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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 15:00

 

 

 

 

 

01/07/14 (APA)

 

Une mission de la Banque mondiale conduite par M. Georg Binkert, directeur des opérations, s’est entretenu ce lundi avec la ministre de l’Economie, du plan et de la coopération internationale chargée de pôles de développement, Mme Florence Limbio. Selon le cabinet du ministre, les deux parties ont évoqué le suivi du dialogue des opérations de la RCA avec le groupe de la Banque mondiale et échangés avec les autorités centrafricaines sur les grandes orientations stratégiques du pays.

 

L’équipe de cinq membres s’est informée sur les réalités et les derniers développements sur le terrain et devra recueillir et porter les attentes spécifiques de Bangui au conseil d’administration de l’institution bancaire mondiale.

 

La séance de travail en tête à tête s’est déroulée en présence du représentant résident de la Banque mondiale en Centrafrique, M. Ibrahima Midou.

 

Je suis venu faire le point avec le gouvernement de transition de tous les programmes d’urgence de la Banque mondiale financé hauteur de 100 millions de dollars au titre de l’année 2014 et aussi pour discuter des priorités pour la prochaine année, a confié à APA, M. Georg Binkert au sortir de cette séance de travail.

 

Selon le chef de la délégation, c’est aussi l’occasion d’échanger sur comment la Banque mondiale pourra relancer l’économie et l’administration, accompagner la transition et appuyer les groupes vulnérables.

 

On a aussi fait le point sur l’appui budgétaire de la Banque mondiale pour le paiement des salaires des fonctionnaires centrafricains. D’après les informations recueillies tout se passe très bien, s’est-il réjoui.

 

Cette mission composée entre autres de MM. Jean Claude Tchatchouang, conseiller principal et Léopold Engozogo, conseiller, arrivée samedi à Bangui, repartira mardi sur Yaoundé, au Cameroun.

 

Une délégation de la Banque Mondiale à Bangui pour le suivi de son programme d’urgence en Centrafrique
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 14:12

 

 

 

 

Bureau Politique

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’élan de solidarité nationale qui se manifeste en faveur des compatriotes éprouvés par la grave crise sécuritaire en cours a orienté la sensibilité du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) vers les différents services du Complexe Pédiatrique  et le Centre de la Mère  de l’Enfant, le samedi 28 juin 2014.

 

Dirigée par Marcel LOUDEGUE, 5ème Vice Président, représentant du Président Martin ZIGUELE absent de Bangui,  accompagné des membres du Bureau Politique et des Bureaux Nationaux des Femmes et des Jeunes du Parti, l’opération a consisté, pour le Complexe Pédiatrique, à la remise aux parents des enfants malades des kits contenant des vivres  et des non vivres.

 

Au niveau du Centre de la Mère et de l’Enfant, la délégation du MLPC a procédé à la remise  des mêmes produits en cartons et en sacs entiers, réceptionnés par la cheffe de service de cette institution.

 

Cette aide ponctuelle vise essentiellement à témoigner la compassion du parti avec les parents des enfants malades ou victimes des affres d’une violence tout aussi aveugle qu’inutile que leur infligent les forces du mal.

 

Pour le MLPC cette aide participe de la contribution à un allègement ponctuel des souffrances de cette pépinière du pays que sont les enfants à qui il souhaite une prompte guérison.

 

Le MLPC exhorte vivement d’autres bonnes volontés à œuvrer dans le même sens dans l’intérêt bien compris du Peuple Centrafricain.

                                                                                              Fait à Bangui le 30 juin 2014

 

                                                                           Le Bureau Politique

 

Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
Le MLPC remet des kits de vivres et autres aux parents d'enfants au Complexe pédiatrique et au Centre de la mère et de l'enfant de Bangui
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 14:01

 

 

 

 

 

 

La dignité d’un peuple a une valeur inestimable ; elle est la résultante de la volonté et la capacité de chaque individu à lutter pour la liberté de la collectivité et, in fine, pour son indépendance. Elle est d’ailleurs le fondement de la liberté inlassablement recherchée et même d’une certaine fierté nationale. Cela signifie qu’un peuple qui perd sa dignité ne peut se prévaloir de sa liberté et donc de son indépendance. Par la culture de cette valeur, un peuple est en capacité de se faire respecter par d’autres, de faire entendre sa voix, voire de s’imposer dans le concert des nations, quel que soit son statut et son rang sur l’échiquier international. Et c’est ce que comprit très tôt Feu Barthélémy BOGANDA (paix à son âme) lorsqu’il inséra cette valeur en bonne place dans la Devise de la république centrafricaine.

 

En effet, le sentiment patriotique recommande que rien, absolument rien, ne justifie que cette valeur suprême de Dignité inscrite au patrimoine idéologique national de Centrafrique (au même titre que l’Unité et le Travail) puisse être allègrement foulée au pied par ceux qui ont vocation à conduire la destinée des centrafricains. Cela suppose que chaque centrafricain(e), à la place qui est la sienne ou en fonction des responsabilités qui lui incombe, devrait activement tout mettre en œuvre pour, non seulement consolider l’unité de la nation et promouvoir le travail, mais surtout préserver la dignité de la patrie. Si un tel principe de base, caractéristique de l’esprit civique et/ou patriotique, était respecté, la république centrafricaine serait sortie depuis longtemps de la crise politico-militaire qui la gangrène, et aurait donc amorcé la réconciliation ainsi que la reconstruction.

 

Seulement voilà, aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est pourtant tout le contraire de ce principe fondamental dont le non-respect est, de mon point de vue, à l’origine de cette crise et l’alimente depuis fort longtemps, qui est pratiqué non seulement par les protagonistes (Séléka et Anti-Balaka), mais également par les différentes Autorités de transition, à la grande tristesse du peuple centrafricain victime d’affreuses barbaries en tout genre ; de quoi susciter encore plus l’indignation et la colère des centrafricains ainsi que les Amis de Centrafrique qui ne cessent de s’émouvoir de cette dramatique situation.

