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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 20:49

 

 

 

 

 

Progamme alimentaire mondial

 

dimanche 23 mars 2014, par africanpressorganization

 

YAOUNDE, Cameroun, 21 mars 2014/African Press Organization (APO)

 

L’exode de quelque 296.000 réfugiés de Centrafrique vers les pays voisins, le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo et la République du Congo, a engendré une crise régionale, dans des pays qui manquaient déjà de nourriture, a indiqué aujourd’hui Ertharin Cousin, la directrice exécutive du Programme Mondial des Nations unies (PAM).

 

« Au moment où nous avons urgemment besoin que la communauté internationale se préoccupe du désastre humanitaire en Centrafrique, nous avons également besoin de soutien pour faire face la crise régionale engendrée par l’afflux de réfugiés. Nous devons nous assurer que ceux qui ont survécu aux massacres en RCA ne deviennent pas des victimes de la malnutrition et autres maladies pendant leur exil », a indiqué Mme Cousin après une visite en Centrafrique où elle a rencontré les personnes déplacées par le conflit.

 

Afin de pouvoir fournir des vivres et autres forme d’assistance aux réfugiés jusqu’à ce qu’ils puissent rentrer chez eux, les humanitaires, dont le PAM, ont besoin de plus de soutiens financiers de la part de la communauté internationale.

 

Les pays d’accueil sont eux-mêmes déjà confrontés à l’insécurité alimentaire et à des poches de malnutrition. L’afflux de réfugiés augmente significativement la pression sur les communautés et les gouvernements des pays qui les accueillent, ainsi que sur les opérations du PAM qui sont sérieusement sous-financées.

 

Sans de nouvelles contributions financières, le PAM ne pourra apporter une assistance vitale et un soutien nutritionnel aux réfugiés.

 

Les donateurs ont généreusement financé les opérations d’urgence du PAM en Centrafrique à hauteur de 37 millions de dollars mais près de 70 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires pour financer ces activités jusqu’à la fin août. Quant aux besoins financiers pour nourrir les réfugiés dans les pays voisins, ceux-ci s’élèvent à plus de 17 millions de dollars.

 

Quand les réfugiés arrivent au Cameroun ou dans les autres pays voisins, ils sont traumatisés, épuisés, affamés et souvent en mauvaise santé. Et chaque jour, ils sont de plus en plus nombreux. Malgré cette situation, les pays voisins, dont le Cameroun, laissent leurs frontières ouvertes.

 

« J’apprécie hautement le soutien que le gouvernement du Cameroun apporte au PAM et à ses partenaires des Nations Unies ainsi que l’assistance qu’il fournit généreusement aux réfugiés centrafricains. Nous sommes également reconnaissant des facilités accordées par les autorités camerounaises au transport des vivres de Douala à la Centrafrique », a ajouté la directrice exécutive.

L’exode des Centrafricains amplifie la crise humanitaire régionale
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:46

 

 

 

 

 

APA-Brazzaville (Congo) - 2014-03-22 13:24:29

 

La 4-ème réunion du Groupe international de contact sur la République Centrafricaine (GIC-RCA) a pris fin vendredi à Brazzaville sur un appel à ‘’une aide financière urgente’’ aux autorités de Bangui en vue de leur permettre de faire revenir la paix dans le pays, un objectif qu’elles peuvent atteindre à travers certaines mesures comme ‘’le paiement des salaires et des pensions’’.


Reconnaissant la gravité des problèmes économiques et sociaux auxquels la RCA est confrontée, les participants ont souligné que ‘'la situation appelle une action urgente de la part des partenaires internationaux et une adaptation des procédures d'aide internationale à la situation particulière de la RCA'', souligne le communiqué sanctionnant la fin des travaux.


Ils ont en outre ‘'insisté sur l'importance que revêt le paiement régulier des salaires des agents de la fonction publique et des pensions des retraités'', sans oublier le ‘'soutien au redémarrage du fonctionnement de la machine étatique et administrative pour le retour d'une paix véritable dans le pays''.


Les participants à la 4ème réunion du GIC-RCA ont à ce propos ‘'salué la décision de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale) de consacrer 50 des 100 millions de dollars américains annoncés lors de la Conférence de donateurs tenus à Addis-Abeba à l'appui économique et budgétaire à la RCA''.


Dans le cadre des efforts de stabilisation de la RAC, les participants à la réunion de Brazzaville estiment nécessaire de prendre ‘'des sanctions contre tous les individus et entités'' s'évertuant ‘'à entraver la transition et le processus de paix et de réconciliation''.


A ce propos, demande a été faite au Conseil de sécurité des Nations Unies de ‘'désigner rapidement les individus et entités à sanctionner, de manière à envoyer un message clair aux fauteurs de troubles'', note le communiqué.

 

La cinquième réunion du GIC-RCA aura lieu en en juin 2014 à Addis-Abeba.

