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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:52

 

 

 

COMMUNIQUE

 

 

(20 janvier 2014)

 

 

Le Président de la République, François HOLLANDE, félicite Catherine SAMBA PANZA pour son élection, par le Conseil National de la Transition de la République Centrafricaine, au poste de chef d’Etat de la transition. Il lui revient désormais de mener à bien la réconciliation et l’apaisement nécessaires en RCA, en vue de la tenue d'élections démocratiques.

 

La France se tient à ses côtés dans cette tâche difficile.

COMMUNIQUE DE L'AMBASSADE DE FRANCE DE BANGUI
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Centrafrique-Presse.com
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 00:15

 

 

 

 

                 M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

 Membre de l’Internationale Socialiste

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                    

 Bureau Politique

Secrétariat Général

N°__005___MLPC/BP/SG/014                                           Bangui, le 18 Janvier 2014

                                               

                                                                                   

 

                                                                                                           A

                                                               Monsieur le Directeur de Publication

                                                               du Journal  Médias Plus  -BANGUI-

 

 

Objet :  Droit de réponse

 

                             Monsieur le Directeur,

 

Dans l’édition n° 824 du mercredi  15 Janvier 2014 de votre organe à la page 8 où était publié  un communiqué de presse du Parti, il était écrit en titre, je cite : ‘’ Le MLPC prend acte de la démission de ses alliés DJOTODIA et TIANGAYE  et appelle à la responsabilité générale. ‘’ Fin de citation.

 

Cette formulation tendancieuse qui a volontairement choisi l’amalgame comme mode d’expression appelle de notre part les clarifications suivantes, afin d’ôter  toute confusion de la tête de nos militants, sympathisants et compatriotes :

 

  - les Accords de Libreville sur la base desquels fonctionne la transition en cours dans notre pays, ont été cosignés par les représentants de toutes les entités représentatives  de la Société Centrafricaine ayant pris part aux négociations du 9 au 11 janvier 2013 a Libreville : il s’agit de la Majorité Présidentielle, de l’Opposition Démocratique, de la Société  Civile, des Mouvements politico-militaires non combattants et de la Coalition Séléka) ;

 

- Ces entités susvisées participent depuis janvier 2013 jusqu'à ce jour aux différents Gouvernements d’Union Nationale mis en place et dirigés par Me Nicolas TIANGAYE, conformément à l’article 4 dudit Accord Politique et aucune de ces entités n’a démissionné du GUNT jusqu’a ce jour, y compris l’ancienne majorité soutenant François Bozize ;

 

- Apres le 24 mars 2013, toutes ces entités susvisées sans exclusive, ont soutenu lors des réunions institutionnelles de Ndjaména et de Brazzaville, l’architecture institutionnelle provisoire qui accouchera du Conseil National de Transition, ou elles sont toutes représentées jusqu'à ce jour ; par ailleurs aucune entité n’a démissionné du CNT à ce jour.

 

 

Il est donc établi, à la lumière de ces trois observations que le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est partie prenante aux différents accords,  au même degré que  toutes les autres  composantes  signataires.  A ce titre, si vous estimez  que le MLPC est allié à Monsieur Djotodia, toutes les autres composantes ci-dessus  énumérées  le sont tout autant.

 

Par ailleurs, le Bureau Politique du MLPC met au défit le journal ‘’Médias Plus’’ d’apporter la  preuve de l’alliance du MLPC avec Monsieur Djotodia et la Séléka.

                                                                                                                                              Par contre, s’agissant de Maître Nicolas Tiangaye, il en va tout autrement.

 

En effet, Maître Nicolas Tiangaye et son Parti, la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) étaient membres  à part entière du FARE-2011, du Collectif des partis de l’Opposition dont il était Coordonateur. Aujourd’hui, une fois encore, Maître Nicolas Tiangaye et la CRPS se sont engagés  dans la nouvelle Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) aux côtés des  autres partis de l’ex Opposition démocratique dont le MLPC.

 

Par conséquent, le MLPC ne saurait renier ses engagements vis-à-vis de Maître Nicolas Tiangaye et de son Parti la CRPS au seul motif qu’il aurait échoué dans la mission que ce Collectif  lui avait confiée.

 

 Pour la clarté du débat et des esprits et aussi par honnêteté intellectuelle, il convient de publier le présent droit de réponse  pour le rétablissement des faits et de la vérité.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur de Publication, l’expression de ma considération distinguée.

