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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 12:05

 

 

 

 


BANGUI AFP / 07 février 2014 11h52 - Un imposant convoi de camions et taxis lourdement chargés de civils musulmans et de leurs effet a quitté vendredi Bangui matin sous les huées de foules en colère, qui ont lynché un homme tombé d'un véhicule, a-t-on appris auprès de témoins. 


La longue colonne a remonté en matinée l'axe menant à la sortie nord de la ville, sous les insultes des riverains, qui ont expliqué à l'AFP que l'un des voyageurs, juché sur un camion, a été lynché après être tombé du véhicule.

 
Selon un photographe de l'AFP, le corps démembré de la victime gisait encore sur le bord de la route en fin de matinée. 


Un autre camion du convoi a également été attaqué par des miliciens chrétiens anti-balaka, rapidement dispersés par des tirs de sommation de la force africaine, présente sur l'axe routier, a constaté un journaliste de l'AFP. 


Harcelés, pillés, lynchés par une population à majorité chrétienne de la capitale centrafricaine, les musulmans, étrangers comme centrafricains, fuient depuis plusieurs mois la ville.


Leur exil s'est accéléré depuis que les combattants de l'ex-rébellion Séléka, de majorité musulmane, ont été contraints au cantonnement ou au départ, accentuant les mouvements de représailles à l'encontre des civils musulmans, assimilés par une partie de la population aux ex-rebelles qui avaient multiplié pendant des mois les exactions contre les chrétiens. 


D'autres groupes de musulmans font également le chemin inverse, fuyant les villes de province où ils sont régulièrement attaqués pour se réfugier notamment à l'aéroport de Bangui, où ils sont près de 4000 a espérer pouvoir quitter le pays dans les prochaine semaines. 



(©) 

Nouveau départ d'un convoi de musulmans de Bangui, un civil lynché
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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 11:34

 

 

 

France/Monde – Témoignage

 

 

Centrafrique : "Les Séléka l'ont embarqué torturé puis abattu"

 

07/02/2014 05:36

 

Isolée à la frontière poreuse du Cameroun, une religieuse liée à une paroisse de Vendôme (Loir-et-Cher), témoigne de la violence et du chaos centrafricains.

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C'est un témoignage extrait du plus profond des forêts centrafricaines, loin des projecteurs de Bangui, la capitale, et de ses observateurs internationaux. Il vient de Berberati, deuxième ville du pays avec ses 100.000 habitants, poste frontière avec le Cameroun et siège d'un diocèse historique. Une religieuse italienne, sœur Elvira, le porte, au risque de représailles. Et c'est le père François Brossier, curé d'une paroisse de Vendôme (Loir-et-Cher), jumelée avec Berberati qui le relaie ces dernières heures.

 

Quoique tenue hors du périmètre conflictuel officiel – une absurdité que dénonce la religieuse – Berberati subit chaque jour davantage les effets de la guerre civile. Sœur Elvira en tient le greffe du mieux possible, dans l'hypothèse, un jour, d'un procès à la rwandaise« Dieu qui connaît tout, saura faire justice », espère-t-elle. Elle compose avec les menaces quotidiennes et les razzias des Seleka qui tiennent toujours cette partie du pays, celle des mines diamantifères. Responsable d'une ONG, Kizito œuvrant en faveur des enfants des rues, la religieuse s'arc-boute et résiste. Pour combien de temps ?

 

Son dernier courriel, daté de dimanche, évoque le repli, fin janvier et début février, du seigneur de la guerre local, le « général Saad », et de ses troupes.

 

Le vendredi 24 janvier, le général Saad annonce à la grande mosquée de Berberati son départ et l'abandon de sa "protection". Sept jours durant, nous voyons plus de vingt camions se remplir de musulmans, en majorité des femmes et des enfants avec leurs bagages. Ils partent, mais où ? Le Cameroun, le Tchad ?

 

Au même moment, des camionnettes militaires pleines de combattants Seleka armés et venant du reste du pays rejoignent Berberati. Ils sont un bon millier. Très vite, ils nous menacent, volent les véhicules, exigent encore et toujours plus d'argent. Ils arrêtent et torturent, laissant planer l'ombre d'un grand massacre. La population fuit vers la forêt et les autorités " légales " ne sont pas les dernières. Préfecture, mairie, écoles, gendarmeries… Tout est fermé ! Beaucoup de boutiques musulmanes ont liquidé leur marchandise.

 

« Faute de voitures, nous sommes bloqués, continue soeur Elvira. Impossible de prendre la relève de tous les services monopolisés par les Musulmans. La ville est à zéro, les Seleka ont tout razzié. Notre petite ONG Kizito en souffre aussi. Berberati est totalement oublié. Nous ne sommes pas dans le périmètre des événements. Par lâcheté, les autorités locales ont très tôt composé avec les milices étrangères, dissimulant leurs exactions. »

 

Ces exactions se poursuivent, note la religieuse :

 

Le 29 janvier vers 20 h 30, les Seleka ont embarqué un garçon de 17 ans. Il servait de chauffeur au général. Ils l'ont torturé, conduit à l'aéroport puis tué d'une rafale de seize balles. En dépit des risques, nous sommes partis récupérer le corps le lendemain pour procéder à son enterrement. Nous étions bouleversés.