 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=511116#sthash.nBjGjMKb.dpuf

Appel à ''une aide financière urgente'' aux autorités de Bangui
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:36

 

 

 

 

Bangui, 22 mars (ACAP) - Le Directeur général par intérim de la Société de Distribution en Eau En Centrafrique, Pierre Alfred Lébaramo a reconnu que d’énormes potentialités en eau de surface qui est de 47 milliards de millimètres par an, demeurent inexploitées en matière hydroélectrique par les opérateurs économiques, afin de promouvoir au développement du pays, lors de la 22ème édition de la Journée Mondiale de l’Eau sur le thème « Eau et énergie », vendredi 21 mars 2014 à Bangui.

 

Le but de cette journée instituée par le système des Nations-Unies en 1992, est d’attirer l’attention des décideurs, et de sensibiliser la population de basse couche de se mobiliser autour du secteur de l’eau, son superficie et sa gestion durable pour le développement du pays.

   
Selon lui, malgré l’abondance pluviométrique, seules les chutes de Boali et la centrale hydroélectrique sur le cours d’eau de Mobayi en République Démocratie du Congo (RDC) fournissent de l’énergie de manière insignifiante aux centrafricains. 
  
Aussi, il a fait constater que nonobstant la libéralisation du secteur électricité par le gouvernement centrafricain, aucun opérateur économique ne s’y intéresse. Ajoutant que les projets ficelés dans ce domaine par le ministère de l’Energie souffrent de financement. 
  
A l’issue de cette journée, les cadres et experts du ministère de l’Energie ont présenté des exposés entre autres sur l’historique de la Journée mondiale de l’Eau ; l’hydroélectricité et les ressources en eau en Centrafrique. 

Les potentialités en eau de surface en Centrafrique demeurent inexploitées par les opérateurs économiques
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 16:28

 

 

 

 

 

 

http://www.midilibre.fr/   G.T. 22/03/2014, 14 h 41 | Mis à jour le 22/03/2014, 14 h 54

 

L'association Actions pour la Centrafrique organise une collecte de produits essentiels à travers tout le pays... Et ce samedi, aux Echelles de la Ville.

 

Depuis ce matin la Caravane de la solidarité est arrêtée aux Echelles de la ville, à Antigone. Cette opération lancée par l'association Actions pour la Centrafrique et relayée par l'association des centrafricains de Montpellier vise à collecter un certain nombre de produits vitaux afin de les convoyer ensuite vers Bangui. Deux tonnes de nourriture et de médicaments divers ont déjà été envoyés sur place. Après Montpellier, la Caravane ira à Lyon. Au total la communauté centrafricaine de France espère collecter une dizaine de tonnes de marchandises lors de cette opération. 

Montpellier : les Centrafricains se mobilisent pour leur pays
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 13:59

 

 

 

 

 

 

PARIS, 21 mars 2014 (AFP) - Peter Bouckaert, directeur Urgences de l'ONG Human Rights Watch, a dénoncé vendredi la situation "insupportable" des musulmans en Centrafrique, traqués par les milices anti-balaka, au cours d'une rencontre avec la presse à Paris.

 

Vous avez effectué quatre missions en Centrafrique au cours des trois derniers mois. Quelle est la situation aujourd'hui, alors que la majorité de la population musulmane a fui vers le Tchad et le Cameroun voisins ?

 

"La situation humanitaire et sécuritaire est très grave, insupportable pour les musulmans qui restent dans le sud-ouest et à Bangui. Il y a une vingtaine de poches dans le pays avec 15.000 personnes en danger. On doit réfléchir à les évacuer.

 

C'est difficile pour la communauté humanitaire et (la force française) Sangaris de prendre cette décision, qui participe du nettoyage ethnique. Mais la priorité c'est d'assister des personnes en danger.

 

La solution n'est pas seulement de les évacuer vers le Cameroun ou le Tchad, on peut aussi les déplacer d'une ville à l'autre en Centrafrique car il y a encore des communautés qui veulent vivre ensemble.

 

On ne peut pas accepter le nettoyage ethnique comme un fait accompli. Il faut aussi penser au retour des musulmans, même si ce sera un processus très difficile. Leurs maisons ont été détruites ou sont occupées.

 

Il subsiste cependant des possibilités de réconciliation, notamment dans l'intérieur du pays. Depuis que les éleveurs et les commerçants musulmans sont partis, il n'y a plus de viande ou de produits sur les marchés. Et ça, les gens s'en aperçoivent. L'exode des musulmans n'est pas seulement un désastre humanitaire, c'est aussi un désastre économique pour le pays".

 

Q: La Centrafrique est plongée depuis un an dans un cycle de tueries interreligieuses. Face à la recrudescence des exactions à l'encontre des musulmans, des appels au jihad ont été lancés depuis le Soudan voisin mais aussi sur les réseaux sociaux. Redoutez-vous ce scénario ?

 

R: "On n'a jamais vu de mouvement jihadiste en Centrafrique et la rébellion Séléka n'était pas un mouvement islamiste. Mais le danger existe car ce qui se passe actuellement est une situation parfaite pour les mouvements jihadistes. On a des dizaines de milliers de musulmans qui ont tout perdu, leurs familles, leurs biens.

