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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 09:46

 

 

 

 

 

 

- Brazzaville, 21 Mars 2014

 

Monsieur le Président de la République du Congo,

 

-              Mesdames et Messieurs les représentants des membres du Groupe international de contact

 

                sur la République centrafricaine,

 

-              Mesdames et Messieurs,

 

Nous voilà à nouveau réunis à Brazzaville pour délibérer sur la situation en République centrafricaine (RCA). Il vous souviendra que c'est ici même, le 3 mai 2013, et sous les auspices du Président Denis Sassou Nguesso, que nous avions tenu la rencontre inaugurale de notre Groupe et, à travers l’adoption de l’«Appel de Brazzaville», posé les fondements de notre action commune, pour aider les acteurs centrafricains à relever les multiples et graves défis auxquels leur pays est confronté. 

 

Je voudrais réitérer ici notre gratitude au symbole de la République du Congo, le Président Sassou Nguesso, ainsi qu’au Gouvernement et au peuple frère de ce grand pays pour l’accueil chaleureux et toutes les marques d’amitié dont nous sommes l’objet depuis notre arrivée à Brazzaville, ainsi que pour l’organisation parfaite de notre réunion. C’est une capitale sans cesse en mouvement, en construction, qui illustre l’effort entrepris dans tout le pays pour promouvoir le développement économique et social au profit de tous les Congolais.

 

À l'occasion de sa deuxième réunion, tenue à Addis Abéba, en juillet 2013, notre Groupe a souhaité amplifier l'engagement de la communauté internationale en faveur de la RCA, en apportant son appui au processus, alors envisagé, de transformation de la Mission du Conseil de paix et de sécurité de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale en RCA (MICOPAX) en une Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

 

 En novembre 2013, la troisième réunion du Groupe, que nous avons symboliquement décidé d’organiser à Bangui, pour contribuer à la restauration de la confiance des Centrafricains dans leur pays et leur témoigner notre solidarité, a marqué notre volonté de bâtir un véritable partenariat avec les autorités de la transition, sur la base d'engagements mutuels dont le respect conditionne l'aboutissement de notre entreprise commune. Ce faisant, nous avons voulu clairement signifier que notre rôle vise à accompagner et non à se substituer aux acteurs centrafricains.

 

La présente rencontre doit être l'occasion d’une évaluation des efforts - tant ceux des autorités de la transition que de leurs partenaires - déployés au cours des quatre mois écoulés pour s'attaquer aux multiples facettes de la crise centrafricaine. Au-delà de ce bilan, il s'agira aussi, sur la base des nouveaux développements intervenus dans le pays et de notre analyse de la situation, de convenir des modalités du renforcement de l'efficacité des actions entreprises et de les inscrire dans un calendrier aussi précis que possible, avec en perspective les élections qui couronneront la fin de la transition.

 

  -              Monsieur le Président,

 

  -              Mesdames et Messieurs,

 

Depuis notre dernière réunion, à Bangui, la situation en RCA a connu des développements sérieux, tant sur les plans sécuritaire et humanitaire que politique. Comme vous le savez, au début du mois de décembre 2013, et à la suite de l'attaque lancée par le groupe dit des anti-Balaka, la situation sécuritaire a connu une très forte dégradation. De très nombreux crimes ont été commis, et la crise a alors pris une dimension communautaire plus marquée, qui a sérieusement entamé le tissu social dans le pays et conduit au quasi effondrement de l'État centrafricain. La haine et la monstruosité qui ont accompagné ces crimes heurtent notre humanisme et soulignent les défis qui se posent en ce qui concerne la reconstruction et la réconciliation.

 

Dans le même temps, les conséquences régionales de la crise, notamment en termes de flux de réfugiés et d’autres mouvements forcés de populations, ont parfois pris des proportions de tragédie. C'est dans ce contexte on ne peut plus difficile que la MISCA a pris la relève de la MICOPAX le 19 décembre 2013.

 

Je voudrais ici saluer l'action des pays de la région, qui, de concert avec l'UA et les partenaires internationaux, n'ont ménagé aucun effort pour faire face à la détérioration de la situation sur le terrain. Deux éléments méritent d'être rappelés à cet égard. D'une part, l'engagement pris de contribuer au relèvement des effectifs de la MISCA, qui est passée à 6000 personnels militaires et de police. De l'autre, le Sommet extraordinaire de la CEEAC de Ndjamena, début janvier 2014, qui a pris acte de la démission du chef de l’État de la transition et du Premier ministre du Gouvernement, et adopté des décisions qui ont permis de relancer une transition totalement paralysée.

 

À travers ces mesures et d’autres, les dirigeants de la région ont, encore une fois, réaffirmé leur détermination à assumer tant leur devoir de solidarité envers un pays voisin que leur responsabilité dans la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans l'espace CEEAC. Dans la phase qui s'ouvre, le rôle de la région, notamment à travers le Président en exercice de la CEEAC et le Président de son Comité de suivi sur la RCA, les Présidents Idriss Deby Itno et Denis Sassou Nguesso, continuera d'être crucial, et il est impératif que la communauté internationale reste résolument mobilisée en appui à ses initiatives.

 

En m’adressant à vous, il me plait de souligner qu'en dépit de la complexité des défis auxquels elle a eu à faire face, la MISCA a pu significativement améliorer la situation, ainsi qu'en témoignent la reprise des activités quotidiennes à Bangui et ailleurs dans la pays. La décision récente des autorités centrafricaines de réduire le couvre-feu instauré après les événements tragiques du début du mois de décembre 2013 est particulièrement éloquente à cet égard. Le bilan qui est celui de la MISCA, en moins de trois mois de déploiement, est une source de légitime fierté pour l'Afrique. La Mission a accompli un travail remarquable sur chacun des volets de son mandat tel que déterminé par la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité des Nations unies. Les succès de la MISCA méritent d’être d'autant plus mis en relief que la Mission fait face à de sérieuses contraintes logistiques. Je me dois également de relever la contribution de Sangaris.

