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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 23:28

 

 

 

http://www.pressafrik.com/  Mardi 1 Mars  23:33

 

La Secrétaire générale de la Francophonie salue la proclamation par la Cour constitutionnelle de Transition des résultats définitifs du second tour de l’élection présidentielle  du 14 février 2016 en République centrafricaine (RCA). 
  
«L’annonce de ces résultats définitifs constitue un moment décisif vers la fin de la transition et consacre la restauration de l’ordre politique et démocratique en Centrafrique.  Je félicite le peuple centrafricain pour son sens des responsabilités », a déclaré Madame Jean. 
  
« C’est une élection historique qui symbolise la profonde aspiration des filles et fils de la RCA à vivre dans une société en paix, pleinement tournée vers la reconstruction politique et démocratique ainsi que la prospérité économique et sociale. J’encourage les Centrafricaines et les Centrafricains à maintenir la dynamique de dialogue nécessaire à la réconciliation nationale », a-t-elle ajouté. 
  
Elle adresse au nouveau Président, S.E.M. Faustin Archange Touadera, ses sincères félicitations pour sa brillante victoire ainsi que ses encouragements pour les nombreux défis qui l’attendent. 
  
Dans un communiqué parvenu à Pressafrik.com, la Secrétaire générale salue l’engagement et les efforts constants déployés par les autorités de la transition et l’ensemble des partenaires internationaux de la Centrafrique en faveur d’un processus électoral réussi, en dépit d’un contexte particulièrement difficile. 
  
Elle assure le Président élu de la détermination de la Francophonie à poursuivre sa mobilisation, avec ses partenaires, en faveur de la  consolidation de la paix,  du renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit en RCA ainsi que de la reconstruction du pays.

RCA : Michaëlle Jean salue la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle
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Centrafrique-Presse.com
1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 22:45

 

 

 

APA – Douala (Cameroun) - 2016-03-01 15:01:51 - L’aéroport international de Douala est fermé au trafic depuis ce mardi, conformément à la décision des Aéroports du Cameroun (ADC) suite aux travaux de réfection engagés sur cette infrastructure qui dureront trois semaines, a constaté APA sur place dans la métropole économique camerounaise.


A partir de ce jour, toutes les opérations, notamment les départs et arrivées des vols, ont été transférées à l'aéroport international de Yaoundé-Nsimalen où des mesures spéciales ont été prises.


Il s'agit, entre autres, du renforcement des effectifs à Yaoundé pour faire face au flux des passagers, sans oublier la décision prise par les compagnies de transport aérien pour acheminer les passagers par bus de Douala à Yaoundé et inversement.

Ce mardi, l'aéroport international de Douala qui concentre près de 70 pour cent du trafic aérien du Cameroun ressemble à un vaste chantier qui bourdonne du bruit des machines.

« Nous devons travailler conformément au cahier de charges pour respecter les délais impartis », ont déclaré des travailleurs, se disant « conscients des enjeux que représentent l'aéroport de Douala dans l'économie camerounaise ».


Les travaux globaux de l'aéroport international de Douala sont estimés à près de 34 milliards de francs CFA, dont 30 milliards de francs CFA de prêt obtenu auprès de l'Agence française de développement (AFD).

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=847149#sthash.DbmtdYmy.dpuf

En réfection, l'aéroport international de Douala fermé au trafic
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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 22:39
Avis nécrologique de la Fédération MLPC EAAMOO
Avis nécrologique de la Fédération MLPC EAAMOO

 

 

      Bureau Fédéral                                         
       Secrétariat  Général 
       N°_0010_BF/SG/2016

 

COMMUNIQUE  DE PRESSE

 

 

C'est avec une profonde tristesse que la Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » du MLPC a appris le décès de la camarade KOYAMBOUNOU, née YAMBA Marthe, survenu le 26 février 2016 à l’hôpital Emile Müller de Mulhouse des suites d’une maladie.

 

Au nom de tous les militantes, militants et sympathisants de la Fédération, nous rendons un grand hommage à la camarade Marthe KOYAMBOUNOU qui a été de toutes les luttes que le parti a menées, en compagnie de son mari.

 

Que l’Eternel Dieu Tout Puissant lui accorde toute  sa grâce.

 

En cette douloureuse circonstance,  le Bureau Fédéral adresse au camarade Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU 1er Vice-président du MLPC ainsi qu’à la famille en deuil, ses sincères condoléances et l’expression de sa profonde compassion.

 

 

Fait à Paris, le 29 février 2016

 

Pour le Bureau Fédéral,

 

Jean Didier KABRAL

 

Président Fédéral

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 22:27
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

La Cour Constitutionnelle de Transition proclame Faustin Archange Touadera président de la République Centrafricaine

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 1 MARS 2016

 

La cour constitutionnelle de transition a proclamé ce mardi 1er mars 2016  Faustin Archange Touadera président de la République Centrafricaine, élu à 62,69%. La décision est  prise lors de l’audience publique à Bangui.

 

Selon la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition, Faustin Archange Touadera est vainqueur du scrutin  avec 62,69% au lieu de 62,71% contre 37,31%  au lieu de 37,29%, proclamés provisoirement par l’Autorité Nationale des Elections (ANE).

 

« …Article 3, la majorité  des suffrages exprimés  au scrutin du 14 février 2016 a été  recueillie par le candidat Faustin Archange Touadéra.