 

Les jihadistes ont toutes les images dont ils ont besoin pour mobiliser les réseaux: des lynchages horribles, des mosquées détruites, des corans profanés.

 

Par ailleurs, les frontières sont ouvertes".

 

Q: Vous avez, au cours des derniers mois, critiqué à plusieurs reprises l'opération militaire française Sangaris. Pourquoi ?

 

R: "Les Français doivent accepter la réalité du terrain. Cette opération militaire n'est pas un succès puisque les musulmans ont fui...

 

L'image de la France en Centrafrique n'est pas bonne. Les Sangaris ne sont pas appréciés par les musulmans et ne sont pas respectés par les anti-balaka (milices à dominante chrétienne).

 

Les Français semblent aujourd'hui prêts à reconnaître qu'ils sont dans une situation critique. Mais le problème, c'est qu'ils sont seuls: il n'y a pas de vraie réponse humanitaire (seuls 20% des 500 millions de dollars demandés par l'Onu ont été octroyés), il n'y a pas d'assistance européenne, le pouvoir centrafricain est paralysé et Catherine Samba Panza est devenue présidente d'un Etat qui a cessé d'exister.

 

Mais ce n'est pas seulement une question d'effectifs (militaires) mais aussi de comportement. Il faut absolument être plus actifs dans la protection des civils.

 

Si vous êtes là pour stabiliser la situation et arrêter les massacres, il faut agir, il faut intervenir pour sauver les gens !"

 

Situation "insupportable" pour les musulmans en Centrafrique, selon Peter Bouckaert (HRW)
Situation "insupportable" pour les musulmans en Centrafrique, selon Peter Bouckaert (HRW)
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 11:56

 

 

 

 

 

 

(Les Echos 22/03/14)

 

Une année que la Centrafrique est le théâtre d’affrontements armés entre les rebelles majoritairement musulmans de la Seleka et les milices chrétiennes anti-balaka. Ces derniers ont toutefois fait un pas vers l’apaisement lors d’une rencontre, vendredi, avec la ministre centrafricaine de la Communication et de la Réconciliation dans la capitale du pays, Bangui. 

 

« Nous avons opté pour libérer le peuple centrafricain et nous estimons que notre objectif est atteint. Donc nous ne devons plus continuer à perpétrer des actes qui sont contraires à notre but », a annoncé Emotion Brice Namsio, présenté comme l’un des coordinateurs des milices anti-balaka. Et de poursuivre « Nous sommes déterminés à déposer les armes, à aller à la réconciliation avec les musulmans ».

 

Résultant d’un coup d’Etat, d’exactions et de représailles en chaîne, la situation centrafricaine s’est transformée progressivement -et dans le sang-en un affrontement inter-confessionnel. L’intervention des forces françaises et africaines de la Misca a stabilisé la situation dans la capitale Bangui mais n’a pas empêché le déplacement de centaines de milliers de personnes et de nombreux massacres.

 

Par la voix de la ministre de la Réconciliation, Antoinette Montaigne Moussa, le gouvernement par intérim s’est félicité de la « main tendue » des anti-balaka et de cette prise de position allant dans le sens d’une réconciliation. Elle a toutefois indiqué qu’elle espérait que les paroles ne seraient pas contredites par les faits. Les anti-balaka ont exprimé des doléances auprès du gouvernement, sorte de contre-partie à la fin des violences, notamment la prise en charge des «éléments qui travaillent aux champs autour de Bangui pour subvenir aux besoins».


Accrochage avec les troupes françaises

 

Ces déclarations d’un des porte-paroles des anti-balaka interviennent pourtant dans un climat de tensions entre le groupe et les troupes françaises. L’Etat-major de l’opération Sangaris ayant signalé plusieurs accrochages entre les soldats français et les miliciens chrétiens sur l’axe routier entre Bangui et la frontière camerounaise. Dans un point presse, le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’Etat-major, a laissé planer l’idée que les hommes avec lesquels se sont accrochés les troupes françaises ne sont pas des miliciens anti-balaka au sens strict du terme. « Ils se revendiquent anti-balaka, mais nous n’avons pas affaire à une structure organisée », a-t-il expliqué.

 

L’Europe en retard

 

Ce même 21 mars, le président de la République, François Hollande a rappelé l’Europe à ses engagements militaires en Centrafrique. Il demande à ce que la mission de l’Union européenne dans le pays, l’Eufor, soit suffisamment dotée à partir du 24 mars pour intervenir au plus vite. « Il faut 500 personnels, il y en a pour l’instant 375, donc il y a un effort à faire », a expliqué François Hollande au cours du sommet européen consacré essentiellement à trouver une solution à la crise ukrainienne. L’appel français est pour l’instant resté lettre morte. Aucun pays n’a annoncé d’augmentation de sa participation à la mission européenne.

 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203389...

