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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 12:19
Lu pour vous : Duel incertain pour la présidence de la Centrafrique

 

 

 

Par Cyril Bensimon  LE MONDE Le 12.02.2016 à 18h09 • Mis à jour le 12.02.2016 à 18h37

 

Le premier tour de l’élection présidentielle centrafricaine, couplé avec des législatives, fut un succès populaire et un fiasco en termes d’organisation. Fin décembre 2015, les électeurs ont voté avec enthousiasme, avides de tourner la page de trois années infernales, mais les instances chargées de préparer les scrutins et de décompter les résultats ont démontré une somme d’incompétences. Certaines fiches censées détailler les résultats des candidats ne sont jamais arrivées à Bangui, d’autres sont parvenues à bon port mais avec pour seule annotation : « Les élections se sont bien passées ici. »

 

Organisé à la hâte sous la pression de la communauté internationale et surtout de la France, qui entend se désimpliquer militairement de la République centrafricaine (RCA) où elle maintient encore près de 900 soldats, le premier tour de cette double élection s’est conclu sur un paradoxe : les résultats de la présidentielle ont été validés alors que ceux des législatives ont été annulés, au vu du nombre d’irrégularités constatées. La logique laisse perplexe quand les fraudes et les cafouillages ont été observés dans les mêmes bureaux où se tenaient conjointement les deux scrutins. Dimanche 14 février, quelque 2 millions d’inscrits seront donc appelés à départager les deux finalistes pour la magistrature suprême, et à reprendre le vote pour leurs députés.

 

« L’annulation des législatives a réveillé tout le monde »

 

Si, de l’avis de plusieurs observateurs, la qualité de l’organisation devrait avoir progressé – « la catastrophe du premier tour avec l’annulation des législatives a réveillé tout le monde », selon un membre d’une équipe de campagne –, nul ne s’aventure à pronostiquer le nom du vainqueur de la présidentielle.

 

D’un côté, Anicet-Georges Dologuélé, 58 ans, arrivé en tête avec 23,7 % des suffrages exprimés, apparaît comme le candidat des milieux d’affaires et celui disposant du parti le mieux structuré. Homme sans aspérité, ce banquier nouveau venu dans l’arène politique – même s’il fut, entre 1999 et 2001, le premier ministre d’Ange-Félix Patassé –, peut se prévaloir d’une assise nationale et du ralliement dans l’entre-deux tours de Désiré Kolingba, arrivé troisième avec 12 % des votes.

 

De l’autre, Faustin Archange Touadéra, 58 ans également, semble bénéficier d’une dynamique favorable après avoir créé la surprise au premier tour en recueillant 19 % des votes. 21 des 28 candidats éliminés ont rejoint ce discret professeur de mathématiques, ancien recteur de l’université de Bangui. Ex-premier ministre de François Bozizé de 2008 à 2013, il mène une campagne de proximité jouant à plein la carte du candidat des pauvres contre celui des riches. « Les couches populaires et les cadres moyens comme les fonctionnaires, qu’il a toujours payés, lui sont acquis »,note un observateur étranger. A Bangui, certains se souviennent que« quand il était premier ministre, il remboursait les per-diems [indemnités pour frais] après ses voyages », une démonstration d’honnêteté à laquelle les Centrafricains n’ont pas été habitués par leurs dirigeants.

 

Urgences évidentes

 

Entre ces deux technocrates, les promesses et les programmes ne varient guère tant les urgences du pays sont évidentes. Chacun s’engage à rétablir la sécurité en instaurant un dialogue avec les groupes armés au risque d’en devenir l’otage, à réconcilier les communautés et à redresser une économie dévastée. L’élection devrait donc se jouer sur la personnalité des deux rivaux et les alliances régionales qu’ils ont su nouer, à moins que les différentes factions des Anti-balaka (milices d’autodéfense) et de la Séléka (la coalition de rebelles née de l’opposition à l’ex-président François Bozizé) s’immiscent dans le jeu.

 

Pour l’heure, le scrutin a déjà consacré M. Bozizé, en exil en Ouganda et interdit de se présenter, et sa famille politique. Pour passer le cap du premier tour, M. Dologuélé a bénéficié de l’appui de l’ex-chef de l’état renversé en mars 2013 et de sa mouvance, alors que M. Touadéra a été soutenu par de nombreux cadres du parti.

 

« Cette élection va permettre la restauration d’une élite dirigeante qui a globalement failli, grince Roland Marchal, chargé de recherche au CNRS. La crise est profonde et structurelle mais, faute de volonté internationale, rien n’a été fait durant les trois ans de transition pour introduire une nouvelle dynamique politique. Je crains que le jour d’après [les élections] soit comme le jour d’avant. »

 

De fait, quel que soit l’élu, l’avenir du pays dépend pour bonne part de l’implication financière de la communauté internationale après le vote. Dans les chancelleries occidentales et aux Nations unies, on promet que la RCA ne disparaîtra pas des radars une fois les élections passées, tout en rappelant l’espérance immédiate : que le vainqueur de la présidentielle l’emporte largement afin d’éviter des contestations susceptibles de dégénérer en affrontements.

 

Cyril Bensimon

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com
13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 12:18

 

 

Jeunesse Centrafricaine : « -l’époque du TABA (mouton) qui suit, sans réfléchir, est révolue : - Sois Patriote et FAIS LE BON CHOIX ce 14 Février 2016 lors de ce 2ème Tour de l’élection présidentielle ».

 

Le nom que tu vas choisir et cocher lors de ce 2ème Tour est déterminant pour Ton Avenir, l’Avenir de ton père, de ta mère, l’Avenir de ta femme, l’Avenir de ta sœur, l’Avenir de ta copine, l’Avenir de ton copain et l’Avenir de tes enfants aussi en dépendra………- DONC, il ne faut surtout pas faire le mauvais choix.

 

La case que tu vas « cocher » t’engage Toi et le Pays tout entier pour les 5 prochaines années, car tu ne pourras plus revenir en arrière. -  Tu ne pourras plus intégrer une quelconque et hypothétique rébellion car le résultat final exprimera l’option de la majorité du Peuple Centrafricain qu’il faudra respecter et tu devras faire avec, d’où mon appel solennel de ce jour  de Janvier 2016.

 

– Citoyenne, Citoyen, une erreur à ce niveau peut bloquer le Pays tout entier et c’est encore Toi, Jeunesse centrafricaine, femme centrafricaine, Agriculteur et paysan centrafricains, Waligara centrafricaine, Bouba-Nguéré centrafricain, Fonctionnaire centrafricain, Nagbata centrafricain et Militaire centrafricain qui va souffrir – OUI, c’est encore Toi qui sera le grand perdant, c’est encore Toi qui n’aura pas de véritables solutions à tes problèmes de tous les jours, c’est encore Toi qui va payer les pots cassés.

 

Cher Compatriote, dis-moi quel âge as-tu ?.... – 20 ans, 30 ans, 40 ou 50 ans… eh bien, je suis au regret de te dire que cela fait plus de 50 ans que le pays est mal-gouverné. – Ceux qui ont dirigé le pays, et tu les connais certainement, ont TOUS échoués…. POURQUOI ? …. parce  que depuis un demi-siècle, ils n’ont aucun véritable projet de société pour la République Centrafricaine qui soit cohérent, fédérateur, réfléchi, structuré, dynamique, bien dimensionné et ambitieux.

 

-Quelles sont les raisons ? -… c’est soit parce qu’ils avaient un semblant de programme, qui dès le départ était voué à l’échec du fait même qu’il était peu ambitieux, et que cela ne pouvait que développer un village de 10.000 habitants, alors que Notre Chère et Tendre Centrafrique compte plus de 4 millions d’âmes. - ….. Une autre raison est que pendant  un demi-siècle, les différents gouvernements qui se sont succédés, se sont contentés de tendre la main, une fois, deux fois, trois fois et encore, encore et encore, années après années et d’attendre que certains bailleurs étrangers veuillent bien débloquer un peu d’argent….- cela s’appelle de la Mendicité….. OR QUE les ressources et richesses naturelles de ton Pays que DIEU a donné GRATUITEMENT t’autorisent à être plus ambitieux pour Toi, pour Ta femme, pour Ton mari, pour Ta famille, pour Tes Enfants et pour Ton Pays.

