de leur venir en aide.

 

Dans les mois passés, une femme de soixante ans et une fille de treize ans ont été violées.

 

Centrafrique-Presse.com
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 23:07

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  vendredi 16 octobre 2015 13:14

 

La tension a éclaté jeudi soir au camp des Castors et à Yakité dans le 3e arrondissement. Trois personnes auraient trouvé la mort et près d’une dizaine d’autres blessées. Il s’agit d’un accrochage entre hommes armés rivaux, notamment Antibalaka et musulmans armés de PK5. L'accrochage serait parti des coup de feu  à la kalachnikov ouverts sur un groupe de jeunes musulmans jouant au football sur un terrain, non loin du pont Yakité. La Mission onusienne en Centrafrique a assuré avoir repris le contrôle de la situation.


Des tirs à l’arme lourde et automatique ont été entendus, créant la psychose généralisée au sein de la population des quartiers environnant, provoquant ainsi un déplacement massif des habitants.  Il était 17 heures passées, lorsque les habitants du camp des Castors et du quartier Yakité ont été désagréablement surpris par des tirs d’armes lourdes et automatiques ainsi que d'explosion de grenades. 
  
Ce vendredi matin, les deux groupes armés se rejettent la responsabilité. Alméri Mathar, alias ''Force'' est le responsable du groupe d’autodéfense de PK5.


« On ne comprend rien, vers Sica et Bazanga, ils montent sur les arbres et tirent sur nous avec des kalachnikov, des DKM. Nous cherchons juste à nous défendre, nous n'avons pas attaqué ».


Du côté des Antibalaka, et selon le « comzone » du 5e arrondissement, Sergent-chef Junior Bayo, il s'agit d'une machination.


« C'est une accusation mensongère. Nous attendons seulement les élections. Si ce sont les Antibalaka, est-ce que les musulmans ne pouvaient pas aller en justice. Ils ont profité de cette situation pour s'en prendre aux paisibles citoyens. Tous les chrétiens ne sont pas Antibalaka ».


Sous la pluie battante de ce jeudi soir, la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de Centrafrique a repris le contrôle de la situation. Hamadoun Touré, son porte-parole, assure que le calme est revenu dans ces quartiers.


« Au moment où je vous parle, le calme est revenu. Nous sommes intervenus promptement dès que nous avons entendu des coups de feu au camp des Castors. Nous avons déployé des casques bleus qui ont pu maîtriser la situation et éviter un embrasement total dans cette zone ».


Le bilan de cette nouvelle tension n’est pas encore disponible, certaines sources avancent le chiffre de trois personnes qui auraient été tuées et près d’une dizaine  d’autres blessées.


Des tirs d'arme également dans le 4e arrondissement


Trois taxis-motos ont été braquées ce vendredi sur l'Avenue de l'Indépendance au niveau de l'Espace Patassé au quartier Fouh dans le 4e arrondissement. Les témoignages affirment que ce sont trois jeunes armés de kalachnikov qui commettent souvent ces actes. 


Ce vendredi matin, ils ont surpris les conducteurs, leurs passagers, les piétons et autres automobilistes aux environs de 9 heures 15 minutes, par des tirs de sommation dans l'intention de récupérer un moto de marque Honda. Dans la course, un autre conducteur, dans sa tentative de rebrousser chemin, a été obligé de jeter son engin devant les hommes en arme. Ces derniers l'ont pointé avant de s'emparer de la motocyclette. Les deux motocyclettes, volées armes au poing, ont été emportées au quartier Boy-Rabe.


Selon les témoins environnant, il s'agit du deuxième cas de braquage après un premier qu'ils ont mené aux environs de 6 heures du matin au même endroit.  

Un piéton dans les mailles des hommes armés


Un jeune homme, habitant le 4e arrondissement, a été braqué tôt ce vendredi par deux hommes armés roulant à moto. Les agresseurs ont réussi à emporter un sac contenant plusieurs dossiers et une somme de 12.000 francs CFA soit 18,2939 Euros.

« Ce matin vers 5 heures, je quittais le domicile de mes beaux parents pour me rendre chez moi, me changer et aller au travail. Arrivé au niveau Emmathus [Ndrl : bar dancing], il y avait deux jeunes armés sur une moto qui nous ont retrouvés, mon beau frère et moi. Ils ont tiré en l'air et en profité pour prendre mon sac avec tout ce que j'avais et une somme d'argent : 12.000 F CFA », a expliqué la victime.