 

                                                                    

 

        

 

 

Ampliation

-Observatoire des Médias centrafricains

-AFDT

-Large diffusion  

Droit de réponse du Secrétariat Général du MLPC à Média Plus
Droit de réponse du Secrétariat Général du MLPC à Média Plus
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Centrafrique-Presse.com
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 00:09

 

 

 

 

2014-01-19 14:03:50 - APA Bangui (Centrafrique) - Deux femmes et six hommes ont été finalement retenus ce dimanche, par le conseil national de transition (CNT) pour postuler à la succession du président par intérim démissionnaire, Michel Djotodja.

 

La liste des postulants à la présidence centrafricaine a été publiée ce dimanche par la présidente par intérim du CNT, Mme Lea Koyassoum Doumta, lors de la session plénière d'examen des 24 dossiers à la lumière des 17 critères définis au préalable. 


Au nombre des candidats retenus pour remplacer Michel Djotodja figurent notamment MM. Jean Barkès NGombe Kette , ancien maire de la ville de Bangui, Désiré NZanga Kolingba , fils aîné du défunt Général Président André Kolingba, Sylvain NGakoutou Patassé, fils du défunt président Ange Félix Patassé.


Les deux candidates en lice sont : Mmes Catherine Samba Panza actuelle maire de la ville de Bangui et Konzi Mongo Régina


Des grosses personnalités politiques du pays comme MM Josué Binoua, Karim Meckassoua ont été recalés pour n'avoir pas rempli tous les critères. Le premier pour avoir été membre du gouvernement de transition, le second pour avoir faire partie des têtes pensantes de la rébellion qui a renversé le président Ange Félix Patassé 


D'autres candidatures ont été rejetées soit pour des antécédents judiciaires, pour n'avoir pas versé la caution et ne pas disposer de propriété bâtie dans le pays. 


Deux officiers sont aussi écartés pour participation aux mutineries et pour être encore en fonction.


Liste des candidats retenus pour l'élection à la présidence de transition :

1. Jean Barkès NGOMBE KETTE, ancien maire de la ville de Bangui


2. Désiré NZANGA KOLINGBA, fils aîné du défunt Général Président André Kolingba


3. KONZI MONGO Régina

 

4. Maxime MBRENGA TAKAMA, Expert centrafricain au PNUD Centrafrique


5. Catherine SAMBA PANZA, Maire actuelle de la ville de Bangui


6. Sylvain NGAKOUTOU PATASSE, fils du défunt président Ange Félix Patassé


7. Emile Gros NAKOMBO, ancien candidat à l'élection présidentielle de 2011


8. Nestor MAMADOU NALI, Coordonnateur du Comité National de lutte contre le Sida.


L'élection du nouveau président par intérim de la Centrafrique aura lieu au CNT demain lundi aux environs de 10 heures locales. Elle se déroulera à deux tours et à bulletin secret. 


Le remplaçant du Président démissionnaire Michel Djotodia aura la lourde charge pendant une période de 11 mois de restaurer d'urgence la sécurité ; créer les conditions du retour des déplacés internes et des exilés politiques, relancer les activités socioéconomiques, à regagner la confiance des partenaires techniques et financiers et organiser les élections générales. -

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=506046#sthash.8Q3QqcAF.dpuf

Centrafrique: Deux femmes et six hommes finalement retenus candidats au remplacement de Djotodja
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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 00:08

 

 

 

 

http://www.agenceecofin.com/

 

(Agence Ecofin) - Frank-Walter Steinmeier ministre allemand des Affaires étrangères a déclaré que l’Europe « ne peut pas laisser la France seule » dans le bourbier centrafricain. « Nous devons réfléchir à des possibilités de soutien plus appuyé, par exemple au Mali, cela fait partie de notre responsabilité » a-t-il ajouté.

 

M. Steinmeier a reconnu que la France a déjà évité au Mali d’être « pris d’assaut par les fondamentalistes musulmans » et qu’elle est à nouveau sur le front pour éviter un génocide en Centrafrique.

 

A la veille d’une réunion des diplomaties européennes à Bruxelles cette reconnaissance appuyée de la part de la première puissance de l’Union laisse présager que l’appel de François Hollande sera entendu et que l’Europe apportera un réel soutien aux forces de pacification présentes en Centrafrique.

