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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 23:02

 

 

 

 

 

 

LE MONDE | 24.03.2014 à 08h28 | Par Charlotte Bozonnet (Service international)

 

C'était en janvier 2013 et ils avaient fière allure : perchés sur des pick-up flambant neufs, quelque 2 000 soldats tchadiens faisaient route vers le nord du Mali pour en découdre avec les groupes djihadistes menaçant Bamako. Un an plus tard, ces images de la puissance militaire ont laissé place à d'autres : celles d'une armée tchadienne contrainte d'escorter vers le Tchad des milliers de musulmans terrorisés, fuyant la Centrafrique.

 

Après son épopée victorieuse au Mali aux côtés de l'armée française, qui avait fait de lui un acteur central de la lutte contre le terrorisme au Sahel, Idriss Déby est à nouveau au coeur d'un conflit majeur du continent africain. En Centrafrique, le Tchad s'est imposé comme l'une des clés militaires et politiques du conflit. Mais, pour son président, arrivé au pouvoir en 1990 avec l'aide de Paris et qui dirige son pays d'une main de fer, la crise centrafricaine prend de plus en plus des allures de piège.

 

Depuis une décennie, M. Déby est un faiseur de rois en Centrafrique (RCA).

 

François Bozizé, président de 2003 à 2013, puis Michel Djotodia, chef de la Séléka, ont été soutenus puis lâchés par le Tchad. Cette fois, l'affaire a mal tourné. Les exactions des rebelles de la Séléka (musulmans), qui ont pris le contrôle de Bangui en mars 2013, ont semé un chaos tel que leur maintien au pouvoir n'a plus été possible. Convoqué à Ndjamena, la capitale du Tchad, le 9 janvier, M. Djotodia s'est fait débarquer, avec le soutien de la France.

 

Loin de se calmer, l'incendie a redoublé, attisé par les violentes représailles des milices chrétiennes anti-balaka, obligeant aujourd'hui M. Déby à faire appel à l'ONU, qui prendra le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca). Désireux de conserver ses marges de manoeuvre, le Tchad s'était toujours opposé à cette option, mais la dégradation de la situation en RCA ne lui a guère laissé le choix. Mi-février, à la sortie de l'Elysée, M. Déby s'est déclaré favorable à l'envoi de casques bleus.

 

Pis, le conflit empiète sur son territoire. En l'espace de deux mois, 80 000 réfugiés, Centrafricains ou Tchadiens d'origine, ont afflué au Tchad. Une grande partie d'entre eux s'entassent dans des centres de transit à Ndjamena et dans le Sud. Une fois réglée la crise humanitaire provoquée par cet afflux, le Tchad devra, s'ils ne rentrent pas en RCA, intégrer ces réfugiés, dont beaucoup n'ont plus aucune attache sur place, alors qu'il est l'un des pays les plus pauvres du monde.

 

A Ndjamena, la société civile et les opposants au régime pointent la responsabilité de leur pays dans la crise centrafricaine et s'inquiètent de ses répercussions. « En mars 2013, le Tchad aurait pu arrêter les rebelles de la Séléka, mais il n'a rien fait pour les empêcher d'agir, raconte un représentant de la société civile.Aujourd'hui, le pays doit gérer des dizaines de milliers de réfugiés. Cette arrivée de civils ne déstabilisera pas forcément le pays, mais qu'en sera-t-il des milliers d'hommes en armes de la Séléka ? »

 

CYCLE ÉLECTORAL

 

Chassés de Bangui et des villes de l'ouest de la Centrafrique par les anti-balaka, les ex-rebelles de la Séléka se sont repliés dans le nord-est du pays : une zone frontalière du Tchad (et du Soudan), difficile d'accès, qui a, dans le passé, souvent servi de base arrière à des mouvements rebelles, y compris tchadiens. « Ces combattants sont potentiellement à la merci d'un nouvel entrepreneur politique qui leur offrirait de l'argent et des armes pour lancer un nouveau mouvement armé », explique un observateur étranger. « Un homme comme Nourredine Adam n'a pas apprécié d'être écarté, et il sait parfaitement où trouver des financements », avance une source diplomatique.

 

De nombreux observateurs soulignent le risque d'infiltration par des groupes islamistes. La secte nigériane Boko Haram est ainsi bien implantée dans le nord du Cameroun, frontalier de la RCA. Une source de préoccupation sécuritaire supplémentaire pour Idriss Déby, qui doit déjà gérer la menace islamiste ou rebelle à ses frontières avec la Libye, le Nigeria et le Soudan.

 

La principale difficulté immédiate pour M. Déby pourrait venir de son entourage. « Il n'y aura pas de “printemps” tchadien. Par contre, le président risque de devoir rendre des comptes à des gens de son clan pour sa politique en Centrafrique », souligne le chercheur Roland Marchal, en référence aux notables et officiers tchadiens qui faisaient de juteuses affaires à Bangui.

