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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 00:06

 

 

REPORTAGE

 

Par Laudes Martial Mbon (contributeur Le Monde Afrique, Brazzaville)

 

Le Monde.fr Le 28.09.2015 à 18h07

 

« Sassoufit », « Le Congo n’est pas une propriété des Nguesso », « Non au coup d’Etat constitutionnel »... Inscrits au stylo, à la craie ou tout simplement au charbon sur les pancartes des manifestants, les slogans hostiles au président congolais ont fleuri, dimanche 27 septembre, dans les rues saturées de chaleur de Brazzaville.

 

La foule compacte et bigarrée, composée d’au moins 25 000 militants venus des quatre coins de la capitale congolaise et de l’intérieur du pays, s’étalait sur près d’un kilomètre, le long du boulevard Alfred-Raoul, ex-boulevard des Armées. Si la participation avancée par les organisateurs dépasse de loin les chiffres de la police et des médias publics (3 000 personnes), le rassemblement était assurément la plus importante manifestation de l’opposition depuis le retour au pouvoir de Denis Sassou Nguesso en 1997.

 

Le survol du cortège par un hélicoptère des Forces armées congolaises (FAC) a provoqué les huées des militants qui ont dénoncé une tentative d’intimidation et de provocation du pouvoir. Très visible à certains carrefours, la police est toutefois restée discrète dans le périmètre du boulevard.

 

Trente et un ans à la tête du Congo

 

Organisé par le Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), le meeting aurait dû se tenir avant les Jeux africains. Il a finalement eu lieu après l’annonce, par le président, d’un référendum sur une nouvelle Constitution. Un projet présenté le 22 septembre, et violemment décrié par l’opposition, qui dénonce un « coup d’Etat constitutionnel » du chef de l’Etat pour lui permettre de briguer un troisième mandat.

 

Denis Sassou Nguesso, 72 ans, cumule déjà trente et un ans d’exercice du pouvoir. Or, la loi fondamentale en vigueur depuis 2002 au Congo limite l’âge des candidats à la magistrature suprême à 70 ans et interdit au chef de l’Etat d’enchaîner plus de deux mandats.

 

« En annonçant le référendum, le président n’a pas dit qu’il voulait d’un mandat de plus. Il ne s’agit pas de l’affaire d’un homme. Nous voulons changer la Constitution pour changer la gouvernance », a défendu bec et ongles Thierry Moungalla, nouveau ministre de la communication et des médias. Et le ministre des affaires foncières et du domaine public, le juriste Pierre Mabiala, d’insister : « Le président a bien dit qu’il donne la parole au peuple. Et le peuple, vous le savez bien, détient la souveraineté nationale. C’est la décision du peuple qui compte. Donc, le référendum est un procédé démocratique naturel et légal. »

 

Un « subterfuge » pour s’éterniser au pouvoir

 

L’argumentaire du gouvernement ne convainc pas les partisans de l’alternance, loin s’en faut. Les opposants et certaines organisations de la société civile n’ont de cesse de brocarder le « subterfuge » du chef de l’Etat pour s’éterniser aux affaires. « Nous avons vu le président de la République venir avec des consultations, des concertations et des dialogues. C’était pour atterrir sur le changement de la Constitution. Il n’a aucune légitimité pour convoquer un référendum. Il doit simplement partir et laisser le pays en paix », a réagi Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), première formation de l’opposition.

 

Si le président n’a jamais fait part explicitement de son désir de se représenter, la perspective ne fait aucun doute selon Paul-Marie Mpouelé, coordonnateur du Frocad. « Les masques sont tombés : en annonçant le référendum, Sassou tient coûte que coûte à avoir un mandat de plus, estime le militant. Mais nous lui demandons de faire preuve de grandeur d’esprit, de sortir par la grande porte et d’accepter l’alternance en 2016, comme il l’avait fait en 1992. »

 

Battu à la régulière et dès le premier tour lors de la toute première élection présidentielle après l’ouverture du Congo au multipartisme, Denis Sassou Nguesso avait passé le témoin à Pascal Lissouba, le vainqueur, en 1992. Il était revenu au pouvoir cinq ans plus tard au terme d’une sanglante guerre civile avant de se faire élire et réélire en 2002 et 2009.

 

Vers un boycott ?

 

« L’alternance est le meilleur héritage que la Conférence nationale souveraine de 1991 nous a légué. Mais quand un homme se croit indispensable, il n’est plus qu’un dictateur. C’est le cas du président Sassou », déplore Mathias Dzon, ancien ministre des finances (1997-2002) passé dans l’opposition.

 

Le référendum divise jusqu’au sein du Parti congolais du travail (PCT), la formation au pouvoir. Membre du bureau politique, le philosophe Charles Zacharie Bowao a annoncé vendredi 25 septembre qu’il démissionnait du mouvement dans une lettre ouverte au président :

 

Je refuse de cautionner l’escroquerie historique dont vous êtes, monsieur le secrétaire général du PCT, le chantre aux commandes d’une formation politique fanatisée, empêtrée dans l’archaïsme idéologique et incapable de se démocratiser.

 

Si le débat constitutionnel n’a pas entraîné de violences, comme au Burkina Faso ou au Burundi, l’opposition ne compte pas laisser faire. Plusieurs meetings sont attendus dans les prochains jours. Objectif : mobiliser pour un boycott du référendum.

 

Laudes Martial Mbon contributeur Le Monde Afrique, Brazzaville


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/09/28/congo-manifestation-d-une-ampleur-inedite-contre-le-president-sassou-nguesso_4775584_3212.html#UrrCRX4mKFPv9YxF.99

Lu pour vous : Congo : manifestation d’une ampleur inédite contre le président Sassou Nguesso
Lu pour vous : Congo : manifestation d’une ampleur inédite contre le président Sassou Nguesso

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Centrafrique-Presse.com
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 23:46
Communiqué gouvernemental

 

 

COMMUNIQUE GOUVERNEMENTAL

 

Hier aux environs de 23 heures,  des  hommes armés ont  attaqué le camp de la Gendarmerie, un haut lieu de symbole de l’Etat. Les éléments des forces de Sécurité Intérieure ont vigoureusement riposté, mettant en déroute les assaillants. Dans les affrontements, il y a eu trois morts du côté des assaillants dont le caporal chef MAZIMBELE et son garde du corps, d’où les tirs qui sont entendus. Mais actuellement la situation est sous contrôle.

