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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 09:42

 

 

 

 

 

 

 

GENEVE 28/02/2014- Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a appelé vendredi à augmenter les forces internationales en Centrafrique, estimant que la violence y était comparable à celle qui avait précédé le massacre de Srebrenica dans l'ex-Yougoslavie. 


"Cela me rappelle Srebrenica, la violence est aussi forte", a déclaré lors d'un point presse Philippe Leclerc, en charge pour le HCR de la protection des civils en Centrafrique. A Srebrenica, 8.000 hommes et garçons musulmans avaient été tués par les troupes des Serbes de Bosnie en juillet 1995. 


"Un nettoyage ethnico-religieux est en cours, ciblant les musulmans. Les gens sont pris au piège en essayant de sauver leur vie, c'est quelque chose dont nous avons été témoins", a dénoncé M. Leclerc. En Centrafrique, la minorité musulmane est la cible de violences de milices à majorité chrétienne (les anti-Balaka). 


"La réponse militaire est la plus indispensable", a-t-il souligné, expliquant que "s'il y avait plus de forces internationales il y aurait moins de violations des droits de l'homme et moins de raison (pour les civils, ndlr) de fuir". "Il est très important" que les forces internationales soient accrues et que des "efforts politiques" soient faits pour "prévenir ces massacres", a-t-il insisté. "Il n'est pas trop tard", a-t-il dit. 


Le responsable onusien a expliqué que le HCR tentait de mettre en place des processus de médiation pour éviter que les gens fuient. Mais, a-t-il dit, ce n'est pas toujours possible et l'ONU est parfois obligée d'évacuer des populations. 


Le 14 février, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a affirmé que la communauté internationale devait agir d'urgence en Centrafrique pour éviter de nouvelles atrocités et écarter la menace d'un nettoyage ethnique contre les musulmans. 

Le président français François Hollande était vendredi à Bangui pour afficher son soutien aux soldats français engagés en Centrafrique. Il s'agit de la deuxième visite à Bangui du président français depuis le déclenchement le 5 décembre de l'opération Sangaris. 

Amnesty international avait mis en garde mi-février contre le "nettoyage ethnique" de civils musulmans qui se déroule selon cette organisation dans l'ouest de la Centrafrique et que les forces internationales ne "parviennent pas à empêcher". 



http://www.aps.dz/fr/monde/2259-centrafrique-l-onu-d%C3%A9nonce-un-nettoyage-ethnico-religieux-ciblant-les-musulmans

Centrafrique : l'ONU dénonce "un nettoyage ethnico-religieux ciblant les musulmans"
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Centrafrique-Presse.com
1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 09:26

 

 

 

 

 

Vendredi 28 Février 2014 à l’Archevêché de St Paul à Bangui

 

Le chef de l’État, François Hollande, s'est exprimé après sa rencontre avec les autorités religieuses à Bangui, en République centrafricaine.

 

CATHERINE SAMBA-PANZA – « Je voudrais, au nom du peuple centrafricain et en mon nom personnel, vous remercier pour votre visite en République Centrafricaine. En trois mois, c’est la deuxième fois que vous venez dans ce pays. C’est la preuve, s’il en était besoin, de la volonté de la France et de votre volonté personnelle à accompagner la République centrafricaine dans le processus de stabilisation de ce pays qui a tant souffert d’une spirale de crises depuis une vingtaine d’années. 

Je voudrais, ici, renouveler toute cette gratitude. Sans votre intervention, sans votre implication personnelle, la République centrafricaine ne vous accueillerait pas aujourd’hui dans ce calme relatif. Grâce à l’intervention de la France et de l’opération SANGARIS, nous avons un calme relatif et une sécurisation progressive de ce pays. 

Certes, il reste beaucoup à faire. Mais nous savons que grâce à vos interventions, grâce à l’appui de la France, un certain nombre d’instruments ont été pris au niveau du Conseil de sécurité des Nations unies qui permettent aujourd’hui de mobiliser tout la communauté internationale en faveur de la République Centrafricaine. Et surtout en faveur de sa population, dans le domaine sécuritaire, dans le domaine humanitaire, dans le domaine budgétaire et dans le domaine institutionnel. 

Aujourd’hui, nous vous accueillons dans ce sanctuaire religieux, qui, il y a quelques mois encore, recevait des milliers de personnes déplacées. C’est avec émotion et beaucoup de satisfaction que moi, Présidente de la République, je constate aujourd’hui que toutes ces personnes déplacées sont reparties chez elles. Cela démontre que la pression sécuritaire tend de plus en plus à baisser et que ces personnes commencent à avoir la confiance nécessaire pour regagner leur domicile. 

Je voudrais vous réaffirmer ma volonté et celle de mon Gouvernement à poursuivre tous les efforts nécessaires pour la stabilisation de ce pays, pour qu’ensemble nous aboutissions aux objectifs finaux de cette transition, qui consistent à l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles pour permettre le retour de l’ordre constitutionnel rompu depuis le 24 mars 2013. 


Voilà Monsieur le Président, en quelques mots, ce que j’avais à vous dire pour vous remercier pour votre visite. »

 


DIEUDONNE NZAPALAINGA - « Excellence, Monsieur le Président de la République française, aujourd’hui le peuple centrafricain est heureux de vous accueillir sur cette terre. 


