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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 22:30
Tension dans le 5ème arrondissement de Bangui
Tension dans le 5ème arrondissement de Bangui

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 26 SEPTEMBRE 2015

 

Une tension est signalée dans le 5ème arrondissement de Bangui. De sources bien informées, cette situation est due à la mort d’un sujet musulman assassiné dans la nuit du vendredi à samedi au quartier combattant dans le 8ème arrondissement. 

 

Selon nos informations, le corps de la victime a été retrouvé ce matin dans l’enceinte de la Fédération National des Eleveurs de Centrafrique (Fenec). Une source jointe à Combattant a confié au RJDH que c’est la croix rouge qui est descendue sur le terrain récupérer le corps : « quand le corps a été retrouvé, nous avons saisi la croix rouge qui a fait une descente sur le terrain pour le prendre. Il semblerait qu’elle a amené le corps au niveau de la mosquée centrale, c’est ce qui a déclenché la tension », a expliqué cette source sous couvert de l’anonymat.

 

Les informations en notre possession indiquent qu’à l’arrivée de la dépouille, quelques jeunes du Km5 ont décidé de se venger  comme nous a confié un témoin dans la zone : « lorsque le corps a été déposé, il y a eu quelques jeunes qui se sont énervés et sont sortis pour avancer vers là où le corps a été retrouvé. C’est comme cela qu’ils ont commencé à tirer de tout coté », note t-il.

 

Ces jeunes armés ont quitté le Km5 et ont avancé jusqu’au niveau du quartier Miskine. Plusieurs quartiers ont été touchés par cette violence. Une jeune femme habitant le quartier Miskine dit avoir fui la maison avec ses enfants à cause de la violence : « je suis obligée de quitter le quartier à cause des coups de feu et je viens d’apprendre qu’ils ont pillé chez moi », précise-t-elle.

 

Un père de foyer qui a aussi fui le quartier Malimaka raconte qu’il a perdu plusieurs effets « ils sont arrivés chez moi, ont pris ma moto et plusieurs effets. Ils ont tiré dans la maison ».

 

Un journaliste du RJDH, sur le terrain a indiqué que plusieurs dégâts matériels ont enregistrés : « il y a le commissariat du 5ème arrondissement aurait été attaqué. L’hôpital de Malimaka n’a pas été touché, par contre, l’immeuble qui se trouve au niveau du pont Miskine a été incendié et pillé par certains jeunes ». Ce dernier a aussi vu plusieurs blessés au niveau de l’hôpital communautaire « pour le moment, il y a une quinzaine de blessés qui se trouvent à l’hôpital communautaire. Mais on continue d’amener des blessés ».

 

Au moment om nous mettons sous presse, ceux qui ont attaqués, ont été repoussé par des jeunes. Le journaliste du RJDH sur le terrain a confié n’avoir vu aucun dispositif de la Minusca : « il n’y a pas d’éléments de la Minusca ici. Nous n’avons vu que quelques militaires et des jeunes armés qui ripostent et contre attaquent.

 

Cet incident est signalé dans la ville de Bangui deux jours après une manifestation hostile à la cheffe de l’Etat qui se trouve aux Etats-Unis au moment où la tension remonte au Km5.

 

 

Flambée de violences en Centrafrique

 

Par Le Figaro.fr avec AFP  26/09/2015 à 21:15

 

Vingt et une personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées samedi dans des violences interreligieuses à Bangui, capitale de la République centrafricaine, a-t-on appris de sources médicales. Il s'agit des violences les plus meurtrières depuis le début de l'année dans la ville, où des troupes françaises et des casques bleus de l'ONU s'emploient à maintenir la sécurité.


Les violences semblent avoir été commises pour venger la mort d'un jeune musulman dont le corps avait été retrouvé gisant dans la rue, ont rapporté des témoins. Des musulmans ont ouvert le feu dans un quartier majoritairement chrétien de la ville, où des maisons et des voitures ont été incendiées. Le quartier a été ensuite survolé par des hélicoptères de la Minusca, la force des Nations unies dans le pays.


La République centrafricaine avait sombré dans le chaos en mars 2013 quand les rebelles de la Séléka, en majorité musulmans, avaient pris le pouvoir, entraînant une riposte des miliciens chrétiens "anti-balaka" et une partition de facto du pays.


La France avait envoyé sur place plusieurs milliers de soldats fin 2013 pour tenter de ramener le calme. La force française Sangaris a aujourd'hui laissé la place à la Minusca.

 

 

Centrafrique : flambée de violences à Bangui, 10 morts

 

http://www.leparisien.fr/  26 Sept. 2015, 19h36 26 Sept. 2015, 21h36

 

Dix personnes ont été tuées et 38 blessées, la majorité par balle, samedi à Bangui (Centrafrique). Une flambée de violences provoquée par l'assassinat samedi matin d'un conducteur de moto-taxi dans un quartier musulman de la capitale, où la criminalité est  extrêmement élevée du fait de la profusion d'armes de guerres en circulation.

 

Le  PK-5, un quartier majoritairement musulman du centre de la capitale centrafricaine, où ont éclaté les violences. fut déjà l'épicentre des massacres inter-communautaires de fin 2013 à début 2014. Cette fois, des tirs ont été suivis par des mouvements de panique des habitants alors que des forces internationales - des soldats de la force française Sangaris et de la mission de l'ONU - prenaient position dans le quartier. En fin de journée, les tirs avaient très nettement diminué.

 

Le spectre des tueries de masse de 2013 et 2014


Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française, déjà très instable et l'un des pays les plus miséreux au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014, dont elle peine toujours à se relever.


Dans un communiqué, le gouvernement de transition a fermement condamné ces «violences inutiles qui interviennent à un moment où la Centrafrique en général et la ville de Bangui en particulier aspirent à la paix et à la sécurité».  Le niveau des violences a depuis considérablement baissé. Mais des groupes armés sévissent toujours dans certaines parties du territoire et de très nombreuses armes de guerre circulent dans le pays et sont régulièrement utilisées pour des actes de banditisme.


Des élections présidentielle et législatives sont officiellement prévues avant la fin 2015 pour clore le cycle de violences. Mais l'organisation des scrutins a pris beaucoup de retard, rendant plus que vraisemblable un nouveau report des élections.

