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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 14:55
“Tempête sur Bangui”, le talent contre la terreur

 

 

 

27/10/15 (MondAfrique)

 

Avec « Tempête sur Bangui », le dessinateur Didier Kassaï propose une vision poignante, réaliste et personnelle des événements récents qui ont secoué sa ville, la capitale centrafricaine

Centrafrique, décembre 2012. Les rebelles de la Séléka opposés au Président François Bozizé sont stoppés dans la ville de Damara à proximité de Bangui par des troupes de la Fomac (la force d'Afrique centrale composée congolais, du tchadiens, gabonais, camerounais, guinéens et angolais).

 

Leur face à face aux portes de la ville délimite le terrain des forces qui soutiennent Bozizé et les rebelles. En 2013, un accord est trouvé afin de satisfaire les deux parties. Bozizé reste en place mais il doit former un gouvernement d’union nationale avec les forces de la Séléka. Cependant, en janvier 2013, des rumeurs sur les ondes annoncent que les rebelles de la Séléka veulent envahir la ville de Bangui. La pression monte. Quelques mois plus tard, le Président Bozizé fête dans le stade des « 20000 places » ses dix ans de pouvoir. La Séléka réagit et demande la fin de l’union nationale. Les hostilités reprennent et les rebelles gagnent du terrain, se rapprochant dangereusement de la ville de Bangui…

 

Rebellions, milices, manifestations, antagonismes religieux, violences, atrocités : le cocktail explosif n’a pas cessé de ravager le pays depuis.

 

Humour et émotion

 

A travers des dessins colorés et très structurés - dans la pure tradition de la ligne claire chère à Hergé mais aussi dans la lignée du Jano des récits africains – le dessinateur fait la chronique documentée et palpitante de l’arrivée au pouvoir des Séléka, qui s’attaquent – notamment - à la communauté chrétienne qui représente près de 80 % de la population. Et ensuite de leur déroute, ce qui provoque une chasse aux Musulmans tout aussi sanguinaire.

 

D’un trait énergique qui mélange humour et émotion, exactitude historique mais aussi visions cauchemardesques, voire surréalistes, Didier Kassai évoque la vie chaotique d’une population prise sous le feu des factions de rebelles Séléka qui terrorisèrent la ville. Avec humour parfois et humanisme toujours, il donne à voir les petites gens, ses voisins, les habitants de sa ville, de son pays, un des plus pauvres du monde, ravagé par une guerre civile fratricide qui n’en finit pas. Depuis son indépendance (en 1960), en effet, le pays ne cesse d’enchaîner les coups d’état : entre les abus de pouvoir des militaires (auteurs en 2003 d’un putsch) et la corruption à tous les étages, la population civile est la première victime et c’est cela que dénonce Tempête sur Bangui.

 

Un « roman graphique » politique et autobiographique

 

C’est tout l’intérêt de cette œuvre que d’adopter un point de vue très personnel : le narrateur en effet n’est autre que Didier Kassai en personne, qui se dessine et se met en scène dans son vécu au quotidien, entouré de sa femme et de ses gosses, mais aussi au boulot, ravi de décrocher un contrat avec une maison d’édition de BD française, ou bien tentant de traverser sa ville à feu et à sang (sans sa moto qu’il a trop peur de se faire taxer par des pillards armés jusqu’au dents) pour aller remettre ses planches à ses collaborateurs ou encore chercher le chèque qui lui permettra de subvenir aux besoins de sa famille.

 

On est alors totalement immergé, grâce au regard percutant et au dessin précis de Didier Kassai, dans le déchirement d’une population divisée et soumise à une violence quasi surréaliste. L’auteur se refuse à mettre en image les viols (pourtant suggérés sans ambiguité) mais ne recule pas devant d’autres images terrifiantes : bras, pieds ou organes sexuels brandis en trophées, enfants soldats déchaînés etc. Et notre impuissance nous saute à la figure, comme le rappelle la 4ème de couverture de l’album, un véritable appel au secours : « A Bangui, en dépit des condamnations qui fusent des 4 coins du monde, la violente tempête continue de faire des sinistrés. Elle ratisse aussi bien les quartiers huppés que les trous pourris où posséder une bécane peut susciter des convoitises. » . Tout comme l’épilogue signé Amnesty International : « La haine et la peur n’ont cessé de nourrir le massacre entre chrétiens et musulmans : nous restons mobilisés pour que la communauté internationale prenne et assume ses responsabilités, ne laisse pas la Republique Centrafrique sombrer dans l’oubli et la violence sans fin ».

 

Après avoir lu la bande dessinée « Tempête sur Bangui » on ne peut pas oublier !

 

Par le biais de l’image et de la fiction, Kassai nous immerge in medias res sans aucun didactisme. Malgré un récit dur, réaliste, sans concession ni complaisance, l’artiste parvient aussi à insuffler une poésie et même de l’humour à ses planches, tant il est soucieux du détail et amoureux des faits et gestes de ses concitoyens : la beauté d’une silhouette, le chatoiement d’un tissu, l’ironie d’une réclame publicitaire, la tendresse d’une mère, l’innocence d’un gosse pourtant armé d’une kalachnikov...

 

La BD comme « arme efficace »

 

Didier Kassai a choisi de rester vivre à Bangui avec les siens, malgré la destruction de sa maison, il s’investit dans la lutte contre la corruption, le terrorisme et les violences inter-communautaire, à sa manière :

 

« C’est justement un combat que je ne cesse de mener depuis quelques années. Je n’ai pas d’autres moyens pour combattre l’injustice et les maux qui gangrènent notre société. La bande dessinée est pour moi l’unique arme efficace. Tout mon souci est de faire du neuvième art un outil pour, à la fois, distraire, éduquer et dénoncer certaines pratiques néfastes ».

