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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 10:40
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le CICR et la SODECA font le bilan à mi-parcours des travaux de remplacement des conduites d’eau

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 27 MAI 2016

 

BANGUI, 26 Mai 2016(RJDH)—Le bilan à mi-parcours des travaux de réhabilitation des conduites d’eau de la SODECA sur l’avenue des Martyrs, a été fait, ce matin par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) et la Société Centrafricaine de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA). Les deux partenaires se sont dits satisfaits de l’avancement des travaux malgré quelques difficultés rencontrées sur le terrain.

 

Michel Vouilloz, ingénieur au CICR, responsable du projet de remplacement des conduites de la SODECA a indiqué que le bilan des travaux est positif après plusieurs jours d’activités. Il a précisé que les résultats obtenus depuis le lancement du projet, représente 2800 journées de travail.

 

Les nouvelles conduites d’eau, selon Michel Vouilloz sont en polit-lèvres. Il a noté que l’introduction de ces nouvelles conduites a occasionné un léger retard lié à la formation des agents de la SODECA « nous avons utilisé de nouvelles conduites d’eau pour remplacer les anciennes. C’est l’introduction de cette nouvelle technologie qui a entrainé un petit retard parce que nous avons six collaborateurs de la SODECA à l’utilisation au montage de ces conduites d’eau ainsi qu’à la familiarisation en outillage très spécifique de ces matériels » précise t-il.

 

Michel Vouilloz a rappelé que ces travaux vont rendre plus fiable l’alimentation en eau de plusieurs quartiers de Bangui « avec ce travail, la distribution d’eau sera plus fiable dans les secteurs concernés notamment Benz-Vi, KM5, Fatima, Pétévo jusqu’à Bimbo sans oublier les secteurs comme Sango, Lakouanga, Bruxelles, les trois(3) Sica, Combattants jusqu’au site des déplacés de M’Poko », a-t-il fait savoir.

 

L’ingénieur du CICR a rassuré quant à la livraison d’eau dans les secteurs concernés durant les travaux en ces termes « il n’ya pas de rupture d’eau pendant les travaux parce qu‘avec les nouvelles conduites, chaque fois que nous  débranchons un quartier sur l’ancienne conduite, on le ramène automatiquement sur la nouvelle conduite d’eau ».

 

La Directrice Générale de la SODECA, Justine Sow Ouakara s’est félicitée de l’appui du CICR qui, selon elle, permettra de renforcer les capacités de sa structure afin que la distribution d’eau soit à la hauteur de la demande. La Directrice Générale a indiqué que le remplacement des conduites d’eau est un apport majeur que la SODECA attend depuis des années.

 

Pour elle, cet appuie renforcera les capacités de la SODECA qui va être en mesure de fournir de l’eau à plus de personnes à Bangui « la SODECA attend depuis des années le remplacement de ces conduites installées depuis 1960. C’est cela qui nous causait des soucis dans la distribution d’eau. Je pense que ces travaux vont nous permettre  de donner de l’eau de manière conséquente et régulière à la population. A la fin des travaux, la moitié de la ville de Bangui sera alimentée en eau potable », a-t-elle précisé.

 

Justine Sow Ouakara a rappelé qu’au-delà du soutien pour la réhabilitation des conduites d’eau à Bangui, le CICR soutient la SODECA dans l’arrière-pays « nous avons un centre secondaire de la SODECA à Ndélé que le CICR appuie. Depuis la crise, c’est le CICR qui prend en charge la distribution gratuite d’eau à la population de Ndélé et Bambari » reconnait-elle.

 

Les travaux de remplacement des conduites de la SODECA, lancés le 21 Janvier 2016, prendront fin en mars 2017. Le remplacement de ces conduites s’étend sur 4 kilomètres.

 

 

Centrafrique : Vingt trois requêtes déposées à la Cour constitutionnelle de transition après les législatives partielles de mi-mai

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 27 MAI 2016

 

BANGUI, 26 Mai 2016(RJDH)—La Cour Constitutionnelle de Transition a enregistré vingt requêtes relatives aux législatives partielles organisées dans dix circonscriptions électorales. Selon des sources proches, ces requêtes sont en traitement.

 

Selon une source à la cour, huit circonscriptions sont concernées par ces requêtes « il s’agit des circonscriptions de Bimbo 1, de Sibut, de la 3ème circonscription du 5ème  arrondissement, la 3ème circonscription du 3ème arrondissement de Bangui, Kaga-Bandoro2, Yppi 1, Bangassou 1 et Bossangoa 3 » a cité la source.

 

La même source a confié que la majorité des vingt trois requêtes font état de fraudes massives décelées lors des opérations« la plus part des vingt trois requêtes font état de fraudes massives lors du vote. Des cas de confiscation des urnes ont été signalés par exemple à Bimbo…mais ces requêtes sont remises aux conseillers pour traitement comme le veut la loi » a-t-elle précisé.

 

L’Autorité Nationale des Elections a annoncé les résultats bruts de ces législatives partielles depuis le 21 mai dernier. Selon ces résultats, les élections sont remportées dès le 1er tour dans deux circonscriptions et un second tour est prévu dans les huit autres.

 

La Cour Constitutionnelle de transition est tenue de proclamer les résultats définitifs d’ici le 05 juin prochain.

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Centrafrique-Presse.com
27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 11:25

 

Tribune

 

25 mai 2016

 

Par Didier Niewiadowski, Universitaire, ancien Conseiller de Coopération et d’Action culturelle, près l’Ambassade de France à Bangui (2008-2012)

 

L’investiture du président Faustin Archange Touadéra, le 30 mars 2016, a mis fin à la Transition, commencée le 11 janvier 2013, avec les Accords de Libreville. Trois années de chaos qui lèguent aux nouvelles autorités une situation désastreuse. Les dernières fondations de l’Etat ont été quasiment détruites, l’Etat de droit a disparu avec son avatar le règne de l’impunité, l’économie et les circuits commerciaux traditionnels sont en ruine. Les affrontements interconfessionnels ont été si exacerbés qu’une quasi guerre civile s’est propagée sur tout le territoire. Chaque famille a été touchée par ce cataclysme qui a provoqué environ 3 à 4 mille morts, près de 450 000 réfugiés à l’étranger et quasiment autant dans des camps de déplacés dans le pays.


Il aura fallu près d’un an, après le déclenchement des hostilités en novembre 2012, pour que le Conseil de Sécurité de l’ONU donne mandat à la France pour intervenir avec l’Opération Sangaris. L’Union africaine réagira ensuite timidement avec la MISCA et ce n’est qu’en septembre 2014 que l’ONU mettra en place la MINUSCA. Comme en témoignent les exactions encore commises, ici et là, et le regain d’activités des ex-Séléka, le processus de reconstruction et de réconciliation sera long et semé d’embûches. Quels sont les espoirs et les craintes, en ce début de la présidence de Faustin Archange Touadéra ?


Les atouts et les réformes pour reconstruire un Etat


Le père fondateur de la République centrafricaine, Barthémy Boganda, préconisait la formation d’un Etat fédéral pour les Territoires de l’ex Afrique Equatoriale Française, car il estimait que l’indépendance de l’Oubangui-Chari serait suicidaire. Avec une superficie à peu près équivalente à celle de la France métropolitaine et de l’Outre-mer, une population d’un peu plus de 4 millions d’habitants, un budget national (350 millions d’euros) inférieur à celui de la ville de Lille, est-il possible de résoudre les problèmes sécuritaires alimentés par ses richesses minières, d’assurer le développement économique et social sur l’ensemble du territoire et de résister aux forces déstabilisatrices venues de l’extérieur ? Certes, les nouvelles autorités bénéficient d’un contexte favorable, mais cet état de grâce risque de ne pas résister longtemps devant la multitude des problèmes à résoudre.