 

 

L’Association des Jeunes de Gobongo dit non aux multiples cas de violence perpétrée dans la localité.

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 26 SEPTEMBRE 2015

 

L’Association des Jeunes de Gobongo (AJG) dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui veut la paix et la cohésion sociale dans leur arrondissement. Elle a organisée ce samedi 26 septembre 2015, une marche pour dire non aux violences faites par des jeunes en armes qui continuent d’ériger des barricades au niveau du marché Gobongo.

 

Cette marche est jumelée aux activités du ramassage des ordures aux abords de la voie en commençant au PK 10 jusqu’au carrefour du lycée de Gobongo. C’est à l’aide des sachets, des pousse-pousse que ces jeunes volontaires ont pris cette initiative d’enlever ces ordures entassées prêt de la grande route afin de sensibiliser la population de cette localité à dénoncer les auteurs des exactions dans leur quartier.

 

Etienne Oumba, chef du quartier Gobongo 2 et conseiller de l’Association des Jeunes de Gobongo a présenté l’intérêt de leur marche organisée dans le but  d’exprimer leur engagement à lutter contre les multiples cas de violences.

 

«Nous avons décidé de mettre en place ce mouvement selon les informations qui nous parviennent impliquant les habitants de la localité de Gobongo comme les auteurs des troubles et cela a pris de l’ampleur. C’est pourquoi nous nous sommes réunis en association avec l’initiative des jeunes afin de dénoncer les fauteurs de troubles».

 

Pour Moussa Doté Wanga, membre de l’association, « ces bandits qui organisent des manifestations sur la voie à Gobongo, viennent souvent des quartiers environnants qui pillent et braquent des biens au nom des jeunes du  quartier Gobongo. »

 

 « On accuse les habitants du quartier Gobongo d’être à l’origine de plusieurs cas de manifestations au marché Gobongo, mais j’appelle les partisans de la paix à être vigilants.», a dit une vendeuse des légumes au marché Gobongo.

 

Selon une victime de la manifestation du lundi dernier, il faut que le gouvernement prenne sa responsabilité pour pouvoir mettre fin aux violences qui entrainent des pertes en vies humaines et matérielles après les manifestations.

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Centrafrique-Presse.com
26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 22:27

 

 

 

(RFI ) 26/09/15

 

Le général Ali Darass, chef de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), une branche de l'ex-coalition Seleka, a répondu dans son fief de Bambari aux questions de RFI sur le désarmement, les élections et les affrontements du mois dernier.

 

RFI : L'UPC a signé les accords de DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) ou en est le processus ?

 

Général Ali Darass : L'UPC a signé, c'est vrai. De notre côté, nous avons avancé énormément dans ce processus. Nos avons prouvé notre bonne volonté, notamment avec la libération des enfants soldats en mai dernier. Aujourd'hui, je vous garantis que nous avons des hommes chargés du suivi du DDR. En interne, nous avons aussi des hommes qui sensibilisent aussi nos éléments à la nécessité de ce processus.

 

Le 20 août et les jours qui ont suivi, il y a eu des affrontements entre la population musulmane et la population chrétienne. L'UPC et les anti-balaka se sont aussi affrontés. Est-ce que cet événement a entravé le processus de désarmement ?

 

C'est vrai, il y a eu quelques difficultés après les événements. Aujourd’hui, on se rend compte que les anti-balaka ne respectent pas ce qu'ils ont signé, mais ce n'est pas la première fois. Mais ça n'empêche pas notre détermination à rester dans le processus pour que la paix revienne.

 

Mais les deux partis ont été impliqués dans les affrontements. L'UPC a progressé très loin et repris des positions que n'aviez plus depuis des mois ?

 

L'UPC agit toujours en légitime défense. On sécurise tout le monde sans distinction de race ni d'ethnie. Ce sont les anti-balaka qui n'ont pas respecté ça et qui sont venus nous tirer dessus sur nos bases alors qu'il y avait déjà des violences entre les communautés civiles. Je dis bien civiles. Nous avons riposté et chassé les anti-balaka et établi un poste avancé pour éviter que cela ne se reproduise. Les casques bleus nous ont demandé de retirer nos hommes après une semaine et demie. On a obéi.

 

Quels sont les préalables, les conditions que vous posez au DDR ?

 

Il y a des difficultés. Le DDR, c'est d'abord un processus politique. Plusieurs groupes armés ne respectent pas les accords signés. Le gouvernement a traîné. Le comité de suivi a été mis en place tardivement. Pour l'instant, on est au stade du pré-DDR. Rien n'est fait. Que voulez-vous qu'on fasse de plus ? On est dans le processus, on est engagé en faveur de ça. Mais avant tout le désarmement, il faut que la sécurité revienne. C'est l'unique préalable.

 

Le chargé d'affaires américain David Brown a demandé votre arrestation. Vous avez eu écho de cela ? Y a-t’il eu des réactions sur le terrain ?

 

J'en ai entendu parler oui. Je pense que le chargé d'affaires est sous-informé. Il n'a aucune connaissance du bienfait de l'UPC pour la sécurité de la population de Bambari. Il y a beaucoup de rumeurs, c'est le mal centrafricain. Il voit ce qu'on raconte dans les médias, surtout nationaux. Un responsable comme lui ferait bien d'avoir les informations exactes sur les actions de l'UPC.

 

Après les affrontements, Hervé Ladsous, le secrétaire général chargé des opérations de maintien de la paix pour les Nations unies, a décrété l'instauration d'une zone sans armes entre le PK0 et le PK12. C'est à dire du centre-ville jusqu'à l'aérodrome. Que pensez-vous de cette mesure ?

 

Lorsque la décision a été prise d'établir la zone sans armes, on a été informé par la Minusca. On a demandé à nos hommes de respecter cette zone.

 

La Minusca estime que le PK0 se situe au niveau de la gare routière, mais on voit vos éléments armés qui circulent devant les casques bleus à cet endroit sans aucun problème...