 

Lui même, de religion chrétienne, est marié à une musulmane et s’insurge contre la façon dont les communautés sont parfois manipulées : « La terreur, les armes, sont dans les rues. Les populations civiles se sentent totalement abandonnées. Comment trouver la paix ? Qui peut encore nous protéger ? Les gens se promènent armés comme ils veulent, attaquent qui ils veulent. C’est un sentiment de désespoir, d’abandon. On ne peut pas laisser des humains être terrorisés à ce point. »

 

Une BD malheureusement d’actualité ...

 

Après une trop courte accalmie, Bangui a renoué avec les pillages. Des ONG ont été récemment attaquées et saccagées, des barricades érigées sur les grands axes.... Un témoin s’alarme : « Il n’est pas du tout impossible de voir dans ces violences la main d’hommes politiques du passé : Djotodia, Bozizé et d’autres qui voient dans la stratégie du chaos une issue politique pour essayer de revenir aux affaires. Le fait que ces violences récentes se soient déroulées en l’absence de Catherine Samba-Panza,(la présidente de la transition, depuis le 23 janvier 2014) laisse supposer qu’il y a chez certains une volonté politique d’organiser des violences et que celles-ci sont moins spontanées qu’elles ne le laissent paraître. »

 

Une lutte fratricide

 

La grande qualité de Didier Kassai, outre son talent de dessinateur incontestable, c’est de ne pas choisir son camp entre les extrémistes (musulmans et chrétiens tour à tour victimes et bourreaux) et de pointer du doigt (ou plutôt du bout de son pinceau), toujours avec subtilité, les enjeux politiques ou les gigantesque intérêts économiques en jeu (n’oublions pas le diamants de l’affaire Bokassa) ainsi que les manipulateurs qui tirent les ficelles d’un conflit favorisant la corruption tous azimuts et le pillage d’un pays au ressources considérables.

 

De quoi le peuple de Centrafrique ne s’est il pas encore fait déposséder ? Ni de son or, ni de ses diamants... mais d’un artiste au bon coup de crayon.

 

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 14:49

 

        

APA-Bangui(Centrafrique) - 2015-10-27 12:43:48 Les Etats Unis d’Amérique ont nommé un nouvel Ambassadeur en Centrafrique en la personne de Geofrey Awokings


Il remplace David Brown qui n'était qu'un chargé d'affaires. 


L'annonce de cette nomination a eu lieu lundi par le chargé d'affaires David Brown qui faisait ses adieux aux journalistes de Centrafrique.


A cette occasion il a expliqué que les Etats Unis ont contribué pour l'organisation des élections libres en Centrafrique et vont continuer à le faire pour aider le pays à sortir du conflit. 


Il a demandé aux Centrafricains de laisser les violences comme mode d'accession au pouvoir au profit des élections comme mode le plus sûr de gouvernance.

Le Chargé d'Affaires David Brown a été nommé en Centrafrique en 2013 au moment où l'ambassade des Etats Unis a été fermée dans le pays.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=837190#sthash.9CNUbgvc.dpuf

Les Etats Unis d'Amérique nomment un nouvel Ambassadeur en Centrafrique

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 01:06

 

 

 

 

http://lafraternnite.over-blog.com/  26 Octobre 2015

 

Il n’y a plus de respect pour les hommes de Dieu et c’est parce que Dieu a peut-être, quitté l’Afrique que nous assistons à ces actes apocalyptiques. Après le tour du Pasteur de l’Eglise ELIM Nicolas GREKOYAME GBANGOU, vient le tour de Monseigneur l’Archevêque de Bangui de subir les caprices des extrémistes que la Communauté Internationale et la MINUSCA se plaisent à couver. Il n’y a plus d’ordre dans le pays. Et si l’on vous disait que c’est pour inspecter le terrain en vue de la prochaine et imminente arrivée du Souverain Pontifie, le Pape François, vous comprendrez que les démons ont pris possession de la Centrafrique.

 

L’évènement a eu lieu ce lundi 26 Octobre au niveau de la Mosquée Centrale. Monseigneur l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga conduisait une délégation venue de Rome accompagnée de quelques membres du Gouvernement. Le but de la visite était de communiquer avec les leaders religieux du Km5 autour de la prochaine visite du Pape François en Centrafrique. Mais dans la foulée, quelques extrémistes qui venaient d’apprendre les nouvelles de l’enlèvement des leurs dans le quartier Combattant, ont décidé de s’en prendre à cette autorité de l’Eglise Catholique. Selon le Ministre de la Communication que nous avons eu au téléphone, deux autorités avaient été visées par ceux qu’il qualifie d’« extrémistes ». D’abord, Jean Jacques Démafouth qui serait le plus visé et Monseigneur Dieudonné Nzapalainga. S’agissant du mobile de leur acte, le Ministre a répondu qu’ils n’ont pas d’autres raisons que de saper les efforts de paix surtout que la mission conduite par l’Archevêque devrait permettre aux experts venus du Vatican de prendre la température, quant à la venue du Saint Père. A tout prendre, Jean Jacques Démafouth a pu se sauver. En ce qui concerne, l’archevêque de Bangui, il a pu être escorté par les Forces Internationales avec toute la délégation venue de Rome en direction de la Nonciature.