 

Le Gouvernement n’est pas surpris par cette nouvelle escalade de violence car depuis quelques temps les reçus  signalaient l’arrivée massive à Bangui  des antibalakas, de renseignements l’arrière du pays  ainsi que le recrutement des jeunes gens à Boy-rabe et Boeing pour en faire de la chair à canon.  

 

Tous les  officiers de l’armée et les gens qui sont derrière ce coup de force sont bien identifiés et suivis. Le moment venu, le Gouvernement prendra ses responsabilités car toutes ces agitations sont contraires aux engagements pris publiquement lors du Forum de Bangui, à savoir que  les FACAS  sont et resteront apolitiques et  souveraines.

 

Le Gouvernement demande à tous les policiers, gendarmes et militaires   qui n’ont pas encore  rejoint leurs casernes respectives, de le faire sans délai, le quartier  étant consigné  jusqu’à nouvel ordre.  Tous ceux qui prendront le risque de rester dans le camp des  ennemis de la paix, seront considérés comme déserteurs  avec toutes les conséquences de droit.

 

A l’endroit de la vaillante population civile de Bangui, le Gouvernement  réitère l’appel au calme et à la vigilance.  Chers compatriotes, ne cédez pas à la manipulation et aux appels séditieux des ennemis de la paix qui  vous demandent de descendre dans la rue et ériger des barricades. On vous a fait croire que cette manifestation vise à exiger un peu plus de sécurité mais en réalité, vous êtes utilisés comme paravent, vous êtes infiltrés par des hommes armés  dans l’optique de s’emparer  de la radio et la télévision et annoncer  l’ouverture d’une troisième transition.

 

 Dès demain, vous devez  reprendre les activités socio-économiques et de développement  car ce n’est pas en restant à la maison que vous allez subvenir au besoin de  votre famille. Vous devez   reprendre le travail sinon  vous donnerez raison aux ennemis de la paix.

 

Toutes les dispositions sont prises pour garantir votre libre circulation et  votre sécurité, notamment par le déploiement des patrouilles   dans la ville, la levée des barricades sur certaines artères de la ville de Bangui, l’ouverture de quatre stations services Total et Tradex à Pétévo, Bamag et marché Central et Oubangui, et l’ouverture d’un numéro vert  à partir duquel toutes les  personnes en besoin de protection   peuvent joindre les forces de sécurité intérieure.

 

Chers compatriotes, votre Gouvernement met tout en œuvre avec l’appui des partenaires de la force internationale pour abréger vos souffrances..

 

Ministre de la Sécurité Publique

Porte-Parole du Gouvernement

 

 Dominique SAÏD-PANGUINDJI

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Centrafrique-Presse.com
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 22:58

 

     

 

 APA-Ouagadougou (Burkina Faso) 2015-09-28 18:00:54 - Le Général Gilbert Diendéré serait à l’origine de la résistance notée dans le processus de désarmement initié par les forces loyalistes, indique un communiqué officiel publié ce lundi sur le site du gouvernement burkinabé.


Le Gal Diendéré serait appuyé par le général Bassolet, candidat indépendant à la présidentielle, non-retenu par le Conseil constitutionnel.


Le communiqué stipule que « malgré les gages de bonne foi, le processus de désarmement commencé samedi 26 septembre et qui se poursuivait normalement a été brutalement remis en cause hier 27 septembre par le général Diendéré, qui a fait savoir à ses éléments que le RSP ne saurait être dissout par la Transition et qu'il valait mieux résister ».


« Cette résistance, selon le même communiqué, s'organise actuellement autour d'une poignée d'éléments putschistes, instrumentalisés par le général Diendéré, appuyé désormais par le général Djibril Bassolé ». 


Le communiqué publié sur le site du service d'information du gouvernement (SIG) explique que « plus grave encore, le Gouvernement a connaissance de la mobilisation de forces étrangères et de groupes djihadistes qu'ils ont appelé à leur secours dans la réalisation de leur funeste dessein ».


Le même communiqué signé du gouvernement de la transition, explique pourtant que « après toutes les garanties de sécurité données à ces derniers et à leurs familles, plusieurs éléments de l'ancien RSP se sont rendus et ont rejoint le camp de la raison ».


« Face à de tels actes, qui démontrent encore une fois de plus qu'une poignée d'individus est prête à sacrifier l'avenir de notre pays sur l'autel de ses intérêts égoïstes, le Gouvernement de la Transition en appelle à la mobilisation et à la vigilance ».


C'est le 16 septembre que les éléments du RSP avaient perpétré un coup de d'Etat manqué et qu'un processus de désarmement avait commencé le samedi 26 septembre au camp « Naba koom », refuge de la garde prétorienne.

 

GS/28/09/15
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834918#sthash.E570nLdu.dpuf

 

Burkina: le gouvernement accuse les ex-putschistes d'avoir pris en otage des soldats


Ouagadougou - AFP / 28 septembre 2015 23h47 - L'ancien chef des putschistes le général Gilbert Diendéré a assuré lundi soir à l'AFP qu'il jouait le médiateur entre ses hommes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), auteur du coup d'Etat du 17 septembre, et les autorités de Transition du Burkina Faso.


Je joue au médiateur. Les hommes sont déterminés. Nous essayons de les calmer. Ils n'ont reçu aucune satisfaction sur leurs demandes, a déclaré le général alors que l'armée puis le gouvernement ont accusé les anciens putschistes de bloquer le désarmement amorcé vendredi. 


Les hommes ont respecté beaucoup de clauses du préaccord de la Cédéao (la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest avait proposé une médiation rejetée par la société civile) avec le libération du (président Michel) Kafando, du Premier ministre (Isaac) Zida, avec leur encasernement et le début de la réintégration de l'armement (dans les armureries), a-t-il souligné. 


