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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 00:26

 

 

Par Martin Mateso@GeopolisFTV | 15/10/2015 à 12H24,

 

La Centrafrique n’avait pas connu une aussi grave crise depuis son indépendance en 1960. Le coup d’Etat perpétré en mars 2013 par des rebelles musulmans a plongé le pays dans une profonde crise. Bangui peine à se relever des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes de 2013 et 2014. La transition est en panne. Un dixième de la population a fui dans les pays voisins.


Des échanges de tirs nourris sur l’axe Sibut-Grimari à 100 km à l’ouest de Bangui. Des habitants des villages environnants qui fuient en brousse pour se mettre à l’abri. Les ex-rebelles de la Séléka, pour la plupart des musulmans, n’ont pas hésité le 10 octobre 2015 à affronter les forces internationales qui leur barraient la route vers Bangui.
 
Ils voulaient marcher sur la capitale centrafricaine au lendemain des violences qui ont fait au moins 61 morts et près de 30.000 déplacés en quelques jours. Des affrontements intercommunautaires provoqués par le meurtre d’un jeune taxi-moto de confession musulmane. Bangui n’avait pas connu un tel degré de violences depuis plusieurs mois.


Dans un communiqué, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation de la RCA exprime ses vives inquiétudes suite à l'infiltration organisée d'élements de plusieurs groupes armés à Bangui. Autre sujet d'inquiétude, le retour dans le nord de la Centrafrique du seigneur de guerre de l'ex-séléka, Noureddine Adam. Selon l'hebdomadaire Jeune Afrique qui rapporte l'information, il y disposerait encore de soutiens parmi les combattants de l'ex-rébéllion.

 

Les groupes armés réclament le départ de Catherine Samba-Panza


Fin Septembre 2015, la ville de Bangui avait été paralysée pendant quelques jours par des barricades érigées par des manifestants réclamant notamment la démission de la présidente de transition, Catherine Samba Panza.

 
Rentrée précipitamment de New York où elle venait de prendre la parole devant l’Assemblée générale des Nations Unies, elle avait réclamé un désarmement complet et immédiat des milices et des groupes rebelles devenus trop nuisibles pour le processus de transition : «La nature politique de ces événements est évidente. Il s’agissait ni plus ni moins d’une tentative de prise de pouvoir par la force», avait-elle dénoncé à sa descente d’avion. Pour elle, de sérieuses menaces pèsent désormais sur le processus électoral et risquent de compromettre le dialogue politique engagé par la classe politique et la société civile.


Le président de l’Autorité nationale des élections jette l’éponge

 

Dans un premier temps, les autorités de la transition avaient fixé au 18 octobre 2015 le premier tour de la présidentielle et des législatives. Le rendez-vous ne sera pas honoré, tout comme le référendum constitutionnel qui était censé se tenir le 4 octobre 2015.

Dans sa lettre de démission, le président de l’Autorité nationale des élections, Dieudonné Kombo Yaya, évoque des «pressions» pour tenir le calendrier électoral, alors que le pays n’est pas prêt pour des raisons financières et sécuritaires. Son vice-président avait déjà claqué la porte le 28 août 2015.

 

«Cette transition doit s’arrêter» 

 

De passage à Paris, où il a rencontré le président François Hollande le 5 octobre 2015, le chef de l’Etat tchadien Idriss Deby a tapé du point sur la table. Pour lui, il est grand temps que la transition centrafricaine s’arrête : «Il faut une mauvaise élection plutôt qu’une transition chancelante», a-t-il déclaré à RFI, appelant la communauté internationale à trouver «les moyens financiers nécessaires pour permettre à la transition de faire les élections avant la fin de l’année 2015».

 
Idriss Deby a invité en outre les partenaires de la Centrafrique à régler la question des hommes en armes qui déstabilisent les institutions de la transition. Un défi de taille pour les forces internationales déployées dans le pays et qui sont de plus en plus contestées par les populations centrafricaines. Elles sont accusées de manquer de fermeté à l'égard des auteurs des violences qui déchirent le pays.

 
Les concertations entre les forces politiques et la société civile ont repris pour fixer un nouveau calendrier électoral. A Bangui, tout le monde veut croire que les élections seront organisées avant le 31 décembre 2015.

Lu pour vous : Centrafrique : une transition en panne et des violences inquiétantes
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Centrafrique-Presse.com
15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 23:15

 

 

15/10/15 (RFI)

 

Ce mercredi, une discrète réunion s'est tenue à Kaga-Bandoro dans le nord de la Centrafrique (RCA). Une délégation des représentants de la communauté internationale a rencontré Noureddine Adam, le leader du FPRC, l'une des quatre factions de l'ex-Seleka. Ce sont ses hommes qui ont affronté les forces internationales le week-end dernier non loin de Sibut. Noureddine Adam, fraîchement revenu en Centrafrique, inquiète les partenaires internationaux. En effet, pour la première fois depuis le début de la crise, il a noué une alliance avec une partie des anti-balaka restés fidèles à Bozizé.

