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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 10:41
Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude
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Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude
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Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude

 

 

Par Célian Macé Libération — 1 septembre 2016 à 19:11

 

Les résultats officiels de la présidentielle dans la région du Haut-Ogooué, ultra-favorables à Ali Bongo, sont contestés par son rival, Jean Ping. Les opposants ont été violemment réprimés.

 

C’est une province peu peuplée, minière (on y trouve les principales réserves de manganèse du Gabon) et où 250 fossiles en excellent état de conservation retrouvés en 2010 ont apporté, pour la première fois, la preuve de l’existence d’organismes pluricellulaires durant le protérozoïque, il y a 2,1 milliards d’années. Mais le Haut-Ogooué est surtout la région natale de la famille Bongo. C’est donc ici que se serait concentrée la fraude électorale du scrutin présidentiel du 27 août.

 

Selon les résultats officiels proclamés par le ministre de l’Intérieur mercredi, les électeurs du Haut-Ogooué auraient voté comme un seul homme en faveur du président sortant, Ali Bongo, qui recueillerait 95,46 % des voix. Mais surtout, ils se seraient mobilisés dans une proportion encore jamais vue : 99,93 % des citoyens inscrits sur les listes électorales auraient fait le déplacement jusqu’aux urnes.

 

En 2009, ils étaient 65 % selon les chiffres officiels. Et, déjà, la participation était gonflée si l’on en croit un câble de l’ambassadrice américaine de l’époque, révélé par WikiLeaks, qui doute à la fois de la dimension des listes électorales et du taux de votants : celui-ci est «considérablement plus haut (15 points) que dans les huit autres provinces du Gabon. Sans le large nombre de votes du Haut-Ogooué, les 41 % de suffrages d’Ali Bongo baisseraient de façon significative. […] Ramené à un taux de participation plus raisonnable, comparable aux autres provinces, Ali Bongo perdrait 12 points sur le décompte total officiel».

 

Cette fois-ci, le régime a poussé le bouchon un peu loin. Il faut dire qu’après le dépouillement des votes dans les huit autres provinces (dont l’opposition ne conteste pas les résultats), il avait près de 60 000 voix à rattraper. Ali Bongo s’est donc octroyé 65 073 bulletins en sa faveur (contre 3 071 pour Ping) dans le Haut-Ogooué, d’après le procès-verbal de centralisation rédigé lundi et dont Libération a obtenu copie. Ce résultat improbable a permis au président sortant de revendiquer la victoire finale, en dépassant le score national de Jean Ping de 5 594 voix.

 

Interrogé sur la crédibilité de ces chiffres, un haut responsable de la Commission électorale, représentant du parti au pouvoir, a commenté ainsi : «Nous sommes à mille kilomètres du Haut-Ogooué. Nous ne pouvons pas savoir quel a été le degré de mobilisation populaire.»

 

Les partisans du leader de l’opposition ont fait leurs propres calculs. Selon leur décompte, transmis à Libération, 29 114 personnes ont voté dans le Haut-Ogooué (et non 68 399, comme indiqué sur le PV officiel). Ali Bongo arriverait bien en tête avec 24 910 voix (soit 86 % des suffrages exprimés), un score insuffisant pour combler l’écart national avec Jean Ping. Celui-ci remporterait donc l’élection avec 38 000 voix d’avance. «Nous avions des représentants légaux dans chaque bureau de vote, même dans le Haut-Ogooué, précise un responsable européen de l’équipe de campagne de Jean Ping. Nos chiffres sont tout simplement ceux des procès-verbaux que nous avons transmis à la mission européenne d’observation des résultats.» Cette dernière demande au gouvernement gabonais la publication des résultats bureau par bureau. Sans succès pour l’instant.

 

Célian Macé

 

 

Violences au Gabon : Bongo appelle au calme, Ping lui demande de partir

 

http://www.france24.com/  01/09/2016

 

Le calme est revenu dans la capitale du Gabon après une nuit d'émeutes post-électorales. Le président Ali Bongo a rejeté sur l'opposition la responsabilité des troubles. Son rival Jean Ping conteste les résultats et lui demande de quitter le pouvoir.

 

• L'annonce de la victoire du chef de l’État sortant Ali Bongo à la présidentielle gabonaise a déclenché une vague de violences à Libreville, la capitale, et dans d’autres villes du pays dans la nuit de mercredi 31 août à jeudi 1er septembre. Des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et des partisans de l’opposant Jean Ping qui estiment s’être fait voler l’élection. L’Assemblée nationale a été incendiée tandis que le QG de campagne de Jean Ping a été pris d’assaut par des militaires. Dans la journée de jeudi, un calme précaire était revenu à Libreville.

 

• Le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya, a indiqué que les forces de l’ordre avaient procédé à un millier d’arrestations à travers le pays. Trois personnes auraient été tuées durant les troubles, selon le ministre qui n’a toutefois pas précisé s’il s’agissait de civils ou de militaires.

 

• Lors d’une allocution télévisée, le président Ali Bongo a rejeté sur l’opposition la responsabilité des heurts. "La démocratie s'accommode mal de la prise d'assaut d'un Parlement", a-t-il affirmé jeudi après-midi.

 

• Jean Ping a estimé qu’un recours au Conseil constitutionnel serait inutile. "La seule solution, c'est qu'il [Ali Bongo] reconnaisse sa défaite parce qu'il sait qu'il a été battu", a-t-il estimé sur la chaîne BFM-TV.

 

REVUE DE PRESSE AFRIQUE

 

A la Une: Gabon, la poudrière

 

Par Norbert Navarro RFI

 

Illustration à « la Une » d’Afrique Inside, qui publie une image de nuit de la capitale gabonaise, éclairée par les lueurs d’un incendie, celui de l’Assemblée nationale, embrasée « sans que les forces de sécurité ne ripostent, souligne ce site d’informations en ligne. En 2009, seul Port-Gentil avait subi des troubles, Libreville avait été épargné ». Afrique Inside décrit ainsi une atmosphère « quasi-explosive dans certains quartiers de Libreville ».

 

Emeute, donc, mais aussi appréhension, car, « sans être catastrophiste, on devrait s’inquiéter de ce qui risque d’arriver dans les prochains jours au Gabon, craint Le DjelyParce que dans la crise en gestation, aucune perspective de solution n’est en vue, souligne ce journal guinéen en ligne. Chaque camp demeure dans sa logique et est résolu à faire triompher cette dernière (…) Naturellement, l’image du régime en sortira écornée. Mais au stade où on en est, c’est le cadet des soucis d’Ali Bongo », déplore Le Djely. C’est « la honte ! », lance Le Pays, au Burkina-Faso. Ce quotidien affuble le président sortant d’un sobriquet on ne peut plus lapidaire. Pour Le Pays, Ali Bongo, c’est « Ali Baba » ! « S’il a vraiment compris la soif d’alternance des Gabonais, (Ali Bongo) devrait commencer à songer à préparer, dès à présent, son départ, même si l’orage venait à passer, ajoute Le PaysDeux septennats dans les conditions que l’on sait, ça suffit ! »

 

« Comme on le voit, soupire son confrère L’Observateur Paalgac’est l’ancien îlot de stabilité qui est entré dans une logique d’affrontement à l’issue incertaine ». Dans cette situation de « chaos », cet autre journal ougalais craint que « la Grande Muette vienne mettre les godillots dans le plat ». Ce qui conduit sans attendre L’Observateur à se demander ce que fera la France, « l’ancienne puissance tutélaire qui, outre d’énormes intérêts économiques à préserver, a une base militaire au Gabon. Va-t-elle se ruiner en vaines médiations ou alors comme elle l’a si souvent fait du temps de la Françafrique, se contentera-t-elle de tirer les ficelles ? », s’interroge L’Observateur Paalga.

 

Pour le journal Aujourd’hui, la réponse à cette question est toute trouvée. Tout en se demandant si la France a « lâché Bongo fils », ce confrère estime que « tout semble indiquer, sous réserve d’une évolution de la situation, que Ali Bongo n’est pas dans les petits papiers de la France hollandienne ».

 

Gabon : que fera la France ?

 

Mediapart se demande également si la France va « jouer l’arbitre de la crise électorale gabonaise ». Ce site Internet très en vue estime donc Jean Ping « qui a été pendant longtemps l’un des piliers du régime d’Omar Bongo et complice de ses magouilles (…) compte sur une intervention extérieure pour remporter le bras de fer engagé contre l’oncle de ses enfants ». Et Mediapart souligne que « le soutien de Paris lui est visiblement acquis ».

 

De son côté, Libération se pince le nez. Car, selon ce journal, plane au Gabon « une tenace odeur de fraude ». Comparant l’élection présidentielle de samedi dernier à celle de 2009, ce quotidien français estime que, dans le Haut-Ogooué, le régime Bongo a, cette fois-ci, « poussé le bouchon un peu loin » en octroyant « 65 073 bulletins en faveur (d’Ali Bongo) contre 3 071 pour Ping », précise-t-il.


Refus du recomptage non-prévu par les lois gabonaises ? « Cette position de fermeté ne sera pas facile à maintenir », prédit Le Figaro, le Gabon est « au bord de l’embrasement », car les points de vue « semblent irréconciliables » et la situation « de plus en plus dangereuse », estime ce journal conservateur français.

 

 

Le silence des chefs d’État africains sur les élections et les heurts au Gabon

 

http://www.jeuneafrique.com/  01 septembre 2016 à 19h51 Par Barthélémy Gaillard

 

Le scrutin serré de la présidentielle gabonaise et les heurts qui ont suivi n'ont provoqué que très peu de réactions officielles de la part des chefs d'État africains.

 

Au Gabon et un peu partout dans le monde, les réactions ont fusé. Depuis mercredi soir et la courte victoire largement contestée d’Ali Bongo Ondimba dans la course au palais présidentiel, des heurts ont éclaté à Libreville, avec en toile de fond des déclarations triomphales du vainqueur et des sorties critiques et amères du vaincu, Jean Ping, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, dont le QG de campagne a été attaqué.

 

Déclarations venues du monde entier

 

Au-delà des frontières gabonaises, les dirigeants des principales puissances mondiales sont vite montés au créneau. L’ONU, les États-Unis, l’Union européenne et la France ont tous appelé au calme pour « préserver la paix et la stabilité du pays », comme a pu l’exprimer Ban Ki-moon le secrétaire général onusien. Washington, Bruxelles et Paris ont également tous réclamé le recompte des votes, bureau par bureau, y compris dans la province du Haut-Ogooué, fief de la famille Bongo, où le président sortant a réalisé un score de 95,46% avec un taux de participation de 99,3%.

