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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 23:18

 

 


Brazzaville - AFP / 21 octobre 2015 00h11 - Quatre personnes ont été tuées et 10 blessées mardi au Congo dans des heurts entre forces de l'ordre et manifestants opposés au référendum constitutionnel de dimanche qui pourrait permettre au président Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016, a-t-on indiqué de source officielle.

Le bilan provisoire de cette insurrection organisée et coordonnée se monte à 4 morts, dont trois à Brazzaville et un à Pointe-Noire, capitale économique du Congo, dans le sud du pays, a déclaré le ministre congolais de l'Intérieur, Raymond Mboulou, à la télévision publique, semblant faire référence à des manifestants tués.

Sept blessés (ont été) admis dans les hôpitaux de Brazzaville et trois éléments de la force publique [ont été] grièvement blessés, a déclaré a ajouté M. Mboulou.

Par ailleurs, a ajouté le ministre, cinq maisons de responsables politiques (ont été) incendiées ou saccagées et de nombreux actes de pillage ont été commis dans certains établissements de commerce tant à Brazzaville qu'à Pointe-Noire.

Selon M. Mboulou, 16 personnes ont été interpellées à Brazzaville et seront mises à la disposition des juridictions compétentes pour répondre de leurs actes.

De manière organisée et sélective, les symboles de la République, à l'instar de sièges de commissariat de police (ou) de brigades de gendarmerie ont été visés, a encore déclaré M. MBoulou.

Brazzaville et Pointe-Noire ont été le théâtre mardi de heurts entre forces de l'ordre et opposants après que les autorités eurent interdit à ceux-ci de manifester dans la capitale contre le référendum de dimanche, devant proposer au peuple un projet de constitution faisant sauter les deux verrous empêchant M. Sassou (qui cumule plus de 30 ans de pouvoir) de briguer un troisième mandat en 2016.

La police a ouvert le feu à plusieurs reprises contre des jeunes qui brûlaient de pneus ou montaient des barricades dans certains quartiers de ces deux villes.


(©)

 

 

A Brazzaville, les manifestations tournent à l’affrontement violent

 

Par RFI 20-10-2015 à 23 h 58

 

Brazzaville a été ce mardi le théâtre d’affrontements violents entre forces de l’ordre et opposants au référendum constitutionnel prévu dimanche prochain. Des heurts ont également éclaté dans d’autres villes du pays. Au moins quatre personnes ont été tuées, dont trois à Brazzaville. L’un des chefs de l’opposition appelle à une « insurrection pacifique ».

 

A six jours du référendum constitutionnel prévu dimanche prochain, les opposants à cette consultation sont plus mobilisés que jamais. Ce mardi soir, Pascal Tsaty Mabiala, secrétaire général de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), le premier parti de l'opposition congolaise, a de nouveau appelé à une « insurrection pacifique populaire » pour empêcher la tenue d’un référendum que ses contempteurs qualifient de « coup d’Etat constitutionnel ». Les opposants au référendum avaient donné jusqu’à lundi soir au président Denis Sassou-Nguesso pour renoncer au référendum du 25 octobre, promettant qu’à l’expiration de cet ultimatum ils ne reconnaîtraient plus la légitimité du président congolais.

 

Au moins deux morts par balle

 

Finalement, pour ce qui concerne Brazzaville, les manifestations anti-référendum ont rapidement tourné court, et viré à l’affrontement avec la police. La journée a été particulièrement tendue dans la capitale congolaise. Au moins deux personnes ont été tuées par balle, de sources hospitalières, et on comptait plusieurs blessées.

 

Dès l’aube, les premiers opposants au référendum ont commencé à se rassembler dans les quartiers de Bacongo et Makélékélé. Mais très vite ils en ont été empêchés par les forces de l’ordre. « Je me suis réveillé en sursaut. Il y avait des cris, des détonations, des bombes lacrymogènes », raconte un habitant. « Je ne pouvais pas rester sur place », lâche-t-il. Mais quand il tente de fuir, « les bombes lacrymogènes ont commencé à exploser partout et ça nous a empêchés de continuer la marche ».

 

Selon des témoins sur place, les violences ont duré plusieurs heures, au cours desquelles les manifestants ont incendié trois commissariats. En fin d’après-midi, la police continuait d’ailleurs à patrouiller dans les rues de ces quartiers, désertes, mais où l’on pouvait apercevoir encore éclats de bombes lacrymogènes et pneus brûlés.

 

Le gouvernement accuse les militants de l’opposition d’être à l’origine des violences. Mais pour l'opposant Mathias Dzon, président de l'Alliance pour la République et la démocratie (ARD) la provocation vient au contraire de la police. « Nous avions toutes les autorisations possibles. Mais à la veille du meeting, on nous dit vous ne pouvez plus faire le meeting », accuse-t-il. « Nous avons prévu des endroits de rassemblements pour nos militants. Mais à l’heure fixée, au moment où nos militants devaient s’y rendre, surprise : la police avait déjà quadrillé toute la ville, s’est mise à lancer des bombes lacrymogènes sur nos militants. Et nos militants n’ont eu d’autre choix que, dans certains quartiers, de mettre des barricades », affirme l’opposant joint par RFI. « Il y a eu une provocation de la police. Il n’est pas justifiable que l’on ait tiré des bombes lacrymogènes, tiré à balles réelles sur la population, sur nos militants. »

 

Mathias Dzon, président de l'ARD (opposition) 20/10/2015Écouter

 

Les partisans du oui autorisés à manifester

 