– D’en haut, lorsque le Seigneur nous regarde, il doit se dire : « Vraiment, je n’arrive pas à comprendre mes enfants de Centrafrique. Je leurs ai donné les ressources naturelles  dont ils peuvent avoir besoin et ils sont là à se battre, à s’entretuer, à tourner en rond, à se déchirer et à mendier……… ». TROUVEZ L’ERREUR.

 

Les autres pays voisins ont compris qu’il fallait gérer et exploiter intelligemment les ressources naturelles que la nature leurs a légué…. - Raison pour laquelle, ils ont établis des Projets de société cohérents, dynamiques et ambitieux ; et tout naturellement ils évoluent, implantent les fondations solides pour le bien de leurs populations, construisent des écoles, des centres de formations professionnelles, des universités, des hôpitaux, des routes et développent leurs pays, produisent du café, du coton, de la nourriture en abondance, produisent des diamants, de l’or, du fer, du sucre, du pétrole, des produits et divers biens de consommation courante et ils les vendent à de meilleurs prix à l’export, après une transformation et valorisation locale.

Le But de la Vie, c’est de Sentir Bien dans toute chose que nous faisons  Maintenant et de continuer à se Sentir Mieux Chaque Jour que nous passons sur cette planète Terre. – En Centrafrique, du fait même de la mal-gouvernance et l’égoïsme d'une minorité ou d'un groupuscule, cela fait des décennies que nous ne savons même plus ce que cela peut signifier. – Nous avons perdu tout repère permettant d’orchestrer et mettre en musique le MIEUX VIVRE ENSEMBLE et se Sentir Bénis, Aimé, Heureux, en Paix et de se Sentir tout simplement BIEN.

 

Jeunesse Centrafricaine, l’heure de la Bonne décision a sonné…. - Regarde bien le Projet de société des 2 derniers candidats finalistes = Doléguélé et Touadéra et fais le BON CHOIX.

– Si tu te trompes et que tu fais le mauvais choix, alors je peux déjà te dire, dès aujourd’hui, qu’il sera inutile le dimanche d’aller à l’église et de pleurnicher dans les oreilles de DIEU avec une multitude de plaintes, d’inquiétudes, de supplications, de prières, de voundou, de tôtô, de passi, de démâhngô tèrê qui montent vers le Seigneur-Créateur : - Seigneur j’ai faim……- Seigneur j’ai soif…… - Seigneur j’ai pas d’argent pour faire face à mes obligations…..- Seigneur, je ne trouve pas de travail….. – Seigneur, mes enfants n’ont pas mangé aujourd’hui…..- Seigneur…..- Oh ! Seigneur nzara, …..- Oh Nzapa ti mbi, mouna mbi ngou ti gnôn….. – Oh Jésus, à moléngué a tê kobê lasso apè…. - Oh mon Dieu….- Oh Jésus-Christ, nguiza ti vôngo na yoro akè apè.…. Oh Seigneur, je suis dans la précarité…… Oh Seigneur la mendicité me guette…….- Oh ! Seigneur…….. Oh ! Jésus…… - Oh ! Mon Dieu. - Aïe Seigneur,….. Aïe Jésus,….. Aïe Baba Nzapa,….. Aïe Yahvé, ….. Aïe Adonaï, ….. Aïe Elohim, ….. Aïe Shaddaï,….. Aïe ! Aïe ! Aïe ! Yahvé bâ voundou, bâ mawa, bâ kobélà, Aïe passi, Oh Seigneur, Oh Jésus, Oh Sauveur, Oh mon Dieu, au secours ! Oh Babâ au secours ! Au secours Seigneur, nous n’avons que toi………. Babâ zo akè apè ! zia i tongasso apè…. Pardon ! Pardon ! Pardon ! ……

 

Dès aujourd’hui, je suis au regret de dire que le Seigneur ne viendra pas faire un coup d’Etat pour modifier ce que la majorité aura choisi et il ne permettra pas non plus que des assoiffés de pouvoir reviennent foutre le bordel comme ce fut le cas ces dernières décennies. – DONC, il faudra attendre 2021 pour que tu modifies ou corriges tes propres erreurs de 2016.

 

NOTA = Pour ceux qui ne le savent pas, je vous rappelle que le 1er Démocrate, c’est DIEU car il te laisse la liberté de choisir le chemin que tu veux suivre… et il respectera ta décision, fût-elle fausse, jusqu’à ce que tu comprennes la leçon. – Je vous rappelle que Moïse et les enfants d’israel sont bien restés 40 années à errer dans le désert.

 

A nos 2 Finalistes pour cette élection présidentielle qui sont Mrs Doléguélé et Touadéra, je rappelle ce petit principe et qui n’est pas le moindre : « GOUVERNER, C’EST SERVIR ».

 

Lorsqu’on est Dirigeant, il faut comprendre que la principale mission est de servir le peuple et qu’on n’est pas Chef sans sujets ; - c’est grâce aux sujets qu’on est Chef.

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La Communauté Internationale qui a accepté de nous aider et nous accompagner à avancer jusque-là a un rôle à jouer afin d’avoir une meilleure gouvernance dans notre pays. – Lexpérience a démontré que que l’aide au compte goutte ne suffit plus car, elle a certes protégé de la famine mais elle n'a jusque là jamais, au grand jamais provoqué le développement, ni empêché la pauvreté de se répandre et de s'aggraver en Centrafrique. - Le Peuple ne peut plus continuer à souffrir ainsi. - La Communauté Internationale devrait commencer à soutenir de véritable projet de société ambitieux, cohérent et viable. - Elle devrait mettre en place un véritable système de surveillance afin de savoir vers quoi l’aide octroyée a été utilisée car, le but premier de toute aide est de soutenir les efforts du peuple à sortir de la spirale du sous-développement.

 

Aider les centrafricains ce n’est pas les remplacer ou faire à leurs places.

 

Nous ne disons pas qu’il faut remplacer les centrafricains pour aider les centrafricains à aller de l’avant, mais c’est de taper sur les doigts de ceux qui ne font pas ce qu’ils doivent faire parce qu’aujourd’hui le monde est devenu compétitif ; - on n’évalue plus quelqu’un sur le poste qu’il occupe par complaisance mais sur le rendement qu’il produit au poste qu’il occupe. - Quand il n’est pas rentable, il faut l’enlever et mettre quelqu’un de plus compétent pour que les choses avancent…. Quelque soit le Président qui sera démocratiquement élu, il ne faudra pas qu’il hésite de virer ou licencier définitivement, les différents incompétents qu’il aura eu la maladresse de coopter. Des choix coupables ont également été fait par son ou ses prédécesseurs ; le Nouveau Président ne devra pas hésiter à trancher dans le vif.

 

D’une manière globale en Centrafrique, il faut arrêter de financer, conserver ou soutenir des incompétents ; - les gens qui sont aux pouvoirs et qui touchent de l’argent pour un travail défini et qui ne font pas le travail qu’on attendrait d’eux au profit de toute la nation. - Il faut priver de salaires et de financements les régimes qui ne travaillent pas pour le bien-être de la population. - Les Bailleurs qui continuent à donner de l’argent sont plus coupables que les régimes incompétents. Celui qui continue à donner de l’argent de manière irresponsable est coupable car c’est lui qui encourage la fainéantise, la paresse, le mal et fait que ces hommes incompétents se complaisent dans ce système chaotique et criminel. – La Jeunesse centrafricaine espère pouvoir compter sur la Communauté Internationale qui nous accompagne, pour que pendant les 5 années à venir (2016-2021), période où nous, Citoyen de base, ne pourrons pas immédiatement sanctionner démocratiquement nos gouvernants, eh bien… ! Que cette Communauté Internationale le fasse à notre place ; il ne faudra pas hésiter à rappeler à l’ordre le Responsable Numéro 1 qui, suivant notre Constitution, est le Président de la République.. – Nous Jeunesse Centrafricaine et Société Civile, nous  donnons à la Communauté Internationale ce Mandat. La primeure est et demeure le bien-être du Peuple centrafricain. Les dérives totalitaires, la mal-gouvernance, les malversations et sa cohorte de conséquences devront être dénoncées et sanctionnées sans hésitation.