 

Mutisme des chefs d’État africains

 

Dans ce concert des nations, toute une partie de l’orchestre reste pourtant bien silencieuse. En effet, aucun des principaux chefs d’État de la région n’a fait de déclaration : ni Denis Sassou Nguesso, ni  Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, ni Paul Biya ou encore  Joseph Kabila ne se sont exprimés.

 

Le seul à s’être manifesté, contraint et forcé, reste Alassane Dramane Ouattara. Et pour cause, le président ivoirien s’est vu obliger de limoger son conseiller spécial Mamadi Diané, accusé de soutenir et d’aider le challenger Jean Ping dans la course à la présidence gabonaise. Outre la sanction, Alassane Ouattara s’est contenté d’un communiqué indiquant que « la présidence de la République ivoirienne condamne cet acte d’ingérence et rassure les autorités et le peuple gabonais qu’elle tient au strict respect de la souveraineté de la république gabonaise.»

 

L’Union africaine, seule voix continentale audible

 

Sur le continent, seuls les dirigeants de l’Union africaine ont réagi. Erastus Mwencha, son vice-président, a signifié toute sa « tristesse » face à la « flambée de violence » que connaît le Gabon depuis 24 heures (au moins un mort, un millier d’interpellations et des pillages dans les rues de Libreville) :  « J’espère sincèrement que l’escalade de la violence va être stoppée et qu’elle ne mettra pas en péril la paix et la stabilité du pays », a commenté le Kényan.

 

Quelques heures plus tard, la présidente de la Commission de l’Union Africaine a abondé. Nkosazana Dlamini Zuma a assuré « suivre de près la situation au Gabon et avoir « pris note des résultats préliminaires annoncés par la CENAP » tout en exprimant sa tristesse de voir « surgir la violence dans le pays, entraînant des morts, des blessés et des dégâts matériels ».

 

Finalement, la seule star continentale à s’être exprimée sur le sujet ne vient pas du sérail politique, mais des terrains de footPierre-Emerick Aubameyang, le Ballon d’or africain 2015, a rappelé sur Twitter qu’il jouerait contre le Soudan avec la sélection nationale gabonaise vendredi soir. Un match disputé pour « la chose qui lui tient le plus à cœur » et qui selon lui « a toujours bien décrit le Gabon : la paix. »

 

 

Gabon : pourquoi la France tourne le dos à Ali Bongo

 

http://www.lesechos.fr/  JUSTINE BABIN Le 01/09 à 18:42Mis à jour le 02/09 à 10:43

 

Le ministère des Affaires étrangères a exprimé ses « doutes » quant à la transparence des résultats ayant conduit Ali Bongo Ondimba à la victoire. La France avait pourtant soutenu sa candidature aux précédentes présidentielles.

 

La France a officiellement exprimé ses « doutes » jeudi quant à la véracité des résultats de l'élection présidentielle au Gabon qui donne vainqueur, à 49,85% des suffrages, le président sortant Ali Bongo Ondimba. Cette victoire sur son opposant Jean Ping, contestée par une partie des électeurs, a suscité une vague de violences à Libreville, la capitale du pays. Le président François Hollande a réclamé « un processus garantissant la transparence ». Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a, lui, demandé à ce que « les résultats des élections soient donnés bureau par bureau ».

 

Cette demande fait référence aux résultats étonnamment élevés du président sortant Ali Bongo Ondimba dans sa région natale, le Haut Ogooé. Il y aurait raflé 96% des suffrages avec un taux de participation de 99,98%, ce qui signifie que seuls une dizaine d'électeurs, sur les quelque 71.000 habitants que compte ce « gouvernorat », ne seraient pas allés aux urnes le 27 juin.

 

Avant même la publication des résultats du vote, le Parti socialiste avait esquissé dimanche ce que pourrait être la réaction française à une nouvelle victoire d'un membre de la famille Bongo. « Le vote libre des citoyens est l'outil par lequel la démocratie s'exprime et l'alternance, quand ils le décident, doit fonctionner. Voilà pourquoi la démocratie doit triompher au Gabon, comme c'est déjà le cas dans plusieurs Etats, et ce mouvement doit s'amplifier. Voilà plus d'un demi siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple ", avait-il exprimé dans un communiqué.


http://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0211247468410-gabon-pourquoi-la-france-tourne-le-dos-a-ali-bongo-2024230.php?2fx5M5M7WDQaqWmK.99#Xtor=AD-6000

 

 

Onze trucs qui arrivent à chaque élection dans une dictature africaine

 

http://www.slateafrique.com/ 31/08/2016 à 13:03

 

Les résultats de l'élection présidentielle gabonaise du 27 août n'ont toujours pas été annoncés. Une caricature de scrutin truqué comme les dictateurs africains savent si bien le faire.

 

Après 49 ans de règne sans partage sur le Gabon et sa rente pétrolière, la famille Bongo tente de s'agripper à son fauteuil en truquant les résultats de l'élection présidentielle du 27 août qui a opposé Ali Bongo, le fils, à Jean Ping, ancien ministre et gendre d'Omar Bongo, le père.

 

Entre une annonce des résultats toujours repoussée, un score de participation indécent dans le fief des Bongo et des centaines de policiers déployés dans les rues de la capitale, le scénario du scrutin gabonais ressemble à une caricature d'élection organisée par une dictature africaine. 

 

1. Les candidats revendiquent la victoire avant le vote

2. La police se déploie dans les rues le jour de l’élection

3. Le leader de l’opposition est un ancien ministre

4. Le président sortant qui détourne l’argent du pétrole promet plus d’égalité

5. Le nombre de votants dépasse le nombre d’inscrits dans certaines circonscriptions

6. La télé nationale diffuse des documentaires animaliers le jour de l’élection

7. Internet ne fonctionne plus pendant l'élection

8. La commission électorale est composée de proches du président

9. L’annonce des résultats est repoussée de trois jours

10. Le résultat ne correspond pas au PV

11. L’ONU rapporte «quelques irrégularités» dans le processus démocratique

 

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Centrafrique-Presse.com
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 17:17

 

 

http://www.investiraucameroun.com/  jeudi, 01 septembre 2016 08:52

 

(Investir au Cameroun) - Les directeurs généraux (DG) des Douanes du Cameroun, du Tchad et de la République centrafricaine ont validé il y a quelques jours à Douala, la procédure du titre de transit unique (TTU) en zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale).

 

L’objectif du TTU est la facilitation et la sécurisation des opérations de transit par route ou par transport multimodal pour les marchandises importées ou manufacturées au Cameroun et destinées à la République centrafricaine (RCA) ou au Tchad. Plus spécifiquement, il vise, entre autres, la dématérialisation des procédures, la réduction des délais de transit sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena (passer de 12 à 6 jours), la simplification des procédures aux points de rupture de charge (Bélabo, Ngaoundéré, etc.),  la sécurisation des marchandises en transit par une meilleure traçabilité des opérations d’éclatement des cargaisons à partir du bureau Centralisateur, etc.

 

Sur un autre plan, au cours de la cérémonie de Douala, il y a eu la signature solennelle du protocole d’accord en matière d’assistance administrative mutuelle entre les douanes camerounaise et tchadienne. Le DG camerounais Fongod Edwin Nuvaga et son homologue tchadien Akouya Tchalet se sont engagés à renforcer la coopération entre leurs deux administrations, en vue de lutter contre la fraude et favoriser la mobilisation optimale des recettes budgétaires.

 

Sylvain Andzongo

 

Le Cameroun, le Tchad et la Centrafrique valident un titre de transit unique pour la circulation des marchandises
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Centrafrique-Presse.com
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 16:56
Vers la relance de l’apiculture en Centrafrique

 

 

01/09/16 (APA )

 

La technique moderne de production de miel et de transformation post-récolte des produits de la ruche est au centre d’une rencontre ce mercredi entre les membres du Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (BIRA/UA) et les producteurs du miel de Centrafrique.

 

Cette rencontre présidée par le ministre de l’Elevage et de la Santé animale, Yerima Youssoufa Mandjio, vise à maximiser la production de miel et de ses produits dérivés pour que la filière profite financièrement aux producteurs.

 

Pour Marie Noëlle Mbaïkoua, chef de service au ministère de l’Elevage, cette rencontre est une occasion pour les apiculteurs centrafricains d’avoir des nouvelles connaissances non seulement dans la fabrique des ruches mais également de créer des produits dérivés à partir du miel.

 

« Il faut diversifier les sources de revenus des populations », a souligné Marie Noëlle Mbaïkoua estimant que le miel peut être une voie vers l’atteinte de cet objectif.

 

Soulignons que la RCA fut dans le passé un grand producteur de miel. Certains investisseurs avaient des entreprises de transformations du miel en d’autres produits mais ces industries ont été détruites durant les guerres qui ont émaillé l’histoire récente du pays.

 

Compte tenu de l’engouement de beaucoup d’investisseurs plus particulièrement chinois pour le secteur de l’apiculture, cette rencontre sert de base à cette relance et constituera une bouffée d’oxygène pour l’économie centrafricaine.

 

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Centrafrique-Presse.com
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 16:48
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le gouvernement toujours imprécis sur le sort des otages et des fugitifs de l’ex-Séléka

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 1 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er  septembre 2016 (RJDH)—Dans son communiqué du 22 aout dernier, le gouvernement centrafricain annonçait que les fugitifs de l’ex-Séléka, avaient fait, dans leur fuite des otages. Plus d’une semaine après, l’exécutif centrafricain ne donne pas de précision.

 

Dans le communiqué du 22 aout, le gouvernement n’a consacré qu’une ligne aux otages dont il a demandé la libération : « le gouvernement les (fugitifs) exhorte à déposer les armes sans délai, à libérer les otages en leur possession (…) » peut-on lire dans le document.

 

Plus d’une semaine après cette déclaration, le gouvernement n’a toujours pas donné des précisions sur l’identité, le nombre de ces otages. Contacté à plusieurs reprises par le RJDH, Théodore Jousso, ministre des transports et porte-parole du gouvernement a renvoyé le dossier à son collègue de la sécurité publique, Jean Serge Bokassa est injoignable. Néanmoins, au ministère de la sécurité publique on confirme la prise en otage de quelques chasseurs, habitants de Sibut et de ses environs sans donner des précisions sur leur nombre.