 

C’est un gros motif d’inquiétudes pour les partenaires internationaux de la RCA : l’alliance du FPRC, et d’une partie des anti-balaka avec qui ils ont négociés à Nairobi en début d’année, plaidant un temps pour une troisième transition sans Catherine Samba-Panza. Il semble que ceux que l’on nomme aujourd’hui les « nairobistes » n’ont pas renoncé à cet agenda.

 

« Nous avons accepté la première transition et nous avons vu que ça n’a pas abouti, estime Moustapha Saboun, coordinateur politique du FPRC. Ils sont allés à la prolongation, on a accepté et maintenant, ils sont à la porte de la troisième transition et rien n’a été fait. Donc, nous nous sommes rendu compte que ceux qui détiennent aujourd‘hui cette formule de ramener définitivement cette paix, c’est le FPRC ex-Seleka et les anti-balaka ensemble ».

 

Violents affrontements à Sibut

 

Les évènements de Sibut, ces derniers jours, ont sonné l’alerte. Les rumeurs sur les velléités de Noureddine Adam de faire descendre ses hommes sur Bangui se sont révélées vraies. La réponse des forces internationales a été ferme, l’ordre a été de faire de l’axe Bambari-Sibut une ligne infranchissable pour les groupes armés.

 

Il est peu probable que cette politique ait changé, mais en venant à Kaga, les ambassadeurs internationaux ont pu entendre les revendications de Noureddine Adam, selon l’un de ses alliés, Abdoulaye Issen : « Noureddine Adam a expliqué pourquoi cette descente, parce que les hommes sont fatigués. Ca fait dix ans qu’ils sont cantonnés et ça fait dix ans qu’il n’y a pas de solution. La transition est incapable, la transition a échoué. Maintenant, il faut absolument une solution ».

 

De leur côté, les autres mouvements issus de la Seleka, comme l’UPC ou le MPC, ont regardé de loin les manœuvres de Noureddine Adam et n’ont surtout pas voulu y prendre part.

 

 

République centrafricaine : le retour de Noureddine Adam inquiète les partenaires internationaux

 

http://acpcongo.com/   oct 15th, 2015

 

Kinshasa, 15/10 (ACP).- Le retour en République centrafricaine  de Noureddine Adam, leader de l’ex-Seleka, qui a noué une alliance avec une partie des anti-balaka restés fidèles à Bozizé inquiète beaucoup les partenaires internationaux de la RCA. C’est un gros motif d’inquiétudes pour les partenaires internationaux de la RCA l’alliance du FPRC, et d’une partie des anti-balaka avec qui ils ont négociés à Nairobi en début d’année. Ces deux groupes plaident pour une troisième transition sans la présidente de transition Catherine Samba-Panza. «Nous avons accepté la première transition et nous avons vu que ça n’a pas abouti. Ils sont allés à la prolongation, on a accepté et maintenant, ils sont à la porte de la troisième transition et rien n’a été fait. Donc, nous nous sommes rendu compte que ceux qui détiennent aujourd‘hui cette formule de ramener définitivement cette paix, c’est le FPRC ex-Seleka et les anti-balaka ensemble», a estimé Moustapha Saboun, coordinateur politique du FPRC.

 

Une délégation des représentants de la communauté internationale a rencontré Noureddine Adam, le leader du FPRC, l’une des quatre factions de l’ex-Seleka. Ce sont ses hommes qui ont affronté les forces internationales le week-end dernier non loin de Sibut.

 

Les rumeurs sur les velléités de Noureddine Adam de faire descendre ses hommes sur Bangui se sont révélées vraies. La réponse des forces internationales a été ferme, l’ordre a été de faire de l’axe Bambari-Sibut une ligne infranchissable pour les groupes armés. De leur côté, les autres mouvements issus de la Seleka, comme l’UPC ou le MPC, ont regardé de loin les manœuvres de Noureddine Adam et n’ont surtout pas voulu y prendre part.

 

La MINUSCA s’inquiète de l’infiltration de groupes armés à Bangui

 

La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) affirme être vivement préoccupée par l’infiltration organisée d’éléments de plusieurs groupes armés à Bangui, ont rapporté jeudi les médias internationaux.

 

Dans un communiqué, la MINUSCA cite nommément ces groupes armées qui sont le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et les Anti-Balakas et «condamne de manière énergique toute tentative de déstabilisation de la capitale». La MINUSCA rappelle que la priorité de son mandat, tel que défini par la Résolution 2217 du Conseil de Sécurité, est d’assurer la protection des civils contre toute menace de violence physique.

 

L’ONU autorise aussi la Force française Sangaris à lui apporter son soutien. Ainsi, les troupes de la MINUSCA, avec l’appui de Sangaris, ont dû, une fois de plus, faire usage de la force en réponse aux attaques perpétrées par les éléments du FPRC, dans les environs de Sibut, précise ce communiqué. 

