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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 12:53

 

 

http://www.mondafrique.com/  Par Nicolas Beau - 28 avril 2016

 

Dans une déclaration sans concessions publiée par nos confrères du site mauritanien Cridem, Linda Thomas-Greenfield, la secrétaire d’Etat américaine adjointe, dénonce les chefs d’Etat qui s’accrochent au pouvoir.

 

Cette année sera déterminante pour la démocratie en Afrique. Six pays ont déjà tenu des élections présidentielles en 2016 et onze autres se préparent à des scrutins.

 

Les dirigeants africains ont l’occasion de faire progresser la démocratie et d’ancrer leur héritage en instaurant les conditions d’une passation pacifique du pouvoir. Leurs actes seront déterminants pour l’évolution de la démocratie à travers le continent et à travers le monde.


Déjà, certains dirigeants ont envoyé le bon signal en organisant des élections libres, équitables et dans les délais appropriés. D’autres, hélas, ne se soumettent ni à la volonté populaire ni aux dispositions constitutionnelles.

 

L’année dernière, au mois de mars, les Nigérians, contre toute attente, se sont rendus aux urnes et, lors d’un scrutin étonnamment libre et crédible, ont élu un candidat de l’opposition pour la première fois de leur histoire.

 

En décembre, j’ai eu le plaisir de représenter les États-Unis lors de l’investiture du président Kaboré au Burkina Faso. Le processus électoral, largement jugé libre et équitable, a constitué un extraordinaire succès et reflète le désir de changement des Burkinabés. L’ex-président Compaoré avait conservé le pouvoir pendant 27 ans jusqu’à l’insurrection pacifique de 2014 qui avait permis au peuple de dire : « Ça suffit ! »

 

Le mois dernier, les habitants de la République centrafricaine, pays se relevant d’une guerre civile dévastatrice, ont adopté le changement démocratique et voté au cours d’une élection présidentielle pacifique. La présidente de transition a ouvert la voie à la passation des pouvoirs, le candidat vaincu a respecté le verdict des urnes et le vainqueur s’est engagé à unifier le pays.


Dans plusieurs pays en revanche, nous avons vu des dirigeants tenter dans leur propre intérêt de bafouer ou d’amender la constitution afin de rester en place. Ce sont précisément cette résistance au changement et ce manque de respect des règles qui mènent au ressentiment et à l’instabilité.

 

Prenons l’exemple du Burundi. Le président Nkurunziza a fait fi des objections de nombreux Burundais, y compris dans son propre camp, et a décidé l’an dernier de se présenter à un troisième mandat, en violation des accords d’Arusha pour la paix et la réconciliation qui ont été pendant plus d’une décennie le fondement de la stabilité. Depuis, le pays est en proie à une violence qui a fait des milliers de morts et conduit sur les routes plus de 250 000 personnes déplacées, tandis que l’économie s’effondrait en raison de l’instabilité engendrée par ces événements.

 

Pour dire les choses clairement, nous respectons le droit des citoyens d’un pays à amender leur constitution par les voies légales. Mais nous ne soutenons pas les détenteurs du pouvoir qui modifient une constitution ou bafouent des accords de paix dans l’unique but de prolonger leur mandat personnel : une telle conduite sape les institutions démocratiques et le processus démocratique.

 

 

Le président Obama a affirmé l’an dernier dans son discours historique devant l’Union africaine : « Parfois, on entend des dirigeants dire : en fait, je suis la seule personne capable de maintenir l’unité de ce pays. Si c’est vrai, alors ce leader n’a pas réussi à édifier véritablement une nation. » Les dirigeants accomplis s’attachent à encourager le développement d’une société civile solide et d’institutions aptes à soutenir des passations de pouvoir pacifiques ; voilà le chemin qui conduit à la stabilité à long terme.

 

Permettez-moi également d’afficher clairement nos positions : nous encourageons des passations de pouvoir pacifiques et régulières partout, et pas uniquement en Afrique. À vrai dire, nous sommes aux prises avec l’alternance du pouvoir ici même aux États-Unis. Notre premier président, George Washington, est à l’origine de la tradition non écrite de la limitation des mandats présidentiels, lui qui refusa de se présenter pour un troisième mandat. Le seul président américain qui ait effectué plus de deux mandats entiers est Franklin D. Roosevelt avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais cette longévité a fait naître un débat sur le bien-fondé de conserver un président en place au-delà de deux mandats, et nous avons modifié notre constitution en 1951 afin de limiter la durée de la fonction présidentielle à deux mandats.

 

De même, l’élection de Thomas Jefferson, notre troisième président, constitua la première alternance avec l’opposition, après un scrutin âprement disputé. À la fin du processus, le parti en place accepta les résultats et le président Jefferson prit les rênes de manière pacifique. Il devint l’un de nos présidents les plus brillants et les plus productifs.

 

Tout au long de notre histoire, des alternances régulières ont apporté de nouvelles idées, de nouvelles voix et de nouvelles orientations politiques qui nous ont aidés à instaurer une démocratie plus solide et plus ouverte à tous. Mes expériences en Afrique m’ont convaincue que les Africains avaient le même sentiment sur la démocratie. Le cœur de la démocratie, c’est la volonté du peuple, et le peuple a foi dans l’alternance. L’année dernière, justement, Afrobaromètre a révélé qu’une écrasante majorité des Africains sondés, 75%, se prononçait en faveur de la limitation des mandats de l’exécutif.

 

Nous espérons que davantage de dirigeants africains vont répondre à l’appel de la vie après la présidence. Je me suis récemment rendue au Centre Carter, où j’ai pu admirer le travail accompli par l’ex-président Jimmy Carter au cours des 35 années écoulées depuis son départ de la Maison-Blanche : il n’a cessé de parcourir le monde pour faire progresser les droits de l’homme, promouvoir la démocratie, instaurer la paix, éradiquer la maladie et réduire les conflits. Certains anciens présidents africains ont montré l’exemple de la meilleure manière. Festus Mogae, ex-président de la République du Botswana, s’est retiré en 2008 après deux mandats et s’est vu remettre le prix Mo Ibrahim de la bonne gouvernance en Afrique. Il a fondé et dirige Champions for an AIDS-Free Generation, qui regroupe d’anciens présidents et des dirigeants africains influents s’efforçant de mettre un terme à l’épidémie de sida, et mène des démarches pour faire cesser la violence au Soudan du Sud.

 

John Kufuor, ancien président de la République du Ghana, a lui aussi quitté le pouvoir en 2008 après avoir exercé deux mandats. Il a créé la fondation John Kufuor, qui s’efforce de promouvoir un leadership efficace, la bonne gouvernance et le développement socioéconomique en Afrique. D’autres exemples encore montrent qu’un ancien président peut mener une longue vie très productive.

 

Voilà le genre de leadership que nous admirons, le genre de dirigeants que méritent les Africains. Les États-Unis vont continuer à encourager des passations de pouvoir pacifiques et démocratiques en Afrique. Nous le ferons parce que nous croyons qu’elles donnent aux Africains la possibilité de profiter de la démocratie, de la paix et de la prospérité et qu’elles apportent la stabilité à tout le continent.

 

L’alternance du pouvoir a bien servi les États-Unis, et elle fera de même pour l’Afrique.