 

Entre temps, dans la journée, un incident s’est produit dans le 8e arrondissement au quartier Combattant. Quatre sujets musulmans qui se rendaient à l’aéroport, ont été cueillis par des extrémistes anti-balaka mais l’un d’entre eux a réussi à se sauver pour se réfugier au domicile de l’ancien député et actuellement conseiller national, Jean Michel MANDABA. Il semble qu’il a été poignardé et l’arrivée des Forces Internationales a permis de le conduire au dispensaire de la MINUSCA. On ne sait rien du sort réservé aux trois autres qu’on a faits captifs. Selon certaines indiscrétions, la Chef de l’Etat de Transition devrait recevoir ce lundi, une délégation du Km5 en vue de la formation d’un nouveau Gouvernement. C’est donc informé que l’aile dure du Km5 a monté ce guet-apens. Il semble qu’on a fait comprendre aux quatre mousquetaires qu’ils avaient des colis à récupérer à l’aéroport. C’est ainsi qu’ils y sont allés. Et pendant qu’ils y allaient, la nouvelle s’est déjà répandue à Combattant. En conclusion, tout porte à croire que les partisans de Nairobi ont trempé leurs nez dans cette affaire. Car très vite, le quartier Castors a été l’objet d’attaque des drogués du Km5 qui n’avaient pas attendu longtemps pour déclencher les représailles.

 

Mais l’on devrait se rappeler les bribes de l’homélie du Curé de la Cathédrale Matthieu Evrard BONDOMBO faite ce Dimanche 25 Octobre. Selon, le clerc qui n’est pas allé du dos de la cuillère, il y a des personnes qui s’opposeraient à la visite du Souverain Pontife en Centrafrique. Invitant ses fidèles à faire en sorte que la venue du Saint Père ne soit pas du ressort du spectaculaire, le curé pense qu’il est temps que les Centrafricains se fassent guérir de leur cécité spirituelle qui est plus grave que la cécité physique. Il reste à savoir si les chrétiens pourront relever le défi. Viendra ou viendra pas ? La question se pose. Mais il faut quand même que le Saint Père vienne pour conjurer les vieux démons qui tiennent encore la RCA sous leur coupole.

 

Pétrus KASSALO

Lu pour vous : L'Achevêque de Bangui séquestré par les extrémistes du Km5 tandis que Jean Jacques Démafouth a échappé belle
Lu pour vous : L'Achevêque de Bangui séquestré par les extrémistes du Km5 tandis que Jean Jacques Démafouth a échappé belle

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 00:51
Guy Moquet fusillé -  Poème de Bambote Makombo

 

 

Guy Moquet fusillé par les scieries d’acier FRANcafrique

Se dénonceront-ils en novembre à la face du monde

entier à Paris même ?

 

                   1

 

Guy Moquet je te dis tu

selon la tradition centrafricaine

tu es né à Paris en 1924

pour défendre ta Patrie la France

 

                   2

 

Vous étiez vingt et sept

arrêtés à Paris en octobre 1940

au Camp de Châteaubriant

le 22 octobre 1941 l’ennemi

européen vous avait tous fusillés

 

                   3

 

Tu avais seulement dix sept ans

 

                   4

 

Avec toute l’humanité

tu étais à la recherche d’un

bonheur à travers des

impossibles routes

 

                   5

 

Hommes forts du Centrafrique

tes frères selon nos traditions

de la défense de la Patrie

avec des sagaies et des flèches

à travers les balles d’acier

nous avons combattu les

Français et aussi nos frères Séleka

Signons ici avec nos sangs

la paix

 

                   6

 

Aujourd’hui hommes forts

du Centrafrique que nous combattons

tous pour la Paix en 2015

 

                   7

 

Guy Moquet depuis 1925

un an suivant ta naissance

au-delà de ta mort en 1941

sur plus de deux millions

d’hectares du Cameroun du

Gabon du Kongo du Centrafrique

à aujourd’hui deux mille 15

à marches forcées des travaux

fouets les arbres sont fusillés

 

                   8

 

Il n’y a pas de paix

depuis 1925 avec Les Rougier-Françafrique

il n’y a pas de Liberté avec

les Dessus dessous avec leur paie

il n’y a que les cadavres

de l’Afrique à emporter

esclaves il n’y a pas de Liberté

 

                   9

 

Guy Moquet fusillé en 1941

héros de la France

 

                   10

 

Guy Moquet depuis 1925

il n’y a pas de Grand Arbre

il n’y a pas de Grand Homme

en vie cette civilisation

de guerre découvre en lui

la matière à vendre à asservir

il n’y a pas de héros en

Centrafrique

 

                   11

 

Il n’y a pas de Grand Arbre

il n’y a pas de Grand Homme

il n’y a pas de Grande Valeur

morale en vie qui parle

dans la langue Sangho

tous fusillés matériel de

consommation oublié dans

un trou de déchet W.C.

il n’y a pas la Grande Religion

de nos Pères

 

                   12

 

Guy Moquet en Centrafrique

il n’y a pas de tombes (héroïques)

tombées dans les champs des

Honneurs du Grand Homme noir

de Boganda à la Très Grande Reine

NA Té Légué dans la Cour de

Son Époux le Roi Bangassou

jamais dans ces Royaumes

des Rois sifflant dans leur Langue

celui qui travaille de sa main

dans sa terre abondante jamais

ne vient pleurer de faim

 

                   13

 

Guy Moquet fusillé à 17 ans

ils ont fusillé plus de deux

millions d’hectares de forêt

primaire plus la superficie

de Paris avec les mots de Liberté

Égalité Fraternité depuis 1925

il n’y a que les scies circulaires-Françafrique

dans les troncs des corps des arbres

qui ont changé des dents d’acier

                  

14

 

Guy Moquet fusillés par les

compagnies des républiques de

mensonges bicéphales meurtriers

asseyons-nous là côte à côte

dans les Royaumes des déserts

sans scarabée il n’y a pas de

crotte d’éléphant ni de mission

de qui que ce soit de tombé de

la main de cet étranger sans défense

contre cette arme fatale.

La forêt équatoriale à 17 ans seulement.

Avec un demi-poumon.

