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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 05:06

 

 

 

 

 

 

La Centrafrique s’enfonce davantage dans la violence. Pendant que les anti-Balaka veulent en découdre avec les musulmans, la Séléka, elle, revendique une autonomie. Face à des ambitions aussi extrémistes qu’exagérées, la présidente de transition, Catherine Samba-Panza qui, jusque-là, était restée docile, a sifflé la fin de la récréation. En effet, elle a exprimé sa volonté d’aller en guerre contre les anti-Balaka et signifié à l’ex-Séléka que la Centrafrique ne peut être divisée. En clair, si la Séléka veut l’autonomie, qu’elle aille la chercher ailleurs.

 

Avec l’autorisation de l’usage de la force par l’ONU en RCA, un tournant décisif est en train de s’opérer dans ce pays

 

Cette fermeté de Catherine à l’endroit de ceux qui ont mis la Centrafrique sens dessus dessous, mérite d’être prise au sérieux car elle a le soutien du ministre français de la Défense, Jean Yves Le Drian, et de ses hommes de l’opération Sangaris. S’inscrira-t-elle désormais dans cette logique de fermeté sur le terrain ?

 

En tout cas, elle a intérêt si elle veut que son autorité soit respectée. Du reste, avec l’autorisation de l’usage de la force par l’ONU en RCA, on peut dire qu’un tournant décisif est en train de s’opérer dans ce pays. Aussi, le déploiement des forces françaises à l’Ouest du pays est également un bon signal. L’enjeu étant de sécuriser et de ramener la paix dans tout le pays et non seulement à Bangui la capitale. Mais ce travail risque d’être long car les milices continuent de commettre des exactions contre les populations civiles, notamment musulmanes.

 

La découverte d’un charnier, le 12 février dernier, témoigne de l’ampleur de la barbarie humaine à laquelle se livrent les milices en RCA. Et pour y mettre fin, Catherine Samba-Panza doit bien nouer le pagne car les hommes à qui elle a affaire ne sont pas des enfants de chœur. Il convient de souligner que si la RCA continue de nager dans des eaux glauques, c’est aussi en partie à cause de l’ancienne puissance coloniale.

 

La France doit faire une rétrospective sur le rôle qu’elle a joué en RCA depuis la nuit des temps. Si certains dirigeants centrafricains ont pu se livrer à une folie de grandeur comme Jean Bedel Bokassa qui s’était autoproclamé empereur, c’est bien grâce à la complicité de la France. La décolonisation française, disons-le sans ambages, a été très mal conduite sur le continent noir si bien que les problèmes se sont succédé de génération en génération sans que de véritables solutions aient été trouvées.

 

Les élites centrafricaines ont instrumentalisé les communautés religieuses qui se vouent actuellement une haine viscérale

 

Il est donc temps que la France prenne ses responsabilités, qu’elle s’assume entièrement car elle a une grande part de responsabilité dans les maux qui minent nombre de pays africains dont la RCA. C’est d’ailleurs tout cela aussi qui faisait dire à René Dumont, depuis les années 60, que « l’Afrique noire est mal partie ». Toutefois il faut, malheureusement, reconnaître aussi que les élites africaines sont responsables. Car, si la colonisation devait tout justifier, la Chine qui a été colonisée par le Japon ne serait pas aujourd’hui parmi les cinq puissances mondiales.

 

Pour le cas de la Centrafrique, beaucoup de faits incriminent ses élites. Dieu a créé la Centrafrique avec d’immenses richesses, mais aucun des dirigeants qui se sont succédé à la tête du pays, n’a pu faire profiter ces richesses au peuple. Le seul désir qui guidait chacun de ces dirigeants était de conserver le pouvoir qu’ils ont du reste obtenu, pour la plupart, dans des conditions calamiteuses et de piller les ressources à leur seul profit et à celui de leur entourage.

 

Ce sont donc les mécontentements, les frustrations des Centrafricains, longtemps contenus, qui s’expriment violemment au grand jour aujourd’hui. Tout le mal vient de ce grand désir, de gouverner sans en avoir les capacités intellectuelles, morales et humaines.

 

Non contents d’avoir réduit la société civile à sa plus simple expression, ces mêmes élites centrafricaines ont instrumentalisé les communautés religieuses qui se vouent actuellement une haine viscérale. C’est ainsi que les anti-Balaka ont pour ennemis les musulmans et les ex-Séléka, les chrétiens. Ces démons de la violence qui s’en prennent aux étrangers, notamment musulmans, devraient être sanctionnés sévèrement car leurs actes vont à l’encontre de l’intégration des peuples, une valeur chère à l’Union africaine.

 

Dabadi ZOUMBARA

 

Publié le jeudi 13 février 2014

 

Source : Lepays.bf

Lu pour vous : RCA : Catherine Samba-Panza doit bien nouer le pagne
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Centrafrique-Presse.com
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 19:25

 

 

 

 

http://www.aleteia.org/ Isabelle Cousturié 14/02/2014
 

Mgr Nzapalainga, archevêque de Bangui, témoigne à l’AED d’une situation devenue totalement incontrôlable et s’associe aux avertissements de l’ONU face à l’imminence d’un génocide


Les jours passent et la spirale de la violence ne semble pas vouloir s'enrayer en Centrafrique. Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 et le départ forcé de Michel Djotodia en janvier dernier, le pays est confronté à des violences intercommunautaires qui, depuis plusieurs jours, prennent de plus en plus l'allure d'un véritable génocide, à en croire les révélations de l’archevêque de Bangui.
 