 

L’appel de John Ging, chef des opérations humanitaires de l'ONU, n’est peut-être pas étranger à ce retournement de situation. Jeudi dernier à Genève, M. Ging a en effet tiré la sonnette d’alarme : « Il y a tous les éléments que nous avons vus dans des endroits comme le Rwanda, la Bosnie, pour un génocide. Cela ne fait pas de doute ». Difficile pour Bruxelles de rester sourd à un tel avertissement.

L’Allemagne change de ton et se dit prête à soutenir la France en Centrafrique
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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 00:05

 

 

 

 

Par Christian PANIKA | AFP 

 

19 janv

 

Le parlement de transition centrafricain élit lundi, parmi huit candidats, un nouveau président de transition, qui devra relever dès sa prise de fonction le défi de pacifier un pays à la dérive, toujours en proie à des violences malgré le déploiement de forces internationales.

 

Parallèlement, l'Union européenne devrait approuver l'envoi lundi d'au moins 500 soldats européens en Centrafrique, en soutien aux 1.600 soldats français de l'opération Sangaris et aux 4.400 de la force africaine (Misca).

 

L'élection du président par le Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire) doit permettre de combler le vide laissé par la démission contrainte du président Michel Djotodia le 11 janvier, accusé par la communauté internationale de n'avoir rien fait pour arrêter les tueries interreligieuses.

 

Sur les 24 candidatures déposées, seules huit ont été validées par le CNT. Parmi les principaux candidats figurent notamment l'actuelle maire de Bangui, Catherine Samba Panza, ainsi que Sylvain Patassé et Désiré Kolingba, respectivement fils des présidents Ange-Felix Patassé, au pouvoir de 1993 à 2003, et André Kolingba, de 1981 à 1993.

 

Autre personnalité retenue par le CNT, Emile Gros Raymond Nakombo, un banquier proche de l'ex-président Kolingba, qui avait reçu le soutien de plusieurs centaines de manifestants rassemblés à Bangui vendredi.

 

Les parlementaires avaient fixé des critères draconiens d'éligibilité excluant beaucoup de monde: les responsables politiques sous Djotodia, les chefs de partis, les militaires d'active et ceux ayant appartenu à une milice ou à une rébellion ces 20 dernières années.

 

Lundi matin, chaque candidat aura 10 minutes pour présenter sa "profession de foi" aux parlementaires avant leur vote à bulletin secret. La Constitution provisoire prévoit un seul tour de scrutin, le candidat arrivé en tête étant élu. La proclamation des résultats aura lieu dans la foulée.

 

La présidente en exercice du CNT, Léa Kouyassoum Doumta, a par ailleurs indiqué "qu'aucun membre du CNT ne fera partie du gouvernement qui verra le jour après l'élection" du président.

 

A Bangui, les patrouilles internationales restaient très présentes dans les rues dimanche, avec un dispositif renforcé pour désamorcer d'éventuelles tensions à l'approche de l'élection, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

23 civils tués à Bouar

 

Le nouvel élu aura la lourde tâche de pacifier le pays, de remettre une administration totalement paralysée en état de marche et de permettre aux centaines de milliers de déplacés de rentrer chez eux.

 

Un mois et demi après le début de l'intervention française, la situation sécuritaire dans la capitale, où la plupart des soldats français sont stationnés, s'améliore progressivement, malgré des explosions sporadiques de violences.

 

Mais dans un pays de plus de 600.000 km2, il reste très compliqué de se déployer dans les zones reculées et les témoignages d'habitants et d'ONG décrivent une situation chaotique et largement hors de contrôle.

 

Ainsi, une attaque perpétrée vendredi près de Bouar, sur l'axe routier menant au Cameroun, a tué au moins 23 civils musulmans, dont trois enfants, qui tentaient de fuir les violences, selon l'ONG Save the Children.

 

Samedi, des violences ont également été signalées dans d'autres localités du nord et de l'ouest. "Je lance un cri d'alarme. Nous sommes terrorisés", a déclaré ainsi à l'AFP un habitant de Sibut, à 160 km au nord de Bangui: "Les Séléka (combattants de M. Djotodia) règnent en seigneurs de guerre dans la ville", a-t-il dit.

 

A Boali, à 90 km au nord-ouest de Bangui, des centaines de musulmans étaient réfugiés dans la paroisse Saint-Pierre après des affrontements entre Séléka et anti-balaka (miliciens hostiles à M. Djotodia) qui ont fait sept morts depuis vendredi, selon un bilan donné par l'abbé Xavier Fagba et la Croix-Rouge centrafricaine.