 

Cette année sera déterminante pour la démocratie en Afrique. Six pays ont déjà tenu des élections présidentielles en 2016 et onze autres se préparent à des scrutins. Les dirigeants africains ont l’occasion de faire progresser la démocratie et d’ancrer leur héritage en instaurant les conditions d’une passation pacifique du pouvoir. Leurs actes seront déterminants pour l’évolution de la démocratie à travers le continent et à travers le monde.

 

Déjà, certains dirigeants ont envoyé le bon signal en organisant des élections libres, équitables et dans les délais appropriés. D’autres, hélas, ne se soumettent ni à la volonté populaire ni aux dispositions constitutionnelles.

 

L’année dernière, au mois de mars, les Nigérians, contre toute attente, se sont rendus aux urnes et, lors d’un scrutin étonnamment libre et crédible, ont élu un candidat de l’opposition pour la première fois de leur histoire.

 

En décembre, j’ai eu le plaisir de représenter les États-Unis lors de l’investiture du président Kaboré au Burkina Faso. Le processus électoral, largement jugé libre et équitable, a constitué un extraordinaire succès et reflète le désir de changement des Burkinabés. L’ex-président Compaoré avait conservé le pouvoir pendant 27 ans jusqu’à l’insurrection pacifique de 2014 qui avait permis au peuple de dire : « Ça suffit ! »

 

Le mois dernier, les habitants de la République centrafricaine, pays se relevant d’une guerre civile dévastatrice, ont adopté le changement démocratique et voté au cours d’une élection présidentielle pacifique. La présidente de transition a ouvert la voie à la passation des pouvoirs, le candidat vaincu a respecté le verdict des urnes et le vainqueur s’est engagé à unifier le pays.

 

Dans plusieurs pays en revanche, nous avons vu des dirigeants tenter dans leur propre intérêt de bafouer ou d’amender la constitution afin de rester en place. Ce sont précisément cette résistance au changement et ce manque de respect des règles qui mènent au ressentiment et à l’instabilité.

 

Prenons l’exemple du Burundi. Le président Nkurunziza a fait fi des objections de nombreux Burundais, y compris dans son propre camp, et a décidé l’an dernier de se présenter à un troisième mandat, en violation des accords d’Arusha pour la paix et la réconciliation qui ont été pendant plus d’une décennie le fondement de la stabilité. Depuis, le pays est en proie à une violence qui a fait des milliers de morts et conduit sur les routes plus de 250 000 personnes déplacées, tandis que l’économie s’effondrait en raison de l’instabilité engendrée par ces événements.

 

Pour dire les choses clairement, nous respectons le droit des citoyens d’un pays à amender leur constitution par les voies légales. Mais nous ne soutenons pas les détenteurs du pouvoir qui modifient une constitution ou bafouent des accords de paix dans l’unique but de prolonger leur mandat personnel : une telle conduite sape les institutions démocratiques et le processus démocratique.

 

Le président Obama a affirmé l’an dernier dans son discours historique devant l’Union africaine : « Parfois, on entend des dirigeants dire : en fait, je suis la seule personne capable de maintenir l’unité de ce pays. Si c’est vrai, alors ce leader n’a pas réussi à édifier véritablement une nation. » Les dirigeants accomplis s’attachent à encourager le développement d’une société civile solide et d’institutions aptes à soutenir des passations de pouvoir pacifiques ; voilà le chemin qui conduit à la stabilité à long terme.

 

Permettez-moi également d’afficher clairement nos positions : nous encourageons des passations de pouvoir pacifiques et régulières partout, et pas uniquement en Afrique. À vrai dire, nous sommes aux prises avec l’alternance du pouvoir ici même aux États-Unis. Notre premier président, George Washington, est à l’origine de la tradition non écrite de la limitation des mandats présidentiels, lui qui refusa de se présenter pour un troisième mandat. Le seul président américain qui ait effectué plus de deux mandats entiers est Franklin D. Roosevelt avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais cette longévité a fait naître un débat sur le bien-fondé de conserver un président en place au-delà de deux mandats, et nous avons modifié notre constitution en 1951 afin de limiter la durée de la fonction présidentielle à deux mandats.

 

De même, l’élection de Thomas Jefferson, notre troisième président, constitua la première alternance avec l’opposition, après un scrutin âprement disputé. À la fin du processus, le parti en place accepta les résultats et le président Jefferson prit les rênes de manière pacifique. Il devint l’un de nos présidents les plus brillants et les plus productifs.

 

Tout au long de notre histoire, des alternances régulières ont apporté de nouvelles idées, de nouvelles voix et de nouvelles orientations politiques qui nous ont aidés à instaurer une démocratie plus solide et plus ouverte à tous. Mes expériences en Afrique m’ont convaincue que les Africains avaient le même sentiment sur la démocratie. Le cœur de la démocratie, c’est la volonté du peuple, et le peuple a foi dans l’alternance. L’année dernière, justement, Afrobaromètre a révélé qu’une écrasante majorité des Africains sondés, 75%, se prononçait en faveur de la limitation des mandats de l’exécutif.

 

Nous espérons que davantage de dirigeants africains vont répondre à l’appel de la vie après la présidence. Je me suis récemment rendue au Centre Carter, où j’ai pu admirer le travail accompli par l’ex-président Jimmy Carter au cours des 35 années écoulées depuis son départ de la Maison-Blanche : il n’a cessé de parcourir le monde pour faire progresser les droits de l’homme, promouvoir la démocratie, instaurer la paix, éradiquer la maladie et réduire les conflits. Certains anciens présidents africains ont montré l’exemple de la meilleure manière. Festus Mogae, ex-président de la République du Botswana, s’est retiré en 2008 après deux mandats et s’est vu remettre le prix Mo Ibrahim de la bonne gouvernance en Afrique. Il a fondé et dirige Champions for an AIDS-Free Generation, qui regroupe d’anciens présidents et des dirigeants africains influents s’efforçant de mettre un terme à l’épidémie de sida, et mène des démarches pour faire cesser la violence auSoudan du Sud.

 

John Kufuor, ancien président de la République du Ghana, a lui aussi quitté le pouvoir en 2008 après avoir exercé deux mandats. Il a créé la fondation John Kufuor, qui s’efforce de promouvoir un leadership efficace, la bonne gouvernance et le développement socio économique en Afrique. D’autres exemples encore montrent qu’un ancien président peut mener une longue vie très productive.

 

Voilà le genre de leadership que nous admirons, le genre de dirigeants que méritent les Africains. Les États-Unis vont continuer à encourager des passations de pouvoir pacifiques et démocratiques en Afrique. Nous le ferons parce que nous croyons qu’elles donnent aux Africains la possibilité de profiter de la démocratie, de la paix et de la prospérité et qu’elles apportent la stabilité à tout le continent.

 

L’alternance du pouvoir a bien servi les États-Unis, et elle fera de même pour l’Afrique.

Lu pour vous : Les bons points du département d’Etat au Nigeria, au Ghana, au Burkina et à la Centrafrique
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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 12:16

 

NOTE D’INFORMATION

 

DEMARRAGE DES ACTIVITÉS LIEES A LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LIBERTÉ DE PRESSE

 

Bangui, le 28 avril 2016 - L’Association des femmes professionnelles de la Communication (AFPC), a lancé ce jeudi 28 avril 2016 à Bangui, la première série d’activités en prélude à la célébration de la journée mondiale de la liberté de presse, le 3 mai prochain. Cinq établissements scolaires féminins ont été ciblés pour une campagne de sensibilisation autour du thème «Genre et Médias », destinée à susciter des vocations journalistiques auprès des jeunes filles après leur baccalauréat.

