Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 12:03

 

 

                DIRECTION FEDERALE DE CAMPAGNE   ~ 2015 ~

 

 

 

Le 27 décembre le peuple centrafricain ira aux urnes pour élire le futur président de la république ainsi que les députés. Ce rendez-vous historique de la dernière chance déterminera l'avenir de notre pays. Cependant pour se relever et mettre un terme aux différentes crises auxquelles elle est confrontée, la RCA doit se doter d’hommes et de femmes d'expérience au savoir-faire éprouvé, avec des institutions fortes.

 

Aujourd'hui démarre la campagne électorale, sur toute l’étendue du territoire national ainsi qu'à l'extérieur.

 

Le MLPC, Parti de masse et avant-gardiste, a été présent à toutes les batailles démocratiques jusqu'à la conquête du pouvoir par les urnes.

 

Même après avoir perdu le pouvoir par les armes à travers un putsch le 15 mars 2003, le MLPC a continué sa lutte politique d'une manière démocratique. Durant cette période il a été à l'écoute des centrafricaines et centrafricains de tout bord, dans les quatre points cardinaux de la RCA.

 

Enfin pour apporter une réponse aux souffrances et différentes attentes du peuple centrafricain, le MLPC renouvelle sa confiance au camarade Martin ZIGUELE, homme d’État, homme d'expérience et un grand rassembleur pour relever ce défi.

 

La Direction Fédérale de Campagne « EAAMOO » du MLPC exhorte alors les centrafricaines et les centrafricains épris de paix, de justice et de progrès :

 

  • à se mobiliser pour ce grand rendez-vous et se rendre massivement aux urnes le 27 décembre prochain ;
  •  
  • à s’unir et se tenir debout comme un seul Homme derrière Martin ZIGUELE, candidat de la Réconciliation, du Rassemblement et de la Reconstruction de la RCA (les 3R) ;
  •  
  • à porter massivement leur choix sur les candidats MLPC aux législatives.
  •  

Elle appelle tous les militants(es) et sympathisants de toutes instances du Parti, en particulier les Directions Sous-Fédérales de Campagne d’Aquitaine, d’Ile-de-France, de Midi-Pyrénées, de Rhône-Alpes et de la Belgique à se mobiliser plus jamais pour que triomphent la paix, l’unité et le bon vivre-ensemble.

 

Tous unis avec Martin ZIGUELE pour la Réconciliation, le Rassemblement et la Reconstruction du cher et beau Centrafrique légué par le Père Fondateur Barthélémy BOGANDA !

 

Fait à Paris, le 14 décembre 2015

 

Pour la Direction Fédérale de Campagne,

 

Arsène ANGOURE

  •  
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FEDERATION FRANCE - EUROPE DU MLPC
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FEDERATION FRANCE - EUROPE DU MLPC
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FEDERATION FRANCE - EUROPE DU MLPC
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 11:42

 

 

 

http://www.jeuneafrique.com/  16 décembre 2015 à 08h43 — Mis à jour le 16 décembre 2015 à 09h10 par Vincent Duhem

 

Ils s'appellent Bokassa, Kolingba ou Patassé et ambitionnent de reprendre le flambeau familial en dirigeant à leur tour le pays.

 

En Centrafrique, nation brisée où l’écho de l’Histoire résonne plus fort qu’ailleurs, les candidatures de fils d’anciens présidents ne passent pas inaperçues. Si leur poids électoral est inégal, Jean-Serge Bokassa, Sylvain Patassé et Désiré Kolingba ont tous trois été les témoins de certaines des heures les plus sombres de l’histoire centrafricaine. Et tous trois ressuscitent la mémoire de leurs pères.

 

Désiré Kolingba, objet de convoitises

 

Ayant effectué une bonne partie de ses études à l’étranger, c’est loin du marasme de Bangui que Désiré Kolingba (59 ans aujourd’hui) assiste au coup d’État mené par son père, en 1981. Chef d’état-major des armées, André Kolingba chasse David Dacko du pouvoir le 1er septembre. Son fils rentre au pays en 1989 et se lance en politique. En 1998, il est élu député dès le premier tour avec 83 % des suffrages dans la circonscription électorale de Kembé (Basse-Kotto). Il sera ensuite ministre de François Bozizé entre 2004 et 2011 avant de rejoindre les rangs du parti de son père, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC).

 

Bénéficiant de ses entrées au Tchad (Idriss Déby Itno avait fait de lui son premier choix à la succession de Michel Djotodia à la tête de la transition centrafricaine), Kolingba peut aujourd’hui s’appuyer sur le maillage de cette formation présente en Centrafrique depuis 1987. À l’heure où les alliances se négocient encore, le profil de ce musulman converti depuis les années 1980 après son premier mariage (une malaisienne) doté d’une solide expérience politique est l’objet de fortes convoitises, notamment du MLPC de Martin Ziguélé.