 

Les mercenaires musulmans arraisonnent les véhicules et sœur Elvira redoute que son indispensable 4 X 4 lui soit ôté. Elle tente de s'enfuir et tombe sur un barrage de mercenaires.

 

 « Les Seleka nous entouraient. Je me voyais perdue. Puis, une voix, de l'intérieur de leur cabine, a ordonné le repli. Un peu plus tard, nous avons subi un nouveau contrôle avant de rentrer à la communauté, persuadés qu'ils viendraient nous y dépouiller. Nous avons vécu des heures de terreur, sollicitant la protection de la Misca, en vain. Elle nous a dit avoir été débordée. Nous avons su depuis qu'en quittant la ville, les Seleka incendiant les villages avaient subi un lourd accrochage et perdu l'un de leurs chefs, neveu du fameux général Saad. Berberati est aujourd'hui ville morte. Mais nous craignons l'irruption des " anti-balaka " (les milices villageoises chrétiennes). Ils étaient à moins de 100 km, samedi (1er février) ».

 

Des amis de plus de trente ans

 

Depuis sa paroisse vendômoise de la Trinité sainte Madeleine, le père François Brossier porte un œil vigilant sur l'actualité centrafricaine. D'abord parce que la communauté locale entretient depuis plus de trente ans des liens privilégiés avec l'évêché de Berberati. Ils tiennent à des projets éducatifs et de développement. Un dîner de charité, marquant le terme du carême, le 16 mars prochain, y contribuera cette année encore.

 

Mais l'implication du curé vendômois s'attache à une expérience plus personnelle. En 2008, sous le statut de prêtre « fidei donum » (détaché), François Brossier a apporté quelques mois son renfort aux sœurs de la Charité et aux religieux des paroisses environnantes. Quoiqu'étouffées, les tensions communautaires et confessionnelles s'y dessinaient déjà :

 

« Au sommet de la société, les musulmans tenaient le commerce et notamment celui des diamants que les chrétiens allaient chercher au fond de la mine. L'évêque avait tenté de bouger cette partition sociale et économique, en vain. Nos fidèles eux-mêmes l'acceptaient comme une fatalité historique présentant les musulmans comme les héritiers des Arabes, au temps de la traite négrière. »

 

Synthèse : Denis Daumin

Lu pour vous : Centrafrique : "Les Séléka l'ont embarqué torturé puis abattu"
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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 11:33

 

 

 

 

 

Pana 07/02/2014

Les Etats-Unis ont à nouveau condamné les violences inter-religieuses en République centrafricaine (RCA) et appelé à une fin de la crise qui a fait des centaines de morts et chassé des milliers de personnes de leurs maisons.

 

Le porte-parole du Département d'Etat américain, Jen Psaki, fait part dans un communiqué publié à Washington de la 'vive inquiétude' des Etats-Unis suite aux récentes attaques contre des musulmans et des chrétiens dans ce pays d'Afrique centrale.  

'Ces violences inter-religieuses doivent cesser. Le peuple de la RCA doit saisir l'occasion de la nomination de son nouveau gouvernement de transition et de l'appui international dont il bénéficie pour mettre fin à la crise actuelle et permettre le retour à une société stable et pacifique', indique le communiqué du Département d'Etat.


'Cette initiative sera infructueuse à moins que toutes les parties ne se tournent vers l'avenir et interrompent le cycle des représailles violentes pour des événements passés', poursuit-il.


Les affrontements de ces derniers jours dans la ville de Boda ont fait plus de 75 morts, pour la plupart des musulmans.


A la fin du mois de janvier, un convoi transportant principalement des musulmans, dont des ex-miliciens de la 'Séléka', a fait feu sur les habitants à majorité chrétienne de la ville de Bocaranga, obligeant la plupart d'entre eux à fuir.


Plusieurs familles musulmanes ont dû abandonner leurs maisons et 50.000 ressortissants de pays tiers ont quitté la Centrafrique.


Depuis le début de la crise, l'année dernière, environ un million de personnes ont été déplacées à travers le pays, dont 85.000 nouveaux réfugiés qui ont fui vers les pays voisins.

D'autre part, les Etats-Unis se sont félicités des actions de la Mission de stabilisation sous conduite de l'Union africaine (MISCA), soutenues par les forces françaises, pour tenter d'endiguer la violence dans ce pays.


Le communiqué a promis que le gouvernement américain allait oeuvrer avec d'autres gouvernements et des organisations internationales à appuyer les efforts du gouvernement de transition pour mettre fin au conflit et rétablir un Etat fonctionnel.

La RCA est en crise depuis l'année dernière quand la coalition rebelle à majorité musulmane de la 'Séléka', a envahi la capitale, Bangui et renversé le président François Bozizé.