 

Dans cette Centrafrique de l’après Djotodia, de l’après Tiangaye, de l’après Séléka, de l’après Transition, comment arriver à amorcer  le déclenchement du processus de prise en main de notre avenir et assurer sa pérennité ?

 

Le postulat d’Edgar Quinet selon lequel il « n’y a pas de fondation sans violence » nous permet de mesurer l’ampleur de la révolution mentale, culturelle et institutionnelle à opérer en Centrafrique pour espérer nous en sortir un jour. Pour y arriver, il va falloir faire violence à nos vieilles habitudes somnolentes. – Jusque là nous avons vécu sous la pensée unique, sous des programmes « passe-partout » sans réelles alternatives. Plus de 55 après, le « passe-partout » n’a pas fonctionné et il a eut pour conséquence notre engloutissement dans les méandres de la précarité, des inégalités et de la pauvreté. – Il serait grand temps que la République Centrafricaine, via ses vaillants fils et filles tapent sur la table, à l’instar des pays d’Asie, et que chacun prenne conscience de la nécessité de remettre en cause la pensée unique, pour rechercher les piliers sur lesquels devra reposer la fondation d’une société qui pense, travaille et agit pour le progrès économique de notre Peuple dans sa globalité et non pour un groupuscule, une tribu ou une ethnie.

 

Stop aux programmes « passe-partout », car il nous incombe désormais de définir les conditions dans lesquelles le soutien de notre action est acceptable. Pour arriver à redresser la barre, il nous faut avoir une vision de longue période, une philosophie d’action, un plan et des instruments de mesure des résultats, en somme un véritable Businessplan National ambitieux et crédible. – C’est pour cela que j’exhorte encore et encore, chaque Citoyenne, et chaque Citoyen à examiner de prêt le Projet de société que propose chacun des 2 candidats finalistes.

 

Je dis ici à qui veut l’entendre, que les centrafricains doivent ouvrir les yeux sur les réalités du monde, et ils verront que les puissances industrielles ont  déjà fort à faire pour réduire la pauvreté chez elles, et qu’en toute logique, elles ne peuvent situer au premier rang de leurs préoccupations l’éradication de la misère dans une contrée lointaine telle que la République Centrafricaine. – A nous, centrafricains, de nous convaincre que notre pays possède des atouts, et que nous sommes les seuls à pouvoir créer – avec ou sans aide extérieure- notre propre système et richesse par un développement conçu en fonction de nos besoins. – Je prends position ici en indiquant la voie et en clamant tout haut que : « Ce que, collectivement, nous devons obligatoirement vouloir, n’est ni plus ni moins que de bâtir une République Centrafricaine capable de se nourrir, de se protéger, de se vêtir, de se soigner, de s’instruire, de se loger, de s’enrichir, de cohabiter en toute intelligence, de regagner le respect des autres, de devenir le grenier de la sous-région, qui participe activement à la suppression de la pauvreté et à la préservation de l’environnement. - Nous voulons une République Centrafricaine digne, respectée et vivante ».

 

Quel serait le niveau de croissance nécessaire pour renverser la courbe de la pauvreté qui gangrène notre pays, compte tenu des contraintes inhérentes au contexte (réalités historiques, sociales, économiques et culturelles). Citoyenne, Citoyen, Ohyé, Ohyé…..nous n’avons pas d’excuses à nous résigner dans cette situation misérable car notre pays regorge d’inestimables potentialités. Par ailleurs, nous disposons des atouts et des capacités afin d’impulser une croissance à deux chiffres, durable et équitablement répartie. – Quant je dis équitablement, j’affirme naturellement que nos provinces aussi devront voir la croissance et le progrès frapper à leurs portes. "La Centrafrique ne se résume pas seulement à Bangui". 

- La Jeunesse, qui est l’avenir de la Nation, devra là, retrouver un espoir dans un avenir meilleur. - Il convient seulement de reprendre courage afin d’opérer les réformes structurelles nécessaires, les ajustements conjoncturels indispensables et une réorganisation adaptée à nos réalités et au monde dans lequel on vit aujourd’hui. Désormais il nous faut nous reprendre en main avec détermination et volonté de réussir, car notre existence future sera intense et riche ou ordinaire et sans intérêt en fonction de la grandeur et la force de notre foi en notre avenir meilleur, et ainsi mieux vivre ensemble.

 

Avec le recul, nous pouvons dire, sans souffrir d’une quelconque contestation, que depuis 1960 nous avons vu se succéder à la tête du pays des gouvernants cupides qui ont été remplacés par des incapables, et/ou vis-versas. Ces derniers étant majoritaire dans les sphères décisionnaires du pouvoir, ils ont souvent freiné, étouffé, handicapé, gangrené et/ou trucidé les efforts fournis par certains dignes et remarquables fils et filles de Centrafrique qui étaitent soucieux de l’avenir du pays ; Résultat : le progrès et le recul de la pauvreté n’ont jamais été au rendez-vous. – Oui ! Cupides (car préoccupés uniquement et/ou prioritairement  par leurs intérêts personnels) et incapables d’avoir une vision claire, ambitieuse et crédible sur l’avenir du pays, la preuve : - B.Boganda, dit Père fondateur du pays, qui est décédé tragiquement en 1959, - paix à son âme -, soit plus de 55 ans déjà, est encore cité comme un exemple alors qu’il a dirigé le pays moins d’une année. – Autre preuve, les centrafricains regrettent l’absence du dictateur Bokassa qui a été déchu en 1979. – On semble avoir oublié les centaines de jeunes morts tragiquement et pour beaucoup par étouffement suite à un entassement en surnombre dans les prisons de Ngaragba et autres… - J’étais au Collège des Rapides dans le 7ème Arrondissement de Bangui à ce moment-là, donc je me souviens très bien de ce qui s’est passé….. plusieurs collégiens, dont je connaissais personnellement certains, ne sont pas revenus après les émeutes… et pour cause…..-...  – Si aujourd’hui, nous en sommes réduit à citer en exemple le Sieur Bokassa Jean-Bedel, -…laissez moi rire jaune….., cela sous-entend clairement que ceux qui ont gouverné entre-temps, depuis là jusqu’à maintenant, n’ont concrètement rien apporté de crédible, de mémorable dans l’esprit de la collectivité nationale…. Pauvre de nous, sô voundou na é, car nous en sommes donc réduit à, volontairement, devenir amnésique et regretter le Sieur Jean-Bedel Bokassa. Concrètement cela veut dire que, dans la mémoire collective nationale, de DACKO 2 à BOZIZÉ, la valeur ajoutée des différents gouvernements respectifs équivaut à de la poussière ; c'est-à-dire : Néant, zéro pointé.

 

Depuis les années 90, l’histoire du pays n’a été qu’une amère répétition de l’incurie des hommes qui ont présidé à sa destinée. – Vous comprenez alors mieux pourquoi nous sommes si durs, dans nos propos à l’égard de ceux qui nous ont gouverné jusque là. - Etait-il utile d’avoir été dirigé par des « incapables cupides» , qui n’ont presque rien fait pour le progrès réel du pays, d’avoir connu et subi banyamoulégué, Séléka, Zakawa, antibalaka, zarguina, mutineries, rébellions et j’en passe, pour que nous prenions vraiment conscience de notre situation ? - …peut-être…. !  - Mais une chose est sûre : - plus de cela à l’avenir, car il nous faut relever la tête, développer la primauté de l’intérêt général sur tout intérêt particulier « La Nation d’abord », prendre notre destinée et le progrès du pays en main. – Citoyenne, Citoyen, Ohyé, Ohyé, cela passe par le choix du BON CANDIDAT ce 14 Février 2016.

