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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 01:34

 

 

 

 

 

4 février 2014 APA-Bangui

 

 

Des citoyens centrafricains continuent de perdre la vie sur le champ des affrontements suivis de pillages entre chrétiens et musulmans à Bangui, la capitale centrafricaine, et dans les provinces. Les antibalaka, dans leur traque contre les musulmans, se livrent à des scènes de pillage et de vandalisme contre des maisons appartenant à des musulmans. Ces actes de vandalisme interviennent 24 heures après l’appel lancé par le Coordonnateur général des Anti-balaka, Edouard Patrice Ngaissona, dans un communiqué de presse signé le 1er février dernier et parvenu lundi à APA.

 

Dans son appel il demandait aux anti-balaka de cesser toutes hostilités, faisant remarquer que « le but ultime du mouvement était surtout de délivrer le peuple centrafricain des griffes des sanguinaires de Séléka. A ce jour, cet objectif est atteint ».

 

« Le dimanche vers 15 heures, ils ont attaqué la maison du Ministre d’Etat située derrière le commissariat de police du 8è arrondissement, où sont basés des Burundais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), de même que des femmes et enfants, emportant des mobiliers et des appareils électroménagers », a indiqué un habitant joint par APA.

 

Les résidences privées du Ministre d’Etat actuel chargé des Travaux Publics, Herbert Gotron Djono Ahaba, et du Ministre des Transports, Arnaud Djoubaye Abazene, proches du Président Djotodia, ont été littéralement pillées, saccagées et vandalisées.

 

La passation de service entre le Ministre sortant de l’Urbanisme, Ousmane Mahamat Ousmane, et le Ministre d’Etat entrant Herbert Djono Ahaba, prévue le dimanche 2 février n’a pas eu lieu « Puisque certains dossiers sont à clarifier par le sortant », explique le Ministre d’état Djono Ahaba.

CENTRAFRIQUE : LES ANTIBALAKA CONTINUENT LES HOSTILITÉS MALGRÉ L’APPEL AU CALME LANCÉ PAR LEUR COORDONNATEUR
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 01:05

 

 

 

 

 

ANNE LE COZCHRISTIAN PANIKA


Agence France-Presse  05 février 2014 à 10h16 à 10h16  Bangui

 

Devant des dizaines de témoins, des militaires centrafricains ont lynché à mort mercredi un homme suspecté d'être un rebelle, à l'issue d'une cérémonie officielle où la présidente Catherine Samba Panza avait célébré la renaissance d'une armée nationale.

 

Le meurtre, à coups de pied, de pierre et de couteau, de cet homme s'est déroulé dans l'enceinte de l'École nationale de la magistrature où venait de s'achever la cérémonie à laquelle assistaient les plus hautes autorités de la transition, de la force française Sangaris et de la Mission de l'Union africaine en Centrafrique (MISCA), en présence de quelque 4000 soldats centrafricains.

 

C'est la première fois que les Forces armées centrafricaines (FACA) étaient réunies depuis l'arrivée au pouvoir en mars 2013 de la rébellion Séléka, majoritairement musulmane, dont les éléments sont aujourd'hui cantonnés ou en fuite depuis la démission de leur chef Michel Djotodia de la présidence le 10 janvier.

 

Quelques minutes après le départ des officiels, notamment de la présidente Catherine Samba Panza, des éléments des FACA s'en sont pris à un jeune homme en civil, l'accusant d'être un ex-rebelle, le frappant à mort avant de le déshabiller, de le trainer sur la rue et de s'acharner sur son cadavre.

 

«C'est un Séléka», «il est infiltré!», hurlaient des soldats, dont beaucoup en uniforme, plantant leur couteau dans le cadavre, arrachant des lambeaux de chair, tandis que leurs collègues prenaient la scène en photo avec leur téléphone portable.

 

Corps démembré

 

Ce lynchage, auquel s'est rapidement jointe une foule ivre de colère, s'est déroulé sous les yeux de soldats de la force africaine (MISCA), qui assuraient la sécurité de la cérémonie hautement symbolique, et de nombreux journalistes.

 

Selon des témoins, le corps a ensuite été démembré puis incendié, avant que la MISCA intervienne en tirant des gaz lacrymogènes et des coups de feu en l'air pour disperser la foule, jusqu'à l'arrivée de soldats français.

