Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 18:32
Le recensement électoral débute en France (voir calendrier)

 

 

COMMUNIQUE

 

L’Autorité des Ambassades ou Consulats des Elections (A.A.C.E), démembrement de l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E) pour la France informe  tous les citoyennes et citoyens centrafricains de France que les opérations d’Inscription des électeurs sur les listes électorales se dérouleront en France selon le programme suivant :

 

  • Du  samedi 26 septembre au 11 octobre 2015 pour les centrafricaines et centrafricains résidant à Paris et Ile de France, à l’Ambassade de Centrafrique à Paris, 30 rue des Perchamps, 75015 Paris.

 

  • Du 3 au 4, du 10 au 11 et le 17 octobre 2015, soit sur trois weekends  pour les centrafricaines et centrafricains résidant  dans les villes suivantes : BORDEAUX, LILLE, LYON, MONTPELLIERS NANTES, ORLEANS, STRASBOURG, TOULOUSE, TROYES, etc.

 

Toutes les informations sur le déroulement des opérations en provinces seront disponibles dès le samedi 26 octobre 2015.

 

Contact: Facebook: aacefrance 

 

Mail: aacefrance@yahoo.fr

 

Le Président

 

François NDECKERE-ZIANGBA

 

 

*********************************************************

 

COMMUNIQUE

 

AVIS D’APPEL A CANDIDATURE EN VUE DE RECRUTEMENT DES AGENTS D’ENREGISTREMENT

 

L’Autorité des Ambassades et Consulats des Elections de France (A.A.C.E)invite tous les Centrafricains et Centrafricaines résidant en France et dans les juridictions relevant de la Chancellerie de Paris (Grande Bretagne, Allemagne, Malte, Italie, Espagne et Portugal) qu’elle procède à partir du 23 septembre  au 1er  octobre 2015  à l’enregistrement des candidatures pour les postes de d’agents d’enregistrement relatives aux référendum et  élections présidentielles de 2015 en Centrafrique.

 

Les critères de recrutements :

 

  • Etre de nationalité centrafricaine et être âgé d’au moins 18 ans ;
  • Avoir le niveau minimum de la classe de seconde ;
  • Jouir d’une bonne santé et d’une bonne moralité ;
  • Etre capable de travailler sous pression et dans des conditions parfois difficiles ;
  • Etre entièrement disponible pendant la période de l’opération ;
  • Avoir une bonne connaisse du lieu d’affectation ;
  • Une expérience dans le domaine d’enregistrements des électeurs serait un atout.
  •  

A cet effet, elle invite les candidats remplissant les critères requis à envoyer par courrier électronique leurs dossiers de candidature pour les opérations d’enregistrement des électeurs à l’adresse suivante : aacefrance@yahoo.fr

 

Les autres centres d’enregistrements retenus par l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E) sont : LILLE, MONTPELLIERS, ORLEANS, TROYES,STRASBOURG

 

Le Président                                      Chargée de Formations et Education Citoyenne

 

François Ndéckéré-Ziangba                        Maguy Barthaburu

                                                       

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 18:24

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 22 septembre 2015 14:26

 

Une quinzaine de personnes détenues à la brigade de gendarmerie du PK 12 ont été libérés ce lundi, 21 septembre 2015 par un groupuscule d'hommes armés assimilés aux anti balaka.


Une libération intervenue lors des manifestations qui ont eu lieu dans les secteurs de Gobongo et PK 12 et attribuée aux anti balaka qui ont exigé la démission de Catherine Samba-Panza, Chef d’État de la transition.  


Selon de sources concordantes, une quinzaine d'éléments armés ont attaqué la brigade du PK 12 aux environs de 15 heures et ont réussi à mettre en débandade les  gendarmes qui étaient en faction et ont libéré les détenus. Prospère Walété, Commandant de la brigade de gendarmerie du PK 12, touché par balle au cours de cette attaque est admis à l'hôpital communautaire de Bangui pour des soins.  

Après avoir saccagé le bureau de la Brigade du PK 12, les malfaiteurs ont, selon des témoins joints par Radio Ndeke Luka, emporté plusieurs effets parmi lesquels deux ordinateurs portables appartenant aux gendarmes. Dans la foulée, ces bandits armés se sont rendus sur l'axe Damara à Guéréngou au PK 30 et ont saccagé le poste de gendarmerie avant d'emporter des mains des gendarmes qui y sont détachés, deux  armes de marque Kalachnikov.


La réaction des éléments de la gendarmerie nationale n'a pas tardé. Une intervention musclée desdits éléments leur a permis de reprendre aussi bien le contrôle de la brigade du PK 12 que le poste de Guéréngou situé au PK 30. 


Ce regain de tension, dont la Capitale centrafricaine a été le théâtre dans sa partie Nord, a été condamné par le porte parole de la Coordination des anti balaka Igor Béranger Lamaka. 


