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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 01:51

 

 

 

 

http://www.franceinter.fr/  vendredi 21 Février à 16H14

 

Catherine Samba Panza est à la tête de la République centrafricaine depuis un mois. Pour la nouvelle Présidente, l’Etat n’est pas présent partout mais l’embrasement du pays a été évité.

 

 Les tueries entre chrétiens et musulmans ont plongé le pays dans une crise humanitaire sans précédent avec près d'un million de déplacés sur une population totale de 4,6 millions d'habitants et un exode de la minorité musulmane de régions entières.

 

 Harcelés, pillés, lynchés au quotidien par la population à majorité chrétienne,  les musulmans, étrangers comme centrafricains, fuient le pays. 

 

 Le cycle infernal des tueries a été déclenché par des mois d'exactions en toute impunité contre les chrétiens perpétrées par des combattants majoritairement musulmans de la Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013. En réaction des milices d'auto-défense majoritairement chrétienne, les anti-balaka, se sont formées.

 

 Très rapidement elles ont attaqué les civils musulmans, à Bangui notamment, entraînant un exode depuis décembre de dizaines de milliers d'entre eux, sur fonds de lynchages et de pillages que les soldats français et africains ne parviennent pas à faire cesser.

 

 Les chefs de l'Eglise catholique et de la communauté musulmane centrafricaines ont appelé vendredi à désarmer les civils "infiltrés" dans les églises et les mosquées pour neutraliser miliciens et pillards qui terrorisent le pays malgré le déploiement de forces internationales.

 

 La France a déployé début décembre 1.600 hommes en Centrafrique, mais ce contingent qui agit officiellement en soutien des 6.000 hommes de la Misca n'a pas permis de faire cesser les violences et Paris a du annoncer l'envoi de 400 soldats supplémentaires.

 

Par France Inter avec agences | 21 Février 2014 à 16:14

 

Catherine Samba Panza est à la tête de la Centrafrique depuis un mois. Elle tire un premier bilan du début de son mandat au micro de Philippe Randé et de l'AFP

Centrafrique : la nouvelle présidente dresse un premier bilan
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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 01:48

 

 

 

 

AFP 21 FÉVRIER 2014 À 21 FÉVRIER 2014 À 20:01

 

La présidente centrafricaine de transition Catherine Samba Panza a appelé vendredi la France à ne pas «abandonner» la Centrafrique, à trois jours d’un vote au parlement français sur la prolongation au-delà d’avril de l’intervention militaire française dans le pays.

«Ce n’est pas le moment d’abandonner la République centrafricaine. J’ose espérer que les décisions qui vont être prises très prochainement à l’Assemblée nationale (française) vont aller dans le sens des attentes de la population, qui continue de compter beaucoup sur l’appui de la communauté internationale et notamment de la France», a déclaré la présidente dans un entretien à l’AFP et à la radio France Inter.

 

Ce vote, que prévoit la Constitution française, se tiendra mardi à l’Assemblée nationale.

 

Les troupes françaises sont intervenues en Centrafrique le 5 décembre, lançant l'«opération Sangaris» pour restaurer la sécurité dans ce pays.

 

Un premier débat, sans vote, s’était déroulé à l’Assemblée française le 10 décembre, au cours duquel la plupart des forces politiques avait soutenu l’intervention, seul le Front de gauche faisant part de son malaise. Depuis, face aux violences sur le terrain et aux risques d’enlisement, les doutes et interrogations ont crû dans l’opposition.

 

La présidente centrafricaine a également renouvelé sa demande «d’une opération de maintien de la paix» en Centrafrique.

 

«J’ai demandé qu’une opération de maintien de la paix soit déployée. La durée de cette opération sera fonction de l’évolution de la sécurité sur le terrain» pour un temps «le plus long possible, au moins jusqu’aux élections» prévues au plus tard en mars 2015, a déclaré Mme Samba Panza dans son bureau du palais présidentiel.

 

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a réclamé jeudi devant le Conseil de sécurité le déploiement rapide «d’au moins 3.000 soldats et policiers supplémentaires» en République centrafricaine (RCA) pour rétablir l’ordre et protéger les civils.

 

Pour M. Ban, ce renfort serait une étape intermédiaire avant le déploiement de Casques bleus en RCA. Rappelant qu’il doit remettre fin février un rapport à ce sujet, il a souligné que «le déploiement d’une opération de maintien de la paix, si elle est autorisée, prendra des mois».

 

 

 

Centrafrique: la présidente appelle la France à ne pas «abandonner»
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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 01:46

 

 

 

BANGUI Vendredi 21 février 2014 | 21:13 UTC (© 2014 EMA) - Le 8 février 2014,un avion militaire C130 Hercules, affrété par l’armée de l’air belge, a effectué une mission de transport entre le Gabon et la Centrafrique, au profit de l’opération Sangaris.

 

Le C130 a décollé de l’aéroport de Libreville à 7h30, avec à son bord plusieurs palettes de fret, ainsi qu’un véhicule militaire. Pour rejoindre Bangui, l’avion a effectué un vol tactique de près de deux heures, à une vitesse de 300 nœuds et à une altitude de 21 000 pieds.

