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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 03:52

 

 

 

 

LE MONDE | 20.02.2014 à 14h24 |Marielle Debos (Maître de conférences en sciences politiques, université Paris-Ouest, Nanterre)

 

Les discours en faveur d’une intervention militaire en Centrafrique ont invoqué, dans une grande confusion, des enjeux humanitaires et sécuritaires. Les deux grilles de lecture fréquemment appliquées au conflit – celles du génocide et du vide sécuritaire – ne sont pas seulement erronées ou incomplètes : elles ont également des effets dangereux. Les expressions « génocide » et situation « pré-génocidaire » ont été avancées par les diplomaties française et américaine peu de temps avant l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité autorisant le déploiement de la mission « Sangaris » en décembre 2013. Plus récemment, le directeur des opérations humanitaires de l’ONU, John Ging, a affirmé que tous les« éléments » d’un « génocide » étaient réunis, en établissant une comparaison avec le Rwanda et la Bosnie, tandis que l’ambassadrice américaine à l’ONU, Samantha Power, a parlé de « risques de génocide ».

 

Les acteurs internationaux ont raison de s’interroger sur ce qu’ils n’ont pas vuvenir. Contrairement à ce qu’avançait mi-janvier Gérard Araud, l’ambassadeur français à l’ONU, l’erreur n’est cependant pas d’avoir « sous-estimé la haine et le ressentiment entre communautés », mais plutôt les conséquences de l’inversion du rapport de force. La situation sur le terrain a en effet radicalement changé depuis le lancement de l’opération « Sangaris ». Les milices anti-balaka (chrétiennes) se sont dangereusement renforcées.

 

Si la démission forcée du président Michel Djotodia en janvier a permis deremplacer un dirigeant politico-militaire dont les troupes étaient responsables de pillages et de violences par une femme politique issue de la société civile, Catherine Samba Panza, elle a aussi aggravé la vulnérabilité des populations musulmanes. Ces populations, victimes d’atroces représailles, sont désormais obligées de fuir.

 

Malgré l’horreur suscitée par les récits qui nous parviennent de Centrafrique, il faut se garder des discours psychologisants sur la supposée haine entre chrétiens et musulmans. Les Centrafricains ne détestaient pas forcément leurs voisins avant que ceux-ci ne deviennent une menace. Surtout, ce discours alimente une idée reçue tenace : la violence trouverait son origine dans la haine. La politique n’est pas une affaire de bons ou de mauvais sentiments. La violence n’est pas le résultat mécanique de la haine ; elle est organisée par des entrepreneurs politiques qui peuvent jouer la carte de l’identité nationale, ethnique ou religieuse.

 

La polarisation identitaire est plus souvent une conséquence qu’une cause de la guerre. En outre, l’aveu d’une sous-estimation de la haine permet de passer sous silence les erreurs politiques les plus graves. Comme le souligne AmnestyInternational dans un rapport publié il y a une semaine, les troupes internationales ont été réticentes à faire face aux milices anti-balaka et se sont révélées incapables de protéger la minorité musulmane, désormais victime d’un nettoyage ethnique.

 

Loin d’être un simple synonyme de crise majeure, un génocide désigne, selon la Convention de 1948, un crime de masse visant la destruction totale ou partielle d’une population pour des motifs nationaux, ethniques, raciaux ou religieux. Du point de vue du droit comme du point de vue des sciences sociales, il n’y a pas de génocide en Centrafrique. Ceux qui jouent la carte du génocide hiérarchisent les crises et font monter les enchères. Faut-il qu’il y ait un génocide pour que l’on se préoccupe du coût humain d’une crise ? Une guerre ne vaut-elle donc plus rien sur le marché global de l’indignation ?

 

Le discours sur le génocide et la haine se marie étrangement à celui de la faillite de l’Etat et du vide sécuritaire. Les mêmes acteurs politiques passent allégrement de l’un à l’autre. Laurent Fabius avait ainsi évoqué le « désordre absolu » dans un pays « au bord du génocide » (avant de revenir sur l’emploi du terme génocide).Or, les analyses en termes de désordre et de génocide sont incompatibles. Pourorganiser la destruction d’une population, il faut des institutions. Il y a vingt ans, le génocide des Tutsi du Rwanda a été soigneusement planifié, orchestré et mis en œuvre par un Etat.

 

Si l’on considère les services publics, l’Etat centrafricain n’est effectivement pas loin de la faillite. Mais il faut s’interroger sur l’emploi de cette notion apparue dans les années 1990. Que nous apprend-elle des modes concrets d’exercice dupouvoir ? Rien. Des modes de régulation de la violence ? Rien. Alors, pourquoi rencontre-t-elle un tel succès, au point de qualifier des Etats aussi différents que la Centrafrique, le Mali ou l’Afghanistan ? La réponse est peut-être à rechercher dans les glissements qu’elle permet.

