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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 12:05
Déclaration du Porte-Parole du Gouvernement
Déclaration du Porte-Parole du Gouvernement

 

 

 

Le gouvernement a appris avec stupéfaction sur les ondes de RFI les déclarations de Abdoulaye HISSEIN et de Moustapha SABOUN mentionnant qu’une rencontre a été organisée mercredi dernier à Kaga Bandoro, entre le FPRC de Nourredine ADAM et les anti-balakas fidèles à l’ancien président BOZIZE, en présence de la communauté internationale.

 

Il y a lieu de relever ici que tous ces individus sont impliqués dans le coup d’Etat manqué du 26 Octobre dernier, et n’ont pas encore renoncé à leur funeste projet de déstabilisation des autorités de la transition et de prise de pouvoir par la force. Le Gouvernement porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que les perpétuelles menaces de descente des forces du FPRC et leurs acolytes sur Bangui dans le but de prendre le pouvoir au motif du prétendu échec de la transition sont toujours pendantes.

 

Le Gouvernement voudrait rappeler que Nourredine Adam et ses acolytes sont les premiers responsables du chaos généralisé que connait aujourd’hui notre pays. C’est d’ailleurs leur incapacité à arrêter les tueries, les massacres et les tortures infligés au peuple centrafricain qui les a poussés à la démission. Faire de Bozizé et de Djotodja une solution à la crise centrafricaine qu’ils ont eux-mêmes enfantée est une insulte à ce peuple.

 

Il est également important de préciser que ces ennemis de la paix qui circulent librement au grand dam du gouvernement de transition et du peuple centrafricain, font pourtant l’objet de mandats de justice, sans préjudice des procédures internationales déjà engagées. Ces mandats ont été transmis à la MINUSCA pour être exécutés, ce conformément aux résolutions du conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Le Gouvernement ne s’explique pas cette rencontre à laquelle il n’a pas été associé. Il déplore le fait qu’au lieu d’exécuter lesdits mandats de justice, une délégation de représentants de la communauté internationale a préféré se rendre à Kaga Bandoro pour rencontrer Nourredine Adam et ses acolytes, bourreaux du peuple centrafricain.

 

Le Gouvernement se félicite de la vigoureuse action des forces internationales à Sibut et les exhorte à barrer définitivement la route à ces aventuriers.

 

le Ministre de la Justice, Porte-Parole du Gouvernement


Dominique SAÏD-PANGUINDJI

Déclaration du Porte-Parole du Gouvernement

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 11:21

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

CP/SPK#055/2015

 

 

 

6 novembre 2015 – Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, estime que la priorité actuelle est le renforcement des forces de sécurité intérieure (FSI) centrafricaines pour répondre aux défis sécuritaires actuels, tout en précisant que la question des Forces armées centrafricaines (FACA) devra se faire dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) dans le pays.

 

Le Représentant spécial et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) s’adressait mercredi à la presse, au lendemain d’un discours à la nation du Chef de l’Etat de la Transition, Catherine Samba-Panza, qui a demandé que les forces armées, la gendarmerie et la police puissent se joindre aux forces internationales, y compris la Minusca pour combattre la violence qui frappe Bangui depuis une semaine.

 

Onanga-Anyanga a affirmé que «la demande du chef d’Etat de la transition a été bien reçue par les Nations Unies» et qu’elle avait été communiquée à la Présidente du Comité des sanctions à New York, concernant le renforcement des FSI.

 

«Les autorités nous ont également fait part de leur volonté de faire en sorte que l’effort conjoint qui va être mené le soit prioritairement avec les forces de sécurité intérieure, parce que les difficultés auxquelles le pays fait face aujourd’hui sont des difficultés de sécurité intérieure», a indiqué Onanga-Anyanga, ajoutant que des discussions techniques ont été déjà engagées avec les forces de sécurité intérieure sur «cette collaboration gendarmerie/police pour répondre à ce besoin de sécurisation de la ville de Bangui». 

 

Le Représentant spécial a souligné que le Comité des sanctions décidera sur la «demande précise» des autorités, tout en soulignant que le rôle des FACA, en ce moment de la crise, ne serait peut-être pas prioritaire puisque le pays ne fait face à aucune menace extérieure.

 

Pour Onanga-Anyanga, les FACA doivent d'abord se transformer en une force républicaine, ethniquement équilibrée, respectueuse des droits de l’Homme avant d’être réhabilitée.