 

Centrafrique : les milices chrétiennes anti-balaka prêtes à déposer les armes
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 11:24

 

 

 

 

 

(La Voix de l'Amérique 22/03/14)

 

La République centrafricaine est maintenant un pays où les tueurs les plus vicieux opèrent en toute impunité, affirme la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay. Elle s’exprimait jeudi à Bangui au terme de deux jours de discussions avec le chef de l'Etat, le ministre de la Justice, et des organisations locales des droits de humains, entre autre.

 

Mme Pillay a affirmé que la haine entre communautés demeure à un niveau terrifiant. Les personnes, et même des enfants, sont non seulement tuées, mais aussi torturées, mutilées, brûlées et démembrées – parfois par des groupes mobilisés de manière spontanée, tout comme par des groupes organisés de combattants armés, a-t-elle fait valoir, appelant les Centrafricains à réfléchir et la communauté internationale à faire « beaucoup plus » pour aider à rétablir la loi et l'ordre dans le pays.

 

« Bien que les tueries à grande échelle qui ont eu lieu en décembre et janvier paraissent être arrêtées pour le moment, principalement en raison de la présence des Forces de la Mission de maintien de la paix de l'Union africaine (MISCA) et de la Force militaire française, connue sous le nom de Sangaris, dans des zones chaudes, des personnes continuent d'être tuées quotidiennement, notamment par des groupes anti-Balaka », a déclaré Mme Pillay.

 

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme s’est dite « particulièrement consternée » par des actes tels que la décapitation, le dépècement des corps ou la consommation de chair humaine.

 

Les responsables des pires sévices, des gens arrêtés avec du sang sur leurs machettes, ou des morceaux de chair humaine à la main, ne sont pas inquiétés, a déploré Mme Pillay, d’autant que la justice n’existe plus, et qu’il ne reste personne pour les inculper, aucune prison pour les détenir.

 

« En réalité, il n'existe pas d'Etat. Il n'y a pas d'armée nationale cohérente, ni de police, ni de système judiciaire, pratiquement pas de lieux de détention des criminels, ni de moyens de les juger », a indiqué Mme Pillay.

 

« Je suis profondément préoccupé par la lenteur de la communauté internationale », a poursuivi Mme Pillay . Elle « semble avoir oublié quelques-unes des leçons apprises en Bosnie-Herzégovine, au Rwanda, au Kosovo et au Timor oriental - pour n'en citer que quelques-unes », a mis en garde la Haut-Commissaire.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/pillay-denonce-lana...

Pillay dénonce l'anarchie en RCA
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 10:42

 

 

 

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 22/03/14 (Xinhua) -- La Banque mondiale (BM), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) ont annoncé vendredi un projet conjoint pour éviter une crise alimentaire et nutritionnelle généralisée dans le pays déchiré par un conflit.

 

La Banque mondiale finance un accord de 8 millions de dollars avec la FAO dans le cadre d'un programme de 20 millions de dollars mis en œuvre en coordination avec le Programme alimentaire mondial (PAM) pour fournir une aide alimentaire et un appui à la production agricole.

 

"Le projet d'urgence s'inscrit dans l'engagement qu'a souscrit la Banque mondiale, pour un montant total de 100 millions de dollars, pour contribuer à rétablir les services publics essentiels, fournir des vivres, des soins de santé et faciliter le relèvement du secteur agricole en République centrafricaine", a déclaré le représentant résident de la Banque mondiale en Centrafrique, Midou Ibrahima, dans un communiqué de presse.

 

A court terme, les activités menées au titre de l'accord consisteront principalement à fournir des semences et des outils à 9000 familles d'agriculteurs pour la prochaine campagne des semis, qui débute à la mi-avril.

 

Après l'insécurité qui règne dans l'ensemble du pays et qui a entraîné des déplacements massifs de population durant la campagne agricole de 2013, la plupart des communautés ont indiqué qu'elles n'avaient pas de semences pour planter. Ces déplacements et l'impossibilité de cultiver ont entraîné une forte baisse de la production alimentaire, alors que dans la capitale, Bangui, de graves perturbations des marchés ont fait monter en flèche les prix des denrées.

 

Les 9000 familles recevront 25 kilos de semences chacune, ce qui devrait leur permettre de récolter environ 6 000 tonnes de maïs, d'arachides et de riz d'ici à septembre 2014.

 

Pour améliorer encore le système semencier des cultures vivrières de base, le projet apportera un appui à 70 groupes semenciers spécialisés pour qu'ils produisent et vendent à la FAO et à ses partenaires 175 tonnes supplémentaires qui seront distribuées à 7 000 familles pour la prochaine campagne.

 

"Les agriculteurs ont besoin d'un appui pour pouvoir produire les aliments qu'ils consomment, rétablir leurs moyens d'existence et tirer parti des opportunités économiques locales", a déclaré le Représentant par intérim de la FAO dans ce pays, Alexis Bonte.