 

Article 4, proclame Faustin Archange Touadéra élu président de la République Centrafricaine.

 

Article 5, la présente décision sera notifiée au chef d’Etat de transition, au président du Conseil National de Transition, au Premier Ministre chef du gouvernement de transition, à l’ANE, à Faustin Archange Touadéra et Anicet Georges Dologuélé », c’est en ces termes que Zacharie Ndouba, président de la CCT a proclamé les résultats.

 

La ville de Bangui est calme et aucune manifestation n’est enregistrée à cet effet.  Car déjà, le directeur de campagne de Touadera,  Simplice Sarandji a justifié le président Faustin Archange Touadera n’a pas voulu une manifestation.

 

« Touadera dit qu’il ne veut pas que personne ne puisse imprimer  son effigie, composer des  chansons à son nom pour lui rendre gloire, car cela est un culte de personnalité », a-t-il  expliqué Sylvain.

 

Faustin Archange Touadéra prêtera serment le 30 mars 2016 selon le programme du comité d’organisation. Ce serment marquera la fin de la transition de près de trois ans en Centrafrique.

 

 

Les enseignants du supérieur prolongent leur mouvement de grève pour 8 jours

 

http://rjdh.org/ PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 1 MARS 2016

 

Les enseignants du supérieur prolongent leur mouvement de grève pour 8 jours à compter de la journée du 2 mars 2016. La décision a été prise au cours d’une Assemblée Générale restitutive du Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SYNAES), tenue ce jour 1er mars 2016 à Bangui.

 

Les enseignants du supérieur ont présenté au gouvernement trois points de revendication à savoir ; l’intégration dans la fonction publique des enseignants vacataires du supérieur, le paiement des frais de vacation et le paiement de leurs subventions.

 

Eddy Romuald Wode-Palem, secrétaire exécutif du SYNAES a présenté la décision prise au cours de l’Assemblée Générale restitutive. « Unanimement, les enseignants du supérieur ont décidé d’observer une autre grève de 8 jours, qui va commencer à partir de demain 2 mars 2016, pour prendre fin le 10 mars », a-t-il précisé.

 

Ce dernier a fait savoir que la décision fait suite au silence du gouvernement face aux trois jours de grève observés la semaine dernière. « Nous avons compris qu’il n’y a pas eu d’écho favorable de la part du gouvernement par rapport aux trois premiers jours de grève qui a débuté jeudi 25 février dernier », a affirmé le secrétaire exécutif du SYNAES.

 

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Bernard Simiti a reçu à son cabinet, le bureau exécutif du SYNAES le vendredi 26 février dernier. Aucune solution n’a été trouvée jusque-là, selon le SYNAES.

 

 

Une vingtaine des maisons détruites dans le 7e arr de Bangui suite à la pluie diluvienne

 

http://rjdh.org/ PAR CAROLE BYCEKOAN LE 1 MARS 2016

 

Une vingtaine des maisons ont été détruites dans une partie du 7e  arrondissement de Bangui,  après la pluie qui s’est abattue lundi 29 février dans la capitale centrafricaine. D’autres dégâts matériels et humains ont été enregistrés.

 

Le quartier Ngaragba dans le 7e arrondissement de la ville de Bangui est le plus touché. Jean Max Yokoté, militaire retraité et l’un des victimes  témoigne les faits : «La pluie qui s’est abattue hier dans notre arrondissement a causé des dégâts importants, la plupart des victimes a passé la nuit à la belle étoile. Nous ne savons quoi faire».

 

 Un peu plus loin un arbre arraché par le vent est tombé sur une maison. Henri Mbrepou, propriétaire de la maison regrette l’acte.  « J’étais sorti hier laissant mes 4 enfants avec leur maman dans la maison, quelque minute plus tard, j’ai reçu un appel pour me dire que la  maison est détruite par la pluie et deux de mes enfants ont eu des blessures », a-t-il expliqué.

 

 « Après cette pluie, nous avons enregistré une vingtaine des maisons détruites et des cas des blessures dont une personne du troisième âge a eu une fracture à la jambe. Donc au total trois blessés», a déclaré Jean Pierre Mandago, chef du quartier Ngaragba 5.

 

Chaque année pendant la saison sèche, les premières pluies causent  des dégâts matériels considérables.

 

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 14:10

 

 

01/03/16 (AFP)

 

La Cour constitutionnelle centrafricaine a confirmé mardi la victoire à la présidentielle du 14 février de Faustin-Archange Touadéra sur Anicet-Georges Dologuélé, a constaté l'AFP.

 

Faustin-Archange Touadéra a été élu président de la République Centrafricaine avec 693.864 voix (62,69%) contre 412.881 (37,31%) pour Anicet-Georges Dologuélé, a déclaré le président de la Cour Zacharie Ndouba, confirmant les résultats donnés le 20 février par l'Autorité nationale des élections (ANE).

 

La Cour a rejeté tous les recours en annulation déposés par plusieurs partis ayant soutenu Anicet-Gorges Dologuélé au second tour. M. Dologuélé, bien qu'ayant accusé son rival de "fraudes organisées" après le second tour, n'avait pas déposé de recours.

