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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 22:31

 

 

 

 

 

 

http://www.rue89.com  Jean-Louis Triaud | Historien 21/12/2013 à 15h44

 

Il y a, dans l’histoire de la République centrafricaine, cette ancienne colonie française alors connue sous le nom d’Oubangui-Chari, des constantes géopolitiques qui la rattachent à un espace plus vaste entre Nil et lac Tchad.

 

Au XIXe siècle, l’actuel Soudan était ravagé par l’action de seigneurs de guerre esclavagistes qui allaient plus au sud capturer les marchandises humaines.

 

A cette époque, la recrudescence et l’extension de la traite des êtres humains à partir du Soudan et les débuts de la conquête française dans les pays du Tchad, parallèlement aux avancées des Britanniques qui remontaient le Nil, faisaient de toute cette vaste zone une région d’affrontements en chaîne et d’insécurité généralisée.

 

Zoubeir Pacha, marchand d’esclaves

 

Zoubeir Pacha, marchand d’esclaves, un moment gouverneur du Bahr al-Ghazal (Sud-Soudan), est une des figures les plus connues parmi ces entrepreneurs de la traite à longue distance.

 

Quand Zoubeir fut vaincu par les Anglo-Egyptiens, un de ses lieutenants, nommé Rabih (ou Rabah), prit le large et, à la tête de milliers de combattants armés de fusils à tir rapide et de petits canons, fit mouvement, en 1887, vers le Darfour, le Tchad et le Nigeria actuels.

 

Il s’installa au Bornou, au nord-est du Nigeria actuel, là où Boko Haram est aujourd’hui implanté, et y installa sa capitale, à Dikoa, près du lac Tchad. Il prit la place d’un vieil empire séculaire et y construisit une redoutable puissance prédatrice jusqu’à la conquête du Tchad par les Français face auxquels il mourut au combat en 1900.

 

Une nouvelle ramification allait partir de ses rangs. Un de ses adjoints, nommé Senoussi, se sépara de son « patron » et s’enfonça vers le sud. Il fonda à son tour un sultanat, pour son propre compte, dans le Dar El-Kouti, qui était son pays de naissance, dans le nord de l’actuelle République centrafricaine, et il y installa sa capitale dans la ville de Ndélé. Le sultan Senoussi se revendiquait de l’appartenance à l’islam et il utilisait volontiers le titre califal de « prince des croyants ».

 

Un peu comme Samori, le sultan Senoussi est l’une des figures maudites de l’historiographie coloniale. Il fut responsable de la mort de l’explorateur français Paul Crampel et de ses compagnons (novembre 1891). L’opinion coloniale, en France, n’eut dès lors de cesse de vouloir venger ces morts.

 

Mais il lui fallut attendre vingt ans car, entre-temps, les forces françaises avaient dû composer avec le sultan, accepter ses protestations d’innocence, essayer d’utiliser ses services et installer un résident à Ndélé pour surveiller ses activités.

 

La fin du sultanat de Senoussi

 

Mais, après Rabih, Senoussi tomba finalement sous leurs coups en janvier 1911, tué à bout portant par un commando français dont le chef lui-même, le lieutenant Grunfelder, périt dans l’opération. Le sultanat de Senoussi était définitivement démantelé.

 

Du point de vue de l’histoire africaine elle-même, l’affaire était encore plus dramatique en raison des ravages causés par le sultan et ses alliés dans toute la région.

 

L’économie esclavagiste, le troc d’esclaves contre des armes, les pillages généralisés, la terreur frappèrent toutes les populations qui cherchaient dans la fuite, dans une installation précipitée dans des grottes ou dans des zones inaccessibles, un refuge contre ces dévastations.

 

Ces chaînes de destruction dans toute cette zone de confins, dont Senoussi n’était qu’un maillon, sont l’un des facteurs aujourd’hui reconnus de l’effondrement démographique qui caractérise toute cette partie de l« Afrique centrale jusqu’à maintenant. Leur souvenir est très présent dans la mémoire des populations.

 

Ndélé, la capitale de Senoussi, est revenue sous les feux de l’actualité à l’occasion des événements récents. C’est, en effet, un lieu stratégique pour le contrôle de l’accès par le nord à la capitale, Bangui, située à 700 km de là. Ndélé et toute la région qu’elle commande sont, aujourd’hui comme hier, au carrefour d’itinéraires commerciaux et d’influences qui viennent du Nigeria, du Tchad et du Soudan voisins à travers des frontières éminemment perméables.

 

La Séléka a emprunté les mêmes itinéraires. En juillet dernier, les associations humanitaires et les journalistes signalaient déjà les exactions qui étaient perpétrées à Ndélé par des éléments de la Séléka, lesquels avaient alors fait de cette ville leur base d’opérations et une étape dans leur progression vers le sud.