Qu'est-ce qu'on leur donne en échange? La dissolution (du RSP), la dispersion dans des différentes régions militaires, l'arrestation de certains d'entre eux. Des menaces sur leurs familles. Ca n'encourage pas l'apaisement, a-t-il conclu, précisant Je ne les commande pas directement, c'est leur chef de corps qui les commande. 


Le général a aussi réfuté en bloc les accusations du gouvernement qui dans un communiqué a assuré que les anciens putschistes mobilisent des forces étrangères et des groupes djihadistes qu'ils ont appelé à leur secours. 


Je n'ai pas de connexion avec qui que ce soit pour faire ce genre de choses. Ils jouent sur ça (le général Diendéré s'est impliqué dans la négociation avec des preneurs d'otages au Sahel ndlr) mais je ne mettrai jamais ça (ses relations) au service de la destruction du Burkina Faso, a-t-il affirmé. 



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=634142

Diendéré organiserait la résistance face au désarmement (officiel)

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 20:39
Communiqué de l'Autorité d'Ambassade des Elections du Maroc
Communiqué de l'Autorité d'Ambassade des Elections du Maroc

 

 

 

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 20:09

 

 

CENTRAFRIQUE 

 

 

http://observers.france24.com/  28/09/2015

 

La capitale centrafricaine connaît un cycle de violence sans répit depuis samedi. À l’origine : la mort d’un ressortissant musulman, qui a entrainé des affrontements entre membres de milices armées. Cette situation confuse a provoqué la fuite de plusieurs habitants et des pillages d’ONG. Un enchaînement d’événements qui a surpris nos Observateurs, tant le calme semblait être revenu à Bangui ces derniers mois.


Bangui a connu 48 heures très agitées, qui rappellent que le pays reste dans une longue transition politique encore inachevée. Les violences ont débuté samedi avec la mort d’un conducteur de taxi-moto de confession musulmane, tué dans des circonstances encore floues. Cette mort a entraîné des représailles dans certains quartiers, faisant au moins 35 morts et une centaine de blessés. En réponse, le gouvernement a décrété samedi soir un cessez-le-feu provisoire. 

 

Un nouvel épisode a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi. Profitant du désordre ambiant, des hommes armés ont tenté d’attaquer la gendarmerie et le siège de la radio nationale. L’opération a échoué et cinq des assaillants ont été tués. Un acte a été décrit comme une "tentative de coup d’État" par des proches de la présidence. Selon le ministre de la Sécurité publique, joint par le correspondant de France 24 à Bangui Anthony Fouchard, deux des assaillants appartenaient aux Forces armées centrafricaines (FACA). Des soldats décriés car considérés comme politisés et impliqués dans des coups d'État qui ont porté des chefs militaires centrafricains au pouvoir. Une réforme des FACA a d'ailleurs été plusieurs fois évoquée.


Pour autant, hier, de nombreux manifestants de la société civile ont appelé au retour des FACA et au départ des forces internationales en manifestant à Bangui. 

 

Les violences ont entraîné la fuite de très nombreuses personnes, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus. Marcel Ngonzila, agent commercial dans la téléphonie, a filmé l’exode des habitants du quartier Gbakondjia dimanche après-midi.

Ce sont des images qu’on espérait ne plus voir à Bangui. L’enchaînement des événements est très surprenant, surtout parce que cela faisait des mois qu’il n’y avait plus eu de violences. La fête de Tabaski s’était déroulée sans aucun problème, elle avait pour la première fois depuis 2013 été décrétée "jour férié" par les autorités de la transition. 

Ces derniers mois, les initiatives inter-religieuses se multipliaient. Ici, on a le sentiment que les anciens mouvements à l’origine de la crise en Centrafrique [les anti-balaka et les Seleka, NDLR] attendaient un incident, même isolé, pour créer le désordre. Bangui retombe dans ses travers et nous risquons de devoir repartir de zéro une nouvelle fois.


Profitant du désordre et de l’absence des personnels évacués dans la soirée, d’autres hommes armés ont attaqué et pillé les bureaux de nombreuses ONG comme la Croix-Rouge, War Child ou Première Urgence. Ce matin, des civils leur ont emboités le pas, volant les derniers objets encore sur place.

 

Dans la nuit de dimanche, et tôt lundi, des civils ont pillé la base de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Beaucoup de matériel destinés aux travaux de voirie, comme des planches en bois, des bidons ou encore des bottes ont été volés. Ces pillages ont été très bien organisés hier, par des personnes qui avaient décidé de viser des organisations humanitaires, peut-être pour forcer leur départ. Ce matin, les pillages étaient plus spontanés et tous azimuts. Pour moi, c’est de la bêtise. C’est le recommencement d’une même situation, comme si les Centrafricains, en particulier les civils qui profitent de la situation, n’avaient rien appris du passé récent.

Tout porte à croire que les assaillants visent les symboles de l’Occident, avec en tête les associations humanitaires. Des symboles de la réconciliation, pilier du gouvernement de transition, ont aussi été attaqués : la mosquée de Lakouanga, détruite en mai 2014, était en cours de reconstruction grâce à des chrétiens et des musulmans qui travaillaient ensemble, a de nouveau été détruite ce matin.


La Centrafrique et sa capitale Bangui en particulier sont en proie depuis 2013 a une instabilité chronique. Le pays a connu des massacres de masse entre communautés chrétiennes et musulmanes entre 2013 et 2014, faisant au moins 3 000 morts et plus de 1 million de déplacés. Des élections présidentielles et législatives doivent en principe être organisées avant la fin 2015, mais les opérations de recensement n’ont toujours pas pu être achevées.

Violences, pillages et exode de population : "Bangui retombe dans ses travers" (France 24)

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 16:27
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Bangui, ville sans circulation

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 28 SEPTEMBRE 2015

 

Les avenues sont restées barricadées dans presque toute la ville de Bangui. Dans une partie de 8ème arrondissement notamment au quartier Combattant, la population a procédé au concert de casserole vers 9 heures.

