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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:05

 

 

 

FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme

 

Communiqué de presse


Ouverture de la 55ème Session ordinaire de la CADHP :

 

 

Pour un plan d'action droits humains dans les processus de résolution et de prévention des conflits et des crises

 

 

Nairobi, Paris, Luanda 29 avril 2014 – Alors que s'ouvre aujourd'hui la 55ème Session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'Homme et des Peuples (CADHP), à Luanda (Angola) la FIDH appelle le principal mécanisme africain de promotion et de protection des droits humains à prendre des positions fermes condamnant les situations de conflits et de crises qui persistent sur le continent et à renforcer la place des droits humains dans les processus de résolution et de prévention.

 

«Si nous saluons l'implication accrue de la CADHP dans les initiatives visant à mettre un terme aux conflits qui prévalent sur le continent, la complexité et les défis qu'impliquent ces situations l'obligent à repenser son dispositif d'intervention et de coopération avec l'Union africaine, pour une meilleure réactivité, efficacité, lisibilité et cohérence de leur action. La Commission africaine doit contribuer au développement d'un plan d'action « droits humains » de l'Union africaine pour les conflits, un plan d'action qui implique une coordination renforcée et mieux structurée avec les organes compétents de l'UA » a déclaré Alice Mogwe, Secrétaire générale adjointe de la FIDH, présente à Luanda.

 

Un plan d'action droits humains s'impose en République centrafricaine (RCA), un pays toujours coupé en deux, et où les populations civiles sont réduites à se regrouper dans des enclaves protégées par les forces internationales ou à s'enfuir par convois de milliers de personnes pour échapper aux pires atrocités y compris aux exécutions sommaires, aux viols et autres formes de violences sexuelles, aux disparitions forcées, actes de tortures, enrôlement d'enfants soldats, pillages et extorsion, destruction de biens. Un plan d'action droits humains s'impose également au Soudan du Sud, où les populations civiles continuent d'être victimes d'exécutions extra-judiciaires, de viols et autres formes de violences sexuelles, de pillages, de destructions de biens sur fond d'appels à la haine et aux viols lancés au travers de radios.

 

 

De tels plans d'action doivent conduire au développement de véritables stratégies permettant de faire la lumière sur les circonstances de ces crimes, de lutter efficacement contre l'impunité de leurs auteurs, d'ouvrir la voie aux réformes législatives et institutionnelles nécessaires au renforcement de l'État de droit, de garantir, de façon durable, la protection des droits des femmes, des défenseurs des droits humains, des personnes réfugiées et déplacées, ou encore de responsabiliser les acteurs non étatiques et en particulier les entreprises internationales qui se rendent complices voire instigatrices de violations.

 

«Le déploiement d'observateurs africains des droits humains au Mali et en RCA et la mise en place d'une Commission d'enquête de l'UA au Soudan du Sud démontrent la volonté croissante de considérer les droits humains comme un élément essentiel des initiatives de restauration de la paix et de la sécurité sur le continent. Mais ces initiatives exigent une meilleure transparence et cohérence, la mise à disposition de moyens matériels, financiers et humains adéquats permettant aux équipes déployées d'être efficaces. Ces initiatives doivent aussi permettre de développer des stratégies de droits humains favorisant une paix durable par le renforcement de l'État de droit. Autant d'actions qui nécessitent un organe permanent de coordination administrative au sein de l'UA » a déclaré Mabassa Fall, Représentant de la FIDH auprès de l'Union africaine également présent à Luanda.

 

Une cohérence renforcée de l'action droits humains de la CADHP dans les situations de crises doit lui permettre de jouer pleinement son rôle au Soudan, où elle doit pouvoir mener une enquête sur la répression violente des manifestations de septembre 2013 qui a occasionné la mort d'au moins 170 manifestants suite à l'usage excessif de la force par les forces de sécurité et services de renseignement soudanais. La Commission doit également être plus vocale et proactive concernant la situation dramatique que connaît aujourd'hui l'Égypte, où les manifestants subissent, là aussi, les affres des forces de sécurité, où les violences sexuelles contre les femmes, sont perpétrées à grande échelle et dans la plus complète indifférence des autorités, où les actes de torture et de mauvais traitements sont légion dans les centres de détention et où les violations du droit à un procès équitable sont récurrentes. La Commission doit par ailleurs agir préventivement dans des situations aussi volatiles qu'au Burundi où, à un an des élections générales, les tensions entre les différentes formations politiques, sur fond de défis sécuritaires toujours plus importants et de restrictions accrues des libertés fondamentales ne sont pas de nature à créer les conditions d'un processus électoral crédible et sécurisé.

