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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 00:18

 

 

 

 

http://cameroonvoice.com/   30/03/2014 23:02:51

 

Les violences se poursuivent à Bangui. Dans la nuit du 27 au 28 mars, l’explosion, dans le quartier Kango d’une grenade (ou de plusieurs…) au milieu d’une veillée funèbre a fait au moins 20 tués, selon Denis Wangao Kizimalé, le ministre centrafricain de la Sécurité publique, qui a évoqué une action d’un « groupe d’extrémistes bien connu des services ». Selon l’AFP, plusieurs habitants ont attribué cette attaque « à des musulmans ». De quoi encore ajouter de la confusion à une situation déjà bien compliquée.


Dans ce contexte, les miliciens anti-balaka, formés en réaction aux exactions commises par les combattant de l’ex-Séléka, qui renversèrent le président Bozizé voilà maintenant plus d’un an, s’en prennent désormais directement aux forces internationales déployées dans le pays. Ces derniers, déjà qualifiés de « bandits » en raison des atrocités et des pillages qu’ils commettent, sont désormais considérés comme des « ennemis » par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA).


La question de savoir si ces miliciens sont manipulés par l’ancien président centrafricain se pose depuis plusieurs semaines. « François Bozizé et des membres de sa famille manipulent les groupes qui font la chasse aux musulmans », écrivait,  il y a quelques semaines, le quotidien Le Monde, en s’appuyant sur des propos tenus par des responsables militaires français.


Or, les derniers évènements vécus à Bangui renforcent encore cette hypothèse. Pour le général Soriano, le commandant de l’opération Sangaris, il est clair que les anti-balakas sont manipulés. « C’est une façon aussi de déstabiliser le gouvernement. Mais alors, qui y a-t-il derrière tout cela? Selon nous, au regard des modes d’action qui sont adoptés, il y a très vraisemblablement d’anciens militaires. Quand on voit la façon dont les actions sont menées, quand on voit la détermination, quand on voit aussi la précision des tirs… », a-t-il affirmé, d’après RFI.


D’anciens militaires centrafricains seraient donc aux côtés des anti-balaka… Et qui dit ex-soldats, dit souvent aussi partisans de François Bozizé… Ce dernier se défend de jouer un quelconque rôle à Bangui. Seulement, la diffusion récente de l’enregistrement d’une conversation qu’il a eue avec un chef anti-balaka prouve le contraire.

Les milices anti-balaka seraient noyautées par les partisans de Bozizé
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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 00:17

 

 

 

 


 

Au moins 24 personnes ont été tuées samedi à Bangui par des soldats tchadiens venus rapatrier leurs compatriotes fuyant les violences en Centrafrique, selon un nouveau bilan communiqué dimanche soir par la municipalité de Bégoua. Plus d'une centaine d'autres sont gravement blessées.

 

"Il y a déjà 24 corps recensés et ramassés, et plus de cent blessés graves" dans les quartiers nord de Bangui, a déclaré à la presse Odette Dombolo, maire de Bégoua, petite commune située en périphérie de la capitale, précisant que ces décomptes sont encore provisoires. Le précédent bilan faisait état de huit morts.

 

Tirs dans les quartiers chrétiens
 

Un officier de la Misca avait déclaré précédemment sous couvert d'anonymat que "des soldats tchadiens venus de leur pays pour rapatrier leurs compatriotes qui désirent quitter (la Centrafrique) ont ouvert le feu sur les habitants des quartiers nord. (...) On ignore à présent ce qui a entraÎné ces tirs sur les habitants des quartiers nord. Mais nous tentons de recouper les informations pour savoir ce qui s'est exactement passé", avait-t-il ajouté.

 

Selon une source au sein de la gendarmerie centrafricaine, les soldats tchadiens sont entrés dans la capitale en début d'après-midi, et "dans leur progression, on a entendu des tirs aux environs de Gobongo, Galabadja, Foûh ", des quartiers majoritairement chrétiens.

 

Incidents réguliers
 

Des incidents surviennent régulièrement à Bangui entre d'un côté les milices anti-balaka et la population, majoritairement chrétiennes, et de l'autre les soldats tchadiens, accusés de complicité avec les ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, qui avaient pris le pouvoir en mars 2013 en Centrafrique.

 

Le cycle infernal des tueries interreligieuses dans le pays a été déclenché par des mois d'exactions contre les chrétiens, perpétrées en toute impunité par les combattants de la Séléka.



(ats / 30.03.2014 21h17) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=463309 

Centrafrique: au moins 24 personnes tuées par des soldats tchadiens
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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 00:14

 

 

 

 

http://www.45enord.ca/   par Jacques N. Godbout le 30 mars 2014 à 11:35.

 

La situation continue de dégénérer en Centrafrique face à un gouvernement impuissant et une communauté internationale dépassée, le décompte des violences à Bangui atteignant et, probablement dépassant maintenant 50 morts en une seule petite semaine.


Mise à jour au 30/03/2014 à 17h29

 

Au moins 24 personnes ont été tuées et plus d’une centaine blessées samedi à Bangui par des soldats tchadiens venus rapatrier leurs compatriotes fuyant les violences en Centrafrique, selon un nouveau bilan communiqué dimanche soir par la municipalité de Bégoua, petite commune située en périphérie de la capitale où le précédent bilan faisait état de huit morts. Le décompte n’est que provisoire et le bilan pourrait s’alourdir encore.