 

Sylvain Patassé, une influence non négligeable

 

À 46 ans, Sylvain Patassé est, lui, un novice en politique pour qui le costume de président a longtemps semblé trop grand. Expert évaluateur en diamant de profession (il a notamment travaillé pour le bureau d’achats Badica, aujourd’hui sous sanction de l’ONU pour avoir « fourni un appui financier à l’ex-Séléka et aux forces anti-balaka »), il a créé son parti, Centrafrique Nouvel Élan, en 2014. Il veut capitaliser sur l’héritage politique de son père, au pouvoir de 1993 à 2003. « N’oublions pas qu’en 2011, juste après son retour d’exil, Patassé père a fait 21 % presque sans faire campagne », rappelle un ancien ministre de Bozizé, qui note que Patassé est très présent depuis plus d’un an. Parmi les principaux candidats, il est l’un des rares à s’être déplacé jusque dans des zones reculées du pays. Son poids politique a même été jugé assez important pour qu’Anicet-Georges Dologuélé entame avec lui des discussions.

 

Jean-Serge Bokassa, moins populaire que ses pairs

 

Jean-Serge Bokassa est celui dont la candidature, selon de nombreux observateurs, soulève le moins d’enthousiasme. Elle a en tout cas été longtemps incertaine. Le quinzième enfant officiel de Bokassa a passé une partie de sa vie en exil, en Suisse, où il a suivi des études de théologie après la chute de l’ex-empereur, mais aussi au Gabon et en Côte d’Ivoire. À son retour en Centrafrique, en 2003, il devient député dans la Lobaye puis ministre de la Jeunesse et des Sports entre 2011 et 2013. Depuis le début de la transition, son nom a été associé à plusieurs manifestations demandant le départ de la présidente, Catherine Samba-Panza.

 

Lu pour vous : Présidentielle en Centrafrique : Bokassa, Patassé… au nom du père, du fils
Lu pour vous : Présidentielle en Centrafrique : Bokassa, Patassé… au nom du père, du fils
Lu pour vous : Présidentielle en Centrafrique : Bokassa, Patassé… au nom du père, du fils
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 01:36

 



LE CANDIDAT N° 4 MARTIN ZIGUELE TIENT MEETING CE MERCREDI 16 DECEMBRE 2015 A 13 HEURES




PLACE MARABENA A BANGUI AVEC LA PARTICIPATION ET L'ANIMATION DES ARTISTES CENTRAFRICAINS OZAGUIN ET DIBABA LA GOMME DE ZOKELA HITI MAITI






BANGUISSOIS VENEZ NOMBREUX !!!

GRAND MEETING DE MARTIN ZIGUELE CE MERCREDI 16 DECEMBRE 2015 PLACE MARABENA A 13 HEURES
GRAND MEETING DE MARTIN ZIGUELE CE MERCREDI 16 DECEMBRE 2015 PLACE MARABENA A 13 HEURES
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:49

 

 

 

                                                                                                           

                                                                                                                                             Bangui, le 15 décembre 2015

 

 

                                      CONFERENCE DE PRESSE

 

 

            DECLARATION LIMINAIRE RELATIVE AUX ECHEANCES ELECTORALES

 

 

            La Convention Républicaine pour le Progrès Social félicite le peuple centrafricain pour sa maturité politique et sa mobilisation exemplaire lors du vote pour le référendum constitutionnel du 13 décembre 2015.

 

            Elle salue toutes les forces politiques et sociales nationales ainsi que les partenaires extérieurs de notre pays dont les efforts incessants ont conduit à l'expression de la volonté du peuple centrafricain.

 

            Malgré les gesticulations des ennemis de la paix et de la démocratie, le processus pour un retour définitif à l'ordre constitutionnel est désormais irréversible.

 

            Les consultations présidentielle et législatives des 27 décembre 2015 et du 31 janvier 2016, échéances de la dernière chance, peuvent s'annoncer comme  des moments de tous les dangers, en raison de la fragilité sécuritaire entretenue par les ennemis de la paix.   

 

            L'intégrité territoriale et la stabilité des institutions issues du suffrage universel seront largement tributaires des standards universellement admis: élections libres, transparentes, équitables et démocratiques.

 

            La CRPS appelle à une vigilance accrue de notre peuple afin de faire triompher sa volonté inébranlable de reprendre son destin en mains lors des élections présidentielle et législatives groupées.

 

1/ LEGISLATIVES

 

            La CRPS présentera 22 candidats aux législatives à Bangui et dans 09 préfectures sur 16: OUAKA; MBOMOU; NANA- MAMBERE; NANA- GRIBIZI; SANGHA-MBAERE; OUHAM; HAUTE-KOTTO; BASSE-KOTTO et OMBELLA-MPOKO.

