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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 17:20

 

 

Par RFI Publié le 18-07-2016 Modifié le 18-07-2016 à 15:05

 

Depuis une semaine, les autorités centrafricaines ont imposé un embargo sur l'importation des produits avicoles en provenance du Cameroun suite à un rapport de l'OMS qui pointe une épidémie de grippe aviaire dans les élevages de poules camerounais. En RCA, les conséquences de cet embargo se font déjà sentir.

 

« Auparavant, on vendait ça 75 francs, 90 francs. De nos jours, ça a augmenté jusqu’à 250-300 francs ». L’embargo sur les produits agricoles a provoqué l’augmentation du prix de l’œuf. D’autant que l’œuf est pour certains Centrafricains l’unique repas quotidien. Pour d’autres, c’est le seul apport en protéines animales accessible à leur porte-monnaie.

 

« Depuis que cette mesure a été prise, le prix de la viande bovine a augmenté, le prix du poulet local également a augmenté. Et le prix même du poisson, frais comme fumé, a augmenté », explique Emmanuel Mbetid-Bessane, doyen de la faculté d’économie de Bangui.

 

Et le professeur soulève une autre question de fond : « Et ce problème doit amener à réfléchir sur les questions de relance de l’agriculture centrafricaine, sur les questions du positionnement de la production locale pour satisfaire les besoins de la population ».

 

En Centrafrique, on importe beaucoup. En effet, près de 80% des denrées alimentaires proviennent de l’extérieur.

 

RCA: l’embargo sur les produits agricoles fait flamber les prix
RCA: l’embargo sur les produits agricoles fait flamber les prix
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 17:06
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La société civile recommande la modification de certains articles de la loi sur la cour pénale spéciale

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 18 JUILLET 2016

 

BANGUI, 18 juillet 2016 (RJDH) — Les organisations de la société civile, ont recommandé lors d’un atelier d’échange la semaine dernière, la modification de certains articles de la Loi N°15.003, portant création et fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale. Pour ces organisations, un fonds d’indemnisation des victimes devrait être créé.

 

Les membres de la société civile ont invité le gouvernement à créer un Fonds au profit des victimes, d’octroyer un local à cet organe et de traduire cette loi en langue nationale.

 

Brice Koyanga Ndaya, membre du civisme et démocratie (CIDEM), a souligné que « l’objectif visé par la société civile est de voir les auteurs des graves violations des droits humains traduits à la Cour Pénale Spéciales dans un avenir proche et que les victimes bénéficient des réparations. Cette passivité dans l’opérationnalisation de cette nouvelle instance judiciaire par le gouvernement inquiète », a-t-il soutenu.

 

Jürgen Scherr, coordonnateur de l’ONG internationale REDRESS, a souligné que le gouvernement a sa part de responsabilité dans la mise en place de la Cour Pénale Spéciale « lorsque la loi portant création de la cour a été signée, le constat révèle qu’il y’a eu de problème dans la disponibilité du local pouvant abriter cette instance. L’opérationnalisation de cette structure pose un réel problème », a-t-il relevé.

 

Ces recommandations viennent soutenir celles déjà formulées au gouvernement, le 24 août 2015 et le 21 avril 2016. La Cour Pénale Spéciale est créée pour lutter contre les crimes commis en Centrafrique depuis 2003.

 

 

Centrafrique : Les chenilles, « mannes » de la population de Pissa dans la Lobaye

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 18 JUILLET 2016

 

PISSA, 18 juillet (RJDH)—La population de la commune de Pissa, commune située à 68 kilomètres de la ville de Bangui dans la préfecture de la Lobaye, considère les chenilles comme leur « manne ». Selon plusieurs habitants, les chenilles remportent beaucoup d’argent, et réduit l’insécurité alimentaire. Ils l’ont dit lors d’un reportage réalisé par le RJDH, le samedi 16 juillet à Pissa.