 

De sources bien informées, l’exécutif centrafricain n’a pas de données précises sur l’effectif et l’identité de ces otages. Par ailleurs, les mêmes sources indiquent qu’une négociation formelle n’est encore engagée « pour le moment, il n’y a pas de contact formel avec les ravisseurs. Le gouvernement a lancé un appel à la libération, voilà tout », a confié un cadre à la Primature.

 

Aussi, un proche de Abdoulaye Hissene, contacté par le RJDH n’a pas souhaité donner des précisions sur les otages. Ce dernier s’est contenté de rassurer sur leur situation, « les otages vont bien et ils sont entre de bonnes mains en attendant  que les choses se précisent » confie t-il au RJDH.

 

Ces personnes ont été prises en otage dans la nuit du 12 au 13 aout par des combattants de l’ex-Séléka parmi lesquels Abdoulaye Hissène et Aroun Gaye qui tentaient de rejoindre Kaga Bandoro à bord de véhicules armés.

 

 

Centrafrique : Le ministre Jean Serge Bokassa appelle à l’utilisation des atouts traditionnels dans la résolution de la crise

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 1 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er septembre 2016—Le ministre de l’administration du territoire et de la sécurité publique, Jean Serge Bokassa pose la chefferie traditionnelle comme voie de sortie de crise en Centrafrique. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH le week end dernier.

 

Jean Serge Bokassa pense que l’imitation des modèles ne saurait apporter la paix dans le pays « tout concept importé, n’a pas servi jusque là. Il faut actuellement apporter des solutions propres tirées de nos cultures, de notre histoire, de la chefferie traditionnelle pour espérer solutionner cette crise. Nous pensons qu’il y a tout un patrimoine immatériel qu’il faut ressusciter » précise le membre du gouvernement.

 

Le patron de la sécurité publique plaide pour la conservation du patrimoine traditionnel, « en Côte-d’Ivoire, ils ont su conserver leur chefferie traditionnelle. C’est le cas aussi  au Cameroun, tout proche de nous. Par contre, nous avons dépassé les bornes. Et aujourd’hui on a dû mal à les rétablir. C’est pourquoi, la crise là, n’est pas que politique, elle est aussi culturelle. C’est pour cela que nous plaidons pour la renaissance de notre culture et de la chefferie traditionnelle, ce qui nous fera gagner d’avantage » note t-il.

 

La réhabilitation de la chefferie traditionnelle est l’une des recommandations du forum de Bangui de mai 2015. Plusieurs ONG sont aujourd’hui engagées pour la renaissance de la chefferie traditionnelle en Centrafrique.

 

Centrafrique : Plus de six cent malades au stade avancé du sida pris en charge par MSF

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 1 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, le 01 septembre 201 6(RJDH)—Plus de six cent malades du Sida avec des infections opportunistes dont la tuberculose sont pris en charge par MSF à l’hôpital communautaire de Bangui. Emmanuel Lampaerd, Chef de mission des Médecins Sans Frontières, section de Belgique, a fait le point sur cette prise en charge dans cette interview accordée au RJDH.

 

RJDH : Bonjour Monsieur Emmanuel Lampaerd

 

EL : Bonjour

 

RJDH : Vous êtes Chef de mission des Médecins Sans Frontières section de Belgique qui vient d’amorcer un projet sur la prise en charge du VIH/SIDA. Quelles sont les ambitions de ce programme ?  

 

EL : Le projet « support à la médecine interne et le service du laboratoire » au sein de l’hôpital communautaire de Bangui veut offrir un accès aux soins de qualité et gratuit pour le stade clinique avancé du Sida. Nous ne parlons pas ici de la prise en charge avec l’antirétroviral pour les patients vivant avec le virus.

 

Nous parlons  ici des PVVIH qui sont pour  une autre raison devenues des cas cliniques sida .Des stades cliniques avancés des malades grabataires, des patients vivant avec le virus avec des infections opportunistes dont notamment la tuberculose qui représente en RCA en terme de coïnfection, une réalité assez importante. Nous voyons dans le service  de la médecine externe  que la proportion des malades du sida avec co-infection représente au moins un tiers et le gap au niveau de Bangui était réellement en terme d’offre  hospitalier pour ces malades VIH/sida, c’est qu’on essaie depuis quelques mois de mettre en place un support aux équipes du ministère de santé à l’hôpital communautaire de Bangui.

 

RJDH : Combien de malade  avez-vous déjà reçu dans le cadre de ce programme ?

 

EL : Nous pouvons dire que depuis le début du programme, nous avons jusque-là pris en charge plus de six cent malades de VIH/Sida, des patients  tuberculeux. Je crois que le nombre des cas est en augmentation  continu depuis le début du programme. En termes de nombre d’admission, nous tournons  facilement autour de  90 nouvelles admissions par semaine.

 

RJDH : Comment le suivi de ces patients se fait-il e dehors de l’hôpital ?

 

EL : Une fois que le malade est stabilisé et que les infections opportunistes aient été contrôlées, nous faisons le lien avec les différents centres qui existent à Bangui avec le soutien du fonds mondial, la fédération Internationale de la Croix Rouge et les sous récipiendaires qui appuient ces différents centres. Je peux citer la croix Rouge Française, Cordaid et l’expertise Française.

 

 RJDH : Quel est la différence entre la prise en charge  ambulatoire et la prise en charge hospitalière en termes de résultat ?

 

E L : La prise en charge ambulatoire, c’est quelque chose de tout à fait normal intégré avec des directives au niveau de la RCA qui s’inscrivent dans les directives de l’organisation Mondiale de la Santé. Nous parlons ici des directives RCA 2014 intégré dans plusieurs centres de santé. Le degré des soins infirmiers, la complexité de la prise  en charge, la nécessité de bon protocole, la nécessité d’un plateau technique biomédical c’est-à-dire un bon laboratoire.

 

Voici les différents défis qui différencient la prise en charge hospitalière vis-à-vis de la prise en charge ambulatoire intégrée dans les centres de santé. Nous voyons également les ressources humaines  au niveau des laboratoires, au niveau de l’équipe soignant, au niveau médecins traitants .Il va de soi que cela nécessite une excellente collaboration, une volonté réelle. Il s’agit d’un projet pilote et qui va pousser l’ensemble de la prise en charge avancée en RCA vers  un niveau de qualité d’accessibilité pour l’ensemble des patients vivant avec le virus et qui développe le sida avec une co-infection sachant que le VIH en RCA est une réalité, c’est le pays avec la plus haute prévalence dans la région de l’Afrique centrale. L’accès au traitement, la recherche des perdus de vue, l’interruption du traitement suite au cycle de violence font en sorte aujourd’hui, qu’il ya pas mal des malades grabataires. Ce projet veut leur offrir un accès au soin de qualité et gratuit.

 

RJDH : Parlons de collaboration. Dites nous, quel genre de collaboration que les Médecins Sans Frontières entretiennent ave l’hôpital communautaire ?

 

E L : L’hôpital communautaire de Bangui est un hôpital de niveau central. Au niveau de la médecine interne et au niveau d’accueil, la capacité est réduite. La collaboration est constructive entre nous. De part et d’autre, il ya très souvent des discussions, des échanges. Je crois qu’ensemble avec la direction de l’hôpital communautaire de Bangui, nous nous inscrivons dans la volonté  de mettre en place un projet pilote, un projet innovateur.

 

Nous sommes convaincus de la nécessité de mettre en place  un projet qui puisse garantir un plateau technique des soins infirmiers, des protocoles qui puissent répondre à cet énorme besoin au niveau de Bangui. C’est l’occasion de remercier les différentes équipes MSF, le ministère, les chefs de services impliqués, la direction de l’hôpital pour la collaboration.

 

RJDH : Monsieur Emmanuel Lampayerd, je vous remercie

 

E L : je vous remercie aussi

 

Propos recueillis par Pascale Angéla Saulet Yadibert

 

 

Relations tendues entre le personnel de l’ambassade de la RCA au Soudan

 

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 1 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er septembre 2016—La tension est palpable depuis quelques jours entre le personnel diplomatique de l’ambassade de la RCA au Soudan, a-t-on appris de sources proches du ministère des Affaires Etrangères à Bangui. Des fiches envoyées à Bangui par certains agents, seraient à l’origine de cette situation.  

 

Les relations entre le personnel de la représentation diplomatique centrafricaine au Soudan, sont tendues selon nos informations, suite à des accusations de fiches mensongères qui sont envoyées à Bangui. Le colonel Gérard Mackyo, attaché militaire à l’ambassade de la République Centrafricaine au Soudan est accusé par plusieurs de ses collègues d’être auteur de nombreuses fiches mensongères qui ont fini par glacer les relations. « Pour le moment au sein de l’ambassade, la méfiance s’est installée à cause des fiches que l’attaché de défense ne cesse d’envoyer à Bangui pour demander au ministre de relever certains collaborateurs. Ce sont ces correspondances qui sont à l’origine de la tension ici » a confié un personnel de l’ambassade contacté par la rédaction.

 

Dans un document dont le RJDH a eu copie, le Colonel Gérard Mackfoy, attaché de défense s’est pris à l’ambassadeur qu’il accuse de nourrir des intentions déstabilisatrices. Dans la même note qu’il a adressée au ministre des Affaires Etrangères, Mackfoy a demandé que tous ses proches collaborateurs puissent être relevés et que sa femme soit nommée comme sa secrétaire particulière.

 

De sources autorisées, plusieurs fiches signées par cet officier de l’armée, sont enregistrées au ministère des Affaires Etrangères. Mais, difficile de vérifier la véracité des accusations que le colonel Mackfoy porte contre le numéro 1 de l’Ambassade de la RCA au Soudan.

 

Ni l’ambassadeur ni l’Attaché de défense, sont joignables pour se prononcer sur cette affaire qui a joué sur l’efficacité de la mission diplomatique centrafricaine au Soudan. Au ministère des Affaires Etrangères, on promet d’agir pour mettre fin à la pratique de fiche mensongère « ce n’est pas seulement du Soudan que nous recevons ces fiches qui pour l’essentiel, ne rendent pas compte de la réalité. Des mesures sont en train d’être prises pour que les auteurs soient corrigés parce que cette attitude brise l’élan que est attendu sur le plan diplomatique » a confié un cadre au ministère qui a requis l’anonymat.