 

2/ PRESIDENTIELLE

 

            Lors de son 1er Congrès Ordinaire tenu à Bangui du 08 au 10 août 2015,  la CRPS avait investi son candidat à l'élection présidentielle de 2015.

 

            La Cour Constitutionnelle de Transition le 28 août 2015, avait rendu sa décision sur l'inéligibilité des acteurs de la Transition en y incluant ceux qui n'étaient plus en fonction.

 

            Cette décision dictée par la communauté internationale est unanimement critiquée par les tous les constitutionnalistes de réputation mondiale  de l'espace francophone qui ont en partage la même tradition juridique romano-germanique.

 

            Relevant le déficit d'autorité morale (absence d'indépendance) et d'autorité scientifique (manque de rigueur au plan du savoir) de la Cour Constitutionnelle de Transition,  les experts en la matière ont conclu que cette juridiction " n'a pas dit le droit".

 

            La question de l'inéligibilité est une question technique et non politique. Le débat est scientifique et non subjectif. La finalité est la Justice et non l'injustice.

 

            La CRPS a pris acte de la forfaiture de la Cour Constitutionnelle de Transition et a privilégié l'intérêt supérieur de la Nation sur toutes autres démarches qui fragiliseraient davantage notre pays.

 

            Face aux graves  périls  qui menacent l'Etat dans son existence, le silence observé  par  la CRPS ne doit nullement être considéré une forme de résignation politique mais plutôt comme l'acceptation patriotique d'un  sacrifice.

 

            La CRPS inscrira toujours ses actions dans une perspective de recherche permanente du dialogue et en proscrivant la violence aveugle. Elle se rangera toujours et  résolument dans le camp des Forces du Progrès pour ramener définitivement la paix dans notre pays.

 

            C'est dans cette vision que librement et face aux enjeux nationaux, la CRPS  a fait le choix politique d'apporter son soutien à Monsieur Martin ZIGUELE candidat du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) à l'élection présidentielle 2015.

 

            La CRPS appelle tous ses militants, ses sympathisants et le peuple centrafricain à voter Martin ZIGUELE  dès le 1er tour.

 

                                                           Le Président

 

                                                  Me Nicolas TIANGAYE                                                                 

DECLARATION LIMINAIRE DE Me NICOLAS TIANGAYE RELATIVE AUX ECHEANCES ELECTORALES
DECLARATION LIMINAIRE DE Me NICOLAS TIANGAYE RELATIVE AUX ECHEANCES ELECTORALES
DECLARATION LIMINAIRE DE Me NICOLAS TIANGAYE RELATIVE AUX ECHEANCES ELECTORALES
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:39
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

La Centrafrique réfléchit sur l’avenir des éléphants en Afrique Centrale dans le cadre du projet PCBAC-SEAC

 

http://rjdh.org/ PAR NERVA NGANG NDOUNGA LE 15 DÉCEMBRE 2015

 

Des acteurs nationaux et internationaux se sont retrouvés dans un atelier de lancement de programme de conservation de la biodiversité en Afrique centrale (Sauvegarde des Eléphants d’Afrique Centrale (PCBAC-SEAC). Cet atelier  qui s’est déroulé ce mardi 15 décembre 2015, en la salle de conférence du Ministère des Eaux et Forêts, vise à stabiliser les populations d’éléphants de la sous-région.

 

L’expert international en environnement, Pierre Kafando a présenté aux participants le mobile de cet atelier. « C’est un programme sous régional qui concerne trois pays à savoir le Cameroun, le Tchad et la RCA. L’objectif  global c’est arriver à stabiliser les éléphants d’Afrique centrale, créer les conditions pour que ces éléphants au niveau de ces trois pays-là puissent retrouver les conditions pour leur propre développement. Cet atelier à l’intention des différents acteurs qui sont impliqués dans la mise en œuvre de ce projet, vise à faire de telle sorte que ces derniers puissent être informés et participer effectivement à la réussite de ce projet », a-t-il présenté.

 

Vincent Kongo, le Directeur de Cabinet du Ministère des Eaux et Forêts, procédant à l’ouverture des travaux, a estimé que l’atelier doit édifier les différents participants sur l’importance de la conservation de la biodiversité  en République Centrafricaine.

 

La durée de ce projet est de trois ans et l’accent sera mis sur la sensibilisation.

 

 

 

La Caritas Centrafrique contribue à la réinsertion de 347 enfants associés aux groupes armés à Damara

 

http://rjdh.org/  PAR FIDÈLE NGOMBOU LE 15 DÉCEMBRE 2015

 

Au total 347 adolescents dont l’âge varie entre 3 à 17 ans, dont 123 filles, impliqués dans les groupes armés notamment Ex-Anti Balaka à Damara sont pris en charge par la Caritas depuis le 02 Novembre 2015. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet de réinsertion des jeunes en milieu social.