 

Les discours officiels passent en effet de la sécurité des civils en Centrafrique à la sécurité internationale et nationale. De qui les militaires français assurent-ils la sécurité ? La communication du ministre de la défense entretient la confusion entre les arguments humanitaires et sécuritaires. En janvier, le ministre Jean-Yves Le Drian a ainsi choisi Bangui pour « saluer toutes les forces impliquées dans les opérations de lutte contre le terrorisme ». Il avait déjà insisté un mois auparavant sur les liens entre le vide sécuritaire, les trafics et le terrorisme.

 

Si des acteurs armés régionaux, venus du Tchad et de l’Ouganda notamment, ont su tirer profit des régions peu peuplées du pays, la Centrafrique n’est ni la Somalieni le Mali. A force de plaquer sur la Centrafrique des notions et des problématiques forgées à propos d’autres contextes avec des agendas politiques bien éloignés des préoccupations de la population locale, on crée un écran de fumée sur les ressorts politiques et sociaux du conflit tout en alimentant de bien dangereuses prophéties autoréalisatrices.

 

Lu pour vous : Centrafrique : attention aux mots par Marielle Debos
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Centrafrique-Presse.com
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 12:30

 

 

 

ALLIANCE  DES FORCES DEMOCRATIQUES  POUR LA TRANSITION

                                                     (A.F.D.T)

                                                                  ********************

DECLARATION N° 005/014

Relative au regain de violences meurtrières en

 République Centrafricaine

 

L’Alliance  des Forces Démocratiques  pour  la Transition (AFDT) a appris avec  une grande consternation, l’assassinat  de l’honorable  Jean  Emmanuel NDJARAHOUA, Conseiller National de Transition, commis le Dimanche 09 Février  2014  par les éléments identifiés de la milice Anti Balaka soutenue  matériellement  et financièrement  par le Général François Bozizé  et ses  partisans nostalgiques du passé.

 

Ce Conseiller National a été lâchement  assassiné pour avoir exprimé la veille ses opinions lors  de l’interpellation du Gouvernement devant le Conseil National de Transition.

 

Cet acte odieux s’inscrit désormais dans la logique de milice Anti Balaka d’éliminer physiquement tous  ceux qu’elle considère comme ses ennemis.

 

Cet assassinat  qui vient s’ajouter  à tant d’autres dans la ville de Bangui  et celles des provinces  a suscité  un tollé général  de protestation  et tous  les observateurs  de  la  vie politique  nationale  s’accordent  à dire qu’il  est grand  temps de mettre  un terme  à ce regain  de violences qui  endeuillent  quotidiennement les familles centrafricaines et autres communautés vivant  en RCA.

 

A cela, il  importe  d’y ajouter et de condamner les actes de pillages, vols et destructions des maisons de commerce et d’habitation  perpétrés également  tant à Bangui qu’en province par cette milice  au service  d’une  coordination  qui œuvre  activement  pour le retour  au pouvoir  du Général François Bozizé.

 

L’AFDT, malgré ses multiples déclarations et appels à la retenue et résolument engagée aux côtés des populations, ne saurait  rester insensible  à ces agissements barbares.

 

En conséquence  l’AFDT :

 

  1. Condamne fermement l’assassinat  de  l’honorable  Jean  Emmanuel  NDJARAHOUA  et autres y compris les  actes de pillages, vols  et destructions de maisons de commerce et d’habitation perpétrés  par  la  milice  Anti Balaka  proche  du  Général  François  Bozizé ;
  2. Présente  sa compassion  et  ses  condoléances  les plus émues aux  familles  éprouvées ;
  3. Exige  des autorités  l’ouverture  d’une enquête judiciaire  aux fins de traduire  en justice  les auteurs de ces crimes;
  4. Demande  aux Gouvernement de  Transition de tout  mettre  en œuvre afin de mettre  un terme à ce regain  de violences;
  5. Soutient  et encourage  les efforts des forces SANGARIS et MISCA pour  un  désarmement  rapide  et forcé des éléments de la milice Anti –Balaka, de l’ex-Séléka  et autres groupes armés ;
  6. Demande expressément  à ses adhérents et sympathisants  de ne  pas se laisser  manipuler  par les  fossoyeurs de l’unité nationale, de la paix et de la  démocratie.

En outre, l’AFDT  saisit  à nouveau cette occasion  pour réitérer  son appel à la mobilisation  du peuple centrafricain en vue  de faire  échec  aux  projets  de partition et de génocide  en cours  en République Centrafricaine.

                                                                          Fait  à Bangui, le 17 Février 2014

 

                                          Le Président  intérimaire de la Conférence des Présidents

 

                                                          Joachim    SIOKE RAINALDY

DECLARATION N° 005/014  de l'AFDT Relative au regain de violences meurtrières en République Centrafricaine
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 12:05

 

 

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/   Lutte Ouvrière n°2377 du 21 février 2014

 

Le gouvernement français va envoyer 400 soldats supplémentaires en Centrafrique. C'est très exactement le contraire de ce que François Hollande déclarait il y a deux mois, lorsqu'il affirmait que le chiffre de 1 600 hommes présents dans le pays ne serait pas dépassé. À l'époque il disait aussi que l'opération serait rapide. Aujourd'hui la présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza réclame que l'intervention dure jusqu'en 2015 et Hollande est prêt à lui donner satisfaction, au-delà de cette échéance s'il le faut.