Un pouvoir exécutif et une Assemblée nationale légitimes


La nouvelle constitution adoptée par référendum, du 13 décembre 2015, organise un système constitutionnel proche d’un régime parlementaire, avec un bicéphalisme de l’exécutif et un bicaméralisme. Les élections présidentielle et législatives, couplées pour le premier tour le 30 décembre 2015, ont connu une forte participation (73 %). En dépit de la situation de crise (destruction de l’état-civil, absence de l’Etat dans de nombreuses circonscriptions, la question des réfugiés et des déplacés, les problèmes d’organisation et l’insécurité), le processus électoral s’est déroulé sans trop de manipulations et d’irrégularités, comme ce fut si souvent le cas en Centrafrique. Il a été mené par une autorité indépendante du pouvoir exécutif, lui-même juridiquement obligé de s’effacer à la suite des élections. La Cour constitutionnelle de Transition a également été vigilante et intransigeante en annulant globalement les élections législatives du 30 décembre 2015, qui ont été reprogrammées le 14 février 2016. Une seconde annulation a été prononcée pour 10 circonscriptions électorales, repoussant leur élection au 15 mai 2016. Après l’élection de 1993, ce sera la seconde fois qu’un président de la république accède démocratiquement à la magistrature suprême.


Faustin Archange Touadéra, un président consensuel


Avant les élections du 30 décembre 2015, il y avait une petite centaine de partis politiques avec trois partis dominants mais totalement discrédités : le RDC de Désiré Bilal Kolingba, le MLPC de Martin Ziguélé et le KNK de Bozizé représenté par Bertin Béa. Les Centrafricains ont sanctionné ces trois partis politiques qui ont mené le pays là où il se trouve. A l’instar de la plupart de la trentaine de candidats à l’élection présidentielle, Faustin Archange Touadéra s’est présenté comme candidat indépendant, bien qu’il fût, durant 5 ans, le Premier ministre de Bozizé et vice-président du KNK. Que ce soit à l’Université où il a été un recteur apprécié, ou à la primature, Faustin Archange Touadéra n’a jamais été compromis par des scandales. Il a laissé une réputation d’homme modeste et intègre, mettant en avant l’intérêt national et la lutte contre la corruption.


Le président Touadéra appartient à l’ethnie Ngbaka-Mandja qui a toujours été en bons termes avec les grands groupes ethniques ayant trusté le pouvoir, depuis l’indépendance. Ancien Premier ministre du président Bozizé, il ne s’est pas opposé à Catherine Samba-Panza, la chef de l’Etat de la Transition, dont le mari fut longtemps son ministre de l’Equipement. De même, il n’a pas voulu contester l’action d’Alexandre Nguendet, président du Conseil National de Transition, dont le directeur de cabinet, Firmin Ngrebada, n’est autre que son ancien chef de cabinet à la primature et qui est désormais son directeur de cabinet, avec rang de ministre d’Etat. Autre atout non négligeable, le président Touadéra est très apprécié de la communauté musulmane et notamment des Peulh Bororos avec lesquels il a, depuis longtemps, des relations de confiance mutuelle.


Plusieurs réseaux ont conforté son image de « candidat du peuple » et de « candidat des pauvres » par opposition à son adversaire du second tour, Anicet Georges Dologuélé, présenté comme le candidat du patronat et de la finance internationale. L’excellente campagne de communication est largement due à quelques intellectuels de la diaspora de France et en particulier, à des membres de l’appareil du PS parisien dont deux sont devenus des ministres importants du Gouvernement de Mathieu Simplice Sarandji. Les réseaux de ses anciens étudiants à l’université de Bangui et des professeurs de l’ENS, dont il fut directeur, ont été des relais essentiels pour porter sa candidature. Tout en étant officiellement bigame, le président Touadéra est un adepte de l’Eglise apostolique, une des innombrables Eglises évangéliques de Centrafrique. Nul doute que le réseau des pasteurs a été également mobilisé pour l’élection présidentielle. Fort de ces différents réseaux, que n’avait pas son challenger, Anicet-Georges Dologuélé, Faustin-Archange Touadéra a pu refaire son retard du premier tour pour l’emporter avec 63 % des voix.


Une Assemblée nationale davantage indépendante


Non sans quelques problèmes entraînant de nombreuses invalidations, les législatives dans les 140 circonscriptions électorales ont vu une victoire de très nombreux candidats indépendants, montrant à quel point l’ancien échiquier politique était discrédité. Pour la première fois en Centrafrique, aucun parti politique ne domine l’Assemblée nationale. Etant donné le contexte préélectoral, il n’y aura pas de parti présidentiel omnipotent reléguant l’organe législatif à une chambre d’enregistrement. Dans ces conditions, une chance se présente pour l’Assemblée nationale de pouvoir assumer la plénitude des pouvoirs que lui confère la constitution. Même si l’élection de Karim Meckassoua à la présidence de l’Assemblée nationale a été violemment contestée, par quelques medias et personnalités, les députés ont apporté leur pierre à la réconciliation nationale en élisant un homme politique d’expérience n’appartenant pas à la communauté chrétienne. Le deuxième personnage de l’Etat n’a rien d’un courtisan. Il n’est pas à exclure que les fortes personnalités du Premier ministre et du président de l’Assemblée nationale ne mènent à des relations difficiles voire conflictuelles entre le gouvernement et le législatif.


La problématique de la restauration de l’autorité de l’Etat


Depuis de nombreuses années, l’Etat n’est plus représenté dans un bon quart du pays. Dans les autres parties du territoire, les services publics sont sans moyens et souvent abandonnés de Bangui, les obligeant à s’autofinancer.


Les autorités administratives, les magistrats, les enseignants, les forces de l’ordre, et même le droit national applicable sont ignorés par une partie de la population du pays et les quelques 900 000 citoyens n’ayant plus de domiciles fixes. Les bandes armées, souvent composées d’étrangers, contrôlent la plupart des sites miniers. En l’absence d’une chaîne pénale, les textes juridiques restent lettres mortes et les crimes et délits continuent d’être impunis. La tâche s’annonce donc considérable et l’aide de la communauté internationale ne sera pas suffisante. Le peuple centrafricain et surtout ses dirigeants doivent aussi adopter de nouveaux comportements. Cela passe notamment par la reconnaissance de la primauté de l’intérêt général sur les intérêts claniques et familiaux, la fin de la patrimonialisation du pouvoir et la réhabilitation de la fonction de contrôle de l’Etat avec notamment une Cour des comptes compétente et indépendante et une inspection générale de l’Etat dégagée des contingences politiques.


La lutte contre les bandes armées est une priorité des nouvelles autorités. En refusant tout chantage et en rejetant leurs revendications patrimoniales, le président Touadéra est sur la bonne voie. Outre la protection des sites miniers, par la MINUSCA, il est indispensable de rapatrier, dans leurs pays respectifs, les nombreux mercenaires constituant ces gangs criminels. Dans le processus de DDRR à mettre en œuvre, le dernier « R pour Rapatriement» est le plus urgent. D’ores et déjà, le président Touadéra a pris les contacts nécessaires pour cette action prioritaire. Ayant connu plusieurs DDR infructueux, les responsables de l’exécutif et les personnalités représentant la communauté des bailleurs devront tirer les leçons des échecs passés qui furent non seulement des gouffres financiers mais aussi l’une des causes de la crise actuelle.


