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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 00:08

 

 

 

APA- Bangui(Centrafrique) 2015-09-27 22:34:22 - Le Premier Ministre Centrafricain Mahamat Kamoun a dans une adresse à la nation ce dimanche , décrété un couvre-feu allant de 18H à 6H à Bangui, la capitale, afin d’éradiquer le cycle de violence qui endeuille les différentes communautés en Centrafrique.


Comparant les attaques à la grenade du 9 septembre derniers aux violences notées ce samedi à travers certains arrondissements de Bangui qui ont causé des morts, des blessés et dégâts matériels importants, le Premier Ministre Centrafricain a affirmé que c'est une déclaration de guerre au pays par ceux qui ne veulent pas l'organisation des élections générales en Centrafrique.


Il a appelé la population à redoubler de vigilance afin de soutenir les forces de défense internationale et nationale qui se battent pour maintenir la sécurité dans la capitale.


‘'Il faut montrer votre patriotisme en n'écoutant que les messages du gouvernement, car ceux qui vous intoxiquent dans les quartiers ne voient que leurs intérêts et ne veulent pas que le pays sorte du cycle de violences, pour se pencher sur son développement'', a déclaré le Premier Ministre Mahamat Kamoun.


Poursuivant, Mahamat Kamoun a rassuré la population que ces violences dont le but est d'empêcher la tenue des élections et installer une 3ème transition dans le pays ne vont pas briser la volonté du gouvernement à organiser les élections en Centrafrique.

Il a terminé sa déclaration en appelant les jeunes à enlever les barricades à travers les rues de Bangui afin de permettre aux travailleurs de reprendre leurs activités ce lundi 28 septembre.


Ce regain de violences se déroule dans la capitale Bangui alors que la Présidente de la Transition Catherine Samba Panza participe à la 70ème assemblée générale des Nations Unies à New York où elle devra présenter son bilan à la tête du pays lors d'un sommet spécial sur la RCA organisé par les Nations Unies le 1er octobre prochain.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834827#sthash.QjDyUyQx.dpuf

Le gouvernement centrafricain décrète un couvre-feu à Bangui de 18h à 6h du matin

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Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 23:14
Violences à Bangui : Communiqué du MNS
Violences à Bangui : Communiqué du MNS

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Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 23:00

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 27 SEPTEMBRE 2015

 

Le Coordonnateur humanitaire intérimaire, Marc Vandenberghe, et l’ensemble de la communauté humanitaire en République centrafricaine (RCA) condamnent les nouvelles violences qui se sont produites contre la population civile à Bangui durant les affrontements qui ont marqué la journée du 26 septembre. Il appelle toutes les parties prenantes à respecter le droit humanitaire international, à ne pas porter atteinte aux civils et à leur permettre de quitter les zones de tensions en toute sécurité, a appris le RJDH dans un communiqué de presse.

 

Dans le communiqué, OCHA rappelle que « des violents affrontements ont eu lieu le 26 septembre entre le PK5 dans le 3eme arrondissement et le 5eme arrondissement de la capitale Centrafricaine après la mort d’un jeune taxi-moto musulman. Ce nouveau pic de tension a fait des dizaines des blessés et plusieurs morts. D’autres quartiers ont été aussi le théâtre de pillages et plusieurs maisons ont été incendiées. Des milliers des personnes auraient fui les zones des tensions pour se mettre à l’abri, notamment chez les familles d’accueil et vers les anciens sites des déplacés ».

 

« Je suis extrêmement préoccupé par le grand nombre de personnes qui ont perdu la vie au cours des affrontements, ainsi que par le grand nombre de personnes blessées, de maisons incendiées et par la nouvelle vague de déplacements. Cette nouvelle situation représente un grand pas en arrière sur les plan de retour des déplacés mis en place par l’Equipe Humanitaire Pays», a indiqué Mr. Vandenberghe, « Je voudrais exprimer mes sincères condoléances aux familles des victimes et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés », indique le communiqué de presse.