 

Des troncs d’arbre, des pneus des cailloux  sont brulés sur les voies, bloquant  la circulation des engins des particuliers. Des crépitements d’armes sont retentis partout. Mais difficile de  savoir d’où viennent les tirs. A cela s’ajoute les différentes banderoles qui sont aussi  placardées contre les murs et les arbres.

 

Sur l’avenue des martyrs, des jeunes hommes,  des femmes et des enfants de moins de 15 ont barricadé la route. A la sortie de l’aéroport Bangui-M’Poko jusqu’à la place Oumar Bongo, on peut compter plus de sept barrières érigées par des jeunes.

 

Même constat fait sur l’avenue de l’indépendance. Du croisement de 4ème jusqu’au niveau du siège du Conseil National de Transition, trois barrières ont été érigées et tenues par des miliciens Anti-Balaka. Juste en face d’eux sont positionnés des ex Séléka cantonnés. C’est la particularité des barricades car les autres sont tenues par des manifestants non armés.

 

Sur l’avenue Barthelemy Boganda, des tentatives de démantèlement de ces barricades ont été effectuées, mais elles connaissent  toujours des ripostes.

 

Dans le cinquième arrondissement de Bangui, les activités restent  paralysées. Les habitants de la localité ont regagné le site de M’poko. Cependant l’insécurité devient grandissante dans le secteur. D’après le constat fait par le  RJDH, les dégâts matériels sont considérables.   Les maisons détruites et incendiées.

 

Dans la matinée, un calme précaire règne dans le troisième arrondissement, les habitants sont restés chez eux.  Les activités commerciales quasi-inexistantes. Quelques leaders communautaires sont en concertation afin de trouver un terrain d’entente qui pourra conduire à l’apaisement et au retour de la paix, la réconciliation et la cohésion sociale, a-t-on appris d’une source religieuse au KM5.

 

En plus des barricades, des manifestants ont atteint le centre ville de la Capitale ce matin. Ils ont été repoussés par des tirs des forces de la Minusca. Selon le bilan encore non officiel, au moins 3 personnes ont trouvé la mort et plus de 10 blessées.

 

La mort d’un conducteur de taxi-moto, le samedi 25 septembre a été à l’origine de ce regain de violence qui a entrainé la mort  d’une trentaine de personnes et plusieurs blessés. La société civile a appelé à la désobéissance civile.

 

 

Thierry Vircoulon appelle à la mise en œuvre du DDR pour arrêter les violences en Centrafrique

 

http://rjdh.org/ PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 28 SEPTEMBRE 2015

 

Interrogé  ce 28 septembre la Radio BBC au sujet de la résurgence de la crise centrafricaine, le Directeur d’International Crisis Group a dit pour sa part que l’absence d’exécution du processus Désarmement Démobilisation et Réinsertion des groupes armés de Centrafrique est à l’origine de la crise. Ce processus qui devait être porté par les Nations-Unies n’a pas évolué sinon que la signature des accords de DDRR du mai 2015, en marge du forum de Bangui. Une réaction qui fait suite au dernier développement de la situation sécuritaire dans certains quartiers de la capitale centrafricaine.

 

« Le pré-DDR devrait en principe se mettre en œuvre avant la tenue des élections. Or là présentement, c’est le contraire que nous observons. Les Nations Unies ont pris l’engagement de porter ce processus de DDR mais en réalité rien n’a été fait jusque-là si ce n’est que la signature des accords de DDRR du mai dernier », a indiqué Thierry Vircoulon de Crisis Group.

 

Dans un rapport publié par la même organisation le 21 septembre 2015, le mode de désarmement des groupes armés est décrié. Thierry Vircoulon l’a repris dans cette interview, « L’approche actuelle du désarmement des groupes armés, formalisée par l’accord signé lors du forum de Bangui en mai dernier, sous-estime la dimension communautaire de la violence ainsi que la criminalisation et la fragmentation des groupes armés ».

 

Dans le milieu des groupes armés, la question est également évoquée et les critiques sont également faites. C’est le cas de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), une faction de l’Ex-Séléka dirigée par Ali Darass. Le 26 septembre dernier, dans un entretien de Ali Darass aux confrères de la RFI, celui-ci a ramé dans le sens de Thierry Vircoulon.

 

« Il y a des difficultés. Le DDR, c’est d’abord un processus politique. Plusieurs groupes armés ne respectent pas les accords signés. Le gouvernement a traîné. Le comité de suivi a été mis en place tardivement. Pour l’instant, on est au stade du pré-DDR. Rien n’est fait. Que voulez-vous qu’on fasse de plus ? On est dans le processus, on est engagé en faveur de ça. Mais avant tout le désarmement, il faut que la sécurité revienne. C’est l’unique préalable », a-t-il fait savoir.

 

Du côté des partis politiques, le débat a évolué. Pour Martin Ziguélé du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, (MLPC), la question du désarmement n’est pas à négliger. Il s’insurge également contre ceux qui lient le désarmement et la sécurité aux candidats des prochains scrutins. « C’est la question de la sécurité de la population que nous devons nous en préoccuper prioritairement et non celle des candidats aux élections », dit-il en insistant.

 

Ces réactions font suite au regain de violence dans la capitale centrafricaine, depuis samedi 26 septembre. La mort d’un conducteur de taxi-moto a été à l’origine de cette violence.

 

 

Le retour des FACA est « la solution dans le cafouillage actuel en Centrafrique », selon Gaston Mandata Nguerekata

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 28 SEPTEMBRE 2015

 

Dans une interview accordée aux rjdh, le candidat à la présidentielle Gaston Mandata Nguerekata a dénoncé les évènements qui ont paralysé la ville de Bangui. Pour lui, cette situation est le fait de l’incapacité des autorités et de la Minsuca à assumer leur rôle face au peuple centrafricain. Le professeur Gaston Mandata Nguerekata appelle au retour immédiat et sans condition des FACA seule alternative à l’heure actuelle.