L’indispensable décentralisation territoriale pour la pacification du pays


Figurant en bonne place dans le programme du président Touadéra, la décentralisation territoriale est une réponse aux accusations de certains leaders sécessionnistes et une condition du développement harmonieux du pays. Trop de projets se sont arrêtés à Bangui où ils ont été captés par des colloques et séminaires alimentaires, des études peu probantes et coûteuses, des visites de terrain restés sans suite, des achats de coûteux véhicules 4X4, appelés pudiquement « matériels roulants », et autres équipements, vite disparus faute d’une comptabilité en la matière.

Une nouvelle administration territoriale autour de six à sept Régions et d’une centaine d’agglomérations communales pourrait être organisée, conformément aux principes de la décentralisation territoriale, c’est-à-dire avec la reconnaissance d’affaires d’intérêt régional, l’élection des dirigeants qui permettront de constituer le Sénat et une tutelle exercée au niveau local par des représentants de l’Etat. Cette décentralisation devrait permettre la mise en œuvre du programme des Pôles de développement régional, prévu dans le cadre du Xème FED de l’Union européenne, et de développer la coopération décentralisée. La diaspora de France se prépare déjà à participer activement à cette coopération décentralisée.


Les innovations proposées doivent aussi s’appuyer sur les progrès incessants des technologies de communication. La révolution du numérique doit permettre de résoudre des problèmes, jusqu’à maintenant, insolubles en Centrafrique. Avec le concours de spécialistes hautement qualifiés de la diaspora, les technologies modernes devraient pouvoir être utilisées dans l’administration, dans les relations avec les citoyens, la gestion financière et les contrôles de la légalité. Il va de soi que l’approvisionnement en énergie électrique devra être rapidement modernisé. La restauration de l’usine hydroélectrique de Boali, située à 80 km de la capitale, va dans ce sens, mais Bangui n’est pas la Centrafrique. L’internet est un outil du désenclavement non seulement du pays vers l’extérieur mais aussi de l’arrière-pays vers Bangui.


La réconciliation pour un développement humain durable


La restauration d’une paix durable et la reconstruction d’un Etat exigent du temps et une union nationale. Cette période de reconstruction pourrait passer par des schémas de réconciliation nationale comme l’ont connus des pays comme l’Afrique du sud, après l’apartheid et le Rwanda, après le génocide. Ce processus de réconciliation doit être accompagné d’un plan de redressement économique d’envergure, tant le chantier est immense.


Le fait religieux moteur et obstacle de la réconciliation nationale


La visite du Pape François à Bangui, les 28 et 29 novembre 2015, a été le choc psychologique qui a entamé le processus de réconciliation nationale. Bien avant cette visite, la plateforme œcuménique, composée de l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’imam du PK5 Oumar Kobine Layama et le Pasteur Nicolas Grékoyamé Gbangou, président de l’Alliance des Eglises protestantes, avait inlassablement prôné la réconciliation nationale et l’abandon des armes. La Communauté Sant’Egidio, l’Observatoire Pharos et l’Organisation de la coopération islamique jouent également un grand rôle dans cette action qui est de nature thérapeutique. Dans cette perspective, l’USAID vient de financer sept millions $ pour un partenariat interconfessionnel, de quatre ONG américaines, pour la consolidation de la paix.


La grave crise qu’a connue l’Eglise catholique centrafricaine avec la réduction à l’état laïc de nombreux clercs centrafricains, en 2011, a conforté les adeptes des Eglises dites « du réveil » qui ont définitivement pris le dessus sur le protestantisme classique véhiculé par les pasteurs européens au XXème siècle. Ces Eglises africaines, filiales d’une « maison-mère » établie au Bénin, au Nigeria ou en RDC, ont souvent à leur tête des hauts fonctionnaires, des personnalités politiques ou des chefs traditionnels. En Centrafrique, le pouvoir temporel est lié au pouvoir spirituel. Le Président Bozizé avait donné l’exemple avec son EgliseLe christianisme céleste-nouvelle Jérusalem. La conquête du pouvoir, l’accès à la « mangeoire » et l’enrichissement personnel sont souvent les réelles motivations de ces dignitaires religieux. Le président Touadéra, nombre de ses collaborateurs ainsi que le Premier ministre sont des adeptes de ces Eglises prophétiques qui ont pris leur part dans les dernières élections. Cette influence psychologique sur les principaux dirigeants du pays et l’activisme de certains pasteurs, autoproclamés apôtres, sur de très nombreux fidèles peuvent constituer des risques pour le processus de réconciliation nationale. Le rigorisme de certains religieux est peu compatible avec l’œcuménisme qui doit être inlassablement rappelé. La consolidation de la réconciliation nationale peut difficilement être envisagée sous le prisme de ces « nouveaux prophètes ».

La justice et la repentance, deux préalables à la réconciliation


L’activation rapide de la Cour Pénale Spéciale, la mise en place d’une justice transitionnelle avec un regard sur les tribunaux populaires Gacaca rwandais, l’édiction du crime de l’indignité nationale avec toutes ses conséquences citoyennes, la mise en place de commissions de pacification avec le concours des principales religions paraissent être des passages obligés pour réunir le peuple centrafricain. L’impunité qui règne en Centrafrique est l’une des causes majeures de son non-développement et de sa mauvaise gouvernance.


La justice transitionnelle qui fait appel au droit pénal mais aussi à la science politique et à la psychologie, est indispensable pour refonder le pacte national. Les aveux permettront de reconstituer les crimes commis et de dégager les véritables responsabilités. Le traitement du passé en public et le devoir de mémoire ne sauraient être absents. Les concours d’experts, notamment de l’Institut des Hautes Etudes Judiciaires, des professionnels du droit (avocats, magistrats) seront nécessaires pour ces sessions qui s’échelonneront sur de nombreuses années.

La remise en état du système scolaire


Dans un pays où plus de 70 % de la population a moins de 20 ans, l’éducation de la jeunesse et notamment l’enseignement des valeurs humaines et de l’esprit civique constitue une autre priorité. Avant la crise, en dépit des programmes financés par les partenaires techniques et financiers, comme l’Initiative accélérée « Education pour tous » (Fast Track), de 70 millions d’euros dédiés à la formation des maîtres et la construction d’écoles pour le primaire, le système éducatif public s’est progressivement effondré avec, pour corollaire, le recul de la francophonie, la perte de vue des valeurs humaines, la montée de l’amoralisme et le développement des langues vernaculaires au détriment du sango et du français. Les enseignants sont de moins en moins qualifiés et mal rémunérés. Depuis des années, avec la progression de l’insécurité, de nombreux enseignants sont en situation d’abandon de poste. Depuis une dizaine d’années, la plupart des écoles primaires du pays ne fonctionnent que grâce aux maîtres-parents, sans véritable formation pédagogique. Depuis décembre 2012 jusqu’à maintenant, plus de la moitié des écoles et lycées publics de l’arrière-pays sont fermés. Seuls les centres religieux ont maintenu, ici et là, des îlots d’éducation dans le pays, mais leurs objectifs ne sont pas toujours compatibles avec ceux du service public. En corrélation de l’effondrement du système scolaire, les croyances traditionnelles sont de plus en plus vivaces et sont à l’origine de la progression des crimes rituels, regroupés sous l’appellation de sorcellerie. Comme l’écrivait déjà Jules Michelet : « Lorsque l’Etat est défaillant les sorcières apparaissent … ». L’influence grandissante jouée par les tradipraticiens et les gourous s’appuie sur une population de moins en moins éduquée et des élites de plus en plus crédules.