 

Aussi contrariants soient-ils, les revers de M. Déby en Centrafrique n'ont pas remis en question sa toute-puissance politique au Tchad. « Les députés n'ont pas pris une seule fois la parole pour critiquer sa politique en RCA », se désespère un représentant de la société civile. Le régime poursuit, avec succès, sa politique faite de répression et de cooptation à l'égard de l'opposition. Il y a un an, il avait dénoncé une tentative de déstabilisation et arrêté plusieurs députés, sans susciter de critiques internationales.

 

Alors que cette année le Tchad est censé entrer dans un cycle électoral (élections régionales en 2014, législatives en 2015 et présidentielle en 2016), les partisans d'une alternance savent que la communauté internationale en général et la France en particulier risquent d'être réticentes à faire pression sur leur allié régional en faveur de scrutins transparents. Le Tchad occupera une place majeure dans le nouveau dispositif militaire français au Sahel.

 

c.bozonnet@lemonde.fr

 

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/03/24/le-tchad-pris-dans-le-piege-de-la-crise-centrafricaine_4388244_3232.html

 

Lu pour vous : Le Tchad pris dans le « piège » de la crise centrafricaine
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 22:37

 

 

 

 

 

 

afp.com - http://www.journaldafrique.com/ Lundi, 24 Mars 2014

 

Violences sans fin, aides financières et troupes européennes qui tardent à arriver: un an après la prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka qui a plongé la Centrafrique dans un chaos sanglant, le pays reste dans l’impasse.

 

Lundi, un important dispositif sécuritaire a été mis en place à Bangui, date anniversaire du renversement du président François Bozizé par la rébellion de Michel Djotodia, et après de nouvelles violences ayant fait au moins 4 morts ce week-end.

 

Dès l’aube, la force de l’Union africaine Misca menait des patrouilles et procédait à des fouilles des véhicules et des personnes, sur les principales avenues reliant le centre au nord-ouest de la ville.

 

Les véhicules de particuliers et de transport en commun étaient systématiquement arrêtés et les soldats de la Misca procédaient à une fouille minutieuse sous les sièges, dans les coffres, parfois des passagers.

 

La Misca compte 6.000 hommes, appuyés depuis début décembre par la force française Sangaris, 2.000 soldats. Les forces internationales sont chargées de rétablir un minimum de stabilité dans un pays où l’Etat n’existe plus et qui traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés ayant fui les violences inter-communautaires.

 

Si les tueries de masse ont cessé depuis le début de l’intervention française le 5 décembre, les explosions de violences restent quotidiennes à Bangui et en province, où de larges portions du territoire restent hors de contrôle de toute forme d’autorité.

 

Même dans la capitale, violences et assassinats restent le lot commun. Ainsi, au moins quatre personnes ont été tuées samedi à Bangui dans des affrontements entre groupes armés, au cours desquels les soldats de Sangaris et de la Misca ont aussi été pris à partie.

 

Un peu partout dans le pays, des exactions sont régulièrement signalées contre les populations. Selon les régions, elles sont le fait des ex-Séléka ou des anti-balaka, miliciens majoritairement chrétiens qui se sont dans un premier temps opposés aux agissements des Séléka essentiellement musulmans, avant de s’en prendre à la population civile musulmane.

 

 L’argent manque

 

Ces violences ont provoqué un exode des populations musulmanes de régions entières du pays. Pour ceux qui restent, la situation est « insupportable », a dénoncé vendredi Peter Bouckaert, directeur Urgences de l’ONG Human Rights Watch.

 

« La situation humanitaire et sécuritaire est très grave, insupportable pour les musulmans qui restent dans le sud-ouest (de la Centrafrique) et à Bangui. Il y a une vingtaine de poches dans le pays avec 15.000 personnes en danger. On doit réfléchir à les évacuer », a-t-il déclaré à la presse.

 

Cherchant un nouveau souffle, Paris compte sur l’envoi d’une force européenne en appui aux forces française et africaine sur place, en attendant une prise de relais par une force de l’ONU, toujours hypothétique.

 

Mais une centaine de soldats européens manquent toujours à l’appel pour lancer l’opération qui devait commencer la semaine dernière, les pays européens ayant surtout les yeux rivés sur la crise ukrainienne.

 

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon réclame de son côté une décision rapide du Conseil de sécurité au sujet du déploiement de 12.000 Casques bleus dans l’ancienne colonie française.

 

Après un an de dérive, l’urgence est aussi de rétablir l’Etat et de remettre en marche une économie atone, dans ce pays très pauvre au passé troublé par des coups d’Etat, des mutineries et des rébellions. Les fonctionnaires centrafricains ont reçu début mars leur premier salaire depuis six mois, mais l’argent manque.