 

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de la force Sangaris, déployée en Centrafrique depuis deux mois, a précisé que «la force française n'était pas chargée de sécuriser la cérémonie, les seuls éléments français présents assurant la protection rapprochée du général Francisco Soriano» commandant la force, qui «avait quitté les lieux» quand les violences ont éclaté.

 

Ces derniers jours, plusieurs organisations non gouvernementales, notamment Amnistie internationale et Human Rights Watch, ont dénoncé la passivité des forces internationales face aux violences dont sont particulièrement victimes les musulmans, assimilés aux anciens rebelles qui avaient multiplié les exactions pendant des mois contre les populations chrétiennes.

 

En ce début de semaine, la situation semblait pourtant s'être stabilisée dans la capitale, où le couvre-feu en vigueur de 18 h à 6 h a été allégé.

 

Mercredi matin, la presse avait été invitée à assister au premier rassemblement des FACA, qui depuis leur déroute il y a près d'un an, s'étaient dispersées, de nombreux soldats, privés de soldes depuis cinq mois, retournant dans leurs villages.

 

Au cours de la cérémonie, Mme Samba Panza leur a dit sa «fierté de voir autant d'éléments des FACA réunis» à Bangui. Elle a assuré aux militaires, dont beaucoup n'ont même plus d'uniforme, être en «pourparlers» avec les partenaires de la Centrafrique pour pouvoir assurer rapidement le règlement des soldes, impayées depuis cinq mois, et équiper les FACA «pour qu'elles puissent assumer leur mission de sécurisation de Bangui et du territoire national».

 

«Nous sommes motivés !»

 

«Il est inadmissible que 15 jours après ma prise de fonction, il y ait toujours autant de désordre», a-t-elle dit, avant d'annoncer la mise à disposition immédiate de 150 éléments de police et gendarmerie auprès de la MISCA et de Sangaris pour mettre fin aux violences et au banditisme dans Bangui.

 

Interrogé par l'AFP pendant la cérémonie, le général Soriano s'est félicité de la prochaine participation des forces de sécurité centrafricaines aux opérations. «C'est un jour important pour la Centrafrique», a-t-il assuré.

 

Plusieurs soldats centrafricains ont eux aussi manifesté leur enthousiasme: «nous sommes motivés», a ainsi dit à l'AFP le sergent Melaine Gabalakosso du bataillon de soutien et de services. «Les mois qui viennent de s'écouler nous ont soudés, ce sont les politiciens qui ont créé les divisions dans notre pays», a-t-il affirmé, tout en admettant que «bien sûr, il y aura peut-être des actes isolés, surtout si l'un de nous croise un de ceux qui l'a pillé...»

 

Quelques instants plus tard, ils étaient plusieurs dizaines de militaires centrafricains à participer directement au lynchage, sourire aux lèvres et enthousiastes, sous l'oeil de la presse internationale. Aucun soldat ne s'est interposé.

 

 

Un homme lynché par les soldats centrafricains à l’issue d’une «cérémonie officielle»

 

La cérémonie qui s'est terminée par un lynchage célébrait la renaissance de l'armée centrafricaine

 

par Jacques N. Godbout le 5 février 2014 à 11:08

 

Devant des dizaines de témoins, journalistes et soldats de la Force africaine, des militaires centrafricains s’en sont pris sauvagement à un homme suspecté d’être un rebelle qu’ils ont ensuite lynché à mort à l’issue d’une cérémonie officielle ce mercredi 5 février où la présidente Catherine Samba Panza venait de célébrer la renaissance de l’armée nationale, rapporte l’AFP.

 

C’était la première fois que les Forces armées centrafricaines (FACA) étaient réunies depuis l’arrivée au pouvoir en mars 2013 de la rébellion Séléka, majoritairement musulmane, dont les éléments sont aujourd’hui cantonnés ou en fuite depuis la démission contrainte de leur chef Michel Djotodia de la présidence le 10 janvier.

 

La scène s’est déroulée dans l’enceinte même de l’École nationale de la magistrature où venait de s’achever la cérémonie à laquelle assistaient des dignitaires de la force française Sangaris et de la Mission de l’Union africaine en Centrafrique (Misca), ainsi que les plus hautes autorités de la transition, notamment la présidente Catherine Samba Panza, en présence de quelque 4.000 soldats centrafricains.

 

Quelques minutes après le départ des officiels, notamment de la présidente Catherine Samba Panza, des éléments des FACA s’en sont pris à un jeune homme en civil, l’accusant d’être un ex-rebelle, le frappant à mort avant de le déshabiller, de le traîner sur la rue et de s’acharner sur son cadavre.