 

Pour nous, le PK0 c'est au niveau de la cour d'appel, plus haut on est déjà sorti de la zone. Nous, on s'aventure rarement avec nos armes sur cette zone. Il y a quelque temps déjà que nos éléments n'y vont plus, la zone regorge de braqueurs anti-balaka. L'UPC ne s'aventure plus là-bas.

 

Le décret qui vous nommait commandant de la 5e région militaire et qui vous protégeait en quelque sorte a été rapporté par le gouvernement de transition. Qu'en est-il aujourd'hui ?

 

J'ai été nommé ici par l'ancien président Djotodia comme commandant de la 5e région militaire. Il y a toujours eu un manque de volonté de la part du gouvernement de transition. Catherine Samba-Panza n'a jamais amorcé le dialogue avec nous à ce sujet. Même si le décret a été rapporté, ça ne me fait ni chaud ni froid.

 

Est-ce que vous vous sentez ignoré par le gouvernement de transition ?

 

La communauté musulmane de Centrafrique est ignorée et marginalisée. On est dans une logique d'exclusion de ce que beaucoup maintenant désignent comme « étrangers »... les Peuls, les nomades, les musulmans...

 

Sur la question des élections, quelle est la position de l'UPC ?

 

L'UPC en tant que mouvement pense que les élections sont la solution vers la sortie de crise. L'UPC est en train d'aider pour qu'il y ait la tenue d'élections libres et transparentes. Ici, je crois pouvoir dire que les gens s'enregistrent librement. Quant aux délais, on n'a pas notre mot à dire, il y a des experts pour ça

 

L'UPC est indispensable pour protéger Bambari et le reste de la préfecture ?

 

La sécurité, ça dépend du peuple centrafricain. La communauté internationale est là pour aider. Il faut une prise de conscience nationale, que les gens acceptent de vivre ensemble. Nous on est là pour protéger la population.

 

Les casques bleus déployés à Bambari ne suffisent pas ?

 

On travaille avec la communauté internationale, on suit la feuille de route et on respecte leurs décisions.

 

RCA: pour le général Darass, «la communauté musulmane est ignorée»

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Centrafrique-Presse.com
26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 22:23

 

 

 

 

Professeur Gaston MANDATA N’GUEREKATA

 

Candidat déclaré à l’élection présidentielle

 

Bangui, le 26/09/2015

 

Centrafricaines, Centrafricains,

 

Alors que le processus électoral semble se mettre en place et les élections, que le peuple souhaite démocratiques, libres et transparentes, sont prévues d’ici la fin décembre 2015, des personnes mal intentionnées véhiculent des informations qui consistent à dire qu’un candidat aux élections présidentielles serait déjà choisi d’avance par des pays amis de la RCA et qu’il sera imposé. Il s’agit en l’occurrence d’une manœuvre frustrante de désinformation et d’intoxication destinée à préparer l’opinion à d’éventuelle fraude électorale.

 

C’est dans ce contexte suspicieux, chers compatriotes, que nous devons donc imposer à chacun de nos candidats un comportement moral exigent contre tout détournement de la sincérité du vote citoyen au moyen de la fraude électorale sous toutes ses formes au risque d’un lendemain électoral insurrectionnel qui plongerait à nouveau notre pays dans une spirale de violence politique.

 

Pour ce faire, je lance à nouveau un appel à la responsabilité politique de chacun de nous, candidats déclarés à la présidentielle, afin de nous éloigner des scénarios de fraudes ou d’imposition de candidat qui pourront constituer un motif de mobilisation du peuple contre la classe politique nationale. Seul un candidat élu démocratiquement créera les conditions pour une paix et un développement stable.

 

Je condamne donc, par avance, avec la plus grande fermeté tout comportement, d’où qu’il vienne, susceptible de jeter du discrédit sur les résultats des élections et je réitère que seul le vote des centrafricaines et centrafricains pourra nous permettre de sortir le Centrafrique de sa situation chaotique.

 

Aussi, je demande à la communauté internationale et au gouvernement de transition de la RCA de prendre toutes les dispositions nécessaires qui s’imposent pour que les élections se déroulent dans la transparence et conformément au code électoral.

 

Recevez chers compatriotes mes sincères salutations.

 

Gaston MANDATA N’GUEREKATA

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 26/09/2015 du candidat Gaston Nguérékata

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Centrafrique-Presse.com
25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 22:16

 

 

http://www.linfodrome.com/ par César Djédjé Mel 25/9/2015 à 19 : 25

 

Le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire inspire la Centrafrique

 

Une délégation centrafricaine conduite par Lydie Florence N’douba, ministre de la réconciliation nationale, du dialogue politique et de promotion de la culture civique, séjourne en Côte d’Ivoire. Elle est venue s’inspirer du modèle de réconciliation dans la perspective de la mise en place d’un programme de réconciliation en Centrafrique, après les récentes crises que ce pays a connues.

 

Vendredi 25 septembre 2015, ladite délégation a été reçue en audience par Gnenema Mamadou Coulibaly, ministre ivoirien de la justice, des droits de l’homme et des libertés publiques. Au sortir de la rencontre, la ministre a déclaré : « Je suis à la tête d’une délégation centrafricaine en Côte d’Ivoire dans le cadre de la mise en œuvre de la commission vérité justice et réparation, un processus que le Forum de Bangui a décidé dans ses recommandations pour aboutir à la réconciliation véritable de tous les Centrafricains. Donc, nous venons à l’école de la Côte d’Ivoire qui a déjà mis en place et fait fonctionner une structure semblable. »

 

Lydie Florence N’douba a indiqué que les échanges étaient très fructueux : « Le garde des Sceaux nous a prodigué un certain nombre de conseils pouvant nous aider à réussir le processus que nous entamons, c’est vraiment très positif », s’est-elle réjouie.

 

Quant au ministre ivoirien, il a relevé que la Centrafrique doit adapter son programme à ses réalités. « Je disais à madame le ministre, qu’au cours de nos échanges qu’il n’y a pas de prototype de réconciliation. Il n’y a pas de prototype de mécanisme de réconciliation. La réconciliation est fonction des causes du conflit qui l’a générée », a expliqué Gnenema Mamadou Coulibaly.