 

Un an après que les rebelles ont pris le pouvoir en Centrafrique, la situation dans le pays continue de se détériorer, ont affirmé la semaine dernière plusieurs responsables des Nations Unies et, comme pour leur donner raison, la situation dérape à Bangui où, après les 20 personnes tuées dans la nuit de jeudi à vendredi dernier lors d’une attaque contre une veillée funèbre chrétienne, au moins huit personnes ont été tuées et plusieurs blessées samedi par des soldats tchadiens dans la capitale.

 

«Des soldats tchadiens venus de leur pays pour rapatrier leurs compatriotes qui désirent quitter [la Centrafrique] ont ouvert le feu sur les habitants des quartiers nord, faisant au moins huit morts et plusieurs blessés», a déclaré à l’Agence France-Presse un officier de la force africaine (MISCA) sous couvert d’anonymat, ajoutant que ce bilan est «encore provisoire et pourrait bien s’alourdir».

 

Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, au moins 20 personnes avaient été tués lors d’une attaque contre une veillée funèbre chrétienne et,, avant cette attaque, la recrudescence des violences à Bangui avait déjà fait une vingtaine de morts cette semaine là.

 

Des affrontements éclatent régulièrement entre des groupes armés, opposant notamment des miliciens anti-balaka, majoritairement chrétiens, à des musulmans.

 

En outre, des incidents surviennent tout aussi régulièrement à Bangui entre d’un côté les milices anti-balaka et la population, majoritairement chrétiennes, et de l’autre les soldats tchadiens, accusés de complicité avec les ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, qui avaient pris le pouvoir en mas 2013 en Centrafrique.

 

De pire en pire

 

Lors d’une conférence de presse à Genève la semaine dernière, Volker Turk, responsable de la protection internationale au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), déclarait pour sa part «Ce que nous voyons maintenant, c’est que les éléments anti-Balaka sont effectivement de plus en plus militarisés. Il y a une transformation de la violence concernant notamment les populations musulmanes qui sont plus en plus menacées à Bangui, mais aussi dans d’autres parties de l’ouest de la République centrafricaine. Le niveau de haine est extrêmement élevé».

 

Jens Laerke, le porte-parole du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) à Genève a indiqué pour sa part que la tendance au retour des personnes déplacées s’était inversée.

 

Le 27 février, il y avait 276.000 personnes déplacées à Bangui, selon l’OCHA. Deux semaines plus tard, le 12 mars, le nombre de déplacés dans la capitale avait diminué de 100.000, mais depuis, le nombre de déplacés à Bangui est de nouveau passé de 177.000 à environ 200.000.

 

«Si la violence continue, les personnes déplacées ne pourront pas rentrer chez elles avant la saison des pluies, qui commence vraiment à la mi-avril», et «La violence limitera également l’accès humanitaire et sapera nos efforts visant à stabiliser les communautés et permettre les retours», a déclaré le porte-parole de l’agence onusienne.

 

«Si la violence sur les volontaires persiste, la Croix-Rouge centrafricaine se verra dans l’obligation de suspendre ses activités de ramassage des corps», a même déclaré pour sa part ce dimanche son président, Antoine Mbao Bogo, cité par l’AFP.

 

De son côté, l’Experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, a averti que «Sans une assistance réelle, il sera impossible de faire fonctionner l’État et d’améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays».

 

«Pour éviter le chaos en République centrafricaine et dans la sous-région, on ne peut plus se contenter de solutions purement cosmétiques ni se contenter de compter les morts et les victimes», a t-elle lancé.

 

L’aide se fait attendre

 

Pendant ce temps, alors que les forces françaises de Sangaris (2.000 homme) et africaines de la MISCA (6.000) en Centrafrique ne peuvent plus suffire à la tâche, le millier de soldats promis par l’Union européenne en février pour aider à rétablir l’ordre n’arrive toujours pas se poursuivent les difficiles négociations sur question de la taille et du financement du projet visant à déployer des milliers de Casques bleus en Centrafrique.

 

De son côté, l’Union européenne, en principe, la décision de déployer ces troupes (environ 500 hommes) et la date de l’opération doivent être formalisées d’ici à mercredi et, du côté de l’ONU, la France espère également faire adopter «dans une dizaine de jours» par le Conseil de sécurité la résolution autorisant le déploiement d’une force de maintien de la paix de l’ONU d’ici à la mi-septembre.

 

D’ici là, on compte les morts.

Centrafrique: le pays s’enfonce, la situation dégénère et le bilan des morts s’alourdit
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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 17:53

 

 

 

HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS                      Paris le 23 février 2014

9, allée de l’Arche

92671 COURBEVOIE

Email : hcc_rca@yahoo.fr

           

Madame La Présidente,

 

Nous avons l’honneur de vous faire part de l’existence de notre association, le HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS, créé à Paris en 2013 afin de mobiliser les centrafricains et toute bonne volonté  souhaitant œuvrer à la paix et au développement de notre pays.