 

«C’est un Séléka», «il est infiltré!», hurlaient des soldats, dont beaucoup en uniforme, plantant leur couteau dans le cadavre, arrachant des lambeaux de chair, tandis que leurs collègues prenaient la scène en photo avec leur téléphone portable, rapporte l’agence de presse qui a été témoin du lynchage auquel s’est rapidement jointe une foule ivre de colère,

 

La scène s’est déroulée sous les yeux de soldats de la force africaine (Misca), qui assuraient la sécurité de la cérémonie hautement symbolique, et de nombreux journalistes.

 

Le corps a ensuite été démembré puis incendié, avant que la Misca intervienne en tirant des gaz lacrymogènes et des coups de feu en l’air pour disperser la foule, jusqu’à l’arrivée de soldats français.

 

Un porte-parole de la force Sangaris, déployée en Centrafrique depuis deux mois, a précisé pour sa part que «la force française n’était pas chargée de sécuriser la cérémonie, les seuls éléments français présents assurant la protection rapprochée du général Francisco Soriano» commandant la force, qui «avait quitté les lieux» quand les violences ont éclaté.

 

Ces derniers jours, plusieurs ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont dénoncé la passivité des forces internationales face aux violences dont sont maintenant victimes en Centrafrique les musulmans, assimilés aux anciens rebelles Séléka qui, lorsqu’ils étaient au pouvoir, avaient multiplié les exactions pendant des mois contre les populations chrétiennes.

*Avec AFP

 

 

Centrafrique: des anciens du gouvernement Djotodia au cabinet présidentiel

 

le mercredi 5 février 2014 21:54

 

Plusieurs membres du gouvernement de l'ancien président centrafricain et ex-chef de la rébellion Séléka, Michel Djotodia, ont été nommés mardi au cabinet de la nouvelle présidente Catherine Samba Panza, a annoncé la radio nationale mercredi.

 

Parmi la trentaine de personnalités qui composent le cabinet figure notamment Jean-Jaques Demafouth, qui conserve sa place comme ministre conseiller en matière de Sécurité chargé des relations avec la Misca (force africaine) et Sangaris (force française).

 

Poids-lourd de la politique centrafricaine, figure de l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie, M. Demafouth avait déjà été ministre sous le président Ange Félix Patassé (1993-2003), renversé par François Bozizé.

 

On retrouve également au gouvernement Abdoulaye Hissène, ministre conseiller en matière de Jeunesse et sports, et qui fut un ancien cadre de l'ex-rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix.

 

Au moins une dizaine d'autres membres du nouveau cabinet présidentiel appartenaient à l'ancien gouvernement, ou occupaient des postes importants auprès de l'ex-président Michel Djotodia.

 

Arrivé au pouvoir à la tête de l'ex-rébellion Séléka en mars 2013, en renversant M. Bozizé, Michel Djotodia a été contraint à la démission sous la pression internationale au mois de janvier, et a été remplacé à la tête de la transition par Mme Samba Panza le 20 janvier.

 

AFP

 

NOMMINATION DES CONSEILLERS A LA PRESIDENCE

 

Présidence de la République - Décret n*14.016 

MINISTRES D’ETAT


Ministre d’Etat, Conseiller Spécial: MONSIEUR KAMOUN MAHAMAT
Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet: JOSEPH MABINGUI

SECRETARIAT GENERAL


Secrétaire General: JEAN NDEMOUKOUMA

MINISTRES CONSEILLERS


Ministres, Conseiller Diplomatique: LEONIE BANGHA-BOTHY, NEE MBAZOA
Ministre, Conseiller en matière de sécurité, charge des relations avec la Misca et Sangaris: JEAN-JACQUES DEMAFOUTH (Chef Rebelle, Présidentiable, Coordonnateur DDR).
Ministre Conseiller en matière d’administration du territoire: LEON DIBERET
Ministre Conseiller en matière de Développement rural: MATHIEU NGOUBOU
Ministre Conseiller en matière de l’Environnement, de l’Ecologie et du Développement durable: PAUL DOKO (Ministre dans le Gouvernement TIANGAYE 2)
Ministre Conseiller en matière des Organisations socioculturelles Internationales: BRUNO YAPANDE (Ministre dans le gouvernement TIANGAYE)
Ministre Conseiller chargée du Genre, du développement social et de l’action humanitaire: LUCILLE MAZANGUE BLAY-EUREKA. (Ministre dans le gouvernement TIANGAYE)
Ministre Conseiller en matière de Jeunesse et Sports: ABDOULAYE HISSENE (Chef rebelle repenti?)
Ministre Conseiller en matière des Travaux Publics et du Transport: OUSMAN MAHAMAT