 

10 heures à Pissa, la commune est calme et silencieuse. Le marché est presque vide. Juste en face du marché se trouve le bureau de la gendarmerie. Assis sur une chaise dans sa tenue militaire, un élément de la gendarmerie nous  explique que chaque année, en période des chenilles, presque trois quart de la population rentre dans la forêt à la recherche des chenilles. C’est ce qui a fait que la commune est presque vide.

 

Les chenilles comme les autres produits forestiers non ligneux principalement les champignons et les feuilles de Coco (gnetum  afrika nun ),  sont autant des richesses de cette commune, peuplée au moins de 29.000 habitants.

 

Moïse, un habitant de Pissa explique les différentes familles des chenilles qu’ils récoltent,  « les « Mboyo »,  sont les chenilles les plus succulentes et se trouvent le plus souvent sur les feuilles des Sapellis, un grand arbre de la forêt dense. On récolte également les chenilles ‘’guéguéré’’,  ‘’Sounga et autres. Lorsque les éclaireurs, envoyés dans la forêt, constatent que les arbres à chenilles commencent à perdre leurs feuilles, ils courent annoncer la bonne nouvelle au village. Là, commencent alors les préparatifs. Une semaine plus tard, tout le monde a déjà gagné les campements », a-t-il expliqué.

 

A 13 heures, des mototaxis,  bien chargées arrivent à toute vitesse,  en provenance de la commune de Mbata, située à 30 kilomètres de Pissa sur l’axe Mongoumba. D’autres motos arrivent aussi du village Mbeko, situé à 31 kilomètres sur l’axe Mbaïki. C’est le transport des chenilles enveloppées dans des sacs.

 

Sonia vient d’arriver de Mbata, elle nous explique comment elles font pour acheminer les chenilles,   « je quitte Pissa chaque jour à 4 heures du matin avec une moto pour Mbata ou d’autres villages. Une fois arrivée, je rentre encore dans la forêt à pied au niveau des campements des pygmées. Déjà à 6 heures, les pygmées eux-aussi sont dans la forêt,  sous les arbres à chenilles et ils commencent à les ramasser jusqu’à 10 heures. Ils regagnent leur campement pour nous vendre les chenilles avant  de reprendre la moto pour revenir au niveau de Pissa », explique Sonia, vendeuse des chenilles au marché de Pissa.

 

Des commerçantes et particuliers, quittent Bangui la capitale,  à la recherche des chenilles dans la commune de Pissa et ses environs. Angéla, a déjà fait deux fois Pissa depuis le début du mois pour chercher des chenilles, « je ne suis pas commerçante mais je viens surtout en weekend pour m’approvisionner y compris en chenilles. Les prix sont très abordables ici », a-t-elle témoigné.

 

Une activité très économique

 

José Voyemekoua, une autre vendeuse souligne les biens faits des chenilles dans sa vie,  «  c’est depuis 9 ans que je fais le commerce des chenilles chaque années,  pendant un ou deux mois. Mais je vois que ce commerce me remporte beaucoup d’argent. Grâce aux chenilles, j’arrive à payer la scolarité de mes enfants, je nourris ma petite famille, la santé de mes enfants. Il y’a de cela 3 ans aujourd’hui,  j’ai eu à construire ma maison avec l’argent des chenilles », a-t-elle témoigné.

 

Même si chacun se réjouit des bienfaits des chenilles, la Mairie de Pissa reconnait que les chenilles constituent « une manne pour ses habitants, une richesse naturelle qui soulage la population ».

 

Giscard Ngodomokoma, secrétaire particulier de la mairie de Pissa rappelle qu’une étude récente démontre plus, « la Mairie avait réalisé une étude auprès des ménages pour voir la rentabilité des chenilles. Il ressort que plus de 20 millions ont été encaissés dans l’intervalle d’un mois. Il s’agit là juste de Pissa et des ménages qui avaient accepté de témoigner. Nous pensons que ces chiffres étaient dépassés », a dit Giscard Ngodomokoma.

 

Pour lui, l’activité des chenilles réduit la crise alimentaire et remporte de l’argent, « je dirais que c’est la manne de la population de Pissa, une richesse qui crée l’ambiance au sein de la population et occupe plusieurs jeunes», a-t-il dit.