 

Ce jeudi, les élèves des lycées Pie XII, Marie-Jeanne Caron et Centrafricano-turque ont pu échanger avec des femmes journalistes expérimentées sur le concept du genre et les contraintes liées à l’exercice du métier de journaliste pour les femmes, l’éthique et à la déontologie journalistique. De l’avis de Marie-Chantal Pani, Présidente de l’AFPC, «c’est cette activité qui a mis en lumière le talent de certaines journalistes en herbe. Beaucoup d’entre elles disent désormais s’intéresser au monde des médias».

 

Dans la semaine du 2 au 6 mai 2016, les acteurs du paysage médiatique centrafricain vont faire un plaidoyer en faveur de la restructuration de leur secteur mis à mal par les crises récurrentes que la RCA a connu. La célébration de la Journée mondiale de liberté de la presse sera également un moment pour envisager le rôle des medias dans la reconstruction du pays notamment en ce qui concerne la réconciliation et la restructuration du tissu social.

 

La Maison de la presse et le Département des sciences de l’information et de la communication de l’Université de Bangui organiseront le 2 mai une conférence débat sur le thème «Journalisme face à la cohésion sociale ». La Synergie des medias centrafricains publiera un numéro spécial du bulletin «Siriri», paix en Sango, le 3 mai, tandis que l’Association des radios communautaires (ARC) produira une émission diffusée en synergie par 11 radios autour du thème «Apport des medias dans la consolidation de la cohésion sociale». La Radio Centrafrique, pour sa –part, restera plus proche du thème mondial «Accès à l’information et aux libertés fondamentales - C’est votre droit ! » en diffusant une série d’émissions sur l’accès à l’information mais également sur l’importance de l’information dans la prise de décision.

 

Consciente des défis de la presse centrafricaine dans un contexte post-conflit, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a apporté son appui à la tenue de ces activités.

 

 

NDLR : Il est incompréhensible que ce soit justement à deux jours de la célébration de la dite journée internationale de la liberté de la presse que la police vienne expulser les journalistes de la Maison de la presse et des journalistes de Bangui et fermer les portes de ladite maison comme la rédaction de CAP vient de l'apprendre. Un contentieux immobilier oppose la MPJ à la succession de feu le président Patassé qui revendique la propriété de l'immeuble qui abrite la MPJ. 

DEMARRAGE DES ACTIVITÉS LIEES A LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LIBERTÉ DE PRESSE
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Centrafrique-Presse.com
29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 12:04

 


(N’Djamena, Paris), 26 avril 2016 – Selon les résultats provisoires de l'élection présidentielle des 9 et 10 avril 2016, le président sortant Idriss Déby Itno a été réélu pour un cinquième mandat au premier tour du scrutin. Cette élection, marquée par des irrégularités et l’arrestation de plusieurs opposants politiques et membres de la société civile, est contestée par l'opposition qui accuse le président de « hold up électoral ». La FIDH, l'ATPDH et les organisations membres de la coalition #MonVoteDoitCompter appellent les acteurs à recourir aux voies légales disponibles pour régler les différends électoraux, et exhortent les autorités à cesser les violations des droits humains.

 

Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis plus de 25 ans, a été réélu avec 61,56 % des voix selon les résultats provisoires publiés le 21 avril par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et qui doivent être avalisés dans un délai de 15 jours par le Conseil constitutionnel. D’après les informations recueillies par nos organisations qui ont observé le processus électoral à N’Djamena et dans le reste du pays, le scrutin s’est déroulé dans un climat apaisé malgré de nombreuses irrégularités et la présence massive des forces de sécurité. Notamment, les observateurs ont pu constater l’absence de représentants de certains partis dans la plupart des bureaux de vote de N'Djamena et de certaines provinces ainsi que l’absence de procès-verbaux dans plusieurs bureaux à N’Djaména et de province. Ils ont aussi pu constater la disparition d'urnes et de procès-verbaux dans certaines localités. Des cas de votes multiples et de bourrage d'urne ont aussi été relevés. Les observateurs ont aussi fait part d’intimidation des électeurs de la part de militants du Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti au pouvoir, notamment contre certains chefs de village. Par ailleurs, le jour du scrutin la capitale a été quadrillée par des policiers, des gendarmes et des bérets rouges de la garde présidentielle. Cette démonstration de force et d'intimidation du pouvoir remet en cause la validité du scrutin qui n'a pu être exprimé librement. 

 

« Le Conseil constitutionnel doit prendre en compte les informations recueillies par nos organisations au cours de l'observation du processus électoral et le cas échéant invalider un scrutin marqué par de trop nombreuses fraudes et irrégularités » ont déclaré nos organisations.

 

Nos organisations sont particulièrement préoccupées par la situation qui règne actuellement à N'Djamena. Des tirs de militaires y ont été entendus à la suite de l'annonce des résultats et toute la nuit du 21 avril. Ce même jour, avant la publication des résultats, huit candidats avaient déjà accusé le pouvoir de fraudes et de "hold-up électoral", estimant qu'aucun candidat ne pouvait l'emporter au premier tour au regard des scores des candidats respectifs dans certaines régions. Ils dénoncent de nombreuses irrégularités au cours des opérations de vote. Cette contestation des résultats par l'opposition laisse craindre une vague de répression et d’arrestation par le pouvoir.

 

« Nos organisations exhortent tous les acteurs à faire preuve de responsabilité et à porter toute contestation relative à l’intégrité et à la crédibilité du scrutin devant le Conseil constitutionnel. Le juge électoral doit faire preuve d’indépendance et s'assurer que les différends soient réglés devant la justice pour éviter d’accroître le risque de violences » a déclaré Me Jacqueline Moudeïna, présidente de l’ATPDH.

 

Le 9 avril 2016, ont eu lieu les opérations de vote des militaires. Cette procédure de vote parallèle instaurée par des commandants et responsables militaires oblige les agents à soumettre leur bulletin de vote à leur responsable avant de le mettre dans l’urne. Lors de ces opérations de vote, une soixantaine de membres des forces de défense et de sécurité ont été arrêtés et amenés dans des lieux de détention secrets pour avoir contourné cette procédure en mettant directement leurs bulletins dans l’urne ou pour avoir choisi l’opposition. Les familles des militaires arrêtés sont toujours sans nouvelles d'eux, ce qui laisse craindre qu'ils soient emprisonnés, victimes de torture et de traitements inhumains et dégradants voire même qu'ils aient été tués. Le gouvernement a pour sa part expliqué ces disparitions par le fait que ces militaires soient partis en mission, ce qui semble très peu probable.

 

Par ailleurs, le Directeur départemental de campagne de M. Laokein MEDARD, Mr DIONADJI DIONHEUR, a été arrêté le 21 avril par des agents de l'Agence Nationale pour la Sécurité (ANS), détenu à l’ANS, puis déporté à MBAINAMAR et libéré le 27 avril après avoir subi des tortures.

 

Nos organisations exhortent les autorités tchadiennes à ouvrir une enquête indépendante et impartiale pour faire la lumière sur ces disparitions forcées, et à procéder immédiatement à la libération de toutes ces personnes.