Aujourd’hui, nous sommes aussi dans l’attente d’un renouveau concernant la République centrafricaine où tous, musulmans, protestants, catholiques, nous pourrons nous tendre la main et vivre ensemble. Ce vivre ensemble a été mis en difficulté ces derniers temps. Nous voulons vous réitérer notre volonté à tous les trois de continuer à ramer, parfois à contretemps, pour dire qu’ici ce pays est un pays laïque. Ce qui est le plus important, c’est le vivre ensemble. Tous nous sommes Centrafricains avant de faire le choix d’une religion. Et cela nous voulons le réitérer. 

Nous voulons aussi vous remercier pour votre implication, comme l’a dit la Présidente, pour que la paix revienne. Nous sommes conscients que le défi est énorme en intérieur, comme à l’extérieur. Vous avez fait le premier pas en envoyant les SANGARIS parmi nous avec les MISCA. Maintenant nous attendons aussi que les Centrafricains prennent le relais, je veux dire, la refondation de l’armée centrafricaine pour défendre ce pays. Nous attendons aussi que la France puisse nous aider. Depuis des mois et des mois les Centrafricains ne reçoivent plus de salaires, ni pensions, ni bourses. Ce sera aussi un coup de pouce que vous donnerez en annonçant ou en écoutant les messages allant dans ce sens. 


Nous espérons aussi que votre visite sera un signal fort pour que ceux qui doutent que ce pays ne pourra pas retrouver l’ordre constitutionnel puissent aussi être convaincus qu’il est possible de revenir, et de mettre en place des lois qui sont crédibles et fiables, qui vont régir ce pays. 


Nous croyons que vos hommes, ici présents avec la MISCA - et nous espérons plus tard avec les forces des Nations unies qui vont arriver - pourront apporter de l’espoir et surtout la sécurité et que ce pays pourra être encore reconsidéré comme un pays où il fait bon vivre. Merci de votre visite. » 


OMAR KOBINE LAYAMA - « Excellence, Monsieur le Président de la République, je pense que nous ne cesserons jamais de vous remercier, nos remerciements n’ont pas de limite pour tout ce que vous êtes en train de faire pour notre pays, pour l’attention particulière que vous accordez à la souffrance du peuple centrafricain. 



Je pense que vous nous aiderez toujours dans nos plaidoyers pour que la mission actuelle devienne une mission de maintien de la paix. Nous sommes convaincus et optimistes, qu’avec votre concours auprès de tous les acteurs de la paix en République centrafricaine, cet objectif sera atteint et que nous allons revivre ensemble comme cela nous a toujours caractérisé. 


La fraternité que nous manifestons aujourd’hui n’est pas nouvelle dans l’histoire de nos religions. L’histoire de nos religions en témoigne. Car dans l’islam, les chrétiens ont porté secours aux musulmans qui étaient persécutés par les païens de La Mecque. Les persécutés étaient accueillis en terre appelée à l’époque « Habacha » qui s’appelle aujourd’hui Ethiopie, ou était le grand pays chrétien qui les a accueilli et leur a accordé l’hospitalité. Nous avons une seule fondation, les trois religions monothéistes proviennent toutes d’Abraham. Nous avons donc intérêt à conjuguer nos efforts pour que le peuple centrafricain puisse toujours vivre ensemble. J’espère que vous serez à nos côtes pour que le peuple centrafricain devienne un seul peuple pour toujours. Je vous remercie. » 


NICOLAS GUEREKOYAME-GBANGOU - « Au Président français et à la France, je voudrais dire, au nom des confessions religieuses, que nous représentons ici, que nous avons un langage que la Bible nous a prêté, nous avons une pensée que la Bible nous a prêtée qui dit « l’ami aime en tout temps, et dans le malheur il se montre un frère ». 


Vous et votre pays, depuis que notre pays, la République centrafricaine, a commencé à faire sa descente aux enfers, vous vous y êtes opposés. Vous avez toujours donné la démonstration que la RCA devra demeurer une nation, un pays. 


Voilà, pourquoi régulièrement vous vous êtes intéressé à notre pays et d’aucuns se demandaient pourquoi c’est encore la deuxième fois que le Président français revient ici. Pourquoi est-ce que c’est la troisième fois que le Président français va encore s’intéresser aux responsables religieux ? C’est une marque de confiance, peut-être pour le travail que Dieu nous a donné à accomplir en faveur de notre pays, en faveur de l’unité de notre pays. Nous voulons, pour cela, vous encourager à apporter toute l’aide dont la Présidente de notre pays et le Gouvernement ont besoin pour préserver l’intégrité de notre pays, parce que nous ne pouvons pas accepter qu’on puisse parler de la sécession de la RCA. 


Nous voulons compter sur le Président HOLLANDE, nous voulons compter sur la France pour que ceux qui sont tentés, en ce moment, de diviser notre pays, puissent comprendre que notre pays, la République centrafricaine, restera une et indivisible. Nous voulons que vous puissiez repartir avec ce message vers la France métropolitaine, que nous sommes des amis, nous demeurons des amis, nous sommes des frères, nous demeurons des frères. 


Tout à l’heure, des chrétiens nous posaient la question, et ces musulmans qui nous voyaient venir nous demandaient, « mais vous allez rencontrer le Président français, quelle est la bonne annonce qu’il doit faire au peuple centrafricain ? » 


Nous vous laissons maintenant le soin de faire cette annonce au peuple centrafricain qui est déjà meurtri en ce moment et qui attend un coup de pouce.

 Je vous remercie. » 

 


LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

 

« Madame la Présidente, 


Je vous remercie pour votre accueil, ici en Centrafrique, et pour les mots que vous avez bien voulu prononcer à l’égard de mon pays, qui s’est montré, non seulement solidaire du vôtre, mais conscient de la responsabilité qui était la sienne dans ce moment particulier. Car, si nous n’étions pas intervenus, c’est vrai que les violences auraient dégénéré et que ce sont des massacres, qui étaient déjà à l’œuvre, qui se seraient multipliés. 