CONSEILLERS


Conseiller Politique, Porte-Parole de la Présidence: ANICET GUIYAMA-MASSOGO
Conseiller Juridique: BRIGITTE IZAMO NEE BALIPOU
Conseiller Economique et Financier: GASTON SEMBO-BACKONLY
Conseiller en matière de stratégie de Défense et de Sécurité: LIONEL SARAGA-MORAIS
Conseiller en matière des Mines: JEAN BIANZA
Conseiller en matière d’Investissements et du suivi des grands Travaux: ALPHONSE BLACKA-KOMOKO         Conseiller en matière d’Education et à la Formation Professionnelle: SERAPHIN FEIKERE (ancien DG Bourse).
Conseiller en Communication: FELIX YEPASSIS-ZEMBROU
Conseiller en matière d’Habitat, de Logement et de la Réforme Foncière: GINA ROOSALEM NALOUTEY
Conseiller Spécial: MAHAMAT GAMAR
Chef de Cabinet Particulier: CHRISTELLE SAPPOT (la fille de Maman)

CABINET MILITAIRE


Chef d’état-major Particulier: Général de Brigade JOSE GALOTHY-BIBANDA
Chef de Cabinet militaire: commandant Commissaire de l’armée de terre ELMAR MARCIA KONGBO 

INSPECTION GÉNÉRALE D’ETAT


Inspecteur Général d’Etat: GABRIEL JEAN-EDOUARD KOYAMBONOU

GRANDE CHANCELLERIE


Grand Chancelier : Général de Division : MICHEL BEMAKA-SOUI
HAUT COMMISSARIAT A LA JEUNESSE PIONNIÈRE NATIONALE
Haut-commissaire : Lieutenant-colonel CYRIAQUE SOUKET

Fait à Bangui le 03 février 2014

Mme Catherine SAMBA PANZA

 

Source : http://www.lejourguinee.com/

L'armée centrafricaine célèbre sa renaissance par un lynchage
L'armée centrafricaine célèbre sa renaissance par un lynchage
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:31

 

 

 

 

 

AFP le 04/02/2014 à 12:36

 

L'Assemblée nationale se prononcera par un vote le 26 février sur la prolongation au-delà de début avril de l'intervention française en Centrafrique, commencée le 5 décembre, a annoncé mardi le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies.

 

Ce vote, que prévoit la Constitution et qui aurait dû intervenir durant le mois de mars, a été avancé car le Parlement va suspendre ses travaux pendant cinq semaines à partir de la fin février pour cause d'élections municipales. Le Sénat devrait aussi se prononcer à la même date, selon une source proche du dossier.

 

Alain Vidalies, qui avait évoqué début janvier l'idée de faire revenir les parlementaires durant la pause des municipales, a annoncé mardi sur twitter que le vote aurait finalement lieu le 26 février. Cette date venait d'être fixée, sur sa proposition, par la conférence des présidents de l'Assemblée, qui réunit notamment les chefs de file des groupes politiques autour du titulaire du "perchoir", selon une source parlementaire.

 

Avant le 26 février, une délégation de l'Assemblée se sera vraisemblablement rendue sur place en Centrafrique, selon la même source. A la mi-janvier, le principe de l'envoi d'une délégation "dès que les conditions de sécurité le permettront" avait été acté par la conférence des présidents.

 

Les troupes françaises sont intervenues en Centrafrique le 5 décembre, lançant l'opération Sangaris pour restaurer la sécurité dans ce pays. Un premier débat, sans vote, s'était déroulé à l'Assemblée le 10 décembre, au cours duquel la plupart des forces politiques avait soutenu l'intervention, seul le Front de gauche faisant part de son malaise. Depuis, face aux violences sur le terrain et aux risques d'enlisement, les doutes et interrogations ont crû dans l'opposition.

 

Un vote du Parlement devait intervenir avant le 5 avril, en vertu de l'article 35 de la Constitution sur les interventions à l'étranger: "lorsque la durée de l'intervention excède quatre mois, le gouvernement soumet sa prolongation à l'intervention du Parlement", et en cas de désaccord entre députés et sénateurs, "le gouvernement peut demander à l'Assemblée de décider en dernier ressort".