 

ACP/Kayu/JGD

En RCA, l’ex-Seleka Noureddine Adam revient dans le jeu
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 09:56

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 14/10/15- La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) affirme être vivement préoccupée par l’infiltration organisée d’éléments de plusieurs groupes armés à Bangui.

 

Dans un communiqué dont APA a reçu copie ce mercredi, la MINUSCA cite nommément ces groupes armées qui sont le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et les Anti-Balakas et « condamne de manière énergique toute tentative de déstabilisation de la capitale ».

 

La MINUSCA rappelle que la priorité de son mandat, tel que défini par la Résolution 2217 du Conseil de Sécurité, est d'assurer la protection des civils contre toute menace de violence physique. En plus, la Résolution autorise la MINUSCA à prendre toutes mesures nécessaires pour mettre en œuvre son mandat, conformément à ses ressources et à sa présence sur le terrain.

 

L'ONU autorise aussi la Force française Sangaris à lui apporter son soutien. Ainsi, les troupes de la MINUSCA, avec l'appui de Sangaris, ont dû, une fois de plus, faire usage de la force en réponse aux attaques perpétrées par les éléments du FPRC, dans les environs de Sibut, précise ce communiqué.

 

La MINUSCA voudrait rappeler à tous les groupes armés signataires de l'Accord de Brazzaville et de l'Accord sur les Principes du DDRR (désarmement) ainsi que le Forum de Bangui, leurs engagements.

 

Elle déclare condamner vigoureusement les activités violentes et illégales qui sont une violation de leurs engagements et restent une menace pour la paix et la stabilité en Centrafrique et appelle tous les groupes armés à mettre immédiatement fin à leurs activités illégales.

 

La mission onusienne réitère en outre sa détermination à continuer à utiliser tous les moyens nécessaires pour assurer la protection des civils, renforcer l'autorité de l'Etat et appuyer le processus politique.

La MINUSCA préoccupée par l'infiltration de groupes armés à Bangui
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 23:16

 

 

  14 octobre 2015 à 17h34   Par Vincent Duhem

 

L'ex-numéro deux de la Séléka et ancien ministre de la Sécurité de Michel Djotodia a regagné la Centrafrique après un peu moins d'un an passé à l'étranger.

 

Dans les milieux sécuritaires, l’information n’est pas passée inaperçue. Noureddine Adam et son look de seigneur de guerre sont de retour en Centrafrique.L’ex-numéro deux de la Séléka a regagné Kaga Bandoro (245 km au nord de Bangui) il y a un peu moins d’une semaine. Près d’un an qu’il avait quitté la RCA. Nous étions en novembre 2014 et des négociations étaient sur le point de s’ouvrir à Nairobi. Dénoncés par la communauté internationale, ces pourparlers ont échoué. Après plusieurs mois passés dans la capitale kényane, Adam a donc repris ses pérégrinations. Principalement au Tchad – il possède une demeure familiale près de N’Djamena- et au Soudan, où il s’est rendu ses derniers mois pour assister à l’enterrement de son père.

 

Si l’officier trilingue (il parle arabe, français, et rounga) d’une quarantaine d’années, formé à l’académie de police du Caire, a décidé de rentrer, ce n’est pas pour rien. Ainsi, son retour a coïncidé avec les affrontements les 10 et 11 octobre près de Sibut entre environ 150 miliciens du FPRC, la faction qui lui est fidèle, et les forces internationales (Minusca burundaise appuyée par Sangaris). Quatre accrochages successifs lors desquels une colonne Séléka, souvent à pieds, aura subi des pertes significatives – au moins 20 morts et une dizaine de prisonniers. Surtout, le témoignage de plusieurs sources semblent indiquer que le général et trafiquant de diamants Oumar Younous aurait péri pendant les combats.

 

« Une grosse perte »

 

Sanctionné par l’ONU depuis août, cet ancien chauffeur dans une entreprise de diamants était l’un des barons des ex-rebelles, le plus actif militairement. Ses allers-retour au Tchad et au Soudan étaient suivis de près par les services de renseignement français. « Une grosse perte », dit un expert sécuritaire. Sonnés par la violence de la riposte de l’armée française et malgré l’échec de leur descente sur Bangui, les cadres du FRPC assurent qu’ils recommenceront. Ils déclarent pouvoir bénéficier du soutien du millier de combattants ex-Séléka cantonnés dans la capitale centrafricaine, mais pas désarmés, et de la grosse centaine de miliciens armés retranchés dans le quartier PK5. Miliciens dont le principal leader, Aroun Gaye, est un membre des FPRC.

 

Noureddine Adam sait pertinemment qu’il ne peut y arriver seul et que son unique chance repose sur la réunification de l’ancienne coalition Séléka

 

Cependant, Adam, qui fut ministre de la Sécurité de Michel Djotodia, sait pertinemment qu’il ne peut y arriver seul et que son unique chance repose sur la réunification de l’ancienne coalition Séléka. Il tente donc de rallier les deux autres principales factions, l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique) du général peul Ali Darassa et le MPC (Mouvement patriotique pour la Centrafrique) de son « homologue » Mahamat Alkhatim. Si un retour d’Alkhatim dans le giron de Noureddine Adam semble aujourd’hui à exclure, l’intégration de l’UPC dans une chaîne de commandement unique est à l’étude. « Les cadres des deux mouvements vont se réunir demain (jeudi 15 octobre) à Kaga Bandoro sur invitation de Noureddine », explique un membre de l’UPC.