 

BAMBOTÉ MAKOMBO

 

11 septembre 2015 

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 23:18
Référendum au Congo: Sassou Nguesso a subi un camouflet
Référendum au Congo: Sassou Nguesso a subi un camouflet

 

 


Brazzaville - AFP / 26 octobre 2015 19h14 -  Le président congolais Denis Sassou Nguesso a subi un camouflet lors du référendum organisé dimanche au Congo sur un projet de constitution qui lui permettrait de se représenter en 2016, a estimé lundi un des chefs de l'opposition à Brazzaville.

Il vient d'avoir un camouflet. Les Congolais ont refusé de voter, a déclaré Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), premier parti d'opposition au Parlement, dans un entretien téléphonique avec l'AFP.

Les Congolais ne se sont pas déplacés, c'était le mot d'ordre que nous avions donné, a ajouté M. Tsaty Mabiala, pour qui la participation dimanche n'a pas dépassé 10%.

Selon les observations de plusieurs journalistes de l'AFP à Brazzaville et Pointe-Noire, la deuxième ville du pays, dans le sud, et les informations récoltées dans plusieurs autres grandes villes dans diverses régions, les électeurs semblent avoir largement boudé le référendum.

Groupés en plusieurs coalitions, les opposants au chef de l'État ont qualifié cette consultation populaire de coup d'État constitutionnel et avaient appelé la population à la boycotter.

Le projet de constitution soumis aux urnes fait sauter les deux verrous qui empêchent M. Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat: la limite d'âge et celle du nombre des mandats présidentiels.

Le porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla, a indiqué que les résultats du référendum seraient annoncés mercredi soir au plus tard.

Ne disons pas que tous ceux qui ne sont pas allés voter adhéraient à la position de l'opposition. L'affirmer [...] serait un raccourci imprudent à ce stade, a ajouté M. Moungalla, appelant à ce qu'on ne regarde pas ce vote sous le prisme de Brazzaville et de ses quartiers sud, acquis à l'opposition.

Là où le suffrage s'est exprimé de manière forte ou très partielle, on constate une avance significative des suffrages en faveur du 'oui', a encore affirmé le porte-parole parlant de phénomène quasi-plébiscitaire dans les régions du nord [du] Congo comme dans la ville de Souanké (près de 10.700 inscrits) où, selon lui, la participation a été totale et le oui l'a emporté à 100%.

Selon la Commission nationale d'organisation des élections (Conel), un peu moins de 1,9 million de Congolais étaient convoqués aux urnes dimanche

Revenu au pouvoir par les armes en 1997, M. Sassou Nguesso, qui avait dirigé le Congo de 1979 à 1992, cumule plus de 31 ans à la tête du pays. 

La campagne référendaire a été marquée la semaine précédant le scrutin par l'interdiction des rassemblements publics, l'assignation à résidence de certains dirigeants d'opposition, et des violences meurtrières qui ont ravivé dans l'opinion le spectre des épisodes de guerre civile ayant déchiré le pays entre 1993 à 2003.

Plusieurs ONG locales et internationales ont dénoncé un climat de répression rendant impossible la tenue d'un scrutin dans des conditions démocratiques.

Lundi, l'internet mobile, les SMS et le signal FM de la radio française RFI, l'une des stations les plus écoutées du pays, sont restés coupés pour le sixième jour d'affilée.

Après tout ce que nous avons connu comme tracasseries, arrestations, brimades, violences inouïes (...) nous allons continuer la désobéissance civile, a déclaré M. Tsaty Mabiala.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=642668

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 23:04

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#052/2015

 

LA MINUSCA CONDAMNE UNE ATTAQUE À BANGUI CONTRE DES MEMBRES DE L’UPC

 

Bangui, 26 octobre 2015- La MINUSCA condamne énergiquement l'attaque survenue lundi à Bangui contre une délégation de l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique, ex-Seleka) en provenance de Bambari (centre) pour, selon des informations, participer aux consultations avec les Forces Vives dans la capitale centrafricaine.

 

La délégation a été apparemment attaquée par des éléments inconnus au marché combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Un des délégués a été sérieusement blessé et, pour des raisons humanitaires, a été transporté à l'hôpital de la MINUSCA niveau II à Bangui où il reçoit des soins. Le sort d’au moins trois autres délégués est actuellement en cours d’investigation. 

  

La MINUSCA appelle les auteurs de cette violente attaque à libérer tous les otages qu'ils pourraient détenir illégalement. La mission exhorte également tous les acteurs au calme et à la retenue et à résoudre leurs différends à travers le dialogue.

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, appelle tous les groupes armés à respecter l’Accord de Brazzaville sur la cessation des hostilités, signé en juillet 2014, ainsi que l’accord sur le DDRR, signé à Bangui en mai 2015. «La violence ne sera jamais une solution ; le dialogue et la réconciliation sont la seule voie pour que la République Centrafricaine puisse surmonter cette crise », a déclaré M. Onanga-Anyanga.

 

La MINUSCA encourage le Gouvernement à mener des enquêtes pour identifier les auteurs de cette attaque afin de les traduire en justice et exprime sa disponibilité à aider les autorités dans cette tâche.

 

L'attaque de lundi intervient à un moment où la cheffe de l'Etat de la Transition, les autorités nationales et la communauté internationale se sont fermement engagés dans le dialogue en vue d'un consensus autour de l’élaboration d'un calendrier électoral pour les prochaines élections, qui restent la seule option viable pour une  sortie pacifique de la crise actuelle. La MINUSCA dénonce cette tentative directe d'utiliser la violence pour perturber, une fois de plus, les développements positifs en cours.

LA MINUSCA CONDAMNE UNE ATTAQUE À BANGUI CONTRE DES MEMBRES DE L’UPC

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 20:58
Centrafrique: une délégation de l'UPC attaquée à Bangui
Centrafrique: une délégation de l'UPC attaquée à Bangui
Centrafrique: une délégation de l'UPC attaquée à Bangui

 

 

Par RFI 26-10-2015 à 20:39

 

En Centrafrique, une délégation de l'UPC, la branche des ex-rebelles Seleka, commandée par Ali Darass, se trouvait ce lundi à Bangui pour discuter avec les autorités. Ils ont été attaqué en fin de matinée. Peu d'informations ont filtré pour l'instant.