 

En fin juillet dernier, la détérioration des relations entre le personnel diplomatique s’est soldée par l’envoi de la police diplomatique au niveau de la mission centrafricaine.

 

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 16:26

 

 

http://www.jeuneafrique.com/  01 septembre 2016 à 15h11 — Mis à jour le 01 septembre 2016 à 15h53 Par Vincent Duhem

 

L'Office central de répression du banditisme (OCRB) et son ancien chef, Robert Yékoua-Ketté, sont accusés d'avoir commis plusieurs dizaines d’exactions contre des civils. Enquête les méthodes pour le moins musclées de cette unité spéciale de la police centrafricaine.

 

Bangui, samedi 20 février 2016. La Centrafrique se prépare à organiser l’élection présidentielle qui doit mettre fin à plus de trois ans d’une transition interminable. Romarick Yakoro, un technicien de 19 ans, est arrêté par un détachement des Forces armées centrafricaines (Faca) après un différend avec l’un de ses clients qui l’accuse de vol. Quelques minutes plus tard, un homme arrive sur les lieux. Il s’agit de Robert Yékoua-Ketté.

 

Ni une ni deux, le patron de l’Office centrale de répression du banditisme (OCRB) assène un coup au technicien avec son arme à feux, le menace et le conduit dans les locaux de l’OCRB, racontent des témoins. Selon un proche de Romarick Yakoro, Ketté l’aurait frappé à plusieurs reprises avant de le mettre dans sa voiture et de quitter les lieux. Le corps sans vie du technicien sera retrouvé plusieurs heures plus tard devant la morgue de la capitale centrafricaine. Avec une blessure par balle à la nuque.

 

Cette affaire sordide est racontée par les experts de l’ONU sur la Centrafrique dans leur dernier rapport, publié en août. Elle s’ajoute à la longue liste d’exactions de l’ORCB auxquelles Robert Yékoua-Ketté est accusé d’avoir pris part. En juin, Human Right Watch (HRW) accusait déjà l’unité spéciale de lutte contre la criminalité d’avoir « exécuté illégalement au moins 18 personnes, et peut-être plus, entre avril 2015 et mars 2016 ». Robert Yékoua-Ketté, qui a été démis de ses fonctions le 8 juin, serait directement impliqué dans 13 de ces « incidents », poursuit HRW. À chaque fois, le scénario est sensiblement le même. Des civils accusés de vols sont arrêtés par l’OCRB, avant d’être froidement exécutés.

 

En exil au Bénin

 

Lieutenant de l’armée centrafricaine, Robert Yékoua-Ketté en est exclu dans les années 1990 après un dérapage. Affecté au centre d’instruction de Bouar (Ouest), il avait été accusé d’avoir froidement abattu un civil en plein centre-ville. Rapatrié à Bangui, exclu de l’armée, il vivra en marge de la grande muette pendant plusieurs années avant de quitter la RCA pour le Bénin.

 

Si Yékoua-Ketté est mis en cause dans ces différents rapports, la culture maison de l’OCRB est aussi visée

 

À Cotonou au milieu des années 2000, il fait la connaissance d’Abakar Sabone et Michel Djotodia, eux aussi en exil dans la capitale économique du Bénin. Il fera son retour à Bangui à l’occasion du coup d’État qu’ils organiseront en mars 2013 avec la coalition rebelle Séléka. C’est pourtant après le départ de Djotodia, sous la présidence de Catherine Samba-Panza, qu’il sera nommé à l’OCRB en février 2015. La raison ? Certaines sources évoquent une proximité avec le ministre de la Sécurité d’alors, Samedi Nicaise Karnou, ou avec Jean-Jacques Demafouth qui fut pendant un moment le « Monsieur sécurité » de CSP.

 

Si Yékoua-Ketté est mis en cause dans ces différents rapports, les méthodes de l’OCRB sont aussi visées. En 1997, cette unité spéciale de la police chargée de lutter contre le banditisme est crée alors qu’Ange-Félix Patassé est président de la République et que Bangui vient de traverser une série de mutinerie dans l’armée. C’est au redouté et populaire commissaire divisionnaire Louis Mazangue qu’est alors confiée sa direction.

 

En 3 ans, 50 personnes exécutées sommairement 

 

À Bangui, celui qui dit ne « prévenir qu’une fois » les délinquants récidivistes confirme rapidement sa réputation. En trois ans, près de 50 personnes sont exécutées sommairement par ses équipes, selon l’ONU. Un jour, l’OCRB torture puis abat un jeune braqueur présumé qui avait défié la police. Un autre, un ressortissant congolais suspecté de braquages est poursuivi et tué par balles. Son corps est jeté dans la rue.

 

Les Nations unies s’emparent rapidement du sujet. Dans la capitale centrafricaine, Nicolas Tiangaye, alors président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH) déclare en août 2000 : « Nous allons maintenir la pression jusqu’à ce que ces exécutions extra-judiciaires s’arrêtent. » Mais rien n’y fait.

 

Mazangue bénéficie de la protection des plus hautes autorités de l’État et surtout du soutien de la population pour qui les exécutions sommaires de délinquants par la police sont une bonne chose. « Ces pratiques font aujourd’hui parties de la culture de la maison. D’autant plus quelles sont toujours soutenues par une part de la population », conclut un militaire centrafricain.

 

Une situation qui explique sans doute pourquoi, à ce jour, Yékoua-Ketté n’a pas été inquiété par la justice de son pays.

Lu pour vous : Centrafrique : Robert Yékoua-Ketté et les dérives de l’OCRB
Lu pour vous : Centrafrique : Robert Yékoua-Ketté et les dérives de l’OCRB
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 16:16

 

 

Bangui 1er septembre (CAP) Sous la pluie qui s’est abattue sur Bangui ce matin, un avion cargo de type DC 10 affrété par la Minusca a fait une sortie de piste sans grands dommages aux environs de 11 h (heure locale) à l’aéroport international de Bangui Mpoko en raison d’un début d’incendie, ce qui a dû entraîner momentanément la fermeture au trafic aérien de la piste de l’aéroport.

L’appareil qui s’est immobilisé à côté de l’unique piste d’envol, l’aéroport de Bangui Mpoko ne disposant pas des engins qui tractent habituellement les aéronefs sur le tarmac des aéroports a pu quelque temps après être déplacé pour être conduit sur le tarmac par des engins de Sangaris rendant possible la réouverture de la piste d’envol et d’atterrissage.

Le cargo sortie piste a pu regagner le tarmac de l'aéroport Bangui Mpoko enfin réouvert
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 13:46

 

 

Bangui 1er septembre (CAP) Sous la pluie qui s’est abattue sur Bangui ce matin, un avion cargo de type DC 10 a fait une sortie de piste aux environs de 11 h (heure locale) à l’aéroport international de Bangui Mpoko qui a dû être fermé au trafic aérien depuis lors, l’appareil étant toujours immobilisé à côté de l’unique piste d’envol, l’aéroport de Bangui Mpoko ne disposant pas des engins qui tractent habituellement les aéronefs sur le tarmac des aéroports.

 

Des raisons de mauvaise visibilité pourraient expliquer cette sortie de piste. Plus de peur que de mal, C’est Sangaris qui procède au déchargement du cargo en attendant de trouver une solution appropriée pour aider l’appareil à reprendre le tarmac ou la piste.

L’aéroport de Bangui Mpoko fermé au trafic en raison de la sortie de piste d’un cargo
L’aéroport de Bangui Mpoko fermé au trafic en raison de la sortie de piste d’un cargo
L’aéroport de Bangui Mpoko fermé au trafic en raison de la sortie de piste d’un cargo
L’aéroport de Bangui Mpoko fermé au trafic en raison de la sortie de piste d’un cargo
L’aéroport de Bangui Mpoko fermé au trafic en raison de la sortie de piste d’un cargo
L’aéroport de Bangui Mpoko fermé au trafic en raison de la sortie de piste d’un cargo
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 12:13

 

 

 

GABON – ELECTIONS PRESIDENTIELLES

 

Les conditions de l’annonce des résultats de l’élection présidentielle au Gabon sont une source de préoccupation. La France réitère son souci de transparence. Nous estimons nécessaire que les résultats de tous les bureaux de vote soient publiés. C’est la crédibilité du scrutin ainsi que la réputation internationale du Gabon qui sont en jeu.

 

La France demande aux acteurs gabonais d’inscrire leur action dans le cadre de la loi et de récuser toute forme d’intimidation ou de confrontation. La contestation des résultats doit se faire selon les voies juridictionnelles. L’examen des recours devra être impartial et dédié à l’établissement incontestable de la sincérité du scrutin.

 

Aux côtés de ses partenaires africains et internationaux, la France sera vigilante.

Gabon : DÉCLARATION DE M. JEAN-MARC AYRAULT MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DU DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL
Gabon : DÉCLARATION DE M. JEAN-MARC AYRAULT MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DU DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 11:32

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 31 août 2016 – La réforme du secteur de la sécurité en Centrafrique, notamment l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines (FACA), a été l’un des principaux points abordés lors de la première conférence de presse conjointe Gouvernement de la République centrafricaine-MINUSCA, mercredi à Bangui. Le Ministre porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso, et le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, ont fait face aux journalistes lors de cette rencontre à laquelle était présent le ministre de la Défense, Joseph Yakete.

 

Le Ministre porte-parole a appelé les Centrafricains à la patience sur la question de la réorganisation des FACA, précisant que leur déploiement sur l’ensemble du territoire nécessite une restructuration ainsi que l’appui de la communauté internationale. « Nous savons exactement comment le processus est conduit, dans quel délai et quels sont les cheminements par lesquels il faut passer pour rendre un bataillon opérationnel. Nous partageons l’impatience et l’urgence de nos populations. Mais aujourd’hui, nous devons nous rendre à l’évidence, après la crise que nous venons de traverser, nous devons renforcer la capacité de nos Forces armées centrafricaines”, a dit Thédore Jousso.

 

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a précisé que l’appui de la MINUSCA à la restructuration des forces armées se fait dans le cadre global de la réforme du secteur de la sécurité. «Les Nations Unies sont véritablement derrière ce processus de réforme de secteur de sécurité, conformément au discours de Chef de l’Etat, au discours programme du gouvernement. Le fait que cela fasse partie de la Résolution 2301 est une preuve de cet appui », a-t-il dit. Le porte-parole a par ailleurs précisé des appuis concrets aux forces armées centrafricaines avec des projets de réhabilitation tels que le Camp Kassaï et de formation non-opérationnelle.