Centrafrique: Appel à la fin des violences inter-religieuses
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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 00:57

 

 

 

 

 

 

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Rémy Ourdan (Bangui, envoyé spécial)

 

Ce devait être une étape cruciale dans le fragile processus de transition politique en Centrafrique. La présidente Catherine Samba-Panza venait de s'adresser, au terme d'un ultimatum de trois jours au-delà duquel ils seront considérés comme« hors-la-loi », à des milliers de soldats ayant accepté de participer au processus d'intégration dans la future armée nationale. La cérémonie fut solennelle, et la présidente majestueuse. L'épisode s'est pourtant achevé dans la fureur et le sang.

 

L'ambiance paraissait plutôt légère, mercredi 5 février, sur la pelouse de l'Ecole nationale de la magistrature. Maintenant que Bangui est libérée de la terreur des hommes de la Séléka, au pouvoir durant dix mois (de mars 2013 à janvier 2014), ces anciens compagnons des Forces armées centrafricaines (FACA) semblaient heureux de se retrouver.

 

Certains sortaient de leur domicile ou de leur cachette en brousse, tandis que d'autres arrivaient directement des unités rebelles des milices anti-balaka.

 

« DISCIPLINE, PATRIE, HONNEUR »

 

La présidente et chef suprême des forces armées, entourée de ses ministres et conseillers, de son état-major et des commandants des forces française « Sangaris » et africaine Misca, évoque d'une voix forte des notions oubliées dans l'histoire récente de la Centrafrique, « la discipline, la patrie, l'honneur ».

 

Charismatique, s'exprimant sans notes en sango puis en français, elle promet aux soldats des armes et des salaires dans un avenir proche. Elle juge « inadmissible que, quinze jours après nomination, il y ait encore un tel désordre dans Bangui. » « Je mets en garde les fauteurs de troubles ! », lance-t-elle. Les civils rassemblés derrière les soldats crient leur joie en entendant ces phrases d'une fermeté inhabituelle.

 

Du côté des hommes des FACA, pendant que la présidente reçoit les félicitations des dignitaires présents, l'ambiance est badine. Les réactions sont soit positives, soit d'un scepticisme tranquille, les soldats attendant, avant de se réjouir, que les promesses se concrétisent.

 

Des hommes parlent avec leurs chefs de section, leur demandant quand les salaires seront versés. D'autres se satisfont des retrouvailles. D'autres encore repartent vaquer à leurs occupations.

 

C'est juste après le départ de la présidente, du premier ministre et du général français Francisco Soriano qu'un rassemblement inattendu se reforme sur la pelouse. Une cinquantaine d'hommes entourent un civil venant juste d'êtrepoignardé au torse. « Il s'appelle Idriss, c'est un Séléka ! », dit l'un. « C'est un espion de la Séléka infiltré qui écoutait nos conversations », affirme l'autre.

 

L'INCONNU DÉCOUPÉ À LA MACHETTE

 

L'inconnu au prénom musulman est encore en vie lorsque les soldats des FACA s'acharnent sur lui à coups de pied, puis en lui jetant des pierres, et finalement une lourde brique sur la tête. Ils traînent ensuite son corps inerte sur l'avenue, devant la foule. Ils le découpent à la machette. Deux gaillards repartent en motocyclette en paradant avec son pied droit, tandis qu'un autre exhibe sa jambe gauche. Puis ils brûlent le cadavre recouvert de deux pneus et d'un peu de paille.

 

L'excitation étant à son comble, les soldats burundais de la Misca n'interviennent pas. Eux qui n'hésitent pas à tirer en l'air, voire à être plus menaçants en cas de troubles, restent cette fois spectateurs, estimant peut-être le rapport de force disproportionné (une vingtaine d'entre eux auraient dû faire face à des milliers de combattants centrafricains).

 

Les soldats des FACA s'attaquent ensuite à un gendarme centrafricain qui leur a timidement demandé de se calmer. Ils l'accusent immédiatement d'être un« traître » ayant servi l'ex-Séléka. Lui court jusqu'à sa Jeep et, le conducteur démarrant promptement, réussit à s'enfuir miraculeusement. Plus tard, d'autres témoins ont vu des soldats jeter une grenade dans un véhicule d'escorte d'un dignitaire de l'ex-Séléka faisant pourtant partie de l'équipe gouvernementale, blessant des badauds.

 

ESPRIT DE MEUTE

 

Cet esprit de meute, cette fureur et cette sauvagerie augurent mal de l'avenir de la future armée nationale. Sur les milliers de soldats présents, il y avait à l'évidence des hommes désireux de servir l'Etat, mais aussi beaucoup de miliciens anti-balaka qui, depuis deux mois, commettent envers la communauté musulmane des crimes équivalents à ceux perpétrés par la Séléka tout au long de l'année 2013, et qui n'étaient venus à la cérémonie que dans l'objectif de s'inscrire sur les futures listes salariales du ministère de la défense.

 

Ni la présidente ni le gouvernement, pas plus que « Sangaris » ou la Misca, ne se sont ensuite exprimés officiellement. « Cette absence de réaction, sur la scène du crime comme plus tard dans les médias, encourage la violence et le climatd'impunité totale qui règne en Centrafrique », note un observateur européen.