Pourchassés, les deux hommes armés ont abandonné la moto dans leur fuite comme l'explique la victime sous couvert de l'anonymat. « Nous les avons poursuivis et ils ont abandonné la moto que j'ai ramené au niveau de la gendarmerie. Je demande à celui qui aurait perdu sa moto ce matin de se rapprocher de la gendarmerie », a-t-il poursuivi.


Une ONG vandalisée dans le 5e arrondissement


Le siège de l'organisation non gouvernementale nationale Echelle ''Appui au Développement'', situé au quartier Benz-vi dans le 5e arrondissement a été visité par deux malfaiteurs dans la nuit de jeudi à vendredi. Des motos, des matériels informatiques ainsi que le stock de carburant ont été emportés. Les responsables de l'organisation évaluent la perte à plus de 40 millions de francs CFA soit 60.979,6 Euros. 

Le secrétaire exécutif de l'ONG Echelle ''Appui au Développement'', Alain Serges Magbé, revient sur les faits. « Aux alentours d'une heure du matin, deux braqueurs ont escaladé le mur pour être dans la concession. Ils ont braqué le veilleur et lui ont intimé l'ordre d'ouvrir le portail. Ils ont fracassé certaines portes, sont rentrés dans les bureaux et ont emporté six (6) motos, un (1) vélo pédalé et plusieurs matériels informatiques ainsi que tout le stock de carburant ». 

« Ce sont les matériels sur lesquels on compte pour faire le travail d'une manière efficace sur le terrain. Aujourd'hui, il va falloir qu'on recherche les moyens pour avoir quelques matériels de remplacement et cela affecte le travail de l'ONG », a-t-il précisé.


Alain Serges Magbé appelle les autorités de Transition et les forces internationales à œuvrer pour la protection des organisations humanitaires. « Il va falloir que l’État prenne ses responsabilités pour assurer la sécurité et surtout protéger les ONG qui ne font qu'apporter de l'aide aux vulnérables. Les forces internationales doivent apporter de l'aide au gouvernement centrafricain pour remédier à ces cas de braquage fréquent et surtout qui affectent les ONG humanitaires », a-t-il souligné.


L'ONG Echelle ''Appui au Développement'' en tant qu'organisation humanitaire exerce en République Centrafrique depuis sa création en 2001.

Tension dans le 3e arrondissement, au moins trois morts
Centrafrique-Presse.com
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 22:16

 

 

Par RFI  16-10-2015 à 15:27

 

Dans un contexte de violences régulières, les autorités centrafricaines ont fait savoir que les élections n'auront définitivement pas lieu le 18 octobre comme cela était initialement prévu. Elles évoquent une échéance à la fin du mois de décembre avec un glissement possible début 2016.

 

L’idéal serait de faire les premier et deuxième tours durant le mois de décembre et de gérer tout ce qui est de l’ordre du contentieux du processus électoral en janvier.

 

Dominique Said Paguindji Porte-parole du gouvernement centrafricain 16/10/2015 - par Matéo Guidoux

 

 

Centrafrique : la présidentielle reportée à décembre ?

 

16 octobre 2015 à 18h01 Par Vincent Duhem  Jeune Afrique

 

Initialement prévues le 18 octobre, les élections présidentielle et législatives sont une nouvelle fois reportées. Une nouvelle date doit bientôt être fixée.

 

Et si c’était le dernier report ? D’abord fixées en février, puis en juin, les élections présidentielle et législatives en Centrafrique n’auront pas lieu le 18 octobre, dernière date prévue. Sous pression de la communauté internationale, les autorités de la transition travaillent à l’établissement d’un nouveau chronogramme. Les toutes dernières discussions semblent converger vers l’organisation du référendum constitutionnel et du 1er tour en décembre (les dates du 6 et du 13 sont à l’étude). Le second tour se tenant début 2016, probablement le 17 janvier.

 

Avant de valider ce chronogramme, Bangui doit s’assurer que les chefs d’État de la Communauté des États d’Afrique Centrale (Ceeac) prolongent de quelques semaines la transition, qui doit s’achever le 30 décembre. Et que l’Autorité nationale des élections (ANE) l’accepte. Le 9 octobre, son président Dieudonné Kombo-Yaya, avait claqué la porte de l’instance dénonçant la pression des autorités et des partenaires pour que les élections soient organisées avant la fin de l’année.