 

Cependant, le garde des Sceaux ivoirien a indiqué que le partage d’expérience peut se faire à d’autres niveaux. « Les mécanismes mis en place, les moyens, la progression peuvent être partagés avec un peuple frère qui commence cette expérience. Nous pouvons leur dire, le timing, nous pouvons leur dire les moyens à déployer, nous pouvons leur suggérer des méthodes pour y parvenir », a-t-il laissé entendre. 

 

 

Coopération Africaine / Le Ministère de la Réconciliation Nationale, du Dialogue Politique et de la Promotion de la Culture Civique de la Centrafrique s’imprègne du modèle de la CONARIV

 

http://news.abidjan.net/  vendredi 25 septembre 2015  


La Ministre de la Réconciliation Nationale, du Dialogue Politique et de la Promotion de la Culture Civique de la République Centrafricaine, Mme Lydie Florence N’Douba a été reçue le vendredi 25 septembre, en audience au siège de la CONARIV (la Commission Nationale pour la Réconciliation et l’Indemnisation des Victimes) par le vice-président, le Roi de Grand Bassam Amon Désiré Tanoe.

 

En l’absence du Président Ahouana Siméon de la CONARIV, c’est une forte délégation centrafricaine dirigée par la ministre Lydie Florence N’Douba qui est venue s’imprégner de l’expérience ivoirienne en matière de réconciliation, de dialogue, de retour à la normalité et de politique d’indemnisation des victimes.


« L’objet de notre visite à la CONARIV, c’est de s’imprégner de son modèle, parce que nous avons en projet la mise en place d’une structure similaire en Centrafrique » a déclaré la ministre Centrafricaine Lydie Florence N’Douba.

 

 Au sortir de ces échanges qu’’elle a qualifiés de ‘’très enrichissants’’ pour la délégation Centrafricaine qui en a tiré grand profit, il s’avère selon elle que les réalités africaines sont les mêmes mais les circonstances de crise qui diffèrent d’un pays à un autre.

 

« Chez nous, ce n’est pas un conflit interreligieux comme beaucoup ont tendance à penser et c’est pour cette raison que nous nous sommes dirigés vers les frères ivoiriens qui ont connu des crises plus ou moins similaires pour s’inspirer de leur expérience » a indiqué la Ministre Centrafricaine en charge de la Réconciliation Nationale, du Dialogue Politique et de la Promotion de la Culture Civique.


Après l’avènement de la CDVR (Commission, dialogue, vérité et réconciliation), la CONARIV dont la composition est laïque et qui s’est engagée depuis le 04 août 2015, sous la houlette Président de la République, S.E. Alassane Ouattara, dans l’indemnisation des victimes des crises survenues en Côte d’Ivoire, vient servir d’exemple au Gouvernement Centrafricain qui accourt à la réconciliation.

Lu pour vous : Processus de réconciliation : la Centrafrique prend conseil auprès de la Côte d’Ivoire
Lu pour vous : Processus de réconciliation : la Centrafrique prend conseil auprès de la Côte d’Ivoire
Lu pour vous : Processus de réconciliation : la Centrafrique prend conseil auprès de la Côte d’Ivoire

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 20:52
Nouvelles nationales sur RJDH et APA
Nouvelles nationales sur RJDH et APA
Nouvelles nationales sur RJDH et APA

 

 

Reprise des activités à la gendarmerie de PK 12 après les manifestations des jeunes assimilés aux Anti-Balaka

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 25 SEPTEMBRE 2015

 

Les activités ont repris à la brigade territoriale de PK12 à la sortie nord de la capitale centrafricaine après les manifestations d’un groupe de jeunes assimilés aux Anti-Balaka le lundi dernier. Les services administratifs sont ouverts mais le nombre des éléments de la gendarmerie est insuffisant dans les locaux et au niveau de la barrière.

 

Plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés à la gendarmerie de pk 12, après la manifestation survenue le lundi 21 septembre dernier. Des bandits ont investi les locaux de la gendarmerie où ils ont réussi à libérer les personnes détenues à la brigade. Ils ont emporté des matériels bureautiques. Le RJDH s’est rendu ce vendredi à la gendarmerie de PK 12 pour constater les choses et a rencontré quelques éléments de la gendarmerie, de la police, et certains services qui sont opérationnels sur la barrière de PK 12.

 

Selon une source proche de la gendarmerie de PK 12 que nous avons interrogée ce vendredi 25 septembre, « ils étaient surpris de l’événement survenu le jeudi dernier pour la simple raison que la brigade qui se situe juste à proximité du marché de Begoua d’un coté, et de l’autre coté se trouve le point de stationnement des taxis, bus et taxis moto qui ne permettent pas une bonne visibilité aux forces de l’ordre en cas d’incident dans la localité.» a souligné cette source qui a requis l’anonymat.

 

Cette source a poursuivi en relevant quelques difficultés qui se situent au sein de cette brigade, « la gendarmerie de PK 12 devrait être renforcée en armes en éléments et appuyée par les forces de la Minusca pour pouvoir bien assurer la sécurité dans la localité et ses environs.»

 

Le ministère de la Sécurité Publique et de l’Immigration, Émigration promet de réagir au sujet des dispositifs sécuritaires à la brigade territoriale de PK 12./

 

 

NDLR : Il est difficile aux Centrafricains de croire qu'une poignée de bandits dits anti-balakas pouvaient prendre aussi facilement le contrôle d'une brigade de gendarmerie telle que celle du PK 12, en blesser grièvement le commandant et emporter des ordinnateurs tout en permettant de s'évader plusieurs prisonniers en attente de trasfèrement. Des questions se posent quant à certains dysfonctionnements observés dans ces événements. Comment une brigade telle que celle du PK 12 peut contenir plus d'une dizaine de prévenus en instance de transfèrement ? 

 

 

Le Procureur de Bossangoa déplore la lenteur dans la reprise des activités judiciaires

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 25 SEPTEMBRE 2015

 

Dans un entretien avec le RJDH, Mathurin Gonidane, Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bossangoa, a déploré la lenteur dans les activités judiciaires et pénitentielles. Les présumés auteurs des diverses infractions sont détenus à la gendarmerie de la ville de Bossangoa.

 

Mathurin Gonidane, déplore la lenteur dans la reprise des activités judiciaires et l’emprunt des matériels effectués par le tribunal afin de redémarrer les activités.