Les partisans du « oui », eux, ont pu manifester. Mais ils l’ont fait dans un autre quartier de la ville, et dans une tout autre ambiance. Un rassemblement que certains ont même qualifié de « carnaval », tant l’atmosphère bon enfant était de mise. « Ceux qui ne sont pas pour le oui ont tenté de manifester, d’instaurer la violence dans la ville. Donc, nous avons organisé une marche pour la paix dans le pays », expose Christian Okemba, coordinateur de la plateforme pour le « oui » au référendum. « Tout le monde est libre de manifester, mais respectons les règles du jeu. » Après la marche, certains militants du oui se sont regroupés au niveau du rond-point de la Poste, dans le centre-ville de Brazzaville, dansant au son des tam-tams et arborant des t-shirts en faveur du oui. Mais, en fait, la majorité des habitants de Brazzaville est restée silencieuse, la plupart des habitants ayant décidé de rester chez eux, par peur des violences.

 

Thierry Moungala, ministre congolais de la Communication, a justifié ce mardi midi, sur RFI, l'interdiction qui a été faite aux manifestants de descendre dans la rue aujourd'hui. « Il est logique que la force publique se mette en face de ceux qui veulent marcher vers le palais présidentiel », a-t-il martelé. « Pour les rassemblements strictement liés à la campagne électorale, il y a des lieux qui ont été désignés et d'autres interdits pour des raisons d'ordre public», a-t-il précisé.

 

Incidents à Pointe-Noire, Dolisie et Sibili

 

Des incidents ont également été rapportés dans d’autres villes du pays. A Pointe-Noire, la seconde ville du Congo, après un week-end très tendu, les opposants ont à nouveau tenté de manifester ce mardi matin près du rond-point Lumumba. Ils en ont été empêchés par la police et la gendarmerie, appuyés par un contingent de militaires portant des bérets rouges. Des hommes qui avaient déjà été signalés dès lundi soir à Pointe-Noire, où des témoins rapportent que des barricades ont été érigées et des pneus brûlés.

 

Certains parlent de victimes, mais les bilans sont contradictoires. A Dolisie, où les représentants de l’opposition devaient tenir meeting, des témoins ont rapporté à RFI que la ville est quadrillée par l’armée depuis mardi matin. Mais aucun incident n’aurait eu lieu. A Sibili, Emile Ouosso, ministre congolais des Travaux publics, qui est aussi le président de la campagne référendaire du Parti congolais des travailleurs (PCT, parti de Denis Sassou Nguesso), a rapporté avoir été empêché de sortir de chez lui par des opposants qui ont jeté des pierres sur sa voiture et sa maison.

 

Réseaux et RFI coupés

 

Le réseau internet sur les téléphones portables et les SMS ont été coupés dans le pays, de même que les ondes de RFI. Mais le ministre de la Communication a assuré que ces coupures étaient indépendantes de la volonté des autorités. « Il y a une maintenance qui est faite et qui ne touche pas que l’émetteur qui concerne RFI », a-t-il assuré, mettant la coupure du réseau téléphonique sur le compte de « réseaux assez fragiles » incapable de faire face à «l’engorgement ».

 

Un argument qui ne convainc pas l’écrivain Alain Mabanckou. Actuellement en France, il ne parvient pas à avoir de nouvelles de son pays. « Les moyens de communication sont verrouillés. Il n’y a pas internet, il n’y a pas Whatsapp (…). Cela va à l’encontre des libertés d’expression », dénonce l’auteur. « Je souhaite que l’on respecte ce peuple. Ce peuple a le droit de dire ce qu’il pense. Et moi, en tant qu’écrivain j’ai le devoir d’être derrière lui pour lui permettre de dire non, ou oui, au destin qui lui est proposé. On ne peut pas le museler, on ne peut pas le gommer. Nous ne sommes plus à l’époque du Moyen-Âge chrétien. »

 

Alain Mabanckou appelle au respect des libertés au Congo-Brazzaville20/10/2015Écouter


■ Pour les Etats-Unis, « l’enjeu n’est pas la violence, mais le respect de la Constitution »

 

« La décision du président Sassou d’organiser un référendum sur une nouvelle Constitution qui lui permettrait d’exercer un autre mandat est profondément inquiétante »Sarah Sewall, sous-secrétaire d’Etat américaine à la Société civile, la démocratie et les droits de l’homme, qui était en visite de l’autre côté du fleuve, à Kinshasa, a dit son inquiétude sans ambiguité. « La Constitution proposée a été rédigée à huis clos, elle a bénéficié d’observations extrêmement limitées de la part du public et elle n’a pas été largement disponible aux électeurs pour examen pendant la campagne », juge Sarah Sewall, qui dénonce également le fait que « certains membres de l’opposition ont été arrêtés arbitrairement et détenus ».

 

Autre sujet d’inquiétude pour la représentante du gouvernement américain : « Ces derniers jours – samedi et aujourd’hui – la police a tiré à balles réelles sur la foule, blessant plusieurs partisans de l’opposition. Nous demandons vivement à toutes les parties, y compris le gouvernement et l’opposition, d’engager un dialogue et de s’abstenir de toute action violente qui pourrait saper la paix chèrement acquise que les Congolais méritent. L’enjeu n’est pas la violence, mais le respect de la Constitution. »

 

Violences au Congo: 4 morts et 10 blessés mardi
Violences au Congo: 4 morts et 10 blessés mardi
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 23:04

 

 

Si la République centrafricaine était un pays normal certaines personnes n’oseraient pas prétendre  aux plus hautes fonctions de l’État. Mieux, elles s’abstiendraient logiquement de s’ériger en donneuse de leçon devant l’éternel.  