 

Elue le 23 janvier dernier, la présidente de transition Catherine Samba Panza, endossant le costume de « VRP », multiplie les rencontres avec ses pairs africains et les représentants des institutions internationales afin de récolter l’aide financière nécessaire au redressement du pays.

 

L’Union Européenne (UE) a annoncé mi-mars l’octroi d’une aide de 81 millions d’euros à la Centrafrique consacrée à l’éducation, la santé et la sécurité alimentaire.

 

Mais jusque-là, l’engagement financier des bailleurs internationaux est « extrêmement faible, pas du tout à la hauteur », dans ce très pauvre pays où les violences ont fait près d’un million de déplacés et réfugiés, sur une population de 4,6 millions d’habitants, s’alarmait récemment l’ONG Médecins sans frontières (MSF).

Centrafrique: après un an de chaos, la Centrafrique dans l’impasse
Centrafrique: après un an de chaos, la Centrafrique dans l’impasse
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 22:22

 

 

 

 

 

http://sahel-intelligence.com/   le 24 mars 2014 par Frédéric Powelton 

 

Le Premier ministre par intérim centrafricain André Nzapayeke a profité de la réunion d’un GCI (Groupe de Contact International) sur la situation en Centrafrique tenue la semaine dernière au Congo-Brazzaville pour présenter la feuille de route de la transition politique, en vue de la préparation de l’élection présidentielle qui doit être organisée dans une année.


L’objectif de la rencontre au Congo-Brazzaville, qui a rassemblé les voisins de la Centrafrique, la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale) et l’Union africaine, se rapportait sur une discussion des progrès politiques et sécuritaires dans une Centrafrique en pleine tourmente. Le pays a nommé une Autorité nationale des élections composée de 7 membres.


Cette équipe a déjà commencé à s’activer avec le lancement d’une tournée à travers le pays, comme première étape de l’élaboration d’un emploi du temps électoral national.Les participants à cette rencontre ont constaté les progrès réalisés dans la stabilisation du pays, principalement la réduction graduelle des violences autour de la capitale Bangui, depuis la rencontre des Chefs d’Etat de la région qui a obligé l’ancien président et ancien dirigeant rebelle Michel Djotodia à quitter le pouvoir.


Toutefois, beaucoup reste encore à faire en Centrafrique qui se prépare à être dans les prochains mois le théâtre du déploiement de troupes des Nations unies. Le pays doit améliorer l’autorité du gouvernement sur l’ensemble de son territoire et adopter des mesures fortes pour dissuader les activités des groupes armés, principalement les milices anti-balaka et les anciens rebelles Séléka. Ce dernier point a fait l’objet d’un vibrant appel de soutien du GCI à la communauté internationale et aux pays qui ont connu une expérience similaire.

 

 

 

(Le commissaire au développement de l'UE Andris Pielbags avec le PM André Nzapayéké)

Centrafrique : Feuille de route pour les prochaines présidentielles
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:27

 

 

 

 

 

 

24/03/2014

 

Trois membres de l’Etat-major de la force panafricaine ont été blessés à la suite d'une agression sans provocation

 

Le Représentant spécial du Président de la Commission de l'Union africaine (UA) et chef de la Mission d'appui international dirigé par l'Afrique dans la République centrafricaine (MISCA), le général Jean-Marie Michel Mokoko a exprimé son indignation et l'indignation de la MISCA suite à l'attaque sans provocation sur un de ses véhicules clairement identifiés transportant trois membres de l'Etat-major de la Misca. L'attaque par des inconnus armés à eu lieu hier soir vers 19h30 près de la réconciliation Roundabout (Ali Bongo Monument) à Bangui, blessant grièvement un agent des finances MISCA et une infirmière. engagement exemplaire.

 

La troisième personne dans le véhicule, un chirurgien de la MISCA a subi des blessures mineures. L'agent des finances et l'infirmière sont dans un état stable et ont été évacués médicalement à Brazzaville, en République du Congo. Dans un incident séparé, deux soldats de la paix de la Misca devant assurer la sécurité à l'Hôpital de l'Amitié, à Bangui, ont été attaqués à la grenade. Aucune blessure grave n'a été signalée. 


Le Représentant spécial condamne dans les termes les plus forts cette attaque totalement injustifiée contre des soldats de la paix internationaux et demande instamment aux autorités de transition de la RCA à faire tout en leur pouvoir pour assurer l'arrestation et la poursuite des suspects. Il réitère l'avertissement émis, le 21 Mars 2014, par le Groupe international de contact (GIC), lors de sa 4e réunion tenue à Brazzaville, en République du Congo. Il exhorte tous les groupes armés à déposer leurs armes et se joindre au processus de dialogue et de réconciliation lancé récemment par le Gouvernement de transition. 