 

Très peu d'informations sont pour l'instant confirmées. Ce que l'on sait, c'est qu'une délégation de l'Union pour la Paix en Centrafrique, le mouvement commandé par le général Ali Darass, serait arrivée à Bangui dimanche.

 

Une délégation composée de quatre personnes devaient rencontrer cet après-midi les autorités de transition dans le cadre de la concertation organisée par la présidente avec les forces vives de la nation.

 

Vers 10H30, alors que ces quatre personnes étaient entre l'aéroport et le quartier combattant, ils ont été pris pour cible par des hommes armés. Un membre de la délégation est grièvement blessé et est actuellement pris en charge par la force de l'ONU, la Minusca.

 

Pour l'instant, nous sommes sans nouvelles des trois autres personnes. L'attaque n'a pas été revendiquée.

 

La délégation était notamment composée d'Hassan Bouba, le secrétaire de l'UPC, et d'Ahmet Nedjad, le porte-parole du mouvement. On ignore l'identité des deux autres.

 

A Bambari, le général Darass a fait savoir son mécontentement. Il accuse directement le gouvernement de ne pas avoir protégé correctement la délégation, alors qu'ils étaient pourtant invités dans le cadre de la concertation.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 20:01

 

 

http://www.tdg.ch/ Par Cathy Macherel (Tribune de Genève) 26.10.2015, 19h14

 

Contrebande

 

Le précieux filon a financé les groupes armés en République centrafricaine. Or cette filière est en voie de réhabilitation sur le marché international.

 

Faut-il laisser les sociétés œuvrant sur le marché des diamants reprendre leurs affaires avec la République centrafricaine? La question est posée par plusieurs ONG alors que le pays, sous surveillance de l’ONU après un conflit sanglant financé en partie par l’exploitation du diamant, vit encore dans l’insécurité. Les tensions intercommunautaires subsistent, les élections voulues par l’ONU ont dû être repoussées. Or le Processus de Kimberley, l’instance de contrôle du commerce international de diamants, travaille à la réhabilitation de la filière centrafricaine, après deux ans et demi d’embargo. Sur la base d’un modèle encore jamais vu: la levée devrait se faire de manière partielle, avec un feu vert pour les zones considérées comme «exemptes d’activités de groupes armés». La décision a été prise en juillet, elle est encore loin de pouvoir être appliquée. Mais le cas centrafricain met une nouvelle fois en exergue le rôle des pierres précieuses dans le financement des conflits en Afrique et les limites des instruments internationaux de contrôle de la filière du diamant.

 

Mines saisies et impôts

 

Deux mois après le renversement du président François Bozizé par la rébellion musulmane en mai 2013, le Processus de Kimberley interdisait toute importation de diamants en provenance de Centrafrique. Cette décision devait empêcher que des diamants de la guerre ne finissent sur les marchés internationaux, mais ses effets ont été très relatifs, comme le démontrent plusieurs enquêtes de terrain.

 

Amnesty International, qui vient de publier un long rapport, rappelle que le Processus de Kimberley n’a aucun impact sur les marchés intérieurs des pays producteurs de diamants. Or, en République centrafricaine, les rebelles de la Séléka et les anti-balaka, les milices chrétiennes, ont largement profité de ce filon, indispensable au financement de leur lutte. Par la violence, les deux camps ont pris le contrôle de sites d’extraction. Aux milliers de petits artisans vivotant de l’extraction au péril de leur vie, ils ont imposé des taxes en échange de leur «protection», et aux petits intermédiaires, des impôts sur le commerce. «Durant leur offensive, les forces de la Séléka ont pris le contrôle de toutes les zones d’extraction de diamants de l’est», souligne l’International Peace Information Service (IPIS), qui a cartographié la mainmise sur les mines de tout le pays. Malgré l’embargo international, certaines régions sous leur joug ont vu l’activité minière augmenter, grâce à des préfinancements, selon l’ONG.

 

Contrebande

 

Les bureaux d’achat sis à Bangui, eux, ont continué à acheter du minerai durant le conflit, sans toujours regarder d’où il provenait. «Deux des principaux bureaux d’achat de diamants en République centrafricaine ont acheté à eux deux pour plusieurs millions de dollars de diamants pendant le conflit, notamment des diamants provenant de zones où l’on savait pertinemment que la Séléka et les anti-balaka extorquaient de l’argent aux mineurs et aux négociants», affirme Amnesty International. C’est dire les montants qui ont pu tomber dans les mains des groupes armés.

 

Malgré l’embargo, les exportations ont continué via les filières de contrebande passant par le Cameroun, la République démocratique du Congo et le Soudan. Cette contrebande existait avant 2013, mais elle s’est accentuée durant le conflit et l’embargo. Selon un rapport du groupe d’experts de l’ONU de novembre 2014, 140.000 carats supplémentaires ont été sortis en fraude du pays depuis la mi-2013, soit l’équivalent de 24 millions de dollars en dix-huit mois. Où sont-ils? Nul ne le sait. Seule certitude, les dispositifs de surveillance ne semblent pas avoir bien fonctionné ou ont en tout cas été largement contournés. Mis à part quelques lots saisis, qui ont valu à des sociétés d’être placées sur liste noire de l’ONU, le marché international n’a pas repéré de diamants provenant de Centrafrique…

 

Lutter contre la contrebande, c’est précisément l’argument qu’ont avancé les autorités de transition centrafricaines pour demander à l’ONU de lever l’interdiction d’exportation des diamants. Une source de revenus que Bangui considère comme indispensable pour reconstruire la stabilité du pays: le secteur diamantaire pèse pour 20% du budget de l’Etat, il faisait vivre avant le conflit 25% de la population. En juillet, le Processus de Kimberley donnait donc son accord pour une levée partielle de cet embargo, en autorisant le commerce dans les zones considérées comme exemptes d’activités de groupes armés. La décision s’accompagne d’un protocole qui prévoit la surveil­lance des sites par les services du gouvernement, tout cela sous supervision internationale.