 

Les conducteurs des mototaxis ne cachent pas leur enthousiasme, «  nous sommes très contents parce que pendant cette période, nous sommes dans le mouvement. Je gagne beaucoup. Cette année, j’ai acheté une troisième moto pour couvrir cette période », a aussi témoigné Eric, conducteur de mototaxi à Pissa.

 

En Centrafrique, de  Juin à Aout, les chenilles remplissent momentanément le panier de la ménagère. Cette année, les vendeuses de Pissa parlent déjà d’une surabondance des chenilles.  Les chenilles sont très nourrissantes en vitamine A, B, C et D et très consommées par les Centrafricains./

 

Flora Sandrine Mbagna et Fridolin Ngoulou

 

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 20:20

 

 

Par RFI  17-07-2016 Modifié le 17-07-2016 à 20:22

 

En République centrafricaine (RCA), après deux ans de bons et loyaux services, la Mission européenne de formation des Forces armées centrafricaines (Eumam) quitte le pays et laisse la place à la mission Eutm. Cette nouvelle mission, composée de 170 hommes, a pour objectif de mettre sur pied une armée plus moderne et plus professionnelle. Elle est attendue sur le volet « entraînement opérationnel » des hommes de rang. Comme la précédente, l’Eutm intègre un secteur en pleine réforme, celui de la sécurité, mis en place par le président Faustin Archange Touadéra.

 

Reconstruire les forces armées centrafricaines, telle était la mission de l’Eumam, mais sur un volet non opérationnel. Elle recensait et sélectionnait les soldats aptes au combat, grâce notamment à des épreuves physiques.

 

Elle formait également les officiers et toute la chaîne de commandement, état-major compris. Mais ce n’est pas tout, comme l’explique, à RFI, le général français Dominique Laugel, commandant de la mission Eumam.

 

« Nous avons créé quand même deux centres spécialisés : un centre de formation médicale, comme vous n’en trouvez nulle part ailleurs en Centrafrique, pour former aussi bien les infirmiers que pour former les médecins et un centre informatique. Aujourd’hui, je suis satisfait parce que je peux passer le manche à Eutm, à nos successeurs. Nous avons défriché le terrain », a précisé le général Laugel.

 

Eutm, la nouvelle mission, fera aussi du conseil stratégique auprès de l’état-major centrafricain, mais elle est aussi attendue sur d’autres volets, comme l’explique le général Hautecloque-Raisz, Français lui aussi, commandant de cette nouvelle mission.

 

« Education des officiers, éducation des sous-officiers pour pouvoir recréer à terme des académies militaires, à la disposition de l’armée centrafricaine. Cela prendra du temps. Et puis l’autre volet c’est celui, bien sûr, de l’entraînement opérationnel des forces au niveau des bataillons, au niveau des compagnies », a précisé Hautecloque-Raisz.

 

La nouvelle mission est donc là pour deux ans. A terme, les Forces armées centrafricaines (Faca) seront composées de près de 2 000 militaires dont 8% de femmes.

RCA: la nouvelle mission européenne de formation des Faca en place pour deux ans
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 17:11

 

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 16 JUILLET 2016

 

BANGUI, 16 juillet 2016—Lors de la présentation du bilan de ses cent premiers jours de présidence, le 9 juillet dernier Faustin Archange Touadéra annonçait sa volonté d’organiser un dialogue politique après la mise en œuvre du DDRR. La volonté du chef de l’Etat de tenir ce dialogue est soutenue par les politiques qui sont partagés sur

 

Joseph Bedounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC) pense que le chef de l’Etat a fait le bon choix sauf que pour lui, ce dialogue doit se tenir avant le DDRR « l’idée d’organiser un dialogue politique est à soutenir, c’est une bonne option. Mais c’est le fait de le placer après la mise en place du DDRR qui ne rencontre pas notre agrément. Il était plus judicieux de faire ce dialogue avant le programme DDRR pour que le président de la République puisse écouter les politiques et prendre leurs idées avant d’engager le processus » avance le président du MDREC.