Mgr Dieudonné Nzapalainga, s’est rendu récemment dans une localité du nom de Bodango, située à 192 km de Bangui, d’où tous les musulmans avaient disparu. Quand il a demandé aux membres de l’anti-Balaka (groupe de miliciens à dominante chrétienne) où ils étaient, il lui a été répondu que les musulmans avaient été expulsés. L’archevêque doute de cette version : « Il est impossible que plus de 200 musulmans, dont des enfants et des personnes âgées, aient parcouru 192 kilomètres. ».

 
Mgr Nzapalaigna a informé deux ministres qu’il avait « vu des choses faisant penser à un génocide », rapporte l’association Aide à l’Eglise en Détresse(AED) mais même les ministres lui ont répondu que les personnes en question avaient été déplacées. « S’il n’y a personne qui arrête cette main du diable, elle atteindra son but. Il y aura beaucoup de gens chassés et tués », a averti l’archevêque.
 
Ce qui se passe à Bohong rappelle à l’archevêque des souvenirs dugénocide au Rwanda : « Quand je suis arrivé, une partie d’un quartier de la ville avait été complètement incendiée. J’ai vu que même des gens avaient été brûlés. On pouvait voir des os et des têtes humaines. Je n’avais vu de telles choses que dans des films sur le Rwanda, mais pas chez nous. Je pense que le Mal était là. Maintenant, le mal nous a touchés. Il se montre à travers le désir de tuer, de détruire. C’est le diable. »

 
Il a instamment demandé à l’ONU d’envoyer des soldats de la paix, et a regretté  que la présence militaire actuelle ne soit pas suffisante, compte tenu de la taille du pays.

 
Amnesty International constate effectivement un exode musulman « sans précèdent » dans l’ouest du pays. le 12 février, l'organisation internationale a interpellé la communauté internationale pour  « faire barrage au contrôle des milices anti-balaka et déployer des troupes en nombre suffisant dans les villes où les musulmans sont menacés ». 

 
La présence des 1.600 militaires français de la force Sangaris et de 5.000 soldats africains de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) n'a pas permis de rompre le cycle violences qui a fait plus de 2.000 morts et un million de déplacés, soit un quart de la population. L'Union européenne s'est engagée à envoyer 500 hommes supplémentaires et la présidente centrafricaine par intérim Catherine Samba-Panza a demandé la transformation de la Misca en mission des Nations unies.



Sources: AED -

sources: Aide à l'Eglise en Détresse (AED)

Lu pour vous : Centrafrique : alerte au génocide !
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Centrafrique-Presse.com
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 19:00

 

 

 

 

 

 

Le Point.fr - Publié le 14/02/2014 à 18:11

 

Paris a décidé d'envoyer 400 militaires supplémentaires en Centrafrique, ce qui portera à 2 000 ses effectifs dans ce pays.

 

Jean-Marc Ayrault a appelé vendredi à Nancy l'Union européenne à apporter un "soutien plus important" à l'intervention française en Centrafrique. La France a décidé d'envoyer 400 militaires supplémentaires en Centrafrique, ce qui portera "temporairement à 2.000" ses effectifs dans ce pays, a annoncé l'Élysée vendredi à l'issue d'un Conseil de défense restreint autour de François Hollande. 

 

"C'est un renforcement modeste, ça doit être complété par un soutien plus important des Européens et un engagement plus fort au niveau humanitaire", a expliqué le Premier ministre à la presse en marge d'un déplacement à Nancy. "Il y a un appel pour que les Nations unies prennent le relais très vite. (...) Les Nations unies doivent le décider, nous souhaitons que la décision soit prise le plus rapidement possible", a ajouté Jean-Marc Ayrault. Selon lui, "la meilleure aide qui pourrait être apportée est une aide en transports et logistique".

 

 

 

Centrafrique : l'engagement européen dépasse les espoirs français

Par Pauline Hofmann avec AFP  Publié le 14 février 2014 à 16h29

 

GUERRE - Au total, près de 1.000 soldats européens pourraient combattre aux côtés des Français en Centrafrique.

 

L'INFO. La France peut se réjouir. Un nombre plus importants que prévu de pays européens sont prêts à envoyer des soldats en Centrafrique. Au mois de janvier, les pays de l'Union européenne s'étaient dits prêts à s'engager dans une opération militaire. Sur le terrain, la situation ne semble pas s'améliorer. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est même récemment posé la question d'une partition du pays.

 

En plus de la France, cinq pays de l'UE ont proposé une contribution "substantielle" à Eufor-RCA, la force multinationale pour le Tchad et la Centrafrique, créée en 2007. Elle pourra probablement se déployer à Bangui à partir de mars, a précisé un diplomate au lendemain d'une première réunion de "génération de force" à Bruxelles.

 

Plus de soldats que prévu. La Pologne pourrait ainsi envoyer environ 140 hommes, aux côtés d'un nombre équivalent de soldats français. L'Estonie, la Lettonie, le Portugal et la Roumanie devraient envoyer chacun entre 30 et 50 hommes, pour former une autre compagnie. L'Espagne envisage également d'être présente. La Géorgie, pays non-membre de l'UE mais désireux de s'en rapprocher, a également proposé plus de 100 soldats.

 

Au total, l'opération "pourrait comporter au total près de 900 militaires", soit davantage que les 500 prévus jusqu'à présent, selon le décompte du site Bruxelles 2 spécialisé dans la défense européenne. "Ces engagements restent à être confirmés par les pays au niveau politique avant d'être annoncés officiellement", a précisé un diplomate. Jusqu'à présent, ni l'Allemagne ni le Royaume-Uni ni l'Italie ont fait part de leur intention d'envoyer des troupes.