 

Dologuélé, un des favoris parmi 30 candidats en lice, était arrivé en tête du premier tour (23,78%) le 30 décembre. Le score de M. Touadéra (19,42%), candidat indépendant qui avait fait une campagne discrète avec moins de moyens financiers que son adversaire, avait été la grande surprise du premier tour.

 

Dernier chef du gouvernement de l'ex-président François Bozizé dont le renversement en 2013 par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka a précipité le pays dans un cycle de tueries intercommunautaires, M. Touadéra hérite à 58 ans d'un très lourd passif économique, sécuritaire et social.

 

La Centrafrique, dont l'histoire est jalonnée de coups d'Etat, de rébellions et de mutineries depuis son accession à l'indépendance de la France en 1960, est un des pays les plus pauvres de la planète, malgré son potentiel agricole et minier.

 

 

Centrafrique : Touadéra nouveau président, comme par hasard…

 

01 mars 2016 à 11h45  Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

La scène se passe le 22 janvier 2008. Bangui fait face à une grave crise sociale. Après la démission de son Premier ministre Élie Doté, François Bozizé réunit les caciques du Kwa na Kwa (KNK) dans la salle de cinéma du palais présidentiel – que l’empereur Bokassa utilisait en son temps – afin de désigner son successeur. Parmi eux, Charles Massi, qui n’est pas encore rebelle mais ministre d’État au Développement rural, est persuadé de tenir la corde. Bozizé, lui, a un autre choix en tête. Profitant d’une pause, il descend dans son bureau et demande à sa secrétaire de préparer le décret de nomination du nouveau chef du gouvernement. Ce sera Faustin-Archange Touadéra, père de trois enfants, professeur de mathématiques, recteur de l’université de Bangui depuis 2005… et inconnu du monde politique. La surprise est totale.

 

Huit ans plus tard, le voici président de la République, élu avec plus de 280 000 voix d’avance sur Anicet-Georges Dologuélé (62,69% des suffrages contre 37,31%), comme lui ancien Premier ministre (1999-2001) mais sous Ange-Félix Patassé, après avoir remarquablement manœuvré, s’entourant de proches issus du milieu universitaire, comme Simplice Sarandji, ex-directeur de cabinet à la primature et, ces dernières semaines, son directeur de campagne. Tandis que les favoris multipliaient les meetings, ses équipes faisaient du porte-à-porte, mobilisaient les étudiants, la société civile et les syndicats.

 

Une image d’homme intègre et travailleur

 

Touadéra, 58 ans, a surfé sur l’image d’homme intègre et travailleur qu’il s’est forgée lors de son passage à la primature, où son bilan avait été jugé positif. Les fonctionnaires n’ont pas oublié qu’ils lui doivent la bancarisation de leurs salaires, les syndicats, qu’il a beaucoup contribué à la paix sociale.

 

Né à Bangui dans le quartier populaire de Boy-Rabe, dans une famille de dix enfants originaire de Damara (région de Kemo, à 70 km au nord de la capitale), où il a été député, Touadéra a su tirer parti des nombreux ralliements qu’il a obtenus au lendemain du premier tour – 23 des 30 candidats l’ont assuré de leur soutien. Il a pu notamment bénéficier du travail de Jean-Serge Bokassa dans la Lobaye et de Martin Ziguélé dans l’Ouham-Pendé.

 

Le candidat du régime Bozizé

 

Enfin – et surtout, diront certains -, Touadéra s’est imposé comme le candidat du régime Bozizé. Sur le terrain, les structures qui, en 2011, avaient œuvré à l’élection de l’ex-président ont été mises à son service. Résultat, malgré l’accord signé par Dologuélé avec le KNK, soutenu du bout des lèvres par Bozizé, l’ancien dirigeant de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) a recueilli deux fois moins de voix que Touadéra dans l’Ouham, le fief du président déchu.

 

Ce soutien pourrait-il se révéler empoisonné ? À peine les résultats proclamés, le clan de l’ancien dirigeant, notamment ses fils Jean-Francis et Socrate, annonçait son intention de regagner Bangui, alors que des chefs anti-balaka, dont certains très proches de Jean-Francis Bozizé du temps où il était ministre délégué à la Défense (2008-2013), s’autoproclamaient responsables de la sécurité présidentielle…

 

L’entourage de Touadéra – qui inclut pourtant Dieudonné Tokofeïssé, l’oncle maternel de Jean-Francis, et Ange Ouéfio Goningai, un neveu de François Bozizé -, assure avoir pris ses distances avec l’ancien régime. Un discours qu’a sans doute tenu le nouveau président à Brazzaville, à Malabo et à N’Djamena, où il s’est rendu dans les jours qui ont suivi son élection. Pour y parvenir, Touadéra, qui n’a pas la réputation d’être un homme à poigne, n’aura d’autre choix que de forcer sa nature.

 

Vincent Duhem

Présidentielle centrafricaine: la Cour constitutionnelle confirme l'élection de Touadéra
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Centrafrique-Presse.com
1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 11:36
Lu pour vous : La Centrafrique, république des ONG
Lu pour vous : La Centrafrique, république des ONG
Lu pour vous : La Centrafrique, république des ONG

 

 

 

http://www.la-croix.com/  Pierre Cochez (à Bangui, Kaga-Bandoro et Kabo), le 01/03/2016 à 8h34

 

En République centrafricaine, trois ans de guerre civile ont fait fuir tout ce qui ressemblait à l’État.