 

Qu'il me soit permis de saisir cette opportunité pour rendre un hommage mérité au Représentant spécial et chef de la MISCA, Jean Marie-Michel Mokoko, aux chefs des composantes militaire et police, le Général Martin Tumenta Chomu et le Colonel Patrice Ostaga Bengone, ainsi qu'aux personnels de la Mission, pour leur courage, leur abnégation et leur sens du devoir. Je m’incline devant la mémoire des vingt soldats et policiers de la MISCA qui sont tombés sur le champ d'honneur, et souhaite un prompt rétablissement aux éléments de la Mission qui ont subi des blessures dans l'accomplissement de leur devoir. Je voudrais aussi exprimer à nouveau la reconnaissance de l'UA à tous les pays contributeurs de troupes et de personnels de police pour leur engagement panafricaniste en faveur de la paix et de la réconciliation en RCA. Évidemment, je ne saurais passer sous silence la contribution déterminante de nos partenaires internationaux, sans l'appui financier et logistique desquels la mission de la MISCA aurait été des plus compliquées.

 

-              Monsieur le Président,

-              Mesdames et Messieurs,

 

Les avancées enregistrées ne sauraient toutefois masquer le long chemin qui reste encore à parcourir pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. La situation sécuritaire reste volatile, en dépit des améliorations notables dûment constatées. Le sort des populations affectées par la crise est des plus préoccupants, et les besoins humanitaires immenses et pressants. Les tensions intercommunautaires demeurent encore vives, attisées par ceux-là mêmes qui s'emploient à faire obstacle à la nécessaire réconciliation entre les Centrafricains. L'appareil d'État est réduit à sa plus simple expression, incapable de remplir les fonctions régaliennes qui sont les siennes.

 

Dans ce contexte, notre réunion se doit de favoriser l'articulation d’un plan d’action indiquant clairement ce qui est attendu des différents acteurs concernés avec un échéancier précis qui permettra, lors de la prochaine réunion du Groupe, d’évaluer les progrès accomplis et, si besoin, de relever les responsabilités des uns et des autres.  

 

Notre démarche doit être fondée sur un esprit de responsabilité partagée et de partenariat entre les autorités centrafricaines et les autres acteurs politiques et sociaux du pays, d’une part, et la communauté internationale, de l’autre. A cet égard, et tout en me félicitant des progrès accomplis depuis janvier 2014, je voudrais souligner la nécessité d’efforts encore plus soutenus de leur part, pour consolider les acquis obtenus de haute lutte par la MISCA, avec le soutien de Sangaris. Leur forte implication dans les efforts en cours est un impératif, car, sans elle, aucune assistance internationale, qu'elle qu'en soit l'ampleur, ne peut venir à bout des difficultés qui assaillent leur pays. Le Gouvernement doit pleinement assumer les responsabilités qui sont les siennes dans la mise en œuvre de tous les volets de la Feuille de route de la transition. D’une façon plus générale, les acteurs centrafricains doivent aller les uns vers les autres, occuper le terrain médiatique, sillonner le pays, apaiser les esprits, mettre en garde, sans hésitation, ceux qui prônent la terreur et le désordre, et faire montre de volontarisme dans la promotion de la réconciliation et de la paix.

 

Pour sa part, la communauté internationale se doit de fournir un appui plus soutenu, plus diligent et plus efficace. La situation de la RCA est telle que nous devons repenser nos modes d’action et de les ajuster aux réalités du terrain. Cette mobilisation est requise pour faire face aux énormes besoins humanitaires, notamment à travers la concrétisation des engagements pris lors de la conférence d’appel de fonds tenue à Bruxelles, en janvier 2014, mais aussi pour faciliter la relance de la machine étatique. Il s’agit aussi de soutenir le processus de cantonnement des éléments des groupes armés, le DDR et la réforme du secteur de la sécurité.

 

L’action de la communauté internationale doit également tendre vers le renforcement de la MISCA, dont l’action est déterminante pour la réussite de la transition. La Mission manque de moyens essentiels au parachèvement de la mise en œuvre de son mandat, notamment en termes de mobilité. Des ressources financières supplémentaires sont requises pour couvrir les dépenses induites par l’accroissement des effectifs de la composante police de la MISCA et le déploiement de capacités spécialisées, récemment autorisés par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, ainsi que le remboursement des équipements appartenant aux contingents.

 

Ce point m’amène à aborder la question de la transition vers une opération des Nations unies, tel que recommandé par le Secrétaire général des Nations unies dans le rapport qu’il a soumis au Conseil de sécurité au début de ce mois. Je voudrais ici d’emblée souligner que l’UA a toujours envisagé le déploiement de la MISCA comme visant à créer les conditions d’un engagement international plus soutenu, y compris à travers la mise en place d’une opération onusienne. La réussite de la MISCA est une condition sine qua non pour le succès de l’opération envisagée des Nations unies. Aussi, il importe que les Nations unies soutiennent fortement la MISCA, pour lui permettre de mener à bien la phase initiale de stabilisation de la situation, sans laquelle aucune action à long terme ne peut être envisagée. 

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a favorablement accueilli la perspective de la transformation de la MISCA en une opération des Nations unies, prenant note de la date recommandée à cet effet, à savoir le 15 septembre 2014. Dans le même temps, le CPS a énoncé les paramètres qui doivent sous-tendre cette transition, de manière à ce qu’elle constitue une plus-value pour les efforts de paix et de réconciliation en RCA et la promotion de la sécurité et de la stabilité régionales. Je voudrais, ici, relever la nécessité d’un rôle continu de la région et de l’Afrique dans son ensemble dans la phase post-MISCA ; la promotion de l’appropriation nationale et du leadership des acteurs centrafricains ; la mobilisation d’un soutien qui couvre les différentes facettes de la crise multidimensionnelles que connait la RCA ; la désignation d’Africains pour assurer la direction de l’Opération envisagée ; et la mise à la disposition de la MISCA des ressources requises pour le bon accomplissement de son mandat, y compris à travers un module d’appui financé par les contributions mises à recouvrement des Nations unies. Il importe que l’UA et les Nations unies travaillent étroitement ensemble, dans un esprit de transparence et de partenariat, tout au long du processus de transition envisagée. Nous formons l’espoir que la résolution que le Conseil de sécurité devrait adopter prendra dument en compte les préoccupations africaines et que les Africains seront adéquatement consultés dans sa rédaction.