Le développement humain aussi important que les problèmes sécuritaires


En 2015, la Centrafrique figurait déjà aux derniers rangs de tous les indicateurs concernant le développement humain et la gouvernance. L’indice de développement humain du PNUD classe la RCA au 187ème rang sur 188 (0,351), tandis que l’indice Mo Ibrahim, qui mesure la gouvernance, met la RCA au 51ème rang sur 52 (24,8). La situation s’est encore détériorée. Aujourd’hui, OCHA estime qu’environ 70 % de la population est en insécurité alimentaire. UNICEF ne cesse d’alerter sur la malnutrition des enfants qui atteint des proportions d’urgence absolue. L’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE) annonce, le 1er mai 2016, que 87 % des jeunes sont sans emploi.


Devant un tel constat, il ne faudrait pas que les nouvelles autorités soient surtout préoccupées par le DDRR et le traitement de l’insécurité. La crise alimentaire résultant de la ruine de l’économie et de l’abandon des cultures vivrières, les infrastructures sanitaires proches de leur fermeture, la question des réfugiés et des déplacés, de la cohabitation difficile entre cultivateurs chrétiens et éleveurs musulmans, le désenclavement de certaines localités, l’accessibilité à l’eau potable qui ne concerne encore qu’une infime partie de la population sont autant de secteurs à traiter, faute de quoi le processus de pacification et de réconciliation nationale risque d’être un nouveau slogan lucratif pour quelques centaines de personnes.

Conclusion

Les promesses de campagne vont vite devenir des exigences. En choisissant ses deux plus proches collaborateurs depuis de nombreuses années, comme Premier ministre et directeur de cabinet, et en reprenant comme ministres ou conseillers du Secrétariat général de la présidence une quinzaine des anciens membres de son gouvernement de 2012, le président Touadéra parie sur l’esprit d’équipe et l’efficacité dans l’action de redressement. Il ne faudrait pas que ces choix ne deviennent aussi un handicap avec une logique de fermeture et de repli sur des certitudes erronées. Le retour aux affaires des ministres et conseillers de la présidence Bozizé, même s’ils n’appartenaient pas à son clan, et la récompense donnée à une dizaine de candidats présidentiels, ayant été éliminés à l’issue du premier tour et ralliés de la dernière heure, remettra à plus tard le rajeunissement de la classe politique dont le pays a un impérieux besoin. De même, il n’est pas sûr que le slogan « la rupture avec le passé » n’ait été perçu par de nombreux Centrafricains comme une rupture avec uniquement les trois années de la Transition qui a été effectivement très mal gérée, un gouffre financier pour les pays donateurs et une catastrophe traumatisante pour l’immense majorité des Centrafricains.

Lu pour vous : Centrafrique : reconstruire un Etat et réconcilier une Nation, les défis du président Touadéra
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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 10:56
Lu pour vous : Cette Bretonne va nager pour la Centrafrique aux JO

 

 

http://www.ouest-france.fr/  Jeudi 26 Mai 2016

 

À 16 ans, la jeune Bretonne Chloé Savourel, élève en seconde et nageuse au Cercle des nageurs du pays de Redon (Ille-et-Vilaine), participera aux Jeux olympiques de Rio en août, sous les couleurs de la République Centrafricaine.

 

Récit d’un incroyable conte de fées.

 

Si on lui avait dit qu’un des nageurs du club participerait un jour aux jeux olympiques, Mathieu Thomas, entraîneur au Cercle des nageurs du pays de Redon (CNPR), n’y aurait certainement pas cru. Et pourtant, il y aura bien un nageur redonnais dans les bassins olympiques à Rio de Janeiro en août. Ou plutôt une nageuse, puisque c’est la jeune Chloé Savourel, élève en seconde au lycée Saint-Sauveur, qui a été sélectionnée dans l’équipe de natation de la Centrafrique.

 

Une belle surprise pour la jeune nageuse, qui habite à Rieux, dans le Morbihan, dont le papa est français et la maman centrafricaine. C’est d’ailleurs cette double nationalité qui lui a ouvert les portes de la sélection. « La Centrafrique est un pays qui connaît la guerre et qui, faute de nageurs sur place, s’est tourné vers les binationaux pour être représenté à Rio, explique-t-elle. Ma mère a fait les démarches et j’ai appris il y a peu que je ferais partie de la sélection avec un autre nageur. »

 

Préférence pour le crawl

 

Chloé, qui a déjà participé aux mondiaux de Kazan en Russie pour la Centrafrique et qui aime nager en individuelle, s’est inscrite au club de Redon pour bénéficier des services d’un coach. Une tâche confiée à Mathieu Thomas qui va tenter de faire progresser la jeune nageuse, qui n’a jamais connu d’entraîneur.

 

« Elle part début août. D’ici là, elle suivra l’entraînement des autres avec des séances spécifiques pour les bases et le perfectionnement. En ce moment, elle tourne autour de 45-50 secondes aux 50 mètres. » C’est la distance choisie par sa fédération aux Jeux. C’est aussi celle qu’elle préfère. « J’aime nager avec une préférence pour le crawl, mais la brasse me plaît aussi. »

 

Côtoyer l’élite mondiale

 

Qu’attend-elle de cette participation aux Jeux olympiques ? Réaliste, Chloé sait qu’elle ne pourra rivaliser, loin s’en faut, avec l’élite mondiale. Mais ce voyage va lui permettre de côtoyer l’élite de la natation, même si elle doit se contenter de ne les croiser que pendant une longueur de bassin. C’est surtout l’occasion pour elle de vivre un grand moment et une belle aventure. Tout cela, bien sûr, sans jamais oublier l’honneur qui lui est fait. « Je suis très impressionnée par ce choix de la Centrafrique, qui nous honore, mes parents et moi. Ce sera une belle expérience, malgré mon stress. »

 

La jeune nageuse, qui fêtera ses 16 ans en juin, va maintenant travailler d’arrache-pied pour gagner de précieuses secondes avec les conseils bénéfiques et sous l’œil exercé de Mathieu Thomas. Un entraîneur qui a fini par y croire et qui ne boude pas son plaisir.« Une qualifiée pour les JO, c’est une première pour le Cercle des nageurs du pays de Redon. 

Lu pour vous : Cette Bretonne va nager pour la Centrafrique aux JO
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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 10:52

 

 

Newswire publié le : 25/05/2016 à 18:49 UTC 

 

 Communiqués De Presse

 

NEW YORK, 25 May 2016 / PRN Africa / — L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont commencé à distribuer des semences, des outils agricoles et de la nourriture à près de 50.000 familles d'agriculteurs souffrant de la faim durant cette saison de semis dans les régions de la République centrafricaine les plus frappées par l'insécurité alimentaire.

 

Cette opération coïncide avec le pic de la période de soudure lorsque les stocks alimentaires des ménages sont au plus bas, a précisé la FAO dans un communiqué de presse publié mercredi.

 

Dans le cadre de cette initiative intitulée « Des intrants pour se protéger», la FAO fournit aux familles d'agriculteurs des cultures et des semences potagères, tandis que le PAM leur fournit des arachides, du maïs, du riz, du sorgho et des haricots.

 

« L'aide aux familles agricoles pour le redémarrage de la production alimentaire est essentiel pour le rétablissement du pays, car elle représente une source de nourriture et des revenus pour ces familles tout en apportant une certaine stabilité à la collectivité », affirme le Représentant de la FAO en République centrafricaine, Jean-Alexandre Scaglia. « Voilà pourquoi il est essentiel que nous fassions en sorte que les familles ne soient pas obligées, pour pallier à la pénurie actuelle, de consommer les graines destinées à être plantées ».

 

« Durant cette période, nous savons que la nourriture est restreinte et que les familles peinent à joindre les deux bouts», déclare le Directeur du PAM dans le pays, Bienvenu Djossa. « La nourriture fournie par le PAM garantit également que les semences seront plantées à temps et que les familles n'auront pas à souffrir de la faim ».

