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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 22:08

 

 

 

Par RFI 29-09-2015 à 20:41

 

Depuis quatre jours, la capitale centrafricaine est en proie à une nouvelle série de violences. Tout est parti, samedi, de l'assassinat d'un chauffeur de moto-taxi. Malgré un couvre-feu décrété à Bangui, les esprits continuent de s'échauffer. Et si ce mardi matin, la situation était sous contrôle, ce calme reste extrêmement précaire.

 

S'il n'y a pas eu de manifestation ce mardi matin, la situation s'est tendue dans l'après-midi puisque des affrontements et des tirs à l'arme lourde sont signalés dans le quartier Combattant, le long de l'avenue des Martyrs, qui relie l'aéroport au centre-ville.

 

Cet axe est jonché de barricades depuis plusieurs jours. Une situation qui a empêché ce mardi les vols commerciaux de se poser sur l'aroport de Bangui Mpoko puisque les passagers qui débarquent ne peuvent être conduits en sécurité en ville.

 

Il semble donc que la Minusca, appuyée par les troupes françaises de la force Sangaris, ait décidé de mettre un terme à cette situation et de démanteler ces barricades. Les tirs sont nourris, et d'après nos informations, les casques bleus progressent lentement le long de cet axe.

 

Mais ce matin sur cette même avenue un incident meurtrier a été signalé. Un convoi de la Minusca a été la cible d'un jet de grenade. Les casques bleus ont alors riposté et aurait tué deux hommes qui se situaient sur ce barrage.

 

On ignore le bilan total des combats pour le moment. « Le calme est vraiment précaire, il n’y a même pas de circulation et la population circule à pied, témoigne un habitant du quartier Combattant. Il y a toujours des barricades, même devant ma porte, il y a des jeunes du quartier qui ont mis des barricades. On ne peut donc pas accéder au centre-ville, on ne peut pas aller au bureau et on ne voit pas les forces centrafricaines sur la voie. »

 

Depuis le début de la soirée, le calme semble revenir peu à peu à Bangui même si des tirs sporadiques se faisaient toujours entendre dans la zone de l'aéroport. Selon une source onusienne, la route de l'aéroport est désormais rouverte.

 

Plus de 27 000 déplacés

 

Dans la nuit de lundi à mardi, le couvre-feu n'a pas été respecté. Les bureaux de plusieurs ONG ont été pillés, vandalisés. Des tirs étaient par moment perceptibles. Dans un tel contexte, il est bien difficile soigner les blessés.

 

Médecins sans Frontières a accueilli une centaine de blessés, par balle ou par machette, qui sont obligés de se déplacer par leurs propres moyens, à pied ou à moto, comme l'explique Axelle de la Motte, responsable de projet pour MSF : « On a reçu près de 100 blessés en trois jours. Nos équipes ne se déplacent pas, car il y a des barricades, des mouvements de population, des manifestations qui ne permettent pas des déplacements en toute sécurité. Lundi, on a reçu une quinzaine de personnes qui avaient vraisemblablement été blessées la veille, mais qui n’ont pu accéder qu’à ce moment-là à l’hôpital ».

 

Autre conséquence de cette insécurité : les populations fuient en masse se réfugier dans le camp de Mpoko, près de l'aéroport. En deux jours, selon les Nations unies, près de 27 000 personnes auraient convergé vers ce camp de réfugiés.

 

Face à la gravité de la situation, la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a décidé de quitter New York où elle participait à l’Assemblée générale des Nations unies. Ce matin, elle a fait diffuser un message, un appel au calme sur les ondes de la radio nationale centrafricaine.

RCA: pas de manifestation, mais encore des violences à Bangui
RCA: pas de manifestation, mais encore des violences à Bangui
RCA: pas de manifestation, mais encore des violences à Bangui

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 22:05
ANE : Cartographie et centres du recensement électoral en France
ANE : Cartographie et centres du recensement électoral en France
ANE : Cartographie et centres du recensement électoral en France

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:56
Message pour les électeurs centrafricains de France

 

 

Bureau Fédéral                                         

 

               Secrétariat  Général

               N°_00055_BF/SG/2015

 

Message à l’attention des électeurs

 

Objet : Inscription sur les listes électorales dans les centres d’enregistrement installés en  France

 

 