 

« Il y’a plusieurs bâtiments qui abritent des institutions judiciaires ici. Tout d’abord le palais de justice, la maison des droits, les résidences du personnel de tribunal et les bâtiments pénitentiels. Ces édifices publics ont été détruits pendant les événements de 2013 », a-t-il expliqué.

 

Dans ses conditions, il a souligné qu’ils sont obligés d’emprunter quelques accessoires de la préfecture afin de redémarrer le service. « Cette manière ne découle pas de l’éthique des instances juridiques. Nous devons travailler dans une totale indépendance », a fait savoir Mathurin Gonidane.

 

En ce qui concerne l’effectif du personnel, le procureur a souligné que la majorité des agents du tribunal est encore à Bangui, pour des raisons qu’il ne maîtrise pas. « Nous ne sommes que deux à regagner le poste. Le secrétaire et moi. La réhabilitation des résidences est d’une nécessité capital. Le loyer coute cher au centre d’accueil catholique », a-t-il déploré.

 

Il a fait savoir que les présumés coupables des délits sont gardés à la gendarmerie. « La collaboration avec la gendarmerie continue. Les présumés sont détenus au niveau de cette institution, qui tient lieu à la fois des chambres de détention », a-t-il ajouté.

 

Mathurin Gonidane a indiqué que les audiences ne sont pas tenues. « Nous attendons la réhabilitation des bâtiments afin que toute la machine judiciaire soit mise en route dans sa totalité», a-t-il renchéri.

 

Le manque du personnel, des matériels et la lenteur dans la réhabilitation des bâtiments, freinent la reprise effective des activités juridiques au tribunal de grande instance de Bossangoa.

 

 

Le syndicat des taxi-motos du 5e arrondissement de Bangui s’organise pour lutter contre les braquages

 

http://rjdh.org/ PAR CAROLE BYCEKOAN LE 25 SEPTEMBRE 2015

 

Le Bureau du syndicat des taxi- motos du 5e arrondissement de Bangui, en concert avec les autorités, s’organisent pour lutter contre les multiples cas de braquages des motos dans leur localité. Le but de cette opération est de mettre ces conducteurs dans des bonnes contions de travail.

 

Plusieurs cas de braquages ont été enregistrés ces derniers temps dans cette localité. L’information a été confirmée par le présidant du syndicat des taxi-motos du 5e arrondissement, surnommé Américain. « Environ 6 motos ont été braquées et retrouvées parmi les conducteurs et sont transférées au Commissariat de police dudit arrondissement. A cela s’ajoute les critères d’âge qui seront imposés à ces derniers », a dit le président du syndicat.

 

Il a ajouté que, « toute personne désirant conduire les motos, doit avoir au minimum 18 ans. »

 

Une source proche du commissariat de la police du 5e arrondissement a confié au RJDH que la mise en place de cette organisation a permis aux autorités de déjouer plusieurs cas de braquages .

 

Saint- Cyr Magbeni, l’un des conducteurs des taxi-motos du 5e arrondissement a salué le bien-fondé de cette organisation avant de d’intéresser à l’initiative du paiement des tickets pour la prise en charge en cas d’accident. . « Le ticket que nous payons chaque jour est réservé pour des besoins d’urgences, en cas d’accidents le conducteur et les clients sont pris en charge par le bureau du syndicat dans les trois premiers jours ainsi qu’en cas de malheurs.»

 

Le syndicat des conducteurs des taxi-motos promet de confectionner des badges aux conducteurs afin d’éviter le banditisme en outrance dans ce secteur.

 

 

RCA : Le ministère de la Défense réceptionne un don d ' équipements informatiques         

APA-Bangui (Centrafrique)- 2015-09-25 13:14:39  - Marie Noëlle Koyara, ministre d’Etat à la Défense de Centrafrique a réceptionné, vendredi à Bangui, un lot d’équipements informatiques d’une valeur de plus de dix-sept millions de FCFA des mains d’Henri Got, 1er Conseiller auprès de la délégation de l’Union Européenne en RCA, a constaté APA.

 

Ces équipements informatiques sont offerts par la «Fondation suisse de déminage (FSD)» et visent à renforcer la capacité organisationnelle de l'administration du ministère de la Défense.


Les équipements informatiques sont composés, entre autres, d'une dizaine d'ordinateurs portables, d'une dizaine d'onduleurs, d'un vidéo projecteur, d'un écran projecteur, d'une dizaine de multiprises, et d'une vingtaine de clés USB de 8 GB.


«Ce geste marque est un soutien de grande importance des pays de l'Union Européenne aux efforts du gouvernement centrafricain pour la restauration de l'autorité de l'Etat», a affirmé le Colonel Thierry René Yarafa, Coordonnateur du Projet d'Appui au ministère de la Défense nationale.


Dans le cadre du Projet d'Appui au ministère de la Défense nationale, lancé il y a quatre mois, la Fondation Suisse de Déminage intervient, entre autres, dans la formation du personnel et la réhabilitation de certains bâtiments.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834676#sthash.V6ff07kF.dpuf

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 20:35
RCA : MISSION PRESIDENTIELLE A NEW YORK

 

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE                     REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

                                                                             Unité – Dignité – Travail

                                                                                           *****

 

MISSION PRESIDENTIELLE A NEW YORK

 

NOTE D’INFORMATION N. 01

 

Jeudi 24 septembre 2015 - Le Chef de l'Etat de la Transition en Centrafrique, Son Excellence Catherine Samba-Panza, a démarré sa mission à New-York par une audience avec le Secrétaire Général de l'ONU ce jour à 10h00. Dans son allocution pour la circonstance, Mr Ban Ki Moon a exprimé sa satisfaction pour tous les efforts accomplis par la Présidente de la République en cette période de la transition. Il a ensuite indiqué que les questions de paix et de sécurité en Centrafrique constituent une priorité pour l'institution qu’il dirige.