Je veux saluer les représentants des cultes, ici, en Centrafrique. C’est vrai que c’est la troisième fois que je les rencontre. La première c’était dans un aéroport, celui de Bangui, la seconde c’était à l’Elysée et la troisième c’est ici, à l’évêché, dans un site qui est non seulement merveilleux pour la vue qu’il nous offre, mais surtout merveilleux pour l’esprit qu’il porte, puisque c’est là que des milliers de réfugiés se sont massés pour être protégés. Notamment des musulmans, qui ne savaient où aller et qui ont donné le plus beau message de confiance et de fraternité, c’était de venir là, dans cette mission catholique, pour être sûrs qu’il ne leur serait fait aucun mal. 

La France est donc intervenue - c’était le 5 décembre - et c’est ma seconde visite en Centrafrique. La première fois, j’étais resté sur l’aéroport, je venais d’Afrique du Sud et, hélas, mon déplacement avait été endeuillé par les deux soldats qui venaient d’être tués. Il y avait déjà des milliers de Centrafricains qui s’étaient massés à côté de l’aéroport. J’avais dit combien la détermination de la France serait grande pour apporter la sécurité, rétablir l’ordre, séparer les populations qui voulaient s’autodétruire et faire en sorte que nous puissions aller dans une transition politique. 

Trois mois après, et grâce à l’effort de tous, de nos soldats que je remercie une fois encore pour leur dévouement, de la MISCA qui s’est mise au travail, de ce que les Européens nous ont promis et annoncé, mais aussi de vous, Madame, et de votre Gouvernement parce que vous avez pu démontrer qu’il y avait possibilité, là encore, de rassembler, de réconcilier et de remettre au travail une équipe. 


Vous avez surtout donné confiance à la communauté internationale, à la France, à l’Europe et surtout aux Centrafricains.

 
Oui, depuis trois mois, il y a des progrès considérables qui ont été accomplis. Et ne pas le dire, ce ne serait pas saluer tout cet effort. Je suis allé dans les rues de Bangui, enfin, là où on m’a conduit - je ne suis pas allé partout et je sais que la presse fait ce travail - mais la vie a repris, les commerces ont rouvert, l’activité est là. Il reste beaucoup à faire. Mais il y a déjà cet acte important. 


Ensuite, nous avons fait en sorte que les villes centrafricaines puissent être elles aussi sécurisées. Nous n’y sommes pas encore totalement parvenus, notamment à l’ouest, mais aussi à l’est. 


Mais c’est maintenant notre objectif. Et puis, il y a ce qui se fait, c’est-à-dire, une prise en charge par la population elle-même de sa propre sécurité au sens où, avec les forces françaises, avec celles de la MISCA, avec les élus, avec le Gouvernement, il y a, au moins la nuit, un certain nombre de sécurités qui sont apportées. Je sais que les communautés religieuses vont aller à l’aéroport dans les prochains jours pour porter ce message de retour des déplacés, vers leurs domiciles, puis ensuite des réfugiés, ceux qui sont allés dans les pays voisins, pour qu’ils puissent de nouveau vivre en Centrafrique. 


Quel est maintenant notre objectif ? Notre objectif est de pouvoir permettre que les axes de circulations soient libérés. C’est de faire en sorte de vous accompagner, Madame la Présidente, votre Gouvernement, vers les zones où se sont installés certains qui peuvent un moment penser qu’ils sont coupés du reste de la Centrafrique, pour que le dialogue puisse être repris et pour que la communauté nationale puisse être préservée. 


Vous l’avez dit, pas de partition de fait, pas d’esprit de séparation. Vous êtes dans la même communauté. Nous devons faire cesser les violences interreligieuses. Il y en a moins, il y en a encore. Il y a des groupes que nous devons mettre hors d’état de nuire. De ce point de vue, la prison a repris son fonctionnement et il n’y aura aucune impunité. L’autorité de l’Etat doit être préservée. 


Mais vous avez demandé ce que j’avais à vous annoncer. Vous savez que la France par le vote de son Parlement a prolongé l’opération SANGARIS. C’est un effort que nous faisons. Nous le faisons parce que c’est l’intérêt de la communauté internationale. 

Souvent on nous dit : « mais vous êtes les premiers les Français à être auprès des Centrafricains ». Nous en sommes fiers, c’est notre devoir, c’est notre responsabilité. Nous avons d’ailleurs convaincu les Européens d’y venir aussi. Demain il y aura une opération de maintien de la paix, parce que c’est cela qui doit être notre perspective, et qui sera d’ailleurs atteint. Les Français, ce n’est pas parce qu’ils ont une histoire ici, c’est parce qu’ils sont conscients de ce que représente la Centrafrique pour l’ensemble de la région. 


Si le désordre, l’instabilité perdure en Centrafrique, c’est toute la région qui sera menacée. Si les violences interreligieuses s’aggravaient davantage, c’est l’ensemble du continent africain qui pourrait être menacé. Ce que nous faisons en Centrafrique ce n’est pas simplement pour la Centrafrique, c’est pour une grande partie du continent.

Je reviens à ce que vous me demandez, l’opération SANGARIS qui va être prolongée, notre aide au développement qui, ici, prend traduction à travers le financement de bon nombre de projets, grâce aussi aux organisations non gouvernementales (ONG), aux programmes des Nations unies. 