 

La Commission africaine des droits de l'Homme et des Peuples (CADHP) est l'organe chargé de surveiller le respect des droits énoncés dans la Charte africaine des droits de l'Homme et des Peuples. Créée en 1991, elle a son siège à Banjul. Elle comprend 11 commissaires de 11 pays africains. Sa 55ème Session ordinaire se tient à Luanda (Angola) où, en plus de statuer sur les violations des droits humains dans les situations de crise, elle examine à cette session le respect des droits humains au Liberia et au Mozambique. La FIDH est présente à Luanda avec ses organisations membres issues notamment du Liberia, du Mozambique, de Centrafrique, du Botswana, du Soudan, d'Egypte, du Burkina Faso, du Sénégal, de Tanzanie et d'Angola.

 


 

Contacts presse : presse@fidh.org

 

Arthur Manet (Français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 72 28 42 94 (à Paris)

 

Audrey Couprie (Français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 91 57 (à Paris)


 

Communiqué de presse FIDH - Ouverture de la 55ème Session ordinaire de la CADHP
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:03

 

 

 

 

Bangui, 28 Av. (ACAP) - Le Président de la Fédération Centrafricaine de Football (FCFB), M. Patrice Edouard Ngaïssona, après un moment d’exil, a annoncé qu’il a renoncé à son poste de coordonnateur des antibalaka et renoue avec le football dont il est la première autorité, lors d’une rencontre d’échanges avec les présidents et secrétaires généraux des clubs de première et deuxième division de la ligue de football de Bangui, samedi 26 avril 2014.

 

Par cette rencontre, Patrice Edouard Ngaïssona, entend redonner une nouvelle impulsion au football centrafricain, victime de la dernière crise politico-militaire en République Centrafricaine, crise caractérisée par l’arrêt pur et simple des activités footballistiques sur l’ensemble du territoire national.

  
En argumentant ses propos sur le concept de la paix et la cohésion nationale, il a rappelé que le Chef de l’Etat de la transition, Catherine Samba-Panza, l’a instruit de constituer une équipe d’élite du football féminin d’ici à janvier 2015.

  
Durant l’absence de Patrice Edouard Ngaïssona, son intérim a régulièrement été assuré à la présidence de la Fédération Centrafricaine de Football par le premier vice président, M. Célestin Yanendji.

Patrice Edouard Ngaïssona renonce à son poste de coordonnateur des antibalaka et renoue avec le football
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 16:37

 

 

 

 

 

N'DJAMENA 29/04/14 (Xinhua) - Le Premier ministre tchadien Kalzeubé Payimi Deubet a lancé lundi un plan d'urgence de 42 millions USD (21 milliards F CFA) pour subvenir aux besoins des retournés et refugiés de la Centrafrique.

 

Jusqu'au vendredi dernier, parmi les 96.000 personnes enregistrées, seuls 28.879 sont relocalisées, alors que plus de 61. 000 demeurent dans des centres de transit au sud du pays et à N'Djaména, la capitale tchadienne.

 

"Le plan d'urgence vise à mieux guider et améliorer nos capacités de réponse face à cet afflux continu des retournés que nous enregistrons depuis décembre 2013", a déclaré M. Kalzeubé Payimi Deubet.

 

Couvrant la période allant de mai à octobre 2014, ce plan d'urgence s'articule autour de sept axes: assistance humanitaire alimentaire; protection sociale; accès aux soins de santé de base; eau, hygiène et assainissement; gestion des camps et abris; éducation; agriculture et pastoralisme.

 

Il permettra de prendre en charge 150.000 personnes, soit 25. 000 familles.

 

"La tragédie centrafricaine continue. Plus de 2.000 personnes ont encore franchi la frontière tchadienne ces dernières vingt- quatre heures", a indiqué Thomas Gurtner, coordonnateur humanitaire du système des Nations Unies au Tchad.

 

"Le système des Nations Unies qui a déjà investi 8 milliards F CFA (16 millions USD, Ndlr) en faveur de ces retournés, va continuer à accompagner le gouvernement tchadien", a-t-il promis.

 

Le plan d'urgence, fruit d'un processus participatif inclusif, sera suivi d'un autre de réinsertion, selon le chef du gouvernement tchadien.

Tchad : Un plan d'urgence de 42 millions USD en faveur des retournés et refugiés de la Centrafrique
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 16:37

 

 

 

 

 

N'DJAMENA 29/04/14 (Xinhua) - Le Premier ministre tchadien Kalzeubé Payimi Deubet a lancé lundi un plan d'urgence de 42 millions USD (21 milliards F CFA) pour subvenir aux besoins des retournés et refugiés de la Centrafrique.