 

 

(Président de la Banque Mondiale)

La BM et la FAO dévoilent un projet d'aide alimentaire en Centrafrique
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 10:24

 

 

 

 

 

la rédaction  20 mars 2014

 

 

Alors que les effectifs de l’opération Sangaris se maintiennent désormais autour de 2000 hommes, la 3e compagnie du 1er RCP vient de rentrer de Bangui. Les Rapaces avaient été déployés dans l’urgence sur place le 5 décembre dernier.

 

Parallèlement, ce sont les hommes du 92e RI qui prennent la relève à Bangui. La compagnie d’éclairage et d’appui du régiment est renforcée pour l’occasion par des éléments de la 1ere compagnie de combat du régiment. Il s’agit des premiers soldats du régiment déployés en Centrafrique depuis le début de l’opération Sangaris. Le régiment d’Auvergne s’était particulièrement illustré l’année dernière au Mali.

 

Le ministre de la défense a déclaré ce matin que la question de la prolongation de l’opération Sangaris se posera à l’automne prochain. Jean-Yves Le Drian a souligné que « les anti-Balaka empêchaient la bonne circulation des convois d’aide humanitaire venant du Cameroun ». Les militaires français et les soldats africains de la MISCA font régulièrement face à des actions sporadiques de coupeurs de route en dehors de la capitale Bangui d’où l’idée d’appuyer des opérations héliportées dans l’ouest du pays pour sécuriser l’acheminement de l’aide humanitaire.

 

 

Source : http://www.infosdefense.com/centrafrique-le-1er-rcp-sur-le-retour-et-le-92e-ri-sur-le-depart-80717/

 

 

 

La France seule au front

 

http://www.centre-presse.fr/  22/03/2014 05:00

 

Au Mali, en Centrafrique, la France est bien seule pour mener ses combats humanitaires, déplore Sylvain Foulquier, de Niort.

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Actuellement, la plupart des médias semblent hypnotisés par les événements relatifs à l'Ukraine, pourtant la situation chaotique qui persiste en Centrafrique dans l'indifférence générale est infiniment plus dramatique. Si l'opération Serval au Mali et l'intervention française en Centrafrique ont démontré le courage de François Hollande sur la scène internationale, on ne peut que s'étonner de l'absence presque totale d'aide militaire ou financière venant de la part des Européens. Pourquoi la France est-elle toujours la seule à prendre ses responsabilités, pendant que les autres pays restent les bras croisés et se contentent de compter les morts? 

 

L'époque où l'on pouvait ignorer ce qui se passe sur les autres continents est révolue et les troubles intercommunautaires qui ensanglantent la Centrafrique concernent l'ensemble de la communauté internationale, car un embrasement général de l'Afrique aurait inévitablement de graves conséquences pour l'Europe et pour le reste du monde: c'est ce qu'apparemment n'ont pas compris les chefs de gouvernements européens, qui se conduisent comme des pleutres et dont l'inertie est assez lamentable. 

 

Quant à la diplomatie de la Commission de Bruxelles, tout ce qu'on peut en dire est qu'elle brille par son peu d'allant et son inefficacité. L'absence de soutien de nos « partenaires » européens (si tant est qu'on puisse les considérer comme des partenaires) prouve une fois de plus que la solidarité européenne n'est qu'une expression vide de sens. L'Union européenne avait réellement l'occasion d'apporter son aide à la France et de servir concrètement à quelque chose... Elle ne l'a pas fait et elle a perdu une grande partie de sa crédibilité.

 

Sylvain Foulquier

de Niort

Centrafrique : Le 1er RCP sur le retour et le 92e RI sur le départ
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 09:52

 

 

 

 

 

CONCLUSIONS

 

1.            Le Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC-RCA) a tenu sa quatrième réunion, à Brazzaville, le vendredi 21 mars 2014, sous la coprésidence de M. Basile Ikouebe, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de la République du  Congo, et de l’Ambassadeur Smaïl Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine (UA). La liste des pays et organisations qui ont pris part à la réunion figure en bas de page .  

 

2.            La cérémonie d’ouverture a été rehaussée par la présence de S.E.M. Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, qui a prononcé l’allocution d’ouverture de la réunion. Celle-ci a été précédée par les discours prononcés par le Premier ministre du Gouvernement de Transition de la RCA, M. André Nzapayéké; le Commissaire à la Paix et à la Sécurité, l’Ambassadeur Smaïl Chergui; le Secrétaire général de la CEEAC, l’Ambassadeur Amad Allam-Mi; la Secrétaire d’État aux Affaires étrangères de la République du Tchad, Mme Kassiré Isabelle Housnan; ainsi que par le message du Secrétaire général des Nations unies lu par son Représentant spécial en RCA, le Général Babacar Gaye.   

 

3.            Les participants ont passé en revue l’évolution de la situation en RCA, depuis la 3ème réunion du GIC-RCA tenue à Bangui, le 8 novembre 2013, et ce sur la base de la communication faite par le Premier ministre de la RCA, ainsi que des interventions des différents acteurs internationaux impliqués dans la gestion de la situation dans ce pays et des échanges qui s’en sont suivis.