 

Le fait que les militaires de « Sangaris » et de la Misca n'arrêtent jamais aucun criminel de guerre, et n'ouvrent le feu que lorsqu'ils sont eux-mêmes menacés, n'est pas fait pour décourager les auteurs des violences. Même si, dans le centre-ville de Bangui, la vie semble avoir repris son cours et que l'heure du couvre-feu vient d'être portée de 18 heures à 20 heures, la population est toujours terrorisée. Les musulmans banguissois sont assiégés par les anti-balaka, que rien n'arrête, comme l'a démontré la scène d'horreur lors de la cérémonie présidentielle consacrée à l'unité nationale.

 

Bangui spécule désormais sur les conséquences de cet acte. Pour certains, le processus de reconstruction et de réarmement de l'armée centrafricaine a d'ores et déjà subi un coup d'arrêt qui pourrait être fatal. Pour d'autres, il pourrait s'agir d'un électrochoc salutaire qui force enfin les troupes étrangères de « Sangaris » et de la Misca à agir plus fermement contre les milices.

 

Les Banguissois ordinaires, non armés, qui espèrent depuis le 5 décembre qu'il soit mis fin aux violences et que les tueurs des deux camps soient éliminés, attendent de voir comment la présidente Catherine Samba-Panza et ces soldats français et africains auxquels elle a rendu hommage vont réagir à l'affront.

 

Rémy Ourdan (Bangui, envoyé spécial) 

 

 

 

Lu pour vous : Scène de lynchage à Bangui, après une cérémonie militaire officielle
Lu pour vous : Scène de lynchage à Bangui, après une cérémonie militaire officielle
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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 00:18

 

 

 

 

Belga - jeudi 6 février 2014 

 

La Belgique s’est dit jeudi "ouverte" à une participation de l’armée belge à une opération militaire européenne en Centrafrique, pour autant que les frais soient partagés entre partenaires européens.

 

"Nous restons ouverts (à pareille participation), mais dans un cadre européen et à condition qu’il y ait une répartition des frais (entre les pays européens)", a indiqué jeudi à Paris le Premier ministre Elio Di Rupo en marge de la visite officielle du couple royal en France, au cours de laquelle la question centrafricaine a été abordée avec le président français.

 

Les membres de l’Union européenne ont décidé le 20 janvier dernier de lancer une opération militaire en République centrafricaine (RCA) afin de prêter main forte aux 4.000 militaires africains de la force de l’Union africaine (Misca, censée passer à 6.000 hommes) et aux 1.600 soldats français de l’opération Sangaris.

 

Cette opération, baptisée Eufor RCA, vise à contribuer pour une période pouvant aller jusqu’à six mois, à fournir un environnement sûr et sécurisé dans la région de Bangui. Celle-ci devrait rassembler de 500 à 1.000 hommes, selon de premières estimations.

 

Selon le Premier ministre belge, le président français n’a pas adressé jeudi de "demande explicite" à la Belgique pour envoyer un contingent sur place, mais simplement rappelé sa volonté de voir d’autres pays accompagner l’effort de la France pour ramener la stabilité dans le pays.

 

La Belgique a déjà mis l’un de ses C-130 à la disposition de l’opération française Sangaris pour assurer une série de vols au profit de l’armée française depuis le 21 janvier, ce qui implique la présence sur place de 35 militaires belges.

 

"Nous souhaitons pour l’heure en rester à cet effort. Si l’on devait faire plus, ce sera dans un cadre européen", a insisté M. Di Rupo, interrogé par Belga.

 

Même son de cloche auprès du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, rappelant que la Belgique est déjà active militairement sur plusieurs théâtres étrangers, que ce soit en Afghanistan, au Liban ou en RDC notamment.

 

"Nos efforts ne sont pas extensibles à l’infini. Pour une participation (militaire) belge (à l’Eufo RCA), il faudra un partage de la charge militaire ou des coûts entre partenaires européens", a-t-il insisté, prenant pour exemple les missions militaires menées pour le compte des Nations unies et qui sont financées par l’ONU.

 

Lundi, le ministre de la Défense, Pieter De Crem, avait exclu lundi toute participation significative de l’armée belge à l’opération militaire européenne en préparation en Centrafrique à moins d’un financement spécifique, soit national, soit européen, avait-il précisé.

Centrafrique : La Belgique "ouverte" à une participation militaire au pays
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Centrafrique-Presse.com
7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 00:15

 

 

 

 

 

 

http://www.jeuneafrique.com/     06/02/2014 à 19:00 Par Vincent Duhem

 

 

La chef de l'État de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, se rendra samedi prochain à Brazzaville où elle rencontrera le président congolais et médiateur de la crise en RCA, Denis Sassou Nguesso. Il s'agit de son premier déplacement officiel à l'étranger.

 

Fraîchement élue chef de l'État de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza a réservé son premier déplacement au Congolais Denis Sassou Nguesso. Elle sera reçue samedi 8 février à Brazzaville par le médiateur de la crise centrafricaine.