 

Trois années de troubles ont perturbé l'agriculture et fortement limité l'accès à la nourriture des populations qui ont dû faire face à de mauvaises récoltes successives, à l'effondrement des marchés et à la flambée des prix de plusieurs aliments de base.

 

En août et septembre lors de la deuxième saison de semis, les deux agences viendront en aide à un autre groupe de 50.000 familles. Dans le cadre de cette initiative, ce sont 100.000 familles au total qui bénéficieront d'une assistance cette année, soit un demi-million de personnes.

 

La distribution de semences et de nourriture a été rendue possible grâce à des fonds versés par les gouvernements des Etats-Unis, de Belgique, du Canada, de France, d'Italie, du Japon et du Royaume-Uni. Ont également contribué la Banque africaine de développement, l'Union européenne et ECHO, le Fonds Bêkou, le Fonds central d'intervention des Nations Unies pour les urgences humanitaires, le Fonds humanitaire commun pour la République centrafricaine, ONU-Femmes, et la Banque mondiale.

 

Dans un pays où 75% de la population dépend de l'agriculture, la FAO, le PAM et leurs partenaires ont travaillé ensemble depuis le début de le période troublée pour en atténuer les effets néfastes sur la production agricole et la sécurité alimentaire. L'initiative « Des intrants pour se protéger » a été mise en œuvre pour la première fois en 2014.

 

Toutefois, les deux agences de l'ONU avertissent que les populations centrafricaines risquent de ne recevoir que la moitié de l'aide requise si les bailleurs de fonds se contentent de verser la moitié des fonds requis. La FAO a besoin de 86 millions de dollars et, à ce jour, seulement 8% des besoins ont été couverts. Le PAM a besoin de 83 millions de dollars.

 

SOURCE Centre d'actualités de l'ONU

 

Copyright : PR NewsWire

 

Centrafrique : la FAO et le PAM procurent semences, outils et nourriture pour briser le cycle de la faim
Centrafrique : la FAO et le PAM procurent semences, outils et nourriture pour briser le cycle de la faim
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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 18:23

 

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 26 MAI 2016

 

BANGUI,  26 mai 2016 (RJDH)—Nourredine Adam, chef rebelle de l’ex-Séléka et bras droit de Michel Djotodia serait à Ndélé depuis quelques jours. Difficile d’avoir des précisions sur la présence de ce redoutable chef rebelle dans cette localité.

 

La présence de Nourredine à Ndélé est confirmée au RJDH par plusieurs sources locales. Un notable joint dans la localité a expliqué que le numéro 2 du FPRC (une des branches de l’ex-Séléka) est dans la ville depuis deux jours. Il serait accompagné, selon nos informations, de plusieurs éléments armés « il est rentré avec des hommes armés à bord de deux pick up. Ils sont là mais personne ne connait véritablement les raisons de leur présence » a expliqué cette source.

 

Nourredine Adam serait venu du Tchad, selon des sources concordantes « avant, il était au Tchad où vivent ses proches. C’est de là bas qu’il est rentré dans la ville avec ses hommes » a confié un cadre de l’ex-Séléka, présent à Ndélé.

 

De sources proches du mouvement armé MLCJ, la présence de Nourredine à Ndélé s’inscrit dans le cadre de ses habituelles visites aux bases du FPRC « ce n’est pas pour la première fois qu’il se rend à Ndélé où son mouvement dispose de plusieurs bases. Je crois qu’il vient rendre visite à ses éléments pas plus » a confié un leader du MLCJ.

 

Contacté par la rédaction du RJDH, le porte-parole de la Minusca n’a pas confirmé l’information. Vladimir Monteiro a promis revenir vers le RJDH s’il a la confirmation de cette présence.

 

La dernière fois que Nourredine Adam s’est fait parler de lui, c’était en octobre 2015 lors du combat de Sibut où ses hommes venus de Kaga-Bandoro ont été mis en déroute par les forces de la Minusca et de la Sangaris. Quelques jours après cet affrontement, il est reçu au Tchad sur invitation d’une ONG de confession musulmane.

Centrafrique : Le chef rebelle Nourredine de l’ex-Séléka signalé à Ndélé
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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 13:07
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le porte-parole de la Minusca dément le départ des casques bleus des villes de Sanguerelim et Koui

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOEREBEDE LE 25 MAI 2016

 

BANGUI, 25 Mai 2016(RJDH)—Le porte-parole de la Minusca a démenti l’information relative au départ des casques bleus des villes de Sanguerelim et Koui. Il l’a fait savoir ce matin lors de la conférence de presse hebdomadaire de cette institution onusienne.

 

Vlademir Monteiro a indiqué qu’aucun départ de casques bleus est signalé dans ces deux villes. Il a indiqué que les soldats onusiens sont toujours présents de ces deux localités « nous sommes présents à  Koui. Il n’ya pas eu de départ comme l’on le dise. Nos éléments continuent leur travail dans ces deux villes avec la même ardeur » a déclaré le porte-parole de la Minusca.

 

La Minusca est informée de tous les déplacements des groupes armés dans l’arrière-pays à en croire Vlademir Monteiro qui a rappelé la disponibilité des casques-bleus à user de toutes les forces pour protéger la population civile « la récente résolution permet à la Minusca d’utiliser la force s’il le faut, est toujours là. Les soldats de l’Onu pourraient y faire recours pour  protéger la population civile en cas de danger » a-t-il précisé.

 

La réaction de la Minusca fait suite à des informations relatives au retrait de ses soldats de la ville de Koui et à la présence signalée des hommes armés à l’entrée de la ville de Kabo malgré la présence des casques bleus.

 

 

Centrafrique : La représentation de l’UA condamne les abus sexuels attribués aux soldats ougandais à Obo

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 25 MAI 2016

 

BANGUI, 25 mai 2016 (RJDH)—Le représentant de l’Union Africaine en Centrafrique Mohamed El hacen Lebatt a condamné les abus sexuels commis par les  soldats ougandais opérant à Obo sous mandat de l’UA. Il l’a dit le mardi dernier lors d’une conférence de presse tenue au siège de la représentation.

 

Le représentant de l’Union Africaine en Centrafrique qualifie ces abus sexuels, d’actes criminels « je voudrais dire que l’Union Africaine condamne l’accomplissement des actes criminels d’abus sexuels. Ce sont des faits graves que nous déplorons avec énergie et qui ne sauraient restés impunis » a-t-il déclaré.

 

Mohamed El hacen Lebatt souhaite que les auteurs de ces actes soient traduits en justice « les auteurs doivent répondre de leurs actes devant la justice. Il faut qu’ils soient sanctionnés pour mettre fin à ces genres de pratiques ». Le représentant de l’UA en RCA qualifie de faille le fait que seul le pays d’origine soit autorisé à punir les auteurs de tels actes « il faut savoir qu’en droit international aujourd’hui, il y a ce que je peux appeler une faille qui prévoit que seul les pays contributeurs en troupes ont la possibilité de prendre en charge cet aspect judiciaire. Cela limite beaucoup les réactions par rapport à ces comportements » a-t-il regretté.

 

Mohamed El hacen Lebatt promet l’intransigeance de l’Union Africaine « l’organisation continentale est intransigeante sur la nécessité de punir les auteurs de tels actes. Nous y veillerons. Le pays concerné devra engager des poursuites pour punir cette attitude mais nous aurons une réunion pour discuter de cette affaire. Déjà un consensus est en cours afin de décider unanimement les dispositifs de la lutte contre ces violences sexuelles» a-t-il promis.

 

De sources bien informées, une mission de haut  niveau sur la LRA séjourne depuis quelques jours à Bangui.