 

C’est manifestement le cas de l’actuel président du Conseil national de la Transition (CNT), le parlement provisoire de la République Centrafricaine. Alexandre Ferdinand Nguendet dont les frasques alimentent ces derniers temps les colonnes des journaux centrafricains fait partie de ces personnalités aux yeux desquelles l’État ou ce qui en reste apparait comme le parapluie adéquat pour échapper à la justice. Comment en serait-il autrement d’ailleurs puisqu’elles ont passé le clair de leur temps à commettre des actes délictueux. 

 

À dire vrai, le président du CNT est un gangster notoire. Aujourd’hui, la presse se fait l’écho de sa brève arrestation à l’aéroport de Douala avec les diamants du sang ou encore d’un fait d’escroquerie impliquant son épouse. Mais ce que l’on ne dit pas c’est que Alexandre Ferdinand Nguendet a un passé récent de braqueur: son irruption, le 26 mars 2013, en compagnie de l’actuel ministre des finances Abdallah Kadre, au domicile de Cyriaque Dussey en est une parfaite illustration.  

 

En effet, ce jour-là, peu de temps seulement après la prise du pouvoir par les hordes maléfiques de la Séléka et alors que la folie meurtrière s’abattait sur Bangui, sieur Nguendet s’était mis en tête de dérober les trois véhicules de marques Toyota Land Cruiser Prado, Suzuki Alto et Toyota Yaris de Cyriaque Dussey. C’est ainsi qu’à la tête d’un régiment d’expédition de la Séléka il a débarqué au domicile de ce dernier au quartier Benz-Vi afin d’embarquer lesdits véhicules. Devant le refus de ce dernier de lui céder les clés et malgré ses menaces de mort, il avait tenté de tracter ces engins par ses sbires. Malheureusement pour lui Cyriaque Dussey avait réussi à joindre l’autoproclamé général Moussa Dhafane au téléphone. C’est donc grâce à l’intervention musclée de Moussa Dhafane et de ses éléments que Nguendet s’était retiré sur la pointe des pieds, toute honte bue.   

 

Il est important de rappeler ces faits historiques afin que nul n’en ignore. Les témoins existent et pourraient éventuellement apporter les plus amples témoignages. Le voir aujourd’hui se comporter en véritable Torquemada de la bonne conduite est proprement indécent. C’est comme l’hôpital qui se moque de la charité. Au regard de ses agissements, il ne mérite ni égards ni respect.

 

Yasmina Perrière. 

Quand le président du CNT est rattrapé par son passé de gangster  par Yasmina Perrière
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 22:39

 


Ouagadougou - AFP / 20 octobre 2015 23h17 - La justice militaire a lancé un mandat d'arrêt international contre Fatou Diendéré née Diallo, l'épouse du général Gilbert Diendéré, le chef du putsch manqué du 17 septembre au Burkina Faso, a-t-on appris mardi de source judiciaire à Ouagadougou.

Il y a un seul mandat international qui a été lancé pour l'instant dans le cadre du putsch. C'est contre Mme Fatou Diendéré, a déclaré à l'AFP le directeur de la justice militaire, le Colonel Sita Sangaré.


Ancienne maire de la commune de Baskuy, un arrondissement de la capitale, Mme Diendéré a ensuite été élue à l'Assemblée nationale en 2002, et réélue jusqu'en 2012 dans sa circonscription dans la province du Passoré (nord) pour le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Ce parti est celui de l'ancien président Blaise Compaoré, chassé par la rue lors de l'insurrection d'octobre 2014 après 27 ans au pouvoir.

Réputée être une femme très influente et de caractère au sein de l'ex-majorité parlementaire, elle était une des figures du CDP. Sa candidature aux législatives avait été rejetée par le Conseil constitutionnel au même titre que celles d'une cinquantaine de ses camarades du parti parce qu'elle avait soutenu la réforme de la Constitution qui devait permettre à Compaoré de briguer un nouveau mandat. 

D'autres (mandats) sont en préparation car il faut procéder à toutes les vérifications pour avoir l'identité exacte de la personne, a poursuivi le magistrat-militaire M. Sangaré.

Au moins quatre mandats d'arrêts internationaux sont en cours de préparation, a indiqué le colonel Sangaré sans citer les personnes concernées.

La justice militaire est chargée de l'enquête sur le coup d'Etat manqué perpétré le 17 septembre par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne du président Compaoré.

Une vingtaine d'officiers, majoritairement du RSP, parmi lesquels le chef des putschistes, le général Diendéré, ex-chef de la diplomatie de Compaoré, et le général de gendarmerie Djibrill Bassolé ont été arrêtés.

Le général Diendéré est poursuivi pour onze chefs d'inculpation dont celui de crimes contre l'humanité, a indiqué vendredi la justice militaire.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=641023

Burkina: mandat d'arrêt international contre l'épouse du chef putschiste Gilbert Diendéré
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 21:57

 


Brazzaville - (AFP / 20 octobre 2015 20h05  Un des chefs de l'opposition au référendum constitutionnel devant avoir lieu dimanche au Congo a souhaité mardi une insurrection pacifique populaire pour empêcher la tenue de cette consultation, qui pourrait permettre au président Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016.

Nous voulons arriver à [...] une insurrection pacifique populaire, a déclaré à l'AFP Pascal Tsaty Mabiala, secrétaire général de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), le premier parti de l'opposition congolaise, après une journée marquée par des violences à Brazzaville qui ont fait au moins six blessés graves.