  Camarades militants (es), sympathisants,

 

  Chers compatriotes,

 

Le Bureau Fédéral EAAMOO du MLPC vous informe les militantes et militants, sympathisants ainsi que tous les compatriotes centrafricains de France que le programme des opérations d’inscription sur les listes électorales pour les électeurs qui dépendent du bureau d'enregistrement de Nantes est le suivant :

 

  • du 10 au 11 octobre 2015 à Nantes : Les départements de Loire Atlantique et la Vendée
  • du 17 au 18 octobre 2015 à Rennes : Les départements de Côtes d'Armor, Finistère et  Ille-et-Vilaine;
  • du 24 au 25 octobre 2015 à Angers : Les départements de: Maine-et-Loire, Mayenne, Sartre;
  • Le 31 octobre 2015 à Niort : le département de Deux-Sèvres

 

Pour Nantes, le recensement aura lieu à la manufacture des tabacs 10 bis Bd Stalingrad 44000 Nantes (dans la salle commission 1 au 1er étage)

 

  • Samedi 10 octobre de 13h à 19h
  •  
  • Dimanche 11 octobre de 9h à 19h.

 

Les informations concernant les autres bureaux de recensement vous seront transmises ultérieurement dès qu’elles nous seront communiquées par l’Autorité des Ambassades ou Consulats des Elections (A.A.C.E), démembrement de l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E) pour la France.

Pour rappel, vous trouverez ci-dessous la liste  pièces exigées pour l'inscription :

 

  • CNI centrafricaine
  • Passeport centrafricain
  • Acte de naissance (centrafricain)
  • Jugement supplétif
  • Livret militaire
  • Livret de pension
  • Certificat de nationalité centrafricaine

 

Pour ceux qui n'ont que des papiers Français :

 

* Faire 1 transcription au préalable auprès de l’Ambassade de l’acte de naissance français en acte de naissance centrafricain en justifier de la nationalité centrafricaine d'un des ascendants.

 

Tarif 25€

 

* Carte consulaire (Se faire délivrer auprès de l’Ambassade en présence d'un TÉMOIN qui valide la filiation à la nationalité Centrafricaine).

 

Tarif 30€

 

Fait à Paris le 29 septembre 2015

 

Pour le Bureau Fédéral,

 

Le Secrétaire général

 

Romuald NGBALE

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:51
Coup de gueule de Dominique YANDOCKA

 

 

Mes chers compatriotes,

 

Disons nous la vérité.

 

Ce qui se passe depuis ces derniers jours dans notre capitale Bangui c'est un COUP D'ÉTAT en gestation. Je condamne avec force et détermination. Les centrafricains ne veulent plus être les cobayes de service pour favoriser une prise de pouvoir par la force orchestrée par les Balaka et les Séléka ou encore moins une éternelle transition de Mme SAMBA PANZA,voire encore une 3éme transition demandée par les recalés de la République. Nous avons les informations sérieuses sur la mauvaise volonté de ces bandes susnommées,de saboter délibérément le processus électoral en cours.

 

Mes Chers compatriotes à la lecture de ces événements malheureux ou bon nombre de nos compatriotes ont perdu la vie, pour faire simple sans oublier le passé, vous constaterez que cette entreprise mafieuse veut que notre pays la RCA reste dans l'abîme, pour tirer profit au maximum au détriment du sang  versé des centrafricains.

 

C'est pourquoi, je lance un appel à la MINUSCA et les SANGARIS de continuer à défendre la population et les institutions sans distinction et de hausser le ton vigoureusement à toutes agressions pour mettre hors d'état de nuire ces bandits et de protéger le peu qui nous reste encore dans ce pays.

 

Pour les Balaka et les Séléka,arrêtez de prendre le peuple en otage. Aucun coup d'état ne serait plus être toléré  dans ce pays. Pour les autorités de la transition arrêtez de jouer avec les nerfs du peuple avec votre mauvaise volonté de faire traîner encore et encore l'organisation des élections. On a tout compris.

 

je lance un vibrant appel aux centrafricains et plus particulièrement à la jeunesse de ne surtout pas tomber dans cette machination de rester vigilant et mobiliser pour contrer toutes sortes de manipulations égoïstes des autorités de transition, des Balaka, et des Séléka . ça suffit ! ça suffit ! ça suffit ! 