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

 

Centrafrique : vote en février à l'Assemblée sur la prolongation de l'intervention
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:18

 

 

 

 

 

BANGUI 5 fév (Reuters) - Des militaires ont lynché mercredi à Bangui un homme qu'ils soupçonnaient d'être un ancien rebelle Séléka, quelques minutes seulement après avoir écouté la présidente Catherine Samba-Panza promettre le rétablissement de l'ordre lors d'une cérémonie consacrant la reconstitution d'une armée en Centrafrique.

 

Un journaliste de Reuters a ainsi vu une vingtaine de militaires en uniforme accuser un membre de l'assistance d'avoir appartenu à la Séléka, l'alliance rebelle composée essentiellement de musulmans qui avait pris le pouvoir par la force en mars 2013.

 

Ces militaires ont ensuite poignardé cet homme jusqu'à ce qu'il meure, puis un soldat a piétiné le corps sans vie, presque entièrement dénudé et traîné dans la rue sous le regard de curieux dont certains le prenaient en photo.

 

Responsable des situations d'urgence pour Human Rights Watch (HRW) à Bangui, Peter Bouckaert a diffusé sur Twitter des photos montrant selon lui le cadavre mutilé de la victime en train de brûler au milieu de la chaussée. Sur l'une des images, on voit un homme tenir un morceau de jambe au-dessus des flammes, tandis qu'un militaire apparemment français effectue un geste dans sa direction à l'arrière-plan.

 

Dix minutes auparavant, à seulement une vingtaine de mètres de là, Catherine Samba-Panza s'était adressée à plus d'un millier de militaires lors d'une cérémonie censée montrer aux Centrafricains la reconstitution de leur armée, évaporée durant les neuf mois de pouvoir de la Séléka.

 

"D'ici un mois, j'aimerais sécuriser complètement la majeure partie du pays et je compte tenir parole", a déclaré la présidente par intérim, désignée en janvier dans l'attente d'élections censées avoir lieu au plus tard en février 2015.

 

Sa tâche essentielle consiste à ramener le calme dans un pays où les violences à caractère confessionnel ont fait plus de 2.000 morts, selon l'Onu, à la suite de l'émergence de milices chrétiennes "anti-balaka" ("anti-machette" en langage Sango) en réaction aux exactions de la Séléka.

 

LA SÉLÉKA SE REGROUPE DANS LE NORD-EST, DIT HRW

 

La présence de 1.600 militaires français de la force Sangaris et de 5.000 soldats de la Misca, la force de l'Union africaine, n'ont pas permis de briser le cercle des attaques et des représailles, qui ont amené environ un million de Centrafricains, soit un quart de la population du pays, à fuir leur domicile.

 

"A un moment, chacun sera tenu responsable de ses actes, je mets en garde les fauteurs de troubles qui continuent de semer le désordre dans le pays", a déclaré Catherine Samba-Panza au cours de la cérémonie de présentation de l'armée.

 

Elle a appelé tous les militaires à reprendre leur service. Ceux qui refuseront seront considérés comme déserteurs, a-t-elle dit.

 

La plupart des hommes de la Séléka ont fui Bangui après la prestation de serment de la présidente par intérim le 23 janvier. Human Rights Watch a cependant rapporté mercredi qu'ils étaient en train de se regrouper dans le nord-est de la Centrafrique, où ils ont lancé une nouvelle vague d'attaques contre des civils.

 

HRW accuse les soldats tchadiens de la Misca de faciliter les déplacements des chefs de la Séléka, dont beaucoup de combattants sont originaires du Tchad et du Soudan.

 

"Pour offrir aux civils en République centrafricaine une protection effective, l'Union africaine doit impérativement mettre un terme aux activités des troupes tchadiennes appartenant à la force de maintien de la paix, qui vont directement à l'encontre de leur mission", a déclaré Peter Bouckaert.

 

Les autorités tchadiennes démentent apporter le moindre soutien aux Séléka. Des responsables de l'armée tchadienne ont dit mercredi avoir arrêté et désarmé 262 rebelles en fuite ayant pénétré en territoire tchadien. Plus de 300 armes, des munitions et une dizaine de véhicules ont été saisis.

