Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 22:16
Lu pour vous : RCA : Le temps des grandes décisions

 

 

 http://lepays.bf/ LUNDI 19 OCTOBRE 2015

 

La République centrafricaine (RCA) offre le spectacle d’un Etat néant. En effet, tout porte à croire que les autorités de la Transition n’ont aucune maîtrise de la situation. Pire, rien n’indique que les choses s’améliorent sur le terrain. Les derniers événements en date, sont suffisamment éloquents à ce sujet. En effet, la vice-présidente du Conseil national de la transition (CNT) centrafricaine a été, pendant quelques heures, l’otage d’une cinquantaine d’hommes armés appartenant aux anti-balaka. Ces éléments lui ont remis une liste de revendications pour les autorités du pays. Quelques heures après, ce sont des gendarmes qui ont été pris à partie et désarmés. Ces événements en disent long sur le climat délétère qui prévaut à Bangui. Quand on sait que la vice-présidente prise momentanément en otage rentrait d’un enterrement, on se fait une idée de l’ampleur de la décrépitude morale qui règne dans ce pays.

 

Le retrait des soldats tchadiens a contribué à rendre la sécurisation du pays plus difficile

 

Actuellement, l’Etat centrafricain n’a que très peu d’autorité pour ne pas dire aucune du tout. Les violences de toutes sortes sont exercées contre des populations civiles, voire des forces de défense et de sécurité dans une impuissance quasi générale des autorités de la Transition. Tant et si bien qu’il est difficile de démentir ceux qui pensent que Catherine Samba-Panza et son équipe ont échoué en tant qu’autorités devant organiser le retour à la normale. La date des élections a déjà été plusieurs fois repoussée et rien n’indique à ce jour que la nouvelle échéance de décembre 2015 sera tenue. En effet, au regard du climat d’insécurité quasi-générale qui règne dans le pays, il n’est point besoin d’être clerc pour savoir que des élections ne peuvent pas se tenir. En tout cas, pas des élections fiables et dont les résultats pourraient ouvrir une nouvelle ère pour le pays. La situation de la Centrafrique est d’autant plus préoccupante que la cause de la restauration de l’autorité de l’Etat semble de plus en plus orpheline. Du moins, les soutiens extérieurs ne se bousculent pas aux portes des autorités centrafricaines. Certes, il y a la MINUSCA, mais elle peine à obtenir des résultats tangibles. Mais le retrait des soldats tchadiens de la RCA et l’implication moins prononcée du président tchadien Idriss Déby Itno dans la quête de solution à la crise, ont contribué à rendre la sécurisation du pays plus difficile.

 

On connaît, en effet, les faits d’armes des soldats tchadiens en termes de combat, et leur capacité avérée à mettre en déroute des groupes armés illégaux aurait pu rendre un immense service à la République centrafricaine engluée dans cette transition sans fin, dans la sécurisation du pays. Les autorités des autres pays voisins ne peuvent pas non plus être d’un grand secours, étant donné qu’elles ne sont pas des exemples de bonne gouvernance à même d’aider les Centrafricains à sortir franchement du bourbier dans lequel ils sont empêtrés. En tout état de cause, c’est le temps des grandes décisions pour la RCA. Les autorités de la Transition doivent assumer pleinement leur rôle, bien entendu avec une implication totale de la communauté internationale. Il est de notoriété publique que l’un des facteurs déstabilisants et non des moindres, réside dans le jeu trouble des anciens dirigeants que sont François Bozizé et Michel Djotodia.

 

Au besoin, il ne faudrait pas hésiter à mettre la République centrafricaine sous tutelle onusienne

 

Ces parrains, respectivement des anti-balaka et des Séléka, sont pour beaucoup dans le déchirement du pays et ce climat de violence généralisé. Pourtant, les autorités de Bangui ne font rien pour crever l’abcès. De deux choses l’une : soit Samba- Panza et son équipe admettent qu’il n’y a pas d’autre solution et convient ces deux éléments à la table des discussions, soit, elles s’assument et engagent des procédures judiciaires contre eux avec l’appui de la communauté internationale, pour les mettre hors d’état de nuire. Toujours est-il qu’elles doivent arrêter de tourner en rond et prendre des décisions fermes. L’exemple de la Transition burkinabè doit achever de convaincre la présidente de la Transition centrafricaine et son équipe que le louvoiement est contreproductif face à des gens qui ne sont pas des enfants de chœur. Soit on ne peut pas avancer sans eux et on les associe en faisant contre mauvaise fortune bon cœur. Soit, on sait qu’on peut calmer les ardeurs de leurs hordes en les anéantissant et on opte pour cette solution. Il est grand temps, pour la Transition centrafricaine de se déterminer, de décider de façon ferme et rigoureuse pour permettre au pays d’avancer. Samba-Panza pourrait convoquer un forum pour permettre à la Centrafrique de trouver sa voie. Cette fois-ci, et pour éviter que ce soit un forum de plus, les autorités centrafricaines doivent éviter soigneusement de le faire parrainer par des dictateurs, des contre-exemples comme ce fut le cas dans le passé avec Denis Sassou Nguesso. Du reste, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, qui avait joué les bons offices, a de moins en moins le cœur et l’esprit à jouer au médiateur en RCA, préoccupé qu’il est par ses propres angoisses. Le pouvoir congolais fait, faut-il le rappeler, face à une fronde contre son projet de tripatouillage constitutionnel visant à permettre au président actuel de briguer un nouveau mandat. Il n’a donc pas le temps de s’occuper des problèmes de la RCA. La Centrafrique ne peut compter d’abord et avant tout que sur elle-même. Et c’est tant mieux ainsi. En plus d’éviter des parrainages contreproductifs, le forum devrait, s’il veut être salutaire, accoucher d’engagements pour chaque acteur. Des engagements dont l’inexécution ou la mauvaise exécution doit faire l’objet de sanctions vigoureuses et immédiates, y compris par la force armée, avec le concours de la communauté internationale. C’est dire combien il importe que la communauté internationale aussi joue à fond sa partition dans cette crise centrafricaine. Il ne faut plus y aller avec le dos de la cuillère. Les Nations unies seraient enfin bien inspirées de taper du poing sur la table et de mettre les bouchées doubles pour désarmer effectivement les milices et sécuriser le pays. Sinon, elles se rendent complices de ce surplace, voire de l’enlisement du pays. Au besoin, il ne faudrait pas hésiter à mettre la République centrafricaine sous tutelle onusienne, le temps qu’elle redevienne un Etat digne de ce nom. En tout cas, une meilleure implication de la communauté internationale en Centrafrique est indispensable pour aider à restaurer l’autorité de l’Etat, à sécuriser le pays et organiser des élections apaisées et fiables.