 

De ce fait, il souligné l'importance du soutien à apporter au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), à la justice en prenant en compte la protection des témoins, au processus de réconciliation nationale, à la gouvernance politique, à l'extension de l'autorité de l'Etat et à la promotion des Droits de l'Homme dans ce pays. Selon lui, ces appuis devraient permettre d'assurer la pérennité des efforts communs déployés par le gouvernement centrafricain et les Nations Unies pour relever la RCA.

 

Le Secrétaire Général de l’ONU a, en outre, remercié le Chef de l'Etat de la Transition d'avoir accepté de co-présider avec lui le Sommet Spécial sur la RCA qui sera organisé le 1er octobre 2015 en marge des travaux de l'Assemblée Générale de l'ONU. L'objectif assigné à cet évènement, a-t-il précisé, est de renforcer les efforts de mobilisation des ressources en faveur de la République Centrafricaine. Enfin, Mr Ban Ki Moon a exprimé son intransigeance sur les allégations de viols commis par les troupes onusiennes en Centrafrique.

 

C’est ainsi qu’il a exigé la démission de son Représentant Spécial en vue de marquer sa ferme volonté à combattre cette situation inacceptable. Prenant la parole à son tour, le Chef de l’Etat de la Transition a remercié le Secrétaire Général de l’ONU pour son engagement constant dans la crise centrafricaine et son implication personnelle dans la gestion des cas de viols commis par les troupes onusiennes en Centrafrique ainsi que pour les divers appuis fournis à son pays par les Nations Unies.

 

Elle a ensuite présenté les avancées consenties par le Gouvernement de la Transition sous son impulsion et avec l’appui de la communauté internationale sur le plan politique, sécuritaire, judiciaire, humanitaire et économique. Madame Samba-Panza a par ailleurs relevé les efforts déployés par la communauté internationale pour réduire aujourd’hui le gap financier du processus électoral a 5 % du budget requis. Le plus grand défi des autorités de la transition consiste donc aujourd’hui à combler ce gap en vue d’organiser les scrutins présidentiel et législatifs.

 

Parmi les autres attentes exprimées vis-à-vis du Secrétaire Général figurent le renforcement de l’action de la MINUSCA dans la protection des populations civiles, des actions plus robustes contre les groupes armées en application des résolutions 2127 et 2149 du Conseil de sécurité de l’ONU, l’appui à la restructuration des forces armées centrafricaines et l’appui à la lutte contre les abus sexuelles et viols à l’encontre des enfants et des femmes.

 

Une copie du mémorandum sur les avancés, les défis et les attentes des autorités de la transition a été remise à Mr Ban Ki Moon par la Présidente de la République. Le Chef de l’Etat de la Transition était accompagné à cette audience par le Ministre des Affaires Etrangères, la Ministre de l’Economie, du plan et de la Coopération, l'Ambassadeur de la RCA auprès de l’ONU et ses conseillers politique et en charge des relations avec les partenaires au développement.

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 13:21

 

 

 

Comme de nombreux jeunes du 4ème Arrondissement de la ville de Bangui, Justin Nganamokoé a décidé d’abandonner les armes de guerre au profit des Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO) dont il tire l’essentiel de ses revenus.  

 

Comme de nombreux jeunes du 4ème Arrondissement de la ville de Bangui, Justin Nganamokoé a décidé d’abandonner les armes de guerre au profit des Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO) dont il tire l’essentiel de ses revenus.   J ustin Nganamokoé  t r o q u e l’arme de guerre contre la pioche. Jadis membre du groupe Antibalaka, la trentaine sonnée est aujourd’hui manœuvre de l’entreprise DDN-Construction chargée d’exécuter les Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (HIMO) dans le 4ème Arrondissement de la ville de Bangui. 

 

Comme de nombreux manœuvres travaillant sur le site de Boy-rabe, Justin s’adonne à cœur joie aux travaux HIMO qu’il considère  comme un moyen pour amener les  jeunes à disposer de revenus afin d’assurer leur prise en charge et d’abandonner « les mauvaises pratiques préjudiciables au développement de la République Centrafricaine ».

 

« Le salaire me permet de payer mon loyer... » 

 

Justin Nganamokoé n’aime plus gaspiller son argent. « mon salaire me permet de payer le loyer, assurer les frais de scolarité de ma fille et prendre soin de ma famille », confie-t-il.

 

Il avoue avoir injecté une partie de son revenu dans le commerce de petites glacières. L’un de ses frères est chargé d’acheter ces articles à  GarouaMboulaï (Cameroun) et de les revendre sur les marchés de Bangui.   

 

Justin Nganamokoé compte bien se lancer pleinement dans ce commerce

 

après la fin du programme THIMO. Car   pour ce père de trois enfants, il n’est plus question de reprendre les armes. Il est plutôt important d’envisager comment chacun doit « apporter sa contribution à la reconstruction de la République Centrafricaine longtemps meurtrie ». 

 

Justin Nganamokoé interpelle toute la population centrafricaine en général et les jeunes en particulier au sujet du rôle que doivent désormais jouer les uns et les autres dans le rétablissement de la paix en Centrafrique et le développement du pays. 

 

« Je remercie le Gouvernement... »

 

Justin Nganamokoé dit être très satisfait des efforts abattus par le Gouvernement centrafricain en faveur de la population meurtrie. 

 

Cette population a subi les effets des dégâts collatéraux de récents soubresauts politico-militaires.  

 

C’est pour améliorer la vie  économique et sociale de cette population démunie et à la demande du Gouvernement de la République Centrafricaine, que la Banque Mondiale a décidé de réorienter les financements des différents projets de développement en cours d’exécution dont les activités ne sont pas encore engagées, vers les actions urgentes qui doivent avoir un impact immédiat et réel sur la population, à travers la planification et la mise en œuvre des travaux HIMO. 

 

Plusieurs milliers de jeunes et personnes vulnérables de Bangui bénéficient des avantages de ce programme lancé le 22 janvier 2015 par la Présidente de la Transition, son Excellence Mme Catherine Samba-Panza.  

 

Justin se réjouit de ce que le Gouvernement et les partenaires aient pris la décision de donner des emplois aux jeunes du 4ème Arrondissement à travers les travaux HIMO. Son grand souhait, c’est de voir ce programme perdurer et s’étendre dans d’autres localités de la RCA.   

 

SOURCE : Thimo Magaine N°00 de Septembre 2015.  

