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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:42

 

 

 

 

 

http://www.lanouvelleexpression.info/  par  Edmond Kamguia K. lundi, 26 mai 2014 08:30

 

Les deux chefs d’Etat se sont parlé  de vive voix sur biens des sujets dont ce qui pouvait laisser penser à une tension diplomatique, au sujet de l’ancien président centrafricain François  Bozizé qui avait publiquement accusé Idriss Deby Itno d’avoir provoqué sa chute.

 
La visite d’amitié et de travail que le Président Idriss Deby Itno a effectué à Yaoundé au Cameroun le jeudi 22 mai 2014  participe au  renforcement des liens d’amitié et de coopération entre Yaoundé et N'djamena. La  visite du Président tchadien Idriss Deby  Itno à Yaoundé intervient dans un contexte régional et sous-régional très particulier.  Cette visite survient au lendemain du Sommet de Paris du  samedi 17 mai  2014 sur la sécurité au Nigeria. Lors de ce Sommet auquel ont participé les Présidents du Benin, du  Cameroun, du Niger, du Nigeria et du Tchad, en présence   de  leur homologue français, les Chefs d’Etat ont défini un plan d’action commun de lutte contre la secte islamiste Boko Haram. Devant la presse internationale, le Président Paul Biya a clairement dit : «Nous avons déclaré la guerre à Boko Haram ». Une phrase forte, dite de vive voix,  que les autres dirigeants présents ont expliquée et assumée. Le phénomène Boko Haram ayant cessé d’être un problème nigérian pour devenir une question régionale et même  continentale.
 
Préserver et mutualiser les efforts

 
Ce d’autant que certaines localités du Cameroun et du Tchad ont été touchées par les actes de Boko Haram et d’autres  bandes armées. La visite du Président Idriss Deby  Itno intervient ensuite  à la veille d’un Sommet extraordinaire de la Cemac  à Libreville,  le vendredi 23 mai 2014. On peut comprendre la volonté  des deux Chefs d’Etat de saisir une telle opportunité pour évoquer des sujets d’intérêt sous-régional, notamment la crise en Rca après notamment le retrait des troupes tchadiennes de la Mission internationale pour le soutien de la Centrafrique sous conduite africaine (Misca). Une  décision des autorités tchadiennes prise en toute souveraineté dans un contexte  d’accusations sur des agissements présumés de soldats tchadiens en République centrafricaine (Rca).  Ce qui a contraint le commandement de la Misca sous la direction du général de brigade camerounais  Martin Tumenta Chomu à revoir son dispositif.

 

Pour que l’absence des soldats tchadiens ne sape pas les efforts entrepris au plan sous-régional pour le retour de la paix et de la sécurité en Rca. Le Cameroun et le Tchad sont deux Etats voisins du Nigeria et de la Rca. Ils  partagent les mêmes préoccupations au plan sécuritaire et humanitaire.  En particulier l’afflux de réfugiés et la  circulation des armes. En ce qui concerne particulièrement la Rca,  il était urgent que les deux chefs d’Etat se parlent de vive voix , pour dissiper des malentendus et faire oublier ce qui pouvait laisser penser à une tension diplomatique, au sujet de l’ancien président centrafricain  François  Bozizé qui avait ouvertement et publiquement accusé Idriss Deby Itno d’avoir provoqué sa chute dans une déclaration faite au Cameroun ; alors qu'il avait provisoirement  trouvé refuge à Yaoundé  après le coup d’Etat  de la coalition des rebelles Séléka de Michel Djotodia.  
 
Renforcer la coopération

  
Cette  visite du président du Tchad devrait surtout permettre  de renforcer la coopération entre Yaoundé et N’Djamena, en ce qui concerne les questions de paix, de sécurité transfrontalière et de développement économique.  Les président Paul Biya et Idriss Deby ont exprimé chacun leur foi dans la coopération entre Yaoundé et N'djamena et leur volonté de voir les liens d’amitié et de coopération se renforcer encore davantage.  Le Cameroun et le Tchad son liés par l’histoire, la géographie et la parenté de leurs populations. Les deux Etats voisins entretiennent de solides relations d’amitié et de fraternité qui se traduisent par la présence d’une forte communauté tchadienne au Cameroun et camerounaise au Tchad.