 

Arrivée aux abords de la capitale centrafricaine, l’avion s’est laissé guider parle centre des opérations aériennes, le Joint force Air component command(JFACC), qui lui a donné son feu vert pour atterrir à l’aéroport de M’Poko.

 

En une heure, les équipes de l’escale ont déchargé l’appareil avant qu’il ne redécolle vers le Gabon.

 

Le C130 belge a rejoint la zone militaire de Libreville à 14h30. L’avion a immédiatement été remis en condition pour être prêt à repartir.

 

Depuis le 15 janvier 2014, le C130 Hercules remplit une mission de soutien à la force Sangaris. Le détachement est composé d’une trentaine de militaires dont trois pilotes. L’aéronef a déjà effectué une douzaine de rotations entre le Gabon et la Centrafrique, transporté une trentaine de personnes et quasiment 4 tonnes de fret.

 

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

 

 

 

(avion belge livrant du fret pour Sangaris à Bangui Mpoko)

Livraison de fret à Bangui
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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 01:42

 

 

 

BOSSANGOA Vendredi 21 février 2014 | 12:44 UTC (© 2014 AFP) - Ils ne sont plus que quelques centaines, cantonnés de fait dans un camp de fortune où ils manquent de tout et craignent tout le monde. Les quelques musulmans qui vivent encore à Bossangoa n'attendent qu'une chose, la peur au ventre: fuir la Centrafrique.

 

Coiffé de son chèche noir et blanc, les traits marqués, Mango Jimé paraît plus que ses 58 ans avec sa barbichette grisonnante.

 

Il a deux femmes et douze enfants dont la plupart ont fui Bossangoa, à 250 km au nord-ouest de Bangui, il y a 15 jours à bord de camions escortés par des soldats tchadiens dépêchés par N'Djamena pour mettre à l'abri ses ressortissants et d'autres musulmans.

 

Direction un camp du HCR, le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés, à Gore, au Tchad, à 225 km de là, de l'autre côté de la frontière.

 

"Les anti-balaka ont tout détruit, ils viennent tous les jours pour nous menacer, ils ont des armes", dit-il. Lui est né à Bossangoa et n'a jamais vécu ailleurs. "Mais s'il y a un camion, je pars", clame-t-il. "Je veux un camion vers le Tchad, vers le Cameroun, vers la sécurité".

 

Depuis des mois, les violences qui secouent Bossangoa ont coupé cette ville en deux, jetant dans les camps de déplacés des milliers de civils.

 

En décembre, ils étaient 40.000 chrétiens à camper à l'évêché pour fuir les exactions des Séléka, ces combattants pour la plupart musulmans qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013.

 

A un kilomètre de là, de l'autre côté de la route, jusqu'à 7.000 musulmans s'étaient réfugiés à l'école Liberté, pour fuir les vengeances des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

 

Depuis lors, beaucoup de chrétiens se sont réinstallés en ville. Le camp de l'évêché s'est un peu vidé mais 15.000 personnes y campent encore sous un bout de bâche.

 

Côté musulman, beaucoup ont fui le pays et on ne compte plus qu'un petit millier de déplacés terrorisés. Entre les deux communautés, la tension est au maximum et la "peur est totale", comme le dit le vicaire général de l'évêché, Frédéric Tonfio.

 

Musulmans interdits de marché

 

Les musulmans racontent que leurs maisons ont été brûlées et pillées, leur mosquée saccagée. Ils disent que les anti-balaka les empêchent de travailler sur le marché central qui vient de reprendre du service cette semaine après plusieurs mois d'inactivité.

 

"Nous sommes bloqués et menacés partout. Il n'y a pas un musulman qui peut se déplacer dans les quartiers ou même se rendre à l'hôpital", a expliqué l'imam du camp des musulmans à la patronne des affaires humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, venue sur place jeudi.

"La situation est pénible, nous n'avons plus de quoi manger, on ne peut pas travailler, nous vous demandons de nous amener au Tchad", lui a dit le vieil imam.

 

"Aujourd'hui ils ont même empêché des marchandises d'arriver au camp. Nous n'avons plus de sucre, plus rien à manger", a dit la présidente du camp, Kadjidja, à la responsable onusienne.

 

En face, le vicaire décrit des chrétiens "sans maison" et pétris de "peurs". Peur des soldats tchadiens réputés proches des musulmans, des anti-balaka censés les protéger, "des (éleveurs musulmans) Peuls armés qui sont dans la brousse", dit-t-il.

 

"Nettoyage basé sur la religion"

 

"Ces derniers jours, une grande peur s'est installée à Bossangoa", regrette Seydou Camara, le coordinateur de l'Unicef dans la ville.

 

"Depuis que les camions tchadiens sont venus, les musulmans vivent dans une peur totale. Les chrétiens commencent à rentrer chez eux. C'est comme s'il y avait un nettoyage basé sur la religion, c'est ça la réalité", dit-il.