 

Joseph Bendounga se dit méfiant de la manière dont le président de la République est en train d’amorcer le programme DDRR « nous restons vigilants sur la forme que le chef de l’Etat est en train de poser le DDRR. Il est en train de créer des structures budgétivores dans lesquelles il appelle ceux qui ont échoué, cela est inquiétant. Nous restons sur nos gardes afin d’être capable de mener des actions au moment venu afin que le pays ne connaisse pas ce que nous avons vécu » promet-il.

 

Sous l’anonymat, un cadre du RDC se félicite de l’idée du chef de l’Etat « il est bon de discuter à tout moment. L’idée du chef de l’Etat est géniale. Nous la soutenons entièrement et pensons que c’est la voie de la réussite que le président de la République a prise » apprécie t-il.

 

Pour Eddy-Symphorien Kparékouti, président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR) qui dit soutenir cette idée, le dialogue doit être permanent en Centrafrique « le dialogue fait partie des programmes d’urgence pour la RCA. Nous ne pouvons que soutenir de telle proposition puisque le pays a besoin de ce processus. Mais je pense que la RCA a besoin d’un dialogue permanent. Avant, pendant et après le DDRR ; le peuple doit se parler » confie t-il.

 

Le leader du PUR dit attendre un dialogue sincère et franc « tout n’est pas d’annoncer et de tenir un dialogue. Il faut que la rencontre soit ouverte, sincère et franche pour que tous ensemble, nous balayons la maison afin que la nation avance » pose Eddy-Symphorien Kparékouti contacté par le RJDH.

 

Le président de la République, Faustin Archange Touadéra, en annonçant ce dialogue politique, n’a pas donné un chronogramme précis. Cette rencontre sera organisée, selon lui après la mise en œuvre du DDRR afin de permettre aux leaders des groupes armés qui le souhaitent, de s’engager en politique.

 

 

Centrafrique : La classe politique apprécie diversement la volonté de Touadéra d’organiser un dialogue politique après le DDRR
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 11:40

 

 

http://fr.aleteia.org/ ISABELLE COUSTURIÉ 16 JUILLET 2016

 

Tout n’est pas réglé dans le pays, mais l’Eglise a fait comprendre que la paix valait plus que la guerre et aujourd’hui, elle tente de ramener les réfugiés chez eux.

 

Depuis la visite du pape François, fin novembre 2015, la situation a radicalement changé en Centrafrique. Et toutes les voix interrogées sur place au fil des mois confirment à l’unanimité : « La visite du Pape a soufflé sur le pays un bon vent d’espoir, nous laissant en héritage cette conscience que la guerre ne résout pas les problèmes »confiait à la presse le curé de la cathédrale de Bangui, Mathieu Bondobo, six mois après la visite du Saint-Père.

 

Après son départ, beaucoup craignaient des dérapages. Or, aujourd’hui, bien que certaines régions entières du pays soient encore « sanctuarisées » par des groupes armés non encore désarmés, a fait savoir le président Faustin-Archange Touadéra, l’Etat et l’Eglise font du retour des déplacés à leurs domiciles – 415 000 à l’intérieur du pays et 300 000 dans les pays voisins – une de leurs grandes priorités. Tout un projet d’accompagnement de ces personnes est en cours de validation avec les humanitaires, souligne VOA Afrique, le service francophone de Voice of America. La plupart des déplacés veulent rentrer chez eux, mais exigent d’abord la sécurisation complète des quartiers.

 

Dans le bilan de ses 100 premiers jours au pouvoir, le 10 juillet dernier, le président a promis également « une vaste opération de recensement des victimes de violences », après avoir promulgué, un mois auparavant, une loi portant création, organisation et fonctionnement d’une Cour pénale spéciale » pour juger les coupables.