 

Pour Roger Bila,  superviseur dudit projet, permettre à ces enfants de retrouver leur place dans la société est l’objectif recherché par e projet. «  Ce projet initié pour une durée d’un an vise à extraire ces adolescents du milieu armé, à réinscrire à l’école ceux en âge scolaire et enfin à assurer une formation professionnelle axée sur la mécanique, la menuiserie, la couture, l’agriculture et le petit élevage en faveur de ceux âgés  de plus de 15ans», indique Roger.

 

Le projet est financé par l’Unicef. « Avec l’appui du partenaire  Unicef, le projet continuera à payer les redevances scolaires de ces enfants réinscrits à l’école, mais ceux formés en petit métier auront un appui à la fin du projet», dit Roger Bila.

 

La même source ajoute que le projet de la réinsertion des enfants issus des groupes armés piloté par Caritas Unicef concerne les localités de Yaloké, de Bossembelé, de Boali, de Bogoula et la commune de Damara.

 

Les localités de Damara et de Bossembelé sont à leur première phase d’implantation. La tolérance, la cohésion sociale, l’éducation civique, les droits et devoirs d’un enfant constituent également l’autre volet de la formation de ces adolescents issus des groupes armés à Damara.

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:33

 

 

DÉCRYPTAGE

 

Par Joan Tilouine  Le Monde.fr Le 15.12.2015 à 12h55 • Mis à jour le 15.12.2015 à 12h59

 

Entaché de violences qui ont fait au moins cinq morts, notamment dans le quartier à majorité musulmane de PK5 à Bangui, le référendum constitutionnel du 13 décembre avait valeur de test avant la présidentielle. Plusieurs fois repoussé, le premier tour devrait finalement se tenir le 27 décembre.

 

La Cour constitutionnelle de transition a retenu les noms de trente candidats. Quatre d’entre eux font la course en tête. Leurs défis sont immenses : mettre un terme aux violences, restaurer la souveraineté de l’Etat, ressusciter des institutions exsangues et relancer l’économie d’un pays dont la richesse des sous-sols a alimenté le conflit.

 

Anicet Georges-Dologuélé

 

D’aucuns disent qu’il passe plus de temps à Paris, où est implanté son cabinet de consultance qu’en Centrafrique. Ce qu’il réfute, arguant que sa campagne de proximité couvre tout le territoire et qu’il se montre particulièrement dynamique. Premier ministre de 1999 à 2001 sous Ange-Félix Patassé puis président de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale, il a eu à gérer plusieurs affaires de malversations et de corruption impliquant l’institution. Jamais condamné, il s’est toujours dit étranger à ces montages.

 

De retour à Bangui en 2013 après des années d’exil, l’ancien chef du gouvernement a créé son propre parti politique, l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), dont la devise est « Rassemblement, paix, développement ». Le mouvement, essentiellement constitué d’anciens cadres du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), est peu présent sur le terrain.


Agé de 58 ans, l’économiste de formation a axé sa campagne sur la nécessité de rétablir la sécurité et la justice pour pouvoir mettre en œuvre un programme économique ambitieux, attirer les investisseurs et créer de l’emploi. « Pour édifier cette nouvelle République centrafricaine, une rupture radicale s’impose. Ce n’est qu’ainsi que nous construirons une République de l’unité retrouvée dans la paix et la concorde nationale », dit-il. Et de marteler : « de 1996 jusqu’à aujourd’hui, la seule période où il n’y a pas eu une crise militaro-politique dans le pays, c’est quand j’étais premier ministre ».

 

Karim Meckassoua


Il est le premier candidat à avoir tenu un meeting, le 5 décembre, au Stade 20 000 Places de Bangui, une semaine après la visite historique du pape François. « Elu demain président de la République, je défendrai deux projets simples. Simples, mais attendus depuis si longtemps. Le premier : nous réconcilier. Le second : nous développer », a-t-il proclamé à la tribune. Convié, le candidat rival, Anicet-Georges Dologuélé, était présent.

 

Candidat musulman indépendant de 63 ans né à Bangui dans une famille de Haoussa du Nigeria, Karim Meckassoua se présente comme un « candidat de l’union ». Ingénieur ergonome de formation, il a fait campagne à grands frais grâce au soutien financier et politique du président congolais Denis Sassou Nguesso, également médiateur de la crise centrafricaine, dont il est proche.

 

Ces derniers mois, ce candidat sans parti politique ni réel ancrage local a multiplié les va-et-vient entre Bangui et Brazzaville tout en faisant des escales à Paris où il dispose de soutiens, au ministère de la défense notamment. En 2014, Paris et Brazzaville avaient appuyé sa candidature au poste de président par intérim de la transition, en remplacement de Michel Djotodia. Son dossier fut rejeté en raison de son passé d’ex-putschiste.