 

D'autres équipements. Une seconde réunion se tiendra le 27 février à Bruxelles pour réexaminer les contributions en fonction de l'évolution sur le terrain. D'ici là, certains autres pays, européens ou non, pourraient annoncer un soutien logistique, matériel ou financier à la mission prévue pour durer neuf mois. Les militaires présents en Centrafrique auraient notamment besoin de drones ou d'équipements d'évacuation médicale..

 

La Force européenne de gendarmerie, créée par six pays indépendamment de l'UE, devrait être également déployée. Français, Italiens, Néerlandais, Portugais, Espagnols et Roumains se sont déjà rendus sur des terrains de crise, comme en Bosnie et à Haïti.

 

Eufor-RCA se concentrera sur la sécurisation de la zone de l'aéroport de Bangui, qui abrite un immense camp où vivent plus de 70.000 personnes. "Nous aurons une présence extrêmement visible et permanente afin d'obtenir très vite des résultats tangibles", a annoncé jeudi le commandant de l'opération, le général français Philippe Pontiès.

Centrafrique : Ayrault appelle Bruxelles à un "soutien plus important"
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Centrafrique-Presse.com
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 18:49

 

 

 

 

Le Point.fr - Publié le  - Modifié le 

 

Le dernier président élu chassé du pouvoir par Djotodia s'est confié au Point.fr. Il accuse les pays voisins de la Centrafrique d'avoir favorisé le chaos.

 

Propos recueillis par AZIZ ZEMOURI

 

À la une du Point.fr

 

Alors que les massacres se succèdent en Centrafrique - on y parle même d'épuration ethnique en dépit de la présence de l'armée française -, François Bozizé, le dernier président élu, s'est confié au Point.fr. L'ex-général a fui Bangui, la capitale, en mars dernier pour un exil dans la région des Grands Lacs, il appelle à une conférence nationale entre Centrafricains et au départ des "envahisseurs".

 

Le Point.fr : En l'état actuel de vos informations, une épuration ethnique - qui vise les musulmans - est-elle en cours en Centrafrique ?

 

François Bozizé : C'est la Seleka (un conglomérat d'opposants au régime de Bozizé, à dominante musulmane, NDLR) qui est à l'origine de nos déboires. C'est elle qui a provoqué une situation de chaos. Il faut lui demander des comptes, mais aussi à ses soutiens. On accuse les anti-balaka (des groupes armés anti-Seleka, chrétiens ou animistes considérés comme pro-Bozizé, NDLR), mais je ne dispose pas d'informations permettant de les mettre en cause dans une prétendue épuration ethnique. À l'époque où j'étais président, il n'existait aucun problème religieux. La Seleka, ce ne sont ni des musulmans ni des chrétiens, ce sont des bandits. Ils sont responsables des pillages, des vols et des viols. Les anti-balaka sont des patriotes, ils luttent contre l'insécurité.

 

Comment analysez-vous la situation de votre pays aujourd'hui ?

 

Nous espérions qu'avec un nouveau gouvernement les choses allaient changer. Or, il n'en est rien. La situation sécuritaire est pire que jamais. Les décisions du gouvernement de Bangui sont prises ailleurs : il ne défend plus les intérêts nationaux. La Seleka militaire s'impose au gouvernement, elle met le pays à feu et à sang. La démocratie a été assassinée non seulement par la Seleka mais aussi par ses soutiens, notamment les pays de la sous-région. Ils ont entraîné la France dans l'erreur. Des brigands ont remplacé l'ordre constitutionnel, et désormais le pays est à feu et sang. Nous étions la Suisse africaine. Nous étions un exemple de coexistence et de cohabitation entre religions et cultures. Aujourd'hui, nous sommes en voie de "somalisation". Seule l'armée française permet de maintenir une illusion d'unité. La seule solution aujourd'hui est d'organiser un dialogue national entre Centrafricains et de faire partir les envahisseurs, les mercenaires tchadiens ou soudanais qui composent les troupes armées de Seleka.

 

Pourquoi la France n'est-elle pas intervenue à votre demande et a-t-elle attendu que la situation dégénère ?

 

Il n'y a que Paris qui peut répondre à cette question. J'ai demandé de l'aide à la France pour qu'elle intervienne et sauve l'unité du pays, j'ai rédigé à l'époque où j'étais encore président un courrier à cet effet remis à son ambassadeur à Bangui. Nous n'avons reçu aucune réponse. La France est intervenue bien trop tard. Pourtant, j'ai toujours eu d'excellentes relations avec la France, une partie de ma famille y est installée depuis près de 25 ans. Selon moi, l'Élysée et le gouvernement Ayrault, qui venait de s'installer, étaient peu au fait de la situation politique en Centrafrique. Tous se sont laissé abuser par les mensonges de l'opposition. En outre, je ne peux pas m'empêcher de penser que nos pays voisins, comme le Tchad, le Congo et le Gabon, ont influencé la position française. D'autant que ces États qui forment le gros des troupes de la force multi-africaine n'ont pas réagi quand le bras armé de la Seleka a rompu nos précédents accords.

 

La communauté internationale vous reprochait des atteintes aux droits de l'homme et une confiscation du pouvoir...