 

Une enquête du RJDH menée à Obo, a permis en avril dernier de déceler plusieurs cas d’abus sexuels commis par les forces ougandaises. De nombreuses filles dont certaines mineures ont confié avoir eu des rapports sexuels et des enfants avec ces soldats. Ces faits dont l’ampleur est inquiétante, sont malheureusement passés sous silence. Les soldats ougandais sont déployés en Centrafrique depuis 2009 dans le cadre de la lutte contre la LRA, une rébellion ougandaise qui sévit depuis huit ans entre la RCA, la RDC et le Soudan.

 

 

Centrafrique : Les éléments du MLCJ basés à Birao remettent volontairement quelques armes à la Minusca

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 25 MAI 2016

 

BANGUI, 25 Mai 2016(RJDH)—Les éléments du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice(MLCJ), basés à Birao, ont remis le mardi dernier des armes et munitions à la Minusca. L’information a été confiée au RJDH par Gilbert Toumou-Deya, président dudit mouvement.

 

Selon nos informations, une dizaine d’armes et une cinquantaine de munitions ont été remises. Pour le président du MLCJ, il s’agit d’une première remise « c’est une partie de nos armes que nous avons décidé de remettre. Il s’agit d’un premier acte qui sera suivi par d’autres opérations de remise » a-t-il confié au RJDH.

 

Gilbert Toumou-Deya inscrit ce geste dans le cadre du pré-DDR «  nous avons fait ce geste pour montrer notre bonne volonté à soutenir le programme DDR. Nous l’avons fait volontairement suite à la recommandation de notre assemblée générale » a-t-il expliqué.

 

Cette information a été confirmée par des sources indépendantes que nous avons pu joindre dans la ville de Birao « les éléments de MLCJ ont réellement remis quelques armes. La cérémonie s’est déroulée ce matin » a confié mardi dernier, un membre de la société civile de cette ville d’extrême nord de la RCA. La représentation de la Minusca à Birao n’a pas été joignable pour nous confirmer cette information.

 

C’est lors de l’assemblée générale tenue le 15 mai dernier à Birao que les cadres du MLCJ ont décidé de la remise de ces armes à la Minusca.

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 12:14

 

 

Malabo le 21 mai 2016. Le président de la République centrafricaine M. Faustin Archange Touadera a honoré de sa présence à l’investiture du président équato guinéen, M. Théodoro Obiang Nguema.

 

Le numéro un centrafricain est arrivé à Malabo en fin d’après-midi du jeudi 19 mai en compagnie de M. Firmin Ngrebada et de M. Wilfried Maurice SEBIRO, respectivement ministre d’Etat directeur de cabinet et chargé de mission à la communication à la présidence. Cet événement s’est déroulé hier 20 mai 2016 au palais de congrès de Sipopo devant plusieurs chefs d’Etat et anciens chefs d’Etats africains.

 

A son arrivée au palais de Sipopo, le président centrafricain a été installé aux premières loges à côté de ses homologues, les présidents Idriss Déby Itno du Tchad, Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville, Alpha Condé de la Guinée, Mamadou Issoufou du Niger, Ali Bongo Ondimba du Gabon, Boubakar Keita du Mali et de M. Pinto Da Costa de Sao Tomé et Principe.

 

Notons également la participation d’éminents dirigeants des organismes internationaux et des personnalités politiques, économiques du monde socioculturel venus de tous les continents. Pour certains observateurs la présence de ces personnalités  témoigne l’amitié,  la solidarité et l’offensive diplomatique que la Guinée équatoriale mène depuis des années.

 

Le président élu Obiang N’Guema Mbasogo a fait son entrée dans la salle de conférence à 11H30  sous les ovations des milliers de participants acquis à sa cause. L’ambiance était bon enfant. La prestation a commencé par l’entrée en scène de la Cour d’honneur composée des représentants du sénat, de la Chambre des députés et de la Cour constitutionnelle. Ils ont été suivis par l’exhibition du drapeau équato-guinéen par quelques militaires aux rythmes de l’hymne national chanté par la fanfare de la garde républicaine.

 

C’est dans cette atmosphère festive que le président de la cour constitutionnelle M.Salvador Ondo Nkumu a lu le résultat définitif des élections du 24 avril 2016 qui confirme la victoire du président Obiang. Ce dernier a ensuite été invité par le juge à prêter serment afin de diriger la Guinée équatoriale pour les sept prochaines années à venir.

 

Autre élément à apporter à ce dossier d’investiture, le président Obiang Nguema Mbasogo a été élevé au rang du Grand Collier de l’ordre de l’Indépendance. C’est  la plus haute distinction honorifique de la Guinée équatoriale.

 

Prenant la parole le nouvel élu a exprimé sa gratitude au nom du peuple équato-guinéen à ses éminents invités venus d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs pour assister à cet événement historique, qui confirme d’après ses dires la bonne santé de la démocratie en Guinée équatoriale. « Tous se retrouvent parmi nous pour fêter la victoire de la démocratie en république de Guinée Equatoriale » a déclaré le président Obiang.

 

Le président Obiang Nguema MBasogo a demandé aux équato-guinéens de rester solidaires dans l’esprit de la poursuite des actions qui ont permis non seulement à leur  pays de préserver les acquis sociaux, la sécurité  et la paix, mais qui a aussi favorisé le développement des infrastructures dignes d’un pays développé.

 

Panafricaniste, le président Obiang est toujours déterminé à demeurer en tête des leaders qui défendent la cause africaine et à placer son pays en première ligne.  « La Guinée Equatoriale doit, par ailleurs, jouer au sein de l’Union Africaine, une politique qui protège la dignité du continent contre toute tentative de la minimisation de l’indépendance  et la souveraineté de ses Etats . A ce sujet, nous mettrons l’accent sur nos relations de coopération avec les pays africains afin de renforcer une vision commune émanant de la charte de l’union Africaine, dans le but de contribuer à l’équilibre mondial, la lutte contre la pauvreté, le terrorisme et l’instabilité » a tempéré le nouvel élu.

 

Très ovationné lors de la séance des congratulations, le président centrafricain a été reçu en audience par son homologue Téodoro Obiang N’guema Mbasogo avant de regagner la villa numéro 5 qui lui a été réservée pour cette célébration d’investiture.

 

(Article de Jolino de Ndaba)

LE PRESIDENT TOUADERA ASSISTE A L’INSTITURE DU PRESIDENT OBIANG NGUEMA EN GUINEE EQUATORIALE
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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 11:37
Centrafrique: les ex-Seleka menacent de se réunifier

 

 

 

Par RFI  25-05-2016 Modifié le 25-05-2016 à 04:59

 

Depuis plusieurs semaines le président Faustin-Archange Touadéra reçoit les représentants des groupes armés pour discuter de la mise en place du processus Désarmement, démobilisation, réinsertion, rapatriement (DDRR). La plupart des branches de l'ex-Seleka en sont ressorties très remontées contre les nouvelles autorités et envisagent même une « réunification » des mouvances principales en une seule chaîne de commandement.

 

A chacun des groupes armés reçus, Faustin-Archange Touadéra a expliqué que le processus de Désarmement, démobilisation, réinsertion, rapatriement (DDRR) serait géré par une structure au sein de laquelle ces groupes seront représentés. Mais la représentativité, c'est justement le grief principal des ex-Seleka envers les nouvelles autorités.

 

L'UPC d'Ali Darassa, le FPRC de Noureddine Adam, le RPRC de Joseph Zoundeko ou le MPC de Mahmat Al Katim. Tous dénoncent le fait qu'aucun ex-Seleka ne soit présent au gouvernement ou dans le tout nouveau cabinet présidentiel. « Si on ne nous associe pas à la prise de décision, comment ramener la paix ? » s'emporte Abdoulaye Hissène, ancien ministre et ancien conseiller présidentiel sous la transition.