Ainsi que  par une coopération intense, riche et  multiforme. Vecteur d’intégration sous-régionale, le pipeline Tchad-Cameroun est l’un des exemples d’investissements qui achèvent de convaincre de la qualité des relations et des intérêts communs entre les deux pays. Il en est de même de la réalisation de l’interconnexion du Tchad à la fibre optique à partir du Cameroun.  Le Président Idriss Deby  Itno est régulièrement venu au Cameroun, soit dans le cadre bilatéral, soit dans le cadre multilatéral. Il a ainsi visité le Cameroun le 28 octobre 2009 et le 29 décembre 2011. Le Président Idriss Deby Itno a participé à la Conférence internationale Africa 21 et au Sommet sur la Sûreté et la Sécurité Maritimes dans le golfe de Guinée organisés à Yaoundé en mai 2010 et en juin 2013.  La coopération bilatérale progresse sous de beaux auspices. Pour le bonheur  des peuples camerounais  et tchadiens qui jouissent au quotidien, depuis de nombreuses décennies,  de la libre circulation.   

Lu pour vous : Diplomatie: Biya - Deby : positions harmonisées et malentendus dissipés
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 07:45

 

 

 

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION


(A.F.D.T)


**************


COMMUNIQUE DE PRESSE



La Conférence des Présidents de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition s’est tenue le 23 mai 2014 à l’effet d’examiner la demande d’adhésion à la plateforme de l’AFDT du Parti « Union des Démocrates Centrafricains » en abrégé UDECA, enregistrée au Secrétariat Exécutif Permanent.


Après examen, la Conférence des Présidents a approuvé l’adhésion du Pari UDECA à la plateforme politique de l’AFDT.


L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) comprend désormais sept (7) formations Politiques résolument engagées dans la recherche des solutions idoines à la crise sécuritaire que traverse notre pays la RCA.


L’A.F.D.T saisit cette occasion pour informer les autres formations politiques que sa plateforme reste ouverte aux Partis et Associations Politiques désireux d’apporter un changement réel en République Centrafricaine.


Fait à Bangui, le 23 mai 2014


Le Secrétaire Exécutif Permanent


Etienne MALEKOUDOU

Un autre parti politique rejoint l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT)
Un autre parti politique rejoint l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT)
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 07:44

 

 

 

 

Bangui, 24 mai (ACAP)- Le Premier ministre André Nzapayéké de retour d’une mission de quatre jours à Luanda en Angola a révélé que les autorités Angolaises se disent disponibles pour la restructuration des forces de l’ordre et de sécurité de la République Centrafricaine, vendredi 23 mai à Bangui.

 

L’objet de la mission du Premier ministre Nzapayéké en Angola est de revoir avec les autorités de ce pays frère les accords militaires qui ont été signés entre la République Centrafricaine et l’Angola. 

 

« Dans un proche avenir, plusieurs centaines des éléments des forces de l’ordre et de sécurité seront formés par des instructeurs angolais dans le domaine d'intervention rapide» a déclaré M. Nzapayéké. 

 

Le chef du gouvernement de transition était accompagné dans cette mission du Chef d’Etat Major des FACA et les directeurs généraux de la gendarmerie et de la police Centrafricaine.

L’Angola s’engage pour la formation des forces de l’ordre et de sécurité de Centrafrique
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 07:41

 

 

 

 

Bangui, 24 Mai (ACAP)- Une mission conjointe de solidarité de l’Union Africaine-CEEAC-ONU-Femmes conduite par Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, Sous-Secrétaire Générale des Nations Unies et Directrice Exécutive de l’ONU-Femmes, composée de quatre membres est arrivée samedi 24 mai 2014 à Bangui

 

Le but de cette mission est de mettre en lumière la situation des femmes et des filles qui continuent à subir les effets préjudiciables de la crise en Centrafrique et ses corollaires humanitaires. 
  
Pendant trois jours, la mission conjointe aura des entretiens avec les hautes autorités de la Transition, la société civile, les associations féminines, les déplacés ainsi que les leaders religieux du pays. 

 

Il convient de noter que cette délégation qui séjournera en Centrafrique est composée de Madame Bineta Diop, Envoyée spéciale de l’Union Africaine pour la femme, paix et sécurité; Mme Marie-Madeleine Kalala, membre du Panel des Sages de l’Union Africaine ; Mme Brigalia Bam, membre du Panel des Sages de l’Union Africaine et Mme Betty Bigombe, membre du Comité des Sages COMESA et Médiatrice internationale. 