 

-              Monsieur le Président,

-              Mesdames et Messieurs,

 

Je ne saurais conclure mon propos sans renouveler la gratitude de l’UA aux dirigeants de la région, singulièrement les Présidents Denis Sassou Nguesso et Idriss Déby Itno, pour leur engagement jamais démenti en faveur de la RCA et de son peuple. Ils n’ont ménagé ni leur temps, ni leur énergie, pour venir en aide à la RCA.  Malgré les ressources limitées qui sont celles de leurs pays et leurs impératifs propres de développement, ils n’ont pas lésiné sur les moyens à chaque fois qu’il s’est agi de faire avancer la cause de la paix, de la sécurité et de la stabilité en RCA. Ils ont, par leur action, donné une traduction concrète à l’esprit de solidarité africaine. Je suis convaincu que nous pouvons continuer à compter sur leur engagement.

 

Qu’il me soit, enfin, permis d’exprimer notre appréciation à tous les pays et institutions ici représentés. Votre présence est une illustration de la volonté collective des partenaires de la RCA d’accompagner ce pays dans le long et difficile chemin de restauration de la paix, de promotion de la réconciliation et de la cohésion nationales, ainsi que de relèvement socio-économique. 

 

Je vous remercie pour votre aimable attention.

 

 

http://www.peaceau.org/fr/article/allocution-de-l-ambassadeur-smail-chergui-commissaire-a-la-paix-et-a-la-securite#sthash.j5kAzYDM.dpuf

Allocution de l’Ambassadeur Smaïl Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité lors de la 4ème Réunion du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 22:26

 

 

 

 

 

 

21 mars 2014 | 16:19

 

Par Steve Niko The Associated Press

 

BANGUI, République centrafricaine – Les soldats de maintien de la paix en République centrafricaine ont ouvert le feu sur une foule vendredi pour faire cesser les violences visant les musulmans, blessant six personnes, dont quatre adolescents, ont déclaré des témoins et des responsables.

 

L’incident a commencé quand un homme musulman a tenté d’effectuer une transaction dans une banque, avant d’être attaqué par une foule en colère.

 

Un responsable de la banque, qui a réclamé l’anonymat parce qu’il n’était pas autorisé à s’adresser aux médias, a affirmé que l’homme tentait de transférer de l’argent vers le Cameroun voisin, où des centaines de milliers de Centrafricains ont trouvé refuge depuis un an.

 

Les soldats burundais de maintien de la paix ont répliqué pour mettre fin à l’attaque, ont déclaré des témoins.

 

Un journaliste de l’Associated Press a vu l’un des blessés, Frédéric Tadje, 19 ans, à l’hôpital. Sa mère, Thérèse Feikouma, a expliqué que son fils vendait des cartes de téléphone près du lieu où les violences sont survenues.

 

«Nous avons été avertis par ceux qui ont trouvé mon fils inconscient», a-t-elle expliqué. «Ils ont pris son téléphone pour nous appeler et nous ont dit qu’il était à l’hôpital et qu’il avait été touché par des tirs.»

 

La République centrafricaine a plongé dans le chaos il y a un an, quand une coalition de rebelles majoritairement musulmans a renversé le président et commis des atrocités à grande échelle. Depuis que le chef des rebelles, Michel Djotodia, a quitté le pouvoir sous la pression internationale, en janvier, la minorité musulmane du pays a été visée par des actes de représailles.

 

Jeudi, la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a prévenu que la haine entre chrétiens et musulmans en Centrafrique avait atteint des «niveaux terrifiants» et que le pays se trouvait dans un état de quasi anarchie, les responsables des violences n’étant pas arrêtés et encore moins traduits en justice.

Des soldats tirent sur la foule en Centrafrique
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 22:02

 

 

 

 

                 M.L.P.C

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

 Membre de l’Internationale Socialiste

 

                                                                                                                                                                                                                                                                    

 

 Bureau Politique

Secrétariat Général

 

 

 

Mesdames  et Messieurs,

Chers parents et amis,

Militantes et militants.

 

Il est des moments de la vie où  l’homme se pose la question sur son existence sur cette terre.

 

Cette terre  qui voit l’homme  naître, vivre  et mourir ;

Cette terre qui impose des moments difficiles, pénibles, douloureux et désespérants ;

Cette terre  qui réserve inéluctablement la mort à l’homme qu’elle a vu naître.

 

Aujourd’hui et une fois de plus, la mort, cette mort, implacable    vient de frapper la grande famille du MLPC, en arrachant notre  illustre camarade Joseph Vermond TCHENDO qui s’en est allé, alors que son Parti le MLPC et sa famille avait encore besoin de lui.

 

Avec une grande émotion et tristesse, je vais brièvement  témoigner et rendre un hommage mérité à notre camarade  TCHENDO, au nom de notre grand et combatif Parti, le MLPC.

 

Le camarade TCHENDO qui s’est endormi éternellement, était un fervent militant de première heure et s’est beaucoup  donné pour son Parti, le MLPC.

 

Il a su défendre avec brio les idéaux du MLPC et contribuer  efficacement à son rayonnement tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre pays.

 

A l’exemple de tous les camarades cadres qui ont choisi de s’engager pour la lutte de libération  du Peuple Centrafricain, le camarade TCHENDO a connu des moments difficiles (menaces de tous genres, tortures physiques et morales, prison et déportation).