« Je démens toute implication des anti balaka dans ce qui s'est passé dans la partie Nord de la ville de Bangui. Aujourd'hui, les anti balaka sont dans une dynamique du processus DDRR. Nous menons actuellement une opération de communication pour sensibiliser les ex anti balaka à attendre le processus DDRR », a déclaré Igor Béranger Lamaka qui renchérit « qu'aujourd'hui, il n'est plus question de reprendre les armes car le peuple centrafricain aspire à la paix ».


Cette situation est intervenue alors que se célébrait la Journée Internationale de la Paix sur le thème « Partenariats pour la paix – Dignité pour tous ». Une thématique qui interpelle toutes les sphères de la société à démontrer qu’il est primordial de travailler ensemble pour la paix.

PK 12 : Des détenus libérés par des manifestants assimilés aux Anti balaka

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 18:21

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR THIERRY KHONDE LE 22 SEPTEMBRE 2015

 

Les Etats-Unis d’Américain ont accordé une aide de 10 millions de dollars soit 6 milliards de Francs Cfa à la République Centrafricaine. Cette somme va servir au renforcement des capacités de la chaine pénale centrafricaine. Le protocole d’accord a été signé, le lundi dernier, par le premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun et David Brown, Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats Unis en Centrafrique.

 

Pour le Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats Unies, cet accord va permettre en partie, l’appui à la mise en place de la cour pénale spéciale, au renforcement et l’amélioration du secteur judiciaire en vue d’avoir une justice professionnelle, équitable, transparente, ainsi que l’application efficace de la loi. « L’accord confirmera la mise en place et le soutien pour des projets visant à renforcer et améliorer les secteurs de la Cour Pénale Spéciale et les secteurs de sécurité interne  (la police et la gendarmerie) », a déclaré David Brown à la presse centrafricaine.

 

L’appui qu’accorde  le gouvernement américain a trois volets, a expliqué le Chargé d’Affaires, à savoir : 1,7 millions de dollars pour la couverture de la sécurité des élections, le deuxième volet qui est de 8,5 millions de dollars vise à renforcer la chaine pénale et une partie sera consacrée aux reformes du secteur de la sécurité.

 

La Premier ministre, Mahamat Kamoun a demandé au diplomate américain de voir la possibilité de couvrir prochainement les autres secteurs de la chaine pénale, notamment, les prisons et les maisons d’arrêts.

 

A cette demande, David Brown, a rétorqué que son gouvernement  va évaluer prochainement, avec les autorités centrafricaines l’état des prisons et maisons d’arrêts sur l’ensemble du territoire afin qu’une aide soit décidée à cet effet.

 

Depuis 2013, le gouvernement américain a contribué pour plus de 825 millions de dollars pour la paix et la réconciliation, ainsi que les efforts pour rétablir la sécurité en RCA.

 

 

La ville de Kaga-Bandoro lance les activités scolaires 2015-2016

 

http://rjdh.org/  PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 22 SEPTEMBRE 2015

 

La rentrée scolaire 2015- 2016 est effective à Kaga-Bandoro .La cérémonie a été présidée par le préfet de la Nana Gribizi, Gaston Yendemo. Les autorités locales, les responsables des Associations des parents d’élèves, les ONG internationales et nationales, les représentants des agences du système des Nations Unies, le corps enseignant et les élèves du fondamental 1 et 2, ont pris par à cette  cérémonie.

 

Paul  Bonda Rosemonde, représentant du chef de bureau de l’UNICEF à Kaga-Bandoro  est revenu sur les problèmes qui bloquent le bon fonctionnement des écoles dans la région. «C’est  depuis trois ans, que les écoles n’ont pas fonctionné dans la sous-préfecture des Mbrès. Quant à la sous-préfecture de Kaga-Bandoro, elle a été perturbée durant les deux dernières années scolaires par les évènements militaro-politiques. Et certains membres de la communauté ont participé à la destruction des patrimoines scolaires ».

 

Il a par ailleurs déploré le manque de nationalisme de la population de la Nana-Gribizi. « L’aspect de destruction des patrimoines scolaires constitue un frein à l’éducation des enfants et peut aussi compromettre l’avenir de la communauté », a souligné ce personnel de l’UNICEF.

 

Pour Roger  Moyemawa, inspecteur académique du centre, ce lancement met un  terme aux années sombres. « Les enfants ont pratiquement perdu le chemin de l’école, mais cette rentrée met un  terme aux années sombres. Grâce aux efforts du Ministère de l’Education Nationale et aux appuis des partenaires de l’Education, l’espoir est revenu. L’école est le lieu par excellence où l’enfant s’instruit et se forme », a-t-il dit.

 

La rentrée scolaire 2015-2016 est effective le 21 septembre, sur toute l’étendue de la République Centrafricaine. Elle a été lancée à Bangui par le ministre de l’Education, Eloi Anguimaté ce 21 septembre 2015.