 

"Nous sommes partis parce que nous avions trois forces contre nous: les anti-balaka, (l'ancienne armée) et les Français qui voulaient nous désarmer", a dit Ahmat Abdelkérim Bahar, un colonel de la Séléka, à un journaliste de Reuters dans la ville de Doba, au Tchad.

 

"Nous ne voulions pas donner nos armes aux Français, nous avons donc franchi la frontière pour les donner aux Tchadiens."

 

Avec Madjiasra Nako à Doba; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Tangi Salaün

Un homme lynché à Bangui après une cérémonie militaire
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:17

 

 

 

 

Bangui, 5 Fév (ACAP – Le Chef de l’Etat de transition, Mme Catherine Samba-Panza, s’est fixé un délai d’au moins un mois pour sécuriser la majeure partie du pays, lors du grand rapport des Forces Armées centrafricaines (FACA), mercredi 5 février 2014 à Bangui.

 

L’objectif de ce grand rapport est de remonter le moral des éléments des forces armées centrafricaines et d’échanger avec le  Chef de l’Etat de transition sur les conditions de travail leur permettant d’assumer pleinement leur mission. 

 

  Face l’ampleur de l’insécurité à Bangui, la Présidente Catherine Samba-Panza a ordonné la mise à disposition de 150 éléments de la gendarmerie, et la police confondue pour neutraliser les bandits de grand chemin qui continuent de semer du désordre dans les 3ème ,4ème ,5ème et 8ème arrondissements de Bangui. Tandis que les éléments des FACA, une fois rééquipés seront déployés  à l’intérieur du pays pour rétablir de l’ordre et la sécurité.

   
Elle a mis en  garde les fauteurs de troubles qui continuent de semer du désordre dans le pays, qu’ils répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes. 
  
  
En outre, elle a instruit le ministre de la défense d’être indulgent à l’égard de ceux qui n’ont pas pu se manifester dans le délai à cause de leur éloignement, de faire enregistrer parce qu’ils sont aussi les fils de ce pays. 

  
Elle a salué l’engagement des FACA de soutenir son action et celui du gouvernement à pacifier la ville de Bangui et l’ensemble du territoire gage du développement économique du pays. 

  
La Présidente Catherine Samba-Panza a relevé que le manque de moyens adéquats du travail des FACA caractérise leur déroute face à l’ennemi. 

  
Elle a fait savoir que compte tenu de la tension de la trésorerie que connait le pays en ce moment, le gouvernement ne peut pas assumer ses obligations régaliennes notamment le versement des salaires, pensions et bourse. D’où l’appel lancé aux partenaires au développement et aux pays amis tels que : la France, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), l’Union Africaine, l’Union Européenne et les Nations-Unies. 

Le Chef de l’Etat de transition, Mme Catherine Samba-Panza se fixe un délai d’un mois pour pacifier le pays
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:14

 

 

 

 

Bangui, 5 Jan. (ACAP) - Le Ministre entrant du Département des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Francophonie, M. Toussaint Kongo Doudou, a déclaré qu’il est déterminé à mettre en application la politique adoptée du Chef de l’Etat de Transition, Mme. Catherine Samba-Panza, lors de la passation de service, mardi 4 janvier 2014, à Bangui. 


Selon le membre du gouvernement, la diplomatie a pour but d’être au service de la nation afin d’aider la République Centrafricaine à sortir de ce moment difficile. 
  
M. Toussaint Doudou Kongo a expliqué que sa priorité est de faire un plaidoyer auprès des institutions internationales aux fins des les inciter à aider la République Centrafricaine à relever de nombreux défis qui s’imposent à notre pays notamment dans le domaine de la sécurité, la reconstruction nationale et le respect des droits humains. 
  
Il a par ailleurs exhorté le personnel dudit département à le soutenir afin d’accomplir au mieux la mission que le Chef de l’Etat de Transition lui a confié.  

Le Ministre Toussaint Kongo Doudou engagé à mettre en application la politique du Chef de l’Etat de Transition, Mme Catherine Samba-Panza
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:13

 

 

 

 

 

APA – Douala (Cameroun) - APA 2014-02-05 13:16:59 - La crise centrafricaine entraîne d’énormes manques à gagner à l’économie camerounaise, avec des pertes estimées à 3,7 milliards de francs CFA par mois, d’après une estimation du Bureau de gestion de fret terrestre (BGFT).


Cette situation est à l'origine de la réduction des mouvements de véhicules entre les deux pays, estimés généralement à 1300 mouvements par an.


