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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 16:22

 

 

 

                                                                                              Après l'investiture du président de la République, ce dernier a pris un premier décret désignant son directeur de cabinet. Le second décret a été pris après la démission du gouvernement de transition et qui nomme son directeur de campagne à la primature. De sources sûres affirment que le deuxième décret a fait l'objet d'un vif mécontentement du collectif des alliés qui l'ont soutenu au second tour des présidentielles.

 

Pour jouer le pompier de service, le président de la République a organisé dans la foulée une rencontre au palais de la renaissance pour justifier le choix du premier ministre. La quintessence de cet article est de rappeler au président de la République ses prérogatives absolues et partagées définies par la constitution. Selon les termes de la loi fondamentale, la désignation du premier ministre incombe au seul président de la République et sa seule volonté.

 

Ce dernier dispose donc d'un pouvoir discrétionnaire, un pouvoir souverain c'est à dire non soumis à des conditions, ni consultation. Il est libre de porter une appréciation sur l'utilité et l'opportunité de sa décision. Ces décisions perdent le caractère discrétionnaire en cas de cohabitation, quand la majorité présidentielle est inférieure à la majorité parlementaire.

 

Dans ce cas, le chef de l'Etat se borne à nommer le candidat adopté par la majorité parlementaire. Il importe de rappeler au passage que le choix d'un premier ministre ne relève pas d'un consensus ( sauf en cas de crise ) ni d'un droit d'information comme le réclame l'ambassadeur de France en poste à Bangui. Le président dispose d'un pouvoir partagé avec le premier ministre dans la désignation des membres du gouvernement car il les nomme sur proposition du premier ministre.

 

Ensuite le chef du gouvernement doit solliciter un vote de confiance de l'assemblée nationale. En se justifiant devant ses alliés, le chef de l'Etat a affaibli la fonction, a montré des signes de faiblesse, a mis en danger l'autorité de l'Etat, a réduit le champ de ses droits et a montré sa méthode de travail : chaque décret fera l'objet d'une concertation et justification.

 

Va t-il encore se justifier quand le gouvernement sera mis en place ? Il est vrai que la coutume est une des sources du droit positif, mais l'habitude a toujours tendance à s'ériger en règle et la règle redevient l'exception. Ainsi le premier ministre actuel est-il un chef de gouvernement de transition en attendant la mise en place du parlement ? Si oui le gouvernement sera une exception à la légalité ?

 

Le chef de l'Etat a justifié le choix du premier ministre en alléguant qu'il a horreur du vide et de l'immobilisme du pays, cette courte transition était-elle utile ? Suite à un post du collègue Téophile Eka qui a mis en exergue ce vide juridique, on s'est préoccupé de la situation embarrassante. Pourquoi le gouvernement Kamoun n'a pas fait l'objet d'un prolongement ? La preuve, le pays est sans gouvernement depuis une semaine. Savez-vous que le premier ministre peut provoquer une crise politique et constitutionnelle au sommet de l'Etat s'il refuse de démissionner alors que le parlement est contrôlé en majorité par l'opposition ?

 

Nous espérons ne pas vivre ces genres de situation et comptons sur notre collègue le Directeur du cabinet présidentiel qui est un juriste et de surcroit publiciste pour éviter à l'avenir ces manquements. Nonobstant ce qui précède, nous continuons toujours d'espérer sur le bon discours d'investiture qui a marqué le ton de sa politique générale, qui a défini les critères et les conditions d'être membre du gouvernement. Pour une fois de notre histoire politique, les deux têtes de l'exécutif sont des docteurs.

 

Cela est bénéfique pour le pays mais débauche deux enseignants chevronnés à l'université de Bangui qui en manquait déjà. En tant qu'ancien recteur, le président de la République trouvera des solutions alternatives à la pénurie des enseignants. Continuons à encourager et à soutenir les actions du président de la République pour la reconstruction de notre chère patrie.                                                                                                          

Paris le 09 avril 2016.                                                                                                       

Bernard SELEMBY DOUDOU


Juriste, Administrateur des Elections

LE DÉCRET CONTROVERSÉ  par Bernard SELEMBY DOUDOU
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 22:14

 

 

 

 

La Maison de la Presse et des Journalistes de la République Centrafricaine situé sur l'Avenue de l'Indépendance à l'ancien siège du Journal ELE SONGO invite les journalistes Centrafricains à participer à la vidéo conférence de presse sur les abus sexuels commis par des soldats français et des Casques bleus en République centrafricaine qui aura lieu dans la salle multimédia le Lundi 11 avril 2016 à 15h30mn.