 

Centrafrique : Les Etats Unis accordent une aide de 10 millions de dollars pour le renforcement de la chaine pénale
Centrafrique : Les Etats Unis accordent une aide de 10 millions de dollars pour le renforcement de la chaine pénale

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 22:28
21 septembre : reprise des classes en Centrafrique
21 septembre : reprise des classes en Centrafrique

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/   lundi 21 septembre 2015 13:29

 

Les élèves ont repris ce lundi 21 septembre 2015 le chemin de l'école après trois mois de vacances. Le ministre de l'Education nationale, Elois Anguimaté, a personnellement présidé cette rentrée des classes. L'école d'application Centre Filles a servi de cadre pour le lancement du programme pédagogique au titre de l'année scolaire 2015-2016.


« Notre école, comme vous l’avez constaté, se relève. C’était un défi majeur. On pensait que notre école allait mourir au regard de ce que le pays a connu ces trois dernières années. Mais notre école n’a pas été abandonnée. Jamais au grand jamais! Notre école a eu à mobiliser autant de ressources humaines, financières, techniques », s'est réjoui Elois Anguimaté.


L’Union européenne, la Banque africaine de développement (BAD), le partenariat pour l’éducation même les familles centrafricaines ont mis de leurs poches afin que l'école centrafricaine puisse se relever. 


L’insécurité qui a prévalu en République Centrafricaine n'a pas été un obstacle quant à l’organisation des examens sur l’étendue du territoire national, à l’exception des sous-préfectures des Mbrés (Nana Gribizi) et de Batangafo (Ouham).


« Aujourd’hui et plus que jamais, nous prenons l’engagement de faire en sorte que ces enfants qui habitent les Mbrés et Batangafo, qui ont été privés pendant des années d’école, retrouvent comme tous les autres enfants le chemin de l’école », a indiqué le membre du gouvernement.


Défis

Lors de la cérémonie marquant la rentrée des classes, le chef du département de l'Education nationale a traduit les défis de l'heure en priorités notamment la réhabilitation et la construction des infrastructures scolaires, leur équipement en mobiliers, la dotation des enfants en kits scolaires et le renforcement des capacités des enseignants.

 
Car selon M. Anguimaté, « Plus de 40% de nos enseignants sont des maîtres-parents, payés par les parents des élèves ». Des pays amis ont émis le vœu d’envoyer en Centrafrique « des enseignants sans frontières » en vue du renforcement des capacités de nos enseignants. 


Un SOS a été lancé à l'endroit des partenaires en vue de soutenir le système éducatif centrafricain. « Je sais que vous êtes avec nous, ne nous abandonnez pas, n’abandonnez pas nos enfants », a mentionné le ministre avant de noter que « 2015-2016 s’inscrit sous de meilleurs auspices au regard de la forte mobilisation internationale qui se fait autour de l’école ».


Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) entend accompagner le Ministère de l'Education nationale dans cet élan à travers l'appui en vivres issus des produits alimentaires locaux. 


« La nouveauté, c’est que nous allons faire des cantines scolaires endogènes. Cette stratégie consiste à stimuler les enfants à aller à l’école mais aussi stimuler la production locale. Nous allons commencer dès le mois d’octobre avec un achat de 10 tonnes de riz à Bozoum auprès des groupements à la base, 7 tonnes de haricots blanc à Bocaranga et 7 tonnes de haricot rouge à Bouar », a rassuré Albert Bango-Makoudou, chargé de programme au PAM, chef de section éducation-protection sociale.


Le PAM a pu atteindre en 2014-2015, 230.000 enfants sur 460 écoles sur l'ensemble du territoire national. « Nous allons augmenter le nombre pour atteindre au plus 600.000 enfants », a souligné M. Bango-Makoudou.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 21:24

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 21 SEPTEMBRE 2015

 

Les activités ont été temporairement  perturbées au début de la mi-journée dans une partie du  4ème arrondissement de Bangui. Des Anti-Balaka sont sortis dans la rue et ont empêché les véhicules et autres engins roulant de circuler librement. La présidence par la voix du Ministre Conseiller en matière politique parle d’un évènement qui s’inscrit dans la suite logique de la demande de la 3ème transition.

 

« Des boutiques, des magasins et autres lieux de vente du marché Gobongo dans le 4ème arrondissement et au pk12 à la sortie nord de Bangui ont dû fermer leurs portes », ont raconté certains habitants du pk12 joints au téléphone par le RJDH.

 

Ce sont les Anti-Balaka qui ont érigé  des barricades sur les voies. On ignore encore les raisons », a relaté une source jointe à Gobongo

 

Même constat fait au PK 12, sortie nord de la ville de Bangui. « Les deux axes ont été barricadés au niveau du pont bascule. Il s’agit de la route qui mène à Damara et celle de Boali. Le marché s’est vidé dans la matinée », a décrit Jean Nargo, habitant de PK12.