 

Dans un mémorandum, il a indiqué que l’ANE avait proposé d’organiser le référendum le 13 décembre, le premier tour des élections couplées le 27 décembre et le 2ème tour le 07 février 2016. « Nous ne pouvions faire autrement. Tenter de réduire encore ces délais serait contre productif », écrit-t-il. Sa démission avait succédé à celle de son vice-président Godefroy Mokamanédé, qui avait quitté l’ANE il y a un mois et demi.

 

Tentatives de déstabilisation

 

Si l’enregistrement des électeurs est un succès, avec un taux de près de 90%, organiser des élections avant la fin de l’année demeure un défi immense. Outre les difficultés purement techniques, la sécurisation du scrutin reste incertaine tant le nombre d’acteurs (politiques et militaires) souhaitant retarder le processus est grand.

 

Dans ce contexte, le retour au premier plan de Noureddine Adam inquiète la communauté internationale. Le 14 octobre, le représentant en RCA de la Ceeac s’est rendu à Kaga Bandoro pour rencontrer l’ex-numéro deux de la Séléka. Ce dernier lui a réaffirmé qu’il souhaitait qu’une troisième transition voit le jour, qu’il était opposé à l’organisation d’élections en 2015 et qu’il ferait tout pour les gêner.

 

Les tensions communautaires restent également fortes. Le 15 octobre, des affrontements ont éclaté dans le quartier PK5 de Bangui à la suite de la mort d’un jeune musulman qui a été tué par des individus supposés anti-balaka. « Ceux-ci ont ensuite lancé des attaques contre le PK-5 repoussées par des musulmans armés », a expliqué à l’AFP une source militaire. Ces violences, accompagnées de tirs nourris ont fait fuir des milliers d’habitants vers d’autres quartiers de la capitale centrafricaine.

 

Vincent Duhem

 

 

NOURREDINE ADAM EN FUSION AVEC UNE FRANGE DES ANTI BALAKA

 

« Nous avons accepté la première transition et nous avons vu que ça n’a pas abouti, estime Moustapha Saboun, coordinateur politique du FPRC. Ils sont allés à la prolongation, on a accepté et maintenant, ils sont à la porte de la troisième transition et rien n’a été fait. Donc, nous nous sommes rendu compte que ceux qui détiennent aujourd‘hui cette formule de ramener définitivement cette paix, c’est le FPRC ex-Seleka et les anti-balaka ensemble ». « Noureddine Adam a expliqué pourquoi cette descente, parce que les hommes sont fatigués. Ca fait dix ans qu’ils sont cantonnés et ça fait dix ans qu’il n’y a pas de solution. La transition est incapable, la transition a échoué. Maintenant, il faut absolument une solution ».


Source RFI

RCA: les élections reportées jusqu’en décembre 2015 au plus tôt
Centrafrique-Presse.com
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 21:50
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Des Anti-Balaka s’entretuent à Bambari

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 16 OCTOBRE 2015

 

Trois personnes tuées et sept autres blessées jeudi 15 octobre après des affrontements attribués à un groupe d’anti-Balaka à Bambari. Le conflit d’autorité serait à l’origine de ces violences.

 

Selon Théophile Nguerengou, un habitant joint par le RJDH, « Tout a commencé quand un ex-chef des Anti-Balaka de la ville de Bambari détenu à la prison carcérale de Bangui qui, après son évasion, voulait reprendre en force les chaines de commandement des troupes dans la région et cela a tourné au drame. »

 

Le bilan fait état de trois personnes tuées, parmi elles l’auteur des troubles et un autre élément Anti-Balaka de la ville de Bambari. Sept personnes sont blessées.

 

Le calme est revenu dans la ville après l’intervention de la Minusca basée dans la région. Les victimes ont été admises à l’hôpital de Bambari.

 

Contacté par le RJDH,  le service de l’information publique de la Minusca à Bangui a promis fournir des  informations détaillées sur ce dossier.

 

 

DDR-R après les élections, certains groupes armés boudent

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 16 OCTOBRE 2015

 

Le porte-parole de la Minusca Hamadoun Touré a relevé lors de la conférence de presse hebdomadaire de la mission onusienne que le processus du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement sera véritablement lancé après les élections. Cependant, certains groupes armés déplorent le rallongement de ce processus.