 

Retarder les élections

 

« La réunification de la Séléka ? Ce n’est pas pour tout de suite, pense une source sécuritaire française. Mais on la redoute. Alkhatim et Darassa sont des guerriers, leurs hommes sont structurés et aguerris. » Un diplomate onusien tempère : « Noureddine Adam cherche à rassembler des forces mais tout accord dépendra du bon vouloir des chefs sur le terrain. Il veut des signatures sur un bout de papier pour être en mesure de négocier par la suite. Il ne faudra pas commettre l’erreur de le traiter en tant qu’ancien ministre. C’est un chef de guerre, un point c’est tout. »

 

Reste que cette agitation s’inscrit dans la volonté de certains acteurs (principalement ceux qui, chez les Séléka et les anti-balaka, ont pris part aux négociations de Nairobi) de déstabiliser la transition. « Personne n’a les moyens de faire tomber la présidente Catherine Samba-Panza. En revanche, ils peuvent plus facilement retarder les élections [prévue avant la fin de l’année, NDLR] », conclut un diplomate africain en poste à Bangui.

 

Vincent Duhem

Lu pour vous : Noureddine Adam, le seigneur de guerre de l’ex-Séléka, est de retour en Centrafrique
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 22:37
Nouvelles nationales sur RJDH
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Catherine Samba-Panza reçoit l’AFDT dans le cadre de la concertation

 

http://rjdh.org/ PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 14 OCTOBRE 2015

 

Dans le cadre des concertations en cours avec les forces vives de la nation, la présidente de la transition a reçu hier, 13 octobre la plateforme politique, Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition, (AFDT).

 

Selon un communiqué de presse publié ce mercredi 14 octobre, Me Nicolas Tiangaye en sa qualité du président de la conférence des présidents de cette plateforme, a présenté les points abordés lors de l’audience : insécurité, élection et justice.

 

Sur les évènements de la fin septembre 2015 dans la capitale Bangui, « l’AFDT a réaffirmé sa vive condamnation des violences meurtrières qui ont endeuillé le pays ces derniers jours et a exprimé sa compassion aux familles des victimes ».

 

La plateforme « a réitéré sa ferme condamnation de toute tentative de prise de pouvoir par la force  et demandé que leurs auteurs, co-auteurs et complices répondent de leurs actes devant la justice ».

 

S’agissant de la situation sécuritaire, les partis de l’AFDT ont unanimement « exprimé leurs vives préoccupations sur la sécurisation de notre pays en général et de celle du processus électoral en particulier ». Ils ont demandé par la même occasion « le strict respect de toutes les dispositions du code électoral en vigueur », en ce qui concerne le processus électoral en Centrafrique.

 

L’AFDT, composée de sept partis politiques est la plateforme politique favorable aux concertations initiées par la présidente de la transition suite au regain de tensions à Bangui.

 

Face à elle, plusieurs autres formations politiques réunies au sein d’une plate-forme dénommée Concertation élargie s’opposent à ces concertations.

 

 

Non respect de la zone sans arme de Bambari par les groupes armés

 

http://rjdh.org/ PAR BABIKIR OUSMANE LE 14 OCTOBRE 2015

 

Après la visite du secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, dans la Ouaka à Bambari le dimanche 06 septembre 2015, cette ville est déclarée zone sans arme. Mais, les groupes armés ne respectent toujours pas ce principe.

 

Selon les informations parvenues au RJDH, la zone sans arme décrétée à Bambari n’est pas respectée par les deux groupes armés non conventionnels.

 

« Depuis, la déclaration de Bambari comme zone sans armes, on peut encore voir certains personnes se promener avec leurs armes », témoigne Théophile Antoine Nguerengou, un habitant de Bambari  joint  au téléphone par le RJDH. Selon la même source, la population de la Ouaka aurait mis en place une commission préfectorale de réconciliation et de cohésion sociale dirigée par le Préfet. Cette commission qui a pour mission de faire respecter la zone sans arme de Bambari ne s’est pas encore réunie à ce jour.

 

Pour Abbé Firmin Gbagoua de l’Eglise Catholique de Bambari: « le principe a été violé dans les premiers jours après la déclaration de la zone sans armes par la MINUSCA ici à Bambari. Mais présentement c’est à moitié respecté, grâce aux réunions que nous avons multiplié avec les groupes armés non conventionnels. »

 

La zone sans arme de Bambari a été déclarée le 9 septembre, par le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, suite à une visite éclair dans la ville.

 

 

Travaux de réfection à la prison centrale de Ngaragba

 

http://rjdh.org/  PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 14 OCTOBRE 2015

 

Plus de deux semaines après les évènements qui ont provoqué l’évasion de 689 prisonniers de la maison d’arrêt de Ngaragba, les travaux de réhabilitation de cette prison centrale de Bangui ont commencé.