 

« Le Pays »

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 21:05
Lu pour vous : Centrafrique : éviter la surchauffe électorale

 

 

19 Octobre 2015

 

http://blog.crisisgroup.org/  By Thibaud Lesueur & Thierry Vircoulon

 

En Centrafrique, la période pré-électorale s’annonce explosive : à Bangui, les milices de jeunes s’adonnent à des actes criminels quotidiens et les tensions intercommunautaires sont très fortes, et, en province, de nombreux groupes de combattants de l’ex-Seleka et de miliciens anti-balaka se rassemblent et tentent de marcher vers la capitale avec la volonté d’en découdre. Si jusqu’ici, les forces internationales ont réussi à contenir une partie de ces mouvements de combattants avant qu’ils ne gagnent la capitale, ces derniers n’ont toujours pas renoncé à leurs projets de déstabilisation de la transition. Alors que Bangui continue d’être frappée par une flambée de violence, amorcée en septembre dernier, et que les élections sont prévues avant la fin de l’année, l’afflux de combattants pourrait encercler la ville et aboutir à de nouveaux affrontements dans la capitale et en province sur fond de tensions intercommunautaires.*

 

L’urgence est de desserrer l’étau des groupes armés et de créer un consensus qui n’existe pas autour du processus électoral.

 

L’arrêt de la progression des miliciens de Nourredine Adam (chef de file du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique, FPRC, l’aile la plus dure de la coalition de l’ex-Seleka) les 10 et 11 octobre à 150km de Bangui par les forces internationales n’exclut pas d’autres tentatives à brève échéance. Dans un tel contexte, l’organisation précipitée d’élections préconisée par les partenaires internationaux est une fuite en avant porteuse d’instabilité. Aujourd’hui, l’urgence est de desserrer l’étau des groupes armés et de créer un consensus qui n’existe pas autour du processus électoral. Pour ce faire, les effectifs des forces françaises et des Nations unies devraient rapidement être augmentés et les élections devraient être repoussées à 2016 pour se dérouler dans un climat apaisé et promouvoir une stabilité durable.

 

Les violences qui se sont déroulées à Bangui à la fin du mois de septembre et dont le bilan s’élève à environ 70 morts, des centaines de blessés et plus de 40 000 déplacés, pourraient malheureusement n’être qu’un début. La mort d’un taxi-moto musulman fin septembre dans la capitale a provoqué un cycle de représailles de violences intercommunautaires et des troubles dirigés contre le gouvernement de transition et la présence internationale. Appel à la désobéissance civile par des leaders de la société civile et pillages ont créé une situation insurrectionnelle instrumentalisée par des leaders anti-balaka, soutiens à l’ancien président François Bozizé (2003-2013) et par des dirigeants de l’ex-Seleka.

 

Ces troubles ont rappelé des réalités bien connues des Centrafricains et des humanitaires mais ignorées par certains membres de la communauté internationale : la capitale n’est pas sécurisée et les miliciens contrôlent toujours plusieurs quartiers ; les recommandations adoptées lors du forum national de réconciliation de Bangui en mai 2015 n’ont pas encore été mises en œuvre faute de moyens, de volonté politique et de consensus au sein des groupes armés et de la classe politique centrafricaine ; l’accord de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) signé lors de ce forum est resté lettre morte ; et les tensions intercommunautaires entre musulmans et non-musulmans sont encore très vives dans la capitale et dans l’ouest et le centre du pays.

 

Perpétrées pendant que la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, était à New York pour participer à une réunion sur la République centrafricaine (RCA) en marge de l’assemblée générale des Nations unies, les violences qui ont embrasé Bangui et les manifestations qui ont suivi révèlent une stratégie de déstabilisation et l’opportunisme de certains politiciens et acteurs de la société civile – dont des partisans de Bozizé et des proches de l’ex-Seleka – mais elles doivent pourtant être prises au sérieux en ce qu’elles expriment une forte insatisfaction. Insatisfaction à l’égard des forces internationales qui, presque deux ans après le début de l’opération française Sangaris et malgré le déploiement d’environ 10 000 casques bleus, ne sont parvenues ni à sécuriser la capitale ni à sécuriser la principale route du pays. Insatisfaction à l’égard du gouvernement de transition qui a beaucoup promis lors du forum de Bangui et a si peu réalisé.

 

La feuille de route de la transition qui prévoyait le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des miliciens après le forum de Bangui et avant les élections a complètement déraillé. Le DDR est maintenant renvoyé à l’après-élection et les élections sont organisées dans des conditions problématiques aux points de vue technique, financier, sécuritaire et politique.

 

Aujourd’hui, l’impasse politique et communautaire risque de conduire à une nouvelle déflagration sécuritaire.

 

Aujourd’hui, l’impasse politique et communautaire risque de conduire à une nouvelle déflagration sécuritaire. En effet, des groupes de combattants de l’ex-Seleka, proches de Nourredine Adam et de son mouvement, le FPRC, se sont regroupés depuis le mois de juin 2015 vers Kaga-Bandoro, à plus de 300km au nord-est de Bangui et ont tenté début octobre de rejoindre la capitale empruntant des pistes pour contourner les villes contrôlées par les forces internationales. Des affrontements entre les forces internationales et les combattants de l’ex-Seleka ont eu lieu les 10 et 11 octobre à plusieurs kilomètres de Sibut, située à 150km au nord-est de Bangui, et ont temporairement permis de stopper leur avancée. Bien que ces affrontements aient occasionné de nombreuses pertes dans les rangs des rebelles, la capacité de nuisance de ces groupes armés demeure quasiment intacte et la préparation de nouvelles attaques est très certainement en cours. De leur côté, plusieurs groupes de miliciens anti-balaka seraient en train de se rassembler dans plusieurs villes de l’ouest centrafricain comme Bossangoa, à 250km au nord-ouest de Bangui ou encore Berberati au sud-ouest de la RCA. Leur objectif est toujours le même, descendre sur la capitale pour porter main fortes aux jeunes anti-balaka de Bangui et chasser les musulmans de Bangui. Certains d’entre eux auraient d’ailleurs participé aux violences qui se sont déroulées fin septembre à Bangui avant de repartir chez eux. A l’heure actuelle, le risque majeur n’est pas un nouveau putsch mais la reprise d’affrontements intercommunautaires sanglants dans la capitale et en province.