 

Un Etat centrafricain jamais consolidé

 

Tout se passe comme si les chemins de ces “grandes invasions” étaient à nouveau empruntés à la faveur de l’effondrement d’un Etat centrafricain qui n’a jamais vraiment réussi, depuis son indépendance, à se consolider.

 

L’histoire ne se répète pas simplement, mais on en retiendra la constance de ces mouvements de descente vers le sud de groupes de coupeurs de route sahéliens, dont l’islam d’origine est d’ailleurs fort sommaire, et qui s’infiltrent dans des zones périphériques mal contrôlées par les Etats pré-coloniaux comme post-coloniaux.

 

On en retiendra aussi la vieille familiarité des Français et des troupes de marine avec ces adversaires.

 

La Séléka est un des lointains héritiers de Senoussi et les troupes françaises rejouent aujourd’hui, en Centrafrique, une scène à la fois ancienne et entièrement nouvelle.

Lu pour vous : Les racines esclavagistes de l’histoire centrafricaine
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Centrafrique-Presse.com
22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 22:01

 

 

 

 

 

http://www.bfmtv.com

 

Des sympathisants de l'ex-rébellion Séléka ont manifesté, ce samedi, en Centrafrique pour protester contre l'intervention française dans le pays.

 

Plusieurs milliers de musulmans, sympathisants de l'ex-rébellion Séléka, ont manifesté dimanche à Bangui en Centrafrique contre l'opération militaire française Sangaris. Ils réagissaient après la mort le matin même de trois combattants Séléka dans un accrochage avec des soldats français lors d'une opération de désarmement.

 

Dans l'après-midi, les manifestants se sont rassemblés dans le centre-ville et ont ensuite marché pacifiquement sur une grande avenue vers le quartier musulman PK5. "Non à la France", "Hollande criminel!", scandaient notamment les protestataires, qui entendaient dénoncer "la partialité" des militaires français déployés en Centrafrique. La marche s'est déroulée sans incident.

 

 

Bangui: manifestation de musulmans contre l'armée française

 

Plusieurs milliers de musulmans, sympathisants de l'ex-rébellion Séléka, ont manifesté dimanche à Bangui contre l'opération militaire française Sangaris. Le matin même, trois combattants Séléka ont trouvé la mort dans un accrochage avec des soldats français lors d'une opération de désarmement.

 

Dans l'après-midi, les manifestants se sont rassemblés dans le centre-ville de la capitale centrafricaine, pour ensuite marcher pacifiquement sur une grande avenue vers le quartier musulman PK5. La marche s'est déroulée sans incident.

 

"Non à la France", "Hollande criminel!", scandaient notamment les protestataires, qui entendaient dénoncer "la partialité" des militaires français déployés depuis début décembre en République centrafricaine (RCA), où ils tentent de mettre fin à des violences interreligieuses à grande échelle.

 

Dimanche matin, trois combattants Séléka avaient été tués dans un accrochage avec des soldats français, au cours d'une opération de désarmement des groupes armés dans un quartier nord de la ville.

 

Désarmer les belligérants
 

L'incident avait provoqué une première manifestation de quelques dizaines de personnes qui avaient bloqué une grande avenue menant à l'aéroport, avant d'être dispersés par des policiers congolais de la force africaine en Centrafrique (Misca).

 

Près de 1600 soldats français sont déployés en RCA, dont un millier à Bangui, dans le cadre de l'opération Sangaris déclenchée le 5 décembre au plus fort d'une vague de violences entre chrétiens et musulmans qui a fait près d'un millier de morts.

 

Les militaires français tentent depuis de désarmer les belligérants. Ils ont neutralisé en priorité les combattants de l'ex-Séléka, aujourd'hui pour la plupart désarmés et cantonnés.

 

Privés de la protection de ces combattants dans la rue, de nombreux musulmans sont furieux de l'action des soldats français, s'estimant laissés à la merci des atrocités des milices chrétiennes "anti-balaka" et des exactions des chrétiens, majoritaires dans la capitale.



(ats / 22.12.2013 19h30) 

Manifestation à Bangui de plusieurs milliers de musulmans contre l'armée française
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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 21:04

 

 

 

 

 

 

N'Djamena (AFP) - 22.12.2013 17:59

 

Le Tchad va rapatrier ses ressortissants "en détresse" vivant en Centrafrique, cibles de nombreuses attaques dans la vague de violences inter-religieuses à grande échelle qui touchent le pays depuis début décembre, a-t-on appris dimanche de source officielle.

 

"Le gouvernement décide de rapatrier tous ceux de nos compatriotes en détresse dans ce pays qui le souhaitent", a annoncé le Premier ministre Kalzeube Pahimi Debeut.