 

Catherine Samba-Panza sera accompagnée de quelques membres du gouvernement : le ministre des Affaires étrangères, Toussaint Kongo Doudou, de la Sécurité publique, le Colonel Wangao Kizimalé, et des Finances, Rémi Yakoro. Respectivement nommés ministre conseiller diplomatique et ministre d'État conseiller spécial, l'ancienne chef de la diplomatie Leonie Banga-Bothy et l'ex-directeur de cabinet de Michel Djotodia, Mahamat Kamoun, seront également du déplacement.

 

À Bangui, certains espèrent qu'à l'occasion de cette visite, Denis Sassou Nguesso accorde un nouveau prêt à la Centrafrique, après celui de 25 milliards de FCFA (38,1 millions d'euros) émis en juin 2013.

 

Après avoir nommé un Premier ministre, André Nzapayéké, et formé son gouvernement, Catherine Samba-Panza a rendu public, le 4 février, la composition de son cabinet. Outre Leonie Banga-Bothy et Mahamat Kamoun, on retrouve plusieurs personnalités proches, ou réputés proches, de l'ancien régime Séléka.

 

Deux généraux de l'ex-rébellion, Ousman Mahamat et Abdoulaye Hissene (leader de la Convention des patriotes pour la justice et la paix, CPJP) ont été respectivement nommés ministre conseiller en matière de Travaux publics et des transports, et ministre conseiller en matière de la Jeunesse et des sports. Mahamat Gamar conserve son poste de conseiller spécial, tout comme le général de brigade José Galothy Bidanda qui demeure chef d'état-major particulier.

 

Plusieurs membres du gouvernement de l'ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye font également partie du cabinet de la présidence : Bruno Yapande, ministre conseiller en charge des Organisations socio-culturelles internationales, et Paul Doko, ministre conseiller en matière de l'environnement, de l'écologie et du développement durable.

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Par Vincent Duhem

Lu pour vous : Centrafrique : Samba-Panza se rendra au Congo pour son premier déplacement à l'étranger
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Centrafrique-Presse.com
7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 00:11

 

 

 

 

 

 

Par   http://www.lefigaro.fr/    Mis à jour 

 

 

Un homme au prénom musulman a été mis à mort après une revue militaire en présence de la nouvelle présidente, à Bangui.

 

La scène a duré de longues minutes pendant lesquelles des soldats de l'armée régulière, certains en uniforme, ont lynché à coups de pieds, de briques, de barres de fer l'un des leurs, accusé d'être un ancien Séléka, la rébellion à majorité musulmane. L'assassinat, mercredi en plein jour et en public, a engendré une fureur et un plaisir effarant dans la troupe. La vue du corps démembré a fait l'effet d'une fête.

 

Ce massacre d'un homme mercredi à Bangui n'était pas un simple massacre de plus dans une ville qui en a déjà connu beaucoup. C'est le symbole d'un pays qui ne parvient pas à calmer ses esprits, à juguler les vengeances. «C'est un drame, un mauvais signal. Je ne comprends même pas comment on peut être aussi bête et aussi méchant», assure, affligé, un officier français.

 

Car la haine a surgi quelques minutes à peine après une longue et belle cérémonie. Dans le matin, 3 000 à 4 000 soldats de l'armée nationale (Faca) avaient été convoqués pour retrouver leur rôle après avoir été défaits par la Séléka. La présidente Catherine Samba-Panza avait longuement passé en revue ces hommes qui, pour beaucoup, avaient passé des mois terrés, redoutant d'être repérés par la Séléka. «Je suis fière de vous», leur a lancé la chef de d'État avant de leur promettre «l'aide de la France et de la communauté internationale» pour les réarmer. La présence à ses côtés des chefs de la Misca, la force africaine, et de «Sangaris» donnait corps à ses paroles. Tous semblaient convaincus.

 

Ce lynchage qui brise les espoirs d'apaisement en Centrafrique
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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 00:05

 

 

 

 

 

 

http://www.aed-france.org/   Le 6 février 2014

 

 

Dieudonné est un jeune prêtre du diocèse d’Alindao. En mars 2013, les rebelles de la Séléka ont attaqué sa paroisse. Menacé de mort, il a été obligé de s’enfuir dans une pirogue, comme d’ailleurs la majorité de ses paroissiens. Ils ont traversé le fleuve Mbomou, débarqué sur l’autre rive en République démocratique du Congo et comptent parmi les plus de 80 000 Centrafricains obligés de fuir dans les pays voisins. 600 000 autres habitants du pays sont déplacés à l’intérieur même de la Centrafrique. Une quantité inouïe, vu que la population totale de la République centrafricaine atteint à peine 4,5 millions d’habitants.

