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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 17:56

 

 

 

 


NEW YORK - AFP / 28 janvier 2014 17h38 - Le Conseil de sécurité de l'ONU a donné mandat mardi à une future force européenne pour aider Africains et Français à rétablir l'ordre en République centrafricaine (RCA) et menacé de sanctions les fauteurs de troubles dans ce pays. 


La résolution adopté à l'unanimité par les 15 membres du Conseil invite aussi le gouvernement centrafricain à accélérer la transition politique en organisant des élections au deuxième semestre 2014 si possible, et renforce les moyens du Bureau de l'ONU en RCA (Binuca).


Le Conseil a décidé de mettre sous mandat de l'ONU les quelque 500 soldats européens qui doivent prêter main forte aux 4.000 militaires africains de la Misca (force de l'Union africaine, censée passer à 6.000 hommes) et aux 1.600 soldats français de l'opération Sangaris.


A terme, l'ONU considère qu'il faudrait déployer plus de 10.000 Casques bleus pour sécuriser la RCA car la situation est très, très grave et le pays immense, a expliqué l'ambassadeur français aux Nations unies Gérard Araud. 


Un récent rapport du secrétaire général Ban Ki-moon citait le chiffre de 6.000 à 9.000 hommes à engager dans une éventuelle opération de maintien de la paix qui prendrait le relais de la Misca. Il faudra une autre décision du Conseil pour déployer ces Casques bleus, ce qui prendra plusieurs mois.


Pour l'instant, les soldats européens qui seront déployés en Centrafrique acquièrent le droit de prendre toutes les mesures nécessaires -- c'est-à-dire faire usage de la force -- pour se défendre et protéger les civils. Le Conseil avait accordé ce même mandat à la Misca et à l'armée française le 5 décembre.


L'Union européenne a pris la décision de principe le 20 janvier de lancer en RCA sa première opération militaire depuis six ans. Selon diplomates et experts, elle devrait mobiliser 500 à 600 hommes et l'Espagne, la Belgique, la République tchèque ou la Pologne pourraient y prendre part. Pour l'instant, seule l'Estonie a contribué officiellement à hauteur de 55 soldats. D'autres pays comme l'Allemagne ont promis une aide logistique.


La force européenne protégera l'aéroport de Bangui et les 100.000 civils qui y sont réfugiés ainsi que les convois humanitaires, a précisé à la presse Gérard Araud. Les soldats français seront ainsi plus libres de se déployer à Bangui et dans le reste du pays.

La résolution menace de sanctions ciblées (gel des avoirs et interdiction de voyager) tous ceux qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité en RCA (..) et qui font obstacle au processus politique de transition, violent les droits de l'homme, bloquent l'aide humanitaire ou violent l'embargo sur les armes instauré en décembre par le Conseil.


La résolution met en place un régime précis de sanctions, mais les personnes à sanctionner devront être désignées ultérieurement par un Comité dépendant du Conseil. M. Araud a assuré que la France avait des noms à présenter.


Le Conseil stipule que des élections présidentielle et législatives devront être organisées au plus tard en février 2015 et de préférence au second semestre 2014.

La mission politique de l'ONU en Centrafrique (Binuca) aidera à organiser ces scrutins. Le mandat de ce Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en RCA est renouvelé pour un an et élargi: il devra aider à rétablir un semblant d'administration capable de fournir des services de base à la population.

Il assistera aussi la commission internationale créée par l'ONU pour enquêter sur les exactions commises par les ex-rebelles musulmans de la Séléka et leurs adversaires chrétiens anti-balakas. La résolution recommande donc de donner d'urgence au Binuca des moyens considérablement plus importants.



(©) 

Centrafrique: l'ONU donne mandat à la future force européenne
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 17:52

 

 

 

 

 

Par Jean-Pierre CAMPAGNE et Christian PANIKA | AFP 28 janvier 2014

 

Les opérations d'évacuation et de cantonnement des ex-combattants Séléka se poursuivaient mardi à Bangui, encadrées par l'armée française et la force de l'Union africaine, au moment où l'ONU s'apprêtait à voter une résolution menaçant de sanction les fauteurs de troubles.