 

De sources non officielles, l’évènement de ce 21 septembre serait une riposte à une probable descente des éléments de l’Union pour la Paix en Centrafrique, (UPC) de Ali Darass à Bangui et la démission de la cheffe de l’Etat de transition.

 

Selon la présidence de la République, il s’agit bien de la suite logique de l’idée de la troisième transition mais des dispositions sont déjà prises pour parer à toute éventualité. « C’est la suite logique de la revendication de la troisième transition. La présidence observe les choses et des dispositions sont déjà prises. Cette situation relève en revanche du gouvernement de transition », a indiqué Anicet Guiyama Massogo, Ministre-Conseiller politique de la cheffe de l’Etat.

 

Lu sur facebook

 

Au PK 12 à la sortie Nord de Bangui, le calme est revenu même si les vendeuses de viandes boucanées sont encore terrées sous les tentes. Selon les témoignages recueillis sur place, 3 jeunes à moto et armés sont venus attaquer la brigade de Gendarmerie du PK12. Après avoir désarmé les gendarmes sur place et blessé deux d'entre eux, ils ont libéré une vingtaine de prisonniers qui attendaient leur transfert à la maison d’arrêt de Ngaragba. A l'heure actuelle la gendarmerie est déserte le véhicule abandonné et les malfrats ont disparu dans la nature.

Un lundi marqué par des perturbations de la circulation dans la ville de Bangui

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 19:55

 

 


Paris - AFP / 21 septembre 2015 20h46 - Le président François Hollande a appelé lundi les forces impliquées dans le putsch au Burkina Faso à déposer immédiatement les armes et à rendre le pouvoir aux autorités légitimes, a indiqué la présidence française dans un communiqué.


Le chef de l'Etat a appelé l'ensemble des forces impliquées dans le putsch à déposer immédiatement les armes et à rendre le pouvoir aux autorités légitimes, faute de quoi elles devraient en assumer toutes les conséquences, selon le communiqué.


Le général Gilbert Diendéré, à la tête des putschistes, avait auparavant indiqué qu'il remettrait le pouvoir aux autorités civiles, mais à l'issue de l'accord définitif de sortie de crise, proposé par la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Un sommet extraordinaire de l'organisation régionale est prévu mardi à Abuja, au Nigeria, pour examiner ce projet d'accord élaboré notamment par le président sénégalais Macky Sall, dirigeant en exercice de la CEDEAO.


Ce plan, qui prévoit l'amnistie des putschistes et la participation des candidats pro-Compaoré - l'ex président chassé par la rue en octobre 2014-, aux prochaines élections, a suscité la colère de la population, de la société civile et des responsables du régime renversé.


Selon la présidence française, François Hollande s'est entretenu par téléphone avec le président sénégalais Macky Sall pour évoquer la grave situation au Burkina Faso depuis le putsch du 17 septembre. 


Il a indiqué que la France soutiendrait pleinement la CEDEAO pour parvenir à des élections équitables et transparentes dans les meilleurs délais et a confirmé que la coopération civile, financière et militaire française avaient été suspendues et ce jusqu'à la reprise effective de la transition, sous autorité civile.


Le président Hollande a aussi confirmé que la France se réservait la possibilité d'appliquer des sanctions contre ceux qui s'opposeraient à la tenue d'élections régulières et que la France mobiliserait également ses partenaires européens en ce sens, ajoute le communiqué.


Dimanche, M. Hollande avait déjà mis en garde ceux qui s'opposeraient au retour au processus de transition au Burkina Faso.



(©) 

 

Burkina: le président de la transition relâché et à l'ambassade de France


Ouagadougou - AFP / 22 septembre 2015 00h54 Le président des institutions de transition du Burkina, Michel Kafando, est à la résidence de France, a annoncé lundi soir sur Twitter l'ambassadeur de France au Burkina, Gilles Thibault.

 

M. Kafando avait été arrêté mercredi en plein Conseil des ministres par les militaires putschistes de la garde présidentielle. Ils avaient annoncé ensuite sa libération à la faveur d'une médiation ouest-africaine mais il était depuis en résidence surveillée.

Je confirme, avec l'autorisation du président Kafando, qu'il est bien à la résidence de France, a twitté l'ambassadeur. Plus tôt dans la journée sur les ondes de la radio RFI, M. Kafando s'était dit très réservé sur le projet d'accord de sortie de crise proposé par la Cédéao, qui prévoit notamment une amnistie pour les putschistes et que les partisans de l'ancien président Blaise Compaoré puissent se présenter aux élections. Les militaires putschistes détiennent toujours le Premier ministre de la transition Isaac Zida, que leur chef, le général Gilbert Diendéré, s'est engagé à libérer.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=632046

Burkina: Hollande appelle les forces impliquées dans le putsch à déposer immédiatement les armes

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 19:28
Panique à Ouagadougou

 

 

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) 2015-09-21 15:56:56 - Les populations de la capitale burkinabè, Ouagadougou, sont actuellement entre espoir et angoisse, à l’annonce de l’arrivée des autres unités militaires du pays pour désarmer les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), la garde présidentielle, auteur d’un coup d’Etat mercredi dernier.