 

Les journalistes pourront poser leurs questions en direct à Mme Yasmin Sooka, membre du panel externe chargé d’examiner la réaction de l’ONU aux allégations d’abus sexuels commis par des forces étrangères en Républicaine centrafricaine, et à Mme Paula Donovan, co-directrice de AIDS-Free World et de Code Blue Campaign, la campagne de lutte contre l'impunité pour les abus et l'exploitation sexuelle par les soldats de la paix de l'ONU.

 

Votre présence est vivement souhaitée.

 

Contact :

 

Monsieur Célestin-David GAMOU

 

Administrateur de la MPJ

 

Tél: +236 75 04 28 06/ 72 55 01 05

 

Bangui R.C.A

"Abus sexuels commis par des soldats français et des Casques bleus en République centrafricaine" INVITATION PRESSE
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 21:40
DROIT DE RÉPONSE DE LA SOCIÉTÉ WP+

 

 

Rappel

 

Droit de réponse de Désiré KOLINGBA Par POLISSE-BEBE Médard - 4 Janvier 2016 modifié le 4 Janvier 2016 - 17:18

 

 

DROIT DE RÉPONSE DE LA SOCIÉTÉ WP+

 

 

En réponse aux allégations diffamatoires et mensongères selon lesquelles Désiré KOLINGBA serait victime d’escroquerie par son agence de communication, dirigée par l’expert William Perkins, cette stratégie de victimisation étant utilisée pour ne pas honorer ses dettes ;  il est donc nécessaire et légitime de rappeler au peuple Centrafricain :

 

-   Que Désiré KOLINGBA a été condamné  le 15 Janvier 2016 par le Tribunal de Grande Instance d’Orléans à payer à WP+, son agence de communication dans le cadre de sa campagne à l’élection présidentielle,  la somme de 309 000 €.

 

-   Que la stratégie initiale de Désiré KOLINGBA pour se délier de ses engagements envers son agence de communication était d’être jugé à Bangui.

 

 

- Que le Tribunal de Grande Instance d’Orléans a jugé au contraire que cet ancien ministre résidait avec sa femme et ses huit enfants en France à Orléans.

  •     

-   Que le Tribunal de Grande Instance d’Orléans a tout autant jugé que la société de William PERKINS avait scrupuleusement et minutieusement respecté ses obligations contractuelles au vue des pièces versées aux débats.

 

-   Que ce Tribunal a encore jugé - au vue du contrat négocié et signé - que Désiré KOLINGBA s’était personnellement engagé auprès de Maître LAHANA - Conseil de Monsieur Perkins - à régler l’intégralité de sa dette découlant du contrat  et des factures qu’il avait acceptés et signés.

 

Il faut également rappeler que Désiré KOLINGBA - fils de l’ancien Président André KOLINGBA- avait présenté dès décembre 2014 un budget prévisionnel  extravagant pour sa campagne et sa communication de près de 9 millions d’euros.

 

 Malgré les sondages qui lui étaient défavorables, il est  finalement  arrivé en troisième position au premier tour et cela grâce au travail et à la rigueur que l’agence  a  su lui imposer.

 

 Il a donc été ainsi l’arbitre du deuxième tour …

 

Désiré KOLINGBA ne s’est toujours pas acquitté de sa dette envers la société française de William PERKINS.

 

Pire encore, selon la presse (http://revelationsavousdejuger.over-blog.com/2016/02/desire-kolingba-bucheron-buveur-de-coca-a-signe-avec-les-plombeurs-de-la-nation-les-en-dessous-de-cet-accord-politique-en-details.ht)

 

ANICET GEORGE DOLOGUELE aurait d’ores et déjà - lors de son alliance au second tour à DESIRE BILAL NZANGA KOLINGBA - versé  une somme conséquente lui permettant  de rembourser ses frais de campagne  et 250 000 €  pour le remboursement de cette dette française..