 

On m'a reproché des exactions de la garde présidentielle : si elles ont existé, elles sont largement moindres que les milliers de morts d'aujourd'hui. Il n'y avait rien de cela du temps où je dirigeais le pays. C'était la paix. Même s'il avait pu exister de petites zones de conflit armé, on y a mis fin grâce aux accords de Libreville. Nous étions à la phase du désarmement. Ensuite, on était en train d'organiser un dialogue entre tous les courants politiques de Centrafrique. J'ai rencontré tous les leaders politiques dans mon bureau, de l'opposition comme de la majorité. Et voilà que la Seleka est venue tout remettre en cause ! Les attaques contre le régime politique étaient infondées : toutes les institutions fonctionnaient normalement. Il n'y avait pas de prisonniers politiques, la justice était libre. Ceux qui à l'époque n'ont rien fait pour éviter le chaos devraient avoir honte de nous donner des leçons. Sans l'intervention de la Seleka, notre pétrole aurait jailli, l'uranium exploité par Areva et l'or par une société anglo-canadienne auraient boosté notre croissance économique. Sans compter la production de coton et de café que nous avions relancée. L'année 2014 devait être l'année du développement de la Centrafrique.

 

Quels contacts avez-vous aujourd'hui avec la France ?

 

Aucun. J'y suis désormais comme interdit de séjour. Le Quai d'Orsay a annulé récemment mon visa longue durée. Je l'ai appris en septembre dernier quand j'ai voulu rejoindre ma famille à Paris. Arrivé à Zurich pour rejoindre la France, la douane suisse m'a appris que le Quai d'Orsay avait annulé mon permis d'entrée. Comment la France peut-elle trouver une issue en n'écoutant que la version de mes opposants ? Ma présence indispose les autorités françaises : elles ne veulent pas que je fasse de la politique en France ou que je parle à la presse. Je ne suis pourtant pas un ennemi de votre pays. Bien au contraire, on m'a toujours considéré comme un grand francophile.

 

Lu pour vous : Centrafrique - l'ex-président François Bozizé : "Nous sommes en voie de somalisation"
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Centrafrique-Presse.com
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 18:30

 

 

 

 

 


BANGUI AFP / 14 février 2014 17h14 - Treize cadavres de personnes non-identifiées ont été découverts dans une citerne vide située dans un camp de Bangui où sont cantonnés des combattants issus de l'ex-Séléka, a-t-on appris vendredi sur place de source judiciaire.


Il y a treize corps dans la cuve d'une dizaine de mètres de longueur, vide et servant de réservoir d'essence, a déclaré à l'AFP de la procureur de la République de Bangui, Ghislain Grezenguet, ajoutant: les corps, en état de putréfaction avancée ou à l'état de squelettes, se trouvent en différents endroits de la cuve, ce qui laisse penser que des gens y ont été jetés vivants et se sont débattus. Ce camp se trouve à proximité du camp militaire Beal, dans le centre ville.


Seule une petite ouverture permet en effet de descendre dans la cuve. Sous la supervision de magistrats, ouvriers et soldats de la force africaine (Misca) doivent enlever une partie du couvercle en béton du réservoir pour avoir une vue d'ensemble du réservoir, située à une dizaine de mètres d'une résidence où sont cantonnés des combattants Séléka, sous la surveillance de soldats du contingent de République démocratique du Congo de la Misca.


Jeudi, le procureur avait indiqué que les cadavres avaient été découverts par des soldats de la Misca chargés de la surveillance du site (...) alertés par l'odeur nauséabonde sortant du réservoir.


La mort de certains d'entre eux remonterait à une semaine, dix jours, selon une source judiciaire. Est-ce que c'est un règlement de compte entre eux? Est-ce que ce sont des gens qui se sont infiltrés dans le camp et qui ont été attrapés? L'enquête le dira, selon cette source.


Toujours selon cette source judiciaire, des responsables des rebelles cantonnés ont été entendus puis relâchés.


Interrogé par l'AFP, le commandant des Séléka du camp, le colonel Aboubakar Mahamat, a confirmé avoir été entendu et avoir tout dit aux enquêteurs, sans autre précision.

Par ailleurs vendredi, de nouveaux incidents se sont produits dans le camp de déplacés musulmans situé à la sortie nord de Bangui. 


De source humanitaire sur place, des membres présumés des milices anti-balalka ont ouvert le feu et lancé une grenade sur le campement faisant un mort et deux blessés parmi les déplacés.


La coalition rebelle Séléka, à dominante musulmane, avait renversé le régime de François Bozizé en mars 2013, portant à la tête du pays son chef, Michel Djotodia.

Ses combattants ont multiplié les exactions en toute impunité pendant des mois contre la population majoritairement chrétienne du pays, déclenchant une spirale de violences interreligieuses, qui provoqué ces dernières semaines un exode des populations musulmanes de régions entières.


M. Djotodia a été contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à mettre fin aux tueries interreligieuses et les combattants Séléka présents à Bangui cantonnés dans des camps par les forces française Sangaris et africaine Misca.


(©) 

Bangui: 13 cadavres dans une citerne dans un camp d'ex-Séléka
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Centrafrique-Presse.com
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 18:24

 

 

 

 

http://www.legriot.info/  Écrit par Steven Addamah fév 13, 2014

 

 

Des anciens militaires centrafricains et des combattants de l’ex-Séléka sont en train de s’installer dans une région minière du nord de la RDC. L’ONU s’alarme.
 

Alors qu’elle avait surtout provoqué des déplacements internes de population, la crise centrafricaine est en train de dangereusement déborder chez ses voisins. A commencer par la République démocratique du Congo (RDC), avec qui la Centrafrique partage une frontière poreuse de 1’600 km au sud. Depuis mars 2013 et le coup d’Etat à Bangui, près de 50’000 réfugiés centrafricains sont arrivés par vagues successives, selon l’ONU. Ils se sont installés dans des camps improvisés et dans plusieurs villages de cette région d’Afrique centrale, tapissée d’une épaisse forêt humide.