 

"Un mécanisme est mis place pour les accueillir sur notre territoire et leur apporter l'assistance nécessaire", a indiqué le Premier ministre.

 

"(...) Le gouvernement ne saurait assister impuissant à la recrudescence de la violence et de la haine, caractérisée ces derniers temps par la folie meurtrière et des actes de vandalisme dirigés contre nos compatriotes vivant en territoire centrafricain", a-t-il expliqué.

 

"Toutes les dispositions sont prises en conséquences pour protéger nos ressortissants ainsi que leurs biens en RCA" a-t-il dit.

 

Près d'un millier de personnes ont été tuées depuis le 5 décembre à Bangui et en province dans des violences entre chrétiens et musulmans, selon Amnesty International. La plupart des victimes ont été tuées dans des représailles de la Séléka, mais également dans les attaques et atrocités des milices anti-balaka.

 

De nombreux Centrafricains assimilent désormais leurs compatriotes musulmans mais également les ressortissants tchadiens à l'ex-mouvement rebelle, au sein duquel combattent de nombreux mercenaires venus du Tchad et du Soudan.

 

N'Djamena invite "les autorités en charge de la transition en RCA, la Misca (force africaine) et les forces françaises de l’opération Sangaris à assumer leur part de responsabilité vis-à-vis des ressortissants tchadiens vivant dans ce pays, victimes d'actes de cruauté", selon Kalzeube Pahimi Debeut, qui précise que 284 Tchadiens ont déjà été évacués vers N'Djamena, en majorité des enfants.

 

Le Tchad compte un contingent de près de 850 militaires au sein de la force africaine, elle-même forte de 3.700 hommes. Beaucoup de Centrafricains les accusent d'être complices des ex-Séléka (qui ont pris le pouvoir en mars 2013).

 

© 2013 AFP

Centrafrique : le Tchad va rapatrier ses ressortissants
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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 20:10

 

 

 

 

 

 

 

 

La communauté internationale sait maintenant que la violence en cours en République Centrafricaine est alimentée par un certain nombre de personnes clairement identifiées. La Cour Pénale Internationale doit les arrêter très rapidement. Il s’agit de :

 

1. François Bozizé et tous ses enfants, créateurs du FROCCA et des ANTIBALAKA qui égorgent et massacrent des centrafricains à coups de machettes et couteux, alors que lui et ses enfants sont à l’abri.

 

2. Lévy Yakité (Coordonnateur en chef des Antibalaka)

 

3. Tous les éléments Anti-Balaka à Bangui et dans le pays qui massacrent des populations

 

4. Joachim Kokaté (Coordonnateur adjoint des Antibalaka)

 

5. Lin Banoukepa (Coordonnateur du FROCCA, et membre des Antibalaka)

 

6. Eugène Ngïkoïsset alias « le boucher de Paoua »

 

7. Olivier Koudémon alias « Gbangouma »

 

8. Pascal Koyagbélé, créateur du Mouvement Kité, grand allié criminel du FROCCA et ANTIBALAKA.

 

COCORA, COAC, KITE, FROCCA, ANTIBALAKA sont tous responsables des massacres en cours en République Centrafricaine. Il faut les combattre sans ménagement.

 

Vous les Antibalaka, ouvrez un peu vos yeux ! Vous êtes instrumentalisés pour massacrer vos frères et sœurs, alors que Bozizé, ses enfants, Yakité, Kokaté, Banoukepa et autres ont pris la peine de se mettre à couvert, pour éviter d’être arrêtés. Quand vous serez à la CPI, vous comprendrez mieux quel genre d’individus sont ces criminels et assoiffés malades. ANTIBALAKA, assez joué, vous êtes des clients de la CPI ! ! ! Bozizé ne reviendra jamais au pouvoir, arrêtez de rêver et de tuer des Centrafricains pour rien.

 

Il faut mener durement la guerre aux Antibalaka et rechercher activement le groupe d’individus cités ci-haut. La France, la MISCA et la Cour Pénale Internationale doivent agir très vite avant qu’il ne soit trop tard : arrêter vite et inculper tous ces criminels devant la justice nationale et internationale.  Malgré le nombre des victimes, Bozizé continue de bouger librement dans le monde, pour acheter les armes et les acheminer à Bangui aux Antibalaka pour tuer et massacrer, et entretenir le chaos.

 

Bozizé et les Antibalaka sont responsables des assassinats et meurtres des Centrafricains. Tant que Bozizé, ces individus et les Antibalaka ne seront pas neutralisés, la violence continuera, l’opération Sangaris et la présence de la MISCA ne serviront à rien.