 

« En vertu du droit international humanitaire, je lance un appel pour le respect des obligations qui incombent à toutes les parties pour la protection de toutes les populations civiles en RCA et de préserver les structures de soin, et de permettre tant à tous les blessés, aux autres patients qu’aux agents de santé d’y accéder librement et en toute sécurité,» a ajouté Mr. Vandenberghe.

 

Bangui compte encore 30 sites, qui accueillaient, avant les évènements du samedi 26 septembre, un total de 27.315 personnes déplacées. Au cours des dernières années, le pays a connu une crise politique majeure qui affecte la quasi-totalité de la population. Environ 2,7 millions de personnes, plus de la moitié de la population, sont dans le besoin urgent d’assistance.

 

 

Bangui paralysé par des nouvelles violences et barricades

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 27 SEPTEMBRE 2015

 

La population de Bangui s’est réveillée ce matin par des nouvelles violences, suite à celle de la veille dans une partie du 5e et de 3e arrondissement. Des barricades ont été érigées dans plusieurs rues et avenues de la capitale par des civils qui dénoncent les violences.

 

Selon les informations du RJDH, des hommes armés se sont affrontés vers les 5e et 3 e arrondissements, replongeant les secteurs dans la psychose.

 

Certains habitants de Bangui, pris de colère ont érigé des barricades ce matin en guise de protestation contre ces violences. Pour certains des manifestants interrogés, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) devraient reprendre du service afin d’assurer la sécurité de la population. « Hier, quand certains habitants armés du KM5 attaquaient les secteurs du 5e arr, des forces internationales étaient derrière eux sans les empêcher. Nous trouvons que c’est inadmissible. C’est pourquoi nous demandons le retour des FACA », a dit un manifestant du quartier Miskine joint par le RJDH.

 

A l’origine de ces nouvelles violences, la mort d’un jeune taxi-moto dont le corps a été retrouvé vers le quartier Combattant près de l’aéroport. Le bilan provisoire fait 24 morts, plus de 100 blessés, des maisons et commerces brulés. L’église Elim et la paroisse Saint-Michel ont été touchées, des biens pillés.

 

Des réactions n’ont pas tardé.  La Minusca a déploré ce qu’elle qualifie de «  brusque montée de tension survenue samedi matin, 26 septembre 2015 à Bangui, à la suite du meurtre d’un jeune homme de confession musulmane ».

 

« La MINUSCA, en coopération avec les forces de sécurité intérieures, la force française SANGARIS et l’EUMAM, a mobilisé ses Casques bleus pour assurer la protection des populations civiles, conformément à son mandat, et prévenir une exacerbation de la violence », note le communiqué de presse.

 

La société civile par le billais de Gervais Lakosso menace d’organiser dès lundi « la désobéissance civile », pour protester contre ce qu’elle juge de « manipulation étrangère ».

 

Le gouvernement appelle au calme. Une conférence de presse du premier ministre est prévue pour cette situation qui replongent la capitale dans le chaos, au moment où la chef de l’Etat de Transition, Catherine Samba-Panza prend part à 71e conférence des Nations-Unis.

 

Des barricades sont toujours visibles dans certains coins de la capitale. Plusieurs milliers de personnes affluent sur les sites des déplacés.

 

Des manifestants affichent des hostilités à l’egard des forces internationales de la Sangaris, casques bleus et humanitaires. Des journalistes sont aussi menacés par certains manifestants.

Centrafrique : Le Coordonnateur humanitaire appelle à la protection de civils à Bangui
Centrafrique : Le Coordonnateur humanitaire appelle à la protection de civils à Bangui

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 22:26

 

 

Dans un article intitulé « Pour une fin apaisée de la transition » publié le 4 août 2015, je tirais déjà la sonnette d’alarme sur une série de faits dangereux et de rumeurs persistantes qui sont de nature à perturber gravement le processus électoral, la fragile paix sociale et la fin de la transition. J’évoquais le rapt du maire et du sous-préfet de Baboua et la grogne contre le silence incompréhensible des Autorités de la Transition. Depuis, d’autres événements tragiques sont venus compléter cette funeste liste, à savoir, la recrudescence des tueries à Bambari, l’écartement de la Ouaka du processus électoral rattrapé in extremis suite à nos protestations, et depuis ces derniers jours, l’éclatement de la violence à Bangui où plusieurs de nos compatriotes ont perdu la vie ! Il y a lieu de craindre que ne suivent  d’autres faits violents de plus en plus grave.