 

"Les musulmans ont été terrorisés et menacés. On les a empêchés de se déplacer jusqu'à ce qu'ils comprennent qu'il fallait qu'ils partent", raconte-t-il, ému.

 

Le 13 février, un pick-up rempli d'anti-balaka lourdement armés est arrivé en ville pour patrouiller. "Ils sont restés là depuis. Ce qu'ils font n'est pas clair mais ils ont des lance-roquettes", commente un humanitaire.

 

De son côté, Valerie Amos est ressortie de son déplacement à Bossangoa en se disant "choquée" par "les maisons brûlées, les habitants traumatisés, des civils innocents qui subissent de plein fouet les violences".

 

 

 

(déplacés et réfugiés à Bossangoa)

Centrafrique : A Bossangoa, les musulmans attendent de partir, la peur au ventre
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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 01:40

 

 

 

 

BANGUI Vendredi 21 février 2014 | 21:23 UTC (©EMA) - Cette semaine, la force Sangaris a poursuivi ses actions dans l’ensemble du pays afin de rétablir un niveau de sécurité minimal en Centrafrique et en protégeant les populations des violences de toutes sortes.

 

Depuis le 9 février, la force est majoritairement déployée en province, dans l’Ouest du pays. Ce déploiement a pour objectif de créer les conditions favorables au déploiement effectif de la MISCA dans l'ouest de la RCA, de sécuriser l’axe logistique en provenance du Cameroun (libre circulation des denrées), d'y faire appliquer les mesures de confiance et faire cesser les exactions. Après avoir sécurisé les villes de Bossembele, Boali, Bossemptélé, et Yaloke, la force SANGARIS s’est essentiellement concentrée sur les villes de Bouar et de Berberati. Depuis Bouar, elle a également poursuivi ses opérations jusqu’à la ville de Beloko, située à la frontière directe avec le Cameroun. La force a ainsi dans un premier temps favorisé le déploiement du bataillon congolais de la MISCA entre Bangui et Bossemptélé, puis celui du bataillon camerounais dans la partie plus à l’Ouest du pays.

 

Des éléments de la Misca sont donc dorénavant installés autour des villes principales sur toute la longueur de l’axe routier reliant Bangui au Cameroun. Cette route est l’entrée principale pour faire parvenir les denrées alimentaires vers la capitale.

 

Le 20 février, le général Soriano, commandant l’opération Sangaris, a rendu visite aux unités engagées à Bouar. Il a pu constater l’évolution positive de la situation sur le terrain depuis notre arrivée dans la ville.

 

A Bangui, le 15 février, les militaires français ont appuyé une action de désarmement conduite par la MISCA. Tôt le matin, une section congolaise et des UPC (Unité de police constituée) de la MISCA, ont patrouillé dans le quartier de Boy Rabe, qui reste l’une des zones sensibles de la ville en raison de la présence d’individus armés. Au cours de cette opération, la MISCA a saisi de l’armement automatique, des armes de poing, des grenades, des munitions et des armes blanches. Les policiers de la MISCA ont également procédé à l’arrestation de plusieurs individus.

 

Le 16 février, à Berberati, de nombreux pillages ont été conduits dans la ville. Les soldats de la force Sangaris ont accéléré leur reconnaissance vers cette ville pour les faire cesser et sécuriser les zones touchées.

 

Les groupes armés ont évacué la ville et ceux qui s’y déplaçaient avec des armes, en contradiction avec les mesures de confiance, ont été désarmés. Des patrouilles conjointes avec la MISCA et les gendarmes centrafricains ont permis de revenir à une situation calme.

 

Dans la matinée du 19 février, des barrages ont été installés aux abords de l’aéroport afin d’empêcher le passage d’un convoi escorté par des forces tchadiennes. Des tirs ont été échangés à l’approche de ce convoi mais la MISCA n’a pas sollicité l’appui de Sangaris dans la zone concernée. Les forces françaises sont intervenues pour rétablir la liberté de circulation sur l’axe menant à l’aéroport.

 

Après ce regain de tension du 19 février, la situation à Bangui est redevenue calme. Les opérations de contrôle de zone en appui de la MISCA se poursuivent avec un effort particulier à PK12, sortie nord de la capitale, et qui concentre bon nombre des tensions. De même, le contrôle de l’application des mesures de confiance s’est poursuivi. Chaque jour, des patrouilles communes avec les gendarmes centrafricains ont lieu, contribuant à la stabilisation de la situation à Bangui, où l’on observe désormais des signes de reprise de l’activité.

 

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

 

 

 

(deux soldats de Sangaris et de la Misca)

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République de Centrafrique, du 15 au 21 février 2014
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 04:49

 

 

 

Par Krista Larson et Edith M. Lederer The Associated Press

 

BANGUI, République centrafricaine 20 février 2014 | 21:39 – Le secrétaire-général de l’ONU a demandé le déploiement rapide d’au moins 3000 militaires et policiers supplémentaires en République centrafricaine pour tenter de faire cesser les violences interconfessionnelles qui ont forcé plus d’un million de personnes à fuir leur domicile.