Une mission conjointe de solidarité de l’Union Africaine-CEEAC-ONU-Femmes à Bangui
Une mission conjointe de solidarité de l’Union Africaine-CEEAC-ONU-Femmes à Bangui
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 07:39

 

 

 

 

 

 

http://www.camerpost.com/  – 24/05/2014

 

Trésor Zingao a commis une série d’agressions sur des opérateurs économiques de la ville.

 

Le nommé Trésor Zingao, soldat de 2e classe, déserteur de l’armée centrafricaine, est sorti de sa cellule du commissariat central de Bertoua, le 22 mai. Pour être déféré au parquet où il doit répondre de l’accusation d’une série d’agressions sur des opérateurs économiques. Le commissaire central de Bertoua, Aboubakar, affirme que la police a pris tout le temps nécessaire pour réunir tous les éléments accablants à son endroit, avant de le confier à la justice pour agressions répétées. L’enquête a duré trois jours. En effet, Trésor, qui avait trouvé asile au quartier Zangoua, à Bertoua, a été surpris en flagrant délit d’agression, dans la journée du 18 mai 2014. Il venait d’agresser le sieur Ange-Félix, opérateur économique. Après avoir brutalisé sa victime, Trésor lui a arraché ses deux téléphones portables et d’autres effets personnels. Après son forfait, il sera stoppé par la police, arrivée sur les lieux après l’alerte du voisinage. Cet agresseur sera arrêté au niveau des agences de voyage, au quartier Nkolbikon.

 

Le redoutable agresseur sera conduit au commissariat central pour être entendu. «Nous avons retrouvé sur lui des objets divers qui ne lui appartenaient pas : une carte bancaire aux noms de Kemegne Tchuenka, des bordereaux d’expédition d’Express Union, des factures d’achat d’appareils électroménagers appartenant au Maréchal de Logis-chef Sandjol Djah Frédéric, en service à la brigade de gendarmerie de Tombel, région du Sud-ouest, Des trousseaux de clés de moto… », révèle une source policière. Les enquêteurs sont allés plus loin dans leur investigation. Et Trésor qui tenait des propos contradictoires soutient qu’il était propriétaire d’un véhicule, lorsqu’il était dans son pays. Après le bouclage de l’enquête, les policiers l’ont déféré au parquet. Il fait partie des contingents militaires centrafricains qui ont pris le large, après la chute du président François Bozizé, le 24 mars 2013.

 

Par Pierre CHEMETE

 

Source : © Cameroon Tribune

Lu pour vous : Cameroun : Un soldat centrafricain aux arrêts à Bertoua
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 14:25

 

 

 

 


Bangui AFP / 24 mai 2014 15h10 - Un accrochage a opposé samedi à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, des éléments incontrôlés de l'ex-rébellion Séléka à des forces françaises, a indiqué à l'AFP à Paris un porte-parole de l'état-major de l'armée.

Une vingtaine d'ex-Séléka, à bord de trois pick-up, ont ouvert le feu sur des soldats français qui, après des tirs de semonce, ont riposté et détruit l'un des trois véhicules, selon le colonel Gilles Jaron. Le bilan concernant d'éventuelles victimes du côté des ex-Séléka n'est pas encore connu et aucun soldat français n'a été tué ou blessé, a-t-il précisé.

De son côté, un officier de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca) a expliqué à l'AFP à Bangui que les soldats français ont riposté durement à des tirs d'ex-rebelles.

Samedi matin, une position des soldats français a fait l'objet de tirs des ex-Séléka en convoi, a indiqué sous couvert d'anonymat cet officier, après avoir été contact avec le contingent de la force africaine stationné à Bambari (250 km au nord-est de Bangui).

 

Les soldats français ont riposté durement à ces tirs et un véhicule des ex-Séléka a été atteint et détruit. Des détonations fortes ont été entendues à cette occasion, faisant fuir des habitants vers l'évêché. Il y a eu des victimes côté ex-Séléka mais il n'y a pas encore un bilan précis, selon la même source.

Selon l'état-major français, après la destruction du pick-up, les tirs ont cessé mais les deux autres pick-up ont tenté de contourner les forces françaises.

Les assaillants avaient traversé la ville avant d'attaquer à l'ouest de celle-ci la position française, ouvrant le feu immédiatement sur elle, selon le porte-parole.

Les militaires français ont pris contact avec leurs interlocuteurs habituels chez les ex-Séléka pour faire baisser la tension, a également déclaré le porte-parole de l'état-major.