 

__________

Bureau de la Communication et de l'information publique 

MINUSCA                                                              

https://minusca.unmissions.org

@UN_CAR​​​

LE CHEF DE LA MINUSCA: «LA PRIORITE AUJOURD’HUI CE SONT LES FORCES DE SECURITE INTERIEURE»

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 04:59

 

 

 

http://www.mediaterre.org/ 6 novembre 2015 

 

En juillet, la Banque mondiale a mobilisé 20 millions de dollars pour aider le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) à créer des emplois grâce à la mise en œuvre de travaux d’entretien routier. Le projet financé par l’Association internationale de développement (IDA), va profiter à 35 500 habitants des zones rurales de la RCA en procurant des revenus aux familles, en améliorant les moyens de transport et en facilitant l’accès aux marchés et aux services sociaux de base.

 

De façon concrète, il est question de fournir des emplois temporaires aux personnes vulnérables dans l’ensemble du pays, à l’exception de la capitale, Bangui, pour faciliter le redressement socioéconomique du pays ainsi que la consolidation de la paix. «Une occasion unique de stabilisation et de redressement s’offre aujourd’hui à la RCA à la faveur de la poursuite de la mission de maintien de la paix des Nations Unies depuis septembre 2014 et de l’appel pressant lancé par le gouvernement et la population à la Banque mondiale pour qu’elle poursuive son action dans le pays et offre de nouvelles opportunités économiques aux populations vulnérables», déclare Jean-Christophe Carret, responsable des opérations pour la République centrafricaine à la Banque mondiale. 

 

Le projet qui a pour nom LONDO («debout» en sango, l’une des deux langues officielles de la RCA), prévoit le versement d’allocations aux couches cibles qui accompliront 40 jours de travail chacun. L’approche de la haute intensité de main-d’œuvre sera mise à contribution dans ce cadre. Ce programme d’emploi à court terme, poursuit Jean-Christophe Carret, va donner aux personnes vulnérables, la possibilité d’exercer des activités et un rôle productifs, favoriser le rétablissement de la confiance entre l’État et les citoyens.   

 

Le projet LONDO bénéficie de la collaboration entre la Banque mondiale et plusieurs autres partenaires internationaux, à savoir la Mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique (MINUSCA) et l’Agence française de développement (AFD).

 

RCA : 20 millions de dollars de la Banque mondiale pour la création d'emplois

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 04:52
Nouredine Adam menace de marcher sur Bangui

 

 

BUREAU EXECUTIF NATIONAL

PRÉSIDENCE

 

N° 00413 /FPRC/BNP.

 

 

Déclaration No 413/04/11/15 de la Coalition SÉLÉKA pour la Refondation inclusive des FACA et non la Réhabilitation

 

Dans sa déclaration, je le cite : Le Conseil National de Transition (CNT, le parlement provisoire) a exigé ce mardi 3 novembre 2015 la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA), conformément à l'adresse du Chef d’État de Transition, Catherine Samba Panza à la nation. Cette réaction fait suite à cette énième montée de violences à Bangui, la capitale centrafricaine (Centrafrique presse).

 

Les responsables présumés d’insécurité et des tueries en République Centrafricaine avec preuve à l’appui depuis presque 2 ans sont : Catherine Samba Panza, Alexandre-Ferdinant N’Guendet et Mahamat Kamoun.

 

Nous disons ceci : - Non pour la Réhabilitation des FACA

 

·         Oui pour la Refondation inclusive des FACA.

 

Dans le cas contraire, nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoins et nous prendrons toutes nos responsabilités et nous allons marcher sur Bangui.

 

Fait à Kaga Bandoro, le 04/11/15

 

Le 1er Vice-président

 

Général NOUREDINE ADAM

 

Ancien Ministre D’État

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 04:37

 

 

 

http://www.radiookapi.net/  ven, 06/11/2015 - 17:00

 

Les Anti-balaka, milices d'auto-défense des paysans centrafricains, sont signalés sur le sol congolais. D’après le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, ces miliciens qui s’opposent aux rebelles Seleka de la RCA, ont fait leur incursion depuis le 28 octobre dernier dans les sites des réfugiés centrafricains dans les territoires de Bosobolo et Mobayi-Mbongo au Nord-Ubangi.