 

Dans cette situation d’urgence, la communauté internationale se focalise sur un faux objectif : organiser des élections le plus vite possible. En dépit des nombreux avertissements, elle préfère une élection à tout prix plutôt qu’une transition chancelante, tandis que le gouvernement de transition envisage un énième remaniement ministériel et une nouvelle concertation. Après la démission du président de l’Autorité nationale des élections qui s’opposait à une élection à la va-vite en 2015, un nouveau calendrier électoral qui doit être prochainement voté par le Conseil national de transition et qui a été décidé après concertations entre autorités de la transition et partenaires internationaux, prévoit de repousser le premier tour des élections présidentielles à décembre 2015. Ces échéances ne sont pas tenables et les acteurs internationaux et le gouvernement de Samba Panza devraient avant tout former un véritable partenariat pour créer les conditions techniques, politiques et sécuritaires nécessaires pour des élections transparentes, libres et inclusives.

 

Comme un rapport récent de Crisis Group, Centrafrique : les racines de la violencel’a recommandé, les mesures suivantes doivent être rapidement mises en œuvre par les autorités centrafricaines et les partenaires internationaux pour éviter une amplification des tensions et des violences entre groupes armés, et favoriser un climat propice pour les élections :

 

  • Renforcer les forces internationales en augmentant les troupes françaises (les plus dissuasives sur le terrain), les casques bleus et les capacités de gestion des mouvements de foule ;
  •  
  • Initier le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion avec les groupes armés volontaires ;
  •  
  • Arrêter et traduire en justice certains dirigeants des anti-balaka et des ex-Seleka suspectés d’être impliqués dans la récente flambée de violence ;
  •  
  • Reporter les élections à la première moitié de 2016, et remplacer le président démissionnaire de l’Autorité nationale des élections par une personnalité intègre et connue pour son indépendance politique ;
  •  
  • Compléter le budget électoral, formuler clairement les critères d’éligibilité des candidats aux élections législative et présidentielle et les possibilités de recours selon la loi électorale, et réaffirmer publiquement le droit de vote des musulmans centrafricains ; et
  •  
  • Promouvoir les efforts de réconciliation entre communautés, notamment grâce à la revitalisation des échanges économiques au niveau local, à l’annonce de plans de développement des régions périphériques ainsi qu’à la préparation d’un plan d’investissement massif dans le secteur de l’éducation incluant un enseignement sur la tolérance.
  •  

*Pour rappel, la prise du pouvoir par la Seleka en mars 2013 a constitué un renversement du paradigme politique centrafricain. Pour la première fois depuis l’indépendance, une coalition de groupes armés issue du nord et de l’est du pays s’est emparée du pouvoir. Dans la foulée, la partie occidentale de la Centrafrique a été le théâtre d’une véritable persécution des musulmans par les milices anti-balaka qui a conduit à leur départ forcé, à un désir de vengeance et à l’émergence de discours de partition à l’est du pays. Le conflit entre ex-Seleka et anti-balaka s’est aujourd’hui doublé d’un conflit entre communautés armées.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 19:01

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#051/2015

 

DES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA ATTAQUES A BOALI

 

Bangui, 19 octobre- Des éléments armés des Anti-Balakas, ont attaqué le dimanche 18 octobre 2015 sept casques bleus de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à Boali, dans la Préfecture de la Ombella Mpko, à 95 km au Nord-ouest de Bangui.

 

La MINUSCA condamne cet acte intolérable contre des casques bleus venus servir le peuple centrafricain et contribuer à la sortie de crise dans le pays.

 

La MINUSCA s’indigne également que les mêmes agresseurs aient détenu le même jour la Vice-Présidente du Haut Conseil de Transition et arrêté des agents de la Sécurité intérieure avant de les relâcher un peu plus tard.

 

La MINUSCA rappelle aux assaillants que leur geste pourrait constituer un crime au regard des conventions internationales. Les auteurs de tels agissements doivent être identifiés, arrêtés et traduits devant les tribunaux selon la loi nationale ou internationale en vigueur.

 

La MINUSCA réitère son appel pressant à tous les groupes armés à honorer leurs engagements contenus dans les Accords signés sur la cessation des hostilités à Brazzaville en juillet 2014 et sur les principes du DDR en marge du Forum de Bangui en mai 2015 et à s’inscrire dans une logique de réconciliation nationale, gage d’une paix durable en RCA.

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA

 

https://minusca.unmissions.org

@UN_CAR​

 

 

NDLR : C’est franchement consternant et vraiment lamentable que la MINUSCA en soit réduite à publier seulement ce genre de communiqué de presse au lieu de mettre hors d’état de nuire ces bandits armés qui empoisonnent quotidiennement l’existence des Centrafricains. Où est la fermeté vis-à-vis des bandes armées que le successeur de Babacar Gaye avait annoncée à sa prise de fonction ?               

 

 

CENTRAFRIQUE : L'ONU CONDAMNE UNE SÉRIE D';ATTAQUES PAR DES ANTI-BALAKAS


New York, Oct 19 2015  2:50PM L';ONU a condamné lundi plusieurs attaques perpétrées dimanche par des éléments armés anti-balakas, qui ont notamment pris pour cible le personnel de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

Selon la Mission, des éléments armés anti-balakas ont attaqué et détenu illégalement, dimanche 18 octobre, sept policiers de la MINUSCA à Boali, dans la Préfecture de l';Ombella Mpko, à 95 km au nord-ouest de la capitale Bangui.


Lors d';un point de presse à la mi-journée au siège de l';ONU à New York, le porte-parole du Secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujarric, a déclaré que tous les policiers de l';ONU ont ensuite été relâchés, après avoir toutefois été délestés de leur équipement et de leurs armes.

 

Selon M. Dujarric, lors d';un incident séparé survenu le même jour, un poste de la MINUCA à Damara, également dans l';Ombella Mpoko, a essuyé des tirs de balles en provenance de trois hommes armés non-identifiés.