Mi-mai, plusieurs cadres du mouvement avaient affirmé vouloir restructurer la Séléka, à l'issue d'une rencontre à Ndélé (nord), et ont installé leur quartier général à Bambari, région où sont également signalés des mouvements de miliciens chrétiens anti-balaka, hostiles aux combattants Séléka à dominante musulmane.

Les assaillants semblent être des éléments échappant au contrôle de ces cadres, a affirmé le colonel Jaron.

La Séléka avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013, puis été mise en déroute début 2014 après la démission forcée de son chef Michel Djotodia de la présidence de la République. Désormais, les combattants du mouvement, sans réelle ligne de commandement, écument la province, se rendant coupables de nombreuses exactions. 

Le gouvernement centrafricain de transition, appuyé par la communauté internationale, a dénoncé l'installation à Bambari du nouvel état-major formé à la mi-mai par d'ex-Séléka.

Le gouvernement de la transition condamne avec force les velléités sécessionnistes des aventuriers qui placent leurs intérêts égoïstes au-dessus de l'intérêt national, avait ainsi déclaré lundi le Premier ministre centrafricain André Nzapayéké.

Aucune existence physique d'un état-major militaire ou d'une administration parallèle quelconque ne sera tolérée sur les 623.000 km2 qui constituent le territoire centrafricain, avait-il ajouté, en appelant l'armée française et la Misca à prendre toutes les dispositions pour mettre fin à ces dérives.

La crise centrafricaine a pris un tournant interconfessionnel depuis plusieurs mois, entre Séléka et miliciens anti-balaka.

Ces violences ont fait de nombreuses victimes et forcé les civils musulmans (minoritaires, moins de 20% de la population avant la crise) à fuir des régions entières du pays, essentiellement vers le Nord et le Centre, alimentant les craintes d'une partition du pays, à laquelle s'est toujours opposé le gouvernement de transition.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=481048 

Centrafrique: accrochage entre soldats français et ex-Séléka à Bambari
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 13:20

 

 

 

 

 

Par Causeur.fr - Date: 23/05/14

 

Le ministre français de la Défense était attendu dimanche à Bamako pour y signer un nouvel accord de défense avec le Mali et y annoncer la fin de l’opération Serval.

 

Cette visite tombait au plus mal au moment où la situation est explosive dans le nord du pays. Elle a donc été annulée in extremis. De violents affrontements ont en effet opposé samedi l’armée malienne aux rebelles indépendantistes touaregs du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et à leurs alliés du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA), faux-nez du mouvement islamiste Ansar Dine. Un bilan du ministère malien de la Défense fait état de 8 morts et 25 blessés dans ses rangs, et de 28 morts et 62 blessés dans celui des agresseurs.

 

La cause de cette soudaine flambée de violence ? Une visite, la première depuis le déclenchement de la crise malienne en janvier 2012, du Premier ministre malien Moussa Mara dans la ville de Kidal. Il faut dire que le MNLA, qui a pris le contrôle de la ville à la faveur de l’opération Serval en janvier 2013, la considère comme son fief et y règne en maître avec la bénédiction de ses protecteurs parisiens.

 

L’armée malienne, réduite sur place à quelques centaines d’hommes, y est cantonnée quand les rebelles en armes s’y promènent à leur guise et y font régner, selon les points de vue, l’ordre ou la terreur. Le 2 décembre 2013, deux reporters français de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, ont payé de leur vie la confiance qu’ils avaient placée dans les hommes du MNLA, bien incapables de les protéger, si ce n’est complices de leur enlèvement et de leur assassinat.

 

Comme à l’accoutumée, le MNLA a organisé vendredi une manifestation « spontanée » de femmes et d’enfants pour empêcher l’avion du Premier ministre d’atterrir. Celui-ci est finalement arrivé sur place  samedi matin dans un hélicoptère de la force des Nations Unies, la MINUSMA, protégé par un second hélicoptère français. Mais ni la MINUSMA ni Serval ne sont intervenus lors de l’attaque de la délégation malienne par le MNLA qui a pris 32 otages alors que deux civils, deux préfets et quatre sous-préfets maliens ont été assassinés ! Si les otages ont été libérés lundi soir et le MNLA ainsi que ses alliés font maintenant profil bas alors que l’armée malienne affirme avoir déployé 1500 hommes sur place, la situation peut basculer d’un instant à l’autre.