Le Représentant spécial souhaite un prompt rétablissement au personnel médical blessé et demande à tout le personnel militaire et civil de la Misca de rester vigilants et de continuer à remplir le mandat 

 

 

 

Centrafrique: Important dispositif sécuritaire à Bangui

 

BANGUI  Lundi 24 mars 2014 | 13:27 UTC (©AFP) - Un important dispositif sécuritaire a été mis en place lundi à Bangui, un an jour pour jour après le début de la crise centrafricaine, et après de nouvelles violences qui ont fait au moins 4 morts ce week-end.

 

Lundi matin dès l'aube, la force de l'Union africaine Misca menait des patrouilles et procédait à des fouilles des véhicules et des personnes, sur les principales avenues reliant le centre au nord-ouest de la ville.

 

Les véhicules de particuliers et de transport en commun étaient systématiquement arrêtés et les soldats de la Misca procédaient à une fouille minutieuse sous les sièges, dans les coffres, parfois des passagers.

 

La nuit de dimanche à lundi a été marquée par de nombreux échanges de tirs dans plusieurs quartiers de la ville. 

 

Au moins quatre personnes ont été tuées dans des affrontements samedi à Bangui entre groupes armés au cours desquels les forces française Sangaris et africaine Misca ont aussi été prises à partie.

 

Cela fait tout juste un an que le régime de François Bozizé a été renversé par la coalition Séléka, le 24 mars 2013, ce qui a entrainé le pays dans un cycle de violences intercommunautaires sans précédent.

 

Formées en réaction aux exactions perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka sur la population, des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane, les tuant et provoquant leur fuite du pays

 

Près de 2.000 soldats français sont déployés au sein de la force Sangaris en Centrafrique, où ils agissent officiellement "en soutien" des 6.000 hommes de la Misca, pour rétablir un minimum de stabilité dans le pays. L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis un an, elle traverse une crise humanitaire avec des centaines de milliers de déplacés fuyant les violences.

Bangui: attaque contre les personnels de la Misca
Bangui: attaque contre les personnels de la Misca
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:24

 

 

 

 

 

Un plan pour des élections en Centrafrique

 

 

Pana 24/03/2014

 

La RCA esquisse un plan pour des élections et plaide pour la répression des groupes anti-balaka - La république centrafricaine (RCA) a indiqué une feuille de route pour la transition politique qui doit culminer à l'élection présidentielle dans une année, au milieu des pressions pour faire face de manière urgente aux groupes anti-balaka, accusés d'intensifier les violences sectaires dans la nation troublée.

 

Le Premier ministre par intérim, André Nzapayeke, a dévoilé la feuille de route de la transition politique au cours de la réunion d'un groupe de contact international (GCI) sur la situation dans le pays, tenue au Congo Brazzaville.


A cet effet, le GCI a insisté sur la nécessité pour des réformes urgentes de la sécurité, comme une partie des mesures pour stabiliser le pays à la veille d'un possible déploiement de troupes des Nations Unies dans les sept prochains mois.

'Après avoir noté les obstacles qui ont sévèrement entravé la conduite de la transition à la fin de l'année 2013, les participants ont accueilli de manière favorable l'élection d'un nouveau chef d’État, Catherine Samba-Panza, d'un nouveau Premier ministre et d'un nouveau gouvernement', a déclaré le GCI samedi, dans un communiqué reçu par la PANA à Addis Abeba. 

 
La RCA a nommé une Autorité nationale des élections de 7 membres. L'équipe a déjà entamé une tournée à travers le pays, comme faisant partie des efforts pour élaborer un emploi du temps électoral national, a déclaré le Premier ministre.

Les voisins de la RCA, la Communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) et l'Union africaine (UA), qui forment le GCI, se sont rencontrés pour discuter des progrès politiques et sécuritaires dans la nation troublée.


La réunion a ciblé les étapes franchies pour stabiliser le pays depuis la dernière rencontre des Chefs d’Etat de la région, qui a obligé l'ancien président, Michel Djotodia, un ancien dirigeant rebelle, à quitter le pouvoir.


Les ministres des Affaires étrangères et les hauts responsables de l'UA qui ont assisté à la réunion ont salué la réduction graduelle des violences autour de la capitale, Bangui. Cela est dû essentiellement au travail de la Mission Internationale de soutien pour la RCA (MISCA) dirigée par les Africains et l'opération française, Sangaris.

Le Conseil de l'UA pour la paix et la sécurité (PSC) a autorisé le déploiement de plus de formations de police anti-émeutes comme faisant partie de la MISCA, pour améliorer la sécurité et juguler l'anarchie dans Bangui et les autres parties du pays.