La solidarité internationale – militaires, humanitaires, onusiens – tente de maintenir un semblant de solidarité et d’ordre au cœur d’une population souvent traumatisée.

 

Le centre de Kaga-Bandoro, ville au cœur de la savane centrafricaine, n’est qu’un assemblage de camps. Celui de la Minusca, la force onusienne chargée de maintenir la paix dans ce pays déchiré par trois années de guerre civile. Ceux d’organismes onusiens comme le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR). Et ceux des ONG comme Save the ChildrenSolidarités International ou la Caritas, qui regroupe autour de la cathédrale plusieurs milliers de déplacés centrafricains. Entre tous ces sites, on peut apercevoir l’ancien bâtiment de la perception, brûlé, celui des douanes, pillé, ou celui de la police, désert. Ici, tout ce qui ressemble à l’État a disparu, s’est évanoui, a fui vers Bangui.

 

Un peu plus loin, dans le village de Bokayanga, la population est de retour après avoir déserté au plus fort de l’insécurité. Maurice, un cultivateur qui produit aussi du miel, espère des lendemains meilleurs : « Si la paix est revenue, les policiers vont pouvoir revenir. »

 

En attendant, les agriculteurs se sentent bien seuls pour contenir la pression des éleveurs peuls. Bien armés, ceux-ci ont profité du vide laissé par les habitants pour investir les champs dans la transhumance de leur bétail depuis le Tchad. « La nuit, je peux entendre de ma case le beuglement de leurs bœufs »,confie, lugubre, Maurice.

 

Nommé « président de la délégation spéciale par décret présidentiel »

 

À Kaga-Bandoro, Sherif Abel n’a pas attendu l’accalmie pour revenir et assurer un semblant d’autorité. Cet ancien chef de quartier et animateur de la maison des jeunes a été nommé « président de la délégation spéciale de Kaga-Bandoro par décret présidentiel », précise-t-il depuis son tout petit bureau recouvert du drapeau centrafricain, histoire de lui donner du courage.

 

Il vient de recevoir « un homme qui n’avait que son slip, car “ils” ont brûlé sa maison pendant la nuit ». Sherif Abel ne peut pas faire grand-chose pour lui.« Nous sommes une commune autonome. Or, les recettes qui pourraient nous faire fonctionner sont encore aux mains des rebelles Séléka. Les abattoirs sont sous leur contrôle comme le parcage des animaux. Ils touchent de l’argent pour cela »,explique-t-il.

 

Les Séléka, ces milices musulmanes, continuent effectivement à faire la police, à rendre la justice dans Kaga-Bandoro. « Ils tranchent les affaires illégalement, en faisant payer les gens pour l’infraction constatée. Or, ils n’ont pas de reçu à donner aux gens et l’argent ne va pas à l’État », se désole-t-il.

 

De son côté, Sherif Abel a envoyé des percepteurs collecter de l’argent auprès des commerçants du marché pour l’emplacement qu’ils occupent à côté du camp des déplacés. C’est le seul revenu qu’il perçoit, et encore, avec difficulté.

 

« Si les ONG n’étaient pas là, ce serait la forêt ici »

 

Alors, comme à peu près tout le monde ici, le maire compte beaucoup sur les ONG. « Si elles n’étaient pas là, ce serait la forêt ici », résume-t-il. Sherif Abel donne un exemple : « Si je veux faire un meeting, une ONG me transporte et les forces de la Minusca me sécurisent. »

 

Ici, à Kaga-Bandoro, les soldats pakistanais de la Minusca veillent à chaque croisement, juchés sur leurs véhicules blindés blancs. En l’absence d’instituteurs, l’école est assurée par des « maîtres parents » formés et payés par l’Unicef. Les distributions de nourriture aux déplacés sont effectuées par Caritas et le Programme alimentaire mondial de l’ONU. La radio est celle des Nations unies. Une liaison aérienne est assurée deux ou trois fois par semaine vers Bangui par l’appareil d’une ­vingtaine de places de l’ONG Aviation sans frontières. Les latrines et la distribution de l’eau sont sous la responsabilité de Solidarités International.

 

Quelqu’un qui s’intéresse à leur vie quotidienne

 

Cet après-midi, le coordinateur de cette dernière ONG, Julien, est en visite dans l’un des quartiers excentrés de Kaga-Bandoro. Il veut comprendre pourquoi les déplacés qui habitent là n’utilisent pas les latrines et les douches mises à leur disposition. Elles doivent être approvisionnées en eau par des jerricanes que les usagers sont censés remplir aux deux pompes du camp.

 

« D’après vous, pourquoi vos enfants ont-ils des diarrhées ? Parce qu’ils n’utilisent pas les latrines », explique-t-il aux femmes. « Les latrines, il suffit de remettre les bouchons pour qu’elles ne sentent pas trop. La première des aides, c’est soi-même », répète-t-il.

 

C’est visiblement la première fois que les habitants du camp rencontrent quelqu’un qui s’intéresse à leur vie quotidienne. George, un expatrié congolais de Solidarités International, résume : « La population, bien souvent, n’a jamais vu une représentation de l’État. »

 

L’ONG gère aussi la santé des troupeaux, sur des fonds européens du programme Écho. Elle assure la vaccination des bœufs en fournissant produits et main-d’œuvre pour prévenir la peste. Solidarités International a fait revenir de Bangui, moyennant finances, le vétérinaire qui avait déserté l’endroit, les Séléka ayant investi son bureau.