 

De son coté, l'exécutif centrafricain, au complet après la formation du gouvernement lundi, engage dès mardi la bataille de la pacification d'un pays dévasté par les violences.

 

Depuis lundi, les deux principaux camps de cantonnement d'ex-rebelles Séléka, qui avaient pris le pouvoir en mars 2013 en Centrafrique, ont été évacués, et les combattants regroupés au camp "RDOT", situé à la sortie nord de la ville.

 

"Aujourd'hui, le seul site de cantonnement des ex-Séléka c'est le RDOT", a expliqué à Bangui le lieutenant-colonel français Thierry Mollard, se félicitant de la bonne tenue de l'évacuation des camps De Roux et Kasaï entre lundi et mardi.

 

"Il y a plein de raisons de n'avoir qu'un seul site, pour organiser la sécurité, le ravitaillement", a-t-il souligné.

 

Du seul camp Kasaï, environ 400 combattants ont été déplacés, munis d'armes légères, sous les cris de joie ou les injures de riverains.

 

En d'autres points de la ville, quelques tensions entre militaires français et ex-Séléka se sont fait sentir. Selon le lieutenant-colonel Mollard, des hommes de la force Sangaris ont été "pris à partie" lundi soir par des individus armés non identifiés et "ont dû riposter" aux abords du camp RDOT.

 

Ce camp est régulièrement le théâtre d'échanges de tirs et d'accrochages entre ex-Séléka et milices chrétiennes anti-balaka.

 

Depuis dimanche, d'autres combattants ont quitté Bangui en direction du nord du pays, selon des témoignages d'habitants et Peter Bouckaert, directeur des urgences de l'ONG Human Rights Watch (HRW).

 

Le retour à la paix, priorité du nouveau gouvernement

 

La passation de service entre le nouveau Premier ministre André Nzapayeke et son prédécesseur Nicolas Tiangaye, initialement attendue en matinée, devrait intervenir dans l'après midi.

 

M. Tiangaye a été contraint à la démission le 10 janvier avec le président Michel Djotodia pour leur incapacité à mettre fin à des mois de tueries entre chrétiens et musulmans qui ont plongé le pays dans une crise humanitaire sans précédent. Si M. Tiangaye est rentré à Bangui après sa démission, actée à N'Djamena, M. Djotodia a pris le chemin de l'exil, au Bénin.

 

Avec le soutien mais aussi sous la pression de la communauté internationale, une nouvelle équipe dirigeante s'est très rapidement mise en place, et signe de l'urgence de la situation, le nouveau gouvernement a été formé une semaine après l'élection de Mme Catherine Samba Panza à la présidence de transition.

 

La présidente et le Premier ministre ont fait du retour à la paix leur première priorité.

 

Le nouveau cabinet - composé à la fois de proches de l'ex-rébellion Séléka de M. Djotodia et des milices chrétiennes anti-balaka, ainsi que de figures de la politique centrafricaine - commence à travailler dans un climat tendu dans la capitale, particulièrement dans le quartier PK-5, au centre-ville, le poumon commercial de la capitale, peuplé majoritairement de musulmans, assiégés par des pillards et des miliciens anti-balaka.

 

Attente d'une résolution de l'ONU

 

Le Conseil de sécurité doit adopter mardi une résolution qui menace de sanctions les perturbateurs qui bloqueraient cette transition ou commettraient des exactions tout en invitant le gouvernement à accélérer la transition politique.

 

La résolution, proposée par la France et soumise à un vote à 15H00 GMT, met aussi sous mandat de l'ONU les quelque 500 soldats européens qui doivent prêter main forte aux soldats africains et français.

 

La résolution menace de sanctions ciblées (gel des avoirs et interdiction de voyager) "les individus ou entités (..) qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité en RCA (..), font obstacle au processus politique de transition, violent les droits de l'Homme", bloquent la distribution de l'aide humanitaire ou violent l'embargo sur les armes à destination de la RCA instauré en décembre par le Conseil.