Le GCI a discuté des étapes nécessaires en RCA pour améliorer l'autorité et le contrôle du gouvernement sur l'ensemble du territoire aussi bien que des mesures fortes nécessaires pour dissuader les activités des groupes armés.


'En dépit des améliorations dans l'environnement de la sécurité, la situation humanitaire continue d'être alarmante', a noté le GCI.


Plusieurs personnes civiles ont été déplacées en RCA, la plupart d'entre elles étaient obligées de se réfugier dans les pays voisins, y compris le Cameroun qui accueille actuellement des milliers de réfugiés. 

     
Pour s'occuper de l'insécurité, le groupe a lancé un appel à la communauté internationale, surtout les pays impliqués actuellement dans la situation en RCA, de soutenir les mesures pour isoler les groupes anti-balaka.


'Les participants ont exhorté les autorités de la RCA de punir les fauteurs de troubles, surtout les anti-balaka et promouvoir la réconciliation nationale'.

Ils ont exhorté les pays avec une expérience similaire d'assister la RCA pour faire face à ces groupes formés en réponse aux atrocités initialement commises par les anciens rebelles Seleka.

 

 


L'ANE déterminée à organiser des élections ‘'honnêtes et transparentes'' en RCA

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-03-24 12:44:16 - Le président de l’Autorité nationale des élections (ANE) en Centrafrique, Dieudonné Kombo Yaya, a affirmé, lundi à Bangui, la détermination des membres de l’organe qu’il dirige à assurer leurs responsabilités dans l’organisation d’’’élections honnêtes et transparentes’’, gage à ses yeux de la fin du conflit armé et d’un retour à la paix.


‘'Nous avons donc la responsabilité d'organiser des élections honnêtes, transparentes, libres, justes et propres. Ce sera notre contribution à la consolidation de la démocratie, de l'Etat de droit, de la bonne gouvernance et de la paix dans notre pays'', a indiqué Dieudonné Kombo Yaya, lors d'une conférence de presse.

 
Il a ajouté : ‘'depuis 1990, plus de 50% des conflits armés en Afrique y trouvent leurs origines. Et la République centrafricaine n'a malheureusement pas échappé à cette crise de gouvernance électorale''.


Partant de là, il a lancé un appel aux partenaires au développement pour la mobilisation des ressources pouvant aider l'ANE dans l'organisation des élections d'ici 2015.


A ce propos, il a déclaré : ‘'Nous attendons une aide substantielle de l'Union Européenne. Il nous faut 7 véhicules utilitaires pour les 7 membres dans un premier temps pour qu'ils se rendent dans les provinces, comme exige notre mission''. 


En attendant et en dépit des difficultés d'ordre financier, matériel et humain, l'Autorité nationale des élections a, selon son président, entrepris une série d'activités dont la rédaction d'un règlement intérieur, financier et administratif, d'un code de bonne conduite pour les membres de l'instance et d'un chronogramme sur les principales phases des opérations électorales.


‘'Des visites de terrain effectuées dans 12 des 16 préfectures pour faire l'évaluation des données démographiques, de la situation sécuritaire, administrative et politique, sont à mettre à l'actif de l'ANE'', a-t-il indiqué. 


Les copies de la loi 13.003 portant code électoral de la république centrafricaine comportant 204 articles et promulguée le 13 novembre 2013 par l'ancien président de transition, Michel Djotodia, ont été distribuées à la presse.

L'ANE déterminée à organiser des élections ‘'honnêtes et transparentes'' en RCA
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:22

 

 

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va/   2014-03-24 14:58:36

 

Les pays africains qui ont déployé des troupes en République centrafricaine (RCA) dans le cadre des forces de maintien de la paix semblent davantage défendre leurs propres frontières que de maintenir la paix, déplorent les évêques catholiques de RCA. Dans une lettre adressée à leurs confrères américains, Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, et Mgr Nestor-Desiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa, leur demandent d’intervenir pour aider à la reconstruction de leur pays.


Tant Mgr Dieudonné, président de la Conférence épiscopale de RCA que Mgr Nestor-Desiré, son vice-président, déplorent que les forces internationales engagées dans cette opération de maintien de la paix n’ont pas complètement rempli leur mandat. Les troupes de divers pays interviennent en vertu de la Résolution 2127 du Conseil de sécurité de l’ONU, instaurant la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).


Les tueries de civils ne relèvent pas de motifs religieux


Les évêques signataires ont appelé leurs homologues des Etats-Unis à aider à promouvoir la reconstruction de leur pays ravagé par la violence armée. Ils expriment leur méfiance à l’égard des forces de paix inter-africaines, déployées dans leur pays, en estimant qu’elles défendent la sécurité des frontières de leurs pays respectifs, au lieu de veiller à la paix en RCA. 


