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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 21:50
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Des Anti-Balaka s’entretuent à Bambari

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 16 OCTOBRE 2015

 

Trois personnes tuées et sept autres blessées jeudi 15 octobre après des affrontements attribués à un groupe d’anti-Balaka à Bambari. Le conflit d’autorité serait à l’origine de ces violences.

 

Selon Théophile Nguerengou, un habitant joint par le RJDH, « Tout a commencé quand un ex-chef des Anti-Balaka de la ville de Bambari détenu à la prison carcérale de Bangui qui, après son évasion, voulait reprendre en force les chaines de commandement des troupes dans la région et cela a tourné au drame. »

 

Le bilan fait état de trois personnes tuées, parmi elles l’auteur des troubles et un autre élément Anti-Balaka de la ville de Bambari. Sept personnes sont blessées.

 

Le calme est revenu dans la ville après l’intervention de la Minusca basée dans la région. Les victimes ont été admises à l’hôpital de Bambari.

 

Contacté par le RJDH,  le service de l’information publique de la Minusca à Bangui a promis fournir des  informations détaillées sur ce dossier.

 

 

DDR-R après les élections, certains groupes armés boudent

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 16 OCTOBRE 2015

 

Le porte-parole de la Minusca Hamadoun Touré a relevé lors de la conférence de presse hebdomadaire de la mission onusienne que le processus du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement sera véritablement lancé après les élections. Cependant, certains groupes armés déplorent le rallongement de ce processus.

 

« Le DDR-R va coûter une trentaine de millions de dollars qui ne sont pas encore disponibles. Après les élections, un autre gouvernement viendra, on fera le DDRR et la Réforme du Secteur de Sécurité », a déclaré Hamadoun Touré.

 

Pour justifier les opérations du DDR-R après les élections, Hamadoun Touré parle d’abord d’un plan national, du DDR-R. « Il faut un plan Centrafricain du DDR-R. Avec les autorités compétentes Centrafricaines, nous sommes en train d’élaborer ce plan », a dit le porte-parole de la Minusca.

 

Le pré-DDR…

 

Le porte-parole de la Minusca a relevé qu’en attendant la finalisation du plan national du DDR-R, le pré-DDR dont les activités ont été initiées pour permettre aux ex-combattants et aux populations des zones à risque d’avoir des activités qui leur rapportent des revenus.

 

« C’est pour les éloigner de l’utilisation des armes et les aider à mieux vivre et répondre à leurs préoccupations que le pré-DDR a été initié et il a commencé à marcher pour pacifier l’environnement en attendant les élections », a soutenu Hamadoun Touré.

 

 …Et la position de certains groupes armés

 

La compréhension et la position de certains groupes armés varient. Le général de l’ex-Séléka Alkatim a confié au RJDH que le  « Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) » est prêt et attend toujours le déclenchement de ce processus.

 

« Notre mouvement a signé l’accord de principe pour le DDR-R. Nous avons cessé des hostilités, libéré les enfants soldats et nous sommes confiants que le processus pourra démarrer même après les élections, pourvu que ça ne soit pas une tromperie », a rapporté Issène Ndokoro Abdoul Bassité, porte-parole du MPC.

 

Selon lui, plusieurs recommandations ont été envoyées au gouvernement de la transition dans ce sens. « Nous avons suggéré la réinsertion des éléments des groupes armés dans les forces de défense, à la gendarmerie, à la police et au services des eaux et forêt », a rappelé Issène Ndokoro Abdoul Bassité.

 

Si le MPC s’aligne dans la logique du Processus DDR-R,  le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam justifie son intention de prendre Bangui par le fait que le pré-DDR n’a pas donné un bon résultat.

 

« Dans les mois passés on a amené 10.000.000 d’euros pour le pré-DDR (Désarmement Démobilisation Réinsertion) mais où est ce que le gouvernement a mis cette somme? Ne suffit-elle pas à calmer nos tensions? », a dit dans une déclaration Zacharias Ousmane Mano.

 

Cette affirmation n’a pas été confirmée par une source de la présidence, proche du dossier.

 

Un responsable des Anti-Balaka joint par le RJDH a souligné que ce processus devrait être véritablement lancé avant les élections afin de garantir un climat de sécurité pendant le processus électoral.

 

« En réalité le DDR-R devrait se faire avant les élections. Nous avons compris le souci des partenaires d’aller vite aux élections mais ils doivent aussi comprendre notre souci d’allez vite au DDR-R. Circuler avec des armes pendant le processus électoral est un risque.  Rallonger le DDR-R est un danger pour la population », a souligné un surnommé ‘’Colonel Z’’ aux alentours de Bégoua.

 

Des violences se poursuivent dans certaines régions du pays. Plusieurs groupes armés circulent avec des armes, d’autres sont cantonnés dans des bases militaires avec des armes.

 

 

Centrafrique : La communauté humanitaire condamne l’attaque contre l’équipe MSF à Bangassou

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 16 OCTOBRE 2015

 

Le Coordonnateur humanitaire, Aurélien A. Agbénonci et toute la communauté humanitaire en République centrafricaine (RCA) condamnent dans un communiqué l’attaque à l’encontre de l’équipe de Médecin sans Frontières (MSF) survenue dans la nuit du 14 au 15 octobre à Bangassou dans la préfecture de Mbomou.


D’après le communiqué, des éléments armés se sont introduits à la base de MSF à 22h00 et ont attaqués le personnel. Ces éléments ont kidnappé quatre membres du personnel et les ont relâchés 30 minutes plus tard. Un employé international a été grièvement blessé mais sa vie n’est pas en danger grâce à une intervention chirurgicale d’urgence.