 

« Le DDR-R va coûter une trentaine de millions de dollars qui ne sont pas encore disponibles. Après les élections, un autre gouvernement viendra, on fera le DDRR et la Réforme du Secteur de Sécurité », a déclaré Hamadoun Touré.

 

Pour justifier les opérations du DDR-R après les élections, Hamadoun Touré parle d’abord d’un plan national, du DDR-R. « Il faut un plan Centrafricain du DDR-R. Avec les autorités compétentes Centrafricaines, nous sommes en train d’élaborer ce plan », a dit le porte-parole de la Minusca.

 

Le pré-DDR…

 

Le porte-parole de la Minusca a relevé qu’en attendant la finalisation du plan national du DDR-R, le pré-DDR dont les activités ont été initiées pour permettre aux ex-combattants et aux populations des zones à risque d’avoir des activités qui leur rapportent des revenus.

 

« C’est pour les éloigner de l’utilisation des armes et les aider à mieux vivre et répondre à leurs préoccupations que le pré-DDR a été initié et il a commencé à marcher pour pacifier l’environnement en attendant les élections », a soutenu Hamadoun Touré.

 

 …Et la position de certains groupes armés

 

La compréhension et la position de certains groupes armés varient. Le général de l’ex-Séléka Alkatim a confié au RJDH que le  « Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) » est prêt et attend toujours le déclenchement de ce processus.

 

« Notre mouvement a signé l’accord de principe pour le DDR-R. Nous avons cessé des hostilités, libéré les enfants soldats et nous sommes confiants que le processus pourra démarrer même après les élections, pourvu que ça ne soit pas une tromperie », a rapporté Issène Ndokoro Abdoul Bassité, porte-parole du MPC.

 

Selon lui, plusieurs recommandations ont été envoyées au gouvernement de la transition dans ce sens. « Nous avons suggéré la réinsertion des éléments des groupes armés dans les forces de défense, à la gendarmerie, à la police et au services des eaux et forêt », a rappelé Issène Ndokoro Abdoul Bassité.

 

Si le MPC s’aligne dans la logique du Processus DDR-R,  le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam justifie son intention de prendre Bangui par le fait que le pré-DDR n’a pas donné un bon résultat.

 

« Dans les mois passés on a amené 10.000.000 d’euros pour le pré-DDR (Désarmement Démobilisation Réinsertion) mais où est ce que le gouvernement a mis cette somme? Ne suffit-elle pas à calmer nos tensions? », a dit dans une déclaration Zacharias Ousmane Mano.

 

Cette affirmation n’a pas été confirmée par une source de la présidence, proche du dossier.

 

Un responsable des Anti-Balaka joint par le RJDH a souligné que ce processus devrait être véritablement lancé avant les élections afin de garantir un climat de sécurité pendant le processus électoral.

 

« En réalité le DDR-R devrait se faire avant les élections. Nous avons compris le souci des partenaires d’aller vite aux élections mais ils doivent aussi comprendre notre souci d’allez vite au DDR-R. Circuler avec des armes pendant le processus électoral est un risque.  Rallonger le DDR-R est un danger pour la population », a souligné un surnommé ‘’Colonel Z’’ aux alentours de Bégoua.

 

Des violences se poursuivent dans certaines régions du pays. Plusieurs groupes armés circulent avec des armes, d’autres sont cantonnés dans des bases militaires avec des armes.

 

 

Centrafrique : La communauté humanitaire condamne l’attaque contre l’équipe MSF à Bangassou

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 16 OCTOBRE 2015

 

Le Coordonnateur humanitaire, Aurélien A. Agbénonci et toute la communauté humanitaire en République centrafricaine (RCA) condamnent dans un communiqué l’attaque à l’encontre de l’équipe de Médecin sans Frontières (MSF) survenue dans la nuit du 14 au 15 octobre à Bangassou dans la préfecture de Mbomou.


D’après le communiqué, des éléments armés se sont introduits à la base de MSF à 22h00 et ont attaqués le personnel. Ces éléments ont kidnappé quatre membres du personnel et les ont relâchés 30 minutes plus tard. Un employé international a été grièvement blessé mais sa vie n’est pas en danger grâce à une intervention chirurgicale d’urgence.

 

«Je condamne cette attaque avec vigueur et j’appelle tous les groupes armés à respecter la vie et la liberté d’action des travailleurs humanitaires présents en République centrafricaine pour apporter l’assistance aux personnes affectées par la crise », a déclaré M. Agbénonci.