 

Jusqu'au vendredi dernier, parmi les 96.000 personnes enregistrées, seuls 28.879 sont relocalisées, alors que plus de 61. 000 demeurent dans des centres de transit au sud du pays et à N'Djaména, la capitale tchadienne.

 

"Le plan d'urgence vise à mieux guider et améliorer nos capacités de réponse face à cet afflux continu des retournés que nous enregistrons depuis décembre 2013", a déclaré M. Kalzeubé Payimi Deubet.

 

Couvrant la période allant de mai à octobre 2014, ce plan d'urgence s'articule autour de sept axes: assistance humanitaire alimentaire; protection sociale; accès aux soins de santé de base; eau, hygiène et assainissement; gestion des camps et abris; éducation; agriculture et pastoralisme.

 

Il permettra de prendre en charge 150.000 personnes, soit 25. 000 familles.

 

"La tragédie centrafricaine continue. Plus de 2.000 personnes ont encore franchi la frontière tchadienne ces dernières vingt- quatre heures", a indiqué Thomas Gurtner, coordonnateur humanitaire du système des Nations Unies au Tchad.

 

"Le système des Nations Unies qui a déjà investi 8 milliards F CFA (16 millions USD, Ndlr) en faveur de ces retournés, va continuer à accompagner le gouvernement tchadien", a-t-il promis.

 

Le plan d'urgence, fruit d'un processus participatif inclusif, sera suivi d'un autre de réinsertion, selon le chef du gouvernement tchadien.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 12:20

 

 

 

 

 

29/04/14 (20minutes)

 

Des niveaux de violences très élevés, qui touchent les civils et désormais également les travailleurs humanitaires. Seize civils, dont trois employés locaux de Médecins Sans Frontières ont été tués samedi après-midi lors d’un vol à main armée à l’hôpital de Boguila, géré par l’ONG, au nord de la République centrafricaine (RCA).

 

Des membres armés de l’ex-Seleka ont entouré l’hôpital alors que se tenait une réunion à laquelle MSF avait convié des leaders communautaires pour discuter de l’accès aux soins, indique l’ONG dans un communiqué. Un groupe d’assaillants a pillé le bureau de MSF sous la menace d’armes, alors que d’autres ont ouvert le feu sans raison dans la foule rassemblée sur le lieu de la réunion où se trouvaient des collaborateurs de MSF et des membres de la communauté, non armés.

 

Activités suspendues

 

Un officier de la force africaine Misca a, de son côté, fait état auprès de l’AFP d’au moins vingt-deux morts, soulignant que les assaillants, «assimilés aux ex-Séléka et aux Peuls», ont emporté des ordinateurs et de nombreux autres biens, «fracassant des portes des locaux probablement en quête d’argent».

 

«MSF travaille souvent dans des zones où la situation est compliquée, où les conflits sont actifs, et a subi des incidents assez sérieux ces dernières années en Centrafrique, comme dans d’autres pays», explique à 20 Minutes Tarak Bach Baouab, conseiller humanitaire au bureau de MSF à Amsterdam. «Mais pas d’une telle ampleur.»

 

L’association humanitaire a fermement condamné cette «attaque injustifiée», qui l’oblige «à réduire [son] équipe et suspendre [ses] activités à Boguila», et à «évaluer s’il est possible de continuer [ses] activités dans d’autres zones». «Le projet en lui-même est suspendu, et nous ne sommes pas certains d’être capables de le reprendre», souligne Tarak Bach Baouab. Et d’expliquer qu’«il y a des négociations à avoir en local, pour notamment assurer la sécurité des équipes».

 

Réflexion sur la sécurité

 

Une lourde perte pour la région, MSF étant la seule organisation internationale humanitaire présente à Boguila pour répondre aux besoins des quelque 45.000 habitants dans la région. Cette localité se situe en effet dans une zone échappant largement au contrôle de la force internationale composée des quelque 5.000 Africains de la Misca et 2.000 Français de l’opération Sangaris.

 

«Il s’agit d’une région qui n’est pas totalement sécurisée. Parce que nos effectifs (…) ne permettent pas encore de déployer des hommes dans les autres centres que les villes principales comme Bossangoa», à une centaine de kilomètres de Boguila, a expliqué l’officier de la Misca.