 

RJDH : Gaston Mandata Nguerekata, bonjour

 

Gaston Mandata Nguerekata : Bonjour

 

RJDH : Comment vous réagissez au regain de violence qui a secoué la capitale centrafricaine depuis le 26 septembre dernier.

 

GMN : C’est avec consternation que je réagis à ces violences aveugles qui n’honorent personne dans ce pays. Cette flambée de violence a des origines lointaines. Mais il est clair qu’elle est favorisée par l’immobilisme légendaire des autorités de la Transition qui ne savent rien faire et surtout la faiblesse débonnaire des forces multinationales de la Minusca. Je crois que cette flambée de violence est la preuve, une fois de plus de l’échec des autorités qui n’ont pas su assumer leur mission fondamentale qu’est la protection des civils. Il s’agit en fait d’un échec partagé par les ténors de la transition et la Minusca.

 

Autant je condamne avec fermeté, ces violences et leurs auteurs autant je regrette que les autorités aient été incapables de rassurer depuis deux ans aujourd’hui. Tout en souhaitant prompt rétablissement  aux blessés, je présente mes condoléances et ma compassion aux victimes et leurs familles attristées.

 

RJDH : Que faut-il faire face à cette situation ?

 

Je pense que les autorités actuelles de la transition doivent prendre la mesure des choses et prendre la décision qui convient. Déjà, il est capital que la cheffe de l’Etat puisse écourter sa visite aux Etats-Unis pour rentrer afin de reprendre les choses en main.

 

La solution dans le cafouillage actuel en Centrafrique, c’est le retour immédiat et sans condition de nos forces de défense et de sécurité. Ce sont nos FACA qui rétabliront l’ordre. Nous avons vu les forces internationales à l’œuvre pendant plus de deux années aujourd’hui. Mais pour quels résultats ? Tout le monde peut juger. C’est pourquoi pour moi, il faut permettre aux FACA de reprendre les choses en main. Ceux qui disent venir rétablir l’ordre, ne se cachent pas pour dire qu’ils ne sont pas là pour mourir à notre place. Alors avec un peu de volonté politique, les FACA pourront sécuriser la RCA avec ou sans dotation extérieur. C’est l’unique voies aujourd’hui qui nous reste à explorer. Je lance alors cet appel à la reprise des FACA par tous les moyens. C’est ce que le peuple attend et que j’ai toujours demandé.

 

RJDH : Ces évènements vous inquiètent-ils par rapport à la tenue de prochaines élections ?

 

A moins d’un miracle, ces élections ne sont pas tenables aux dates fixées depuis quelques mois. Il n’y a rien qui prouve que la RCA se prépare pour aller aux élections. Il est certain que ces évènements vont impacter sur le processus mais déjà bien avant, on savait que les choses n’étaient pas au beau fixe. Mais pour le moment, nous sommes mobilisés pour la sécurisation de la RCA, les élections peuvent attendre car ce n’est qu’un pays en paix qui peut aller aux élections et la RCA n’est pas dans ces conditions-là, c’est ce que ces évènements veulent dire à la conscience collective même si les autorités ne veulent rien reconnaitre.

 

RJDH : Gaston Mandata Nguerekata, je vous remercie

 

Propos recueillis par Sylvestre Sokambi

 

 

Le calme, loin de revenir à Bangui

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 28 septembre 2015 13:31

 

La Société Civile a appelé ce lundi les Centrafricains de la capitale à la désobéissance civile à travers un mouvement dénommé « Le temps de Beafrika ». L'action vise à paralyser à compter du 28 septembre 2015 pour une durée illimitée les activités dans la ville afin d'exiger le redéploiement immédiat des forces armées centrafricaines (FACA). La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale élargie aux syndicats et au patronat tenue ce dimanche au complexe sportif Barthélémy Boganda.


Une marche pacifique organisée ce lundi et largement suivie, aurait été violemment réprimée par les soldats onusiens, assurant la protection à la présidence de la République. Il y aurait au moins six morts et des blessés. 


Suite à ce regain de tension, le Premier ministre de transition Mahamat Kamoun a instauré un couvre feu.

 
Le chef du gouvernement lance un appel au calme et à la reprise des activités ce lundi dans la capitale. « A compter de ce jour le couvre feu est instauré de 18 heures à 6 heures du matin dans la capitale. Les forces internationales et les forces de défense et de sécurité sont instruites afin que cette mesures soit strictement respectée. J'invite les forces internationales de la mission de paix en Centrafrique notamment la Sangaris et la Minusca à prêter main forte aux forces de défense et de sécurité nationale ».


Mahamat Kamoun a annoncé également la prise en charge des victimes de ces événements douloureux.


Des réactions


La plate-forme religieuse, à travers l'Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga appelle les Centrafricains à se ressaisir et arrêter de se rendre justice eux-mêmes, mais de laisser la justice établir les responsabilités.


Des tirs à l'arme automatiques et lourdes ont été entendus dimanche nuit au centre ville et dans certains quartiers de Bangui. Depuis samedi, la situation est restée tendue. Déjà dimanche, des barricades ont été érigées sur plusieurs artères de la ville, paralysant la circulation. Des organisations non gouvernementales internationales ont été pillées notamment OIM, Cordaid, Première Urgence, War Child et la Croix Rouge Française.


Ces nouvelles violences font suite à l’assassinat d’un jeune musulman par des inconnus non loin de l’aéroport Bangui-M'Poko. Les représailles ont fait au moins une vingtaine de morts, plusieurs dizaines de blessés et d'importants dégâts matériels dont des organisations non gouvernementales internationales.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 16:04

 

 


Bangui - AFP / 28 septembre 2015 15h38 - Trois manifestants ont été tués lundi à Bangui par des Casques bleus qui ont ouvert le feu dans le centre de la capitale centrafricaine pour disperser un rassemblement de plusieurs centaines de personnes qui se dirigeaient vers la présidence, a-t-on appris de source hospitalière.


Trois manifestants ont été tués et sept blessés par les tirs alors que les manifestants se dirigeaient à la mi-journée vers la présidence en réclamant la démission de la présidente de transition, Catherine Samba Panza, après les violences meurtrières du week-end, a indiqué à l'AFP cette source sous couvert d'anonymat.