 

            Je m’adresse à vous en tant que Président de cette association.

 

Notre devoir citoyen, nous oblige à tendre la main à notre patrie et à nos dirigeants afin de leur proposer notre contribution à la résolution des problèmes qui minent notre pays.

 

A l'heure où vous vous atteler à la résolution des problèmes socio-politiques et économiques de notre pays, vous avez plus que jamais besoin d'hommes et de femmes des grandes valeurs et de grandes qualités, expérimentés en vu de mettre en œuvre une feuille de route susceptible de  conduire à la réussite cette période de transition.

 

Dans cette perspective, nous encourageons l’équipe gouvernementale en place, à se mettre en ordre de bataille pour nous sortir de ce bourbier, et d’élaborer les bases d’une reconstruction nationale.

 

Les problèmes sont nombreux, même si les priorités restent certes d’ordre :

·         sécuritaires

·         humanitaires

·         politiques

·         économiques

Etat des lieux :

 

En dépit du déploiement des forces militaires multinationales, nous continuons à assister à des exactions de toute part. A croire que le pays tend à devenir ingouvernable malgré les importants moyens militaires et une artillerie lourde déployée.

 

Dans les domaines humanitaires et sécuritaires, nous souhaiterions disposer d’un programme d’action, conduit par des acteurs centrafricains, afin de rassurer nos compatriotes exposés aux exactions, aux intempéries et à la faim, obligés de trouver refuge dans des camps de fortune.

 

L’évolution de la situation ne semble donc pas s’améliorer de façon conséquente aux dires des média occidentaux.

 

Réfléchissons sur l’approche de la résolution de ce conflit.

 

·         Sur le plan militaire, nous constatons le déploiement des forces Sangaris et des forces africaines depuis au moins deux mois. Force est de constater que les résultats restent à ce jour mitigés.

 

·         Sur le plan humanitaire, nous constatons de graves carences, des insuffisances alimentaires et sanitaires pour répondre aux besoins des populations sur l’ensemble du territoire.

 

A l'heure où nous adressons cette missive nous n'avons pas une vision claire d'un plan stratégique national susceptible d’éradiquer le mal qui continue de gangrener notre pays. 

 

Pour l’heure, nous avons plutôt l’impression que les solutions aux problèmes centrafricains viennent de nos partenaires. Encore une fois nous semblons ne pas être les principaux acteurs de la résolution de ce conflit.

 

Dans ces conditions le peuple est en droit de se demander s’il est réellement protégé par un Etat.

 

Nous nous posons quelques questions :

 

Qui tient le leadership des opérations militaires sur nos terres ?

 

Quel est le positionnement hiérarchique de notre armée au sein de toutes les interventions des forces étrangères et multinationales ?

 

Cette position conditionnera fortement l’avenir sécuritaire de notre pays et de notre armée.

 

Quels sont les processus mis en place et permettant d’atteindre les objectifs aboutissant à la résolution de nos soucis socio-économiques, politiques, sécuritaires et humanitaires ?

 

Nos Suggestions :

 

Nous devons nous interroger sur la stratégie actuelle de résolution du conflit, et chercher plutôt à traiter les causes. Ainsi nous pourrions mettre en œuvre un processus plus adapté afin de réconcilier les centrafricains avec eux-mêmes.

 

Nous souhaiterions voir un programme et un calendrier nous permettant d’avoir une visibilité sur les actions à venir de notre pays.

 

Ce plan stratégique ne devrait pas seulement être d’ordre militaire mais aussi être abordé de façon significative sous l’angle politique social humanitaire et économique.

 

Voila la tache que nous attendons du gouvernement actuel.

 

Le HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS manifeste la ferme volonté de vous aider à mobiliser les énergies et les compétences nécessaires afin d’analyser objectivement, en dehors des calculs politiciens et partisans, les voies et moyens en vu d’atteindre les objectifs de paix et de développement.

 

Nous voulons voir notre armée nationale piloter les opérations du terrain et capitaliser sur ces expériences du moment. Renforcer les capacités de la police et de la gendarmerie afin d’assurer la sécurité  sur l’ensemble du territoire.

 

Si certains éléments en armes se laissent entrainer dans l’illégalité en commettant des actes de barbarie sur une partie de la population, c’est à vous de trouver les voies et moyens de les ramener à la raison. Nous avons vu dans les médias certains tombés sous les balles de l’armée comme sur un champ de bataille. Nous dénonçons haut et fort cette agression à l’égard de la jeunesse désœuvrée centrafricaine.

 

Nous vous invitons dans l’urgence de demander une aide financière à la communauté internationale afin de financer un programme d’insertion de cette jeunesse dont nous avons besoin demain. Des programmes de formation suivant leurs aspirations et capacités. Je pense que c’est bien là leurs attentes. Ne les laisser pas en proie à des manœuvres politiciennes.

 

Sur le plan humanitaire, il serait nécessaire de désigner un coordinateur centrafricain chargé des programmes alimentaires et sanitaires dont la mission principale est de proposer un plan d’action global réparti sur l’ensemble du territoire.

 

Il aura la charge d’évaluer les besoins humanitaires et de négocier avec pays et organismes donateurs l’organisation de la répartition des aides.