 

Le Coordonnateur humanitaire se dit attristé par cette attaque. «Je suis vraiment attristé de voir les attaques contre les personnes qui mettent leurs propres vies en danger pour sauver d’autres. Cela est inadmissible et doit s’arrêter », a conclu M. Agbénonci.

 

Le communiqué note que le Coordonnateur humanitaire a profité d’une rencontre avec le  bureau du Conseil National de Transition (Parlement) pour réitérer sa condamnation. Il suggère en outre à la représentation nationale de lancer un appel pour que cessent les violences vis-à-vis des acteurs humanitaires.

 

« La communauté humanitaire lance un appel pressant à l’ensemble de la population de favoriser l’accès et l’assistance des acteurs humanitaires qui travaillent selon les principes humanitaires qui sont l’humanité  la neutralité, l’indépendance, et l’impartialité », ajoute le communiqué.

 

Des humanitaires ont été ciblés pendant les violences de fin septembre à Bangui. Certains ont vu leurs bases pillées. L’accès humanitaire est encore réduit mais les structures humanitaires sont déterminer à ne pas abandonner la Centrafrique qui traverse une crise sécuritaire et humanitaire depuis près de trois(3) ans.

 

Centrafrique-Presse.com
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:38

 

 

Par Hugo Domenach| Le Point Afrique - 15/10/2015 à 18:45

 

Mélange de jogging et de jonglage, le joggling est devenu la passion insolite des habitants de Bocaranga, dans le nord-ouest de la Centrafrique. Récit.

 

Depuis quelques mois, les habitants de Bocaranga, une petite ville du nord-ouest de la République centrafricaine, située dans la préfecture rurale de l'Ouham-Pendé, s'adonnent à une nouvelle passion insolite : le joggling. Mélange de jogging et de jonglage, ce sport consiste à jongler avec des balles au pas de course. Mais qui a bien pu importer dans cette ville perdue au milieu de l'Afrique ce passe-temps récréatif, traditionnellement pratiqué par des tribus amérindiennes ?

 

Le coupable de cette frénésie pas comme les autres se nomme Richard Ross, 30 ans, originaire de Gloucester, dans le Massachusetts (États-Unis). Membre de l'ONG International Rescue Committee (IRC) depuis le mois de février, le travail de Richard consiste à aider la population de Bocaranga à développer une économie durable. Plus facile à dire qu'à faire : la République centrafricaine, qui compte environ 4,5 millions d'habitants, sort de deux ans de conflits entre milices musulmanes et chrétiennes, et de dix ans de coups d'État à répétition. Aujourd'hui, la situation est un peu plus stable : un gouvernement de transition est à la tête du pays et des élections devraient être organisées en 2015 si les événements actuels ne les empêchent pas avec des conflits qui éclatent encore régulièrement, comme celui qui a fait des dizaines de morts en septembre. Un contexte qui pèse forcément sur la population. "J'ai vu beaucoup de pauvreté, notamment en Inde et au Sénégal. Mais ici, c'est vraiment très difficile de travailler parce c'est très enclavé. Il n'y a quasiment pas de route. Les jeunes garçons n'ont presque aucune perspective d'avenir", décrit Richard. Pour occuper certains d'entre eux, il a créé un club de joggling : le ‪#‎CarJugglingClub (il utilise le hashtag pour poster des photos et des vidéos sur Facebook, et Instagram où il est inscrit sous le nom de @theurbanjoggler).

 

"Un jour, un petit garçon est venu me voir avec trois oranges et il m'a dit : Regarde ça !"

 

Pourquoi Richard a-t-il choisi ce sport qui semble, à première vue, impossible à pratiquer pour n'importe quel être humain normalement constitué ? Il a commencé à le pratiquer régulièrement lors de ses études de développement international à l'American University de Washington DC. "J'étais capitaine de l'équipe de jonglage de ma fac. Je faisais aussi du jogging. Quelqu'un m'a suggéré de faire les deux en même temps. J'ai essayé et je me suis rendu compte que c'était très compatible. À partir de ce moment-là, je n'ai plus fait que ça", raconte-t-il. Richard le joggler a traîné ses yeux bleus, ses balles de tennis, son tee-shirt des années 1990 et sa casquette aux quatre coins du globe. À New York, et notamment à Central Park, lors de son stage à l'Unicef ; au Sénégal, où il est parti après ses études avec le Corps de la paix (Peace Corps), une agence gouvernementale créée en 1961 par John Fitzgerald Kennedy, dont l'ambitieuse mission est de favoriser la paix et l'amitié dans le monde ; à New Delhi, en Inde, où il participé à un projet de recherche pour le Centre International de recherche sur les femmes (ICRW) ; et même à Paris où il a couru le marathon en jonglant pour réunir des fonds pour l'association sénégalaise Taliberté, un centre d'accueil pour enfants au Sénégal.