 

« Nos organisations dénoncent les graves violations des libertés et droits fondamentaux qui ont actuellement lieu au Tchad, particulièrement la disparition forcée d'une soixantaine de militaires ayant voté pour l'opposition. Ces crimes odieux démontrent que le scrutin ne fut ni libre, ni transparent, ni crédible » a déclaré Dobian Assingar, représentant de la FIDH auprès de la CEMAC.

 

En outre, nos organisations dénoncent le harcèlement judiciaire et la répression à l'encontre des défenseurs des droits humains en amont des élections. M. Mahamat Nour Ibedou, M. Kaina Nadjo, M. Younouss Mahadjir et Mme Céline Narmadji (+ titres en note de bas de page), ont été arrêtés tour à tour les 21, 22 et 23 mars 2016 puis détenus arbitrairement pour avoir voulu organiser une marche pacifique contre la candidature à un cinquième mandat du Président Idriss Déby. Ils ont tous les 4 été condamnés à quatre mois de prison avec sursis le 14 avril 2016. Dr. Allazam Albissaty Saleh, porte-parole intérimaire de la coalition « Ça suffit », est quant à lui détenu arbitrairement depuis le 4 avril 2016. Il est accusé de « provocation à un attroupement non armé », d’« atteinte à l’ordre public » et d’« opposition à l’exercice de l’autorité légitime ». Nos organisations appellent les autorités tchadiennes à mettre un terme à toute forme de harcèlement, à l’encontre des représentants de la société civile et à libérer immédiatement et inconditionnellement toutes les personnes détenues arbitrairement.

 

« Le musellement de toutes les voix en faveur d'une alternance démocratique, et notamment de la société civile, a induit une peur généralisée auprès de la population compromettant la sincérité du scrutin. Une élection dans de telles conditions ne peut être considérée ni crédible ni démocratique,» a déclaré Paul Nsapu, secrétaire général de la FIDH.

 

« Mon vote doit compter »

Entre 2014 et 2016, 52 élections dont 25 élections présidentielles doivent se tenir dans 27 pays africains. Pour éviter les manipulations, fraudes et violences dues aux élections tronquées, la société civile africaine et internationale a décidé de se mobiliser au sein de la coalition « Mon vote doit compter ». Les sociétés civiles exigent des gouvernants qu’ils respectent leur droit légitime à choisir librement leurs représentants à l’occasion d’élections régulières, libres, et transparentes, par une mobilisation publique, des actions de terrains et un plaidoyer politique en amont de chaque scrutin jusqu’en 2016.



Contact presse :


FIDH, Audrey Couprie (français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 91 57 (Paris) - press@fidh.org

La FIDH est une ONG internationale de défense des droits humains qui fédère 178 organisations dans près de 120 pays. Depuis 1922, la FIDH est engagée dans la défense de tous les droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La FIDH a son siège à Paris et des bureaux à Abidjan, Bamako, Bruxelles, Conakry, Genève, La Haye, New-York,  Pretoria et Tunis. 

 

Tchad : Cinquième mandat présidentiel pour Idriss Deby au prix de nouvelles violations des droits humains
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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 11:58

 

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 28 AVRIL 2016

 

BANGUI, 28 avril 2016 (RJDH)–Le site d’information WikiLeaks a révélé des documents concernant deux sociétés chinoises qui ont commencé à chercher du pétrole dans le nord de la Centrafrique, il y a plusieurs années, et qui pourraient revenir au pays si la paix est de retour.


PTI-IAS et PTI-AL sont deux filiales, appartenant à l’Etat chinois, Poly Technologies. Selon WikiLeaks dont les informations ont été rapportées par RFI, dans une note du ministère centrafricain des Mines, datant du début 2015, on apprend que PTI-IAS a signé, en 2007, un contrat avec l’Etat centrafricain pour la recherche d’hydrocarbures dans l’extrême nord du pays, autour de Birao. Le permis renouvelé pour quatre ans par décret en juin 2012, est donc toujours valable.

 

La note révèle qu’un bonus de 2 millions et demi de dollars devait être versé à l’Etat, en février 2013, ainsi qu’un crédit de 3,4 millions de dollars en équipements.

 

Cependant, selon toujours Wikileaks, il n’y en aurait aucune trace. L’autre société, PTI-AL, dispose d’un permis de recherche daté de 2011 pour un bloc de 25 000 km carrés, au nord de Ndele, le long de la frontière tchadienne.

 

Selon la note, là non plus, aucune trace du bonus de signature. L’Etat aurait dû percevoir 10 000 000 de dollars ainsi qu’un prêt de plus de 45 000 000 de dollars sur trois ans.

 

Ces sommes ont-elles été détournées ou n’ont-elles jamais été versées ? La note ne donne pas des précisions sur les questions. Néanmoins, la note conseille juste au ministre de reprendre contact avec ces deux sociétés, en vue d’une reprise de leurs activités. C’est d’ailleurs ce que préconisait aussi, en mai 2015, le forum de Bangui qui souhaitait voir l’exploitation du pétrole centrafricain démarrer rapidement.

 

Lors du Forum de Bangui, les participants avaient recommandé que pour tout projet d’exploitation et octroi des permis, le dossier devrait être validé par l’Assemblée Nationale avant son entrée en vigueur. Une recommandation prise en compte dans la nouvelle constitution du 30 mars 2016.

 

Sur le terrain, le RJDH a constaté que les deux sociétés chinoises sont déjà dans les zones concernées, notamment à Birao et à Ndélé pour la prospection.

 

Des sources locales, au moins 500 jeunes de ces deux villes ont été recrutés pour des petits travaux d’aménagement des sites afin de faciliter l’installation d’une équipe pour la prospection à Ndele. Ces sources indiquent la prospection de Birao est finie et il ne reste que l’exploitation.

 

Les informations du RJDH révèlent que ces deux sociétés vont poursuivre la prospection jusqu’à dans la zone de Bossangoa dans l’Ouham, où des gisements pétroliers seraient aussi découverts.

 

Le pétrole Centrafricain est longtemps considéré comme source d’instabilité politique depuis les années 90 dans le pays et le départ d’au moins 3 présidents de la tête du pays.

 

Pour des observateurs de la vie publique, des conflits se créent par des puissances autour de son exploitation. Le nouveau pouvoir parviendra-t-il à extraire le pétrole Centrafricain? difficile de répondre à cette question.

Centrafrique : WikiLeaks fait des révélations sur deux sociétés pétrolières chinoises en RCA
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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 11:46

 

 

 

Les crises politico-militaires, qui ont entravés pendant longtemps,  les processus de développement économique de la République Centrafricaine depuis son accession à l’indépendance.  Nombreux observateurs, très souvent ne cessent d’indexer cette injuste tragédie. Par ailleurs sur les caractères essentiellement des faits. Mais aussi sur les cristallisations des problèmes de la gouvernance hasardeuses sans vision, ni  perspective avenir pour les citoyens basiques.  

 

Les qualifications ne manquent pas envers tous les dirigeants Centrafricains : pilotage à vue, gouvernance patrimoniale, clanisme, des bandes des copains… etc.  J’en passe. Cette situation on poussé des prétextes des énergumènes fou-furieux  à tort ou à raison, des soulèvements diverses et variées que la République Centrafricaine aujourd’hui n’a jamais trouvé une voie claire d’instabilités économiques, de développements.