 

Dans un premier temps, ils ont fui les exactions commises dans leur pays par des militaires des Forces armées de la Centrafrique (FACA) et des combattants de l’ex-rébellion de la Séléka, le mouvement qui a renversé l’ancien président François Bozizé. Mais depuis fin décembre, les réfugiés centrafricains sont rejoints par leurs anciens bourreaux. Ce passage en territoire congolais est d’autant plus facile que, même si la frontière est officiellement fermée depuis décembre 2013, « aucun militaire congolais ne veille au respect de cette interdiction », s’alarme Floribert Kateka, le président de la société civile de Bondo, un chef-lieu situé à 200 km de la République centrafricaine.

 

Ruée vers l’or
 

Et dans cette région connue pour son sous-sol riche en minerais, la pression des combattants de la Séléka s’est encore accentuée depuis qu’ils ont perdu le pouvoir : leur chef, Michel Djotodia, a été contraint de démissionner de la présidence. Il a été remplacé, le 22 janvier, par Catherine Samba-Panza, l’ancienne maire de Bangui. Une capitale d’où les miliciens ont aussi été délogés, le 28 janvier, par les troupes de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA).

 

Du coup, par crainte d’éventuelles violences, les riverains congolais fuient à leur tour leurs villages. C’est ce qui est arrivé à Basipiyo, dans le district de Bondo, qui s’est littéralement vidé de ses habitants courant janvier. De toutes les localités où les réfugiés centrafricains sont recensés, Basipiyo est la seule à être réputée pour ses mines d’or. Une zone dont les militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) étaient jusqu’à présent les seuls maîtres. Depuis des années, sous les ordres de leurs commandants, ils punissent à coups de fouet ou assassinent les orpailleurs qui n’obtempèrent pas à leurs injonctions, assure Floribert Kateka. La situation actuelle fait donc craindre le pire, à savoir que des anciens rebelles et des anciens militaires centrafricains se livrent au même trafic. D’autant que la Séléka est connue pour s’être déjà financée par le trafic de diamants.

 

L’ONU s inquiète
 

Pour le général Abdallah Wafi, le numéro deux de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (MONUSCO), la présence des ex-FACA et des ex-Séléka à Basipiyo est une menace à prendre au sérieux. Pour que ce qui se passe aujourd’hui à l’est du pays ne se répète pas au nord. En effet, cela fait dix-huit ans que des miliciens rwandais et ougandais sont présents dans la province orientale de la RDC, où ils se livrent au commerce des « minerais du sang » et martyrisent les populations. A elles seules, les mines d’or rapportent près de 500 millions de dollars chaque année aux milices, selon une enquête de l’ONG étasunienne Enough Project, publiée en 2013.

 

L’ONU, qui a dénoncé le massacre d’au moins 21 personnes par la milice ougandaise ADF/NALU, en décembre dernier, exhorte donc la RDC à sécuriser sa partie nord contre les ex-FACA et les ex-Séléka. En envoyant un contingent de 850 militaires en Centrafrique dans le cadre de la MISCA, Kinshasa comptait stabiliser son voisin. Pas sûr que cela suffise : à l’heure actuelle, les violences se poursuivent et le conflit s’enlise en Centrafrique.

Lu pour vous : La crise centrafricaine se propage aux mines congolaises
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Centrafrique-Presse.com
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 18:19

 

 

 

 

 

Par Xavier BOURGOIS | AFP 14 fév

 

L'exode des musulmans de l'ouest de la Centrafrique et le repli des groupes armés issus de l'ex-Séléka dans l'est, où ils affichent des velléités sécessionnistes, alimentent le spectre d'une partition d'un pays échappant déjà largement à tout contrôle.

 

La question de la partition a été mise sur la table cette semaine par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon en personne, qui a estimé que l'éclatement du pays était tout à fait possible, étant donné l'animosité entre chrétiens et musulmans.

 

Après des mois de violences, "la brutalité sectaire est en train de changer la démographie du pays, la partition de facto est un risque avéré", a-t-il averti, alors que Amnesty International a dénoncé un "nettoyage ethnique" visant la minorité musulmane.

 

Inacceptable, a répliqué Paris, principal allié des nouvelles autorités de transition de Centrafrique, ancienne colonie française. "Personne n'acceptera quelque partition que ce soit. Il faut absolument l'empêcher", a lancé le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, en visite mercredi à Bangui.

 

Si l'idée de partition sur le "modèle" soudanais a bien généré quelques manifestations à Bangui en décembre, de nombreux observateurs s'accordent à dire que celle-ci reste très improbable.

"Ce qui s'est passé au Soudan a valeur de référence pour certains acteurs politiques au Mali ou en Centrafrique. Mais c'est une illusion", explique Roland Marchal, spécialiste des conflits en Afrique centrale.

 

"Il n'y a pas de référence historique significative, il n'y a pas de frontière interne au pays. Et d'ailleurs, la population concernée (musulmane) n'est pas forcément dans la région du Nord... Il y a beaucoup de musulmans à Berbérati (sud-est): où devrions-nous les mettre? Est-ce qu'ils deviendront des étrangers?", insiste le chercheur, pour qui la menace de partition est surtout "un argument choc" de la part des responsables de l'ex-Séléka.

 

- "Partition dans les coeurs" -

 

Dans un contexte inédit et tragique de violences interreligieuses, Abakar Sabone, ancien conseiller spécial de l'ex-président Michel Djotodia, avait défrayé la chronique en décembre en proposant une partition du pays, avec au nord les musulmans et au sud les chrétiens.

 

"Si on ne peut pas vivre avec eux, on vivra sans eux", avait ajouté M. Sabone à l'égard des chrétiens, très majoritaires dans le pays. Ces propos avaient suscité la colère du président Djotodia, un mois avant sa démission forcée pour son incapacité à juguler les violences interreligieuses.