 

Les Anti-balaka ont profité de l’absence des FARDC dans certaines localités pour commettre des exactions dans quelques sites de réfugiés. Ils sont retournés en Centrafrique sans être inquiétés.

 

Selon le HCR, vingt-huit éléments Anti Balaka ont traversé la frontière congolaise et ont tiré des coups de feu en l’air, contraignant le petit nombre de policiers, les autochtones et les réfugiés à fuir dans la forêt.

 

C’est la deuxième incursion du genre dans deux semaines à Mobayi-Mbongo, ajoute la même source, après celle du 13 octobre à Ngapo-Rive, où les Anti-balaka avaient torturé et pillé les biens des réfugiés, avant de regagner leur base en RCA.

 

Une autre incursion avait été signalée, toujours le mois dernier à Bosobolo, au Site Kimia, en amont de Gboduna.

 

Les Anti-Balaka avaient perquisitionné ce site et emporté des articles que le Comité international de la Croix rouge (CICR) et Médecins sans frontières (MSF)/Espagne avaient distribués à ces réfugiés.

 

Depuis l’escalade des violences en République centrafricaine, des réfugiés centrafricains continuent d’affluer vers la frontière congolaise.

 

Face à cette insécurité grandissante, l’administrateur de Mobayi-Mbongo indique que deux mille réfugiés centrafricains, qui vivent dans des familles d’accueil, auraient souhaité leur relocalisation vers d’autres sites. Ce qui, selon eux, permettrait de les soustraire des velléités des Anti-Balaka.

 

Pour le HCR, il est difficile de répondre à cette requête par manque de financement.​

RDC: une incursion des Anti-balaka signalée au Nord-Ubangi

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 04:25

 

 

 

http://www.ouest-france.fr/  PAR FRÉDÉRIC SALLE 06 Novembre

 

La Nazairienne de 21 ans repart dans quelques jours en Centrafrique, pays miné par la guerre et la misère. Là-bas, pour une toute petite ONG, elle recherche les familles des enfants de la rue.

 

Lorsqu’elle raconte le début de sa journée, Justine Guidoux en dit déjà beaucoup sur sa nouvelle vie en Centrafrique. « J’arrive au centre le matin, vers 8 h, et les enfants courent derrière la voiture en criant : « Maman Justine, Maman Justine » Dire bonjour à tout le monde, ça peut prendre une bonne heure. » La jeune femme de 21 ans est à Saint-Nazaire pour quelques jours en famille, mais son avenir et ses projets sont à Bangui. La fondation « Voix du cœur », une petite organisation non gouvernementale aux faibles moyens, l’attend avec les 60 garçons et filles de 5 à 18 ans qui y sont hébergés. Des enfants de la rue qui ont trouvé momentanément un toit et beaucoup d’aide. Dans cette capitale de la Centrafrique qui entasse près d’un million d’habitants, ils sont 6 000 selon l’estimation officielle.

 

Éducatrice

 

Depuis le coup d’État de 2013, le pays est rongé par la guerre. L’intervention de l’armée française et le déploiement de casques bleus assurent une stabilité minimale entre deux poussées de fièvre : exactions, fausses croyances, sentiment anti-français. Justine Guidoux connaissait le tableau. Son compagnon, Anthony Fouchard, autre jeune Nazairien, journaliste, est installé là-bas depuis 2014. Correspondant de RFI, France 24 et de Ouest-France, il lui a présenté les intervenants de la fondation « Voix du cœur », affaiblie par le manque de bénévoles.

 

Diplôme d’éducatrice spécialisée en poche en juin dernier, Justine a choisi de se donner « une année sabbatique ». De juillet à octobre, elle a commencé sa mission, « seule Occidentale parmi les bénévoles », avec un sens du contact qui a fait mouche auprès des enfants perdus. « La destruction de la cellule familiale est une conséquence des conflits. Le double mariage fait que des enfants de la première femme sont parfois rejetés. D’autres ont perdu leurs parents lors des déplacements de population. » Sa mission donc ?« Reconstituer la véritable histoire de l’enfant, savoir s’il est prêt au retour. Il faut prendre contact avec sa famille, comprendre si elle veut l’accueillir, le scolariser. »

 

Détective

 