 

S'il avait déjà utilisé du joggling dans un but caritatif, il ne se doutait pas que son sport préféré allait emporter un tel succès en République centrafricaine. Quand il a commencé à travailler à Bocaranga, il n'avait pas prévu de créer un club. Il pratiquait juste sa passion l'après-midi, après le travail. Mais Richard, qui est presque le seul occidental du coin (il y en a un autre qui s'appelle aussi Richard et qui travaille également pour une ONG, ce qui crée parfois de la confusion au sein de la population locale), n'est pas passé inaperçu. "Un jour, un petit garçon est venu me voir avec trois oranges et il m'a dit : regarde ça ! C'était incroyable. Il jonglait, mais ne pouvait pas rester immobile. Il ne savait le faire qu'en courant."

 

"Il y a autant de musulmans que de chrétiens qui pratiquent le joggling"


Depuis, l'engouement a gagné tout le village. Tous les samedis matin, les enfants se réunissent autour de lui pour pratiquer le joggling. Ils font des cercles en courant, et jouent à des jeux inventés par leur coach sportif. Leur préféré : si tu laisses la balle tomber, tu es éliminé. Quand il ne reste que trois finalistes, ça se corse. L'un d'entre eux doit ajouter de nouvelles figures et les autres doivent suivre. "Aujourd'hui, partout où tu vas dans le village, les habitants jonglent dans tous les coins", se réjouit Richard. Même les filles qui restaient spectatrices au début ont sauté le pas. Cristelle, surnommée KiKi, est la première fille de Bocaranga à avoir appris à jongler. Elle a ouvert la voie puisque trois autres filles ont rejoint le club depuis.

 

Mais pour lui, le joggling est beaucoup plus qu'un simple divertissement. Il permet de créer du lien et d'apaiser les tensions entre les habitants : "Beaucoup de musulmans sont partis à cause des conflits, mais ceux qui sont restés s'entendent bien avec les chrétiens. Il y a autant de musulmans que de chrétiens qui pratiquent le joggling. Quand ils sont là, ils ne pensent pas aux conflits inter-religieux qui ont lieu dans le pays. Ce sont simplement des enfants", décrit-il enthousiaste. Il explique aussi que ce jeu favorise la confiance en soi. "Pour réussir, tu dois prendre du temps et t'investir. Et au bout de trois ou quatre heures, tu pourras y arriver. Ça envoie un message positif à un petit garçon ou une petite fille : s'il se consacre à quelque chose, il peut réussir !" explique Richard qui souhaite diffuser cette pratique aux enfants du monde entier. "Que ce soit dans un environnement rural post-conflit comme Bocaranga, pour les enfants des rues d'une grande ville, ou dans les camps de réfugiés, ça débloque le potentiel d'une personne", avance-t-il. Richard Ross le joggler est loin d'être un clown.

 

© DR

Lu pour vous : République centrafricaine : Bocaranga, capitale mondiale du joggling
Centrafrique-Presse.com
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:29

 

 
 
Il faut faire la lumière sur la gestion du crédit de fonctionnement alloué à l’Autorité Nationale des Élections. 
 
 
 
N’Djamena, le 16 octobre 2015 - Alors que les efforts inlassables des autorités de la Transition et la détermination des partenaires internationaux ont permis de relancer le processus électoral qui s’enlisait, le Président de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) a décidé, contre toute attente, ce mardi 8 octobre 2015, d’abandonner les charges qu’il occupait depuis bientôt deux ans. 
 
Même si manifestement cette démission fracassante de Monsieur Dieudonné Kombo-Yaya ne constitue nullement un frein à la poursuite des activités de l’ANE, elle jette néanmoins le trouble dans l’esprit de nos compatriotes qui, en s’inscrivant massivement sur la liste électorale, ont voulu transformer leur douleur actuelle en une démarche de paix et de réconciliation nationale à travers une farouche volonté d’aller aux élections dans les meilleurs délais. 
 