 

La devise centrafricaine est réduite aux slogans creux et vides de sens. L’Unité-Dignité-Travail ont disparu des actes et pratiques de la vie politique, économique, sociale et culturelle. Les centrafricains démontrent ainsi en face du monde entier qu’ils se haïssent (en s’entretuant comme des animaux) et qu’ils n’aiment pas leur pays (en pillant et en détruisant systématiquement toutes les infrastructures publiques et privées). Incapables d’enterrer définitivement la hache de guerre, malgré d’innombrables assises dont les recommandations restent souvent lettres mortes, ils ont perdu progressivement l’autonomie sur leur pays et laissé ainsi la communauté internationale et autres (certains Etats voisins) décider de leur sort et des transitions à répétition infructueuses les unes que les autres.    

 

Et comme si cela ne suffisait pas, voici qu’un acte diplomatique répréhensible contre la représentante de Centrafrique est ostensiblement posée à Malabo lors du sommet des Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale. La Présidente de la transition centrafricaine, pas moins Cheffe d’Etat que les autres Chefs d’Etat des pays membres de la CEEAC, s’est faite débarquer d’une séance solennelle concernant notre pays la RCA. Non seulement elle est empêchée de participer aux prises de décisions, mais elle est même empêchée d’y assister : le  comble ! En plus, par courtoisie, elle obtempère et attend sagement au fond du couloir pendant deux longues heures sans sourciller, incitant le Chef du gouvernement à exprimer sur une chaîne de télévision étrangère une grande frustration par rapport à cette situation.

 

Or, d’un point de vue de la légalité internationale, l’objet crucial de ce sommet, ainsi que les points à débattre, (même  celui d’une éventuelle démission) ne nécessitaient pas le débarquement de la Présidente et, par conséquent, il n’y avait aucun inconvénient à ce qu’elle prenne part aux échanges, ne serait-ce que par respect pour son statut en tant que principale représentante des centrafricains ; et sur la base de ce statut, elle était en droit de faire preuve, dans ces circonstances, d’un minimum de caractère devant ses paires de la CEEAC pour les convaincre de la nécessité de respecter ce peuple tant meurtri. Hélas !    

   

Evidemment, au vu de cette action diplomatique au relent exclusif du sommet de Malabo, ce sont tous les centrafricains (que représente Madame SAMBA-PANZA) qui se sont sentis humiliés et dissociés des prises de décisions qui les concernent au premier chef, laissant penser à tous ceux qui se font encore d’illusions sur la souveraineté de Centrafrique que ce pays est, de fait, sous tutelle de la communauté sous régionale et internationale. C’est la preuve que les autorités centrafricaines n’ont plus droit désormais au chapitre, ni pour la formation du gouvernement (pour laquelle elles sont obligées de se soumettre à l’arbitrage de certains dirigeants de la sous-région), ni pour le réarmement des forces de défense et de sécurité, que pour le calendrier électoral, pour ne citer que ces exemples.

 

En agissant ainsi, la communauté sous régionale donne l’impression de mépriser, une fois de plus, la dignité du peuple centrafricain en imposant de l’extérieur, comme c’est le cas depuis plus d’une décennie, des solutions qui ne tiennent non seulement pas compte de la spécificité de la crise centrafricaine, mais génèrent de surcroit d’autres crises; du coup, la situation s’aggrave et s’enlise inexorablement au grand désespoir des populations civiles innocentes victimes des conséquences d’actes criminels quotidiennement perpétrés dans le pays.

 

Eu égard à la déchéance morale, politique, économique, sociale et culturelle que connait la république centrafricaine depuis plusieurs années, et qui a  considérablement altéré la dignité du peuple centrafricain, le moment est venu de voir chaque citoyen s’indigner davantage contre :

 

  • Les errements et dérapages en tout genre ;
  • Les animosités et bestialités ;
  • Les exactions inqualifiables et violations outrancières des droits humains ;
  • L’autodestruction systématique des infrastructures publiques et privées ;
  • La destruction des ressources naturelles
  • Les turpitudes de nos hommes politiques passés et présents ;
  • La résignation, le laisser-aller et le laisser-faire ;
  • Le népotisme chronique, le clientélisme exacerbé et la gabegie financière maladive de nos dirigeants de ces dernières années ; 
  • Les manœuvres de subversion des assoiffés de pouvoir ;                                  
  • Les diktats de certains dirigeants africains ;
  • Le  manque de considération infligé aux autorités centrafricaines ;
  • L’humiliation de nos dirigeants et représentants par les instances sous régionales et internationales ;
  • Les actions hégémoniques de certains pays voisins ;
  • Les  tentatives de déstabilisation et de partition du pays ;
  • Les  opérations criminelles menées par les groupes armés nationaux et étrangers ;
  • Les  injonctions liées au réarmement des forces de défense et de sécurité…
  •  

Bref, indignons-nous davantage contre toutes sortes de dérives (qu’elles proviennent de nous centrafricains ou des autres) pour que la nation centrafricaine retrouve son UNITE, sa DIGNITE et se remette au TRAVAIL en vue de la réconciliation et de sa reconstruction.       

 

A Paris, le 01/07/2014

Médard POLISSE-BEBE

                                                                           Philosophe

PEUPLE CENTRAFRICAIN, INDIGNONS-NOUS ! par Médard POLISSE-BEBE
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 13:53

 

 

 

 

 

On a toujours dirigé la RCA de l'extérieur. En politique comme en économie, on lui a  régulièrement imposé des solutions en lui disant ce qu'elle devrait faire car on s'est cru supérieur ou mieux outillé que ses fils et filles. Si tout cela s'est produit, la responsabilité première   incombe ni aux Talimbi, Likoundou, Belzebut ou au Manioc mais au Centrafricain. Il serait salutaire qu'un jour les vrais auteurs de ce chaos répondent de leurs actes pour les vivants ou que les descendants et Doungourous de ceux qui ne sont plus des nôtres, connaissent le périmètre réel de l’héritage dont ils sont dépositaires car depuis 1958, nous en avons assez de payer l'impôt du sang.