 

Quelques mois plus tard, le Père Dieudonné a pu retourner dans sa paroisse. Le 5 décembre a marqué le début des attaques contre Bangui, qui ont coûté la vie à plus de 500 personnes en trois jours. Le 8 décembre, le Père Dieudonné se trouvait chez ses parents lorsqu’il vit un grand groupe d’hommes excités qui voulaient attaquer les magasins de commerçants musulmans. Sans hésiter, il a téléphoné au chef du quartier et ensemble, ils ont tenté de calmer les jeunes gens et de les empêcher d’agresser des musulmans. Plusieurs chrétiens se sont postés devant les maisons et les magasins des musulmans afin de les protéger. Depuis des semaines, le Père Dieudonné prêche durant la messe pour calmer les esprits et rappeler aux chrétiens que la violence et la haine sont absolument contraires à l’Évangile. Avec son confrère ils ont organisé dans la paroisse deux journées de réconciliation pour les chrétiens et les musulmans. Il désigne une affiche sur le tableau noir de sa paroisse, portant la devise : « Chrétiens et musulmans : le même sang, la même langue, le même pays ».

 

Musulman, protestant et catholique : chemin vers la paix

 

Le Père Dieudonné n’est pas le seul à agir. Le musulman Oumar Kobine Layama est imam et président de la communauté islamique de Centrafrique. Conjointement avec lui, l’archevêque catholique Mgr Dieudonné Nzapalainga et lepasteur Nicolas Guérékoyame-Gbangou, leader religieux protestant, ont créé début janvier un groupe interconfessionnel pour la paix. Lorsque la moitié du pays était occupée par les rebelles de la Séléka, les trois hommes ont mené des missions pour la paix. À l’intérieur du pays, ils ont agi comme médiateurs entre les différentes parties pour éviter que les conflits n’engendrent une guerre ouverte.

 

Menacé de mort pour promouvoir la réconciliation

 

Quand les rebelles de la Séléka ont occupé Bangui et se sont emparés du pouvoir, l’imam Layama s’est retrouvé dans une situation personnelle difficile : de nombreux musulmans centrafricains ont voulu prendre le pouvoir, et ont ouvertement coopéré avec les rebelles de la Séléka. Or Oumar Kobine Layama est convaincu que musulmans et chrétiens doivent vivre en paix et dans le respect réciproque. Pour les rebelles de la Séléka, l’imam est devenu gênant, lui qui affirme dans ses prêches : « Ce que vous faites – voler, tuer, violer des femmes et terroriser les gens – est totalement contraire à ce que Dieu exige de nous dans le Coran ». En août 2013, il a reçu un appel téléphonique dans son bureau, émanant du général Noureddine Adam, le redouté numéro deux de la Séléka, qui l’a averti : « Arrête de prendre parti pour les chrétiens et de nous critiquer. Sinon, il te faudra vivre avec les conséquences. » Lorsque la violence a submergé Bangui le 5 décembre 2013, et causé la mort de 500 personnes en trois jours, l’imam Layama s’est réfugié chez son ami l’archevêque. Les extrémistes des deux partis avaient menacé de le tuer. Depuis, il n’a de cesse d’appeler au calme et à la réconciliation. Oumar Kobine Layama a invité ses frères musulmans à remettre les armes s’ils en possédaient. Beaucoup d’entre eux n’ont pas compris son point de vue.

 

Le conflit en Centrafrique n’a pas de motivation religieuse, mais constitue un affrontement social et politique. La violence et la haine sont attisées par ceux qui souhaitent le déclenchement d’hostilités entre les musulmans et les chrétiens ; ces circonstances ne cessent d’engendrer des situations critiques pour les citoyens du pays. L’archevêque, le pasteur et l’imam sont trois voix courageuses qui exhortent infatigablement à la paix ; ce faisant, les trois hommes courent de grands risques. Nul doute que les centaines de personnes qui ont perdu la vie à Bangui ces derniers jours, auraient été bien plus nombreuses encore s’il n’existait pas des hommes courageux comme ces trois dignitaires ou comme le jeune abbé Dieudonné.

CENTRAFRIQUE : « Chrétiens et musulmans, même sang, même langue, même pays … »
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 23:45

 

 

 

ALLIANCE  DES  FORCES  DEMOCRATIQUES

 POUR  LA  TRANSITION

(AFDT)

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DECLARATION N°004/2014

 

 

Depuis le 05 décembre 2013, notre pays la République Centrafricaine connait un nouveau cycle de violences, jamais vécu par ses filles et fils, avec des manifestations asymétriques à Bangui et à l’intérieur du pays.

 

A Bangui, quasiment tous les jours, des milices armés de machettes et de mitraillettes se livrent en toute impunité et en bandes organisées à des attaques de certains  quartiers  de Bangui et de Bégoua. Ces attaques sont souvent suivies d’exécutions sommaires avec des mutilations des corps de victimes, et des pillages. Ces opérations criminelles sont camouflées par des prétextes d’affrontements intercommunautaires alors que leurs motivations sont le vandalisme à grande échelle,  la déstabilisation insidieuse de la Transition et la restauration de l’ordre ancien. Les populations civiles, prises au  piège au milieu du chaos, ont fui leurs maisons pour se refugier sur des sites jugés plus rassurants.