 

Le défi auquel sera confronté le nouveau président - même s'il devrait bénéficier du soutien de la communauté internationale - est immense dans ce pays très pauvre et enclavé d'Afrique centrale, au grand potentiel minier et forestier, qui a connu des années de rébellions et de coups d'Etat.

 

Le président François Bozizé, chassé en mars 2013 par la Séléka, mouvement rebelle dirigé par Djotodia, était lui-même arrivé au pouvoir dix ans plus tôt par un coup d'Etat.

 

Pour arrêter l'implosion du pays, le nouveau président aura peu de temps: selon le calendrier de la transition, des élections générales doivent être organisées au plus tard au premier semestre 2015, la France souhaitant pour sa part qu'elles se tiennent avant la fin 2014.

Centrafrique : huit candidats en lice pour la présidence de transition
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Centrafrique-Presse.com
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 00:01

 

 

 

 

 

http://www.20minutes.fr/  Mis à jour le 19.01.14 à 20h44

 

Les corps d'au moins cinquante personnes ont été découverts et inhumés depuis vendredi par la Croix rouge internationale (CICR) et la Croix rouge centrafricaine dans la région située entre Bossembélé, Boyali et Boali, au nord-ouest du pays, a annoncé dimanche le CICR dans un communiqué.

 

«Ces dernières 48 heures, les équipes du CICR et de la CRCA ont inhumé une cinquantaine de corps» dans la région, où les violences intercommunautaires se sont multipliées depuis vendredi dans des localités situées sur l'axe entre Bangui et la frontière camerounaise.

 

«Depuis vendredi, le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA) prodiguent les premiers soins sur place et ont évacué vingt-cinq blessés vers la capitale, Bangui», selon le communiqué. «Une bonne partie de la population, dénuée de toute protection et exposée aux représailles, a fui dans la brousse. Nous sommes extrêmement préoccupés par leur sort», a déclaré Georgios Georgantas, le chef de la délégation du CICR cité dans le communiqué.

 

Quelque 100 militaires français de l'opération Sangaris et des unités de la Misca (force africaine en Centrafrique) ont lancé vendredi une opération sur l'axe entre Bangui et Bossembélé, afin de «faire cesser les exactions» et «démanteler les check points» sur la route, selon des sources militaires françaises. Toutefois, la situation reste très tendue, notamment à Boali, où des centaines de musulmans fuyant les violences se sont réfugiés dans l'église de la ville, pour l'instant sous protection de troupes internationales.

 

B.D. avec AFP

Centrafrique: Au moins 50 morts dans les violences dans le nord-ouest, selon le CICR
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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 23:59

 

 

 

 

 

2014-01-19 15:25:00 - APA Bangui (Centrafrique) - L'élection du président de la transition prévue lundi, se prépare sur fond de tensions intercommunautaires persistante, à Bangui, la capitale, a constaté APA.

 

Ce dimanche, au quartier Sango dans le 2è arrondissement de Bangui, où les chrétiens sont allés à l'église, deux musulmans ont été lynchés par des jeunes de cette localité.


Selon des témoignages concordants une des victimes a été copieusement lynchée à mort.

Puis son corps a été brûlé juste à l'intersection des Avenues Dr Conjugo et Barthélémy Boganda, non loin de la Place des Nations Unies, dans le 2è arrondissement. 

Son compagnon a vu sa vie sauve en trouvant refuge dans l'Eglise Apostolique Sion où les chrétiens étaient en pleine adoration.


Selon des informations concordantes, le meurtre de ce musulman intervient un jour après l'assassinat d'un des jeunes du 2è arrondissement, un chauffeur de taxi habitant le quartier Sango.


Un chauffeur de taxi rencontré par APA raconte les faits « un musulman l'avait pris hier, samedi en course à direction de KM5, quartier résidentiel des musulmans, transformé depuis l'arrivée des Séléka en une forteresse. Là-bas, mon collègue a été tué »


Profitant cette manifestation de protestation, des jeunes ont visité et vandalisé des maisons appartenant aux musulmans dans ce secteur.


Les jeunes du quartier Sango et certains de Lakouanga ont barricadé pour quelques temps les deux Avenues Boganda et Dacko qui desservent cet arrondissement.

Pendant ce temps, le conseil national de transition (CNT) a publié une liste de deux femmes et six hommes retenus pour postuler à la succession du président par intérim démissionnaire, Michel Djotodja.