 

Lorsque le meilleur investissement dans un pays se réduit à la création d'un parti politique ou une rébellion, l'on ne peut être surpris d'assister à ce qui s'est passé le week-end dernier à Malabo car dans une situation dynamique négative, l'urgence est d'en maîtriser les paramètres pour la juguler. Or sur impulsion des actuels dirigeants de la Transition, l'unique message qui est adressé est le suivant : « Criminels de tous les pays, immigrez en RCA. Une fois ici, TUEZ, PILLEZ, VIOLEZ sans pitié, une prime au crime vous sera accordée. Vous serez convié dans tous les palais de la République et au gouvernement ou dans l'armée. Vous serez amnistiés et à l'ombre des manguiers, vous prospérerez. » Ainsi donc 85% de ceux qui seront à Brazzaville étaient déjà là en 2003 et 2008 lors des dialogues sous Bozizé...vous avez dit casting ? Qu'il me soit permis de douter que Brazzaville 2014 résoudra la crise centrafricaine. En effet, ce que demande la CEEAC c'est à dire un gouvernement [INCLUSIF] où les Musulmans du Nord(1) seraient représentés et une table ronde entre les différents acteurs de la crise est bien en deçà de ce qu'exigent les Nations-Unies à savoir le désarmement obligatoire et au besoin par  la force de tous les détenteurs illégaux d'armes.

 

Aucun dialogue ou gouvernement d'union nationale ne mettra fin à la circulation des armes et aux atteintes des  droits de l'homme. Seule la reconstruction de l’État en général et dans un premier temps des outils sécuritaires(2): Police, Gendarmerie et Renseignements peut mettre un terme à l'anarchie, au règne de la Machette et de la Kalachnikov.

 

Le travail de réconciliation et de pardon dont certains pensent en détenir le brevet n'aura de sens que si et seulement si ceux qui sont à l'origine du drame sont mis hors d'état de nuire. On ne peut pas pardonner sans confession, sans condamnation et réparation. Au nom de quoi fera-t-on asseoir sur la même table des citoyens qui n'ont jamais pris les armes, versé du sang ou commis des crimes économiques avec ceux aux casiers judiciaires desquels ces crimes sont à notifier ? Au nom de quoi la victime et son bourreau doivent-ils obligatoirement se réunir et parler alors que la place de l'UN est dans le box des accusés et l'autre sur le banc de la partie civile ? 

 

Toutes les religions monothéistes du monde enseignent que le 1er acte de la rédemption est la demande de pardon/confession. Or chez nous, les Criminels sont ceux qui font la loi. Mieux encore, ils sont exigeants, revendiquent des postes et le partage de la dépouille de ce pays fictif devenu un État néant que fut le Centrafrique.

 

De l'enfer, nous avons touché le fond. Dans l'euphorie du départ de Djotodia et de Tiangaye, nous avons omis de fixer des limites à Mme Samba Panza dans le choix de l’exécutif et le programme d'urgence. Une fois au Palais de la Renaissance, elle a cru qu'elle était un vrai Chef d’État, le pire pour la RCA redoubla de gravité à partir de ce moment-là.

 

La photo a fait le tour du web ce week-end. Certains médias comme RFI et France 24 n'y sont pas allés de main morte. Mme Samba Panza, Chef de l’État de la Transition en RCA, assise dans un fauteuil au bout d'un couloir. Tel un enfant que les parents éloignent pour prendre une décision ou un élève congédié par les professeurs après son oral. Cette image a réveillé le patriotisme de certains Centrafricains dénonçant l'humiliation de la RCA. Comme d'habitude, le diable se trouve dans les détails.

 

Communiqué final du sommet de la CEEAC de Malabo sur la crise centrafricaine, dernier paragraphe : « Ils[Chefs d’État] ont demandé au Secrétariat général des Nations Unies, la Commission de l’Union Africaine et le Secrétariat général de la CEEAC à mettre en place urgemment, avec l’appui de facilitateurs, une médiation internationale sous la conduite du Président Médiateur de la CEEAC, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, afin d’aider les Centrafricains à reprendre, en terrain neutre, le chemin du dialogue en vue de se doter d’un nouveau cadre politique de gestion consensuelle de la transition et de sortie de crise. Ils ont exprimé le vœu de voir l’ensemble des acteurs de la crise faire partie de la solution et contribuer à la réussite de la transition, et ce, sans préjudice de la présentation de leur candidature aux prochaines échéances électorales. »

 

NON, ce n'est pas la RCA qui fut humiliée à Malabo, c'est Mme Samba Panza qui le fut. C'était le prix à payer pour elle afin de rentrer définitivement dans le syndicat des Chefs d'état d'Afrique Centrale (3). Elle le paya avec le sourire et dans son humiliation, entraîna tout un pays qui était déjà par terre et qui se serait bien offert l'économie de cette goujaterie. En sacrifiant la renaissance du pays au profit de son envie rester au palais de la renaissance, Mme Samba Panza qui nous réchauffe le Bozizé de 2003, vient de lancer le signal d'alarme pour que dure la crise.

Nous deviendrons tous des rebelles pour être entendu. Nous quitterons nos partis politiques, nous rendrons nos cartes de militant. Nous entrerons en brousse, l'un pour défendre son village, l'autre pour sa profession... Il y aura mille et une rebellions puisque c'est l'unique chemin pour être pris au sérieux.