 

Pour autant : Cette  République, malgré toutes ces difficultés à former autant des fils/filles de ce Pays, des cadres juristes, scientifiques et techniques. Tous ces dirigeants ont manqués de vision, dans  l’utilisation des toutes les ressources humaines, de qualités sur des bons critères : tels que la Compétence, de l’Expérience (savoir-faire), l’Intégrité (savoir être), s'avère un parcourt des combattants inqualifiables.

 

Seuls les courtisans doués pour des courtisaneries, et des flatteries souvent idolâtres, réussisses dans leurs projets sans conviction, non seulement pas pour aider leurs Pays malheureusement. Ils ou elles ont aucune  vision de la bonne gouvernance,  politique, pour le développement économiques du Pays. Leur objectif premier, pour vu que j’ai un titre honorifique en palliatif de mes échecs et parcours scolaires, universitaires, professionnelles et autres. Considérer que la politique est un tremplin, par manque de vigilances des faiseurs des rois, ils ou elles parviennent, malheureusement au détriment d’une réelle compétence. Depuis ce dernier temps, la République Centrafricaine à beaucoup gonflé le nombre des bras cassés dans les sphères politiques, administration d’état. Cette déficiente caractérisée surgirente, déclenche autre phénomène,  les factions armées sorties de tout bord, nous fait apparaître dans même occasion des généraux d’opérette sans discipline, ni d’état d’âme.  Prends en otage le peuple Centrafricain. Nous sommes nombreux à observer  avec beaucoup d’intérêt sur les jalons d’actions posés par le nouveau régime et son gouvernement attentivement. Savoir raison garder, en République Centrafricaine il n y a plus de la place à la médiocrité qui primait dans le passé. Mais au mérite, à l’excellence pour sauver notre Pays dans la pénombre obscurantisme, moyenâgeux.

 

Nous devrons tous œuvrés, que ces crises multiples politico-militaires qui demeurent, qui ont durement frappé notre Pays, piétinés le développement économique, continues de diffuser  les mêmes ondes de chocs négatifs, comme si elles n’ont pas atteints la cruauté avec une certaine régression sociologique, qu’aucun Pays de la sous-région dans son histoire ont atteints cela. Par ailleurs les dégressions  économiques avec des effets désastreux  nous interpelles et nous devrons réclamer  tous un effort de redressement vu les constats aujourd’hui. Il faut regarder maintenant devant et faire mieux. Nous devrons tous s’exiger l’excellence dans toutes entreprises, une gouvernance moderne, novatrice afin de relever notre Pays dans les concerts de la nation en vue d’un développement économique intégré. Introduire en mode de gouvernance moderne, j’attends l’introduction de la technologie dans les processus de reconstruction des administrations de l’Etat, pour mieux régulés les mécanismes de contrôles de l’Etat, dans l’exécution des tâches régaliennes.  

 

Notre Pays à tous les atouts nécessaires. Si ce n’est que, un problème d’organisation et de vision politique. Nous pouvions nous appuyer essentiellement par le biais de nos ressources humaines, naturelle « sous-sols », en utilisant dans son optimal ce que la nature nous a donnés. Que cette crise s’était vue propagée, en rejetant des millions de gens dans le dénuement les plus inhumaines.  Les pistes aujourd’hui sur le  DDR « désarmement démobilisation réinsertion » semble ardus … c’est le combat de David et Goliath, comme disait l’histoire : Subitement, le géant philistin, Goliath, se montra au sommet de la colline et ses paroles eurent la force du tonnerre : « Je défie quiconque de cette pitoyable armée, soit-il roi ou esclave, de se battre avec moi en duel. Le résultat de ce combat décidera du sort des deux nations, car la victoire du vainqueur sera la victoire de toute sa nation tandis que l'autre capitulera ». On critique hier sur des méthodes, démarches. On reprend les mêmes méthodes démarches de concertation, va savoir.  Il faut changer le fusil d’épaule, si ce n’est pas un abus de langage.

 

L’ordre institutionnel doit s’installer dans notre Pays, le régime, le pouvoir est maintenant légitime. Dixit dans le passé un de mes amis le régime de la transition n’était pas légitime, de facto non- respecté…etc. Peut-importe une transition, elle est dirigé par des fils et filles de ce Pays, le respect des institutions devraient être naturelle sans aucun prétexte. Tout bon fils de ce pays doit sortir de la médiocrité aider le Président maintenant légitimement élu par le peuple Centrafricain avoir les meilleurs approches de la réconciliation, de la reconstruction, afin que notre Pays sort dans cette crise aussi usante comme une grande maladie inguérissable. 

 

Tous  fils et toutes filles de la République doivent respectés les institutions et ces dirigeants.  Aucun marchandage ne devrait avoir une place quant à la négociation de la  gouvernance d’Etat, hors mis les caractères spécifiques des politiques des partis, de la société civil. Surtout ne pas s’affranchir des critères des  compétences, de l’expérience, d’intégrité assortie d’une vision de la gouvernance moderne. La rébellion armée est une méthode dévastatrice, y a qu’en Centrafrique les gens ne comprennent pas encore ça. Les ivoiriens ont vite compris que les seules voies de leurs salues c’est la renonciation, réconciliation et œuvrer pour la Paix. Maintenant se concentrer pour le développement de leur Pays.

 

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois

 

Dixit, cet adage : Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Ce proverbe provient de la Grèce antique, et il est cité en Français dès le XVIème s. par Érasme.

 

On peut aussi le dire autrement : Au pays des aveugles, qui n'a qu'un œil est appelé monsieur.


Au pays des boiteux chacun pense qu'il marche droit. Dire les borgnes sont rois. En réfléchissant différemment et de manière plus rationnelle, vous direz ” aux pays des aveugles les borgnes, et encore plus les bons voyants, sont maudits et condamnés à mort. Pourquoi ?! Parce que les “non aveugles“ voient différemment. Parce que les “aveugles” ne sont pas habitués à voir autrement. Aussi parce que l'habitude, handicape l'intelligence et écrase la connaissance d’autrui, du différent, du non habituel."

 

Les personnes très médiocres se moquent de celles qui se taisent mais qui en savent plus. Le peuple Centrafricain a bien démontré. Ce même peuple surprenant attend des actions concrètes.

 

La République doive triomphée sur les ennemies de la Paix.

 

Diaspora. Fait à Lyon 28/04/2016

 

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 00:02
La Centrafrique : sa découverte

 

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/  27/04/2016 05:27

 

Hier soir, Yanis Thomas, militant de l'association Survie, a animé un débat autour de la Centrafrique, à Bressuire. Le jeune homme de 28 ans vient de publier " Centrafrique : un destin volé, histoire d'une domination française " (collection Dossiers noirs numéro 26, édition Agone, 13 €). Cet ouvrier agricole s'est passionné pour cet état d'Afrique.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre sur la Centrafrique ?

 

Yanis Thomas : « Je milite au sein de l'association Survie, qui travaille sur l'action de la France dans ses anciennes colonies africaines, depuis cinq ans. Je m'intéresse aux questions militaires. Fin 2012, au moment où la Seleka renverse le président François Bozizé, cette recherche m'est apparue importante. C'est un pays assez méconnu à remettre sur le devant de la scène. Cela a été une vraie découverte. »

 

Quelle est la trame de votre ouvrage ?