Mais, il y avait ce problème, comment restaurer l’Etat si les fonctionnaires ne sont pas payés, si les pensionnaires ne sont pas bénéficiaires des rémunérations qu’ils attendent depuis trop longtemps. Nous avions l’obligation de faire avec les pays de l’Afrique Centrale - j’ai rencontré leurs représentants hier - l’obligation d’assurer le versement des fonctionnaires centrafricains, ce qui pourra permettre effectivement, que la police, la gendarmerie, l’éducation, la santé, puissent être de nouveau assurés. 

Je remercie les chefs d’Etat de la région de l’avoir compris. La France a également pris sa part. C’est très important, la semaine prochaine tout sera prêt pour que la Présidente puisse avoir une administration qui puisse lui répondre. C’est aussi cela notre devoir.


Merci pour votre accueil. Si vous le voulez bien, je reviendrai en Centrafrique, à chaque fois nous constaterons les progrès. Ces progrès, vous avez raison Madame de le dire, c’est un symbole pour l’Afrique toute entière. 


La Centrafrique a traversé une tragédie, elle la vit encore d’une certaine façon, à travers une crise humanitaire qui n’est pas réglée. De cette tragédie peut sortir aussi un bien qui est la capacité de vivre ensemble et de dépasser les conflits interreligieux et d’assurer durablement le développement en Centrafrique.

 
Ce pays a vécu trop longtemps, des décennies même, l’instabilité, le désordre, la corruption, pour qu’on n’en ait définitivement terminé avec ces pratiques et qu’on puisse instaurer je crois un modèle. 


Faites-le, allez-y, puisque vous avez connu ce drame, essayez-vous aussi de connaitre, je ne dirai pas le paradis pour ne pas créer de malentendu, mais au moins faire en sorte que le vivre ensemble soit assuré ici en Centrafrique. 


Merci. » 

 

Centrafrique : François Hollande aux chefs religieux
Centrafrique : François Hollande aux chefs religieux
Centrafrique : François Hollande aux chefs religieux
Centrafrique : François Hollande aux chefs religieux
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 09:20

 

 

 

 

 

http://kouamouo.ivoire-blog.com/    28/02/2014

 

Il s'appelle Juan Branco, est journaliste free lance (collabore notamment aux Inrockuptibles) et chercheur à l'Université de Yale aux Etats-Unis. Lors d'une émission publiée sur le site d'Arrêt sur images (accessible uniquement aux abonnés), il s'est appesanti sur les enjeux économiques et géostratégiques de la crise en République centrafricaine. Où l'on "aperçoit" une banque d'affaires française manifestement puissante au sein des médias hexagonaux qui signe un contrat  de renégociation de la dette sommaire à la va-vite avec le putschiste Michel Djotodia avant qu'il s'en aille ; une ONG qui est en réalité le faux nez d'une multinationale minière canadienne sans scrupules ; des Sud-Africains qui s'immiscent dans le pré carré sous Bozizé, créature françafricaine devenue incontrôlable, en encadrant la Garde républicaine locale et suscitent l'ire de Paris ; des Chinois qui raflent des contrats pétroliers sous le même Bozizé ; Total et Areva en embuscade.

 

Je me suis permis de "capturer" six minutes de cette émission passionnante pour des raisons d'intérêt général, et je m'en excuse d'avance auprès de l'équipe d'Arrêt Sur Images. Le son et l'image de la vidéo publiée à la fin de ce post sont de mauvaise qualité. Celui qui veut mieux... eh bien, qu'il s'abonne !

 

http://www.youtube.com/watch?v=Dc47f-AykFw … http://fb.me/2KPb7IA00

 

 

 

Centrafrique : selon un journaliste français, Bozizé a été lâché par la France pour s'être rapproché de la Chine et de l'Afrique du Sud
Centrafrique : selon un journaliste français, Bozizé a été lâché par la France pour s'être rapproché de la Chine et de l'Afrique du Sud
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 20:18

 

 

 

 

 

Le professeur Gaston Mandata N'Guérékata est ancien minsitre de la Recherche scientifique et Technique et porte-parole du président André Kolingba, doyen associé de la "Morgan State University", Baltimore, USA.

 

J'ai lu avec un très grand intérêt la contribution de l'ancien ministre d'État Camerounais chargé de l'Administration territoriale, Marafa Hamidou Yaya, parue dans Jeune Afrique le 11 février dernier. Elle participe selon moi d'une analyse instinctivement lucide mais politiquement erronée. Oui, j'en suis convaincu, la constitution d'un bloc compact de pays associés en Afrique Centrale apparaît comme la seule voie possible pour inscrire pleinement nos nations dans la dynamique de la mondialisation et mettre un terme aux décennies de chaos qui ont jalonné l'histoire de la République centrafricaine. Cette dernière apparaît systémiquement défaillante et, comme le pressentait Barthléméy Boganda, ne semble pouvoir exister qu'intégrée dans un ensemble plus grand qu'elle. Ce qu'il avait appelé, en son temps, les États-Unis d'Afrique Latine.

 

Un bloc compact de pays associés en Afrique Centrale apparaît comme la seule voie possible.