 

Sur l’évolution de la situation en RCA

 

4.            Les participants, après avoir relevé les blocages qui ont gravement entravé la conduite de la transition vers la fin de l’année 2013, se sont félicités de l’élection à la tête de l’État de Mme Catherine Samba-Panza et de la nomination de M. André Nzapayéké comme Premier ministre, ainsi que de la formation subséquente d’un nouveau Gouvernement, et ce dans le prolongement des conclusions du 6ème Sommet extraordinaire de la CEEAC, tenu à N’Djamena les 9 et 10 janvier 2014. Ils ont noté que les changements intervenus à la tête de l’exécutif de la transition créent un environnement propice à des efforts nationaux plus soutenus et cohérents en vue d’une sortie de crise rapide, ainsi qu’à une plus grande mobilisation de la communauté internationale en faveur de la RCA.

 

5.            Rappelant les graves incidents survenus à Bangui au début du mois de décembre 2013, avec l’attaque lancée par le groupe anti-balaka, les exactions et tensions intercommunautaires qui s’en sont suivis, les participants ont reconnu que la situation sécuritaire s’est sensiblement améliorée, grâce à l’action de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et de l’Opération Sangaris. Ils ont relevé, à cet égard, la réduction continue des actes de violence, le retour progressif à une vie normale à Bangui et ailleurs dans le pays et l’amorce d’un mouvement de retour des populations déplacées. Les participants ont souligné la nécessité d’efforts continus pour renforcer la tendance à l’amélioration de la situation sécuritaire et étendre l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. Ils ont fermement condamné les groupes et éléments armés qui continuent de perpétrer des actes criminels et de chercher à saper les efforts des autorités de la transition.

 

6.            Les participants ont noté qu’en dépit de l’amélioration de l’environnement sécuritaire,  la situation humanitaire continue d’être préoccupante. Ils ont, à cet égard, relevé les déplacements massifs de populations civiles tant à l’intérieur de la RCA qu’en direction des pays voisins, ainsi que la nécessité d’une mobilisation internationale beaucoup plus grande pour répondre aux besoins des populations affectées.

 

7.            Les participants se sont félicités de la nomination des 7 membres de l’Autorité nationale des Élections (ANE). Ils ont noté que les membres de l’ANE, avec le soutien des Nations unies, de l’UE, de la France et la MISCA, avaient déjà effectué plusieurs visites en province, et qu’ils avaient élaboré le chronogramme du processus électoral qui s’étale sur 12 mois. Ils ont, dans le même temps, reconnu l’ampleur des défis qui restent à relever pour la bonne conduite du processus électoral dans les délais impartis.

 

Sur la mise en œuvre de la Feuille de route de la transition

 

8.            Les participants ont pris note des informations fournies par le Premier ministre centrafricain sur l’état de mise en œuvre de la Feuille de route de la transition. Ils ont pris note de l’annonce faite par le Premier ministre sur la présentation, au Conseil national de transition (CNT), au début du mois d’avril 2014, d’un programme de mise en œuvre de la Feuille de route révisée de la transition.

 

9.            Les participants ont souligné la nécessité d’un engagement politique encore plus soutenu de la part des acteurs centrafricains pour aider à consolider les acquis enregistrés sur le plan sécuritaire grâce à l’action conduite par la MISCA, avec le soutien de l’opération Sangaris. Ils ont rappelé la responsabilité première qui incombe aux acteurs centrafricains dans le règlement de la grave crise que connaît le pays, soulignant que le rôle de la communauté internationale est d’accompagner les efforts nationaux et non de s’y substituer. Dans ce cadre, les participants ont exhorté les autorités centrafricaines à renforcer les mesures prises pour isoler et sanctionner les fauteurs de troubles, en particulier les anti-balaka et promouvoir la réconciliation nationale, exhortant les pays ayant connu des processus similaires à partager leurs expériences avec la RCA. Les participants ont fortement recommandé au Gouvernement centrafricain d’initier un dialogue inclusif entre les différents acteurs politiques et sociaux centrafricains. Ils ont exhorté le Gouvernement à tenir les membres du GIC-RCA régulièrement informés de l’évolution de ses efforts, de manière à faciliter l’accompagnement international.

 

10.          Les participants ont aussi souligné la nécessité et l’urgence d’efforts plus soutenus en ce qui concerne la réforme du secteur de la défense et de la sécurité, le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR). Dans ce cadre, ils ont exhorté le Gouvernement à mettre en œuvre rapidement, et en conformité avec les dispositions de la résolution 2134 (2014) du Conseil de sécurité des Nations unies, la stratégie DDR qu’il a adoptée, en prenant en compte tous les groupes armés. Ils ont souligné l’importance que revêt l’élaboration d’une vision nationale de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité et du DDR qui soit en lien avec les capacités actuelles de l’État et qui tienne compte de l’urgence de la stabilisation de la situation. Les participants ont convenu que le Gouvernement tiendrait les partenaires internationaux régulièrement informés des dispositions prises à cet égard.