 

La réussite de l’opération Sangaris et de la MISCA passe par la recherche et l’arrestation de Bozizé, ses enfants et tous les criminels. La Représentante des Etats Unis l’a bien compris en déclarant publiquement que les auteurs des crimes en Centrafrique doivent payer. Chaque Centrafricain doit collaborer pour arrêter vite Bozizé et tous les ennemis de la RCA. Les Centrafricains ne doivent pas continuer à vivre dans ce malheur juste parce qu’un individu, François Bozizé veut absolument revenir au pouvoir. Plus d’Antibalaka dans le pays, il faut les arrêter, les dénoncer avec leurs caches d’armes !

 

François NGON-BASSA

LISTE DES BOURREAUX DES CENTRAFRICAINS ET GROS CLIENTS DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE (CPI)
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Centrafrique-Presse.com
22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 20:06

 

 

 

 

 

 

 Avec AFP | Publié le 22/12/2013 à 14h20

 

 

Des dizaines de manifestants et des éléments de l'ex-Séléka ont bloqué une route près de l'aéroport de Bangui pour protester contre la présence des soldats français.

 

Des incidents ont éclaté ce dimanche 22 décembre dans un quartier nord de Bangui proche de l'aéroport. Des dizaines de manifestants et des éléments de l'ex-Séléka ont bloqué avec des pierres et des pneus l'avenue des Martyrs, dans le quartier de Yangato. Ils protestaient contre la présence des soldats français, et les accusaient d'avoir tué le matin même dans un accrochage trois combattants de l'ex-Séléka. Ces affirmations n'ont pas été confirmées de source indépendante ou militaire française.

Selon des habitants, le secteur était bouclé depuis le matin par les soldats français et la Misca, qui y mènent une opération de désarmement, notamment contre un groupe d'ex-Séléka implanté sur place. Celui-ci se revendique du pouvoir mais refuse d'être désarmé et cantonné. Les protestataires entendaient également dénoncer les opérations de désarmement en cours dans la capitale par l'armée française et la force africaine (Misca). Selon eux, ces interventions laissent les musulmans à la merci de la vindicte populaire et des milices chrétiennes d'auto-défense "anti-balaka".

Des policiers congolais de la Misca ont un moment tiré en l'air et fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, toujours selon des témoins. La situation était tendue dans le secteur, ont constaté des photographes de l'AFP, intégrés à une patrouille française présente dans la zone.

Centrafrique : incidents à Bangui, des manifestants bloquent la route près de l'aéroport
Centrafrique : incidents à Bangui, des manifestants bloquent la route près de l'aéroport
Centrafrique : incidents à Bangui, des manifestants bloquent la route près de l'aéroport
Centrafrique : incidents à Bangui, des manifestants bloquent la route près de l'aéroport
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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 13:45

 

 

 

 

 

http://www.pressafrik.com

 

La situation est toujours difficile à Bangui. De nouveaux tirs ont été en effet entendus dans la capitale, samedi. La mission internationale en Centrafrique (Misca) se dit donc prête à rencontrer les groupes d'autodéfense anti-balaka et même à engager avec eux une médiation pour mettre fin aux violences qui secouent le pays. Des violences qui font réagir Kinshasa : la RDC a décidé, samedi, d'envoyer un contingent de 850 hommes en RCA. Et cela, au moment où le Tchad, qui dispose déjà de militaires sur place, appelle à ne pas confondre ceux-ci avec les « mercenaires » qui ont soutenu Michel Djotodia lors de sa prise de pouvoir.

 

Alors que la situation reste toujours volatile à Bangui, avec de nouveaux tirs dans la capitale hier, le président centrafricain, Michel Djotodia a renouvelé sa proposition de dialogue avec les mouvements anti-balaka. La Misca, la mission internationale en Centrafrique se dit, elle aussi, prête à rencontrer ces groupes d'autodéfense et même à engager avec eux une médiation pour mettre fin aux violences qui secouent le pays. 

 

Jean Marie Michel Mokoko, chef de la Misca

 

« Nous sommes confrontés à une situation d'insécurité à Bangui. Je suis disposé à rencontrer les anti-balaka."

 

La République démocratique du Congo annonce l'envoi d'un bataillon de 850 hommes en Centrafrique pour intégrer la Misca. C'est ce qu'a annoncé Kinshasa, hier samedi 21 décembre. Un effort important alors que les FARDC font déjà face dans l'Est du congo et dans la province du Katanga à des dizaines de groupes armés. Pourquoi ? C'est la question que RFI a posé à Lambert Mendé, le porte-parole du gouvernement congolais. Pour lui, la RDC est « affectée » par la situation en République centrafricaine. 

 

Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement de la RDC

 

« Nos provinces sont affectées par la situation en RCA." 