 

Il devra aussi trouver les possibilités de produire des ressources au niveau local. Voilà des niches et un bassin de l’emploi à développer. Nos terres sont fertiles et ne demande qu’à être mis en valeurs par une main d’œuvre formée. Nous avons une main d’œuvre jeune pouvant y être mobilisée. Qu’attendons-nous pour le faire.

 

Voilà plus de deux mois que l’équipe gouvernementale est aux affaires. Nous voulons qu’elle pose des actes clairs afin de  convaincre l’opinion internationale de son efficacité pour mieux nous venir en aide.

 

Notre vœu pieux est de voir le peuple centrafricain retrouver sa dignité et sa liberté.

 

Madame La Présidente, compte tenu du laps de temps qui vous est imparti (douze mois) la tache est suffisamment importante et sérieuse pour réfléchir à une stratégie globale de gouvernance à court et moyen terme.

 

Le gouvernement ne devra pas agir seul. Il a besoin d’un accompagnement du peuple.

 

Ne devrions-nous pas concevoir un dispositif de dialogue et d’échange plus pacifique afin de ne pas se livrer à des guerres fratricides ?

 

Nous vous invitons à réfléchir à la mise en place d’un comité de réflexion et de surveillance des actions à mettre en œuvre dans une feuille de route.

 

Ce comité pourrait être composé de toutes les forces vives de la nation. Toutes les composantes politiques et associatives devront y être représentées.

 

Je pense que notre pays, si peu peuplé, en revanche si riche devrait pouvoir satisfaire les appétits de tous ses enfants et trouver à chacun la place qui lui convient.

 

J’irai même plus loin dans la proposition d’un model de gouvernance pour notre pays. Trop d’autorité tue l’autorité. Trop de pouvoir tue le pouvoir. Enfin le moment venu nous pourrons développer cette suggestion et le soumettre à référendum populaire si nécessaire.

 

L’histoire nous enseigne que notre pays a été construit par des chefferies et sultanats, avant la colonisation. Nous devrions y réfléchir plus profondément et s’en inspirer.

 

Madame La Présidente, nous souhaiterions voir dans les prochains jours le programme de l’équipe gouvernementale clairement défini.

 

Nous souhaiterions que les responsables de ces départements ministériels puissent nous faire un bilan à mi parcourt de leur actions. Nous présenter un baromètre et des indicateurs de réussite du porte feuille qui leur a été confié. Le peuple attend des résultats concrets.

 

Le Haut Conseil des Centrafricains, pourra concevoir, au besoin et mettre à leur disposition un média adéquat leur permettant d’échanger avec le peuple.

 

L’heure n’est plus à la complaisance dans la gestion de la chose publique.

 

Nous nous tenons à votre disposition pour un travail en commun et d’éventuelles suggestions supplémentaires. Nous pourrions ainsi vous accompagner dans la conduite de certains projets.

 

En Synthèse : Les actions priorités à mettre en œuvre

 

1.     Elaboration d’une feuille de route pour une gouvernance globale de la transition

2.     Création d’un Conseil National de Réconciliation pour accompagner le gouvernement.

3.     Désignation d’un coordinateur national pour les actions humanitaires et d’un directeur de projets chargé de piloter les grands projets de transition.

4.     Restructuration des régiments militaires et accompagnement par les instructeurs et conseillers militaires de nos partenaires historiques.

5.     Renforcement des capacités de la police et de la gendarmerie centrafricaine et leur formation.

6.     Mobilisation de la jeunesse dans les œuvres de reconstruction nationale.

7.     Proposition d’un calendrier pour l’organisation des élections

 

Madame la présidente, voilà des axes d’actions prioritaires. Je vous invite à élaborer un chiffrage budgétaire afin de le soumettre à la communauté internationale pour financement.

 

Nous vous encourageons à démarrer au plus vite ces projets de société.

 

Veuillez agréer madame la Présidente l’expression de notre haute considération.

 

 

Guillaume Psalmer ROOSALEM

 

PRESIDENT DU HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS

 

Email : hcc_rca@yahoo.fr

Lettre d'un compatriote à la présidente Catherine Samba-Panza
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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 17:35

 

 

L’URGENTE NEUTRALISATION DU CLAN FRANCOIS BOZIZE, CONDITION ABSOLUE DE LA RESTAURATION DE LA SECURITE ET D’UNE PAIX DURABLE EN CENTRAFRIQUE

 

Ma conviction la plus profonde est que tant que François Bozizé et ses proches seront libres de leurs mouvements et disposeront de leurs faramineux avoirs financiers illicites, le peuple Centrafricain ne connaîtra jamais la sécurité, la tranquillité et la paix. Sangaris, la Misca peuvent déployer tous les moyens militaires et logistiques les plus sophistiqués, la guérilla Antibalaka, en guerre commandée par François Bozizé et ses proches, continuera de semer la terreur et le malheur sur la terre Centrafricaine, y compris après les élections. Un seul individu qui terrorise et bloque tout un pays, c’est inadmissible. Séléka n’est plus au pouvoir, Séléka est cantonnée, Séléka est neutralisée militairement, plus d’actes de violences de la part de Séléka depuis la démission de Michel Djotodia. Mais pourquoi la guérilla Antibalaka ne veut pas de la paix dans le pays, au point de faire passer les Centrafricains pour de cannibales ? François Bozizé, jusqu’où es tu prêt d’aller dans ta volonté de revenir au pouvoir ? Ange Félix Patassé que tu as renversé par coup d’Etat n’a jamais tenté de revenir au pouvoir, comme tu le fais aujourd’hui.