 

Ce contingent supplémentaire porterait à plus de 11 000 le nombre de représentants des forces internationales présents dans le pays.

 

L’appel lancé par Ban Ki-moon a été précédé par celui de la secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée des affaires humanitaires, Valerie Amos, à l’issue de sa visite de trois jours en République centrafricaine.

 

Elle a soutenu que ses collègues et elle-même avaient été «estomaqués» par ce qu’ils avaient vu dans le village isolé de Bossangoa, théâtre de violents combats entre la minorité musulmane et la majorité chrétienne. Mme Amos a affirmé que les tensions y étaient très élevées et que les gens craignaient pour leur vie.

 

Ban Ki-moon a souligné les efforts des quelque 6000 militaires de l’Union africaine (UA) et 1600 soldats français présents en République centrafricaine mais a soutenu, lors de son passage devant le Conseil de sécurité, jeudi, qu’il faudrait déployer nettement plus d’effectifs pour rétablir l’ordre dans le pays. Il a ajouté que les 500 militaires promis par l’Union européenne (UE) seraient insuffisants.

 

La présence des soldats français et africains n’a pas suffi à empêcher les massacres de musulmans depuis que les rebelles qui s’étaient emparés de la présidence ont été chassés du pouvoir.

 

Mme Amos a elle aussi prévenu qu’il y avait encore plus à faire. Plusieurs demandent que la mission africaine de maintien de la paix devienne une mission de l’ONU, mais les Nations unies affirment que cela pourrait entraîner un délai de plusieurs mois.

 

Ban Ki-moon a précisé que le président français François Hollande s’était engagé à envoyer 400 militaires de plus, que l’UE doublerait son contingent à 1000 soldats et que l’UA proposerait elle aussi d’augmenter ses effectifs.

 

De son côté, l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), le plus important bloc mondial de pays musulmans, a accepté, jeudi, d’envoyer une mission d’enquête de haut niveau en République centrafricaine et de nommer un représentant spécial pour coordonner ses efforts avec l’UA et l’ONU.

 

La mission de l’OCI visitera la capitale centrafricaine afin d’analyser la situation, témoigner de sa solidarité envers les musulmans et collaborer à toute discussion de paix.

 

Elle sera dirigée par Lounceny Fall, le ministre des Affaires étrangères de la Guinée.

 

 

 

 

(façade de magasins de musulmans pillés et détruits à Bangui)

Centrafrique: il faut plus de soldats, dit l'ONU
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 04:36

 

 

 

2014-02-21 01:50:42  xinhua

 

La situation nutritionnelle des dizaines de milliers de personnes ayant fui les violences en Centrafrique pour se réfugier au Tchad, surveillée de près par le Programme alimentaire mondial (PAM) et ses partenaires, est préoccupante, déclare l'agence onusienne dans un communiqué publié jeudi dans la capitale tchadienne.

 

"Depuis janvier 2014, le PAM distribue des vivres aux rapatriés et réfugiés dans les centres de transit au sud du Tchad. Deux distributions de rations de 7 jours, composées de céréales, de légumineuses, de l'huile et de farine enrichie, ont déjà été effectuées. Le PAM a également 15 tonnes de biscuits à haute valeurénergétique, qui sont distribués immédiatement aux personnes arrivant dans les sites de transit.

 

Environ 39.000 personnes ont déjà reçu des vivres du PAM, pour un total de 120 tonnes de nourriture", indique le texte dont Xinhua a obtenu copie.

 

Le PAM Tchad assure, par ailleurs, préparer une opération d'urgence, ciblant 150.000 personnes pendant 6 mois pour un budget total de 16,3 millions USD. Il prévoit d'aider 50.000 personnes avec l'aide en nature, tandis que 100.000 recevront des bons alimentaires.

 

"Il est nécessaire que le PAM reçoive des fonds immédiatement pour pouvoir acheminer les vivres nécessaires et mettre en place les transferts monétaires", précise le communiqué.

 

Selon l'agence onusienne, plus de 58.000 personnes sont entrées au Tchad depuis l'intensification des violences en République centrafricaine en décembre 2013. 80% des personnes qui arrivent sont des retournés tchadiens, tandis que 20% sont des ressortissants centrafricains. Le HCR a déjà enregistré 6.555 réfugiés centrafricains, majoritairement des femmes et des enfants, à N'Djamena, et dans le sud du Tchad.

 

Dans les camps du sud du Tchad, le PAM assiste déjà 68.000 réfugiés centrafricains, présents au Tchad depuis 2003.

 

Mercredi, le gouvernement tchadien a déclaré la fin des opérations de rapatriement de ses ressortissants en Centrafrique." Même si la grande majorité de ces personnes sont d'origine tchadienne, elles vivent en RCA depuis des années et ne bénéficient donc plus d'un réseau de soutien au Tchad. Elles auront besoin d'assistance à court et à moyen terme, puisqu'elles retournent s'installer dans des régions fragiles et touchées par l'insécurité alimentaire, comme le Salamat et le Batha", prévient le PAM.