 

L’Eglise en première ligne

 

 Une première vague de déplacés a quitté le site du grand séminaire Saint-Marc de Bimbo au sud de Bangui, où ils étaient réfugiés depuis le déclenchement des luttes entre les milices Séléka (à majorité musulmane) et les Anti-Balakas (à majorité chrétienne), en décembre 2013 et janvier 2014. Des dizaines de personnes ont accepté volontairement de regagner leurs habitations ou de refaire leur vie ailleurs. La Caritas et la nonciature ont octroyé des appuis financiers, notamment le paiement de 3 mois de location à chaque ménage. l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga : « Certains ont tout perdu et sont dans le dénuement total. Le grand séminaire est un refuge. L’église n’a pas fermé ses portes. Mais c’est un début d’efforts (…) nous avons demandé à nos frères et sœurs de trouver des lieux de location ou nous allons financer trois mois de location ».

 

Retour progressif à la cohésion

 

 Depuis la visite du Pape, un nouvel élan de cohésion s’est peu à peu formé entre les différentes communautés chrétiennes et musulmanes. Le 6 juillet dernier, à Bangui, musulmans et non-musulmans se sont mis ensemble pour fêter la fin du ramadan, une première après trois ans d’affrontements. Pour l’occasion, responsables politiques et religieux se sont succédé aux micros dans les différentes mosquées de la capitale pour prôner la paix entre les communautés. Un responsable de l’ONU qui se trouvait là n’en revenait pas : « Je n’avais jamais vu autant de monde se rassembler pour la grande prière de l’Aïd. C’est un signe, peut-être, que les Centrafricains ne veulent plus la guerre », a-t-il déclaré sur les antennes de RFI.

 

En venant en Centrafrique et ouvrant la première porte sainte du Jubilé de la miséricorde à la cathédrale de Bangui, « le Saint Père a posé un geste très fort  (…) Son geste et son message ont permis de décrisper la situation sécuritaire », a reconnu le président Touadéra, lors de sa visite à Rome en avril dernier. François, a-t-il ajouté, « a contribué » à ce que le pays se trouve dans une « dynamique »  d’apaisement pour ouvrir une nouvelle page, et il l’a fait « dans des conditions difficiles de sécurité », avec « courage », et  » nous lui en sommes reconnaissants », a-t-il encore affirmé.

 

Lu pour vous : Centrafrique : Après avoir séparé les eaux, l’Eglise déplace des montagnes
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 11:04
Lu pour vous :Les Gabonais de la Minusca endeuillés

 

 

http://gabonreview.com/ par Loic Ntoutoume  vendredi 15 juillet 2016 à 0:11

 

Deux soldats de l’armée gabonaise, engagés dans la Mission multidimensionnelle de maintien de la paix en Centrafrique (Minusca), ont trouvé la mort, le 13 juillet 2016, dans  un accident de la circulation sur l’axe Bangui-Bouar.

 

La 2ème compagnie du bataillon gabonais de réserve de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) vient de perdre deux de ses éléments.  Les caporaux-chefs Kevin Mouloungui Embinga et Jauris Nzombi Yopa, appartenant respectivement à l’aviation légère des armées et à l’armée de terre, sont morts sur la route, de retour d’une mission.

 

Selon un communiqué du ministère de la Défense nationale, le camion qui les transportait est entré en collision avec un véhicule civil sur l’axe Bangui-Bouar. Huit autres soldats ont été blessés au cours de cet accident. «Leur pronostic vital n’est pas engagé », assure tout de même le communiqué officiel, indiquant qu’ils sont actuellement pris en charge à l’hôpital civil de Bossemptele, avant leur évacuation sur Libreville.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 10:53

 

 

 

Lors de son discours d'investiture, l'élu de la nation centrafricaine a annoncé la politique de la rupture comme mode de gestion et à défini des priorités qui se résument en quatre points importants : d'abord le désarmement et le retour des réfugiés, déplacés, ensuite le rétablissement urgent de la sécurité sur l'ensemble du territoire national, la relance économique et enfin la lutte contre la corruption. Comme il est de tradition dans les nouvelles démocraties africaines, les cent premiers jours qui correspondent au 1/18ème du mandat sont importants et permettent d'évaluer à mi parcours la politique du nouveau locataire du palais de la renaissance et d'en faire une projection sur la durée totale du mandat.