Notre but est de ne pas permettre à M. Sassou d'organiser ce référendum, a ajouté M. Tsaty Mabiala, joint par téléphone.

M. Mabiala est l'un des principaux animateurs du Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (Frocad), plate-forme d'opposition qui, avec l'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) avait appelé à partir de mardi à la désobéissance civile.

Dans la matinée, la présidence de la République avait diffusé sur les ondes et par voie de presse un message indiquant que la journée n'était pas fériée, que tout le monde devait travailler normalement et que les rassemblements étaient en conséquence interdits alors que Frocad et IDC comptaient manifester dans l'après-midi dans la capitale.

Dans les quartiers sud et ouest de Brazzaville, des heurts ont opposé la police à des jeunes en colère ayant incendié des pneus et dressé des barricades. Six personnes au moins ont été gravement blessées par balles et deux autres par des éclats de grenades lacrymogènes.

Des émeutiers ont par ailleurs incendié trois commissariats de police.

La situation s'est militarisée, a déploré M. Tsaty Mabiala.

Nous avons la raison de notre côté. Ils ont les armes et la violence mais il n'est pas sûr qu'ils aient les moyens de gagner ce combat à long terme, a-t-il ajouté.

Nous regrettons les commissariats brûlés et les routes bloquées, a encore dit l'opposant, c'est dommage que nous en soyons arrivés là.

M. Tsaty Mabiala a par ailleurs affirmé que quelques personnes avaient péri sous les balles de la police mardi.

Interrogé par la télévision France 24, le porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla, a démenti ces allégations. Je n'ai aucune connaissance de décès qui auraient été consécutifs aux quelques échauffourées du matin, a-t-il déclaré.

M. Moungalla s'en est pris par ailleurs à une opposition [...] irresponsable ayant promis [...] une insurrection généralisée qui aurait dû aboutir d'après elle au départ du président de la République.

(©)

Référendum au Congo : un chef d'opposition appelle à une insurrection pacifique
Référendum au Congo : un chef d'opposition appelle à une insurrection pacifique
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 21:32

 

 

http://lesechosdufaso.net/  octobre 20, 2015 - 

 

Le mot transition est rentré dans les mœurs politiques africaines à la faveur de situations de plus en plus chaotiques dans les Etats. Comme en Centrafrique, les discours n’arrivent plus à couvrir la réalité dramatique sur le terrain.

 

On n’a plus honte sur ce continent. Comment dire les choses autrement? Le Burkina Faso, Etat honteux pendant deux semaines, s’est donné en spectacle à la faveur de son dernier coup d’Etat. Comme si l’exception d’une situation de transition ne suffisait pas à son ridicule politique, l’avant-dernier pays du monde sur l’indice de développement serait presque fier de ce qui fait en réalité notre honte. On est pauvre et arriéré sur tous les plans, mais au lieu de faire de nos priorités la cohésion sociale, la paix et le développement, on se paie le luxe de jouer les héros dans des situations chaotiques faussement historiques. Comme en République centrafricaine, le ridicule ne fait que changer de costume ou de treillis.

 

Une Présidente de la Transition en République centrafricaine comme nous avons notre transition à nous au Burkina Faso. Après Sankara qui se voulait réaliste au point de faire rire les contempteurs de sa Révolution, nous avons eu droit à notre grande époque de Ouaga 2000, Bobo 2010 (allez voir les constructions, svp), nos échangeurs, sous le règne éclairé du grand président Blaise Compaoré; l’incontournable président dans la sous-région, après Houphouët-Boigny de Yamoussoukro…


En République de Centrafrique, le ridicule remonte à Jean Bedel Bokassa et semble se poursuivre de nos jours dans des massacres inter-centrafricains pour des raisons politiques. Ce n’était pas un sot, Jean Bedel Bokassa; c’était même un militaire de l’armée française, «un soudard» certes, selon les termes de De Gaule qu’il vénérait, mais aussi un ingénieur agricole bien formé à l’école coloniale. Mais la Centrafrique et l’ex-métropole n’ont pas trouvé mieux à son époque que de soutenir la bouffonnerie politique qui alla jusqu’au sacre honteux de l’empereur. Plus d’un demi-siècle après, voilà où en est cette riche partie de notre continent, largement pillée par les Français avec une pointe spéciale sous Giscard D’Estaing, cerveau politique français qui n’a pas fini de servir les siens, puisqu’il est un des pères modernes de l’Union européenne.

 

Si la Transition burkinabè (qui s’en sort assez bien de façon générale) ne comprend pas qu’en soi, c’est une honte de gouverner par période de crises successives dans un pays extrêmement pauvre, elle faillira à sa mission et le Burkina Faso finira par s’empêtrer dans une période de disputes post-électorales.

 

A une époque où le discours politique a remplacé l’efficacité sur le terrain du développement socioéconomique, où trouver des agents de développement si nos politiciens ne troquent pas leurs costumes et treillis contre des vêtements réalistes? Le «m’as-tu vu» politicien n’a que trop duré et l’information a le droit d’aller plus loin que le colportage de fausses images qui ferme les yeux devant la réalité qui intéresse vraiment les peuples: un réel développement humain durable et un bien-être social des personnes et des familles, dans un contexte de paix.


Thomas Niger

Lu pour vous : Evolutions politiques en Afrique: la République centrafricaine est emblématique
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 21:15

 

 

20/10/15 (AFP)

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a brandi une nouvelle fois mardi la menace de sanctions contre les fauteurs de trouble et les responsables de violences en République centrafricaine et a réclamé des élections avant fin 2015.