Ainsi, ont-ils écrit, les troupes tchadiennes sont déployées dans le nord-ouest de la RCA, tout près de la frontière de leur pays, dans les zones où se concentrent de larges groupes des ex-rebelles de la Seleka. Celles du Cameroun, se trouvent à l'ouest, dans la région voisine de leur pays. Les soldats du Congo Brazzaville sont dans le sud-ouest, non loin de leur frontière, tandis que leurs homologues de la République démocratique du Congo, sont stationnés dans le sud-est, également vers la frontière de leur pays.


«La proximité de ces troupes avec leurs pays d'origine peut encourager le trafic illégal des ressources minérales au-delà de nos frontières », ont-ils souligné, tout en insistant sur le fait que «le vrai problème de la RCA est celui de l'insécurité».


La restauration de la sécurité va de pair avec la promotion du développement

Les évêques estiment cependant que la restauration de la sécurité va de pair avec la promotion du développement. Une telle approche inclusive, en développant des activités générant des revenus, pourra prendre en compte la jeunesse sans emploi qui serait tentée de rejoindre les rebelles. Ils relèvent également que les fonctionnaires n’ont pas reçu de salaire depuis cinq mois et se demandent pourquoi ces citoyens devraient écouter les responsables du pays s’ils ne sont plus payés.

Depuis plusieurs mois, les évêques de RCA répètent que les tueries de civils que les diverses milices continuent de perpétrer ne relèvent pas de motifs religieux, malgré ce qui est décrit dans les médias. Les évêques estiment que le repli des Seleka dans la partie septentrionale du pays risque de diviser le pays en deux.

 

 (apic/ibc)

Les évêques centrafricains critiquent la Misca
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:18

 

 

 

 

 

 

24/03/2014 à 12:21 Par Jeune Afrique

 

Le président américain, Barack Obama, a autorisé l'envoi de 150 hommes des forces spéciales, appuyés par quatre avions de transport CV-22 Ospreys et des avions ravitailleurs. Ces renforts seront déployés entre la Centrafrique, l'Ouganda et la RDC pour traquer le chef de la LRA, Joseph Kony.

 

Décidés d'en finir une fois pour toute avec la Lord resistance army (LRA) de Joseph Kony, les États-Unis ont décidé d'envoyer des renforts en Ouganda. "Au moins quatre avions de transport CV-22 Ospreys et des avions ravitailleurs, ainsi que 150 soldats des forces spéciales doivent arriver en milieu de semaine", a indiqué lundi le porte-parole du Pentagone, le colonel Steven Warren.

 

L'opération a commencé dimanche soir, a indiqué Amanda Dory, assistante au secrétariat de la Défense pour les Affaires africaines.

 

Les avions Ospreys, croisement entre l'avion de transport militaire et l'hélicoptère, peuvent décoller et atterrir verticalement grâce à leurs hélices, une faculté de mouvement très utile en terrain accidenté pour déplacer des combattants. En cours de déploiement depuis Djibouti, ils devaient être opérationnels entre la Centrafrique, l'Ouganda et la RDC.

 

Les forces américaines interviennent en appui aux forces ougandaises qui recherchent Joseph Kony, chef sanguinaire de la LRA, responsable selon l'ONU de la mort de plus de 100 000 personnes ces 25 dernières années. Washington offre 5 millions de dollars pour sa capture.

 

Washington n'oublie pas la loi anti-gay

 

Le président américain Barack Obama avait déjà envoyé en Ouganda 100 soldats des forces spéciales pour aider à la traque de Kony dès octobre 2011.

 

Washington a tenu à préciser que l'accroissement de l'aide américaine ne signifie pas que l'administration Obama oublie ses critiques contre la nouvelle loi ougandaise durcissant la répression de l'homosexualité.

 

"S'assurer de la justice et de la poursuite de ceux qui violent les droits de l'homme comme la LRA et protéger les droits des homosexuels et des personnes transgenres ne sont pas incompatibles", a estimé Grant Harris, un assistant special du président Obama et responsable des Affaires africaines pour le Conseil de sécurité nationale, rapporte le Washington Post.

 

 (Avec AFP)
 

 

 

 

Ouganda : des renforts américains pour traquer la LRA de Joseph Kony
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:09

 

 

 

 

 

 

http://www.dakaractu.com/  Lundi 24 Mars 2014

 

La violence continue de belle en république centrafricaine et nos compatriotes restés dans ce pays en proie à une grave crise en ont fait les frais ce weekend. Deux Sénégalais ont subi des attaques des milices cataloguées rebelles antibalaka, avec un mort et un blessé grave au bout du compte. 