 

Ainsi, les premières décisions, les premiers choix des collaborateurs et le choix de politiques sont déterminants pour cet exercice. Il est vrai que 100 jours, c'est peu pour régler tous les problèmes mais suffisant pour définir des priorités vitales. A l'occasion, un secrétariat politique a été préalablement mis en place et était chargé de définir les actions à mettre à jour après l'investiture. La feuille de route gouvernementale est surtout marquée par une lenteur décevante qui donne l'impression que le gouvernement est en perdition et manque de repères. En un trimestre, certains départements ministériels ont connu des progrès significatifs mais noyés par la fragilité de la situation sécuritaire.

 

C'est ainsi que des avancées considérables ont été enregistrées au niveau des finances et de la diplomatie. Par contre des zones d'ombres sont encore visibles en ce qui concerne le désarmement, la sécurisation du territoire, les retours et indemnisations des réfugiés et déplacés, la restauration de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national. Nous relèverons aussi au passage des nominations ethniques, partisanes et amicales qui ne riment pas avec la philosophie de rupture tant prônée par le President de la République. En dépit du fait que notre chère patrie est sous tutelle, pris en otage et occupé militairement par les forces internationales avec le jeu confus et ambigu de la communauté internationale, des efforts émanants du gouvernement ont été consentis mais les actions sont invisibles et illisibles.

 

Nous espérons que ces efforts produiront à court terme les effets escomptés. En conséquence de cause, le bilan des cent jours du President Touadera est mitigé et donne l'image d'un verre à moitié plein et à moitié vide. Tout dépend de l'angle de vue et de sa position géographique. Ainsi, le trimestre est loin de répondre à la préoccupation de la population et le gouvernement se contente de l'autosatisfaction. Fort de ce qui précède et dans le souci de reconstruire notre chère patrie, nous invitons le peuple centrafricain à la patience, à renouveler leur confiance au gouvernement, et à soutenir les grandes réformes envisagées par le President de la République. Cet éventuel arsenal juridique et législatif cumulé avec le soutien et la confiance du peuple aiguillera notre pays sur le chemin de l'espérance. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 15 Juillet 2014

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

PEUT-ON SE RÉJOUIR DU BILAN DES CENT JOURS DE TOUADERA ? par Bernard SELEMBY DOUDOU
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 20:36
Nouvelles nationales sur APA

 

RCA : quatre responsables au ministère des Finances accusés de détournement 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-07-15 16:33:26 Quatre cadres du ministère centrafricain des Finances ont été suspendus de salaire pour trois mois avec traduction devant le conseil de discipline de l’administration, selon un arrêté du ministre de tutelle, Henry Marie Dondra, rendu public ce vendredi à Bangui.


L’un des sanctionnés est un inspecteur des impôts responsable de la direction régionale du sud-ouest qui aurait détourné plus de 100 millions de FCFA en délivrant des fausses quittances des impôts aux contribuables.


Les trois autres, soit le directeur de la solde, le chef de service de saisie et des mouvements et une déléguée de solde, sont accusés d’avoir détourné les deniers publics en augmentant certains paiements qui auraient occasionné le gonflement de la masse salariale. 


Le montant de leur détournement n’a pas été rendu public même si le motif évoqué par le ministre pour les sanctionner est relatif au «non traitement de salaire ayant entrainé un manque à gagner pour l’Etat »


Pendant les trois mois de suspension de leurs salaires, ces hauts fonctionnaires n’auront que des allocations familiales et seront traduits devant le conseil de discipline qui appréciera s’il faut les poursuivre devant les juridictions pour détournement des deniers publics, une faute lourdement sanctionnée par le code pénal centrafricain.