 

Celui-ci met ainsi en place un régime précis de sanctions, mais les personnes à sanctionner devront être désignées ultérieurement.

Centrafrique: le cantonnement des ex-Séléka continue, l'ONU menace
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 00:27

 

 

 

La rédaction de Centrafrique-Presse apprend avec une profonde douleur la mort ce lundi 27 janvier 2014 à 21 h à l'Hôpital parisien de La Pitié-Sapêtrière des suites d'une longue maladie d'Igor KOMBOT-NAGUEMON. Il fut dernièrement le Conseiller en matière de mines et du pétrole du président Michel Djotodia. 

 

Toute la rédaction présente à sa famille et ses proches ses condoléances les plus attristées. 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 00:24

 

 

 

 

L'Union africaine se félicite de la formation d'un nouveau gouvernement en République centrafricaine et réaffirme sa détermination à continuer de soutenir le processus de stabilisation du pays

 

Addis Abéba, le 27  janvier 2014 : La Présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma,  se félicite de la formation, ce jour, d'un nouveau Gouvernement en République centrafricaine (RCA) sous la direction du Premier ministre André Nzapayeke. Elle forme l'espoir que la mise en place de ce Gouvernement, qui intervient après l'élection du nouveau chef de l'État de la transition, permette une action plus efficace pour mettre un terme aux exactions contre les civils, faciliter le retour des personnes déplacées et des réfugiés et enclencher le nécessaire processus de réconciliation entre les communautés centrafricaines. Elle réaffirme l'engagement de l'UA à continuer à accompagner le processus de transition et à faciliter son aboutissement à travers la tenue, dans les délais impartis, d'élections libres, régulières et transparentes.

 

C'est dans ce contexte que le Commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA, l'Ambassadeur Smaïl Chergui, a eu, ce jour, une conversation téléphonique avec le Représentant spécial de la Présidente de la Commission et chef de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), le Général Jean-Marie Michel Mokoko. Le Commissaire a saisi l'occasion pour féliciter la MISCA pour les efforts soutenus qu'elle déploie, avec le soutien de l'opération Sangaris, dans le cadre de la mise en œuvre de son mandat, malgré le contexte difficile dans lequel opèrent les forces internationales. Il a encouragé la Mission à intensifier les efforts engagés pour consolider les avancées enregistrées sur le terrain, notamment au regard de la persistance d'attaques contre des civils menées en différents endroits du territoire centrafricain. Le Représentant spécial a informé le Commissaire des mesures envisagées à cet égard, et ce dans le prolongement des actions déjà engagées, y compris le maillage plus étroit de Bangui, le renforcement de la collaboration avec les autorités locales et le redéploiement de troupes à l'intérieur du pays. Le Représentant spécial à également fait le point du travail qu'accomplit la MISCA sur le plan humanitaire, indiquant qu'un premier convoi de véhicules transportant de l'assistance aux populations affectées était arrivé cet après-midi à Bangui grâce à la protection fournie par la Mission. 

 

La Présidente de la Commission réitère son appel à tous les États membres et partenaires de l'UA pour qu'ils saisissent l'occasion de la Conférence des donateurs prévue à Addis Abéba le 1er février 2014 pour marquer leur solidarité avec le peuple centrafricain à travers des contributions significatives en faveur de la MISCA, pour permettre à la Mission de s'acquitter de son mandat de protection des civils et de stabilisation de la situation sécuritaire.  Elle se félicite de la tenue, à Bruxelles, le 20 janvier 2014, de la Conférence internationale de haut niveau sur la situation humanitaire en RCA et souligne la nécessité de la matérialisation rapide des engagements pris. 