 

«Nous espérons que ce drame provoquera un sursaut des autorités compétentes et des acteurs qui se sont mobilisés cette année, pour qu’ils mènent une réflexion sur la sécurité, afin que les travailleurs humanitaires puissent reprendre ou continuer leur travail dans des conditions satisfaisantes de sécurité», conclut Tarak Bach Baouab.

 

Bérénice Dubuc

 

http://www.20minutes.fr/monde/1362797-centrafrique-apres-l-a...

 

 

 

RCA: 16 civils tués dans un hôpital, dont trois employés de MSF

 

GENEVE, 29/04/14 (Xinhua) -- Au total 16 civils, dont trois employés locaux de MSF ont été tués lors d'un vol à main armée survenu samedi dernier dans un hôpital au nord de la République centrafricaine (RCA), a affirmé lundi Médecins Sans Frontières (MSF).

 

MSF a condamné lundi fermement une attaque injustifiée contre des civils non armés dans un lieu clairement identifié comme étant une structure de santé de MSF.

 

"Nous sommes extrêmement choqués et attristés par la violence brutale utilisée à l'encontre de notre personnel médical et de la communauté", a déclaré Stefano Argenziano, chef de mission de MSF en RCA.

 

"Ce tragique incident nous a obligés à réduire notre équipe et suspendre nos activités à Boguila. MSF maintient son engagement à porter assistance à la population mais nous devons également prendre en compte la sécurité de nos collaborateurs", a ajouté Stefano Argenziano.

 

L'incident s'est produit quand des membres armés de l'ex-Seleka ont entouré l'hôpital de Boguila alors que se tenait une réunion à laquelle MSF avait convié 40 leaders communautaires pour discuter de l'accès aux soins.

 

Des hommes armés ont pillé le bureau de MSF sous la menace d'armes. Des coups de feu ont été tirés en l'air. Dans le même temps, d'autres hommes armés se sont approché du lieu de la réunion où se trouvaient des collaborateurs de MSF et des membres de la communauté, non armés. Sans raison, les hommes armés ont commencé à tirer dans la foule, tuant et blessant grièvement des civils.

 

MSF est la seule organisation internationale humanitaire présente à Boguila pour répondre aux besoins des populations exposées à des attaques mortelles, et sans distinction, par les groupes armés opérant dans la zone. Les événements tragiques de samedi constituent une attaque inacceptable, non seulement contre les civils mais également contre la capacité à délivrer des soins médicaux et une assistance humanitaire.

 

 

Centrafrique: après l'attaque de Boguila, MSF suspend ses activités
Centrafrique: après l'attaque de Boguila, MSF suspend ses activités
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 01:15

 

 

 

 

Bangui, le 27 avril 2014: Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) et chef de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), le Général Jean-Marie Michel Mokoko, a appris avec tristesse le décès d’un soldat du contingent camerounais de la MISCA à la suite d’un incident survenu à Paoua, au Nord-Est de Bangui, le 26 avril 2014. Cet incident a également fait un blessé. Une enquête a été diligentée par la MISCA pour déterminer les circonstances de l’incident. Cette nouvelle perte porte à 25 le nombre de personnels en uniforme décédés et à 148 celui des blessés  depuis le déploiement  de la MISCA, le 19 décembre 2013.

 

Au nom de la Présidente de la Commission, Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, le Représentant spécial et chef de la MISCA adresse ses sincères condoléances à la famille et aux proches du soldat décédé, ainsi qu’au Gouvernement camerounais. Il souhaite un prompt rétablissement au soldat blessé.

 

Le Représentant spécial réitère la détermination de la MISCA à mener à bien sa mission, conformément au mandat fixé par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA dans son communiqué du 19 juillet 2013 et le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 2127 (2013) du 5 décembre 2013.

 

 

http://www.peaceau.org/fr/article/la-misca-endeuillee-par-la-mort-d-un-soldat-du-contingent-camerounais-de-la-mission#sthash.T0S4Dita.Bkv2hGs5.dpuf  

La MISCA endeuillée par la mort d'un soldat du contingent Camerounais de la mission
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 01:13

 

 

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/john-kerry-dit-non-a-toute-idee-de-partition-en-centrafrique/1903139.html  

 

lundi, avril 28, 2014 Heure locale: 23:14

 

Dans une interview exclusive au service francophone de la Voix de l'Amérique, le secrétaire d'Etat américain écarte l'idée d'une éventuelle division du territoire centrafricain, disant que ce n'est pas la solution privilégiée par les Etats-Unis.

 

Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, se rend mardi, 28 avril 2014, en Ethiopie, en République démocratique du Congo et en Angola, une tournée destinée à «promouvoir les droits de l’homme et faire avancer la paix».