 

Patriotiquement,


Dominique Ephrem YANDOCKA       Tel: +33 6 36 94 62 11

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:48

 

 

 

Pendant que la population centrafricaine est en train de conjuguer  ses efforts pour consolider le vivre ensemble et raffermir la  cohésion sociale et ce, dans la perspective des échéances électorales qui vont permettre définitivement à notre pays de retrouver la légalité constitutionnelle, les ennemis de la paix ont encore fait verser ce jour, le sang des  compatriotes innocents vivant dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui.

 

De source indépendante, on note déjà un lourd bilan provisoire de vingt compatriotes tués et d’une centaine de blessés. Le Parlement de transition par ma voix, condamne avec fermeté ces  actes barbares assimilables aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Comment laisser en liberté  les auteurs de tels assassinats ignobles et crapuleux?

 

Le Parlement de transition interpelle le gouvernement de transition qui a la charge régalienne de préserver la paix  et de garantir la sécurité de nos compatriotes, à tout mettre en œuvre pour rétablir la sécurité  et le calme dans les zones touchées.

 

Aussi, voudrais-je exhorter les forces de la MINUSCA ainsi que  les éléments de la SANGARIS à s’assumer dans la plénitude afin de mettre hors d’état de nuire tous les malfaiteurs rencontrés lors de leurs patrouilles de routine.


J’appelle  toute la population au calme et à la retenue. Notre pays, la République Centrafricaine  doit renaitre, les pleurs et la misère de ses enfants doivent cesser.

 

Mes pensées vont aux familles endeuillées ainsi qu’à toutes les victimes  durant ces moments de douleur et de tristesse.

 

Que Dieu bénisse la RCA et son Peuple

                                                                                Fait à Bangui le 26 Septembre 2015

 

                                                                         Le Président du CNT

 

 

                                                      Alexandre Ferdinand N’GUENDET

MESSAGE DE SON EXCELLENCE ALEXANDRE FERDINAND N’GUENDET, PRESIDENT DU CNT SUITE AUX EVENEMENTS DU JOUR DANS LES 3e ET 5e ARRONDISSEMENTS DE BANGUI

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:44

 

 

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION

 

(AFDT)

 

(ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

 

DECLARATION N° 16

 

RELATIVE AUX MASSACRES DES POUPULATIONS CIVILES DES 3ème ET 5èmeARRONDISSEMENTS DE BANGUI

 

 

Le samedi 26 septembre 2015, à la suite de la découverte dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui du corps d’un conducteur de taxi-moto de confession musulmane tué par des individus non identifiés, des bandes organisées munies d’armes de guerre et d’armes blanches se sont livrées en représailles au massacre  des populations civiles des  3ème et 5ème arrondissements. On dénombre provisoirement  à ce jour plus d’une quarantaine de morts et plus de cent cinquante blessés.

 

Rien ne pouvait justifier une telle barbarie où des hommes, des femmes et des vieillards aux mains nues ont été tués froidement, certains égorgés comme des animaux dans leurs maisons.

 

Des milliers de personnes sont en fuite et sont venues grossir à nouveau les sites des déplacés.

 

Ce regain de violence s’est poursuivi le lendemain 27 septembre à un moment où après le Forum National de Bangui le pays s’achemine inexorablement vers des élections devant permettre à notre peuple de choisir librement ses dirigeants.

 

Cette recrudescence de violence intervient surtout en violation flagrante de l'Accord de paix et de désarmement signé à l'issue de ce Forum par les mêmes groupes armés impliqués dans les violences actuelles. Cet Accord prévoyait que faute de désarmement volontaire dans un délai d'un mois, les forces internationales procéderaient au désarment forcé des groupes rebelles. Le regain de violence aujourd'hui s'explique donc par l'absence de volonté politique des Forces Internationales à procéder à ce désarmement forcé mais aussi à l’impunité de fait accordée aux criminels de guerre bien identifiés qui écument la capitale et certaines villes de nos provinces sans compter leurs commanditaires manœuvrant depuis des pays étrangers biens connus.

 

L’AFDT n’a eu de cesse de répéter que sans désarmement des forces négatives, la paix dans notre pays sera illusoire, les élections seront perturbées, et l’intégrité du territoire national gravement menacée.