 

 

http://www.peaceau.org/fr/article/l-union-africaine-se-felicite-de-la-formation-d-un-nouveau-gouvernement-en-republique-centrafricaine-et-reaffirme-sa-determination-a-continuer-de-soutenir-le-processus-de-stabilisation-du-pays#sthash.Cm3xEeFM.dpuf

 

L'Union africaine se félicite de la formation d'un nouveau gouvernement en République centrafricaine
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 23:35

 

 

 

 


27/01/2014

 

Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), Abdou Diouf, a salué l'élection de Mme Cathérine Samba-Panza comme présidente de la transition en République centrafricaine, dans un communiqué. "Cette élection ouvre une ère nouvelle dans le processus de sortie de crise dans ce pays," se félicite M. Diouf, qui a insisté 'sur l'importance pour toutes les parties de dépasser les divergences qui ont longtemps plongé le peuple centrafricain dans une véritable tragédie'.


Il a invité tous les acteurs politiques centrafricains à s'engager dans une dynamique de réconciliation inclusive et sincère. Le secrétaire général de l'OIF a exprimé sa reconnaissance à l'égard de la communauté internationale pour ses efforts constants dans la recherche d'une solution durable de cette crise.


A cet égard, il a salué la décision de l'Union européenne d'envoyer prochainement des troupes en Centrafrique pour appuyer les efforts de sécurisation et de stabilisation entrepris par les forces internationales déjà présentes sur le terrain.

Centrafrique: L'OIF salue l'élection de Cathérine Samba-Panza
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 22:30

 

 

 

 

 

 

http://www.lemag.ma/  publié le Lundi 27 Janvier 2014

 

Washington — Les États-Unis fourniront près de 30 millions de dollars de fonds supplémentaires au titre de l’aide humanitaire pour faire face aux besoins urgents découlant de la crise en République centrafricaine (RCA), ce qui portera leur aide humanitaire totale à près de 45 millions de dollars depuis la recrudescence des hostilités en décembre 2013.

 

Nancy Lindborg, l’administratrice adjointe de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) chargée du dossier démocratie, conflits et aide humanitaire, a annoncé l’allocation des financements supplémentaires le 22 janvier à Bruxelles, au lendemain d’une visite de deux jours en RCA, selon un communiqué de presse publié par l’USAID le même jour. 


« Un cinquième de la population de Bangui vit à présent dans un vaste camp, misérable, les citoyens terrorisés cherchant à se protéger des violences et des pillages, a déclaré Mme Lindborg. Le gouvernement des États-Unis a renforcé son assistance de toute urgence pour aider à faire parvenir des vivres, de l’eau et des soins médicaux d’importance vitale aux plus de 2,6 millions de femmes, d’enfants et d’hommes dans le besoin à travers le pays. » 


Grâce à ces financements, des vivres, des soins médicaux et des fournitures de secours seront apportés aux personnes touchées par les dernières violences, ainsi qu’aux individus déplacés à l’intérieur du pays et aux réfugiés ayant fui vers les pays voisins. En outre, les migrants en détresse pourront également bénéficier d’une aide de base et ils seront rapatriés par les bons soins de l’Organisation internationale pour les migrations. 


Ces fonds viennent s’ajouter aux 24 millions de dollars alloués lors de l’exercice budgétaire précédent au titre de l’aide humanitaire des États-Unis pour porter secours aux populations les plus vulnérables. Les États-Unis demeurent attachés à œuvrer en étroite collaboration avec la communauté humanitaire internationale afin de répondre aux besoins les plus urgents, a fait observer l’USAID. 


Par l’entremise du Programme alimentaire mondial des Nations unies, 10 millions de dollars prélevés sur les nouveaux fonds alloués permettront de fournir près de 5.500 tonnes de denrées essentielles achetées dans la région – du riz, des haricots et des compléments alimentaires – afin de nourrir jusqu’en août 2014 1,25 million de personnes en situation d’insécurité alimentaire, a annoncé l’USAID. Le pic de la pénurie alimentaire est attendu pour le mois de mai, et les aliments nutritifs fournis dans ce panier alimentaire permettront d’éviter la malnutrition à plus de 315.000 personnes déplacées à l’intérieur du pays et en situation d’insécurité alimentaire sur l’ensemble du territoire, a précisé l’agence. 