 

Cet ancien homme d’affaires, qui a été actif dans le secteur minier, a joué un rôle de premier plan dans les préparatifs du coup d’Etat du 15 mars 2003 aux côtés de François Bozizé renversant le président d’alors, Ange-Félix Patassé. A cette date, Karim Meckassoua est un fidèle allié de François Bozizé qui, une fois au pouvoir, le nomme ministre des affaires étrangères. Il occupera cinq ministères différents. Et c’est à l’ambassadeur de Centrafrique en République démocratique du Congo, Elie Ouefio, l’ancien secrétaire général du parti de François Bozizé, Kwa Na Kwa (« le travail rien que le travail » en sango), qu’il a confié sa campagne.

 

Martin Ziguélé

 

« Réconciliation, rassemblement, reconstruction ». A la tête du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), le dernier premier ministre d’Ange-Félix Patassé (2001-2003) a fait de ce triptyque son slogan de campagne. « Il n’y a pas de télévision ni de radio en Centrafrique, hormis à Bangui, alors, il faut aller sur le terrain, dans toutes les grandes villes d’un pays dont je connais chaque commune, chaque préfecture, ce qui est ma force », estime celui qui avait sans doute remporté l’élection présidentielle de 2005, face à François Bozizé, et n’a pas reconnu les élections truquées de 2011.

 

Il peut compter sur une formation très bien implantée sur le territoire avec des antennes dans chacune des seize préfectures. Martin Ziguélé bénéficie également des réseaux de l’Internationale socialiste, qui lui ouvre les portes du Parti socialiste français, de l’Elysée, mais aussi des palais présidentiels d’Ibrahim Boubacar Keïta au Mali, d’Alpha Condé en Guinée et de Mahamadou Issoufou au Niger. Une « diplomatie » qui lui vaut d’être perçu comme le « candidat de la France » par certains rivaux, qui mettent en cause son bilan de premier ministre. Lui s’en défend et rappelle avoir mis en œuvre la première opération « mains propres », qui avait notamment valu l’incarcération de son ministre d’Etat aux finances.

 

Agé de 58 ans, cet expert en assurances, investi par son parti en novembre 2014, se veut la figure de proue de l’opposition à François Bozizé et le candidat leader de cette élection présidentielle. « Mon premier acte si je suis élu ? Mettre en œuvre un programme efficace de désarmement, de démobilisation et de réintégration tout en complétant le mandat de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) pour occuper les zones minières. »

 

Bilal Désiré Nzanga-Kolingba

 

Candidat malheureux face à Catherine Samba-Panza pour la présidence de la transition, Bilal Désiré Nzanga-Kolingba pâtit d’un manque de charisme qui le rend inaudible ou presque. Pourtant, c’est cet ancien député passé par la Banque mondiale, plusieurs fois ministre sous François Bozizé, que le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) a désigné en février pour prendre les rênes du parti et briguer la magistrature suprême. Une destinée dynastique pour ce fils de l’ancien président André Kolingba arrivé au pouvoir par un putsch en 1981 et défait lors de la première élection démocratique de 1993 remportée par Ange-Félix Patassé.

 

Le parcours de Bilal Désiré Nzanga-Kolingba, 59 ans, qui a mené activement campagne pour François Bozizé en 2010 dans le fief familial de Basse-Kotto, l’a mené à se rapprocher de ceux qui l’ont renversé, à savoir la coalition rebelle Séléka et l’un de ses chefs, Michel Djotodia.


Chrétien converti à l’islam en 1983, selon ses dires, il s’est discrètement rendu à plusieurs reprises chez l’un des parrains présumés de la Séléka, le chef d’Etat tchadien, Idriss Déby, qui cherche à renforcer son influence politique et militaire en Centrafrique. Toutefois, le RDC de Bilal Désiré Nzanga-Kolingba souffre d’un manque de moyens et d’une implantation limitée à deux préfectures sur les seize que compte la Centrafrique. Ce qui peut être compensé par un soutien de l’ex-Séléka. Mais si son nom renvoie à l’histoire politique du pays, ce « fils de » est également cité aux côtés des anciens ministres Simplice Zingas et Abdallah Kadre dans une affaire de détournement de 20 millions de francs CFA déboursés en 2010 par le Trésor pour une couverture médiatique du cinquantenaire de l’indépendance. Ce que tous deux démentent. L’affaire est entre les mains de la justice.