 

La sortie médiatique de l’ancien Président François Bozizé le samedi 29 sur RFI (http://www.rfi.fr/afrique/20140329-rca-bozize-comploteurs-france-hollande-samba-panza-onu-sanctions/) conforte tout le monde dans l’idée que François Bozizé veut encore le pouvoir puisqu’il déclare vouloir se présenter à l’élection prochaine de 2015. Il a pourtant eu le pouvoir, et tout le pouvoir durant 10 ans, mais qu’en a-t-il fait pour le peuple ? Le pouvoir pour Bozizé, tout le pouvoir pour Bozizé, rien que pour Bozizé, et à sa mort, il le lègue à son prince Francis Bozizé, comme au Gabon et au Togo. Le pouvoir pour s’accaparer des biens du pays à son seul profit, celui de ses nombreux enfants, celui de sa famille, et de ses nombreuses maîtresses. La vie et l’intégrité physique des Centrafricains, il s’en fout ! François Bozizé a déjà démontré par plusieurs fois qu’il ne peut pas vivre sans le pouvoir qu’il considère comme sa chose, sa propriété ; la RCA est à ses yeux son bien personnel, son champ ou sa ferme qu’il peut exploiter à son profit et à celui de sa famille jusqu’à la mort, avant que sa progéniture n’en hérite. Pour Bozizé, aucun autre Centrafricain ne doit prétendre à la présidence.

 

Cette conception privative et dynastique du pouvoir par le clan Bozizé a été heureusement brisée par le coup d’Etat du 24 mars 2013. Uniquement pour ce fait, tous les centrafricains doivent être lucides et dire quand même MERCI à Michel Djotodia, sinon, la dynastie Bozizé devait se produire et régner sur notre pays. Mais malgré que le pouvoir lui a échappé depuis un an, François Bozizé fait tout et est prêt à tout pour recouvrer son bien personnel pour en jouir et se venger ; il est prêt à tout quitte à commanditer depuis l’Ouganda des massacres, des exécutions sommaires, atroces, et barbares à la machette, au couteau, à la flèche. Bozizé est prêt à tout pour le pouvoir, quitte à faire couler à flots le sang des Centrafricains qu’il veut pourtant gouverner à nouveau, quitte à empêcher les Centrafricains de regagner leurs domiciles, de dormir sans entendre les tirs d’armes, quitte à bloquer tout un pays pendant des mois. Pour Bozizé, le chaos est l’unique solution pour assouvir sa soif de retrouver sa chose à lui, le pouvoir.

 

L’enregistrement sonore qui circule sur internet depuis fin février 2014 (http://www.alwihdainfo.com/Coup-de-fil-de-Francois-Bozize-a-ses-miliciens-Anti-Balaka-Enregistrement-audio_a10063.html) confond l’ex-Chef de l’Etat qui y tient des propos orduriers, et démontre très clairement, s’il en était encore besoin, qu’il est le vrai Chef et bénéficiaire politique des actes criminels perpétrés tous les jours sur les populations notamment musulmanes par ce qu’il convient désormais d’appeler la guérilla politique Antibalaka. Agissant sur ordre personnel de François Bozizé, elle a pour mission d’entretenir régulièrement le chaos partout dans le pays principalement dans la capitale. La vie ne doit pas reprendre, les activités ne doivent pas reprendre. Dès que ça essaie de redémarrer, Bozizé ordonne à la guérilla Antibalaka de frapper.

 

 La stratégie criminelle de blocage du pays qui a été conçue par Bozizé et ses proches consiste à traquer comme des bêtes, à s’en prendre tous les jours et partout à de paisibles musulmans sans distinction, pour les pousser à riposter. Un cycle infernal de violences et de haine difficile à éteindre est bien là. Sur ordre personnel de François Bozizé, les Antibalaka opèrent par petits groupes, avec des armes de guerre transitant par les soldats Ougandais présents dans l’est Centrafricain et par le Cameroun ; des armes blanches (machettes, couteaux, lances, flèches, sabres) ; ils égorgent des humains comme des poulets et cabris, et savourent leur prouesse. Ils se servent des grenades chinoises et des mines antipersonnel. Pour François Bozizé, aucun Centrafricain ne doit être en sécurité, en paix, vaquer à ses activités, avoir une vie normale, tant qu’il ne reviendra pas au pouvoir.