 

 Et cela sans compter les aides financières diverses dont a pu bénéficier Désiré KOLINGBA de la part de ses sponsors et amis lors de ses  nombreux voyages dans plusieurs pays accompagné de son conseiller spécial.

 

 

Désiré KOLINGBA est donc largement en mesure de s’acquitter de cette dette jugée par un tribunal français dans le respect de la loi de ce pays où il réside.

 

Il n’a absolument rien payé à Paris pendant 11 mois, pas même un café à son équipe composée également de centrafricains pourtant tout comme nous dévoués à sa cause …

 

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 21:08

 

 

French.china.org.cn  le 09-04-2016

 

La première visite de travail et d'amitié au Gabon du nouveau président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, prévue vendredi 8 avril à Libreville, a été reportée à une date ultérieure, a annoncé la présidence gabonaise.

 

"L'arrivée du nouveau président de la Centrafrique Faustin-Archange Touadéra à Libreville a été reporté pour une date ultérieure. Nous n'avons pas le mobile de ce report", a indiqué la source.

 

Cette visite allait permettre aux présidents Ali Bongo Ondimba et Faustin-Archange Touadéra de revisiter la coopération entre leurs deux pays.

 

Faustin-Archange Touadéra, mathématicien de formation, 58 ans, a été élu président devant son rival Anicet Georges Dologuélé, pourtant favori du scrutin présidentiel. Ancien recteur de l'université de Bangui, il avait été Premier ministre de Bozizé, renversé en 2013. Il a pris la tête d'un pays ravagé par des conflits internes depuis des années. 

 

Source: Agence de presse Xinhua

Gabon/RCA: Visite de Faustin-Archange Touadéra à Libreville reportée sine die
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 20:20

 

 

http://www.franceinter.fr/ vendredi 08 Avril à 13H35

 

La justice française enquête désormais sur deux dossiers d'accusations d'abus sexuels et de viols sur mineurs en Centrafrique. Emmanuel Daoud,l'avocat d'une ONG partie civile, est confiant dans l'avancée de l'enquête. 

 

Il y a quelques jours, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des soupçons d'abus sexuels et de violences sur des jeunes filles centrafricaines.

 

Selon l'ONG Aids Free World, qui a révélé l'affaire (rapport en anglais), trois jeunes filles accusent des militaires français de les avoir ligotées et forcées à des rapports sexuels avec un chien, contre un peu d'argent.

 

Ce n'est pas la première fois que les militaires français sont incriminés en Centrafrique.

Une information judiciaire et une enquête préliminaire sont ouvertes sur des accusations de viols portées depuis 2014 par des jeunes garçons centrafricains. Cinq militaires ont été entendus, mais n'ont pas été mis en examen.

 

La justice française se donne tous les moyens, les investigations sont de qualité. C'est un dossier traité avec beaucoup de sérieux, affirme Emmanuel Daoud, avocat de l'ONG Ecpat.

 

C'est déjà compliqué de rassembler des preuves lorsque les affaires se passent en France, vous imaginez bien que lorsqu'il s'agit d'enquêter en Centrafrique, c'est beaucoup plus compliqué et je ne pense pas que le fait qu'il s'agisse de militaires français ait un impact particulier.

 

Pour moi, ce dossier n'est pas terminé. Est-ce qu'il peut y avoir une interaction avec l'affaire révélée il y a deux trois jours, je n'en sais rien. Il y a matière à réflexion. Il y a encore des investigations à mener.

 

Tests ADN et cours martiales

 

Dans ces deux affaires, tous les soldats incriminés ont quitté la Centrafrique. Leurs contingents (français, mais aussi burundais ou gabonais) sont confinés dans leurs bases.

L'ONU réfléchit aussi à installer des cours martiales dans les pays où de telles accusations sont portées contre des casques bleus ou soldats de forces internationales.