Le remplaçant du Président démissionnaire aura la lourde charge pendant une période de 11 mois de restaurer d'urgence la sécurité ; créer les conditions du retour des déplacés internes et des exilés politiques, relancer les activités socioéconomiques, à regagner la confiance des partenaires techniques et financiers et organiser les élections générales.

 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=506048#sthash.uWhkII08.dpuf

Centrafrique: L'élection du président de la transition se prépare su fond de tensions intercommunautaires
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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 23:57

 

 

 

 

 

Le Monde.fr |  • Mis à jour le  |Par Cyril Bensimon

 

Bangui vit dans l'attente de connaître le visage de son nouveau président de transition. Un président théoriquement éphémère dont la mission sera d'organiser des élections d'ici un an mais surtout de tenter de recoudre une nation en lambeaux. Le vote des membres du Conseil national de transition (CNT), l'assemblée provisoire mise en place après le coup d'Etat de mars 2013, est prévu pour le lundi 20 janvier.

 

Dans cette période d'incertitudes, chacun y va de spéculation, de son appréciation sur les 24 postulants. « C'est le meilleur, il est intègre, il a réussi dans ses affaires, il faut absolument le rencontrer », avance un vieux routier de la Centrafrique à propos de son favori. « Lui, je l'adore, je suis prêt à le porter sur mes épaules pour l'amener au pouvoir », commente un diplomate africain à propos d'un autre. Dans cette période de recherche de l'oiseau rare, le temps est aussi aux petites piques vénéneuses et aux menaces à peine voilées. « Si l'on me disqualifie, je pourrais faire quelques révélations sur la moralité de certains candidats », promet une figure de la vie politique locale.

 

Sur vingt-quatre candidatures, huit ont été retenues dimanche par le CNT. Parmi elles, on peut citer celle des fils de deux ex-présidents – Patasse et Kolingba –, ainsi que celle de la maire de Bangui, Catherine Samba Panza, considérée comme une femme à poigne, et celle de son prédécesseur Jean Barkes Gombe Kette.

 

LA CNT CRITIQUÉE

 

Malgré des ambitions très affichées et une semaine d'activisme débordant, Alexandre-Ferdinand Nguendet, le président CNT qui occupe depuis une semaine le fauteuil de chef d'état par intérim, a dû se retirer sous la pression diplomatique. Les chancelleries craignaient qu'il soit juge et parti mais entendaient également tourner la page de l'ancien régime. M. Nguendet était en effet un proche de Michel Djotodia et de son entourage.

 

A la veille de la désignation de ce nouveau président de transition, de sérieuses menaces planent sur cette élection. Alors que les combattants musulmans de la Séléka ont été en partie neutralisés par les mesures de désarmement et de cantonnement, les milices chrétiennes « anti-balaka » prennent de l'assurance et entendent peser sur le jeu politique. Installés dans la capitale et ses faubourgs, elles récusent la légitimité du CNT à choisir un nouveau chef de l'exécutif. « Notre position est radicale. Ce CNT n'est constitué que de Séléka. Il faut le dissoudre et le reconfigurer avec nous. Si on élit un président dans les conditions actuelles, il aura les anti-balaka sur sa route », promet Patrice-Edouard Ngaïssona, le dernier ministre de la jeunesse et des sports de François Bozize, qui coordonne aujourd'hui les activités politiques de ces milices paysannes auxquelles se sont jointes des militaires en rupture avec le pouvoir issu du coup d'état de mars 2013.

 

POLITIQUE DE LA TERRE BRÛLÉE

 

A Bangui, après une certaine accalmie observée ces derniers jours, des coups de feu sporadiques se faisaient entendre dimanche matin. La veille, deux personnes ont été brûlées vives sur le rond-point des Nations-Unies, un des carrefours principaux de la capitale centrafricaine.

 

En province, les exactions se multiplient. Depuis la chute de Michel Djotodia, de nombreux combattants de la Séléka désertent leurs positions, pratiquant derrière eux la politique de la terre brûlée comme dans les villes de Bozoum ou de Sibut, pour laisser ouvertes les routes de l'exode aux familles musulmanes. Chassés par les milices anti-balaka et les populations chrétiennes, des dizaines de milliers de civils musulmans fuient en direction du Tchad ou des provinces septentrionales du pays en tentant d'échapper aux embuscades.