Sur toile de fond d’exécutions, de viols et de déplacements de populations systématiques, dans ce pays dont le système de santé s’est effondré, ces nouveaux financements serviront aussi à prodiguer des soins d’urgence aux blessés et à dispenser des soins de santé primaires dans le cadre de la lutte contre les maladies endémiques, dont le paludisme. Ils seront également utilisés pour renforcer les mécanismes de réponse rapide, ce qui permettra aux organisations humanitaires de répondre aux besoins qui auront été identifiés, notamment dans le domaine crucial de la protection des personnes déplacées à l’intérieur du pays et des autres populations vulnérables. 


L’USAID a ajouté que des fonds supplémentaires alloués au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés serviraient à fournir une protection et une assistance humanitaire à quelque 86.400 réfugiés centrafricains ayant fui vers des pays voisins depuis janvier 2013. 


Comme la violence et l’insuffisance des infrastructures entravent les opérations de secours, les nouveaux financements des États-Unis seront également affectés au soutien des opérations essentielles de coordination, de sécurité et de logistique pour que l’aide d’urgence parvienne à ceux qui en ont le plus besoin. 


Mme Lindborg a annoncé l’allocation des financements supplémentaires lors d’une réunion internationale de haut niveau sur l’action humanitaire en République centrafricaine. La haute responsable est arrivée à Bruxelles, où s’est tenue la réunion, immédiatement à la suite d’une visite en RCA, au cours de laquelle elle s’est rendue à Bangui et à Bossangoa et a rencontré des dirigeants religieux, des membres de la société civile, des défenseurs des droits de l’homme, des membres des médias et des personnalités féminines ainsi que des partenaires des Nations unies et d’autres partenaires internationaux et locaux qui mènent une action humanitaire. 

L’aide humanitaire des États-Unis pour la RCA vient s’ajouter aux 101 millions de dollars à l’appui du rétablissement de la sécurité dans ce pays et aux près de 7,5 millions de dollars qui ont été alloués pour l’atténuation du conflit, la réconciliation et la construction de la paix, notamment les initiatives interreligieuses par l’entremise d’un programme de l’USAID dévoilé le 19 décembre 2013, dit Fonds pour les crises complexes et subventions pour les droits de l’homme (Complex Crises Fund and Human Rights Grants Program). 


« Les États-Unis restent sensibles au concours important de l’Union africaine, des États de la région et de la France, et ils s’engagent à soutenir leurs efforts. Nous continuerons à œuvrer vigoureusement en vue de contribuer à mettre un terme aux violences », a déclaré l’USAID.

La Centrafrique recevra 30 millions de dollars d’aide supplémentaire des États-Unis
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 20:26

 

 

 

 

 

 

AFP le 27/01/2014 à 18:40

 

Plusieurs centaines de combattants de l'ex-rébellion Séléka ont été évacués lundi de deux importants camps militaires qu'ils occupaient dans le sud de Bangui, sous escorte de soldats burundais de la force africaine (Misca) et de militaires français, selon des sources concordantes.

 

Trois camions chargés d'ex-rebelles, qui avaient pris le pouvoir en mars 2013, sont sortis escortés du camp Kasai, a constaté l'AFP.

 

D'autres camions, chargés de combattants qui occupaient le camp de Roux, ont été aussi évacués, selon un capitaine français présent au moment de leur départ.

 

"Ils ont été autorisés à garder les armes légères, kalachnikov et RPG, mais ont laissé les armes lourdes dans les camps", a-t-il précisé.

 

Plus de 10 véhicules militaires stationnaient devant le camp de Roux, gardé par les Burundais de la Misca, a constaté l'AFP. En fin d'après-midi, des soldats français ont pénétré dans le camp "pour le nettoyer, notamment des grenades", a ajouté l'officier.