 

Lancés le 12 octobre 2015, les travaux sont financés par l’Union Européenne, et la sécurité assurée par les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

« Les activités de réhabilitation sont en cours et certains prisonniers volontaires sont revenus et transférés dans certaines prisons de la police et de la gendarmerie nationale en attendant la fin des travaux », selon un responsable de la prison centrale qui a requis l’anonymat.

 

Selon nos informations, le nouveau régisseur, le Commandant Edouard Modoï-Nguéndet n’a pas encore pris service. Ce dernier serait en train d’attendre la fin des travauxSon prédécesseur était limogé dès les premières heures de l’invasion.

 

Les travaux de réhabilitation de la prison centrale de Ngaragba sont prévus pour prendre fin la fin du mois d’octobre 2015.

 

 

105 enfants déplacés enregistrés pour des formations professionnelles à Don Bosco

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 14 OCTOBRE 2015

 

Le responsable du centre d’accueil Don Bosco a affirmé avoir enregistré une centaine d’enfants déplacés, pour une formation professionnelle. Le but de cette formation gratuite est de préparer ces enfants pour une auto prise en charge.

 

L’inscription de ces enfants déplacés, dont l’âge varie entre 8 et 17 ans, est gratuite. Les filières techniques prévues sont la maçonnerie, la conduite, la menuiserie, l’électricité et l’informatique.  La prise en charge est assurée par les responsables de Don Bosco.

 

« La formation de ces mineurs va durer trois ans pour toutes les filières. C’est dans le cadre de l’appui aux personnes vulnérables que nous sommes en train d’effectuer cette formation », a expliqué Désiré Adjeckam Ngalou, directeur de l’établissement scolaire privé de Don Bosco. « La réduction du taux de chaumage en Centrafrique, une auto-prise en charge dynamique. Nous voulons que ces apprenants soient des responsables avérés et de bons chefs de ménage », a-t-il ajouté.

 

Denis Ndénayo, parent d’un des apprenants témoigne sa satisfaction: « Je suis ravi car un jour mon enfant va m’aider lorsque je deviendrai plus âgé. La mécanique choisie par mon enfant, n’a pas de frontière. Il va exercer cette fonction en toute liberté. »

 

Le directeur du centre d’accueil déplore l’occupation de l’espace de Don Bosco par les déplacés. Les exercices pratiques sur le terrain pose un réel problème, parce que les tentes des déplacés ont occupé la moitié du terrain.

 

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 22:35
Les discussions en partie boycottées en Centrafrique

 

 

BANGUI, 14 octobre à 20:18 (Reuters) - Des groupes armés et une dizaine de formations politiques, notamment l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) liée à l'ex-Séléka, une milice majoritairement musulmane, boycottent la concertation organisée cette semaine par la présidente intérimaire Catherine Samba-Panza en vue de rétablir le dialogue en République centrafricaine.

 

Le Parti centrafricain pour l'unité et le développement (PCUD), lié à la milice chrétienne anti-balaka, a également fait savoir qu'il ne participerait pas aux réunions. Les élections législatives et présidentielle normalement prévues dimanche prochain, le 18 octobre, devraient être repoussées en raison de problèmes logistiques et de la situation sécuritaire.

 

L'ancienne colonie française est secouée par des violences depuis 2013 et les autorités ont du mal à désarmer les milices rivales malgré l'accord de paix conclu en mai dernier. Le mois dernier, des affrontements à la suite de l'assassinat d'un musulman à Bangui ont fait 77 morts et 400 blessés. "Nous refusons catégoriquement ces réunions organisées par un gouvernement clanique, sectaire et incompétent", a déclaré Ahmat Nejad, membre de l'UPC, à propos des concertations qui se sont ouvertes mardi.

 

Sur la cinquantaine de partis du pays, une dizaine boycottent ces discussions qui doivent se tenir jusqu'au 21 octobre. "Ce n'est qu'un nouvel exemple de fraude politique, comme l'a déjà été le Forum de Bangui" qui a conduit à l'accord de mai, estiment ces formations politiques dans un communiqué.

 

(Crispin Dembassa-Kette, Guy Kerivel pour le service français)

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 22:32

 

 

POINT DE PRESSE DU 14 OCTOBRE 2015

 

LA SITUATION SECURITAIRE A BANGUI EST PLUS STABLE, ESTIME LE COMMISSAIRE DE LA POLICE DE LA MINUSCA

 

« La situation générale de sécurité dans la ville de Bangui est plus stable à présent », a déclaré mercredi le Commissaire de la Police de la mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), Luis Miguel Carrilho.

 

Au cours de la première conférence de la Mission après les événements qui ont secoué Bangui fin septembre-début octobre, le Commissaire a fait la genèse de la brusque montée de tension qui a fait plus de soixante morts et plus de 300 blessés, selon le bilan officiel.