 

A l’intérieur du pays, deux situations préjudiciables à l’unité, à  la concorde nationale, à la paix, et à  la sécurité du pays prévalent :

 

  • D’une part, dans la moitié Est du pays, les combattants de l’ex-coalition Séléka ont repris leurs positions dans les villes et les axes routiers, se substituant à  l’Administration dans son ensemble, et  particulièrement à l’administration économique et financière;
  •  
  • De l’autre, dans la partie ouest, c’est au tour des milices Anti-Balakas d’occuper des villes et des axes routiers, suite au retrait des combattants de l’ex-coalition Séléka, se substituant également dans les mêmes conditions à l’Administration.

 

En clair, notre pays est de fait bien divisé en deux parties, échappant ainsi au contrôle de l’autorité centrale. Les troubles savamment orchestrés tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, ont pour conséquences immédiates le déplacement continu des populations avec leurs conséquences humanitaires, les litanies quotidiennes des massacres collectifs, ainsi que l’arrêt de toutes les activités économiques, administratives et sociales.

 

Au regard de cette très grave situation, l’AFDT, consciente de ses responsabilités historiques dans le cadre de son engagement à soutenir politiquement le processus de transition en cours, est dans l’obligation  de soumettre à l’attention des autorités politiques nationales, ainsi qu’à la communauté nationale et internationale, ces propositions-contributions à court et à moyen terme pour la stabilisation de notre pays.

 

Compte tenu de ce qui précède, l’AFDT recommande les actions suivantes :

 

  1.  La totalité des éléments des forces de la police et de la gendarmerie nationales centrafricaines doivent être convoquées, recensées, et rééquipées avec leurs dotations traditionnelles en armement et en logistique, avant d’être immédiatement réaffectées dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie tant à  Bangui que dans les villes de province pour travailler, de concert avec les forces internationales, au retour à la sécurité et à la paix. Outre l’avantage de la connaissance du terrain et du milieu humain, le transfert de connaissances et de compétences dont nos forces ont besoin pour leurs missions traditionnelles pourra se faire dans des situations concrètes.
  2.  La même opération, qui a déjà commencé pour les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), doit se poursuivre  avec leur recensement strict et leur cantonnement fixe dans les casernes, puis leur répartition dans des unités militaires  reconstituées. Ces unités reconstituées  doivent participer à la sécurisation de Bangui et  des villes de province, aux cotés des forces internationales. Cette expérience de terrain accroitra leur aguerrissement et raffermira le processus à venir de renforcement des capacités de nos forces armées nationales.

L’AFDT rappelle que c’est de l’absence de volonté politique des autorités de l’époque dans l’exécution de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), pourtant soutenue par la Communauté internationale, qui est à  la base de la déliquescence de nos Forces de Défense et de Sécurité.

  1.  L’opération de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion- Rapatriement (D.D.R.R) doit être mise en place immédiatement pour prendre en charge dès maintenant toutes les forces non-conventionnelles qui maintiennent une pression médiatique, politique et sécuritaire sur le processus de transition. Seules des opérations efficaces de désarmement et de cantonnement des forces rebelles permettront le retour dans leurs foyers des déplacés internes et des refugiés, le redéploiement de l’administration, la libre circulation des personnes et des biens, la reprise de l’activité économique et les échanges extérieurs vitaux pour notre pays enclavé.

L’AFDT rappelle que ce sont les atermoiements et les prévarications du régime ancien sur le Programme D.D.R. initié en 2008 qui sont à la base de son échec et à la source de la reconstitution des forces rebelles qui se sont finalement emparées du pouvoir de l’Etat. C’est pourquoi, le choix des responsables du Programme D.D.R.R  doit s’inspirer de celui de l’Autorité Nationale des Elections, afin de s’assurer de leur intégrité et de leur efficacité.

  1. L’AFDT remercie les forces internationales MISCA et SANGARIS pour leur abnégation dans la lutte pour la paix dans notre pays et, pour maximiser leurs efforts, l’AFDT soutient l’appel du gouvernement pour la mise en place rapide d’une Opération de Maintien de la Paix (OMP) sous l’égide de l’Organisation des Nations-Unies.  La transformation de la MISCA en forces des Nations Unies permettra au peuple et au gouvernement centrafricains de bénéficier de manière optimale de l’expérience et de l’expertise de cette institution afin de parachever la reconstitution rapide et efficace des fonctions régaliennes de l’Etat centrafricain (défense, sécurité, justice, administration, etc.)
  2. L’AFDT demande la réactivation de la Commission d’Enquête Judicaire mis en place afin de connaitre des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et  des crimes économiques perpétrés dans notre pays, car l’impunité est à la base  de la situation d’instabilité récurrente dans notre pays. L’AFDT demande à tous les pays amis et frères de la RCA de ne pas servir de refuge ni de tremplin à des criminels notoires et d’aider la justice en RCA, prélude indispensable à tout processus de réconciliation nationale.
  3. De même l’AFDT condamne fermement les appels à  la partition du pays et demande au gouvernement de prendre ses responsabilités, conformément à  la loi, en ouvrant systématiquement des enquêtes et procédures judiciaires contre toutes personnes appelant à la division et à la sécession de notre pays, ainsi que contre toutes personnes ou groupes de personnes appelant publiquement à la haine, au meurtre et à l’assassinat collectif d’une partie du peuple centrafricain.
  4.  L’AFDT demande au gouvernement de créer toutes les conditions nécessaires au retour en RCA de tous les étrangers rapatriés dans leurs pays, ainsi que celui de tous nos compatriotes des différentes communautés refugiés, afin de ne pas consacrer une division communautariste aux conséquences incalculables. Il est du devoir de tout centrafricain d’ouvrer en vue de préserver l’unité et l’intégrité de la République centrafricaine.