D'après le BGFT, si on tient seulement compte des mouvements des Camerounais en direction de ce pays voisin, les pertes sèches sont estimées à 2,5 milliards de francs CFA par mois.


Si à cela on ajoute le problème de stationnement en sachant que l'immobilisation d'un camion est de 1000 000 francs CFA par jour, cela fait à peu près 1,2 milliard de francs CFA pour les quelque 400 camions actuellement immobilisés à Garoua-Boulai (Est) à la frontière avec la Centrafrique.


Ces longues attentes ont entrainé la perte de certains produits, notamment des produits agro-alimentaires dont certains nécessitent des meilleures conditions de conditionnement.

Depuis près de deux mois, entre 400 et 450 camions, remorques et semi-remorques sont stationnés à la frontière, ces camionneurs qui craignent pour leur vie attendent que les conditions de sécurité soient ‘'acceptables'' en Centrafrique avant de poursuivre leur chemin dans un pays où plus de 500 mille personnes déplacées font face à la famine.


Au BGFT, on espère ‘'avoir une espèce de couloir humanitaire assuré par toutes les organisations internationales présentes en République centrafricaine''.

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=507456#sthash.oKiFQIxf.dpuf

Près de 4 milliards de FCFA de pertes enregistrées au Cameroun à cause du conflit centrafricain
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:09

 

 

 

 

(Agence Ecofin) - Selon le journal gouvernemental Cameroon Tribune, 450 camions transportant des marchandises sur le corridor Douala (Cameroun)-Bangui (République centrafricaine) sont garés depuis deux mois, à cause de l’insécurité qui est montée d’un cran dans ce pays voisin du Cameroun.

 

A en croire la même source, les pertes enregistrées par ces transporteurs qui font le pied de grue, soit à Douala, soit à la frontière Cameroun-Centrafrique à Garoua Boulaï, sont estimées à environ 4 milliards de francs Cfa chaque mois. Ce qui correspond à 8 milliards de francs Cfa de manque à gagner depuis deux mois.

 

Depuis le déclenchement de la crise centrafricaine en mars 2013, le commerce est paralysé entre ce pays et le Cameroun, mettant ainsi en péril les 55 milliards de francs Cfa de marchandises qui circulent chaque année entre les deux pays, selon les statistiques de la douane camerounaise

450 camions de marchandises bloqués sur le corridor Douala-Bangui
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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:05

 

 

 

 

 

Bangui 5 FÉVRIER 2014 (AFP)

 

Pillards dans les rangs des combattants Séléka, pillards dans ceux des miliciens anti-balaka, pillards "incontrôlés" : en Centrafrique, une génération entière privée d’école par l’incurie de gouvernements successifs ne se voit aujourd’hui d’autre avenir que dans la rapine ou la kalachnikov.

 

"La Centrafrique a sacrifié l’avenir de sa jeunesse sur l’autel des calculs politiciens et l’avenir des enfants est de plus en plus sombre", s’indigne, Jean-Gabriel Alaba, informaticien à Bangui et père de famille. Révolté, il ajoute à l’AFP : "ce qui se passe avec des jeunes qui massacrent, pillent, violent, volent, n’est guère étonnant. C’est parce que l’école n’a rien apporté à nos enfants".

 

Depuis bientôt un an maintenant, le pillage est devenu le lot quotidien de la capitale centrafricaine et de nombreuses localités de province.

 

Mars 2013 : la coalition rebelle Séléka, à dominante musulmane, de Michel Djotodia, renverse le régime de François Bozizé. Pillages, exactions commencent, oeuvre des combattants Séléka, mais aussi de bandes de jeunes hommes, voire d’adolescents, livrés à eux-mêmes dans un pays en décomposition devenu l’un des plus pauvres du continent. Cela durera des mois.

 

Février 2014 : près d’un an plus tard, les mêmes scènes. Cette fois, ce sont les miliciens chrétiens anti-balaka qui pillent, encore. Et toujours, dans leur sillage, les mêmes groupes, machettes et gourdins à la main, prêts à tout pour s’emparer de quelques biens, sans grande valeur souvent.

 

Enfants de la Centrafrique

 

Et avec la même rage de tout détruire dans un pays où pourtant il n’y a plus grand chose qui fonctionne. Et au point pour certains de devenir une activité comme une autre." C’est pas normal, (la force française) Sangaris nous empêche de piller", lançait ainsi, dépité, il y a quelques jours à un journaliste de l’AFP l’un d’entre eux, Benjamin. 