 

« Les Casques bleus ont riposté, tuant un assaillant et saisissant un certain nombre d';armes. Deux des assaillants ont réussi à s';échapper », a précisé le porte-parole.


Dans un communiqué de presse rendu public à Bangui, la MINUSCA a condamné l';attaque de Boali perpétré contre des membres de son personnel « venus servir le peuple centrafricain et contribuer à la sortie de crise dans le pays ».

 

La MINUSCA s';est indigné également du fait que les mêmes agresseurs aient détenu le même jour la Vice-Présidente du Haut conseil de transition du pays et arrêté des agents de police centrafricains, avant de les relâcher un peu plus tard.


« Les auteurs de tels agissements doivent être identifiés, arrêtés et traduits devant les tribunaux selon la loi nationale ou internationale en vigueur », a affirmé la Mission, rappelant que de telles attaques sont susceptibles de constituer des crimes de guerre en vertu des conventions internationales.

 

La MINUSCA a de nouveau appelé de toute urgence l';ensemble des groupes armés à honorer leurs engagements pris dans le cadre des Accords de cessez-le-feu signés à Brazzaville en juillet 2014 et de l';accord de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) conclu en marge du Forum de Bangui en mai 2015.


Lors de son point de presse à New York, M. Dujarric a par ailleurs annoncé que le Secrétaire général adjoint de l';ONU aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d';urgence, Stephen O'Brien, se rendra en République centrafricaine du 20 au 23 octobre afin de faire le point sur la crise humanitaire en cours, aggravée par la récente flambée de violence.  

DES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA ATTAQUES A BOALI
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 18:59

 

        

APA-Yaoundé (Cameroun) 2015-10-19 16:17:40 Les camionneurs camerounais ont décidé, depuis le 7 octobre dernier, d’arrêter d’approvisionner la République centrafricaine à partir du port de Douala en raison des nouvelles menaces sécuritaires dans ce pays voisin, a appris APA lundi de sources concordantes.


Cette information est d'ailleurs relayée par le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune du même jour, qui invoque un mouvement d'humeur spontané de ces transporteurs.

Elle intervient alors qu'un conducteur de camion camerounais a été assassiné par arme à feu le 6 octobre dernier en territoire centrafricain, par un des nombreuses rebellions qui font la pluie et le beau temps dans ce pays depuis plus de deux ans.

Le véhicule du malheureux a été pillé, au même titre que ceux de deux autres collègues dont l'un a par ailleurs vu quatre de ses doigts coupés par les malfaiteurs, alors que l'autre, sauvagement molesté, a réussi à se réfugier en territoire camerounais.

«Les chauffeurs ont décidé eux-mêmes de ne plus aller en RCA depuis le 7 octobre 2015. Ils sont dépassés par les attaques et les tueries dont certains de leurs membres sont régulièrement victimes», explique dans Cameroon Tribune président du Syndicat national des chauffeurs professionnels des transports du pays (SYNCPRTCAM), Ibrahima Yaya état qui indique que 309 camions en partance pour la Centrafrique sont parqués dans la seule ville frontalière de Garoua-Boulaï.

En août dernier, rappelle-t-on, lesdits camionneurs avaient repris du service après trois semaines de grève destinée à obtenir des garanties de sécurité sur l'axe Douala Bangui, après d'âpres débats entre les officiels des deux pays, mais également à l'issue d'une large consultation initiée auprès de ses membres par le Bureau camerounais de gestion du fret terrestre (BGFT).

Les pouvoirs publics et le patronat avaient alors décidé de faire accompagner les escortes de camions dès la ville frontalière de Garoua-Boulaï, et ce jusqu'à Bangui, par des Casques bleus de la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (MINUSCA).

Dans le même élan, il était annoncé que les convois seraient désormais limités à 60 camions, au lieu des 120 constitués jusqu'ici dans les deux sens, les employeurs des conducteurs s'engageant par ailleurs à immatriculer leurs collaborateurs à la sécurité sociale dans un délai de 3 mois au plus tard.

C'était alors le énième mot d'ordre de grève de la série à la suite de plusieurs agressions, dont certaines meurtrières, imputées aux bandes rebelles en territoire centrafricain.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=836557#sthash.ZIuFUZ48.dpuf

Les camionneurs camerounais arrêtent de desservir la Centrafrique
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 18:56

 

 

http://www.la-croix.com 19/10/15 - 16 H 56

 

Du 25 au 30 novembre, le pape François se rendra au Kenya, en Ouganda et en République centrafricaine.

 

Sa visite à la grande mosquée de Bangui est attendue par les Centrafricains comme un« soutien à la paix ».

 

Le pape François se rendra bien au Kenya, en Ouganda et en République centrafricaine du 25 au 30 novembre. Début octobre, la reprise des violences dans la capitale centrafricaine – qui ont fait au moins une quarantaine de morts et près de 30 000 déplacés – avait fait peser des incertitudes sur cette dernière étape.

 

Elle figure bien dans le programme détaillé de ce voyage apostolique, publié samedi et suscite déjà de grandes attentes. Dans toutes les églises, une prière est déjà récitée et chantée depuis plusieurs semaines pour préparer la venue du pape.

 

Archevêque de Bangui et figure de la réconciliation nationale, Mgr Dieudonné Nzapalainga avait confié dès le mois de septembre à Radio Vatican son espoir que celle-ci aide le pays à « dépasser nos élans de rancœur, de haines, de divisions » pour avancer « ensemble vers le dialogue et la réconciliation ».

 

QUELQUES VISITES PERSONNALISÉES

 

Dans les trois pays, le pape rencontrera autorités politiques et diplomatiques, les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses – parfois aussi « les catéchistes » –, ainsi que les jeunes. Des visites plus personnalisées ont aussi été glissées dans son agenda, pensées en relation avec l’histoire ou l’actualité de chacun d’eux.

 

Au Kenya, pays visé par plusieurs attentats ces derniers mois, depuis qu’il a engagé son armée contre les islamistes chebabs en Somalie, la journée du jeudi 26 débutera par une rencontre interreligieuse et œcuménique à la nonciature apostolique de Nairobi.

 

Le lendemain, le pape visitera Kangemi, un bidonville situé à l’ouest de la capitale, en direction de la luxuriante et touristique vallée du Rift, et qui abrite 100 000 des plus pauvres des Kényans.