 

A la lecture de cet état des lieux, on pourrait me reprocher de ne parler que de manquements, de dérives, de malversations et de mal-gouvernance. - Il faut savoir que le citoyen centrafricain, par expérience, a conscience des épreuves qu’il endure ou de ce que la mal-gouvernance lui a rapporté et pourrait lui réserver. - Mon but ici, est de participer à mettre un terme à l’acceptation de ces épreuves et Citoyenne, Citoyen, Ohyé, Ohyé, cela passe par le choix du BON CANDIDAT ce 14 Février 2016.

 

Mes Chers Compatriotes, je vous exhorte à bien examiner en détails le Projet de société que chacun des 2 candidats finalistes nous proposent car c’est cela leurs contrats, leurs approches, leurs visions….. !!.... et posons nous, individuellement, la question de savoir si cela correspond à nos attentes et préservent ou consolident les intérêts globaux du Citoyen Lamba que nous sommes ? …… - Personnellement j'aurais aimé qu'il y ait un débat radiotélévisé entre les deux Finalistes. - Une véritable confrontation en direct de 2 fois 2 heures sur des thématiques spécifiques et que chacun défende son projet et nous explique comment il compte mettre en place et en action son plan global et, qu'est ce que Moi, Citoyen Lamba, j'ai à y gagner...!!! - L'appropriation, par le Peuple Souverain, se fera à ce prix-là, apportant ainsi un début de garantie du succès au dit Projet National - Ce qui devrait permettre au Citoyen de base, que nous sommes, de faire un choix en toute conscience.

 

Dans cette Centrafrique de l’après Djotodia, de l’après Tiangaye, de l’après Séléka, de l’après Transition, désormais il nous faut trouver les voies et moyens et même dans un environnement et conjoncture difficile…, - voies et moyens de développer l’espoir…, – l’espoir pour soi…, l’espoir pour Notre Pays….- Nous tentons ainsi de mettre en forme le sens de notre propre humanité et de la vraie place de la République Centrafricaine dans le monde. – Citoyenne, Citoyen, Ohyé, Ohyé, cela passe par le choix du BON CANDIDAT ce 14 Février 2016.

 

La Jeunesse centrafricaine et la nouvelle génération, arrivées en âge de comprendre et prendre les choses en mains, en ont plus qu’assez d’appartenir à un pays en perpétuel recule, complexé où la médiocrité occupe une place considérable, et le 14 Février 2016, je compte sur vous pour l’exprimer clairement dans les urnes et le dire sans perdre de gants.

 

La Jeunesse des rues, celle scolaire, veut également que les choses changent. - Cette jeunesse semi-lettrée écoute la radio et s’informe via d’autres médias et comprend mal que la République Centrafricaine reste à la traîne, alors que les autres avancent. - Raison de plus pour que nous remettions maintenant tout sur la table et fassions un tri. – On s’en fout que le Candidat soit ton parent, ton ami, ton beau-frère ou autre ; TU DOIS FAIRE LE BON CHOIX CAR TON AVENIR, direct ou indirect, EN DÉPENDRA aussi.

 

Citoyen, Citoyenne, l’heure est venue de remettre chaque chose à sa place ou créer les places qu’il faut pour que ces choses là puissent s’intégrer harmonieusement. Cher Compatriote je sais que tu es mûr et que tu as pleinement conscience qu’il faut agir et impulser une dynamique ; - Prend le temps de lire, d’écouter et d’examiner le programme des 2 finalistes ; cela devrait pouvoir te donner des indices et t’indiquer le choix à retenir lors de ton Vote ce 14 Février 2016.

 

Dans l’existence d’un Homme, rien n’est écrit d’avance, tout se construit au jour le jour. - Le développement de la Centrafrique ne doit pas être entre les mains d’un destin aveugle. - Oui, la pauvreté et le sous-développement ne sont pas une fatalité. Nous avons donc l’obligation patriotique, de Moléngué ti Kodro, de changer la Centrafrique, notre chère et tendre République ;… il nous faut simplement décider de la meilleure technique et le choix que tu exprimeras dans les urnes ce 14 Février 2016 est DÉTERMINANT.

 

Ohyé, ohyé…. Citoyenne, Citoyen…. ! – Cher compatriote, tu as très peu de temps d’ici le 14 Février 2016 pour que, sans discrimination aveugle, tu fasses le Bon Choix que tu devras aller confirmer dans les Urnes. Ce qui est bien dans un scrutin à deux Tours, c’est que tu n’as plus 30 programmes à examiner, mais plus que deux : - celui de Mr DOLÉGUÉLÉ d’une part, et celui de Mr TOUADÉRA d’autre part. POINT…. Pour cette fois-ci, les 28 autres ne comptent plus ; Bon gré mal gré, même si cela n'arrange pas les affaires de certains, le Peuple Souverain (Véritable Propriétaire du Titre Foncier de la République Centrafricaine) a fait son choix.

 

Si tu te poses tout ou partie des questions suivantes, je vais t’aider, en quelques mots, à clarifier Ton Choix final :

 

  • « Que puis-je faire concrètement et immédiatement pour faire avancer Mon Pays aujourd’hui ? Eh bien, je te réponds : Examine le projet de société de chacun des 2 candidats à la présidentielle et fais le bon choix qui consolide les intérêts globaux de la Nation.
  • Quel acte puis-je poser, directement ou indirectement, pour favoriser le bien-être des générations futures ? – Eh bien, je te réponds: Examine le projet de société de chacun des 2 candidats à la présidentielle et fais le bon choix qui consolide les intérêts globaux de la Nation.
  • Veux-tu ou désires-tu que l’avenir dans un « Mieux vivre ensemble en Centrafrique » fasse partie de tes priorités au quotidien ?  – Eh bien, je te réponds: Examine le projet de société de chacun des 2 candidats à la présidentielle et fais le bon choix qui consolide les intérêts globaux de la Nation.

 

Au 1er Tour de l’élection présidentielle, tu es allé voter pour ton oncle, pour ton cousin, pour ton beau frère, par copinage, par alliance, par égoïsme personnel, pour ton grand, pour ton Koya, ton Nôkô, ton Bocha, pour un parti politique,… là maintenant au 2ème Tour du 14 Février 2016, il n’est plus question de cela – Les enjeux sont tellement énormes que toute erreur de ta part risque d’être catastrophique.

 

Au pays des démocrates expérimentés, il y a un dicton qui dit : «  Au 1er Tour on choisit et au 2ème on élimine ; et ensuite on surveille et veille à ce que les promesses faites soient tenues …….». – Pour le cas de notre jeune démocratie, Citoyen Citoyenne,  Ohyé, Ohyé, comme je l’ai dit plus haut : « Gouverner, c’est servir et que le monde est devenu compétitif ; - on n’évalue plus quelqu’un sur le poste qu’il occupe par complaisance mais sur le rendement qu’il produit au poste qu’il occupe. - Quand il n’est pas rentable, dès la  prochaine élection, il faut le virer, le licencier et mettre quelqu’un de plus compétent pour que les choses avancent. – Je rappelle ICI, que si la majorité des voix vont vers le mauvais prétendant à la présidence de la république, nous n’aurons pas d’autre choix que d’attendre 2021…. – Cela risque d’être long, très long… !.

 

Ohyé, Ohyé…. Citoyenne, Citoyen…. ! – Cher compatriote, au 1er Tour tu as peut-être fait le mauvais choix, c’est pas encore trop grave, ce fut une erreur de casting, …..Des 30 candidats au départ, il n’y en a plus que 02. -  Souviens-toi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et qu’une action personnelle venant de toi est espérée et attendue : - ce qui te reste à faire MAINTENANT pour ce Vote ultime du 14 Février 2016, c’est de corriger ton Action et cette fois-ci en Votant pour le Bon Candidat qui a un véritable Projet de Société cohérent, dynamique et ambitieux. -  Le Jour « J », FAIS LE BON CHOIX, car : « Aucune Nation ne naît grande, les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens ».…et cette œuvre commence, individuellement, par le CHOIX DU BON CANDIDAT.