Mme Samba Panza se trouve actuellement à New York pour prendre part à l'Assemblée générale des Nations unies.


Après la dispersion de la manifestation, des tirs d'origine indéterminée ont été entendus dans un autre quartier de la capitale et un adolescent a été tué par une balle perdue, selon cette source hospitalière.


Bangui était paralysée lundi par des barricades érigées sur les principaux axes de la ville, dans un climat d'extrême tension après un week-end de violences meurtrières ayant fait plus de 20 morts et une centaine de blessées et accompagnées de pillages.

Un assassinat - dont les motifs ne sont pas établis - a servi de détonateur à cette nouvelle explosion de violences dont la capitale centrafricaine est coutumière depuis deux ans.


Selon des habitants, un conducteur de moto-taxi a été égorgé samedi matin au PK-5, ce qui a déclenché des violences dans ce quartier majoritairement musulman. Le PK-5 a été l'épicentre des massacres intercommunautaires en 2013-2014 à Bangui et il représente le dernier bastion des musulmans chassés des autres quartiers par les milices chrétiennes anti-balaka.


Des soldats français de l'opération Sangaris et des Casques bleus de la Minusca sont déployés dans le pays pour tenter de le stabiliser.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=633979

 

 

 

Centrafrique: trois manifestants tués par des Casques bleus à Bangui

 

Centrafrique: trois manifestants tués par des Casques bleus à Bangui

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 16:00

 

 

Des camionneurs camerounais pourraient boycotter la Centrafrique

 

APA-Douala (Cameroun) -2015-09-28 14:07:49 - Des camionneurs camerounais pourraient suspendre les dessertes sur la Centrafrique suite au regain de violence et d’insécurité dans ce pays voisin qui ont fait pendant le week-end une quarantaine de morts et de nombreux dégâts matériels, rapportent des témoignages concordants.


‘'Des actes de pillages perpétrés ces derniers jours en République centrafricaine n'ont pas épargnés nos biens'', se plaignent des membres du Syndicat national des transporteurs du Cameroun qui, pour le moment, ne déplorent parmi eux aucune perte en vie humaine.


‘'Il se trouve, soulignent-ils, que les dégâts matériels sont importants, car non seulement des camions entiers ont été pillés, mais, des véhicules ont été également vandalisés''.


Ce faisant, le syndicat déclare : ‘'nous ne pouvons pas continuer à desservir ce pas dans ces conditions au risque de voir nos collaborateurs tués tout le temps et les marchandises pillées''.


Pour le moment, il est difficile de faire le bilan exhaustif des derniers actes de pillages en République centrafricaine, qui d'après des témoignages concordants, et en dépit du couvre feu instauré par le gouvernement centrafricain entre 18h et 6h ont touché plusieurs édifices publics et privés, notamment des sièges des ONG ainsi que des commerces.


A cause de l'insécurité sur le corridor Douala-Bangui, des camionneurs camerounais avaient cessé de desservir la Centrafrique, surtout lorsqu'au mois de juillet dernier, 14 d'entre eux et leurs accompagnateurs avaient été froidement assassinés par des bandes armées centrafricaines.


Cette tragédie avait entraîné une inflation galopante en RCA, pays dépourvu de façade maritime dont plus de 80 pour cent du volume de marchandises transitent par le port de Douala, au Cameroun.


Il a fallu plusieurs jours de négociations pour que les transporteurs reprennent du service, les autorités camerounaises, centrafricaines ainsi que la Mission des nations unies en Centrafrique (MINUSCA) ayant renforcé les mesures de sécurité, de la frontière camerounaise jusqu'à Bangui, la capitale.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834884#sthash.VJfMCwjD.dpuf

 

 

Couvre-feu à Bangui de 18h00 à 6h00 du matin 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-09-28 13:38:36 - Le Premier ministre centrafricain, M. Mahamat Kamoun, a décrété le couvre-feu à Bangui, de 18h00 à 6h00, afin d’enrailler les violences qui embrasent la capitale depuis samedi dernier.


Dans un message à la nation dans la nuit du dimanche au lundi, le chef du gouvernement centrafricain a dénoncé les attaques à la grenade du 9 septembre dernier et les violences ayant fait plusieurs morts, des blessés et d'importants dégâts matériels, samedi dernier, dans certains arrondissements de Bangui. 


Il a assimilé ce regain de violence à une déclaration de guerre à la Centrafrique par ceux qui sont hostiles à la tenue des élections générales dans le pays.


M. Mahamat Kamoun a appelé la population à redoubler de vigilance afin de soutenir les forces de défense internationale et nationale qui se battent pou maintenir la sécurité dans la capitale. "Il faut montrer votre patriotisme en écoutant que les messages du gouvernement", a-t-il dit, ajoutant que "ceux qui vous intoxiquent dans les quartiers ne voient que leurs intérêts et ne veulent pas que le pays sorte du cycle de violences pour se pencher sur son développement".


Selon lui, ces violences dont le but est d'empêcher la tenue des élections et installer une 3ème transition dans le pays ne vont pas briser la volonté du gouvernement à organiser les élections en Centrafrique.


Le Premier ministre a appelé les jeunes à enlever les barricades érigées dans les rues de Bangui afin de permettre aux travailleurs de reprendre leurs activités à partir de lundi.