Le Président de la République Faustin Archange Touadéra dans son discours de prestation de serment avait déclaré que son gouvernement allait mener une lutte implacable contre les détournements des finances publics qui empêchent l’Etat d’avoir des ressources pour faire face à ses obligations régaliennes. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4858010#sthash.2AS5gQbW.dpuf

 

 

RCA : création d'un comité de suivi de gestion des finances publiques

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-07-15 16:15:14 Le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra, a annoncé la création d’un comité de suivi de gestion des Finances publiques, au sortir d’une rencontre, vendredi à Bangui, avec une délégation de la banque mondiale.


Le ministre Henri-Marie Dondra a expliqué que le comité de suivi de gestion des Finances publiques vient en appoint au comité de trésorerie qui se tient périodiquement en présence du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

Ce comité fait partie des réformes préconisées par le président de la République en vue d’assainir les finances publiques. 


Le ministre des Finances a dit s’être attelé durant ces 100 premiers jours, à mobiliser des ressources nécessaires destinées au payement des salaires des fonctionnaires, les bourses des étudiants et les pensions des retraités. 


Il a indiqué que la dette du pays était telle qu’il ne peut plus contracter de nouvelles dettes en raison de la fragilité du mécanisme de remboursement de ces dettes et que les recettes réelles ne sont pas suffisantes pour couvrir les nouveaux engagements. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4858000#sthash.DGzEdaOh.dpuf

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 20:17

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-07-15 18:11:21 Christian Bader, conseiller des affaires étrangères hors classe, vient d’être nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Française en Centrafrique, a-t-on appris vendredi à Bangui.


Christian Bader qui remplace Charles Malinas en poste depuis 2013, vient de la Guinée Equatoriale où il faisait office d’Ambassadeur. Il a occupé également les mêmes fonctions au Soudan du Sud. 


M. Bader sera à Bangui le 9 août pour prendre ses nouvelles fonctions. Son prédécesseur, Charles Malinas, quittera la capitale centrafricaine le 2 août. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4858036#sthash.HAZmnfYx.dpuf

Christian Bader, nouvel Ambassadeur de France en Centrafrique
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 19:19

 

 

LE MONDE Le 14.07.2016 à 10h57

 

L’opposant et ancien député tchadien, Ngarledji Yorongar, a déposé une plainte, mardi 12 juillet, auprès du tribunal de grande instance de Paris pour des faits d’enlèvement, de séquestration et de torture, selon une information de jRFI. Ce dernier crime relevant de la compétence universelle, la justice française peut en effet juger les auteurs présumés dès lors que ceux-ci possèdent une résidence en France.

 

C’est le cas pour la plainte de l’opposant tchadien : les deux personnes mises en cause , l’ancien ministre de l’intérieur, et surtout, Ismaël Mahamat Chaïbo, ancien responsable de l’Agence nationale de sécurité, détiennent une résidence en région parisienne.

 

Certificats médicaux

 

Les faits remontent aux 2 et 3 février 2008. Tandis que l’opposition armée rebelle prend Ndjamena, la capitale tchadienne, trois opposants disparaissent, dont Ngarledji Yorongar. Le député est détenu durant dix-neuf jours, selon son avocat.

 

« Notre plainte se fonde principalement sur le témoignage de Yorongar, explique Me Joseph Breham, l’avocat du Tchadien, ainsi que sur des certificats médicaux qui démontrent bien que Yorongar a des séquelles qui correspondent à la description des faits. »

 

L’ancien directeur de l’Agence nationale de sécurité, principale cible de cette requête, n’a pas tenu à s’exprimer. Mais cette plainte, déposée huit ans après les faits, surprend les proches d’Ismaël Mahamat Chaïbo, qui vont jusqu’à remettre en question l’idée de l’enlèvement du député de l’opposition. « Cette plainte déposée huit ans plus tard, ne répond-elle pas, finalement, à un coup médiatique ? » s’interrogent-ils.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/07/14/un-opposant-tchadien-depose-une-plainte-a-paris-pour-enlevement-et-torture_4969368_3212.html#Rs0Ody68pW84MBZJ.99

 

 

Lu pour vous : Un opposant tchadien dépose une plainte à Paris pour enlèvement et torture
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