 

Frustrations

 

Les consultations à l'initiative du président Touadéra ont suscité d'autres tensions. « Le gouvernement ne veut pas discuter des préalables comme les conditions de cantonnement de nos éléments. On ne peut pas cantonner les gens sans les nourrir et les protéger », s'emporte un cadre de l'UPC.

 

La somme des frustrations accumulées semble avoir un effet rassembleur chez les ex-Seleka. Les quatre branches nées de l'éclatement du mouvement envisagent de réunifier très prochainement leurs appareils militaires et de remettre sur pied une chaîne de commandement unique.

 

« Le maintien de Sangaris aurait dissuadé beaucoup de velléités », commente pour sa part un autre protagoniste qui voit dans la récente confirmation du retrait des troupes françaises un motif de soulagement chez les chefs de guerre.

 

 

Opérations d’identification des ex-rebelles

 

http://www.dw.com/

 

En Centrafrique, la Mission des Nations-unies a lancé une nouvelle phase des opérations d’identification et de recensement des ex-combattants pour la ville de Bangui.

 

Environ 1.000 combattants membres de l’ex-coalition rebelle seleka ont déjà été recensés et cantonnés dans des camps installés dans la capitale centrafricaine. Cette nouvelle phase concerne certains miliciens anti-balaka et les groupes d’auto-défense du quartier musulman du PK5.

 

Bangui, où depuis plusieurs semaines le président Faustin-Archange Touadéra reçoit les représentants des groupes armés pour discuter de la mise en place du processus: désarmement, démobilisation, réinsertion, rapatriement.

 

La plupart des branches de l'ex-Seleka en sont ressorties très remontées contre les nouvelles autorités. Elles envisagent une « réunification » des mouvances principales en une seule chaîne de commandement.

 

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 17:34
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La Sangaris annonce son prochain repositionnement dans les forces internationales

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 24 MAI 2016

 

BANGUI, 24 mai 2016 (RJDH)—La porte-parole de l’Opération française Sangaris, le lieutenant-colonel Sophie a annoncé le prochain repositionnement de la force française dans les forces internationales. Elle l’a dit lors d’une conférence de presse ce mardi 24 mai 2016 au camp de la Sangaris.

 

Le lieutenant-colonel Sophie a indiqué qu’aujourd’hui 650 soldats français sont engagés en Centrafrique. Elle a précisé que cet effectif sera réduit jusqu’à 350 soldats qui seront repositionnés dans les forces internationales présentes en Centrafrique « l’objectif aujourd’hui est qu’à terme une présence française de 350 militaires soit engagée dans les différentes missions internationales notamment les forces européenne et celles de la Minusca. Ces soldats  seront des forces de réserve tactique au profit des casques bleus » a-t-elle expliqué.

 

Le porte-parole de la Sangaris s’est félicitée du bilan de la force en ces termes « en effet, depuis son engagement le 05 décembre 2013 jusqu’aujourd’hui, elle a, grâce au professionnalisme de ses soldats et à leur engagement courageux, permis de mettre un terme à la spirale de violence et aux exactions. Elle a aussi permis le déploiement des forces de la communauté internationale, facilité la reprise de la vie économique, administrative et politique du pays et accompagné la restauration progressive de l’Etat ».

 

La Sangaris dit avoir passé le relais à la Minusca « les forces de la Minusca ont pris le relais parce qu’elles sont désormais totalement déployées, opérationnelles et réactives sur l’ensemble du pays. Ce témoin sera également transmis à la future mission européenne EUTM RCA ».

 

Il est difficile de connaitre à l’état actuel les modalités du repositionnement de la Sangaris dans les forces internationales. Le président français François Hollande en visite à Bangui, le 13 mai 2016 avait sonné la fin de l’opération Sangaris.

 

 

Centrafrique : Quatre branches de l’ex-Séléka envisagent mettre en place une seule chaine de commandement

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 24 MAI 2016

 

BANGUI, 24 mai 2016—Quatre des cinq tendances de l’ex-Séléka ont annoncé le lundi dernier dans un communiqué, leur intention de se réunir à nouveau. Selon Joseph Zoundeko, chef d’état major du RPRC, ce regroupement est motivé par l’intention des quatre tendances de défendre l’intérêt de la coalition.  

 

Les quatre branches de l’ex-Séléka concernées sont l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), le Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC), le Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique (RPRC) et le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC).

 

Ce rapprochement, selon Joseph Zoundeko est voulu par les chefs militaires de ces quatre tendances « c’est une idée qui est discutée par les chefs d’Etat major. Nous avons discuté au téléphone et tous sommes d’accord pour que le rapprochement se fasse » a-t-il expliqué. La même source a indiqué que l’objectif est d’avoir une chaine de commandement et un état major uniques et représentatifs capables de défendre les intérêts du groupe  « notre objectif est d’arriver à mettre en place une chaine de commandement unique ainsi qu’un seul état-major qui puissent discuter avec le gouvernement et les partenaires » a-t-il précisé.

 

Le rapprochement entre ces quatre branches de l’ex-Séléka est signalé au moment où le nouveau président de la République a engagé avec les leaders politiques de ces mouvements armés, des discussions sur le processus DDRR.

 

Selon le communiqué annonçant lundi dernier le rapprochement entre ces quatre tendances de l’ex-Séléka, une assemblée générale se tiendra pour formaliser cette volonté « une date sera communiquée ultérieurement pour annoncer le lieu de la tenue de notre assemblée générale aux fins de la mise en place d’un état-major avec une chaine de commandement unique » peut-on lire dans le document signé par les quatre chefs d’Etat-major.  Joseph Zoundeko pense que la dynamique est ralentie par manque de moyen « nous n’avons pas encore les moyens nécessaires pour organiser cette assemblée générale. Nous sommes en train de les réunir afin de rassembler les principaux leaders pour mettre en place un état major et une seule chaine de commandement » a-t-il confié.

 

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les leaders politiques des quatre tendances de l’ex Séléka pour avoir leur réaction par rapport à l’initiative de leurs chefs d ’Etat major. Moussa Dhaffane, leader politique de Séléka Rénovée écartée de ce processus, dit n’avoir pas été informé. Il pense que l’initiative est soutenable si elle est orientée vers la paix « je suis toujours prêt à apporter ma caution aux efforts de la paix. Si cette initiative est prise pour aller vers la paix, je vais la soutenir dans le cas contraire, je ne saurais l’appuyer » a-t-il fait savoir.

 

La rébellion Séléka créée en août 2012, a pu renverser l’ancien président François Bozizé en mars 2013. Michel Djotodia porté au pouvoir par cette coalition, l’a dissoute en septembre 2013. Depuis la démission forcée de ce dernier, le mouvement s’est divisé en cinq tendances qui tentent aujourd’hui de se réunir.

 

 

Centrafrique : La présence d’un groupe armé paralyse les activités scolaires au village Bitiyo proche de Baboua

 

http://rjdh.org/ PAR JOB MOHOUNA LE 24 MAI 2016

 

BABOUA, 24 Mai 2016 (RJDH)—Des hommes armés sont entrés depuis quelques jours au village Bitiyo, proche de Baboua. Ils ont, selon les informations du RJDH, occupé le bâtiment de la seule école du village paralysant ainsi les activités scolaires.

 

Les informations du RJDH font état d’une centaine d’hommes armés arrivés dans ce village. Une source locale a indiqué qu’ils ont occupé les salles de l’école fondamentale 1 « c’est depuis quelques jours qu’ils sont entrés dans le village. C’est à l’école de Bitiyo qu’ils sont » a-t-elle expliqué avant d’indiquer que les activités scolaires sont paralysées à cause de cette présence.