 

Au Collectif FINI-Ndara-FINI-Kodé, nous avons toujours dit et affirmé Haut et Fort que : - « La construction de notre Pays est l’affaire de TOUS ». - Mais dans une Jeune démocratie, comme la notre, avec le retard de développement cumulé que notre pays a enregistré, je suis obligé de vous le rappeler encore et encore, que nous n’avons plus de temps à perdre ; - Le VOTE Individuel pour des raisons uniquement ethnique, tribaliste, parental, fanatique, régionaliste ou bassement égoïste sont à bannir.  - Notre YES WE CAN Collectif exige cette détermination individuelle.A l’instar du Burkina-Faso, nous pouvons aussi démontrer en Centrafrique, notre niveau de Maturité à l’exercice démocratique.

 

Christian Dominique DARLAN - Janvier 2016.

 

Co-Fondateur du Collectif FINI-Ndara-FINI-Kodé

E-mail : fini.ndara@gmail.com

 

. Election présidentielle : - Citoyenne, Citoyen, le 14 Février 2016, il ne faudra pas se tromper car ton Avenir en dépend… – dixit DARLAN Christian-Dominique
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 12:17

 

 

Tribune

 

http://www.iris-france.org/  12 février 2016  Par Samuel Nguembock

 

Après les menaces d’arrêt des opérations électorales qui ont pesé sur le déroulement du scrutin lors du premier tour de l’élection présidentielle du 30 décembre 2015, le processus électoral suit finalement son cours. Ce dernier devrait en principe s’achever le 14 février 2016 avec l’élection au deuxième tour du prochain président de la République Centrafricaine. Après l’annonce de la publication des résultats partiels, une vingtaine de candidats avaient exigé dans une déclaration commune d’arrêter les opérations électorales au motif d’importantes fraudes et irrégularités observées dans la conduite du processus. Si les dénonciations faites par ces candidats n’ont pas contribué à désarticuler le processus électoral de la présidentielle et à aggraver l’instabilité politique dans le pays, ce qui autorise un certain optimisme, il faut reconnaître que plusieurs virages difficiles restent à négocier avec beaucoup de prudence.


Les enjeux du second tour de la présidentielle


Au-delà du simple rendez-vous électoral qui va opposer Anicet-Georges Dologuélé à Faustin Archange Touadéra, il faut voir les alliances et le positionnement des acteurs dans la perspective du lancement du vaste chantier de la construction de l’Etat post-transition. Les principaux protagonistes sont bien connus de la scène politique nationale et régionale. Au regard de leurs profils respectifs, il est difficile de prédire l’issue de cette élection. Tous deux ont été premier ministre dans leur pays et ont chacun un parcours professionnel incontestablement méritoire.


Avec 23,74 % des suffrages obtenus au premier tour, Anicet-Georges Dologuélé, 58 ans, est originaire de la région de l’Ouham-Pendé au Nord-Ouest de la Centrafrique. Il a été Premier ministre sous l’administration de l’ancien président Ange-Felix Patassé de 1999 à 2001. Il a ensuite été président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) jusqu’en 2010. Bien que son parti soit relativement jeune, parce que créé en octobre 2013, Anicet-Georges Dologuélé a pu rassembler autour de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), une partie des dirigeants du parti Kwa Na Kwa (KNK) et une bonne frange de l’électorat de l’ancien président François Bozizé. Il bénéficie également du soutien de Désiré Kolingba, président du Rassemblement démocratique centrafricain (RDR) et candidat déchu au premier tour avec 12,04 % des voix. Il peut aussi compter sur l’alliance avec Sylvain Patassé, candidat également au premier tour.


Arrivé deuxième au premier tour avec 19,05 % des voix, Faustin Archange Touadéra, candidat indépendant, 58 ans comme son concurrent, a déjoué tous les pronostics au regard des poids lourds qui étaient en compétition. Ce candidat originaire de la localité de Damara, près de Bangui, a été de 2008 à 2013 le dernier Premier ministre de l’ancien président François Bozizé. Il a été recteur de l’Université de Bangui. Comme son rival, il bénéficie du soutien de certains cadres et responsables locaux du KNK. Très soutenu au Sud du pays, il a pu obtenir l’adhésion de 18 candidats du premier tour à son programme. Il peut aussi compter sur l’un des favoris du premier tour Martin Ziguélé avec ses 11, 43% des voix.


Si ces alliances entre partis permettront à l’un ou à l’autre d’accéder à la magistrature suprême en offrant une assise politique confortable, la marge de manœuvre pour gouverner et opérer les choix stratégiques consensuels semble se présenter comme un défi à relever. En tout état de cause, le ton donné par le porte-parole du RDR offre des indicateurs sur le fonctionnement de la probable majorité présidentielle dirigée par Dologuélé. Pour ce dernier, il s’agit bien « plus qu’un accord électoral, il s’agit d’un engagement politique (…) Nous nous engageons à soutenir M. Dologuélé dans sa campagne. Et, en cas de victoire de celui-ci, nos deux partis travailleront conjointement pour redresser le pays ». Il serait peut-être précoce de prêter des intentions malveillantes à cette déclaration, mais la question de la cohérence entre l’action gouvernementale et la politique générale du prochain président pourrait se poser sur bon nombre de dossiers liés notamment à la cohésion nationale et à la consolidation de la paix dans le pays. Par ailleurs, le nouveau président sera attentif à la distribution des cartes politiques qui seront issues des élections législatives au cours de la même période.


Les défis post-électoraux du prochain gouvernement centrafricain


Au-delà des digues qu’il va falloir soutenir au niveau politique et gouvernemental, trois grands défis principalement devront être relevés pour tout gouvernement nouvellement constitué en République centrafricaine : la sécurité, la reconstruction de l’Etat et l’économie.


En ce qui concerne la sécurité, le défi de la construction des forces de sécurité et de défense est gigantesque. Depuis les indépendances, ce pays n’a pas eu une armée capable d’exprimer sa loyauté et sa fidélité vis-à-vis de la souveraineté nationale. Au cours des dernières décennies, la défense nationale a été scandaleusement soumise à la sous-traitance stratégique tantôt des Etats de la région, tantôt des milices armées ou des groupes rebelles. Avec un territoire de plus de 600 000 km2 et une population d’environ 5 millions d’habitants, le nouveau président aura comme impératif majeur de se doter d’un appareil de défense nationale capable de permettre au gouvernement de faire exprimer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire. L’accélération du processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) devra donc être inscrite parmi les axes prioritaires du nouveau gouvernement. A ce propos, le nouveau gouvernement, pour bénéficier de l’appui technique des Nations unies et des partenaires internationaux, devra impérativement se doter d’un organe autonome de conception et de coordination interinstitutionnelle capable d’assurer le suivi et la mise en œuvre de la stratégie nationale de sécurité voulue par le nouvel exécutif.

La reconstruction de l’Etat est un défi qui sera incontestablement relevé sur le long terme. Mais les fondations de cette reconstruction et les réformes structurelles y afférentes seront attendues dès les premiers mois de l’exercice du pouvoir. En plus des services de sécurité et de défense nationale à construire, tous les autres secteurs de la fonction publique de l’Etat et de la gouvernance territoriale décentralisée sont également soit à construire, soit à consolider pour réduire les inégalités sociales et territoriales du pays. Sans une stabilité politique et sécuritaire portée par le nouveau gouvernement, il sera difficile d’envisager la résolution de l’équation des centaines de milliers de réfugiés centrafricains répartis dans les pays de la sous-région.


Sur le plan économique, il va falloir relancer très rapidement l’activité économique. Le pays regorge d’immenses richesses naturelles qui pourraient servir à la reconstruction économique et au développement des infrastructures de base. Ces richesses nationales contrastent avec les indicateurs démographiques du pays qui connait notamment une population majoritairement jeune et sans emploi. Pour cela, il faudra offrir aux investisseurs un environnement des affaires absolument attractif et sécurisé. Une politique de rattrapage économique ambitieuse et dynamique pourrait s’avérer indispensable pour atteindre cet objectif.