 
A la veille de son départ, le chef de la diplomatie américaine a accordé une interview exclusive au service francophone de la VOA. L’entretien, réalisé par Jacques Aristide, s’est déroulé au Département d’Etat à Washington, D.C.

 
M. Kerry a répondu à des questions touchant divers sujets d’actualité : la République centrafricaine, les prochaines élections en République démocratique du Congo et au Burundi, de même que les menaces terroristes dans la région du Sahel. Voici l’intégralité de cette entrevue :

 

Une partition de la République centrafricaine n’est pas la solution que privilégient les Etats-Unis au conflit entre musulmans et chrétiens de ce  pays, a déclaré  le Secrétaire d’Etat  John Kerry. A la question de savoir ce que peuvent faire les Etats-Unis, en dehors des contributions financières et logistiques, pour aider à sauver la République centrafricaine,  M. Kerry a  fait savoir qu’il ne dispose pas d’une « réponse magique en ce moment. » Toutefois, il s’est  dit désireux de s’entretenir avec les décideurs en rapport avec cette question, avant de se prononcer. Les Etats-Unis, a-t-il dit, verront comment appuyer davantage les forces africaines et onusiennes en RCA.


Concernant les  craintes que le conflit entre musulmans et chrétiens en RCA conduise à une partition du pays, M. Kerry a dit que les Etats-Unis ne sont pas favorables à un tel développement. « On ne veut pas diviser », a-t-il dit, ajoutant : « ce n’est pas la solution préférable. »


Le chef de la diplomatie  américaine a réitéré l’engagement des Etats-Unis à tout mettre en œuvre pour éviter une répétition en RCA du génocide rwandais.


Réagissant à la possibilité de modifications constitutionnelles qui permettraient éventuellement aux présidents burundais et congolais,  Pierre Nkurunziza  et Joseph Kabila , de se représenter aux élections présidentielles, le secrétaire d’Etat John Kerry a estimé que cela serait mal avisé. Il faut respecter la Constitution et la loi, a-t-il souligné.

Le chef de la diplomatie américaine a exhorté les pays des Grands Lacs à « trouver une façon de vivre ensemble  sans oublier l’Histoire. » A travers le sénateur Russ  Feingold, leur émissaire spécial pour Les Grands Lacs, les Etats-Unis entendent œuvrer « pour faire changer la situation sur le terrain », a souligné John Kerry.


En ce qui concerne la menace terroriste au Sahel, John Kerry s’est félicité de la coopération des Etats-Unis avec les pays de cette région et la France. Rappelant que les Etats-Unis ont fourni un important appui aux opérations militaires au Mali, le secrétaire d’Etat John Kerry a souligné la nécessité de former les soldats des  pays de la région, mais aussi de leur fournir les  renseignements requis. « Il faut qu’ils sachent où se trouve  l’ennemi », a-t-il dit. 

John Kerry à la VOA : Non à la partition de la RCA !
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Centrafrique-Presse.com
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 01:11

 

 

 

 

par Caroline Paré RFI   28-04-2014 à 19:34

 

L'attaque qui a fait 22 morts samedi à Nanga Boguila, une ville à plus de 400 kilomètres de Bangui visait un centre médical de Médecins sans frontières. Parmi les victimes, quinze dirigeants locaux, trois employés locaux du site de l’ONG. Les rebelles de l'ex-Seleka ont été mis en cause. Nicolas Fuchs est le responsable de la mission d’Action contre la faim en Centrafrique.

 

RFI : Cette attaque est une nouvelle illustration du fait que dans le pays aucun lieu, aucune structure n’est épargnée ni même protégée.

 

Nicolas Fuchs : C’est bien évidemment un acte fortement condamnable, un incident de sécurité qui a touché les équipes de MSF. Ça nous inquiète fortement. Aujourd’hui, on n’arrive pas encore tout à fait à avoir toutes les informations et une compréhension complète de cet incident. Et on ne sait pas s’il va y avoir un changement de la dynamique. Ce qu’on a constaté jusque-là, c’est que c’est vrai qu’il y a de vrais problèmes d’insécurité, notamment au Nord. Mais globalement, ce qu’on a pu constater c’est qu’il n’y a pas forcément une volonté délibérée de s’attaquer aux humanitaires directement. Et on s‘attaque davantage aux humanitaires pour ce qu’ils ont, que pour ce qu’ils sont.

 

Là par exemple il y a eu des pillages.

 

Voilà, c’est plus vis-à-vis de nos moyens financiers ou matériels qu’on va être peut-être ciblés, que pour notre intervention.