 

NON, ce n'est pas la RCA qui fut humiliée à Malabo, c'est Mme Samba Panza qui a souillé la République, la Charte Constitutionnelle de Transition et insulté la souffrance des fils et filles de Centrafrique. J'ai voulu le dire, J'AI VOULU L'ECRIRE POUR L'AVENIR.

 

Clément DE BOUTET-M'BAMBA

 

 

 

 

1: Que fait-on des musulmans des autres régions de Centrafrique ? Comme par hasard, ceux qui sont désignés comme étant les musulmans à intégrer ne sont originaires que de deux préfectures et de deux groupes ethniques. Que faire des musulmans des quatorze autres préfectures et des autres groupes ethniques ?

 

2 : j'ai volontairement mis de côté les FACA dans cette phase d'urgence car le débat sur le réarmement est un faux débat. La RCA étant de fait placée sous tutelle sécuritaire internationale, c'est d'abord les opérations de maintien de l'ordre qu'il faut privilégier. Or elles reviennent à la Police et à la Gendarmerie. Ce qui reste de cette armée défaite par les Seleka entre décembre 2012 et mars 2013 est à intégrer au sein des unités des Minusca qui se déploieront à partir de septembre d'où ils apprendront à nouveau le métier des armes. C'est une nouvelle armée sur les ruines de l'ancienne dont aura besoin la nouvelle RCA.

 

3: De toutes les transitions connues en Afrique ces cinq dernières années, ceux qui en avaient la gestion ne se sont portés candidats aux élections : Niger (Saleh Djibo), Guinée Conakry (Dadis et Sekouba), Mali (Diancounda Traoré), Madagascar (Rajoelina), Egypte (Adli Mansour). Pourquoi ce qui est valable ailleurs ne le serait-il pas pour l'Afrique Centrale en général et la RCA en particulier ? Mme Samba Panza n'était pas candidate mais ses pagnes nous abreuvaient déjà. Maintenant qu'elle a reçu son initiation au syndicat, ce sera sur des tubercules de manioc que son image sera sculptée. La transition n'aura qu'un seul objectif : la faire élire et le nécessaire travail pour la renaissance de la RCA sera jeté aux oubliettes.

J'AI VOULU PARLER POUR L'AVENIR par Clément DE BOUTET-M'BAMBA
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:54

 

 

 

 

 

http://survie.org/   Le 1er juillet 2014 (rédigé le 28 avril 2014) par Raphaël Granvaud

 

Dans une interview à Jeune Afrique, le ministre de la Défense reconnaît quelques erreurs… pour mieux éluder les questions les plus dérangeantes.

 

On est loin de l’assurance initiale avec laquelle le chef de l’Etat avait vendu l’opération Sangaris, se faisant fort de ramener la paix, la stabilité et d’organiser les élections en 6 mois. Selon D. Merchet, « les militaires [avaient] convaincu le président de la République que la partie serait facile » (Blog Secret Défense, 24/02) Aujourd’hui, le ministre de la Défense confesse à trois reprises une erreur d’appréciation, pour justifier l’incapacité de Sangaris à empêcher l’épuration ethnique dont la population musulmane a été victime : « on découvre l’ampleur des haines interreligieuses, probablement sous-estimées et qui justifient d’autant plus notre intervention et son urgence ». Mais l’excuse témoigne surtout que les ressorts de la crise restent incompris ou négligés : les crispations identitaires et religieuses ne sont pas la cause, mais le produit des affrontements en Centrafrique. Elles ont été instrumentalisées sous Bozizé, exacerbées par les exactions de la Séléka au pouvoir, et ont connu un coup d’accélérateur à la suite des massacres et des représailles contre les civils qui ont suivi l’offensive des anciens partisans de Bozizé, le 5 décembre. Ces derniers avaient alors tenté, sous le masque des anti-Balakas, de prendre de vitesse la force Sangaris en discussion à l’ONU.

 

Préméditation

 

A ce sujet, Merchet rapporte : « la préparation de ce coup de force était parfaitement connue des autorités françaises, qui n’ont pourtant rien fait » (17/03). La question se pose de savoir si les risques de cette attaque ont été sous-estimés ou simplement ignorés. Alors que la priorité des autorités françaises est alors de dégager Djotodia, n’a-t-on pas estimé cyniquement que la pression des anti-Balakas pouvait concourir à cet objectif ? D’autant que les promesses de désarmement « impartial » de toutes les milices ont rapidement fait long feu, le désarmement ne touchant (modérément) que les Sélekas. « Nous avions sous-estimé la capacité de nuisance des anti-balaka », affirme Le Drian. Depuis, les anti-Balakas se sont engouffrés dans la brèche, tentant de profiter de l’avance de Sangaris et de la Misca [1], voire s’affrontant à leurs soldats, au point d’amener le général Soriano, commandant de la Misca, à les qualifier de « principaux ennemis de la paix » le 10 mars dernier.

 

Si le ministre ne semble pas avare d’autocritiques, celles-ci ne vont pas jusqu’à reconnaître le rôle déstabilisateur des ingérences étrangères appuyées par la diplomatie française, celle du Tchad en particulier, et même après que Déby ait décidé de faire défection, retirant (officiellement) ses troupes, pour protester contre les accusations du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme contre les soldats tchadiens. Cela n’empêche pas non plus le ministre français de continuer à dicter publiquement aux autorités centrafricaines leur feuille de route : « il faut ouvrir le processus politique. Et ça, c’est la responsabilité de Mme Catherine Samba-Panza. Elle doit faire un geste [envers la Séleka ?], et cela doit se faire en bonne intelligence avec les chefs d’État voisins [Déby ?], qui n’ont aucun intérêt à ce qu’il y ait une partition de la Centrafrique ». Cela dit, bien entendu sans vouloir s’« immiscer dans la politique d’un gouvernement, quel qu’il soit »…

 

[1] MISCA : Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine

 

Centrafrique : Sangaris Le Drian à confesse
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:52

 

 

 

 

 

01/07/14 (APA)

 

Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), le général Babacar Gaye, a révélé, lundi à Bangui, qu’il avait adressé ses félicitations à la présidente Catherine Samba-Panza pour la confiance que lui ont renouvelée ses pairs de la sous-région dans la poursuite de la transition jusqu’à son terme.