Lu pour vous : Election présidentielle en Centrafrique : enjeux et défis post-électoraux
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 12:14

 

INVITÉ AFRIQUE

 

 

Par Pierre Pinto  RFI vendredi 12 février 2016

 

J-2 avant la présidentielle du dimanche 14 février 2016 en Centrafrique. Un duel qui oppose Anicet Georges Dologuélé à Faustin Touadéra, deux anciens chefs de gouvernement. Anicet Georges Dologuélé a été Premier ministre du président Patassé entre 1999 et 2001. Il a ensuite présidé la Banque de développement des Etats d'Afrique centrale (BDEAC) jusqu'en 2010. Il est aujourd'hui à la tête de son parti, l'U-RCA, créé en 2013. Il répond aux questions de RFI.

 

RFI : La grande majorité des candidats battus du premier tour se sont rangés derrière Faustin Archange Touadéra, votre adversaire, comment vous l’expliquez ?

 

Anicet Georges Dologuélé : Mais parce que moi, je n’avais qu’un seul grand adversaire du premier tour qui m’intéressait, c’était le président Kolingba du Rassemblement démocratique centrafricain, donc c’est la seule négociation que j’ai menée. Les autres qui sont avec moi, on en avait déjà parlé avant le premier tour, donc c’était un ralliement déjà programmé avec Sylvain Patassé, avec Timoléon Baikoua, avec Jean-Michel Mandaba. C’est des choses qui étaient pensées, ça ne s’est pas fait à la hâte après le premier tour, c’était des ralliements programmés. Maintenant entre les tours, je n’avais qu’un seul objectif, c’était Désiré Kolingba. Vous savez, c’est tactique ce type de match.

 

Avant le premier tour, vous avez signé un accord avec le KNK, le parti de François Bozizé, il semble qu’une partie de ses cadres et de son électorat aient choisi Touadéra, est-ce que vous n’avez pas raté ce coup-là ?

 

Lui, il a été premier vice-président de ce parti, pendant longtemps, c’était naturel qu’il ait pu rallier les militants à sa cause. Quand j’ai signé, c’était un peu tard, donc on n’a pas fait beaucoup de communication autour, je trouve que les résultats obtenus sur le terrain sont conformes aux faits.

 

Est-ce que dans cet accord, il y a une clause concernant un éventuel retour de François Bozizé au pays ?

 

Pas du tout, la colonne n’a même pas envisagé ça une seule fois. C’est un accord type, le même que nous avons signé avec tous les partis qui ont été partenaires au premier tour.

 

Si vous êtes élu, quel sera votre priorité ?

 

Il faut d’abord la sécurité, ça me parait évident. Parce que moi, mon grand projet c’est de relancer l’économie, de créer des richesses, c’est de faire en sorte qu’on sorte de l’extrême pauvreté, cette extrême pauvreté qui nourrit les violences, pour commencer à rebâtir l’économie, il faut remettre la sécurité.

 

Comment vous comptez financer cette politique ?

 

Deux phases. La première phase, je suis très direct, il est impossible de redresser ce pays en l’état. Il faut un programme d’urgence, un grand programme financé par la communauté internationale comme le Mali a pu en profiter. En fait dans les deux, trois mois, il faut présenter un programme d’urgence aux bailleurs de fonds. Et la deuxième chose, une fois que l’on a ce programme d’urgence qui rend le pays un peu viable, ça peut permettre de le réorganiser maintenant. Quand je regarde les Centrafricains depuis toujours, c’est une poignée d’entreprises qui sont installées ici et qui régulièrement sont pillées, cassées, chaque fois qu’il y a des troubles sociaux politiques, et donc le nombre ne fait que baisser. On s’étonne que l’Etat n’ait pas les moyens de son action, on s’étonne que quelque fois il y ait des problèmes pour payer les salaires, donc pour répondre à tout ça, il faut créer les conditions pour attirer le secteur privé. Ça permet deux choses : de donner des emplois aux jeunes et la deuxième chose, c’est d’avoir suffisamment d’impôts et de taxes payés, pour que l’Etat aient les moyens de fonctionner normalement et de compléter ce qu’apporte au quotidien l’aide internationale.

 

Est-ce qu’il est envisageable qu’en cinq ans, la Centrafrique s’émancipe de cette tutelle internationale, financière notamment ?

 

Oui, si nous avons ce programme d’urgence, nous réussirons à nous organiser, en tout cas avec moi comme président, oui définitivement. Nous avons beaucoup de secteurs intéressants en Centrafrique, nous avons d’abord l’agriculture, nous avons les mines diamants, or il faut les réorganiser, nous avons les ressources forestières, nous avons suffisamment de quoi faire pour nourrir une croissance soutenue.

 

Ce mercredi, vous vous êtes rendus à Bambari notamment. Comment il faut régler le problème des groupes armés ?

 

J’ai rencontré à la fois le général Ali Daras et le général Zoundeko et après j’ai rencontré le chef local des anti-balaka, donc il faut discuter avec ces groupes armés parce que ce que j’ai retenu, c’est qu’ils ont maintenant réellement envie d’en finir et ils ont peur qu’on ne les traite que comme des bandits. Ils veulent que le DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement) se mette en place très vite, ils veulent que ce qui les a amenés à prendre des armes soit pris en compte, et donc c’est important de discuter avec eux,. Je l’avais déjà fait avec Nourredine Adam au Tchad il y a quelques temps, je le fais avec les anti-balaka. Le rôle du dirigeant, c’est d’écouter tout le monde.

 

Le DDRR, ça rentre dans le cadre de votre programme d’urgence ?

 

Oui, ça fait partie des conditions de sécurité. Au fur et à mesure que vous réorganisez, que vous faites disparaître les groupes, justement à travers ce programme de DDRR qui absorbe les jeunes et qui les orientent vers d’autres métiers, vous videz les groupes de leur substance.

 

La réforme du secteur sécurité et la refondation de l’armée, ça fait aussi partie de vos priorités ?

 

Oui, bien sûr, nous ne pouvons pas ne compter que sur les forces internationales, il nous faut notre armée nationale, il nous faut une bonne gendarmerie, une bonne police, pour protéger à la fois les villes et les villages, et nos frontières.

 

Comment régler la question des plus de 800 000 déplacés et réfugiés Centrafricains ?

 

Il faut que ces gens rentrent rapidement chez eux. Quand vous vous promenez dans Bangui et même dans les villes de province, vous avez beaucoup de bâtiments détruits, donc ces gens n’ont plus de maisons, il faut un programme très rapidement pour rénover leur maison, créer les conditions pour qu’ils rentrent en Centrafrique, et ceux qui sont dans les centres de déplacés, ça va avec le retour de la sécurité. Donc c’est au fur et à mesure qu’on avance dans la sécurisation du pays qu’on les fait revenir et ça doit se faire, à mon avis, dans maximum trois à quatre mois après la prise de service du nouveau gouvernement élu.

 

Anicet Georges Dologuélé sur RFI : «Sortir de l’extrême pauvreté»
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:32
Appel du MLPC à voter massivement Faustin Archange TOUADERA

 

 

Appel du MLPC à voter massivement Faustin Archange TOUADERA
Appel du MLPC à voter massivement Faustin Archange TOUADERA
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:19
Martin ZIGUELE main dans la main avec Faustin Archange TOUADERA

 

 

 

Martin ZIGUELE main dans la main avec Faustin Archange TOUADERA
Martin ZIGUELE main dans la main avec Faustin Archange TOUADERA
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:43

 

 

 http://lepays.bf/  VENDREDI 12 FÉVRIER 2016

 

Les Centrafricains sont appelés aux urnes ce dimanche 14 février pour le second tour de la présidentielle. Dans les starting-blocks, Anicet Georges Dologuélé, ancien Premier ministre de Ange Félix Patassé et Faustin Archange Touadéra, ancien chef du gouvernement de François Bozizé. Chacun d’eux entend remporter le duel. En rappel, la République centrafricaine (RCA) est plongée depuis deux ans, dans une crise des plus meurtrières. La transition politique conduite par Catherine Samba-Panza, a dû, à maintes reprises, reporter les élections devant permettre au pays d’amorcer une sortie de crise. Sur bien des plans, le pays a touché le fond et un sursaut d’honneur de son peuple était indispensable pour la survie même de ce pays. Les choses semblent en bonne voie. Le premier tour de la présidentielle tenue le 30 décembre 2015, malgré les erreurs techniques enregistrées, s’est bien déroulé dans l’ensemble. Même les candidats malheureux ont, nonobstant quelques protestations, fini par faire contre mauvaise fortune bon cœur. C’est tout à leur honneur. Leur attitude permet au pays d’éviter d’ajouter une crise à la crise et de poursuivre sa longue marche vers la lumière d’une gouvernance démocratique.