 

Dans une déclaration unanime adoptée mardi sur proposition de la France, les 15 pays membres ont rappelé que certaines des attaques contre les civils et les Casques bleus de la Minusca (Mission de l'ONU en RCA) peuvent être assimilées à des crimes de guerre passibles de la Cour pénale internationale.

 

Ils se déclarent prêts à ajouter des noms à la liste des personnes ou entités sanctionnées par l'ONU dans ce dossier, en visant en particulier les responsables des récentes violences à Bangui et "ceux qui soutiennent ou suivent les ordres (...) d'individus déjà sanctionnés".

 

Le Conseil a frappé de sanctions (gels des avoirs et interdiction de voyager) depuis l'an dernier des responsables des deux milices rivales, l'ex-rébellion Séléka et les anti-balaka, ainsi que l'ancien président François Bozizé.

 

Mais selon des diplomates, aucun nouveau nom n'a été proposé récemment au comité des sanctions.

 

Le Conseil "réaffirme l'importance cruciale et l'urgence de tenir un référendum constitutionnel et les premiers tours des élections présidentielle et législatives avant la fin de 2015".

 

Il salue à cette occasion "les progrès importants accomplis dans l'enregistrement des électeurs" sur les listes électorales mais réclame que ce processus soit "complété rapidement" et qu'il inclue les milliers de réfugiés qui ont fui les violences vers les pays voisins.

 

Les 15 pays s'inquiètent "d'incidents récurrents où des prisonniers se sont échappés de détention, ce qui nuit à la lutte contre l'impunité". Ils demandent au gouvernement "de redoubler d'efforts pour mener des enquêtes, poursuivre en justice et détenir les prisonniers de manière sure et humaine".

 

Le renversement en mars 2013 du président Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

Des affrontements fin septembre à Bangui avaient fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme.

 

Le niveau des violences a baissé depuis mais de nombreux groupes armés continuent de sévir, ce qui a entrainé un nouveau report des élections dont le premier tour était prévu le 18 octobre

 

 

RCA : Après les récentes violences, l’ONU menace de sanctions

 

Par RFI 20-10-2015 à 22 h 57

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est exprimé par le biais d'une déclaration unanime sur la Centrafrique. Dans cette déclaration proposée par la France, les diplomates reviennent sur les violences qui ont embrasé Bangui fin septembre-début octobre, faisant 77 morts et près de 400 blessés. Certains actes rapportés lors de ces violences pourraient constituer des crimes de guerre, rappelle le Conseil. Les diplomates envisagent également d'allonger la liste des personnes à sanctionner. Il est aussi question des élections.

 

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité des Nations unies répète son intention d'allonger la listes de personnes ou d'entités qui pourraient faire l'objet de sanctions, pour avoir participé aux récentes violences, les avoir commanditées ou même soutenues.

 

Accessoirement, le Conseil s'inquiète d'informations relatives au voyage dans la région de deux personnalités frappées de sanctions, dont une interdiction de voyager. Le Conseil ne cite personne, mais on sait que François Bozizé est arrivé récemment en Afrique du Sud et que le leader de l'ex-Seleka Nourreddine Adam se trouve en Centrafrique.

 

Toujours à propos de ces violences, les diplomates déplorent que des éléments des FACA (Forces armées de Centrafrique) aient participé aux événements, ce qui, selon le Conseil, marque une fois de plus la nécessité d'avancer dans la réforme du secteur de la sécurité.

 

Concernant les élections, les 15 membres du Conseil de sécurité se félicitent des progrès accomplis dans l'enregistrement des électeurs sur les listes – 1, 8 million, selon l'Autorité nationale des élections. L'ANE, avec le Conseil national de transition (CNT) et le gouvernement, est priée d'adopter et publier dans les plus brefs délais un calendrier. Et le Conseil de renouveler l'urgence selon lui de tenir le référendum et le premier tour des élections présidentielle et législatives avant la fin de l'année.

Centrafrique: l'ONU menace de sanctions, réclame des élections
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 20:53
Nouvelles nationales sur RJDH
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La vice-présidente du CNT déplore l’absence des forces conventionnelles sur l’axe Bangui – Boali

 

http://rjdh.org/  PAR NOURA OUALOT LE 20 OCTOBRE 2015

 

La vice-présidente du conseil national de transition Léa Mboua née Kayassou-Ndoumta déplore l’absence des forces conventionnelles sur l’axe Bangui-Boali. Ces forces d’après elle, n’assurent la sécurité que lors du passage des convois. Une responsabilité qui incombe au gouvernement et aux forces internationales. Elle l’a dit lors d’une interview accordée au Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme.

 

Enlevée le dimanche dernier par des présumés Anti-Balaka au moment où elle allait à l’enterrement du maire de la commune de Lambi Omer Aristide Tonzi, que la vice-présidente a fait ce constat.

 

Ce manque de la présence des forces conventionnelles sur l’axe Bangui-Boali inquiète la population laissée à son triste sort. « Les forces internationales ont pour mission d’assurer la protection de la population. Or depuis le 26 septembre 2015, cet axe est entre les mains des jeunes qu’on a fait venir depuis Yaloké, Bossombélé, Boali à Bangui. Ces jeunes font leur loi sans inquiétude », a déploré la vice-présidente.