 

« Nous voulons battre le fer pendant qu’il est chaud. La réunion de Malabo est une réunion très importante. J’ai au demeurant félicité la Présidente pour la confiance qu’il lui a été réitérée d’une manière non équivoque par ses pairs de la sous-région pour conduire cette transition à bon port », a confié à la presse le général Babacar Gaye au sortir d’une audience avec Samba-Panza au palais de la renaissance à Bangui.

 

Pour M Gaye, la prochaine réunion du groupe international de contact à Addis-Abeba va permettre de relancer la transition puis beaucoup de réflexions et décisions ont été prises à Malabo.

 

Selon M Gaye, la relance de la transition se fera ‘’par des décisions qui vont permettre aux Centrafricains de s’exprimer, de dire comment ils veulent sortir de cette crise qui fait la violence au quotidien en continue un problème pour nous qui sommes au chevet de la RCA ».

 

Il a ajouté qu’il était ‘’heureux de rencontrer la présidente engagée et décidée comme d’habitude à mener à bon port le bateau centrafricain ».

 

A en croire le chef de la MINUSCA, les casques bleus vont apporter un plus aux forces étrangères. ‘’La Sangaris et la MISCA déployées en Centrafrique ont contenu ces violences. Mais il faudrait très certainement des effectifs supplémentaires pour pouvoir faire encore plus et c’est ce que la MINUSCA qui sera opérationnelle à la mi-septembre va apporter », a-t-il assuré.

 

‘’Aux côtés de ses présences militaires qui sont indispensables, il faut un processus politique pour traiter les causes de ces violences qui n’ont pas leur raison d’être et c’est cela justement que Malabo et ensuite Addis-Abeba vont permettre de relancer » a-t-il conclu.

Catherine Samba-Panza félicitée par le chef de la MINUSCA
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:49

 

 

 

 

 

01/07/14 (Reuters)

 

Des affrontements entre des soldats de l'armée ougandaise présents en Centrafrique et des rebelles de la Séléka ont fait au moins une quinzaine de morts dimanche et lundi, a-t-on appris auprès de sources présentes sur place.

 

Les forces ougandaises mènent des opérations contre les insurgés ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui ont fait de la Centrafrique l'une de leurs bases arrières.

 

Dimanche et lundi, elles n'ont pas ouvert le feu sur des hommes de la LRA mais sur la Séléka lors de combats qui se sont déroulés dans l'est du pays, une zone sillonnée par plusieurs mouvements armés.

 

"Les Ougandais ont tiré par erreur sur nos hommes qu'ils ont pris pour des membres de la LRA", a déclaré à Reuters Eric Massi, un représentant de la Séléka installé à Bangui.

 

"Il y a eu 15 morts et trois blessés dans nos rangs. Et il y a eu trois morts et trois blessés de leur côté", a-t-il ajouté. "Nous tentons de calmer la situation."

 

Un prêtre de cette région frontalière avec la République démocratique du Congo, Bienfait Walibanga, a confirmé qu'il y avait eu des affrontements mais a livré une version et un bilan différents.

 

Selon lui, un soldat ougandais a trouvé la mort dimanche dans une attaque menée par la Séléka et deux membres du groupe rebelle ont été tués lors de tirs de représailles. Les forces ougandaises auraient tué 14 rebelles de la Séléka lundi lors de nouveaux accrochages.

 

La Séléka, un groupe à majorité musulmane, s'est emparée du pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant de le quitter en janvier dernier sous la pression de la communauté internationale.

 

(Crispin Dembassa-Kette; Simon Carraud pour le service français)

RCA-Combats entre armée ougandaise et Séléka, au moins 15 morts
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:48

 

 

 

 

 

 

Ce manque de discernement dans les sentiments personnels, et confondre ces convictions sur  le plan politique, exercice difficile de certains(es) fils et filles dans notre Pays, diasporas, ils ou elles brillent de cette confusion du genre, excellent que dans des animosités outrancières !

 

Pourtant ne devront-ils pas mesurer les conséquences d’une telle démarche ou posture négative exprimée ou véhiculée ! En ayant cette justesse de la conjoncture que nous vivons en ce moment sur notre territoire la République Centrafricaine, notre cher Pays paradoxalement ?

 

Si nous nous posons clairement cette question : A qui profite cette crise perpétuelle, encouragée par   tous ces désordres généralisés en Centrafrique ?  On peut encore sauver notre Pays

 

Notre pays la Centrafrique et son peuple continuent de connaître de manière continuelle des fréquentes violations physiques, psychologiques, pire encore au passage, la perte de l’intégrité de notre territoire. Aujourd’hui, tous nos systèmes de valeurs déconstruits, remplacés par de la barbarie, de l’impunité généralisée, encouragée par des prises de positions très souvent surprenantes, la coalition Séléka vis-à-vis de nos soldas basés a Birao contrains de vider le lieu. Nous somme dans quelle République ?! Une Armée régulière mise à la porte de son territoire intrigante !

 

Depuis notre indépendance de manière graduelle, ce peuple souffre sans cesse. La Centrafrique Pays de tous les paradoxes ! La conscience politique est quasiment sélective dans l’esprit de certains fils et filles du Pays, quand ce n’est pas à leur faveur, et si à la rigueur ça les arrange ! Le bilan désastreux est pourtant là ! Calamiteux ! On continue de persister et signer sous quelconque prétexte !  Très souvent on dit que c’est dans les moments de douleur que la famille doit s’unir afin de se soutenir ; trouver ensemble des réponses pour éviter tout recommencement d’une situation. Nous ne devrons pas nous complaire dans des positionnements égoïstes, de diffamations, de mensonges, la jalousie, des méchancetés gratuites, de fanatismes nostalgiques du passé, et laisser l’essentiel à côté « la survie de notre Patrie ».