 

J’adresse ici mes condoléances à toutes les familles endeuillées et les assure de ma tristesse et de ma solidarité avec elles.

 

En tant que candidat aux élections présidentielles, j’ai inscrit dans mon engagement la protection de la population et la protection de l’intégrité de notre territoire national. C’est un engagement inaliénable pour moi, et c’est pourquoi je condamne avec fermeté cette recrudescence de violence où nos compatriotes vont encore périr ! Je condamne avec la dernière énergie toutes ces manœuvres et manipulations politiciennes cyniques  qui visent à déstabiliser le processus électoral et la fin apaisée de la transition.

 

Je ne peux pas imaginer qu’il puisse y avoir un seul des candidats aux élections présidentielles à venir qui approuve ces violences. Comment pourrait-il le faire et se présenter ensuite devant la population endeuillée pour demander leur suffrage ? C’est pourquoi, je lance un appel solennel à tous les candidats aux prochaines élections législatives et présidentielles de manifester leur désapprobation de ces violences. Ensemble, protestons et condamnons publiquement cette gangrène  et cette folie qui tuent notre pays et notre Peuple. Nous ne pouvons pas oublier que les Centrafricains dans leur écrasante majorité ne veulent pas de la guerre et ne demandent qu’à vivre en paix chez eux.

 

Vive le Peuple centrafricain conscient et responsable !

 

Marcel DIKI-KIDIRI     

 

Candidat aux élections présidentielles 2015 en Centrafrique.

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« Tous ensembles, protégeons le Peuple, protégeons notre pays, le Centrafrique, contre tous les dangers, donnons-nous une chance de vivre en paix pour aller de l’avant et rebâtir notre Nation». MDK. 

Centrafrique : Nouvelles violences ! Appel à tous les Candidats Par Marcel DIKI-KIDIRI

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 22:23
DECLARATION DE L’ADP SUR LES TUERIES DU KM5

 

 

 

Après les tueries de Bambari organisées  par Ali DARRASA, chef  rebelle de l’ex-séléka, de nationalité Nigérienne,  sans réactions des forces internationales, c’est à Bangui où les hommes armés ont tué sans retenue et détail au KM5 des civils.

 

Les observateurs s’attendaient à ce qu’Ali DARRASSA soit arrêté par la MINUSCA et SANGARIS comme criminel dangereux et remis au tribunal. Malheureusement il est apparu comme un  homme fréquentable qui accorde des interviews à RFI et continue à sévir à Bambari auprès des populations civiles en toute impunité.

 

Les tueries de Bangui au KM5  a fait au moins vingt morts et plus d’une centaine de blessés, dont des   confirment que l’insécurité en Centrafrique s’est installée durablement du fait du non désarmement des bandes armées, d’une part et que les populations civiles ne sont pas protégées d’autre part.

 

L’ADP présente ses condoléances aux familles éprouvées et souhaite un prompt rétablissement aux personnes blessées.

 

Le « conflit confessionnel » reste une mauvaise vision de la situation dans notre pays, même s’il est utilisé par certains politiques pour  arriver à leur fin.

 

L’Alliance pour la Démocratie et Progrès rend responsables les autorités de transition et les forces internationales qui sont chargées de désarmer les bandes armées.

 

 L’ADP exige des forces internationales d’appliquer des diverses résolutions des Nations Unies en désarmant des bandes armées et protéger les populations civiles.

 

Fait à Bangui, le 27 septembre 2015

                                                                                   

                                                                                       Le Président

 

                                                                                      Clément BELIBANGA

 

                                                                                      Ancien Ministre

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 17:37

 

 


Bangui - AFP / 27 septembre 2015 18h28 - Le gouvernement centrafricain de transition a décrété dimanche un couvre-feu de 18H00 (17H00 GMT) à 06H00 à Bangui après la flambée de violences qui a fait samedi plus de 20 morts et une centaine de blessés dans la capitale.