 

Oumar Ly, le premier de nos compatriotes, un natif de Kanel, a été atteint d’une balle en pleine poitrine tiré par ces tueurs de sang froid qui sévissent en toute impunité. Idy Sy un autre Sénégalais natif lui de Ourossougui a été grièvement blessé à coup de machettes, il est actuellement hospitalisé dans un état critique.

 

 Thierno Ly un de leurs voisins, joint au téléphone par nos confrères de Walfadjri, a expliqué le calvaire vécu en ces termes : « Les faits se sont déroulés hier. Le premier de nos compatriotes a reçu une balle en pleine poitrine hier aux environs de 17 heures. Il est décédé hier nuit (dimanche). Il a été enterré  aujourd’hui, après les prières rituelles. Le second a été acheminé à l’hôpital avoir reçu plusieurs coups de machettes. Il est actuellement entre la vie et la mort ».

 

 Selon lui nos compatriotes sont toujours exposés et les autorités sénégalaises doivent savoir que d’autres Sénégalais résidant en Centrafrique sont dans les provinces et non pas seulement dans la capitale. 

 

 

Un Sénégalais tué à Bangui

 

http://www.setal.net/  Lundi 24 Mars 2014 - 12:08 avec la RFM

 

SETAL.NET - Un sénégalais répondant au nom de Oumar Ly a été tué ce matin par balle à la mosquée de Bangui, en Centrafrique. 


Selon la RFM qui donne la triste nouvelle, notre compatriote qui est originaire de Kanel (nord du Sénégal) s’apprêtait de se rendre au Congo-Brazzaville lorsqu’il a reçu une balle qui lui a été fatale. 


Rappelons que la Centrafrique est secouée par une crise interconfessionnelle depuis que François Bozizé a été renversé par la Séléka qui, à son tour a été contraint de lâcher le pouvoir.

Sénégal : Deux de nos compatriotes encore touchés par les violences en Centrafrique Un Sénégalais tué, un autre dans un état critique
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 12:07

 

 

 

 

 

Bangui 24 mars 2014 (CAP) - Après plusieurs années de et d’harassantes démarches et de longues et pénibles procédures judiciaires, la succession de feu général André Dieudonné Magalé représentée par son fils Cyrille Magalé a fini par obtenir par référé en date du 10 mars 2014 du Tribunal de Grande Instance de Bangui l’ordonnance d’expulsion de la villa Magalé illégalement occupée depuis dix ans par l’ex-Premier Ministre Elie Doté avec la complicité d’ECOBANK Centrafrique.

 

L’ordonnance de référé mentionne ceci: « Vu les dispositions de l’article 674 du code de Procédure civile, Attendu que par requête susvisée, la succession Magalé a saisi le juge des référés afin de s’entendre ordonner l’expulsion de sieur Elie Doté et de tout occupant de son chef des lieux sous astreinte journalière de 10. Millions de F CFA à compter de la signification de la décision à intervenir ;

 

Qu’elle expose à l’appui de sa requête que courant 1980, l’ECOBANK Centrafrique, sous son ancienne dénomination BICA avait consenti à la Société Agricole et Commerciale de la Lobaye dite SOCOBA, un prêt de quarante millions (40.000.000 F CFA) ;

 

Qu’en garantie dudit prêt, l’ECOBANK Centrafrique avait obtenu une caution hypothécaire sur les titres fonciers n°652 et 3017 appartenant respectivement aux feus Hugues Dobozendi et André Dieudonné Magalé alors actionnaires statutaires de ladite société ;

 

Qu’en outre pour avoir sûreté du paiement, ECOBANK a fait réaliser le nantissement des loyers sur la villa Magalé objet d’hypothèque ;

 

Que pendant que la succession Magalé s’impatiente pour un règlement à l’amiable avec l’ECOBANK, sieur Elie Doté refuse délibérément de payer les loyers et continue d’occuper les lieux sans un moindre contrat de bail mettant ainsi en péril la volonté de la succession de se libérer de son engagement vis-à-vis de la banque ;

 

Qu’elle sollicite du juge des référés l’expulsion de sieur Elie Doté et de tout occupant de son chef des lieux pour mauvaise foi ;

 

Que sieur Elie Doté a sollicité du Juge un délai de congé de 12 mois pour chercher une autre villa ;

 

Attendu qu’il résulte des pièces du dossier et des débats que pour rembourser à l’ECOBANK un prêt qu’avait contracté leur dfunt père, la succession Magalé avait consenti un nantissement de loyers sur la villa Magalé objet du Titre Foncier n° 3017 ; que cette volonté mise à mal par sieur Doté qui occupe cette villa depuis dix ans et refuse de payer des loyers sous prétexte de ce qu’il a réhabilité la villa à hauteur de 59.765.268 f CFA, que le montant des travaux de réhabilitation par lui affecté dépasse même le montant de la dette par laquelle les loyers sont saisis ; qu’en l’espèce, sieur Elie Doté n’est occupant sans droit ni titre ; puisqu’il n’a pu exhiber un quelconque contrat de bail qui lierait soit l’ECOBANK soit à la succession Magalé ; qu’en raison de l’urgence qui justifie aisément la compétence du Juge des référés, il y a lieu d’ordonner son expulsion et de débouter la succession Magalé du surplus de sa demande ; »