 

En l’absence de Forces Nationales opérationnelles, cette mission de désarmement incombe de fait et au premier chef aux Forces Internationales.

 

L’AFDT  comprend la colère légitime du peuple centrafricain qui aspire à la paix, à la sécurité des biens et des personnes après ces massacres inqualifiables, mais  elle appelle solennellement nos compatriotes à ne pas exprimer cette colère contre la communauté internationale.

 

Profitant de la confusion, certains éléments égarés nostalgiques d’un passé peu glorieux ont tenté de s’emparer du pouvoir par les armes afin de déstabiliser la Transition et de compromettre ainsi les élections que notre peuple appelle de  tous ses vœux.

 

Face à la gravité de la situation politico-sécuritaire mettant en danger la paix et la stabilité de notre pays, l’AFDT, coalition de partis politiques responsables et soucieux de la préservation des acquis consensuellement obtenus en vue de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et du retour à la légalité constitutionnelle dans un cadre républicain et apaisé en conformité avec la Charte Constitutionnelle de Transition :

 

Condamne avec la dernière énergie les odieux massacres des populations civiles innocentes des 3è et 5ème arrondissements de Bangui ;

 

Exige que leurs auteurs soient recherchés, arrêtés, jugés et condamnés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ;

 

Exige que les Autorités de la Transition et les Forces Internationales mettent en place un programme urgent de désarmement des sanctuaires des hors la loi identifiés à Bangui et dans toutes les villes de province  avant les élections ;

 

Présente ses condoléances aux familles éprouvées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ;

 

Condamne toute tentative de récupération politique par des aventuriers sans foi ni loi qui n’ont aucun schéma alternatif crédible et légitime de sortie de crise ;

 

Réaffirme son indéfectible attachement aux valeurs républicaines de la démocratie et à la légitimité du suffrage universel comme seul mode de dévolution du pouvoir de l’Etat ;

 

Appelle les patriotes, les démocrates et toutes les forces politiques et sociales du pays à la vigilance afin de déjouer les manipulations des ennemis de notre pays ;

 

Appelle  le peuple centrafricain à la retenue afin de préserver la paix sociale encore fragile, et d'éviter ces spectacles désolants de pillages des biens publics et d'organisations internationales accourues avec efficacité au secours des populations centrafricaines.

 

Bangui,  le 28 septembre 2015

 

 

Le Président de la Conférence des Présidents

 

 

 

Me Nicolas TIANGAYE

 

Massacres de populations à Bangui : Déclaration de l'AFDT

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:42

 

 

New York, 28 septembre 2015

 

Le Secrétaire général déplore l’éruption soudaine de violence en République centrafricaine et la perte tragique de vie de plus de 30 personnes ainsi que les plus de 100 blessés. Les attaques ont été déclenchées par l’assassinat d’un jeune homme musulman le 26 Septembre à Bangui.

 

Le Secrétaire général condamne fermement tous les actes de violence et appelle à un arrêt immédiat de la violence inacceptable et des attaques de représailles. Il exhorte les Autorités de transition de la République centrafricaine à faire tout ce qui est dans leur pouvoir pour prévenir de nouvelles violences. Le Secrétaire général est aussi profondément préoccupé par l’évasion de plus de 500 prisonniers ce matin de la prison de Ngaragba à Bangui et l’augmentation conséquente de la menace pour la population civile et la situation sécuritaire. Il appelle les Autorités de transition de la République centrafricaine à faire tout ce qui est possible pour appréhender ces individus.

 

Le Secrétaire général rappelle que tous les acteurs des crimes, incitations de violence, violations des droits de l’Homme, ainsi que les instigateurs, seront tenus responsables, y compris par le biais des sanctions. Le Secrétaire général réitère que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) prendra toutes les mesures nécessaires permises par son mandat pour protéger les civils, mettre en œuvre son mandat et favoriser la stabilité. Il appelle les forces internationales présentes en République centrafricaine à prendre toutes les mesures nécessaires pour appuyer ces efforts.