 

La coalition rebelle Séléka, à dominante musulmane, avait renversé le régime de François Bozizé en mars 2013, portant à la tête du pays son chef, Michel Djotodia.

 

Les combattants Séléka avaient ensuite multiplié les exactions en toute impunité pendant des mois contre la population chrétienne, déclenchant une spirale de tueries interreligieuses, qui a finalement provoqué ces dernières semaines un exode des populations musulmanes de régions entières.

 

Avec la chute de leur chef, des milliers de combattants Séléka se retrouvent désormais en brousse, terrorisant les populations civiles et provoquant des réactions violentes des milices d'autodéfense anti-balaka, à dominante chrétienne.

 

"Ce qui est inquiétant", relève toutefois M. Marchal, "c'est que cet argument" de la partition "pourrait avoir une crédibilité au niveau de certains combattants ou de populations locales", d'autant que dans de larges parties du Nord-Est centrafricain, l'Etat est totalement absent depuis des années et les habitants sous le contrôle de facto de groupes rebelles, qui pour certains ont intégré la Séléka.

 

Dans une sorte de retour à la case départ, "il est à craindre que les leaders de la Séléka puissent se replier dans leurs fiefs. Ce sont essentiellement des centres miniers et cette bande au sud du Tchad et au nord de la Centrafrique, où il y a donc des nappes pétrolifères très importantes", indiquait d'ailleurs jeudi, dans un entretien à la radio française RFI, le diplomate français Didier Niewiadowski.

 

Ecartant lui aussi une partition géographique, M. Niewiadowski constatait cependant que "la partition, hélas, est déjà dans les coeurs: l'affrontement musulmans-non musulmans est malheureusement bien parti. Il faudra beaucoup de temps (...) pour réconcilier le peuple centrafricain".

Centrafrique: l'ombre de la partition d'un pays déjà divisé
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 18:13

 

 

 

PARIS, France, 14 février 2014/African Press Organization (APO)/ — Quai d’Orsay – Déclarations du porte-parole et programme des ministres – 14 février 2014

 

Q – Un conseil de défense a lieu ce jour sur la Centrafrique, le président tchadien est reçu par François Hollande, que peut-on en attendre?

 

R – S’agissant du conseil de défense et de l’entretien du chef de l’Etat avec son homologue tchadien, je vous renvoie vers la Présidence de la République.

 

La France appuie les efforts des soldats africains de la MISCA pour mettre fin aux violences en République centrafricaine et assurer la protection de l’ensemble des populations civiles. Le Tchad apporte une contribution importante sur le terrain. Il joue également un rôle international de premier plan en tant que présidence en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale. L’intérêt de l’ensemble des États africains est de rétablir durablement la sécurité de la République centrafricaine, afin d’assurer la stabilité de la région.

 

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http://www.lesechos.fr/  Par Jean-Baptiste Bonaventure | 14/02 | 16:09 | mis à jour à 17:09

 

La France a accepté d’envoyer des troupes supplémentaires en Centrafrique à hauteur de 400 hommes. La mission de l’Union européenne pourrait, elle, passer de 500 à 900 soldats.

 

La France a décidé vendredi 14 février d'envoyer 400 hommes supplémentaires en Centrafrique dans le cadre de son opération de maintien de la paix, Sangaris. La force française sur place compte actuellement 1.600 hommes et ce renfort comprend le déploiement anticipé de forces de combat et de gendarmes français qui participeront à l’opération de l’Union européenne à venir.

 

La situation en Centrafrique s’est récemment aggravée entre les ex-miliciens de la Séléka et les groupes armés chrétiens « anti-balakas », « ennemis de la paix », dégénérant en conflit confessionnel. Certains commentateurs internationaux parlent déjà d’une « épuration ethnique » et les troupes sur place éprouvent des difficultés à contenir la violence. Les enfants sont les premières victimes sur place comme en témoigne le communiqué de l’Unicef qui s’est dit « horrifié » par le traitement qu’ils subissent.

 

Cette décision a été prise au cours d'un conseil de Défense restreint présidé vendredi 14 février par François Hollande et fait écho à l'appel que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, avait lancé à la France pour qu'elle envoie plus d'hommes. François Hollande avait en retour exhorté Ban Ki-Moon a accéléré la mise ne place d'une mission des Nations unies pour assister l'opération française Sangaris.

 

L’Union européenne a déjà décidé d’envoyer 500 hommes pour créer une zone de sécurité autour de la ville de Bangui, capitale du pays, et la force de l’Union africaine compte, elle, un peu plus de 5.000 hommes.

 

L’Union européenne plus mobilisée que prévu

 

Le contingent militaire de l’Union européenne devrait se déployer à partir du mois de mars et compter plus d’hommes que les 500 prévus initialement. Les mêmes sources diplomatiques ont évoqué une contribution « substantielle » qui pourrait monter jusqu’à 900 hommes d’après les premiers décomptes. En plus de la France, cinq Etats-membres se sont prononcé pour l’envoi d’hommes, dont la Pologne qui devrait mobiliser à elle-seule 140 hommes. L’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Italie n’ont pour l’instant pas communiqué sur une participation militaire à l’opération. L’Union européenne examinera les contributions lors d’une réunion à Bruxelles le 27 février, d’autres pays pouvant décider de s’y joindre d’ici là.

 

En plus des hommes, la mission est à la recherche d’autres ressources, du matériel et du personnel médical ainsi que des drones pour assister les soldats.

 

Une autre structure, la Force européenne de Gendarmerie, pourrait être mobilisée en Centrafrique. Composée de gendarmes français, italiens, néerlandais, espagnols, roumains et portugais, elle a déjà été envoyée par le passé en Haïti et en Bosnie.