 

Vendredi, selon l'ONG Save The Children, 23 musulmans dont 3 enfants, ont été assassinés dans les environs de Bouar, à proximité de la frontière camerounaise. Des convois de familles musulmanes ont également été attaqués sur la route de Boali, au nord de Bangui. Leurs agresseurs n'épargnent ni les femmes, ni les enfants.

 

Une nouvelle carte de la Centrafrique se dessine, les populations musulmanes au nord, les chrétiennes au sud et à l'ouest. Une division religieuse qui laisse craindre une partition de facto du pays.

 

§   

§  Journaliste au Monde

Centrafrique : manœuvres politiques à Bangui sur fond de violences
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Centrafrique-Presse.com
19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 23:54

 

 

 

 

 

http://www.lunion.presse.fr/  PUBLIÉ LE 19/01/2014 - MIS À JOUR LE 19/01/2014 À 15:47

 

Par Anaïs Gerbaud, avec notre correspondante locale

 

PAVANT (02). Expatriée centrafricaine et habitante de Pavant, Noëlla Fouriscot raconte sa jeunesse et le quotidien de sa famille dans ce pays en guerre.

 

Noëlla Fouriscot a passé les fêtes de fin d’année la peur au ventre. Sa mère, une partie de ses frères et sœurs, nombre de ses amis vivent à Bangui, la capitale centrafricaine. Dans sa maison à Pavant, chaque jour elle craint que sa famille ne lui annonce une mauvaise nouvelle.« C’est dur, je n’arrive pas toujours à les joindre ». Certains des siens, des oncles et tantes ont été tués ces derniers mois.

 

Âgée de 37 ans, elle est née et a grandi dans ce pays d’Afrique centrale, dans une famille de confession chrétienne. Arrivée en France il y a onze ans, elle a vécu plusieurs coups d’État ou périodes de troubles, comme en 1995 ou 2001. Mais elle n’a « jamais vu » une telle vague de violence.

 

« C’est par la télévision que j’ai le plus d’informations »

 

Tant de massacres et de pillages, elle n’aurait pas pensé que le pays en arriverait là. Dans les quartiers et les villages, chrétiens et musulmans vivent côte à côte. « Là-bas, on s’entend très bien avec les musulmans. On a grandi, mangé avec eux. Eux et la Séléka, ce ne sont pas les mêmes. »

 

Pourtant, sa mère continue à « protéger » ses voisins musulmans. Sur place, les habitants s’informent mutuellement de l’arrivée des bandes armées. En cas de danger, « des guetteurs se mettent au bout de la rue et passent le message, téléphonent »

 

« Mes sœurs et cousines ont été victimes de viols. Ils ont braqué l’une de mes sœurs, qui s’est installée dans une maison il n’y a pas très longtemps. Des gens ont mis toute la famille par terre. Ils leur ont dit : si vous ne sortez pas tout ce que vous avez, votre argent, on tire sur les enfants. Ils ont saccagé la maison. » 

 

Aujourd’hui, tous sont réfugiés au foyer rural de l’église. Au quotidien, les membres de sa famille doivent donc fuir les rebelles et changer d’endroit en permanence.

 

Elle nourrit beaucoup d’espoir dans l’intervention de l’armée française. « Je dis merci ».« Mais ils n’ont pas beaucoup de moyens, il aurait fallu une coalition de plusieurs pays d’Europe », commente son mari Roger.

 

Créer une association

 

« C’est par la télévision que j’ai le plus d’informations », dit-elle, à moitié rassurée par les dernières informations qui évoquent un retour au calme. « Ma belle-mère ne nous dit pas tout, poursuit son mari. Elle ne veut pas nous inquiéter. Et puis, ils sont peut-être sur écoute. »

 

Deux de ses sœurs sont en exil : l’une au Cameroun et l’autre au Tchad. L’aide humanitaire ne parvient pas jusqu’à sa famille. Sa mère est gravement malade, mais n’a pas accès aux soins. « Il faut beaucoup de moyens pour se faire soigner, même dans les hôpitaux publics. Quand j’étais là-bas, il ne fallait pas tout cet argent. C’est un pays qui ne fonctionne plus. »

 

Rester ici, sans pouvoir agir, Noëlla n’en peut plus. Elle a écrit au président du parti du Rassemblement démocratique centrafricain, « pour qu’il rétablisse la paix ». Le couple a envoyé des médicaments au pays. Expédié le 6 janvier, le colis est toujours bloqué à Roissy. Cette aide, l’expatriée veut la pérenniser dans la création d’une association humanitaire.