 

On est encore loin de sa mise en place, mais les ONG doutent que ce dispositif puisse garantir un marché exempt de diamants du sang. «Même avec les mesures de traçabilité et de sécurité définies dans ce cadre, on voit difficilement comment il sera possible d’empêcher que des diamants provenant de zones non conformes ne soient pas mélangés avec des diamants de zones conformes», souligne Amnesty International, qui ne s’oppose pas à la levée de l’embargo, mais s’inquiète des moyens de surveillance engagés. Selon les projets qui se dessinent sous le Processus de Kimberley, la levée de l’embargo devrait concerner l’ouest du pays, tandis que le centre et l’est, encore sous influence de la Séléka, resteraient sous prohibition.

 

Or, sans une réelle surveillance de toute la filière, déficiente aujourd’hui, il y a le risque de raviver les tensions communautaires, le diamant étant un rouage de financement des groupes armés, mais aussi l’objet même des conflits. «La levée de la suspension du commerce va profiter aux groupes anti-balaka dans l’ouest du pays, au vu de leur assise toujours effective dans cette région. Cela va doper le commerce», explique depuis Londres Joanne Mariner, chercheuse chez Amnesty International. Elle s’inquiète aussi des lots restés bloqués à Bangui. «La levée de l’embargo va permettre à ces pierres achetées durant le conflit et ayant potentiellement nourri les groupes armés d’arriver sur le marché international.» Amnesty réclame leur saisie.

 

Les mains sur les yeux

 

Les ONG pointent cet instrument de contrôle, très insuffisant, qu’est le Processus de Kimberley. «En 2010 déjà, nous avions alerté le gouvernement de Bangui de l’exploitation par les groupes armés de la filière des diamants dans l’est du pays, explique Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale au sein de l’International Crisis Group. Or ce constat avait été nié par les autorités, qui ont avancé qu’un accord avait été passé avec ces groupes armés et que ces zones ne pouvaient donc être considérées comme des zones de conflit. Cette réponse était une argutie juridique comme la crise centrafricaine l’a montré plus tard. Mais qu’a fait le Processus de Kimberley? Il a suivi le gouvernement centrafricain et n’a pas pris de mesures. C’est peut-être cette absence de mesures à cette époque qui a permis aux groupes armés du nord-est de monter en puissance et de prendre le pouvoir à Bangui en mars 2013. La véritable faillite du Processus de Kimberley se mesure à sa volonté de ne pas prendre des sanctions préventives et de réagir une fois qu’il est trop tard.»

 

L’International Crisis Group estime dans un rapport que le processus de démobilisation, de désarmement et de réinsertion mis en place par l’ONU en Centrafrique ne pourra fonctionner sans une action résolue de lutte contre les trafics de minerai. «La Minusca (ndlr: la mission de paix de l’ONU en Centrafrique) devrait reprendre le contrôle des principaux sites de production d’or et de diamants en déployant des forces internationales et des fonctionnaires centrafricains», prône-t-il. Une position qui s’inscrit dans un constat général: depuis des années, l’Etat centrafricain, en totale déliquescence, a laissé s’installer la prédation de ses richesses et aller à vau-l’eau l’économie formelle. Tout est à reconstruire, à commencer par les structures de l’Etat, pour que la population centrafricaine bénéficie un jour de justes profits de la filière du diamant. (TDG)

Lu pour vous : Comment les diamants ont financé la guerre en Centrafrique
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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:28

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 26 OCTOBRE 2015

 

Si le processus électoral doit encore répondre à deux défis notamment la définition d’un nouveau chronogramme et la désignation d’un nouveau président de l’Autorité Nationale des Élections, certaines formations politiques mettent les bouchées doubles.

 

C’est le cas des partis, Mouvement Citoyen Patara (MCP), le Mouvement Démocratique pour l’Évolution Sociale (MDES) et le Collectif des anciens Députés de la troisième législature qui ont signé ce weekend avec le MPLC un protocole d’accord électoral. Ils s’engagent à mutualiser leurs efforts et à former un front commun autour de la candidature de Martin Ziguélé à la présidentielle.

 

Selon le président et candidat du MPLC à la prochaine présidentielle, « à travers ce protocole d’accord électoral nous devenons un seul corps, avons une même vision tout en respectant  l’indépendance de chacun. Nous nous unissons stratégiquement, financièrement et politiquement. Boganda disait malheur à l’homme seul. C’est en nous unissant que nous gagnerons ces élections et trouverons des solutions aux problèmes de la RCA. »

 

Venant Euloge Ngouma qui signait l’accord au nom de MCP, pense que le MLPC est incontournable dans le paysage politique centrafricain. Il a fondé la démarche de son parti sur quelques points : « le MLPC reste le parti qui a de l’expérience dans la gestion du pouvoir; c’est une formation politique dont la vision cadre avec celle de MCP et la dernière motivation c’est qu’avec ce parti nous avions œuvré ensemble au sein de la plateforme AFDT (Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition). »

 

Le Collectif des Anciens Députés de la Troisième Législature, a également scellé le pacte avec le MPLC. Son représentant, MANENGOU a expliqué à l’assistance que la démarche actée ce samedi 24 octobre a débuté il y a longtemps. « Les démarches de l’accord signé aujourd’hui  remontent à trois années. Nous décidons aujourd’hui de nous unir parce que Martin Ziguélé est un homme d’État, c’est l’homme qu’il faut pour régler tous les problèmes de la RCA et c’est enfin un homme de consensus », a-t-il fait savoir tout en indiquant que le Collectif va récompenser le MLPC parce que c’est sous son régime, « 1998-2003 » que nous avons été élus.