Dans la journée de dimanche, des barricades ont été érigées dans plusieurs quartiers de la ville par des groupes de manifestants, perturbant la circulation. La plupart de ces barricades ont été démantelées par les forces de sécurité centrafricaines qui ont fait usage de gaz lacrymogènes, a constaté un correspondant de l'AFP. Des tirs d'origine indéterminée ont également été entendus à la mi-journée.

A compter de ce jour, le couvre-feu est instauré de 18 heures à six heures dans la capitale. Les forces internationales et les forces de défense et de sécurité centrafricaines sont instruites afin que cette mesure soit strictement respectée, a déclaré à la radio nationale le Premier ministre, Mahamat Kamoun.


L'instauration du couvre-feu fait suite aux violences qui ont secoué samedi Bangui, après l'assassinat d'un conducteur de moto-taxi dans le quartier du PK-5, dans le centre de la capitale.


Selon des habitants, le conducteur de moto-taxi a été égorgé samedi matin, pour une raison encore inconnue, ce qui a déclenché des violences dans ce quartier majoritairement musulman qui fut l'épicentre des massacres inter-communautaires à Bangui de fin 2013 à début 2014.


Des troupes françaises de l'opération Sangaris et une force de l'ONU sont déployées dans le pays pour tenter de le stabiliser.


Dimanche matin, un médecin militaire s'exprimant sous couvert d'anonymat avait fait état de plus de 20 tués et d'une centaine de blessés dans ces violences accompagnées de pillages, précisant qu'il s'agissait d'un bilan provisoire susceptible de s'alourdir.


Le Premier ministre a appelé de son côté la jeunesse à lever toutes les barricades afin de permettre à la population de circuler et de vaquer librement à ses occupations. Tout attroupement au niveau des barricades érigées ça et là est interdit, a-t-il souligné.


Dans un communiqué, le gouvernement de transition avait déjà fermement condamné ces violences inutiles qui interviennent à un moment où la Centrafrique en général et la ville de Bangui en particulier aspirent à la paix et à la sécurité.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=633711

Centrafrique: couvre-feu à Bangui après une nouvelle flambée de violences meurtrières
Centrafrique: couvre-feu à Bangui après une nouvelle flambée de violences meurtrières

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 17:06

 

 


Brazzaville - AFP / 27 septembre 2015 17h52 - Des milliers de Congolais se sont rassemblés dimanche à Brazzaville pour dire non au coup d'État constitutionnel, en référence au référendum annoncé par le président Denis Sassou Nguesso et qui lui permettrait de briguer un nouveau mandat en 2016, a constaté un journaliste de l'AFP.


Le boulevard des Armées, dans le centre de la capitale congolaise, était rempli de manifestants sur près d'un kilomètre. Selon le correspondant de l'AFP à Brazzaville, il s'agit de la plus grosse manifestation jamais tenue par l'opposition depuis le retour au pouvoir de M. Sassou en 1997.


Répondant à l'appel du Front pour l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad) et de l'Union pour la démocratie congolaise (UDC), les sympathisants de ces deux plate-formes rassemblant la quasi-totalité de l'opposition avait commencé à converger vers le lieu de rassemblement dès la fin de la matinée.


Le meeting, qui s'est déroulé dans le calme, a commencé vers 14H00 (13H00 GMT). Pendant près de deux heures, les dirigeants des formations membres du Frocad et de l'UDC se sont relayé sur une estrade en scandant des slogans répétés par la foule comme : Non au coup d'État constitutionnel !, Non au troisième mandat ! ou encore Non au référendum.


Vers 16H00, la foule commençait à se disperser sans encombre.


Âgé de 72 ans, M. Sassou, qui cumule plus de 30 ans au pouvoir en République du Congo, a annoncé mardi vouloir soumettre à référendum une nouvelle Constitution qui lui permettrait de se présenter à la présidentielle devant avoir lieu mi-2016.

La Constitution actuelle lui interdit à double titre de se présenter car elle limite à deux le nombre de mandats que peut exercer un chef de l'État et à 70 ans l'âge maximal pour être candidat à la magistrature suprême. 