 

«Je condamne cette attaque avec vigueur et j’appelle tous les groupes armés à respecter la vie et la liberté d’action des travailleurs humanitaires présents en République centrafricaine pour apporter l’assistance aux personnes affectées par la crise », a déclaré M. Agbénonci.

 

Le Coordonnateur humanitaire se dit attristé par cette attaque. «Je suis vraiment attristé de voir les attaques contre les personnes qui mettent leurs propres vies en danger pour sauver d’autres. Cela est inadmissible et doit s’arrêter », a conclu M. Agbénonci.

 

Le communiqué note que le Coordonnateur humanitaire a profité d’une rencontre avec le  bureau du Conseil National de Transition (Parlement) pour réitérer sa condamnation. Il suggère en outre à la représentation nationale de lancer un appel pour que cessent les violences vis-à-vis des acteurs humanitaires.

 

« La communauté humanitaire lance un appel pressant à l’ensemble de la population de favoriser l’accès et l’assistance des acteurs humanitaires qui travaillent selon les principes humanitaires qui sont l’humanité  la neutralité, l’indépendance, et l’impartialité », ajoute le communiqué.

 

Des humanitaires ont été ciblés pendant les violences de fin septembre à Bangui. Certains ont vu leurs bases pillées. L’accès humanitaire est encore réduit mais les structures humanitaires sont déterminer à ne pas abandonner la Centrafrique qui traverse une crise sécuritaire et humanitaire depuis près de trois(3) ans.

 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:38

 

 

Par Hugo Domenach| Le Point Afrique - 15/10/2015 à 18:45

 

Mélange de jogging et de jonglage, le joggling est devenu la passion insolite des habitants de Bocaranga, dans le nord-ouest de la Centrafrique. Récit.

 

Depuis quelques mois, les habitants de Bocaranga, une petite ville du nord-ouest de la République centrafricaine, située dans la préfecture rurale de l'Ouham-Pendé, s'adonnent à une nouvelle passion insolite : le joggling. Mélange de jogging et de jonglage, ce sport consiste à jongler avec des balles au pas de course. Mais qui a bien pu importer dans cette ville perdue au milieu de l'Afrique ce passe-temps récréatif, traditionnellement pratiqué par des tribus amérindiennes ?

 

Le coupable de cette frénésie pas comme les autres se nomme Richard Ross, 30 ans, originaire de Gloucester, dans le Massachusetts (États-Unis). Membre de l'ONG International Rescue Committee (IRC) depuis le mois de février, le travail de Richard consiste à aider la population de Bocaranga à développer une économie durable. Plus facile à dire qu'à faire : la République centrafricaine, qui compte environ 4,5 millions d'habitants, sort de deux ans de conflits entre milices musulmanes et chrétiennes, et de dix ans de coups d'État à répétition. Aujourd'hui, la situation est un peu plus stable : un gouvernement de transition est à la tête du pays et des élections devraient être organisées en 2015 si les événements actuels ne les empêchent pas avec des conflits qui éclatent encore régulièrement, comme celui qui a fait des dizaines de morts en septembre. Un contexte qui pèse forcément sur la population. "J'ai vu beaucoup de pauvreté, notamment en Inde et au Sénégal. Mais ici, c'est vraiment très difficile de travailler parce c'est très enclavé. Il n'y a quasiment pas de route. Les jeunes garçons n'ont presque aucune perspective d'avenir", décrit Richard. Pour occuper certains d'entre eux, il a créé un club de joggling : le ‪#‎CarJugglingClub (il utilise le hashtag pour poster des photos et des vidéos sur Facebook, et Instagram où il est inscrit sous le nom de @theurbanjoggler).

 

"Un jour, un petit garçon est venu me voir avec trois oranges et il m'a dit : Regarde ça !"

 

Pourquoi Richard a-t-il choisi ce sport qui semble, à première vue, impossible à pratiquer pour n'importe quel être humain normalement constitué ? Il a commencé à le pratiquer régulièrement lors de ses études de développement international à l'American University de Washington DC. "J'étais capitaine de l'équipe de jonglage de ma fac. Je faisais aussi du jogging. Quelqu'un m'a suggéré de faire les deux en même temps. J'ai essayé et je me suis rendu compte que c'était très compatible. À partir de ce moment-là, je n'ai plus fait que ça", raconte-t-il. Richard le joggler a traîné ses yeux bleus, ses balles de tennis, son tee-shirt des années 1990 et sa casquette aux quatre coins du globe. À New York, et notamment à Central Park, lors de son stage à l'Unicef ; au Sénégal, où il est parti après ses études avec le Corps de la paix (Peace Corps), une agence gouvernementale créée en 1961 par John Fitzgerald Kennedy, dont l'ambitieuse mission est de favoriser la paix et l'amitié dans le monde ; à New Delhi, en Inde, où il participé à un projet de recherche pour le Centre International de recherche sur les femmes (ICRW) ; et même à Paris où il a couru le marathon en jonglant pour réunir des fonds pour l'association sénégalaise Taliberté, un centre d'accueil pour enfants au Sénégal.