 

11.          Les participants ont accueilli avec satisfaction le pardon présenté, au nom de la nation centrafricaine, par le Premier ministre de la RCA à l’endroit des pays voisins dont les ressortissants ont souffert des atrocités et d’autres violations des droits de l’homme sur le territoire centrafricain. Le Premier ministre a noté qu’en dépit de ces violations, ces pays ont continué à remplir leur devoir d’hospitalité à l’égard des citoyens centrafricains.

 

Sur les efforts régionaux et internationaux

 

12.          Les participants ont salué les efforts constants des dirigeants de la CEEAC et reconnu le rôle crucial de la région dans le règlement de la crise centrafricaine. Ils ont salué les décisions prises par le 6ème Sommet extraordinaire de la CEEAC et l’assistance financière que la région apporte à la RCA pour permettre à ce pays de faire face à certains de ses besoins les plus urgents. Ils ont renouvelé leur gratitude et confiance aux Présidents Denis Sassou Nguesso, Médiateur de la CEEAC, et Idriss Deby Itno, Président en exercice de la CEEAC, les exhortant à poursuivre et à intensifier l’action qui est la leur, en appui à la paix, la sécurité et la stabilité en RCA. Ils ont engagé la communauté internationale, y compris le Conseil de sécurité des Nations unies, à soutenir effectivement le rôle continu de la région et à s’assurer que toute initiative internationale sur la RCA s’inscrive dans cette perspective.

 

13.          Les participants ont noté avec satisfaction la transformation de la MICOPAX en MISCA et les mesures prises par l’UA pour permettre à cette Mission d’atteindre rapidement son effectif autorisé de 6 000 personnels en uniforme. Ils ont rendu hommage à la MICOPAX pour le travail accompli dans des conditions particulièrement difficiles.

 

14.          Se référant à la tenue de la Conférence d’appel de fonds au profit de la MISCA organisée par la Commission de l’UA, à Addis Abéba, le 1er février 2014, ils ont exprimé leur gratitude aux États membres de l’UA qui ont annoncé ou déjà apporté des contributions en appui à la MISCA (États membres de la CEEAC, Algérie, Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Gambie, Namibie et Nigeria). De même ont-ils exprimé leur profonde appréciation aux partenaires internationaux qui apportent un soutien financier, logistique et technique au déploiement et aux opérations de la MISCA, notamment les États Unis, l’UE et ses États membres (France, Luxembourg et Royaume Uni), Canada, Japon et Norvège. Ils ont remercié les Nations unies et la France pour leur appui en expertise à la MISCA. Ils ont félicité la MISCA pour le travail remarquable accompli sur le terrain, en coordination avec Sangaris, dont les effectifs viennent d’être renforcés, travail qui a permis d’améliorer significativement la situation sécuritaire en RCA. Ils ont rendu hommage aux soldats et policiers qui sont tombés sur le champ d’honneur et souhaité un prompt rétablissement aux personnels blessés.

 

15.          Les participants se sont félicités de la décision du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA d’autoriser le déploiement de personnels de police supplémentaire et celui des capacités spécialisées, pour renforcer l’efficacité de la MISCA. Dans ce cadre, ils ont lancé un appel pressant à tous les partenaires internationaux pour qu’ils apportent un soutien accru à la MISCA, notamment en termes de mobilité, d’équipements et de ressources financières. Ils sont convenus que l’UA soumettra, dans un délai d’une semaine, une liste actualisée des besoins de la MISCA pour faciliter la mobilisation accélérée des ressources requises. De même, ils ont exprimé l’espoir que le Conseil de sécurité des Nations unies, dans la perspective d’un passage de témoin harmonieux et efficace entre la MISCA et une opération onusienne, tel que recommandé par le Secrétaire général dans son rapport du 5 mars 2014, autorisera la mise en place d’un dispositif spécifique et approprié à cet effet. Les participants ont salué la décision de l’UE de lancer l’opération «EUFOR-RCA», en vue de contribuer à la consolidation des acquis enregistrés par la MISCA avec le soutien de l’opération Sangaris. Ils se sont félicités des efforts en cours pour renforcer la coordination entre la MISCA et l’Initiative de coopération régionale pour l’élimination de l’Armée de résistance du seigneur (ICR-LRA).

 

16.          Après avoir rappelé que l’objectif de la MISCA, avec l’appui de Sangaris, est de créer les conditions d’un engagement international plus soutenu et plus durable en faveur de la RCA et pris note du fait que la MISCA envisage de parachever la phase initiale de stabilisation de la situation dans les prochains six à neuf mois, les participants se sont félicités de la perspective de déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations unies. Ils ont souligné la nécessité pour l’UA et les Nations unies de tout faire pour réussir cette transition, en tirant pleinement les leçons d’expériences antérieures. À cet égard, ils ont pris note des dispositions pertinentes du communiqué adopté par le CPS de l’UA lors de sa 422ème réunion tenue à Addis Abéba, le 7 mars 2014, soulignant que le succès de la MISCA est une condition essentielle à la réussite de l’opération envisagée des Nations unies.