 

C'est une bonne idée, selon Emmanuel Daoud, avocat de parties civiles. Ca raccourcira le temps de la réaction juridique et judiciaire. L'ONU devrait aussi réfléchir à cette formidable hypocrisie qui consiste à considérer que des contingents de militaires arriveraient dans ces pays et leur libido disparaitrait du jour au lendemain.(...) Les Nations Unies devraient réfléchir a des relèves plus régulières de ces troupes. Sinon, on institutionnalise le recours a la prostitution.

 

Par France Inter avec, Claire Servajean et Sara Ghibaudo

 

08 Avril 2016 à 13:35

Abus sexuels en Centrafrique : "La justice française se donne les moyens"
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 18:35

 

 

http://www.dakaractu.com/ Vendredi 8 Avril 2016

 

Les cas d'abus et d'exploitation sexuels sur des enfants et des femmes en Centrafrique avaient fait le tour du monde et avaient fini par révolter et révulser toute la communauté internationale. Ainsi en remettant le drapeau national  aux 140 éléments du deuxième contingent d’Unité d’appui à la protection  mise à la disposition de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en République Centrafricaine (MUNISCA), le Général de brigade Jean Baptiste Tine n’a pas mis de gants pour avertir solennellement les soldats sénégalais. 

«Le Général Guèye Faye m’a interpellé ce matin pour que je n'oublie pas de vous interpeller sur les abus sexuels. Cette question désagréable est à l’ordre du jour dans les opérations de maintien de la paix et en Centrafrique particulièrement », a commencé par rappeler le Général Tine. 


« Cela, nous n’en voulons pas », tonnera-t-il en regardant droit dans les yeux les 140 éléments. « Je compte vraiment sur vous pour ne pas ternir l’image de notre pays », invite-t-il.« Ne souillez surtout pas notre drapeau », demandera avec insistance le Général de brigade Jean Baptiste Tine, Commandant de la Gendarmerie Mobile, aux officiers et sous-officiers en mission en Bangui (Centrafrique).

   
Il sera rassuré par le Commandant du Contingent, Banding Noba qui est plus que confiant quant à la morale de «ses hommes ». « Généralement partout dans le monde, les contingents sénégalais sont réputés très sérieux. Nous avons tellement été briefés que je ne doute pas de mes hommes… », rassure le Colonel Banding Noba. 

Lu pour vous : Le Général de brigade Jean Baptiste Tine avertit ses troupes sur les «abus sexuels en Centrafrique » : «Nous n’en voulons pas. Ne souillez surtout pas notre drapeau national! »
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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 18:04
RCA: l'ONU inquiète pour le processus de désarmement

 

 

 

Par RFI  08-04-2016 Modifié le 08-04-2016 à 07:48

 

Le rapport de Ban Ki-moon sur la Centrafrique qui paraît tous les quatre mois a été rendu public. Il fait le bilan sur la transition en Centrafrique. Si la situation sécuritaire s'est améliorée, beaucoup de choses restent encore à faire.

 

La période analysée par le rapport de l'ONU s'étend du 30 novembre 2015 au début du mois de mars 2016. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon souligne l'amélioration des conditions sécuritaires et salue surtout la fin du processus électoral.

 

Mais plusieurs sujets préoccupent l'ONU, notamment le redéploiement des forces armées centrafricaines, les Faca, sans concertation avec la mission des Nations unies. Après les violences de fin septembre 2015, beaucoup de militaires ont opéré conjointement avec des groupes d'auto-défense et se sont « livrés à des actes d'extorsion » envers la population civile.

 

Mettre en place un désarmement rapide

 

Ban Ki-moon regrette que ces redéploiements sapent le travail de réhabilitation de l'armée centrafricaine. Le secrétaire général insiste sur la nécessité de mettre en place un processus de désarmement rapide. « Les élections ne sont pas une fin en soi », dit-il, il faut que le nouveau gouvernement se saisisse de la question du DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion).

 

Ban Ki-moon a également évoqué l'impunité qui continue de prévaloir en Centrafrique. Il égratigne au passage les casques bleus en affirmant que la politique de tolérance zéro vis-à-vis des abus sexuels et autres formes d'exploitation des civils serait vivement poursuivie par les Nations unies.