 

Cette génération de pillards n’est pas une génération spontanée. Elle est le produit direct de l’histoire chaotique de la Centrafrique.

 

Le tableau de la scolarisation des enfants depuis le début du millénaire est éloquent.2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2008, 2012, 2013 et maintenant 2014 : autant d’années scolaires largement amputées pour les élèves du secteur public surtout - l’école des modestes -, avec souvent examens reportés ou annulés à la clé, dans un pays où 40% des quelque 4,6 millions d’habitants sont des enfants de 14 ans ou moins.

 

Les raisons de ces perturbations à répétition : les troubles - coups d’Etat, mutineries, rébellions - qui plombent la Centrafrique depuis des décennies.

 

Jusque en faire aujourd’hui un des pays les plus pauvres du continent malgré son potentiel agricole et minier, la misère alimentant à son tour la soif de piller.

 

Mais aussi, l’incapacité des gouvernements qui se succèdent à payer les salaires de ses fonctionnaires - dont les enseignants - entraînant démobilisation et grogne sur fonds de corruption généralisée des dirigeants. Dans les années 90, la Centrafrique avait déjà connu des années scolaires "blanches".

 

"Du fait des années blanches des années 90 et des troubles militaro-politiques des années 2000, tous nos enfants sont abrutis, pénalisés. Que tout cela s’arrête bon Dieu, pour que les enfants se rattrapent", réclame Jean Zato, charpentier.

 

"la seule solution, c’est de partir"

 

Dès le jour de son élection, le 20 janvier, la nouvelle présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, avaient rappelé à tous que Séléka et anti-balaka étaient des "enfants" de la Centrafrique.

 

Elle a succédé Michel Djotodia, le chef de la Séléka, contraint à la mission le 10 janvier pour son incapacité à mettre fin à des mois de tueries interreligieuses, la dernière des plaies qui s’est abattue la Centrafrique.

 

Mais toute l’administration reste paralysée jusque présent, y compris la grande majorité des établissements scolaires. Et élèves, collégiens et ou lycéens qui s’acharnent à vouloir apprendre ne sont plus loin du découragement.

 

"Aujourd’hui si tu ne te rends pas à l’extérieur pour étudier tu es foutu", dit Emery Danzou, lycéen : "Tous les parents n’ont les moyens de le faire.Nous autres, bien...on fait avec".

 

Sa condisciple, Arlette Ndétié renchérit : "toutes mes amies sont à l’étranger, parce qu’on en peut plus et c’est ça.Je suis en train de faire de mon mieux pour partir au Sénégal ou au Bénin. La seule solution aujourd’hui, c’est de partir".

Centrafrique : génération pillards
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 10:34

 

 

 

 

Par AFP | AFP

 

Le gouvernement de transition centrafricain va alléger à partir de ce mercredi le couvre-feu en vigueur de 18H00 (17H00 GMT) à 06H00 depuis fin novembre à Bangui, toujours en proie à des violences intercommunautaires dans certains quartiers, selon une source officielle.

 

Selon un communiqué du ministère de la Sécurité lu à la radio nationale, le couvre-feu est désormais appliqué de 20H00 à 05H00 dans la capitale.

 

Des tirs ont encore été entendus durant la nuit de mardi à mercredi autour du quartier du PK-5, poumon commercial de la ville avec des centaines de magasins appartenant pour l'essentiel à des commerçants musulmans, selon des habitants joints par l'AFP.

 

Ce quartier est assiégé depuis des jours par des miliciens chrétiens anti-balaka et des bandes de pillards. Cela génère des violences quotidiennes qui débordent sur les quartiers voisins, particulièrement celui de Miskine.

 

Dans les quartiers de la capitale épargnés par les violences, les habitants avaient depuis des jours cessé de respecter les horaires du couvre-feu et restaient dans la rue jusque vers 21H00. Mais aucun véhicule de circule après l'heure du couvre-feu.

 

Deux mois après le déclenchement de l'opération militaire française "Sangaris", le 5 décembre, les forces internationales - Sangaris et africaine - ont quasiment neutralisé à Bangui les combattants musulmans Séléka, qui avaient pris le pouvoir en mars 2013 et multiplié depuis les exactions contre la population essentiellement chrétienne du pays.

 

En province, les exactions massives continuent, dont les premières victimes sont des civils, chrétiens et musulmans.

Centrafrique : allègement du couvre-feu à Bangui
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