 

C’est ici le lieu de rappeler aussi brièvement le parcours militant et politique de notre défunt camarade.

 

Lorsqu’en Janvier 1979, la lutte sans merci contre  le régime sanguinaire de Jean Bedel Bokassa était engagée et après la mise en place du Conseil Suprême du MLPC constitué des camarades fondateurs tels que :

 

  • PAMADOU PAMOTO Paul
  • MAZETTE Jacquesson
  • OUAKANGA Francis Albert
  • KOSSI BELLA Denis
  • YOKA Dieudonné
  • NZAFIO Adolphe
  • DOBANGA Jean Claude,

Le camarade TCHENDO résidant à cette époque à Bruxelles (Belgique), s’était engagé aux côtés de certains camarades de l’aile extérieure du MLPC constituée de :

  • PATASSE  Ange Félix
  • DOBOZENDI Hugues
  • BEDAYA N’GARO Simon
  • NGOUMBETI Jean Louis
  • PANDOUDJI-YADJOUA  Dieudonné
  • BONIBA Jacques
  • DOGONENDJI Bhé
  • MAMADOU Jacques
  • DOTE BADEKARA
  • NDODE Albert (Alias MALABAR).

 

A la faveur du coup d’Etat militaire baptisé  ‘’Opération BARRACUDA’’, l’aile  extérieure  et intérieure  du MLPC  se sont  retrouvées à BANGUI  et ont   mis en place  le Comité Central du MLPC  qui avait  pour  première  tâche  de préparer la table ronde initiée  par le Président David DACKO.

 

L’échec de la table ronde a débouché sur de nombreuses  interpellations, arrestations, emprisonnements, déportations assignations à résidence surveillée  et exil forcé.

 

Le camarade TCHENDO a été interpellé, arrêté  puis déporté à YALINGA  dans la Haute Kotto et a vécu des conditions  de vie très dégradantes, humiliantes voire inhumaines.

 

Il importe de souligner que sa petite famille restée à Bruxelles  (Belgique) a connu également des moments difficiles  pour sa survie.

 

Grâce aux pressions des organisations de Défense des Droits de l’Homme, notamment  Amnesty International, le camarade  TCHENDO a été désigné Prisonnier de l’Année et fût libéré après plusieurs mois de déportation.

 

De retour  en Belgique  en Février  1981  et  avec l’appui  du camarade  Jean Baptiste NOUGANGA  et autres, il reprit le flambeau  de la lutte  pour  la restauration  de la Démocratie en RCA.

 

Aussi, il a entrepris en compagnie du camarade Etienne MALEKOUDOU avec l’aide financière du Parti Social Démocrate Allemand, des tournées en Europe et en Afrique  pour la mise en place des organes de base du MLPC grâce à un mandat à lui donné par le Président Ange Félix PATASSE en exil au TOGO.

 

En Avril  1983, après les Conclaves organisés  par l’aile extérieure du MLPC à AMIENS et à MONTROUGE  en France sous l’impulsion du camarade  TCHENDO  et avec la participation des camarades venus de Brazzaville :

 

  • DOGONENDJI  Bhé
  • NAMBELE Raphaèl
  • KOSSI  BELLA  Denis
  • SEMELET  Bernard

Et autres,

 

En 1990 en France, le camarade Joseph Vermond Tchendo prit également une part très active, aux côtés d'autres compatriotes, à la lutte pour la convocation de la Conférence Nationale Souveraine engagée depuis le territoire national par les démocrates. C'est cette lutte qui a débouché sur le Grand Débat National puis les élections de 1992 et de 1993 où Patassé fut élu Président de la République.

 

Le Bureau Politique/ délégation extérieure du  MLPC a été mis en place et le camarade TCHENDO fût élu Président de cet organe de combat avec les camarades NGOUMBETI Jean Louis, Secrétaire Général et Etienne MALEKOUDOU, Secrétaire Général Adjoint.

 

A l’avènement du multipartisme sous le régime du Président André KOLINGBA, le camarade TCHENDO et tous les autres camarades responsables de l’extérieur étaient rentrés au pays pour les préparatifs des élections.

 

Sa participation aux préparatifs était remarquable et déterminante.

 

L’accession du MLPC au pouvoir de l’Etat en 1993  a donné l’occasion au camarade TCHENDO d’occuper plusieurs fonctions administratives et politiques.

 

Ainsi, au Congrès du MLPC de Juin 1995, il a été élu membre du Bureau Exécutif et Secrétaire Général Administratif du Parti, poste qu’il occupa jusqu’au Congrès de juin 2004.

 

C’est en sa qualité de Secrétaire Général administratif, qu’il effectuera plusieurs déplacements à l’extérieur du pays pour étendre le rayonnement de notre parti.

 

Auprès du Parti Congolais du Travail (PCT), il a effectué le premier déplacement en vue de tenter d’effacer les traces d’un malentendu qui a régné un moment donné entre le MLPC et ce parti.

 

Pour les autres voyages et toujours dans le cadre du parti, il les avait effectués en Chine d’abord en compagnie du camarade Marcel Loudégué et ensuite en compagnie du Président Hugues Dobozendi. Le but ultime de ce dernier voyage était de sceller les rapports de coopération entre le MLPC et le Parti Communiste Chinois (PCC).

 

Toute sa vie durant, le camarade TCHENDO n’a ménagé aucun effort  pour assurer le rayonnement du Parti par ses critiques constructives, ses Conseils en ce qui concerne les stratégies de reconquête du pouvoir de l’Etat et, ces derniers temps, il a affiché clairement son ambition de se présenter à nouveau aux élections législatives de 2015 à MOBAYE, sa ville natale.