 

HOMMAGE AU MARTYRE CHARLES LWANGA

 

En Ouganda, la messe qu’il célébrera le 28 novembre à Namugongo, lieu du martyre de Charles Lwanga et de 21 jeunes anglicans et catholiques entre 1885 à 1887, constituera sans doute un moment fort de ce voyage.

 

Dès le mois de septembre, le pape avait évoqué son souhait de célébrer à cette occasion le cinquantenaire de la canonisation par Paul VI de ces jeunes chrétiens, suppliciés par le feu pour certains, pour avoir refusé de renoncer à leur foi.

 

Le lendemain, c’est par une visite des camps de réfugiés qu’il entamera son périple en République centrafricaine, des réfugiés symboles de ces violences qui déchirent le pays depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête d’une rébellion à dominante musulmane, la Séléka.

 

Dans ce contexte, sa rencontre, le dimanche 29, avec la communauté musulmane à la mosquée centrale Koudoukou à Bangui n’est pas sans risque.

 

VISITE HAUTEMENT SYMBOLIQUE EN CENTRAFRIQUE

 

« Tous les croyants centrafricains, qu’ils soient chrétiens, musulmans ou animistes, attendent la venue du pape », assure Omar Kobine Layama. Cet imam et président de la Conférence islamique de RCA n’a pas ménagé sa peine ces derniers mois, avec Mgr Nzapalainga, pour tenter d’apaiser les tensions religieuses.

 

« Nous attendons de lui qu’il appuie les efforts de paix, qu’il apaise aussi nos souffrances par la prière. » D’ores et déjà, l’imam a mis sur pied une petite commission de fidèles pour préparer un message « de soutien et de félicitation » et organiser la « mobilisation ». Il se dit toutefois préoccupé par le fait que les « extrémistes des deux bords ne perturbent pas » cette visite, dans une période où « la sécurité fait défaut ».

 

Anne-Bénédicte Hoffner

 

 

Premier voyage du pape François en Afrique fin novembre

 

CITE DU VATICAN19/10/15 (Reuters) - Le pape François effectuera du 25 au 30 novembre sa première visite en Afrique et se rendra au Kenya, en Ouganda et en République centrafricaine où il lancera un appel au dialogue entre chrétiens et musulmans, a annoncé le Vatican, samedi.

 

Pour des raisons de sécurité, le pape ne résidera que deux jours dans chaque pays et ne visitera que les capitales de ces Etats.

 

Comme il le fait à chacun de ses déplacements à l'étranger, le souverain pontife ira à la rencontre des plus défavorisés et se rendra dans le bidonville de Kangemi à Nairobi au Kenya.

 

Il présidera une réunion oecuménique et prononcera une messe à l'université de la ville.

 

Cette étape à Nairobi a fait l'objet d'hésitations en raison de la situation sécuritaire dans la capitale kényane. Une attaque menée par des islamistes somaliens du groupe Al Chabaab contre le centre commercial de Westgate avait fait 67 morts au terme de quatre jours de siège en septembre 2013.

 

En avril, des activistes ont attaqué l'université de Garissa dans l'est du pays, tuant 148 personnes, principalement des chrétiens.

 

En Ouganda, le pape a prévu de visiter une maison pour handicapés à Nalukolongo, dans la banlieue de la capitale Kampala.

 

La dernière étape et point d'orgue du voyage pontifical sera Bangui, capitale de la République centrafricaine, pays en proie à des violences communautaires entre des groupes armés musulmans de la Séléka et les milices chrétiennes anti-balaka.

 

François se rendra à la mosquée de Koudoukou où il rencontrera des responsables musulmans.

 

(Philip Pullella; Pierre Sérisier pour le service français)

 

Lu pour vous : Le pape se rendra dans la République centrafricaine déchirée par les conflits
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 18:54

 

 

Le général putschiste Gilbert Diendéré perd la Légion d'honneur française

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) -2015-10-19 15:42:12  Le Général Gilbert Diendéré, chef des putschistes du 16 septembre au Burkina Faso, a perdu la Légion d’honneur française, a appris APA, lundi, de source proche de l’ambassadeur de France au Burkina Faso.


Selon cette source, la décision a été prise ‘'quelques jours après le coup d'Etat manqué du 16 septembre dernier''.

Le Général Gilbert Diendéré avait été fait chevalier de la Légion d'honneur française en mai 2008 par le président français d'alors, Nicolas Sarkozy. 

La légion d'honneur est attribuée aux étrangers qui se sont signalés par les services qu'ils ont rendus à la France ou aux causes que ce pays soutient. Elle a été fondée par Napoléon Bonaparte en 1802 et constitue la plus élevée des distinctions nationales françaises.

Auteur du putsch manqué de septembre dernier qui a fait 14 morts et plus de 250 blessés, le général Gilbert Diendéré, s'est rendu à la justice, après s'être réfugié à l'ambassade du Vatican à Ouagadougou. 

Il est poursuivi de 11 chefs d'inculpation, dont celui de crime contre l'humanité et séjourne actuellement à la Maison d'arrêt et de correction de l'armée (MACA).

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=836555#sthash.MfaqHTu3.dpuf

 

 

Mandat d'arrêt international contre l'épouse du général Diendéré

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) -2015-10-19 15:39:18 Un mandat d’arrêt international a été émis contre Fatoumata Diendéré, l’épouse du général putschiste Gilbert Diendéré, a appris APA, lundi de source sécuritaire.


La même source sécuritaire précise que d'autres mandats d'arrêts pourraient être émis dans les jours à venir contre d'autres personnes présumées auteurs ou complices dans putsch manqué de septembre dernier au Burkina Faso.

Après le coup d'Etat manqué de son époux, Mme Diendéré se serait réfugiée au Togo.

En plus d'être l'épouse de Gilbert Diendéré, Fatoumata Diendéré/Diallo est également membre influent du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex-parti au pouvoir). 

Elle été député du CDP durant plusieurs années jusqu'à la chute de Blaise Compaoré et a occupé des postes dans les différents Bureaux politiques nationaux (BNP) du parti.

Auteur du putsch raté de septembre 2015 qui a fait 14 morts et plus de 250 blessés, le général Gilbert Diendéré, après avoir reconnu sa défaite, s'est rendu à la justice. 