L'information selon laquelle toutes les autres forces nationales du Burkina Faso sont en train de converger vers la capitale Ouagadougou pour désarmer le RSP, a semé la panique au sein des Ouagalais.


Certains des rares services qui étaient fonctionnels ce lundi, ont vite fait de fermer et demander à leurs agents de rentrer chez eux. « On nous a dit de rentrer chez nous parce qu'il se préparerait une attaque du camp de la garde présidentielle'', a confié é APA un habitant de la capitale burkinabé.


A l'aide de téléphones ou des réseaux sociaux, les messages sont en train de circuler. Les uns et les autres invitent leurs proches é la prudence.


Les chefs de corps des Forces armées nationales du Burkina, ont, dans un message, demandé aux éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) de « déposer immédiatement les armes et de rejoindre le camp Sangoulé Lamizana ou ils seront sécurisés eux et leurs familles''.


« Toutes les Forces Armées Nationales, dans leur ensemble, sont en train de converger vers Ouagadougou dans le but de désarmer le (RSP) sans effusion de sang'', ont-ils dit dans leur message.


Trois colonnes de l'armée burkinabé, provenant de l'ouest du pays (Dédougou et Bobo-Dioulasso), du Centre-Nord (Kaya), de Fada N'Gourma(Est) et du Nord (Ouahigouya), font route vers la capitale, a-t-on appris lundi, de source sécuritaire.

Des sources jointes au téléphone par APA, en mi-journée, ont confirmé avoir vu des cargos militaires quitter ces villes, ce lundi matin en direction de Ouagadougou.

Le RSP, composé de 1300 hommes, s'est manifesté de nouveau au Burkina mercredi, en prenant en otage le président de la transition, Michel Kafando, le Premier ministre Yacouba Isaac Zida et deux membres du gouvernement, surpris en en pleine réunion du Conseil des ministres au palais présidentiel.


Ils ont dans la foulée mis en place un Conseil national pour la démocratie (CND) placé sous la direction du Général de brigade Gilbert Diendéré, ancien proche de Blaise Compaoré.


Les présidents Macky Sall du Sénégal et Thomas Yayi Boni du Bénin ont, au nom de la CEDEAO, mené durant trois jours, une médiation qui a abouti é un préaccord de sortie de crise devant étre présenté mardi é Abuja au Nigéria lors d'un sommet extraordinaire des dirigeants de l'institution sous-régionale.


Dans ce document en 13 points, il est mentionné entre autres le retour des institutions de la transition avec comme président, Michel Kafando, l'organisation d'élections inclusives, au plus tard le 22 novembre 2015, l'amnistie pour les auteurs du coup d'Etat.


Les Organisations de la société civile (OSC), favorables é la transition, ainsi que la classe politique affiliée é l'ex-opposition rejettent toutes ces propositions au motif qu'elles font la part belle aux putschistes.


Un calme plat régnait ce lundi matin dans la capitale burkinabé, Ouagadougou, au lendemain de la médiation de la CEDEAO.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834344#sthash.W3UqdRKt.dpuf

 

 

 

Burkina: les présidents du Niger et du Tchad demandent aux putschistes de regagner les casernes


Niamey - AFP / 21 septembre 2015 19h56 Les présidents du Niger et du Tchad ont demandé lundi aux militaires putschistes du Burkina Faso de regagner les casernes et de céder le pouvoir au régime de transition burkinabè qui a été renversé par le coup d'Etat du 17 septembre.


Qu'ils (militaires putschistes) déposent les armes et qu'ils regagnent les casernes, et qu'ils laissent la transition aboutir conformément au programme qui a été déjà établi, a affirmé le président tchadien Idriss Déby Itno en visite au Niger, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou.


Le régime de transition burkinabé, mis en place après la chute du président Blaise Compaore l'an dernier, devait se conclure par des élections présidentielle et législatives le 11 octobre.


Les putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (l'unité d'élite qui a fait le coup d'Etat) sont des soldats et ce sont des enfants du Burkina, alors je leur demanderai de ne pas aller à contre-courant (de l'histoire) et prendre en otage tout un peuple, a lancé M. Déby.


Nous souhaitons que le peuple burkinabè soit entendu, soit écouté, il n'y a pas de solution durable en dehors des réponses aux aspirations du peuple, a estimé le président du Niger, Etat voisin du Burkina Faso.


La société civile et de nombreux habitants à Ouagadougou et dans les villes principales du Burkina ont manifesté lundi leur hostilité aux putschistes et au plan de sortie de crise proposé par la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).


Dans un communiqué conjoint, les deux présidents ont également invité les acteurs civils et militaires du Burkina à plus de responsabilité et d'attachement à la démocratie et au patriotisme.