 

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Centrafrique-Presse.com
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 17:58
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Visite surprise du PM Sarandji dans les ministères

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 8 AVRIL 2016

 

BANGUI, 08 avril 2016 (RDJH)- Simplice Mathieu Sarandji, nouveau premier ministre centrafricain  a fait  une descente  inopinée ce vendredi 8 avril 2016 aux ministère des Eaux et Forêts, Chasses et Pêches et celui de l’environnement. A 8 heures et demi, personne n’a été au bureau. Enervé, le premier ministre a barricadé les portails.

 

Selon le constat du RJDH, dès son arrivée à 8h et demi, aucun personnel n’a été présent au travail. Le Premier ministre a sillonné certains bureaux restés fermés. Tellement énervé, Simplice Mathieu Sarandji a ordonné de barricader les portails du département des Eaux et Forêts, Chasses et pêches et du département de l’environnement avant de partir.

 

Les passants qui observaient ces faits ont salué et applaudi le PM pour ce travail qui vise à pousser les fonctionnaires de l’Etat à respecter les heures du travail.

 

Simplice Mathieu Sarandji a été nommé le 2 avril 2016. Il a pris service mercredi 6 avril et n’a pas encore formé son gouvernement .

 

 

Centrafrique : 700 femmes enceintes vulnérables reçoivent des kits de dignité et d’hygiène

 

http://rjdh.org/  PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 8 AVRIL 2016

 

BANGUI, 08 avril 2016 (RJDH)–Les femmes enceintes vulnérables sur les sites des déplacés à Bangui ont bénéficié des kits de la part de l’ONG Vitalité Plus. Près de 700 femmes enceints sont en lisse pour cette opération qui a commencé depuis mardi 5 avril 2016 dans les sites des déplacés.

 

Il s’agit entre autres du don de dignité et d’hygiène que sont  des sceaux en plastique, des lias des pagnes de marque wax, des savons,  des couvertures, des  couches des bébés, des savons etc.

 

Brice Paulin Ngamakétté, chargé de protection à l’ONG Vitalité Plus justifie ce geste. « Pendant la crise qui a secoué le pays, ces femmes ont été  victimes de violences basées sur le genre. Pour se faire, Vitalité Plus en partenariat avec l’UNFPA ont eu des financements dans le cadre  de la prévention réponse aux cas de violences pour leur venir en aide. C’est ainsi que  nous avons procédé à la distribution de ces kits», a-t-il expliqué.

 

Les bénéficiaires s’en félicitent de l’opération de distribution gratuite de Vitalité Plus. Mireille Ndimadi, enceinte de 5 mois a exprimé des reconnaissances. « Nous avons traversé des dures épreuves ces derniers temps.  Nous ne pensons pas que des gens de bonne foi pouvaient voler à notre secours. Au nom de toutes mes sœurs, nous sommes contentes de ce geste », a-t-elle dit.

 

Mireille Ndimadi  a relevé que tout ne devrait pas limiter aux dons sur les sites mais leur souci est de regagner leur domicile.

 

La distribution concerne toutes les victimes de violences basées sur le genre dans les huit arrondissements de Bangui, sous les critères d’identification mis en place par des partenaires.

 

 

Centrafrique : Des jeunes femmes de Boda en groupement pour lutter contre la pauvreté

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 8 AVRIL 2016

 

BODA, 07 avril (RJDH)—Certaines jeunes femmes de la Lobaye en général et celles de Boda en particulier pratiquent les activités génératrice de revenu, afin d’oublier les effets de la crise. C’est aussi une manière pour ces femmes de lutter contre la pauvreté, selon leur dire au RJDH.

 

Des femmes de Boda se sont organisées en groupement dans les restaurants et salons de coiffure, afin de combattre la pauvreté et surmonter les effets de la crise qui a durablement frappé cette région.