 

Depuis Kampala, Bozizé sait mobiliser et galvaniser les Antibalaka dont beaucoup sont des désœuvrés et drogués qui croient dur comme fer que leur gourou reviendra au pouvoir. Protégé par Yoweri Museveni, François Bozizé s’estime le grand vainqueur, et il savoure avec éclats de rire le succès de son plan macabre qui fonctionne à merveille grâce aux Antibalaka. Dans son lieu de refuge, il épluche les journaux, les sites internet et regarde les informations télévisées faisant état du chaos et du blocage complet du pays grâce à sa guérilla Antibalaka. Il se moque de François Hollande, d’Idriss Déby qu’il dit avoir finalement terrassé et humilié, de Sassou Nguesso et autres Chefs d’Etat qui lui ont tourné le dos, de la Misca et Sangaris réduites à l’impuissance militaire devant la diabolique et lâche stratégie de guerre des guérilleros Antibalaka qui surgissent, tuent, égorgent, pillent mais fondent très vite parmi les civils à l’approche des forces internationales.

 

Par la guérilla Antibalaka, François Bozizé réussit depuis le départ de Michel Djotodia à retenir tout le peuple Centrafricain en otage, avec pour principal objectif de contraindre tout le monde à accepter qu’on le laisse revenir au pouvoir. Pour l’instant, sa macabre stratégie est d’une grande efficacité sur le terrain notamment à Bangui.

 

Je pense profondément que ça ne sert à rien d’organiser les élections, qu’il y’ait un nouveau Président, car je peux jurer et donnerai ma main à couper que François Bozizé ne laissera jamais le futur Président de la République tranquille pour gouverner et appliquer son programme politique. François Bozizé, pasteur mais avec un cœur noir comme le charbon, et têtu comme l’âne, ne renoncera jamais de son vivant au pouvoir. Il est en train de tout faire et il fera tout et tentera tout pour rendre le pays ingouvernable par la guérilla Antibalaka, éventuellement par une affreuse rébellion, et des attaques ciblées contre des individus et personnalités politiques.

 

TOUS CEUX QUI ESSAIENT AUJOURD’HUI DE SAUVER LE PEUPLE CENTRAFRICAIN EN PERIL, DOIVENT FAIRE PREUVE DE REALISME EN CONJUGUANT TRES RAPIDEMENT LEURS EFFORTS DIPLOMATIQUES ET MILITAIRES POUR ALLER JUSQU’EN OUGANDA DEBUSQUER ET NEUTRALISER DURABLEMENT FRANCOIS BOZIZE, FRANCIS BOZIZE, PATRICE EDOUARD NGAISSONA, SYLVAIN NDOUTINGAYE, LEVY YAKITE sans oublier la branche intellectuelle et universitaire des Antibalaka dont on peut facilement retrouver les traces écrites de sympathie et de soutien sur facebook .

 

Le tireur embusqué et l’adversaire de la MISCA et de Sangaris, c’est François Bozizé et ses proches. L’ennemi du peuple Centrafricain, c’est François Bozizé et ses proches. Continuez de tourner autour du pot en laissant Bozizé et se proches en liberté, et vous aurez tôt ou tard à le regretter. La solution, ce n’est pas de déployer Sangaris, la Misca et les casques bleus avec des moyens sophistiqués ; la solution c’est d’abord neutraliser vite Bozizé et ses proches. Après les Antibalaka disparaîtront. Catherine Samba-Panza, Idriss Déby, Sassou Nguesso, BARACK Obama, et François Hollande doivent  accentuer la pression sur Yoweri Museveni pour qu’il livre rapidement François Bozizé et ses proches à la CPI. Les principaux responsables de Séléka, à commencer Michel Djotodia, Nourredine Adam, le général Soudanais Moussa, Abakar Sabone doivent aussi être recherchés et transférés à la CPI. C’est la principale clé d’un règlement durable du conflit Centrafricain. Ne jamais se fier aux déclarations de bonnes intentions de la part de François Bozizé, car il n’a jamais été un homme de parole. A bon entendeur, salut !

 

Mo François Bozizé, kodoro sesse ti Béafrika a ke yaka ti mo mbeni pèpè, wala ti a molengué ti mo pèpè. Mènè ti a Centrafricain so a ke yourou lakwe so a ke toto na mbagué ti Nzapa. Mo ke Pasteur ti wataka, zabolo mvèni si a libè ti mo, si a to mo ti bi vundu na ya kodro ti Béafrika ! Mè toro ti a kotara ti amolenguè ti Béafrika a ngba ti ba mo ; fadé mo ke pika kota kéké na kota la. Mo ke sioni ngongo, a kotara na Boganda a ba mo ! A mama na ababa a déba na mo, sioni ngongo !

 

Solange YASSINGOU, quartier Gobongo à Bangui.

 

Violences en RCA : Tribune libre de Solange Yassingou
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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 13:48

 

 

 

 


BANGUI AFP / 30 mars 2014 11h28- Au moins huit personnes ont été tuées et plusieurs blessées samedi à Bangui par des soldats tchadiens venus rapatrier leurs compatriotes fuyant les violences en Centrafrique, a-t-on appris auprès de la force africaine (Misca) dimanche.


Des soldats tchadiens venus de leur pays pour rapatrier leurs compatriotes qui désirent quitter (la Centrafrique) ont ouvert le feu sur les habitants des quartiers nord, faisant au moins huit morts et plusieurs blessés, a déclaré à l'AFP un officier de la Misca sous couvert d'anonymat. Ce bilan est encore provisoire et pourrait bien s'alourdir, a-t-il précisé.