République centrafricaine: une situation toujours très difficile pour les troupes d'interposition
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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 13:34

 

 

 

 

 

 

 

 PAR LA RÉDACTION • 21 DÉCEMBRE 2013 

 

Selon une information de la Libre Belgique, la République démocratique du Congo (RDC) va envoyer un bataillon de 850 hommes en Centrafrique pour intégrer la Mission internationale Misca, qui tente de rétablir la paix dans ce pays voisin, a-t-on appris samedi de source officielle.

 

« Le contingent de la République Démocratique du Congo à la Misca est constitué d’un bataillon d’infanterie. Ce bataillon se compose de 850 éléments qui ont été prélevés dans une des unités d’élite actives » au sein des Forces armées de la RDC (FARDC), a déclaré à la presse Lambert Mende, porte-parole du gouvernement. Il a précisé que l’envoi de ces troupes a été décidé par le président Kabila, « en réponse à la requête des instances de la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale et de l’Union Africaine ». Ces « 850 éléments (…) vont aller nous défendre puisqu’il s’agit de stabiliser 1.577 kilomètres de frontière » commune, et éviter une contagion de l’insécurité qui sévit à Bangui, séparée du nord de la RDC par le fleuve Oubangui, a encore souligné M. Mende.

 

L’ex-rébellion Séléka, coalition hétéroclite de groupes armés, a pris le pouvoir en mars en Centrafrique, chassant le président François Bozizé. Jusqu’au coup d’Etat de la Séléka, chrétiens et musulmans vivaient en bonne entente dans ce pays très pauvre de 4,5 millions d’habitants, chrétien à 80%. Les hommes de la Séléka se sont rendus coupables d’une multitude d’exactions, vols, pillages, exécutions, contre les populations chrétiennes qui ont soif de vengeance et assimilent désormais tous les musulmans à l’ex-rébellion. Le 5 décembre, des milices infiltrées parmi la population avaient lancé une offensive sanglante dans Bangui sur des positions de l’ex-Séléka et des quartiers musulmans.

 

La Misca doit compter à terme 6.000 militaires venus de tout le continent. Les violences qui ont commencé le 5 décembre ont précipité l’intervention militaire de la France, lancée le soir-même après un feu vert de l’ONU et qui mobilise près de 1.600 hommes déployés pour la plupart dans la capitale. Merci de nous écouter… Il faudrait en mettre 1500 de plus le lon de nos frontières.

 

Source : Radio Okapi
 

 

 

Afflux de réfugiés centrafricains à l’Equateur : il faut craindre le syndrome de l’Est

 

PAR LA RÉDACTION • 20 DÉCEMBRE 2013 

Suite aux affrontements sanglants  entre les ex-rebelles de la coalition Seleka et les miliciens Anti-Balaka, la situation devient de plus en plus préoccupante à Bangui. A telle enseigne qu’on assiste à une forte mobilisation à travers le monde. La République démocratique du Congo qui en a tant souffert doit prendre les dispositions qui s’imposent pour ne pas revivre la tragédie  de l’Est.

 

D’après le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), à ce jour, la RDC héberge plus de 47 000 Centrafricains dont plus de 20 000 vivent dans quatre camps des réfugiés répartis dans la province de l’Equateur et dans la Province Orientale. En effet, depuis le début  de ce mois de décembre, près de 3 300 réfugiés centrafricains sont arrivés en République démocratique du Congo. Et rien que pour la  seule journée du lundi dernier, plus de 1 800 nouveaux réfugiés centrafricains sont arrivés en territoire congolais (Zongo), en province de l’Equateur.

La RDC va envoyer 850 hommes en Centrafrique
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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 13:16

 

 

 

 

 

LE MONDE |  21.12.2013 à 11h43  • Mis à jour le  21.12.2013 à 12h25  |Par Cyril Bensimon (Bangui, envoyé spécial) et Nathalie Guibert

 

Dans le chaos de la Centrafrique, elles apparaissent bien seules, ces trois figures à qui l'on prête tant de raison. Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, Oumar Kobine Layama, président de la communauté islamique, et Nicolas Guerekoyame-Gbangou, président de l'Alliance des évangéliques, portent encore sur leurs épaules l'espoir d'un apaisement.

 

A la différence des précédentes, la crise centrafricaine, ouverte par la rébellion puis le coup d'Etat mené par la Séléka en mars, a pris le masque d'un conflit interconfessionnel majeur. « Tous les musulmans ont changé de visage depuis que la Séléka est là », assène Saint-Cyr, un habitant chrétien du quartier de Ben Zvi, à Bangui.

 

Dans un rapport publié jeudi 19 décembre, Human Rights Watch documente l'« escalade des atrocités sectaires » depuis septembre dans la région d'Ouham, autour de Bossangoa. Les violences ne cessent pas depuis le massacre du 5 décembre, date du « match retour », selon leur propre expression, mené par des anti-Balaka chrétiens contre les ex-Séléka musulmans, qui martyrisent le pays, depuis 2012.