 

Quant à toi, notre compagnon de lutte, tu es parti brutalement rejoindre les autres camarades tels que :

 

  • Guy MAMADOU MARABENA
  • Raphaël  NAMBELE
  • PAMADOU PAMOTO
  • MASSAMBA  NGOLIO
  • Lucienne PATASSE
  • Micheline GAZAMBETI
  • Albert NDODET
  • Adolphe NZAFIO
  • Doté  BADEKARA
  • Bhé DOGONENDJI
  • Ange Félix PATASSE
  • Jean Luc MANDABA
  • Simon BEDAYA NGARO
  • DAMILI MAKONDJI Bhé

et  autres.

 

Le MLPC reconnaissant et conscient du rôle historique  que tu as joué et de ton engagement  politique  pour la défense des idéaux  du Parti, prie l’Eternel Dieu Tout Puissant de t’accorder toute sa grâce.

 

Et de là où tu te trouveras, renvoie au MLPC  la clairvoyance, la témérité et la lumière pour la poursuite de la lutte de libération effective du Peuple Centrafricain et de ton pays, la RCA, qui t’a tout donné.

 

Reposes en paix !

 

Que la terre de tes ancêtres te soit légère

 

A Dieu VERMOND !

Témoignage  du Bureau Politique du MLPC  A l’occasion des obsèques du camarade  Joseph Vermond TCHENDO, Ancien Secrétaire Général  Administratif  du Parti
Témoignage  du Bureau Politique du MLPC  A l’occasion des obsèques du camarade  Joseph Vermond TCHENDO, Ancien Secrétaire Général  Administratif  du Parti
Témoignage  du Bureau Politique du MLPC  A l’occasion des obsèques du camarade  Joseph Vermond TCHENDO, Ancien Secrétaire Général  Administratif  du Parti
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Centrafrique-Presse.com
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:54

 

 

 

 

  

APA-Brazzaville (Congo) 2014-03-21 15:06:42

 

Le chef de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique(MISCA), le Général, Jean Marie Michel Mokoko, a déclaré, vendredi à Brazzaville, qu’il était résolu à combattre ‘’le phénomène anti-Balaka’’ pour arriver à son éradication ‘’dans très peu de temps’’.


''Le phénomène anti-balaka est un phénomène que vit le peuple centrafricain par rapport aux exactions de la Seleka, c'est du banditisme résiduel constitué des jeunes de 15 à 25 ans, il va être éradiqué dans très peu de temps, puisque des piques importantes du banditisme que nous avons connues n'existent plus aujourd'hui'', a notamment dit à la presse le chef de la MISCA, en marge de la 4-ème Réunion du Groupe international de Contact sur la RCA


Il a ajouté : ‘'La situation s'est tellement améliorée à Bangui que nous avons dû délester Bangui d'un certain nombre de contingents. Nous n'avons gardé que deux contingents soit 2000 hommes et les 4000 hommes autres ont été déployés dans les secteurs chauds de l'intérieur du pays''.


‘'De 100 morts qu'on avait pratiquement par jour au cours du mois de décembre 2013 lors de ma prise de fonction, nous sommes tombés il y a à peu près trois semaines à trois ou quatre morts par semaine'', a souligné indiqué Jean Marie Michel Mokoko avant de relever que ‘'la situation aujourd'hui à Bangui s'est considérablement améliorée, la vie a repris à Bangui, les écoles fonctionnent, les voitures circulent les marchés sont ouverts''.

 

Selon lui, ‘'la MISCA n'est plus aujourd'hui en face d'une force d'interposition'', mais elle fait face à ‘'des actions qui relèvent du banditisme et qui sont le fait des anti-balaka, une nébuleuse qui opèrent en civile, contrairement aux Seleka qui portaient les uniformes et qu'il était facile de les désarmer''.


Cette situation explique pourquoi des renforts ont été demandés lors de la réunion du conseil de paix et de sécurité, a relevé le général congolais, selon qui ‘'la MISCA aurait dû en ce moment s'appuyer sur la gendarmerie et la police centrafricaine pour mettre de l'ordre'' si ces dernières existaient. 


''Aujourd'hui, a-t-il souligné, ce qui intéresse la MISCA c'est d'avoir un appui logistique pour pouvoir répondre à toute éventualité parce que pour l'instant les gens se focalisent sur la mission sécuritaire, mais notre mission est une mission intégrée. En dehors de la sécurité, nous devons nous occuper de la restauration de l'Etat à travers l'implantation des autorités locales les préfets, les chefs de district, etc.''.


Jean Marie Michel Mokoko. a enfin parlé de l'organisation des élections, soulignant à ce sujet : ‘'nous devons apporter au gouvernement centrafricains tous les appuis multiformes avec l'aide de la communauté internationale pour que les élections se tiennent dans les délais''.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=511061#sthash.iYhu98xq.dpuf

 

 

 

 

Centrafrique: des anti-balaka se disent prêts à déposer les armes

 

http://www.lesoir.be/   Rédaction en ligne
 

Des responsables de milices majoritairement chrétiennes anti-balaka se sont dit prêts à déposer les armes et «à aller à la réconciliation avec les musulmans» au cours d’une rencontre à Bangui avec la ministre centrafricaine de la Communication et de la Réconciliation. Les responsables anti-balaka ont cependant émis des doléances, notamment un geste du gouvernement pour la prise en charge des éléments qui selon eux «travaillent dans les champs aux alentours de Bangui pour subvenir à leurs besoins »

La MISCA promet d'éradiquer le phénomène anti-balaka ''dans très peu de temps''
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Centrafrique-Presse.com
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:42

 

 

 

  

 

APA-Brazzaville (Congo) 2014-03-21 15:02:51

 

Le chef de l'Etat congolais, Denis Sassou N'Guesso, a appelé vendredi à Brazzaville les Centrafricains à « une véritable réconciliation nationale catalyseur de la mise en œuvre effective et consensuelle de la feuille de route de la transition dans le pays ».