Dans les rues en terre de Bangui, l’éducatrice doit aussi enfiler le costume de « Justine détective », chercheuse de parents. « On embarque le gamin sur la moto dans les étroites ruelles et on cherche la bonne porte à partir de ce qu’il a raconté. » Le quotidien est prenant, « les sentiments à fleur de peau. Les enfants peuvent être surpris que je leur parle doucement. » Certains préfèrent aller« à la lutte » qu’à l’école. La « lutte », c’est un regroupement d’enfants des rues qui mendient. L’argent collecté ou la nourriture sont aussitôt partagés dans cette hyper-organisation de la survie. « Ils n’ont connu que la guerre. Certains ont vu des atrocités. Leurs jouets, ils les sculptent dans la terre argileuse. Ce ne sont que des blindés et des avions de guerre. »

 

La dureté de la situation aurait pu la faire fuir. Le ravitaillement en produits de première nécessité est chaotique. Et la vie est dangereuse à Bangui, certains quartiers désormais infréquentables.« Ces quatre mois, c’était un test. Je me suis adaptée. » Alors elle va y retourner, mi-novembre avec son projet « Je suis un enfant de la rue » pour lequel elle a ouvert une plate-forme de financement (1). Justine a collecté 2 000 €, « presque mon objectif », en attendant une éventuelle bourse sollicitée à la mairie de Saint-Nazaire.

 

« On encaisse »

 

La fondation « Voix du cœur » n’a pas de quoi rémunérer les intervenants. Et les ONG internationales, débordées sur les immenses camps de réfugiés, n’ont pas de moyens à donner pour sauver ces enfants. « Finalement, ils n’intéressent personne », dit Justine. Alors, elle va y retourner. Avec ses cahiers et ses crayons de couleur, son cœur gros et sa bonne vieille volonté de demoiselle devenue « Maman Justine ». Avec l’espoir d’être utile au milieu du fracas. Comme lorsqu’elle a accompagné deux enfants venus dans la jungle urbaine pour une vie meilleure, mais accusés de sorcellerie et menacés de mort. « Il a fallu trouver un avion pour qu’ils retrouvent leurs parents en brousse. Ici, on encaisse. Et puis il y a des petites victoires comme ça. »

 

 (1) Il est encore temps d’aider Justine Guidoux à boucler son projet sur http://fr.ulule.com/reinsertion-bangui/

 

Lu pour vous : Justine, une détective pour les enfants de Bangui

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 21:40

 

 

INVITÉ AFRIQUE SOIR

 

 

 

Par Pierre Pinto  RFI  vendredi 6 novembre 2015

 

Cette semaine, la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba-Panza a eu des mots très durs à l'encontre de la Minusca, la Mission des Nations unies en RCA, qualifiant ses efforts pour sécuriser Bangui « d'insuffisants ». Les autorités de transition centrafricaines demandent d'ailleurs une plus grande implication des forces de défense et de sécurité (police gendarmerie et armée). Le CNT demande même le réarmement des militaires, les FACA, alors que le pays est sous embargo sur les armes. Parfait Onanga-Anyanga, le patron de la Minusca, est notre invité. Il répond aux questions de Pierre Pinto.

 

« Ce dont la Centrafrique a aujourd'hui besoin au fond, c'est de renforcer les capacités de ses forces de sécurité intérieure. Nous parlons ici de la police et la gendarmerie. »

RCA: le chef de la Minusca «comprend» le constat de Catherine Samba-Panza

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 21:10

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  vendredi 6 novembre 2015 13:13

 

Au cours d'une conférence de presse ce vendredi 6 novembre 2015 à Bangui, l'Alliance des Évangéliques en Centrafrique (AEC) a renouvelé son soutien à la réhabilitation des Forces Armées centrafricaines (FACA). Le redéploiement des FACA est un impératif pour une sortie de crise en Centrafrique. 


« La question de la réhabilitation des FACA n'est plus une question à soumettre au débat, c'est une nécessité et nous l'exigeons en tant que responsables d'église parce que nous avons vu des gens passer dans des quartiers, incendier et détruire des maisons, piller des biens sous le regard inactif des forces internationales. Nous disons, si c'est pour continuer comme ça, c'est pour enrayer la Centrafrique de la carte du monde. Les FACA sont là, nos officiers supérieurs sont là, occupent des postes de responsabilité dans ce pays. Alors pourquoi ne pas ramener ceux-là qui avaient vocation de protéger les populations, les mettre à leur poste ?», s'est interrogé Pasteur Nicolas Nguérékoyamé-Gbangou, président de l'AEC. 