 

Où avez-vous des équipes ? Où est-ce que ce genre d’attaque va vous pousser à prendre des mesures particulières de sécurité ?

 

Aujourd’hui, nous, on essaie effectivement d’avoir une compréhension la plus complète du contexte. Nos équipes interviennent notamment à Bossangoa, qui se trouve un petit peu plus au sud de Boguila, où est intervenu cet incident de sécurité. Aujourd’hui, ça nous empêche effectivement de remonter sur les axes vers le Nord par manque de visibilité et par les inquiétudes que cet incident a pu provoquer auprès de nos équipes.

 

Après cet attaque, travaillez-vous avec les autres organisations humanitaires ? Il y a des concertations. Est-ce que l’information remonte aussi vers les forces de protection, qu’il s’agisse de ceux de l’opération Sangaris ou bien des forces africaines ?

 

Bien sûr que nous, au sein de la communauté humanitaire, on partage ce type d’incident de sécurité. C’est dans l’intérêt de tout le monde d’avoir une compréhension la plus complète. Bien sûr que cet incident est reporté aux forces du maintien de la paix, que ce soit la Misca ou Sangaris. Et on espère que des mesures soient prises. L’incident est intervenu dans une zone qui, justement, est faiblement couverte par ces forces armées étrangères, ce qui donne effectivement l’espace à ces groupes armés d’agir en toute impunité.

 

Est-ce qu’il y a des zones aujourd’hui dans le pays qui sont vraiment davantage sécurisées ?

 

Il y a des zones qui sont plus sécurisées que d’autres. Moi, je parlerais plutôt des zones qui sont moins sécurisées. C’est essentiellement dans le nord du pays, notamment avec la frontière tchadienne, où l'on constate qu’il y a beaucoup d’incidents, ou alors de l’autre côté, plus vers le Nord-Est, où également la situation paraît un peu anarchique aujourd’hui en termes de sécurité.

 

Action contre la faim travaille sur les questions de nutrition. Que constatent aujourd’hui vos équipes sur le terrain ? La saison des pluies est déjà amorcée. Est-ce que les agriculteurs ont pu semer par exemple ?

 

C’est effectivement le temps des semis. Nous, ACF, on intervient à Bangui sur la prise en charge de la malnutrition la plus sévère. On prend en charge actuellement à peu près 1 900 enfants sur une vingtaine de sites. C’est un chiffre plutôt important, par rapport à la couverture que nous avons. La saison des pluies est effectivement assez problématique, elle laisse craindre une augmentation de l’insécurité alimentaire. La saison des pluies amenant effectivement avec elle une augmentation des cas de paludisme, des infections respiratoires, mais aussi des maladies diarrhéiques qui vont forcément avoir un impact sur le statut nutritionnel des enfants.

 

Vous parliez tout à l’heure de pillages puisque c’était le cas dans ce qui s’est passé là, au nord de Bangui, est-ce qu’il y a aujourd’hui des pillages pour simplement subvenir à ces besoins de nourriture, pour nourrir les enfants des familles aujourd’hui ?

 

Je ne sais pas si on peut vraiment décrire la situation de cette manière-là. Ce qui est évident, c’est que la crise économique, le manque de pouvoir d’achat, la présence de nombreuses armes et de groupes armés vont favoriser la criminalité et ce type d’actes va augmenter de plus en plus.

 

Est-ce qu’aujourd’hui vos équipes qui sont envoyées sur le terrain, souhaiteraient travailler sous protection ?

 

Nous, à notre niveau, ce n’est pas notre manière de fonctionner et on considère vraiment que l’utilisation d’escortes armées ou de gardes armés doivent être un dernier recours. La situation ne semble pas encore l’exiger. Il est encore possible aujourd’hui de travailler dans une grande partie du pays sans une utilisation de gardes armés. Il faut savoir que cette utilisation d’hommes en armes pourrait amener encore plus de confusion auprès des parties prenantes sur notre impartialité et notre neutralité. Donc, on souhaite l’éviter le maximum. Aujourd’hui, on sait que c’est encore possible de travailler sans, et on fera tout tant que ce sera possible pour éviter ce type de situation.

Humanitaires en RCA: «Il y a de vrais problèmes de sécurité au Nord»
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 01:08

 

 

 

 

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/En-Centrafrique-les-evacuations-de-musulmans-s-intensifient-2014-04-28-1142747   28/4/14 - 18 H 36

 

Coincés dans des enclaves protégées par les forces internationales, 1 300 musulmans ont quitté la capitale centrafricaine pour fuir vers le nord.