 

« Si la Minusca n’était pas intervenue, la crise allait prendre une autre ampleur », a répondu le Commissaire Carrilho à une question sur la supposée passivité des casques bleus lors des violences.

 

« On a enregistré 700 patrouilles nocturnes et diurnes. En outre, les Unités de Police Constituées (UPC) ont effectué près de neuf cents (900) activités de soutien opérationnel. Grâce à l’appui des casques bleus militaires, les patrouilles sont menées d’une manière renforcée dans tous les arrondissements ».

 

Selon lui, la situation est sous contrôle «les forces de sécurité intérieures (police centrafricaine et gendarmerie nationale) et internationales la composante police de la MINUSCA et la composante militaire de la MINUSCA, la Force française Sangaris collaborent pour  restaurer la sécurité à Bangui et dans les régions. Depuis le 30 septembre 2015, on s’est adapté au type de la menace sécuritaire par un transfert temporaire de commandement de la Police de la MINUSCA vers la Force de la MINUSCA ».

 

Il a exhorté les populations à contribuer à mettre fin à la violence : »Ne croyez plus aux rumeurs de possibles attaques. Si vous avez des informations, partagez les avec nous, renseignez- nous et ensemble nous pouvons mettre fin à la violence. On vous lance aussi un appel à la tolérance communautaire, à la réconciliation parce que la paix est une responsabilité commune. Seuls des efforts conjoints peuvent assurer premièrement la sécurité personnelle et puis celle sociale ».

 

De son côté, Le lieutenant-colonel Adolphe MANIRAKIZA, porte-parole militaire de la MINUSCA, est intervenu pour faire le point sur la situation sécuritaire qui prévaut en ce moment à Bangui et dans le pays. 

 

Il a annoncé le retour progressif au calme à Sibut, à 186 km de Bangui, où les forces internationales ont riposté, le 10 octobre 2015, à des attaques d’éléments armés du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC). Ceux-ci, a-t-il expliqué, venaient de forcer le passage malgré l’ultimatum des forces internationales, pour se rendre à Bangui en passant par les chemins de transhumance. Certains, dont le nombre n’est pas encore connu, sont morts, d’autres blessés, et 08 éléments parmi lesquels 05 blessés, se sont rendus aux forces de la Minusca qui leur ont administré les premiers soins. Le Chef du FPRC a par la suite demandé un cessez-le- feu, pour récupérer et enterrer les morts, faire soigner les blessés et organiser le reste de ses hommes pour rejoindre les lieux respectifs de provenance ».  

 

Par ailleurs, le porte-parole de la Mission onusienne, Hamadoun TOURE, a indiqué que la MINUSCA était encouragée par les avancées du processus électoral, dans le cadre de l’enregistrement des électeurs où l’on a noté plus de 1,8 million d’inscrits. 

 

C’est la volonté du peuple centrafricain de vouloir sortir de la crise par la voie des urnes, a-t-il estimé, avant d’ajouter. « C’est dans ce sens que la MINUSCA accompagne les Autorités de Transition pour la tenue d’élections libres, justes, régulières, transparentes et inclusives ». A une question sur une éventuelle troisième Transition, le porte-parole a indiqué que la MINUSCA n’était pas dans cette logique.

 

LA SITUATION SECURITAIRE A BANGUI EST PLUS STABLE, ESTIME LE COMMISSAIRE DE LA POLICE DE LA MINUSCA
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 22:30

 

 


New York, Oct 14 2015 12:50PM - Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a annoncé mercredi avoir repris la distribution de nourriture à des milliers de déplacés à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, après avoir été obligé de suspendre ses opérations à la suite d';un regain de violence.

Le PAM a expliqué avoir distribué de l';aide alimentaire à plus de 30.000 personnes déplacées par ces violences et ayant un besoin urgent de nourriture.


« Plus de 40.000 personnes ont dû fuir leurs domiciles en quelques jours. La situation reste tendue et volatile, mais le PAM a été en mesure au cours de la semaine passée d';atteindre les personnes dans le besoin, celles qui n';ont reçu aucune assistance pendant des jours et qui vivent dans des conditions difficiles sur plus de 20 sites », a dit le Directeur du PAM en République centrafricaine, Bienvenu Djossa, dans un communiqué de presse.


Selon l';agence onusienne, les récents déplacements de populations sont un coup porté aux récents efforts pour permettre un retour à la normale.


« Il est crucial que le PAM dispose des ressources nécessaires pour venir en aide aux personnes les plus vulnérables et qui sont affectées de manière répétée par une crise qui a éclaté il y a deux ans », a ajouté M. Djossa. « Même avant la dernière escalade de violence, environ une personne sur quatre avait besoin d';assistance alimentaire et avait du mal à se relever de la désorganisation généralisée qui a pesé sur leurs vies ».


Près de 900.000 personnes sont encore déplacées internes en République centrafricaine ou ont trouvé refuge dans les pays voisins depuis le début du conflit en 2013. Le récent regain de violence a causé la mort de 77 personnes et fait 414 blessés.