Alors qu'une partie de la population réclame à cor et à cri la réhabilitation des FACA, le Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de Centrafrique (RPRC), branche de l'ex-Séléka basée à Bambari, propose la refondation de l'armée nationale. Son chef d’état-major, le général Joseph Zoundéko, rejette purement et simplement  l'idée du réarmement des FACA.

 
« Je proteste contre la réhabilitation des FACA pour des raisons suivantes : à chaque attaque au PK5, on retrouve les FACA avec leurs grades. Pour moi, je considère que ce sont les ex FACA qui combattent. Au lieu de réarmer les FACA, il vaut mieux sélectionner les ex-combattants Séléka et Antibalaka. Je demande à la communauté internationale de prendre ses responsabilités car ils ont une mission, instaurer la paix en Centrafrique, protéger les populations civiles. Aujourd'hui en Centrafrique, les musulmans et les chrétiens souffrent. Leur mission, c'est de sécuriser ces populations ».


Le Gouvernement dénonce l'ultimatum du CNT


Dans un communiqué gouvernemental publié jeudi 5 novembre 2015 à Bangui, l’exécutif de la Transition, à travers son porte-parole le ministre de la Justice Dominique Saïd Panguindji, qualifie la déclaration d'Alexandre Ferdinand Nguéndet, président du Conseil National de Transition CNT, d'accusation sans fondement. 


« Se plaçant ostentatoirement au-dessus de l'Exécutif, il accuse à tort d'incompétence et de haute trahison, devant la détresse du peuple centrafricain et les tueries à répétition. Le président du Conseil National de Transition a franchi le rubicond allant jusqu'à lancer au Gouvernement un ultimatum illégitime d'une semaine pour le réarmement immédiat des FACA, tout en essayant insidieusement de soulever la population et d'en appeler à la sédition des forces de défense et de sécurité de notre pays », a souligné le ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement, Dominique Saïd Panguindji. 


Selon le porte-parole du Gouvernement, la déclaration d'Alexandre Ferdinand Nguéndet est démagogique. « Demander de manière spectaculaire le réarmement des FACA est non seulement irresponsable et démagogique, mais c'est surtout ignorer les résolutions des nations Unies plaçant notre pays sous embargo et donc dans l'impossibilité d'acquérir ou de recevoir des matériels militaires au profit des forces de défense et de sécurité », relève le Ministre.


Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement affirme que la déclaration du président du CNT témoigne des complots ourdis contre l’exécutif de la transition. « Ces agissements malheureux et opportunistes sont l'expression flagrante du complot qui continu d'être ourdi contre l'exécutif et le peuple centrafricain. Ils ont pour but d'empêcher les avancées positives vers le retour à l'ordre constitutionnel dans notre pays, sachant que ce retour à l'ordre constitutionnel mettra immédiatement fin aux ambitions démesurées de leurs auteurs et complices à l'avenir politique incertain », a conclu M. Saïd Panguindji.


Ouverture d'une procédure judiciaire par le barreau centrafricain


Le barreau centrafricain n'est pas resté en marge des derniers événements survenus dans le pays. Ses membres se sont réunis ce jeudi en assemblée générale. A l'issue de cette rencontre, ils ont mis en place un comité chargé de recenser les divers crimes et violences partant du 26 septembre 2015 en vue des procédures judiciaires. 

« Nous avons, au sortir de cette assemblée générale, un comité ad-hoc mis en place avec des missions précises qui vont permettre d'avoir des éléments d'information sur les différentes exactions, les atrocités, les cas de violence graves qui ont été commis, les documenter pour nous permettre d'envisager les poursuites en justice même s'il le faut sur le plan international », a expliqué, Jean Hilaire Zoumaldé, bâtonnier des avocats centrafricains.

Réarmement des FACA : les points de vue divergent

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 16:20

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 6 NOVEMBRE 2015

 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) appelle au respect de la vie et de la dignité humaine. C’est la substance d’un communiqué de presse rendu public ce jour et lu par le chef de la Délégation CICR en Centrafrique, Jean François Sangsue, en marge d’une réunion d’échanges avec la presse.