 

Certes, la France a beau jeu d’affirmer qu’il ne lui appartient pas d’assurer la sécurité à Kidal où elle ne dispose plus que de quelques dizaines d’hommes. Mais qui empêche, depuis plus d’un an, l’armée malienne de s’y déployer au mépris de sa souveraineté nationale ? Qui tolère l’anarchie qui y règne et l’absence effective des services de l’Etat malien ? Qui a confié la ville aux touristes en uniformes de la MINUSMA dont tout le monde se demande au Mali à quoi ils peuvent bien servir sinon à jouer le rôle de supplétifs de l’armée française, dans la plus pure tradition coloniale.

 

Aujourd’hui, la rue gronde à Bamako contre la présence militaire française, de plus en plus vécue comme une occupation. Si tout le monde se félicite de l’intervention française en janvier 2013, nul n’oublie que celle-ci avait théoriquement pour objet de permettre au Mali de recouvrer sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national. On en est bien loin ! La région de Kidal est désormais un protectorat français qui ne dit pas son nom.

 

L’accord de Défense qui devait être signé dimanche entérinera en y mettant les formes cette situation de fait qui permettra à Paris de s’installer durablement au sud de l’Algérie, de surveiller les mouvements islamistes, mais aussi d’assurer la sécurité de ses approvisionnements en uranium du Niger voisin. La date choisie pour la signature de l’accord a été perçue comme une nouvelle provocation par la population malienne.

 

N’y avait-il pas un autre jour que celui de l’anniversaire de la fondation de l’Organisation de l’Unité Africaine en 1963 pour parapher ce document ? Déjà, le 20 janvier dernier, la signature de l’accord prévue à la date anniversaire du jour de 1961 où le premier président du Mali indépendant Modibo Keita avait décidé de chasser les troupes françaises de son pays avait dû être reportée sous la pression populaire.

 

Mais l’essentiel n’est pas là. En laissant l’anarchie s’installer à Kidal, la France, incapable d’y faire régner l’ordre et soucieuse d’y assurer la tranquillité de ses protégés irrédentistes qui ne représentent qu’une infime partie de la population touarègue, porte une responsabilité directe dans les événements de ces derniers jours. Si elle est incapable de faire régner la paix dans la région, qu’elle laisse alors le gouvernement malien régler la question à sa manière, même si celle-ci lui déplaît. Faut-il rappeler que le Mali est un Etat indépendant ? 

 

Francis Simonis

 

Source: Causeur.fr

Lu pour vous : L’indécision de François Hollande coûte cher
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 12:36

 

 

 

 

24/05/14 (RFI)

 

La force française Sangaris va-t-elle réussir à mener à bien sa mission de neutralisation des groupes armés en Centrafrique sans affecter les relations entre communautés religieuses, là où elles étaient restées paisibles ? C'est la question que pose la situation à Bambari dans le centre-est du pays.

 

Même si, après la prise de pouvoir de la Seleka en mars 2013, la ville de Bambari a été mise en coupe réglée par un chef du nom de Ben Laden, les relations entre chrétiens et musulmans ont su traverser la période des exactions et, par la suite, c’est un chef plus modéré, le général Ali, qui a pris les commandes du chef-lieu de la Ouaka.

 

Il y avait jusqu’ici une bonne cohabitation entre les deux communautés. Les musulmans et les chrétiens fréquentent les mêmes commerces, leurs enfants vont dans les mêmes écoles, les jeunes vont dans le même bar-dancing, l’Etoile de la Ouaka. Pour empêcher que des tensions ne puissent apparaître, après le début des violences à Bangui, une plateforme des religieux a même été mise en place localement, à Bambari le 8 décembre. C'est un lieu de dialogue entre chrétiens et musulmans.

 

L'élément déclencheur

 

Ce sont les attaques des milices anti-balaka autour de la localité de Grimari qui ont été l'élément déclencheur des tensions entre les deux communautés. Elles ont provoqué la fuite de nombreux musulmans de Grimari et alimenté la psychose chez les musulmans de Bambari, qui ont le sentiment que leur ville est le prochain objectif des anti-balaka.

 

En dépit des déclarations de la force Sangaris selon lesquelles Grimari ne sera pas franchie par les anti-balaka, les musulmans ne sont pas rassurés. Ils accusent Sangaris de complicité et se préparent à faire face à une éventuelle arrivée des milices.

 

La peur chez les musulmans et chez les chrétiens

 

Beaucoup de chrétiens craignent d’éventuelles représailles de la communauté musulmane et des éléments ex-Seleka si les anti-balaka entraient dans Bambari. Les nouvelles qui viennent de plusieurs villages des environs où des exactions ont eu lieu alimentent la psychose. On voit se propager beaucoup de rumeurs qui en disent long sur ce nouveau climat de méfiance.