Actuellement, environ 1,27 million de personnes ont besoin d';une assistance alimentaire en République centrafricaine.

 

CENTRAFRIQUE : LE PAM REPREND SON ASSISTANCE ALIMENTAIRE AUX DÉPLACÉS À BANGUI
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 22:24
ANE : D. Kombo Yaya s'explique sur sa démission

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  mercredi 14 octobre 2015 10:54

 

Le président de l'Autorité Nationale des Elections (ANE), Dieudonné Kombo Yaya, brise le silence et s'explique sur les raisons de sa démission. Dans un mémorandum publié le 8 octobre 2015, un jour avant de quitter son fauteuil, M. Kombo Yaya fait savoir que  sa liberté et sa responsabilité sont non négociables.

Radio Ndeke Luka  vous propose l'intégralité de ce mémorandum.

« La mendicité est la plaie de la pauvreté », a dit Alphonse Karr.

Je voudrais d'abord remercier tous ceux des Pouvoirs publics et des nombreux partis politiques qui, guidés par les valeurs de rigueur, d'intégrité et de transparence qui me sont chères, ont choisi, en 2013, de présenter et soutenir ma candidature comme membre de l'Autorité Nationale des Élections.

Je voudrais ensuite m'excuser auprès d'eux si, en démissionnant de mes fonctions, j'ai brisé leurs espoirs de me voir conduire le processus électoral à son terme.

Ayant été impliqué pendant plus de 20 ans dans les processus électoraux de nombreux États membres de l'Union Africaine, mais également en Espagne en 1995 à l'invitation du gouvernement espagnol et en Colombie en 2007 à l'invitation de l'Organisation des États Américains, je pensais sincèrement, mettre ma modeste expérience au service de mon pays.

On peut me traiter d'incompétent. J'ai la conscience tranquille. J'ai toujours fait de mon mieux lorsqu'on me confie une responsabilité. Et je n'ai pas l'habitude d’étouffer ce qui dérange et de magnifier ce qui arrange. J'étais et je reste au service de la République Centrafricaine dans les limites des lois.

Je ne reviendrais pas sur la question de financement des opérations électorales. C'est un acte qui relève de la souveraineté nationale dans un contexte normal. Or, nous ne sommes pas dans ce cas de figure. Nous sortons d'une crise et sommes donc obligés de recourir aux financements extérieurs. Mais ceci ne doit pas nous mettre dans une situation de vassalité.

Je dirai simplement que le Programme d'Appui au Cycle Électoral en Centrafrique (PACEC), autrement appelé « Basket Fund » ressemble fort bien à une femme atteinte du cancer de sein. La maladie est diagnostiquée à ses débuts. Les médecins hésitent. Elle se développe et se métastase. Comme une ruée vers l'or, plusieurs professeurs agrégés de médecine du monde entier se précipitent au chevet de la malade. Trop tard. Le sein droit est suffisamment atteint. L'ablation est la seule solution. Heureusement, qu'elle pourra vivre avec un seul sein.

Je ne parlerai que des chronogrammes successifs que nous avons rédigés et qui n'ont pas été mis en œuvre pour diverses raisons.

Le 1er chronogramme

En mars 2014, nous avons rédigé un chronogramme qui se voulait objectif mais surtout réaliste pour servir de base aux diverses actions préélectorales. Il déclinait les principales phases de processus avec les activités à mener, les délais raisonnables de leur mise en œuvre ainsi que les contraintes qu'il fallait absolument lever afin d'atteindre les objectifs fixés.

Le 2ème chronogramme

L'infaisabilité du premier chronogramme nous a amenés à le remanier de sorte que le referendum constitutionnel soit organisé en mai 2015, le premier tour des élections présidentielle et législatives en juin et le second tour en juillet. Ici également, la faisabilité technique et la mise en œuvre dudit chronogramme étaient tributaires de la satisfaction à brève échéance, d'un certain nombre de préalables dont les principaux sont l'opérationnalisation de l'ANE y compris la mise en place de ses démembrements et de son administration au niveau central ainsi que la mise à disposition à temps des ressources pour le financement des opérations électorales.

Le 3ème chronogramme

La rédaction du 3ème chronogramme est confrontée à quatre problèmes d'ordre technique, budgétaire, diplomatique et politique.

1. Technique

Techniquement, les scrutins auraient pu être organisés avant la fin de l'année 2015 si tous les moyens avaient été mis à temps à la disposition de l'ANE. Organiser techniquement les trois scrutins en décembre 2015 relève du domaine de la fiction pour plusieurs raisons. Sauf miracle.

D'abord la liste électorale provisoire n'est pas encore prête. Certes, 1,800.000 personnes ont été enregistrées et environ 550.000 dossiers ont été scannés et traités au Centre de Traitement des Données (CTD). Lorsque le traitement sera fini, le dossier sera envoyé à un prestataire à l'étranger qui établit et envoie la liste provisoire. Celle-ci est affichée afin de permettre la correction des différentes erreurs ou omissions. Une fois cela fait, elle est renvoyée pour l'établissement de la liste définitive. Je rappelle que la liste est unique et doit être traitée globalement.