Dans son discours à l'ouverture de la 4ème réunion du Groupe de contact sur la République centrafricaine en proie à une insécurité depuis mars 2013, il a fait remarquer que « face au naufrage collectif d'une nation, nul ne peut s'exonérer de la moindre responsabilité". 

 

D'où, a-t-il dit, "la nécessité et l'urgence, comme le recommande la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), d'une véritable réconciliation nationale qui doit servir de catalyseur à la mise en œuvre effective et consensuelle de la feuille de route de la transition ».


Il a fait remarquer qu'il « appartient d'abord aux 
Centrafricains de construire leur pays, de le sauver du danger, les apports extérieurs ne pouvant se substituer à l'appropriation par le peuple centrafricain de son destin».
 


Denis Sassou N'Guesso a saisi cette occasion pour se féliciter de « l'excellent partenariat instauré à l'occasion de cette crise entre la CEEAC et la Commission de l'Union africaine après avoir remercié tous les partenaires qui ont mobilisé leurs ressources en faveur de la Centrafrique ».


« Par leur élan de générosité, ces partenaires ont démontré que la solidarité internationale n'est pas un vain mot, que le peuple centrafricain n'est pas seul, que l'Afrique ne supporte pas seule le fardeau d'une situation qui peut engendrer des conséquences désastreuses pour la paix et la sécurité internationale », a encore dit le président congolais.


Après avoir déploré le climat de forte tension qui a aggravé la situation humanitaire dans le pays conduisant à la mise en place d'un nouvel exécutif, le chef de l'Etat congolais a salué « le travail formidable » que la Misca, déployée le 19 décembre dernier, a accompli sur le terrain avec l'appui de la force française Sangaris, pour ramener « la paix, la sécurité et la stabilité.


Le chef de l'Etat congolais, qui pense que c'est maintenant qu'il faut agir pour sortir la RCA de la crise multiforme qui la secoue, a fait remarquer qu'il ne « doute pas sur l'engagement de l'ensemble des partenaires de la RCA à faire le geste tant espéré, le geste salvateur pour aider un peuple guetté par le naufrage à retrouver le chemin de la normalité et de la dignité ».

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=511060#sthash.QMQx1MpM.dpuf

Les Centrafricains appelés à se réconcilier pour la mise en œuvre de la feuille de route de la transition
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:35

 

 

 

 

 

 

(APA 21/03/14)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - L’inspection générale d’état en Centrafrique va procéder à partir de lundi prochain à un contrôle physique dans tous les départements ministériels, en vue de dénicher les fonctionnaires fictifs et réduire la masse salariale qui est passée de 3 à 5 milliards de FCFA par mois.

 

Pour la réussite de ce contrôle prévu jusqu'au 27 mars, chaque fonctionnaire ou agent de l'Etat doit se munir de sa pièce d'identité ou de son passeport en cours de validité, plus un bon de caisse du mois de septembre ou octobre de l'année 2013.

 

''L'augmentation de la masse salariale en Centrafrique est due non seulement aux différents grades de colonel et des généraux les éléments de la coalition séléka après le 24 mars mais aussi aux créations et nomination à des postes de complaisance non budgétisés'', a expliqué à APA une source proche de l'inspection générale d'état.

 

Ainsi, il a dénoncé ‘'la création du Comité Extraordinaire de la Défense des Acquis Démocratique (CEDAD) placé sous un directeur général, le général Mahamat Adam Nouredine, avec rang et prérogative du Ministre d'état''.

 

Profitant de l'accalmie et du retour à la normale des services de l'Etat, après les crises récurrentes qui ont secoué le Centrafrique éparpillant l'ensemble du personnel de l'Etat sur des sites des déplacés internes, en exil et occasionnant des décès, il est opportun dit l'inspecteur général d'état, Jean Edouard Koyambounou, que ‘'l'Etat puisse connaître l'effectif réel de son personnel en activité''.

 

Pour M Koyambounou, le choix de la capitale pour le début de l'opération est crucial parce que la quasi-totalité des fonctionnaires civils fuyant les exactions dans les provinces est en ce moment à Bangui.

''Nous retenons Bangui comme une zone pilote pour cette première opération pour contrôler la présence physique du personnel civil de la fonction publique et nettoyer le fichier individuel de ces fonctionnaires pour retrouver le vrai chiffre de ceux qui sont en activité'', a-t-il souligné.

 

''Ça, c'est encore de la poudre aux yeux. Nous, fonctionnaires avons connu en 2004 le contrôle FURCA (Fichier unique de référence en Centrafrique). Qu'est ce que cela a amené de concret ? Nous souffrons toujours de ce problème de versement à terme échu de salaire'', proteste ce fonctionnaire, avant d'ajouter : ‘'aujourd'hui ce qui est primordial c'est le paiement de nos salaires. Nous avons déjà 5 mois d'arriérés de salaires''.

Contrôle physique des fonctionnaires centrafricains à partir de lundi
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:23

 

 

 

 

 

 

(Le Point 21/03/14)

 

Jean-Yves Le Drian visite aujourd'hui la Lettonie, la Lituanie et la Pologne, contributeurs déclarés à la mission européenne en Centrafrique. Après avoir lancé l'opération Sangaris en Centrafrique, les Français ne désespèrent pas de finir par débloquer la situation à Bruxelles la semaine prochaine, afin d'obtenir le soutien européen qui bloque actuellement, selon nos sources, sur des "questions de détail".

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sera aujourd'hui en Lettonie, en Lituanie et en Pologne, trois pays contributeurs "fermes" à la future opération Eufor-RCA. À Paris, on ne veut rien pousser au tragique et une source informée souligne : "À ce stade, l'état des contributions effectivement garanties permettrait de disposer de troupes au sol à Bangui en nombre suffisant pour parvenir à la capacité opérationnelle initiale.