 

Un congé de trois mois a été accordé par le juge à sieur Elie Doté

La succession de feu André MAGALE obtient par voie judiciaire l’expulsion de sa villa de l’ex-PM Elie DOTE
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 11:59

 

 

 

 

 

 

24 MARS 2014

 

Un an plus tard, la sécurité, l’assistance et la justice demeurent essentielles

 

(Bangui) – Des milliers de civils se trouvent dans un cruel besoin de protection et d’assistance immédiates en République centrafricaine, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Un an après le coup d’État de la coalition rebelle de la Séléka, les efforts internationaux pour s’attaquer à la crise demeurent tragiquement insuffisants. Il existe en particulier une nécessité urgente de mettre fin à l’impunité pour les exactions en cours et de faire en sorte que des comptes soient rendus pour les crimes commis par toutes les parties.


Human Rights Watch a publié aujourd’hui un recueil de 133 pages de documents produits au cours de l’année écoulée depuis que la coalition rebelle de la Séléka a renversé le gouvernement du Président François Bozizé, le 24 mars 2013.

 

« Le coup d’État de la Séléka l’année dernière a semé la terreur et la désolation, suscitant une réaction violente et abusive de la part des milices anti-balaka, et les deux factions continuent de mettre en danger les populations en République centrafricaine », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique au sein de Human Rights Watch. « La réponse amplifiée de la communauté internationale depuis décembre 2013 n’a pas été capable de faire face à la crise, notamment en ce qui concerne le besoin de protection des civils et l’aide apportée aux milliers de personnes déplacées. »

 

La Séléka, qui comprend surtout des musulmans originaires du nord-est du pays ainsi que du Tchad et du Soudan, a commis des massacres dans de nombreux villages, a incendié et pillé des maisons, recruté des enfants comme soldats, violé des femmes et tué probablement des milliers d’habitants. Les attaques ont causé une crise humanitaire massive, contraignant la population à vivre sans logement, alimentation et soins de santé adéquats.

 

En représailles pour les exactions commises par la Séléka, un groupe de combattants, chrétiens et animistes  pour la plupart, et connus comme les anti-balaka [anti-machette], constitués sous Bozizé pour combattre le banditisme, ont commencé en août 2013 à attaquer la Séléka et à prendre pour cible les civils musulmans censés soutenir la coalition rebelle. En décembre, les anti-balaka ont mené une attaque de grande ampleur contre Bangui, la capitale, obligeant la Séléka à battre en retraite et à se regrouper. La Séléka a officiellement cédé le pouvoir en janvier 2014. Une nouvelle présidente, Catherine Samba-Panza, anciennement maire de Bangui, a été élue le même mois pour diriger l’administration intérimaire du gouvernement.

 

L’Union africaine (UA) et la France ont déployé un nombre croissant de troupes de maintien de la paix pour stabiliser la République centrafricaine, mais les forces de maintien de la paix n’ont pas réussi à stopper la spirale de la violence. Le 10 février 2014, l’Union européenne a accepté de fournir des troupes afin de contribuer aux efforts internationaux pour protéger les populations les plus en danger, mais ces troupes n’ont toujours pas été déployées en République centrafricaine. Une force de maintien de la paix des Nations Unies  à part entière devrait être autorisée et déployée de toute urgence, selon Human Rights Watch.

 

Jusqu’à ce que cette force soit déployée sur le terrain, la force de maintien de la paix de l’UA, connue sous le nom de MISCA, et la force française Sangaris doivent prendre des mesures supplémentaires immédiates pour assurer une plus grande sécurité, notamment en patrouillant activement dans les zones vulnérables à la violence, en particulier celles où restent des populations musulmanes minoritaires. À la suite de l’effondrement de la Séléka, des milliers d’habitants musulmans ont fui pour se réfugier dans les pays voisins, tels que le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo.

 

« Il reste encore d’énormes lacunes dans la sécurité la plus élémentaire apportée aux populations de la République centrafricaine », a conclu Daniel Bekele. « Des milliers de personnes dont la vie reste en danger imminent dépendent du déploiement urgent de troupes supplémentaires de maintien de la paix et d’une protection élargie de la part des troupes qui sont déjà sur le terrain. »

 

République centrafricaine : Un pays dans la tourmente
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