 

Le Secrétaire général souligne l’importance de l’engagement de la communauté internationale dans le soutien du processus politique en République centrafricaine à ce moment critique. Il souligne également l’importance de rehausser les efforts visant à établir la confiance et assurer une coexistence paisible entre les communautés religieuses dans le pays. Il exhorte les leaders de la République centrafricaine et ses partenaires dans la sous-région à travailler étroitement avec la MINUSCA pour s’assurer que la violence ne mène pas au déraillement du processus politique et que la Transition soit achevée dans les plus brefs délais, afin de tracer une voie durable vers la paix.​

 

 

 

Déclaration attribuable au Porte-parole du Secrétaire général sur la République centrafricaine

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:40

 

 


Paris - AFP / 29 septembre 2015 21h40 - Les juges chargés de l'enquête dite des biens mal acquis ont saisi plusieurs propriétés, notamment une luxueuse demeure en région parisienne, soupçonnant un neveu du président congolais Denis Sassou Nguesso d'en être le véritable propriétaire, a-t-on appris mardi de source proche du dossier. 

Les juges ont ordonné le 15 août la saisine de deux biens immobiliers à Courbevoie (Hauts-de-Seine) et de la villa Suzette, une demeure de près de 500 mètres carrés au Vésinet (Yvelines).


Les enquêteurs sont persuadés que leur véritable propriétaire, dissimulé derrière des sociétés-écrans, est le neveu du président, Wilfrid Nguesso, selon la source proche du dossier. 


Tout comme le Gabonais Omar Bongo, décédé en 2009, et son homologue de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, le président du Congo et sa famille sont visés depuis 2009 par une enquête sur leur patrimoine français. 


Elle a été déclenchée par une plainte de l'association Transparency International qui le soupçonnait d'avoir détourné, à son profit et au profit de sa famille et de son clan, une partie substantielle de la rente pétrolière de ce pays d'Afrique centrale.

La justice avait déjà saisi une quinzaine de véhicules de luxe en février à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) chez des membres de sa famille. 


La villa Suzette a été achetée, en 1983, 450.000 euros par Valentin Ambendet, frère du président congolais, décédé en 2004.


Cette saisie est emblématique. De fortes présomptions laissent penser que Denis Sasssou Nguesso et son épouse ont longtemps bénéficié de la jouissance de ce bien, relève la source.


D'importants travaux avoisinant les trois à quatre millions d'euros y ont été réalisés entre 2002 et 2005. Une partie d'entre eux ont été financés par des sociétés dont le bénéficiaire économique est Wilfrid Nguesso, selon la source.


L'écheveau de sociétés est complexe, mais les enquêteurs s'appuient notamment sur des signalements de la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, Tracfin.

Pour William Bourdon, avocat de l'association Transparency International France, les investigations ont mis en évidence des circuits de financements frauduleux. L'enquête sur le clan Sassou Nguesso va maintenant s'accélérer. 


Sollicité, l'avocat parisien de la République du Congo, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter ces informations.

Âgé de 72 ans, Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de 30 ans au pouvoir en République du Congo, a annoncé le 22 septembre vouloir soumettre à référendum une nouvelle Constitution qui lui permettrait de briguer un nouveau mandat.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=634507

Biens mal acquis : la justice saisit plusieurs propriétés du clan Sassou près de Paris

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:36

 

 


Ouagadougou - L'ex-chef putschiste, le général Gilbert Diendéré, auteur du coup d'Etat avorté au Burkina, a déclaré mardi à l'AFP que l'assaut de l'armée contre une caserne où ses hommes étaient retranchés était terminé, ajoutant qu'il se mettrait à la disposition de la justice.

Selon l'état-major, l'assaut est bien avancé mais n'est pas terminé.

Joint au téléphone, le général Diendéré, a déclaré que l'assaut (de l'armée loyaliste) est terminé sur le camp de Naaba Koom II, qui jouxte le Palais présidentiel de Ouagadougou. 

Je ne suis plus au camp (...) je me mettrais à la disposition de la justice de mon pays, a-t-il ajouté sans donner davantage de précisions, notamment sur l'endroit où il se trouve.

Auparavant, l'ex-chef putschiste avait appelé sur une radio burkinabè ses hommes à déposer les armes pour éviter un bain de sang.

Je demande aux éléments du RSP (l'ex-Régiment de Sécurité présidentielle), de déposer les armes pour éviter un bain de sang, a déclaré le général Diendéré cité par la radio Oméga. 