 

Il n'en reste pas moins qu'il manque toujours 100 logisticiens", sans qui rien n'est possible. Le détail des effectifs en principe "garantis" pour l'Eufor-RCA que nous avons pu identifier concerne 120 hommes de la force de gendarmerie européenne (FGE), dont 45 gendarmes mobiles français, avec des Espagnols, des Portugais et des Polonais. À ceux-ci s'ajoutent deux compagnies d'infanterie à 150 hommes chacune, dont une française - sans doute "reversée" de Sangaris - et une géorgienne, plus une troisième compagnie composée (pour l'instant) de 50 Lettons et 50 Estoniens.

 

Cinquante hommes des forces spéciales espagnoles sont également annoncés. À ces 570 hommes s'ajoutent les effectifs de l'état-major FHQ (90), ce qui porte le total actuel à 660 hommes, très proche des 700 considérés comme nécessaires pour atteindre la capacité opérationnelle initiale.

 

Les Français trouvent qu'ils ont déjà beaucoup donné

 

Le problème de la logistique n'en demeure pas moins entier, même s'il paraît curieux que des armées européennes modernes ne soient pas en mesure de le régler rapidement. Concrètement, les difficultés sont au nombre de quatre. Sur le plan médical, les Français et les Géorgiens fournissent des troupes disposant de leur infirmerie de proximité avec médecins et infirmiers, dispositif qu'on appelle le "Rôle 1", sachant que les Français de Sangaris assurent le Rôle 2, hôpital de campagne plus performant que l'arrivée de nouvelles troupes nécessite de renforcer.

 

Et là, du côté européen, c'est le refus. Le deuxième problème concerne les transports tactiques "techniques", que doit fournir une section disposant de matériels (camions) spécialisés pour le transport de munitions, de carburant et d'eau potable. Les Français trouvent qu'ils ont déjà beaucoup donné et qu'ils sont limités en capacité. Les Européens regardent ailleurs... Troisième problème : la section de manutention, comprenant des troupes chargées des transbordements de produits. Elle fait toujours défaut à ce stade. Quatrième et dernier casse-tête : l'aide au déploiement, qu'assure normalement le génie militaire en installant des préfabriqués, nivelant et stabilisant des terrains pour installer des tentes, etc.

 

Appel au dialogue

 

Les Européens, assez échaudés par le cavalier seul français et les annonces prématurées de participations hypothétiques, se réfugient derrière les tensions internationales pour ne pas affecter de troupes à la Centrafrique, pourtant très loin d'être sortie du chaos. À Paris, ceux qui suivent attentivement la situation à Bangui demeurent très inquiets, notamment par les évolutions de la situation politique. Un observateur attentif note ainsi que la présidente Catherine Samba-Panza "se révèle incapable de mettre en place un système de transition". "Tous les dirigeants africains concernés au premier chef (Denis Sassou N'Guesso, Idriss Déby, Ali Bongo, Paul Biya) le savent parfaitement : les conditions d'une consultation électorale ne sont pas réunies et aucun appel au dialogue n'a été lancé." À Bangui, rien n'est réglé...

 

Par Jean Guisnel

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/les-europ...

Lu pour vous : Les Européens tardent toujours à envoyer des renforts en Centrafrique
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:20

 

 

 

 

(Le JDD 21/03/14)

Lors d'une conférence de presse, vendredi midi, François Hollande est revenu sur les dossiers abordés lors du Conseil européen. Entre autres, le président français a confirmé le maintien de l'invitation de Vladimir Poutine aux célébrations du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie.

 

Avec le Conseil européen de jeudi et vendredi, les membres de l'UE ont renforcé le train de sanctions à l'encontre de la Russie qui a validé cette semaine le rattachement de la Crimée. Mais François Hollande a refusé d'annuler l'invitation de Vladimir Poutine aux célébrations du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie. "J'ai invité le président Poutine pour les célébrations le 6 juin et je maintiens cette invitation", a déclaré le président français lors d'un point presse vendredi midi.

 

"Nous avons en partage les millions de morts qui ont été les victimes de ce conflit", a encore souligné François Hollande, ajoutant que "nous devons tout faire pour que ce soit l'esprit de paix qui l'emporte". "La Russie a été solidaire de la France et a payé un lourd tribut" dans la lutte "contre le nazisme", a-t-il aussi fait valoir. Avant lui, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait déjà confirmé le maintien de cette invitation.

 

Une force européenne en Centrafrique annoncée lundi?

 

François Hollande a également fait un point sur la situation en Centrafrique. Il a espéré que l'Union européenne parviendrait à réunir d'ici lundi les effectifs nécessaires à la constitution d'une force européenne en République centrafricaine. La création de cette force, dont les effectifs ont été estimés à un millier de personnes, s'est heurtée jusqu'ici au peu d'enthousiasme des partenaires européens de la France. "Il faut 500 personnels, il y en a pour l'instant 375. Donc il y a un effort à faire et je pense que l'appel que j'ai lancé (...) sera à mon sens entendu", a assuré François Hollande.

 

Enfin, le président français a évoqué la prochaine conférence de Paris sur le climat. Grand rendez-vous de l'année 2015, ce dossier a été abordé en marge du conseil européen. "Il faut faire en sorte que ce qui a échoué à Copenhague réussisse à Paris", a espéré François Hollande, appelant ses partenaires européens à faire preuve d'unité sur le sujet.

 

http://www.lejdd.fr/International/Poutine-Centrafrique-clima...

 

Lu pour vous : Poutine, Centrafrique, climat : Hollande résume le Conseil européen
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 15:07

 

 

 

 

 

 

Visite de la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée des violences sexuelles

http://www.temoignages.re/  vendredi 21 mars 2014, par africanpressorganization

 

La Représentante spéciale du Secrétaire général chargée des violences sexuelles en conflit, Madame Zainab Hawa Bangura, a conduit sa deuxième visite officielle en République Centrafricaine du 17 au 19 mars 2014. L’objectif de sa visite était de faire un état des lieux des violences sexuelles liées au conflit et discuter avec les autorités centrafricaines et les partenaires des modalités pratiques pour la prévention et la réponse au phénomène, y compris l’assistance aux victimes.