Le regain de violences dans la capitale Bangui a lieu alors que la présidente de la Transition, Catherine Samba Panza, participe à la 70ème assemblée générale des Nations unies à New York, où elle doit présenter son bilan à la tête du pays lors d'un sommet spécial sur la RCA organisé par les Nations unies le 1er octobre prochain.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834880#sthash.cwrXiUJC.dpuf

Nouvelles nationales sur APA
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 13:13

 

 

 

http://www.franceinfo.fr/  EXCLUSIF par Benoît Collombat dimanche 27 septembre 2015 13:23, lundi 28 septembre 2015 à 12h30

 

C’est une situation peu banale... Le patron de l’UCLAT (l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste), Loïck Garnier, cité en correctionnelle pour "dénonciation calomnieuse". A l’origine de cette procédure, le neveu de l’ancien président centrafricain François Bozizé, qui estime avoir été faussement accusé de terrorisme, suite à un signalement de Bercy…

 

Exclusif | Le patron de la lutte antiterroriste cité en correctionnelle. Benoît Collombat

 

Le chef de l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT), Loïck Garnier, est visé par une "citation directe en correctionnelle" pour "dénonciation calomnieuse". Une procédure lancée par le neveu de l’ancien président centrafricain François Bozizé, dont les avoirs ont été gelés par Bercy. Le ministère des Finances le soupçonne d’actes terroristes.

 

Bercy dit s’appuyer sur une note de l’UCLAT. Mais pour l’avocat du neveu de Bozizé, Jean-Paul Baduel, il s’agit d’une "dénonciation calomnieuse".

 

Cette "citation directe" a été transmise, le 29 juillet 2015, par huissier, au patron de l’UCLAT. Selon nos informations, une première audience de fixation est prévue le 10 décembre prochain, à 13h30,  devant la dixième chambre du Tribunal correctionnel de Paris.

 

Une plainte contre Michel Sapin devant la CJR

 

C’est une affaire à tiroirs qui débute le 29 octobre 2014. Un arrêté du ministre des Finances, Michel Sapin, ordonne le gel des avoirs (pour une durée de six mois) d’Ange Ouefio-Goningai, soupçonné par Bercy d’"œuvrer à la déstabilisation en Centrafrique" et de commettre des actes terroristes.

 

* Ange Ouefio-Goningai a la double nationalité française et centrafricaine. Il a été footballeur dans l’équipe réserve du PSG, avant de se lancer en politique en Centrafrique comme conseiller spécial du président François Bozizé pendant dix ans. Il rejoint la France, en 2012, quand éclate la guerre civile. "En état de clochardisation", selon ses termes, durant le gel de ses avoirs, il est actuellement hébergé… chez son avocat.

 

Une décision administrative qui ne repose sur aucune décision de justice.

 

En avril 2015, ce gel des avoirs est contesté par l’avocat d’Ange Ouefio-Goningai, Jean-Paul Baduel, devant le Tribunal administratif. Un mois plus tard, l’avocat dépose également plainte devant la Cour de justice de la République (CJR). Estimant qu’on a voulu faire tomber son client en s’appuyant sur un faux document, il dépose plainte pour "faux et usage de faux" contre le ministre des Finances.
 

"Je ne tremblerai pas lorsqu’il s’agit de taper au portefeuille" 

 

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Sur BFM-TV, le 17 mai 2015, Michel Sapin explique que son arrêté a été pris sur la base d’ "éléments d’information communiqués par les services concernés". De quel service de renseignement s’agit-il ? Le ministre des Finances ne le dit pas.

 

"Je ne tremblerai pas lorsqu’il s’agit de taper au portefeuille de ceux qui présentent un risque pour notre sécurité et pour la sécurité d’un état ami", ajoute Michel Sapin.

 

Bercy "mouille" l’UCLAT

 

L’affaire rebondit, le 25 juin 2015. Le ministère des Finances livre des explications supplémentaires au Tribunal administratif. Il fournit l’origine du document qui aurait motivé sa décision de gel des avoirs : une note de l’Unité de coordination de la lutte anti-terroriste.

 

Cette note (non siglée) de six pages accuse cinq proches de l’ancien président centrafricain François Bozizé (dont Ange Ouefio-Goningai), d’avoir tenté "de renverser par la force les autorités centrafricaines actuellement en place". Il est notamment question d’une "liste particulièrement impressionnante d’armes lourdes" possédée par le fils Bozizé (Jean-Francis Bozizé), ancien ministre de la défense de la République centrafricaine, "à son retour en France le 25 septembre 2014, en provenance du Congo-Brazzaville", indique le document attribué par Bercy à l’UCLAT.

 

"Le feu d’artifice va commencer"

 

Selon celle note, ce groupe de "comploteurs" aurait "prévu d’enlever la présidente [centrafricaine] Catherine Samba-Panza, de la séquestrer et de la contraindre à lire un communiqué pré-rédigé". "Dans le cadre de ses préparatifs conspiratifs, Jean-Francis Bozizé s’appuie en France sur Ange Barthélémy Ouefio-Goningai", ajoute le document.
 

Pour l’avocat d’Ange Oueifio-Goningai, Jean-Paul Baduel, il s’agit d’un montage.

 

"Ce document est un faux. Les documents qui émanent des services de l’Etat (la DGSI ou la DGSE) sont normalement couverts par le secret-défense. Or, là, il s’agit d’un document qui n’est marqué d’aucune restriction.

 

De plus, nous savons que dans le cadre du renversement de l’ex-président Bozizé, il a circulé énormément de faux. Il est navrant que les services de l’Etat tombent dans ce genre de piège.

 

Il faut que le chef de l’UCLAT, Loïck Garnier, nous dise s’il est l’auteur de cette note. Si c’est le cas, il doit en assumer la responsabilité. En revanche, si ce n’est pas son service qui est l’auteur de cette note, nous aurions affaire à un deuxième mensonge du ministre Sapin !", nous dit Maître Baduel

 

L’avocat estime également que cette note contient des éléments "incohérents". Par exemple, "un listing d’armement qui ne correspond pas à un putsch".

 

Contacté, Loïck Garnier ne souhaite pas s’exprimer publiquement sur le sujet. Cependant, des sources proches du ministère de l’Intérieur nous précisent que "cette affaire n’est pas aussi simple que veut bien le présenter le plaignant. Tout cela sera débattu à l’audience, devant le tribunal". On en saura alors plus sur l’origine de cette fameuse note…

 

par Benoît Collombatdimanche 27 septembre 2015 13:23, mis à jour le lundi 28 septembre 2015 à 12h30

 

Lu pour vous : Le patron de la lutte antiterroriste cité en correctionnelle
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 13:08
Centrafrique: Bangui, sous haute tension, paralysée par des barricades
Centrafrique: Bangui, sous haute tension, paralysée par des barricades
Centrafrique: Bangui, sous haute tension, paralysée par des barricades

 

 

 

28/09/15 (AFP)

 

Bangui était paralysée lundi par des barricades érigées sur les principaux axes de la ville, dans un climat d'extrême tension après un week-end de violences meurtrières accompagnées de pillages.