 

Oui, l'association est notre avenir. Toutefois, si mon analyse rejoint, sur ce point, celle de Marafa Hamidou Yaya, elle s'en éloigne totalement sur la question du périmètre. Sa théorie des "deux océans", la construction d'un ensemble "allant du Cameroun au Kenya", pour séduisante qu'elle puisse paraitre sur le papier, est à mon sens condamnée par la réalité du terrain et par l'Histoire. Pour plusieurs raisons majeures. La première est d'ordre linguisitique. La seconde est monétaire. La troisième est culturelle. La quatrième est politique. L'on peut comprendre qu'il puisse exister au Cameroun une tentation du Commonwealth - après tout, ce pays en fait partie - et que certains y voient un moyen commode pour s'inscrire dans le processus ambitieux et prometteur de la fédération des États d'Afrique de l'Est en gestation.

 

Il est indéniable que cet ensemble, qui regroupe pour le moment le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda, le Burundi et le Rwanda, qui souhaite atteindre le statut de fédération de plein exercice en 2015-2016, produise un fort pouvoir d'attraction sur certains courants dans les pays voisins. Tout laisse en effet penser que le dynamisme démographique de ses membres, la taille critique qu'attendrait ce bloc - 125 millions d'habitants, 1,8 millions de km2 - la stabilité relative des pays le constituant, et leur taux de coissance, seront en mesure, une fois réunis, de former un "émergent" particulièrement efficace. Pour autant, le Cameroun, la République du Congo-Brazzaville, la République Centrafricaine, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad sont francophones.

 

Il est important je crois de mesurer le frein considérable que représenterait une "partition" linguistique dans la construction d'un processus fédéral. De la même manière, si la fédération implique de consentir à certains abandons de souveraineté au profit de l'État fédéral - qui agit en retour au profit de tous ses membres -, abandonner ici et maintenant le Franc CFA serait contre-productif. Avec la langue française, le franc CFA est l'autre grand dénominateur commun sur lequel s'appuyer. Pourquoi repartir de zéro quand deux piliers aussi solides existent déjà ? Cela reviendrait, pour poser nos fondations, à délaisser la roche mère au profit de sols artificialisés, dont on sait trop qu'ils sont la cause de glissements de terrain en cas de fortes pluies...

 

L'Histoire Boganda-Opangault et l'amitié du peuple congolais à notre endroit m'incitent à l'optimisme.

 

Non, je ne crois pas à la théorie des deux océans, mais je crois à celle de la fédération des États d'Afrique Centrale sur la base de la Cemac, sans doute avec un groupe pilote d'États historiquement, culturellement et politiquement proches. Vu de la République centrafricaine, le Congo-Brazzaville et le Cameroun apparaissent à l'évidence comme le noyau dur idéal d'un projet de fédération, amené à grandir. Grâce à une adhésion du Tchad ? Je l'appellerai de mes voeux quand le moment sera venu, mais les événements récents imposent, avant d'entamer un tel processus, de lever les ambiguités et les malentendus qui ont brisé l'élan fraternel qui unissait nos deux peuples et qu'il nous appartiendra de retisser. Pour le moment, c'est trop tôt et, je le répète, vu de Bangui, nos deux partenaires naturels immédiats restent le Congo-Brazzaville et le Cameroun. Leur implication dans la tentative de réglement de la crise Centrafricaine, leur soutien permanent et positif au chevet de notre nation souffrante, notre culture commune, les qualifient au premier chef pour graver définitivement la stabilité de l'Afrique Centrale dans le marbre d'une constitution fédérale. Le Cameroun serait-il prêt à le faire ? Souhaitons-le. Le peuple congolais sera-t-il enclin à partager cette vision prometteuse, portée il y a 60 ans par Boganda, et soutenue, à l'époque, par un président installé à Brazzaville, Jean-Jacques Opangault ? L'Histoire Boganda-Opangault et l'amitié du peuple congolais à notre endroit m'incitent à l'optimisme.

 

États stables, riches, qui se développent à vive allure, qu'auraient-ils à gagner en s'associant avec nous ? Si construire un état fédéral avec ces pays - avant d'être rejoints par d'autres - nous offrirait stabilité, ouverture maritime et transfert de technologies, que pourrions-nous, en retour, leur apporter ? Beaucoup de choses en vérité. Des ressources naturelles abondantes mais non encore exploitées (pétrole, diamant, or, uranium, cuivre, fer,…), une agriculture dynamique et 623 000 kilomètres carrés qui pourraient devenir le jardin de cette fédération. Si l'on se réfère à la théorie de la nation la plus favorisée, la qualité agriculturale de la République centrafricaine, qui n'est plus à démontrer, connectée à des infrastuctures de transports modernisées - créées serait plus juste - mettraient nos 30 millions de "ressortissants fédéraux" à l'abri du besoin et permettraient même d'envisager un secteur agroalimentaire excédentaire et exportateur. Partenariat "gagnant gagnant" contre tentation d'un ensemble politiquement artificiel ? Je vote sans hésitation pour la première solution, en espérant être bientôt rejoint par d'autres.

___________

À Bangui, le 24 février 2014

 

(Tribune initialementpubliée dans Jeune Afrique)

Tribune - L'Afrique Centrale à l'heure des partenariats gagnant-gagnant par Gaston Nguérékata Mandata
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 20:09

 

 

 

 

 

28/02/2014 à 11:42 Par Jeune Afrique

 

 

Une liste de huit responsables centrafricains, soupçonnés de soutenir des ex-rebelles séléka ou des milices anti-balaka, a été remise par la France au Conseil de sécurité des Nations unies. Parmi les responsables visés, l'ancien président centrafricain, François Bozizé.