 

S'il avait déjà utilisé du joggling dans un but caritatif, il ne se doutait pas que son sport préféré allait emporter un tel succès en République centrafricaine. Quand il a commencé à travailler à Bocaranga, il n'avait pas prévu de créer un club. Il pratiquait juste sa passion l'après-midi, après le travail. Mais Richard, qui est presque le seul occidental du coin (il y en a un autre qui s'appelle aussi Richard et qui travaille également pour une ONG, ce qui crée parfois de la confusion au sein de la population locale), n'est pas passé inaperçu. "Un jour, un petit garçon est venu me voir avec trois oranges et il m'a dit : regarde ça ! C'était incroyable. Il jonglait, mais ne pouvait pas rester immobile. Il ne savait le faire qu'en courant."

 

"Il y a autant de musulmans que de chrétiens qui pratiquent le joggling"


Depuis, l'engouement a gagné tout le village. Tous les samedis matin, les enfants se réunissent autour de lui pour pratiquer le joggling. Ils font des cercles en courant, et jouent à des jeux inventés par leur coach sportif. Leur préféré : si tu laisses la balle tomber, tu es éliminé. Quand il ne reste que trois finalistes, ça se corse. L'un d'entre eux doit ajouter de nouvelles figures et les autres doivent suivre. "Aujourd'hui, partout où tu vas dans le village, les habitants jonglent dans tous les coins", se réjouit Richard. Même les filles qui restaient spectatrices au début ont sauté le pas. Cristelle, surnommée KiKi, est la première fille de Bocaranga à avoir appris à jongler. Elle a ouvert la voie puisque trois autres filles ont rejoint le club depuis.

 

Mais pour lui, le joggling est beaucoup plus qu'un simple divertissement. Il permet de créer du lien et d'apaiser les tensions entre les habitants : "Beaucoup de musulmans sont partis à cause des conflits, mais ceux qui sont restés s'entendent bien avec les chrétiens. Il y a autant de musulmans que de chrétiens qui pratiquent le joggling. Quand ils sont là, ils ne pensent pas aux conflits inter-religieux qui ont lieu dans le pays. Ce sont simplement des enfants", décrit-il enthousiaste. Il explique aussi que ce jeu favorise la confiance en soi. "Pour réussir, tu dois prendre du temps et t'investir. Et au bout de trois ou quatre heures, tu pourras y arriver. Ça envoie un message positif à un petit garçon ou une petite fille : s'il se consacre à quelque chose, il peut réussir !" explique Richard qui souhaite diffuser cette pratique aux enfants du monde entier. "Que ce soit dans un environnement rural post-conflit comme Bocaranga, pour les enfants des rues d'une grande ville, ou dans les camps de réfugiés, ça débloque le potentiel d'une personne", avance-t-il. Richard Ross le joggler est loin d'être un clown.

 

© DR

Lu pour vous : République centrafricaine : Bocaranga, capitale mondiale du joggling
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:29

 

 
 
Il faut faire la lumière sur la gestion du crédit de fonctionnement alloué à l’Autorité Nationale des Élections. 
 
 
 
N’Djamena, le 16 octobre 2015 - Alors que les efforts inlassables des autorités de la Transition et la détermination des partenaires internationaux ont permis de relancer le processus électoral qui s’enlisait, le Président de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) a décidé, contre toute attente, ce mardi 8 octobre 2015, d’abandonner les charges qu’il occupait depuis bientôt deux ans. 
 
Même si manifestement cette démission fracassante de Monsieur Dieudonné Kombo-Yaya ne constitue nullement un frein à la poursuite des activités de l’ANE, elle jette néanmoins le trouble dans l’esprit de nos compatriotes qui, en s’inscrivant massivement sur la liste électorale, ont voulu transformer leur douleur actuelle en une démarche de paix et de réconciliation nationale à travers une farouche volonté d’aller aux élections dans les meilleurs délais. 
 
Tout en prenant acte de cette démission que rien ne saurait justifier — surtout pas la vanité des uns ou la susceptibilité des autres —,  j’exhorte le Gouvernement à commander, le plus tôt, un audit sur la gestion du crédit de fonctionnement mis à la disposition de l’ANE par les autorités de la transition. Tout doit être mis en oeuvre pour faire la lumière, rien que la lumière, encore la lumière sur les raisons de plusieurs mois d’immobilisme occasionnant un retard considérable dans le processus électoral mais également sur l’utilisation des deniers publics alloués à l’accomplissement de la mission dévolue à l’Autorité Nationale des Élections. 
 
Le retour urgent à la légalité constitutionnelle passe aussi par cette exigence de responsabilité et de transparence dans la gestion de la chose publique. 
 
 
 
Georges Adrien Poussou 
DÉCLARATION N°02/10/2015 de Georges Adrien Poussou
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:13

 

 

 

 

 

Lu pour vous : Centrafrique : repli différé pour les soldats français de Sangaris
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:06

 

 

16/10/15 (AFP)

 

Au moins une personne a été tuée et dix ont été blessées à Bangui lors de nouvelles violences dans le quartier majoritairement musulman du PK-5, a-t-on appris vendredi de sources militaire et hospitalière.

 

Ces violences, accompagnées de tirs nourris, dans la soirée de jeudi, ont fait fuir des milliers d'habitants vers d'autres quartiers de la capitale centrafricaine. Vendredi matin, le calme était revenu et nombre d'entre eux regagnaient leur domicile, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

"Ces nouveaux affrontements ont éclaté à la suite de la mort d'un jeune musulman qui a été tué par des individus supposés anti-balaka (miliciens majoritairement chrétiens). Ceux-ci ont ensuite lancé des attaques contre le PK-5 repoussées par des musulmans armés", a expliqué sous couvert d'anonymat une source militaire.

 

Ces affrontements ont fait au moins un mort et près de 10 blessés, selon une source hospitalière. Certains habitants ont toutefois fait état de trois décès.