 

Le scrutin de dimanche est des plus importants pour l’avenir de la RCA

 

La crise militaro-politique, faut-il le rappeler, a plongé le pays dans la précarité et dans l’insécurité des plus chroniques. Les violences intercommunautaires qui ont fait de nombreuses pertes en vies humaines et de nombreux déplacés, sont la matérialisation de la grave fracture au sein des populations. Cette fracture étant symbolisée par les deux camps ennemis que sont les anti-balaka, milices chrétiennes pro-Bozizé et les combattants de l’ex-rébellion de Michel Djotodia, la Séléka. Le défi qui attend le futur dirigeant est des plus immenses. Le pays étant si gravement malade, il urge d’agir. Mais qui pour relever ce grand grabataire ? Le peuple centrafricain bien sûr, devra retrousser ses manches et se mettre au travail. Mais, l’immensité de la tâche fait qu’il lui faut un leader de taille pour conduire, mettre en harmonie tous les efforts. Le scrutin de dimanche est donc des plus importants pour l’avenir de la RCA. Des deux candidats en lice, il revient aux électeurs de choisir celui qu’ils estiment avoir les épaules suffisamment larges et solides pour porter avec efficacité le fardeau de la relance du pays. Les prétendants au trône que sont Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, ont, chacun, fait la cour au peuple et noué des alliances avec les perdants du premier tour. La campagne s’est déroulée dans le calme, comme ce fut le cas au premier tour du scrutin. Le peuple centrafricain peut s’en féliciter.  A lui de se mobiliser maintenant pour participer massivement, à l’instar de ce qu’il a fait au premier tour, à ce scrutin censé tourner la page de la Transition. Le calme qui a jusque-là prévalu augure de perspectives heureuses et est d’autant plus un motif légitime de satisfaction que l’on avait des raisons de redouter le pire au cours de ces élections. L’insécurité dans le pays avait atteint un tel niveau qu’on pouvait craindre que les élections soient éclaboussées, voire remises en cause par des violences. Mais, déjouant les scenarii pessimistes, les Centrafricains, dans leur ensemble, ont jusque-là pris le parti de la responsabilité, du patriotisme. Les acteurs ont visiblement mûri. Ils ont probablement compris que c’est la survie même de leur pays qui était en jeu. C’est certainement ce qui a conduit les autorités de la Transition qui semblaient traîner les pieds, à se décider, malgré les risques sécuritaires ambiants, d’aller enfin à ces élections. C’est peut-être aussi ce qui justifie le fait que des poids lourds de la scène politique centrafricaine comme Martin Ziguélé, malgré leurs récriminations concernant l’organisation du scrutin suite à leur échec au premier tour, n’ont pas trop tiré sur la corde. Tout le monde est visiblement conscient qu’il urge de remettre le pays en selle. Certes, ce réveil des Centrafricains est dû en partie à la pression des partenaires du pays qui montraient de plus en plus des signes de lassitude et d’impatience. Mais, il se justifie probablement aussi par une prise de conscience plus ou moins générale. Chacun a dû se rendre à l’évidence qu’il joue la survie de son pays en tant qu’Etat uni, stable et viable.

 

Il ne faut donner prétexte à personne pour replonger le pays dans le chaos

 

Le fait que les deux candidats ont été exhortés par la présidente de la Transition à privilégier l’intérêt général du pays, a certainement contribué à maintenir le caractère apaisé de la campagne électorale au second tour. Il y a également que les deux finalistes n’ont pas été directement mêlés à la crise qui secoue leur pays, ce qui est certainement une preuve de leur sens de la retenue, mais aussi, de leur capacité à fédérer les différents camps. En effet, chacun de ces candidats a fait l’effort de prôner le vivre-ensemble entre populations chrétiennes et musulmanes. Ce qui est essentiel à la réconciliation nationale et au renouveau tant souhaité de la Centrafrique. En tout cas, il faut espérer que cette campagne apaisée ne soit pas le calme avant la tempête. Pour ce faire, il faudra que les résultats du second tour soient acceptés par toutes les parties, surtout par celle du candidat qui sera perdant. Et pour décupler les chances de l’acceptation de ces résultats, il importe que le scrutin soit le plus transparent possible. Il faut espérer pour ce faire, que l’Autorité nationale des élections (ANE), à la lumière des nombreuses erreurs techniques constatées au premier tour, revoie sa copie. En effet, même si la présidentielle est jusque-là sur de bons rails et qu’on s’en félicite, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Il y a eu bien des dysfonctionnements, une mauvaise organisation du premier tour de la présidentielle et des élections législatives centrafricaines. Cette mauvaise organisation a d’ailleurs fait le lit de certaines contestations qui se sont heureusement vite calmées. L’un des défis majeurs donc de l’ANE, c’est de gommer toutes les scories constatées au premier tour, en tout cas le maximum possible, pour des élections crédibles ce dimanche. Il ne faut donner prétexte à personne pour replonger le pays dans le chaos. Si cela est fait comme il se doit, il ne restera plus au candidat perdant que de féliciter le vainqueur. C’est à ce prix que la RCA pourra éviter de réveiller les démons du passé. L’ANE a eu le temps de rectifier le tir dans l’entre-deux tours et on peut espérer de ce fait, plus de professionnalisme de sa part lors de ce second tour. En ce qui concerne les deux candidats, tout le mal qu’on puisse leur souhaiter, c’est de réussir. Mais comme il est évident qu’il n’y aura qu’un seul président élu, il reviendra au perdant de faire preuve d’élégance, de fair play et au vainqueur d’avoir le triomphe modeste. Tout cela, au nom de l’intérêt bien compris de la RCA. Ceci dit, aux urnes donc citoyens centrafricains, et que le meilleur gagne !

 

« Le Pays »

 

Lu pour vous : SECOND TOUR DE LA PRESIDENTIELLE CENTRAFRICAINE : Qui pour relever le grand grabataire ?
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:28

 

 

http://www.un.org/  11 février 2016 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé jeudi la nomination du général Balla Keïta, du Sénégal, comme commandant de la composante militaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

Le général Keïta succède au général Martin Chomu Tumenta, du Cameroun, qui est décédé le 30 novembre 2015.

 

Selon un communiqué de presse du porte-parole de M. Ban, le général Keïta a accumulé 40 ans d'expérience militaire aux niveaux national et international. Depuis le 7 novembre 2015, il était commandant par intérim de la force de la MINUSCA.

 

Auparavant, il avait été le commandant adjoint de l'Opération de l'Union africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD), de 2013 à 2015, après avoir été commandant de secteur pour la même force de 2007 à 2010. Le général Keïta a également été Inspecteur général des forces armées sénégalaises, de 2012 à 2013.

 

 

Le général sénégalais Balla Keïta nouveau chef de la MINUSCA

 

APA-Dakar (Sénégal) 2016-02-12 12:24:07 Le général sénégalais de corps d’armée Balla Keïta, est nommé nouveau Commandant de la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).


“L'annonce a été faite jeudi soir par Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Balla Keïta succède ainsi au général de division Martin Chomu Tumenta, du Cameroun, décédé le 30 novembre 2015”, écrit l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique) qui donne l'information.


Commandant par intérim de la Force de la MINUSCA depuis le 7 novembre 2015, le général Keïta capitalise plus de 40 ans d'expérience militaire aux niveaux national et international.

Avant sa mission en RCA, de 2013 à 2015, il a été Commandant adjoint de la Force de l'Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), après avoir été Commandant de secteur, de 2007 à 2010.