 

Dans le camp de déplacés qui jouxte l'aéroport de Bangui, Lydie, haut fonctionnaire, explose. « Ils ont parlé de la paix mais ils ont continué à faire des carnages. Nous ne voulons plus des musulmans, ils ne sont pas sociables. Ils veulent exterminer les autochtones. Ils disent que nous sommes des poulets. On ne peut plus accepter de vivre avec ces gens qui ont un esprit génocidaire. Ils n'ont qu'à partir ! »

 

« LES CHEFS RELIGIEUX S'ENTENDENT ET LEUR MESSAGE EST CLAIR »

 

Les chefs religieux du pays ont joint leurs efforts de médiation il y a un an déjà, dans une « plate-forme des confessions ». Car, pour eux, la religion n'est pas au coeur de cette nouvelle fièvre. Le 7 décembre, les évêques ont condamné les exactions et « toute tentative de récupération politique qui vise à “antagoniser” les Centrafricains sous prétexte d'appartenance religieuse ». Ils martèlent : « Tous les anti-Balakas ne sont pas chrétiens, et tous les chrétiens ne sont pas des anti-Balaka, et il en va de même pour les ex-Séléka et les musulmans. »

 

La France compte sur eux pour réussir son opération « Sangaris ». « Heureusement que les chefs religieux s'entendent et que leur message est clair », convient un diplomate, à Paris« Ce sont des forces majeures », estime un conseiller du ministre de la défense. Les premiers, les prêtres avaient, grâce au maillage des églises dans les campagnes, permis à l'état-major français d'être informé de la dégradation de la situation. Luc Ravel, l'évêque aux armées, connaît bien ses homologues, et a donné l'alerte. En novembre, il s'est rendu en Centrafrique. « Ils avaient vu le risque du “match retour” », raconte-t-il.

 

A Bangui, dans les jours précédant l'attaque du 5 décembre, l'archevêque Nzapalainga faisait part de sa grande inquiétude : « Il existe un risque de justice populaire qui provoquera une hécatombe et le chaos. Nous pourrions arriver à un point d'irrationalité barbare. Je crains que mon autorité morale ne soit pas suffisante pour faire tenir la digue, car les gens ne sont plus prêts à pardonner. »Depuis la France, l'évêque aux armées a sollicité cette semaine un message du pape François, resté très discret sur le conflit.

 

A Paris, on tente de rassurer. Il n'y a pas d'« élément structurel » qui empêcherait les communautés de cohabiter de nouveau, assure-t-on au Quai d'Orsay. Si le contexte régional joue, avec une montée de la radicalisation islamiste, « il n'est pas déterminant ». Le fait religieux avait certes été instrumentalisé par l'ex-président François Bozizé, qui avait agité le « risque wahhabite ». Son successeur par la force, Michel Djotodia, a, lui, proclamé incarner un « pouvoir musulman ».

 

Au ministère de la défense, on assure que les anti-Balaka « restent très majoritairement des groupes d'autodéfense de villages ». On ne note « aucun signe » d'infiltration du groupe djihadiste nigérian Boko Haram, présent aux frontières, encore moins d'Al-Qaida. Mgr Ravel assure : « Personne ne me parle de “somalisation”, les chrétiens disent que si les chababs (djihadistes somaliens) venaient, ça ne prendrait pas. »

 

Mais, en descendant sur Bangui il y a quelques mois, les pillards de la Séléka ont détruit les églises, rares lieux où il était encore possible de voler quelques biens. Leurs exactions sur la population ont fait le reste. Emportés dans la spirale des violences, certains voient maintenant une possible revanche sur l'Histoire. Depuis l'indépendance, la minorité musulmane du pays a été marginalisée. « C'est ce qui a poussé au soulèvement contre l'ancien pouvoir », témoignait Bachir, rencontré à la mosquée Ali Babolo de Bangui après l'attaque du 5 décembre. « Il faut que les chrétiens acceptent qu'aujourd'hui nous sommes au pouvoir. Quand ils y étaient, nous ne protestions pas. Ils veulent nous exterminer parce qu'ils sont majoritaires. »

 

En miroir, Mgr Ravel évoque la crainte des chrétiens : la transition politique pourraitfiger un nouveau rapport de force au profit de la minorité musulmane. « Quinze préfets musulmans sur seize dans un pays à 85 % chrétien, ils n'accepteront jamais cela, indique l'évêque aux armées. Rançonner un pays, c'est le rendre pauvre, donc dépendant d'un groupe qui va dire demain : “Vous allez travailler pour nous.” Les chrétiens parlent de “musulmanisation”. »

 

La présence d'étrangers cristallise la haine, nourrissant l'amalgame Séléka = musulmans = Tchadiens. « Ce sont ceux qui viennent du Tchad et du Soudan et ne parlent qu'arabe qui nous font le plus de mal », assure Divin, jeune homme du quartier Sica 2.