 

A noter que la Georgie qui n’est pas membre de l’UE a proposé de se joindre à l’opération européenne en envoyant une force de cent hommes.

 

Source : Reuters

 

 

Paris décide d'accroître son contingent en Centrafrique

 

PARIS 14/02/2014 à 16:09 (Reuters) - La France a décidé d'accroître son contingent en République centrafricaine, qui s'élève actuellement à 1.600 hommes, a-t-on appris de source française à l'issue d'un conseil de défense.

 

La France a lancé en décembre l'opération Sangaris pour aider les 5.000 hommes de l'Union africaine à mettre fin aux affrontements entre les ex-miliciens de la Séléka et les "anti-balakas" chrétiens mais les violences persistent dans le pays.

 

"Nous allons augmenter nos effectifs", a déclaré la source, sans plus de précision.

 

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, avait exhorté mercredi Paris à renforcer sa présence en Centrafrique, l'implication de la communauté internationale n'étant selon lui pas encore à la hauteur de la gravité de la situation.

 

Répondant aux demandes de François Hollande, l'UE a décidé d'envoyer une force de 500 hommes qui cherchera à obtenir des résultats rapides en créant une zone de sécurité à Bangui, a déclaré jeudi son chef, le général français Philippe Pontiès.

 

Service France, édité par Yves Clarisse

 

 

Centrafrique: 400 soldats français de plus, l'UE appelée à accélérer son déploiement


PARIS AFP / 14 février 2014 17h32 - La France s'est résolue vendredi à envoyer 400 militaires en renfort en Centrafrique, portant ainsi son dispositif militaire sur place à 2.000 hommes, et a appelé les Européens à accélérer le déploiement de leurs soldats alors que les violences meurtrières restent quotidiennes.


La décision a été prise par le président François Hollande à l'issue d'un Conseil de Défense restreint vendredi à l'Elysée.


Le Conseil a pris en considération l'appel du Secrétaire Général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, à une mobilisation de la communauté internationale, ainsi que la décision de l'Union européenne d'engager une opération militaire en Centrafrique, indique l'Elysée dans un communiqué.


François Hollande a décidé de porter temporairement à 2.000 les effectifs militaires français déployés en Centrafrique. Cet effort supplémentaire de 400 hommes comprend le déploiement anticipé de forces de combat et de Gendarmes français qui participeront ensuite à l'opération militaire de l'Union Européenne dès son déploiement, ajoute la présidence.


Le chef de l'Etat français appelle également l'Union Européenne à accélérer le déploiement de la mission Eufor, y compris la Force de gendarmerie européenne, ajoute-t-elle.

Eufor-RCA, dont le quartier général d'opération sera basé à Larissa (Grèce), se concentrera sur Bangui avec la mission de sécuriser la zone de l'aéroport Mpoko qui abrite un immense camp où vivent plus de 70.000 personnes.


La Force européenne de Gendarmerie est une structure créée par six pays indépendamment de l'UE. L'Urogendfor (FGE) est composée de gendarmes français, italiens, néerlandais, portugais, espagnols et roumains et a déjà été utilisée dans des situations de crise en Bosnie et à Haïti.


La France a pour l'heure déployé 1.600 militaires dans le cadre de l'opération militaire Sangaris commencée début décembre.


Selon des sources diplomatiques, un nombre plus important que prévu de pays européens pourraient envoyer des soldats dans le cadre de l'opération militaire de l'UE. Au total, l'opération pourrait comporter au total près de 900 militaires, soit davantage que les 500 prévus jusqu'à présent, selon le décompte du site Bruxelles 2 spécialisé dans la défense européenne.


Outre la France, nation cadre de l'opération, cinq pays de l'UE ont proposé une contribution substantielle à Eufor-RCA afin qu'elle puisse commencer à se déployer à Bangui à partir de mars, selon un diplomate.


La Pologne pourrait envoyer environ 140 hommes. La Géorgie, pays non-membre de l'UE mais désireux de s'en rapprocher, a également proposé plus de 100 soldats. Une autre compagnie pourrait être formée de militaires déployés par l'Estonie, la Lettonie, le Portugal et la Roumanie, qui enverraient chacun entre 30 et 50 hommes. L'Espagne envisage également d'être présente.


Jusqu'à présent, ni l'Allemagne ni le Royaume-Uni ni l'Italie n'ont fait part de leur intention d'envoyer des troupes.



(©) 

La France augmente de 400 hommes son contingent en Centrafrique
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 13:09

 

 

 

COMMUNIQUE

 

 

 

Fourmillant d'anecdotes et de révélations, ce livre raconte comment l’Afrique a pris la main à Paris

 

PARIS, France, 14 février 2014-- Le nouveau livre d'Antoine Glaser, ancien directeur de La Lettre du continent, vient d'être publié aux éditions Fayard (http://www.fayard.fr/africafrance-9782213677309).

 

Télécharger la couverture : http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/couv.png (Africafrance : Le nouveau livre d'Antoine Glaser, ancien directeur de La Lettre du continent)

 

Photo Antoine Glaser : http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/antoine-glaser.jpg (Antoine Glaser, ancien directeur de La Lettre du continent, raconte comment l’Afrique a pris la main à Paris)

 

Et si l’Afrique avait marabouté la France ? Depuis les indépendances des années 1960, l’ancienne métropole se croit toute-puissante dans son pré carré africain. Un leurre qui plaît aux pays des masques : le chef doit être invisible !