Lu pour vous : Récit d’une expatriée centrafricaine
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Centrafrique-Presse.com
19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 23:49

 

 

 

 

http://www.elwatan.com/  dimanche 19 janvier 2014

 

Durant toute cette période, la communauté internationale assiste dans l’indifférence à la déliquescence de l’Etat. Les racines de la crise remontent à l’aube de l’indépendance.

 

Depuis le milieu des années 1990, la République centrafricaine (RCA) est secouée par une crise politico-militaire qui la plonge dans le chaos.

 

Une tradition dans un pays dont l’histoire est marquée par des coups d’Etat. Le 24 mars 2013, le président François Bozizé, qui a fomenté en 2003 un coup d’Etat contre Ange-Félix Patassé, est renversé à son tour par le mouvement rebelle la Séléka. Michel Djotodia est désigné à la tête du Conseil national transitoire (CNT) et devient président par intérim. Mais il  finit par démissionner avec son Premier ministre, Nicolas Tiangaye, le 10 janvier, à l’issue du sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) tenu à N’Djamena, au Tchad. Entre-temps, la Séléka est dissoute, des groupes d’autodéfense, les «anti-balaka» ou anti-machettes se constituent pour se défendre contre ces rebelles. Durant toute cette période, la communauté internationale assiste dans l’indifférence à la déliquescence de l’Etat.  

 

Les racines de la crise remontent à l’aube de l’indépendance. En effet, le père fondateur de cette République, Barthélemy Boganda, président du Grand conseil de l’Afrique équatoriale française, lance en décembre 1959 l’idée de créer une République centrafricaine composée de l’Oubangui-Chari, du Tchad et du Gabon. Africaniste, il estime nécessaire pour cette région de se constituer en un seul pays doté d’une économie forte qui lui permettra de protéger son indépendance et de jouer un rôle important sur le plan international au profit de l’ensemble du continent qui n’a que trop souffert du joug colonial. Cependant, il meurt dans un mystérieux accident d’avion en mars 1959.  

  
En 1960, est proclamée l’indépendance de l’Oubangui-Chari sous le nom de la RCA avec comme président David Dacko qui instaure la dictature.

 

Riche en minerais, tels que le diamant et l’uranium auxquels s’ajoute par la suite le pétrole, le pays est sujet aux convoitises des grandes puissances, à commencer par la tutelle coloniale, la France. Ainsi se pose la question : et si toutes ces richesses naturelles n’ont fait que le malheur de ce pays comme tous les pays du continent africain ?  

   

Au temps de Bokassa, la République centrafricaine est connue pour ses diamants de sang. Ces dernières années, c’est l’odeur de l’uranium et du pétrole qui y plane. Et de surcroît, les puissances coloniales anciennes sont confrontées à un concurrent majeur sur le continent, à savoir la Chine. En 2012, le gisement pétrolier de Gordil est cédé au groupe chinois, China National Petroleum Corporetion (CNPC). Ce qui est mal apprécié par Paris. D’autant qu’en novembre 2011, le groupe français Areva annonce la fermeture pour deux ans du gisement d’uranium de Bakouma suite à la catastrophe de Fukushima au Japon(1). Catastrophe qui a provoqué la chute des prix de l’uranium. Gisement obtenu non sans friction avec le président Bozizé. D’où le retard de la France à agir en Centrafrique. Ce qui est loin d’être le cas du Mali. Et depuis l’indépendance de ce pays, c’est la France qui fabrique et défait les présidents.

 

Tocsin pour la paix

 

Créée en 2006 au nord du pays, la Séléka (Alliance) en sango, regroupe un ensemble de mouvements rebelles, à savoir l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Michel Djotodia, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) de Abdoulaye Miskine, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) de Abdoulaye Hissène et la Convention patriotique du salut du Kodro (CPSK) de Mohammad Moussa Dhaffane. La Séléka s’empare du pouvoir le 24 mars en renversant le président François Bozizé. Lequel n’a en la circonstance que le temps nécessaire pour fuir le pays.