Des armes de guerre à la pioche (THIMO)

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 12:45

 

 

 

25/09/15 (APA)

 

La Communauté Islamique de Centrafrique (CICA) a appelé les fidèles musulmans du pays à profiter de la célébration de la tabaski ce jeudi, pour enterrer la hache de guerre et recommencer à vivre comme par le passé.

 

« C'est une occasion pour nous musulmans de montrer à travers la fête du sacrifice que la cohésion sociale ou le vivre ensemble nous permet de pratiquer notre religion en Centrafrique comme auparavant » a dit l’imam Abdelaziz Magbgakara, un des prédicateurs de la CICA.

 

Cette prière a mobilisé une multitude de musulmans Centrafricains, offrant l’opportunité à certaines personnes de constater que depuis la survenue de la crise dans le pays en 2013, pareille mobilisation religieuse n’a été aussi visible dans la capitale centrafricaine, Bangui.

 

Elle s’est déroulée sur un terrain de football situé derrière le centre de santé de Laouanga, un quartier proche du centre-ville de Bangui, et a enregistré des membres du gouvernement.

 

Cette grande prière a été suivie d’un match de football opposant des jeunes chrétiens aux musulmans venus de leur quartier du Km5

Les musulmans centrafricains appellent au dépassement
Les musulmans centrafricains appellent au dépassement

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 12:37

 

 

 

Par RFI le 25-09-2015 à 01:15

 

Après deux années de conflit en Centrafrique, la situation se normalise peu à peu dans les écoles, même si beaucoup reste à faire. A Bambari par exemple, 335 enfants affiliés aux groupes armés libérés par l'Unicef en mai dernier vont retrouver les bancs de l'école.

 

Lever des couleurs, hymne du pays entonné à plein poumon par les enfants, la rentrée scolaire à Bambari a des allures de fête nationale. Parmi les écoliers, des ex-enfants soldats dont la réinsertion fait l'objet de toutes les attentions. « Les enseignants ont été formés pour l’encadrement de ces enfants qui, qu’on le veuille ou non, ont connu un autre monde que les autres enfants, explique Benoît Daoundo, le responsable protection de l'enfance pour l'Unicef. Nous travaillons aussi avec les écoles et les enfants pour que ces enseignants aient un regard un peu plus particulier à l’endroit de ces enfants pour qu’ils retrouvent vraiment la vie d’enfant que les groupes armés leur avaient volée entre temps. »

 

Julien avait 14 ans quand il est entré dans les anti-balaka. Aujourd'hui l'école lui redonne de l'ambition. Et pas des moindres. « Je veux étudier le français et les maths pour devenir ministre ensuite, assure-t-il. Ça fait trois ans que je n’ai pas été à l'école à cause de la guerre dans mon pays. Je me suis engagé dans les anti-balaka pour venger la mort de mes parents. Mais maintenant c'est fini, j'ai abandonné les armes et les anti-balaka. »

 

Pour ces ex-enfants affiliés aux groupes armés, c'est le début d'une nouvelle vie. Mais lesrécents affrontements à Bambari risquent bien de contrarier les taux de scolarisation. Beaucoup de parents hésitent à laisser leurs enfants à l'école à cause de l'insécurité

 

RCA: des ex-enfants soldats de retour sur les bancs de l'école

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 12:33

 

 

 

Depuis quelques jours, le président du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) Désiré NZANGA KOLINGBA fait l’objet d’attaques personnelles en tout genre, d’un niveau de bassesse jamais atteint dans un débat démocratique digne de ce nom. Ces attaques notoires qui agitent la haine et l’inquisition à l’égard d’un homme politique qui n’a rien à prouver dans un pays dirigé depuis plusieurs années par d’indécrottables profito-situationnistes sont inadmissibles et indignes de leurs auteurs. Après tout le drame que traverse encore le peuple centrafricain, quoi de plus irresponsable et odieux que d’alimenter la haine tribale et ethnique avec les conséquences que chacun reconnait. Même si l’on sait pertinemment que les vautours ne doivent la vie qu’aux traînées de carcasses, mais il y a des limites du tolérable à ne pas dépasser.

 

En effet, ceux qui agitent la haine tribale et/ou confessionnelle n’ont rien compris à la crise qui frappe le peuple centrafricain. Les clivages ethniques constituent une catastrophe pour toute société humaine en général et, en particulier, pour la société centrafricaine. Au stade actuel des choses, chaque citoyen devra comprendre qu’appartenir à une ethnie ou une tribu n’est pas un défaut, ni même un délit (surtout qu’on ne la choisit pas) ; mais elle est une énorme richesse pour tout le pays. L’unité dans la diversité est une source de fierté nationale pour les Humains ; il n’y a donc pas de raison que ce ne soit pas le cas en Centrafrique. Pourquoi avoir honte de son ethnie ? Pourquoi la renier ? Pourquoi juger ou regarder les gens en fonction de leur appartenance ethnique ou tribale ? Je suis yakoma, banda, gbaya, kaba, mandjia, ngbaka, etc … et alors… Pourquoi nous devrions-nous faire le procès de nos ethnies et nos tribus ? Quelle aberration de s’entretuer parce que tel est yakoma, tel est kaba ou gbaya ? Combien d’innocents ont perdu la vie lors des tristes événements survenus dans le pays simplement parce leur seul tort est d’appartenir à une ethnie détestée ou en conflit avec une autre (alors que personnellement et individuellement ils sont irréprochables ou y sont pour rien dans les causes de ce conflit) ?

 

Il en est de même pour les patronymes que nous portons ! Je m’appelle POLISSE-BEBE et fier de porter ce nom et de le faire porter à mes enfants. Au nom de quoi mes enfants ne pourront-ils pas faire valoir leurs compétences (si elles étaient reconnues) simplement parce qu’il porte mon nom ? Pourquoi un fils KOLINGBA ou PATASSE (par exemple) ne pourrait-il pas briguer la magistrature suprême alors qu’il en a la capacité ? En quoi être fils de (…) constitue-t-il un obstacle à l’ambition de quelqu’un ? Faut-il juger les gens pour les erreurs commises par leurs ascendants ? Ou condamner les enfants pour la faute de leurs parents ???