 

À l’issue de la guerre froide, les dirigeants africains ont totalement inversé les rapports de dépendance. Ce sont désormais eux les vrais patrons. Le monde entier trépigne dans leur salle d’attente. Pour la France, fini le temps du pétrole et de l’uranium à des prix « politiques », des marchés protégés pour une poignée d’entrepreneurs qui figurent dans le « top 50 » des grandes fortunes de l’Hexagone. Les interventions militaro-humanitaires, comme au Mali ou en Centrafrique, et les déclarations d’amitié de l’Élysée n’y changent rien. Habiles à se présenter en « victimes » de la Françafrique, les dirigeants africains profitent de cette nouvelle situation pour imposer à huis clos leurs exigences à leurs interlocuteurs officiels. Et ce n’est pas sans condescendance qu’ils traitent leurs anciens parrains tricolores.

 

L’Ivoirien Alassane Ouattara, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Tchadien Idriss Déby, le Camerounais Paul Biya, le Burkinabé Blaise Compaoré, le Sénégalais Macky Sall, le Guinéen Alpha Condé, le Gabonais Ali Bongo : en une dizaine de chapitres enlevés fourmillant d’anecdotes et de révélations, ce livre raconte comment l’Afrique a pris la main à Paris.

 

Adieu Françafrique, bonjour AfricaFrance. Qui paie commande !

 

Antoine Glaser a été pendant trente ans le directeur de La Lettre du continent, une publication de référence sur l’Afrique. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Comment la France a perdu l’Afrique (Calmann-Lévy, 2005) et Sarko en Afrique (Plon, 2008), tous deux coécrits avec Stephen Smith.

 

Ce livre existe aussi en version numérique.

 

Commander le livre Africafrance : http://bit.ly/1ew7I8u

 

Distribué par APO (African Press Organization) pour Antoine Glaser.

 

Contact presse :

 

Marie Lafitte

+33638674270 

mlafitte@editions-fayard.fr

 

Plus d'information sur http://www.fayard.fr/africafrance-9782213677309

 

EAN : 9782213677309

Témoignages/Doc/Actu

Parution : 12/02/2014

352 pages

Format :135 x 215 mm

Prix public TTC: 20.00 €

 

SOURCE : Antoine  Glaser

 

 

 

Biographie et informations

Nationalité : France 

Biographie : 

Antoine Glaser est un journaliste et écrivain français.

Glaser est rédacteur en chef de La Lettre du Continent, lettre confidentielle bimensuelle consacrée à l'Afrique, et directeur de la rédaction d'Africa Intelligence depuis 1983.

Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages :

* « Ces Messieurs Afrique : Le Paris-village du continent noir » (1992) chez Calmann-Lévy
* « L'Afrique sans africains, le rêve blanc du continent noir » (1995) chez Stock
* « Ces Messieurs Afrique 2 : Des réseaux aux lobbies » chez Calmann-Lévy (1997)
* « Comment la France a perdu l'Afrique » (2005) chez Calmann-Lévy (en co-édition avec Stephen Smith)
* « Sarko en Afrique » (2008) chez Plon (en co-édition avec Stephen Smith)

Il intervient régulièrement en tant que spécialiste de la françafrique dans des émissions telles que C dans l'air et est fréquemment interviewé ou cité par de nombreux médias internationaux.

Antoine Glaser est également membre du collectif Victor Noir.

 

Africafrance : Le nouveau livre d'Antoine Glaser, ancien directeur de La Lettre du continent
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 12:45

 

 

 

 

 

Par lefigaro.fr avec AFP  Mis à jour le 14/02/2014 à 09:54

 

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) s'est dit "horrifié" par "la cruauté des auteurs des meurtres et des mutilations d'enfants" en Centrafrique et indigné "par l'impunité dont ils jouissent".


"Ces dernières semaines ont été marquées par des niveaux de violence sans précédent contre les enfants lors d'attaques sectaires et de représailles menées par les milices (majoritairement chrétiennes) anti-balaka et d'ex-combattants Séléka (à dominante musulmane)", indique l'organisation dans un communiqué.


"Les enfants sont de plus en plus ciblés en raison de leur religion, ou en raison de la communauté à laquelle ils appartiennent", selon le directeur régional de l'Unicef pour l'Afrique de l'Ouest et centrale, Manuel Fontaine, cité dans le texte.


"Un pays où des adultes peuvent, en toute impunité, cibler cruellement des enfants innocents, n'a pas d'avenir", a-t-il ajouté: "il est impératif de mettre fin à l'impunité".

"Des enfants décapités"


"Au moins 133 enfants ont été tués et mutilés, certains d'une manière particulièrement horrible, alors que la violence ethno-religieuse ne cesse de s'intensifier depuis deux mois", selon la même source.


"L'Unicef a ainsi vérifié les cas d'enfants décapités et mutilés intentionnellement et sait que des enfants blessés lors de fusillades ont dû se faire amputer parce que l'insécurité les a empêchés de se rendre à l'hôpital à temps pour un traitement", rappelle le communiqué.


"Tous les groupes ont commis des actes de violence mais le ciblage tout récent des populations musulmanes a entraîné l'évacuation de communautés entières et une augmentation significative du nombre d'enfants non accompagnés, séparés de leur famille dans la tourmente. Ces enfants sont particulièrement vulnérables", souligne l'Unicef.


La Centrafrique a sombré dans le chaos depuis le coup d'Etat en mars 2013 de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane. Devenu président, il a été contraint à la démission par la communauté internationale le 10 janvier pour son incapacité à empêcher les tueries entre ex-Séléka et milices anti-balaka, qui ont entraîné un exode massif de civils musulmans.

Centrafrique: "actes horribles" sur les enfants
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