M. Sassou a dirigé le Congo à l'époque du parti unique, de 1979 jusqu'aux élections pluralistes de 1992, qu'il a perdues.


Revenu au pouvoir en 1997 à l'issue d'une violente guerre civile, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009.



(©)

Brazzaville: l'opposition mobilise en masse contre le coup d'État constitutionnel

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 16:26

 

 

 

Par  27-09-2015 à 16:44

 

Le climat demeure tendu ce dimanche à Bangui, la capitale centrafricaine, au lendemain d'une nouvelle flambée de violences à proximité du PK5, un quartier à majorité musulmane.  On déplore au moins 20 tués et une centaine de blessés, selon des sources hospitalières. Le Premier ministre a annoncé une série de mesures.

 

Le couvre-feu est rétabli à Bangui de 18h à 6h du matin. Le Premier ministre a également demandé le renforcement des patrouilles des forces de défense et de sécurité centrafricaines. Il a aussi interdit tout rassemblement près des barricades qui pourraient être érigées.

 

Dans la capitale centrafricaine, la situation reste tendue après les événements meurtriers de samedi, déclenchés après le meurtre d'un moto-taxi. Difficile de démêler le vrai du faux, tant la rumeur circule vite et alimente la paranoïa. Ce qui est sûr, c’est que des échanges de tirs ont repris progressivement à proximité du quartier majoritairement musulman du PK5. Ils n'ont toujours pas cessé, provoquant de nombreux blessés supplémentaires.

 

Partout dans le centre-ville, la population a érigé des barricades pour protester contre la lenteur de l’intervention des casques bleus samedi, et contre la présence française dans le pays. Samedi, l’ONU a fait le choix de se positionner autour de la zone de tension pour éviter que la situation ne se propage à d’autres quartiers. Cette décision est fortement critiquée par la population qui accuse les casques bleus d’avoir laissé faire. Sur les banderoles tenues par les manifestants, on peut notamment lire des appels à la démission de la présidente Catherine Samba-Panza, à la démission de son gouvernement et au retour, dans leur pays, des casques bleus.

 

Selon des sources proches du Conseil national de transition, le Parlement de la transition, la maison du président du CNT a été assaillie ce dimanche par des milliers d'habitants. Venus avec des corps, ils lui demandaient de prendre ses responsabilités.

 

Des milliers d'habitants se réfugient dans les camps de déplacés

 

Plusieurs milliers de personnes ont déjà fui leurs habitations pour se réfugier dans les camps de déplacés. Ces derniers avaient tendance à se vider ces derniers mois. Pour l’instant, le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) ne donne pas d’estimations précises, car les camps de déplacés sont situés dans des zones encore inaccessibles. Cependant, les affrontements pourraient occasionner, selon le HCR, encore de nombreux mouvements de populations.

 

Le bilan toujours provisoire fait état d'au moins 24 morts et plus d’une centaine de blessés. La situation extrêmement tendue complique le travail des humanitaires, comme ceux de Médecins sans frontières. « Nous avons l’habitude malheureusement de travailler dans ce type de contexte et de conditions. Bien sûr, compte tenu du contexte, les expatriés restent à leur base ; on limite les mouvements, voire on s’en interdit complètement en fonction des informations que nous recevons de nos confrères qui sont basés dans différents quartiers de Bangui. L’essentiel des mouvements se déroulent entre notre base et l’hôpital », indique Linda Gaouaou, responsable de MSF en Centrafrique, ajoutant cependant que les équipes restent en alerte et sont prêtes à recevoir des blessés si la situation se dégrade.

 

Violences à Bangui : le couvre-feu rétabli
Violences à Bangui : le couvre-feu rétabli
Violences à Bangui : le couvre-feu rétabli
Violences à Bangui : le couvre-feu rétabli
Violences à Bangui : le couvre-feu rétabli
Violences à Bangui : le couvre-feu rétabli

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 16:18

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  dimanche 27 septembre 2015 13:02

 

La tension est encore aussi vive dans la Capitale centrafricaine au lendemain de violentes manifestations d'un groupe de jeunes armés du Km5 dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui. Le gouvernement centrafricain pointe du doigt les acteurs de Naïrobi d'être derrière cette brusque montée de violences.