 

Une administration parallèle

 

Tous ces organismes étrangers en sont venus à créer une administration parallèle. Chaque jeudi matin, une réunion de coordination les réunit dans les locaux d’Ocha, l’organisme onusien chargé des ONG. Chaque premier mardi du mois, l’Unicef organise une réunion sur tous les sujets liés à l’eau et à l’hygiène. Toutes les deux semaines, le HCR convoque une réunion sur la protection des civils.

 

Les expatriés, occidentaux, pakistanais ou africains, ont aussi leur quartier général informel : chez Ali, un Pakistanais qui a quitté son restaurant de Lahore pour suivre les pas d’un oncle aux États-Unis. Escroqué par un intermédiaire, il s’est replié sur la proposition d’un cousin qui lui proposait de l’acheminer gratuitement à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Là-bas, il s’est marié à une Congolaise. Puis, il a suivi les militaires pakistanais de la Minusca à Kaga-Bandoro.

 

À la nuit tombée, il confie son amour de l’Afrique en regardant passer l’imposant convoi hebdomadaire d’une cinquantaine de camions qui arrivent de Bangui dans un nuage de poussière, escortés par la Minusca pour éviter les coupeurs de route.

 

Les ONG sur tous les fronts

 

Un peu plus haut sur la carte, à Kabo, l’État centrafricain est là aussi absent. Autour de l’église, que deux prêtres centrafricains ont quittée il y a deux ans pour l’évêché de Bossangoa, on trouve le camp de Solidarités International, celui de Médecins sans frontières (MSF), qui constitue l’unique hôpital de la région, et la base de l’Office international des migrations (OIM), installé dans la maison paroissiale.

 

À tour de rôle, dix catéchistes assurent l’organisation de la célébration du dimanche qui rassemble plus de 600 personnes. « L’Église appartient aux chrétiens, pas aux seuls prêtres », souligne Solange, l’une des catéchistes, par ailleurs salariée de Solidarités International. « Pour les hosties consacrées, nous les faisons venir de Kaga-Bandoro et nous les payons. » Moyennant quoi, la célébration est priante, accompagnée par une chorale impeccable qui a répété la veille.

 

Pour la visite du pape à Bangui, le 29 novembre 2015, la paroisse de Kabo avait délégué quatre personnes. « Quand un père écoute les cris de ses enfants et vient fouler leur terre, il faut être là. Cela nous a pris sept journées en tout pour aller, assister et revenir. Le président du conseil pastoral, Guy-Barthélemy, a raconté ensuite la visite du pape à la célébration du dimanche. Sans micro, puisqu’on nous l’a volé au début des événements », explique Solange.

 

Un sentiment pourtant partagé sur le travail des ONG

 

En Centrafrique, les ONG s’affairent en essayant de pallier les manques, de panser les blessures de la guerre, de calmer les haines. Et pourtant, à Bangui, certains s’impatientent. Un haut responsable religieux regrette que « le pays soit sous tutelle ».

 

Sur le travail des ONG, il reflète un sentiment souvent partagé par la population au vu des 4×4 des organisations étrangères qui sillonnent la capitale : « Quand on voit tout ce que reçoivent ces ONG et ce qui nous revient au final, on peut se poser des questions. Les gens ont hâte de les voir repartir. »

 

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► UN PAYS EN ÉTAT D’URGENCE HUMANITAIRE

 

2,7 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population, ont besoin d’une assistance humanitaire ; 2,4 millions d’enfants sont affectés par la crise.

 

450 000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays ; 460 000 Centrafricains sont réfugiés dans des pays voisins.

 

Depuis 2014, l’Union européenne finance des actions humanitaires pour une somme de 270 millions d’euros.

 

En Centrafrique, le système national de santé s’est effondré. Près de 2,5 millions de personnes vivent dans l’insécurité alimentaire. Moins de 35 % de la population a accès à l’eau potable et à des installations sanitaires adaptées.

 

Sur le plan du maintien de l’ordre, la force française Sangaris comprend 900 hommes, dont 600 quitteront le pays en 2016. La Minusca (mission de stabilisation des Nations unies en Centrafrique) comprend 11 644 personnes, dont 9 285 soldats de plusieurs pays, comme la République démocratique du Congo, le Burundi, le Pakistan ou le Bangladesh.

 

Pierre Cochez (à Bangui, Kaga-Bandoro et Kabo)

 

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 22:35

 

 

https://www.icrc.org  29 FÉVRIER 2016

 

En République Centrafricaine (RCA), des milliers de personnes déplacées attendent toujours de pouvoir rentrer chez elles et reprendre une vie normale. A la souffrance de personnes déjà profondément affaiblies par les conséquences du conflit est venue s'ajouter, depuis le début de l'année, la présence et des incursions d'hommes armés dans les sites de déplacés, ainsi que des incendies domestiques à Kaga Bandoro, Batangafo et Bambari. Leurs conditions de vie ne cessent par conséquent de se dégrader.