 

Les alliés africains de la France ont quant à eux commencé à renforcer les effectifs de la Misca (la force africaine de la paix). De son côté le Conseil de sécurité de l'ONU a donné son accord pour envoyer en Centrafrique une force européenne, et Paris fait son possible pour obtenir de l'aide de ce côté aussi. Il y aura donc plus de soldats en Centrafrique, et ils ne sont pas prêts de quitter le pays. Mais à quoi serviront-ils ?

 

Lorsque les soldats français de l'opération Sangaris sont arrivés à Bangui il y a maintenant deux mois, les miliciens de la Séléka avaient pris le pouvoir dans la capitale et terrorisaient les quartiers peuplés en majorité de chrétiens. L'intervention militaire française a certes obligé ces bandes armées à quitter la capitale, mais cela a été pour laisser le champ libre à une autre terreur, celle des milices « anti-balakas » contre la population musulmane. Ces groupes dont l'armature est constituée par les anciens soldats des forces armées centrafricaines que la Séléka avait mis en déroute entraînent derrière eux une partie de la population chrétienne dans des pogroms sanglants contre les musulmans.

 

Cette situation a abouti à une véritable épuration ethnique, la population musulmane abandonnant tout pour quitter le pays ou pour se réfugier dans les régions du Nord où elle est en majorité. Parfois il ne lui est même pas possible de s'enfuir, assiégée par les milices anti-balakas. À partir de Bangui ces pogroms se sont étendus à tout le pays, dans les villes comme dans le moindre village. Et l'on parle même aujourd'hui d'une possible sécession du Nord du pays, où se sont regroupées une partie des bandes de la Séléka, ce qui laisse augurer d'autres conflits meurtriers.

 

Le bilan des 1 600 soldats français et des 5 400 soldats africains présents sur place est celui-là et nul ne peut croire que quelques milliers d'hommes en plus, d'où qu'ils viennent, pourra l'améliorer, même s'ils restent plusieurs années. Mais ce n'est pas ce qui compte pour l'impérialisme français et son chef actuel François Hollande. Que leur importe si la Centrafrique est vidée de toute une partie de sa population et en proie à des conflits attisés par la soif de vengeance, du moment que les trusts français peuvent poursuivre leur pillage de ce pays et du reste de l'Afrique.

 

Daniel MESCLA

 

 

 

(blindés de Sangaris en convoi pour Bouar)

Lu pour vous : Centrafrique : des soldats en plus, mais pour quoi faire ?
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 11:25

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 20-02-2014 Par : LIANG Chen 

 

Alors que des atrocités continuent à être perpétrées en République centrafricaine, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a rappelé, mercredi, aux dirigeants placés en position d'autorité qu'ils ont des obligations légales.

 

Elle a précisé qu'ils pourraient avoir à rendre personnellement des comptes pour les graves violations des droits de l'homme commises du fait de leurs actions ou de leurs omissions, violations qui pourraient constituer des crimes contre l'humanité.

 

"Bien que la situation générale à Bangui semble un peu plus calme, des informations indiquent que les meurtres et la violence continuent. L'assassinat récent d'un parlementaire qui avait demandé que les personnes responsables de violations des droits de l'homme soient arrêtées est un développement très inquiétant, car il sape l'effort embryonnaire visant à rétablir la sécurité et l'état de droit en République centrafricaine", a déclaré Navi Pillay dans un communiqué de presse.

 

"Bien que quelques groupes d'ex-Séléka en tenue civile continuent à prendre pour cible des civils chrétiens à Bangui, la plupart des violations des droits de l'homme en cours sont le fait d'éléments anti-Balaka qui semblent être chaque jour plus organisés", a-t-elle poursuivi.

 

Les éléments anti-Balaka prennent délibérément pour cible la population musulmane de la capitale. Ces attaques, qualifiées parfois d'"opérations de nettoyage" par des éléments anti-Balaka, sont généralisées. Elles incluent des meurtres, des viols, des pillages et la destruction de maisons appartenant à des musulmans.

 

"Le degré de destruction est catastrophique. Les portes, les cadres des fenêtres, les toits des maisons sont brûlés ou enlevés. Même les murs sont réduits à l'état de ruines, avec l'intention manifeste de décourager les musulmans de revenir", a déclaré la Haut-Commissaire.

 

"Le degré de cruauté et de mépris pour la vie et la dignité humaines est effroyable, avec des mutilations de corps en public, des amputations d'organes génitaux et d'autres parties du corps, des décapitations et au moins un fait signalé de cannibalisme, répandant encore davantage la terreur au sein de la population musulmane", a déclaré Navi Pillay.