 

L'ancien président centrafricain François Bozizé et l'un de ses fils (dont le prénom n'a pas été révélé) figurent sur une liste de personnalités à sanctionner soumise par la France au Conseil de sécurité des Nations unies. Cette liste, la première concernant la Centrafrique, comporte les noms de huit responsables soupçonnés de soutenir les Séléka ou les anti-balaka. Elle sera prochainement discutée et pourrait être amendée par les membres du Conseil.

 

Les Français soupçonnent Bozizé d'être impliqué dans les exactions commises par les forces anti-balaka. "On pense qu'il cherche de l'argent pour tenter d'organiser ces groupes à son profit", indique-t-on à l'Élysée. Alors qu'un des fils Bozizé se trouve au Cameroun, où il serait "assez actif", le père serait pour sa part en Ouganda.

Lu pour vous : Centrafrique : l'ancien président François Bozizé dans le viseur des Français
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Centrafrique-Presse.com
28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 19:59

 

 

 

 

 

Bangui, le 28 février 2014: La Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) se réfère à son communiqué de presse du 25 février 2014, par lequel elle s’était félicitée de l’arrestation de Patrice-Édouard Ngaissona, coordonnateur auto-proclamé des anti-balaka, avec deux de ses collaborateurs, dans la région frontalière de la Likouala, dans la partie nord de la République du Congo.

 

Après recoupement des informations reçues, il s’avère que la personne arrêtée réponde plutôt du nom de Eugène Barret Ngaïkossé, ancien capitaine des Forces armées centrafricaines (FACA) et membre du groupe anti-balaka, avec son frère Claude Ngaïkossé. La similitude des patronymes est à l’origine de cette méprise que la MISCA regrette.

 

La MISCA réitère sa détermination à neutraliser tous les groupes armés qui s'emploient à saper les efforts de stabilisation en cours en RCA, notamment en commettant des crimes de toutes sortes contre des civils innocents. La Mission, en collaboration avec l'Opération française Sangaris,  ne ménagera aucun effort pour consolider les avancées concrètes enregistrées au cours des dernières semaines et contribuer à la restauration durable de la sécurité dans le pays.

 

http://www.peaceau.org/fr/article/la-misca-apporte-un-correctif-sur-l-arrestation-annoncee-d-un-dirigeant-du-groupe-anti-balaka#sthash.XNtNR5H2.daRxuTWP.dpuf

La MISCA apporte un correctif sur l’arrestation annoncée d’un dirigeant du groupe ANTI-BALAKA
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 13:43

 

 

 

 

 

BANGUI 28 fév (Reuters) - Les soldats français de l'opération Sangaris vont accroître leur présence hors de Bangui pour sécuriser de nouvelles zones du territoire centrafricain, notamment l'ouest et la route du Cameroun, a annoncé vendredi François Hollande.

 

Le président français s'est rendu dans la capitale centrafricaine sur le chemin de son retour du Nigeria pour y rencontrer la présidente de transition Catherine Samba Panza et les militaires français, désormais au nombre de 2.000.

 

"Votre mission prend aujourd'hui une nouvelle dimension à mesure qu'elle avance, à mesure qu'elle réussit", a-t-il dit devant les soldats de l'opération Sangaris, estimant que des "progrès significatifs" avaient été réalisés depuis trois mois.

 

"Nous avons besoin de présence, de présence à Bangui, de présence partout sur le territoire centrafricain."

 

Plus de la moitié des soldats français vont se déployer en dehors de la capitale, a-t-on précisé dans son entourage.

 

"Quel est maintenant notre objectif ? C'est de sécuriser non seulement la capitale mais l'ouest du pays, où sévissent encore des milices particulièrement dures, et où nous devons tout faire pour les désarmer", a ajouté François Hollande, évoquant la route qui relie Bangui au Cameroun, cruciale pour assurer l'approvisionnement de la population.

 

"À l'est et au nord, nous devons faire cesser, lorsqu'ils existent, des règlements de compte, établir l'autorité du gouvernement, lui permettre d'engager le dialogue, et éviter qu'il y ait la moindre tentation de partition à l'est de la Centrafrique", a déclaré François Hollande vendredi.

 

9.000 SOLDATS SUR LE TERRAIN FIN MARS

 

La France a décidé à la mi-février d'envoyer 400 hommes de plus en RCA et le gouvernement a obtenu mardi le feu vert du Parlement pour prolonger l'opération au-delà de quatre mois.

 

L'arrivée programmée d'un millier de militaires de la force Eufor-RCA, qui se concentreront sur la sécurisation de la zone de l'aéroport de Bangui, doit permettre aux soldats français et à leurs alliés africains de se déployer dans d'autres régions.

 

Fin mars, entre les militaires africains, français et européens, il y aura 9.000 soldats dans le pays, a indiqué vendredi François Hollande, qui plaide pour qu'une mission de l'Onu prenne le relais d'ici l'été.

 

Ce redéploiement français hors de Bangui comportera "plus de risques", estime un proche du chef de l'Etat.

 

"Il y a encore des exactions, des populations déplacées mais Bangui est pour une part sécurisée, en tout cas le jour", explique cette source, jugeant qu'en dehors de la capitale, "on est plus exposés".

 

Invoquant une situation pré-génocidaire, la France a lancé le 5 décembre dernier l'opération Sangaris pour tenter de rétablir la sécurité dans un pays plongé en plein chaos depuis le coup d'Etat des rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, en mars 2013.

 

Dans l'entourage du président, on indique qu'une aide financière internationale africaine interviendra dans les prochains jours.