 

« LES MUSULMANS, DÈS QU'ILS ONT UN MORT, ILS EN TUENT DIX »

 

Dans une lettre, les trois chefs religieux ont transmis à François Hollande, le 10 décembre, lors de sa visite éclair à Bangui, une requête embarrassante pour Paris, allié de N'Djamena dans ses opérations en Afrique : « Les troupes tchadiennes sont-elles là pour prendre partie en faveur des mercenaires tchado-soudanais qui constituent le gros des effectifs des ex-Séléka et se sont illustrés par des exactions et de graves violations des droits humains ? Si tel est le cas, nous exigeons le retrait de ces troupes », ont écrit les prélats.

 

Malgré toutes leurs tentatives d'apaisement, les responsables religieux admettent que les digues cèdent. « Dès la sortie de la réunion, un passant a été tué », déplore Désiré, à la sortie d'une séance de réconciliation à la paroisse Notre-Dame de Fatima. « Le problème avec les musulmans, c'est que dès qu'ils ont un mort, ils en tuent dix. »

 

De nouveaux acteurs débordent les autorités religieuses traditionnelles. Après ses critiques sur la Séléka, l'imam Kobine avait déjà été menacé par Noureddine Adam, patron des services de renseignement qui entretient des liens avec le Qatar. Mercredi, après une nouvelle réunion avec des « leaders » de la jeunesse musulmane, beaucoup ont reproché à l'imam d'être trop mou, voire d'être un traître.

 

« Je ne sais pas quelle est la mission de la France. Chaque fois, dans ce pays, c'est la même discrimination contre les musulmans », a lancé Hakim. La veille, pourtant, Sangaris avait lancé une grosse opération contre les anti-Balaka du quartier de Boy Rabé, une démonstration de son « impartialité ».

 

Un chef d'entreprise, Mahamat Abdel Brahim, va plus loin, en évoquant « une scission du nord si cela continue : on nous dit qu'il faut raccourcir la transition parce que Djotodia est musulman et que l'on veut mettre un chrétien à sa place. Les chefs religieux, vous êtes responsables de ce qui nous arrive ! ».

 

Centrafrique : le risque d’un conflit confessionnel
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Centrafrique-Presse.com
22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 00:20

 

 

 

 

 

 

http://www.swissinfo.ch  20 décembre 2013 - 15:58

 

Le CICR s'est déclaré à son tour vendredi "extrêmement préoccupé" par l'augmentation des tensions en Centrafrique. La présence d'hommes en armes parmi la population alimente un climat de peur dans le pays, selon l'organisation.

 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes continuent de se réfugier sur des sites de déplacés à Bangui, la capitale, signale le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Plus de 35'000 déplacés sont massés sur le site de l'aéroport et 15'000 autres personnes ont trouvé refuge près du monastère de Boy-Rabe.

 

Les conditions sanitaires sont précaires sur les sites de déplacés. Le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine s'efforcent d'améliorer les conditions d'hygiène pour éviter la propagation de maladies et d'apporter des soins médicaux.

 

Climat de peur

 

"Les personnes déplacées redoutent la présence d'hommes en armes dans leurs quartiers", a affirmé Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en Centrafrique. "Nous sommes extrêmement préoccupés par l'intensification des tensions intercommunautaires, un phénomène récent qu'exacerbe la présence de ces hommes en armes parmi la population, et qui alimente le climat de peur qui s'installe dans le pays", a-t-il ajouté.

 

Une équipe chirurgicale du CICR doit arriver à Bangui et être déployée à l'hôpital communautaire pour relever l'équipe de MSF. Quelque 60 malades et 109 blessés sont actuellement soignés dans cet hôpital.

Le CICR inquiet de l'intensification des tensions en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 23:42

 

 

 

 

 

 

Le Monde.fr |  • Mis à jour le  Par Cyril Bensimon

 

Ce n'était bien qu'un répit. Ce que tout Bangui pressentait s'est produit. Les premiers coups de feu ont retenti vendredi, vers 4 heures du matin. Quelques heures plus tard, de nouveaux cadavres repoussaient sur le « goudron ». La plupart percés d'une balle. La mécanique de la violence s'est réenclenchée jeudi après-midi après que des soldats tchadiens de la Misca ont été victimes d'une embuscade dans le quartier de Gobongo. L'un d'entre eux a péri et cinq ont été blessés.