Le Niger est d'autant plus préoccupé qu'il est déjà confronté à des menaces sur ses frontières avec la Libye (au nord), avec le Mali (Ouest) et au sud les menaces de Boko Haram au Nigeria, a souligné M. Issoufou. Nous ne souhaitons pas qu'il y ait une quatrième frontière du Niger qui puisse encore entraîner notre zone dans l'insécurité.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=631999 

 

Burkina: le chef des putschistes insiste sur l'accord de la médiation


Ouagadougou - AFP / 21 septembre 2015 19h56 Le général Gilbert Diendéré, à la tête des putschistes au Burkina Faso, a déclaré lundi qu'il respecterait l'accord de sortie de crise controversé de la médiation régionale qui prévoit le retour à la tête du pays du régime renversé le 17 septembre.


Nous confirmons notre engagement à remettre le pouvoir aux autorités civiles de la transition à l'issue de l'accord définitif de sortie de crise sous l'égide de la Cédéao, a affirmé le général dans une déclaration diffusée par la télévision nationale, sans faire aucune référence à l'avancée d'unités militaires sur la capitale et qui exigent son départ.

Un sommet extraordinaire de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est prévu mardi à Abuja, au Nigeria, pour examiner le plan de sortie de crise élaboré notamment par le président sénégalais Macky Sall. Ce plan, qui prévoit l'amnistie des putschistes et la participation des candidats pro-Compaoré aux prochaines élections, a suscité la colère de la population, de la société civile et des responsables du régime renversé.


Après les négociations qui ont abouti à un projet d'accord et face à la gravité de la situation sécuritaire caractérisée par les risques d'affrontements pouvant entraîner le chaos, la guerre civile et la violation des droits humains, nous, Général de brigade Gilbert Diendéré (...) déplorons les pertes en vies humaines, les blessés et les dégâts matériels, a déclaré le général.


Celui qui fut le bras droit de l'ex-président Blaise Compaoré jusqu'à ce qu'il soit chassé du pouvoir par la rue en 2014 a également annoncé qu'il acceptait de libérer le lieutenant-colonel Isaac Zida, Premier ministre du régime de transition placé en résidence surveillée depuis le coup d'Etat jeudi.


Nous nous engageons à oeuvrer pour la cohésion de l'armée et nous présentons toutes nos excuses à la Nation, à la communauté internationale, a ajouté le général Diendéré.

Quelques heures à peine avant la diffusion de cette déclaration, les chefs de corps de l'armée burkinabè intimaient l'ordre aux putschistes de désarmer, tandis que des unités loyales au régime de transition faisaient route, en trois colonnes, vers Ouagadougou.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=632000 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 18:23

 

 

 

21/09/15 (APA)

 

APA-Yaoundé (Cameroun) - Quatorze Camerounais dont le maire de la ville de Lagdo (Nord), Mama Abakaï, enlevés le 19 mars dernier à Gbabio (Est) par des rebelles centrafricains, ont été libérés dans la nuit de dimanche à lundi à la frontière avec la République centrafricaine, a appris APA de sources sécuritaires.

 

Selon les mêmes sources, l'un de leurs ravisseurs a été éliminé pendant l'assaut des forces de défense. D'autres ravisseurs, dont le nombre n'a pas été précisé, ont été arrêtés durant l'opération.

 

Mama Abakaï et ses compagnons d'infortune, qui circulaient à bord d'un car de transport en commun, étaient nuitamment tombés dans une embuscade tendue par des hommes au français approximatif, toute chose qui laissait penser qu'ils faisaient partie des multiples rébellions centrafricaines qui écument la zone frontalière de l'Est.

 

Accusé d'être l'auteur de ce rapt, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), faction dissidente de la rébellion Séléka dirigé par le général Abdoulaye Miskine, avait vigoureusement démenti ces assertions, invoquant une ‘'accusation gratuite émanant des autorités sécuritaires camerounaises''.

Cameroun : libération de 14 otages détenus par des rebelles centrafricains
Cameroun : libération de 14 otages détenus par des rebelles centrafricains

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 18:14

 

 

 

Synthèse

 

La crise centrafricaine est une crise de longue durée, émaillée de violences sporadiques sur fond de désintégration de l’Etat, d’économie de survie et de profonds clivages entre groupes socio-ethniques. Alors que les groupes armés (dont les anti-balaka et les exSeleka) se caractérisent par leur criminalisation et leur fragmentation, les tensions intercommunautaires ont mis à mal l’unité nationale et la fabrique sociale centrafricaine. Malheureusement, la feuille de route de la sortie de crise qui prévoit des élections avant la fin du mois de l’année 2015 n’est qu’une réponse de court terme aux défis de long terme. Pour éviter une solution qui repousse les problèmes à l’après- élection au lieu de commencer à les résoudre, les autorités de la transition et les partenaires internationaux devraient appliquer une véritable politique de désarmement et réaffirmer l’appartenance des musulmans centrafricains à la nation.