 

Le Chef d'État-Major des FACA, Général Ludovic Ngaïféï, et le Commandant de la Mission militaire de formation de l'Union européenne (EUTM), Général Éric Hautecloque, qui étaient également présents, ont pour leur part apporté des précisions sur la restructuration des FACA. Le Général Ngaïféï a précisé que l’état mensuel des effectifs des FACA est de 7.567 FACA tandis que “le nombre des officiers et des sous-officiers et hommes de troupes variant”. L’officier a, en outre, précisé qu’il y a “des critères qu’il faut remplir, il y a des normes d’engagement qu’il faut atteindre avant d’engager les FACA”. “Nous le ferons peut-être à court terme, car sur les instructions du chef de l’Etat qui est Chef suprême des armées, la première mouture des FACA qui va bientôt sortir de la formation avec l’EUTM va commencer à s’engager progressivement dans une mission conjointe avec la MINUSCA”, a-t-il souligné.

 

Pour sa part, le Général Hautecloque, a indiqué que la mission européenne et le gouvernement sont en train de faire l’état des lieux et évaluer les hommes, les responsables de la chaîne de commandement, la mission et les moyens des FACA.

 

La conférence de presse a également abordé les dernières recommandations issues de la 9eme réunion du Groupe International de Contact sur la RCA tenue le 25 août dernier à Bangui.

 

 

 

 


NATIONS UNIES 

Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine


UNITED NATIONS
United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

MINUSCA


 

 

 

 

TRANSCRIPTION INTEGRALE DE LA CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE GOUVERNEMENT RCA-MINUSCA - 31 août 2016

 

 

M. Théodore Jousso, Ministre porte-parole du Gouvernement et Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA

 

 

 

Propos introductifs

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrai au nom du gouvernement que dirige son Excellence Monsieur Simplice Mathieu Sarandji, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, sous la très haute impulsion et le leadership de son Excellence Pr. Faustin Archange Touadéra, président de la République, Chef de l’Etat, souhaiter la bienvenue à tous les journalistes qui ont accepté d’honorer leur présence cette conférence de presse animée conjointement par le Ministre porte-parole du Gouvernement et le porte-parole de la MINUSCA.

 

L’objectif de cette conférence de presse est de présenter :

 

  • premièrement, les dernières recommandations issues de la 9eme réunion du Groupe International de Contact sur la RCA tenue le 25 aout 2016 à Bangui ;
  •  
  • deuxièmement, les efforts réalisés par le gouvernement et l’Union Européenne dans le cadre de la réorganisation des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

Concernant le premier point, soulignons que la neuvième (9eme) réunion du Groupe International de Contact sur la RCA, organisée la semaine dernière à Bangui, s’inscrit dans le contexte particulier pour le gouvernement, puisqu’il s’agit de l’aboutissement du processus d’accompagnement des amis de la République Centrafricaine au retour à la légalité constitutionnelle.

 

Tout en saluant les actions menées par le gouvernement et les partenaires sur les plans politique et sécuritaire, les participants à la 9eme réunion du Groupe International de Contact sur la RCA ont décidé, entre autres, de la transformation du GIC-RCA en Groupe International de Soutien à la République Centrafricaine (GIS-RCA). L’Union Africaine (UA) continuera sur le terrain à coordonner les activités de ce Groupe à travers le G8-RCA élargi aux pays de la sous-région impliqués dans la reconstruction de la RCA.

 

S’agissant du deuxième point inscrit à l’ordre du jour de la présente conférence de presse, à savoir la réorganisation des FACA, je tiens à rappeler que ce vaste et délicat projet de construction d’une nouvelle armée nationale est conduit par le gouvernement avec l’appui de la Mission Européenne d’Entrainement et de Formation Opérationnelle (EUTM).

 

Lancées officiellement le 26 aout 2016 par son Excellence Pr. Faustin Archange Touadéra, président de la République, Chef de l’Etat, les activités de l’EUTM visent la réorganisation des FACA dont la capacité militaire a été entièrement détruite à la suite des crises militaro-politiques que le pays a traversées depuis quelques années.

 

Il s’agit, plus précisément, d’œuvrer à la constitution des bataillons et à l’entrainement opérationnel des unités des FACA afin d’engager progressivement le processus du passage d’une armée de projection à une armée de garnison, gage d’une meilleure surveillance du territoire national.

 

Bref, il s’agit de mettre sur pied une nouvelle armée professionnelle, républicaine, équipée, ayant les aptitudes nécessaires pour assurer efficacement la mission de protection des intérêts fondamentaux de notre nation.

 

Mesdames et Messieurs les journalistes,

 

La reconstruction des FACA constitue également une réponse à l’embargo sur la formation professionnelle à laquelle étaient astreints les éléments de nos forces armées et de sécurité. Elle constitue également la traduction de la volonté politique des nouvelles autorités du pays de mettre un terme aux nombreuses turbulences qui ont considérablement affecté nos familles et nos diverses réalisations socio-économiques.

 

Le Gouvernement est pleinement conscient de l’importance que la population accorde à la question de réarmement des FACA et à leur déploiement sur l’ensemble du territoire national. Un tel travail doit s’inscrire dans un processus qui nécessite la patience de tous nos compatriotes et l’appui de la communauté internationale sur lequel s’appuie le gouvernement.

 

C’est pourquoi, le gouvernement, conscient qu’il n’y a pas de développement sans sécurité, exhorte tous les Centrafricains à continuer à faire confiance aux institutions de la République nouvellement mises en place. Il rassure les uns et les autres que tous les efforts en cours ne visent qu’un seul et unique objectif à savoir : la sécurisation du territoire national et le développement du pays.

 

Sur ce, je termine le propos liminaire de cette conférence conjointe tout en restant à votre disposition pour des préoccupations de nature à susciter des débats fructueux autour de points exposes ci-haut.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Avec votre permission monsieur le ministre nous allons prendre trois questions, ensuite nous allons y répondre. Nous voudrions également vous dire qu’une première partie de cette conférence de presse sera en français, elle a déjà commencé. L’autre partie sera en Sango. On demande à chaque journaliste de s’inscrire et décliner le nom de l’organe.

 

Bonaventure Ngomba Katikkiro - Radio Ndeke Luka. J’ai trois petites préoccupations très rapidement, après il y aurait l’opportunité de finir les autres.

 

La première question de Radio Ndeke Luka est de savoir, quel est le nombre exact présentement des éléments de FACA, c’est-à-dire soldats et officiers y compris qui est prise en charge par la mission de formation militaire de l’Union Européenne, qu’ils puissent être utile pour le pays et qu’on ne sent pas en ce moment dans le pays ?

 

Deuxième préoccupation, quand est ce que le premier déploiement des FACA sur le terrain aura lieu ?

 

Troisième question. Vu le regain des violences en ce moment dans le pays, à Bangui se sont des cas des braquages qui se repentent malgré les interventions des Forces de sécurité intérieures, et dans l’intérieur du pays dans certaine ville de province. Il y a des cas de tuerie, des arrestations arbitraires et autres. On peut citer les cas Ngaoundaye, Kakombo et Kaga Bandoro.

 

Alors qu’est-ce que le gouvernement et la MINUSCA compte faire pour résoudre ce problème le plus rapidement possible ?

 

Lucien Mapékayamo - Radio Centrafrique : Ma question est celle-ci. Chers excellences et assistance, la première c’est de savoir à travers cette formation, pendant combien est ce que nos forces seront formés de temps pour qu’elles soient opérationnelles ?

Et quand on parle de leur opérationnalité, le peuple a hâte de son armée. Une fois cette formation finie, est ce qu’elles seront automatiquement déployées à l’intérieur du pays ? Si oui qu’est ce qui pourra nous convaincre, parce que jusqu’alors l’apport de la MINUSCA ne convainc pas le peuple centrafricain.

 

Thierry Bamba - AFP/VOA : Monsieur le ministre, monsieur Vladimir Monteiro nous sommes en train d’assister à la formation des militaires centrafricains par l’Union Européenne, armée pourtant sous embargo des Nations Unies. Jusqu’à présent il y’a un flottement on comprend plus rien. Est-ce que l’embargo de l’ONU est conditionné à la fin de la formation des FACA ? Lorsque monsieur le ministre dit que nous allons vers une armée de garnison, quel est l’effectif qu’on va avoir ? Un citoyen pour combien de militaire ? Pour finir jusqu’à présent nous continuions d’assister à une circulation d’armes de guerre et de plusieurs véhicules banalisés et nous ne savons plus sur quel territoire nous nous trouvons. Puisque le porte-parole du gouvernement est également le ministre du transport, plus d’une centaine des véhicules banalisés constituent un réel danger pour la population. Alors quels sont les dispositions que vous avez prises pour arrêter ce phénomène ?

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Merci, trois questions monsieur le ministre Porte-parole du Gouvernement.

 

Théodore Jousso – Porte-parole du Gouvernement : Je vous remercie pour ces trois questions. Je voudrais vous rassurer qu’au cours de cette première conférence de presse, le Général chef d’Etat-major des armées nous a fait l’amitié à cette rencontre. Le Général Chef de la mission européenne de formation est ici présent. Les deux pourront vous fournir des éléments techniques détaillés que vous souhaitez avoir aujourd’hui, notamment sur le nombre exact pris en charge, dans le cadre du processus de formation des FACA, processus conduit par la défense nationale avec l’appui de la mission européenne. La date de déploiement des FACA, ensuite à quel moment ces bataillons, qui sont arrivés à maturité peuvent être opérationnels sur le terrain. Je pense qu’il serait peut-être bon de passer directement la parole à nos deux généraux, tour à tour vont vous fournir tous les éléments techniques et détaillés sur les préoccupations que vous venez de soulever ici.

