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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 13:33

 

 

http://adiac-congo.com/  17-06-2016 13:48

 

Une suite d’attaques et de représailles entre les groupes d’auto-défense soutenus par les Anti-balaka et les éleveurs transhumants soutenus par les ex-Seleka a gravement détérioré la situation sécuritaire au nord-ouest du pays, notamment à Ngaoundaye depuis le 10 juin dernier.

 

« Les combats ont occasionné un déplacement important de la population civile » indique la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (Minusca) dans un communiqué. « Un certain nombre a également trouvé refuge à la paroisse de Ngaoundaye et d’autres ont regagné le Cameroun (…). Des maisons ont été brulées et des biens saccagées », ajoute la force onusienne qui a condamné « cette flambée de violence dont l’impact est dévastateur sur les civils ». La dernière attaque dans cette partie de la préfecture de l’Ouham Pendé a fait au moins 10 morts et plusieurs blessés, selon des sources concordantes.

 

Pour tenter de juguler cette crise, la Mission a appelé les groupes armés et les mouvements qui sont affiliés aux ex-rebelles, « à mettre l’intérêt des civils au-dessus de toute autre considération ». Elle a réitéré sa disponibilité, en collaboration avec le gouvernement centrafricain et les acteurs impliqués dans ces incidents, à trouver une solution à cette crise liée, « au problème majeur de la transhumance ».

 

Dans le cadre de sa mission, la force internationale s’est « interposée entre les belligérants », selon la même source. « Le dispositif sécuritaire a été renforcé à Ngaoundaye et dans ses environs », ajoute la Minusca, précisant qu’elle « planifie d’envoyer davantage de renforts dans la zone affectée, notamment aux frontières avec le Tchad et le Cameroun ».

 

La Minusca a, en outre, réaffirmé « sa détermination à faire régner la stabilité et la sécurité en Centrafrique et à protéger la liberté de mouvement des communautés ». « Elle demeure disposée à apporter tout l’appui nécessaire afin de mener des enquêtes visant à identifier les instigateurs des troubles qui devront répondre de leurs actes devant la justice », assure la force onusienne.

 

Nestor N'Gampoula

 

 

Centrafrique: au moins 10 morts dans une attaque attribuée "à des Peuls et des éléments ex-Séléka" (gendarmerie)

 

16/06/16 (AFP)

 

Au moins dix personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d'une attaque dans le nord-ouest de la Centrafrique perpétrée par "des Peuls armés" et des membres de l'ex-rébellion Séléka, plus importante violence dans ce pays depuis l'élection du président Touadéra, a appris jeudi l'AFP auprès de la gendarmerie.

 

"D'après les informations en notre possession, au moins 10 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par des Peuls armés et des éléments ex-Séléka, au cours d'une attaque de ces hommes armés contre la région de Ngaoundaye au nord-ouest actuellement occupée par les assaillants", a déclaré à l'AFP un officier de gendarmerie sous couvert d'anonymat.

 

Confirmée par la préfecture de Ouham-pendé, cette attaque est la plus grave dans le pays depuis l'élection du président Faustin-Archange Touadéra en février. Cette élection est censée ramener la paix en Centrafrique après plusieurs années de violences entre l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane, et le mouvement anti-balaka.

 

Située dans la préfecture de l'Ouham-pendé, la région de Ngaoundaye, a été le théâtre d'attaques fréquentes menées par des Peuls armés et des ex-Séléka.

 

Toujours selon l'officier de la gendarmerie, "les éleveurs peuls en provenance de Kabo et Markounda au nord, ont demandé à traverser Ngaoundaye pour aller vers la frontière avec le Cameroun. Ils se sont heurtés au refus des habitants".

 

"Des gendarmes ont été envoyés à Ngaoundaye le week-end dernier pour sécuriser la région et ses habitants. Mais les peuls appuyés par des ex-Séléka sont entrés dans le centre de Ngaoundaye mardi, tirant sur les habitants, incendiant des maisons ainsi que la brigade de gendarmerie (...)", a ajouté ce responsable

 

"Pour l'instant les lignes téléphoniques sont coupées à Ngaoundaye. Les habitants ont fui pour se réfugier en brousse et dans les régions voisines. Les éléments de la gendarmerie dépêchés sur place ont depuis quitté la région pour celle de Bozoum", a encore affirmé la source.

 

L'Ouham-pendé et la préfecture voisine de l'Ouham, sont les régions où est partie la résistance du mouvement anti-balaka au régime du premier président musulman Michel Djotodia.

 

Démissionnaire au début de l'année 2014, Michel Djotodia avait été porté au pouvoir en mars 2013 à Bangui par l'ex-coalition Séléka, dominée par des combattants musulmans accusés de nombreuses exactions contre les chrétiens.

 

La Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca) a pris le relais de l'opération Sangaris mise en place par la France pour pacifier la Centrafrique.

Centrafrique : résurgence des violences dans le nord-ouest du pays

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