 

La Haut-Comissaire s'est dit aussi très préoccupée par les discours haineux diffusés à la télévision contre les musulmans par des anti-Balaka et par les déclarations publiques faites par des membres du Conseil national de transition au Parlement incitant aux violences intercommunautaires.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

 

(Mme Navi Pillay)

Centrafrique : l'ONU rappelle que les auteurs de crimes devront rendre des comptes
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 11:09

 

 

 

 

 

http://www.la-croix.com/  19/2/14 - 17 H 17

 

Dans la journée du mercredi 19 février, les opposants aux désarmements des milices anti-balaka par l’armée française ont manifesté leur désaccord aux abords de l’aéroport de Bangui, le camp de base de Sangaris.

 

Barricades, tirs, explosions, la journée a été tendue pour les Français.

 

Pour protester contre les opérations de désarmement des milices anti-balaka par les Français de la force Sangaris et les soldats de la force africaines (Misca), des habitants ont levé des barrages sur la principale route qui relie le centre-ville à l’aéroport de Bangui, le camp de base de l’armée française.

 

Dans les quartiers voisins de l’aéroport, des tirs nourris d’armes automatiques et des explosions de roquettes et de grenades ont retenti dès le début de la matinée. Visiblement, ces tirs opposaient des soldats de la Misca à des miliciens anti-balaka. Des balles ont sifflé près des soldats français postés à l’entrée de l’aéroport.

 

LE BRAS DE FER AVEC LES ANTI-BALAKA

 

Alors qu’au début de l’opération Sangaris, les Français et la Misca se sont surtout attelés à désarmer et neutraliser les rebelles de l’ex-séléka, ils s’en prennent depuis quelques jours aussi aux anti-balaka. 

 

Le lundi 10 février, le chef de Sangaris, le général Francisco Soriano, les avait clairement désignés comme « les principaux ennemis de la paix en Centrafrique, ce sont eux qui stigmatisent les communautés ». 

 

Samedi 15 février, un accrochage entre la Misca et les anti-balaka s’est soldé par la mort de onze d’entre eux.

 

QUI SONT LES ANTI-BALAKA ?

 

Les anti-balaka sont au départ une constellation de milices d’autodéfense villageoises apparues en septembre en réaction aux exactions de la Séléka. 

 

On trouve aussi parmi elles, des Cocora et des Coac, deux milices formées et armées par François Bozizé en janvier 2013 pour lutter contre les avancées de la Séléka. D’ailleurs, le coordinateur des anti-balaka n’est autre qu’Édouard Ngaïssona, ancien ministre de la jeunesse et des sports de François Bozizé.

 

On y compte aussi des éléments des Forces armées centrafricaines (Faca, l’armée restée fidèle au président renversé François Bozizé). Et des jeunes gens désœuvrés, des petits délinquants qui profitent du désordre pour voler, piller ou tuer les musulmans.

 

Les anti-balaka sont issus des populations du sud de la RCA. Pour l’immense majorité, ils sont chrétiens, principalement évangéliques (les catholiques représentent environ 25 % de la population).

L’armée française sous tension à Bangui
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 11:04

 

 

 

 

 

http://www.ladepeche.fr/   20/02/2014 à 03:52

 

Une mission de l’Assemblée nationale, présidée par Élisabeth Guigou, députée PS de Seine-Saint-Denis et présidente de la commission des affaires étrangères, composée de 9 députés dont Philippe Folliot, secrétaire de la commission de la Défense et des forces armées, s’est rendue pour la première fois à Bangui en République Centrafricaine. Lors de ce déplacement de deux jours, ils ont rencontré l’ensemble des responsables militaires français sur place et plus particulièrement le général de brigade Francisco Soriano, commandant les forces françaises de l’opération Sangaris, et le colonel Vincent Tassel, chef de corps du 8e RPIMa de Castres, commandant le Groupement tactique interarmes (GTIA) «Amarante» chargé des opérations de terrain à Bangui.

 

Rencontre avec le «8»

 

Après une présentation de la mission, ils ont pu visiter les installations du Camp M’Poko de la force Sangaris et le député tarnais, colonel de la réserve citoyenne auprès de la 11e brigade parachutiste, en a profité pour échanger avec les volontaires du «8» qu’il a pu croiser au sein du camp. À cette occasion, il a remis au colonel Tassel, un jambon de Lacaune, pour leur rappeler la douceur du pays qu’ils retrouveront dans les prochains jours. À Bangui, la délégation s’est entretenue avec Catherine Samba-Panza, Présidente de la République Centrafricaine par transition, mais également avec André Nzapayeke, Premier ministre, chef du gouvernement de la transition et Toussaint Kongo-Doudou, ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la francophonie. Enfin une rencontre avec le général Babacar Gaye (Nations-Unies - Binuca) et le général Jean-Pierre Mokoko (UA/Misca) a eu lieu au cours de laquelle un état des lieux sur l’évolution militaire de la force africaine a été présenté.

 

Enfin, la délégation a eu un entretien de la délégation avec le général Thomas Théophile Tchimangoa, ministre de la Défense nationale, de la reconstruction des armées, et avec le colonel Denis Wangao-Kizimalet, ministre de la Sécurité publique et de l’émigration-immigration.