 

Ce regain de violences au PK-5 survient après les affrontements de fin septembre qui avaient fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme.

 

Dans les deux cas, c'est l'assassinat d'un musulman dans le quartier du PK-5 qui a été à l'origine des heurts.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française, un des pays les plus pauvres au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

Le niveau des violences a depuis considérablement baissé, mais de nombreux groupes armés continuent de sévir, entrainant notamment un nouveau report des élections présidentielle et législatives dont le premier tour était prévu le 18 octobre.

 

La présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, mène des concertations depuis lundi avec "les forces vives de la nation" sur la situation sécuritaire et le choix de nouvelles dates pour les élections.

 

 

RCA: des hommes armés attaquent le quartier PK5 à Bangui

 

Par RFI 10-2015 à 00:32

 

Des hommes armés supposés être des anti-balaka ont attaqué le quartier majoritairement musulman du PK5 ce jeudi en fin d'après-midi à Bangui, la capitale centrafricaine. Le bilan est encore incertain, mais plusieurs blessés sont à déplorer.

 

Les échanges de tirs ont commencé aux alentours de 17h, jeudi, à Bangui, la capitale centrafricaine. Des hommes armés, a priori des anti-balaka, selon les témoins interrogés, ont attaqué le quartier du PK5, majoritairement musulman, ainsi que plusieurs quartiers environnants. Les hommes du PK5 ont aussitôt réagi et les échanges de tirs entre les deux factions se sont poursuivis pendant près de deux heures.

 

Mais rapidement, les forces de polices et militaires de la Minusca se sont déployées autour et dans les quartiers et ont réussi à disperser les différents belligérants. Très critiquée pour sa présumée passivité durant les événements meurtriers de fin septembre, la force onusienne a été saluée jeudi par les habitants des quartiers où ont eu lieu les violences.

 

Le bilan est encore provisoire, entre deux et huit blessés, mais on sait que les premiers tirs ont eu lieu à proximité d'un terrain de foot. Les victimes sont majoritairement des civils.

 

Vers 19h, la pluie battante a fini par faire taire toutes les velléités des combattants.

Centrafrique au moins un mort et dix blessés à Bangui dans de nouvelles violences
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 01:13

 

 

http://kangbi-ndara.info/   Oct 15, 2015

 

Kangbi-ndara.info / « S’il est  démagogique  d’affirmer  aujourd’hui qu’il faut d’abord un désarmement total des milices  avant d’organiser les élections, il est également irresponsable et même vain d’inviter la population civile à des meetings et à des longues séances de vote  sans désarmer au préalable ces seigneurs de la guerre et de la haine qui se sont publiquement exhibés ces dernières semaines avec des armes de tous calibres », estime le candidat à la présidentielle du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricaine, Martin Ziguélé, dans cette nouvelle tribune à Kangbi-ndara. Martin Ziguélé  aborde dans cet entretien l’actualité politique et sécuritaire des trois dernières semaines.

 

Kangbi-ndara : Monsieur  Martin Ziguélé bonjour,  comment appréciez-vous l’Actualité centrafricaine ces derniers temps ? 

 

Martin Ziguélé : Bonjour et merci pour l'opportunité que vous m'offrez de m'adresser à vos lecteurs.

L'actualité de notre pays depuis quelques semaines n'est pas agréable, c'est le moins que l'on puisse dire. Déjà il y'a quelques mois, je disais que si vous demandiez à dix Centrafricains habitant Bangui de vous dire  quelle est leur préoccupation principale, neuf sur dix vous répondraient " la sécurité". Si vous posiez la même question à nos compatriotes de l'intérieur du pays, dix sur dix vous répondraient la sécurité. Mais aujourd’hui, dix Centrafricains sur dix, à Bangui comme en province, placeraient la sécurité au centre de leur préoccupation.

 

La dégradation  brusque de la situation à Bangui depuis le samedi 26 septembre suite à cet  incident malheureux du corps  retrouvé au quartier Combattant, a été le détonateur d'une vague d'atrocités sans précédent, accompagnée d'initiatives insurrectionnelles.

 

 A peine l'accalmie commençait-elle à revenir à Bangui que toute la ville a commencé à bruir des rumeurs d'une descente imminente sur Bangui  de certains éléments armés de l'ex-Séléka, stoppés depuis samedi avant Sibut.

 

 Nous continuons donc à pleurer des morts, et je partage la douleur des familles éplorées, comme nous continuons à vivre ce spectacle insoutenable  de déplacés dans des camps de fortune.

 

De même il y'a des actions répétées dans le but avoué  d'asphyxier économiquement Bangui par l'insécurité volontairement entretenue sur le corridor Bangui-Garoua-Boulai.

 

Quelles sont les réelles causes des « divagations  politiques » et sécuritaires dont fait montre le régime transitoire en place ?

 

MZ : Je ne comprends pas ce que vous voulez dire par "divagations politiques et sécuritaires", mais je suppose que vous voulez parler des difficultés politiques et sécuritaires et des réponses gouvernementales que vous estimez insuffisantes. Si c'est le cas, ce n'est un secret pour personne que la situation aussi bien politique que sécuritaire est délicate, et les marges du gouvernement bien réduites pour des raisons aussi bien objectives que subjectives que je ne pourrais pas exhaustivement énumérer.