 

Ces deux camps étaient occupés par les ex-Séléka qui, à l'arrivée des soldats de l'opération française Sangaris le 5 décembre, avaient refusé d'être cantonnés.

 

Ils ont été emmenés au camp RDOT, dans le nord de Bangui, pour cette fois être cantonnés.

 

Selon Peter Bouckaert, directeur des urgences de Human Rights Watch (HRW), un convoi de soldats tchadiens de la Misca avait quitté dimanche la capitale centrafricaine en escortant plusieurs généraux dont Mahamat Baher, chef des renseignements de la Séléka.

Centrafrique : des ex-rebelles Séléka évacués de camps militaires
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 19:29

 

 

 

 

 

AFP 27 JANVIER 2014 À 18:45 (MIS À JOUR : 27 JANVIER 2014 À 19:02)

 

Composé de 20 ministres dont sept femmes, le gouvernement de transition reconduit plusieurs figures connues du précédent, proches de l'ancien président Djotodia.

 

Le Premier ministre centrafricain André Nzapayeke a formé lundi son nouveau gouvernement de transition, reconduisant bon nombre de ministres déjà présents sous le précédent gouvernement et nommant au moins un représentant des milices chrétiennes «anti-balaka».

 

Le nouveau gouvernement, composé de vingt ministres dont sept femmes, conserve plusieurs figures connues du précédent, tels que Herbert Gontran Djono Ahaba aux Travaux publics, ou Marie Noëlle Koyara au Développement rural, tous deux proches de l’ancien président Michel Djotodia.

 

Parmi les figures de l’ex-rébellion Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013, on retrouve notamment Arnaud Djoubaï-Abazène aux Transports et Abdallah Hassan Kadre, précédemment à l’Economie, aux Télécommunications.

 

Les ministères de la Défense et de la Sécurité publique reviennent quant à eux à deux militaires issus de l’ancienne armée nationale, le général Thomas Timangoa et le colonel Denis Wangao. Les milices chrétiennes «anti-balaka» sont également représentées, avec Léopold Narcisse Bara à la Jeunesse et aux Sports.

 

La présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza et son Premier ministre, André Nzapayeké, nommé samedi, préparent désormais le programme de pacification que le nouveau gouvernement devra appliquer en urgence face à la poursuite des violences entre chrétiens et musulmans.

 

EXACTIONS

 

Michel Djotodia avait renversé en mars 2013 le régime de François Bozizé à la tête de la coalition rebelle Séléka, à dominante musulmane. Ses combattants ont multiplié pendant des mois en toute impunité les exactions contre la population majoritairement chrétienne du pays, déclenchant une spirale de violences intercommunautaires dont les civils sont les principales victimes.

 

En réaction, des milices d’autodéfense se sont rapidement formées en province et dans la capitale, encadrées notamment par des anciens de la garde présidentielle fidèle au président Bozizé, et ont rapidement fait parler d’elles, s’en prenant régulièrement aux ex-Séléka mais surtout aux populations civiles musulmanes.

 

Michel Djotodia a été contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à mettre fin à ces tueries interreligieuses qui ont plongé le pays dans une crise humanitaire sans précédent, avec des centaines de milliers de déplacés, dont 400 000 à Bangui, soit la moitié de la population de la ville.

 

 

En Centrafrique, le nouveau gouvernement a un air de déjà-vu
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 19:06

 

 

 

 

 

RFI  lundi 27 janvier 2014 à 17:20

 

Pour l'instant, la présence de militaires français et de troupes africaines n'a pas réussi à faire cesser les violences en Centrafrique. Des règlements de compte et des pillages se sont encore produits dimanche, essentiellement dans les quartiers musulmans. Chaque jour, des habitants fuient pour se réfugier dans les pays voisins. Ils sont entre 40 000 et 50 000 au Tchad, et presque 30 000 dans les camps de réfugiés en RDC, auxquels il faut ajouter ceux qui sont accueillis chez des proches ou des amis. Reportage de notre envoyée spéciale à Zongo, une petite ville située juste de l'autre côté de la rivière Oubangui, en face de la capitale centrafricaine.