Il y aura les délais de contentieux en matière d'inscription sur les listes électorales (requête, audience du tribunal et appel) mais également les délais des contentieux des opérations électorales (requête, notification du Greffe, mémoires en défense et audience de la Cour Constitutionnelle de Transition).

Nous avons tenu compte de ces délais dont certains ont subi de coupes notamment en matière des opérations électorales pour produire un chronogramme technique plausible. Un chronogramme qui puisse nous permettre d'organiser le référendum le 13 décembre 2015 ; le premier tour des élections couplées le 27 décembre et le 2ème tour le 07 février 2016. Nous ne pouvions faire autrement. Tenter de réduire encore ces délais serait contre productif.

2. Budgétaire

Le chronogramme budgétaire est celui du Fonds Monétaire International teinté de chantage. Son leitmotiv : « Pas d'élections avant le 30 décembre 2015, pas d'aide budgétaire ». Refrain religieusement repris en chœur à chaque réunion du Comité Stratégique.

3. Diplomatique

A New-York et Addis-Abeba, mais aussi dans certaines capitales occidentales et africaines, le refrain est le même. Il faut aller aux élections avant le 30 décembre 2015. Que le Bon Dieu aide la République Centrafricaine.

4. Politique

La transition doit prendre fin le 31 décembre 2015. Les autorités politiques de la transition affirment haut et fort leur volonté de passer la main aux nouvelles autorités qui seront issues des urnes. Les menaces du FMI sont comme l'épée de Damoclès sur leurs têtes. Le pays court d'énormes risques d'asphyxie financière au-delà de décembre 2015.

Il faut aller aux élections en zappant les délais des contentieux. C'est l'injonction que sont venus me transmettre ce 08 octobre M.Léon Diberet, ministre conseiller à la présidence de la République chargé de l'Administration du Territoire, temporairement désigné pour suivre le processus électoral, et Madame Brigitte Izamo née Balepou, conseiller juridique du Chef de l’État. Ils ont frappé à la mauvaise porte.

Je rappelle que 35 articles de la Loi N°10.003 du 13 novembre 2013, portant Code électoral de la République Centrafricaine ont été amendés par la loi N°15.004 portant dérogation à certaines dispositions dudit Code dont les articles :

- 163 al.1 nouveau sur la convocation des électeurs pour le referendum qui passe de 60 à 30 jours ;

- article 68 al.2 nouveau sur le délai de localisation des bureaux de vote qui passe de 60 à 20 jours ;

- article 69 al. 1 nouveau sur la nomination des membres des bureaux de vote qui passe de 45 à 15 jours ;

- article163 al. 2 nouveau sur le début de la campagne électoral qui passe de 14 à 10 jours ;

- article 53 tiret 2 nouveau sur le dépôt des candidatures aux élections présidentielle et législatives qui passe de 60 à 25 jours

- article 118 al. 1 nouveau sur la convocation du corps électoral aux élections présidentielles qui passe de 60 à 45 jours.

Un proverbe anglais dit « Qu'on peut conduire un cheval à l'abreuvoir mais non le forcer à boire ». Nul ne peut me forcer à écarter les dispositions d'une Loi.

Si l'abandon des contentieux est non négociable comme me l'ont déclaré M. Léon Diberet et Madame Brigitte Izamo néeBalepou, ma liberté et ma responsabilité sont également non négociables.

Libre, j'ai pris mes responsabilités en démissionnant de mes fonctions. Victor Hugo n'avait pas tort lorsqu'il disait que « Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité ».

Fait à Bangui, le 08 Octobre 2015

Dieudonné KOMBO YAYA

 

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 14:33

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-10-14 13:01:54 Le gouvernement centrafricain a décidé, pour des raisons budgétaires, de ne plus financer la participation des sportifs nationaux à des compétitions internationales, a annoncé mercredi le ministère des Sports.


Cette décision a porté un coup dur à l'équipe nationale de football qui s'est engagée pour le Championnat d'Afrique des Nations et devait affronter la RDC pour son prochain match.

Le mardi 13 octobre, Madagascar et la République Centrafricaine se sont neutralisés à Antananarivo par 2 buts partout en match retour des préliminaires de la Coupe du monde 2018 en Russie.

Au match aller, Madagascar avait pris le dessus sur la RCA par 3 buts à 0.
Ces matchs ont été délocalisés par la FIFA à Madagascar compte tenu de la situation sécuritaire en Centrafrique.

Madagascar se qualifie donc pour la suite de la compétition et se mesurera prochainement au Sénégal.

Le dernier classement FIFA place la RCA à la 126ème position tout juste devant Madagascar, 127ème.


Cette victoire du Madagascar sur la RCA lui fait gagner des points en plus dans le prochain classement FIFA.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=836199#sthash.D9rNhP04.dpuf

Le gouvernement suspend le financement des compétitions internationales des sportifs centrafricains
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