On ignore à présent ce qui a entraîné ces tirs sur les habitants des quartiers nord. Mais nous tentons de recouper les informations pour savoir ce qui s'est exactement passé, a-t-il ajouté.


Selon une source au sein de la gendarmerie centrafricaine, les soldats tchadiens sont entrés dans la capitale en début d'après-midi, et dans leur progression, on a entendu des tirs aux environs de Gobongo, Galabadja, Foûh , des quartiers majoritairement chrétiens.


Confirmant le bilan donné par la Misca, cette source a fait état de près de 10 morts et plusieurs blessés.


Les soldats tchadiens ont tiré dans tous les sens. Les habitants des quartiers nord, pris de panique, se sont mis à fuir, provoquant ainsi une débandade généralisée dans le secteur, ont témoigné des habitants de la zone, joints par téléphone.


Des incidents surviennent régulièrement à Bangui entre d'un côté les milices anti-balaka et la population, majoritairement chrétiennes, et de l'autre les soldats tchadiens, accusés de complicité avec les ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, qui avaient pris le pouvoir en mars 2013 en Centrafrique.


Le cycle infernal des tueries interreligieuses dans le pays a été déclenché par des mois d'exactions contre les chrétiens, perpétrées en toute impunité par les combattants de la Séléka.


En réaction, des milices d'autodéfense à majorité chrétienne, les anti-balaka, se sont formées. Très rapidement, elles ont attaqué sans distinction anciens rebelles et civils musulmans, à Bangui notamment, sans que la Misca et les soldats français déployés dans le pays parviennent à les en empêcher.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=463216 

Centrafrique: au moins huit personnes tuées par des soldats tchadiens à Bangui
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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 03:13

 

 

 

http://www.dhnet.be/   Publié le 29 mars 2014 à 22h02


BRUXELLES (BEL)

 

L'UE a ouvert la voie au lancement, retardé, de sa mission militaire en Centrafrique, qui doit appuyer les forces françaises et africaines déja présentes sur le terrain, où les violences ont repris, a indiqué samedi son service diplomatique.

 

Grâce à de "nouvelles contributions" et au "complément apporté par la nation-cadre", la France, "le commandant de l'opération a recommandé le lancement de l'opération et prévoit une montée progressive du dispositif à Bangui", a indiqué une porte-parole de la représentante de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton. La décision de lancer ce déploiement de troupes, et la date de l'opération, doivent être formalisées d'ici mercredi après une réunion mardi des représentants des 28 États membres, a précisé une source européenne. Mais l'obstacle principal qui bloquait ce déploiement, au départ prévu en mars, soit le manque d'avions pour transporter les troupes, a été levé, dans le sillage d'une réunion vendredi soir, a indiqué une source diplomatique.

 

L'Allemagne a contribué à cette sortie de l'impasse en offrant vendredi deux avions de transport Antonov. Selon une source diplomatique, la France a de son côté mis plus d'hommes à disposition pour cette force, Eufor-RCA, à laquelle les contributions, émanant notamment de Géorgie et Pologne, ont fluctué ces dernières semaines sous le coup de la crise en Ukraine. Lors du sommet européen des 21 et 22 mars, le président français François Hollande avait appelé ses homologues à "faire un effort" pour mobiliser les quelque 500 militaires et capacités opérationnelles nécessaires au début du déploiement.

 

 Une décision officielle de lancement mercredi coïnciderait avec la tenue à Bruxelles d'un mini-sommet sur la Centrafrique qui doit réunir sous la houlette de la France, de l'UE et de l'Union Africaine une trentaine de pays, européens et africains pour tenter de stopper les tueries et jeter les bases de reconstruction d'un État. (Belga)

 

© 2014 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. 

 

 

(général Philippe Ponties, commandant de l'EUFOR-RCA)

 

Centrafrique: l'UE ouvre la voie au lancement de sa mission militaire
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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 03:10

 

 

 

29/03/2014 | 23:12 (Reuters)

 

Le général français Philippe Pontiès, commandant de la force de paix européenne qui doit se déployer à Bangui, la capitale centrafricaine, estime qu'il a désormais suffisamment d'hommes et de matériel pour pouvoir lancer la mission, a annoncé samedi l'Union européenne (UE) à Bruxelles.

 

L'UE prévoit d'envoyer en Centrafrique entre 800 et 1.000 soldats au sein de l'"Eufor RCA". Ils se joindront aux 2.000 hommes de la mission française Sangaris et aux 6.000 militaires africains de la Misca pour tenter de mettre fin aux violences entre chrétiens et musulmans.

 

Lorsque le principe de la mission européenne a été approuvé en janvier, ses initiateurs pensaient pouvoir commencer à déployer l'Eufor RCA sur le terrain dès la fin février mais les retards se sont accumulés, faute d'effectifs et de matériel suffisants.

 

Lors d'une réunion à Bruxelles vendredi soir, la mission a reçu le soutien, notamment pour ses aspects logistiques, de nouveaux pays de l'UE et aussi d'Etats n'appartenant pas à l'Union.