 

Organisée par l’ONU, l’évacuation a été dénoncée par le gouvernement centrafricain, qui craint une partition du pays.

 

L’insécurité règne toujours : 16 civils, dont trois employés locaux de Médecins sans frontières, ont été tués.

 

Selon l’ONU, l’opération était devenue inéluctable : harcelés depuis des mois dans le quartier PK-12 de Bangui, 1 300 musulmans ont été évacués vers le nord, près de la frontière tchadienne. Dix-huit camions, chargés de familles et de leurs bagages, ont pris la route, escortés par des militaires africains de la Misca. Menacés par des miliciens des quartiers environnants, les musulmans vivaient dans une sorte d’enclave sous protection des soldats français et africains.

 

Sans attendre, des centaines de leurs anciens voisins se sont mis à piller la mosquée. « Si elle n’a pas été détruite, c’est seulement parce que les soldats de la Misca étaient présents », précise Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU.

 

Ont eu lieu des scènes de haine à la mesure de la tension qui règne entre les communautés à Bangui. Assimilés à la milice Séléka au pouvoir jusqu’en janvier, les musulmans étaient ciblés depuis décembre et le début de l’intervention française. Au PK-12, 18 personnes seraient mortes par balles, grenade ou machette, et les blessés nombreux.

Des centaines de milliers d’habitants déplacés

 

Un transfert des habitants du PK-12 avait déjà eu lieu dimanche 20 et lundi 21 avril. Il concernait 90 habitants musulmans, réinstallés dans la ville de Bambari, en majorité chrétienne mais relativement épargnée par les tensions entre communautés. Le HCR justifie ces relocalisations par la « radicalisation » des milices anti-balakas, accusées de nombreuses exactions. Elles ont été créées pour combattre les ex-Séléka, eux-mêmes accusés d’abus considérables.

 

Samedi 26 avril après-midi, 16 civils dont trois employés centrafricains de Médecins sans frontières (MSF) ont d’ailleurs été tués dans Boguila (nord). « Des membres armés de l’ex-Séléka ont encerclé l’hôpital où une réunion avait lieu avec quarante responsables de communautés invités par MSF à discuter de l’accès médical et des soins », précise l’ONG française, qui indique avoir suspendu ses activités dans la ville.

 

 « Nous examinons aussi s’il est possible de continuer les opérations dans d’autres zones », précise Stefano Argenziano, chef de la mission de MSF en Centrafrique. Alors que le pays échappe en grande partie au contrôle de l’État, dirigé depuis janvier par la présidente de transition Catherine Samba-Panza, les organisations humanitaires sont souvent les seules à assurer les soins de base à la population. Des centaines de milliers d’habitants sont déplacés.

 

Les musulmans, commerçants du pays

 

« Le plus inquiétant est que l’on sait très peu de chose sur ce qui se passe en province », précise Roland Marchal, chercheur au CNRS. Les forces internationales, longtemps cantonnées à Bangui, se déploient peu à peu dans le pays. Mais les 2 000 soldats de la force française Sangaris, les 6 000 soldats de la Misca et les quelques centaines de soldats européens ont du mal à sécuriser un pays grand comme la France et la Belgique.

 

« Le problème, c’est que la France et la communauté internationale sont concentrées sur l’aspect sécuritaire, juge Roland Marchal. Pour la réconciliation, on se contente de mettre les chefs religieux en avant. Ceux-ci sont très courageux, mais cela ne suffit pas. Il faut relancer l’économie pour que musulmans et chrétiens se rendent compte qu’ils ont besoin les uns des autres. »

 

Représentant environ 15 % de la population avant le début de leur exode, les musulmans centrafricains sont les commerçants du pays. Avec leur départ, l’économie pourra difficilement se relancer et les marchés ne pourront être approvisionnés.

 

Des déplacements et une partition du pays ?

 

Cette menace explique sans doute les critiques du gouvernement de transition. Après l’évacuation de dimanche 27 avril, le gouvernement a dénoncé une opération « unilatérale », menée « à (son) insu et contre (son) gré ». Ces déplacements pourraient créer des « déséquilibres culturels et sociologiques », a jugé la ministre de la réconciliation Antoinette Montaigne.

 

Les autorités craignent que les déplacements ne favorisent une partition du nord du pays, qui abrite une forte population musulmane. « Tous les Centrafricains ont le droit de demander que les pays amis n’aillent pas dans le sens d’une séparation de fait de ce pays », a aussi protesté Antoinette Montaigne.