 

D’après ce constat, la vice-présidente du CNT interpelle le gouvernement et les forces internationales pour garantir la sécurité de la population de Boali-poste qui s’est réfugiée dans les champs, fuyant les exactions. « La sécurité se fait quand il y a passage des convois. Après cela, la population est laissée à son triste sort », a-t-elle regretté.

 

Concernant les revendications envoyées par ses ravisseurs au gouvernement de la transition, elle a expliqué comme cause, l’attaque de ces malfrats par des éléments bangladeshis de la Minusca. « Quelques-uns parmi eux ont été tués, d’autres arrêtés et seraient au niveau de la gendarmerie. Donc, ils revendiquent la libération de leurs frères. Et aussi, ils souhaitent à ce que les journalistes viennent vers eux pour qu’ils puissent s’exprimer à vive voix parce qu’ils seraient en contact avec le gouvernement qui leur aurait promis de venir et qui n’a jamais réalisé cette promesse », a ajouté, madame Mboua.

 

La vice-présidente du CNT revenait de l’enterrement du maire de la commune de Lambi. Elle a été séquestrée pendant deux heures avant d’être relâchée.

 

 

Des enfants vulnérables reçoivent des fournitures scolaires

 

http://rjdh.org/  PAR CONSTANT NDOLO-BABOU LE 20 OCTOBRE 2015

 

Les enfants vulnérables  de la ville de Bouar, ont reçu un don des fournitures scolaires  le samedi 18 octobre dernier de la part du programme de renforcement de l’ONG nationale « La famille Pierrette ».

 

Ce don est constitué de cahiers, ardoises ou encore de sacs à dos. « C’est  est un moyen efficace pour permettre à ces enfants d’étudier dans de bonnes conditions », a signifié Mesmin Bolo, coordonnateur dudit programme de renforcement.

 

En partant du constat que certaines familles vendaient ces fournitures, Mesmin Bolo a exhorté les parents et les bénéficiaires de faire bon usage des ces dons. « Car une stratégie de suivi sera mise en place afin de mettre un terme à cette vente qui est illégale pour moi « , a-t-il indiqué.

 

« Les parents qui vendent ces fournitures ne veulent pas la réussite de leurs enfants. Je remercie beaucoup le programme de renforcement de famille Pierrette, pour son soutient qui peut donner la chance à mon enfant de devenir quelqu’un dans l’avenir », a souligné Bernadette Kofio, tutrice de l’un des bénéficiaires.

 

Le coût de cet appui des fournitures scolaires, s’élève à huit millions sept cent vingt cinq mille francs Cfa (8.752500 Cfa). Un million trois cent huit mille francs Cfa (1.308000 francs Cfa) pour les kits pédagogiques destinés aux enseignants sont disponibles pour ce mardi 20 octobre 2015.

 

 

Des jeunes se mobilisent pour la paix, cohésion sociale et de la réconciliation à Kaga-Bandoro

 

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 20 OCTOBRE 2015

 

Les  jeunes du mouvement Jeunesse Evangélique Africain (JEA) de l’Eglise Baptiste de la ville de Kaga-Bandoro ont organisé une activité qu’ils ont placée sous le signe de la paix, cohésion sociale et de la réconciliation. C’est le secteur à majorité musulmane qui a accueilli cette activité.

 

 « Depuis trois ans, la ville de Kaga-Bandoro a été le théâtre des conflits armés. Ce qui fragilisé toutes  les activités religieuses et autres activités de la jeunesse. C’est pourquoi cette année, nous avons dit plus jamais ça. Nous voulons revivre ensemble avec nos frères de la communauté musulman  », a dit Basile Biango chef de troupe et président du comité  de pilotage de cette manifestation.

 

Des sketchs et des messages sur la paix, la cohésion sociale, la réconciliation et les danses ont marqué cette journée. « À la fin nous avons mangé avec nos frère jeunes de la communauté musulmane, chose que depuis un certain temps nous n’avons pas fait. C’est vraiment merveilleux »,  a apprécié Annita Maleyombo.

 

« Nous sommes très contents de voir nos frères de la JEA dans notre secteur. Les sketchs et les divers chants qu’ils ont entonnés touchent la réalité de ce que nous avons vécu à Kaga-Bandoro. Je prie le bon Dieu pour que la paix revienne dans le pays et plus particulièrement à Kaga-Bandoro pour que nous puissions vaquer librement à nos activités », a souhaité Souleman Issa, un jeune de la communauté musulmane qui se dit satisfait de cette activité.

 

Le mouvement Jeunesse Evangélique Africain (JEA) est un mouvement des jeunes chrétiens qui s’engage à former les jeunes dans tous les domaines. C’est pour la première fois que la JEA de la ville de Kaga-Bandoro a organisé ce genre d’activité dans la ville.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 20:51

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 20 octobre 2015 13:55

 

« Je n'ai jamais reçu de l'argent de la Présidence ni du Gouvernement parce que je ne leur ai jamais demandé de l'argent », dixit Gervais Lakosso.


Le coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), Gervais Lakosso, est sorti de son mutisme pour faire une mise au point, ce mardi 20 octobre, sur les rumeurs de la réception d'enveloppes financières de la part du Chef d’État de la Transition, Catherine Samba Panza. 



Lors d'un point de presse tenu au Complexe Sportif Barthélémy Boganda, le coordonnateur du GTSC, Gervais Lakosso, a reconnu que le groupe a bénéficié de trois subventions du Gouvernement de Transition d'un montant global de 6.500.000 F CFA (9.909,19 Euros), destinés à réaliser des activités ponctuelles.