Tout en prenant acte de cette démission que rien ne saurait justifier — surtout pas la vanité des uns ou la susceptibilité des autres —,  j’exhorte le Gouvernement à commander, le plus tôt, un audit sur la gestion du crédit de fonctionnement mis à la disposition de l’ANE par les autorités de la transition. Tout doit être mis en oeuvre pour faire la lumière, rien que la lumière, encore la lumière sur les raisons de plusieurs mois d’immobilisme occasionnant un retard considérable dans le processus électoral mais également sur l’utilisation des deniers publics alloués à l’accomplissement de la mission dévolue à l’Autorité Nationale des Élections. 
 
Le retour urgent à la légalité constitutionnelle passe aussi par cette exigence de responsabilité et de transparence dans la gestion de la chose publique. 
 
 
 
Georges Adrien Poussou 
DÉCLARATION N°02/10/2015 de Georges Adrien Poussou
Centrafrique-Presse.com
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:13

 

 

 

 

 

Lu pour vous : Centrafrique : repli différé pour les soldats français de Sangaris
Centrafrique-Presse.com
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:06

 

 

16/10/15 (AFP)

 

Au moins une personne a été tuée et dix ont été blessées à Bangui lors de nouvelles violences dans le quartier majoritairement musulman du PK-5, a-t-on appris vendredi de sources militaire et hospitalière.

 

Ces violences, accompagnées de tirs nourris, dans la soirée de jeudi, ont fait fuir des milliers d'habitants vers d'autres quartiers de la capitale centrafricaine. Vendredi matin, le calme était revenu et nombre d'entre eux regagnaient leur domicile, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

"Ces nouveaux affrontements ont éclaté à la suite de la mort d'un jeune musulman qui a été tué par des individus supposés anti-balaka (miliciens majoritairement chrétiens). Ceux-ci ont ensuite lancé des attaques contre le PK-5 repoussées par des musulmans armés", a expliqué sous couvert d'anonymat une source militaire.

 

Ces affrontements ont fait au moins un mort et près de 10 blessés, selon une source hospitalière. Certains habitants ont toutefois fait état de trois décès.

 

Ce regain de violences au PK-5 survient après les affrontements de fin septembre qui avaient fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme.

 

Dans les deux cas, c'est l'assassinat d'un musulman dans le quartier du PK-5 qui a été à l'origine des heurts.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française, un des pays les plus pauvres au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

Le niveau des violences a depuis considérablement baissé, mais de nombreux groupes armés continuent de sévir, entrainant notamment un nouveau report des élections présidentielle et législatives dont le premier tour était prévu le 18 octobre.

 

La présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, mène des concertations depuis lundi avec "les forces vives de la nation" sur la situation sécuritaire et le choix de nouvelles dates pour les élections.

 

 

RCA: des hommes armés attaquent le quartier PK5 à Bangui

 

Par RFI 10-2015 à 00:32

 

Des hommes armés supposés être des anti-balaka ont attaqué le quartier majoritairement musulman du PK5 ce jeudi en fin d'après-midi à Bangui, la capitale centrafricaine. Le bilan est encore incertain, mais plusieurs blessés sont à déplorer.

 

Les échanges de tirs ont commencé aux alentours de 17h, jeudi, à Bangui, la capitale centrafricaine. Des hommes armés, a priori des anti-balaka, selon les témoins interrogés, ont attaqué le quartier du PK5, majoritairement musulman, ainsi que plusieurs quartiers environnants. Les hommes du PK5 ont aussitôt réagi et les échanges de tirs entre les deux factions se sont poursuivis pendant près de deux heures.

 

Mais rapidement, les forces de polices et militaires de la Minusca se sont déployées autour et dans les quartiers et ont réussi à disperser les différents belligérants. Très critiquée pour sa présumée passivité durant les événements meurtriers de fin septembre, la force onusienne a été saluée jeudi par les habitants des quartiers où ont eu lieu les violences.

 

Le bilan est encore provisoire, entre deux et huit blessés, mais on sait que les premiers tirs ont eu lieu à proximité d'un terrain de foot. Les victimes sont majoritairement des civils.

 

Vers 19h, la pluie battante a fini par faire taire toutes les velléités des combattants.

Centrafrique au moins un mort et dix blessés à Bangui dans de nouvelles violences
Centrafrique-Presse.com