 

A Bambari, au centre-est du pays, les incendies ont tué et blessé plusieurs personnes et ont causé d'énormes dégâts matériels : plus de la moitié des abris de fortune et des biens de personnes déjà vulnérables sont partis en fumée. La même situation s'est produite à Kaga Bandoro et à Bantagafo, au nord de la RCA, où aucune perte en vies humaines n'est heureusement à déplorer. «Je n'ai pas eu le temps de prendre mes biens quand l'incendie a éclaté et j'ai perdu tout ce qui permettait à ma famille de vivre sur ce site : les habits, le matériel de couchage et les biens essentiels de ménage reçu des organisations humanitaires. Qu'allons-nous devenir ? », s'interroge Jeannette Igakola, une veuve résidant sur le site de l'Évêché de Kaga Bandoro.

 

Situation difficile à Bangui

 

A Bangui, la capitale de la RCA, la situation humanitaire des personnes déplacées est tout aussi difficile. Le manque d'accès à l'eau potable et à l'assainissement les expose aux maladies telles que le paludisme et la diarrhée. Les difficultés d'accès à la nourriture les soumettent au risque de malnutrition.

 

De nombreuses autres personnes sont aujourd'hui déplacées au sein de la RCA. Certaines d'entre elles vivent dans des familles d'accueil, alors que d'autres encore ont trouvé refuge dans la brousse où les conditions de vie sont encore plus précaires. La persistance de l'insécurité dans leurs lieux d'origine empêche certains déplacés qui le souhaiteraient de rentrer chez eux. D'autres préfèrent attendre de voir l'évolution de la situation avant de prendre la décision d'un retour.

 

« Quelque 435 000 personnes déplacées en RCA vivent aujourd'hui dans des conditions très difficiles. Leur souhait le plus cher est de pouvoir rentrer chez elles dès que la situation le permettra », explique Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR en RCA.

 

De novembre 2015 à janvier 2016, le CICR, en collaboration avec les volontaires de la Croix-Rouge Centrafricaine, a :

 

  • réalisé plus de 250 interventions chirurgicales et plus de 1500 consultations et à l'Hôpital Communautaire de Bangui ;
  •  
  • effectué plus de 10 000 consultations à Kaga Bandoro, dont un millier de consultations prénatales ;
  •  
  • apporté un soutien psychosocial à plus de 50 victimes de violences sexuelles à Kaga Bandoro ;
  •  
  • traité plus de 1900 cas de paludisme à Birao ;
  •  
  • permis à plus de 100 personnes séparées de leur famille à cause du conflit d'échanger des nouvelles avec leurs proches par téléphone et réuni 3 d'entre elles avec leur famille ;
  •  
  • fourni quotidiennement de l'eau à plus de 53 000 personnes déplacées à Bangui, Kaga Bandoro et Bambari ;
  •  
  • fourni quotidiennement de l'eau potable à 10 000 habitants de la ville Ndélé à travers le réseau de la Société de distribution d'eau en Centrafrique ;
  •  
  • fourni une assistance alimentaire à plus de 7500 enfants malnutris à Kaga Bandoro ;
  •  
  • distribué des vivres à plus 20 000 personnes déplacées à Bangui et à plus de 7000 autres sur l'axe Kaga Bandoro-Ouandago ;
  •  
  • sensibilisé 45 journalistes et plus de 100 leaders communautaires sur la nécessité de protéger les infrastructures et le personnel médicaux ;
  •  
  • sensibilisé plus de 30 élèves officiers des Forces Armées Centrafricaines et 45 membres des groupes armés aux principes de base du droit international humanitaire.
  •  

Par ailleurs, les délégués du CICR ont visité plus de 500 détenus à travers le pays. Plus de 400 d'entre eux ont reçu des articles d'hygiène personnelle et générale.

 

République centrafricaine : des milliers de déplacés entre souffrances et incertitude
République centrafricaine : des milliers de déplacés entre souffrances et incertitude
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Centrafrique-Presse.com
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 22:07

 

 

Brazzaville, 29/02/2016 à 21:11 (Starducongo.com) - Il était 10 heures, heure locale, le lundi 29 février 2016 que le chef d’Etat nouvellement élu de la République Centrafricaine, Faustin Touedera a foulé le sol de Brazzaville, par l’aéroport international Maya-Maya, pour une visite de 24 heures. Il est accueilli à sa descente d’avion par son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, médiateur international dans la crise qui a déchiré son pays.

 

Une chaude et fraternelle accolade a marqué cette première rencontre des deux hommes d’Etat. Faustin Touadera, qui a la mission de conduire les destinées de la République centrafricaine post conflit entreprend cette visite de courtoisie auprès du médiateur dans la crise que son pays traverse, sans doute, exprimer dans les faits la reconnaissance de son peuple à l’égard du président Denis Sassou N’Guesso. Au regard des efforts consentis par le chef de l'Etat congolais dans la recherche des solutions au conflit qui déchirait la Centrafrique qu’il considère affectueusement comme pays frère. 


Le nouvel élu de la RCA a ainsi eu des entretiens en tête à tête de près de deux heures avec son hôte. Il ne s’est pas prêté aux questions de la presse pour dévoiler le contenu de ces entretiens. Mais, selon certaines indiscrétions, Faustin Touadera a mis à contribution son séjour brazzavillois pour prendre les conseils auprès d’un homme d’expérience, avant son investiture qui marquera le début effectif de son mandat. 

Des défis énormes attendent le nouveau président centrafricain, notamment la réconciliation et la reconstruction du pays, sans oublier le redressement de l’économie que la crise a davantage ruinée. 