 

17.          Les participants se sont réjouis de la tenue à Bruxelles, le 20 janvier 2014, de la Conférence internationale de haut niveau sur la situation humanitaire. Réitérant leur profonde préoccupation face à l’ampleur de la crise humanitaire en RCA et notant que seuls 21 pour cent des montants requis ont été mobilisés à ce jour, ils ont fortement exhorté tous les donateurs concernés à honorer leurs engagements dans les meilleurs délais possibles. Ils ont exprimé leur reconnaissance aux pays de la région qui accueillent des réfugiés centrafricains. Ils ont félicité la MISCA pour le soutien apporté aux opérations humanitaires, y compris l’escorte de convois de la frontière camerounaise à Bangui, la protection de sites de déplacés et celle d’acteurs humanitaires. 

 

18.          Les participants ont reconnu la gravité des problèmes économiques et sociaux auxquels la RCA est confrontée, soulignant que la situation appelle une action urgente de la part des partenaires internationaux et une adaptation des procédures d’aide internationale à la situation particulière de la RCA. À cet égard, ils ont insisté sur l’importance que revêt le paiement régulier des salaires des agents de la fonction publique et des pensions des retraités et du soutien au redémarrage du fonctionnement de la machine étatique et administrative. Ils ont salué la décision de la CEEAC de consacrer 50 des 100 millions de dollars américains annoncés lors de la Conférence de donateurs tenue à Addis Abéba à l’appui économique et budgétaire à la RCA. Ils se sont félicités de la réactivation, par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD), de leurs bureaux à Bangui. Ils ont encouragé les institutions financières internationales, notamment la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, ainsi que la Banque africaine de développement, à accélérer la reprise de leur assistance à la RCA et à décaisser effectivement et rapidement les fonds promis.

 

19.          Dans le cadre des efforts de stabilisation de la situation en RCA, les participants ont souligné la nécessité de la prise de sanctions contre tous les individus et entités qui, en RCA, s’emploient à entraver la transition et le processus de paix et de réconciliation. Ils ont exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies, dans le cadre de sa résolution 2127 (2013), à désigner rapidement les individus et entités à sanctionner, de manière à envoyer un message clair aux fauteurs de troubles quant à sa détermination à les tenir comptables de leurs actes. Dans le même esprit, les participants se sont félicités du commencement de travail de la Commission internationale d’enquête sur la situation des droits de l’homme en RCA depuis le 1er janvier 2013. Ils attendent avec intérêt la révision prévue par l’UA de sa liste des individus sanctionnés pour actes de nature à saper les efforts de paix en RCA.

 Sur le renforcement du GIC-RCA et le suivi de ses conclusions

 20.          Les participants sont convenus de la nécessité de renforcer l’efficacité du GIC-RCA et son accompagnement de la transition. Dans cette perspective, ils ont demandé aux co-Présidents du GIC-RCA, à savoir la Commission de l’UA et la République du Congo, à mettre en place, sous leur direction, une structure restreinte informelle comprenant la CEEAC et les principaux partenaires internationaux concernés et la RCA, pour assurer le suivi des conclusions des réunions régulières du GIC-RCA, faciliter l’implication d’experts couvrant des domaines thématiques et favoriser la mobilisation de ressources additionnelles. Les modalités de fonctionnement de cette structure, qui se réunira au moins un mois avant chaque session régulière du GIC-RCA, seront déterminées par les co-présidents en consultation avec les partenaires concernés.

 

21.          Les participants ont demandé que les engagements pris par le Gouvernement centrafricain et les membres du GIC-RCA, ainsi que les recommandations faites à leur intention, soient reprises par la Commission de l’UA sous la forme d’une matrice et distribuée à tous les membres du Groupe. Ceux-ci doivent, à leur tour, informer les co-présidents des mesures par eux prises en termes de suivi avant chaque réunion du Groupe. Les participants se sont réjouis de la participation, pour la première fois, en qualité de membre, de l’OCI aux travaux du GIC-RCA, ainsi que de sa volonté de contribuer à la réconciliation nationale, à l’assistance humanitaire aux déplacés et aux réfugiés, et à la reconstruction de la RCA. 

 

Prochaine réunion du GIC-RCA

 

22.          Les participants sont convenus que la prochaine réunion du GIC-RCA se tiendra à Addis Abéba, en juin 2014, à une date qui sera déterminée par voie de consultations.

 

Motion de remerciement

 

23.          Les participants ont exprimé leur gratitude aux autorités congolaises pour l’hospitalité généreuse dont les délégations ayant pris part à la réunion ont été entourées, ainsi que pour les excellentes dispositions prises pour le succès de la réunion.  

 

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4ème Réunion du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine - Brazzaville, République du Congo 21 Mars 2014
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