 

Général Ludovic Ngaïféï - Chef d'État-Major des armées: Merci Monsieur le Ministre, je vais faire fi des mots d’usage car ceux du Porte-parole du Gouvernement suffisent largement. Messieurs les journalistes je vous salue une deuxième fois. Vous avez demandé quel est en ce moment le nombre des FACA. Ceci n’est un secret pour personne, je vais vous donner le nombre exact. A ce jour, l’état mensuel des effectifs nous donne 7 567 FACA. Le nombre des officiers et des sous-officiers et hommes de troupes varient. Donc, je ne peux pas vous le donner avec exactitude. Voilà le nombre des FACA contrôlés. C’est ce que l’on appelle la vérification simplifiée par la partie Union européenne et la partie MINUSCA. 7 567 FACA. Pour les détails, peut-être que les techniciens de notre département vous les donneront parce que cela varie. Il y a ceux qui partent en stage, d’autres en reviennent. D’autres, des sous-officiers, sont en formation à Kassaï. Donc, je n’ai pas les détails précis sous les yeux. Je répète encore 7 567 FACA en ce moment après la vérification simplifiée.

 

En ce qui concerne le déploiement des FACA, vous savez que nos forces sont dans l’état que tout le monde connait. Je puis vous assurer que ce ne sont pas de jeunes soldats que nous formons en ce moment. Nos soldats ont dans la moyenne 6 à 7 années de service. Pratiquement, 50% ont été dans le passé engagés dans des opérations. Alors, s’il faut parler déploiement, nous pouvons l’inscrire si les moyens le permettent, si les conditions de l’embargo sont levées, et si nous avons des objectifs clairs et opérationnels. Tant que ces conditions ne sont pas remplies, question de délai, question de périodicité d’engagement ou de déploiement, je ne peux pas vous répondre avec précision.

 

Je sais que la population attend avec beaucoup d’impatience l’engagement des FACA, nous en sommes conscients. Il y a des critères qu’il faut remplir pour pouvoir engager les FACA. Dire que nous ne sommes pas maitres de notre engagement ou de notre déploiement, je ne le pense pas. Il y a des critères qu’il faut remplir, il y a des normes d’engagement qu’il faut atteindre avant d’engager les FACA. Nous le ferons peut-être à court terme, car sur les instructions du chef de l’Etat qui est Chef suprême des armées, la première mouture des FACA qui va bientôt sortir de la formation avec l’EUTM va commencer à s’engager progressivement dans une mission conjointe avec la MINUSCA. Demain, nous avons rendez-vous avec la MINUSCA pour voir dans quelles mesures cet engagement ou ce déploiement va se faire. Est-ce que c’est dans des missions conjointes, dans des missions d’accompagnement ou des missions de soutien, nous ne l’avons pas encore défini. Demain, nous avons une réunion par rapport à ça. Rassurez-vous que les FACA seront déployés à court terme, à moyen terme et bien entendu à long terme quand nous aurons retrouvé notre capacité opérationnelle. Pour les cas de braquage, ce n’est pas à moi d’y répondre.

 

Pour la question de Radio Centrafrique, le Général de Hautecloque est très bien placé pour vous dire dans combien de temps et combien de FACA seront formés. J’ai déjà répondu à la question sur l’opérationnalisation. Je passe donc la parole au Général de Hautecloque qui est chargé de la formation. Je vous remercie.

 

Général Éric Hautecloque, Commandant de l’EUTM : Mesdames et messieurs les journalistes, chers auditeurs, je vous salue. Je voudrais tout d’abord mettre les choses en perspectives pour dire qu’une armée, se sont des soldats, une armée se sont des chefs, des missions et des moyens. Les soldats doivent être formés. Le chef d'État-Major des armées vous a dit que les soldats avaient une ancienneté dans l’armée centrafricaine qui finalement n’a pas travaillé pendant les 3 ou 4 dernières années, pendant la période des évènements. Donc aujourd’hui, nous sommes en train de conduire un état des lieux à Kassaï avec une première compagnie. Une compagnie c’est environ 150 soldats. Nous sommes en train d’analyser ce que les soldats connaissent pour partir du connu. Nous sommes en train d’analyser au niveau du bataillon d’infanterie territoriale numéro 3, au niveau de son état-major et au niveau des compagnies, ce que la chaine de commandement est capable de faire pour commander les soldats.

 

On a de très bonnes nouvelles parce que les soldats sont très motivés. Il y a une envie de retrouver les fonctions légitimes des forces armées centrafricaines. Au niveau de la chaine de commandement, c’est un peu plus compliqué parce que les chefs militaires au niveau des bataillons, compagnies ou sections n’ont pas travaillé et manque d’expérience aujourd’hui. Beaucoup de choses sont connues au niveau tactique. En revanche dans la vie quotidienne, dans ce que l’on appelle le commandement au quotidien, actuellement nous avons déjà commencé à travailler en mettant en place des mentors pour retrouver les réflexes et les faire renaitre. Donc la première chose au niveau des hommes, c’est de faire l’état des lieux pour pouvoir évaluer les savoirs faire, les savoir-être et le pouvoir-faire que nous allons remettre en place. Une armée ce sont des chefs, je viens d’en parler. Il y a un travail à faire parce que commander, c’est quelque chose qui ne s’improvise pas. D’abord il faut des talents et ensuite, il faut de l’expérience. Commander, c’est aussi être capable de contrôler. Pour tout cela, nous allons aider le chef d'État-Major des armées à redresser la colonne vertébrale de l’ensemble des FACA.

 

Je disais tout à l’heure que l’armée c’était un chef, une mission, des moyens. Les missions, il s’agit de les redéfinir aujourd’hui. Vous savez qu’un plan national de sécurité est en train d’être finalisé. Il va être approuvé au niveau des hautes instances pour terminer par être approuvé par le Parlement, et qui permettra de décliner les missions régaliennes qui sont données à la défense. Toujours est-il que ce document est important pour nous, parce qu’il nous permet, à partir des missions qui y sont décrites de définir le niveau opérationnel dont doivent être capables les unités. Si je veux transformer les unités en forces spéciales, il faudra plusieurs années. Si je veux transformer des unités dans des capacités de contrôle de zones, de contrôle d’itinéraires, d’escortes, ce sont des missions, je dirais de base que doivent remplir toutes les armées, cela ira beaucoup plus vite.

 

Et puis le dernier point ce sont les moyens. Les moyens sont importants. Aujourd’hui j’en suis vraiment désolé, mais ils sont inexistants. C’est dire qu’il faut un budget, c’est dire qu’il faut une capacité de gestion des ressources humaines, il faut de l’équipement, il faut pouvoir soutenir en fournissant du fuel, en fournissant l’alimentation, et là tout est à reconstruire. Et tant que nous n’aurons pas reconstruit au moins dans les premières briques, nous aurons du mal à redéployer l’armée centrafricaine. Maintenant je veux être plus concret. La durée de la formation. Nous estimons que pour former une compagnie, il faut 14 semaines. Et dès que la compagnie est formée, si les critères de soutien, d’administration, si les équipements sont en place, nous pourrons déployer immédiatement les compagnies. Et les conditions de déploiement en termes d’opérationnalité seront étudiées par le chef d’Etat-major des armées, en liaison avec la MINUSCA, et sur décision du Président de la République.

 

Ensuite, si on parle d’un bataillon au complet, former l’ensemble des compagnies, en sachant que nous pouvons former deux compagnies en simultanée, plus former l’Etat-major de la compagnie, au moins avoir un entrainement complet du bataillon, on imagine qu’il faut 6 à 7 mois. Ce sont les premières évaluations. Tout dépendra de la vitesse à laquelle les unités progresseront. La méthode est très simple, je ne suis pas ici, pour imposer des normes, des modes d’action, je suis ici pour me mettre à la disposition et partir du connu et aider l’armée centrafricaine dans une logique de formation des formateurs, et dans une logique d’auto-entrainement. Parce que nous avons pu voir aujourd’hui c’est que les choses vont très vite. Donc, j’ai bon espoir qu’on puisse tenir le rythme de 14 semaines pour une compagnie et de 6 à 7 mois pour un bataillon.

 

Mais derrière, il faudra qu’en parallèle, on puisse rétablir le fonctionnement du ministère en terme d’administration, de budget et de soutien. Et il faudra aussi que l’on puisse obtenir un rééquipement des Forces armées centrafricaines. Et la mission EUTM ne se limite pas à la formation, mais prend en compte l’ensemble de ces aspects, qui permettront dans leur ensemble, dans une approche globale de recomposer les Forces armées centrafricaines, en soutien du travail fait par le Chef d’Etat-major des armées et du ministre de la défense que je salue aujourd’hui.

 

Général Ludovic Ngaïféï - Chef d'État-Major des armées: Je tiens juste à préciser qu’un bataillon, pour le moment, le format est de 662 personnels. Je vous remercie.

 

Théodore Jousso – Porte-parole du Gouvernement : Je pense que vous avez tous à votre disposition des détails techniques que les deux généraux viennent de mettre à la disposition de la presse. Nous savons exactement comment le processus est conduit, dans quel délai ce processus est conduit et quels sont les cheminements par lesquels il faut passer pour rendre un bataillon opérationnel. Nous partageons l’impatience et l’urgence de nos populations à voir nos Forces armées centrafricaines à être opérationnelles, parce que nous sommes très conscients de ce lien fusionnel entre le peuple et son armée. C’est le concept armée-nation. Mais aujourd’hui, nous devons nous rendre à l’évidence, après la crise que nous venons de traverser, nous devons renforcer la capacité de nos Forces armées centrafricaines. Et pour cela nous vous demandons un peu de patience, le temps que les bataillons soient à nouveau en capacité d’être projetés sur le terrain, d’être à nouveau opérationnels selon les normes internationales admises pour ce type de mission.

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Il y a une question sur la MINUSCA selon laquelle son apport n’aurait pas convaincu. Le chef d’Etat-major des Forces armées centrafricaines vient d’annoncer la réunion qui doit se tenir demain (jeudi), entre la MINUSCA et les autorités centrafricaines notamment les institutions de sécurité. Cela prouve que l’on avance. Et cette réunion fait suite à une demande expresse du Chef de l’Etat. Ceci pour montrer qu’il y a une coordination. Le chef de l’EUTM a également évoqué la vision et le développement de la politique nationale de sécurité, à laquelle la MINUSCA a beaucoup contribué. Ce document devra bientôt être approuvé par les institutions. Et c’est dans ce cadre que la MINUSCA apporte son soutien à cette structuration des FACA. C’est une contribution plus large, dans le cadre de la Réforme du secteur de la sécurité dans son ensemble. Il y a eu des interventions plus concrètes de la MINUSCA pour justement renforcer les FACA, notamment dans les projets de réhabilitation. Le Camp Kassaï par exemple, la MINUSCA s’y est beaucoup impliqué, je peux également donner l’exemple de la clinique médicale militaire au Camp de Roux. Et il y a également des interventions dans le cadre de la formation non opérationnelle.