Il est poursuivi de 11 chefs d'inculpation, dont celui de crime contre l'humanité, et séjourne actuellement à la Maison d'arrêt et de correction de l'armée (MACA). 
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=836554#sthash.oAWVhWUp.dpuf

Le général putschiste Gilbert Diendéré perd la Légion d'honneur française
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 18:33
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Arrivée de convois de bœufs à Bangui après trois semaines de blocage à Bambari

 

http://rjdh.org/  PAR BABIKIR OUSMANE LE 19 OCTOBRE 2015

 

Après trois semaines de rupture, le convoi des véhicules transportant des bœufs est arrivé à Bangui, le dimanche 18 octobre en début de soirée. Les conducteurs ont témoigné rouler en toute quiétude, car ils ont été sécurisés par les casques bleus de la Minusca.

 

Maidjida Mamadou, représentant des conducteurs, a noté que la sécurisation des véhicules sur l’axe Bambari-Bangui s’est bien passée. « Sans incident majeurs malgré les insultes et les jets de pierres enregistrés en cours de route », a-t-il témoigné.

 

« Nous avons quitté Bambari en passant par Grimari, Sibut, Damara jusqu’à Bangui  sans problème avec les contingents congolais et Burundais de la Minusca. A l’entrée de Bangui, au PK12 certains groupes armés ont tenté en vain de nous attaquer, car  les contingents burundais les ont empêchés», a-t-il précisé.

 

L’arrivée des bœufs à Bangui est une bonne nouvelle pour la population qui se plaint de la rareté de la viande sur le marché. Maidjida Mamadou a fait savoir que « sur la route, la population est  contente de voir les bœufs entrer à Bangui. »

 

Même si les véhicules sont sécurisés, les conducteurs souhaitent l’augmentation du nombre des casques bleus. « Pendant les contrôles de routine de la gendarmerie, des hommes en arme peuvent surgir et attaquer les véhicules. La sécurité ne pourrait plus tenir le coup. L’effectif des soldats de la Minusca est limité » , a constaté un autre conducteur.

 

Les convois des véhicules transportant les bœufs de Bambari à Bangui étaient bloqués à la gare de Bambari depuis plus de trois semaines, suite aux événements survenus le 26 septembre à Bangui. Cet arrêt a entraîné la rareté et la hausse du prix de la viande sur le marché.

 

 

Reprise effective des classes dans certains établissements publics de Bangui

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 19 OCTOBRE 2015

 

Depuis le lancement officiel de la rentrée scolaire en République Centrafricaine le 21 septembre 2015 par le ministre de l’Education Nationale à Bangui Eloi Anguimaté, c’est ce lundi 19 octobre 2015 que les activités scolaires ont démarré dans plusieurs écoles publiques de la capitale Centrafricaine. Un constat fait ce lundi 19 octobre par le RJDH après avoir parcouru quelques établissements scolaires publics de Bangui.

 

Du lycée Barthelemy Boganda au lycée de Miskine, l’ambiance est plus dense avec une présence massive des élèves qui sont venus pour vérifier leurs noms et leurs classes.

 

Steve Dodane, élève en classe de 1ere au lycée de Miskine à Bangui est satisfait de reprendre le chemin de l’école. « Je suis venu vérifier mon nom sur la liste et je suis très content de la reprise des activités scolaires au lycée de Miskine pour l’année académique 2015-2016», a-t-il témoigné.

 

 « Les portes sont ouvertes à la date indiquée depuis le lancement officiel, même si les derniers événements n’ont pas été  favorables à la reprise. Et donc, quelques élèves sont venus et nous attendons les autres», a expliqué le proviseur du lycée de Miskine Barnabé Matchykesse.

 

Du coté Fondamental 1, à l’exemple de l’école d’Application Centre Fille et Garçon dans le premier arrondissement de Bangui, on constate une timide reprise des cours. Quelques élèves sont dans les salles de classe. C’est ce qu’a témoigné la directrice de l’école centre garçon, Charlotte Palli-Lengue. «Pour la journée de ce lundi, les enseignants sont venus ainsi que quelques élèves et aussitôt, nous avons fourni la liste des fournitures scolaires pour démarrer normalement l’année scolaire 2015-2016 », a expliqué Charlotte Palli-Lengue.

 

A l’école Ndrès dans le 4e  arrondissement de Bangui, les portes sont toujours fermées.  Assis sur une chaise dans le bureau, le directeur de cette école, Maurice Ndomende-Kette, a expliqué les raisons de la non reprise des cours au sein de son école.« Les élèves ne manifestent pas la volonté d’aller à l’école, et surtout pour la simple raison que la zone de Boy-Rabe, c’est un quartier où l’insécurité est très remarquable», a-t-il indiqué.

 

Toutefois, il promet de tenir une réunion  avec les enseignants afin de les affecter dans leurs classes respectives.

 

Malgré le lancement officiel de la rentrée scolaire en République Centrafricaine, les résultats du second tour de baccalauréat ne sont toujours pas rendus publics. Selon l’inspecteur général de l’enseignement Noël Ramadan, les résultats seront publiés ce lundi 19 octobre 2015.

 

Selon le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) qui rapporté ce lundi les propos du Ministère de l’Education, certaines écoles sont ouvertes dans les quartiers sécurisés, notamment dans les 1er, 2ème, 7ème arrondissements et une partie du 6ème arrondissement.

 

« Les écoles sont majoritairement fermées dans les 3èmes, 4ème, 5ème, 8ème et une partie du 6ème arrondissement. Environ 40% des écoles sont ouvertes mais ont un fonctionnement limité (présence partielle des élèves et des enseignants, notamment à cause des problèmes de sécurité) », note OCHA dans une publication ce lundi.

 

 

La baisse des recettes de l’Etat, un danger pour les charges obligatoires, selon ministre Célestin Yanendji

 

http://rjdh.org/  PAR CÉDRIC KALONJI LE 19 OCTOBRE 2015

 

Le ministre délégué aux finances chargé du budget Célestin Yanedji a déploré les recettes des services des impôts et douanes qui risquent de jouer sur les salaires du mois d’octobre, les bourses et les pensions. Au total 500.000.000 FCFA seulement sont collectés depuis le 26 Septembre dernier. Il plaide pour la libre circulation et la sécurité des commerçants et des travailleurs afin de rehausser le niveau de recettes de l’Etat.