Dans l’accomplissement de ces tâches certes difficiles, mais pas impossibles, le président centrafricain saura compter à l’évidence sur les Centrafricains, mais aussi sur ses partenaires internationaux. Et, son déplacement en direction de Brazzaville, deux semaines après son élection, à l’issue du second tour de la présidentielle, est la preuve qu’il compte effectivement sur l’apport d’un voisin qui plus est, a joué un rôle dans la mobilisation des fonds pour l’organisateur des fonds pour l’organisation de ce scrutin. Il pouvait avoir sollicité d’emblée que Denis Sassou N’Guesso appuie les nouvelle autorités qui vont s’installer bientôt dans la mobilisation des partenaires indispensables à la reconstruction de la RCA. Il s’agit donc d’un un acte majeur dans le renforcement de la coopération entre Brazzaville et Bangui. 


Depuis son élection, Faustin Touadera s’est déjà rendu Malabo et Ndjamena avant Brazzaville. 

 

 

Visite éclair du président centrafricain Faustin Touadera à Brazzaville 

              

APA-Brazzaville (Congo) 2016-02-29 20:23:22 - Le chef de l’Etat centrafricain, Faustin Touadera, est arrivé lundi matin à Brazzaville où il a été accueilli par son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, médiateur dans la crise qui a déchiré la République centrafricaine ces dernières années.


Cette visite de courtoisie du nouveau président de la RCA auprès du médiateur Denis Sassou N'Guesso a sans doute pour objet d'exprimer sa reconnaissance et celle du peuple centrafricain au président congolais pour l'heureux aboutissement du processus avec l'élection du président de la République.

Le nouvel élu de la RCA a eu des entretiens en tête à tête de près de deux heures avec son hôte.

 

Faustin Touadera a été élu le 20 février, président de la République centrafricaine avec près de 63% des suffrages, à l'issue du second tour de la présidentielle qui l'a opposé au
son challenger Anicet Dologuele.


Après son élection, le président Touadera s'est rendu, avant le Congo, en Guinée Equatoriale et au Tchad.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=847086#sthash.IKQ9ga4k.dpuf

Congo-Centrafrique. Le nouveau président élu de Centrafrique, Faustin Touadera à Brazzaville
Congo-Centrafrique. Le nouveau président élu de Centrafrique, Faustin Touadera à Brazzaville
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 17:23
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

La délibération de la présidentielle et des législatives attendue demain mardi 1er mars

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 29 FÉVRIER 2016

 

Les résultats définitifs du second tour de la présidentielle et du 1er tour des législatives pourraient être proclamés mardi 1er mars 2016, a-t-on appris de sources proches de la cour constitutionnelle de transition, organe chargé de valider les résultats des élections en Centrafrique.

 

Une source à la cour constitutionnelle de transition a fait savoir sous l’anonymat que les résultats définitifs des dernières élections seront annoncés d’ici demain si aucune force majeure n’est signalée « la cour est déjà prête. C’est demain probablement que le peuple sera informé par les conseillers » a confié cette source.

 

Aucune surprise n’est attendue de l’avis de la même source « il n’y aura pas de surprise. Les résultats de la présidentielle seront validés malgré quelques retouches qui n’ont pas d’incidence sur les positionnements. Aux législatives, il n’y aura pas non plus de grand bouleversements » a-t-elle expliqué.

 

C’est à l’issue de la délibération de la cour constitutionnelle de transition le nouveau président élu sera investi et le second tour des législatives pourrait se tenir.

 

Faustin Archange Touadéra est déclaré vainqueur du second tour de la présidentielle par l’Autorité Nationale des Elections, le 20 février dernier avec 62,71/% contre 37,29% pour son adversaire du second tour, Anicet Georges Dologuelé. L’investiture du nouveau président est prévue pour le 30 mars 2016.

 

 

Les étudiants réclament à travers une grève, la publication de la liste additive des boursiers

 

http://rjdh.org/ PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 29 FÉVRIER 2016

 

 Les étudiants ont organisé une manifestation ce lundi, matin pour réclamer la publication de la liste additive des boursiers. Une partie de l’avenue des Martyrs a été barricadée dans la journée de ce 29 février 2016.

 

L’avenue des Martyrs a été occupée ce matin par les étudiants en colère. Ils ont érigé des barricades pour bloquer la circulation.

 

Siméon Bengaye, un des manifestants a rappelé leur principale revendication en ces termes « le quota de bourse initialement prévu à l’Université de Bangui était de 2.500. Lors des travaux de la commission de cette année, cela a été porté à 2.900. A la fin, ils n’ont publié que 2.200. Nous réclamons aujourd’hui les 700, telle est la raison de notre grève ».

 

Norbert Poungaba, président de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA), a fait savoir que les autorités n’ont pas encore satisfait les cas d’omissions « c’est ce qui justifie le mouvement de ce matin » a t-il précisé.

 

Le président de l’ANECA a confié au RJDH que les autorités de la transition n’ont pas tenu parole par rapport à ce dossier « le gouvernement avait pris l’engagement de signer dans un bref délai la liste additive des étudiants de l’Université de Bangui. Cet engagement a été pris depuis le mois de novembre. Jusque là, rien n’est encore fait », a-t-il indiqué.