 

A mon sens, notre pays est face à des causes objectives de fragilisation comme la mauvaise gouvernance qui a toujours prévalu dans un climat d'impunité totale, le non-respect aussi bien de nos lois et règlements que  la  non application des recommandations issues des nombreux fora que nous organisons, et un incivisme généralisé. Il faut ajouter à cela un phénomène unique dans l’histoire : l’Etat centrafricain  ne dispose en réalité d'aucune force de coercition puisque nos Forces de Défense et de Sécurité ont implosé..

 

Le monopole de la violence qui d’ordinaire  appartient à l’Etat est désormais entre les mains de forces hostiles à la République, à la paix et à la concorde nationale. Ces forces négatives  qui savent que l’Etat est faible et que les forces internationales ont des règles d’engagement contraignantes profitent largement de cette situation pour exercer des pressions intolérables sur l'Etat, sur l'administration et sur la population. Le résultat est logiquement un mécontentement généralisé de  la population, qui de jour en jour s’exaspère et réagit violemment devant ce qu’elle considère comme un  manque de progrès sur le plan sécuritaire et sur le plan de son cadre de vie.

 

Que pensez-vous de la démission fracassante et inattendue du président de l’Autorité nationale des élections ?

 

MZ : Comme tous les  Centrafricains, c’est par les medias que j’ai appris la démission du Président de l’Autorité Nationale des Elections. Une démission étant  une  décision qui relève du libre-choix de chacun, donc personnelle je ne peux qu’en prendre acte.

 

Je note cependant qu'elle survient  dans un contexte particulier,  et surtout après celle du vice-président de cette même ANE.

 

L'ANE est une institution et le propre d'une institution est de pouvoir fonctionner au-delà des mouvements des hommes et des femmes qui l'animent. L'ANE doit donc  continuer à  fonctionner et à accomplir sa mission surtout qu’au regard des chiffres d'enrôlement publiés, les Centrafricains se sont massivement inscrits dans le processus électoral qui doit continuer et nous conduire aux scrutins. 

 

Le Conseil National de Transition est-il pour quelque chose dans le déclic sécuritaire difficile à maitriser depuis la démission forcée voire négociée de Michel Djotodia ?

 

MZ : Le Conseil National de Transition est un  parlement provisoire dont les  attributions sont édictées par la Charte Constitutionnelle de Transition. Il a donc pour missions de voter des lois et de contrôler les actions du gouvernement. Je ne vois donc pas en quoi cette institution pourrait être  responsable de la situation sécuritaire depuis la démission de Michel Djotodjia.

 

Ma démarche a toujours été de ne pas accuser  sans preuves et surtout de ne pas rechercher constamment des boucs émissaires. La Cour Pénale Spéciale de la RCA a été mise récemment en place pour connaître de notre situation en matière de crimes et d’en en poursuivre les différents responsables, commanditaires et exécutants. Il n’y a pas lieu de chercher  des boucs émissaires car la justice fera son travail, quel que soit le temps que cela mettra.

 

Peut-on réellement parler des élections en Centrafrique sans le retour de la sécurité ?

 

MZ : Si vous m’avez posé cette question avant le 26 septembre, date du début des violences vécues à Bangui puis à l’intérieur du pays, ma réponse aurait été différente de celle que je vais vous donner maintenant. Autant avant je pensais qu’avec quelques  aménagements sécuritaires nous pouvions aller aux élections, autant à la lumière de  ces évènements et l’entrée publique, je dis bien publique, en action de forces négatives bien identifiées et documentées, on ne peut pas faire comme si de rien n’était.

 

S’il est  démagogique  d’affirmer  aujourd’hui qu’il faut d’abord un désarmement total des milices  avant d’organiser les élections, il est également irresponsable et même vain d’inviter la population civile à des meetings et à des longues séances de vote  sans désarmer au préalable ces seigneurs de la guerre et de la haine qui se sont publiquement exhibés ces dernières semaines avec des armes de tous calibres.

 

Le peuple centrafricain est mûr et sait que  parler d’un retour total de la sécurité avant d’aller aux élections est une manière de dire que ces élections qu’il appelle de ses vœux sera renvoyée aux calendres grecques , alors qu’il a démontré par son enrôlement massif qu’il veut aller aux élections. De même tout le peuple exige que les groupes armés les plus antirépublicains, que tout le monde a vu à l’œuvre à Bangui  et en province,  soient impérativement désarmés avant d’aller aux élections.

 

Comment abordez-vous la question du désarmement forcé ?

 

MZ : Dans toutes les familles, dans tous les bureaux et ateliers , dans les transports en commun, dans les quartiers, les villages et les villes, partout en RCA et dans les communautés centrafricaines à l’étranger, la question du désarmement des groupes armés mais aussi de la population civile est au centre de toutes les causeries, de tous les débats et de toutes les interrogations. S’il est un point qui cristallise les inquiétudes et les attentes de  tous les centrafricains c’est bien celui-là.  Il est incontournable et justifie l’appel répété à la réhabilitation des FACA devant ce qui est considéré- à tort pourtant – comme l’inaction des forces internationales.

 

La population ne comprend pas que pourquoi à l’expiration du délai d’un mois de désarmement volontaire prévu par l’Accord de Paix et de Désarmement signé entre le gouvernement, les groupes armés ainsi que la communauté internationale, au sortir du Forum de Bangui, le désarmement forcé prévu à l’issue de ce délai n’a pas eu lieu.

 

Cinq mois plus tard c’est le « statu quo ante ». Pourquoi cet Accord n’a pas fonctionné ? Quelles en sont les responsabilités ? Quelles leçons en tirer ? Aucune explication à ma connaissance n’a été donnée sur les difficultés qui ont pu empêcher cette promesse de désarmement que le peuple attend avec impatience.