 

La Dépêche du Midi

Lu pour vous : Castres. Un jambon de Lacaune pour le «8» en Centrafrique
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 11:00

 

 

 

http://www.jolpress.com/ 

 

La situation s'aggrave en Centrafrique et les violences, auparavant centralisées à Bangui, se répandent désormais dans tout le pays. La France et l'Union européenne se sont engagées à envoyer plus d'hommes sur place tandis que la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza, a récemment demandé le maintien des troupes françaises au moins jusqu'en 2015. L'éventualité d'une opération rapide et victorieuse en République centrafricaine est désormais définitivement écartée. Explications avec Philippe Migault, directeur de recherche à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS).

 

JOL Press : L’hypothèse d’une « opération rapide » en République centrafricaine semble s’être définitivement éloignée et l’armée française se prépare à rester longtemps sur le territoire centrafricain. Cette situation était-elle prévisible ?

 

Philippe Migault : Bien entendu. Ce qui est comique dans cette histoire, c’est que tous ceux qui, dès le départ, ont affirmé que cette opération serait longue, ont été considérés comme défaitistes ou experts auto-proclamés. On sait très bien que ramener le calme en Afrique, avec seulement 1 600 soldats, aussi excellents soient-ils, dans un pays d’une taille supérieure à celle de la France, est tout simplement mission impossible dans un espace de temps restreint.

 

Il est bien évident que nous sommes dans une crise grave, comme a pu l’être la crise ivoirienne, dans laquelle deux factions se combattent. Nous le savons, pour ramener le calme en Afrique, il faut parler en années, et non pas en mois.

 

Cela a été le cas en Côte d’Ivoire, ce sera le cas au Mali et ce sera finalement le cas en République centrafricaine. Nous le savions dès le départ.

 

JOL Press : Si nous avons l’expérience de ce type d’opérations, pourquoi ce discours si optimiste ?

 

Philippe Migault : Si les hommes politiques français avaient la carrure d’un Churchill, ils ne mentiraient pas à la population. Le problème c’est qu’ils n’ont pas cette carrure et que lorsqu’il s’agit d’annoncer à la « du sang, de la sueur et des larmes », en l’occurrence que nos hommes seront sur place pour plusieurs années, ils n’assument pas facilement.

 

JOL Press : Sur place, les Français jouent un rôle véritablement policier. Etaient-ils assez préparés à ce type de mission ?

 

Philippe Migault : Malheureusement, ce rôle de policier, de maintien de l’ordre ou de maintien de la paix est le quotidien de l’armée française depuis plus d’une vingtaine d’années. Ces opérations ont commencé dans le cadre des Nations Unies dans les Balkans, elles se sont poursuivies avec l’Opération Licorne en Côte d’Ivoire.

 

En fait, la plupart des opérations que nous conduisons depuis la Guerre du Golfe sont des opérations de maintien de l’ordre. Est-ce le rôle des armées ? Je n’en suis pas persuadé. D’ailleurs, la gendarmerie vient d’envoyer une centaine d’hommes en République centrafricaine. Cependant, il faut malheureusement se rendre compte qu’en face d’hommes lourdement armés, un travail de police ordinaire ne suffit pas. Il faut également avoir les moyens de s’imposer par la force.

 

Que les armées apprécient ce genre de travail, je n’en suis pas du tout convaincu. Que nous n’ayons pas tellement d’autres choix que de les envoyer, cela me semble aussi être une évidence.

 

JOL Press : La France a décidé d’envoyer 500 soldats supplémentaires sur le terrain. L’Union européenne a également annoncé le déploiement d’un millier de militaires. Sur place, les violences semblent se propager depuis la capitale, Bangui, vers la province. Peut-on croire que ce nouveau déploiement sera suffisant ?
 

Philippe Migault : Il faut d’abord savoir ce que vont faire les 500 soldats français et les 1 000 soldats européens. Les Français ont des règles d’engagement claires qui leur sont données par le gouvernement. Les 1 000  soldats de l’Union européenne n’auront pas forcément la même mission car ils n'auront pas les mêmes règles d'engagement..

 

Il y a de fortes chances pour que ces derniers restent à Bangui et débarrassent les Français de certaines tâches qui ne sont pas directement liées au maintien de l’ordre ou au combat, de manière à permettre à l’armée française de se consacrer à ces missions.

 

JOL Press : A côté des Français, la force africaine (Misca), composée de 5 000 hommes, est-elle assez solide pour jouer son rôle sur le terrain ?

 

Philippe Migault : Il y a quelques temps, le magazine Jeune Afrique titrait : « Armées africaines : pourquoi sont-elles si nulles ? ». Venant de ce journal, ce constat peut difficilement être taxé de raciste ou de néo-colonialiste.

 

Le problème des armées africaines, en dehors de l’armée sud-africaine et de l’armée tchadienne, réside dans le fait qu’elles n’ont aucune cohésion, elles n’ont pas de moyens, elles sont mal formées, mal disciplinées. Quand elles doivent intervenir au sein d’une coalition d’armées africaines et qu’elles se coordonnent entre elles, alors même qu’elles ont déjà beaucoup de mal à opérer de manière autonome, on sait par avance qu’elles ne pourront être ni efficaces, ni opérationnelles.