 

Joan Tilouine

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/12/15/centrafrique-qui-sont-les-principaux-candidats-a-l-election-presidentielle_4832542_3212.html#ImIFDl8hP4ujWR8L.99

Lu pour vous : Centrafrique : qui sont les principaux candidats à la présidentielle ?
Lu pour vous : Centrafrique : qui sont les principaux candidats à la présidentielle ?
Lu pour vous : Centrafrique : qui sont les principaux candidats à la présidentielle ?
Lu pour vous : Centrafrique : qui sont les principaux candidats à la présidentielle ?
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:27
Meeting de Martin ZIGUELE Place Marabéna à Bangui ce Mercredi 16 décembre à 13 heures
Meeting de Martin ZIGUELE Place Marabéna à Bangui ce Mercredi 16 décembre à 13 heures
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:22

 

 

 

*************

 

 

Le Gouvernement de Transition a suivi avec un grand intérêt le déroulement de la campagne et du vote référendaire, tant à Bangui que sur le reste du territoire national.

 

Le Gouvernement de Transition félicite le peuple Centrafricain qui, à travers son vote massif, a  manifesté son attachement aux valeurs démocratiques et républicaines et sa détermination pour le retour à la Légalité Constitutionnelle.

 

Le Gouvernement de Transition saisit également cette occasion pour adresser ses sincères compliments à toutes les forces vives de la Nation, à tous les partis politiques et à tous les leaders des communautés pour leur adhésion spontanée et massive au message des autorités de la Transition en faveur de la nouvelle constitution.

 

Malgré les campagnes d’intimidation et de terreur, déclenchées par des groupuscules de terroristes, aussi bien dans certains quartiers de Bangui que dans certaines villes de nos provinces, le peuple centrafricain dans son écrasante majorité a vaincu la peur pour se mobiliser en faveur d’un vote massif decette nouvelle Constitution de la République.

 

Le Gouvernement de Transition condamne avec la dernière rigueur ces actes odieux et criminels qui portent atteinte aux droits civiques et politiques de tout citoyen centrafricain.

 

Il témoigne la profonde gratitude du peuple centrafricain à la communauté internationale en général et aux forces internationales des Nations Unies et de la SANGARIS en particulier, pour leur appui multiforme ayant permis la tenue du vote référendaire dans notre pays.

 

Toutefois, le Gouvernement de Transition demeure préoccupé par la libre circulation des terroristes comme NOURRELDINE ADAM, AROUN GUEYE, TIDJIANE , Abdoulaye ISSENE, Edouard NGAISSONA, Eugène NGAIKOSSET, KODEMO Alias GBANGOUMA  et autres, tous auteurs à répétition d’actes de violences meurtrières et de crimes odieux contre les paisibles populations centrafricaines. Ces mêmes terroristes sont également responsables des derniers faits criminels perpétrés durant le scrutin du 13 décembre 2015 à Bangui au KM5 et dans le 4ème Arrondissement, ainsi qu’en province dans les préfectures de la Nana-Gribizi, de la Haute-Kotto, du Bamingui-Bangoran et de la Vakaga.

 

Le gouvernement exhorte les forces de sécurité intérieures, la MINUSCA et la SANGARIS à déployer tous les moyens nécessaires pour neutraliser et mettre hors d’état de nuire ces ennemis de la Paix et du retour à l’ordre constitutionnel, car la suite du Processus électoral en dépend.

 

Le Gouvernement appelle une fois de plus, le peuple centrafricain à doubler de vigilance età participer massivement aux futures élections législatives et présidentielles du 27 décembre 2015.

 

Fait à Bangui, le 14 décembre 2015

 

Pour le Gouvernement de Transition

 

Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

 

 

Porte-Parole

 

 

 

RCA: l'ONU exhorte les autorités à sévir contre les fauteurs de troubles

 

14/12/15 (AFP)

 

L'ONU a exhorté lundi les autorités centrafricaines à sévir contre les fauteurs de troubles au lendemain des incidents qui ont marqué le referendum constitutionnel en RCA.

 

"J'exhorte les autorités de la RCA, avec le soutien de la Minusca (Misison de l'ONU en RCA), à poursuivre les instigateurs et les auteurs de crimes graves", a déclaré devant le Conseil de sécurité le patron des opérations de maintien de la paix Hervé Ladsous.

 

Le Conseil a tenu ensuite des consultations à huis clos sur la situation en RCA.

 

"Nous ne devons pas laisser une poignée de gens, comme cela a été le cas hier, perturber les aspirations de beaucoup à un succès du processus électoral", a-t-il ajouté.

 

Il a souligné que "la Minusca, soutenue par l'opération (française) Sangaris, continue d'adopter une posture robuste pour protéger les civils et créer un environnement sécuritaire propice à la tenue d'élections libres et justes".

 

M. Ladsous a aussi "appelé tous les candidats à faire campagne pacifiquement" en vue des élections présidentielles et législatives du 27 décembre.

 

Le scrutin du referendum constitutionnel en Centrafrique a été exceptionnellement prolongé lundi dans le quartier musulman de Bangui en raison des violences qui ont perturbé ces élections dimanche.

 

Cinq personnes ont été tuées et une vingtaine d'autres blessés dimanche à Bangui, alors que des centaines d'électeurs affluaient dans les bureaux de vote.