 

Ces actions devraient précéder les élections et non succéder aux élections, au risque de faire de ces dernières un jeu à somme nulle. De par sa géographie et son histoire, la Centrafrique est à la jonction de deux régions et de deux populations : au nord, le Sahel et les populations d’éleveurs et de commerçants à majorité musulmane et, au sud, l’Afrique centrale et les populations de la savane et du fleuve initialement animistes et maintenant majoritairement chré- tiennes. La prise du pouvoir par la Seleka en mars 2013 a constitué un renversement du paradigme politique centrafricain. Pour la première fois depuis l’indépendance, une force issue des populations musulmanes du nord et de l’est du pays s’est emparée du pouvoir. L’affrontement qui a suivi entre Seleka et anti-balaka a engendré de fortes tensions communautaires exacerbées par l’instrumentalisation de la religion, des fractures de la société centrafricaine et des peurs collectives ravivant la mémoire traumatique des razzias esclavagistes de l’époque pré-coloniale.

 

Ces tensions communautaires qui ont abouti à des tueries et au départ des musulmans de l’ouest du pays sont particulièrement vives au centre sur la ligne de front entre les groupes armés. Ainsi, le conflit entre ex-Seleka et anti-balaka s’est maintenant doublé d’un conflit entre communautés armées. Dans les zones où les affrontements communautaires sont récurrents, le lien entre groupes armés et communautés est étroit : les combattants de l’ex-Seleka apparaissent comme les protecteurs des communautés musulmanes et les anti-balaka comme les protecteurs des communautés chrétiennes. Dans d’autres régions du pays en revanche, les populations prennent leur distance avec les groupes armés. L’approche actuelle du désarmement des groupes armés, formalisée par l’accord signé lors du forum de Bangui en mai dernier, sous-estime la dimension communautaire de la violence ainsi que la criminalisation et la fragmentation des groupes armés.

 

A l’ouest du pays, faute d’ennemis après la fuite des combattants de l’ex-Seleka et des musulmans, la nébuleuse de groupes armés locaux communément dénommée antibalaka n’est parvenue à se structurer ni militairement, ni politiquement : elle constitue maintenant une menace criminelle qui pèse sur les populations locales. L’ex-coalition de la Seleka a implosé en plusieurs mouvements dont les affrontements sont motivés par des rivalités de direction, des querelles financières et des désaccords sur la stratégie à adopter vis-à-vis du gouvernement de transition et des forces internationales.

 

La Centrafrique : les racines de la violence Rapport Afrique de Crisis Group N°230, 21 septembre 2015 Page ii dynamique de criminalisation et de déstructuration des groupes armés est un obstacle à toute négociation avec eux. Dans ce contexte, l’organisation précipitée d’élections ressemble fort à une fuite en avant qui présente de nombreux risques : exacerber les tensions intercommunautaires existantes, éclipser l’indispensable travail de reconstruction du pays et reporter aux calendes grecques la solution de problèmes urgents comme le désarmement des miliciens et des communautés. En Centrafrique, les défis à relever pour les autorités de la transition et les partenaires internationaux imposent de remplacer le programme de désarmement par une politique de désarmement qui ne concerne pas uniquement les miliciens mais aussi les communautés et qui comporte des opportunités réelles et des sanctions effectives.

 

Cela suppose de conserver une capacité de contrainte sur les groupes armés, c’est-à- dire, entre autres, de revoir le calendrier de départ de la force française Sangaris et de réduire les capacités de financement des groupes armés. Cette politique permettra de réduire l’attractivité de l’économie milicienne pour la jeunesse centrafricaine. Il faut aussi éviter que le processus électoral ne jette de l’huile sur le feu. A ce titre, les autorités en place devraient réaffirmer l’égalité des droits des musulmans en les enregistrant en tant qu’électeurs, en démontrant l’intérêt du gouvernement pour les populations du nord-est et en diversifiant le recrutement de la fonction publique. Les partenaires internationaux de la Centrafrique et les autorités de transition qui ont le regard braqué sur le processus électoral devraient prendre en compte ces enjeux dans leur stratégie de sortie de crise pour éviter des lendemains d’élections difficiles dans un pays qui n’est aujourd’hui plus qu’un territoire.

 

Lire l'intégralité du rapport sur le lien suivant : 

 

http://www.crisisgroup.org/~/media/Files/africa/central-africa/central-african-republic/230-centrafrique-les-racines-de-la-violence.pdf  

Lu pour vous : Centrafrique : les racines de la violence Rapport Afrique N°230 | 21 septembre 2015 (ICG)
Lu pour vous : Centrafrique : les racines de la violence Rapport Afrique N°230 | 21 septembre 2015 (ICG)

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 22:29

 

 

         

APA-Yaoundé (Cameroun) 2015-09-20 12:47:52 Les corps de 15 présumés rebelles, tués le même jour par un détachement du Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (GPIGN, unité d’élite) à 15 kilomètres de la frontière avec la République centrafricaine, ont été présentés à la presse samedi à la légion de gendarmerie de l’Est à Bertoua, le chef-lieu de la région camerounaise de l’Est, a appris APA de sources concordantes.