 

Quelques milliers de musulmans subsistent à Bangui, principalement dans le quartier PK-5. Ils étaient plusieurs dizaines de milliers avant décembre 2013.

 

 

 

 

Evacuation de musulmans et pillages à Bangui

 

BANGUI 28/04/14 (Reuters) - Environ 1.300 musulmans ont quitté Bangui dimanche sous la protection de soldats africains de maintien de la paix et leur quartier a été pillé par des centaines de chrétiens après leur départ.

 

Le quartier PK12 dans le nord de Bangui était l'une des dernières poches musulmanes de la capitale de la Centrafrique, déchirée par des violences à caractères ethnique et religieux depuis que des rebelles essentiellement musulmans regroupés au sein de la Séléka ont renversé le président François Bozizé en mars 2013.

 

"Nous partons pour sauver nos vies", a déclaré à Reuters Mohamed Ali Mohamed, qui est né et a grandi dans ce faubourg, pendant que d'autres musulmans attachaient de gros bidons aux camions prêts à les emmener vers le nord de la Centrafrique.

 

Certains de ceux qui n'ont pas pu emmener leur voiture ont préféré la brûler sur place plutôt que de la laisser aux chrétiens.

 

Tandis que les musulmans préparaient leur départ, des centaines de chrétiens ont patienté derrière des cordes installées par des militaires congolais de la force africaine de maintien de la paix, la Misca. Parmi eux se trouvaient des femmes et des enfants mais aussi des hommes armés de machettes ou d'arcs et de flèches.

 

Une fois les musulmans partis, ces chrétiens ont envahi le quartier et détruit et pillé des maisons sous le regard des soldats africains. Beaucoup scandaient "Libération! Libération!"

 

"C'est une honte mais on ne peut rien y faire", a déclaré Dieudonné Bignilaba, un chrétien de Bangui.

 

"Pendant des années, nous avons vécu ensemble mais ce sont eux qui ont apporté les armes ici pour nous tuer", a-t-il ajouté.

 

DES MUSULMANS NE VEULENT PAS PARTIR

 

Durant leurs mois de présence à Bangui, les rebelles de la Séléka ont multiplié les exactions, ce qui a entraîné la création de milices chrétiennes et animistes, les anti-balaka.

 

Avec le départ en janvier du chef de la Séléka, Michel Djotodia, soumis à de fortes pressions internationales, les violences entre communautés ont franchi un palier supplémentaire malgré la présence de près de 2.000 militaires français et de 6.000 soldats et policiers africains.

 

Le Haut Commissaire de l'Onu pour les réfugiés, Antonio Guterres, a jugé en février que la Centrafrique était en train de sombrer dans un "nettoyage ethnico-religieux".

 

Sous la protection des forces étrangères, des milliers de musulmans ont ainsi fui Bangui. Ces évacuations ont été critiquées récemment par le ministère centrafricain de la Réconciliation, selon lequel cet exode encadré par la communauté internationale fait le jeu des rebelles musulmans désireux de créer un Etat indépendant dans le nord du pays.

 

Représentant en Centrafrique de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), l'agence onusienne impliquée dans ces évacuations, Giuseppe Loprete a déclaré que les musulmans vivant près de la mosquée centrale et dans le quartier PK5 ne voulaient quant à eux pas partir.

 

(Bertrand Boucey pour le service français)

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 19:01

 

 

 

28/04/14 (BBC Afrique)

 

Le gouvernement centrafricain déclare qu’il n’a pas été associé à l'évacuation de 1.300 musulmans hors de Bangui, dimanche. Des discussions étaient encore en cours avec les ONG et les organismes onusiens, quand ces 1.300 personnes ont été convoyées hors de Bangui par la force africaine (Misca) et les soldats français de l’opération Sangaris, a déclaré à la BBC la ministre centrafricaine de la Santé publique, des Affaires sociales et de l'Action humanitaire. Selon Marguerite Samba Maliavo, il est possible d’éviter que la capitale centrafricaine se vide de sa population musulmane.

 

Quelque 1.300 musulmans vivant dans la périphérie de Bangui ont quitté dimanche la capitale pour s’installer dans le Nord du Pays. Ils étaient fréquemment attaqués par des milices à majorité chrétienne. Ils rejoignent le Nord, près de la frontière tchadienne, sous une escorte assurée par des soldats de la force africaine déployée en Centrafrique. Quelques milliers de musulmans survivent encore à Bangui, dans le quartier PK-5, où ils bénéficient de la protection des soldats burundais de la Misca.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/04/140427_bangui-re...

1.300 déplacés: la réaction de Bangui
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