 

Embrassades et bises chaleureuses. Sylvain retrouve sa famille réfugiée depuis le 5 janvier de l’autre côté de la rivière Oubangui, au Congo. Le père de 7 enfants serre la plus petite dans ses bras. « Je suis très content, la famille est bien portante, se réjouit-il. J’étais inquiet parce que je ne disposais pas d’assez de moyens pour les envoyer au Cameroun, alors j’ai préféré les envoyer directement ici pour qu’ils aient tout de même un refuge. »

 

Le refuge, c’est une Congolaise qui le leur a offert, Vumbo Revi, une cousine éloignée de la famille. Sa petite maison sur la colline de Zongo, à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau de Bangui, les accueille depuis trois semaines. Au menu des retrouvailles : plantains et haricots. « C’est normal de faire ça. Aujourd’hui, je reçois les Centrafricains, mais demain ça sera peut-être moi qui aurais besoin d’être accueillie si je fuis. »

 

Comme Vumba, des dizaines de familles congolaises accueillent 2 000 Centrafricains qui ont fui Bangui depuis décembre. Des liens d’amitiés ou de famille relient les deux rives. Mais pour Chantal, la mère de famille, cette situation est éprouvante : « C’est très difficile, mon mari est là-bas, je suis ici… Ça fait mal, parce que j’entends les armes lourdes qui tombent là-bas. Je suis très inquiète. » L’heure de repartir a sonné. Dernière prière pour la paix en Centrafrique, Sylvain et son fils aîné rejoignent Bangui en pirogue.

RDC: Zongo, de l'autre côté de la rivière Oubangui, accueille des familles centrafricaines
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 18:59

 

 

 

 

 

 

par Emmanuel Braun

 

BANGUI 27/01/2014 (Reuters) - La communauté internationale doit intervenir d'urgence pour éviter la partition de la République centrafricaine, où les représailles anti-musulmanes accélèrent les déplacements massifs de population, a déclaré lundi Navi Pillay, haute commissaire de l'Onu aux droits de l'homme.

 

Un million de personnes, soit un quart de la population, ont été déplacées par les combats entre le mouvement Séléka à dominance musulmane, qui s'est emparé du pouvoir en mars 2013, et les milices chrétiennes connues sous le nom d'"anti-balaka".

 

Depuis la démission du président par intérim Michel Djotodia début janvier, les chefs de la Séléka abandonnent désormais Bangui, accompagnés de leurs combattants, ce qui fragilise la situation des civils musulmans.

 

"La situation en termes de sécurité et de droits de l'homme s'est encore détériorée ces derniers jours", a déclaré Navi Pillay dans un communiqué.

 

"Les civils musulmans sont désormais extrêmement vulnérables. Beaucoup sont chassés hors du pays, avec les ex-Séléka, et ils fuient, la plupart vers la frontière tchadienne."

 

"Nous ne pouvons tout simplement pas laisser se déchirer le tissu social de ce pays", a ajouté Navi Pillay. "J'en appelle avec la plus grande urgence à la communauté internationale pour qu'elle multiplie ses efforts de maintien de la paix. (...) Beaucoup de vies sont en jeu."

 

La plupart des musulmans de Bangui ont fui la capitale centrafricaine.

 

Dans le quartier de Miskine, un journaliste de Reuters a vu lundi des pillards démonter des boutiques ou des maisons déjà vidées de leurs biens et de leurs meubles lors de précédentes attaques.

 

Des tirs ont éclaté quand les forces françaises de l'opération Sangaris sont intervenues pour tenter de disperser la foule.

 

"Depuis que la Séléka perd du terrain, les communautés musulmanes sont systématiquement attaquées par les anti-balaka. Il y a des meurtres tous les jours", déclare Peter Bouckaert, directeur des urgences pour Human Rights Watch.

 

Jean-Stéphane Brosse pour le service français

Vague de représailles anti-musulmanes en Centrafrique
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