 

 

 

(rapatriés tchadiens de Centrafrique ici regroupés à Goré)

Tchad: la situation nutritionnelle des rapatriés de la Centrafrique est préoccupante (PAM)
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 04:33

 

 

 

Nous vous invitons à suivre l'émission d'Alain FOKA sur RFI, le dimanche 23 février 2014 à 9h10 TU, avec Martin ZIGUELE comme invité.

 

Pour ceux qui ne pourront pas le suivre en direct, vous pourrez écouter l'intégralité de ce débat sur Télé-MLPC à la demande peu de temps après.

Martin Ziguélé invité d'Alain Foka sur RFI dimanche 23 février
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 04:31

 

 

 

20 FÉVRIER 2014 |  PAR JECMAUS  Par RIGOBERT OSSEBI

 

 

Totalement enclavé au centre du continent, le pays tient son nom de sa situation géographique. Les importations, dans ce pays pauvre, y sont difficiles et la moindre pièce détachée nécessite des semaines avant de parvenir à son destinataire. Les approvisionnements connaissent souvent des ruptures ; curieusement seules les armes et les munitions y sont largement présentes. Alors, par quel miracle, plutôt par quelle malédiction, tous ces matériels sont parvenus au Centrafrique alors que l’essentiel y est souvent difficile, voire, impossible à trouver ?

 

Vouloir régler la crise centrafricaine sans répondre à cette question relève de l’hypocrisie la plus totale. Les grandes puissances, l’Europe, les Etats-Unis savent, depuis des années, que des Etats voisins et limitrophes se sont amusés à livrer fonds et armements nécessaires aux déclenchements des conflits. Les protagonistes avaient reçu et reçoivent toujours des mêmes sources le carburant infâme à l’alimentation de cette crise. Jour après jour on feint de s’étonner des explosions soudaines de violences, ponctuées de pillages. Malgré un dispositif de plus en plus serré, au fil des semaines, les soldats français et africains ont de plus en plus de mal à les endiguer.

 

Le président putschiste Michel Djotodia, le Premier ministre Tiangaye, démissionnés à Ndjamena, avaient laissé le pays dans le chaos le plus total après dix mois de leur exercice. La communauté internationale ne pouvait que se réjouir du sursaut de la classe politique centrafricaine qui d’un chapeau magique fit sortir une colombe-femme pour prendre la tête d’une transition.

 

Catherine Samba-Panza, candidate idéale, car elle répondait à tous les critères de sélection qui lui avaient été imposés, a suscité l’espoir dans la société civile et tous rêvent de la voir réussir cette « Mission impossible ».

 

Pour autant, sa tâche s’avère encore plus difficile que celle qui avait été imposée à une autre femme, Ellen Johnson Sirleaf, la première à avoir été élue à la présidence d’un Etat africain, celle du Libéria en 2005. Ce dernier, au sortir d’une guerre civile particulièrement cruelle était totalement exsangue à son élection mais épargné de manipulations extérieures marquantes.

 

La présidente du Centrafrique, pour surmonter ses difficultés actuelles, dans ses prières ne doit pas manquer de penser à celle fort célèbre de Voltaire : « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ! » Peut-être, certaines fois est-elle tentée de demander en plus au Seigneur de la préserver du « Médiateur »… !

 

La Centrafrique était l’oubliée depuis longtemps des programmes d’aides massives. Les promesses de dons ne font qu’attiser les convoitises et accroître également les difficultés. Ce conflit, que certains voient durer, deviendra-t-il une vache à lait pour les barons qui ont pour mission de le régler ? Les armes et l’argent constituent un mélange détonnant. Déjà, le Représentant de la Présidente de la Commission de l’Union africaine et Chef de la MISCA, le Général Jean Marie Michel Mokoko, délégué par la République du Congo, vient d’embaucher un assistant pour une durée de 6 mois au salaire de 7267,51$US (5000€ ou 3,3 millions de FCFA) non compris un certain nombre d’avantages. A ce prix-là, il aurait aisément pu, très généreusement, embaucher 10 cadres centrafricains d’un même niveau pour assurer la mission.

 

L’affaire saura être juteuse pour beaucoup et plus le feu sera vif, plus d’argent sera injecté pour tenter d’éteindre l’incendie. Les autocrates qui cernent la Centrafrique n’auront pas longtemps contenu leurs attaques, même par un minimum de décence. Rien ne saurait retenir ce genre de fauves, avides d’argent, de pouvoir et de domination. Pas même une femme, aussi volontaire et courageuse soit-elle !

 

Rigobert Ossebi

 

Paru dans LA PALABRE : Le journal panafricain gratuit « mois de février 2014″

 

 

 

 

(Catherine Samba-Panza ici avec Denis Sassou-Nguesso à Brazzaville)

Lu pour vous : Congo-Brazzaville/Centrafrique : Catherine Samba Panza danse avec des fauves...
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 04:11

 

 

 


NATIONS UNIES (Etats-Unis) AFP / 21 février 2014 00h45- Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a réclamé jeudi devant le Conseil de sécurité le déploiement rapide d'au moins 3.000 soldats et policiers supplémentaires en République centrafricaine (RCA) pour rétablir l'ordre et protéger les civils.