 

Ces femmes, sont à majorité des jeunes filles élèves, qui ont abandonné les études faute de soutien. Dans un salon de coiffure dénommé ’Leticia Beauté’, un groupe de femmes coiffeuses tressent les cheveux. Leticia Bouanga, responsable dudit salon a livré ses expressions au RJDH. « Nous sommes à l’aise sans aucun parent ni un mari pour nous aider », a-t-elle lâché.

 

Toute sorte de coiffure est pratiquée dans le salon  ‘’Leticia beauté’’ de Boda.  Mireille Souma est aussi coiffeuse. « Nous faisons le tissage, le rajout coiffé, faux chignon et les nouveautés à travers le monde. Le prix varie de 2000 à 3500 FCFA », a dit Mireille.

 

Selon la responsable du ‘’Leticia beauté’’,  son entreprise peut encaisser 50.000 à 60.000 FCFA par semaine, surtout pendant les fêtes nationales et internationales des femmes.

 

Cette activité est profitable pour des commerçants détaillants qui voient leurs articles écoulés tous les jours. Les vendeurs de crème de cheveux, des mèches, du lait de beauté se disent satisfaits de bénéfices tirés à travers les salons de  coiffure.

 

Moussa Ali, un commerçant de Boda a témoigné qu’il ne cesse d’avoir des commandes. « Je reçois des commandes de la part de ces femmes tous les jours. La plupart de mes articles sont achetés par les femmes pour leur beauté »,  a-t-il expliqué.

 

La jeunesse de la Lobaye veut redonner le blason économique de sa région après la crise qui a secoué la région. Elle lance un appel aux organisations nationales et internationale afin de les aider à amorcer le développement après la crise.

 

 

Centrafrique: Le Correspondant du RJDH à Bria est décédé

 

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 8 AVRIL 2016

 

BRIA, 8 avril 2016 (RJDH)–Narcisse Jaubert, Correspondant du RJDH a été décédé et inhumé mercredi 6 mars dans la ville, des suites d’une maladie.

 

Narcisse Jaubert est journaliste à la radio Barangbaké de Bria et correspondant du RJDH depuis plusieurs années. Il a su se distinguer par son amour du travail.

 

 Narcisse Jaubert avait le gout des scoop. Il a toujours permis au RJDH d’être à la pointe de l’actualité dans la ville de Bria et ses environs.

 

Narcisse Jaubert fait parti de ceux sur qui le RJDH compte. Aujourd’hui, il est parti certainement après avoir rempli sa mission.

 

Le RJDH ne saurait oublier tout le sacrifice que ce jeune journaliste engagé a fait pour cet organe et à travers lui pour le peuple centrafricain et le monde.

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Centrafrique-Presse.com
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 20:25

 

 

http://lepays.bf/ JEUDI 7 AVRIL 2016

 

Brazzaville et N’Djamena ont connu un bien difficile réveil ce mardi, avec les journées « villes mortes » décrétées respectivement par les oppositions congolaises et tchadiennes. Le Congo et le Tchad, ces deux frères siamois de la politique en Afrique centrale, font face à la même réalité : les princes se sont donné pour dessein de s’éterniser au pouvoir, des projets surannés que les peuples se refusent à entériner. Au Congo, pour faire barrage au hold-up électoral du 20 mars 2016 orchestré par Denis Sassou Nguesso pour assouvir son inextinguible soif de pouvoir, quatre mousquetaires se sont coalisés pour organiser la résistance. Ils appellent les Congolais à rester chez eux pour protester contre ce qu’ils considèrent comme une « farce électorale » et envisagent de faire monter graduellement le mercure pour faire connaître les « vrais résultats de l’élection présidentielle ».