« Nous affirmons avoir reçu trois subventions de 3.000.000 F CFA (4.573,47 Euros), de 2.000.000 F CFA (3.048,98 Euros) et de 1.500.000 F CFA (2.286,74 Euros) de la part de la Présidence de la République pour le forum de la société civile en juin 2014, pour l'atelier stratégique du groupe de travail en novembre 2014 en prélude du forum de Brazzaville et pour le pré-forum de la société civile en avril 2015. Les décharges et rapports d'utilisation de ces fonds sont disponibles et consultables », a souligné M. Lakosso dans ses propos liminaires.

Par ailleurs, il a réfuté les rumeurs selon lesquelles il aurait reçu, à titre personnel, une somme d'argent des autorités de la transition. « Aucun membre du groupe de travail n'a jamais reçu de l'argent à titre personnel de la Présidence ni du gouvernement. Surtout le coordonnateur du Groupe de Travail, sieur Gervais Lakosso, n'a jamais demandé ni reçu de l'argent à titre personnel de la Présidence de la république et du Gouvernement », a-t-il indiqué, mettant au défi quiconque pourra prouver le contraire.


M. Lakosso a revendiqué la tenue d'une concertation impliquant toutes les forces vives de la nation en vue d'une solution consensuelle de sortie de crise en Centrafrique.

« Nous pensons qu'il faut organiser, dans un bref délai, une concertation des forces vives de la nation pour nous permettre de discuter entre nous. Que nos visions soient différentes, c'est tout à fait normal puisque nous sommes des entités différentes, mais autour d'une table, l’intérêt général va finir par triompher et la communauté internationale ne va pas continuer à nous imposer un calendrier électoral ».


Le coordonnateur du GTSC a qualifié les pourparlers organisés par la présidence de lieu de réquisitoire des compatriotes. Selon lui, la consultation qui se tient au palais de la Renaissance est loin d'être la bonne démarche et est de nature à compliquer la situation surtout que la sécurisation et la protection de la population civile n'est pas à l'ordre du jour des échanges.  « Je pense que ce n'est pas une concertation. C'est une consultation organisée par des gens qui viennent tenir un même discours, des gens qui viennent jeter des discrédits sur les autres pour faire plaisir aux dirigeants du pays et les induire en erreur », a-t-il dénoncé.


Au cours des échanges de ce mardi avec la presse, le Coordonnateur du GTSC s'est dit surpris du fait que le gouvernement ne cible pas les auteurs des crimes, ni les chefs de guerre qui brandissent les armes pour s'emparer du pouvoir. 


« Nous nous étonnons de ce que le Gouvernement de Transition ne s'intéresse nullement aux auteurs des crimes imprescriptibles qui ont secoué le pays, ni aux chefs de guerre qui agissent ouvertement pour s'emparer du pouvoir par les armes et s'emploie, par des méthodes d'un autre temps, à traquer les organisations de la société civile et leurs leaders qui n'ont fait que jouer leur rôle citoyen ».


Saisissant l'occasion, Gervais Lakosso a levé l'équivoque sur l'implication du GTSC dans les événements qui ont marqué la journée du 28 septembre 2015. 


« Nous ne sommes ni auteurs ni co-auteurs de la marche et des actes de vandalisme du lundi 28 septembre 2015 et la tentative de déstabilisation du régime en place dont les auteurs sont connus des instances judiciaires appelées à prouver leur culpabilité ».

La mise au point de Gervais Lakosso : « Je n'ai pas reçu d'argent »
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 20:49

 

 

DÉCLARATION N°003/10/2015

 

 

Paris, le 20 octobre 2015 - La République Centrafricaine continue d’offrir, malgré la présence des troupes internationales censées rétablir la sécurité et imposer la paix, le spectacle d’un État néant avec chaque jour son lot d’exactions, de crimes contre l’humanité, d’assassinats extrajudiciaires, perpétrés par des groupuscules armés. 

 

C’est dans ce contexte difficile que les partenaires internationaux préconisent (ce qui s’entendrait mieux par exigent) l’organisation des élections devant mettre un terme à la transition en cours. 

 

Cependant, la flambée de violence meurtrière de ces derniers temps à Bangui et la volonté non dissimulée de la plupart des seigneurs de guerre de faire échec au processus électoral au moyen d’attaques armées, démontrent à suffisance que la capacité de nuisance de ces groupuscules demeure intacte. 

 

Or, bien qu’elles sont organisées dans des conditions périlleuses et qu’elles ne présentent, dans les circonstances actuelles, aucune garantie de transparence et d’équité, les prochaines consultations électorales sont salvatrices pour le pays, constituant à n’en point douter l’unique moyen d’empêcher les seigneurs de guerre et les criminels en puissance d’accéder à la magistrature suprême de l’État par les procédés non démocratiques. 

 

Dans ces circonstances inquiétantes, l’urgence est de procéder au désarmement forcé de l’ensemble des forces non-conventionnelles. 

 

Pour ce faire, et devant ce qui apparait comme le refus des soldats onusiens de remplir correctement leur mandat, il y a lieu d’envisager le renforcement des capacités opérationnelles actuelles des troupes internationales par le déploiement d’une armée courageuse et expérimentée dans les opérations en zones hostiles.  

 

Cette armée, qui ne saurait être intégrée au commandement de la MINUSCA, aura pour principale mission, appuyée par les soldats français de l’opération Sangaris qui sont les plus organisés et les plus dissuasifs sur le terrain, de procéder en urgence à la neutralisation des fauteurs de troubles par le biais d’un désarmement forcé afin de créer les conditions propices à la tenue des élections. 