M. Ban a demandé que ces nouvelles troupes arrivent dès que possible, dans les jours et les semaines à venir et soient dotées de moyens aériens pour se déplacer dans ce pays immense.


Evoquant les effectifs militaires déjà sur place ou prévus --2.000 Français, près de 6.000 Africains et entre 500 et mille Européens--, il a ajouté: Il nous en faut davantage, et vite.


Pour M. Ban, il s'agit d'une étape intermédiaire avant le déploiement de Casques bleus en RCA. Rappelant qu'il doit remettre fin février un rapport à ce sujet, il a souligné que le déploiement d'une opération de maintien de la paix, si elle est autorisée, prendra des mois.


Or, la population de RCA ne peut pas attendre des mois. Il faut agir maintenant pour éviter une nouvelle aggravation de la situation, a affirmé M. Ban. Il a évoqué des atrocités et des déplacements massifs de populations qui menacent le pays d'une partition rampante, avec la fuite des musulmans vers le Nord sous la menace de milices chrétiennes.


Les besoins de sécurité dépassent de loin les capacités des troupes internationales déployées actuellement, estime-t-il. Et là où il n'y a pas de forces internationales, les civils n'ont trop souvent le choix qu'entre la mort et la fuite.


Le Tchad a annoncé jeudi avoir mis fin au rapatriement sous protection militaire de ses ressortissants établis en Centrafrique. Depuis décembre dernier, des dizaines de milliers de civils musulmans, dont bon nombre de Tchadiens, ont fui les violences.

A l'issue d'une visite de deux jours à Bangui, la responsable des opérations humanitaires de l'ONU Valérie Amos a elle aussi jugé jeudi qu'il n'y avait pas assez de troupes sur le terrain et a souligné que la RCA a connu une destruction totale de ses institutions.


M. Ban a proposé que toutes les forces internationales présentes en RCA soient placées sous un commandement coordonné, avec pour mission prioritaire de protéger les civils et de faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire.


Il a aussi suggéré de fournir une aide logistique et financière de 38 millions de dollars à la Misca (force de l'Union africaine) pendant une période de transition de six mois.

Enfin, le gouvernement centrafricain se verrait octroyer une aide financière pour rétablir une partie des services publics essentiels. Ces quelques millions de dollars lui permettraient de verser des primes pour inciter policiers, juges et gardiens de prison à reprendre le travail, dans un pays livré au chaos depuis des mois.


M. Ban a demandé aux pays donateurs de se montrer plus généreux: l'appel de fonds de l'ONU pour 2014 (551 millions de dollars) n'est en effet couvert qu'à 15% alors que 2,5 millions de Centrafricains ont besoin de secours.


A la sortie du Conseil, l'ambassadeur français Gérard Araud a expliqué qu'il s'agissait d'agir dans les six mois qui viennent avant l'arrivée des Casques bleus. Le Conseil va examiner les propositions de M. Ban de manière très pragmatique, a-t-il dit.


Mais il a semblé écarter l'idée de nouveaux renforts français après les 400 soldats rajoutés à l'opération Sangaris: La France a fait l'effort qui lui a été demandé (..) nous avons déjà beaucoup fait pour la RCA.


Selon des responsables de l'ONU, l'idée est de solliciter en premier lieu les autre pays européens, et M. Ban et ses adjoints ont contacté à cet effet une quinzaine de pays membres de l'Union européenne.


Pour l'instant, les responsables de l'UE estiment être capables de mobiliser un millier de soldats et prévoient de lancer leur opération militaire début mars, mais très peu de pays ont annoncé des contributions précises. 



(©) 

 

20/2/2014

 

Conseil de sécurité

CS/11288


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Conseil de sécurité

7114e séance – après-midi

 

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL APPELLE À UN « RENFORCEMENT RAPIDE » DES TROUPES DE L’UNION AFRICAINE ET DE LA FRANCE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a proposé, cet après-midi devant le Conseil de sécurité, une initiative en six points face aux « menaces les plus grandes auxquelles est confrontée la population de la République centrafricaine ».  Il a ainsi appelé à un « renforcement rapide » des troupes de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), déployées sous l’égide de l’Union africaine et de celles de l’opération Sangaris déployées par la France, sur le terrain grâce au déploiement supplémentaire d’au moins 3 000 nouveaux éléments militaires et de police. 

 

Ces unités devront « être déployées le plus tôt possible dans les jours et les semaines à venir et avoir la mobilité nécessaire, y compris aérienne, afin de pouvoir agir là où cela est nécessaire », a déclaré le Secrétaire général, soulignant l’« urgence » de la situation dans le pays, qu’il a qualifiée de « désastre qui pèse fortement sur la conscience de l’humanité ».