Saluant une «victoire des forces de défense dans la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme», le gouverneur de la région, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a justifié cette «tuerie massive», intervenue à Nguiré par le fait que les bandits «n'ont pas obtempéré» aux sommations des forces de défense.


Selon la version officielle en effet, c'est sur les indications de l'un des membres du groupe, aux arrêts depuis quelques jours, que les gendarmes ont été conduits dans le repaire où sévissait la bande.


Alertés par leur acolyte aux mains des gendarmes, les bandits ont ouvert le feu sur les forces de défense dont la riposte aura été fatale pour la bande.


«Nous sommes convaincus que ces personnes auraient été simplement présentées au procureur de la république, qui aurait ouvert une enquête si elles avaient déposé leurs armes», a expliqué le gouverneur de l'Est sur la radio nationale.


Les corps ainsi exposés portaient des amulettes, avec à leurs côtés des armes blanches, de fabrication artisanale et de guerre, des téléphones portables, des pièces d'identité ainsi que du chanvre indien.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834248#sthash.wXgKZNpw.dpuf

 

 

 

Insécurité transfrontalière : La gendarmerie camerounaise abat quinze coupeurs de route à l’Est Cameroun

 

Ils faisaient partie d’un groupe de présumés rebelles sévissant à la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine (Rca).

 

Il est environ 17 heures et 30 minutes ce samedi 19 septembre 2015. Dans la cour de la légion de gendarmerie de l’Est, un pick-up de ce corps manœuvre. A l’arrière, assis sur les corps des présumés coupeurs de route abattus, des soldats cagoulés. Ils appartiennent tous au détachement du Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (Gpign), une unité d’élite qui, selon le chef de cette troupe, « n’agit que sur les ordres du commandant de légion ». Et c’est justement le Colonel Eyong, le commandant de la légion de gendarmerie de l’Est, qui a commandé cette expédition qui a abouti à « la mise hors d’état de nuire » de 15 coupeurs de route dans la zone comprise entre les villages Mombal et Gado-Badzéré situés dans le nord du département du Lom-et-Djerem, pas très loin de Garoua-Boulaï.

 

Pour donner du poids à cette « victoire de nos forces de défense dans la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme », Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, le gouverneur de la région de l’Est, arrive sur les lieux. Bien avant, les corps des onze présumés bandits sont débarqués du véhicule des gendarmes pour être étalés à même le sol. Un peu plus loin, des amulettes, des armes de fabrication artisanale et de guerre (des kalachnikovs AK47), des couteaux et des machettes empoisonnés, des téléphones portables, des pièces d’identité, des stupéfiants (comprimés et chanvre indien). Tout cet arsenal appartient aux défunts.

 

Refus d’obtempérer

 

Sur les circonstances de l’opération victorieuse de ces soldats d’élite, le Colonel Eyong évoque « la prise, il y a quelques semaines, du nommé Harouna que nous allons mettre en confiance jusqu’à ce qu’il y a deux jours, il nous dise qu’il est prêt à aller nous montrer où se trouvent les autres ». Du coup, le détachement du Gpign va être mis à contribution pour cette mission dont l’épilogue s’est déroulé « très tôt ce samedi 19 septembre 2015 au lieu dit Nguiré à la frontière entre le Cameroun et la Rca ».

 

« Lorsque nos éléments sont arrivés sur place, Harouna a averti ses compères de leur présence à ses côtés », relate le Colonel Eyong. Etant ainsi avertis, les présumés bandits ouvrent le feu sur les éléments du Gpign qui ripostent non sans les avoir sommés de déposer les armes. Avec Harouna, quatorze autres coupeurs de route présumés tombent. Pour Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, « c’est le fait de n’avoir pas obtempéré qui a conduit à cette tuerie massive. Nous sommes convaincus que s’ils avaient déposé leurs armes, ces personnes auraient été simplement présentées au procureur de la République qui aurait donc ouvert une enquête sur elles. »

 

Rappelons que le 25 juillet 2015 déjà, les corps de deux coupeurs de route avaient été exposés toujours à la légion de gendarmerie de l’Est à Bertoua. Comme ceux de ce samedi 19 septembre 2015, ils avaient toujours été abattus par les éléments du détachement du Gpign dans la zone de Gado-Badgéré, localité située à environ 30 km de Garoua-Boulaï, ville du département de Lom et Djerem, frontalière avec la Rca. Au cours de cette opération, le Gpign avait libéré quatre otages camerounais des mains des présumés bandits dont l’un avait été arrêté alors que deux autres avaient fui.

 

© bernardbangda22.over-blog.com : Bernard Bangda

Cameroun : l'armée tue 15 rebelles à la frontière avec la RCA
Cameroun : l'armée tue 15 rebelles à la frontière avec la RCA

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com