 

« Nous connaissons les forces que détient ce parti », a martelé le Vice-Président du parti MDES, Théodore Anatole Paltta après avoir apposé sa signature au bas de l’accord.

 

Dans le protocole d’accord électoral, les parties signataires s’engagent à soutenir la candidature de Martin Ziguélé à la présidentielle.

 

Les partis sont libres pour les législatives à présenter leurs candidats. Mais au second tour, ils se désisteront au profit du candidat le mieux placé. Ils s’interdisent de signer un protocole similaire avec un autre parti politique.

Trois entités politiques s’unissent à Martin Ziguélé et au MLPC en vue des prochaines élections
Trois entités politiques s’unissent à Martin Ziguélé et au MLPC en vue des prochaines élections
Trois entités politiques s’unissent à Martin Ziguélé et au MLPC en vue des prochaines élections

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:19
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Silence inquiétant autour du processus électoral en Centrafrique

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 26 OCTOBRE 2015

 

Après la démission du Président de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), Dieudonné Kombo-Yaya le 8 octobre dernier, la fin des concertations entre la cheffe de l’Etat de la transition et les forces vives de la nation et le passage du chef de gouvernement de la transition au Conseil National de la Transition la semaine dernière, des inquiétudes planent toujours sur l’aboutissement du processus électoral en Centrafrique.

 

Plus d’un observateur de la vie politique de la Centrafrique s’interroge aujourd’hui sur la date de publication du nouveau chronogramme électoral en Centrafrique. Jusqu’à quand le peuple connaitra le nouveau commissaire après la démission de l’ancien président, Dieudonné Kombo-Yaya ? Les réponses varient d’une institution à l’autre, mais des réponses officielles à ces questionnements sont toujours attendues.

 

Le Conseiller électoral national et Vice-président de l’ANE, M. Godefroy Wa-Mokobossabi Mokamanede ayant démissionné le 26 août dernier, a été remplacé par M. Richard Gueret Gregbagba qui a prêté  serment devant les magistrats et en présence des autres membres de l’ANE le 9 octobre 2015. Il devrait achever le mandat de son prédécesseur. Mais suite à la démission du Président de l’ANE, il était donc impératif de le remplacer, après quoi les membres de l’ANE devront élire un président et un vice-président. Dans l’attente de cette élection, c’est Mme. Marie Madeleine Nkouet-Hoornaert qui devient à ce jour, présidente par intérim de l’ANE.

 

Des sources de l’ANE s’inquiètent aussi de cette « longue » période d’intérim alors que le processus électoral entre dans une phase décisive. D’après nos informations, Marie Madeleine Nkouet-Hoornaert s’est rendue en Côte d’Ivoire afin de participer à l’élection qui a eu lieu dimanche 25 octobre 2015. Cette absence serait à l’origine de « blocage » du processus au sein de l’ANE.

 

Malgré les concertations tenues dans la capitale par la cheffe de l’Etat de transition Catherine Samba-Panza et les forces vives de la nation, la population ne s’est pas encore fixée sur les nouvelles dates des élections en Centrafrique.

 

Le Premier ministre de transition, Mahamat Kamoun a passé deux jours, du 21 au 22 octobre devant les conseillers nationaux pour des questions de l’heure comme la sécurité et les élections. On croyait que le chronogramme devrait être présenté au CNT mais cela n’a pas été le cas.

 

De ces deux rencontres, il ressort la volonté de tenir les élections avant fin 2015 avec la possibilité d’un glissement du calendrier dans le premier trimestre 2016.

 

Un projet de chronogramme

 

Un nouveau chronogramme électoral encore officieux est envisagée par le gouvernement centrafricain. Ce chronogramme prévoit le référendum constitutionnel le 6 décembre 2015, les élections présidentielle et législatives le 13 décembre 2015, le deuxième tour  dimanche 24 janvier 2016.

 

Ce document précise que  la convocation du corps électoral devrait se faire 13 novembre 2015 et la campagne référendaire du 25 novembre au 4 décembre 2015.

 

Une source proche de l’ANE a fait observer que le chronogramme serait envoyé à la CEEAC pour validation, à cause du glissement du calendrier jusqu’en 2016 car, la transition est censée prendre fin le 31 décembre 2015.

 

Poursuite des opérations de recensement

 

Officiellement terminées, les opérations d’enrôlement se poursuivent dans certaines villes de province du pays comme à Kabo et Ngakobo. Aucune raison n’est donnée, même le premier ministre devant le CNT a déclaré que le recensement a pris fin dans tout le pays. A voir de près, et selon des sources proches de l’ANE, plusieurs villes de provinces n’ont pas encore envoyé les données. Des raisons souvent liées au non paiement des frais de prestation des agents recenseurs sont évoquées.

 

Même si l’ANE présente aujourd’hui un chiffre de plus de 1.911.000 électeurs sur les 2.000.000 attendus, les données de l’étranger ne sont pas encore enregistrées à l’ANE. Ces opérations à l’extérieur du pays se poursuivent. D’après une analyse faite par un observateur des élections, tous ces paramètres rendent difficile la publication du nouveau chronogramme,« puisqu’on ne sait pas à quand va finir l’enrôlement ».

 

D’après nos informations, le Cadre de Concertation pour les élections se réunira mardi 27 octobre pour valider le nouveau chronogramme. Mais ce silence autour de la publication et du choix du président de l’ANE commence à inquiéter les acteurs du processus électoral et la population centrafricaine.