8- L’AFDT considère comme une priorité absolue le retour des déplacés internes dans leurs foyers respectifs et exhorte le gouvernement à satisfaire cette exigence.

 

Enfin, l’AFDT présente à nouveau à toutes les familles éprouvées ses condoléances les plus attristées, ainsi que sa compassion pour toutes ces épreuves.

 

 

                                                  Fait à Bangui, le 6 février 2014

 

Le Président de la Conférence des Présidents

 

           Martin ZIGUELE

DECLARATION N°004/2014 DE L'ALLIANCE  DES  FORCES  DEMOCRATIQUES   POUR  LA  TRANSITION (AFDT)
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:26

 

 

 

 


PARIS AFP / 06 février 2014 16h42 - Une prolongation du mandat des forces françaises en Centrafrique par l'ONU au-delà de la période initiale de six mois est vraisemblable, a estimé jeudi le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

C'est vraisemblable, mais on va aviser en temps utile, a déclaré M. Le Drian, interrogé par la radio RTL sur cette prolongation de la mission des forces françaises, autorisées le 5 décembre par l'ONU à rétablir le calme en Centrafrique, avec une clause de révision de six mois.


Nous avons un mandat des Nations unies pour six mois. Après, il est renouvelable. Il faut qu'à la fin de l'histoire il y ait une mission des Nations unies elles-mêmes, c'est-à-dire que les Casques bleus viennent, sinon ce pays, qui est soumis à des atrocités régulières, risque de tomber dans le chaos et c'est très dangereux qu'un pays au centre de l'Afrique, à proximité des zones à risque comme le Sahel, la Corne de l'Afrique et les Grands Lacs, s'effondre, a déclaré le ministre.


Quelque 1.600 militaires français sont déployés en Centrafrique.


La résolution adoptée le 5 décembre prévoit la préparation de la transformation éventuelle de la mission africaine (Misca), présente au côté des forces françaises, en une opération de la paix des Nations unies.


Interrogé sur la situation, M. Le Drian a répondu: On revient de très loin. On a même évité le pire dans ce pays d'un peu plus de 4 millions d'habitants où le quart de la population est déplacé, où il y a des exactions depuis plus d'un an, des massacres à répétition, des situations dramatiques, épouvantables, avec une situation humanitaire catastrophique.

Notre rôle a permis de faire baisser la tension sur Bangui, il a permis aussi progressivement à la force africaine de s'installer mais on est encore loin du compte. A Bangui, la situation est à peu près stabilisée même s'il y a encore des exactions régulières. Sur le reste du territoire, c'est beaucoup plus compliqué.


A partir du moment où la force européenne va arriver, où la force africaine commence à se structurer - il y a 6.000 militaires africains actuellement -, on pourra être plus présent sur l'ensemble du territoire centrafricain pour, là-encore, par notre seule présence et par les patrouilles que nous faisons, faire baisser la tension et préparer la transition politique censée déboucher sur des élections, a ajouté M. Le Drian.

Dans le cadre d'une tournée africaine, le ministre sera à Bangui le mercredi 12 février. Il effectuera au préalable une visite dimanche 9 février à N'Djamena et lundi 10 et mardi 11 à Brazzaville, selon son ministère.


Il s'agira de la troisième visite en Centrafrique de Jean-Yves Le Drian depuis le début de l'opération militaire française pour tenter de stabiliser ce pays.


Selon l'état-major des Armées françaises, les soldats français interviennent de plus en plus hors de Bangui.


A mesure où nous entrons en province, nous amenons avec nous la Misca qui prend en compte de nouvelles zones de responsabilités, a précisé lors d'un point-presse le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron.


Les forces françaises sont notamment présentes à Bossangoa, Bossembélé, Yaloke, dans l'ouest de la RCA, mais elles sont aussi intervenues depuis fin janvier à M'Baiki et Boda, à l'ouest de Bangui, parce qu'il y avait des suspicions d'exactions à l'encontre de la population civile, ou encore à Sibut, à l'est, a précisé le porte-parole.

En vertu de la Constitution française, qui prévoit de la consulter pour toute opération excédant quatre mois, l'Assemblée nationale est appelée à voter le 25 février sur une prolongation de la mission des militaires français en Centrafrique.



(©) 

Centrafrique: prolongation vraisemblable par l'ONU du mandat français au-delà de six mois
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