Le général de corps d'armée Balla Keïta a aussi occupé divers postes de haut niveau au niveau national, y compris celui d'Inspecteur général des Forces armées sénégalaises, de 2012 à 2013, indique t-on dans le même communiqué.

Agé de 60 ans, le général Keita est diplômé de l'École militaire interarmes de Coëtquidan en France, du Command and General Staff College de Fort Leavenworth aux États-Unis et de l'École de guerre de Hambourg en Allemagne.

Le nouveau Commandant de la Force de la MINUSCA est marié et père de quatre enfants.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=845696#sthash.Bdt5vqOx.dpuf

Centrafrique : le général Keïta (Sénégal) nommé à la tête de la force de la MINUSCA
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:23

 

 

 

Par RFI  12-02-2016 Modifié le 12-02-2016 à 04:10

 

La campagne se poursuit en Centrafrique en vue des élections présidentielles et législatives de ce dimanche. Les deux finalistes de la présidentielle étaient en province ce jeudi. Faustin Archange Touadéra s'est d'abord rendu en province jeudi, accompagné de Martin Ziguélé, qui a été battu au premier au tour alors qu'il était donné grand favori. Une manière de prendre le pouls dans l'arrière-pays.

 

Martin Ziguélé, ex-candidat au premier tour de la présidentielle et Faustin Touadéra, qui disputera le second tour face à Anicet George Dologuélé, étaient main dans la main jeudi dans l'extrême nord-ouest de la Centrafrique. Le candidat Touadéra est venu voir le chantier qui l'attend si jamais il était élu président.

 

Les attentes dans l'arrière-pays

 

Les habitants, eux, ont une longue liste de doléances : « Vous voyez la ville : on a des maisons inachevées et on a besoin d’en construire de nouvelles. Pour l’instant on a beaucoup de problèmes ici à Bocaranga », rapporte l'un d'eux.

 

« L’école, hôpital, ambulance… Surtout des ambulances pour que les gens de la province puissent venir à l’hôpital. Et même la route n’est pas bonne », indique un autre habitant.

 

Un autre encore plaide pour une meilleure formation des jeunes. « Encadrer la jeunesse, lui donner une meilleure formation technique. Il n’y a même pas de cybercafé ici », déplore t-il.

 

Bien conscient de l'ampleur de la tâche qui attend le futur chef de l'Etat, Faustin Touadéra a pu développer son projet de société, notamment à Bocaranga et Paoua, deux villes très difficiles d'accès où il s’est rendu en campagne. « Pour arriver ici à Bocaranga, les routes sont complètement dégradées. C’est un grenier Bocaranga, rappelle-t-il, donc pour relancer l’agriculture, il faut aussi compléter avec les routes et les pistes rurales pour leur permettre une meilleure commercialisation de leurs produits. »

 

Faustin Touadéra n'aurait jamais pu envisager une victoire dans cette partie du pays sans l'appui de Martin Ziguélé, qui en est originaire. Les élections doivent avoir lieu dimanche.

 

Meeting à Bangui

 

Faustin Archange Touadéra est ensuite rentré à Bangui, la capitale, dans l'après-midi pour tenir un meeting dans un quartier favorable à son adversaire Anicet George Dologuélé.

 

Je ne suis pas un soutien de Touadéra. Moi au premier tour, j'ai voté Désiré Kolingba et je suis venu regarder et écouter ce qui va se dire pour me faire ma propre analyse.

 

Ecoutez ce reportage dans un fief d'Anicet George Dologuélé

 

12-02-2016 - Par Pierre Pinto

 

RCA: une partie de campagne avec Faustin Archange Touadéra
RCA: une partie de campagne avec Faustin Archange Touadéra
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:19

 

 

12/02/16 (AFP)

 

Les deux hommes qui briguent le fauteuil présidentiel en Centrafrique ont plus d'un point en commun. Âgés tous les deux de 58 ans, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra cumulent une expérience de Premier ministre et une réputation de travailleurs plutôt discrets.

 

Arrivé en tête au premier tour du 30 décembre avec 23,78% des voix, M. Dologuélé est sans conteste le plus connu des deux en Centrafrique comme à l'étranger.

 

Ses détracteurs lui reprochent d'avoir passé ces dernières années plus de temps à Paris, où il a monté un cabinet de consultant, qu'à Bangui. Comme pour les faire taire, durant la campagne, le candidat a arpenté l'arrière-pays à grand renfort de communication et ses affiches étaient placardées partout dans la capitale.

 

Mais cet économiste de formation doit avant tout sa bonne réputation à l'image de "M. Propre" qu'il s'est forgée par sa gestion rigoureuse des affaires lorsqu'il était Premier ministre d'Ange-Félix Patassé, entre 1999 et 2001.

 

Il a, pendant sa primature, engagé de nombreux travaux de réfection des édifices publics - notamment scolaires - sur fonds propres de l’État. Il peut aussi compter sur sa silhouette rassurante aux larges épaules, son visage doux barré de ses éternelles lunettes carrées, une voix calme qui s'emporte rarement.

 

M. Dologuélé quitte le gouvernement en 2001 pour devenir président directeur général de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC), où il restera jusqu'en 2010. De retour au pays après une longue absence, il fonde en 2013 l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA). C'est la première fois qu'il est candidat à des élections.

 

Il fait de l'économie son cheval de bataille. Ses priorités: rétablir la "sécurité" et la "justice" en Centrafrique, afin d'"attirer le secteur privé" et créer des emplois, dit-il, soulignant que les crises qui secouent la Centrafrique depuis l'indépendance en 1960 viennent avant tout de l'"extrême pauvreté" de ses habitants.

 

Lors du premier tour, il a bénéficié d'un soutien officiel de poids, celui du parti de l'ex-président François Bozizé - renversé en 2013 et interdit de scrutin par des sanctions internationales-, le Kwa Na Kna (KNK), dont les fiefs de Bangui et de l'ouest comptent parmi les plus peuplés.

 

- 'candidat du peuple' -

 

Plus discret encore, Faustin Archange Touadéra est arrivé deuxième (19,42%) comme candidat indépendant et à la surprise générale.

 

Le dernier Premier ministre de Bozizé (2008-2013), qui détient le record de longévité sous l'ex-président, n'a toutefois bénéficié d'aucun soutien officiel de la part du KNK.

 

Mais les très bons scores enregistrés dans les fiefs bozizistes de l'ouest, montrant qu'il a bénéficié d'une frange importante de son électorat traditionnel malgré les directives du parti, lui ont valu le surnom de "candidat du peuple".

 

D'où lui vient cette popularité? Les fonctionnaires lui doivent d'abord la bancarisation de leurs salaires après plusieurs décennies d'atermoiements les conduisant à s'endetter lourdement, à cause de retards répétés dans les versements, de primes impayées.... "Il restera comme celui qui a payé les fonctionnaires, et il est très apprécié pour cela", souligne une source diplomatique à Bangui.

 

Sur le plan politique, M. Touadéra a conduit le dialogue réunissant à Bangui fin 2008 le pouvoir, l'opposition, la société civile et les mouvements rebelles, à l'issue duquel ont été signés plusieurs accords de paix avec les rébellions.

 

D'un naturel effacé et modeste, il a la réputation d'être un "bosseur". D'ailleurs, durant sa primature, il n'a pas cessé d'enseigner à l'université de Bangui.

 

Professeur en mathématiques pures, diplômé de l'université de Lille 1 (France) et de Yaoundé où il a obtenu un doctorat d’État, l'universitaire a été longtemps enseignant à l’École normale supérieure (ENS) de Bangui, avant de devenir recteur de l'université de Bangui en 2005.

 

Un de ses proches affirme qu'"il n'a pas couru vers la politique. C'est plutôt la politique qui est venue vers lui pour exploiter ses qualités".

 

Chacun des deux adversaires compte des appuis politiques de poids. Dologuélé a obtenu le ralliement de Désiré Nzanga Kolingba, troisième du premier tour avec 12,04 % de suffrages. Quant à Touadéra, il compte le plus grand nombre de soutiens: outre le quatrième, Martin Ziguélé (11,43 %), 21 candidats sur les 30 en lice en décembre se sont prononcés en sa faveur.

 

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