 

Devant cette urgence et en attendant le rétablissement des Forces armées centrafricaines (FACA), les autorités de la transition et les acteurs internationaux devaient appeler à la rescousse le Tchad, un des pays frères de la République Centrafricaine dont on connait le savoir-faire de son armée dans la lutte contre les forces nuisibles. 

 

D’ailleurs, les observateurs sérieux rappellent aujourd’hui que le retrait des soldats tchadiens a grandement contribué au pourrissement de la situation sécuritaire dans le pays. 

 

Il y a donc lieu de : 

 

• Organiser en urgence une rencontre au sommet entre les autorités de la transition, les acteurs internationaux et les autorités tchadiennes afin de définir les conditions d’un rapide déploiement des soldats tchadiens en République Centrafricaine;

 

• Prévoir dans cette feuille de route ainsi établie la possibilité d’utiliser ces soldats pour la sécurisation des opérations électorales mais aussi pour arrêter et remettre aux autorités centrafricaines tous ceux qui sont soupçonnés de crimes graves;

 

• Obtenir du Tchad d’empêcher l’utilisation de son territoire pour les opérations de déstabilisation de la Centrafrique, y compris au moyen de déclaration ou d’appel à la haine.  

 

Georges Adrien Poussou

Le Tchad peut aider à désarmer les groupes armés en République Centrafricaine
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 01:34

 

 

Par RFI 20 10 2015 à 00 h 35

 

Dimanche 18 octobre, la vice-présidente du Conseil national de transition (CNT) centrafricain ainsi que plusieurs membres des forces de l'ordre ont été victimes d’un bref kidnapping par un groupe de miliciens anti-balaka. Le même jour, les mêmes miliciens ont également braqué et retenu pendant plusieurs heures, sept Casques bleus de la Minusca. Une Minusca notamment critiquée par les camionneurs pour son manque de réactivité face aux attaques.

 

Le téléphone de Léa Mboua Doumta, la vice-présidente du Conseil national de transition, n'arrête pas de sonner. « Mais oui, je vais bien », répond-elle inlassablement, ponctuant sa phrase d'un grand éclat de rire avant de reprendre son sérieux. « Ce qui m'inquiète, dit-elle, c'est plutôt de voir que des bandits désarment les gens censés nous protéger ».

 

Dimanche, sept soldats de la composante police de la Minusca, qui se dirigeaient vers Bangui, ont été braqués par une cinquantaine d'hommes armés. Devant un tel rapport de force, ils n'ont rien pu faire.

 

Léa Mboua Doumta a assisté à presque toute la scène. « Pendant qu'on était en pourparlers, les éléments des anti-balaka sont venus signaler à leur chef qu'il y avait un véhicule des Casques bleus qui arrivait. Alors tout de suite ils nous ont laissés et après on a entendu des coups de feu et nous avons vu le véhicule. Ils ont pris le chauffeur du véhicule, un véhicule UN. Il est rentré dans la brousse sous les menaces des anti-balaka. Ils ont fait descendre les Casques bleus, ils les ont désarmés. Quelque temps après nous avons vu les Casques bleus, ils n'avaient plus les casques bleus sur la tête. Quelques temps après, c'est un anti-balaka qui a mis le casque sur la tête et qui se pavanait avec. »

 

Les Casques bleus, tout comme les gendarmes centrafricains également enlevés dimanche et le convoi de la vice-présidente du CNT, ont finalement tous été relâchés sans violence.

 

Léa Mboua Doumta s'alarme du banditisme croissant sur les routes de l'arrière-pays depuis les violences du 26 septembre. « Pas un seul soldat onusien ni centrafricain sur près de 100 kilomètres, dit-elle, les seuls hommes armés que j'ai croisés, ce sont les miliciens ».

 

La colère des camionneurs

 

Une insécurité dont se plaignent les camionneurs. Une route en particulier cristallise les dangers : celle qui relie Bangui à la frontière camerounaise, le principal axe de ravitaillement de la capitale. Pour les convois de camions, pas question de l'emprunter sans escorte. Et même la présence des Casques bleus n'empêche pas les attaques.

 

Thibault, cadre dans une société de transport qui fait la rotation chaque semaine, déplore l’évolution de la situation. « Honnêtement la route est devenue très très dangereuse. A l’époque où les Sangaris officiaient encore au niveau de l’escorte, on avait moins de problèmes. Les convois n’étaient presque jamais attaqués. Depuis l’arrivée du contingent bangladais qui a remplacé le contingent camerounais et burundais, nous faisons face à de multiples agressions. En moins de deux mois, j’ai pu compter six décès. »

 

Les chauffeurs sortent d'une grève de trois semaines pour demander plus de sécurité pour les convois. Ils dénoncent en premier lieu l'absence de réactivité des Casques bleus chargés de leur protection.

 

« Tout le long de la route, il n’est pas souhaitable que vous ayez une crevaison, parce qu’en cas de crevaison, le convoi vous abandonne. […] Ils [Les Casques bleus] nous disent qu’ils ne sont pas autorisés à tirer sur les populations bien que celles-ci viennent attaquer les chauffeurs avec des armes et finissent par emporter toute la cargaison. »

 

 

NDLR : On est sidéré de voir une situation aussi ubuesque où des casques bleus se font désarmer et humilier par des anti-balakas qui revêtent leurs casques bleus. C'est la preuve que c'est la Minusca qui fait que les anti-balakas se permettent tout et se croient tout-puissants

Insécurité sur les routes en RCA : la Minusca victime et impuissante
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