 

On essaie d’entretenir l’illusion d’une sécurité de l’Afrique menée par les Africains, un programme vanté par tout le monde, l’Union européenne comme l’Organisation de l’unité africaine. Mais tout le monde sait très bien que cela relève du mythe.

 

On ne cesse de demander aux Africains de bâtir les instruments militaires qui leur permettront de garantir leur sécurité, mais on sait qu’ils n’en n’ont pas les moyens. On peut toujours investir des centaines de millions d’euros en programmes de formation, ça ne marchera pas non plus.

 

Former quelques dizaines d’officiers ne suffit pas, il faut également former la troupe. Il faut ensuite que cette troupe ait un logement décent, qu’elle reçoive une solde régulière, qu’elle soit étroitement soumise au pouvoir politique de son pays. Or dans les pays africains, le pouvoir politique est, la plupart du temps, totalement corrompu, les soldes ne sont pas versées, les gens sont mal logés.

 

Quand vous donnez des armes à des gens et que vous ne leur donnez pas de quoi vivre, ces armées deviennent rapidement des bandes incontrôlables.

 

Propos recueillis par Sybille de Larocque

 

«Tout le monde savait que l'opération en Centrafrique serait très longue» : Philippe Migault
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Centrafrique-Presse.com
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 10:45

 

 

 

 

De prime abord je m’incline sur les corps des frères et sœurs de la RCA qui ont été forcés à passer de l’autre côté du Fleuve, et en même temps je montre ma sincère compassion patriotique africaine aux Centrafricains vivant dans la peur, le démuni total et les douleurs physique et morale en ce moment dans leur pays et en dehors de celui-ci. Madame Catherine Samba-Panza, présidente de transition de la RCA, a récemment émis son intention-résolution à jeter dans les mains de la CPI des criminels dont les décisions et actes ont abouti aux assassinats dans son pays.

 

Je suis bien d’avis que les assassins et tous ceux qui commettent des Crimes contre l’Humanité doivent répondre de leurs actes devant des juridictions compétentes et impartiales.

 

Mais ici persiste le flou. Tout se passe comme si dans cette opération, les racines de l’arbre qui génère le mal centrafricain seront simplement oubliées et des branches sectionnées.

 

Quels sont les vrais criminels dans les crises meurtrières de la RCA ? La CPI est-elle le lieu idéal où il faudra juger ceux qui se sont crus tout permis et ont vu la vie des Centrafricains comme une chose sans grande importance ?

 

Ceux qui sont attentifs à l’histoire de la RCA savent pertinemment que ce pays n’a jamais connu de paix et de stabilité depuis son indépendance truquée et tronquée.

 

Jardin bien rafraichissant de l’économie française comme tant d’autres pays en Afrique francophone, la RCA est un pays où les politiques français y ont tout essayé, mettant à sa tête qui ils veulent et ôtant ceux qui jouent avec leurs intérêts.

 

Chaque fois que les autorités politiques et économiques de la France se voient en voie de perdre un seul poil de leurs intérêts, les Centrafricains en pâtissent cruellement et payent trop, trop cher.

 

C’est un leurre de croire que la France qui ne fait que saisir et mordre va démordre et apporter par la suite la solution idoine a la situation centrafricaine; l’ennemi, le vrai ennemi ici, c’est la France.

 

Ces dernières années, le Tchad y a montré assez de zèle à jouer des sales rôles, selon les injonctions et la volonté de l’Hexagone bien sûr.

 

Les Africains doivent davantage ouvrir leurs oreilles, leurs yeux et leurs esprits. Il est inadmissible que des gens dépouillent un pays de sa souveraineté, le pillent, le saignent, le mettent à genou et puis jouent les pompiers.

 

Pour remettre décidément la RCA sur la bonne voie, ce n’est pas aux lézards en treillis qui bougent à la surface des eaux politiques de ce pays et l’ensanglantent qu’il faut le plus s’en prendre.

 

Au contraire, il faut avoir le courage de s’attaquer aux crocodiles qui, royalement logés sous les eaux politiques de ce pays, battent têtes, pattes, troncs et queues pour vider la RCA de ses richesses, tuer et causer des souffrances à son peuple.

 

Nonobstant ce que diraient certains de mes lecteurs africains perdus et vendus pour toujours, il appert que si la marionnette Catherine Samba-Panza devait changer et se mettre du côté de la vérité et du peuple centrafricain meurtri, elle pêcherait les vrais criminels et responsables de la situation en RCA dans les milieux français surtout et tchadiens dans une certaine mesure.

 

Malheureusement, cette dame n’est pas au pouvoir en RCA par la volonté des citoyens de ce pays. Elle est là pour dire et faire ce que son Maître et dieu veut.

 

Quant à la CPI (Cour Partiale Internationale) elle est très mal placée pour ce travail. La France et d’autres pays ne doivent pas organiser des tueries et chaos ici et la dans le monde pour l’envoyer continuer le sale boulot. C’est une affaire qui doit rester centrafricaine et africaine. Que l’on cesse de berner les Africains.