 

La peur est en train de changer de camp

 

C’est dire que les eaux du Congo menacent d’entrer en crue avec des risques évidents de réveiller les fantômes du passé. En effet, le souvenir des Congolais bruisse encore des affrontements sanglants entre Cobras et Ninjas sur fond de dissensions politiques et d’intérêts de multinationales pétrolières. Le régime d’ailleurs n’hésite pas à user de cet argument du retour du « chaos dans la République », pour décrédibiliser la lutte de l’opposition. Mais quel autre choix offre-t-il à cette opposition pour se faire entendre? A vrai dire, celle-ci n’use que de la seule arme qui lui reste pour défendre ses intérêts face à un régime qui a usé d’un inélégant tripatouillage constitutionnel pour se pérenniser au pouvoir. Face au tumulte, le pouvoir se montre très fébrile. Accusant ses contempteurs de vouloir attenter à la sûreté de l’Etat, il se laisse aller à la répression. Et comme pour donner raison à l’opposition sur son inféodation au régime, c’est la CENI qui vole au secours du dictateur, estimant que la désobéissance civile relève d’un autre jeu que la logique électorale. Tout ceci prouve que la peur est en train de changer de camp et que l’opposition tient le régime par son talon d’Achille. Le succès de son combat tiendra plus de sa persévérance et de sa bonne coordination qu’à tout autre chose. En maintenant une bonne pression, elle met Sassou face au mur. Osera-t-il le risque d’une « burundisation » du Congo avec ses graves conséquences sur la sous-région qui mérite plus que jamais son nom de « poudrière du continent » ? Face à la mauvaise saison qui s’annonce au Congo, le président Idriss Deby du Tchad, président en exercice de l’Union africaine (UA), était es-qualité le secours attendu. Mais lui aussi fait face à une forte bourrasque de contestations. Il doit s’appliquer la maxime latine « Medice, cura te ipsum » (Médecin, soigne-toi toi-même). En effet, une vingtaine de chefs de partis politiques ont demandé à être incarcérés par solidarité avec quatre figures de l’opposition détenues pour avoir appelé à manifester contre la candidature du président Idriss Deby pour un cinquième mandat. Face au refus des autorités pénitentiaires, les contestataires ont fait monter d’un cran la pression en lançant un mot d’ordre de « grève sèche » qui sera suivi d’une marche le 5 avril prochain.

 

Les vieux dinosaures du continent n’ont pas évolué avec leur peuple

 

Cette brusque poussée de fièvre a de quoi surprendre plus d’un, la limitation des mandats n’étant pas une clause constitutionnelle. Mais en fait, Deby est rattrapé par la réalité. Après avoir détourné son opinion interne des vraies préoccupations nationales par le succès de ses interventions militaires étrangères et acheté à coups de « pétrodollars » les organisations de la société civile, il en paie aujourd’hui le prix avec le retour de l’accalmie sur les fronts militaires et l’effondrement des cours du pétrole. Et la soif de l’alternance activée par les frasques sociales du régime a repris le dessus. Le guerrier du désert se retrouve dos au mur, n’ayant pas la tradition de dialogue avec son opposition politique qui a longtemps fait l’objet de sanglantes purges quand elle n’est pas assimilée à une rébellion et écrasée comme un cancrelat avec l’aide de la France. Même si, dans l’immédiat, une simple journée ville morte ne peut émouvoir le dictateur, à long terme, il sera contraint de trouver avec son opposition, un compromis dynamique, le temps des répressions barbares étant révolu. Dans l’un ou l’autre cas, ces avis de tempête sur les deux pays ne prouvent qu’une chose : les vieux dinosaures du continent n’ont pas évolué avec leur peuple et sont incapables de lire les signes des temps. Les générations africaines actuelles ont dans leur génome, la liberté et l’alternance. Si fait que l’Afrique est irrémédiablement engagée sur le chemin de la démocratisation. Et comme on le dit, on n’arrête pas le cours de l’histoire. Ceux qui auront volontairement fait l’option de se mettre du mauvais côté de l’histoire, seront emportés par la bourrasque. Sassou comme Deby sont de ces séniles qui n’ont pas atteint l’âge de la sagesse. Ils n’ont pas compris cette sagesse africaine qui recommande à « l’étranger de toujours partir quand on l’aime encore ». Faute de l’avoir compris, ils boiront jusqu’à la lie, le calice de la honte, la honte d’être conspués puis finalement chassés par leurs enfants ou petits-fils.