 

Comme vous le savez, le document de la Résolution qui porte sur l’embargo permet des ouvertures de collaborations quand il s’agit de formations non opérationnelles. Il y a des efforts qui sont faits. Le chef d’Etat-Major, le général des Forces Armées à parlé de certains critères que les FACA devront suivre pour être véritablement cette force républicaine. Sachez que les Nations Unies sont véritablement derrière ce processus de réforme de secteur de sécurité, conformément au discours de Chef de l’Etat, au discours programme du gouvernement. Le fait que cela fasse partie de la Résolution 2301 est une preuve de cet appui. Et nous espérons vraiment que ce Groupe de contact soutiendra également, notamment dans la mobilisation des ressources.

 

Didier Youtendji - RJDH : Quel est l’apport de la police de la Minusca dans la chaine pénale ou encore la justice centrafricaine ? Quelle est la situation des villes occupées par les groupes armés vis-à-vis de la justice ?

 

Bonaventure Ngoma-Katikiro – Radio Ndeke Luka : Plus de 900 éléments de l’ex-seleka auraient signé hier à Bria un code de bonne conduite pour la paix. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ? Pourquoi la signature de ce code de conduite pour les seleka de Bria alors qu’ils se trouvent aussi dans plusieurs zones ?

 

Les forces de sécurité intérieure de la Nana-Mambéré se plaignent du fait que la MINUSCA les empêche de procéder au contrôle de certains véhicules qui font partis des convois hebdomadaires. Est-ce que les véhicules des particuliers sont exempts de tout contrôle lorsqu’ils font partie du convoi de la MINUSCA ?

 

Junot Séraphin Gokouzou - Tribune d’Info - Pouvez-vous nous en dire plus sur le mécanisme que vous souhaitez mettre en place pour transformer le GIC-RCA au groupe de soutien à la RCA à travers le G8?

Ma deuxième question s’adresse au ministre de la Défense. Comment dans 14 semaines si on doit former les bataillons et toutes les composantes des FACA alors qu’hier nous avons suivi le mouvement des enseignants qui d’ici peu doivent être déployés pour prendre fonction. Malheureusement à l’état actuel des choses en province, il y a des zones qui sont inaccessibles. N’y a-t-il pas des mesures de sécurité qui pourraient être mises en place avant l’aboutissement de la formation des FACA et leur déploiement ?

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Je vais d’abord intervenir par rapport à la question qui parle de l’appui de la MINUSCA à la chaine pénale. C’est un appui qui va au-delà de l’intervention de la police, et qui est impliqué dans des formations. Récemment, il y a eu cet atelier sur le plan national de développement des forces de sécurité. Et parallèlement à cela, nous avons la section de MINUSCA «Justice et Affaires pénales » qui également travaille en étroite collaboration avec le ministère de la Justice et le ministère de la Sécurité. C’est un travail qui se fait seulement en termes d’appui logistique, réhabilitation de certains commissariats, de centres de détention, mais également dans le cadre de la formation. Depuis cette semaine, une réflexion est menée pour que le pays puisse se doter de Forces de sécurité intérieures capables d’assurer la sécurité des populations et des citoyens.

 

Concernant la question sur la signature par 900 éléments des ex-seleka d’un code de bonne conduite, qui porte sur leur engagement dans le pré-DDDRR,  nous ne pouvons que saluer des groupes qui renoncent à la violence. A ce jour, 3800 ex-combattants ont adhéré au programme pré-DDRR. Cela est extrêmement important car ils rendent volontairement leurs armes. En échange, ils participent à la reconstruction de leur zone d’une façon ou d’une autre en travaillant, en réhabilitant des infrastructures. Et c’est l’appel que le Représentant spécial avait réitère il y a une semaine et c’est également l’objectif du Chef de l’Etat. C’est surtout l’objectif stratégique de cette Résolution 2301 c’est réduire la présence et la menace des groupes armées et le fait que des combattants adhèrent à ce programme c’est un développement positif.

 

Théodore Jousso – Porte-parole du Gouvernement : Merci Monsieur Monteiro. Je voudrais compléter. Chers compatriotes, vous savez que l’une des conséquences des crises que notre pays vient de traverser c’est la désorganisation totale de notre tissu socio-économique, et surtout l’effondrement de l’autorité de l’Etat. Donc à la faveur des élections que nous venons d’organiser et qui ont été saluées par toute la communauté internationale, l’une des priorités des institutions mises en place et notamment le gouvernement, c’est de pouvoir restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national. Comment est conduite cette restauration? D’abord l’administration territoriale, les préfets, les sous-préfets, les différents postes de commandements administratifs qui s’accompagnent aussi d’une politique de décentralisation et de déconcentration des services administratifs, notamment la santé et l’éducation qui doivent progressivement irriguer l’ensemble de notre territoire national afin de fournir les services sociaux de base à toutes nos populations.

 

C’est un processus qui est long, qui est complexe, parce que comme vous l’avez si bien souligné, il y a des zones de non-droits occupées par les groupes armés. Dans ces zones de non-droits règnent une impunité qui est parfois transnationale. Il y a donc un processus de mise en place de la chaine pénale sur toute l’étendue du territoire, un processus aussi de répression de personnes qui se sont rendues coupables des actes délictueux, et pour cela nous devons reconstruire toute la chaine pénale, mon collègue vous en avait parlé tantôt.

 

Cette chaine pénale est constituée d’abord de la police judiciaire, ensuite au niveau de nos tribunaux, la prise en charge de ces personnes, et bien entendu toutes les procédures pénales que nous devons mettre en place pour réprimer tous les délits, réprimer toutes les infractions, que nos magistrats et nos officiers de police judiciaires auront déjà constaté. C’est un processus qui est long au fur et à mesure que l’administration se déploie, donc ces zones de non-droits disparaissent progressivement. Nous sommes tout à fait conscients qu’il y a des zones de non-droits, qui persistent et vous les avez soulignés tantôt, nous partageons cette information et ces préoccupations de nos populations. Je voudrais à travers vos organes, rassurer nos concitoyens que le gouvernement met tout en œuvre pour restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire, en recréant là où il le faut la chaine pénale, en donnant à nos populations, les moyens de vaquer à leurs occupations en toute quiétude, selon donc l’environnement juridique qui est prescrit dans ce cas d’espèce.

 

Pour répondre aussi à certaines préoccupations qui ont été soulevées ici, nous allons bientôt organiser la rentrée scolaire. Cette rentrée scolaire est un processus très complexe à mettre en place, il y a la réhabilitation des infrastructures scolaires qui ont été endommagées, il y a l’absence d’entretien de ces mêmes infrastructures endommagées pour les raisons que vous pouvez imaginer ici. Le gouvernement s’attèle déjà à ces réparations. Il y a le déploiement d’effectif en termed’enseignants, d’encadrement par les inspections académiques, qui vont armer progressivement toute la chaine de production de notre savoir éducatif sur l’ensemble du territoire national. Il y a des arrêtés d’affectation du personnel enseignant, qui sont en cours de signature et de diffusion. Les maitres seront affectés partout où ils pourront travailler en toute sécurité, en toute quiétude. Parallèlement à cela, les commissariats, les brigades de gendarmerie se mettent en place, pour donner justement à nos populations, les moyens de développer leurs activités en toute quiétude sans pour autant subir les affres des groupes armés qui écument encore certaines contrées de l’arrière-pays.

 

Donc la mission de sécurité à mettre en place c’est une préoccupation du gouvernement, cette mission est en cours. Je voudrais simplement vous demander un peu de patience parce que c’est un processus qui est complexe, et qui prend du temps et qui nécessite certainement beaucoup de moyens,  des moyens qui nous font défaut. Nous allons les chercher bientôt au cours d’une conférence des donateurs, amis de la République Centrafricaine le 17 novembre à Bruxelles, et pour cela je demanderais encore une fois votre indulgence. Faites confiance au gouvernement que vous-même vous avez choisi. Ce gouvernement travaille dans l’intérêt supérieur de la Nation et ce gouvernement répondra aux attentes de la population.

 

En ce qui concerne la circulation des véhicules banalisés dans le pays, comme vous le savez, notre administration a été complètement désorganisée, il y a des parties du territoire que nous contrôlons, d’autres pas, l’administration se déploie comme je vous l’ai dit progressivement, le département dont j’ai la charge a ses directions à l’intérieur du pays, ce sont les directions régionales de l’équipement et des travaux publics et des transports. Ces administrations déconcentrées sont là pour fournir un certain nombre de prestation notamment la fourniture des documents administratifs qui accompagnent l’immatriculation des véhicules, qui accompagnent la conduite des véhicules par la délivrance des permis de conduire, des certificats de capacité. Malheureusement, dans toute l’étendue du territoire, ce phénomène n’est pas observé de la même manière. Au niveau de Bangui comme vous pouvez vous en rendre compte, tous les véhicules sont immatriculés, même si nous avons observés çà et là, des véhicules banalisés qui circulent encore. Les forces de défense et de sécurité patrouillent régulièrement pour sécuriser la ville capitale. A l’intérieur du pays, les informations négatives que vous avez soulevées tantôt remontent au niveau de l’administration centrale dans les rapports que nous adressent les directions régionales. Nous essayons avec la collaboration des Forces de sécurité intérieures, police et gendarmerie, de juguler les phénomènes que vous avez déplorés tantôt.

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Il y avait également une question pour le ministre de la défense.

 

Theodore Jousso – Porte-parole du Gouvernement : Le ministre de la Défense ne parlera pas ici aujourd’hui puisqu’il y a un Porte-parole du Gouvernement. Donc je répondrais à la place de mon collègue.

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Merci beaucoup : un dernier tour de question en français.

 

Bonaventure Ngomba-Katikkiro - Radio Ndeke Luka: Vous n’avez pas répondu à la question sur les véhicules qui ne sont pas contrôles dans les convois.

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Vous savez, il y a des structures de coordination entre le gouvernement et la MINUSCA. S’il y a des difficultés, on essaiera de trouver des solutions au sein de ces structures.