L'armée avait annoncé peu avant avoir donné encore chance aux putschistes retranchés dans une caserne à Ouagadougou de se rendre pour éviter qu'il y ait un affrontement.

Quatre tirs d'armes lourdes ont visé mardi en fin d'après-midi la caserne Naaba Koom II et des volutes de poussière provenant des impacts se sont élevées dans le ciel au-dessus de la caserne, a constaté un journaliste de l'AFP.

A la tombée de la nuit, des traces de tirs nourris étaient ensuite visibles autour de cette même caserne, selon la même source.

Anciens putschistes et autorités légales avaient poursuivi leur bras de fer toute la journée, alors que des soldats du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP, ancienne garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré), auteurs du coup du 17 septembre, rechignaient à désarmer pour conserver des moyens de pression.

Cinq jours après sa dissolution officielle par le Conseil des ministres de vendredi, le RSP était toujours retranché mardi dans sa caserne de Naaba Koom II. Après avoir renoncé au putsch, ses hommes tentaient de ralentir leur désarmement pour pouvoir mieux négocier.

Mais les autorités semblaient avoir adopté une attitude ferme pour les faire plier. Depuis mardi matin, l'armée encerclait toute la zone autour de la caserne, plaçant véhicules blindés, pick-up et hommes armés de mitrailleuses et de RPG aux carrefours, a constaté un journaliste de l'AFP.

Situé à proximité, l'aéroport de Ouagadougou a été fermé mardi jusqu'à nouvel ordre, a-t-on appris de source aéroportuaire. Tous les vols au départ et à l'arrivée ont été annulés.

La circulation était interdite dans ce secteur et le chef d'état-major, le général Pingrenoma Zagré, a pour des raisons de sécurité, invité les populations à éviter tout mouvement dans la zone de Ouaga2000, quartier sud où se trouvent le Palais présidentiel Kosyam et la caserne. 


(©AFP / 29 septembre 2015 21h18)

 

L'armée burkinabé donne l'assaut au camp de l'ex RSP         

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) 2015-09-29 18:10:16

L'armée loyaliste a donné l’assaut contre le camp de l’ex régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), pour déloger les éléments réfractaires au désarment de l’ex Garde présidentielle soutenus par le Général Gilbert Dienderé


Des tirs nourris à l'arme lourde se font entendre dans les alentours du camp Naba Koom


Des sources non confirmées par APA font état de la fuite du général Diendéré qui aurait cherché sans succès, à trouver refuge à l'ambassade des USA. 


En milieu de matinée l'armée burkinabé avait invité les populations d'éviter de se rendre dans les alentours de Ouaga 2000, le quartier résidentiel proche du camp Naba Koom et de la présidence.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=835010#sthash.Sf1eWpgQ.dpu

 

Burkina: tirs d'armes lourdes sur la base où sont retranchés des ex-putschistes


Ouagadougou - Quatre tirs d'armes lourdes ont visé mardi après-midi la caserne où sont retranchés d'ex-putschistes à Ouagadougou, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des volutes de poussière provenant des impacts s'élevaient dans le ciel au-dessus de la caserne Naaba Koom II, qui jouxte le Palais présidentiel de Ouagadougou, selon la même source.

Anciens putschistes et autorités légales ont poursuivi leur bras de fer toute la journée, alors que des soldats du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP, ancienne garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré), auteurs du coup du 17 septembre, rechignent à désarmer pour conserver des moyens de pression.

Cinq jours après sa dissolution officielle par le Conseil des ministres de vendredi, le RSP est toujours retranché dans sa caserne de Naaba Koom II. Après avoir renoncé au putsch, ses hommes tentent de ralentir leur désarmement pour pouvoir mieux négocier.

Mais les autorités semblent vouloir adopter une attitude ferme pour les faire plier. Depuis mardi matin, l'armée encerclait toute la zone autour de la caserne, plaçant véhicules blindés, pick-up et hommes armés de mitrailleuses et de RPG aux carrefours, a constaté un journaliste de l'AFP.

Situé à proximité, l'aéroport de Ouagadougou a été fermé mardi jusqu'à nouvel ordre, a-t-on appris de source aéroportuaire. Tous les vols au départ et à l'arrivée ont été annulés.