 

Les activités à l’école fondamentale 1 de Bitiyo sont suspendues, selon un des enseignants contactés par le RJDH « l’école étant occupée par des hommes en arme, il n’était pas possible pour les enfants de venir côtoyer ces gens là. C’est pourquoi, les activités sont suspendues bien que nous nous approchons de la fin de l’année » a-t-il regretté.

 

Un de ces hommes armés a indiqué qu’ils se sont regroupés pour attendre le DDR « nous sommes une centaine mais nous ne sommes pas là pour faire du désordre. Ce regroupement est fait pour attendre le processus DDR. Pour le moment, nous attendons les ordres de nos chefs afin de libérer l’établissement», a affirmé ce combattant qui a requis l’anonymat.

 

Ces hommes armés seraient des combattants du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) de Abdoulaye Miskine, un mouvement rebelle très actif entre Bouar et à la frontière centrafricano-camerounaise. En septembre et octobre 2015, ce groupe a revendiqué la prise d’otage d’une vingtaine de personnes dont un prêtre polonais et plusieurs ressortissants camerounais qui seront libérés deux mois plus tard.

 

 

Centrafrique : Touadera plaide pour les déplacés et les réfugiés au sommet d’Istanbul

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 24 MAI 2016

 

BANGUI, 24 Mai 2016 (RJDH)—Dans le discours prononcé au sommet sur l’aide humanitaire, le président centrafricain, Faustin Archange Touadera a plaidé pour le retour et la réinsertion des déplacés et des réfugiés. Il a appelé la communauté à l’aide afin de régulariser la situation de ces personnes.

 

Faustin Archange Touadera, citant la Croix-Rouge Centrafricaine, a déclaré que la situation humanitaire reste fragile dans son pays «  environ 1746 personnes ont perdu la vie et 2600 personnes ont été blessées par armes blanches ou armes à feu pendant la crise. Aussi, des biens, meubles et immeubles appartenant à l’Etat ou à des particuliers ont été pillés ou détruits. Des infrastructures sociales de base comme les formations sanitaires, les écoles ou autres structures socioéconomiques ont été mis à sac et aujourd’hui encore plus de 2, 3 millions de personnes sont dans le besoin d’assistance humanitaire » a présenté le président centrafricain.

 

Faustin Archange Touadera a mis au cœur de son intervention la situation des déplacés et des réfugiés. Le président a présenté trois projets en faveur de ces derniers. Le premier est un Projet de reconstruction de logement pour les déplacés, le second concerne la réinsertion socio-économique pour les retournés et le troisième est un projet de domestication des instruments juridiques régionaux et internationaux parmi lesquels la Convention de l’Union Africaine sur la Protection et l’assistance aux Personnes Déplacées Internes dite Convention de Kampala.

 

Faustin Archange Touadéra fait appel au soutien de la communauté internationale « l’appui de la communauté internationale demeure indispensable particulièrement sur la question humanitaire » avant de regretter la faible mobilisation des ressources «  mais sur toutes les prévisions aussi bien pour l’année 2014 que 2015, les ressources mobilisées n’ont jamais dépassé le taux de 70% » regrette le président centrafricain.

 

Les données publiées par OCHA le 15 mai dernier font état 418.638 déplacés internes repartis sur 42 sites à travers le pays et 467.468 Centrafricains toujours réfugiés dans les pays voisins.

 

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 14:19

 

 

Par La redaction de Mondafrique - 19 mai 2016

 

La nomination du musulman Karim Meckassoua, proche du chef d’Etat congolais Denis Sassou N’Guesso, à la tête de l’Assemblée nationale centrafricaine n’a pas fait plaisir à la conseillère Afrique de l’Elysée, Hélène le Gal. Cette dernière s’était déjà opposée à la nomination de Meckassoua au poste de premier ministre.

 

 

Centrafrique : 1ère session parlementaire houleuse sur fond de soupçons de corruption

 

Michal Mamadou

 

BANGUI (LNC) – LA PREMIÈRE SESSION DU NOUVEAU PARLEMENT CENTRAFRICAIN VIENT DE S’ACHEVER. ET LE MOINS QUE L’ON PUISSE DIRE, C’EST QUE LES CAS DE CORRUPTION PAR KARIM MECKASSOUA SON PAN NE SONT PAS PASSÉS INAPERÇUS.

 

CETTE PREMIÈRE SESSION PARLEMENTAIRE QUI S’ACHÈVE, TENUE DU DU 03 AU 17 MAI, AURA PERMIS DE METTRE EN PLACE LE BUREAU DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE, ET DES DIFFÉRENTES COMMISSIONS ET GROUPES PARLEMENTAIRES. MAIS DANS QUELLES CONDITIONS ?

 

CORRUPTIONS RAMPANTES

 

Un député qui pourtant avait voté pour Meckassoua de déclarer à LNC, mais en exigeant l’anonymat strict :

 

“J’ai honte pour tout ce qui s’est passé. Tout ce que vous avez rapporté est vrai. Je me demande comment d’ailleurs vous pouvez savoir tout ça. Oui c’est vrai le Président Meckassoua a corrompu pratiquement tout le monde avec son argent. Et je vous le dis, le chef de l’état est très bien au courant.”

 

Corruption massive des députés, tel pourrait être le terme résumant cette première session parlementaire.

 

Des députés comme  Gaston N’Guerekata (PARC), ou comme Eddy-Symphorien Kparékouti (PUR) n’ont pas hésité à se lever pour dénoncer ces faits qui selon eux,  “remettent en cause la renaissance de la démocratie voulue par les Centrafricains.”

 

Autres sujets de controverse, la sous représentation des femmes dans cette assemblée, et les déjà conditions opaques des mises en place des différentes commissions par simple acclamation.

 

TENSIONS POLITIQUES

 

Secret de polichinelle pour les partisans de la première heure de Faustin Touadera, qui ne supportent pas de savoir qu’il se soit autant mouillé dans les magouilles de Meckassoua.

 

Pour un diplomate européen de la place : “Finalement, les vrais opposants à venir de Touadera viendront de son propre camp. En s’impliquant dans les turpitudes de Meckassoua, il court le risque de se couper de ses alliés fondamentaux, notamment de Martin Ziguélé qu’il a humilié.”

KARIM MECKASSOUA BOTTE EN TOUCHE

 

Le discours de clôture du président de la nouvelle Assemblée Nationale, Karim Meckassoua était plus que très attendu.

 

Beaucoup voulait entendre ses explications sur les accusations de corruption massive. Mais il évitera très soigneusement le sujet. Ce qui pour des observateurs est un aveu de culpabilité.

 

Meckassoua s’est contenté de déclarer : “la majorité parlementaire à laquelle j’ai l’honneur d’appartenir, gouvernera avec et aux côtés du Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji.

 

Nous appuierons sans réserve et de toutes nos forces l’action du Gouvernement qui s’inscrit dans la dynamique du changement. Nous nous engageons à soutenir fermement et franchement le programme politique du Président Faustin Archange Touadera”.

 

Ce qui en soi fait déjà polémique. Est-ce le rôle d’un président d’assemblée nationale de faire une semblable déclaration ?

 

Autant dire que déjà, d’entrée, Meckassoua fait des députés, de simples godillots à la botte du pouvoir.

 

Les prochaines sessions parlementaires risquent d’être rocambolesques.

 

A précisez que….Comme nous sommes en République centrafricaine, aucune ouverture d’enquête judiciaire ne sera faite sur les plus que soupçons de corruption de députés par la seconde plus haute personnalité de la Nation.

 

Mai 2016 LAMINE MEDIA

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