 

Je suis persuadé que le meilleur est en nous tous (ttes), comme le pire ! Aussi par ailleurs, on ne peut pas être bon, non plus en tout et cela dans toutes les disciplines.  Mais en notre qualité d’être humain, on ne peut qu’apprendre à s’améliorer.

 

Chacun de nous devons avoir la perception de cette crise de manière sérieuse qui nous frappe tous (ttes) et nous divise en même temps. En faire un combat personnel en direction de la recherche des solutions objectives dans les résolutions de cette crise, de la Paix, et d’union nationale. Avec un peu de lucidité et de réflexions, savoir prendre des risques, un peu de créativité ! S’inspirer des outils existants,  si possible l’adapter à la crise multiforme dans notre Pays, aider notre Pays à la sortie de cette crise, sans déverser dans les bassesses.

 

Nous serons les seuls à avoir les solutions de nos problèmes, l’exercice n’est pas facile peut être contraindre avec toutes ces faiblesses et ces forces ! Mais nécessaire.

 

Ps) J’avais proposée une feuille de route pour la Sortie de Crise en République Centrafricaine le 1 juin 2014 sur Centrafrique presse.

 

Titre de publication :

 

Crise Centrafricaine : Sommes-nous dépourvue d’intelligences ou manque de volontés Politiques de relever ceux défis, de cette Anarchie généralisée ?

 

Toute une démarche consensuelle proposée mérite une réflexion, au lieu que les dirigeants de la sous région continuent de nous ridiculisés a travers l’exécutive de la Transition.

 

Quels N ième Forums encore à Brazzaville qui se profile ? Pour décider et pour faire quoi ? 

 

Patriotiquement, que Dieu Bénisse la Centrafrique Libre.

 

Fait à Lyon le 30 Juin 2014

 

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

 

Ingénieur Consultant SI & SGBDRs

Le manque de discernement dans nos sentiments, ainsi la confusion de ces convictions sur le plan politique ! par Aubin Roger Komoto
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:39

 

 

 

 

 

 

01/07/14 (RFI)

 

De passage en France, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, a accordé un entretien à RFI dans lequel il passe en revue plusieurs dossiers importants : début du ramadan, situation dans le nord-est du pays, réconciliation. Au même moment, les chefs d’Etat de la CEAC réfléchissaient à Malabo aux moyens de relancer la transition.

 

Les musulmans de toute la planète entrent dans le mois sacré de ramadan, quel message souhaitez-vous adresser, à cette occasion, aux musulmans centrafricains dont beaucoup ont dû fuir le pays ?

 

Je voudrais souhaiter bonne fête de ramadan à tous les musulmans. Les valeurs du ramadan sont des valeurs de paix, de fraternité, d’amour. Ce mois de juin est un mois béni pour nous. Nous avons eu un long week-end de Pentecôte qui s’est déroulé sans accroc, sans coup de feu, sans tuerie. Cette fête chrétienne a été respectée par tout le monde et c’était extraordinaire. Ensuite, la Coupe du Monde est venue. J’ai demandé à tout le monde de se rassembler autour d’un seul roi pendant cette fête-là, c’est le roi football. Qu’on laisse la jeunesse centrafricaine admirer ses vedettes. Nous allons tout faire pour arriver réellement à un cessez-le-feu pendant cette période de ramadan. Le dialogue va être accentué pour que les valeurs du ramadan nous permettent de consolider les fondements de la paix.

 

Beaucoup des musulmans centrafricains ont fui le pays, ils sont au Cameroun ou au Tchad. Est-ce que vous leur dites qu’un retour est possible ?

 

Un retour est possible et c’est une obligation du gouvernement. Cela fait partie des obligations de la feuille de route : tout faire pour que les déplacés internes retournent chez eux et que les réfugiés qui sont à l’extérieur reviennent. Vous savez, la communauté musulmane joue un rôle extrêmement important dans l’économie nationale. Nous sommes devenus un des premiers pays d’élevage d’Afrique et celui-ci est tenu à 98% par des Peuls qui sont en grande majorité musulmans.

 

Aujourd’hui, avec ce qui s’est passé, le départ d’une grande partie des membres de cette communauté, la destruction de beaucoup de commerces, les ressources de l’Etat, l’emploi en Centrafrique ont été fortement impactés. Beaucoup de jeunes se retrouvent sans activité. Avant, ils travaillaient dans le commerce du diamant, dans le commerce traditionnel... La communauté musulmane était au centre de ces activités assurant une partie importante du développement économique de la République centrafricaine. Ceux qui s’attaquent à cette communauté ne pensent pas aux conséquences pour l’Etat. Et si les Seleka ont commis des exactions en Centrafrique, il est absolument aberrant de confondre Seleka et musulmans.

 

L’économie centrafricaine s’appuie aussi fortement sur la fonction publique avec l’argent que les fonctionnaires réinjectent dans le circuit. Où en est-on du paiement des salaires ? Il y a des engagements qui ont été pris par la communauté internationale, est-ce que cela vous permet d’y voir plus clair sur le paiement de ces salaires ?

 

Quand le gouvernement a été mis en place fin février, ce sont d’abord les pays de la CEEAC, nos voisins immédiats, qui ont volé à notre secours. Le premier pays à avoir apporté une contribution était la République du Congo. Le président Sassou-Nguesso a donné immédiatement des instructions pour que sans tarder on nous verse la contribution congolaise de la CEEAC, avec comme souhait de mettre à la disposition de la république Centrafricaine 100 millions de dollars, dont la moitié irait directement dans les caisses de l’Etat pour le paiement des salaires. Le président du Congo a été le premier pour faire le geste, immédiatement suivi de l’Angola, du Gabon et des autres pays.