 

Grâce à cette évolution importante, le général Pontiès "a recommandé de lancer l'opération", a précisé samedi une porte-parole de Catherine Ashton, haute représentante de l'UE pour la politique étrangère.

 

L'UE n'a pas précisé quels sont les nouveaux pays qui ont proposé leur aide.

 

L'opération devrait être officiellement lancée mardi prochain, à la veille d'un sommet UE-Afrique à Bruxelles.

 

L'Eufor RCA, qui devrait rester six mois sur place avant de passer le relais aux soldats de la paix de l'Union africaine, sera chargée d'assurer la sécurité à Bangui et autour de son aéroport international.

 

(Adrian Croft, Guy Kerivel pour le service français)

 

 

 

Centrafrique : La mission européenne de nouveau sur les rails
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 13:11

 

 

 

(RFI ) 29/03/14

 

La réconciliation est un travail au quotidien à Bangui. Malgré les violences, les actes de vengeance et de représailles fréquents dans la capitale entre chrétiens et musulmans, le gouvernement met en place sa politique de réconciliation, une politique qui passe par des gestes symboliques. Vendredi, la ministre de la Communication et de la réconciliation, Antoinette Montaigne, s’est rendue à la mosquée du PK5, l’enclave musulmane de Bangui, pour la prière du vendredi.

 

Escortée par la Misca lourdement armée, la ministre de la Communication et de la réconciliation a traversé une partie de Bangui pour rejoindre l’enclave musulmane du PK5. Arrivée à la grande mosquée, Antoinette Montaigne, sourire éclatant et voile noir sur les cheveux a assisté à la prière du vendredi. Puis elle a demandé aux musulmans de ne pas quitter la capitale, malgré la pression des anti-balaka.

 

« Je suis venue à la grande mosquée, a-t-elle déclaré, parce que cette semaine depuis le 24 mars, nous avons lancé la grande semaine de prières, pour apaiser les esprits et les coeurs, en vue de la réconciliation nationale. Et donc aujourd’hui, je suis venue naturellement à la grande mosquée de Bangui pour fraterniser avec nos frères musulmans qui ont peur à cause de tout ce qui s'est passé dans le pays. J'ai réussi à les convaincre de rester dans leur pays.»

 

Sécurité pour tous

 

Les deux imams du PK5 ont remercié la ministre pour son geste et ses propos. Ils ont aussi désigné cet homme pour répondre à la presse. Son message est simple. Les gestes symboliques sont appréciables mais ils ne suffisent pas. « On est content, mais on attend quelque chose de plus important, qui est la sécurité. On nous attaque de partout. Que nous soyons des musulmans ou des chrétiens, il faut que tout le monde se sente en sécurité dans ce pays.»

 

Ce dimanche les imams sont invités par la ministre à se rendre à leur tour à la cathédrale pour une prière œcuménique.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140329-rca-bangui-pk5/

 

 

(ministre Antoinette Montaigne Moussa)

RCA : fraternisation à la grande mosquée de Bangui (RFI)
RCA : fraternisation à la grande mosquée de Bangui (RFI)
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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 13:01

 

 

 

(RFI ) 29/03/14

 

La semaine qui s’achève a été marquée par un regain de violences perpétrées par les anti-balaka à Bangui. Et pour la première fois, ceux-ci s’en sont pris directement aux forces internationales, la Misca et la force Sangaris. Les généraux ont mis en garde les anti- balaka. A Bangui, chacun s’interroge sur l’action néfaste de certains provocateurs qui veulent déstabiliser le pays et les autorités de la transition.

 

Pour le général Soriano, le commandant de la force Sangaris, les anti-balaka sont manipulés. Et ceux qui les manipulent veulent déstabiliser les autorités de la transition. « C'est une façon aussi de déstabiliser le gouvernement, explique-t-il. Mais alors, qui y a-t-il derrière tout cela ? Selon nous, au regard des modes d'action qui sont adoptés, il y a très vraisemblablement d'anciens militaires. Quand on voit la façon dont les actions sont menées, quand on voit la détermination, quand on voit aussi la précision des tirs...»

 

Or qui dit anciens militaires, dit souvent partisans de François Bozizé. L’ancien président centrafricain est-il l’instigateur de ces tentatives de déstabilisation ? Charles Malinas, l’ambassadeur de France à Bangui, reste très prudent sur cette thèse.Selon lui, « il y a effectivement la présence des partisans de François Bozizé parmi les anti-balaka. Cela nous inquiète pas plus qu'autre chose. En revanche, ce qui nous pose problème, confie-t-il, ce sont les activités violentes des anti-balaka.»

 

Dénégations

 

Lorsqu'on lui demande pourquoi le gouvernement français a-t-il demandé des sanctions contre l'ancien président Bozizé et son fils, l'ambassadeur explique que « la France a fait de même contre plusieurs personnes, en particulier contre tous ceux qui agissent de manière imprudente contre les intérêts de la République centrafricaine.»

 

Quant à l’ancien président, il dément sur les antennes de RFI jouer un rôle néfaste. Reste à savoir si ces dénégations suffiront à lui éviter les sanctions onusiennes.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140328-rca-recrudescensce-violen...

RCA: les anti-Balaka s'en prennent aux forces internationales (RFI)
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