 

Le désarmement est une condition sine qua non du retour de notre pays à la paix, et il doit se faire dans le cadre du DDRR, volontairement puis en cas de réticence, de force. Ce désarmement doit aller au-delà des groupes armés jusqu’à la population civile car nous avons constaté à la lumière des derniers évènements qu’à Bangui, ceux qui détiennent  des armes de tous types sont plus nombreux que ceux qui n’en ont pas,

 

Abréger la transition en cours et donner la chance à une transition de plus pourraient résoudre définitivement le problème centrafricain ?

 

MZ : La position du MLPC est conforme à celle de l’AFDT et a été clairement exposée lors du Forum de Bangui. Nous ne sommes pas pour une troisième transition comme certains le réclament de diverses manières, car elle ne règlera jamais les querelles de légitimité comme le démontrent les prises de position  actuelles. Nous sommes pour la stabilité des institutions de la transition qui doivent prendre toutes les mesures possibles et nécessaires pour organiser les élections avant la fin de la transition prévue le 31 décembre 2015 afin de régler définitivement cette question de  légitimité qui, comme tout le monde le sait, découle du suffrage populaire.. Si pour des raisons objectives il y’a un « léger » glissement techniquement et légalement nécessaire pour parachever le processus électoral, nous n’en ferons pas un « casus belli ».

 

Les  Centrafricains veulent aller aux urnes afin de choisir  leurs dirigeants à travers les urnes.  Donc réglons les questions sécuritaires les plus dangereuses pour la population et  allons aux élections conformément au calendrier que l’ANE nous indiquera.

 

La population locale nourrie une méfiance à l’endroit de la mission des forces étrangères en Centrafrique, notamment celle de la Minusca et de la Sangaris, qui d’après elle,  serait plus versée dans la protection des intérêts étrangers que ceux des Centrafricains. Comment appréciez-vous la qualité prestataire des forces mixtes en Centrafrique ?

 

MZ : A chaque fois que j’entends ces critiques qui frisent l’ingratitude, je demande à Dieu de nous pardonner nos offenses,  aux responsables des forces internationales de ne pas baisser les bras, et aux dirigeants des pays contributeurs de continuer à soutenir notre pays et notre peuple.

 

Je suis très clair là-dessus : les forces françaises Sangaris et celles de la Minusca font un travail remarquable sur le terrain, toujours dans des  conditions très difficiles et plusieurs de leurs éléments  ont perdu la vie en sauvant les nôtres. Je remercie infiniment les forces internationales et la communauté internationale pour ce travail qu’ils font en lieu et place, il faut le souligner, des Centrafricains à  qui incombent en premier  le devoir de protéger leur propre pays.

 

Toute œuvre humaine étant perfectible, il y’a bien sûr des améliorations souhaitées mais  cela ne doit pas nous pousser à jeter du discrédit sur l’ensemble de la mission internationale dont l’engagement aux côtés du peuple centrafricain est salutaire. 

 

J’aurais bien aimé voir ceux qui ont la critique facile aujourd’hui nous dire quelles sont les solutions alternatives qu’ils avaient proposées face au chaos sécuritaire en 2013 et en 2014 ?  Qu’est ce qu’ils font concrètement  aujourd’hui devant la descente des troupes de l’ex-séléka vers Sibut ?

 

Quand le Premier ministre Nicolas Tiangaye avait pris le risque d’appeler du haut de la tribune des Nations Unies le 13 avril 2013 à l’intervention des forces internationales pour sauver les Centrafricains du chaos sécuritaire, il a été pris à partie ici même à Bangui par certains compatriotes qui lui reprochaient le manque supposé de  solidarité gouvernementale. Seuls les leaders religieux Mgr Nzapalayinga, l’Imam Kobine Layama et le Pasteur Guerekoyamé que je salue- et quelques-uns d’entre nous  avons pris le relais pour sensibiliser l’opinion internationale et demander de voler au secours du peuple centrafricain.

 

Un adage centrafricain dit « lorsque la bouillie est refroidie on peut la boire avec ses narines ». C’est trop facile aujourd’hui d’accuser de tous les maux les forces internationales accourues à notre demande au chevet de notre pays meurtri par la guerre civile..

 

Quelle solution proposez-vous pour tourner la page tragique sur laquelle la Centrafrique s’est arrêtée depuis 2012 ?

 

MZ : Notre pays est par terre, tout est à y refaire, tout est y urgence aujourd’hui.  Il faut remettre le peuple au cœur de l’action  politique, le mobiliser autour des idéaux de « Réconciliation », de « Rassemblement » et de « Réconciliation », afin de nous lancer dans la grande et longue bataille de la reconstruction de notre pays. Il nous faut un pays sûr et réconcilié, avec une administration efficace et des  forces de défenses et de sécurité structurées, républicaines et nationales car nos concitoyens ont  besoin   d’être  protégés et de se sentir en sécurité.

 

Il faut lutter contre l’impunité sous toutes ses formes, et veiller à la bonne marche de la Cour Pénale Spéciale de la RCA et de toute la justice, ainsi que de la chaîne pénale. Il faut assainir nos finances publiques, lutter contre la corruption et la prédation des ressources naturelles pour un partage équitable des richesses. Il y a aussi les questions liées à l’éducation de nos enfants, à la santé, aux infrastructures, etc. Bref, tout est priorité.

 

Que pensez-vous des tentatives de coups de forces comme réponse à la tragédie du peuple centrafricain ?