 

(Serge Leger Kokpakpa à Bangui, avec Julien Ponthus et pool à Paris, édité par Yves Clarisse)

 

La France va accélérer son déploiement hors de Bangui
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 13:26

 

 

 

 

  

 

APA-Brazzaville (Congo) 2014-02-28 11:20:40 - Le Congo a besoin de 1,7 million de dollars pour assister pendant six mois les 12 000 réfugiés qui ont fui la violence en République Centrafricaine depuis le déclenchement de la crise dans ce pays en mars dernier.


Le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM) basé à Rome (Italie) s'inquiète des conséquences de l'exode dû à la violence en RCA vers les pays voisins, où plus de 150.000 personnes ont un besoin urgent d'assistance humanitaire, indique un communiqué.


"Nous faisons face à une crise régionale qui va bien au-delà des frontières de la Centrafrique. Ces personnes, qui ont souvent tout perdu, ont été victimes ou témoins d'indicibles violences et n'ont eu d'autre choix que de partir », indique Denise Brown, directrice régionale du PAM pour l'Afrique de l'Ouest


Denise Brown qui précise qu'« il y a un besoin d'assistance en particulier alimentaire et nutritionnelle à la fois en Centrafrique et dans les pays voisins. Ces personnes en ont besoin maintenant et ne devraient pas avoir à attendre ». 


Depuis décembre 2013, le mouvement de populations en Centrafrique s'est intensifié en direction des régions fragiles et confrontés à une sévère insécurité alimentaire 

Plus de 70.000 personnes ont fui la Centrafrique pour le Tchad, 62.000 sont en République Démocratique du Congo (RDC), 28.000 sont arrivées au Cameroun dans les dernières semaines, et 12 mille en République du Congo, note le communiqué.

D'après le PAM, les besoins en financement pour venir en aide à ces réfugiés sont énormes.

L'agence onusienne projette d'assister près de 150 mille personnes au Tchad pour un montant de 16,3 millions de dollars, 43 mille personnes au Cameroun pour un montant de 1,5 million de dollars, près de 6 millions de dollars en République démocratique du Congo(RDC) où en plus des refugiés en provenance de la RCA il y a des réfugiés internes et en fin environ 6 millions de dollars pour poursuivre l'assistance interne en RCA.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=509363#sthash.K546kyja.dpuf

Le Congo a besoin de 1,7 million de dollars pour nourrir les 12 milles réfugiés centrafricains, selon le PAM
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 13:05

 

 

 

 

 

 

Par , publié le 

 

C'est la seconde visite de François Hollande aux soldats de l'opération Sangaris en Centrafrique. Paris reconnaît des "difficultés considérables" pour enrayer les violences, malgré les 2000 militaires engagés.

 

afp.com/Miguel Medina

 

Le président François Hollande est en Centrafrique ce vendredi pour afficher son soutien aux soldats français engagés en Centrafrique, alors que Paris reconnaît qu'ils sont confrontés à des "difficultés considérables" pour enrayer les violences interreligieuses attisées par un climat de haine. C'est la deuxième visite à Bangui du président français depuis le déclenchement le 5 décembre de l'opération Sangaris, qui n'a pas permis jusqu'à présent de mettre fin aux troubles dans un pays dévasté par une crise humanitaire sans précédent. 

 

Eviter la partition du pays

 

Dès son arrivée, François Hollande s'est rendu à la base de l'opération Sangaris, située dans l'enceinte de l'aéroport de Bangui où il a passé les troupes en revue et fait un point de la situation avec le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le commandant de l'opération Sangaris, le général Francisco Soriano, selon les journalistes sur place. "L'enjeu de cette visite est de faire le point de ce qui a été accompli depuis trois mois et de fixer les prochaines missions" de Sangaris, a-t-il déclaré. "Des milliers de vie ont été sauvées grâce à vous", a assuré le président aux soldats. 

 

Face à la persistance des violences, la France a dû réviser les objectifs initiaux de son intervention dans son ancienne colonie. "François Hollande pensait que la mission des militaires de Sangaris allait s'achever au bout de quelques mois. Erreur", titrait d'ailleurs vendredi Le quotidien de Bangui. Devant les militaires, François Hollande a précisé les objectifs de l'intervention militaire: "rétablir l'autorité de l'Etat, renouer le dialogue et éviter à tout prix la partition du pays". 

 

La mission devait être brève

 

La mission des 1600 soldats de Sangaris devait à l'origine être brève. Mardi le Parlement français l'a prolongée, le gouvernement reconnaissant que les troupes étaient confrontées à des "difficultés considérables sur le terrain". Paris ne voulait pas augmenter ses effectifs en Centrafrique mais, le 14 février, la présidence a dû se résoudre à envoyer 400 soldats en renfort, arrivés jeudi à Bangui. La présidence centrafricaine souhaite le maintien des troupes françaises jusqu'en 2015

 

Lors de son séjour d'une journée, François Hollande va également s'entretenir avec la présidente centrafricaine de transition Catherine Samba Panza de l'avenir politique du pays, où des élections générales doivent en principe être organisées au plus tard en février 2015. 

 

La France souhaitait également la tenue au plus vite d'élections générales, avant la fin 2014. Cet objectif apparaît désormais irréalisable. 

 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/hollande-a-bangui-pour-fixer-les-prochaines-missions-de-sangaris_1496160.html#mq6oJIZAGJQ644LW.99

 

 

Hollande à Bangui: éviter à tout prix la partition de la Centrafrique


BANGUI AFP / 28 février 2014 12h33 - Le président François Hollande en visite à Bangui a assuré vendredi aux soldats français de l'opération Sangaris en Centrafrique qu'un des objectifs de l'intervention était d'éviter à tout prix la partition du pays.