 

Le RJDH n’a pu entrer en contact avec le ministère de l’enseignement supérieur pour des précisions. Toutefois, le rectorat contacté n’a pas souhaité se prononcer sur une affaire qu’il considère comme propre aux étudiants.

 

C’est la troisième grève des étudiants sur la question en l’espace de deux mois. Le dernier mouvement remonte au 3 février 2016.

 

 

Le ministère de l’agriculture veut relancer l’agriculture par région

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 29 FÉVRIER 2016

 

Le ministère du développement rural a mis au point des plans de relance agricole par région. Selon, Fernand Selkoumanda, chargé de missions au ministère du développement rural, ces plans seront mis en œuvre entre 2016 et 2018. Il l’a dit dans un entretien accordé, ce jour au RJDH.

 

Fernand Selkoumanda a indiqué que les missions de vulgarisation de ces plans sont en train de descendre sur le terrain « le ministère  a crée sept régions administratives. Actuellement, les équipes de chaque région sont en train de se rendre sur le terrain pour présenter le plan de la relance agricole par région » a-t-il précisé avant de détailler le programme « nous avons commencé dans la Nana-Mambéré et actuellement des équipes sont dans la région 4 à Sibut, dans la région 5 à Bria. Une équipe  a quitté Bambari pour Bangassou dans la région 6, et l’équipe de la région 7 c’est à dire Bangui et ses environs vont se réunir demain mardi. Le 4 mars se sera la région numéro 1 constituée des préfectures de l’Ombella-Mpoko et de la Lobaye ».

 

Le chargé de missions a présenté les grands axes de ces plans en ces termes « les plans sont axés sur quatre axes stratégiques notamment, la relance de l’agriculture, de l’élevage et le développement, l’agriculture comme facteur de réconciliation nationale, l’entreprenariat des jeunes pour la modernisation de l’agriculture et enfin la gouvernance agricole pour une compétitivité de l’agriculture centrafricaine ».

 

Le cout de ce projet piloté par le ministère est évalué à environ 275 milliards de FCA. Préparé depuis décembre 2015, ce plan a été lancé à Bouar lors de la foire agricole du 22 février dernier.

 

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 17:17
Poème : "Mbi bala mo Centrafrika" par Bambote Makombo

 

 

 

(I ka mama ti i pépé)

 

                   II

 

         1

 

Mbi bala mo

Centrafrika

mo té bio

na ngunza

 

         2

 

mo yéké la

mo yéké ngu

mo yéké la

so a gwé

na bé ti mo

Kodoro ti mo

 

         3

 

Mbi bala la

électricité ti mo

mbi bala sésé

so ti Centrafrika

lo iri kwa ti

daba molo

molo poro ti

kati ti mo

 

         4

 

Mbi bala mo

kobé ti kodoro

ti maboko

Sésé so a

du ni na

a molengué

wali koli ti

lo

Centrafrika

 

         5

 

Mbi bala mo

Centrafrika

Bê Afrika

 

         6

 

a mbéni ndo

a mbéni la

ni na ndowa

ala wara poupou

ti gwé na bé

ti ala na ni

na

ndowa

a futi a ngu

ni kwé

a futi sésé

ti ala kwé

na ya ti bé

ti ala

 

         7

 

kota ya ti ala

a toto pasi

ti kota nzala

Mbi bala mo

Afrika

A zo so a bi

ya ti ala na

ndo ni ti mo

mama ti sarango

kwa ti travo forcés

ti kobé ti ala

a vi ti a milliards

a futi kodoro ti

ala ala yé ti

té Béafrika Afrika

ala yé ti futi i

Sésé so ayeké i

 

         8

 

awé

kolonialismo awé

kapitalismo kommunism

awé monsieur Lina Li

 

         9

 

na bourouma ti

a maboko ti bé

ti ala péré ti nguinza

ti mbéti séngué

séngué na bourouma

ti lé ti ala

koruption a gbu

na ya ti kanga

a moboko ti a

molengué ti Afrika

na a li ti Béafrika

ala kanga a massouma

na a bé ti a chef d’état ni

ala ga a zo ti nzi awé

a zo ti tranzicion

ala wendé péré so

na ndowa

 

         10
 

a tiéri Bangui a zo

so a mu na ala

a bourouma ti péré

so na ndowa

ti nzi kodoro ti Afrika

Centrafrika

 

         11

 

Esclavage awé

Mbi bala mo Centrafrika

Rézistant antibalaka

Rézistans

Mabako na mabako

li na li ti mo

ala pété kodoro so

téré ti mo pépé

ala fa mo na machin pépé

daba na maboko

ti mo mo yinga

poro ti sésé ti mo

kwé

Centrafrika

 

         12

 

Mbi bala mo Centrafrika

mo yinga rézistans

ala nkpé rézistans

tonga wa

a chinoi a nkpé

rézistans ti Centrafrika

tonga na kwa na wa

a francès nga

ala fa kéké na

a ngunda kwé

 

         13

 

Sésé ti Centrafrika

ayéké mama ti i

kéké, ngu ayéké

ita ti bata téré

ti i na a Massouma

ti a Baba ti I

I ka mama

Centrafrika

ti i pépé

 

14

 

Centrafrika oko

Inventé kodoro

ti I kwé

Souveraine

 

Le 16 janvier 2016

 

Bamboté Makombo

 

 

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