 

Pour M. Ban, « la crise qui continue de se dérouler en République centrafricaine constitue un test pour l’ensemble de la communauté internationale ». 

 

L’initiative en six points proposée par le Secrétaire général vise à « atteindre les objectifs les plus urgents: stabiliser la situation sécuritaire, et sauver des vies qui seraient perdues du fait de haines sectaires insensées ».

 

Le Secrétaire général a exhorté le Conseil de sécurité à soutenir sa démarche et a demandé instamment aux États Membres de prendre les mesures nécessaires pour la mettre en œuvre.  « Montrons aux Centrafricains que l’Organisation des Nations Unies est avec eux et que le soutien dont ils ont tant besoin arrive », a-t-il déclaré.

 

Le Secrétaire général a indiqué avoir été informé par la Présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, de son initiative de proposer au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine un renforcement de la MISCA, et il a exhorté les membres de ce Conseil à l’approuver.

 

M. Ban a indiqué que le Président français, M. François Hollande, avait annoncé une augmentation des effectifs de Sangaris de l’ordre de 25%, pour en porter le nombre de soldats à 2 000 éléments.  En outre, l’Union européenne est prête à augmenter le déploiement qu’elle prévoit de 500 à 1 000 soldats, tout en leur donnant une capacité initiale de fonctionnement sur le terrain dès le début du mois de mars.

 

Se disant « reconnaissant pour ces engagements », le Secrétaire général a néanmoins considéré qu’« il en faudrait davantage, rapidement », la communauté internationale devant « partager le fardeau ».

 

Parmi les autres points de son initiative, M. Ban a proposé que toutes les forces internationales en République centrafricaine soient placées sous un « commandement unique coordonné », leur mission devant « se concentrer sur les priorités les plus urgentes qui sont de contenir la violence; protéger les civils; prévenir de nouveaux déplacements de populations; créer un environnement sécurisé pour l’acheminement de l’aide humanitaire; et jeter les bases d’un transfert, aussitôt que possible, des forces actuellement présentes à une force de maintien de la paix des Nations Unies ».

 

En outre, le Secrétaire général a proposé que les troupes africaines qui se joindront à cette force bénéficient d’un « soutien logistique et financier » adéquat, l’estimation des coûts du soutien à leur apporter s’élevant à 38 millions de dollars pour une période de transition de six mois.

 

Il a ensuite demandé qu’un « soutien tangible et rapide » soit apporté au Gouvernement de la République centrafricaine pour l’aider à « établir une capacité minimum de fonctionnement », et a demandé à cet égard une assistance financière à la police, à la justice et au système pénitentiaire centrafricains.

 

De même, il a appelé à l’« accélération du processus politique et de réconciliation » pour « préparer le terrain à la fin au conflit », les dirigeants communautaires et religieux ayant un « rôle particulièrement important à jouer dans la promotion de la tolérance, de la coexistence pacifique et de la non-violence ».

 

Un processus politique nécessitera également l’« engagement dynamique » de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), de l’Union africaine et de la communauté internationale.  L’ONU, quant à elle, renforce les capacités analytiques et opérationnelles du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) afin d’« aider les autorités nationales à mettre la transition sur les rails, développer l’autorité de l’État et créer des institutions crédibles dans tout le pays », a dit M. Ban.

 

Dans le cadre de la prévention des violations continues des droits de l’homme, le Président de la commission d’enquête mandatée par le Conseil de sécurité, accompagné d’une mission préparatoire, doit se rendre dans les jours qui viennent en République centrafricaine, a également annoncé le Secrétaire général.

 

Enfin, M. Ban a lancé un appel pour des « fonds d’urgence » destinés à financer l’aide humanitaire, laquelle est « actuellement insuffisante pour répondre à la crise », seulement 15% des ressources nécessaires ayant été reçues pour cette année, « en dépit de généreuses promesses faites lors de la Conférence de financement, tenue le mois dernier à Bruxelles ».

 

Avant d’énoncer les détails de son initiative, M. Ban avait décrit la situation sur le terrain, affirmant que « des civils innocents sont tués en grand nombre en RCA », et qu’ils sont « tués délibérément, visés pour leurs croyances religieuses, leur appartenance à une communauté, en bref, tués pour qui ils sont ».  Il a précisé que si les « Musulmans en particulier sont pris pour cible », les ex-rebelles de la Séléka « continuent eux aussi d’attaquer les Chrétiens ».

 

Avec près d’un million de personnes déplacées, « une partition rampante de facto du pays se met en place », semant ainsi les « germes de conflits et d’instabilité pour les années, et sans doute les générations, à venir », a prévenu M. Ban.

 

« Étant donné l’ampleur et l’étendue géographique de la violence, les exigences de sécurité dépassent de loin les capacités du nombre de troupes internationales aujourd’hui déployées », a-t-il dit.  En effet, « dans les endroits où il n’y a pas de forces internationales, le choix pour beaucoup trop de civils est de fuir ou être tués ».