 

Ça nous a permis de payer les salaires jusqu’ici, y compris les bourses, les pensions, les retraites... Depuis février, il n’y a eu aucun mois d’interruption. Sur les ressources que nous recevons de l’extérieur, nous n’avons pas été en mesure de payer le mois de novembre, décembre et janvier. Et donc, nous avons prévu de les payer sur nos ressources propres au fur et à mesure que nous serons en mesure de mobiliser des ressources. A partir du mois de mai, la Banque mondiale va prendre en charge les salaires des fonctionnaires civils jusqu’en août. Pendant quatre mois. Les Nations unies prendront en charge les salaires des policiers et des gendarmes et les salaires des militaires (donc des FACA) seront versés sur nos ressources propres.

 

Nous avons, pour ce qui est des salaires, de la visibilité jusqu’au mois d’août 2014 mais nous avons déjà des discussions encourageantes avec d’autres partenaires pour la suite. Nous mettons aussi en place une stratégie de réformes de la gestion de nos finances publiques et évidemment, à long terme, il faudrait que nous soyons en mesure de générer nos propres ressources. Nous ne pouvons pas continuer à dépendre éternellement des ressources extérieures.

 

Que se passe-t-il à Birao dans l’extrême nord-est du pays, pourquoi les FACA, les Forces armées centrafricaines ont-elles dû quitter la localité ?

 

Quitter la localité, c’est trop dire. Comme vous le savez, je suis allé au Soudan récemment. Il était question de revoir un peu la stratégie de la tripartite…

 

La force tripartite dans laquelle on avait le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine…

Exactement, pour la protection de ce triangle Tchad, Soudan, Centrafrique. Vous savez que le Tchad s’est retiré de la tripartite et nous l’avons beaucoup regretté. Compte tenu des difficultés que rencontre notre pays, nous avons eu également quelques difficultés à pouvoir maintenir l’opérationnalité de nos troupes. Donc, un des objectifs de la mission au Soudan était de voir ce qu’on pouvait faire ensemble, comment le Soudan pouvait nous aider à renforcer la tripartite en attendant le retour du Tchad. Parce que nous sommes convaincus que nous sommes quand même des pays frères. Nous n’avons pas de problème particulier ni avec les autorités tchadiennes, ni avec la population tchadienne. Les individualités originaires du Tchad qui font quelques exactions en Centrafrique ne représentent en rien l’Etat tchadien ou la nation tchadienne.

 

Donc le but était de voir avec le Soudan, qui a une armée beaucoup plus forte que la notre, ce qu’il pouvait faire pour nous aider, notamment pour maintenir une certaine capacité de cette tripartite à protéger les frontières. Il est d’abord question de procéder à la relève des soldats centrafricains qui sont là-bas. Le Soudan va nous aider avec des moyens aériens à faire la relève des troupes qui étaient de la tripartite, les ramener à Bangui et ramener de nouvelles troupes. Ces troupes passeront nécessairement par Nyala [dans le Darfour, au Soudan, ndlr] pour pouvoir être transportées sur Bangui, parce que les gros porteurs qui doivent transporter ces troupes ne peuvent pas atterrir à Birao. Les troupes ne sont pas en train de se « retirer » comme on le dit, ni de quitter Birao mais c’est vraiment dans le cadre de cette stratégie qu’il y a ce mouvement de troupes.

 

Est-ce que vous avez eu connaissance d’un ultimatum qui aurait été envoyé aux FACA pour qu’ils quittent Birao ?

 

Je ne suis pas au courant d’un ultimatum spécifique. Ça ne changerait rien. Les FACA continueront leur travail.

 

Est-ce que vous êtes inquiet des mouvements qui se font dans cette partie du pays, la Vakaga, à Birao même, avec la volonté de certains de jouer un rôle déstabilisateur ?

 

Nous sommes inquiets et le Soudan est inquiet aussi, ainsi que le Tchad. Vous savez, c’est une zone presque de non-droit dans ce triangle. Le président Omar el-Béchir nous a parlé des quelques difficultés qu’il rencontre déjà au Darfour et souhaite nous aider justement à juguler toutes ces questions-là. Il y a beaucoup de trafic d’armes, de drogue, d’ivoire, d’or, de diamants. Et ce sont justement ces trafiquants qui tiennent absolument à continuer à semer le trouble dans cette zone pour affaiblir l’Etat et continuer à faire ce qu’ils font.

 

Qui joue un rôle déstabilisateur à l’heure actuelle dans cette partie nord-est de la Centrafrique ?

 

Ce sont les mêmes qui ont semé la zizanie déjà quand les Seleka étaient au pouvoir à Bangui, qui ont causé beaucoup de crimes, qui ont pillé les biens de l’Etat, mis la main sur les régies financières et qui aujourd’hui ont peur de perdre tout cela. Ils se replient sur la zone nord-est et tentent justement de créer une situation de fait pour parler de sécession, négocier avec le gouvernement et garder leur emprise sur les richesses du Nord-Est.

 

Ce n’est même plus une aile de la Seleka, parce qu’aujourd’hui la Seleka que nous connaissons a mis en place une coordination politique. Certains membres de cette coordination sont au gouvernement. Je parle par exemple du coordonnateur général lui-même, le général Abdoulaye Hissène. Il est ministre conseiller auprès de Mme la présidente de la République. Un des porte-paroles les plus connus, Néris Massi, est un haut cadre de l’Etat, du ministère de l’Aviation civile. Un des très hauts cadres, Sabone, est directeur général de l’Agence de régulation des télécommunications (ART). Ce sont quand même des postes de confiance que nous avons donnés à ces personnes parce que nous ne les considérons pas comme des adversaires. Nous sommes un gouvernement dont l’objectif est de ramener les Centrafricains autour d’une même table. Nous n’avons pas d’adversaire.