 

La circulation était quasi-inexistante lundi matin sur les boulevards de la capitale centrafricaine. Les forces française Sangaris et de l'ONU (Minusca), toujours présentes pour tenter de stabiliser le pays après les massacres intercommunautaires de 2013-2014, étaient positionnées en différents points de Bangui.

 

En fin de matinée, plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées non loin de la présidence, demandant notamment à la communauté internationale de "ramener la paix" en Centrafrique, a-t-on appris de source militaire.

 

Craignant, comme les chauffeurs de taxis, d'être agressés ou dévalisés, la plupart des commerçants n'ont pas ouvert leurs échoppes lundi matin à la levée du couvre-feu instauré la veille par le gouvernement de transition pour rétablir le calme.

 

Le couvre-feu n'a d'ailleurs pas été respecté, des pillages ont été signalés pendant la nuit dans divers quartiers et des tirs ont retenti à plusieurs reprises.

 

"La gendarmerie, le ministère de la Défense et la radio d'Etat ont été attaqués cette nuit par des individus armés", a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat une source militaire centrafricaine. "L'attaque a été repoussée, faisant des victimes parmi les assaillants", a ajouté cette source, sans pouvoir fournir de bilan précis, ni d'identification des assaillants.

 

Dans la journée de dimanche, des barricades avaient déjà été érigées dans plusieurs quartiers de la ville par des groupes de manifestants. La plupart de ces barricades avaient été démantelées par les forces de sécurité centrafricaines qui ont fait usage de gaz lacrymogène, avant d'être réinstallées par ces manifestants.

 

- Un assassinat comme détonateur -

 

Face à cette situation, le Premier ministre Mahamat Kamoun a décidé de rétablir le couvre-feu dans la capitale. La présidente de transition, Catherine Samba Panza, se trouve actuellement à New York pour l'assemblée générale des Nations unies.

 

Un assassinat - dont les motifs ne sont pas établis - a servi de détonateur à cette nouvelle explosion de violences dont la capitale centrafricaine est coutumière depuis deux ans.

 

Selon des habitants, un conducteur de moto-taxi a été égorgé samedi matin au PK-5, ce qui a déclenché des violences dans ce quartier majoritairement musulman. Le PK-5 fut l'épicentre des massacres intercommunautaires à Bangui et il représente le dernier bastion des musulmans chassés des autres quartiers par les milices chrétiennes anti-balaka.

 

Violences et pillages de commerces, d'entrepôts et de maisons se sont ensuite étendus aux quartiers limitrophes, faisant plus de 20 morts et une centaine de blessés, selon des sources médicale et hospitalière.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française, déjà très instable et un des pays les plus miséreux au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

Le niveau des violences a depuis considérablement baissé, mais des groupes armés sévissent toujours dans certaines parties du territoire. De très nombreuses armes de guerre circulent dans le pays et sont régulièrement utilisées pour des actes de banditisme.

 

C'est dans ce contexte d'insécurité persistante que des élections présidentielle et législatives doivent en principe être organisée avant la fin 2015.

 

Avant ces dernières violences, un referendum sur l'adoption de la nouvelle Constitution - préalable à toute élection - était fixé au 4 octobre. Or les opérations de recensement électoral ne sont toujours pas achevées, alors que le 1er tour de la présidentielle avait été fixé au 18 octobre.

 

C'est également dans ce contexte de troubles persistants que le pape François est attendu les 29 et 30 novembre à Bangui, dernière étape d'une tournée africaine.

 

par Patrick FORT

 

 

Pillages et tirs nocturnes à Bangui malgré le couvre-feu

 

28/09/15 (AFP)

 

Des scènes de pillages de commerces et d'habitations ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi à Bangui, où des tirs ont également été entendus malgré le couvre-feu décrété par le gouvernement centrafricain après les violences du week-end, a-t-on appris auprès d'habitants.

 

Aucun bilan de ces tirs n'était disponible lundi matin à Bangui où des barricades érigées par des groupes de protestataires étaient toujours visibles dans plusieurs quartiers, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

Selon des habitants, des tirs ont notamment été entendus pendant la nuit aux abords d'une gendarmerie du centre-ville. Des bandes de pillards ont ignoré le couvre-feu instauré de dimanche 18H00 à lundi 06H00 (17H00 à 05H00 GMT) et ont attaqué des maisons et de commerces, selon les mêmes sources.

 

Dans la journée de dimanche, des barricades avaient déjà été érigées dans plusieurs quartiers de la ville par des groupes de manifestants. La plupart de ces barricades avaient été démantelées par les forces de sécurité centrafricaines avant d'être réinstallées par ces manifestants.

 

Cette vague de violences a été provoquée par l'assassinat samedi d'un conducteur de moto-taxi dans le quartier du PK-5, dans le centre de la capitale.

 

Selon des habitants, le conducteur de moto-taxi a été égorgé samedi matin, pour une raison encore inconnue, ce qui a déclenché des violences dans ce quartier majoritairement musulman qui fut l'épicentre des massacres inter-communautaires à Bangui de fin 2013 à début 2014.

 

Selon des sources médicales, ces violences ont fait samedi plus de 20 morts et une centaine de blessés.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion musulmane Séléka a plongé l'ex-colonie française, un des pays les plus pauvres du monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

Le niveau des violences a depuis considérablement baissé. Mais des groupes armés sévissent toujours dans certaines parties du territoire.

 

Des élections présidentielle et législatives sont prévues avant la fin 2015, mais l'organisation des scrutins a pris beaucoup de retard, rendant vraisemblable un nouveau report des scrutins.

 

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