 

BANGUI, République Centrafricaine, 21 mars 2014/African Press Organization (APO)

 

Madame Bangura a rencontré Son Excellence Madame Catherine Samba-Panza, Chef d’Etat de la Transition, et la ministre de la Santé publique, des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Dr Marguerite Samba. Elle s’est entretenue avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef du Bureau Intégré de Nations Unies pour la Consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), le Général Babacar Gaye, et le Représentant de la Présidente de la Commission de l’Union africaine et Chef de la Mission internationale de Soutien en République centrafricaine sous contrôle africaine (MISCA), des organisations de femmes et de jeunes, des membres de la société civile et des agences humanitaires. Madame Bangura s’est rendue à Bossangoa, où elle a échangé avec des personnes déplacées, des travailleurs humanitaires, ainsi que des unités opérationnelles de la MISCA.

 

Malgré l’amélioration de la situation sécuritaire surtout à Bangui, la situation en République centrafricaine demeure grave pour la plupart des Centrafricains, particulièrement les femmes et les enfants. Des centaines de milliers de personnes déplacées ne sont pas en mesure de rentrer chez eux à cause des crimes atroces qui sont en train d’être commis par les acteurs de la violence intercommunautaire et religieuse. Madame Bangura a reçu des témoignages de différents interlocuteurs faisant état de violences sexuelles qui continuent à être utilisées par les anti-Balaka et les ex-Selekas pendant les attaques ciblant des civils. Ces crimes incluent plusieurs incidents de viols individuels et en groupe, des mariages forcés, des mutilations sexuelles des enlèvements et l’esclavage sexuel.

 

La Représentante spéciale condamne avec fermeté ces atrocités et lance un appel aux parties pour une cessation immédiate de ces violences. Elle tient à rappeler aux parties en conflit, y compris les ex-Selekas et les anti-Balaka, que ses crimes seront punis tant par des juridictions nationales qu’internationales. Madame Bangura reste préoccupée par l’insuffisance de l’assistance multisectorielle pour la prise en charge des victimes des violences sexuelles et l’absence de l’autorité de l’Etat, particulièrement le manque de l’appareil judiciaire et des forces de sécurité, qui contribuent au climat d’impunité totale.

 

Son Excellence Madame Catherine Samba-Panza a renouvelé l’engagement de la République centrafricaine pour lutter contre les violences sexuelles, exprimé à travers la signature du Communiqué conjoint par les Nations Unies et le Gouvernement en décembre 2012.

 

Comme action immédiate pour combattre l’épidémie de violences sexuelles liées au conflit, le Chef de l’Etat de la Transition et la Représentante spéciale ont convenu du déploiement à Bangui d’une Unité d’intervention rapide de la Gendarmerie nationale pour répondre aux incidents de violences sexuelles en conflit, avec l’appui des Nations Unies. Madame Bangura lance un appel aux femmes afin qu’elles s’approprient le dialogue et participent à la réconciliation nationale en vue du rétablissement de la paix. Elle exhorte les agences humanitaires et les bailleurs de fonds à mobiliser des capacités et des ressources pour faire face aux défis relevés, en vue d’accroitre l’assistance aux victimes, améliorer la collecte des données et soutenir la réhabilitation immédiate du système judiciaire.

Centrafrique : les crimes seront punis
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 17:16

 

 

 

 

 

 

Selon la haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, la "haine entre communautés demeure à un niveau terrifiant" en Centrafrique.

 

"Bien que les tueries à grande échelle qui ont eu lieu en décembre et janvier paraissent être arrêtées pour le moment, principalement en raison de la présence des forces africaine Misca et française Sangaris, des personnes continuent d'être tuées quotidiennement", a affirmé, ce jeudi 20 mars, Navi Pillay. La haut-commissaire évoque les milices majoritairement chrétiennes anti-balaka qui "se métamorphosent en gangs criminels".

 

La Centrafrique s'est enfoncée dans le chaos et un cycle infernal de tueries intercommunautaires depuis un coup d'État il y a un an. Les violences ont fait près d'un million de déplacés et réfugiés, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants, et provoqué une crise humanitaire sans précédent.

 

"Environ 15.000 musulmans se trouvent piégés à Bangui et dans d'autres endroits du pays, protégés par les forces internationales, néanmoins dans des situations extrêmement dangereuses et insoutenables", a-t-elle ajouté.

 

"La haine entre communautés demeure à un niveau terrifiant. C'est devenu un pays où des personnes sont non seulement tuées, mais aussi torturées, mutilées, brûlées et démembrées", s'est-elle indignées, indiquant que "les viols et violences sexuelles ont augmenté, spécialement dans les camps des personnes déplacées".

 

"La Misca, Sangaris et les agences humanitaires sont confrontées au terrible dilemme de choisir entre aider involontairement au 'nettoyage' des populations musulmanes piégées, ou alors les laisser - contre leur volonté - dans des lieux où il y a un réel danger de les voir exécutées en masse", a souligné la haut-commissaire.

 

Pour mettre fin à ces violences, "les dirigeants de l'État m'ont fait comprendre, qu'en réalité, il n'existait pas d'État. Il n'y a pas d'armée nationale cohérente, ni de police, ni de système judiciaire, pratiquement pas de lieux de détention des criminels".

 

La haut-commissaire a également exhorté "les politiciens et les responsables nationaux et locaux" à faire "beaucoup plus d'efforts (...) pour marteler le message que les violations des droits de l'Homme et la criminalité ne seront plus tolérées".

Centrafrique : "La haine reste à un niveau terrifiant", selon l'ONU
Centrafrique : "La haine reste à un niveau terrifiant", selon l'ONU
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