 

Aussitôt, la réplique s'est organisée, à coups de canon et de mitrailleuse lourde sur le quartier. Des tirs étaient également entendus dans les alentours de l'aéroport. Puis vendredi matin, un groupe de miliciens anti-balaka a tenté une avancée vers le quartier majoritairement musulman de PK5. Là encore, le contingent tchadien a été placé en première ligne pour bloquer les assaillants. L'essentiel des affrontements s'est déroulé dans le quartier de Bahia Doumbia. Pour nombre de musulmans, les soldats dépêchés par N'Djamena constituent le dernier recours, la seule force capable de les protéger, le reste de la population les exècre, estimant qu'eux et les ex-Séléka ne font qu'un.

 

« SI LES TCHADIENS RESTENT, IL Y AURA UN GÉNOCIDE »

 

En remontant vers le marché de Gobongo, alors que l'opération « Sangaris » a engagé dans les rues de Bangui la totalité de ses moyens disponibles, un soldat français raconte que « c'est la journée la plus compliquée », et qu'« avec les Tchadiens l'écart se creuse de plus en plus ». La stratégie française de ralentissement du processus de désarmement fait bouillir les officiers tchadiens de la Misca. Selon eux, si les ex-Séléka ont accepté d'être mis en caserne, il est désormais urgent de s'en prendre aux milices qui combattent le pouvoir centrafricain et s'en prennent aux populations musulmanes.

 

Quelques mètres plus loin, un groupe d'anti-balaka surgit au bord de la route. Ils sont armés de grenades, de vieux révolvers, de fusils à un coup ou de machettes. Leur discours se limite à quelques mots : « Il faut que Djotodia parte ». Les soldats français ne les désarment pas. En pénétrant dans le quartier, des habitants sont en train de détruire méthodiquement une mosquée à coups de masse. Les tôles de la toiture, les pas de porte, les chambranles de fenêtres sont emportés à la hâte. Les livres de prières sont déchirés.

 

Après avoir fièrement brandi la pièce de métal taillée en forme de croissant qui surplombait quelques minutes plus tôt l'édifice religieux, Claver, qui se présente comme un juriste, détaille avec précisions l'action qu'il est en train de mener.« Nous faisons ça car nous n'avons plus besoin des musulmans. Ils ont la culture de la haine, pas nous car nous sommes des chrétiens. Si les Tchadiens restent, il y aura un génocide. Pourquoi Idriss Déby s'ingère dans nos affaires en contradiction avec la charte des Nations unies ? Il faut que la France fasse comme en Libye, qu'elle chasse Djotodia comme Kadhafi. Sinon on se retournera contre eux. On ne veut plus de l'islam dans ce pays. Nous sommes prêts à faire couler des rivières de sang. »

 

 29 MORTS DEPUIS JEUDI

 

Pendant ce temps, les blessés affluent dans la salle d'attente de l'hôpital communautaire. Couché sur le sol, Augustin a pris une balle perdue dans la cuisse droite. Aboubacar a été visé dans le dos. Michel à l'arcade. D'autres ont reçu des coups de machette, par tout ce qui peut faire mal. Chrétiens et musulmans se retrouvent ici unis dans la douleur. Vendredi en fin de journée, selon Médecins sans frontières, les deux hôpitaux en état de fonctionner avaient reçu près de 80 blessés.

 

A la mosquée Ali Babolo, selon un dignitaire de la communauté musulmane, une quinzaine de corps attendaient en fin d'après-midi d'être mis en terre. « Les gens parlent de plus en plus de faire sécession au Nord. Tout le monde, de 5 à 60 ans, est énervé », raconte Ahmat Deliris. Dans la matinée, des journalistes ont manqué de se faire lyncher dans ce quartier majoritairement musulman. Ici, la France n'a plus bonne presse. Chams, un commerçant d'origine sénégalaise considère que « c'est l'arrivée de l'armée française qui a tout fait dégénérer. Les anti-balaka se voient maintenant en position de force. Pourquoi les Français ne sont-ils pas intervenus pour les arrêter ce matin ? Ils nous laissent à la merci de tout le monde. » Les autorités françaises, elles, jurent de leur impartialité.

 

En fin d'après-midi, Adam Rhakiss, le nouveau directeur général de la police, prend le temps de souffler après une journée passée aux côtés des soldats de la Misca, essentiellement des Tchadiens. « Depuis le matin, on est parti pournettoyer l'attaque des anti-balaka dans les quartiers de Boeing, Cattin et derrière l'aéroport. Maintenant tout est propre », dit il. Pour les journées du 19 et du 20 décembre, la Croix-Rouge centrafricaine avait recensé vendredi en fin de journée, 29 morts, un bilan très partiel.

 

Cyril Bensimon

 

Journaliste au Monde

Lu pour vous : Centrafrique : « On ne veut plus de l'islam dans ce pays »
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