« La position du gouvernement est claire. Tout cela relève de ce que nous avons qualifié de complot ourdi contre les institutions de la transition. Ce sont les tenants des accords de Naïrobi 1 et 2 qui reviennent par des chemins détournés pour demander une troisième transition et exiger la démission des institutions », a déclaré Dominique Saïd Panguindji, ministre en charge de la sécurité publique et porte parole du gouvernement centrafricain. Il explique par ailleurs que « Ce schéma est irréaliste. Aujourd'hui, toutes les dispositions sont prises pour que le peuple puisse aller voter dans les délais fixés par l'Autorité nationale des élections. Le prétexte agité n'est pas du tout fondé et les élections se tiendront avant la fin de l'année ».


Paralysie 

Sur le terrain, les activités sont paralysées dans tous les arrondissements de la Capitale et circuler devient un véritable parcours de combattant. Des barricades sont  érigées sur certaines avenues de Bangui par des habitants qui expriment ainsi leurs mécontentements contre les événements douloureux de la veille qui ont déjà fait plus d'une vingtaine de tués et une centaine de blessés.


De l'avenue des  Martyrs en passant par le rond point des Nations-Unies sur l'avenue Koudoukou ou encore l'avenue de l'indépendance jusqu'au PK 12, il est difficile voire impossible de circuler librement puisque des barricades sont érigées un peu partout. Une marche pacifique improvisée depuis le PK12 vers Gobongo a même été initiée par des jeunes qui tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « nous voulons la paix, au secours nos FACA ». 


De l'avis de Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) « Il faut que les Centrafricains arrêtent d'enseigner et de nourrir la haine, qu'ils arrêtent d'arroser les fleurs de la mort parce que personne aujourd'hui ne peut prétendre être fiers de ce qui s'est passé dans le pays ».


« Qu'ils soient balaka, Seleka ou membres d'autres groupes qui n'osent pas dire leurs noms, il faut qu'ils comprennent que cela ne peut pas continuer indéfiniment. Qu’ils comprennent qu'on peut tout faire avec une baïonnette sans s’asseoir dessus. Qu'ils comprennent que même la guerre de 100 ans qu'il y a eu entre la France et l'Angleterre s'est terminée autour d'une table et par la paix », a ajouté Martin Ziguélé qui interpelle le gouvernement centrafricain « à diligenter une enquête pour savoir exactement les circonstances exactes qui ont présidé à ce regain de tension afin de prévenir les actions de ceux qui ne veulent pas du retour de la paix dans le pays » puisque « force doit rester à la loi ».


Appel à mobilisation


De son côté le groupe de la société civile centrafricaine par le biais de Gervais Lakosso appelle les centrafricains à s'approprier l'avenir de leur pays. « J'invite mes compatriotes au calme. Je les rassure que la société civile va prendre ses responsabilités. Nous allons lancer le mouvement le temps de Béafrica qui veut dire que tout le monde a déjà fait ce qu'il veut de ce pays. C'est maintenant le moment pour que nous les centrafricains, nous fassions de notre pays ce que nous voulons, que nous nous approprions la destinée de notre pays. Nous allons lancer des mots d'ordre et nous appelons les centrafricains à se mobiliser ». De manière concrète, il s'agit pour le groupe de la société civile d'appeler les centrafricains à la désobéissance civile.


Pour le général Xavier Sylvestre Yangongo « Chaque fois qu'un musulman est tué, il faut s’attendre à une avalanche de représailles. Des innocents ont été tués, massacrés et quelle est la réaction du gouvernement et des Nations-Unies ? », s'est-il interrogé.


« Si cela continue, nous allons prendre nos responsabilités parce que nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Nous avons aussi du sang dans nos veines, on ne peut pas continuer à subir ce qui se passe dans notre pays », a conclu le général Xavier Sylvestre Yangongo.

Bangui à nouveau paralysée, le gouvernement voit un complot

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 15:54

 

 

 

Regain de violence à Bangui : Condamnation de la DNC du candidat Martin ZIGUELE
Regain de violence à Bangui : Condamnation de la DNC du candidat Martin ZIGUELE

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