 

« C'est un peu un livre d'histoire sur le rôle de la France en Centrafrique. Je me suis appuyé sur des articles de journaux et des écrits d'historiens. Ce livre est une lutte contre l'oubli des événements de Centrafrique, qui vit une grave crise depuis 2012. C'est un modèle de la France-Afrique avec le soutien puis le renversement de Bokasa, celui de Bozizé ou actuellement l'opération Sengaris. Régulièrement, la France intervient ou à un rôle dans la situation en Centrafrique. »

 

Quel message voulez-vous que le lecteur retienne de votre livre ?

 

« Je voudrais qu'il s'interroge sur l'action de la France en Centrafrique. J'essaie de montrer les zones d'ombre à ne pas oublier. Mon livre n'est pas un aboutissement, mais un point de départ pour s'emparer de toutes les questions que pose l'intervention française. »

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 23:40

 

 

http://adiac-congo.com/  Mardi 26 Avril 2016 - 18:45

 

Absent le 16 avril dernier, lors de la prestation de serment de son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, le nouveau président Centrafricain, Faustin Archange Touadera a effectué le 26 avril une visite de quelques heures pour la deuxième fois à Brazzaville, où il s’est entretenu avec le président Denis Sassou N’Guesso, fraichement réélu, et médiateur international dans la crise centrafricaine.

 

Devant la presse nationale et internationale, le chef de l’Etat Centrafricain, Faustin Archange Touadera, a indiqué qu’il est venu pour, non seulement féliciter le président Denis Sassou N’Guesso pour sa « brillante réélection », mais aussi pour exprimer dans les faits la reconnaissance de son peuple à l’égard du chef de l’Etat congolais pour tous les efforts consentis dans la recherche des solutions au conflit qui déchirait Bangui, et pour son implication dans le processus de transition en République centrafricaine, qui a abouti à la tenue réussie des élections présidentielle et législative.

 

« Pour des raisons d’agenda préalablement établi, nous n’avons pas pu effectuer le déplacement comme les autres pour venir assurer notre amitié au président Denis Sassou N’Guesso, dont le mandat a été renouvelé par le peuple congolais. C’est un fait important pour le Congo, mais aussi pour l’Afrique centrale, et pourquoi pas pour toute l’Afrique », a déclaré le président centrafricain.

 

« Le président Denis Sassou N’Guesso a beaucoup œuvré pour la paix en RCA. S’il y a eu des élections apaisées dans mon pays, c’est grâce aux efforts déployés par lui pour ramener la paix en tant que médiateur international dans cette crise. Et, il est de notre devoir de venir témoigner notre reconnaissance », a-t-il ajouté.

 

Répondant à la question sur le processus de désarmement en cours en RCA, le président Archange Touadera se doit de compter sur les Centrafricains, aussi, fondamentalement sur la diplomatie et la coopération internationales.

 

« Grâce à la médiation du président Denis Sassou N’Guesso, les partenaires de la communauté internationale sont venus au chevet de notre pays. Comme nous avons organisé les élections dans la transparence, et que le peuple centrafricain a montré sa volonté de tourner le dos au conflit, beaucoup de nos partenaires que nous rencontrons vont dans ce sens pour soutenir la paix, et nous appuyer dans le cadre du processus de désarmement que nous prévoyons dans les prochains jours », a expliqué le président, Archange Touadera.

 

« Depuis notre prise de fonctions, nous privilégions la paix et le dialogue avec les groupes armés. Nous avons entamé un processus de concertation avec l’ensemble de ces groupes pour voir comment allons-nous entamer ce processus. L’ensemble de ces groupes armés ont déjà signé des accords dans le cadre du DDR avec le gouvernement de transition. Nous allons multiplier les rencontres parce que le peuple centrafricain est fatigué de ce conflit récurrent. Lors des différents suffrages, il s’est exprimé pour dire qu’il veut la paix, et c’est dans ce sens que nous comptons travailler », a-t-il conclu.

 

Investi il y a près d’un mois, le nouveau président de la RCA a du pain sur la planche, car des défis énormes sont à relever. La réconciliation nationale des filles et fils de la Centrafrique, la reconstruction du pays et la relance de l’économie figurent parmi les défis qui attendent cet ancien Premier ministre centrafricain.

 

Rappelons qu' à la cérémonie d’investiture du président Denis Sassou N’Guesso, le 16 avril dernier, le chef d’Etat centrafricain a été représenté par son Premier ministre, Simplice-Mathieu Sarandji.

 

Yvette Reine Nzaba

 

Lu pour vous : Congo/RCA : Faustin Archange Touadera témoigne sa reconnaissance à Denis Sassou N’Guesso
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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 23:29
Radio France Internationale à Bangui !
Radio France Internationale à Bangui !

 

Invitation,

 

Radio France Internationale à Bangui !

 

L'Alliance française de Bangui vous donne rendez-vous ce samedi 30 avril et ce lundi 02 mai à 15h pour venir assister aux enregistrements en public de l’émission de RFI "Appels sur l'actualité" animée par Juan GOMEZ à l’Alliance.

 

Juan GOMEZ animera ce samedi 30 avril un plateau autour de la thématique de la réconciliation. Il recevra à cette occasion Madame la Ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation nationale Virginie Baikoua et d'autres invités.

 

Monsieur le Président de la République Centrafricaine Faustin Archange TOUADERA sera l’invité d’honneur du plateau de Juan GOMEZ, lundi 02 mai. 
 


 

A cette occasion, Monsieur le Président répondra aux questions posées par des centrafricains.


 

Nous vous attendons nombreux pour assister à ces événements d'exception!


 

PS: La direction de l'Alliance demande au public souhaitant assister aux enregistrements en public de confirmer votre présence dans la mesure du possible par retour de mail et de se présenter dès 13h30-14h pour le filtrage de sécurité.


 

La Direction de l'Alliance Française de Bangui.


 

PS: Veuillez trouver en pièce jointe les affiches des événements

Nous vous rappelons que nous sommes présents sur Facebook.


-- 

Alliance Française de Bangui
Rue du Poitou
B.P. 971 Bangui 
République Centrafricaine

 

elf.afbangui@gmail.com

 

Facebook: Alliance française de Bangui

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 23:06

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 27 avril 2016 - La Force de la MINUSCA fera la démonstration de sa capacité aérienne au cours d’un exercice conjoint mené avec l’opération Sangaris, ce vendredi, 29 avril, dans la localité de Damara (40 km au nord de Bangui). L’annonce a été faite par le porte-parole de la Force, lieutenant-colonel Rachid El Meckaoui, au cours du point de presse hebdomadaire de la mission onusienne, mercredi à Bangui.

 

Baptisé «Bamara » (le lion en Sango), cet exercice militaire veut montrer que le départ de Sangaris ne laissera aucun vide sécuritaire car la MINUSCA a la capacité opérationnelle de surveiller l’espace aérien centrafricain et de fournir l’appui feu nécessaire aux troupes au sol. Désormais, les hélicoptères MI35 de la Mission effectueront seuls les tâches qui étaient jusqu’à présent partagées entre la Force et Sangaris. Ces appareils sont déjà entrés en service, notamment pour la sécurisation des convois commerciaux et lors de la cérémonie de prestation de serment du Président Touadéra.