 

« Nous sommes en train d’aller vers la fin du mois d’octobre. Les Impôts et la Douanes n’ont pu collecter que 500.000.000 de FCFA. Avec ce niveau de ressources intérieures, nous allons avoir de difficultés afin de faire face aux charges régaliennes de l’Etat. Car la dernière crise a fragilisé les efforts consentis pendant des mois pour payer régulièrement les salaires, les bourses et les pensions », a expliqué Célestin Yanendji.

 

Face à cette situation, le membre du gouvernement a appelé à la libre circulation et la sécurité des commerçants. Il invite les travailleurs à plus d’efforts afin de rehausser le niveau du budget de l’Etat.

 

« La Centrafrique est un pays fragile car la majorité des centrafricains n’a pas encore pris conscience, que nous devons nous mettre résolument au travail. Arrêtez de poser des actes qui nuisent au bon fonctionnement du système économique de la Centrafrique. Même le principal axe de ravitaillement qui passe par Cameroun a été le théâtre des actes de terrorisme sanctionnés par des morts d’hommes et des pillages. Que tout cela cesse afin qu’on puisse sauver l’économie du pays », a-t-il proposé.

 

La dernière crise du 26 au 30 Septembre 2015 a bouleversée le système économique de la République Centrafricaine.

 

 

JMA 2015: L’agriculture comme moyen de réconciliation en Centrafrique

 

http://rjdh.org/  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 19 OCTOBRE 2015

 

La Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA), a été célébrée le 16 octobre à l’Alliance Française de Bangui. Une occasion pour l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), de présenter un documentaire et de faire des projections afin de lutter contre la sous-alimentation en Centrafrique.

 

« Les activités agricoles et l’élevage doivent être un moyen de réconciliation en Centrafrique », c’est ce qu’a déclaré le Professeur Marc Dufumier de la FAO, alors qu’il présentait un documentaire agro-pastoral pendant la célébration de cette journée.

 

Le but de ce documentaire est de souligner l’importance du secteur agro-pastoral dans le développement du pays. « Les activités agro-pastorales évoluent à condition que la paix soit restaurée définitivement », a-t-il constaté.

 

Il a ajouté que la mécanisation de l’agriculture est un moyen qui pourrait rendre efficace une productivité considérable, afin d’éliminer la sous-productivité alimentaire. « Cette question est complexe. Le manque de moyens financiers, l’insécurité et le chômage sont des vices qui rendent difficile le développement des activités agro-pastorales », a-t-il relevé.

 

Mahamat Taïb Yacoub, ministre en charge du développement rural, a déploré des malentendus entre les éleveurs et les agriculteurs. « Les efforts sont en train d’être déployés par le gouvernement afin que la paix soit restaurée et que l’agriculture puisse devenir une possibilité pour la réconciliation nationale en général et entre les agro-pasteurs en particulier », a-t-il suggéré.

 

Le membre du gouvernement a déploré le fait que la réalisation du documentaire n’a pas connu la participation des acteurs agro-pastoraux.

 

L’agriculture qui devrait être un moyen de réconciliation entre les communautés est fragilisée par les groupes armés, qui volent des bétails. Certains éleveurs armés dévastent les plantations des agriculteurs.

 

Poursuite des pourparlers à Bangui

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 19 octobre 2015 13:44

 

La concertation du Chef d’État de Transition, Catherine Samba Panza, avec les forces vives de la nation se poursuit encore ce lundi 19 octobre à Bangui. Censée prendre fin vendredi dernier, le calendrier de ces pourparlers a été prolongé jusqu'à la fin de cette semaine.


Ce lundi, Catherine Samba Panza a échangé avec une quinzaine de représentants du ''Rassemblement Centrafricain pour une Union Sacrée''. Le programme prévoit dans l'après midi une rencontre avec la plate-forme ''Sauvons le Centrafrique''.  


Déjà, la concertation élargie des plates-formes, partis, associations politiques et personnalités politiques indépendantes pose des conditions sine-qua-none à sa participation à cette concertation.


Selon Gina Sanzé, membre de la Concertation élargie des partis, plateformes et personnalités politiques indépendantes, cette concertation politique est prête pour prendre part à cette rencontre, seulement elle pose une condition.


Dans une correspondance adressée dimanche au ministre conseiller, porte parole de la Présidence de la République, cette plate-forme élargie a rappelé les conditions de sa participation éventuelle à la rencontre entre le Chef d'Etat de transition et les forces vives de la nation. Des conditions réitérées dans une interview accordée ce lundi à Radio Ndeke Luka.


« Hier dans une correspondance qui a été déposée à Mr. le ministre, nous réitérons notre disponibilité pour participer sans délai à cette concertation mais à une seule condition, que ce soit une vraie concertation. Comme nous l'avons dit au départ, que ce soit une concertation inclusive contradictoire ». 


Gina Sanzé, qui a engagé la responsabilité de l'organisation politique, n'est pas pour autant partante pour des consultations. « Mais tel que c'est fait, pour nous, c'est rester comme des consultations. Et nous ne sommes pas d'accord », a-t-elle indiqué. Car, « (…) à l'heure actuelle, on a besoin de réelle concertation pour pouvoir résoudre de manière définitive les problèmes auxquels nous sommes confrontés ».


Concertation : position tranchée du ROSELEP-FC


De son côté, le Réseau de soutien au leadership politique des femmes centrafricaines (ROSELEP-FC) fustige la concertation initiée par le Chef d’État de Transition Samba Panza. 


Pour Maître Arlette Sombo Diberet, coordonnatrice adjointe du ROSELEP-FC et présidente de la commission droits des femmes basée sur le genre, accès à la justice, ces échanges n'ont rien de concret. Mme Catherine Samba Panza n’a fait qu’un mini-bilan de la gestion de sa transition et que les vraies préoccupations de la population ont été élaguées. 


« Le mini forum auquel nous assistons ne nous mènera nulle part dès lors que les partis et associations politiques ont refusé de participer à ce qui, à leurs yeux, n'est qu'une mascarade dont il ne sortira aucune solution viable », a expliqué Maître Sombo Diberet.