 

Le Secrétaire général a constaté que les événements en République centrafricaine avaient des « répercussions dans toute la région », et que « ces crises complexes sécuritaires, humanitaires, des droits de l’homme et politiques exigent une réponse globale et intégrée ».

 

Aussi, la communauté internationale doit-elle « agir de façon décisive, et maintenant, pour éviter toute aggravation de la situation et répondre aux besoins pressants de la population du pays ».  Selon M. Ban, « le déploiement d’une opération de maintien de la paix de l’ONU, s’il est autorisé, prendrait des mois ».  Or, « les Centrafricains ne peuvent attendre des mois ».

 

De son côté, le Commissaire à la paix et la sécurité de l’Union africaine, M. Smail Chergui, a déclaré qu’un accord avait été trouvé, hier, avec les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) afin d’intégrer un contingent de soldats de ce pays au sein de la MISCA. 

 

Ainsi, a-t-il annoncé, la Mission a « quasiment atteint son effectif autorisé de 6 000 éléments en uniforme».  Il s’est réjoui du fait que, grâce à ce renforcement et au soutien de l’opération française Sangaris, ainsi qu’à d’autres mesures comme la sectorisation de la ville de Bangui, la situation dans la capitale s’est « considérablement améliorée ».  

 

M. Chergui a rappelé que la Présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Dlamini-Zuma, avait, le 17 février dernier, transmis une correspondance au Conseil de sécurité, lui énumérant une série de mesures en faveur de la République centrafricaine.  Parmi ces mesures, Mme Dlamini-Zuma a souhaité le renforcement de la MISCA, en termes de personnels de police et d’équipements. 

 

M. Chergui a expliqué que la principale menace sécuritaire en République centrafricaine était l’action des milices dites « anti-balaka ».  Il a ajouté que la MISCA faisait face à des défis tels que l’insuffisance des moyens logistiques et de systèmes de communication, et ce « malgré le concours appréciable des partenaires internationaux ».  Il a également regretté le fait que les limites des capacités du Gouvernement centrafricain, notamment l’absence d’un système judiciaire, rendaient « extrêmement difficile l’entreprise de rétablissement de l’ordre ».

 

Pour le Commissaire de l’Union africaine, « il ne saurait y avoir de gains sécuritaires durables sans volet politique viable »,  les actions des dirigeants de la région devant être « soutenues, notamment par le Groupe international de contact sur la République centrafricaine ».

 

L’Union africaine appelle en outre, a poursuivi M. Chergui, « à la mise en œuvre rapide et effective des dispositions pertinentes des résolutions du Conseil de sécurité, notamment l’application des sanctions ciblées contre les individus et entités qui sapent les efforts actuels », et à l’accélération du travail de la Commission internationale d’enquête sur les violations des droits de l’homme et du droit humanitaire.

 

Par ailleurs, M. Chergui a estimé qu’il n’y aurait pas de solutions durables aux défis à la paix et à la sécurité que connaît le continent africain sans « appropriation africaine ».  Il a plaidé en faveur d’une « approche d’ensemble » permettant de « combiner les avantages comparatifs respectifs de l’Union africaine et de l’ONU pour résoudre la crise centrafricaine ». 

 

« Dans la phase actuelle de stabilisation, une opération de soutien à la paix de l’Union africaine est l’option la mieux indiquée », a-t-il dit, précisant que son succès ouvrirait la « voie au déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations Unies ».

 

De son côté, M. Mesmin Dembassa Worogagoi, le représentant de la République centrafricaine, a estimé que « la présence des forces africaines de la MISCA soutenues par les forces françaises de l’opération Sangaris avait permis d’éviter que la République centrafricaine ne tombe dans le chaos total ».

 

Le Chargé d’affaires de la RCA auprès de l’ONU a effectivement décrit une « situation volatile » à Bangui, la capitale.  Dans le reste du pays, où vivent la majorité des 4,5 millions de Centrafricains, « le défi sécuritaire reste entier », a-t-il souligné.  « Des hordes de criminels de tous genres se livrent à des meurtres, des viols, des pillages et d’autres violations graves des droits de l’homme », tandis que la population civile est « contrainte à se réfugier dans la brousse, en proie à la faim et aux maladies », l’arrivée imminente de la saison des pluies faisant « craindre le pire », a-t-il déploré.

 

« Au-delà des questions sécuritaires, un État est à reconstruire en Centrafrique.  Cette tâche est immense, car il faut remettre en marche une administration, rétablir un état civil et préparer les élections. »

 

Pour la République centrafricaine, le déploiement d’une opération de maintien de la paix multidimensionnelle dans le pays « paraît la solution la mieux adaptée aux défis actuels ». 

 

La mise en place de cette opération « doit être décidée le plus rapidement possible compte tenu des délais requis pour son déploiement effectif et de l’extrême volatilité de la situation en République centrafricaine », a dit M. Dembassa Worogagoi tout en indiquant que la MISCA formerait le moment venu l’ossature de toute opération de maintien de la paix de l’ONU.

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