 

Selon El Meckaoui, l’exercice se déroulera en présence du Président de la République et des membres du Gouvernement, des responsables des forces de défense et de sécurité nationales, du corps diplomatique et des responsables de la MINUSCA.

 

De son côté, le porte-parole de la mission, Vladimir Monteiro a annoncé que le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté la résolution 2281, dans laquelle il proroge jusqu'au 31 juillet 2016 le mandat de la MINUSCA. Le Conseil demande Secrétaire général, dans un délai de trois mois, de procéder à un examen stratégique de la Mission, dont les recommandations lui seront présentées. «Le futur mandat de la MINUSCA doit être adapté aux nouvelles circonstances découlant de la fin de la transition » a-t-il poursuivi.

 

Par ailleurs, dans le cadre de la concertation permanente avec les autorités nationales, le Représentant spécial du Secrétaire général s’est entretenu cette semaine avec le Premier ministre ainsi que les ministres des Affaires étrangères et de la Justice. Les questions liées au mandat de la MINUSCA ainsi que les défis du nouveau gouvernement ont été au centre de ces rencontres, a indiqué le Porte-parole de la Mission.

 

Monteiro a également annoncé le lancementdes processus d’enregistrement d’ex-combattants à Paoua et Bangui, lundi dernier, dans le cadre de projets de réduction de la violence communautaire. A Paoua, l’enregistrement des premiers bénéficiaires a débuté dans le village de Pende avec les ex-combattants du Groupe des Patriotes dirigé par Fidel. Ils sont au nombre de 317 dont 264 hommes et 53 femmes. Ce projet financé à hauteur de 3,5 millions de dollars par le Fonds de consolidation de la Paix des Nations Unies, est exécuté en partenariat avec l’Office international des migrations (OIM). Il couvre les préfectures de l’Ouham, l’Ouham-Pende et de la Nana-Mambéré. Il offrira des opportunités économiques à environ 7.000 personnes, combattants et membres des communautés. A Bangui, l’enregistrement a débuté à Boy-Rabe, dans le 4ème  arrondissement, en faveur des ex-combattants anti-balaka. Facilité par la coordination nationale des anti-Balaka, cet exercice de profilage est supervisé par le Haut-Commissariat national au Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et à la Réforme du secteur de la sécurité (RSS). En deux jours, 104 personnes ont déjà été inscrites sur une prévision initiale de 1000 combattants.

 

En sus des initiatives de réduction de la violence communautaire, Vladimir Monteiro a annoncé qu’à Bambari, les activités de relance du dialogue communautaire se sont poursuivies avec un atelier sur l’analyse des conflits locaux à l’attention des membres de la Commission pour le dialogue intercommunautaire.

 

Le Porte-parole de la police, Oana Andreea Popescu, a indiqué de son côté que la Police centrafricaine et la Gendarmerie nationale continuent de veiller à la protection des populations civiles, avec l’appui de la composante Police et de la Force de la MINUSCA, et des Forces Internationales, conformément au mandat de la mission. La police de la MINUSCA poursuit également ses missions notamment les opérations de lutte contre la délinquance et le renforcement des capacités des Forces de sécurité intérieures.

 

 

Centrafrique: le mandat de la Minusca prolongé et adapté aux besoins

 

Par RFI  27-04-2016 Modifié le 27-04-2016 à 23:37

 

Dans sa résolution 2281, le Conseil de sécurité vient de renouveler le mandat de la Minusca en Centrafrique jusqu'au 31 juillet. Une prorogation de trois mois afin de permettre la conduite d'un examen stratégique de la mission créée en avril 2014. La mission onusienne devra ajuster son mandat à la situation actuelle.

 

Deux ans après la création de la Minusca, certains enjeux ont changé en Centrafrique. La transition est terminée et les élections ont abouti à la mise en place de nouvelles autorités. Selon le Conseil de sécurité, le mandat de la mission onusienne doit donc être ajusté.

 

Dans sa résolution, il demande au secrétaire général de discuter avec le gouvernement centrafricain pour faire en sorte que le futur mandat de la Minusca s'adapte à cette nouvelle situation et il donne à Ban Ki-moon jusqu'au 22 juin pour faire des recommandations.

 

Les points à améliorer

 

Le 15 avril dernier, le patron des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, avait énuméré un certain nombre de points clés qui nécessitait des progrès. La mise en place effective d'un programme de DDRR (Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et Rapatriement des ex-combattants). La réforme du secteur de la sécurité, c'est-à-dire essentiellement de l'armée. Mais encore le rétablissement de l'autorité de l'Etat, le renforcement de l'appareil judiciaire et le dialogue avec les groupes armés qui contrôlent encore de vastes étendues du territoire.

 

Hervé Ladsous avait aussi évoqué ce « véritable fléau » que constituent les nombreuses allégations de viols et abus sexuels impliquant des casques bleus, en indiquant que le secrétariat travaillait au renforcement de l'assistance aux victimes et des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés.

 

LA CAPACITÉ OPÉRATIONNELLE AÉRIENNE DE LA MINUSCA PRÉSENTÉE AUX AUTORITÉS CENTRAFRICAINES
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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 22:52
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le pré-DDR entre dans sa phase décisive

 

http://rjdh.org/  PAR NOURA OUALOT LE 27 AVRIL 2016

 

BANGUI, 27 avril 2016 (RJDH) — La Minusca a entamé dans ces derniers temps des activités du pré-DDR à Paoua et à Bangui. Il s’agit d’un processus de profilage socioprofessionnel. Ces activités d’après cette institution onusienne entrent dans le projet de réduction des violences communautaires. Cette information est donnée ce mercredi par Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca lors de la conférence de presse hebdomadaire.

 

L’enregistrement a commencé le 25 et 26 avril respectivement à Paoua et à Bangui. L’identification est faite en partenariat avec les groupes armés car, selon la Minusca, ils ont établis des critères. L’opération concerne tous les ex-combattants et les groupes d’auto-défenses.

 

La plupart de ces hommes armés ont répondu favorablement à cette activité, d’après Vladimir Monteiro porte-parole de la Minusca, « à Paoua l’enregistrement a commencé dans le village Pende. 317 personnes dont 53 femmes sont en train d’être enregistrés actuellement. L’enregistrement se poursuivra dans la préfecture de l’Ouham, Ouham-Pendé et Nana-Mambéré. A Bangui, le projet a commencé dans le 4ème arrondissement avec les ex-combattants Anti-Balaka du quartier Boy-Rabe. 104 personnes ont été enregistrées sur une prévision initiale de 10.000 ex-combattants. Le projet pourra s’étendre en fonction des résultats obtenus de cette première expérience ».

 

Pour Mamert Sinarinzi, responsable section DDR à la Minusca, le processus DDR pourrait être une réussite qu’à travers deux choses, « la volonté politique, c’est-à-dire les gens qui ont signé cet accord sont engagés réellement à aller de l’avant et mettre en œuvre ce qu’ils ont accès; et les principaux acteurs doivent aussi encourager leurs combattants à adhérer au processus ».

 

Pour lui, c’est un processus de sensibilisation qui doit être toujours dans la volonté politique. La restauration de la  condition sécuritaire est aussi importante pour que « les gens qui déposent les armes de retour dans leur communauté ne risquent pas quelques choses. C’est  une affaire de l’Etat et la Minusca vient seulement en appui », a dit ce dernier.