 

Pour tout parent soucieux de la réussite de ses enfants, ce serait une injustice inqualifiable. Et si mon pauvre père était devenu Président de la République, rien ne m’aurait empêché de penser à le devenir à mon tour, pas par dynastie, mais par ambition personnelle de servir mon pays. D’ailleurs, quand je me rase le matin, … Suivez mon regard !

 

Cela me laisse penser que le reproche fait habituellement aux fils de (…) de faire carrière dans tel ou tel domaine, a fortiori postuler à la magistrature suprême, est un faux procès. Il est, dans ce cas, préférable de s’assurer de la compétence et surtout de la capacité de l’individu à gérer le pays, plutôt que de vouloir l’empêcher de s’assumer. Cela dit, pourquoi s’en prendre à Désiré NZANGA KOLINGBA à cause de son patronyme ? Quelle petitesse intellectuelle de susciter un faux débat de ce type sur un sujet qui, ailleurs, notamment aux USA, (à l’exemple des BUSH) ne préoccupe personne ? 

           

Alors, entendons-nous bien ! Ce qui est révoltant dans ces attaques minables, ce n’est nullement le débat démocratique qui devrait, à mon sens, porter sur les projets des candidats, leur vision politique et leur capacité à conduire la destinée de ce pays dévasté, mais plutôt les diatribes infondées portant sur leur vie privée, leur situation familiale, leur patronyme et leur appartenance ethnique, tribale ou confessionnelle; ce débat-là n’a pas droit de cité dans une société au bord de la déflagration. Car, ne l’oublions pas, le spectre de la scission plane encore sur Centrafrique, et ce n’est pas l’instrumentalisation de la haine tribale et confessionnelle qui l’en épargnerait. Cela dit, ceux qui se livrent à des exercices consistant à fouiller dans les poubelles de l’histoire pour exhumer le passé douloureux des centrafricains (comme  l’histoire des Kaba/Yakoma, Gbaya/Goula, Nordistes/Sudistes, Chrétiens/Musulmans) sont autant responsables du désastre de Centrafrique que les assassins qui ont soumis à la désolation tout un peuple.

 

S’agissant de Désiré NZANGA KOLINGBA qui fait l’objet de manœuvres dilatoires tendant à ternir son image et jeter le discrédit sur sa personne, l’on ne peut  que déplorer l’obsession, l’acharnement et l’obscurantisme avec lesquels ses détracteurs s’activent. La plupart de ces derniers sont pourtant les transfuges du RDC ou les opportunistes patentés dont la volonté effrénée de ravir la fédération France-Europe-Amérique s’est évaporée un certain temps grâce à la vigilance des militants et qui souffrent aujourd’hui du manque d’intérêt, voire (pour reprendre leur propre terme) du « mutisme » soit disant des dirigeants. Sinon, comment comprendre qu’un militant discipliné puisse faire avec délectation l’étalage, sur les sites internet et réseaux sociaux, de ses états d’âmes et critiques obsessionnelles contre, non pas la politique, mais la personne de celui qui est désigné par le congrès pour porter le projet du parti  auprès de ses concitoyens ? Comment comprendre qu’un militant sensé puisse déclarer publiquement qu’il ferait campagne pour les députés et non le candidat de sa formation politique aux présidentielles ? Comment comprendre qu’un militant à qui l’opportunité a été donnée de faire part des problèmes personnels qu’il a avec ses dirigeants (on ne sait trop pourquoi ?) et qui se dit démissionnaire, refusant ainsi tout dialogue, puisse se défausser tout azimut sur ses anciens camarades du parti ?

 

Tout cela est triste et pathétique… Bref, évitons de tomber plus bas !

 

Par ailleurs, il est tout de même important de rappeler que, dans la situation actuelle, Centrafrique a besoin d’un homme de Paix, d’Unité, de Rassemblement, un homme calme et plein de sang-froid (et non d’un belliqueux, un va-t’en guerre ni même un fou furieux) pour faire sortir ce pays du désastre dans lequel il a été plongé. De ce point de vue Désiré NZANGA KOLINGBA ainsi qu’Emile Gros Raymond NAKOMBO sont des vaillants cadres du RDC (entre autres) qui répondent à cette exigence, et dont les énormes qualités peuvent aider la République centrafricaine à éviter le pire. Et s’il y en a qui fantasment encore sur l’extrême tension, voire une rupture entre ces deux frères (au profit de qui ???), je vous recommande de cesser de prendre vos chimères pour des réalités. Pour avoir eu le privilège de travailler à leur côté, je puis vous assurer qu’il n’y a pas l’ombre d’une divergence politique entre les deux, ni même un doute sur l’engagement ou le soutien de l’un en faveur de l’autre pour les prochaines échéances.

 

Je recommande à ceux qui se livrent à ces manœuvres indignes du niveau de la crise que traversent les centrafricains de cesser immédiatement ces attaques de bas étages à l’égard des candidats aux élections présidentielles et législatives, et d’élever le débat en cette période préélectorale plutôt au niveau de la confrontation des projets de société, des programmes d’actions et des différentes visions politiques. Ce pays meurtri a besoin d’aller à ces élections dans des conditions apaisées, surtout dans l’unité et la dignité. Je lance, de ce fait, un vibrant appel à tous les militants et sympathisants du Rassemblement Démocratique Centrafricain et, à travers eux, à tous ceux qui aiment ce beau pays de Centrafrique de redoubler de vigilance afin de barrer la route à toutes les velléités de déstabilisation d’où qu’elles viennent, ainsi qu’à tous les apôtres de malheur et de la haine tribale ou confessionnelle qui soufflent indéfiniment sur les braises de la crise centrafricaine dans le seul but de maintenir cyniquement le statu quo total et ainsi pérenniser la souffrance des populations centrafricaines.  

 

En définitive, j’ai envie de dire que la politique est belle et noble, pourvu qu’on la fasse bien ! On ne s’improvise pas politique. Je comprends pourquoi sous d’autres cieux, elle est une affaire de spécialistes.

 

Médard POLISSE-BEBE

POURQUOI S’EN PRENDRE A Désiré KOLINGBA ? par Médard Polisse Bébé

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