 

Cet appel intervient après les  violences qui ont paralysé la capitale et certaines villes de provinces.  Le CICR se dit vivement préoccupé par l’intensification des combats entre groupes armés ainsi que par des violences intercommunautaires impliquant divers porteurs d’armes en Centrafrique. « Il appelle toutes les parties au conflit, tous les responsables de groupes armés et tous les porteurs d’armes à respecter la vie et la dignité humaine, à épargner la population civile et à faciliter une action humanitaire neutre, indépendant et impartiale », rapporte Jean François Sangsue.

 

« Depuis fin septembre, des dizaines de personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées à Bangui. Plusieurs centaines d’enfants malades et de femmes enceintes n’ont pas pu se rendre dans une clinique ou maternité. Des milliers de familles sont sans abris, leurs maisons ayant été incendiées et leurs moyens de subsistance détruits », a déploré Patricia Danzi, directrice régional du CICR pour l’Afrique.

 

Le CICR déplore le fait que des humanitaires soient attaqués. « Alors qu’une action de secours rapide et efficace serait nécessaire, le personnel du mouvement international de la Croix-Rouge et du croissant-Rouge n’est pas en mesure de venir en aide aux blessés et aux personnes en détresse », regrette CICR.

 

« Des personnes malades, blessées ou détenues doivent être traitées avec humanité, sans discrimination et dans le respect de leur dignité », a rappelé le communiqué.

 

Le CICR insiste aussi sur le respect de droit international humanitaire qui interdit toute attaque dirigée contre des civils ou des biens de caractère civil comme maisons, écoles, structures médicales, ambulances, abris communautaire ou lieu du culte.

Le CICR appelle au respect de la vie et de la dignité humaine en Centrafrique

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 12:55

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 5 NOVEMBRE 2015

 

Les Médecins Sans Frontières(MSF) ont affirmé dans un communiqué prendre en charge plus de 80 blessés à l’Hôpital Général de Bangui en moins d’une semaine. Ces personnes sont admises suites aux violences du 26 septembre 2015.

 

« Depuis les violences du 26 septembre dernier, la situation sécuritaire à Bangui ne s’est guère améliorée. Les épisodes de violence se succèdent régulièrement. Plus de 80 blessés ont été pris en charge en moins d’une semaine par les équipes MSF à l’Hôpital Général », précise le communiqué.

 

Dans la seule journée d’hier, mercredi 4 novembre, les équipes de Médecins Sans Frontières à l’Hôpital Général ont admis en urgence 21 blessés dont 4 femmes.

 

Le dernier épisode aussi violent remontre à la semaine précédente ou 24 personnes avaient été reçues dans la seule journée du 29 octobre. « Hier, malgré l’insécurité qui règne, les ambulances MSF ont ramené des blessés du 5ème, du 3ème  et d’autres arrondissements vers l’Hôpital Général. La plupart d’entre eux ont été blessés par balles ou par des grenades. La situation reste grave… », déplore François Compan, coordinateur MSF à l’Hôpital Général.

 

De nombreuses personnes fuient ces violences et les camps des déplacés dans la capitale sont de plus en plus peuplés. « MSF a mis en place des cliniques mobiles sur cinq sites et assurent plus de 1000 consultations par jour principalement pour paludisme et infections respiratoires », a ajouté le communiqué.

 

Selon MSF, la présence et l’assistance des acteurs humanitaires en RCA est capitale afin notamment de garantir à la population un accès aux soins médicaux, primaires et secondaires. « Le respect des structures de santé et des ambulances est primordial. A l’Hopital Général, ce sont les blessés de tous les quartiers, de toutes confessions, de toutes opinions qui trouvent un refuge et des soins vitaux », rappelle François Compan.

 

MSF rappelle que ses équipes travaillent en toute indépendance, impartialité et neutralité, ne prenant pas partis dans les conflits et portant secours à toute personne sans aucune discrimination de religion, philosophie ou politique.

 

La capitale Bangui a connu un cycle de violences depuis le 26 octobre, avec une accalmie. Un mois plus tard, Bangui est replongé dans des violences faisant plusieurs blessés, une centaine de maisons brulées vers les 3e et 6e arrondissements de Bangui.

 

Le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires parle de 93 blessés.

Centrafrique : Plus de 80 blessés pris en charge par MSF à l’Hôpital Général de Bangui en moins d’une semaine

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