La circulation était interdite dans ce secteur et le chef d'état-major, le général Pingrenoma Zagré, a pour des raisons de sécurité, invité les populations à éviter tout mouvement dans la zone de Ouaga2000, quartier sud où se trouvent le Palais présidentiel Kosyam et la caserne. 


(©AFP / 29 septembre 2015 19h54)

 

Burkina: l'armée donne encore une chance aux putschistes de se rendre pour éviter un affrontement


Ouagadougou - L'armée du Burkina a annoncé mardi avoir donné encore une chance aux putschistes retranchés dans une caserne à Ouagadougou de se rendre pour éviter qu'il y ait un affrontement, a déclaré un porte-parole militaire, le lieutenant Aziz Ouedraogo.

Une dernière chance a été donnée à l'ex-garde de sécurité présidentielle (RSP), on leur donne encore une chance de se rendre pour éviter qu'il y ait un affrontement, a déclaré le porte-parole au cours d'un point de presse dans la capitale du Burkina.

Environ 300 (hommes) se sont déjà rendus, le camp de Naaba Koom II, qui jouxte le Palais présidentiel de Ouagadougou, est encerclé. Il n'y a pas d'affrontement, on est juste en position, et on attend la suite des ordres, a ajouté le porte-parole.

Malgré le nombre de ceux qui se sont rendus, il y a quand même quelques irréductibles, quelques éléments qui sont toujours retranchés dans le camp et qui prennent en otage d'autres soldats qui veulent se rendre, a-t-il dit.

Quatre tirs d'armes lourdes ont visé mardi en fin d'après-midi la caserne Naaba Koom II et des volutes de poussière provenant des impacts se sont élevées dans le ciel au-dessus de la caserne, a constaté un journaliste de l'AFP.

A la tombée de la nuit, des traces de tirs nourris étaient ensuite visibles autour de cette même caserne, selon la même source.


(©AFP / 29 septembre 2015 20h12) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=634486 

 

Burkina : arrestation de Djibrill Bassolé

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) -2015-09-29 14:34:03 Le général Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères, sous Blaise Compaoré et soupçonné d’être de mèche avec les putschistes, a été arrêté ce mardi matin à son domicile à Ouagadougou, par la gendarmerie nationale, a appris APA de source sécuritaire.


C'est aux environs de 10 heures (TU), précise la source, que les éléments de la gendarmerie nationale se sont rendus au domicile du Gal Bassolé, situé au quartier Koulouba au Centre-ville de Ouagadougou, pour l'arrêter.


Dans un communiqué publié, lundi soir, le gouvernement de la transition du Burkina Faso a fait savoir que l'opération de désarment du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) était dans l'''impasse'' à cause de la résistance de cette unité de l'armée burkinabè.


Le même document indiquait que ‘'cette résistance s'organise actuellement autour d'une poignée d'éléments putschistes, instrumentalisés par le général Diendéré, appuyé désormais par le général Djibrill Bassolé''.


Les deux généraux (Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé), anciens proches du président déchu Blaise Compaoré, auraient eu recours à des forces étrangères dont des djihadistes pour les soutenir.


L'arrestation du général Bassolé serait motivée par ces soupçons et accusations.

Quant au cerveau du putsch, le général Gilbert Diendéré, il n'est toujours pas encore aux arrêts.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834988#sthash.DmkfEGw8.dpuf

Burkina: l'ex-chef putschiste déclare l'assaut de l'armée sur sa base terminé

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 00:09

 

 

 

Par Anthony Fouchard (contributeur Le Monde Afrique, Bangui)

 

Le Monde.fr Le 28.09.2015 à 21h34 • Mis à jour le 28.09.2015 à 21h40

 

Le couvre-feu, entré en vigueur dimanche soir à partir de 18 heures jusqu’à 6 heures le lendemain matin, n’a pas suffi à endiguer la vague de violence qui déferle sur Bangui depuis trois jours. Les premiers affrontements ont éclaté après le meurtre d’un jeune taxi-moto musulman vendredi. Aux représailles menées par d’autres musulmans ont répondu les attaques de miliciens anti-balaka, majoritairement chrétiens et animistes. Des violences qui se sont portées en début de semaine contre les autorités de transition et les organisations internationales. Les affrontements ont fait près de 200 blessés et une quarantaine de morts.