 

Le conseil de sécurité de la Minusca a adopté hier la résolution 22.81. Cette résolution prolonge le mandat de la Minusca à trois mois, à compter du 26 avril au 31 juillet 2016.

 

 

Centrafrique : Trois médailles de la paix décernées aux trois leaders religieux

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 27 AVRIL 2016

 

BANGUI, 27 avril 2016 (RJDH)–Les trois leaders de la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique ont reçu le 22 avril dernier chacun une médaille de la paix  par la fondation Hollandaise Roosevelt aux Pays-Bas. Cette médaille de paix leur a été décernée pour leur travail dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale en RCA.

 

Ce prix est décrété en la mémoire de l’ex président américain Francklin Roosevelt qui avait proclamé les quatre vérités à savoir la liberté d’expression, la liberté de culte, le Droit à la vie et la liberté de la peur qui devraient être respectées à travers le monde.

 

Les trois leaders religieux à savoir Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, l’Imam Oumar Kobine Layama, et le Pasteur Nicolas Guérékoyame Gbangou ont reçu cette médaille de la paix en reconnaissance de leur travail fait depuis trois ans que la crise militaro-politique a commencé en Centrafrique.

 

D’après le Pasteur  Nicolas Guérékoyame, ils n’ont pas été consultés au préalable, « nous nous sommes levés pour défendre le peuple centrafricain et lancer des appels à l’apaisement, au respect du Droit de l’Homme, au respect de la personne humaine et toutes nos activités étaient suivies à travers le monde. Voilà pourquoi nous avons été confiés aux Pays-Bas. Nous n’avons pas été de près associés au critère de choix mais il a plu à la fondation Roosevelt de nous désigner parmi les lauréats », a-t-il expliqué.

 

D’après ce dernier, cette médaille a une valeur importante, « nous avons bénéficié de cette médaille mais elle n’a pas été accompagnée de quoi que ce soit, sinon que de la reconnaissance internationale », a –t-il confié.

 

Ces trois leaders religieux affirment avoir placé cette médaille sous le signe de la compassion et de l’espérance pour le peuple centrafricain en général et en particulier ceux qui ont perdu des êtres chers et ceux qui ont subi des exactions et des sévices.

 

C’est la quatrième médaille reçue par ces religieux depuis leur implication dans la recherche de la paix en Centrafrique.

 

 

Centrafrique : 1315 Officiers et agents de police judiciaire prêtent serment

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 27 AVRIL 2016

 

BANGUI, 27 Avril 2016 (RJDH)—1315 Officiers de Police Judiciaire (OPJ) et agents de police judiciaire ont prêté serment ce mercredi 27 avril 2016. La cérémonie de la prestation a eu lieu au palais de l’Omnisport à Bangui en présence du corps judiciaire.

 

Des mains en l’air devant le Procureur de la République, le président tribunal de Grande Instance de Bangui et des Greffiers en Chef, ces 1.315 officiers de police judiciaire ont juré de respecter les engagements.

 

« Je jure ! », c’est en ces termes que les prestataires ont levé leurs mains droites pour prononcer ce mot à l’occasion de cette cérémonie après plusieurs années de retard pour des raisons de crises dans le pays.

 

Célestin Dokoula, chef d’État-major de la gendarmerie, a affirmé que cette prestation n’avait pas eu lieu dans le passé compte tenu du contexte de conflit en Centrafrique, « depuis les crises, les gendarmes formés n’ont pas ce privilège de prêter serment. Cette occasion nous est présentée aujourd’hui de les rassembler pour qu’ils puissent prêter serment et exercer leur devoir en tant que agents et officiers de police judiciaire », a indiqué Célestin Dokoula.

 

Le Procureur de la République Ghislain Gresenguet invite les prestataires à faire preuve de leurs engagements, « je vous invite à respecter vos engagements pris devant de la loi centrafricaine et non de faire des arrestations arbitraires »,  a lancé le procureur de la République.

 

Jules Davy-Kossa, Capitaine-médecin et l’un des prestataires, le travail étant difficile, ils vont  déployer des efforts pour mettre en application ces engagements.

 

Depuis 2013, les gendarmes n’ont pas prêté serment à cause la crise dans le pays.

 

 

Centrafrique: l’Organisation des  »mamans centrafricaines » invite le public à garder la ville propre

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 27 AVRIL 2016

 

BANGUI, 27 avril 2016(RJDH) —la présidente de l’Organisation des  « Mamans Centrafricaines » pour le Développement (OMCD) Jeannette Santili, a dans une interview accordée au RJDH ce mercredi 27 Avril, invité la population Banguissoise à garder leur environnement sain. Un appel lancé suite au délabrement de la ville de Bangui.

 

RJDH : Madame la présidente de l’OMCD Jeannette Santili vous avez initié un projet d’assainissement de la ville de Bangui, pourquoi une telle initiative ?

 

JS : Dans la dénomination de l’Organisation, il y a le mot mamans, par ce que c’est elle qui est habilité à prendre soins de sa famille, d’assurer l’éducation des enfants voir de s’occuper de toute la famille. C’est pourquoi, nous avons eu cette vision de créer cette ONG. Nous avons intégré le volet environnemental par rapport au délabrement avancé de la ville de Bangui. Le financement de la BAD et l’appui de la Mairie de Bangui ainsi que le ministère du Plan, nous a permis de nettoyer les arrondissements de la capitale pour donner du travail aux mamans et aux jeunes. Donc, nous invitons les centrafricains à jeter les ordures dans les poubelles afin de faciliter le travail à cette organisation.

 

RJDH : A part le volet d’assainissement, existent-ils d’autres domaines d’activités de l’OMCD ?

 

JS : Vous savez le pays a connu des crises et le tissu social est déchiré. Maintenant on parle de la cohésion sociale, du pardon,  de vivre ensemble et l’OMCD a tendu la main en faisant appel aux maires de chaque arrondissement de Bangui.  A travers leurs concours, nous recevons des mains d’œuvre pour que chacun bénéficie de ce projet. Ceci pour permettre de vivre ensemble entre les habitants.

 

RJDH : Le projet tire à sa fin et d’autres endroits sont encore insalubres. Que comptez-vous faire après la fin de ce financement ?

 

JS : Cela fait plus d’une année que l’OMCD mène des activités avec ses propres moyens. C’est la première fois que nous avons reçu un financement de la Banque Africaine de Développement et cela a permis aux mamans et aux jeunes de souffler. Notre souhait envers les autres partenaires c’est de nous aider dans ce sens.

 

RJDH : Le projet d’assainissement à commencer depuis quelques semaines dans les arrondissements de Bangui, quelles en sont les avancées?

 

JS : C’est que nous avons décroché ce financement de la BAD, nous avons mis de boucher surtout la période coïncidait à l’investiture du président de la République puisse qu’il y avait des invités de marque conviés à cette cérémonie. Nous avons commencé à badigeonner la ville de Bangui afin de rendre au moins la ville saine. Nous avons procédé au désherbage et au ramassage des ordures. L’OMCD a fait le travail de sensibilisation des Banguissois  afin de ne pas jeter des ordures par terre. Nous avons créé des poubelles pour permettre aux gens de déposer des ordures afin de garder l’environnement sain.

RJDH : Madame Jeannette Santili merci !

JS : à moi de vous remercier !

 

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