 

M. Ladsous a précisé que trois Casques bleus de la Minusca avaient été blessés dans les incidents qui ont marqué le scrutin à Bangui et à Bria (centre).

 

Il s'est néanmoins félicité de ce que le scrutin de dimanche "se soit déroulé avec succès dans la plus grande partie du pays, y compris dans un certain nombre de points chauds comme Bambari" (centre).

 

Les élections, repoussées plusieurs fois, sont censées clore une transition politique à bout de souffle et permettre un retour à l'ordre constitutionnel.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, elle-même chassée du pouvoir par une intervention internationale début 2014.

 

 

 

Un chef rebelle déclare un Etat autonome en Centrafrique

 

15/12/2015 | 21:09 (Reuters)

 

Le chef rebelle centrafricain Nourredine Adam, qui a rejeté le processus électoral visant à mettre fin aux violences dans le pays, a déclaré un Etat autonome dans son fief du Nord-Est, moins de deux semaines avant la date prévue pour les élections, a annoncé mardi un de ses porte-parole.

 

"La République du Logone a été proclamée le 14 décembre à Kaga-Bandoro", a déclaré à Reuters Maouloud Moussa, porte-parole de Noureddine Adam, un commandant militaire d'une faction des ex-rebelles musulmans de la Séléka, qui dirige désormais un Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). "Nous voulons avant tout l'autonomie. Ensuite, nous verrons comment accéder à l'indépendance."

 

La ville de Kaga-Bandoro est située à 245 km au nord de Bangui.

 

Dans la ville de N'Délé, le drapeau de la république rebelle (trois bandes horizontales jaune, verte et noire, avec une étoile blanche) a été hissé mais les casques bleus de la mission de l'Onu (Minusca) sont intervenus pour l'enlever.

 

"La Minusca condamne la déclaration du FRPC sur l'autonomie du Nord-Est (...) et emploiera tous les moyens, y compris l recours à la force, contre toute tentative séparatiste, conformément à son mandat", a prévenu la mission dans un communiqué.

 

Le gouvernement centrafricain a condamné l'initiative de Nourredine Adam.

 

"Nous appelons la communauté internationale et les forces internationales présentes en République centrafricaine à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour neutraliser la capacité de nuisance de ces terroristes", a déclaré Saïd Panguindji, porte-parole du gouvernement.

 

Il y a huit jours, le gouvernement de Bangui avait présenté Nourredine Adam comme "l'ennemi public numéro un" en raison de son rejet processus électoral.

 

A Bangui, le ministre de l'Administration territoriale, Walidou Modibo Bachir, a déclaré lors d'une conférence de presse que les résultats partiels du référendum indiquaient une victoire des partisans de la nouvelle Constitution.

 

"L'ANE (Autorité nationale des élections) a pour mandat de délivrer les résultats définitifs du référendum. Mais pour ce que l'on sait à ce stade, le vote pour le 'oui' l'a emporté", a-t-il dit.

 

Le vote, qui a commencé dimanche, a été prolongé lundi dans certains secteurs comme l'enclave musulmane de PK5 à Bangui, où les forces de l'Onu sont intervenues pour repousser des attaques contre des électeurs.

 

Les casques bleus, au nombre de 11.000 dans le pays, et les soldats français, au nombre de 900, ont protégé des bureaux de vote mardi à Kaga-Bandoro et N'Délé, ainsi qu'à Bossangoa, fief des partisans de l'ancien président François Bozizé, trois localités où les opérations de vote ont été prolongées.

 

L'adoption attendue de cette Constitution doit ouvrir la voie à des élections présidentielle et législatives prévues le 27 décembre dans le but de parachever le retour à la démocratie dans un pays toujours dirigé par un gouvernement et une présidente de transition.

 

(Crispin Dembassa-Kette; Danielle Rouquié et Guy Kerivel pour le service français)

 

COMMUNIQUE GOUVERNEMENTAL RELATIF AU VOTE REFERENDAIRE DU 13 DECEMBRE 2015
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:19

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 15/12/15 (Xinhua) -- Au lendemain d'un référendum constitutionnel en République centrafricaine qui a été marqué par une série d'incidents, le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a jugé nécessaire de tenir bon face aux fauteurs de troubles qui tentent de faire dérailler le processus électoral.

 

"Les efforts pour fragiliser le référendum constitutionnel d'hier démontrent qu'il y a des personnes qui restent déterminées à faire dérailler le processus électoral en République centrafricaine", a dit M. Ladsous lors d'un exposé devant le Conseil de sécurité lundi à New York.

 

Le référendum s'est déroulé en général avec succès dans l'ensemble du pays, même si des éléments des anti-Balaka et des membres du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (ex-Seleka) de Noureddine Adam ont tenté de fragiliser le processus dans certains quartiers de Bangui et dans les régions. Au total, trois Casques bleus de l'ONU ont été blessés dans des incidents à Bangui et à Bria.