 

« Le Pays »

 

Lu pour vous : CONTESTATIONS AU TCHAD ET AU CONGO : Deby dos au mur, Sassou face au mur
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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 20:03
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les déplacés de Bangui en difficultés en cette saison pluvieuse

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 7 AVRIL 2016

 

BANGUI, 07 avril (RJDH)-  Les déplacés  des sites de l’aéroport M’poko et  Saint-Sauveur  traversent des difficultés pendant cette saison des pluies. La pluie diluvienne du mercredi 6 avril a fait mouiller leurs nattes. Certaines de ces huttes sont  emportées  par la tornade, provoquant ainsi une demi-inondation dans chaque contrée  où le RJDH a constaté.

 

D’après le constat du RJD, certains déplacés font de mouvement de va et vient en sortant leurs effets mouillés par l’eau. Des nattes, matelas, habits et des cartons qui ont servi des lits de certains  déplacés, ont été déjà étalés au soleil tôt le matin.

 

Dans presque chaque hangar, l’eau stagne et provoque une débandade chez les déplacés. Certains sont obligés de passer la nuit debout et d’autres ont résisté sous cette pluie battante. Les lieux d’habitation dégagent une odeur nauséabonde car, les tas d’ordures sont partout sur les sites.

 

Etienne Namséré, père d’une famille au site  de Saint-Sauveur se plaint. « Nous sommes dans une prison à ciel ouvert. Nous avons de la peine, mais personne n’est venue à notre secours. La nuit passée, on a souffert », a-t-il témoigné.

 

Marguerite Yavoté, âgée de 72 ans  au site de Mpoko a lancé un cri d’alarme aux bonnes volontés. « Mieux vaut mourir que de vivre. Nous traversons un moment très difficile. Je demande à toutes personnes de bonne foi de nous  assister pour nous permettre de reconstruire nos maisons et de quitter le site« , a-t-elle lancé.

 

Plusieurs tentatives de retour au domicile de ces déplacés ont été faites par les organisations internationales et le gouvernement de transition. Mais cela est resté sans effet. La saison pluvieuse vient ajouter une crise à cette crise humanitaire que les déplacées connaissent depuis 2013 ans.

 

 

Centrafrique : Le président de l’ANE de Baboua menacé par les partisans du candidat du parti Centrafrique Nouvel Elan

 

http://rjdh.org/ PAR VIVIEN NGALANGOU LE 7 AVRIL 2016

 

BABOUA, 07 Avril 2016 (RJDH) – La vie du président de l’autorité sous préfectorale des élections de Baboua et sa famille a été menacée par les partisans du candidat numéro 2 Benjamin Fionam du parti Centrafrique Nouvel Elan, candidat malheureux aux élections législatives. La Minusca a accueilli cette famille après la publication des résultats provisoires par l’ANE.

 

Selon le récit de Brice Jefferson Yadéré, président de l’autorité sous préfectorale des élections de Baboua, les partisans du candidat numéro 2 ont promis brûlé sa maison avec sa famille en cas d’échec de leur candidat. « Lorsqu’on a fini les plis, on m’avait autorisé d’aller faire le décharge au niveau de la préfecture afin d’acheminer à Bouar. C’est lorsque je partais que les partisans du candidat Benjamin Fionam ont commencé à me menacer de lynchage et de brûler ma famille dans la maison si leur candidat ne sera pas élu », a-t-il confié au RJDH.

 

La gendarmerie locale et la Minusca sont saisies de l’affaire. « Après la délibération provisoire de l’ANE, le candidat numéro 1 Laurent Ngon-Baba a été élu et le problème a surgi. Ils sont venus sur les motos me manquer avec des armes blanches. Cependant, j’étais contraint de trouver refuge à la gendarmerie et ma famille chez le pasteur de l’Eglise Baptiste », a dit Brice Jefferson Yadéré.

 

Le commandant de la gendarmerie a fait savoir que cette affaire est suivie de près par son service et en cas d’agression les auteurs seront arrêtés et jugés conformément à la loi.

 

Le RJDH a tenté sans succès d’avoir la réaction du candidat malheureux.

 

Brice Jefferson Yadéré et sa famille sont sous contrôle de la Minusca depuis hier 06 Avril 2016 pour question de sécurité.

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