 

Bien sûr, il y a des extrémistes qui souhaitent continuer la guerre, qui continuent à parler de sécession… Qui sont-ils ? Une infime minorité de gens qui ont laissé vraiment un souvenir macabre en Centrafrique et ce sont les mêmes qui veulent maintenant continuer à perpétuer leurs exactions dans la partie nord-est du pays.

 

Au moment du congrès de Ndélé, le gouvernement avait fait part de ses craintes sur une tentative de sécession de la Seleka. Aujourd’hui, avec notamment les actes qui ont été posés par la Seleka « officielle », vous sentez-vous rassuré ?

 

Tant que tout le processus n’est pas bouclé, on ne peut pas parler de satisfaction. Je n’ai pas encore de raison d’être rassuré. Ce sont des intentions qui ont été annoncées. Nous les avons écoutées. Nous regardons. Nous essayons aussi de faire de notre côté un effort pour faciliter cette évolution positive – manifeste – de la Seleka.

 

Qu’attendez-vous aujourd’hui concrètement de la Seleka. Quel geste, quelle action ?

 

D’abord, nous attendons de la Seleka qu’elle démontre aux Centrafricains clairement sa volonté d’aller vers la paix. Parce qu’au quotidien, quand une personne sort de sa maison, cette personne a besoin de tranquillité. Vous assistez à ce qui se passe dans la région de Bambari, il faut que la Seleka tienne ses troupes. Il n’y a pas de raison qu’il y ait aujourd’hui continuellement au sein de la Seleka des gens en rupture de ban qui font ce qu’ils veulent, qui assassinent et qui tuent. Il faut que ça cesse. La même chose est valable pour les anti-balaka qui doivent cesser ces exactions. C’est absolument aberrant et ridicule de continuer ce qui se passe aujourd’hui. Le temps de la guerre est fini. Tous les Centrafricains aspirent vraiment à la paix. Ils doivent le comprendre.

 

Vous évoquiez l’armée tchadienne et vous sembliez dire que vous seriez favorable à son retour au sein de la Misca et des forces tripartites…

 

Je souhaite absolument le retour des forces tchadiennes. Le Tchad a toujours volé à notre secours, que ce soit sur le plan de la sécurité ou sur le plan économique. Donc, pour moi nous ne pouvons pas nous passer de renforcer nos relations avec le Tchad. La survie de la République centrafricaine dépend de la qualité de nos relations avec le Tchad.

 

On parle d’un remaniement ministériel depuis plusieurs semaines. Est-il pour bientôt ?

 

Il arrivera et ce sera pour bientôt. C’est moi-même qui l’avais annoncé et malheureusement, nous avons eus après mon annonce, quelques désistements pour justement se préserver une possibilité pour se présenter à l’élection présidentielle. Mais ça nous a mis en difficulté pour choisir à nouveau, parce que nous avions adopté une stratégie qui consistait à faire représenter quasiment toutes les régions du pays. Et cette stratégie qui n’était pas facile à mettre en place a été perturbée par ces désistements.

 

Suite à cela, on a dû revoir un peu notre copie. Pour que cette nouvelle copie soit acceptée par tout le monde, nous avons la présidente et moi choisi également d’ouvrir le dialogue là-dessus avec ceux qui nous aident, surtout nos amis de la sous-région. Et c’est ce que nous sommes en train de faire. Je crois que nous sommes quasiment au bout du processus maintenant. C’était simplement une question de calendrier et je pense que le gouvernement ne va pas trop tarder.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140630-rca-le-temps-guerre-est-f...

RCA : «Le temps de la guerre est fini», selon le Premier ministre
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 12:29

 

 

 

 

 

BBC Afrique  1 juillet, 2014 - 10:16 GMT

 

Le Conseil mondial du diamant, CMD, se dit alarmé par le constat que les diamants centrafricains sont toujours exportés, malgré la suspension de ce pays du Processus de Kimberley.

 

Le CMD rassemble les industries du diamant et de la bijouterie, tandis que le Processus de Kimberley est un mécanisme mis en place pour juguler le trafic des diamants dits du sang.

 

La République Centrafricaine a été suspendue de Kimberley en mai 2013, en raison de la guerre civile qui déchire le pays.

 

Le Conseil mondial du diamant rappelle que tant que la suspension n'est pas levée, le commerce de diamants centrafricains est illicite.

 

Et il met en garde dans un communiqué: les contrevenants seront bannis de toutes les bourses de diamant dans le monde.

 

Le Conseil invite aussi les membres de l'industrie à dénoncer toute activité suspecte aux autorités en charge du Processus de Kimberley.

 

Pour Edward Asscher, président du Conseil Mondial, l'affaire est capitale.

 

Car le commerce illicite de diamants sape non seulement les efforts de la communauté internationale pour restaurer la paix mais il met aussi en danger la réputation du Processus de Kimberley et les efforts pour éradiquer le trafic de diamants de la guerre.

 

La levée de la suspension de l'embargo, pourtant sollicitée par Bangui, n'est pas pour demain.

 

Il faut pour cela qu'une mission du Processus de Kimberley se rende en Centrafrique et donne son feu vert, précise Edward Asscher.

 

Or, en raison de l'insécurité, une telle mission est improbable dans l'avenir proche, dit le communiqué.

 

La présence de diamants centrafricains dans les zones frontalières au Cameroun avait pourtant été dénoncée au début de l'année par le Processus de Kimberley.

 

Le ministre des mines de ce pays avait annoncé des mesures de sécurisation des sites de production, en avril.

 

RCA : le diamant circule malgré l'embargo
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