Toute la nuit de dimanche, des bandes armées – miliciens anti-balaka pour la plupart, selon le ministre de la sécurité publique – se sont attaquées aux locaux des ONG, pillant les bâtiments de la Croix-Rouge française, de l’Organisation internationale pour les migrations, ou encore de Première Urgence. Lundi, la population a pris le relais, se servant dans les bâtiments désertés par les humanitaires. La force armée de l’ONU en Centrafrique, la Minusca, a dû intervenir pour procéder à l’évacuation de 37 personnels expatriés.

 

Dans le même temps, des hommes lourdement armés ont tenté de prendre d’assaut la radio nationale avant de s’attaquer à la principale gendarmerie, située à côté du ministère de la défense. L’assaut a été repoussé par les forces de défenses locales puis par la Minusca, appuyée par les forces françaises Sangaris. Cinq assaillants ont été tués dans les affrontements. Le ministre a précisé que deux des corps portaient des uniformes des Forces armées centrafricaines (FACA), sous le coup d’un embargo sur les armes depuis 2013.

 

Désobéissance civile ou déstabilisation ?

 

Samedi, des SMS anonymes ont circulé dans Bangui, appelant les Centrafricains à « lapider les véhicules de la communauté internationale ». Au cours du week-end, les rancœurs se sont peu à peu reportées sur l’ONU et les forces françaises, accusées de tous les maux. Gervais Lakosso, qui a un temps représenté la société civile au forum de Bangui, est à la tête de ce mouvement autoproclamé de « désobéissance civile ».

 

Joint par téléphone, il explique que « la population demande le départ pur et simple des forces françaises Sangaris et le retour immédiat des FACA en tant qu’armée nationale ». Plusieurs députés, qui ont requis l’anonymat, déplorent ces appels qui ne peuvent « qu’attiser la haine ». Un autre dignitaire politique confie que « la grande majorité des FACA ont été, ou sont toujours des anti-balaka. Comment la population peut-elle se laisser manipuler de la sorte ? Comment peut-on vouloir remettre en l’état des forces armées qui ne sont pas prêtes à reprendre du service ? »

 

Le premier ministre lui-même, dans une allocution la veille, a appelé les Centrafricains à ne pas être dupes de « ceux qui utilisent la violence pour prendre le pouvoir qu’ils ne peuvent pas obtenir par les urnes », en dénonçant dans le même temps « un plan machiavélique de déstabilisation ».

 

La présidente de transition attendue à Bangui

 

Partout dans Bangui, les rumeurs les plus folles sur un possible putsch ont circulé dans la journée. Entre 300 et 600 manifestants ont tenté de marcher vers le palais présidentiel au centre-ville. Ils ont été repoussés par les casques bleus rwandais, qui protègent l’enceinte du bâtiment. Trois manifestants auraient été tués et sept autres blessés à la mi-journée par des tirs des hommes de la Minusca, selon une source hospitalière citée par l’AFP. Une information formellement démentie par la force de l’ONU.

 

Lundi soir, des hélicoptères continuaient de tourner au-dessus des zones de combats. Au sol, les troupes de la Minusca appuyées par Sangaris démantelaient inlassablement les barrières. Aussitôt remontées par les belligérants.

 

Du côté du gouvernement, Catherine Samba-Panza, la présidente de transition, a annoncé son intention de rentrer rapidement à Bangui. Elle se trouve actuellement à la conférence générale des Nations unies à New York. « Elle veut rentrer ? Bon, on l’attend ici », affirme en rigolant un manifestant perché sur le rond de la place de la République, à quelques centaines de mètres du palais présidentiel.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion à majorité musulmane Séléka a plongé l’ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014. Avant que n’éclatent les violences de ces derniers jours, un référendum sur l’adoption de la nouvelle Constitution – préalable à toute élection – était fixé au 4 octobre. Les opérations de recensement électoral ne sont toujours pas achevées, alors que le premier tour de la présidentielle est fixé au 18 octobre.

 

Anthony Fouchard contributeur Le Monde Afrique, Bangui


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/09/28/centrafrique-les-autorites-de-transition-et-les-organisations-internationales-cibles-des- violences_4775746_3212.html#bJFi2tZr4Vj0K7ZI.99

Lu pour vous : Centrafrique : les autorités de transition et les organisations internationales, cibles des violences

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