 

"Alors qu'il ne reste que deux semaines avant le premier tour des élections, il est essentiel de contenir ces tentatives par les fauteurs de troubles", a ajouté M. Ladsous. Selon lui, la communauté internationale doit rester unie et montrer que ceux qui tentent de fragiliser le processus politique en subiront les conséquences.

 

Le premier tour des élections présidentielle et législatives doit se dérouler le 27 décembre. M. Ladsous a estimé que l'enregistrement de près de deux millions d'électeurs, soit 95% de l'électoral estimé, "montre le désir de changement de la population".

 

"Nous devons nous assurer que les Centrafricains, à la fois dans le pays et à l'extérieur, puissent voter pour élire leur futur gouvernement sans être intimidés. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et le système des Nations Unies dans son ensemble continueront à apporter leur soutien technique, logistique et sécuritaire pour permettre aux autorités de transition de réaliser ces objectifs", a-t-il ajouté.

 

Selon lui, "bien que la situation sécuritaire reste fragile, et que des poches d'insécurité demeurent dans l'ensemble du pays, y compris à Bangui et le long de la route principale menant à la frontière avec le Cameroun, la MINUSCA, soutenue par l'opération Sangaris, continue d'adopter une posture robuste pour protéger les civils, et créer un environnement sécuritaire propice à la tenue d'élections libres et justes".

 

Le secrétaire général adjoint a précisé que la MINUSCA avait redéployé une partie de ses forces dans les zones identifiées comme points sensibles potentiels. Simultanément, des efforts ont été consentis pour renforcer la Mission en accélérant les déploiements en cours. M. Ladsous a remercié à cet égard le Conseil d'avoir approuvé le redéploiement temporaire de près de 300 membres de la force de réaction rapide de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) auprès de la MINUSCA grâce à la coopération entre les missions.

 

De son côté, la MINUSCA a salué dimanche le courage des électeurs du PK5 (3ème arrondissement de Bangui) qui ont bravé les menaces et les attaques des saboteurs afin de prendre part au scrutin référendaire.

 

La MINUSCA note que par leur vote, les populations du PK5 ont brisé la peur dans laquelle elles étaient prises en otage depuis quelque temps. Elle a regretté les pertes en vie humaine ainsi que les blessés survenus suite à ces attaques qu'elle condamne avec la plus grande énergie.

Centrafrique : l'ONU appelle à tenir bon face aux fauteurs de troubles
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 23:08

 

 

 

15/12/15 (AFP)

 

Le secrétaire général du Kwa Na Kwa (KNK), le parti du président déchu François Bozizé, a été interdit de quitter le territoire centrafricain à la frontière camerounaise, a appris l'AFP mardi de source policière.

 

"M. Bertin Béa a été refoulé lundi à la frontière centrafricano-camerounaise, au poste de Garoua-Boulaï et interdit de quitter le territoire centrafricain", a indiqué cette source.

 

Bertin Béa, déjà interdit par deux fois cette année de quitter par avion son pays, a déclaré vouloir se rendre à Douala (Cameroun), pour prendre possession de matériel électoral pour sa campagne aux législatives, dont le premier tour est prévu le 27 décembre en même temps que la présidentielle.

 

"Tout porte à croire que c'est une façon de se soustraire à la justice", a estimé la source policière en rappelant que Bertin Béa fait l'objet d'une enquête judiciaire à la suite de déclarations en juin dernier que les autorités de transition avaient jugées comme étant à l'origine de troubles à l'ordre public.

 

Selon la même source, "une enquête a été aussi diligentée au sujet des violences entrainant des blessés" qui se sont produites dimanche dans le 4e arrondissement de Bangui pendant le référendum constitutionnel.

 

Cet arrondissement de Bangui est le fief du KNK et des milices chrétiennes et animistes anti-balaka que François Bozizé, en exil depuis son renversement en mars 2013 par la rébellion musulmane Séléka, est soupçonné de soutenir activement. Il est pour cela sous le coup de sanctions internationales et sa candidature à la présidentielle prochaine a été rejetée par la Cour Constitutionnelle.

 

Lors de sa première interdiction de sortie en août, Bertin Béa avait été arrêté et placé en garde à vue. Le jour de de sa comparution devant le président du Tribunal de grande instance de Bangui, une centaine de militants du KNK étaient venus le sortir de force de l'enceinte judiciaire pour le conduire à l'archevêché.

 

Ancien ministre et ancien député, Bertin Béa avait annoncé puis déposé la candidature de François Bozizé à la prochaine présidentielle, avant que celle-ci ne soit rejetée par la Cour Constitutionnelle.

 

Le secrétaire général du parti de l'ex-président Bozizé interdit de quitter la Centrafrique
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com