 

MZ : Les tentatives de coup d’Etat ne peuvent en aucun cas être une réponse, comme vous dites, à la tragédie du peuple centrafricain. Notre histoire est jalonnée de coups d’Etat réels ou supposés, réussis ou échoués, alors s’ils constituaient des réponses à la situation  de notre peuple, nous serions aujourd’hui plus développés que les Etats-Unis. Non les coups d’Etat sont des escroqueries politiques et des crimes contre le peuple. Ce sont ni plus ni moins que des actes de braquages contre la souveraineté populaire.

 

Pour moi qui suis démocrate et républicain, il est des principes intangibles et immuables : le pouvoir appartient au peuple, et tout citoyen qui veut  accéder au pouvoir doit se soumettre au suffrage populaire, à travers les urnes.  Il est plus  que temps que les assoiffés du pouvoir comprennent que les tentatives de coups d’état ne réussiront plus en Centrafrique.

 

Si l’issue des urnes ne vous réussit pas, accepteriez-vous que l’on vous impose futur président post transition soit pour vos accointances avec l’Internationale Socialiste ou en  compensation à votre longue lutte dans l'opposition ?

 

MZ : Je vois. Vous faites subrepticement allusion aux allégations distillées depuis quelques mois dans certains médias nationaux et étrangers  ainsi que sur certains réseaux sociaux, qui, à longueur de journées, prétendent que je serais le candidat de la France, parce que mon parti le MLPC est membre de l’Internationale Socialiste; que c'est moi que la France voudrait imposer aux Centrafricains et que c'est l'Ambassadeur de France à Bangui qui serait mon Directeur National de Campagne et l'aurait donc avoué à certains, et autres balivernes de ce genre Je connais les candidats aux élections à venir qui s’investissent dans  ce type de manipulations tout simplement parce qu’ils ont peur d’affronter dans les urnes le MLPC et son candidat. Ils financent des articles mensongers dans des journaux contre moi, puis les photocopient et les distribuent à Bangui comme la preuve du « complot » monté avec la complicité de hauts responsables français pour m’imposer au pouvoir comme vous dites. Sauf qu’ils n’expliquent pas comment cela peut se faire puisque les Français ne sont jamais venus voter et ne peuvent pas venir voter en RCA en lieu et place des électeurs centrafricains.

 

Tout cela est si terriblement ridicule que je suis surpris qu’une telle question puisse même être évoquée. Je vois que le syndrome barracuda continue à causer encore des ravages près de quarante ans après. Il faut à mes adversaires politiques et à leurs petites mains une psychothérapie de groupe pour guérir de leur obsession maladive.

 

Que dites-vous des allégations selon lesquelles des pressions sont faites sur Catherine Samba-Panza afin que, seul vous, lui succédiez ?

 

MZ : C’est ce que je viens de vous expliquer. Ces  allégations sont non seulement grossières et mensongères mais elles sont surtout l’œuvre de mes adversaires politiques dont je viens de parler et qui, dans un courageux anonymat, utilisent des journaux et des réseaux sociaux pour raconter des histoires à la James Bond. Ils me voient partout. Ils ont aussi ce pouvoir surnaturel de voir, de leurs tanières où ils sont tapis, Madame Catherine Samba-Panza en train de faire des réunions à minuit avec des diplomates étrangers pour m’imposer comme Président. Ils auraient dû saisir les tribunaux à son sujet devant des actes aussi  graves. Mais non ils préfèrent garder courageusement l’anonymat et  répandre dans des journaux en ligne ces « articles » qu’ils vont ensuite photocopier et distribuer dans les quartiers et les débits de boisson. C'est leur manière de faire la "politique". Je n’ai pas à hurler avec les loups ni leur répondre maintenant, car je me consacre entièrement au rendez-vous à venir avec mon peuple. Comme disait quelqu'un il faut laisser les morts enterrer les morts.

 

Monsieur Martin Ziguélé, je vous remercie

 

MZ : C’est moi qui vous remercie.

 

Recueillis par Johnny Yannick Nalimo

MARTIN ZIGUÉLÉ : « LORSQUE LA BOUILLIE EST REFROIDIE ON PEUT LA BOIRE AVEC SES NARINES ».
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 01:08

 

 

Désormais, François BOZIZE est la cause de l’incapacité des autorités de Transition à mettre de l’ordre dans le pays.

 

Qui dirige le pays si ce n’est la séléka, de la Présidence au CNT, en passant par la Primature. La Présidente de Transition ne fait qu’obéir au diktat de son mentor Michel Djotodia qui dirige le pays de Cotonou, son havre de paix.

 

L’incapacité de la Présidente de Transition à pacifier le pays est la cause efficiente du soulèvement du peuple qui demande à cor et à cri sa démission.

 

La plupart des Centrafricains lisent les journaux comme moi. Ils ont lu, il y a plus de deux semaines de cela, l’appel lancé par Michel Djotodia à ses soudards de Bambari leur demandant de marcher sur Bangui. Les heurts entre les Sangaris et les bandits de la séléka à Dekoa en sont la preuve. Au moment où j’écris ses lignes, certains compatriotes quittent Bangui pour trouver refuge en province, mais est-ce le bon choix ?

 

Ce qui est navrant, c’est que le nom de François BOZIZE  est devenu un leitmotiv. Il est sur toutes les lèvres des autorités de Transition. Le matin au petit déjeuner, à midi quand elles bambochent, et le soir quand elles se réunissent autour d’une table aussi garnie que celle de midi pour faire le bilan de la journée et mettre en place de nouvelles manigances. A l’heure du coucher, ils ne rentrent  pas chez eux, mais se cachent loin de leur domicile pour ne pas être surpris dans leur sommeil par François BOZIZE. L’ombre de François BOZIZE plane partout, partout.