Les objectifs de l'intervention de la France dans son ancienne colonie livrée à des violences interreligieuses sont de rétablir l'autorité de l'Etat, renouer le dialogue et éviter à tout prix la partition du pays, a déclaré le chef de l'Etat français dans une allocution devant les militaires, ajoutant que d'ores et déjà, des milliers de vies ont été sauvées grâce à vous.


Cela fait bientôt un an que la Centrafrique a basculé dans le chaos, avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la coalition rebelle à dominante musulmane de la Séléka.


Des mois d'exactions perpétrées en toute impunité par des combattants Séléka contre la population majoritairement chrétienne ont abouti à la formation de milices d'auto-défense anti-balaka, déclenchant un cycle infernal de violences interconfessionnelles.

Ces violences ont provoqué une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés et entraîné l'exode de dizaines de milliers de civils musulmans terrorisés, tandis que des groupes d'ex-rebelles Séléka se sont repliés vers les confins orientaux de la Centrafrique, faisant craindre à certains une partition de facto du pays.

 
Depuis le déclenchement de l'opération Sangaris le 5 décembre, des progrès considérables ont été enregistrés, a néanmoins estimé M. Hollande.


La situation à Bangui a été significativement améliorée, a-t-il déclaré, insistant sur le fait qu'aucun crime ne doit rester impuni.


Une commission d'enquête des Nations unies sera bientôt en place et la Cour pénale internationale va ouvrir une enquête préliminaire, a-t-il rappelé.


Pour sa deuxième visite à Bangui depuis le déclenchement de Sangaris, François Hollande devait - après sa rencontre avec les militaires français - devait s'entretenir avec la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, puis avec les dignitaires religieux centrafricains qui tentent depuis des mois d'arrêter les violences interreligieuses.

 

(©)

Hollande à Bangui pour "fixer les prochaines missions de Sangaris"
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 12:56

 

 

 

 

 

 

Publié le 28.02.2014, 10h05 | Mise à jour : 11h16

 

 

 Comme annoncé, le président François Hollande est arrivé vendredi matin à Bangui pour afficher son soutien aux soldats français engagés en Centrafrique où ils sont confrontés, selon Paris, à des «difficultés considérables»


Dès son arrivée, le chef de l'état français, qui se rend pour la deuxième fois dans la capitale centrafricaine en moins de trois mois, s'est dirigé vers la base de l'opération Sangaris, située dans l'enceinte de l'aéroport de Bangui où il a passé les troupes en revue. 

 

Il a fait un point de la situation avec le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le commandant de l'opération Sangaris, le général Francisco Soriano.


Lors de son séjour d'une journée, François Hollande va également s'entretenir avec la présidente centrafricaine de transition Catherine Samba Panza de l'avenir politique de la Centrafrique, où des élections générales doivent en principe être organisées au plus tard en février 2015. Il rencontrera des responsables religieux, qui tentent depuis des mois d'arrêter la spirale meurtrière des violences entre chrétiens et musulmans.


«L'enjeu de cette visite est de faire le point de ce qui a été accompli depuis trois mois et de fixer les prochaines missions» de Sangaris, a-t-il déclaré. Face à la persistance des violences, la France a dû réviser les objectifs initiaux de son intervention dans son ancienne colonie. «François Hollande pensait que la mission des militaires de Sangaris allait s'achever au bout de quelques mois. Erreur», titrait d'ailleurs vendredi Le quotidien de Bangui.


La mission des 1600 soldats de Sangaris devait à l'origine être brève. Mardi le Parlement français l'a prolongée, le gouvernement reconnaissant que les troupes étaient confrontées à des «difficultés considérables sur le terrain». Paris ne voulait pas augmenter ses effectifs en Centrafrique mais, le 14 février, la présidence a dû se résoudre à envoyer 400 soldats en renfort, arrivés jeudi à Bangui.


«Remettre en place l'autorité de l'Etat»

  
Cela fait bientôt un an que la Centrafrique a basculé dans le chaos, avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la coalition rebelle à dominante musulmane de la Séléka. Des mois d'exactions perpétrées en toute impunité par des combattants Séléka contre la population majoritairement chrétienne ont abouti à la formation de milices d'auto-défense anti-balaka, déclenchant un cycle infernal de violences interconfessionnelles.


Ces violences ont provoqué une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés et entraîné l'exode de dizaines de milliers de civils musulmans terrorisés. Jeudi, le commandant de Sangaris, le général Francisco Soriano, avait souligné que les Centrafricains ne pouvaient pas «tout attendre de la communauté internationale» pour pacifier leur pays. «Les Centrafricains doivent participer à la reconstruction de leur pays. Nous faisons déjà beaucoup. Maintenant, on est passé dans des opérations de sécurité intérieure où il faut qu'on implique davantage la gendarmerie et la police centrafricaines», a-t-il expliqué, en reconnaissant que les membres des forces de sécurité centrafricaines n'étaient pas payés. 


Les soldats français, qui ont perdu trois hommes depuis décembre, et les 5700 miliaires de la force africaine (Misca) - 19 tués depuis décembre - ne parviennent pas à mettre fin aux violences. Si une apparente normalité est revenue dans un bonne partie de la capitale depuis les tueries massives de décembre, les violences et les assassinats sont encore quotidiens dans certains quartiers et les 400.000 déplacés de Bangui - la moitié de la population de la capitale - restent toujours entassés dans des camps de fortune. Et en province, des zones entières restent sous la coupe de bandes armées.

Centrafrique : François Hollande est arrivé à Bangui
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