 

La Force multinationale de l’Afrique centrale (Fomac) sur place depuis 2008 et les soldats du détachement français Boali n’ont pas bougé. Sachant qu’en 2007 des parachutistes français et des éléments des forces tchadiennes sont intervenus pour chasser les rebelles. Comme toutes les forces multinationales qui l’ont précédée et la Misca qui lui a succédé dans ce pays, la Fomac ne fait que constater le chaos. Les forces multinationales rappellent les Casques bleus de l’Organisation des Nations unies (ONU) qui, sollicités par Patrice Lumumba pour intervenir dans son pays, le Congo, pour mettre fin à la guerre civile qui a éclaté juste après son indépendance en 1960, n’ont fait que constater en spectateur à son assassinat et au soulèvement sécessionniste du Katanga de Moïse Tshombé, région riche en minerais(2). Les rébellions se succèdent et en 1965 Mobutu prend le pouvoir dont les séquelles sont indélébiles. 

 

Michel Djotodia est désigné président par intérim, mais n’arrive pas à maîtriser la situation, assistant dans l’impuissance à l’anarchie qui sévit dans le pays, alors que la Séléka est officiellement dissoute en septembre 2013. La CEEAC reconnaît le CNT en juin et promet des élections dans dix-huit mois. Cautionnant ainsi le coup d’Etat sachant que l’Union africaine (UE) ne reconnaît pas les gouvernements issus de coups d’Etat. Le 5 décembre 2013, le Conseil de sécurité de l’ONU donne un mandat de six mois aux troupes françaises et à la Misca pour rétablir la sécurité.

 

Le jour d’après, Paris lance l’opération Sangaris, l’opération conjointe des forces africaines et françaises en Centrafrique doit rétablir la sécurité dans le pays. Mais depuis quand les interventions militaires règlent les crises politiques en RCA et le continent africain en général. A quels résultats ont abouti les opérations Barracuda en septembre 1979. Suivent les opérations Almandin, Cigogne, Boali. Toutes ces interventions n’ont fait qu’établir un ordre précaire, prélude du désordre, fatalité du chaos avec ses promesses de paix et de prospérité qui ne se concrétiseront jamais.

(1)- Voir Vincent Munié : Agonie silencieuse de la Centrafrique. Le Monde diplomatique, octobre 2013, numéro 715. P 12.


 (2)- Voir, Jean Ziegler : Main basse sur l’Afrique. La Recolonisation. Editions Le Seuil 1980.

 

Les forces multinationales qui sont intervenues en RCA :

 

- Misab (Mission interafricaine de surveillance des accords de Bangui). Force de maintien de la paix prévue par l’accord de Bangui déployée en RCA à partir de janvier 1997. Elle compte 500 hommes de six pays africains, appuyés par une aide militaire française.

  
- Minurca : en 1996, la RCA est secouée par une crise politico-militaire suscitée par des problèmes sociaux et économiques. Le 25 janvier 1997, un accord fut signé à Bangui, et le 31 janvier 1997, une force interafricaine fut créée dans le but de rétablir la paix et la sécurité dans le pays en surveillant la mise en place et le respect des accords de Bangui.


- Fomuc : Force multinationale de la communauté économique et monétaire des Etats d’Afrique centrale. Créée par la CEMAC en octobre 2002, elle  remplace la Minurca, dont le mandat a pris fin en 2000. Son mandat initial consiste à assurer la sécurité du président Ange-Félix Patassé, la restructuration des forces armées et de surveiller le travail des patrouilles mixtes le long de la frontière avec le Tchad. Son mandat a été prorogé et adapté après l’éviction du pouvoir du président Patassé par le général François Bozizé en mars 2003. La France lui apporte son soutien à travers l’«opération Boali».


- Fomac : Force multinationale de l’Afrique centrale créée en 2008.


- EuforTchad-RCA. Le 28 janvier 2008  l’Union européenne (UE) a décidé de lancer cette opération militaire de transition dans l’est du Tchad et le nord-est de la RCA, conformément au mandat figurant dans la résolution 1778 du Conseil de sécurité de l’ONU.


- Micopax : la Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine (Micopax) est depuis le 12 juillet 2008 sous la responsabilité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). L’objectif global de Micopax est de contribuer à la paix et la sécurité de manière durable en RCA. La force déployée est composée par des contingents provenant des Etats membres de la CEEAC. Micopax joue également un rôle-clé dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR).


- Misca : la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) est une mission de maintien de la paix en République centrafricaine décidée le 5 décembre 2013 par le Conseil de sécurité des Nations unies via la résolution 2127 demandée par la France. (A. I.)

 

Amnay idir

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