 

Il faut que la RCA travaille à se faire souveraine ainsi que d’autres pays africains. Madame Samba-Panza comte combien de Français, d’Américains et d’Anglais à la CPI ? Pendant ce temps, la France et ses amis ont les yeux et les mains sur les richesses de ce pays. Que l’on cesse de tromper les Africains.

 

© Correspondance : Léon Tuam

 

 
 

Frontière centrafricaine. La Misca donne un coup de main au Cameroun

 

http://www.bonaberi.com/      (19/02/2014)

 

Elle a riposté lundi 17 février 2014 face à une attaque d’éléments armés aux environs de l’agglomération de Beloko, sur le corridor reliant la capitale Bangui à la frontière avec le Cameroun. Bilan, 12 civils blessés.

 

Depuis le début de la guerre civile en Centrafrique, les frontières camerounaises en souffrent énormément. En témoigne une fois encore, cette attaque à main armée que la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) a interceptée près des portes du Cameroun. La Misca a essuyé cette attaque des anti-Balaka et coupeurs de route au moment où elle escortait un convoi de 72 véhicules dont, 62 camions, 10 véhicules de transports d’usagers et 17 véhicules supplémentaires. Ces assaillants étaient armés et tentaient selon un communiqué de Eloi Yao, chargé de la communication de la Misca, de «monter à bord des véhicules d’usagers pour commettre des exactions et ont attaqué des militaires de la Misca».

Sans réserve, la Misca a réagi dit-on, en position de légitime défense. Bilan des affrontements, 12 civils blessés et 11 assaillants armés neutralisés. Trois fusils automatiques, des fusils de chasse de calibre 12, ainsi que de nombreuses machettes, épées, arcs et flèches ont été récupérés.


La Misca réitère par cet acte, son engagement à défendre le corridor qui relie Bangui au Cameroun. Une veille qu’elle assure depuis le 18 janvier 2014. Date à laquelle ses dirigeants ont mis sur pied, «un dispositif pour raccompagner les véhicules ayant déchargé leurs cargaisons». Pour cela, ils ont dressé un calendrier précis. Les lundis, mercredis et vendredis, la Misca protège la localité de Beloko, à la frontière avec le Cameroun. Et les mardis, jeudis et samedis, elle accompagne les véhicules ayant déchargé leur cargaisons de Bangui à la frontière camerounaise. Un calendrier qui ne leur donne malheureusement pas les moyens d’être partout à la fois et tout le temps. D’où les efforts sécuritaires nécessaires des pays dont les frontières sont menacées.

 

 

 

(Jean Yves Le Drian et catherine Samba-Panza ici à Mbaiki)

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE: VOICI CEUX QUE MME CATHERINE SAMBA-PANZA DEVRAIT D’ABORD LIVRER À LA CPI
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Centrafrique-Presse.com
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 03:49

 

 

 

 

Par MIREILLE DUTEIL  Le Point.fr - Publié le 

 

Ni les soldats français ni le pouvoir de Bangui ne parviennent à contrôler la situation. Les musulmans chassés de Bangui commencent à rêver de sécession.

 

La Centrafrique peut-elle éclater ? Il ne suffit pas à ce pauvre pays que des bandes de voyous, musulmans de la Seleka ou chrétiens porteurs de gris-gris animistes des anti-Balaka, tuent à la machette les "ennemis" du camp adverse, il faut encore que certains songent à l'amputer d'une région pour créer un nouveau pays. "Il n'est pas question de céder un seul pouce du territoire centrafricain", déclarait au début du mois la nouvelle présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. Certes, mais la réalité du terrain est un peu différente. Même à Bangui, les commerces tenus par des musulmans ont presque tous fermé, accélérant la division du pays entre zones chrétienne et musulmane.

 

Concrètement, les 1 600 militaires français de Sangaris (ils seront bientôt 2 000) et les forces africaines de la Misca tentent, ces derniers jours, de désarmer les miliciens anti-Balaka qui font la chasse aux musulmans. Des milliers d'entre ces derniers, Centrafricains ou Tchadiens installés de longue date en RCA, ont rejoint le Tchad pour échapper aux tueries. Auparavant, les militaires français et africains avaient tenté de désarmer les Seleka qui assassinaient les chrétiens.

 

Prendre modèle sur le Soudan du Sud

 

En fait, ni les uns ni les autres ne sont hors d'état de nuire. Six mille militaires sont incapables de contrôler cet immense territoire où se poursuivent les tueries, les lynchages et les pillages. Les miliciens cachent leurs armes et fuient en brousse en attendant le départ des blindés français et africains, qui ne restent que quelques jours dans chaque bourgade. Du côté des Seleka, car ce sont eux qui rêvent de partition, certains ont quitté la RCA fin janvier, en même temps que Michel Djotodia, le président putschiste qu'ils ont porté au pouvoir en mars dernier ; d'autres sont restés à Bangui, beaucoup ont été cantonnés par les militaires français ; les derniers se sont repliés dans leur fief de l'extrême nord du pays d'où ils s'étaient lancés à la conquête de Bangui, l'an dernier.