Elle a également souligné que le mal centrafricain vient de loin, « Nous étions encore dans la salle de cinéma de la Présidence en train de concerter que le Camp des Castors était une fois de plus mis à feu. Il y a un problème, et ce problème date de longtemps. Il y a eu Fatima I, Fatima II, Pétévo. Il y a eu Bazanga, Castors et encore Castors ».


L'avocate a trouvé que « La concertation dont le RESOLEP-FC parle est réellement la possibilité donnée à tous les participants de la vie politique, sociale et économique du pays de donner chacun sa position par rapport à ce que la population vit et ce que la population désire. Je ne pense pas que le désir de la population était un mini forum bis où les personnalités aussi louables soient-elles, viennent écouter le Chef d’État de Transition faire pratiquement un mini bilan de son pouvoir de Transition ». 


Le défenseur des droits de l'Homme a rappelé que des promesses faites par le Chef d’Etat de Transition et visant le désarmement des milices armées n'ont pas été tenues. « A faire des promesses et à ne pas les tenir, vous perdez toute crédibilité », a mentionné Maître Arlette Sombo-Diberet qui a souligné que « L'impunité dans laquelle nous évoluons redonne du courage pas seulement aux Séléka mais aussi aux Antibalaka. Nous sommes dans le banditisme de haut vol. Il ne s'agit plus de parler de Séléka et Antibalaka. Il s'agit de parler des bandits, des braqueurs qui sont assuré que l'Etat a failli et qu'il n'a pas les moyens mis en exergue pour les arrêter ».

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 18:32

 

 

19/10/15 (APA)

 

La Commission logistique de l’Autorité nationale des élections en République centrafricaine a réceptionné en provenance du Kenya plus de 12 mille isoloirs destinés à l’organisation des prochaines élections prévues dans ce pays.


Ces isoloirs réceptionnés vendredi clôturent la liste du matériel lourd attendu pour la tenue prochaine des élections en RCA où il y a cinq jours des urnes ont été réceptionnées.

 

Selon Rufin Gouadé Baba, président de la commission logistique, ce nouveau matériel acquis grâce à l’appui de la communauté internationale et suivant une procédure d’urgence, a été conçu de sorte qu’il pourra être transporté facilement partout dans le pays.

 

D’après la même source, le dernier lot de matériel électoral composé des cachets, encre indélébile et autres outils de bureaux, sera à Bangui, la semaine prochaine.

 

Un nouveau calendrier électoral est à l’étude et sera rendu public dans un bref délai. Ce nouveau chronogramme tiendra compte de la fin du mandat de la transition fixée au 30 décembre 2015.

RCA : 12 mille isoloirs reçus en vue des prochaines élections
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 11:35

 

 

 

19 octobre 2015 à 10h32 —19 octobre 2015 à 11h20  Par Jeune Afrique

 

L'ancien président de la République centrafricaine n'a pourtant théoriquement pas le droit de voyager.

 

Soumis au régime de sanctions des Nations unies – il n’a donc théoriquement pas le droit de voyager -, François Bozizé a débarqué à Pretoria le 14 octobre, jour de son 69e anniversaire, selon plusieurs sources diplomatiques et sécuritaires.

 

Contacté, le ministère sud-africain des Affaires étrangères s’est refusé à tout commentaire. À Paris comme à Bangui, on goûte peu cette escapade, dont les tenants et les aboutissants restent encore flous. Fin août, les États-Unis étaient intervenus auprès de l’Ouganda, où Bozizé vit en exil, pour qu’il s’abstienne à l’avenir de toute activité politique.

Lu pour vous : Centrafrique : François Bozizé fête son anniversaire à Pretoria
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 02:50

 

 

 

La  recrudescence de la violence en Centrafrique contraint les chauffeurs camerounais opérant sur le Corridor Douala-Bangui à observer un arrêt de travail, depuis le 7 octobre dernier.

 

«Les chauffeurs ont décidé eux-mêmes de ne plus aller en RCA depuis le 7 octobre 2015. Ils sont dépassés par les attaques et les tueries dont certains de leurs membres sont régulièrement victimes ». Joint au téléphone dimanche dernier, Ibrahima Yaya, président du Syndicat national des chauffeurs professionnels  des transports du Cameroun (Syncprtcam) est désemparé. Pour lui, devant la recrudescence de la violence en Centrafrique, une option s’est imposée d’elle-même à ses membres : cesser de desservir la République centrafricaine. « Nous n’avons pas donné un mot d’ordre pour que les chauffeurs arrêtent de desservir la ville de Bangui», tient-il à préciser.

 

Manifestement, le regain de violences de ces derniers jours en Centrafrique est une mauvaise nouvelle pour le secteur des transporteurs, qui paie, en réalité, le plus lourd tribut de la situation. Et les camionneurs en font parfois les frais. C’est le cas de Mohamadou Bachirou, 26 ans, chauffeur de camion. Le 6 octobre, il a été tué par balles par une bande armée, aux environs de Yaloké, une localité centrafricaine. Il a été enterré par ses bourreaux… Dans la foulée, son camion immatriculé LT TR 284 SU, transportant une marchandise d’une valeur de 100 millions de F., a été pillé.  

 

Le même jour, son collègue Adjiassi Iliasou s’est vu couper quatre doigts. Idrissou M., un autre chauffeur, a eu plus de chance, lui, a réussi à se réfugier à Garoua-Boulaï, après avoir été sérieusement tabassé, abandonnant son camion de marchandises d’une valeur de 50 millions de F., finalement vandalisé. Mohamadou Bachirou perd donc la vie, dans les mêmes conditions que son collègue Pierre Tchoutchoua, tué quelques jours plus tôt, et dont le corps avait été exhumé et remis à sa famille sur la demande des autorités camerounaises.

 

A Garoua-Boulaï, ville frontalière avec la RCA, les camions en partance de Douala n’arrivent plus à leur destination finale, Bangui. A ce niveau, le trafic est bloqué. A la date de dimanche 18 octobre, le bilan faisait état de 309 camions déjà parqués dans la seule ville de Garoua-Boulaï. «Nous nous en remettons à la sagesse des autorités camerounaises que nous avons saisies, pour qu’elles nous disent ce que nous devons faire face à cette situation », affirme Ibrama Yaya.

 

© Cameroon Tribune : Pierre CHEMETE

CAMEROUN-RCA : PLUS DE 300 CAMIONS BLOQUÉS À GAROUA-BOULAÏ
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com