 

Du côté des candidats, l’ANE a déjà enregistré 28 candidatures déclarées  à la présidentielle dont celle de l’ancien président François Bozizé, déclarée depuis le 7 août 2015.

 

 

La lutte contre le banditisme, un objectif fixé par « les noyaux de la paix »

 

http://rjdh.org/ PAR THIERRY KHONDE LE 26 OCTOBRE 2015

 

Les noyaux de Paix, une structure œuvrant pour  la lutte contre le banditisme, a  lancé ses activités le week-end dernier. La population des zones ciblées, à savoir cinq arrondissements de Bangui et la commune de  Bimbo, vont être sensibilisées sur la culture de la paix et la cohésion sociale.

 

Selon  Cédric Ouanekpone, vice-président du Réseau Jeunes et Femmes pour le Développement et les Droits de l’homme (RJFDDH), les noyaux de paix est un mécanisme qui vient renforcer l’autorité des chefs de quartiers: « Nous savons que les chefs des quartiers interviennent souvent pour régler, prévenir les conflits en permettant aux citoyens de s’exprimer librement sur la façon dont ils cohabitent dans la communauté. Le mode de fonctionnement dépend des membres indépendant du RJFDDH. »

 

« Pour bien réussir les activités des noyaux de paix, je vais collaborer d’abord avec la jeunesse avec des campagnes de sensibilisation pour le respect des symboles de l’Etat et leur faire comprendre comment nous pouvons tous lutter contre le banditisme dans notre arrondissement », a projeté Nestor Kossifete, Président de noyaux de paix de 5ème arrondissement de Bangui.

 

Des formations ont été organisées à l’endroit des membres depuis le mois de juillet 2015, en prélude au lancement des activités de noyaux de paix de chaque arrondissement. Les membres peuvent lancer les activités dans leurs arrondissements respectifs.

 

Les noyaux de paix sont des entités locales composées de représentants des chefs de groupes, des chefs de quartiers, des femmes, des jeunes et des confessions religieuses en vue de prévenir les actes de banditisme, de délinquance et de permettre un dialogue entre les habitants de l’arrondissement.

 

 

Arrestation de quatre présumés complices des bandits armés à Baboua

 

http://rjdh.org/ PAR JOB MOHOUNA LE 26 OCTOBRE 2015

 

D’après une source policière, les éléments du contingent congolais de la Minusca basés à Baboua, ont mis la main sur quatre présumés complices des bandits armés lors d’une opération de sécurisation effectuée les 23 et 24 octobre 2015 dans le bastion des hommes armés aux villages Nzoukombo et Foro, à  environ 17 à 40 km de Baboua, axe Beloko. Il s’agit de trois hommes et d’une femme qui ravitaillaient ces hommes armés en produits alimentaires et renseignements.

 

Trois de ces personnes seraient détenus à la base de la troupe onusienne pour enquêtes. D’après une source proche de la Minusca « deux hommes et une femme ont été interpelés sur le territoire centrafricain et font l’objet d’une enquête judiciaire à la base des troupes onusiennes basées à Baboua. »

 

Pour une autre source de la gendarmerie nationale, le quatrième suspect était interpelé sur le sol camerounais avec des munitions et des armes. « Le dernier suspect était arrêté au niveau de la frontière sur le sol camerounais par la Brigade d’Intervention Rapide (BIR) et transféré à Bertoua, une ville camerounaise», a précisé la source.

 

La même source pointe du doigt certains notables et habitants d’axe Baboua-Beloko. « Certains notables et habitants des villages qui longent cet axe sont des complices de ces bandits armés du fait des liens qu’ils ont avec ces derniers», a-t-elle dit.

 

Selon un transporteur, la circulation s’effectue sans crainte sur cet axe depuis un certain temps. « Durant ces derniers temps, nous empruntons l’axe Baboua-Beloko sans crainte grâce aux patrouilles de la Minusca congolaise », a témoigné ce conducteur.

 

Le mercredi 21 octobre, les troupes congolaises de la Minusca ont interpellé deux présumés complices de ces bandits armés et transférés à Bouar

 

 

Le désarmement comme condition de retour des déplacés de la paroisse Notre Dame de Fatima

 

http://rjdh.org/  PAR GERARD OUAMBOU LE 26 OCTOBRE 2015

 

Les déplacés vivant sur le site de la paroisse Notre Dame de Fatima, ont posé comme préalable au retour dans leurs domiciles, le désarmement des hommes armés. Un besoin exprimé le dimanche dernier lors d’une visite conjointe des membres du gouvernement et ceux de la présidence.

 

« Si vous désarmez aujourd’hui la ville de Bangui, nous sommes prêts avec ou sans argent à regagner nos domiciles. Car, nous sommes fatigués. Les enfants, par la force de dormir en plein air et dans des conditions inhumaines, sont constamment malades avec des boutons sur la peau », a fait savoir Marcelline Kagbe, vice coordonnatrice des déplacés, du site de Notre Dame de Fatima.

 

En réponse, la ministre des Affaires sociales, Eugénie Yarafa, a exprimé sa compassion à l’égard des déplacés avant d’affirmer que « le gouvernement s’attelle sur le dossier pour que la sécurité revienne. Les forces internationales, la gendarmerie et la police nationale travailleront ensemble avec un mandat plus robuste, pour que la sécurité de la population centrafricaine soit assurée. »

 

La mission s’est rendue d’abord sur le site des déplacés de la FATEB, du Camp des Castors, de Saint Jacques, avant d’arriver sur le site de paroisse Notre Dame de Fatima.

 

Le site des déplacés de la Paroisse Notre Dame compte plus cinq cent déplacés. Plusieurs personnes l’ont regagné après les événements du 26 septembre dernier. Les conditions de vie y sont précaires.

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