 

C'est précisément avec cette région enclavée, excentrée, aux confins du Tchad et du Soudan, que certains Seleka veulent faire un nouveau pays en prenant modèle sur le Soudan du Sud voisin. L'année dernière, on avait vu sortir des drapeaux indépendantistes dans certaines bourgades. Certes, à Bangui, il est de bon ton de ne pas prendre au sérieux ces velléités sécessionnistes. Mais l'éventuelle menace demeure dans les têtes des dirigeants. Les musulmans ne forment que 15 % de la population centrafricaine. Majoritaires au nord du pays, ils sont rejoints aujourd'hui par des Centrafricains musulmans qui fuient Bangui et les villes du centre pour échapper aux tueries des anti-balaka.

 

Le rôle du Tchad

 

Durant la saison des pluies, la seule piste qui relie le nord du pays à Bangui est impraticable. Tournée vers le Soudan du Sud et le Tchad et non vers la capitale centrafricaine, la région commerce avec la monnaie soudanaise, la préférant au franc CFA. La région est extrêmement pauvre mais potentiellement riche. Elle abrite des mines de diamant et des gisements de pétrole encore inexploités, dont le permis a été confié en 2010 par l'ex-président François Bozizé à une société chinoise, China National Petroleum Corporation. Le gisement situé dans la région enclavée de la Vakaga déborde sur le Tchad voisin. Selon certains, N'Djamena aurait accusé la RCA de vouloir pomper son pétrole et cela pourrait expliquer, en partie, le lâchage de Bozizé, à l'époque, par son allié tchadien.

 

Une certitude : près du tiers des 6 000 rebelles de la Seleka qui, l'an dernier, ont renversé le président Bozizé à Bangui était d'origine tchadienne. Certains étaient d'anciens militaires de l'armée de N'Djamena. 

 

Les rebelles de la Seleka voudraient-ils s'appuyer sur des Tchadiens de l'autre côté de la frontière pour parvenir à la partition de la RCA ? Ce jeu serait trop dangereux pour le Tchad. Et c'est précisément pour l'éviter que Paris, avec habileté, implique énormément Idriss Deby, le président tchadien, dans la sauvegarde d'une Centrafrique unie.

 

En fait, plus que d'une partition, le risque, au nord de la RCA, est de voir se développer, avec l'arrivée des rebelles Seleka, une région de plus en plus coupée de Bangui, qui s'autogérerait, un vaste "trou noir" au coeur de l'Afrique, en bordure du Darfour soudanais, où cohabiteraient les rebelles de toute la zone. Une aubaine pour les groupes djihadistes qui y pullulent.

Lu pour vous : Centrafrique, le risque de partition ?
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 03:29

 

 

 

 

http://french.cri.cn/    2014-02-20 03:20:59  xinhua

 

Le Tchad a clos le rapatriement des milliers de ses ressortissants en proie à des actes de violence et de cruauté en Centrafrique, a déclaré mercredi à Xinhua son Premier ministre, Kalzeubé Payimi Deubet.

 

"Aujourd'hui, je puis dire que 99% de nos ressortissants à Bangui [capitale de la République Centrafricaine, NDLR] qui le souhaitaient sont rapatriés", a indiqué M. Kalzeubé Payimi Deubet.

 

"Au demeurant, cette lourde opération de rapatriement ordonnée et menée sans désemparer, a permis le sauvetage de nombreux ressortissants tchadiens et étrangers en péril", a-t-il ajouté.

 

Le chef du gouvernement tchadien a déploré l'attaque d'un convoi mardi à 50 km de Bangui, puis d'un autre, mercredi à un kilomètre de l'aéroport de Bangui, "contraignant l'unité en charge de la sécurité du convoi à réagir pour ouvrir le passage".

 

"Ces attaques répétées de convois de véhicules ayant à bord des personnes sans défense, affectée par la barbarie de ceux-là qu'ils considéraient comme des frères, ne sauraient se justifier", a prévenu M. Kalzeubé Payimi Deubet.

 

Depuis fin décembre 2013, le gouvernement tchadien, avec l'appui de ses partenaires humanitaires, a rapatrié plus de 60.000 de ses ressortissants et d'autres nationalités, par des rotations d'avions et par des convois de véhicules militaires.

 

"La fin des opérations de rapatriements organisés que nous annonçons, n'exonère pas cependant le gouvernement de ses obligations vis-à-vis de nos compatriotes où qu'ils se trouvent en territoire centrafricain. Le gouvernement continuera à assurer son devoir et ses responsabilités chaque fois que de besoin, partout où la détresse de nos ressortissants est signalée", a conclu le Premier ministre tchadien.

 

Le Tchad arrête le rapatriement de ses ressortissants de la Centrafrique
Le Tchad arrête le rapatriement de ses ressortissants de la Centrafrique
Le Tchad arrête le rapatriement de ses ressortissants de la Centrafrique
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