 

Guy-Vincent Masseroang – Njoni Sango : J’ai trois petites préoccupations. La première. Le General avait dit tout à l’heure qu’une armée, c’est un chef, une mission et des moyens. Je suppose que lorsque l’armée centrafricaine s’était effondrée, c’était pendant les évènements de mars 2013 où elle a connu un choc. Avec le retour à la légalité constitutionnelle, tout suppose que les choses devraient vraiment aller dans les normes. Une fois le chef de l’Etat élu, on devrait mettre en place l’armée et lui donner les moyens. On suppose qu’il y a les sous-chefs, c’est-à-dire après le chef de l’Etat qui est le chef suprême des armées, il y a le chef d’état-major ainsi de suite. On suppose que l’armée est là, la mission qui est celle de restaurer la paix et la sécurité est là aussi mais les moyens manquent. Doit-on tout refaire ? Chercher un chef, une mission et des moyens ?

 

La seconde préoccupation. Au niveau de l’ENAM, on voit les policiers et les gendarmes qui sont formes au vu et au su de tout le monde, tous les passants. On constate que ce n’est pas digne, ce n’est pas stratégique de prendre les gens qui sont appelés à défendre le pays en leur montrant les techniques de combat et de sécurité au vu et au su de tous les passants. Il se pourrait que parmi les passants, il y ait des bandits qui peuvent étudier les techniques. Je propose qu’on les forme dans des lieux appropriés, soit dans leur camp ou dans les casernes.

 

La dernière préoccupation. Le Général a parlé de la formation d’un bataillon qui doit durer de 6 à 7 mois. Alors si nous faisons un peu les proportions par rapport à plus de 7000 l’effectif des FACA, est ce qu’on peut vraiment espérer que l’armée centrafricaine pourrait vraiment être établie, pendant ce régime ? Est-ce que ce n’est pas vraiment la stratégique pour maintenir le pays dans cette situation ?

 

Rufin Mapekayamo - Radio Centrafrique : L’opérationnalité de nos forces de défense, le redéploiement de l’autorité de l’Etat dans nos provinces, la relance de l’économie, selon moi sont tributaires du développement de bonnes routes dans un pays. L’état des routes dans nos provinces sont très dégradés, monsieur le ministre vous qui avez la charge de l’équipement, transport et autres. Le passage de GIC pour sa 9ème session ici en Centrafrique, nous a rassuré et cette assurance s’est encore manifestée par le GIS. C’est-à-dire le soutien devrait toujours  être accompagné, s’ajoute à cela la grande rencontre du 17 novembre à Bruxelles. Alors est ce que vous pouvez nous dire si le gouvernement fait du problème de la réfection des routes de nos provinces une priorité ?

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Il y a deux interventions monsieur le ministre porte-parole.

 

Théodore Jousso – Porte-parole du Gouvernement : Je prendrais la dernière question sur laquelle je serais peut-être un peu plus à l’aise pour rassurer notre compatriote. Lorsque nous parlons de l’effondrement de l’autorité de l’Etat, sur toute l’étendue du territoire national ça veut dire que l’Etat n’a plus de capacité de fournir aux populations les services sociaux de base, notamment les infrastructures de soutien à la production de l’économie nationale. Cela veut dire que depuis 2012 aucun programme consistant d’entretien routier n’a été mis en œuvre. Donc, six ans sans entretien, lorsque vous venez après cette période, je veux dire d’arrêt total de nos activités vous trouvez donc des routes en très mauvais état, cela ne doit pas vous étonnez.

Que fait le gouvernement légalement mis en place aujourd’hui ? C’est de travailler à la définition et l’expression des besoins d’entretien, c’est de monter des projets de réhabilitation de nos routes nationales, de nos pistes rurales pour apporter ces projets à maturité et les présenter à nos partenaires techniques et financiers.

 

A cet égard, j’ai le plaisir de vous annoncer ici et maintenant que la Banque mondiale, qui va présider avec l’Union Européenne la Conférence des donateurs le 17 novembre prochain à Bruxelles, a décidé, dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet appelé de connectivité locale, sans d’abord passer par son  Conseil d’administration, de mettre à la disposition de notre pays la somme 50 millions de dollars pour réhabiliter les pistes rurales. Pourquoi réhabiliter les pistes rurales aujourd’hui, parce qu’en accord avec nos partenaires, le territoire national a été divisé en cinq bassins de production agricole. Trois bassins sont financés par la Banque mondiale et deux autres par la Banque africaine de développement. Il s’agit donc de relier ces bassins de production aux marchés ; les marchés qui doivent accueillir les productions agricoles, les marchés qui permettent les transactions commerciales de manière à injecter une masse monétaire dans nos populations rurales. En faisant cela nous impactons directement sur le niveau de vie de nos populations rurales en leur donnant des moyens de générer des revenus dans des activités qui leur rapportent de l’argent. C’est ce que l’on appelle des activités génératrices de revenus. En faisant cela aussi nous essayons donc de former nos populations rurales notamment les composantes jeunes à des métiers de base, des métiers de soudeur, des métiers de maçon, des métiers d’entrepreneur, des métiers d’entretien routier. Ce sont donc les travaux de contenage, des travaux qui nécessitent de petites compétences que nous allons leur fournir. Et faisant cela nous disons que nous offrons à cette jeunesse une seconde chance que peut être l’école n’a pas su leur offrir. Donc ces perspectives nouvelles que nous allons offrir à notre jeunesse leur permettra de développer une plus grande autonomie, une autonomie qui leur permettrait de se prendre en charge et de développer un certain nombre de compétences qui leur servira à l’avenir, en donnant les moyens de leur autonomie.

 

Je voudrais donc à travers ce projet-là rassurer nos amis journalistes qui ont soulevé cette question que c’est une priorité du gouvernement avec l’appui de nos partenaires techniques et financiers notamment la Banque mondiale, l’Union européenne et la Banque africaine de développement qui ont décidé de soutenir les efforts du gouvernement dans la réhabilitation de nos routes nationales et surtout de nos pistes rurales pour améliorer le système d’appui aux productions agricoles, aux productions de l’économie forestière. Voilà ce que je peux dire au programme d’entretien routier de mon département dont j’ai la charge et conduit avec l’appui de nos partenaires techniques et financiers.

 

Les questions sur l’armée reviennent encore malgré les explications fournies par nos Généraux. Donc ce que je peux dire, c’est que le délai de formation d’un bataillon ou d’une compagnie, ce sont des normes qui sont admises par la communauté des hommes qui s’occupent des problèmes de défense. C’est un standard international. Ce délai est incompressible mais en fonction, comme l’a dit le général, de l’appropriation par nos forces armées de ces nouvelles techniques, de ces modes de gestion du commandement, de l’appui, de la gestion des ressources humaines, de la gestion du budget, ce délai peut être aménagé pour permettre la prise en charge de plusieurs compagnies. Et ces formations peuvent se faire de manière simultanée sur plusieurs sites et nous permettra de rendre opérationnel très rapidement certaines compagnies, certains bataillons puisque le peuple souhaite avoir son armée sur l’intégrité du territoire. C’est une urgence que le gouvernement partage, c’est pour cela que le gouvernement a sollicité l’appui des pays amis pour mettre à niveau nos forces de sécurité, nos forces armées centrafricaines. Mais soyons patients, corrigeons les erreurs du passé, mettons nos forces en condition de remplir la mission régalienne qui consiste à défendre l’intégrité du territoire national.

 

Voilà ce que je peux vous dire pour rassurer. Le travail se fait de manière très rigoureuse, très professionnel par des équipes qui sont spécialisées dans la formation des hommes dans la conduite d’un processus aussi complexe. Et je suis convaincu que nous pouvons leur faire confiance parce que les résultats seront au bout de l’effort qui est déployé aujourd’hui.

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Le ministre Porte-parole a parlé justement de la nécessité de développer le réseau routier, je voulais juste rappeler la visite du président de la République à Kaga Bandoro. Avec la Banque mondiale cette route qui doit permettre justement le désenclavement a été lancée. Et c’est extrêmement important parce que, en plus de ce qu’a dit le journaliste de Radio Centrafrique sur son impact sur la relance économique, il y va de la sécurité. Parce que quand il y a des routes, les gens peuvent circuler, des patrouilles peuvent être menées et la protection des populations assurée. Nous comptons beaucoup sur la conférence de Bruxelles non seulement pour le réseau routier nais également pour la Réforme du secteur de la sécurité. C’est comme cela qu’il faut voir la réforme des FACA. C’est un cadre global voulu par le président de la République lors de son investiture et également lors du discours du programme du gouvernement avec le Premier ministre Monsieur Sarandji. Il y a un travail global et c’est dans cette vision de réforme qu’il faut voir également l’autre composante les Forces de sécurité intérieures c’est-à-dire la Gendarmerie et la Police. Du travail est en train d’être fait avec beaucoup de partenaires dont la MINUSCA et l’EUTM pour permettre justement aux éléments de la Force et de la Police d’être déployés sur le territoire et d’assurer cette protection des populations.

LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE ET LES FACA DOMINENT LA PREMIERE CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE GOUVERNEMENT-MINUSCA
LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE ET LES FACA DOMINENT LA PREMIERE CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE GOUVERNEMENT-MINUSCA
LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE ET LES FACA DOMINENT LA PREMIERE CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE GOUVERNEMENT-MINUSCA
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 11:08
RCA: vaste campagne de dépistage volontaire du VIH

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 31/08/16– Une vaste campagne de dépistage volontaire du VIH a été lancée, mercredi à Bangui, par le comité national de lutte contre le VIH/Sida.

 

Démarrée à la Présidence de la République, l’opération qui sera organisée sur toute l’étendue du territoire national vise à mettre sous traitement d’anti-retro viraux trente mille personnes.

 

Le professeur Nestor Mamadou Nali, coordonnateur du comité national de lutte contre le VIH/Sida, a souligné que l’objectif de cette campagne est de réduire les nouvelles infections, une option s’inscrivant dans une nouvelle technique de lutte contre le sida en Centrafrique.

 

La RCA est un pays à fort taux de prévalence au VIH. Cependant avec la crise connue par le pays, beaucoup de malades sous traitements ont été perdus de vue et on note également d’autres nouveaux cas de contamination qui ne sont pas pris en compte par le traitement.

 

Le CNLS voudrait à travers cette campagne attirer l’attention sur la montée de la pandémie pour que la crise sécuritaire que le pays connait n’ait pas un impact très négatif sur la lutte contre le VIH et ne laisse les malades dans l’oubliette.

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