 

Soyons sérieux. Pendant combien de temps les autorités de Transition continueront-elles  de justifier leur fuite en avant en faisant endosser les conséquences de leur incompétence au Président BOZIZE ?

 

Le pouvoir en place manipule l’opinion nationale et internationale  par des accusations sans fondement. François BOZIZE est à l’origine de toutes les agitations. Mais la vérité est toute autre.

 

Les autorités de Transition montent les différentes ethnies les unes contre les autres. Quand l’effet escompté se produit, elles accusent BOZIZE d’être l’instigateur des troubles.

 

L’Etat manque d’autorité et ne contrôle absolument rien, sauf la rentrée des recettes dont le trésor public n’y voit que du feu. C’est la faute de BOZIZE.

 

Le désarmement est loin d’être acquis et l’insécurité  perdure. C’est la faute de BOZIZE.

 

Elles sont incapables de réorganiser les administrations dans les provinces. C’est la faute de BOZIZE.  

 

Les autorités de Transition ne sont ni coupables, ni responsables. La question est : pourquoi s’accrochent –elles au pouvoir ?


                                   Simon GOUNEBANA

BOZIZE le Bouc Émissaire par Simon Gounébana
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 00:55

 

 

 

ANE/AACE : Centres d'enregistrement électoral des villes de provinces de France
ANE/AACE : Centres d'enregistrement électoral des villes de provinces de France
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 00:50
Arrivée des urnes électorales et des isoloirs
Arrivée des urnes électorales et des isoloirs
Arrivée des urnes électorales et des isoloirs

 

 

Aéroport Bangui MPOKO


Autorité nationale des élections 


13350 urnes et 12500 isoloirs sont arrivés ce jour à BANGUI en présence de Julius Rufin Ngouande-Baba Président de la commission Organisation Matérielle et Logistique. "Le processus électoral est irréversible, avec ces matériels nous allons aux élections. Nous avons utilisé des procédures d'urgence pour acheter ces matériels avec l'aide de notre partenaire qui est le PNUD, qui gère les fonds mis à notre disposition par les bailleurs "

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 00:31

 

 

15/10/15 à 20:52 (RFI)

 

Des éléments armés supposés appartenir aux groupes anti-balaka ont attaqué le quartier du PK5, l'enclave musulmane de Bangui, selon les informations recueillies par RFI. Des tirs nourris ont été entendus au PK5 pendant au moins une heure. Les comités d'autodéfense de ce quartier ont repoussé les assaillants. Un bilan provisoire fait état de huit blessés.

 

Ces violences surviennent alors que la France a plaidé ce jeudi pour l'adoption de nouvelles sanctions contre ceux qui entravent le processus de paix. C'est ce qu'affirme le ministère français des Affaires étrangères qui se refuse toutefois à dévoiler le nom des personnes susceptibles d'être visées par ces sanctions.

 

 

NDLR : Cette tension survient juste le lendemain des déclarations des différents porte-parole de la MINUSCA qui, lors de leur conférence de presse hebdomadaire, avaient allégué que la situation sécuritaire de Bangui était redevenue "stable" après les graves violences des 26, 27 et 28 septembre derniers. Quel crédit peut-on accorder dorénavant aux paroles de ces responsables de la MINUSCA ?

 

 

 

La situation sécuritaire toujours volatile dans le 5ème arrondissement de Bangui

 

http://rjdh.org/   PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 15 OCTOBRE 2015

 

L’insécurité persiste dans le 5ème arrondissement de Bangui. Des crépitements d’armes légères sont quotidiennement entendus. Cette situation inquiète la population de cette partie de Bangui.

 

Selon le constat fait par le RJDH, les quartiers  tels que Banzanga, Gbakoundja, Yassimandji,  Sara et Malimaka sont déserts à cause de l’insécurité. Les habitants desdits quartiers ont trouvé refuge ailleurs.  Les barricades jonchent les ruelles. Dans les quartiers et aux abords des rues, des jeunes armés contrôlent les passants.

 

Un habitant qui a requis l’anonymat a tenté d’expliquer les détonations des armes de la veille: « Une tentative de braquage serait à l’origine des tirs d’hier nuit, mais c’est régulièrement comme ça depuis la récente crise. »

 

Un membre d’un groupe de jeunes armés rencontré au quartier Yassimandji donne les raisons de leur action: « Nous nous sommes organisés pour veiller sur les biens de nos parents contre les malfrats, voilà notre objectif. »

 

Une femme d’environ soixante ans au quartier Malimaka sous l’anonymat précise que, « certaines personnes ont même dû quitter la maison pour  être à l’abri  au quartier Benz-Vi ou ailleurs ».

 

Une autre qui était en train de faire sortir sa famille dans ce secteur a expliqué que la situation est confuse. « On nous parle d’une éventuelle attaque d’hommes armés, on ne sait plus quoi faire. La solution c’est de se retirer d’ici », a-t-elle témoigné. Toujours selon cette dernière, « parfois ces tirs proviennent des jeunes qui  excellent dans le racket et les braquages à main armée. »

 

Plusieurs personnes ont quitté le 5ème arrondissement après le regain de violence, déclenchée le 26 septembre dernier. Le bilan officiel faisait état d’une soixantaine de morts et plusieurs blessés.

Centrafrique: nouveaux affrontements armés à Bangui ce jeudi soir
Centrafrique: nouveaux affrontements armés à Bangui ce jeudi soir
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