 

Les observateurs se demandent si l'accrochage survenu jeudi matin entre des jeunes, des éléments de l'ex-Seleka et les forces françaises de Sangaris, est lié à ce climat de méfiance. L'accrochage fait en effet suite à la mise au point qui avait été effectuée la veille par les représentants des autorités de transition et de la communauté internationale venus spécialement à Bambari. Une mise au point qui porte sur le fait que l'ex-Seleka ne pouvait pas constituer une armée parallèle à l’armée nationale.

 

Le général Soriano, le chef de Sangaris, avait indiqué qu’il ferait appliquer strictement « les mesures de confiance », selon lesquelles tout homme qui sort en ville avec son armement sans appartenir aux forces régulières doit être désarmé. Aussitôt le porte-parole du nouvel état-major de l'ex-Seleka a marqué sa désapprobation et on a donc vu jeudi matin des jeunes manifester leur opposition à Sangaris en jetant des pierres sur un de ses véhicules blindés.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140524-rca-bambari-sangaris-calm...

RCA: à Bambari, Sangaris tente de calmer les violences interreligieuses
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 12:02

 

 

 

 

 

23/05/14 (Afrique Inside)

 

Afriqueinside : En quoi votre présence au New York Forum Africa peut contribuer au retour de la paix en Centrafrique ?

 

Catherine Samba-Panza : Ce sont les jeunes qui sont les acteurs et les victimes des violences en Centrafrique. Il leur faut des perspectives, un espoir en l’avenir et je pense que venir ici échanger sur les possibilités d’offrir un meilleur avenir aux jeunes pour mieux les impliquer dans la gestion dans la chose publique, est utile. Et j’en tirerai toutes les leçons pour essayer au niveau de la République Centrafricaine, voir ensemble, les voies et les moyens pour ramener la paix au travers l’emploi des jeunes

 

Afriqueinside : La priorité reste avant toute chose, la sécurité dans votre pays, l’ancienne Séléka se restructure sur le plan politique et militaire. Est-ce que des discussions sont en cours avec l’ancienne rébellion ?

 

Catherine Samba-Panza : Des discussions en cours pas spécialement. Nous sommes en perpétuel dialogue avec toutes les forces vives de la nation y compris avec les ex-seleka. Mais je pense que dans le cadre dune transition apaisée, il faut être ouvert à tout le monde, à toutes les forces vives et écouter tout le monde et à les impliquer dans la gestion de la transition.

 

Afriqueinside : La Centrafrique reste dans l’attente du déploiement des Casques bleus, qu’en attendez-vous ?

 

Catherine Samba-Panza : Dés le départ quand je suis arrivée, j’ai estimé qu’un effectif d’environ 7000 hommes sur le terrain n’était pas efficace pour ramener la paix et qu’il fallait l’appui des Nations Unis pour ramener la paix, j’estime simplement que septembre est trop loin mais nous ne pouvons pas faire autrement.

 

Propos recueillis par Samantha Ramsamy à Libreville au NYFA

Catherine Samba-Panza au NYFA : « Pas de discussions spéciales en cours avec l’ex-Séléka »
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:58

 

 

 

 

LIBREVILLE 24/05/14 (Xinhua) - Le Sommet extraordinaire des chefs d'Etats de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC), prévu pour vendredi à Libreville, a été reporté à une date ultérieure, selon une source proche de la présidence du Gabon.


"Le Sommet des chefs d'Etat de la CEMAC a été reporté pour une date ultérieure, nous n'avons pas jusque-là les causes de ce report", a indiqué la source.

 

Le Sommet était prévu pour vendredi en prélude de l'ouverture des travaux de la troisième édition du New York Forum Africa (NYFA) qui se tient du 23 au 25 mai dans la capitale gabonaise.

 

La crise en République centrafricaine figurait parmi les principaux points inscrits à l'ordre du jour de ce sommet extraordinaire.

 

Les questions liées à l'intégration régionale avec le projet avorté de la libre circulation des personnes et des biens devraient aussi être au centre de cette rencontre.

 

La présidente de transition de Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a participé aux assises du New York Forum Africa en tant que seul chef d'Etat au niveau de la CEMAC.

Gabon : le Sommet extraordinaire des chefs d'Etats de la CEMAC reporté à une date ultérieure
Gabon : le Sommet extraordinaire des chefs d'Etats de la CEMAC reporté à une date ultérieure
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